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Histoire économique & sociale

Semestre 2

‣ Capitalisme se propage beaucoup, sans toucher toutes les régions du monde.

‣ Capitalisme apporte grande croissance économique, qui est souvent considérée comme
l’indicateur le plus pertinent dans la santé de l’économie.

‣ Croissance = augmentation de la production agrégée de biens et services.


= accumulation de richesses produisant des effets sur la qualité de vie ainsi
que des effets sociaux.
Toutefois, la croissance n’est pas fiable, on ne peut pas réellement la prédire. Cette croissance va
passer par différentes phases et entraîner des crises diverses.

✓ Le capitalisme a une tendance systématique à provoquer des crises ; ainsi, la croissance


économique qu’on va observer durant le 20ème, bien qu’elle soit, à long terme, largement positive,
va subir de très grandes crises à court terme.
Ainsi, la croissance va passer par quelques périodes durant lesquelles elle sera négative : au lieu de
produire de la richesse, on va en détruire, et on sera globalement plus pauvre.

✓ Pour rassurer l’opinion publique, on arrête d’utiliser le terme « crise » et on va le remplacer par «
dépression », jusqu’à la Grande Dépression, qui a été extrêmement sinistre ; il a donc fallu de
nouveau changer le terme en « récession » ; ensuite, avec le Choc Pétrolier, ce terme a également dû
être revu et on parle désormais « d’ajustement de croissance » ou « d’équilibre de sous-emploi »
voire de « chômage de plein-emploi ».

Toutefois, une grande partie du monde est privée de cette croissance (Afrique / Amérique du Sud /
Asie). Dans le débat économique, cette partie est souvent laissée de côté, dans leur merde.

Chapitre 1 : La Guerre 14-18 et la rupture dans le mode


de développement des économies occidentales

Introduction

Les Etats vont désormais prendre une part très importante dans le développement économique ; cela
a bien évidemment commencé pendant la guerre, mais il va le rester par la suite.
Ces changements vont se ressentir au niveau de la hiérarchie économique (GB dominant, puis
Europe...) où les US vont dominer totalement à partir de 1918.

De plus, pendant la 1ère GM, une révolution anti-capitaliste va avoir lieu en Russie et va mettre en
place un système de production radicalement différent, qui marque une profonde rupture. Ce
système, d’origine Marxiste, va se développer par la suite dans d’autres pays.

Cette guerre va être extrêmement longue et va donc nécessiter beaucoup de ressources.


De plus, elle va profondément modifier les frontières, ainsi que les structures sociales.

A. Réduction des distances

On assiste à une grande amélioration des transports : le temps des trajets diminue pendant que la
quantité transportable augmente, ce qui aboutit à un fort développement des échanges
internationaux.
Cela va également aboutir à une plus grande circulation des informations, qui circulent désormais
presque en direct.

C’est à cette période que l’on va créer le système de fuseaux horaires, inventé par la GB, ce qui
explique pourquoi le fuseau de référence est situé en GB, sur le méridien de Greenwish.
Durant cette période, on va créer un grand réseau d’information :
- En 1858, on comptait 16 000 km de lignes télégraphiques (surtout en Europe, et un peu USA).
- En 1865, on va communiquer entre l’Europe et les USA grâce à un câble transatlantique.
- En 1913, le réseau télégraphique compte 450 000 km, dont 60% appartiennent à la GB.

Ce réseau télégraphique va couvrir l’ensemble du monde, y compris les pays sous-développés. Ce


réseau va permettre à tous les centres économiques d’êtres informés en temps réel. Cela va
permettre de mieux gérer les stocks et les approvisionnements, ce qui va aboutir à la formation d’un
marché mondial, unique.

Bien que l’on ait adapté la machine à vapeur sur les bateaux, le charbon prenait tellement de place
que ça ne servait à rien de traverser la mer si on ne peut pas transporter de marchandises.
En 1880, la flotte à vapeur ne représente que 27% du tonnage mondial ; en 1900 ils sont 62%.
En l’espace de quelques années, on a doublé le tonnage mondial, c’est-à-dire la quantité de
marchandises transportées.

Parmi les 20 plus grands ports mondiaux, 14 sont européens, 3 sont américains et 3 sont asiatiques.

On va également développer les canaux, et percer en 1869 le canal de Suez et celui de Panama en
1914. Cela va aboutir au développement des chemins de fer dans ces zones.

B. Intensification des flux de capitaux

Ces flux sont très importants au début du 20ème siècle, et sont presque toujours à l’origine de la
pénétration du capitalisme dans les pays encore en retrait.
Entre 1870 et 1913, le montant annuel des investissements extérieurs (aujourd’hui appelé
Investissements Directs à l’Etranger) est multiplié par 3. A l’époque, cela représentait 5% du PIB,
mais de nos jours seulement 1 à 2%.

Encore une fois, c’est l’Europe qui domine dans ce domaine ; il y a essentiellement des sorties de
capitaux émanent de l’Europe vers l’extérieur, mais également entre pays européens. Environ 50% de
ces IDE sont dirigés vers les pays développés, et le reste vers les colonies, voire vers les pays en
développement.

A cette époque, les liens économiques entre les pays sont tellement importants que les penseurs
n’imaginent pas qu’une guerre puisse de nouveau éclater. Les grandes entreprises avaient fortement
intérêt à maintenir la paix.

C. Les laissés pour compte du développement

On va ici parler de l’Inde et de la Chine, qui sont les deux pays que l’on exploite le plus.

L’Inde était une colonie directement gouvernée par les Britanniques, tandis que la Chine est semi-
coloniale, puisqu’elle est possède a un gouvernement, mais est fortement sous l’influence des
occidentaux, particulièrement économiquement.

En Inde, il y a une stabilité économique introduite par les GB, alors qu’en Chine y’a de nombreuses
révoltes.

Le colonialisme, contrairement à ce que l’on pourrait penser, va fortement bloquer le développement


dans ces deux pays.

En Inde, le chemin de fer va apparaître dès 1853 où il est imposé par la GB alors qu’il faudra attendre
1883 en Chine, qui préfère rester très traditionnelle.
En 1866, la Chine produit 96% du thé britannique, en 1903, il vient à 90% d’Inde, puisqu’ils se sont
chargé de l’organisation de la culture du thé.

L’Inde est également taxée par de nombreux prélèvements fiscaux par la GB, ce qui freine
l’économie. Les taxes peuvent favoriser la croissance éco, mais uniquement lorsque les
sommes prélevées restent dans le circuit éco interne.

. Le poids économique de la guerre

On assiste à une montée des tensions impérialistes et colonialistes, qui aboutira nécessairement à la
guerre ; l’élément déclencheur sera l’assassinat le 28 Juin 1914, de l’héritier du trône d’Autriche-
Hongrie, le prince Franz Ferdinand.

• Le 28 Juillet 1914, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Le président français Raymond


Poincaré assure son soutien à la Russie. La GB va essayer de calmer le jeu diplomatiquement.
• Le 1er Août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie, puis à la France le 3 Août.
• Les US déclare la guerre à l’Allemagne le 4 Août.
• Le 23 Août, le Japon déclare la guerre à l’Allemagne.
• Dès le 3 Août, l’Allemagne envahit la Belgique en une journée, afin de dissuader la GB d’entrée en
guerre : mais ça a l’effet contraire.
• De la même manière, les troupes allemandes envahissent très vite le Nord de la France, et on va
alors commencer une guerre de tranchée.

Cette guerre va être la première guerre industrielle.

• 20/01 :

‣ Désormais, ce ne sont plus les aristocrates, possédant les terres, qui vont diriger la société, mais
les bourgeois, qui détiennent la richesse et les moyens de production (enfin, ils dominent moins).

De plus, les dirigeants des grandes puissances étaient plutôt cons, et on essayait de les remplacer.
(Russie, GB...)

‣ Les généraux considéraient leurs troupes comme du bétail, puisqu’elles étaient généralement
composées de paysans, et donc qu’on les sacrifiait à la pelle pour gagner quelques mètres de terrain,
rapidement perdus.

Les US vont estimer qu’il y a eu 8,5M de tués sur les champs de batailles et 21M de blessés ;
on avait donc moins d’une chance sur deux de revenir vivant de la guerre.

A. La remise en cause des mécanismes de la croissance économique

‣ L’économie des 19 et 20eme siècle repose essentiellement sur le crédit, pour financer des
investissements (donc à long terme) ou pour alimenter la trésorerie (dépenses à court terme).

Avant même le début de la guerre, ce crédit va être très fortement perturbé, à cause des
tensions montantes et des menaces de guerre, surtout durant le mois de Juillet. Les épargnants
retirent donc leur dépôt car ils sentent que ça va péter ; de même les actionnaires revendent leurs
titres pour récupérer de la liquidité.
On observe donc une raréfaction du crédit, aboutissant à une hausse des taux d’intérêt.

‣ Les entreprises sont donc en grande difficulté financière puisque les banques ne veulent plus leur
prêter d’argent et que les actions ne se vendent plus : les cours boursiers s’écroulent partout.
Un certain nombre de gouvernement ferment donc la bourse (France, US, GB, Autriche), soit durant
quelques jours, soit plusieurs semaines. En Allemagne, la bourse n’est pas fermée, mais le prix des
actions est fixé autoritairement.

Toujours durant le mois de Juillet, les Etats prononcent un certain nombre de moratoires, qui
repoussent l’échéance des remboursements des dettes.
‣ Dès la déclaration de guerre, le 3 août, les transports intérieurs sont perturbés, puisque les
moyens de transports sont réquisitionnés pour amener les soldats à la frontière, ou pour ramener le
matériel.
En France, on interdit totalement le transport civil durant 2 semaines, à compter du 3 août.
(On retrouve la même situation dans la plupart des pays.)

De plus, ce ne sont pas les plus grandes routes qui vont être utilisées, puisque les routes allant vers
l’Est sont plutôt de petites tailles.

Les US devront également aménager leurs routes pour acheminer du matériel vers les ports, puis vers
l’Europe. Ils amèneront par la suite des soldats, dès 1917.

‣ Les échanges internationaux s’effondrent dès la déclaration de guerre. Toutefois, cet effondrement
est passager, puisque les échanges redémarrent quelques jours après le début de la guerre, mais
sous une forme très différente :
- Avant-guerre, l’Europe importait essentiellement des matières premières (ex : coton d’Inde) et
exportaient des produits manufacturés.
- Pendant la guerre, l’Europe exporte très peu et importe beaucoup de matières premières et produits
manufacturés, essentiellement depuis les US.

En revanche, l’Allemagne est dans une situation bien plus compliquée, puisqu’elle est isolée en
Europe, d’autant plus que la GB effectue un blocus maritime sur les importations allemandes.
L’All. va donc devoir s’approvisionner auprès des pays neutres (Amériques du Sud par exemple), mais
les transports maritimes devenant de plus en plus dangereux vont devenir également de plus en plus
coûteux.

‣ A côte de cela, on va voir se développer les sous-marins, qui vont commencer à couler l’ensemble
des bateaux ennemis. Le coût de l’assurance des bateaux augmente donc fortement, jusqu’à ce que
les assurances privées refusent de prendre en compte les risques : c’est donc l’Etat qui va exporter
lui-même les matériaux.

Le problème de l’Etat est alors qu’il doit exporter autant qu’il importe, pour combler le déficit
commercial. Les Etats en guerre vont donc devoir emprunter auprès de ceux qui ne le sont pas, et
vont être fortement endettés.

‣ Pendant ce temps, l’armée ayant tellement réquisitionner de soldats parmi les paysans, il n’y en a
plus assez pour récolter la production. De même, certains secteurs industriels deviennent inactifs par
manque de MO.

Aux US, en 1914, une grande partie de la production de coton brut ne va pas pouvoir être vendue aux
entreprises européennes puisque 90% des industries de textile britanniques vont fermer. Cela
provoque donc une crise chez les producteurs de coton US.

On assiste alors à un chômage de masse, parallèlement à un manque de MO ; cela semble


paradoxal mais tout dépendait des domaines d’activité.

On va alors trouver la MO manquante parmi les femmes, qui vont alors se libéraliser.

‣ Les capacités de production, qui étaient déjà défavorables à la France, vont encore empirer :
l’Allemagne possède désormais 10 fois les capacités françaises.

B. Le financement de la guerre

‣ Les Etats européens en guerre rencontre un double problème :


- Ils doivent procéder à des dépenses bien plus importantes ;
- Ils ne peuvent plus prélever d’impôts puisque beaucoup d’industries sont fermées ;
En plus de devoir gérer ses dépenses internes, l’Etat doit également équilibrer ses dépenses externes.

‣ L’impôt sur le revenu avait été voté juste avant la guerre, mais ne sera appliqué qu’à partir de
1916, puis sera repris dans les autres pays.
Pour combler le déficit, certains gouvernement vont choisi d’augmenter la fiscalité (c’est le cas de la
GB) et d’autres vont choisi d’emprunter (c’est le cas de la France).

• Le budget du gouvernement britannique passe de 362Millions de £ en 1914 à 2,5Milliards de £ en


1918.
• En France, on passe de 8,9Milliards de F à 55Milliards de F.

• En GB, 30% des dépenses vont être financés par l’impôt, et en France, 16%.
• En France, on va assez peu utiliser l’impôt sur le revenu, mais on va beaucoup user des taxes
indirects (sur le tabac, sur l’alcool) qui représentent 85% du total des impôts.

