238 missions 34 pays 53 partenaires 117 chefs 2.877 départs 1.

726 volontaires

Le Bulletin
Chers adhérents,
Coup de pouce est une grande famille.

a on et qui nous animent toujours
autant aujourd’hui.
Coup de pouce cul ve cet esprit
familial. Un esprit entrepreneurial
qui repose sur l’ini a ve, la générosité et le dynamisme des chefs de
mission ainsi que de tous les volontaires. Nous réalisons nos chan ers
avec nos mains, mais aussi avec nos
cœurs : et nous savons que les partenaires et les popula ons locales
sont heureux de nous accueillir
pour nos mains, mais qu’elles nous
disent au revoir en nous remerciant
pour nos cœurs.

Nous avons pu en faire l’expérience
une fois de plus lors d’un jubilé des
chefs organisé en juin dernier. Tous
les chefs depuis la créa on de Coup
de pouce il y a presque 15 ans (soit
117 personnes !) ont été invités
pour passer ensemble une belle
journée à la campagne. Une très
belle occasion de se retrouver, de
raconter nos aventures et de partager nos expériences, toutes généraons de chefs confondues. Il était
beau de voir que nous é ons tous Cet esprit familial, c’est aussi une
rassemblés autour de nos valeurs, solidarité entre les membres de
celles qui ont présidées à l’avène- Coup de pouce. Ce.e solidarité
ment
de s’exprime d’abord entre les volontaires, au sein des équipes sur le
l’associReed
Nouveaux
terrain. Le travail et les condi ons
partenaires Midem
entreprises Cisco
Nouveaux
Enfants des rizières
partenaires
Prethi Sharan
associa fs

n°27, septembre 2014
sont souvent exigeants, et la solidarité aide à surpasser les poten elles difficultés. Elle s’exprime aussi
après les missions, quand les liens
de fraternité se sont créés. Enfin, il
y a une très belle solidarité entre
les chefs de mission, dont la tâche
n’est pas facile, mais qui savent
qu’ils peuvent compter sur les anciens chefs. Ils font par e de ce.e
communauté des chefs de Coup de
pouce, ils peuvent avoir confiance :
c’est ce que nous avons vécu lors
de notre jubilé !
Gonzague de Pirey, Président
www.cdepouce.com

Rwanda
Guma Guma les Bazungus
C’est à Kigali que nous
avons eu notre premier
accueil avec les Oblates
de l’Assomp on, et
c’est sur une des 1.000
collines au nord du
Rwanda, dans le village
de Burehe, que nous
avons posé nos bagages. Nous sommes 24
à avoir œuvré sur ce
chan er sur les hauteurs de Rukozo. En 4
semaines, nous avons
rénové un bâ ment
abandonné depuis 20
ans. Grâce à la générosité et au dynamisme
des
Oblates
de
l’Assomp on, …

… un nouveau centre de soins accueillera désormais femmes et enfants a.eints du VIH.
Nous avons appris à tamiser, enduire, peindre, couler du
béton, daller, porter, faire des joints, poser des briques,
casser et surtout casser des cailloux … sous les yeux a.enfs et bienveillants de nos maîtres en maçonnerie, menuiserie, électricité, plomberie et de nos compagnons de
chan er. Nous avons appris la pa ence ; pris le temps de
travailler au rythme des ouvriers : step by step. Nous
avons appris leurs gestes, écouté leurs conseils et suivi
leur enseignement.
L’heure de marche quo dienne nous a permis de découvrir un pays vert avec des collines et des champs cul vés à
perte de vue. Ces trajets journaliers ont également été
source de rencontres ; des « Mawaramutse » et des
« Bonjour beaucoup » lancés le ma n, des « Mwiriwe »
a.endus le soir ; les premiers pas vers un dialogue, des
rencontres et des échanges. Et que d’échanges ! Des enfants qui les premières fois avaient peur de nous approcher, nous ont accueillis au son des Djembés et de leurs
cris joyeux. Nous avons joué avec eux : basket, football et
scoubidous. Nous avons vibré en défendant nos couleurs
lors d’un match de volley perdu, sous les yeux rieurs de

