BASES FfZ

Cûs&s
c
CONSTITUTIONNELLES
D E

LA RÉPUBLIQUE
DU GENRE HUMAIN,
Par ANAC HAR S I S CLOOTS, membre
de la Convention nationale.

A PARIS,
DE L’IMPRIMERIE NATIONALE.
1
79 3 .

Van II de la République une x
et iudiuhible .

£*« •;
'ivswBauiy
'

Page 28 paragraphe XLIII ;
, Réflexions politiques sur les circons »

tances présentes ;
par J. P. Rabaut [Saint-Etienne

» Il a paru en France un de ces hommes qui savent s’élancer
du présent dans 1 avenir : il a annoncé que le temps viendrait où
tous les peuples n’en feraient qu’un , et où les haines nationales
finiroient *, il a prédit la république des hommes et la nation
unique ; il s’est fièrement appelé l’oratsur du genre humain , et
a dit que tous les peuples de la terre ëtoient ses commettans \ i!

a prévu que la déclaration des droits, passée d’Amérique en
France , seroit un jour la théologie sociale des hommes et la
morale des familles humaines , vulgairement appelées nations»
Il étoit Prussien et noble , et il s’est fait homme. Quelques - uns
lui ont dit qu il étoit un visionnaire ; il a répondu par ces paroles
d'un écrivain philosophe : On fcroit un volume des fausses maximes
accréditées dans 1e monde ; un y vil sur un petit fonds de principes
dent fort peu de gens se sont avisés de reculer les bornes. Quelqu'un
ose-t-il prendre l'essor et voir au-delà ; il effraie , c'est un esprit,

dangereux ; c'en est tout au moins un bizarre, »*

A V A N T-P R O P O S.

J éleverai un monument impérissable dont les inscrip-
tions seront des hiéroglyphes pour les barbares. La sans-
culotterie me comprendra parfaitement; la
culottaient
voudra pas me comprendre. Quoique la convention na-
tionale ne soit pas à la hauteur de sa mission néan- ,

moins un grand nombre de mes collègues embrassent
ma doctrine or, il ne faut que douze apôtres pour aller
;

fort loin dans ce monde.
J ai le malheur de ne pas être
de mon siccle je suis un fou a coté de nos prétendus
;

sages.
^
Emmanuel Sieycs , avec son tiers - état ,
n'auroit pas jouéun plus sot rôle dans un lit- de-justice à
Versailles, que moi avec mon genre humain parmi nos
hommes d état. Au moins a la cour de Versailles n étoit-
on pas inconséquent on ne s piquoit pas de professer
y ;

la vérité d établir la liberté et 1 égalité sur les droits de
,

l homme; on n
y recomioissoit que le droit français. Et
moi qui fonde ma constitution sur la déclaration des
droits universels ,
je rencontre des Français d’autrefois,
desHuns et des Goths des grands enjans dans le sein
,

dune assemblée qui invoque les droits de l'homme .

Certes, si tous les Français étoientà Coblentz ou à la
Guianc, la brave sans-culo tterie de nos quatre-vingt-
six ou sept départemens mettroit à bas tous les tyrans
de i Europe. La tyrannie n’a pas d’auxiliaire plus robuste
que le mensonge; et sans la sagesse du peuple, on ne
Sc contenteroit pas de me rire au nez
comme à Co-
pernic mais on me persécuteroit corporellement
,

comme Galilée et Jean Jacques. Je me venge avec mon
franc-parler, et je me moque des moqueurs. Le sys-
tème dAnacharsis Cloots est la meilleure apologie de la
révolution française a dit un penseur Anglais
, : et
des français non émigrés me jettent la pierre
Je nargue !

les memes puissances qui voulurent empêcher
assent- l

biéc constituante de faire X^declaràtion des' droits de
riiomme. En effet, ces droits là ne s'accordent guère
avec la politique des scélérats qui tiennent leur cou-
ronne de Dieu et de leur épée* La propagande m’oc-
cupe religieusement je varie mes sermons sous toutes
;

les combinaisons imaginables et j'ai le plaisir de voir
,

rétrograder l’erreur qui perd son plumage. Avouez ,

citoyens, que j’ai forte partie contre moi les frippons ,

et les sots; mais le peuple est plus fort que ces gens
là. Le peuple adopte mon système qui le délivre à

jamais de la guerre étrangère et.de la guerre civile, et
meme de la rébellion locale. Les troubles du dedans
proviennent des troubles du dehors. Les fanatiques de
la Vendée oscroient-ils lever la tête ,
si nous n’étions
pas environnés de tyrans nous n'étions pas res-
,
si

serrés dans des frontières onéreuses et absurdes ? Le
cabinet de Saint-James encourage les rebelles par ses
intrigues et ses escadres mais si l'Angleterre étoit
;

libre nous verrions au contraire
, ,
les gardes natio- ,

nales de Londres et de Portsrnouth accourir en deçà
du canal et au-delà des Tropiques pour exterminer les
ennemis de la raison universelle.
Si nos hommes en place nos messieurs n’entendent
,

pas ce langage le public F entendra parfaitement.