‣ Les pays alliés en guerre vont emprunter auprès des banques américaines privées ; en effet, ils ne
peuvent pas emprunter directement aux US, puisqu’ils ne sont pas en guerre, et le serait si elles
prêtaient de l’argent.

Mais les US vont entrer en guerre en Avril 1917, et vont alors voter le Liberty Loan Act, qui leur
permet de prêter directement de l’argent aux pays alliés.
‣ Le troisième moyen de financement est la création de monnaie : la masse monétaire augmente très
fortement durant la guerre.

-> Entre 1914 et 1918, les prix sont multipliés par 1,9 aux US ; par 2,2 en All ; par 2,3 en GB ; 3,4 en
France.

C. La gestion publique de l’effort de guerre

La gestion des firmes continue à être motivée par le profit, mais simultanément, les contraintes
financières disparaissent, ou sont au moins très relâchées.

L’effort de guerre se heurte à la limitation des ressources :


En période de guerre, les entreprises n’ont aucun problème de débouchés, puisque tout ce
qu’elles produisent est acheté pour l’Etat ; en revanche, leur problème principal devient
l’approvisionnement en ressources.
C’est donc une situation inverse à celle d’avant-guerre.

Dès le 1er août 1914, le gouvernement supprime les droits de douanes sur les importations, afin de
rassembler le maximum de ressources extérieures. De même, l’Etat va progressivement limiter, voire
interdire certaines exportations.

‣ Le financement de l’Etat va se concentrer sur les secteurs de l’armement, de la sidérurgie et du


transport. L’investissement des banques va également être privilégié dans ces secteurs, au dépit des
autres secteurs.

1. Caractéristiques nationales

En Allemagne, l’Etat va organiser la production de manière très militaire, hiérarchique.


L’Etat va donner des missions aux chefs des grandes entreprises, ce qui aboutit à une
certaine convergence entre les intérêts de l’Etat et des industriels.

• 25/01 :

‣ Walter Ragno (fondateur de AES) va être chargé de répartir les matières premières entre les
différentes entreprises.
De plus, durant la guerre, on va favoriser les cartels, qui sont interdits habituellement. Cela est
surtout vrai en Allemagne. Ces cartels sont des regroupements d’entreprises aboutissant à
des accords, afin de fixer les prix comme ils l’entendent, sans devoir s’adapter au marché. Il n’y a
donc plus de concurrence à cette époque.

‣ Durant la guerre, les entreprises cherchent uniquement des matières premières et plus les clients :
l’Etat est leur seul client. C’est d’ailleurs lui qui va fixer le prix et les profits maximums.

‣ En France, les industries sont beaucoup moins concentrées dans chaque secteur.

‣ L’Etat est également amené à intervenir dans les besoins de l’armée, qui sont nettement plus
élevés que prévus (ils se dépensent beaucoup donc consomment beaucoup).
Toutefois, l’Etat ne gère pas tout directement : il donne des missions à certaines entreprises qui ont
chargés de produire tant de produits dans tel secteur. Pour cela, il accorde des crédits à ces
entreprises.

‣ A partir de 1915, l’Etat GB va également devenir interventionniste, ce qui était loin d’être le
cas avant (pas de mobilisation pour l’effort de guerre etc...).
Par exemple, on créé un ministère de munitions qui va créer des entreprises d’Etat charger de
produire de l’armement. L’Etat produit donc lui-même, sans passer par des entreprises tierces.
De même, le gouvernement interdit la grève et instaure l’arbitrage obligatoire : en cas de
conflit social entre patrons et salariés, c’est l’Etat qui arbitre.

‣ Les US entre en guerre durant la même période, en 1917, mais elle a quant à elle eu le temps de se
préparer, depuis plus d’un an par le biais de structures et de mobilisations. Cela est vrai pour les
transports et la production de matériel.
Ainsi, les transports ferroviaires qui étaient privés, sont rachetés par l’Etat.

Comme en Allemagne, on trouve donc aussi aux US un mélange de capitaux publics et privés,
avec l’Etat et le public.
Création du World Industry Board, une administration qui fixe le prix et les salaires, à la place
du marché.

‣ Toutes les économies sont confrontées aux mêmes problèmes, mais seuls les pays développés
arriveront à s’en sortir, avec tous les moyens dont ils disposent.
Durant la guerre, les économies passent à des économies de pénuries ; on a toujours besoin de
tout, la demande est infinie. On ne trouvera donc jamais de prix d’équilibre.

‣ L’Etat, en plus de donner des missions aux grandes entreprises, leur donne beaucoup de pouvoir.
Toutefois, l’Etat contrôle tout de même ce qui se passe en amont ET en aval des entreprises. Elles ne
peuvent pas donc agir librement.

‣ Durant la guerre, les transports vont êtres saturés ; l’Etat va donc être obligé de planifier les
transports et en prendre le contrôle. On va même aller encore plus loin en 1917 en créant le Conseil
Interalliés des Transports.

‣ Parallèlement à tout ça, les pays neutres, mêmes s’ils ne sont pas en guerre, doivent également
organiser leur production et leur économie, puisqu’ils sont fortement touchés, même sans participer à
la guerre. Tous les pays vont donc devoir entrer dans une économie de troc.

-> Tous les pays à part les US se retrouvent en fort déficit commercial.

‣ A partir du moment où l’Etat commence à contrôler les entreprises privées, cela va créer un
déséquilibre. On passe à une production administrée. La guerre va favoriser la concentration, celle-ci
ce déroule en deux phases :
• Croissance interne grâce aux financements de l’Etat pendant la guerre. Ceci renforce la
concentration car la taille des entreprises augmente.
• Les entreprises qui font des bénéfices vont s’en servir pour acheter les petites entreprises de leur
secteur ce qui est un accroissement externe.

Exemple avec Ford : Capital passe de 2 millions en 1914 à 100 millions en 1918.

‣ Pour limiter l’inflation l’Etat va être obligé de limiter les prix mais aussi les profits.
L’Etat fait également ceci pour rassurer l’opinion publique qui est contre les « profiteurs de
guerre », d’où l’impôt sur les bénéfices de guerre.

L’Etat va également limiter la progression des salaires, supprimer les droits de grève. Il est important
de noter que lors de l’effort de guerre la majorité des syndicats renoncent à leurs revendications
sociales.
La modération des syndicats ne fait toute fois pas disparaitre totalement les mouvements sociaux,
grèves sauvages. En 1917, il y a un raz-le-bol général de la population sur les questions sociales.

Pour exemple, en France :

1916  314 grèves, 41000 grévistes.


1917  696 grèves, 280000 grévistes.

De même pour la grande Bretagne :

1916  397000 jours de travail perdus. (1 ouvrier en grève = 1 jour de travail)


1917  3000000 jours de travail perdus.

‣ Ces mouvements sociaux deviennent très problématiques car ils bloquent le système productif.
L’Etat en cette période va alors devenir encore plus autoritaire, mais aussi plus conciliant pour les
problèmes sociaux.

• Fixation des prix par l’Etat.


• Arbitrage de l’Etat obligatoire
• USA : National War Labour Board, qui gère les tensions sociales

Tout ceci étant très favorable pour les salariés.


Dans le domaine de l’agriculture, les Etats hésite entre « être interventionniste » et le « laisser faire ».

‣ En France, au début de la guerre, l’armée se permet d’acheter la viande à des prix plus élevés que
le marché. Cependant, elle va vite se rendre compte que la guerre ne sera pas aussi courte que
prévu, l’armée inverse donc la tendance en achetant la viande à des prix inférieurs au marché.

‣ Le prix du blé sur le marché est extrêmement important car il est à la base de beaucoup de produit
de base tel que le pain.
Le prix du blé va donc être fixé par l’Etat dans le but que les prix n’augmentent pas, cependant cela a
l’effet inverse car les producteurs de blé abandonnent cette production vers d’autres céréales
pouvant permettre plus de profit.
La production de blé diminuant, sont prix augmente. Pour cela les Etats répondent en fixant les prix
des autres céréales.

‣ En Grande Bretagne, on va utiliser une autre méthode celui des « prix garantis ». Fixant des prix
élevés et en garantissant à tous les producteurs que toute la production sera achetée par l’Etat. Ce
système se trouve être très favorable pour la productivité (système à nouveau utilisé en 1962 :
« politique agricole commune »)

‣ Dans tous les pays, l’Etat va aussi instaurer le rationnement des produits pour éviter que les prix
s’envolent. De plus, le rationnement est important d’autant plus que le pays est développé. Entre
autre, en Angleterre et en Allemagne le rationnement est plus important qu’en France, car
l’agriculture de cette dernière y est restée très développée. Cependant le rationnement alimentaire
n’apparaitra qu’à partir de 1918.
❖ En conclusion, l’économie de guerre se résume à une imbrication de l’Etat et des entreprises
privées qui ne se définie plus comme une économie de marché.

La guerre se termine le 11 novembre 1918, il va falloir donc réorganiser totalement l’économie.

• Plus l’agriculture est importante, plus il est facile d’approvisionner la population ; en France, comme
on a des agricultures très importantes, on rationnera beaucoup moins que dans les autres pays.
• Par exemple, en GB, en plus de rationner la nourriture, on rationne l‘électricité en la coupant une
nuit sur deux.
• Ces rationnements ne se feront qu’à partir de 1918.

I. Le poids économique de la paix

A. La période de la reconversion

L’Allemagne capitule sans condition le 11 Novembre 1918.


A partir de là, tous les pays vont connaître de grosses difficultés ; les vainqueurs en auront beaucoup
moins et resteront optimistes alors que les vaincus auront énormément de mal à se relever.

De plus, les situations seront différentes entre les pays qui ont connu la guerre sur leur territoire, et
ceux qui n’ont fait qu’y participer, à l’étranger.

1.1.1. Les bouleversements de la guerre de l’Europe.

Le 24 et 25 Octobre 1917 dans le calendrier russe, càd les 6 et 7 Novembre dans le calendrier
occidental, la Russie connaît une révolution, qui va bouleverser l’équilibre européen.

En effet, les bolchéviques vont libérer les autres nationalités, comme l’Ukraine.
De plus, les révolutionnaires vont considérer que la guerre actuelle n’est pas la leur mais celle des
capitalistes, et ils vont donc signer la paix sans condition avec l’Allemagne ; c’est le traité de
Breslinov.
Dans cette période, la Russie perd donc l’équivalent de 1,5 fois la France, ainsi que 28 millions
d’habitants.

• 27/01 :

L’empire autrichien est très fragile car il est composé de nombreux pays pas forcément très potes. Il
finira d’ailleurs par se séparer lorsque les pays retrouveront leur indépendance, vers 1919.

...

Lors de cette GM, les Etats perdent une grande partie de leur population active (de 5,5% en GB à 40%
en Serbie, en passant par 10,5% pour la France).

Au sein de cette PA, ce sont surtout des paysans qui seront touchés, mais également l’élite
économique, car les jeunes diplômés étaient souvent mis en première ligne sur le front.

De plus, cette guerre a produit beaucoup d’invalides durables ; mais également beaucoup de veuves
et d’orphelins.
Toutes ces personnes vont alors recevoir une indemnité, une pension par l’Etat : ils sont environ 2,4
millions après la guerre.

La guerre crée un grand déséquilibre dans les naissances ; les tués n’ont pas pu faire des enfants, les
divorces ont été nombreux en rentrant de la guerre, etc...

2. Bilan économique pour l’Allemagne


Le traité de Versailles, signé après la guerre, désigne l’Allemagne comme seule responsable de la
guerre, elle doit donc payer des réparations aux vainqueurs, surtout à la France.

En plus de payer en or, l’Allemagne doit payer en nature : elle doit par exemple donner tous ses
navires marchands aux alliés ; elle doit également livrer de nombreuses locomotives et wagons ; de
même elle doit donner tous ses droits sur es brevets industriels.

Keynes va publier un ouvrage en 1920 « Les Conséquences économiques de la paix », dans


lequel il va dénoncer les trop grandes exigences qu’a la France envers l’Allemagne, qui désire
vraiment l’étouffer. Il explique qu’on risque ainsi de créer une nouvelle guerre dans les 20 ans - il aura
raison puisque cela a lieu 19 ans après.

3. Bilan économique pour la France

Durant la guerre, la France a subit beaucoup de dommages sur son territoire ; on a par exemple noyer
toutes les grandes mines de charbon, ce qui lui causera beaucoup de tort. En revanche, l’Allemagne a
été moins touchée sur son sol.

Certains secteurs ont profité de la guerre (sidérurgie, mécanique...) puisqu’ils y étaient prioritaires ;
en revanche, les autres, bien qu’ils étaient parfois fort développés, se retrouvent en retard.

4. L’affirmation de nouvelles puissances

‣ Les US, que l’on avait négligé en Europe, vont totalement s’affirmer et vont fortement se
développer en finançant la guerre en Europe ; tous leurs secteurs économiques se sont ainsi
développés.

Par exemple, la capacité de la marine US est multipliée par 4, elle devient donc comparable à celle de
la GB.

‣ NY va devenir la capitale boursière, au détriment de Londres.


De même, le dollar va alors devenir une véritable monnaie internationale, ce qui donne aux US
une réelle 1ère place financière.

‣ La dette colossale que la Russie avait accumulé auprès de la France va être annulée, car la Russie
décide qu’elle n’a pas à rembourser la dette accumulée par l’Empire.

