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CARRERA YMORAZAN.

Artículo que con este tíluh se ha publicado en

una

obra titulada,

II

" COLECCION DE NOTICIAS

îilfT

il

RECOJIDAS Y PUBLICADAS POR LA COMPAÑÍA

i BELGA DE COLONIZACION. "

Jm vtcao, civ

II

Reimpreso en Guatemala, Imprenta á cargo de F. Tellez.

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DE CENTRO-AMERICA.

( Traducción .)

CARRERA ET M0RA9SAN.

CARRERA Y MORAZAN.

La publicación «le diferentes informes da-

commission d'exploration de l'Amérique cen- dos por In comisión que fué á explorar la A-

trale vient de soulever, dans plusieurs jour- mérica central, h:i excitado en diferentes pé-

naux, des discussions assez vives sur les riúdicos discusiones vivas sobre los pruyee- projeta lie la Compagnie belge de eoloni- tos de la Compañía belga de colonización,

satibri. Toutes les grandes questions d'in- Todaslasgraiidescueslioiiesdeindustria.de

dustrie, de commerce, d'agriculture, de to- agricultura, de topografía, de comercio, han

pographie qu'elle renferme, sont devenues venido á ser objetos de controversia sobre;

autant de thèses à controverse sur lesquelles los que cada uno se esplaya, afirmando ó chacun s'exerce, affirme ou nie, suivant les negando según las doctrinas que profesa, doctrines qui lui sont familières. Estas cuestiones de intereses paramento Cette préoccupation d'intérêts purement materiales, cuya importancia no se intenta matériels, et dont nous ne voulons pas con- contradecir, dejan, sin embargo, atrás, por

decirlo así, un punto que debería examinar- se á la par. Se ha hablado de la situación comercial de la futura colonia, y nada se ha dicho de la condición moral bajo la cual de-

colonie future, et l'on

I. a publication «les différents rapports delà

tester l'importance, a laissé derrière elle

un

point

qui devait marcher de

pair. On

a parlé de la situation commerciale de la

s'est tu

sur les con-

ditions morales dans lesquelles elle se trou- be desarollarse. Se han formado cálculos so-

bre las ganancias y pérdidas: se ha fijad»

verait placée;

y de gra-

de cochenille ou d'indigo qu'elle pourrait na que podria producir, determinado la na- fournir, précisé la nature et le nombre des tnralezay cantidad á las mercnilerías y na-

projets et

on

a posé

des pertes, compté

le

chiffre des

les sttrons

el número de los

tercios de añil

marchandisés qu'elle absorberait, et l'on die se ha detenido a inquirir cuales son las;

garantías reales y efectivas con que podrán

ne s'est guère soucié de savoir quelles se-

réelles assurées aux contar los colonos, tanto para lo que es go-

habitudes particulières que nos colons por- zar de sus habitudes 6 eost-tmbres, como

para el ejercicio de sus creencias religio-

gieuses qui leur sont

raient,

les garanties

feraient avec, eux, et aux croyances reli-

chères. C'est

ce-

sas

que

les son queridas.

Sin embar-

pendant un côté

de la question qu'il im-

Jiorte

on i e

d'éclairer, et d'où le sort de la co-

dépend tout autant

que des combi-

naisons mercantiles. auxquelles on s'attache;

go, es muy importante esclarecer este la-

pende, tali-

do de la cuestión, pues de él

to la suerte

Ilinaciones mercantiles; porque

de

la colonia, como las com-

éstas

so

car celles-ci seraient évidemment bornées suspenderían si por faltar la calma y el «lans leur essor, le jour oh le calme et orden que les son tan necesarios se dc- l'ordre, qui leur sont nécessaires, cesse- jase de protejerlas y de estar bajo las ga- raient «le les protéger et d'être placées rantías políticas y religiosas que tanto aman avec elles sous les garanties politiques et nuestras poblaciones. ¿Cnal és sobre este do-

religieuses que nos populations aiment à

retrouver autour d'elles. Quelle est donc, yes, sus tradiciones y los hombres que las ré-

