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1099 Bruxelles X - Numéro de P.P. : B 80 - Ne paraît pas en juillet et décembre.

Mensuel - Numéro d’agrément : P101008 - Bureau de dépôt :

Les carnets du

85

préventeur

Août 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Formation Exercer en Belgique comme conseiller

Formation Exercer en Belgique comme conseiller en prévention:

Formation Exercer en Belgique comme conseiller en prévention:

Equivalence de diplômes européens et connaissances juridiques et sociales

Management de la sécurité Prévenir les risques au Tour de France

Management de la sécurité Prévenir les risques au Tour de France

Réglementation Transport de produits dangereux:

Réglementation Transport de produits dangereux:

des harmonisations réglementaires étape par étape…

Santé

avec des personnes potentiellement infec- tées sont plus fréquents, notamment dans les transports en commun.
avec des personnes potentiellement infec- tées sont plus fréquents, notamment dans les transports en commun.
avec des personnes potentiellement infec-
tées sont plus fréquents, notamment dans les
transports en commun. Les salariés atteints
par le virus seront absents de leur travail pen-
dant une semaine au moins. Mais on prévoit
pourcentage des personnes contaminées,
pas au boulot afin de s’occuper d’un proche
ou parce qu’ils refuseront de se déplacer ou
-
certaines entreprises ou administrations le
-
-
tement l’organisation d’une entreprise et
mettre en péril la continuité de ses activités.
fournisseurs, affectés par les mêmes pro-
leurs livraisons, que des clients annulent
leurs commandes et ferment provisoirement
leurs portes et que certains services publics
ne fonctionnent plus normalement (trans-
Chômage pour certains,
heures sup’ pour d’autres ?
relles, religieuses ou festives, aux cafés,
restaurants, lieux de conférences et de
congrès, attractions touristiques, etc.
Le devoir de chaque citoyen sera alors de
respecter strictement les consignes qui
seront données par les pouvoirs publics et
relayées par les employeurs.

T - la population pourrait être touchée

- des personnes entre la fin décembre et la fin car nous n’avons pas encore développé d’immunité contre cette nouvelle souche.

La contagion se propagera principalement parmi la population active dont les contacts

Si la pandémie fait de nombreuses victi- mes, la priorité sera de sauvegarder des vies humaines en limitant les contacts dans la population. Comme ce fut le cas au Mexique il a quelques mois, les auto- rités envisagent donc sérieusement la possibilité d’interrompre temporairement certaines activités non essentielles et de fermer certains établissements pendant les deux semaines que durera le pic épi- démique. Outres les écoles et les crèches, on pense notamment aux salles de spec- tacle, aux manifestations sportives, cultu-

A l’inverse, certains secteurs d’activité ris- quent d’être fortement sollicités comme les services de santé (médecins, cliniques, hôpitaux, …), ceux liés à la sécurité et l’or- dre public (administrations, police, …) et

aux communications (téléphone, informati- que, internet). Mais aussi, par exemple, les entreprises de nettoyage, les distributeurs de produits d’hygiène (désinfectants, sa- vons, …), les fabricants de masques, etc. Certains de ces secteurs ont déjà intégré dans leurs plans la possibilité de recourir à des stagiaires, des étudiants, des inté- rimaires, des volontaires, des pensionnés, … et d’allonger le temps de travail ! Tout ceci demande une préparation minutieuse sous peine de cafouillage : il faut prévoir les autorisations, les accords avec les re- présentants du personnel, les conditions, les contrats, les accès aux locaux, les équipements de travail nécessaires, etc.

Santé

Santé - - également fait couler beaucoup d’encre mais dont les conséquences redoutées ne

- - également fait couler beaucoup d’encre mais dont les conséquences redoutées ne s’étaent finalement pas réalisées. Les préventeurs rétorqueront que ces „catas- - le, de mesures de prévention efficaces.

-

Le Plan de Continuité des Activités

d’une organisation au niveau le plus élevé possible tout en protégeant le personnel. compte du type d’activité de l’entreprise, de sa taille, de son organisation, de sa

élaborer un tel plan , il convient donc que chaque entreprise concocte le sien, en te- nant compte de ses spécificités propres.

Cellule de crise

Le plan sera piloté par une cellule de crise composée des différents managers de l’entreprise capables de prendre des dé- cisions. Celle-ci devra mettre le plan ré- ses phases en fonction de l’évolution de la situation. Le service des Ressources - palement le personnel. Le conseiller en prévention et le médecin du travail seront évidemment aussi concernés au premier chef, comme sans doute le service infor- matique, la logistique, les achats, etc.

indisponibilité simultanée de plusieurs diri-

que les délégations de pouvoir nécessaires.

risque de propagation du virus au sein carence de certains services publics, dans un tel cas de figure.

PCA, volet 1: un Plan de Prévention en 3 phases pour une obligation légale
PCA, volet 1:
un Plan de Prévention
en 3 phases pour
une obligation légale

Les mesures de prévention que toute orga- nisation devrait prendre contre l’épidémie travailleurs d’analyser les risques pour la santé de leur personnel et de prendre des dispo- sitions pour les éliminer ou les réduire. Le risque pour les salariés de contracter prendre maintenant en compte par toutes

première phase, qui est -

1. On trouvera par exemple sur le site web du Com- missariat interministériel Influenza, le document qu’il propose en vue de la «Mise en place d’un business continuity planning : préparation à l’émergence d’une pandémie de grippe». www.influenza.be > entreprises 2. Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des tra- vailleurs lors de l'exécution de leur travail

entreprises 2. Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des tra- vailleurs lors de l'exécution

ployeurs devraient, par tous moyens de communication adéquat, inciter leurs - - pas

ployeurs devraient, par tous moyens de communication adéquat, inciter leurs - - pas inutile de répéter plusieurs fois ces messages par différents moyens d’infor- - être envisagé d’augmenter la fréquence un soin particulier au lavage des endroits - - fectoire, téléphones, surfaces de travail, ascenseurs, photocopieuses et impri- mantes, pointeuse, toilettes,

La deuxième phase pourrait être dé- grippe sont signalés parmi le personnel. -

s’embrasser ni se serrer les mains et d’essayer, dans la mesure du possible, même lieu de travail. - niques, video-conférences, communi- doivent impérativement avoir lieu, pré- voir une salle suffisament grande pour - tre les participants. les ouvriers de production, cela risque doit rester une priorité. escaliers au lieu des ascenseurs si c’est possible.

- - cation les plus adéquats pour diffuser ce leur raison et d’éviter la panique ou les mouvements de réticence voire de dé- sapprobation. La consultation préalable ou même la collaboration des représen-

troisième phase pourrait être dé- dans le pays devient préoccupante (fer- catégories de salariés dont la présence sur le lieu de travail n’est pas indispensa- envisagée. Le télétravail, lorsqu’il est pos- sible sera organisé. Mais de telles mesu- res nécessitent une bonne préparation préalable du service des ressources hu- il faut déterminer les conditions, désigner les personnes concernées et obtenir leur accord, prévoir les moyens nécessaires -

- - ries de personnel est préconisée (voir - - port et leur élimination doivent être étu- de distributeurs de masques peut être une poubelle munie d’un sac plastique, puis se laver les mains.

moment où l’épidémie se déclarera, les fournisseurs soient en rupture de stock.