‣ Les US vont profiter de tous l’argent qu’ils se font pour investir dans tous les pays d’Amérique,
comme le Canada et compagnie. Les US domine alors complètement l’Amérique.

Les US vont développer leur marine et donc leurs transports internationaux.

‣ Les Japonais, quant à eux, vont remplacer la GB dans le commerce asiatique, surtout en Inde et en
Chine.

B. La contestation sociale de l’après-guerre

1. Chez les vainqueurs

‣ Certains pays qui étaient assez ruraux, comme la France, sont en faveur du retour à l’ancien
système, mais le mouvement dominant est tout de même à la modernisation.

‣ Les mouvements sociaux vont prendre de plus en plus d’importants, avec les grèves massives qui
avaient commencé durant la guerre. A chaque fois on demande des hausses de salaires et des
aménagements du temps de travail.

Après-guerre, les syndicats vont surtout défendre 2 points :


- Généraliser la journée de 8h de travail
- La nationalisation de certains secteurs (chemins de fer, mines de charbon)

On observe cela un peu partout.

‣ La GB est le premier pays qui met en place un système d’assurance chômage.

2. Chez les vaincus

‣ En Allemagne, on assiste en revanche à de véritables mutineries, qui vont bien plus loin que des
grèves. On voit se former des Conseils ouvriers, des Conseils de soldats ou des Conseils paysans, qui
vont se charger d’organiser le travail dans leur secteur ou entreprise.
Cela s’inspire fortement de ce qu’il se passe en Russie. On crée alors le PCA ; Parti Communiste
Allemand.

A partir de Mars 1919, le gouvernement va reprendre le pouvoir, avec une répression assez brutale,
mais en accordant quelques concessions.
Les conseils, anciennement révolutionnaires, qui avaient été crées vont se transformer en conseil
économique qui sont intégrer au fonctionnement normal des entreprises.

La journée de 8h est également reconnue.

• 27/01 :

C. Les séquelles financières de la guerre

1. L’inflation d’après-guerre

‣ Les monnaies de l’après-guerre ont tendance à toutes se déprécier, sauf le dollar. En effet, les
monnaies ne se déprécient qu’au profit d’une autre.

Les monnaies perdent de leur valeur car on importe plus que l’on exporte, et donc on reçoit plus de
monnaie dollar que de monnaies européenne.

On va essayer de restaurer la parité or, afin de stabiliser la monnaie et donc de favoriser le


commerce.

Les périodes de guerre et d’après-guerre sont des périodes de forte inflation. Mais on ne s’était jamais
intéressé à ce phénomène et donc on ne sait pas vraiment ses origines ni la façon d’y remédier :

- On ne peut pas prélever d’impôts, car les habitants et entreprises ne peuvent plus les payer.
- On ne peut pas non plus imprimer des billets, puisque c’est ce qui a en partie aboutit à l’inflation.
- On peut en revanche emprunter, mais l’on est déjà énormément endetté.

-> On a beaucoup de monnaie pour acheter, mais rien à acheter car on est dans une économie de
pénurie.

La dette de l’époque est très importante, par exemple, en France :


✓ En 1913, la dette de l’Etat était de 75% du PNB.
✓ En 1918, elle représente 400% du PNB.

Plus la dette est lourde, plus il y a intérêt à verser, ce qui pèse d’autant plus sur les contribuables.

‣ Durant la guerre, on a favorisé les dettes à CT, afin de verser moins d’intérêt : au lieu d’emprunter
pour 10 ans, on emprunte pour quelques mois puis on emprunte de nouveau.
Les Etats risque donc de s’effondrer, s’ils ne peuvent pas rembourser ces dettes constantes.
Toutefois, l’Etat est censé lutter contre l’inflation, mais cette même inflation l’aide à
rembourser sa dette ; il rembourse autant, mais cette monnaie a une bien plus faible valeur.

‣ Les dépenses publiques en 1922 représente 36% du PIB. Aujourd’hui, cela représente 50%.
Toutefois, à l’époque, le déficit budgétaire (écart entre dépenses publiques et impôts+taxes) était
colossal, de l’ordre de 10% du PIB.

• La dette intérieure peut se rembourser facilement, en imprimant de nouveaux billets ;


bien que l’on assiste à une forte inflation par la suite, la dette est tout de même
remboursée.
• La dette extérieure est bien plus difficile à rembourser : les US ne veulent pas du franc,
qui ne fait que se déprécier et ne vaut plus rien, mais on ne possède pas de dollars
puisque l’on n’exporte quasiment rien !

C’est pourquoi la France exige le maximum de l’Allemagne afin de se sortir de cette crise.

2. Les réparations

‣ Toutefois, pour que l’Allemagne rembourse les dégâts, il faut pouvoir les évaluer ; cela donne donc
naissance à un débat :
✓ Les GB considère qu’il faut payer 40 milliards de marks or.
✓ Les Français (présidée par Raymond Poincaré), eux, considèrent qu’il faut 188 milliards de marks
or.

On arrive finalement à un accord, situé à 132 milliards de marks or.


A titre de comparaison, les réparations que la France avait dû payer envers l’Allemagne étaient 30
fois moins élevées.
Cela représente également 3 années de PNB d’avant-guerre.
Il faudrait que l’Allemagne verse ses excédents commerciaux (= ses recettes d’exportations) durant 2
siècles.

-> Les Français compte donc énormément sur ces remboursements, effectués en or, qui seront donc
chargées de reconstituer le stock d’or français et apprécieront donc la monnaie franc.
Chapitre 2 : Les années folles et la nouvelle donne
économique
Cette décennie constitue une période de prospérité artificielle ; on donne une apparence de
prospérité mais elle est très fragile et donc pas vraiment réelle.

Les déséquilibres monétaires des années 20

A. La crise de 1920-1921

1. Le boom de l’immédiat après-guerre

‣ On assiste à une reprise très rapide de l’économie à la suite de la guerre, un « boom ».


Dans les mois qui suivent la guerre, on est en pleine économie de pénurie ; on doit restructurer et
convertir toutes les industries.
Tous les pays d’Europe sont touchés par cette pénurie, mais ce sont les pays vaincus qui sont les plus
touchés.

‣ La France et l’Allemagne sont les plus touchées par le chômage, puisque tous les militaires sont
remis dans le civil et n’ont donc pas de travail.
En revanche, en GB, les usines sont en état de fonctionnement donc les soldats vont s’y engager :
l’activité reprend très vite. Il en va de même aux US.

Cette reprise y est favorisée par deux types de facteurs :


• Les spontanés (investissement, consommation, reconstitution de stocks) :
• Les volontaristes : les gouvernements maintiennent un très haut niveau de dépenses publiques,
ce qui correspondait à l’effort de guerre ; de plus, le commerce international repart rapidement car
les pays développés vont acheter des matières premières dans les pays moins développés, et ces
pays développés vont alors acheter des produits occidentaux.

‣ Les consommateurs savent qu’à cause de l’inflation, les prix risquent de fortement augmenter dans
les mois/années à suivre : ils vont acheter tant que possible immédiatement. Toutefois, si tout le
monde agit ainsi, on va forcer la demande et les prix vont donc augmenter : on provoque alors soi-
même ce que l’on ne désirait pas voir.
En revanche, l’inflation ne gêne pas les entreprises puisqu’elles savent qu’elles pourront toujours
vendre plus chers leurs produits.

(Exemple actuel - L’inflation peut être déguisée ; parfois les entreprises ne veulent pas augmenter les
prix des biens, ni leur nombre d’employés : les clients doivent alors attendre bien plus longtemps,
même si le prix reste constant)

‣ L’inflation a tendance à pénaliser les échanges internationaux : si le même bien subit 15%
d’inflation aux US mais 75% en France, la France aura beaucoup de mal à exporter ce bien.
En revanche, cela pose un peu moins de problèmes en Europe, où l’inflation est très grande dans
plusieurs pays.

‣ De même, le dollar est de plus en plus important comparés aux monnaies européennes. Ainsi, de
nombreux Américains vont en profiter pour racheter des grandes entreprises européennes.

2. Les déséquilibres structurels des économies de l’après-guerre

Le gouvernement américain va être le premier à réagir à cette situation d’inflation. Les US vont donc
décider de mener une politique de stabilisation, de lutte contre l’inflation.
Durant l’année 1920, le gouvernement US décide de réduire très fortement les dépenses publiques,
et donc très fortement la demande globale, réduisant ainsi la pression sur les marchés.
Les US vont aussi mener une politique de limitations des crédits : on élève le taux d’intérêt.
Ces mesures vont alors créer des effets sur l’ensemble du monde et des économies. Les premiers
pays touchés sont les pays fournisseurs des US (Japon, Canada, Am. du Sud), puisque la demande a
baissé, et donc le besoin de matières premières aussi.
Les pays endettés auprès des banques US vont également subir les effets de ces mesures, puisque
les taux d’intérêt ont fortement augmenté.
Très vite, les partenaires des Européens vont être touchés, et donc les exportations US s’écroulent
totalement.

Toutefois, toute l’Europe ne va pas être touchée de la même façon : en effet, la France et l’Allemagne
ne sont pas très ouvertes vers l’extérieur puisqu’elles n’ont rien à exporter ; en revanche, la GB qui
était très liée aux US va en manger plein la face.

=> La décision US de freiner la demande se traduit alors par une récession de 1% du PNB.
=> En GB, cette récession monte jusqu’à 8%, ce qui est très violent.

B. La déflation britannique des années 20

1. Les motivations historiques de la politique déflationniste GB

La GB essaye de retrouver une parité or, tout comme les pays neutres (scandinaves ou Suisse). Cela
devient un réel objectif.

Le but est de redonner à Londres son rôle central dans la finance international, qui lui a été volé par
NYC.
C’est William Churchill qui va se charger de mener cette politique.

La livre doit pour cela s’apprécier par rapport au dollar, et donc également par rapport aux autres
monnaies européennes.
Pour cela, il faut soit :

• Exporter plus que l’on importe vers les US (on va donc demander plus de livres que l’on va prendre
de dollar). Pour aboutir à cette finalité, il faut devenir compétitif et donc faire baisser les prix en GB.
• Convaincre des US de placer sur les marchés financiers GB. Pour cela, il faut que le taux d’intérêt
soit plus élevé en GB qu’aux US pour attirer les capitaux.

Mais ces mesures vont avoir des conséquences très violentes, et vont être très critiquées par Keynes,
dans son ouvrage « Les conséquences économiques de Mr. Churchill ». Il explique que ces mesures
vont créer du chômage de masse : cela s’avèrera.

2. Les conséquences de la décision GB

‣ Il y a des pensions de guerre à verser ainsi que des assurances chômage et compagnie : on ne peut
donc pas baisser les dépenses publiques par les taxes.
La GB va alors mener une politique de déflation salariale, c’est-à-dire de baisse des salaires, afin de
baisser les prix des entreprises en diminuant leurs coûts.

‣ Les taux d’intérêts élevés vont attirer les investissements étrangers, mais parallèlement à cela, les
crédits sont fortement découragés.
Il y a donc moins de demande, car les gens ont moins de moyens, et on assiste donc à une baisse des
prix.

‣ Malgré la récession de 8% à laquelle cela a aboutit, ainsi que le nombre de chômeurs (au minimum
1 million), cette politique est un succès.
=> En Mai 1925, la livre retrouve son niveau d’avant-guerre, c’est-à-dire sa valeur en or, et redevient
(au moins en apparence), une monnaie forte.

‣ Toutefois, on s’aperçoit que l’on n’a atteint cet objectif que grâce aux taux d’intérêt, et donc aux
investissements US. Dès que les taux baisseront, les capitaux s’en iront et cela créera donc de forts
déséquilibres, en plus de ceux créer par le fort taux de chômage (7%).
L’autre aspect négatif est que le système productif britannique va perdre sa compétitivité :
puisque l’on a augmenté le taux d’intérêt, les entreprises n’ont pas pu emprunter pour s’améliorer, et
sont donc de plus en plus vieillissantes comparées à la concurrence européenne.

‣ Parallèlement à cela, la France, la Belgique et l’Allemagne ayant été détruite, on doit reconstruire
les entreprises, et on les construit évidemment à la pointe de la technologie, ce qui accentue le retard
GB.

Cette situation en GB va fortement inspirer Keynes dans la rédaction de sa Théorie Générale.


‣ De plus, ce retour à la parité or va aboutir à une surévaluation de la livre et donc à une très forte
hausse des produits britanniques sur le marché mondial, ce qui va fortement ralentir les exportations.

• 01/02 :

Dans les années 20, on n’est pas réellement en crise même si on connaît de grandes difficultés.

C. Les inflations allemande et française

1. Inflation en France et hyperinflation en Allemagne

‣ En Allemagne, on observe une hyperinflation, c’est-à-dire une période durant laquelle les prix
vont être multipliés par 100, 1000 ou même jusqu’à plus d’1 milliard !
✓ Par exemple, la hausse des prix est de l’ordre de : En Autriche, x14000, en Hongrie x23000, en
Pologne, x2,5 millions et en Allemagne, par 1000 milliards.

‣ Entre 1913 et 1926, les prix en France sont multipliés par 6. Cette inflation est donc bien plus
modérée mais continue sur la durée, durant de nombreuses années ; en Allemagne, en revanche, cela
n’a duré que quelques mois.

2. L’impact des réparations de guerre

‣ C’est en 1919 avec le traité de Versailles que l’on désigne Allemagne comme unique responsable,
mais ce n’est qu’en 1921 que le montant des réparations dû par l’Allemagne est annoncé.

