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SS2 C64

(Discours de l'ancien à son peuple. Dieu est un Homme. Conditions de la


filiation: Humilité, amour et abnégation de soi-même. D'un côté, les
avantages des fils du Soleil, de l’autre, le bonheur de la filiation dans
l’amour. Promesse générale de s'engager sur la voie de la Filiation. )

- 24 Août 1843-de 15h30 à l8h-

-1- Maintenant nous voulons écouter ce que l'ancien dira à son peuple.
Voici ses paroles:
-2- " Ecoutez-moi, ô vous mes enfants qui êtes ici présents, et donnez à
ceux qui ne sont pas ici connaissance de ce que maintenant je vous dis ! Vous savez qu'en des
cas semblables, quand le bois sur l'autel s'est enflammé par une Puissance supérieure, nous
avons lu dans la flamme du bois qui brûle, les très lourdes conditions, suite à
l'accomplissement desquelles seulement, est possible l'obtention de la haute * filiation de
Dieu *.
-3- " Il ne nous avait jamais été offert l'extraordinaire bonheur d'apprendre
de la bouche d'un fils de Dieu, d'abord comment en peut obtenir une telle filiation, par la voie
naturellement la plus courte, et ensuite ce qui se tient effectivement caché derrière une telle
filiation.
-4- " Cet hôte très élevé, avec ses deux compagnons, nous a indiqué depuis
la Source originaire, ce que toute notre sagesse n'aurait jamais pu atteindre.
-5- " Maintenant, nous savons que Dieu, le Tout-Puissant Créateur de
toutes les choses, est Lui-Même un Homme Parfait, et qu'Il demeure toujours, en tant que
Père parmi ceux qui sont ses fils.
-6- " Puis, nous avons appris, de manière fondamentalement exacte, ce
qu'est vraiment un fils de Dieu, et pourquoi on doit le reconnaître comme tel; puis, comme
troisième point, il nous a été mis en lumière comment toutes les créatures libres qui sont
conscientes d'elles et qui reconnaissent Dieu comme leur Créateur, peuvent devenir Ses
enfants, de la manière la plus simple et sûrement la plus adaptée au but.
-7- "Que tout cela soit exact, il n'y a pas besoin d'autres preuves, puisque,
en premier lieu, le garant de la plénitude d'une telle Vérité est encore ici parmi nous; et en
second lieu, le garantit aussi ma propre sagesse, à partir de laquelle, en y puisant, comme vous
avez tous pu l'entendre, j'ai fait au grand Messager toutes sortes d'objections, dans le but de
constater si ses affirmations pouvaient résister aussi face au sévère examen de la sagesse.
-8- "Vous avez pu également entendre avec quelle fermeté de fer, le grand
Messager m'a toujours réfuté, et comment avec la puissance de la Vérité dans ses paroles, il
me guida hors de l'erreur de mes connaissances sur une voie complètement droite.
-9- " Du moment donc, que nous avons de telles preuves palpables de la
grande plausibilité des dires de ce messager, que pouvons-nous demander de plus ?
-10- " Par conséquent, il ne reste rien autre dans un tel cas sinon uniquement
que de nous demander si nous voulons ou non parcourir sérieusement la voie qui nous a été
indiquée; à savoir: si nous voulons nous engager sur la voie de l'humilité, de l'amour et de
l'abnégation entière de nous-mêmes, dans l'Esprit et dans la Vérité, ou bien si nous ne le
voulons pas ? Demande qui justement signifie:
-11- " Voulons-nous, après la déposition de notre corps fugace, rester en tant
qu'esprits d'éternels gardiens de notre monde, si grand soit-il; ou bien voulons-nous, après la
déposition de notre corps, devenir immédiatement dans l'esprit, des enfants de Dieu, et aller là
où lui, Dieu et Seigneur, éternellement et infiniment le seul Tout-Puissant par-dessus toute
chose, demeure parmi Ses enfants, et les aimes avec l'infinie puissance d'Amour de Son
Cœur ?
-12- " Vous voyez, mes chers enfants, c'est une question d'extraordinaire
importance, à laquelle il ne peut être répondu seulement qu'avec des paroles très sages.
-13- " Mais dans le même temps, j'attire à tous votre attention, sur, le fait que
notre état en soit, après la déposition du corps, est également extrêmement splendide, état qui,
en somptuosité et en magnificence extérieures, dépasse tout ce qui est imaginable.
-14- "Nous, quant à la forme du corps, nous sommes déjà ici
extraordinairement beaux, si bien qu'une telle forme éveille, même chez les enfants de Dieu,
une grande admiration; et pourtant cette beauté corporelle physique est à peine une pâle
ombre de celle qui est propre à notre esprit immortel.
-15- " De même nos palais avec leurs habitations sont d'une luminosité et
d'une somptuosité telles, que les habitants d'autres mondes plus petits, à les voir seulement, y
perdraient certainement la vie.
-16- " Avec tout cela, leur construction nous coûte bien peu de peine, étant
donné qu'avec la puissance de notre volonté réunie, nous sommes complètement maîtres de la
matière elle-même, qui doit se disposer, se plier et se soulever, selon notre volonté.
-17- " Cependant, qu'est la somptuosité matérielle de nos édifices, bien que
très élevée et grandiose, si elle est comparée à la magnificence de nos esprits, qui demeurent
en cette plénitude de lumière qui entoure sur un espace énormément vaste notre monde, grand
de façon illimitée.
-18- " Tout cela, voyez-vous, nous le savons déjà par notre multiple
expérience, étant donné qu'il y en a beaucoup parmi nous, à qui il a déjà été accordé plusieurs
