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Ronsard et la religion: la polemique antiprotestante de Ronsard

Sa reconaissance après sa mort


Après la mort Ronsard fut évoquer le poète embrassant les armes de sa profession (le
papier et la plume) pour livrer une courageuse bataille contre l’arrogance et la vaine
éloquence des protestants. Des années plus tard les vers écrits par Ronsard rechauffent
encore les âmes.

La Religion dans les miseres de ce temps


• Le “discours des misères de ce temps” montrent à quel point Ronsard est préoccupé
par les conséquences des guerres civiles: La société se désagrège, les institutions
politiques s’écroulent et les luttes menées au nom de la réligion finissent par détruire
toute forme de réligiosité car ils détruisent la vraie justice.

• Voilà pourquoi Ronsard place au centre de ses réflexions la nécésité de la paix et la


consolidation du pouvoir royal en tant qu’il est unique garant de l’ordre.

• Dans sa polémique anti-protestante, il ne manifeste aucun intérêt véritable pour les


questions de nature théologique. Selon lui, la réligion a surtout une fonction civile:
elle sert à cimenter l’unité des diverses composants de la société, au nom de l’Etat,
de la Justice, de l’ordre.

¾ Guidé par tels principes Ronsard multiplie les critiques féroces contre les
comportements immoraux du clergé catholique, qui ont favorisé l’explosion de
la Réforme.

“Mais que diroit Sinct Paul, s’il revenoit icy,


De nos jeunes Prelats qui n’ont point de soucy
De leur pauvre troupeau, don’t ils prennent la laine,
Et quelquefois le cuir: qui tous vivent sans peine,
Sans prescher sans prier sans bon exemple d’eux.”

Ronsard admet explicitement que la vente des bénéfices ecclesiastiques, qui ne tient
aucun compte de la vocation et des mérites, a crée une eglise peuplée de gens
cooromps et ignorants.

“Vostre facilité qui vendoit les offices


Qui donnoit aux premiers les vaquans benefices,
Qui l’Eglise de Dieu d’ignorants farcissoit”

Mais il reconnait les erreurs de L’eglise et intervient pour les corriger. Il n’approuve
pas pour autant les excès insensés des protestants. Car la position des reformes traduit
manifestement une vision dangereusement absolutiste de la vérté et de la foi. Ces gens
s’expriment comme si Dieu ne s’addressait qu’à eux, comme s’ils etaitent les uniques
dépositaires de la parole divine.
“Il faut donc corriger de notre saincte Eglise,
Cent mille abus commis par l’avare Prestrise”

Ronsard et l’opinion (Continuation)

Ronsard insiste beaucoup sur les interminables conflits doctrinaux qui agitent le camp
très hétéroclite des protestants. Ronsard imagine non sans ironie que, voulant punir
l’arrogance des hommes, Jupiter leur envoie l’opinion, fille de la Presomption: une
fois sur terre, cet horrible monstre se glisse dans les rangs des théologiens pour y
semer la confusion.

“Conceut L’opinion peste du genre humain(…)


Elle vint se loger par etranges moyens,
Dedans le cabinet des Theologiens
De ces nouveaux Rabins, et brouilla leur courages,
Par la diversité de cent nouveau passages”

Ronsard n’est que preoccupé que par les effets négatifs que les divisions religieuses
produisent dans la société. La guerre civile détruit rapidement les fondements sur
lesquels repose l’autorité de l’Etat, en laissant le champs libre aux injustices. Que soit
le culte, la religion finit par être dénaturée et entraine alors des conséquences
contraires sa vocation: au lieu d’unir les hommes, elle provoque la désagréation et la
discorde. (religion = religare (relier))

“Tout sceptre et tout Empire et toutes regions,


Fleurissent en grandeur par les religions
Par elles ou en paix ou en guerre nous sommes:
Car c’est le vray cimentqui entretient les hommes.“

Ronsard lance alors una attaque contre les protestants qui troublent l’ordre social au
nom de la religion.

“Et quoy? Brusler maison, piller et brigander,


Tuer, assassiner par force commander,
N’obeir plus aux rois, amasser des armées,
Appellez-vous cela Eglises reformées?”

Ronsard et le “Catholicisme en France”

Ronsard ne se range pas du côté du catholicisme pour des raisons théologiques, ses
préoccupations restent de nature politique. Le poète percoit le “catholicisme” avant
tout comme une dimension historique de l’identité francaise. L’entreprise qui tiendrait
à changer la réligion lui paraît aussi utopique et dangereuse que celle qui voudrait
changer le naturel d’un peuple, car la religion est liée de multiples facons au passé
national.
Changer radicalement la religion, c’est fragiliser des fils essentiels du tissu social.Le
poète sait que le destin de la France est tout entier suspendu au travail de reconciliation
que Catherine de Medicis est en train d’accomplir.

Ronsard et le gouvernement de Charles IX

Ronsard insiste beaucoup sur le rôle que joue la vertu dans la formation de celui qui
aspire à gouverner, il insiste aussi sur le point que celui qui gouverne doit apprendre à
excercer la justice et à sauvegarder la loi. Surtout il doit savoir distinguer les vices
traverstis en vertus et montrer qu’il oriente avec assurance dans le monde dominé par
les apparences fallacieuses.