L’Allemagne doit effectuer son premier versement en Août 1921, quelques semaines après la fixation
du montant ; l’All verse de l’or à la France, annuellement.

‣ Cela permet au Franc de s’apprécier, et donc de relancer le commerce international, puisque l’on
peut un minimum rivaliser avec le dollar.

‣ On assiste donc au phénomène inverse en Allemagne : le Mark se déprécie. Les produit achetés à
l’extérieur coûtent donc de plus en plus cher.
Toutefois, l’économie allemande se porte très bien au sens où la production a repris et les
constructions également ; de plus, la dépréciation de la monnaie n‘empêche pas d’importer des
produits.

‣ Le gouvernement allemand décide de ne pas verser le montant d’or prévu en 1922, car le premier
avait fortement aggravé l’inflation.
Raymond Poincaré considère que l’inflation est une fausse excuse et que l’Allemagne ne cherche qu’à
les provoquer.

‣ En Janvier 1923, les Français et les Belges décident d’occuper militairement le territoire allemand,
dans la vallée de la Ruhr.
Ils veulent alors se servir directement dans les ressources et productions, ce qui est d’autant plus
facile que l’Allemagne a été totalement démilitarisée.

Toutefois, ils vont être confrontés à une opposition passive : les industriels vont arrêter de produire.
Cependant, en plus de faire chier les Français, cela bloque l’économie allemande et la fait rentrer en
pénurie généralisée puisqu’une grande partie de la production est bloqué : les prix sont multipliés par
10 pendant 10 mois, ce qui fait donc 1000 milliards.

Du côté français, c’est un gros fiasco puisque les rares produits que l’on arrive à récupérer ne
suffisent pas à payer les frais utilisés pour déployer les troupes.
Côté allemand, c’est une grosse humiliation, qui donnera une base au mouvement nazi par la suite.

-> A partir de 1922, le Franc se déprécie de nouveau.

‣ Pour résorber un peu cette inflation, le gouvernement allemand décide, en Octobre 1923, de
remplacer l’ancienne monnaie qui était désormais désuète, le Reichmark, par une nouvelle monnaie :
le Rentenmark.

‣ Désormais, au lieu de baser la monnaie sur un fondement en or, on la garantit sur les actifs
industriels allemands.
Le gouvernement lance en même temps une politique de rééquilibrage, en limitant les dépenses
publiques et en limitant le crédit et la création de monnaie.

‣ Les US vont intervenir pour débloquer la situation tendue entre la Fr/Be et All. En 1924, le secrétaire
d’Etat, le général Dawes, va proposer un plan de sortie de crise : le plan Dawes.
-> Les US vont se porter garant de l’Allemagne pour les emprunts bancaires : ils vont leur prêter de
l’argent, pour qu’ils puissent rembourser la Fr/Be.
Les Français et les Belges acceptent ce plan et quitte la vallée de la Ruhr, après 2 ans de mobilisation.

‣ Le Rentenmark, grâce à cette entrée d’or, va s’apprécier de nouveau ; le gouvernement va profiter


de cette occasion pour réintroduire le Reichmark, et le rattache à son ancienne valeur en or d’avant-
guerre.
En conclusion, les All retrouve l’étalon or avant la GB, malgré tous ses efforts pour cela.

‣ Touts les dettes contractées en Reichmark avant-guerre disparaissent, tout du moins uniquement
les dettes intérieures.

=> Dawes reçoit le prix Nobel de la paix, car il a réussit à éviter, ou tout du moins à retarder
l’éclatement d’une nouvelle guerre. Les All. sont remontés à la surface, tandis que la fFrance peut de
nouveau recevoir ses paiements.

‣ C’est en Juin 28 que le Franc redevient convertible en or, mais à 1/5 de sa valeur d’avant-guerre,
contrairement à la GB et l’All qui ont rattachés leurs monnaies à leurs anciennes valeurs.

. La prospérité retrouvée ?

Cette prospérité dépend essentiellement de 2 types d’industries : les industries de bien


d’équipements (machines...) et celles des biens durables (automobiles, électroménagers).

A. L’hétérogénéité de la croissance

Entre 1913 et 1930, le parc automobile est multiplié par 7 en All et GB, par 12 en Fr et par 20 aux US.
De même, l’industrie automobile développe de nouvelles méthodes de production, bien plus
efficaces. Ces améliorations sont basées sur le Taylorisme (= méthodes d’organisation de la
production, Organisation Scientifique du Travail, qui consiste à séquences les tâches des ouvriers) et
sur le travail à la chaîne, basée sur le Fordisme.

Henry Ford décide de payer le double de ce que paye la concurrence (5$ le jour) ; cela a 2 objectifs :
- Faire accepter le travail à la chaîne, qui était très désagréable ;
- Donner du PA aux salariés pour qu’ils puissent absorber les produits de l’industrie.
Toutefois, Ford n’est pas généreux en doublant les salaires : le travail à la chaîne permet de doubler
les profits par 3 ou 4, donc il gagne plus que les concurrents.

Il y a des bouleversements très importants dans l’industrie puisque des secteurs sont en plein progrès
et d’autres en perte de vitesse.

‣ Tous les pays ne connaissent pas la même croissance. En première position viennent les US, le
Japon et les pays restés neutres durant la guerre.
La croissance que l’on observe dans les pays européens qui ont connu la guerre est en revanche
relativement faible.

‣ Les US, l’All, la France et lA GB réalisent 2/3 de la production mondiale.

‣ Avant 1913, dans les pays européens, le revenu / hab augmentait en moyenne de 1,3% / an.
Dans les années 20, il augmente en moyenne de 0,7%.

Cela s’explique par le ralentissement de l’exportation mondiale.

‣ L’économie US bénéficie de plusieurs avantages :


• Elle est très peu ouverte sur l’extérieur. Le dégré d’ouverte de l’économie américaine est très faible,
environ 5%. D°O = [(EXP+ IMP)/2] / PNB
(Aujourd’hui ce degré est de 10% pour les US ; pour la France c’est 25%.)

• Elle possède une demande intérieure très forte.

‣ Les US réalisent à eux seuls 42% de la production mondiale.

‣ On va généraliser le crédit à la consommation, pour permettre aux US d’acheter des produits


comme les voitures ou l’électroménager.
Avant, on ne connaissait que le crédit à la production.

On n’hésite pas à s’endetter pou consommer car on est persuadé d’être plus riches à l’avenir, en
faisant constamment des gains de productivité.

‣ Toutefois, la demande vient à baisser, et les producteurs qui s’étaient endettés pensant gagner
toujours plus, vont se retrouver en forte surproduction, et vont avoir beaucoup de mal à s’en sortir.
D’autant plus que les agricultures européennes ont repris, t que les habitudes alimentaires ont
changé, on consomme nettement moins de pain.

‣ Le prix des matières premières augmente moins vite que le prix des produits manufacturés, et donc
pour un certain nombre de pays qui ne sont pas encore développés et ne produisent pas eux-mêmes,
la situation est très difficile car ils ont de moins en moins de recettes d’exportation, alors que leurs
importations leur coûtent de plus en plus cher.

Qu’est ce que la spéculation ? c’est une personne qui joue sur les valeurs des marchés, il n'amène
aucune valeur sur le marché. Cette spéculation est entretenue par le fais que la population adule les
personnes qui deviennent riche très rapidement.

Au milieu des années 20, énormément de spéculateur joue sur les terrain de Floride. en quelque
semaine le prix double. Utilisation de l’effet de levier : mise initiale très faible, on peu gagner
beaucoup.

Bilan : Période marqué par de très fort déséquilibre, développement basé sur l’endettement, la
spéculation.
• 03/02 :

B. L’endettement international

1. Les flux de capitaux

‣ Avec la guerre, les mouvements de capitaux sont fortement modifiés.


Les Européens utilisent leurs réserves pour acheter des produits, principalement aux US ; mais ils
vont vite arriver à bout de ces réserves et vont alors fortement emprunter.

‣ Pendant la guerre, les flux de capitaux qui s’observent vont des US vers les Européens, au début ils
émanent des banques, mais à partir de 1917, ils viennent directement de l’Etat.

La France absorbe environ 1/3 des crédits US entre 1919 et 1921.

‣ Puis, à partir de 1924 et le plan Dawes permettant à l’Allemagne de rembourser ses dettes, c’est
elle qui va recevoir la majeure partie des crédits US.

L’Allemagne qui était un des prêteurs mondial devient en quelques années le pays le plus endetté
du monde. Il apparaît d’ailleurs clair que l’Allemagne ne pourra jamais rembourser ses dettes.

Toutes les Nations d’Europe centrale se sont également fortement endettés auprès des US, et auront
également du mal à rembourser leurs dettes colossales.
‣ Le monde des années 20 est caractérisé par un déséquilibre énorme : certains pays ont beaucoup
prêté et d’autres énormément emprunté.

‣ De plus, tous les pays ne se sont pas endettés pour le même motif :
- La majorité empruntait pour pouvoir importer des ressources ;
- Mais certains, comme la GB, empruntait pour apprécier leur monnaie.

‣ Parallèlement à cela, les pays européens continue d’exporter, notamment vers leurs colonies quand
ils en ont (Inde, Asie...).

‣ De même certains pays d’Am. du Sud sont également très endettés, comme c’est le cas de la
Bolivie, qui utilise 75% des impôts pour payer les intérêts de la dette. Cela laisse très peu d’argent
aux dépenses de l’Etat.
Puisque les impôts sortent du circuit économique interne, ils ne rapportent rien et appauvrissent
énormément : d’autant plus que cet argent était utilisé pour rembourser les intérêts, et non la dette
en elle-même.

‣ Toutefois, certaines entités agissent comme s’il n’y avait pas de situation économique
catastrophique ; les banques continue à prêter énormément, bien qu’il semble clair que toutes les
dettes ne pourront pas être remboursées. Il s’agit là d’un paradoxe micro / macro :
- Au niveau macro, les dettes sont trop colossales pour être remboursées ;
- Au niveau micro, la banque doit tout de même faire du profit et va tout de même prêter aux
clients, même douteux, puisque sinon elle sera sûre de ne rien gagner.

‣ Avant, c’étaient les banques GB qui assuraient majoritairement les transferts et elles avaient donc
énormément d’expérience dans le domaine.
Désormais, ce sont les US qui ont ce rôle mais ils sont un peu incompétents et réalisent donc parfois
des transferts inconsidérés et imprudents.

De plus, les flux de capitaux US sont également très irréguliers, alors que les Etats ont besoin de
financements réguliers. Cela s’explique par le fait que les banques essayent un minimum de réguler
leurs sorties, afin de ne pas faire que des prêts inconsidérés : c’est pourquoi elles essayent autant
que possible de bénéficier des garanties de l’Etat US quant aux remboursements ; toutefois, cela peut
demander du temps et ce n’est pas constamment accordé.
‣ La GB a investit énormément de capitaux à l’étranger à LT, mais ses ressources sont plutôt à CT,
tiré en grande partie des US. Or, leurs investissements arrivent de manière irrégulière comme dit plus
haut, ce qui met la GB dans une situation délicate.
En principe, il est interdit d’investir à LT quand on a que des ressources à CT, puisqu’il faut pouvoir les
récupérer rapidement en cas de problèmes ou de manque d’investissements.
Mais à l’époque on ne se préoccupe pas de ce genre de choses puisque l’on pense que les crédits
vont arriver en permanence, durant encore longtemps. Et cela sera vrai tant que la GB semblera
saine et stable ; mais en cas de renversement de situation, les crédits s’interrompront.

2. L’évolution monétaire mondiale

‣ Avant 1914, le système monétaire mondial était basé sur l’étalon or : toutes les monnaies
avaient une valeur fixe en or et donc, les unes par rapport aux autres. Ce système de change était
parfaitement fixe et s’exprimait à la fois au niveau extérieur (l’or jouait le rôle de monnaie
international) mais également intérieur (on pouvait échanger sa monnaie contre de l’or, à la Banque
Centrale).

‣ On pouvait imprimer des billets, mais on ne pouvait pas créer d’or ; on ne pouvait donc pas changer
la masse monétaire réelle.
Cela s’applique de la même manière pour l’Euro aujourd’hui, puisque c’est une monnaie européenne
et qu’on ne peut donc pas en imprimer à la demande.

‣ Après la guerre de 1914, l’inflation commence à se propager fortement. Cela n’était pas le cas
durant la guerre puisque les Etats s’arrangeaient pour bloquer les prix afin de ralentir l’inflation.
Il y a donc une hausse générale des prix dans les années 20, accompagné d’un gonflement de la
masse monétaire.

Dans les années 20, les gouvernements veulent retrouver la parité or, comme avant-guerre. Mais
quand on rétablit la monnaie à son ancienne parité dans un contexte d’inflation, cela se passe comme
si tous les biens avaient vu leur prix augmenter, sauf un : l’or.

‣ On peut considérer donc qu’en rétablissant la parité or d’avant-guerre, l’or devient sous-évalué. Et
cette sous-évaluation explique pourquoi l’or va disparaître des transactions : on rattache les
monnaies à l’or, mais on ne s’en sert plus pour les échanges.

-> Désormais on ne parle plus du système d’étalon or (Gold Standard) mais du système lingot
d’or (Gold Bullion Standard). Autrement dit, l’or ne sert plus que de réserve, restant dans les banques
puisque plus personne n’échange de monnaie contre de l’or.