PCA, volet 2: Préparer le fonctionnement en mode dégradé
PCA, volet 2:
Préparer le
fonctionnement
en mode dégradé

scénarios de fonctionnement de l’entre- prise en cas d’absentéisme important se- - - vague pandémique. L’absentéisme pour- rait être encore plus conséquent dans

- quences possibles d’une telle situation sur - tamment d’identifier les fonctions qui doi- vent être assurées en toutes circonstan- ces, celles qui peuvent être interrompues peuvent l’être plus longtemps. - malades en même temps, il faudra dési- possibles parmi le personnel occupant des - de communication, etc.

- -

assurent des fonctions indispensables, comme le support informatique, la main-

Santé

tenance, le nettoyage, le gardiennage ou la sécurité seront capables d’assurer leur ser- l’évaluer.

cas de défaillance possible des fournisseurs concernés, la constitution de stocks suffi- sants devra peut-être s’envisager.

La défaillance de certains services publics comme les transports en commun ou la - - leur organisation.

sans doute leurs portes ou annuleront des - toutes ses situations. L’improvisation et la des situations idéales.

Nous n’avons évoqué ici que quelques as- - ment en ligne de compte en fonction des ca-

risque pandémique que d’y être confronté rassurer votre personnel, vos partenaires et vos clients en leur montrant que vous pre- éventuellement servir lors d’une autre crise

o

Masques jetables à usage unique: l’un n’est pas l’autre Masques médicaux ou appareils de protection
Masques jetables
à usage unique:
l’un n’est pas l’autre
Masques médicaux ou appareils de
protection respiratoire: ces deux types
de masques disponibles sur le marché
ont des fonctions différentes pour pro-
téger du virus. Alors, lesquels choisir?
1. Les masques médicaux : il ne s’agit
pas d’équipements de protection in-
dividuelle (E.P.I.) car ils ne protègent
pas ou peu ceux qui les portent. Leur
fonction principale est de réduire
l’émission de goutellettes par les
voies respiratoires dans l’environne-
ment du porteur. Ils protègent donc
son entourage dans le cas où ce por-
teur serait infecté sans le savoir, pen-
dant la période de latence de la ma-
ladie. Ces masques médicaux sont
constitués d’un écran en fibres non
tissées muticouches destiné à filtrer
les particules émises par le porteur.
Ils doivent être marqués du sigle CE
attestant leur conformité à la directive
européenne 93/42/CEE "Dispositifs
médicaux", et être fabiqués selon la
norme EN 14683. Cette norme di-
tingue deux classes d’efficacité : les
masques de type I ont une efficacité
de filtration bactérienne (EFB) supé-
rieure à 95 %. Celle des masques de
type II est supérieure à 98 %. Si vous
commandez de tels masques, veillez
donc à demander le marquage CE et
la conformité au type II de la norme
EN 14683.
la norme EN 149 et de la classe d’ef-
ficacité : P1, P2, P3 ou FFP1, FFP2,
FFP3 pour les demi-masques. Les fil-
tres de la classe P1 ou FFP1 ont une
efficacité de 80 % (c’est-à-dire qu’ils
arrêtent 80 % des particules), celle de
la classe P2 ou FFP2 est de 94 %,
et celle de la classe P3 ou FFP3 est
de 99 %.
Quels masques choisirs ? Dans le
cas des employés en contact étroit et
fréquent avec le public (aux guichets,
aux caisses, etc.), il est recommandé
aux employeurs de distribuer pendant
la phase 3 des masques jetables de
type FFP2 si des mesures organisation-
nelles ne sont pas possibles (tels que
des écrans ou la distribution de mas-
ques médicaux aux clients). Ce type
de masque pourrait aussi être porté
par les personnes „indispensables” à la
bonne marche de l’organisation. Dans
les autres cas, les masques médicaux
seront la plupart du temps suffisants,
notamment pour les salariés en contact
étroit avec leurs collègues, dans les bu-
reaux de type paysager, lors des réu-
nions lorsqu’elles sont indispensables,
etc. Ces masques médicaux doivent
également être portés par les person-
nes qui toussent ou éternuent fréquem-
ment, mais aussi, évidemment par cel-
les qui ressentent les symptômes de la
grippe sur leur lieu de travail.
2. Les appareils de protection respira-
toire dont la fonction est de protéger
le porteur contre l’inhalation d’un air
vicié. Dans ce cas il s’agit donc bien
d’un E.P.I. Le marquage CE qui les
caractérise également atteste cette
fois leur conformité à la directive euro-
péenne 89/686/CEE „Equipements
de protection individuelle”. Les mas-
ques jetables de protection contre
les aérosols doivent obligatoirement
porter l’indication de la conformité à
Il est possible que les autorités recom-
mandent pendant les deux semaines du
pic de contagion, le port de masques
médicaux dans les lieux publics et les
transports en commun.
Attention : dans les deux cas, il s’agit de
masques jetables à usage unique que
l’on ne peut porter que quelques heures
au maximum.

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Juin 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Risques particuliers Pousser ou tirer des

Risques particuliers Pousser ou tirer des charges : quels risques, quelles limites ?

Risques particuliers Pousser ou tirer des charges : quels risques, quelles limites ?

Réglementation Conseillers en prévention dans l’enseignement:

Réglementation Conseillers en prévention dans l’enseignement:

(un peu) plus de moyens en vue !

Management de la sécurité Logistique et préparateurs de commande:

Management de la sécurité Logistique et préparateurs de commande:

le choix du «Voice picking» chez Doyen Auto

Risques particuliers Moisissures, poussières et Cie:

Risques particuliers Moisissures, poussières et Cie:

et si l’ennemi était dans nos murs ?

Risques particuliers

Risques particuliers

U ne plate-forme logistique quel-

Les analyses ont étayé mes soupçons.

Elles ont révélé la présence massive dans

l’air de substances fécales liées aux Ly-

quelque temps, plusieurs manu-

ctus. Il m’a suffi de reconstituer les faits.

manu- ctus. Il m’a suffi de reconstituer les faits. tentionnaires souffrent de démangeai- Avec la

tentionnaires souffrent de démangeai-

Avec la transpiration, ces substances se

collaient sur les avant-bras dénudés des manutentionnaires et comme elles sont

relativement riches en protéines, elles ont pu provoquer des dermatites atopiques

Les congés de maladie se succèdent. Le pa- tron s’en inquiète et fait appel au conseiller en

suspecte rapidement - vironnement de travail. Marc Roger, biologiste -

- -

tions depuis la création du service en

ou des équipements communautaires. Il n’empêche, les risques professionnels - - mes d’une grave infection pulmonaire et - ce d’une bactérie dans des bacs d’eau de conditionnement d’air d’où le nom de - -

gie. L’hécatombe fut le point de départ de nombreuses études épidémiologiques qui

mis le doigt sur le foyer de l’infection.

est un inspecteur de la police scientifique, il va mener son enquête en épluchant le rapport médical, en interrogeant le per- sonnel et en effectuant une série de prélèvements sur place pour valider