Toujours les gouvernes ont été plus philosophes que
les gouvernails. Sous l'ancien régime, la ville valoit
mieux que la cour sous le nouveau régime 1 £ forum
;
,

vaut mieux que la convention: Ct\ a ne doit pas étonner
l’observateur qui calcule de 1 intérêt particulier
l'effet

sur une grande masse, et de l'intérêt particulier
1 effet
sur une petite masse. Un gouvernement quelconque a
la maure de se croire plus sage que le peuple cette ;

manie comble de la sottise l’expérience nous
est le :

guérira j espère. Le peuple est mon ©racle la vérité ne
, ;

descend pas du haut des deux mais du haut de£ tri- ,

bunes. BASES

Studiuni Tsipublicœ omnia superat. Xous les peuples demanderont à se réunir departementalement à la France. le voici : Législateurs . Alj os commettans nous ont donné un mandat impérieux et laconique . Par ANACHAPvSIS CLOOTS. nos concitoyens labourent leurs champs fertiles pendant . A . neus voulons une constitution qui marie le bonheur permanent avec la liberté permanente Pour répondre aux vœux de la France de l'Europe et . dis monde nous . Le peupU Romain s étudioit a perpétuer l’esclavage de l’univers le peuple . Nous allons sonder le terrein . membre de la Convention nationale 3 IMPRIMÉES PAR ORDRE DE LA CONVENTION NATIONALE. Français va s occuper des moyens de perpétuer la liberté uni- verselle. toiser les fond mens * mesurer les premières assises de notre constitution politique» Nous calculerons sa solidité et ses dimension* avant de recevoir . BASES \ CONSTITUTIONNELLES DE LA REPUE' IQUE DU GENRE HUMAIN. labourerons les vastes plaines du génie pendant que . Nous ne saurions répondre à cette demande frater- nelle qu après avoir po>é des bases et développé des principes qui tiennent essentiellement à la conservation de la liberté que nous avons conquise avec tant de peine et de gloire. Sallust. CONVENTION NATIONAL E. Nous détruirons l’erreur 9 pendant que nos frères d’armes livrent bataille aux errans. qu’ils ^remplissent les atteliers de Findustrie.

L’arène où des spectateurs. et les développée clairement . des sophistes ne sera jamais Grecs. sentative . se plaignoient bastille. nos convulsions mois si constitution se fût élevée sur les ruines de la une bonne . et pies libre que d'un peuple plus philosophe que les nous combattons n’élèvera pas une les Romains. douteuse en présence la défaite . Je me j eJ pour tout le monde. Mandataires poussière qui nous dérobe aux yeux de tons les jours et de du souverain. pourroit être circonvenue. t nombreux bêtes qui se présentent de toute. parts. Les ques ne leur permirent pas de les murailles et colifichets de la France esclave ont surchargé sur dégradé les fondemens de l’édifice qui vient de s’écrouler déciderai pas entre les architectes les roi. sera goûté et sanctionné par une nation qui beau de bon et .Les architectes auxquels nous snêcédons . sur la roche inébranlable de la souveraineté du genre évaluerons ensuite les avantages de l’umte repré- humain. Nous inconvéniens de la pluralité fédérative. et les royalistes. le bien Nous poserons première pierre de notre pyramide consti- la tutionnelle. d’un souverain éleve verain émancipé par l’âge et tout ce que nous ferons de i l’école de l’adversité. trompe fort . La conquête est aisée la toujours question de la . dissipera les nuages dont l’opinion pu- La victoire des logiciens ou blique. C’est à nous de profiter des erreurs précédentes. mais il sera Une s’agira pas toujours conserver. •t de n’oublier jamais que nous sommes des architectes subor- hors de tutele . Certes . il y aura place ou de conquérir la liberté. les proportions. d un sou- donnés aux volontés d’un souverain l’expérience . sait discerner et le mal. La raison . Je ne et les propriétaires qui en changent qui donnent leurs plans . difficile. notre compte rend» sera . Au lieu de quatre années révolution- conservation est politiques n’auroient pas duré quatre aaires. souverain novice dont les préjugés gothi- du mauvais goût d’un s’écarter de la route battue.