‣ Certaines banques centrales vont alors commencer à stocker des dollars plutôt que de l’or : en
effet, le dollar est une monnaie très solide et l’or ne sert plus pour les échanges, cela ne sert donc
plus à grand-chose de le stocker.
On conservait un peu d’autres devises fortes, mais la majorité allait au dollar.

-> On parle alors d’étalon devise or (Gold Exchange Standard).

‣ Une banque centrale avec ses réserves (or + monnaie) peut alors agir sur la monnaie. En effet,
quand elle constate qu’une monnaie se déprécie, elle peut l’apprécier en offrant sa devise contre une
monnaie forte comme le dollar.
Les Chinois font beaucoup cela : ils offrent des Yuans contre des Dollars, ainsi le Yuans perd de sa
valeur et ils peuvent continuer à exporter beaucoup.

‣ La livre était poussée par la GB (forts taux d’intérêt etc.), pour qu’elle garde un certain niveau ;
toutefois, cela n’inspire pas confiance à tout le monde, qui craignent un effondrement de la livre.
Ainsi, en 1926-27, les banques centrales All et Fr qui détenaient des réserves en livres vont demander
à la GB de l’or en échange de leurs livres.
Mais les US vont permettre à la livre de se maintenir à son niveau d’avant-guerre en demandant des
livres, pour compenser celles rendues par la Fr et l’All.

Ainsi, la livre va être maintenue à son niveau d’étalon or durant toutes les années 20.
I. La crise de 1929

‣ Cette crise est perçue comme un événement majeur du développement du capitalisme. De plus,
elle va être un véritable choc, puisque l’on était jusqu’alors bercé par beaucoup d’illusions, comme
quoi tout allait continuer de se dérouler à peu près bien.

On craignait d’être arrivé à la fin du développement capitalisme, comme s’il n’y avait plus rien à
améliorer. Cette idée émanait d’abord de Marx, mais également de Ricardo.

‣ Avec 29, tout change et l’on passe à un système où la concurrence a un rôle nettement moins
important. On échappe très largement au fonctionnement des marchés.

‣ On a 2 types d’explications possibles :


- Certains économistes insistes sur le rôle des déséquilibres structurels de l’économie mondiale.
Toutes les dettes, liées à l’étalon or, aux réparations allemandes etc. provoqueraient la crise.
- D’autres économistes explique la crise proviendrait d’une insuffisance de débouchés. Quelques
entreprises ont réalisés de profits et des gains de productivité colossaux, mais il n’y aurait plus
assez de demande pour absorber cette production.

C’est notamment Keynes qui va développer la deuxième théorie.

A. L’amplitude mondiale de la dépression

1. La spécificité de la crise des années 30

‣ Contrairement aux crises du 19eme siècle, il est difficile de repérer le début de cette crise. On a
gardé la date du 24 Octobre 1929 comme début de la crise, puisque c’est ce jour que 16 millions
d’actions sont vendues à Wall Street. On appelle ce jour le Jeudi Noir.
C’est ce jour que se produit le krach boursier de Wall Street ; tout le monde vend mais personne
n’achète.

‣ Toutefois, même si ce Jeudi noir a marqué les esprits, il n’est pas pour autant le début de la crise,
puisqu’un certain nombre de signes montrent que la crise démarrait bien avant.
‣ On observe un ralentissement économique au niveau national, dès 1927, principalement aux US et
certains pays d’Europe.

• La production industrielle se contracte dès 1927 en Australie ou au Japon.


• Puis en Allemagne en 1928.
• Au printemps 1929, c’est au tour du Canada ou de l’Argentine.
• En France ou dans les pays scandinaves, puis dans le reste des pays, cela ne s’observera que vers
1930.

-> La crise arrive donc tout doucement, plus ou moins rapidement.

‣ La première manifestation de la crise, c’est l’effondrement des prix des produits primaires
(agricoles ou minerais). Ces produits primaires permettaient à 3/4 des pays de tirer des profits de
leurs exportations.
De ce point de vue, cette crise de 29 ressemble aux crises du 19eme siècle, qui étaient souvent des
crises agricoles.

Toutefois, cette crise, contrairement aux précédentes, prend une ampleur mondiale, touchant tous les
pays.
De plus, la durée de cette crise la rend toute particulière :
- Les crises du 19eme duraient rarement plus d’une année, puisqu’elles étaient majoritairement
agricoles/
- La crise de 29, elle, va durer une dizaine d’année. Mais l’on devrait plutôt parler d’une
succession de crises, se propageant de pays en pays, au travers des flux de capitaux ou du
commerce.
Cela va donc faire croire aux gouvernements que la crise vient de l’extérieur, ce qui va faire que
beaucoup d’entre eux vont se refermer.

‣ La phase de contraction est le temps qui sépare le point de retournement (d’entrée en récession)
à la reprise de l’activité (≠ fin de la crise). Cette phase de contraction dure environ 3,5 ans dans
l’économie mondiale, mais cela pouvait être plus long dans certains pays, comme c’est le cas en
France où elle a duré 5 ans.

‣ Pour la production industrielle mondiale, le délai de récupération (= phase de convalescence


entre la reprise et le retour au niveau de production initial) va durer environ 8 ans pour l’économie
mondiale.

‣ Le troisième point à souligner concerne l’amplitude de la crise. Par exemple, pour les US, la
production industrielle (qui représentait 42% de la production mondiale) chute de 44,7%.
Cela était environ pareil dans le reste des pays.

‣ La quatrième conséquence a été la très forte montée du chômage : 12,7 millions de chômeurs aux
US en 1933, soit environ 15% de chômage. On retrouve se taux dans de nombreux pays.

2. L’impact de la crise sur le commerce international

• 03/02 :

Peu après la crise, on observe des chutes dans les exportations de 40 à 50 % en volumes. C'est
d'abord le secteur agricole qui est touché car c'est un secteur peu élastique (offre), puis l'industrie.
Les prix agricoles s'effondrent et cela affecte les pays exportateurs de produits agricoles, ainsi que les
pays exportateurs de matières premières, sauf les pays qui exportent de l'or, dont le prix augmente
par rapport aux autres biens.

B. Crise américaine et dépression mondiale

1. Les facteurs structurels de l'économie américaine

‣ On distingue 3 facteurs principaux dans l’économie américaine :


• Le coup d'arrêt donné à l'immigration : en 1920, les Etats-Unis arrêtent leur politique
d'immigration.
Ce facteur peut expliquer la crise car l'immigration implique une demande, notamment en logement,
donc toute baisse de l'immigration entraîne un ralentissement de la demande.
Mais malgré l'arrêt de l'immigration en 1920, le secteur de la construction a continué à progresser
jusqu'en 1926.

• Le retour de la concurrence dans l’agriculture : La production agricole américaine est


confrontée à la reprise de l'agriculture des autres pays après la guerre. Il y a donc une baisse des prix.
Toutefois, le taux d'ouverture des Etats-Unis étant petit (5 %), les produits agricoles n'ont pas tant été
touchés par les bas prix des autres pays.
• Une mauvaise répartition de la richesse : L'économie américaine produit beaucoup de richesses
mais cette richesse se dirige vers une minorité qui détient le capital. La répartition n'est donc pas
équitable et le travail est moins bien rémunéré que le capital. Il y a un décalage entre les capacités
de production et la consommation potentielle.
Mais on constate que la consommation progresse aussi vite que le revenu disponible.

2. Le rôle de la spéculation

‣ La spéculation des années 1920 va à l'encontre de l'économie réelle : avant la crise de 1929, les
prix de gros diminuent mais le prix des actions à Wall Street augmente.
Les grandes banques prêtent de l'argent aux spéculateurs et sont donc entraînées dans ce
mouvement spéculatif.
A un moment donné, le nombre d'acheteurs potentiels diminue et on se rend compte du fait que les
cours sont beaucoup trop hauts et tout le monde revend, c'est le krach boursier (du 24 au 29
octobre 1929).

Les actifs financiers s'effondrent et cette baisse continuera jusqu'en 1933. Les détenteurs d'actions
vont vouloir s'en débarrasser et les convertir en liquidités, qui deviennent de plus en plus rares.
Or, les banques ont déjà perdu beaucoup d'argent, il y a donc une pénurie de monnaie. Les banques
vont donc restreindre le crédit en augmentant le taux d'intérêt.

En restreignant le crédit, la demande et l'investissement s'effondrent. Il y a donc 2 canaux de


transmission de la crise américaine :

- La demande de produits extérieurs et les importations baissent, ainsi que les exportations de
capitaux qui se réduisent également.
- De plus, les US mettent en place des mesures protectionnistes en relevant les tarifs douaniers
(on instaure les tarifs Hawley-Smoot).

‣ En France, on va limiter quantitativement les importations d'environ 3000 produits. L'augmentation


du coût du crédit engendre aussi la disparition de nombreuses entreprises.

3. La succession des crises financières

Elles vont toucher les pays les plus endettés.

‣ En Grande-Bretagne, en septembre 1931, le gouvernement met fin à la convertibilité de la Livre en


or du fait de la dégradation de la balance commerciale : en 3 mois, la livre perd 1/3 de sa valeur par
rapport au dollar.

A partir de cette décision, c'est tout le système mondial qui est touché et les banques centrales
française, belges etc. se débarrassent de leurs devises pour récupérer de l'or, ce qui accentue la crise
en précipitant l'effondrement du Dollar.

‣ Les gouvernements vont essayer de mener des politiques de déflation ; dans un premier temps,
l'Etat réduit ses dépenses et sa dette et assainit ses finances. Toutefois, la déflation salariale accentue
la baisse de la demande.

Face à cette crise mondiale, les pays vont se renfermer sur eux-mêmes en évitant un maximum de
dépenses. Chaque pays essaye de régler la crise à son niveau.
Chapitre 3 : Les nouvelles politiques économiques
• 08/02 :

Les démocraties face à la crise et à la guerre

Durant les années 30, les gouvernements vont se rendre compte que leur politique ne fonctionne pas.

A. La Grande-Bretagne

‣ Pour la GB, les années 30 sont particulières puisqu’elles sont meilleures que les années 20. Cela est
également valable pour le Japon.

Les GB vont abandonner très vite la parité or, ce qui va provoquer deux effets :
- La livre perd 30% de sa valeur entre Novembre et Décembre 31, ce qui permet de faire
beaucoup d’exportations ;
- Le gouvernement n‘est plus obligé de maintenir des taux d’intérêt élevés, ce qui va donc
favoriser l’investissement.

‣ A partir de 36, les dépenses d’armements vont fortement reprendre et vont créer une très grande
demande. En Effet, tout le monde sait qu’une nouvelle guerre se prépare.

‣ Les mesures qui sont prises sont plutôt orientées vers l’offre, comme le montre la baisse du tau
d’intérêt, qui favorise les entreprises.

B. Les Etats-Unis

‣ C’est un démocrate, Franklin D. Roosevelt, qui est élu en à la fin des années 32.
Dans un premier temps, sa politique était très pragmatique, et ne s’appuyait pas sur de vrais travaux
théoriques, mais à partir de 36, il va mener une politique plutôt Keynésienne bien qu’il ne connaisse
pas réellement ses travaux.
Vu par certains comme un communiste, il ne va pas inspirer confiance aux capitalistes qui retireront
leurs capitaux des US.

• Roosevelt va lancer le New Deal, qui consiste essentiellement à empêcher la chute des prix.

‣ Le secteur agricole va être le plus touché, car il est fortement inélastique : c’est ainsi qu’on crée le
Agricultural Adjutement Act.
Initialement, ce système était incitatif et donnait des primes aux producteurs pour qu’ils limitent leur
production ; toutefois, dès lors que le prix des céréales augmentait de nouveau, les producteurs
produisaient plus, c’est pourquoi le gouvernement dû être plus strict par la suite pour que ce décret
soit respecté.

‣ L’industrie américaine produit une grande partie du coton brut pour le fournir à la GB ; mais comme
la GB est en crise, cela se répercute sur les US.

C’est ainsi que le National Industrial Recovery Act (NIRA) voit le jour en 1933. C’est une mesure
visant à relever les prix industriels. Pour cela, on incite les entreprises à s’entendre pour réduire la
production, ce qui ressemble un peu à un cartel.
On va également réduire les horaires de travail et mettre en place un salaire minimum, pour créer un
besoin de MO.

‣ Pour embaucher une partie des chômeurs, l’Etat engage une politique de grands travaux, ce qui
fonctionne durant l’année 35 grâce à la reprise que cela suscite ; cependant dès la fin 1935, une
baisse apparait de nouveau.
Ce n’est ensuite qu’en 37 que l’économie retrouve un niveau correct. Toutefois, jusqu’à 1939, la
proportion du chômage reste importante.
La Cour Suprême va en 1935 rejeter le NIRA du fait qu’il considère que ses mesures sont contraires au
principe de concurrence. De nouvelles mesures plus incitatives vont alors être lancées.
• 10/02 :

‣ Les commandes de l’armée et les livraisons aux alliés exercent une très forte pression sur les
prix ; cela amène l’Etat a fortement intervenir et à fixer les prix pour un certain nombre de produits.

‣ La Guerre ne sera déclarée par les US qu’après l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais, le 8
Décembre 1942, attaque qui se traduit par environ 2500 morts.

L’Allemagne déclare la guerre aux US le 11 Décembre 1942.