«J’ai d’abord pensé à un agent chimique puisque l’entreprise utilisait un insecticide doux pour traiter certaines denrées pu- trescibles. Mais en fouillant l’entrepôt, j’ai remarqué à plusieurs endroits la présence de sacs contenant des sarments de vigne destinés à la cuisson au barbecue. Or ces sacs transportaient aussi des passagers clandestins, à savoir des Lyctus, un insec-

certaines variétés de bois tendre. J’avais

Les symptômes du Sick Building Syndrome (SBS) affection des muqueuses et des voies respiratoires supérieures
Les symptômes du
Sick Building Syndrome (SBS)
affection des muqueuses et des voies respiratoires supérieures
(irritation, sécheresse, picotements des yeux, toux, congestion nasale,…)
affection du système respiratoire profond
(oppression thoracique, respiration sifflante, asthme, essoufflement,…)
affectation de la peau
(démangeaisons, éruptions,…)
affection du système nerveux central
(fatigue, difficultés de concentration, maux de tête, vertiges, nausées,…)
gêne extérieure
(mauvaises odeurs, bruit,…)

locaux neufs partiellement subventionnés. Les responsables ont focalisé leurs efforts sur le processus de fabrication qui devait à cette priorité, les locaux administratifs sont passés au second plan par manque de moyens financiers, mais peut-être aussi par méconnaissance des risques. En fin de compte, les responsables ont ventilation et ça leur a coûté beaucoup plus cher qu’un vulgaire entretien ».

est connu, encore faut-il trouver la bonne mesure - - les mêmes conditions de travail doit en principe attirer l’attention du conseiller en - nes plaintes relèvent parfois de l’hystérie collective. «Je me souviens d’une entre- prises dont les employés évoquaient tou- tes sortes de maux à la suite d’un démé- nagement. Ils incriminaient la présence d’amiante. En réalité, la rumeur courait que, parmi les occupants précédents, il y avait eu des cas de cancer du sein, des maladies orphelines et des fausses couches. Mais ces pathologies n’ont rien à voir avec l’amiante. Et au niveau de

1. Le Laboratoire d’Etudes et de Prévention des Pollutions intérieures est un service de la Pro- vince de Hainaut – Hainaut Vigilance Sanitaire (065/403 610) 2. On se reportera à ce sujet à la méthodologie déve- loppée par le professeur Jacques Malchaire. « Sick Building Syndrome. Analyse et prévention », Institut national de Recherche sur les Conditions de Travail. (http://www.deparisnet.be/Ergonomie/sbs.htm)

de Travail. (http://www.deparisnet.be/Ergonomie/sbs.htm) «Peu importe qu’ils soient ancien ou flam- bant neuf :

«Peu importe qu’ils soient ancien ou flam- bant neuf : tous les bâtiments sont expo- sés, y compris les bureaux, si l’on n’y fait pas attention», - tion de matériel médical. «Plusieurs per- sonnes se plaignaient de toussotements et surtout de picotements aux yeux. Cer- taines avaient consulté un ophtalmologue sans toutefois constater d’amélioration significative. Vu leur insistance et surtout la convergence des symptômes, j’ai pres- crit une inspection détaillée du site. En vérifiant la ventilation, on a constaté que de budget, il n’avait jamais été remplacé là, située dans l’axe des vents dominants, se trouvait une centrale à béton. Résultat, quand les conditions météorologiques de ciment s’envolait vers la PME et se re- trouvait in fine pulsée dans le bâtiment».

Négligence coupable de l’employeur ?

« Dans ce cas, je pense plutôt que le ris- que a été sous-estimé. Il s’agissait d’une toute jeune entreprise, installée dans des

d’une toute jeune entreprise, installée dans des Inspecter soigneusement les installations quelles soient

Inspecter soigneusement les installations quelles soient anciennes, plus récentes, ou même neuves.

Risques particuliers

Risques particuliers les mettre en quarantaine et les manipu- ler avec des gants et un masque.
les mettre en quarantaine et les manipu- ler avec des gants et un masque. Voilà
les mettre en quarantaine et les manipu-
ler avec des gants et un masque. Voilà

Il y a donc aussi des éléments subjectifs, des facteurs psychologiques et organi- sationnels qui peuvent interférer : l’am- biance de travail, les relations sociales, lequel il y a plusieurs portes d’entrée. Quand on a mal à la tête, il est parfois difficile d’en déterminer l’origine».

de ne pas minimiser les plaintes. «Il faut toujours prendre au sérieux les gens, les écouter sans a priori et montrer qu’ils sont écoutés. A partir de là, on peut éventuel- - cher des éléments à paramétrer. Encore faut-il que l’information remonte jusqu’à nous !» - - personnel», indique Marc Roger qui invite - tructures en bons pères de famille.

«Je suis intervenu dans une ancienne chapelle reconvertie en réserve précieu- se. Les bibliothécaires se plaignaient d’al- lergies et pour cause : certains ouvrages étaient recouverts de moisissures. J’ai - tisation pour maintenir une température basse. Pour les livres, c’est malheureuse- ment trop tard. On peut les irradier pour tuer les organismes vivants, mais l’effet allergisant demeurera. A l’avenir, il faudra

l’effet allergisant demeurera. A l’avenir, il faudra l’exemple type d’un bâtiment qui n’a pas été

l’exemple type d’un bâtiment qui n’a pas été convenablement adapté à sa nouvelle mission».

Plantes médicinales ?

le départ, cela va de soi. Mais les bâti- ments comme leurs occupants ont une vie. Ils évoluent, se transforment, se dé- - peut réduire les risques en luttant contre - «les éléments à surveiller nettement moins connus et beaucoup plus spécifiques au cas rencontré, souligne le professeur Malchaire . L’attitude la plus généralement adoptée et la seule défen- dable est de ne pas rechercher, à tout prix,

la ou les causes, mais d’identifier toutes les déviations de la situation rencontrée par rapport à l’optimum et de tenter d’y en améliorant, un peu ou plus, l’ensemble des facteurs de la situation de travail que le

«progressive» et «itérati- ve», l’homme pourrait bénéficier d’un allié constaté que l’apport de plantes vertes de manière significative certaines subs- - chloréthylène et le formaldéhyde, conte- nues dans le mobilier et les fournitures de bureau (encres d’imprimantes, peintures, - de poumon vert.

- fets bénéfiques des plantes ne doivent

pas faire oublier que leur terreau contient des myriades d’organismes décompo- Il est donc impératif de changer le terreau

o

3. On se reportera à ce sujet à la méthodologie déve- loppée par le professeur Jacques Malchaire. « Sick Building Syndrome. Analyse et prévention », Institut national de Recherche sur les Conditions de Travail. (http://www.deparisnet.be/Ergonomie/sbs.htm)

Pollutions intérieures et conséquences sur la santé Les pollutions intérieures peuvent être de trois types
Pollutions intérieures et conséquences sur la santé Les pollutions intérieures peuvent être de trois types
Pollutions intérieures et conséquences sur la santé
Les pollutions intérieures peuvent être de trois types :
Agents en cause
Symptômes ou pathologies
Facteurs favorisants
Principaux polluant microbiologiques
Legionela pneumophila,
du légionnaire,
boiler, tours de
Moisissures et
macrochampignons
Aspregillus sp., Penicillium sp.,
Fusarium sp.,
Allergies (rhinites,
humides et confinés
(placards, bacs
Allergènes d’acariens et
d’insectes
Acariens des poussières
et des céréales, insectes
Humidité, chaleur, substrat
nutritif
Principaux polluants chimiques
Composés organiques
volatils
Acétone, ammoniac, ben-
de têtes, hypersensibilité,
cancer,
produits d’entretien, colles,
encres, insecticides,
Irritation des muqueuses,
cancer
-
troubles digestifs,
Canalisation d’eau, peinture,
Principaux polluants physiques
Température, humidité
relative, luminosité, bruit,
ventilation
développement de champi-
gnons, affection des voies
-
tions atmosphériques et
Radon
provenant du sous-sol
Cancer du poumon
Migration vers la surface et
accumulation dans les bâti-
ments via l’eau de distribu-
Amiante
Mésothéliome
Isolation et ignifugation des
anciens bâtiments

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83

préventeur

Mai 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Management de la sécurité Concevoir un

Management de la sécurité Concevoir un bâtiment administratif avec ses utilisateurs:

Management de la sécurité Concevoir un bâtiment administratif avec ses utilisateurs:

Investir du temps en préparation, en gagner à la réalisation !