sous ce double rapport, la situation du presentan, -'forman acasoun órden de cosas, gouvernement de Guatemala? Ses lois, ses bajo el cual, estén en seguridad las propieda-

ble aspecto la situación deGuatemala? Sus le-

traditions et les hommes qui les eompo-

sent,

constituent-ils un ordre de choses

des y las familias? La respuesta á estas dos

preguntas se encuentra en el juicio ó concep-

2

«ous lequel la propriété et la famille puis-

sent être sûrement placées? La réponse à ces questions se trouve dans l'appréciation d'un seul homme, du chef actuel du gou- vernement guatémalien, du général Car-

rera, qui, résumant

puis-

eu

lui toute

la

sance du pays, est appelé à donner à ses

destinées le caraclère qui lui est propre.

Uu journal publiait récemment la bio-

graphie de Carrera. Bien qu'elle ne don-

ne pas uue notion toujours exacte des évé-

nements, elle suffit cependant à l'appré-

ciation d'un caratère dont l'éloignement

nous dérobe d'ailleurs les nuances intimes,

et ne

traits et les déterminations éclatantes.

laisse à découvert que

les

grands

Les révolutions de L'Amérique centrale sont récentes, mais bien qu'elles n'aient

éclaté qu'après l'accomplissement des nô-

dire qu'elles en dérivent et

tres, on

peut

qu'elles sont les dernières convulsions de

ce grand mouvement d'idées qui boulever- sa le monde européen. Sous des prétextes

différents, dans das occasions diverses, ce

qu'on re-

sont toujours les mêmes causes

trouve, tendant vers des résultats pareils;

c'est l'esprit d' indépendance luttant con-

tre l'autorité,

et se perdant dans le dé-

sordre même qu'il enfante. La conclusion morale, inévitable, de tou- tes les agitations tumultueuses, c'est pour les peuples un grand effroi de la confu-

ta de on solo hombre, del

gefe actual del

gobierno guatemalteco, del General Carre- ra, que reuniendo en sí todo el poder del

pais, está llamado á dar á sus destinos eí

carácter que le es propio.

Un diario acaba de publicar la biografía del

General Carrera; y aunque en esta no se dé

una noción en todo exàela y conforme con los acontecimientos, sin embargo, es bastante pa- ra poder apreciar un carácter, cuyas peque- ñas cualidades puede ocultarnos la distan-

cia, sin dejar por esto demostrarlas gran- des que son las que constituyen su notabili-

dad.

Las revoluciones de la América del Cea-

tro son recientes; pero aunque ellas se han

declarado después de las nuestras, puede bien decirse que son una derivación de ellas, ornas bien una especie de últimas convul- siones de ese gran movimiento de ideas que ha trastornado el mundo europeo. Bajo pre-

testos diferentes, en ocasiones diversas, son

siempre las mismas causas las que se encuen-

tran tendiendo á los mismos resultados: es

el espíritu de impendencia luchando contra

la autoridad, y perdiéndose en seguidas e.i

el desorden que semejante lucha enjendra. La conelucion moral é inevitable de todos los tumultos y agitaciones, es para ios pue- blos un gran espanto de la confusion y de-

sion

qu'ils ont jetée autour d'eux, un

be-

sórdenes de que se ven rodeados; y el resul-

soin pressant d'ordre

et de

paix,

et

la

nécessité de réédifier

les ruines mêmes

tado un deseo grande de paz y de regulari- dad, y la necesidad de reedificar las mis-

<¡u'i!s

ont

faites.

Il est

des hommes mer-

veilleux que la Providence enfante alors

mas ruinas que en los trastornos se han oca- sionado. Hay hombres extraordinarios que

pour ces circonstances

solennelles; nous

la providencia destina para circunstancias

avons eu les nôtres, l'Amérique centrale a

du chercher le sien, et peut-être Pa-t-elle

rencontré dans l'homme qui a présent a tant

d'influence dans sou destin et qui tire du moins des circonstances étranges qui l'ont amené uue valeur exceptionnelle.

