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TECHNIQUE : L’utilisation des papiers spécialisés

VÉLIN :

Il s’agit d’un papier translucide et quelque peu fragile à texture lisse que l’on retrouve entre autres dans la confection de cartes de souhaits et de faire-part de mariage. Il confère une allure chic à tout projet.

Historique À l’origine, le vélin était une peau d’animal (entre autres de veau) que l’on nettoyait, mouillait et fixait à un cadre pour l’étirer. Une fois la peau étirée, on grattait la surface pour en retirer les poils. Pour amincir et créer plus de tension, on alternait mouillage, séchage et grattage de la peau. Pour permettre à la peau d’absorber l’encre, on pouvait également utiliser un abrasif, tel que la pierre ponce, dans la finition. Ceci en faisait un « papier » très résistant utilisé dans la confection de rouleaux, de livres, etc.

Aujourd’hui, le vélin que l’on utilise est plutôt un papier légèrement plastifié. Il est lui aussi translucide quoique plus fragile que son ancêtre. Mais il est possible d’appliquer au vélin presque toutes les techniques utilisées en scrapbooking.

Traitements :

Vieillissement : On peut froisser, encrer et déchirer le vélin, tout comme les papiers ordinaires. Toutefois, la manipulation requiert quelques trucs pour contourner sa fragilité. Pour froisser : mouiller d’abord la feuille à l’aide d’un « Mini Mister » ou simplement en la passant sous le robinet. Froisser sans brusquer, mais appliquer le froissement dans toutes les directions. Pour défroisser ensuite, il faudra également faire preuce de douceur. On pourra ensuite passer un tampon d’encre sur la feuille. L’encre sera plus foncée sur les plis. Pour sécher et aplatir davantage, utiliser un fer à repasser sec réglé à basse température et une feuille de teflon sur une table (la feuille de teflon protègera votre table – si on utilise une planche à repasser, on risque d’endommager le papier, puisque sa surface est trop « molle ». On pourra aussi sabler le vélin si on en a envie. Ce qui enlèvera un peu de la couleur ou qui « usera » la surface.

Découpage sur pochoir : Pour un effet intéressant, on peut poser une feuille de vélin sur un pochoir et « tracer » le motif à l’aide d’un stylet. Ceci découpera la forme tout en lui conférant un contour un peu « poilu ». L’effet peut être très beau pour des fleurs ou des flocons de neige.

Encre à l’alcool : appliquer les encres à l’alcool dans les couleurs choisies à l’aide de l’applicateur, en tapotant la pièce à décorer. Le produit sèche quasi- instantanément.

Coloriage au crayon de bois : utiliser des crayons de couleur gras (qualité d’artiste), afin de mieux contrôler la profondeur et le mélange des couleurs. On peut colorier sur le dessus de la pièce, ce qui donnera un effet plus vibrant, ou encore créer un effet plus estompé en coloriant en dessous de la pièce.

Gaufrée à sec : passer la pièce de vélin dans la Cuttlebug, dans une plaque de gaufrage. Découper la forme choisie à l’aide d’un poinçon. Encrer le relief, si désiré.

Autres traitements :

Estampe et gaufrage à la chaleur

Glimmer Mist

Aquarelle iridescente (accorder du temps de séchage, p.c.q. papier plastifié.

Peinture acrylique :

o Rehausser un texte écrit sur du vélin en peignant une petite trace derrière certains mots pour les faire ressortir davantage.

Tissage

Colorié à la craie (effet très doux, à cause de la texture lisse, ou plus marqué sur un bord déchiré)

Imprimer sur du vélin : Pour assurer que le vélin passe bien dans votre imprimante à jet d’encre, procéder ainsi :

Imprimer votre texte exactement comme vous le voulez (largeur et hauteur de votre bloc de texte, format de la police, couleur, etc.) et imprimez une première fois sur une feuille depapier ordinaire. À l’aide de petit bout de ruban adhésif (style Scotch Tape), fixer le morceau de vélin par-dessus le texte imprimé et replacer dans l’imprimante. Imprimer à nouveau. Retirer le papier vélin de la feuille de base et la fixer à votre page.

Pour faire adhérer le vélin :

Puisque le vélin est translucide, les adhésifs habituels risquent de paraître au travers. Utilisez plutôt :

Adhésif double face à vélin

Adhésif en aérosol

Adhésif double face ultra transparent

Attaches parisiennes

Œillets

Couture

Si vous utilisez un point de colle ou un adhésif double face régulier, cacher simplement à l’aide d’un embellissement.

Idées variées :

Faites de petites pochettes pour cacher la narration

Estompez un papier à motif en y superposant une feuille de vélin, cela donnera un effet de douceur à votre page.

Rehaussez une portion d’une photo en y superposant un vélin dans lequel vous aurez préalablement découpé un « cadre ».

Créez une effet 3D avec des autocollants Pell-Off’s (par exemple des papillons ou des fleurs). Placez votre autocollant sur votre vélin, découpez en suivant le contour et collez sur votre projet à l’aide d’adhésif tridimensionnel.