Psychosocial Personne de confiance: harcèlement ou pas ? Qualifier des faits, ce n’est pas de son fait !

Psychosocial Personne de confiance: harcèlement ou pas ? Qualifier des faits, ce n’est pas de son

Formation Un beau jour à SafetyLand… ou la formation prévention d’InBev Belgium hors ses murs

Formation Un beau jour à SafetyLand… ou la formation prévention d’InBev Belgium hors ses murs

Prévention incendie Plan d’évacuation : une norme internationale pour faciliter la communication d’urgence

Prévention incendie Plan d’évacuation : une norme internationale pour faciliter la communication d’urgence

Santé

TRAVAIL DE NUIT

Prévention incendie

Prévention incendie

Signaliser et afficher des plans

- damentales en matière de signalisation de sécurité et de santé au travail faisait d’ailleurs au moment de sa publica- tion que transposer des obligations dépas- la signalisation de sécurité de l’arrêté royal se coloraient dès lors de - forment sur les moyens de lutte contre l’in- évacuation rapide. 3 imposait des précautions obligatoi- ou inflammables. Le législateur avait alors défini les responsabilités de l’employeur. Il y indiquait notamment ses devoirs en matière de dégagements et d’évacuation, d’information du personnel et d’affichage de plans. Mais aucune prescription précise des instructions, af- fichées en nombre suffisant, en des en- droits apparents et facilement accessibles, renseignent le personnel sur la conduite à suivre en cas d’incendie (…), sur les dis- positions à prendre pour l’évacuation des personnes. Le texte requiert qu’un plan des étages en sous-sol soit affiché à proximité immédiate des escaliers qui y conduisent. -

second groupe .

Et pour le plan,… «tire ton plan» 6 ?

Pas forcément facile dès lors de garantir des plans d'évacuation compréhensibles immédiatement par des occupants qui si ces travailleurs, ces visiteurs ou ces in- différentes langues ou lisent difficilement. Il est désormais possible de s’aider c’est l’ ISO 23601:2009, Identification de sécurité – Plans d'évacuation et de secours. - blit des principes de conception pour des plans d'évacuation affichés. «Les plans d’évacuation doivent contenir des informations vitales pour la sécurité

incendie, pour le secours, l'évacuation et le sauvetage des occupants d'un local ou d'un établissement» - - 7 . «Ces plans doivent aider les personnes à s'orienter par rapport à l'itinéraire d'éva- cuation planifié. Ils complètent le système de guidage pour cheminement d'évacua- tion de sécurité. On peut afficher ces plans sous forme de panneaux sur les lieux de travail et dans les lieux publics. Ils peuvent aussi être utilisés par les équipes de pom- piers, de secours et les équipes médicales ou encore par les forces d'intervention en cas d'attaque terroriste.» «La norme a été élaborée parce qu'il est nécessaire, pour signaler les itinéraires d'évacuation, d'harmoniser au niveau in- ternational un système qui repose le moins possible sur l'utilisation de mots pour faire passer le message. Avec une population

un système qui repose le moins possible sur l'utilisation de mots pour faire passer le message.

des annexes de la

Un exemple de plan d'évacuation extrait

très visuelle et en peu de mots

norme : une formule

nouvelle

Prévention incendie

u n e f o r m u l e nouvelle Prévention incendie mondiale de plus

mondiale de plus en plus mobile et l'aug- mentation des activités du commerce in- ternational, les symboles graphiques sont un outil essentiel pour véhiculer des mes- sages de façon concise aux utilisateurs in- dépendamment de la langue. Lorsque les signaux de sécurité sont en jeu, la facilité et la rapidité de reconnaissance sont es- sentielles pour aider à sauver des vies!»

Au menu du plan…

-

graphiques

– Couleurs de sécurité et signaux de sé- curité – Signaux de sécurité utilisés sur les lieux de travail et dans les lieux publics. illustrer la position de l'observateur par - ainsi que l'emplacement du matériel de

Symboles

sécurité incendie et des équipements de - raires d'évacuation.

L'augmentation constante du commerce international, des déplacements de per- - vre requiert une méthode commune qui permet de communiquer ces instructions «L'utilisa- tion de l'ISO 23601 devrait diminuer les risques en fournissant un moyen amélioré de formation et d'enseignement, conclut . Elle devrait réduire

l'éventuelle confusion lors de situations

d'urgence».

o

On peut obtenir le texte de la norme ISO 23601:2009 auprès de l’Institut belge de Normalisation. (www.nbn.be). Il est aussi possible de le comman- der directement au Secrétariat central de l'ISO au prix de 80,00 CHF (soit une cinquantaine d’euros). (www.iso.org/iso/fr/store)

1. Arrêté royal du 17 juin 1997 concernant la signalisa- tion de sécurité et de santé au travail.

2. Neuvième directive particulière 92/58/CEE du 24 juin 1992 du Conseil des Communautés européen- nes concernant les prescriptions minimales pour la signalisation de sécurité et/ou de santé au travail

3. Règlement Général pour la Protection du Travail (RGPT)

4. RGPT, article 52, 12 et 13

5. Dans le RGPT, les locaux sont classés en 3 caté- gories selon les risques qu’ils présentent (produits inflammables stockés ou utilisés, atmosphère explo- sive, etc…)

6. Belgicisme d’origine flamande et qui signifie :

débrouille-toi !

7. www.iso.org

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Les carnets du

82

préventeur

Avril 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Management de la sécurité Police locale

Management de la sécurité Police locale et Bien-être au travail dans la ZP5267

Management de la sécurité Police locale et Bien-être au travail dans la ZP5267

Services externes La visite de pré-reprise : un plus pour reprendre le travail !

Services externes La visite de pré-reprise : un plus pour reprendre le travail !

Equipements de travail Sirris-Agoria: une courroie de transmission dans les activités de normalisation

Equipements de travail Sirris-Agoria: une courroie de transmission dans les activités de normalisation

Jurisprudence Un permis décerné à la légère

Jurisprudence Un permis décerné à la légère

Services externes

Services externes I l n’en reste pas moins que l’initiative de la visite de pré-reprise en

Services externes I l n’en reste pas moins que l’initiative de la visite de pré-reprise en

I l n’en reste pas moins que l’initiative de la visite de pré-reprise en revient au travailleur. C’est lui seul, durant

son congé de maladie, qui peut faire part - contrer le conseiller en prévention-méde- cin du travail.

lien s’établisse entre son médecin et le médecin du travail de l’entreprise qui l’occupe.