centaines d’enfants.
Nous avons partagé nos soirées avec les Sœurs et les
Pères autour de Primus bien « transpirantes », découvert
la gastronomie rwandaise à base d’arachides, de bananes,
de riz et de patates douces, et nous nous sommes trémoussés au rythme de Bisou Bisou, le tube rwandais de
l’été. Ils nous ont conté les beautés du Rwanda, ses coutumes et son passé, guidés dans nos découvertes et appris de nouvelles expressions : « après une journée de travail, nous sommes fa gabilisés ». Et surtout, nous avons ri
ensemble, entraînés par le rire tonitruant du Père Bosco.
Nous é ons venus pour donner des coups de pelles et de
pinceaux, nous sommes repar s avec des souvenirs inoubliables et des sourires par milliers de ce peuple si accueillant et a.achant. Vingt ans après le génocide, ce.e force
d’être heureux après un passé si violent est une belle leçon d’op misme.
Un grand merci à toutes les sœurs et à Jocelyne et Sœur
Daphrose qui nous ont accueillis et chouchoutés, merci à
Bernard, Marie-Thérèse, Clo lde, Sulliver, aux Pères, à
Adolph et ses ouvriers, et merci à tous les enfants qui
nous ont accompagnés sur le chemin quo dien !

Pérou « Felices fiestas patria »
Nous é ons 12 volontaires, venus de
toute la France et une rescapée du
Brésil. Une hasardeuse chasse à la
souris lors d’une réunion de préparaon avait annoncé la bonne entente
du groupe. L’esprit d’équipe fut tout
de suite ressen !
Dès l’arrivée à Lima, nous nous
sommes mis aux couleurs du pays –
blanc & rouge – en portant nos
broches stylées, vendues un peu partout en raison de la fête na onale
péruvienne. Puis l’arrivée à l’aéroport
d’Andahuaylas et l’accueil à notre
pe te école « I.E.P. nº 54 631 » à Chiquillan nous en ont mis plein les
yeux. Beaucoup d’émo on ressen e
lorsque nous avons aperçu les enfants portant les habits d’écolier typiques nous accueillant en tenant des
drapeaux de la France et du Pérou. Le
bandeau de bienvenue à Coup de
pouce et à notre partenaire local «
Semillas de Munay » a couronné le
tout.

Les bons moments
passés lors des trajets
d’une heure en minibus chaque jour, sublimés par les paysages à
couper le souffle ; les
discussions et les
éclats de rire avec Juanita, notre cuisinière ;
l’aide précieuse et
a.en ve de Raul et
Nieves (nos coordinateurs locaux) ;
l’engagement et la gen llesse de
notre chef de chan er Fortunato qui
nous a sagement guidé parmi le tamisage de terre, le ciment, le remblai, le
coulage de la dalle, les bons dosages
pour fabriquer du mor er, la belle
technique pour le projeter sur le mur
à la truelle. Tout ces moments ne
sont qu’une par e de ceux qui nous
ont rempli les journées … et les
cœurs.
Le but du chan er étant la finalisaon de l’école maternelle, les enfants

peuvent désormais étudier dans un
cadre bien plus adapté à leurs besoins. Pour parfaire le tableau : les
mots touchants d’Elias, professeur et
directeur de l’école ; les chants des
enfants en quechua ; les repas copieux et savoureux préparés par les
femmes de Chiquillan, surtout le fameux cuy (cochon d’Inde rô ) ; l’hospitalité et l’accueil chaleureux de ses
habitants : privilège de passer une
nuit chez l’habitant à plus de 3.000
mètres d’al tude bercés par les montagnes environnantes ; les bonnets

aux couleurs de Chiquillan confeconnés par les villageois et offerts à
chaque volontaire ; le match de foot
Pérou-France (et là il faut avouer que
les garçons ont fait preuve d’endurance !) Et puis les soirées jeux
(Perudo, etc.), les chansonne.es me-

nées par nos sopranos entre les pinceaux, rouleaux et pots de peinture
aux mêmes couleurs que nos sen ments : rouges, verts, blancs. Enfin,
un dernier clin d’œil aux femmes de
Chiquillan et celles de notre groupe,
qui ont pu associer leur force et leur