Créez des scènes sur vos pages :

o Pour une scène d’hiver : superposer des couches de papier vélin déchiré et en apposant des flocons découpés dans du vélin pour un effet de légèreté.

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Pour une scène de camping : découper des languettes irrégulières dans des teintes de vélin rouge et orangé pour créer un feu de camp

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Pour une scène d’Halloween : créez des fantômes qui hanteront votre page – pour un effet encore plus marqué, posez-leur des petits yeux qu’on retrouve dans les étalages d’artisanat.

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Pour une scène d’aquarium : découper à main levée des algues dans des vélins de teintes de vert et de bleu, et ajoutez-y même de petits poissons découpés dans des vélins de couleur vive.

Utilisez le vélin pour découper des lettres et créez des titres vaporeux.

MARUYAMA :

Il s’agit d’un papier fait de fils tissés à différents degrés. On ne peut pas déchirer ce papier, vu sa texture, les fils auront tendance à s’étirer. Il donne un effet de tissu, plus que de papier.

Traitements :

Accentuer la couleur : Tout comme pour le vélin on peut en accentuer la couleur à l’aide de craie. Puisque le maruyama est très fibreux, la couleur y adhèrera davantage.

Imiter un filet : Certains maruyama sont tissés larges, laissant les mailles très visibles. Exploitez cet aspect particulier sur une page de soccer ou de basket, etc.

Retirer un fil : Choisir un maruyama à mailles larges et en retirer un ou plusieurs fils pour en faire un ornement séparé, tel qu’une boucle, ou encore pour attacher quelque chose sur votre page.

Effiloché : Choisir un maruyama à mailles moyennes et retirer des fils tout autour pour donner l’impression d’un tissu « effiloché ».

Recouvrir un élément : le maruyama est plutôt résistant et sera facile à plier pour recouvrir un élément (cadre, page, couverture de mini album).

S’en servir comme masque : Déposer une feuille de maruyama sur un fond uni et vaporiser au Glimmer Mist, ou encore appliquer de l’encre ou de la peinture à l’aide d’un applicateur (attention à ne pas détremper). Retirer le maruyama pour révéler l’effet. On peut récupérer le masque ainsi colorié pour une autre utilisation sur cette même page ou une autre.

Pour faire adhérer le maruyama :

Puisque le maruyama est comme un « filet » ou translucide, selon le cas, les adhésifs habituels risquent de paraître au travers ou de décoller avec le temps. Utilisez plutôt :

Si vous utilisez un point de colle ou un adhésif double face régulier, cachez-le simplement à l’aide d’un embellissement.

Micro dots (ils adhèreront uniquement aux fils)

Adhésif en aérosol

Attaches parisiennes

Œillets – attention à la taille des trous, à cause des fils.

Couture

PAPIER MÛRIER :

Ce papier est lui aussi très fibreux et peut donner un effet de douceur à tout projet.

Traitements :

Déchirage : Un papier mûrier est beaucoup plus joli déchiré que découpé. Toutefois, il faut une certaine technique pour que le résultat soit joli. Tracer le

motif ou la ligne à l’aide d’un coton tige mouillé et déchirer le papier en écartant les deux parties ou entre le pouce et l’index.

o Par exemple : un papier mûrier brun déchiré peut faire de très jolis nounours dans une page enfantine.

Coloriage : Comme tout papier, on peut colorier le papier mûrier. Il suffit d’utiliser de l’encre à pigment et un applicateur pour donner de la profondeur.

Recouvrir un élément : comme le maruyama, ce papier donne un effet de tissu, et sera donc très joli pour recouvrir un cadre, un élément de page ou une couverture de mini album.

Découpage : découper des formes en papier mûrier pour un effet doux et chic. ATTENTION : l’usage de poinçons est déconseillé, vu la nature fibreuse du papier.

Collage aléatoire (Serendipity) : technique idéale pour utiliser les retailles, il s’agit de déchirer des bouts de papier mûrier en diverses couleurs et de les coller sur un carton à l’aide de colle liquide (ex. : Mod Podge), certains morceaux plus pâles laisseront transparaître ceux en-dessous, donnant un effet intéressant de superposition. Une fois le collage terminé et le carton bien sec, découper des éléments que vous pourrez ajouter pour décorer vos pages.

Froissé : Froissez une lisière de papier mûrier et appliquez-la sur une ligne continue d’adhésif à double face pour une bordure très intéressante et toute simple à réaliser.

Pour faire adhérer le papier mûrier :

Puisque le papier mûrier est translucide et fibreux, les adhésifs habituels risquent de paraître au travers ou de décoller avec le temps. Utilisez plutôt :

Si vous utilisez un point de colle ou un adhésif double face régulier, cachez-le simplement à l’aide d’un embellissement.

Adhésif en aérosol

Adhésif double face ultra transparent

Attaches parisiennes

Œillets

Couture