Une visite, pas un examen

salarié d’une visite - vail et non d’un examen médical. Effecti- travail de l’histoire médicale du travailleur, dispositions au poste de travail et faciliter les démarches au sein de l’entreprise, notam- ment par une analyse globale du poste de -

fois pas sur l’aptitude du travailleur. Il le fera après la reprise effective du travailleur, au moment de l’examen de reprise du travail.

Le congé de maladie n’est pas restreint aux maladies liées strictement au travail. Il s’applique également aux accidents et maladies non professionnelles.

Cette mesure concerne tous les tra- la surveillance de la santé, chaque tra- vailleur peut y faire appel.

Bénéfice partagé…

le travailleur pourra ainsi faciliter sa réintégration meilleure qualité de retour au travail.

médecin traitant pourra autoriser une reprise des activités professionnelles en connaissance des aménagements du poste du travail et aura ainsi l’assurance du suivi par le médecin du travail.

conseiller en prévention médecin du tra- vail - ditionnel en pareille situation car disposant des informations nécessaires, recom- mandera les adaptations au poste à l’aptitude prévisible du travailleur (et

l’employeur, en connaissance des activités de son entreprise et prendre les mesures nécessaires en vue d'adapter le poste de travail, prévoir une mutation,

Employeur informateur effort d’information doit être mis en œu- part, d’informer le conseiller en préven-

Employeur informateur

effort d’information doit être mis en œu- part, d’informer le conseiller en préven- tion-médecin du travail de toute absence et d’autre part d’informer son personnel de la possibilité de rencontrer le conseiller en prévention-médecin du travail dans le cas d’une longue absence pour maladie.

Il ne faut surtout pas confondre visite de pré-reprise et examen de reprise ! La visite de pré-reprise ne se substi- tue Il reste bon de rappeler que pour les la santé et absents pour maladie de-

reprise du travail reste d’actualité et est

obligatoire.

o

La visite de pré-reprise en pratique :

Le travailleur souhaitant bénéficier de cette possibilité d’évaluation adresse un courrier vers son employeur en ce sens. Dans le même temps, il donne son accord pour que le médecin du travail puisse consulter son dossier médical.

Le médecin du travail reçoit le tra- vailleur endéans les 8 jours de la de- mande. En connaissance des informa- tions disponibles tant médicales que concernant le poste de travail, il émet des recommandations par le Formu- laire d’Evaluation de Santé.

C’est cela la santé au travail : replacer le travailleur au centre d’initiatives bénéfiques pour ainsi tisser des liens entre tous.

1. Médecin du travail, Responsable Etudes & Développement au CESI Prévention et Protection 2. Les références légales :

Arrêté royal du 28 mai 2003 relatif à la surveillance de la santé des travailleurs [Code sur le bien-être au travail - Titre I (Principes généraux), Chapitre IV (Mesures relatives à la surveillance de la santé des travailleurs)] (MB. 16.06.03) Arrêté royal du 4 juillet 2004 modifiant l'arrêté royal du 28 mai 2003 relatif à la surveillance de la santé des travailleurs (MB. 03.08.04) Arrêté royal du 27 janvier 2008 modifiant l'arrêté royal du 28 mai 2003 relatif à la surveillance de la santé des travailleurs (MB. 03.03.08)

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Vous faites partie du secteur de l’enseignement ou du secteur de l’aide sociale subventionnée ?
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Les carnets du

81

préventeur

Mars 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Jurisprudence Accident du travail et responsabilité

Jurisprudence Accident du travail et responsabilité pénale: un arrêt de la cour d’Appel de Bruxelles qui nécessite un rappel des principes.

du travail et responsabilité pénale: un arrêt de la cour d’Appel de Bruxelles qui nécessite un

Equipements de travail

Equipements de travail

Management de la sécurité

Management de la sécurité

Changements et résistances dans l’entreprise:

d’inévitables phases de turbulences

"l'annexe 6" et ses normes de base bientôt obligatoires

Management de la sécurité

Management de la sécurité

entre l’intérêt de l’entreprise et le sien - profondie, plus distanciée. Elle ne va pas de soi.

-

Le changement est un moment de crise

- rer la prévention-sécurité, voire signer son type VCA. - vin pour prédire des tensions, des atermoie- ments, de la résistance, peut-être même des découvertes, une communication stimulée, la

passage entre le connu et l’inconnu. C’est le moment d’incertitudes, de remises en interrogations et proposer des réponses. En bref, c’est potentiellement une crise restructurante que nous pouvons mettre - dition au cap de la quarantaine (pour les

mettre - dition au cap de la quarantaine (pour les Changement et résistances individuelles. lieu de

Changement et résistances individuelles.

lieu de travail de nouvel- - ner, de travailler, vous les intervenants. C’est couru d’avance. La connaissance et surtout résistances va vous outiller pour y répon- dre, ou même pour - vement.

- - gement proposé, soit par la réminiscence mal vécus et qui auraient apporté peu ou pas du tout d’améliorations.

posent inévitablement, pour les uns ou les «vais- je être capable de faire cela, les nouvelles exigences ne vont-elles pas entraîner la révélation de failles personnelles que les anciennes pratiques me laissaient occul- ter? Suis-je encore à même d’apprendre pour m’adapter?»

- l’autre la perte. Autrement dit, ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes et

m’adapter?» - l’autre la perte. Autrement dit, ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes
m’adapter?» - l’autre la perte. Autrement dit, ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes
m’adapter?» - l’autre la perte. Autrement dit, ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes

Changement et résistances collectives. résistances organisationnelles, collectives. faut de l’énergie (et du

Changement et résistances collectives.

résistances organisationnelles, collectives. faut de l’énergie (et du temps, ne l’oublions distinguer différentes formes de résistance - ble de l’entreprise, de l’organisation. - sant présumer de son assentiment en- bien fondé ; - gement va être néfaste et risque même d’être pire que le statu quo ;

- - ressenti une écoute défaillante, ou peut- être même l’ignorance systématique de leurs avis.

Comment dépasser ces

l’analyse et la suggestion de mesures pro- - nement sur le style de management. possibles, et y aura-t-il place ou non pour plus l’autorité se montre obtuse, plus il y a risque de rébellion stérile.

mêmes une partie des outils nécessaires - aura développé un plus grand sentiment valeurs collectives de l’entreprise (et faire - - méro des Carnets du préventeur sur cet

C’est sûrement qu’elles sont larvées et - sage obligé, les plus optimistes d’entre- nous trouveront dans ces résistances l’opportunité d’influencer, d’accélérer ou -

ment. Elles peuvent donner de précieuses indications pour améliorer la communication - - - et du management par les travailleurs ? Autant de voies pouvant devenir des le-

Changer vers plus

Vouloir implémenter plus de sécurité sur le lieu de travail, vouloir mettre en place - - lonté claire et un engagement vers résolu vers plus de communication, de prise en - mettront d’avancer vers la réussite. o

de prise en - mettront d’avancer vers la réussite. o «Réussir le changement - Comment sortir
de prise en - mettront d’avancer vers la réussite. o «Réussir le changement - Comment sortir

«Réussir le changement - Comment sortir des blocages individuels et collectifs ?» Christine Marsan, Editions De Boeck Université, Coll. Manager RH, Bruxelles, 2008, ISBN : 978-2-8041-5628-2 290 pages

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80

préventeur

Février 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Management de la sécurité Pas de

Management de la sécurité

Management de la sécurité

Pas de place au hasard. No place for hazards.