La proclamation de l'indépendance de l'Amérique centrale eut pour premier ré-

livrer les vainqueurs à l'incer-

sultat de

la

victoire. On avait été à peu près d'accord

de

jour de

titude des moyens propres

dans leí moments

lutte, on

fut

désuni

à. utiliser

de conspiration et

lorsque

le

l'ordre et de la réorganisation

fut venu.

Ce fut un nouveau sujet de guerre après

celle qu'on venait d'accomplir; car c'est le sort des révolutions de produire après

elles des événements qui les doublent. Les

uns, prenant au sérieux et dans toute leur

étendue les principes d'indépendance dont

U«

s'étaicut inspirés,

voulaient,

dès

le

tan solemnes. Nosotros hemos tenido á la

vez los nuestros; la América del Centro lia

debido buscar el suyo, y tal vez lo ha en-

contrado en el hombre que hoy tanto influ- ye en sus destinos, y que saca de las- raras circunstancias que lo han producido, su importancia excepcional.

La proclamación de la independencia de Centro-américa, tuvo desde luego por pri-

mer resultado el de entregar á los vence- dores á la incertidumbre de los medios que

debían emplear para utilizar su victoria.

Todos,

poco

mas ó menos, hnbian estado

acordes en los momentos de conspirar, pe-

ro la desunion apareció tan luego como lle- gó el dia de tratarse de su reorganización y del órden. Este debia ser un nuevo motivo

de disenciones, despues de la que acababa de terminarse; porque ésta es la suerte de

las revoluciones, que siempre producen acon-

tecimientos que son por lo común causa de

otros. Los unos tomando á lo sério y en

to-

premier jour, en obtenir les conséquences les plus avancées, et pour n'avoir pas

le régime déchu les moindres rap-

avec

ports d'idées ou de mots, ils condamnaient tout système de centralisation des Etats

au prurit d'une fédération modelée sur celle

des Etats-Unis; ce furent les radicaux.

Les autres,

qui

n'avaient vu

dans le

mouvement révolutionnaire auquel ils a- vaient aidé que l'affranchissement d'une au- torité métropolitaine, avaient réservé tous les principes poliiiques et sociaux qu'ils savaient être identiques à la nature même

du p;ivs et qui'ils n'avaient jamais voulu

mettre en question; ce furent les centrali- sateurs, nu, pour mieux dire, cette classe

éclairée de

toute société qui,

dans

les

grandes catastrophes sociales, emporte et sauve dans les plis de son manteau, les

grands principes d'ordre, de propriété, île famille, de religion, qu'elle restitue connue

un dépôt sacré échappé par ses soins" aux

fureurs des tempêtes.

La questiou fut ainsi nettement posée,

traduisirent, quelle

qu'ait pu elre leur étrangeté, ne sauraient

lu faire perdre

et

les

faits

qui

la

île vue.

en appa-

rence, une lutte engagée sur deux formes de gouvernement opposée*; c'est réellement au fond le principe de désorganisation ou

d'indépendance, d'anarchie sociale et reli-

gieuse, mis en présence du principe con-

traire. Les événements le prouvèrent de

C'est,

part ici perçu t.

y expliquèrent suffisamment la nature de leur cause par le caratère de leurs œuvres.

Au milieu d'eux et de la tourbe que toute agitation soulève, Morussan et Carrera se dessinent seuls et résument fidèlement en

de

eux, dans leurs entreprises aux jours

reste, et

les hommes

qui

victoire,

par leur manière d'en

user, les

véritables tendances de leur parti.

La fédération était sortie victorieuse des discussions théoriques qui s'engagèrent a-

la domination espagno-

le; soutenue par les hommes d'action qui prévalaient encore, elle fut installée par eux au mépris des esprits calmes et expé- rimentés dont le jour n'était pas encore venu. Ils signalèrent les incompatibilités

matérielles des divers Etats qui devaient bientôt faire éclater le lien qu'on essayait de nouer autour d'eux; leurs voix se per-

dirent dans le bruit des professions de foi patriotiques.

près

la

chute

de

da su extension los principios de indepen-

dencia de que estaban inflamados, quisieron desde luego obtener las consecuencias mas

avan/.adas; y para no tener con el régimen

anterior ninguna especie de relaciones ni en.