‣ Aux US, on impose énormément les grandes entreprises, car on veut les forcer à produire
énormément : pour compenser les pertes engendrées par les impôts, ces entreprises doivent produire
encore plus.
Les plus gros revenus sont taxés jusqu’à 90%.

Aujourd’hui, on a plutôt tendance à appliquer une politique inverse ; si on taxe trop les riches, cela
risque de ne plus les inciter à travailler.

‣ Le gouvernement US pratique également une politique monétaire, avec un taux d’intérêt


quasiment nul, ce qui permet aux entreprises reconnues comme participant à l’effort de guerre de
se financer pratiquement gratuitement.

‣ On passe de 17% de chômage (environ 8 millions) à 1%, avec une forte mobilisation des femmes.

• 74 000 tonnes de bombes lâchée par l’All sur la GB.


• 1,36 millions de tonnes lâchées par les US sur l’All + Jap

C. La France

‣ Après la déclaration de guerre, il ne se passe rien pendant plusieurs mois : l’All n’est pas réellement
prête à faire la guerre, et la France non plus, on assiste donc à une guerre d’observation.

La première offensive va avoir lieu en Juin 1940 : l’armée française est vite en déroute, et la
France va capituler assez rapidement, le 25 Juin 1940, où l’armistice est signé entre la France et
l’Allemagne.

‣ C’est une situation particulière, car c’est un ancien général d’armée qui prend le pouvoir et décide
l'armistice. Il obtiendra tous les pouvoirs en Juillet 1940.

La France a signé un armistice avec l’Allemagne : elle n’est donc ni allié de l’All, ni allié de la GB/US -
en fait elle n’est plus réellement en guerre, mais obtiendra tout de même le statut de vainqueur de la
guerre.

II/ Les régimes totalitaires face à la crise et à la guerre

A. Les politiques de fuite en avant : autarcie et réarmement

1. L’Allemagne nazie

• 10/02 (suite) :

‣ Un nouveau plan lancé en 1936 par les Nazis, qui va donner la priorité à l’effort d’armement.
Les dépenses publiques s’identifient de plus en plus aux dépenses militaires.
Cette politique produit des effets très sensibles, puisqu’on passe de 6 millions de chômeurs à 400 000
!

‣ Le succès du nazisme est dû aux effets économiques qui étaient fortement positifs, ce
qui a apporté un soutien à ce mouvement de la part du peuple.
De plus, en accusant une minorité (à savoir les juifs allemands) d’être responsables du malheur de la
majorité, cela accentue le soutien.
‣ Le gouvernement allemand va créer le service du travail obligatoire, qui donne la possibilité de
réquisitionner de la MO dans certains secteurs, comme effort de guerre.

‣ 1350 banques en All en 1932 -> 520 en 1939

2. L’Italie

‣ Benito Mussolini (« Le Duce ») accède au pouvoir en 1922, à la suite d’une grande manifestation
organisée par les fascistes.

Le programme fasciste repose sur le corporatisme : on organise le système productif de manière


à éviter une trop forte concurrence, sans pour autour rentrer dans la socialisation des moyens de
production.

‣ Les impôts sur les entreprises sont baissés de manière à favoriser les investissements.
On va également lancer des politiques de grands travaux.

L’impôt sur le revenu se propage également, mais la politique menée ressemble globalement à celle
de la GB, c’est-à-dire une politique de déflation.

‣ Les Italiens retrouvent la parité or de leur monnaie en 1925. Mais contrairement à la livre GB, la lyre
italienne correspond à 1/3 de sa valeur d’avant-guerre.
Mais ce tiers est encore trop élevé, car la lyre se retrouve surévaluée, ce qui rend les exportations
difficiles.

‣ Sur le plan intérieur, les fascistes vont essayer de rentrer l’Italie moins dépendante. Mussolini lance
ainsi en 1925 la Bataille du Blé, qui a pour objectif de ne plus importer de blé de l’étranger, ce qui
représentait 50% du déficit italien.

En 1928, dans la même optique, on lance le Programme de bonification intégrale. On va


défricher des forêts et assécher des marais afin d’augmenter les terres exploitables.

‣ On va mettre en place un fort protectionnisme, de manière à empêcher les importations, car le


prix du blé importait était nécessairement moins élevé que celui du blé italien, mais cela empêchait
de relancer correctement l’économie.

‣ Un système de protection sociale va être mis en place à cette époque.


Entre autre, on abolit le divorce, car Mussolini voulait rester assez proche de l’Eglise.

‣ L’Italie touchait une partie de ses recettes du tourisme, ainsi que du trafic maritime. Toutefois, avec
la guerre, cela va fortement diminué.
De plus, beaucoup d’Italiens avaient migré vers les US et envoyaient donc une partie de leur revenu à
leur famille ; toutefois, avec la crise aux US, ces revenus diminuent.

‣ Entre 1929 et 1932, les exportations chutent de 60% et la production industrielle de 33%.

‣ L’IRI (= Institut pour la Reconstruction Industrielle) est un organisme financier public


ayant pour but d’amener des capitaux aux entreprises privées italiennes. Il émet des
obligations pour collecter de l’argent et achètent ensuite des actions aux autres entreprises, pour leur
permettre de recevoir un financement supplémentaire.
Le but de cette opération n’est pas de s’installer durablement dans cette situation mais au contraire
de revendre ces actions une fois la crise terminée ; ce n’est qu’un soutien financier.

Le problème est quel a crise va perdurer et que l’IRI va être amenée à acheter de plus en plus
d’actions des entreprises ; cela va donc s’apparenter à une nationalisation des entreprises, ce qui
n’était pas du tout le but initialement.

Un certain nombre d’entreprises vont ainsi passer sous le contrôle de l’Etat italien. Cela va également
favoriser la concentration industrielle et le rassemblement des grandes entreprises, comme c’est le
cas de Fiat, qui a absorbé tous les petits constructeurs.

‣ On va créer l’AGIP (= Agence Générale Italienne du Pétrole), équivalent de Total, qui est
chargée de prospecter sur le territoire italien où elle trouvera qu’elle gisement de gaz.

3. Le Japon

‣ C’est l’un des rares pays à connaître des années 30 favorables, sa population passe d’ailleurs de 56
à 70,5 millions entre 1929 et 1938.
De plus, ils abandonnent la parité or en 1931.

‣ Le PIB japonais augmente en moyenne de 2,4% annuel, entre 1919 et 1929.


Entre 29 et 38, il augmente en moyenne de 4,8% annuel, alors que le monde est en situation de crise.

Le PIB/hab est multiplié par 3 entre 1885 et 1935.

‣ La société japonaise est très inégalitaire : vers 1930, au Japon, les 15% des ménages les plus
riches détiennent plus de 50% du total du revenu. Il n’y a donc pas réellement de classe moyenne.

‣ En 1925, on introduit le suffrage universel au Japon, pour les hommes uniquement, comme c’est
le cas un peu partout.

‣ Le Japon entre dans l’ère Meiji, période durant laquelle il va passer d’un statut très protectionniste
à une grande ouverture sur le monde. Il va par là même commencer à quitter son fort statut
féodal.
Cette ouverture au monde extérieur sera d’ailleurs fortement aidée par la perte de 40% de sa valeur
par le Yen, ce qui sera bénéfique aux exportations.

‣ De plus, on va mener une politique de dépenses publiques pour pallier à la crise : cela aura
principalement lieu dans le secteur militaire et sera financé par la création de monnaie.

On va procéder à un transfert lors du développement, du secteur agricole vers le secteur industriel.

‣ En 1931, une loi impose la cartellisation des industries. Chaque secteur doit s’organiser pour
se partager les ressources et les marchés.
Cela est fortement favorisé par la structure du Japon, où les grandes entreprises sont possédées par
de très grandes banques, que l’on appelle les Zaïbatsu.

‣ Le Japon développe fortement ses colonies, dans l’alentour de ses archipels (comme la Corée).
Dans les années 30, le Japon va prendre le contrôle de la Chine. En 1931, les troupes japonaises
envahissent le Mandchourie.

• 22/02 :

B. L’effort de guerre et l‘effondrement

1. L’Allemagne.
‣ L’économie de guerre allemande dépend fortement de la production des pays vaincus, dont elle
taxe une partie des ressources.

De plus, la stratégie d’Hitler repose sur la Blitz Krieg (Guerre Eclair), qui n’est pas prévue pour durer
ni pour mobiliser toute l’économie à l’effort de guerre. Il attaque brutalement un pays et se retire par
la suite. Cela a bien fonctionné avec la France et l’Autriche.
Ceci est relativement important car en 1939, l’Allemagne ne produit pas plus d’armement que le
Royaume-Uni.

‣ En 1942, le ministre de l’économie, A. Speer va prendre en main l’économie de guerre. Hitler


pense que la population n’en sera pas affectée, il fait donc croitre la production industrielle ; entre
1942 et 1944, la production d’armement est multipliée par 3.

‣ Les Nazis comptent beaucoup sur les services du travail et sur les prisonniers de guerre. Mais
également sur les déportés dans les camps de concentrations, ainsi que sur les productions
extérieures des pays conquis.
Cela explique pourquoi la consommation intérieure reste très élevée.

‣ L’Allemagne rencontre de grandes difficultés devant la résistance soviétique en 41. Ce sont le


plus souvent les villes qui seront rasé par les bombardements et non pas les moyens de production.
Ce qui provoque une colère chez les Allemands. L’Allemagne atteint son maximum de production en
1944.
‣ L’Allemagne va innover tout au long de la guerre, notamment dans l’aéronautique et les
fusées : c’est en effet Allemagne que l’on trouve les premiers ingénieurs aérospatiaux. Par la suite,
les US et les soviétiques mettront la main sur ces ingénieurs.

2. L’Italie

‣ On assiste à un effondrement rapide de l’économie, bien qu’elle ait déjà été mobilisée avant
d’entrer en guerre puisque l’économie fasciste est une économie de guerre. Lorsque la guerre se
déclenche l’Italie n’est pas prête et sa production industrielle s’effondre.

‣ Mussolini, qui voit Hitler comme un Rival déclare la non-belligérance de l’Italie en 1939 puis
entre en guerre en Juin 1940, lorsque la France capitule.
L’Italie capitule par la suite en mars 1943 après avoir essuyé de nombreux échecs en Afrique ; le
mouvement fasciste se retrouve alors confronté à de nombreuses grèves.

‣ Le 25 Juillet 1943, le Grand Conseil fasciste va désavouer Mussolini et le destituer ; le


pouvoir est alors confié au Maréchal Badoflio qui entame immédiatement les négociations pour
déclarer l’armistice, qui sera signé le 21 Septembre 1943.

• Toutefois, les Allemands détiennent toujours une partie de l’Italie, dans laquelle Mussolini va être
restitué dans ce qu’ils appellent la république de Salo.
• En revanche, la partie de Badoflio s’allie avec les Alliés.

‣ En 1946, le Roi Viktor-Emmanuel abdique en faveur de son fils, mais un référendum est organisé
pour le maintien ou non de la monarchie : le référendum sera en faveur du non, et la république
sera donc proclamée.

3. Le Japon

‣ A partir de 1937, le Japon rentre dans une politique de guerre et se décide à envahir la Chine ; il
organise ainsi une véritable mobilisation de l’effort de guerre et des dépenses en armement. En 31,
elles représentaient 5% du PIB, en 37 cela passe à 20%.
Toutefois, on observe alors un déficit commercial se traduisant par un début d’inflation.
‣ Le gouvernement va organiser l’économie de guerre à partir d’un plan en 4 ans, et on suspend les
libertés publiques pendant l’été 1940. La société est organisée autour d’un parti politique
unique et d’un syndicat unique.

‣ Mais le Japon souffre de problèmes de coordination à la fois entre ses différents ministère, mais
également entre l’Etat et le Zaïbatsu, ces derniers préférant développer leurs propres intérêts plutôt
que ceux de la Nation.
De plus, le Japon n’est pas encore très industrialisé et reste assez rural - en 1940, seule 50% de la
population travaille en industrie -, ce qui rend la mobilisation de l’économie plus difficile, d’autant
plus que l’empire japonais est un ensemble d’archipels très étendu.

‣ Toutefois, malgré ces difficultés, le Japon va réussir à maintenir une production d’armement élevée
« grâce » à la pression faite par les bombardements Alliés ; mais à partir de 1945, le production
s’arrête par manque d’importations à cause du blocus US.

Les Japonais vont alors contacter les alliées afin de préparer un armistice, ce qui n’empêchera pas les
US de lancer deux bombes nucléaires sur Nagasaki e Hiroshima : on comprend aisément qu’elles
n’étaient pas nécessaires.
-> Le Japon capitule durant l’automne 1945.
I. La planification soviétique

‣ L'URSS est créée en 1922. Les dirigeants vont alors mettre en place un système économique
original se basant sur une planification de l’économie et une confiscation des moyens de
productions par l’Etat : ils sont alors possédés collectivement.

‣ Lors des 2 révolutions de 1917, le prolétariat est minoritaire dans la société :


• La première, en Mars, a été menée par Kerenski
• La seconde, en Octobre, a été menée par le leader du Parti Bolchévique, Vladimir Ilitch Oulianov
alias Lénine, qui met en place un système communiste, basé sur les travaux de Marx.

‣ A partir de 1921, les dirigeants russes vont décrire les Nouvelles Politiques Economiques (NEP)
qui revient vers le marché et à partir de 28, revient vers une société plus centralisée et de premier
plan.

On va alors lancer une planification sur 5 ans.