Management de la sécurité

Management de la sécurité

Un tableau pour «faire la roue»? Communiquer visuellement la mise en œuvre de l’amélioration continue…

Risques particuliers

Risques particuliers

Opération «mains propres»:

jeux de mains, … pas si vilains !

Communiquer en sécurité-santé

Communiquer en sécurité-santé

Déceler les risques avec des «p’tits Mickey»? Stimuler les échanges avec un outil ludique

Communiquer en sécurité-santé

Communiquer en sécurité-santé

L - ses formes. Le plus souvent, un - de situations peuvent y attirer l’attention
L
-
ses formes. Le plus souvent, un
-
de situations peuvent y attirer l’attention
-
-
née classique. Cette succession de scè-
-
très différents.
-
sion sur divers formats ouvre la possibilité
usage individuel ou en petits groupes, for-
lancer un concours d’entreprise.
La formule est aussi proposée sous forme
un atout non négligeable lorsqu’il s’agit
d’animer un groupe de formation.
-
-
lies ou les risques, éventuellement sous la
1. La «Chasse aux risques» est une marque de AGE ;
Fullmark propose son «Cherchez les erreurs».
Quant au «Detectorisk», il est produit par Graphito et
distribué en Belgique par Vidyas.
Graphito.frpar(extrait)Detectorsik©
© Detectorsik par Graphito.fr

Communiquer en sécurité-santé

Communiquer en sécurité-santé - - celle des connaissances acquises dans formation permet de retrouver les conditions

-

-

celle des connaissances acquises dans

formation permet de retrouver les conditions

d’informations descendantes. Les travailleurs

Faire travailler les méninges, faire circuler la parole, …

-

© La chasse aux risques par AGE.fr
© La chasse aux risques par AGE.fr

- en formation veut oblitérer le rapport scolaire. peut adopter une attitude de concentration risque en se trompant.

Devinettes d'Épinal ? Raconter par l’image: la pratique ne date pas d’hier. En Belgique, elle
Devinettes d'Épinal ?
Raconter par l’image: la pratique ne date
pas d’hier. En Belgique, elle s’est même
particulièrement développée depuis l’en-
tre-deux-guerres. Les (chef-d’)œuvres
de centaines de créateurs de BD hors
pair nous ont familiarisé avec ce langage
dessiné. Bien plus tôt encore, l'imagerie
d'Épinal s’est forgé une réputation défini-
tive avec les planches d’images colorées
qu’elle a diffusées dans le monde entier.
Les images d’Epinal ont diverti, encou-
ragé les enfants sages avec les «bons
points», soutenu la réclame, ou illustré
les leçons d’histoire de nombreuses gé-
nérations.
Les images d’Epinal ont aussi posé mille
«devinettes» en proposant la recherche
d’objets cachés dans leur gravure. Au fil
du temps, l'expression image d'Épinal a
pris un sens figuré. Elle désigne une vi-
sion traditionnelle et «naïve», qui ne mon-
tre que le bon côté des choses.*
* l’Imagerie d’Epinal se visite toujours
actuellement et réalise encore
de l’édition d’Image d’Epinal.
Imagerie d’Epinal ©
Reproduction Interdite
www.imagerie-epinal.com
Avec le Detectorisk ou «Cherchez les er-
reurs», on est à l’opposé de cette exem-
plarité par l’image. Mais il y est toujours
fait appel à l’attitude active du specta-
teur-lecteur. Et comme depuis plus de
deux siècles, il se laisse emmener par le
caractère ludique de l’épreuve! Seule-
ment cette fois, il ne s’agit plus de de-
vinette: les risques, ça ne se devine pas,
ça s’analyse!

Votre chasse aux anomalies: prête à porter ou sur mesure… de sécurité ? Avec le
Votre chasse aux anomalies: prête à porter ou sur mesure… de sécurité ? Avec le
Votre chasse aux anomalies:
prête à porter ou sur mesure…
de sécurité ?
Avec le Detectorisk, tous les sujets peu-
vent être abordés, et à tous les niveaux
de difficulté. Votre Detectorisk, vous le
voulez générique ou ciblé ? De grands
thèmes récurrents comme le risque
routier, les déplacements dans l’entre-
prise, le risque chimique, l’environne-
ment, ou l’incendie sont proposés dans
les catalogues d’éditeurs. Mais on peut
aussi créer un outil sur mesure. C’est
plus facile qu’on ne le croit ! On peut
alors aborder de manière très ciblée un
environnement de travail particulier et
des risques spécifiques. Benoit Roland
d’éléments sont un maxi-
mum. Les situations de
travail doivent être décrites
très précisément. Le recours
à des photos des sites peut
bien entendu y contribuer. Il faut
réduire le risque de pertes de temps en
rectifications ultérieures, très fâcheuses
une fois que le travail graphique a été
entamé.
Une fois que les concepteurs de la
planche se sont mis à l’ouvrage, les
choses peuvent aller très vite. L’habi-
a guidé la création du Detectorisk qu’il
leté avec laquelle ils arrivent à agencer
a demandé pour l’ensemble des sites
européens d’AGC Flat Glass.
des situations qui mettent en scène
sont plus réceptifs parce qu’ils s’iden-
leurs équipements, leur production,
-
l’ensemble des situations de travail en
un seul tableau est remarquable. Dans
un premier temps, exactement comme
pour une BD, ils proposent au client
un crayonné. Dès que cette esquisse
est validée, quelques allers-retours par
email suffisent généralement pour affi-
ner le dessin, et ajuster les détails.
Première étape: créer la liste des ris-
ques qui doivent apparaître dans la
planche dessinée. Il faut alors établir
les priorités et se limiter. Une trentaine
Dernière étape: imprimer (avec le logo
de l’entreprise cliente), ou bien confier
l’œuvre de l’illustrateur à un program-
meur pour le transposer sur CD Rom
ou sur intranet. Si le travail descriptif de
départ est réalisé avec précision, une
vingtaine de jours peuvent suffire entre
la demande et la livraison.
© Detectorsik par Graphito.fr

«Un outil de formation pour sortir d’échanges technico-réglementaires… »

«Notre choix de faire réaliser cet outil de communication illustré a notamment été guidé par une contrainte: nous allions y

avoir recours dans l’ensemble de l’Europe, et il fallait contourner l’obstacle de la langue. Notre Detectorisk est mis à la disposition de l’ensemble de nos sites, et son utilisation peut varier selon les besoins: ici, il servira de support lors de l’accueil des nouveaux tra- vailleurs, là, on y fera appel à un moment de la formation de la ligne hiérarchique au

système de management de la sécurité… Certaines usines l’ont utilisé pour animer un concours!»

Vous y avez donc recours avec tous les niveaux hiérarchiques ?

«Certainement. On peut le proposer soit directement aux opérateurs de terrain, soit à ceux qui vont relayer les éléments de formation à leurs équipes… Une plan-

Communiquer en sécurité-santé © Cherchez les erreurs par Fullmark.be
Communiquer en sécurité-santé
© Cherchez les erreurs par Fullmark.be

che illustrée n’est ni plus ni moins qu’un outil, un support d’animation. Elle permet d’engager les débats sur base de situations concrètes.»