Philippines
Coup de pouce dans le village de Santa Fe
à Boulod sur l’île de Leyte
Notre van démarre une dernière fois sur le chemin de
terre de Boulod, que nous qui.ons ce vendredi soir.
Les enfants du village nous accompagnent, ils courent
derrière le véhicule, nous disent au revoir de la main, rient et crient nos prénoms. Les images des moments vécus avec eux pendant ces deux semaines affluent …

délicatesse. Un départ célébré par
les habitants nous fera penser sans
cesse : « Chiquillan, nunca te olbidaremos ! »
Viva el Perú!

villageois connaissent aussi bien que nous.
Les enfants de Boulod nous ont laissé en souvenir des
sourires, des fleurs de leurs luxuriants jardins, des bracelets, des pe ts mots …
Nous essayons de ne pas verser de larmes. Nous le devons bien à ces enfants et leurs parents, eux si courageux
et si dignes, eux si étonnés et si reconnaissants de nous
voir leur apporter un peu d’aide, eux qui ne s’inquiétent
de rien en s’abandonnant à la providence : « Tomorrow is
another day » !

L’ouragan Yolanda a dévasté leur île et leur village en novembre dernier, des bâches bleues remplacent partout
leurs murs ou leur toit, des troncs de coco ers brisés à mi
-hauteur témoignent encore de la violence des vents. Des
familles en ères ont été accueillies chez leurs voisins en
a.endant d’avoir un nouvel abri. Les enfants sont avec
nous sur les chan ers des quatre maisons en bois que
nous aidons à construire. Au total avec la première mission 10 shelters seront livrés aux familles.
Les enfants se sont installés et jouent sous les pilo s,
d’autres fabriquent des comptoirs de pe tes marchandes
avec les chutes de bois que nous avons sciées, un bébé
dort dans un hamac, bercé par sa mère sous un auvent
posé sur la terre boueuse des rizières.
Les maisons que nous construisons ne sont pas en dur,
pas de ciment, pas de béton car les familles sont majoritairement non propriétaires des terres. Nous fabriquons donc du temporaire qui dure. Elles sont faites
pour résister environ 15 ans. Et quand on voit que la
plupart des maisons sont encore faites en bâche, on
peut se dire que ça n’est pas si mal.
La kermesse du dernier jour ; les enfants maquillés en
princesses, papillons et spider man; nous, transformés
en animateurs légèrement débordés ; le terrain de
basket décoré de guirlandes et ballons de toutes les
couleurs ; les crayons de couleur gagnés à la pêche à la
ligne ; les bonbons au bout d’une ficelle coupée les
yeux bandés. Quand la nuit tombe, notre van se transforme en disco-van : les enfants s’y engouffrent pour y
danser au son des enceintes, les lumières sur le toit et
à l’intérieur du van clignotent, nous recommençons
encore et encore notre chorégraphie que les pe ts

Inde

Tallapalem

Embarquement immédiat pour
le dépaysement et l’aventure humaine
Aéroport CDG, samedi 26 juillet, une équipe de 13 volontaires a accepté de vivre des vacances « autrement » en
aidant à la rénova on d’un centre de soins dédié aux malades du sida et d’être plongé au cœur de l’Inde et du
monde rural de l’Andhra Pradesh, à Tallapalem, près de la
ville de Kavali. Deux semaines de mission qui commencent
par un accueil tradi onnel : de l’encens, des fleurs, le bindi
sur le front donné par nos hôtes, les sœurs Jacintha, Régina
et Jordi, toutes trois originaires du pays.
Le centre de soins est géré par les sœurs, qui veillent à sa
bonne marche et sur les 15 enfants séroposi fs vivant sur
place. Véritable fléau sanitaire et social en Inde, les malades sont non seulement peu ou mal pris en charge par les
systèmes de soins officiels, mais également rejetés socialement par la famille, le voisinage, la communauté de vie.