A. Du communisme à la planification.

1. Le Communisme de Guerre.

‣ En 1917, les bolchéviques vont signer l’armistice avec l’Allemagne : c’est le traité de Brest-
Litovsk. La Russie perd alors une grande partie de sont territoire.

Mais immédiatement après la guerre, les nations d’Europe Occidentale vont tenter de renverser le
gouvernement bolchévique, qui doit déjà supporter une guerre civile face aux Russes blancs (qui
soutiennent le Tsar) entretenus par des généraux.

Le pays connait de nombreuses attaques provenant de l’Angleterre, la France et du Japon. De plus, la


Russie est en guerre contre la Pologne car il existe un problème de frontières entre les deux.

Mais l’armée rouge, remise en place par Lénine, va repousser les attaques qu’elles soient interne
ou externe au pays.

‣ En novembre 1917, Lev Davidovitch Bronstein dit Trotski crée un décret qui interdit la
propriété privée des sols. On confisque les terres à l’aristocratie.
Ils décident ensuite de remettre les terres aux Soviets (Assemblée) locaux pour qu’ils redistribuent
des terres aux paysans.

‣ Toujours en novembre 1917, un autre décret est mis en place sur le contrôle ouvrier des
entreprises. Les entreprises sont dirigées par un Conseil Ouvrier. Mais tout le système bancaire et
financier est nationalisé.

‣ A partir de 1918, on lance la nationalisation des entreprises : dès 1920, toutes les entreprises
de plus de 10 salariés appartiennent à l’Etat.

‣ Mise en place de la Vesenkha qui gère l’économie, ainsi que des Glaukhis qui sont des organes
sectoriels dépendant de la Vesenkha. Cela tient d’une idée des Bolchéviques, qui souhaitaient gérer
l’économie Russe comme une seule grande entreprise.

Toutefois, cela fera apparaitre une pénurie dans un grand nombre de produits ; on assistera
également à l’apparition d’une inflation en 1919.
Les bolchéviques décident alors de supprimer la monnaie, tout simplement : Dès lors, le budget de
l’état est défini en nature et non plus en monnaie et les ouvriers quant à eux sont payés au ratio et en
nature. On proclame également la gratuité des logements, des transports et des services publics.

‣ Mais les relations avec l’extérieur sont difficiles, les bolchéviques vont donc réquisitionner la
production agricole. Les paysans vont alors réduire et même détruire leur production.
La production de céréales russe passe à 20% de celle de 1913 : cela provoque une famine.
‣ Malgré toutes ces difficultés, le pouvoir bolchévique résiste ; toutefois en 1921, suite à de
nombreuses manifestations - essentiellement suite à la rébellion des marins de Kronstadt - Lénine
comprend qu’ils font fausse route, et met en place une nouvelle politique économique (NEP).

2. La NEP

‣ C’est une politique qui dure de 1921 à 1928. La NEP est définie par Lénine comme un
capitalisme d’Etat : l’Etat détient toujours les moyens de production, mais on laisse les entreprises
décider de ce qu’elles font.

‣ La NEP est censée être une parenthèse de la collectivisation générale de l’économie,


mais elle est tout d’abord une politique agricole.
A partir de là, la vente et la location sont autorisées, et le commerce privé redevient légale. De plus,
on incite les paysans à se regrouper en coopératives, où tous les membres on les mêmes pouvoirs.

‣ Cette réintroduction du marché donne aux entreprises une autonomie de gestion.


Mais pour que cela fonctionne, il faut « re-monétiser » l’économie avec le Tchervonets : tous les
services gratuits redeviennent payants.

‣ La NEP est la première économie socialiste de marché. Elle produit très vite des résultats et la
production agricole ré-augmente.

✓ A partir de 1922-1923, on voit que les prix industriels augmentent rapidement, même plus
rapidement que les prix agricoles : c’est la crise des ciseaux.

✓ Entre 24-25, c’est une période prospère pour la NEP :

• D’un côté, on voit les paysans qui s’enrichissent en profitant de la hausse des prix et en constituant
de grandes propriétés agricoles : on appellera ces paysans les Koulaks.
• D’un autre, on observe la même chose en ville avec les commerçants : les Ibidem.

‣ Mais cette reprise qui est très favorable nécessite l’achat de biens d’équipements aux pays
développés ; toutefois, pour importer il faut exporter.
Or le secteur principal russe est l’agriculture, c’est pourquoi en 1926, les bolchéviques décident de
baisser de 20% le prix des céréales afin d’exporter.

Les paysans répondent par une baisse de leur production et refusent de vendre. En 1921, ils vont
créer le Gos Plan (≈ ministère de la planification) qui donne des objectifs et les ressources
nécessaire aux entreprises.

• 24/02 :

B. Les premiers plans Quinquennaux

1. Le débat autour de l’industrialisation.

‣ Tous les dirigeants sont d’accords sur le fait qu’il faut provoquer l’industrialisation du pays. Il
y a donc 2 tendances qui s’imposent :

• Tendance génétique : C’est une approche défendue par Boukharine qui considère que
l’industrialisation de l’URSS doit tenir compte des réalités existantes. La Russie étant agricole, cette
approche veut s’appuyer sur cette production en incitant les paysans.

• Tendance téléologique : L’autre tendance menée par Preobrajenska, ne tient pas compte de
l’existence et veut donc forcé la spécialisation, accélérer l’industrialisation. En accélérant la
collectivisation des terres, et prélever une épargne forcée. Cette Russie doit s’ouvrir pour
pouvoir acheter les machines car elle n’est pas capable de les produire. Il faut donc vendre les
produits a bas prix.
Le débat sera tranché par le successeur de Lénine : Iossif Vissarianovitch Dsougatchvili plus
connu sous le nom de Staline (= l’homme de fer). Celui-ci va accuser Trotski et Preobrajenska de
vouloir vendre la Russie aux autres pays.

‣ Staline mène également cette opération pour expulser Trotski de la Russie : ce dernier sera ensuite
assassiné par un stalinien au Mexique.

‣ Bien qu’il ait déclarer suivre la tendance génétique, après s’être débarrassé de Trotski, Staline va
retourner sa veste et appliquer sa politique ; il va renier la tendance génétique pour appliquer la
tendance téléologique. On va alors relancer le développement du pays atour d’une base centralisée.

B.La mise en œuvre des premiers plans quinquennaux

‣ Le premier plan quinquennal est adopté en 1929, et est relativement modéré dans un premier
temps, puisqu’il ne prévoit qu’une collectivisation partielle des terres.
Très vite, Staline est confronté à des difficultés d’approvisionnement : il va donc décider d’accélérer
brutalement la collectivisation, c’est-à-dire en se débarrassant des Koulaks - tout d’abord en tant que
classe, puis tout bonnement physiquement, puisque entre 1 et 5 millions de personnes vont alors être
déportées aux Goulags ou tuées.

-> Du coup, en 5 ans, il n’y a pratiquement plus de propriétés privées dans l’agriculture !

‣ On voit apparaitre les Soukhoz, qui sont des fermes gigantesques qui appartiennent à l’Etat,
et qui ne réalise que 10% de la production agricole totale ; en effet, elles sont de très grandes tailles
mais très peu nombreuses.

Ce qui va constituer l’essentiel de la production agricole ce sont les coopératives (n’appartenant


donc pas à l’Etat), appelées les Kolkhoz. Elles réalisent environ 90% de la production agricole et
sont composées de 10 paysans ou moins.

On rencontre également un troisième type de structure : les stations de machines et de


tracteurs.
C’est à travers ce moyens que l’Etat va contrôler les Kolkhoz : en effet, ces derniers ne possèdent
pas beaucoup de moyens matériels, et doivent donc le louer à ces structures. Toutefois, si ces Kolkhoz
ne respectent pas les objectifs de l’Etat, ils seront les derniers servis en tracteurs et matériel.

=> Ces mesures ont pour but de provoquer un grand bon en avant de l’économie soviétique. Les
experts du Goss Plan prévoit une croissant industriel de 23% par an.

‣ Le deuxième plan qui va être lancé en 1933 va essayer de rectifier un peu ces déséquilibres. Il va
en partie répondre à ce problème, mais ce n’est qu’en 1935 que le rationnement va être
interrompu.

• En 1928, à la fin de la NEP, la population active agricole représentait 85% de la population active
totale.
• En 1940, cette population ne représente plus que 55% de la population totale.

• En 1928, la Russie produit moins d’acier que la France,


• En 1940 elle produit 3 fois la quantité de la France. L’industrie a augmenté de 10% par an.

--> Ce succès permet à la Russie de ne plus être dépendante de l’extérieur pour ses
approvisionnement en machines.

‣ En Mai 1935, un pacte d’assistance mutuelle est signé entre Moscou et Paris ; toutefois, ce
pacte est plus symbolique que réellement utile.
‣ L’URSS n’apprécie pas la politique menée par l’Europe, qui laisse par exemple l’Italie envahir
l'Ethiopie, ou l’Allemagne attaquer l’Autriche.
Au cours de l’année 39, une semaine avant le déclenchement de la guerre, un accord est signé avec
l’Allemagne : un pacte de non-agression.

L’URSS et l’All se mettent alors d’accord pour se répartir les différents pays envahis.

(L’URSS envahit un peu tous ces voisins, avec la liste...)

--> L’union soviétique annexe 600 000km2 de territoires, ce qui correspond à 23 millions d’habitants.

‣ De son côté, Hitler prépare en 1940 une attaque contre l’URSS pour le printemps 1941. On
appellera cette attaque l’opération « Barbarossa » et sera lancée en Juin 1941 et surprend
totalement les soviétiques.

En 3 semaines de combat, les troupes allemandes ont envahis 300 à 400km du territoire russe.
Toutefois, l’hiver russe surprendra les Allemands, qui ne parviendront pas à prendre Moscou malgré
tout de même une grande avancée : en 1942, les Allemands occupent 42% du territoire russe abritant
la population, ce qui représente 50% du potentiel industriel.

Les Allemands vont tenter de prendre Stalingrad, qui signifierait la fin de l’union soviétique, c’est
donc l’attaque finale. Toutefois, Stalingrad va résister pendant 5 mois, et les troupes russes vont
réussir à encercler l’armée allemande, qui va alors capituler.

A partir de là, l’armée soviétique regagne petit à petit son territoire et va même jusqu’à faire
tomber Berlin le 8 Mai 1945.

‣ On peut se demander pourquoi la Russie, qui a pourtant un Etat très centralisé, n’a pas réussi à
mobiliser l‘effort de guerre :

- Staline a commencé par évincer les grandes puissances pouvant lui faire de l’ombre, comme
tous les généraux.
- Les dépenses d’armements ne vont augmenter qu’à partir de 1938, avant quoi Staline les
négligeait complètement.

‣ Après l’invasion d’une grande partie du territoire russe, ces derniers vont déplacer 11 millions de
personnes et plus de 2000 entreprises, dans une zone à l’abri des attaques. Toutefois, la majorité des
terres agricoles se trouvaient sur les territoires envahis, et ne pouvaient donc pas être déplacés.
C’est grâce à l’US que l’URSS va pourvoir subvenir à ses besoins alimentaires, pendant qu’elle
s’occupera de son armement.

‣ Cette guerre a permis de renforcer le soutien du peuple au pouvoir russe, qui n’appréciait
pas trop les soviétiques et bolchéviques ; toutefois, après avoir vu les nazis à l’œuvre, ils se disent
qu’il y a pire et Staline ressort donc grandit de cette guerre.

‣ L’union soviétique subit à elle seule la moitié des morts de cette guerre, soit environ 20 millions.
Cela ne l’empêche pas de ressortir de cette guerre comme une nouvelle super puissance
mondiale.
Chapitre 4 : L’internationalisation des économies
occidentales
Après la guerre, on assiste à une période merveilleuse pour l’économie : les 30 Glorieuses (on doit
cette expression à Jean Fourastié).

I. La reconstruction d’un ordre économique libéral

On assiste alors à 2 tendances majeures : la mondialisation et l’augmentation du poids de l’Etat, qui


permettent en étant associée d’aboutir à une croissance relativement équilibrée.

Cetet reprise très rapide de l’économie va être fortement aidée par les US, qui sont beaucoup plus
productifs et avanacés en matière de technologie. Cela va permettre d-à l’Europe de réaliser de très
forts gains de productivités, et on va assister à une sorte d’épidémie de l’innovation, qui va se
propager petit à petit.

A. Le bilan de la guerre

‣ La 2nde GM a produit beaucoup plus de victimes que la première, mais ces victimes (2/3) sont
principalement civiles.

‣ Comme en 14-18, les Européens subissent l’essentiel des pertes.

‣ En 14-18, les combats avaient eu lieu essentiellement en France et en Belgique ; durant la guerre
de 39-45, l’essentiel des combats ont lieu en Allemagne et en Russie.

‣ La Pologne va perdre 18% de sa population.

• 24/02 (suite) :

2. Les bouleversements économiques

La flotte américaine regroupe 18% de la flotte mondiale en 1939 et près de 52% en 1945.

En 1947, 1/3 de ce qui est exporté vient des US., qui sont d’ailleurs en excédent commercial avec
l’ensemble du monde.

L’Europe est très en retard dans un peu tous les domaines, car les économies européennes, qui
accumulaient déjà beaucoup de retard par rapport aux US, ont cessé toute croissance durant la
guerre, ce qui a d’autant plus augmenter ce fossé.