Il ne se suffit donc pas à lui- même, même si une version est disponible avec les cor- rections…

«Non, il sert essentiellement à susciter le dé- bat. Il permet de sortir d’échanges technico- réglementaires moins vivants. Le Detectorisk stimule la dynamique du groupe. C’est un support très didactique et qui fait appel à la recherche de solutions concrètes. Au lieu de simplement informer sur les risques, on de-

mande aux travailleurs de s'exprimer sur leur propre expérience en regard de ces risques. Notre objectif en utilisant le Detectorisk est de valoriser le partage des savoir-faire et l'implication du groupe dans la résolution de problèmes. Nous voulons non seulement développer un comportement de prudence mais surtout l'initiative sécuritaire des parti- cipants.

surtout l'initiative sécuritaire des parti- cipants. Car il ne s’agit bien entendu pas seulement

Car il ne s’agit bien entendu pas seulement d’identifier les risques représentés, mais d’arriver en groupe à proposer des actions. Et en aucun cas le Detectorisk ne doit ser- vir d’instrument d’évaluation ou de certifi- cation. Ce n’est pas pour cela qu’il a été développé!»

Ce n’est pas pour cela qu’il a été développé!» Quels critères avez-vous suivi pour sélectionner les
Ce n’est pas pour cela qu’il a été développé!» Quels critères avez-vous suivi pour sélectionner les

Quels critères avez-vous suivi pour sélectionner les risques que vous avez fait figurer dans le Detectorisk AGC ?

«Notre choix s’est porté prioritairement sur des risques spécifiques à nos situations de travail. Nous nous sommes basés sur des si- tuations réelles, voire sur des accidents sur- venus. Illustrer des risques peu plausibles ou sur lesquels les individus n’ont aucune prise n’aurait pas d’intérêt! Et puis, nous avons veillé à ce que, à chacun des risques illustrés, puissent correspondre des actions à pren-

dre qui soient à la portée des participants. Ils doivent pouvoir apporter eux-mêmes les so- lutions, par des aménagements simples des postes de travail, ou par une bonne discipline personnelle ou d’équipe, par exemple de port d’EPI. Si les changements étaient jugés inaccessibles, il n’y aurait pas d’engagement

des participants…»

o

© Detectorsik par Graphito.fr pour AGC Flat Glass © La chasse aux risques par AGE.fr
© Detectorsik par
Graphito.fr pour AGC Flat Glass
© La chasse aux risques par AGE.fr

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Les carnets du

79

préventeur

Janvier 2009 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Réglementation Lendemains qui pleurent pour les

Réglementation

Réglementation

Lendemains qui pleurent pour les entreprises au risque aggravé

Réglementation

Réglementation

Conseiller en prévention : au rapport !

Management de la sécurité

Management de la sécurité

Développer la prévention par les procédures:

success-story chez NYK-Mondia logistics.

Management de la sécurité

Management de la sécurité

Jobs d’été ad intérim: moins d’accidents en 2008

Communiquer en sécurité-santé

Communiquer en sécurité-santé

Génération «Y»: communiquer avec les plus jeunes dans l’entreprise

la Convention Collective de Travail

Réglementation

Réglementation Cette article a été publié dans le journal l'Echo du 20 janvier 2009 Q -

Cette article a été publié dans le journal l'Echo du 20 janvier 2009

été publié dans le journal l'Echo du 20 janvier 2009 Q - tion semble-t-elle une corvée

Q -

tion semble-t-elle une corvée obligatoire pour

en matière de prévention?

Un rapport annuel, pour quoi faire ?

Le rapport annuel constitue un résumé des mesures de prévention mises en œuvre au donne une image de ce qui s’est passé en -

au conseiller en prévention . L’arrêté royal du prévention et de protection au travail (Code - nuel, c’est l’occasion d’actualiser les infor- - frées sur les incidents survenus, sur les accidents et leurs conséquences pour les - -

suivi des décisions prises l’année précé- dente pour le plan annuel de prévention. - de santé a-t-elle bien été assurée pour tous? Les équipements de travail ont-ils été - lièrement par un service agréé (appareils de - ou encore avec les services des ressources - rant l’année écoulée, comment a-t-il évo- lué, quelles indications peut-on en tirer ? -

d’établir des comparaisons, d’année en année, sur les résultats de la politique de de gravité des accidents éventuellement sur- - cidents du Travail. - d’une même société ?

Pour vivre heureux, vivons cachés ?

«Fort bien mais l’en- voi du rapport annuel à l’Administration, au «Contrôle du Bien-être», n’est-ce pas lui ten- dre le bâton avec lequel elle va battre l’entre-

Réglementation

Réglementation prise ?» de la direction du Hainaut. «Les missions qui sont les nôtres ne se
Réglementation prise ?» de la direction du Hainaut. «Les missions qui sont les nôtres ne se
Réglementation prise ?» de la direction du Hainaut. «Les missions qui sont les nôtres ne se

prise ?» de la direction du Hainaut. «Les missions qui sont les nôtres ne se résument pas à la coercition et à la répression, réagit-elle. La plupart du temps, c’est comme conseils que nous sommes consultés, pour soutenir l’employeur dans la mise en œuvre des mesures de préven- tion. Quant à l’absence de rapport annuel, il serait plutôt de nature à favoriser l’inscription de l’entreprise ‘oublieuse’ dans la liste de celles qui sont à contrôler préférentiellement !»

Faire appel à l’équipe ?

Le rapport annuel est bien de la responsabilité de l’entreprise elle- même. «C’est vrai, , mais rien n’empêche de faire appel au Service Externe auquel l’entreprise 4 est affiliée ou bien à un agent du Contrôle du Bien-être, particulièrement lors de la première fois où la rédaction du rapport est entamée.» les consultants sont aussi coutumiers d’un tel accompagnement des - ou l’assureur accidents du travail.

Rapport annuel SIPP :

où trouver les formulaires?

rapport annuel

des directions régionales ou auprès de la direction générale en

- travail et rapport sur la surveillance médicale des travailleurs.

1. Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l’exécu- tion de leur travail, article 30

2. Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif au service interne de prévention et de protection au travail, article 7, §1er, 2°, b

3. www.faofat.fgov.be

4. SEPP : Service Externe pour le Prévention et la Protection au travail. L’employeur est bien res- ponsable de la politique de prévention de son entreprise. Certaines tâches et missions peuvent/ doivent cependant être déléguées au SEPP.

FORMATION COMPLEMENTAIRE SPECIFIQUE ET EXAMEN SPECIFIQUE POUR LES COORDINATEURS en matière de sécurité et de santé sur les chantiers temporaires ou mobiles

NIVEAU B

(FORMATION AGRÉÉE SPF EMPLOI, TRAVAIL ET CONCERTATION SOCIALE)

Rentrée SERAING : le mardi 10 mars 2009

LES COURS SONT ORGANISÉS CHAQUE MARDI (EN DEHORS DES CONGÉS SCOLAIRES)

10 JOURS DE FORMATION

10 mars 2009 - 17 mars 2009 - 24 mars 2009 31 mars 2009 - 21 avril 2009 - 28 avril 2009 05 mai 2009 - 12 mai 2009 - 19 mai 2009 - 26 mai 2009

Une visite de chantier est incluse dans la formation

+ EXAMEN SPÉCIFIQUE NIVEAU B :

Examen théorique : le mardi 02 juin 2009 Examen pratique : le vendredi 26 juin 2009

Lieu de la formation Dans les locaux du CEPS asbl (Centre Européen Pour la Sécurité) Zoning Industriel du Haut Pré rue Guillaume d’Orange 168 à 4100 SERAING

Horaire de 8h30 à 17h30

Formation agréée Congé Education Payé et Chèques formation.