ideas, ni aun en las palabras, lo mudaron todo, desechando el sistema de centraliza-

ción á beneficio de un régimen federal mo-

delado por el de los Estados Unidos. Estos fueron los radicales ó liberales. Los otros, que no habian visto en el movi- miento de independencia, á que habian ayu- dado, sino la separación de la autoridad me-

tropolitana, se habian reservado todos los principios políticos y sociales, que creían ser

idénticos á la naturaleza y modo de ser del

pais, los cuales no habian querido jumas po- ner en cuestión.Estos fueron los que se de-

nominaron centralistas, ó por mejor decir, es-

ta clase ilustrada de todas las sociedades, que en las grandes catástrofes guarda y sal-

va, por decirlo así, en los pliegues de sus man-

tos, los grandes principios de orden, de pro- piedad, de familia, de religion, que restituye á su vez <• >i un deposito sagrado, librado

por sus cu-id tdos de

los furores de la tem-

pestad revolucionaria.

La cuestión fué así establecida: y los he-

chos que se siguieron,

gulares que parezcan, no pueden, si bien se. rellrxiona. confundirla. Era en aparien-

cia una lucha entre dos diferentes ú opues-

tas formas de gobierno, pero en realidad, en el fondo, la cuestión era por principios de desorganización, ó de independencia, de

anarquía social y religiosa, puestos al fren-

principios contrarios. Los su-

té de

por estraiios é

irre-

los

cesos, ademas, lo probaron, y los hombres

que Influyeran en ellos, explicaron suficien-

temente ¡a naturaleza de su causa por el ca-

rácter de sus obras.Entre todos ellos, y

en medio de la turba que los trastornos le- vantan, por lo regular, Morazan y Carrera,

se muestran prominentes y reasumen cu sí,

de victoria y-

por sus empresas en los día 1

por la manera de usar de ella, las verda- deras tendencias de sus partidos. La federación salió victoriosa en las dis- cusiones teóricas que se entablaron después

la dominación del gobierno español;

de

sostenido este sistema por los hombres de acción que prevalecían aun, fué instala-

da por ellos en

desprecio de las reflexio-

nes de los espíritus calmados y experimen-

tados, á los cuales aun no había llegado su dia de influencia. Estos señalaron todas las incompatibilidades materiales de los di- versos Estados, que debían ser causa de rom- per el lazo que se trataba de crear para unir-

los: su voz fué perdida entre el ruido de las

protestaciones de patrióticas.

4

Les protestations ne se firent pourtant

pas attendre, et la lutte s'engagea á quel- ques jours de distance. Faible, craintive,

ne

sans direction arrêtée au début,

prit que quelques années plus tard le ca-

ractère menaçant des discordes civiles. Les extorsions et la- mort du fédéraliste

au pied

des

bornes le jour

où le général Morassan vint placer la ville de Guatemala sous la domination des

principes démagogiques dont il était l'ex-

pression suprême. L'épouvante l'avait pré-

cédé, de sanglantes réactions raccompag- nèrent, et la propriété, la sécurité des fa-

Florez, assassiné par

le premier signal,

elle

les siens

autels, en

et

elles

furent*

n'eurent plus

de

milles, les prêtres, l'ordre social

culte catholique vinrent

et

le

comme toujours,

s'abimer dans les saturnales de l'ivresse

populaire. Le vainqueur essaya plus tard d'organiser le désordre qu'il avait semé:

Je code Levingston fut proclamé, c'est-à-

dire,

S'abolition

la

confiscation des biens du

du culte,

clergé-

le mariage civil,

et

ces institutions philanthropiques,

héritage honteux des conventions nationa, les q'on acceptait sous bénéfice d'inven-

taire. Le rôle de Morassan se trouve ainsi

nettement tracé; ce n'est plus seulement

le système de la fédération qu'il protège, niais plutôt celui d'une réorganisation so-

ciale empruntée aux inspirations les plus

toutes

audacieuses de

terreur.

la

philosophie et de

la

Cet ordre de choses devait naturellement

avoir la durée qui lui était propre: intolé-

rable à ceux-là mêmes qui y avaient aidé,

il devait bientôt succomber sous les efforts

nouveaux

de

ceux

qu'il avait

sacrifiés.