Cette Europe est d’autant plus affaiblie que son commerce était un élément moteur de sa croissance,
mais ils sont désormais incapables d’exporter dans la mesure où leur système productif est très
largement détruit.

On assiste également à un début de décolonisation assez rapide, principalement pour la GB qui perd
ses principales colonies durant les 3-4 années suivant la guerre.

Toutefois, la décolonisation n’est pas vraiment à l’origine du retard économique, puisqu’après que les
pays aient été décolonisés, on les fait enter en concurrence entre entre eux, afin d’obtenir des prix
encore plus intéressants que lros de la colonisation.
C’est le même principe que pour l’abolition de l’esclavage : ce n’est pas pour des raisons éthiques,
mais uniquement pour des raisons économiques, car cela revenait moins cher.

Dès 1946, la GB retrouve son niveau d’exportation d’avant guerre.


B. La reconstruction des économies nationales

1. La diversité des situations nationales

‣ En Allemagne et au Japon, qui sont considérés comme les vaincus, dans les moins et les années qui
suivent la guerre, ce sont les vainqueurs qui occupent et administrent le pays.

‣ En Europe centrale, un certain nombre de pays s’orientent d’abord vers des régimes très marqués
par le socialisme, et donc avec l’aide de l’Etat, avant de s’orienter par la suite vers des modèles
purement communistes.

‣ En Italie, où Mussolini avait créé l’IRI (Institut pour la Reconstruction Industrielle) aboutissant à la
création d’un service public va de nouveau servir pour l’après-guerre.

‣ En France, en 1945, on va reprendre un projet lancé par Pétain, qui était de séparer et de financer
d’un côté les banques financées et les banques qui collectent les dépôts. On abandonnera par la suite
cette distinction, ce qui pose d’ailleurs aujourd’hui problème.

2. L’affirmation du rôle de l’Etat

‣ La guerre a donné une très grande importance à la Comptabilité Nationale et donc aux Statistiques
en général, qui vont permettre aux Etats d’avoir une idée relativement précise de ce que peut donner
l’économie.

On a une crise du logement en France (6 ou 7 millions de familles à la rue).


Le gouvernement est alors confronté à un dilemme :
- Il peut laisser le prix des loyers s’envoler, ce qui favorisera la construction de nouveaux
bâtiments ; toutefois, cela mécontentera les actuels locataires, qui sont également des électeurs
- Il peut bloquer le prix des loyers, mais cela empêchera la création de nouveaux bâtiments.

L’Etat décide alors de faire un compromis, en bloquant les loyers dans les anciens bâtiments et en les
laissant libre dans les nouveaux.

‣ On commence alors à se rendre compte et à avouer que les Européens ne sont plus au centre du
monde et que c’est désormais les US qui le domine, largement.
Exemple : En 1944, chaque firme de l’aéronautique US produit chaque semaine autant d’avions que
ce l’on faisait en une année en France en 1938.

‣ On atteint le plein-emploi pendant la guerre aux US et on va tenter de le maintenir après la guerre.


En revanche, en Europe, on ne fait pas grand-chose pour lutter pour le chômage.

En revanche, les gouvernements vont tenter d’agir dans le sens de la demande du peuple :
l’amélioration des conditions sociales. C’est en Angleterre qu’on va lancer le projet d’un Etat-
providence, qui prendrait un chrge la plupart des progrès sociaux auxquels sont confrontés les gens.

En 1948, on va rédiger la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, dans laquelle il est dit qu’il y
a un droit au travail.

3. L’affirmation de la suprématie US

Puisque l’on se rend compte que les US ont désormais la puissance mondiale, il lui est alors demandé
d’assumer ce rôle.

La prospérité US dépend de ses débouchés, c’est pourquoi si les US aident les Européens, c’est
également pour cetet raison, afin d’avoir des partenaires riches.
Les US vont annuler quasi toutes les dettes monétaires et matérielles des pays européens. L’union
soviétique et la france compte beaucoup sur les réparations, cependant la guerre froide va faire sont
apparition entre les EU et l’URSS, du coté occidentale on va très vie renoncer au réparation de
maniere a ne pas touffer l’allemagne fédérale, du coté de l’est, celle ci payera des reparation a l’urss
jusquen 1953 (mort de staline).

Le plan marshall, en 1947, proposition monétaire en echange de l’ouverture des frontiere, versé
jusqu’en 1952; la reconstruction est dnc largement financé par les US.
L’ OECE (organisation européenne de coopération économique) qui est un debut de la libéralisation
des chnage entre les pays européen; cela ne suffit pas a relancer l’économie internationale

C. La restauration de l’éco internationale

1. La mise en place du système de Bretton Woods

Lors de la conférence de Bretton Woods, qui réunira 43 signataires (pour 44 présents, avec l’URSS),
les alliés vont se mettre d’accord pour mettre ne place les bases d’un système monétaire.

La position US est défendue par le sous-secrétaire au trésor, Harry White et la position britannique par
John Maynard Keynes.

Tout le monde est d’accord pour retrouver un système de change fixe avec des monnaies qui soient
convertibles : on veut ainsi éviter de retrouver comme dans les années 30, des pays qui dévaluent
leur monnaie de manière volontaire.
Il faut donc créer des institutions internationales pour réguler le système monétaire : on va donc créer
la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD ou Banque Mondiale) ; le
Fond Monétaire International (FMI)

‣ Keynes veut un système plus ambitieux, notamment il propose que les pays exportateurs nets
soient pénalisés, qu’ils subissent une taxe reversée aux pays importateurs nets. Keynes a compris
que si l’on incite pas les pays à équilibrer leurs échanges, la monnaie ne pourra jamais être stable.

Il propose également de créer une monnaie fictive, qu’il appelle le Bancor.

Le système retenu sera le dollar, convertible en or. Il est impossible de prévoir une convertibilité des
monnaies puisque les US possède les 3/4 du stock d’or.

En Europe, on va créer un système de compensation, appelé l’Union Européenne des Paiements.

2. La reconstitution du commerce mondial

Général Agreements on Tariffs & Trade : Cet accord est un accord de libre-échange qui vise à réduire
les droits de douanes de pays concernés.

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Les Européens vont se rapprocher et vont constituer la Communauté Economique Européenne à 6.

II.L’affirmation de l’Etat-providence

• 01/03 :

1. L’influence du système Bismarck

C’est Bismarck le chancelier de Prusse puis de l’Empire allemand va mettre en place les premières
lois de sécurité sociale, en 1971, juste après la création de l’Empire allemand.
-> Elles posent le principe de la responsabilité (limitée mais présente) des industriels en cas
d’accidents de travail.

Ce type de lois n’apparaitra en France ou en GB que 25 ou 30 ans plus tard.

✓ En 1981, une loi va obliger les patrons à s’assurer contre les accidents des employés ; cette
assurance se prend auprès d’une caise d’Empire, qui ressemble à une caisse de sécrutié sociale.

Dans la décennie qui suit, plusieurs lois vont être votées :


✓ En 1983, une assurance maladie obligatoire, gérée par les patrons eux-mêmes.
✓ En 1984, une nouvelle loi contre les accidents de travail
✓ En 1989, une loi d’assurance vieillesse et invalidité. C’est donc le premier système de retraite
obligatoire.

‣ Bismarck est un homme politique très moderne, pas très proche de la bourgeoisie ou de
l’aristocratie, va éliminer les socialistes allemands et appliquer leur programme ensuite.

Il a bien compris quel es dépenses sociales peuvent apparaître comme des coûts pour les entreprises,
mais permettent d’entretenir la MO et de la maintenir en bonne forme, et donc d’améliorer la
productivité.

‣ Sous l’influence du Parti Travailliste et sous l’influence d’un certain nombre de conservateurs,
notamment le premier ministre GB David Lloyd Georges va mettre en place le même genre de lois :

Une loi sur l’assurance sociale, ainsi qu’un salaire minimum : il n’est désormais plus soumis au
marché, mais est fixé à un certain seuil.
De même une loi sur l’assurance vieillesse et le chômage voit le jour.

Au final, avec une trentaine d’année de retard, la GB rattrape et dépasse même le niveau social de
l’Allemagne.

‣ En France, l’assurance sociale a en revanche du mal à démarrer. On prend conscience de cela en


1918, car c’est à cette date que l’on récupère l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne, qui elles
appliquaient le système Bismarck. On découvre qu’ils sont ainsi beaucoup mieux protéger que les
ouvriers français.

Par ailleurs, la France est touchée par un fort manque de MO provoquée par la guerre (morts, manque
de naissance, etc..) et va être touchée par une grande vague d’immigration, particulièrement
d’origine roumaine.

C’est alors Alexandre Millerand, président de la république chargé des négociations avec
l’Allemagne, qui va tenter de faire passer le système Bismarck enFrance.

Il propose une loi en 1921, qui n’est pas du totu compris par les Français et est donc rejetée.

Il faudra attendre une loi de 1928 qui créé une assurance sociale : toutefois, cette loi est de nouveau
un échec, puisque bien qu’elel ait été votée, reçoit une opposition généralisée. Elle est considérée
comme un mouvement fasciste, communiste ou tout un tas de choses.

C’est en 1930 qu’une nouvelel loi va être votée, proposée parl e ministre du travail
Pierre Laval. Elel va créer un système d’ssurance socia, basée sur le modèle
allemand, mais avec beucoup moins d’ambition et d’ampleur.
Elel prévoit des caisses d’assurance sociale qui sont des organismes privés,
chargés d’un service public.

On protgère ocntre la maldie, l’invalidité, les accidents de travail, mais pas contre
le chômage.
Le principe est que les ouvriers et lesp atrons doivent obligatoirement cotiser, comme c’est
encore le cs aujourd’hui.
Le système n’a toutefois par vrament réusis à se mettre ne place puisqu’en 1939, seulement 1/3 de la
population qui devraient être concernée l’est.

Ce système va pourtant être incapable de faire face aux problèmes sociaux des années 30.

‣ n arrive alors à la 2nde GM, où seules l’All et la Gb dispose d’une protection sociale.
On va alors hcercher un nouveau système, plus performant.

2. Le système Beveridge

Sir William Beveridge est chargé en 1941 de rédiger un rapport sur un futur nouveau système de
protection ocial, qu’il publie en 1942 sous le nom de «Assurance sociale et service associé ». Il va
vraiment poser les bases de la potection sociale moderne.

Ce rapport pose ainsi lesb ases de ce que l’on va appeler l’Etat-Providence.

Ces travaux sont inspirés par les travaux de Keynes. Beveridge pa ainsi d’une idée très simple : Vu le
niveau de développement de la GB, il est inadmissible que certaines personnes soient dans
l’indigence et la pauvreté, il est donc un devoir de les sortir de cetet état.

Beveridge va alors passer du système d’assurance socialeà celui de sécurité sociale, un peu moins
poussé :
C’est l’ETat qui doit subvenir aux besoins des citoyens, et l’Etat doit financer sa protection avec des
impôts, et non plus avec de cotisations sociales.

Dans le rapport Beveridge, ce système est uniforme et touche donc tout le monde del a même
manière, quel que soit le statut et la profession. Ce système est également unique (et pas dépendant
à chaque profession) et universel ; c’est pourquoi on l’appelel le système des 3U : Unique, Universel,
Uniforme.

C système porte sur tousl es risques sociaux (vieillesse, maladie, ..)

Mais Beveridge précise que cetet politique dep rotection sociale ne peut fonctionner qu’en étant
associée à une politique de plein emploi. Il publie d’ailleurs en 1943 un ouvrage intitulé «Le plein
emploi dans uen société libre»

Ce système fonctionne jusque dans les années 50, mais à partir des années 60 on commenceà se
rendre compte qu’il existe toujours uen part d’insécurité puisque tout n’est pas protégé, et on trouve
égaement que la rémunération n’est pas assez élevée.

En 1973, on va créer en GB un régime de pensions de retraite qui dépend des gaisn au cours de la
carrière.

Margaret Thatcher va ensuite mettre en place une loi qui permet à ceu qui le souhaitent de sortir de
ce système pour sep rotéger auprès de caisses privés. Ce sont évidemment les plus riches qui vont
quitter ce système, puisqu’ils pourront ainsi arrêter de cotiser, totu en étant mieux protégés.

Toutefois, le podis de ce système va être considérablement affaibli, ce qui va accentuer les critiques.

‣ En 1925, on crée la première scurité sociale en URSS, qui permettra aux russes d’être très bien
protégés jusque dans les annes 60.

‣ Les pays scandinaves vont adopter le modèle Beveridge à parti des années 40 mais avec une plus
grande efficacité, puisqu’ils disposaient de plus grands fonds

3. La sécurité sociale française


Pierre Laroque (proche de De Gaulle) va proposer un projet de sécurité sociale français. Ses objetctifs
sont relativement les mêmes qu’en GB : régime unique et universel ; toutefois, les moyens retenus ne
seront pas aussi importants.

(Environ 5 minutes)

On va créer 4 régimes, pour les professions libérales, les artisans, les ...

Le principe d’uniformité est donc perdu.

De plus, ce système de sécurité sociale ne prévoit pas en 1935 d’assurance contre le chômage : cela
en verral e jour qu’à partir de 1958.

(Suite Nono d’amour <3)

III. Le nouvel élan de la croissance

A. Une dynamisme sans précédent

1. L’accélération de la croissance

Durant toute cette période, on est dans une situation de plein-emploi.

Entre 1950 et 1970, le PIB dans les pays développés augmente en moyenne de 4,9% par an.