Renseignements et Inscriptions :

de 8h30 à 17h30 Formation agréée Congé Education Payé et Chèques formation. Renseignements et Inscriptions :

1099 Bruxelles X - Numéro de P.P. : B 80 - Ne paraît pas en juillet et décembre.

Mensuel - Numéro d’agrément : P101008 - Bureau de dépôt :

Les carnets du
Les carnets du

78

: P101008 - Bureau de dépôt : Les carnets du 78 préventeur Novembre-Décembre 2008 MENSUEL D’INFORMATION

préventeur

Novembre-Décembre 2008 MENSUEL D’INFORMATION SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

SUR LA SÉCURITÉ, LA SANTÉ ET LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL Sécurité routière Transporter un collègue:

Sécurité routière

Sécurité routière

Transporter un collègue:

attestation d'aptitude à la trappe

Management de la sécurité

Management de la sécurité

Des conditions de travail adaptées aux «45 +» avec le Fonds de l’Expérience professionnelle

Psychosocial

Psychosocial

Le bore-out au travail ou «bâiller» aux corbeilles !

Chantiers temporaires ou mobiles

Certification des coordinateurs :

Certification des coordinateurs :

Patience est mère de sûreté ?

Equipements de travail

Equipements de travail

Chute et accident, échelle et piège : L es murs d’un atelier devaient être repeints.
Chute et accident,
échelle et piège :
L es murs d’un atelier devaient être
repeints. Pour effectuer ce travail,
disposait d’une échelle
à la source des
mots
télescopique mobile, d’un seau de pein-
ture et d’un rouleau.
Cadere : à ce verbe latin, les linguis-
tes attribuent l’origine d’une série
de termes très parlants pour tout
préventeur. Il évo-
que en effet le fait de
tomber ou le sort, la
chance. Choir (tom-
ber), meschoir (arri-
ver malheur), chute,
et cascade sont tous
des mots cousins.
Accident et cada-
vre font aussi partie
de la même famille
verbale. Un peu
comme si les chutes
de hauteur restent
depuis toujours les
plus parlants exem-
ples d’accidents…
L’atelier était occupé par diverses machi-
adossée au mur.
Quand au mot
"échelle", il tiendrait
ses origines d'une
racine indoeuro-
péenne ("skand"). Il
est issu (comme le
mot scandale) de
scandalon: disposi-
tif qui fait trébucher,
piège.
des étymologies
qui devraient inciter
à redoubler de pru-
dence !

Pour repeindre la partie du mur située ce fait l’angle de l’échelle par rapport au - l’échelle était fort inclinée.

-

le rouleau.

A un moment donné, l’échelle a glissé.

l’avant-bras droit. Un collègue travaillant - jours.

L’enquête réalisée par un ingénieur du

a permis de constater que l’échelle était dépourvue de patins antidérapants. Les - lièrement. Aucune analyse des risques -

cédures ni de consignes de sécurité pour

le travail. L’information et la formation des

travailleurs au risques et mesures de pré- vention n’avait pas été organisée.

Respecter un angle échelle-sol proche de 75°

Jeff s’est agrippé quelques secondes à la poutre, mais ses mains ont glissé - dre

Jeff s’est agrippé quelques secondes à la poutre, mais ses mains ont glissé

- dre la loque qui se trouvait plus loin. A Jef s’est agrippé pendant quelques se- - suite s’écrouler au sol.

L’ambulance a été appelée et a conduit vertèbres avec fractures.

L’enquête a démontré que l’échelle était pourvue de patins antidérapants et se trouvait en bon état. Mais le sol, mouillé, d’analyse des risques. Aucune procé- dure, aucune instruction, aucune consi- Les travailleurs n’avaient pas été informés

travailleurs avaient été chargés de nettoyer des tuyauteries sus- pendues au plafond d’un hall de de hauteur. A cet effet, ils avaient appuyé une échelle modulaire contre une des poutres en béton des tuyauteries. La production - vail dégagée. Jet se trouvait sur tenait en bas. de lui passer une loque hu-

Comment ces accidents auraient-ils pu être évités ?

l’emploi des échelles. N’oublions pas, en prévention ne soient pas au courant de outre que les échelles doivent être régu- - ligne hiérarchique (chefs d’atelier, chefs

-

de travail sitions. Ceci résulte notamment des responsabilités de la ligne hiérarchique

- , et plus

fallu préférer l’emploi d’une nacelle élé- vatrice ou d’un échafaudage roulant. Si l’encombrement ou la disposition des

quate et les mesures de prévention ou que les membres de la ligne hiérarchique

soient informés de leurs responsabilités,

des consignes de sécurité doivent être

établies. Les travailleurs doivent en être -

ques. Ce sera la première étape d’un plan global de prévention qui manque

-

nettoyage ou de maintenance répétés

formés pour les assumer et sensibilisés

ancrages ou une ligne de vie et pourvoir le travailleur d’un harnais de sécurité,

.

n’est pas un moyen sûr pour effectuer

mauvais état des patins antidérapants.

analyse des risques est nécessaire déterminer la méthode de travail adé-

de cet article.

informés et il faut prévoir leur formation

tuels de courte durée, il faut au mini- -

certaines règles de sécurité concernant

ment que la direction et le conseiller en

Equipements de travail

Equipements de travail Echelles, escabeaux et marchepieds Quand la règlementation se fait mode d'emploi Un arrêté

Echelles, escabeaux et marchepieds

Quand la règlementation se fait mode d'emploi

Un arrêté royal - quement pour réglementer l’utilisation des distinguant dans les sous-sections qu’il y sont employés échelles ou échafaudages, et lorsque sont utilisées des techniques de cordes.

Pour l’utilisation des échel- les, escabeaux et marche- pieds…

- parce que le niveau de risque est faible, du site et des postes de travail. - les limites imposées par leur conception et

Stabilité, résistance et support

sont placés de manière que leur stabilité

- sation et que leurs échelons ou marches Les échelles portables sont appuyées et reposent sur des supports stables, résis- - tamment, de demeurer immobile.

Ni glissement, ni balance- ment: l’immobilisation

Le glissement des pieds des échelles por- tables est empêché pendant leur utilisa- - rieure ou inférieure des montants, soit par tout dispositif antidérapant ou par - valente. Les échelles suspendues sont at- éviter les mouvements de balan- cement.

des différents éléments les uns par rapport Les échelles mobiles sont immobilisées

Prise sûre en toutes circonstances

- -

Prise sûre en toutes circonstances - - prises pour garantir une prise sûre. Les échelles

prises pour garantir une prise sûre.

Les échelles composées de plusieurs éléments as- semblables et les échel- les télescopiques sont

1. Les noms ont été modifiés pour garantir l’anonymat des entreprises et travailleurs concernés.

2. Arrêté royal du 31 août 2005 relatif à l’utilisation des équipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur (M.B. du 15.9.2005).

3. Arrêté royal du 4 mai 1999 modifiant l’arrêté royal du 12 août 1993 concernant l'utilisation des équipements de travail (M.B. du 4.6.1999)

4. Arrêté royal du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail (M.B. du 31.3.1998)5 Arrêté royal du 31 août 2005 relatif à l'utilisation des équipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur.

5. Arrêté royal du 31 août 2005 relatif à l'utilisation des équipements de travail pour des travaux temporaires en hauteur.