Mais, dispersés par l'exil, intimidés par la vengeance qui les poursuivait encore, leurs tentatives se perdaient dans leur isolement, et ils attendaient un homme qui

eût le courage de

le hasard

les rallier

le leur offrir.

vint

entre elles;

Victime des proscriptions de Morassan,

un simple

ouvrier, Carrera, dont, le nom

ji 'était guère connu que des propriétaires

la ferme, vivait au fond

dont il

dirigeait

«les montagnes qui lui servaient d'asile.

Des outrages et des malheurs communs rassemblèrent bientôt autour de lui quel- ques partisans dévoués appartenant à cette

race croisée de blancs et d'Indiens nom- més ladinos. 11 exerça par sa résolution une influence décisive sur les hommes de

couleur, et entreprit avec

eux cette lutte

héroïque dont lui seul, peut-être, entrevo- yait déjà la fin merveilleuse. On a dit que

Las protestaciones no se hiciron espe-

rar,

y una

lucha las siguió muy pronto.

Débil, temerosa, sin dirección fija, la fede-

ración tomó, algunos años mas tarde, el ca- rácter amenazante de las discnciones chiles. Las extorsiones y violencias que ocasionaron la muerte del gefe federalista Flores, inmo- lado por los suyos mismos en frente de los

altares, no fué sino la primer señal: después estas violencias no tuvieron límites el dia

que el general iMorazan vino á establecer

en la capital de Guatemala la dominación

de los principios demagógicos, de que el

era la expresión suprema. El espanto lo ha- bía precedido; sangrientas reacciones lo

acompañaron; y la propiedad, la seguridad

de las familias, los sacerdotes, el orden so-

cial y

el culto católico, vinieron como su-

cede en tales casos, á hundirse en las satur- nales de la embriaguez popular. El ven-

cedor, se esforzó después en organizar el desorden que él mismo habia sembrado. Se proclamó el código de Livingston, es decir,

la confiscación de los bienes del clero,

la

y

abolición del culto, el matrimonio civil

todas aquellas instituciones filantrópicas,

vergonzosa herencia de las convenciones

nacionales, «pie se aceptan bajo beneficio

de inventario.

L,a misión de

Morazan se

encuentra así netamente trazada. No es solamente el sistema federal el que prote-

gía; su empresa se dirigía á una nueva reor-

ganización social, tomada de

las

mas

audaces inspiraciones de la filosofía y del

terror.

Tal orden de cosas dehia naturalmen-

te tener la duración

que le era propia. In-

mismos que habían

ayudado á establecerlo, debía luego su-

tolerable,

aun a los

cumbir á

sacrificado.

el des-

tierro, y otros intimidados por las vengan-

zas y persecuciones, que aun no cesaban;

sus tentativas se perdían en su aislamiento,

y solo se aguardaba un hombre que tuviera

el valor de reunirlos. La casualidad lo pre-

sentó.

Víctima de las proscripciones de Morazan,

un simple labrador, Carrera, cuyo nombre

apénas era conocido

du

las haciendas cuyos trabajos dirigía, vivía

los esfuerzos

Dispersos éstos

de los que habia

por

de

los dueños

en el fondo de vían de asilo.

Los agravios y vejaciones comunes, hicie- ron que se reunieran á su rededor algunos

partidarios decididos, pertenecientes á la clase de trabajadores del campo. Desde lue- go ejerció sobre éstos, por su resolución

una influencia grande, y emprendió, á. su

que aca-

so él sulo podía eutrever el fin maravilloso.

las montanas que le ser-

cabeza una lucha

heroica, de

3

Carrera devint ainsi le ehcf d'une guerre

national»', entreprise en haine tle la dnini-

naiitin étrangère, et destinée à servir d'ex- piation aux premières barbaries de celle-ci;

c'est d'abord

une assertion que les fans

ultérieurs démentent, et qui ne peut s'au- toriser d'ailleurs de sa qualité originelle.