Vraies mamans de subs tu on, les sœurs consacrent leur
temps aux enfants pour qu’ils puissent grandir, en a.endant de guérir, dans de bonnes condi ons. Comme tous
les enfants du monde, ils sont pleins de vie, aiment rire,
chanter, danser, faire des bêses, se défier aux jeux, se
quereller, rêver à un avenir …
Comme tous les enfants du
monde, ils ont besoin d’un regard d’amour pour grandir et
devenir adultes dans un pays
qui les reje.e.

De nombreux temps forts ont ponctué notre séjour : les
jeux du soir avec les enfants, la soirée préven on du VIH
dans un village voisin, la soirée « sari/dho » ainsi que la
kermesse de fin de chan er. À chaque fois, c’étaient pour
nous des moments privilégiés de
partage avec les enfants. Leurs
rires, leur joie, leurs larmes aussi
sont les plus beaux cadeaux qu’ils
nous ont offerts. Nous avons aussi été touchés par la générosité
des sœurs, toujours là pour les
enfants, pour les malades mais
aussi pour nous en prenant à
cœur de nous faire découvrir leur
quo dien et leurs nombreuses
spécialités culinaires

Et nous dans tout cela, nous
avons facilement trouvé de
quoi nous rendre u les : il y a
des murs et des sols à casser, à
Ce.e mission, nous a fait découla masse, au marteau, à la
vrir une autre manière de voir et
barre à mine - chacun son ou l
de concevoir les choses et nous a
et des chaînes humaines à
«
Famille
de
cœur,
famille
de
sang,
même
combat
»
transmis l’esprit de groupe,
me.re en place pour extraire des tonnes de gravats et combler un puits profond l’adaptabilité ainsi que l’humilité
de 6 m et de 3 m de diamètre. C’est au rythme de ces Nous avons qui.ons l’Inde à regret, avec des souvenirs
nouveaux instruments improvisés, et de temps en temps plein la tête, des muscles en plus, des fous rires et de
des chansons d’entrain, que Français et Indiens, dans la belles rencontres. Finalement, ce.e mission n’est pas
bonne humeur, travaillent ensemble. Rapidement, il fau- qu’un simple coup de pouce, c’est une aventure inoudra aussi faire des ouvertures, poser des portes, décaper bliable ! Merci à tous.
les plafonds, lessiver et enfin, commencer à peindre. Le
temps est compté, les jours défilent.

Les missions de
l’hiver 20142014-2015

Pour nous soutenir, devenez membre de l’associa on. La co sa on de
membre s’élève à 15 € par an, celle de bienfaiteur à 76 €. À envoyer par
chèque à l’ordre de « Coup de pouce humanitaire », à l’adresse suivante:
Associa on Coup de pouce humanitaire
Arnaud Schwebel, Trésorier
14, rue Ampère - 75017 Paris

Bénin
7 au 21 février - construc on chèvrerie - Bohicon
21 février au 7 mars - rénova on centre accueil - Bohicon

Nicaragua
17 au 31 janvier - construc on logements
sociaux - Esteli

Chili
3 au 17 janvier - ateliers
d’ar sanat - Tirua
17 au 31 janvier - ateliers
d’ar sanat - Tirua

Inde
27 décembre 10 janvier
- rénova on logements
sociaux - Kavali

Cambodge
27 décembre 10 janvier - construcon d’une école - Stoeng
10 au 24 janvier - construc on
d’une école - Stoeng

Népal
Philippines

14 au 28 mars - construcon d’une école - Laprak

3 au 17 janvier - construc on de shelters - Santa Fe

Merci à BNP Paribas pour l’impression de ce bulle n Rédac on : Hélène Steiner - Maximilien Perrollaz

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