fois de voir, de manière très claire, les choses spirituelles de notre monde.
-19- " Par suite de cela, notre sort est généralement splendide de manière
incalculable, car, en tant qu'esprits, nous sommes de vrais et grands seigneurs, à la disposition
de qui ne se tient pas seulement tout leur monde presque infini, pour une très claire
contemplation, mais bien aussi d'innombrables autres mondes, qui tous, plus ou moins,
dépendent de notre grand monde.
-20- " Avec tout cela réuni, mes fils, sous un unique point de vue, il n'y a
rien d'autre à pouvoir dire, sinon que:
-21- " Que voulez-vous encore, ô très heureux fils d'un monde qui est
porteur de lumière, pour des myriades et des myriades d'autres mondes ?
-22- " C'est pourquoi il est aussi vrai: Qui a autant que nous; qui, comme
nous, est aussi heureux, doit sûrement avoir en lui, un degré élevé de folie, s'il veut prétendre
à plus, et devenir plus heureux encore.
-23- " Vous voyez, cette argumentation certainement sage, fut aussi exposée
par moi à notre grand hôte, et il m'a répondu justement, en me confirmant tous les avantages
cités; mais à présent, mes fils écoutez moi !
-24- " Pour l'obtention de la filiation de Dieu, il ne s'agit absolument pas de
devenir plus, ou bien d'être plus, mais bien plutôt, de devenir plus parfaits et plus vivants dans
l'amour de Dieu.
-25- " Mais vous savez tous, de votre propre expérience, qu'ici notre plus
grand bonheur est conditionné presque exclusivement par notre réciproque amour.
-26- " D'autant plus nous nous aimons et d'autant plus intimement nous nous
unissons dans l'amour - tant corporellement que spirituellement - d'autant plus béatement
heureux aussi nous nous sentons.
-27- " Pour nous, les moments les plus heureux ne sont-ils pas dans les
espaces de temps durant lesquels nous nous réunissons en famille, dans l'amour réciproque,
sans daigner un regard au monde extérieur, pourtant merveilleusement beau.
-28- " Vous tous, à cette question, selon votre vivante expérience, vous ne
pouvez répondre autrement que: C'est, dans sa plénitude, la vivante vérité !
-29 " C'est bien ; donc vous voyez, c'est réellement en cela que consiste la
différence entre notre bonheur le plus élevé mais en même temps toujours extérieur, et celui
très heureux et très profond des Enfants de Dieu.
-30- " Donc, si déjà notre réciproque amour de créatures nous procure tant
de joie, combien infiniment béatifiant doit être alors cet amour grâce auquel des créatures, en
tant qu'enfants de Dieu, peuvent saisir, visiblement dans le plus grand Amour leur Créateur en
tant que Père, et être à leur tour saisis par Lui avec une infinie puissance ?
-31- " Où, en tout ce grand monde, vit un être qui soit en mesure de
comprendre même seulement un atome de la grandeur d'une telle béatitude, en laquelle une
créature en tant qu'enfant vis à vis de son Créateur, peut Le saisir avec tout son amour, et être
à son tour saisi par Lui, avec le plus Grand Amour ?
-32- " Vous voyez, mes chers enfants, c'est là l'infinie différence entre nous
et les Enfants de Dieu ! Pensez combien infiniment petite doit être notre béatifiante étincelle
d'amour, en comparaison de la plénitude infinie de l'Amour qui demeure en Dieu.
-33- " Et pourtant cette infiniment petite étincelle forme notre plus grande
béatitude. Combien grand par conséquent doit être le bonheur de ces êtres, qui peuvent jouir
avec toute l'infinie plénitude de l'Amour de leur divin Père ?
-34- " Donc, que voulons-nous faire ? Voulons-nous rester ce que nous
sommes, ou bien voulons-nous nous empresser avec de nouvelles forces vitales, et comme
enfants, nous jeter entre les bras du tout-puissant, saint et éternel Père ?
-35- " Je lis maintenant sur vos visages que vous voulez tous tout
abandonner pour arriver au Père ! - Certes, c'est aussi mon plus intense sentiment; nous
voulons L'aimer, comme si nous avions mille cœurs; et nous voulons être humbles, comme si
nous n'avions aucune existence, et cela seulement pour arriver, après cette vie extérieure
physique, là où vit ce saint Père !
-36- " Et toi, ô grand messager, reçois, dans la plénitude de la Vérité,
l’assurance que maintenant nous sommes tous d'un seul sentiment, et nous voulons parcourir
la voie que tu nous as indiquée.
-37- " Je te prie de nous bénir sur cette nouvelle voie, afin que nous
puissions arriver heureusement là où toi, certes déjà depuis longtemps, tu te trouves dans la
demeure de Dieu, ton Père, infiniment saint ! "
-38- Vous voyez, après ces paroles, l'ancien se prosterne la face contre terre,
et ses enfants suivent son exemple.
-39- Mais à présent, nous les bénissons; et maintenant qu'ils ont été bénis,
laissez que je vous soulève au-dessus de ce monde resplendissant; et regardez comment on
plane dans l'espace, à nouveau comme une petite étoile lumineuse, à une infinie profondeur.
-40- Et maintenant, regardez vers le bas; vous voyez, il y a votre soleil; et
même nous n'en sommes pas très éloignés, toutefois nous ne nous hâterons pas trop, mais
nous nous approcherons plutôt doucement de sa surface sanctifiée; cependant, cette fois, pas
de celle matérielle, mais bien plutôt de celle spirituelle, qui correspond toutefois pleinement à
celle matérielle, en lieu et place. Descendons donc doucement !