Nous croyons même que c'est à cette mission de conciliation qu'il semble parti- culièrement destiné.

Les partisans du nouveau chef lui don-

nèrent donc, par leur nomine, une impor-

tance réelle,

et

il put

bientôt tenter de

Sénétrer avec eux dans la capitale même

e Guatemala.

Le découragement et la

faiblesse du pouvoir, l'absence de Murussau,

rendaient d'ailleurs l'entreprise facile, et

le code Levingston

ne

s'y

opposait pas.

Les portes restèrent donc ouvertes pour laisser sortir, d'un coté, les troupes fédéra-

les, et entrer, de l'autre, les bandes armées

que Carrera entraînait après lui. Ces hor-

des sauvages il hommes qui semblaient por- ter avec eux toutes les vengeances des dé-

faites qu'ils avaient essuyées et les Inugues souffrances de l'exil avaient frappé la ville d'une terreur profonde.

craign lit de payer par de nouveaux

désastres le triomphe sanglant des premiers vainqueurs, et l'on attendait eu silence la

terrible résolution de ces hommes in •mi-

chef. Mais bientôt l'effroi

Ou

nus

et de leur

se dissipe, l'elonncment succède à ia crain- te, à la vue de ces barbares prosternés aux pied des autels qui leur étaient rendus, et eu tonnant des lijmues d'actions de grâ- ces á la gloire d'un Dieu vengeur. Si la brutalité et des tentatives de pillage s'essa-

yèrent après ce premier mouvement, elles furent bientôt arrêtées par Carrera lui-

même, qui, dirigeant seul cette foule éga-

elle arrêtant dans

rée,

leur dernier élan ces instincts qu'il avait

soulevés, et les sacrifiant comme un

pre-

mier gage donné à l'œuvre de pacilication

qu'il commençait déjà.

se posa devant

Carrera avait ainsi,

jour, compris sa mission:

dés

il

le premier

avait déjà,

daus son ignorance, l'intuition des néces-

sités *o?iales qui'l devait satisfaire, mais

il n'osi pas l'enl reprende encore, et il se retira, laissant entrevoir aux hommes d'or- dre et de paix qu'ils sauraient trouver

désormais celui qu'ils avaient si longtemps

attendu.

Se quiso entóneos decir que Cartera pro- movía un i guerra nacional, es decir, em- prendida en odio de la dominación españo- la y destinada á promover una expiación de los excesos de la conquista; pero esta es nuil aserción que los heclios posteriores desmien- ten, y que ademas lio puede autorizarse por

su originalidad.

Nosotros creemos que a esta grande obra

de conciliación

és á la que Carrera está

principalmente destinado.

Desde luego sus partidarios por su con- siderable número le dieron una importancia

real, tanto

determinarse a en-

trar con ellos á la capital de Guatema-

po-

der, y la ausencia entonces de Morazan, hi-

cieron fácil esta operación, y á ella lio se-

la. La debilidad y desconcierto del

que pudo

üptaifl el Código de Livingston. Las puer- tas estuvieron abiertas para dejar salir por

un lado las tropas federales, y dejar entrar

por el otro las

armadas lid ( arre-,

ra Estas masas de bombees rústicos, une

paréela llevar consigo Indo

venganza, consiguiente á sus largos -uli-i-

el esnn iiu de

llandas

inaiilos, habían causado á uda la eiudad

el mas grande terror.

Se temia pagar con nuevos desástres el

triunfo sangriento de los primeros vence-

dores, y

rible resolución de estos hombre-; descono-

cidos

horror se fué

sucedió

se

aguardaba en silencio la ter-

y de su

luego

gefe.l'cro muy pro-ilo el

disipando, y la m'-nir iriua

estos

al

temor, " viem'a

a

los Al-

que les eran devueltos, cantando

himnos de graoias al Toilopodp'oso. Si

tares

hombres

prosternarse al

pié

de

entoures hubo brutales instigaciones para,

entregar la ciudad al pi'laje.

ellas fue-

ron luego contenidas en su primer intento

por el mismo Carrera. i|ue capitaneando

solo esta multitud desordenada, se p