si notre repos est troublé. notre commerce est in- terrompu par des hostilités. C’est en consultant la nature que je découvre un système politique dont la simplicité sera parfaitement saisie par quiconque desire toute l’indépendance tout le . la liberté plénière intacte . bonheur dont l’homme est susceptible. fera justice A t . . 7 . De ces données incontestables resuite nécessairement la souveraineté- solidaire . indivisible du genre humain car nous voulons . notre revenu grevé par des forces militaires si . La convention nationale n oubliera pas que nous sommes les mandataires du genre humain: notre mission n’est pas circonscrite dans les dépar- temens de la France nos pouvoirs sont contresignés 5 parlanature entière. sur la terre une volonté particulière qui croise l’instinct uni- versel je m’y oppose . Or si je rencontre . si notre sûreté est com- promise par des invasions. Une corporation qui se dit souveraine. . à dix ou vingt lieues de notre manoir. que l’express’ion de la volonté générale absolue suprême. un petit nombre d individus ne-sauroient rester libres long-temps. sa constitution manquant par la base . le bon sens et le bonheur. tous les instans nos décrets seront dictés par . ir- résistrble nous ne voulons pas d’autre maître . . elle coupe les canaux de la prospérité uni- verselle . . cette résistance est un état de guerre et ServUl e dont 7 S«rc humain l’être suprême tôt ou tard.L’individu ne sauroit être libre tout seul . . Nous ne sommes pas libres . Nous ne sommes pas libres si des barrières étrangères nous arrêtent . sinotre industrie est renfermée dans le cercle étroit de ou tel tel pays. Les droits de l’homme s’étendent sur la totalité des hommes. sera contradic- toire journalière et chancelante. l’amour de h liberté par l’horreur de . . la tyrannie. si un seul obstacle moral arrête notre marche physique sur un seul point du globe. blesse grièvement l'humanité elle est en pleine révolte contre .

Newton a réuni tous les philosophes par sa découverte physiques je réunirai tous les hommes par ma dé- couverte politique. par des factieux turbulens. sont des rebelles qu’il faut dompter. par conséquent deux peuples ne sauroient être sou- verains . il ne reste plus qu’un seul sou- verain indivisible . Les attributs d’une divinité fantastique appartiennent réellement à la divinité politique. si tous les peuples déclarent la même vérité. nul individu ae peut s’attribuer la souveraineté. inalié- nable . en se réunissant . sous le giron de l’assem- blée . Le mensonge porte la discorde d’irn pôle à l’autre. elle èst une. nous prierions Genève de nous réunir à elle. les mêmes droits . j’ai dit . impérissable . C’est le genr* humain régénéré que j’avois en vue . donc aucune réunion partielle . Gomment auroit . que ie genre humain est Dieu. Si . immuable. imprescriptible. et nn peuple qui s’obstine à s’isoler . ou des errans qu’il faut ramener avec le flambeau des droits de l'homme . raine : or. Un roi qui s’obstine à garder sa couronne. La sou- veraineté réside essentiellement dans le genre humain entier . car. et le répète . les aristocrates sont des athées. les peuples éclairés se réunissent au premier apperçu des lois éternelles. Les quatorze ou quinze prétendus souverains de l’Amérique . la vérité portera la concorde d’un hémisphère^ i’autre. sur la raison in- variable? Les eaux limpides se réunissent au premier point de contact. il en résulte naturellement une seule Nation paix ne sera jamais troublée par des voisins jaloux ni dont la . lorsque j’ai parlé du Peuple-Dieu dont la France est le berceau et le point de ralliement. de l’association universelle. illimitée . Chaque peuple libre rcconnoîtra mon prin- cipe en évaluant les avantages inestimables de l’unité souve- . Genève ne vonloit pas se réunir à nous. par exemple .elle l’impiété de refuser une demande fondée sur des principes éternels . indivisible. sans bornes et toute- puissante . absolue .

étoit imbu de toutes les . lui tout ce qui ne nuit pas à autrui. un plan uniforme. d’un district. Ces sections décorées du titre d 'états ne tarderont pas . la souveraineté provisoire dans la grande communauté çue repré- sente le congrès pendant que chaque section particulière con- . cette condition éternelle est le seul cachet de la souveraineté' Admettre un autre souverain que le genre humain. Les fédérés Français communique* ont aux fédéralistes Américains le vrai système social par la fusion des . L’Amé- ricain en secouant le joug du Breton . il agit comme bon lui semble . La liberté n’a qu’un formulaire. ^gale portion de liberté. d'être ne nuise pas à celle d'un canton voisin eu éloigné le charbonnier est maître de faire chez . Le genre humain ne doit trouver aucune résistance nulle part. . inutile. . Ce sont les systèmes autocratiques de Hollande h . masses . S’agit-il de paver l’impôt P eg ( A 3 . de la Suisse et de l’Angleterre qui se multiplient hi- deusement sous cinquante masques désorganisateurs. Deux souverains sur notre planète impliquent *tradiction. d’un département et de toutes les peu- plades qui se croient souveraines. Il en est de meme d’une commune. Permis à chaque canton à chaque individu de . se gouverner à sa guise pourvu que sa manière . serve une dénomination sans objet et une législature . par la confédération des individus. à être proportionnées *ur une mesure commune et administrées sue . 5 Septentrionale ont été forcés par la nature de remettre . il a cru que la sage division admi- nistrative emraînoit i’absurde morcèlement de la souveraineté. Ce contrat primitif . il ne souffre point de co-associé. c’est ad- ettre la quadrature du cercle et rejeter les démonstrations ma- manques. extravagances Européennes. 11 V a P as d’autorité plus tutélaire que celle du genre 1 ’ P Ü d ° nne grande la ll3S latitude à chaque section de TEi- irc tous * es individus : sous son gouvernement jouiront . . de 1 Italie .

6 qu'ert-ce qucTimpôt dans anc république sans voisins ? ) il fixe à chacun sa quote-part . la conservation à la dilapi dation . la nature infaillible. réconomié à la prodigalité . si nos décrets n’émanoient pas de Tautocn P rl '® 1 cs mitif . et que les députés arrivent en raison de larépartitiou universelle. La diffé- rence des costumes. à cet égard . le bon sens' et la liberté ne se refuseront jamais à dés plans raisonnables . Ne nous perdons pas en suppo- sitions absurdes . La récolte du riz est-elle nui- sible dans certain r ' climats? les habitans du lieu seront les maîtres de prohiber les rizières insalubres. il tend irrésistible ?^ 11 vers' l’unité pacifique l’crrëur le gêne trop pour ne pay en . délivrer quand on la lui fait comioître. on préférera toujours la science à l’ignefrance . chacun fera le déboursé de ses fantaisies particulières. des médecins du corps et de prétendus médecins de l’ame ? Qu’importe' à la société. les droits de l’homme aux droits usurpés. les disciples dociles de . rien au monde ne sauroit désunir la répu- blique des droits de V homme . les couronnes civiques aux lett de noblesse . pourvu que l’impôt rentre . Pas d’autre règle . des cultures et des cultes ne troublera point F harmonie sociale. ou par des jurys et des arbitres ? veut-on des électeurs pour nommer ses repré&entans ? Préfère-t-on ici l’appel nominal et ailleurs le scrutin fermé ? veut-on une faculté de médecine et une faculté de théologie . la lumière aux ténèbres . Veut-on être jugé par des formes tortueuses . voyez les productionykUmes d’un Raphaël . sans rien prescrire sur le mode de per- ception. L’es £ 1 humain se plaît dans les formes simples. L’autocratie don‘ ous e U1 s sommes revêtus ne nous éléveroit pas au-dessus des légi ' " ordinaires. la quiétude à la tribu- lation. Les liens élastiques des droits tk f homme se plient à toutes les circonstances favo- rables à l’humanité . Voyez ces peintres maniérés ^ tableaux sont la honte d’un sallon. que la convenante topographique. les successions équitables aux substitutions tyrannique? la démocratie à l’aristocratie . d’un David .

^ ! . > i . et le privilège dont elle se targue est un crime de lèse- démocratie. Il ny a pas plus de raison d’ériger un département en souverain . . contre le tyran . . ma’s voici l’époque où le soleil de la Jiberté naturelle va briser les alambics et les serres chaudes de la liberté factice. par-tout l’esprit de l’homme insulte au génie de la nature . pat-tout j’ai retrouvé un mauvais goût de terroir -. une autre communauté que celle de la liberté. Règle générale . des loix. l’imagination ne fascinera plus la raison . par-tout où vous trou- verez des loix qui blessent les droits de l'homme . ' -vt. . Cette vérité a été tellement sentie par les états parti- culiers de l’Amérique . une municipalité » une famille » un individu. par-tout où voii& verrez les ports et les havres fermés à votre commerce. comme si le domaine des hommes libres pris en masse .: |g| 7 sont les pfffïniers maîtres dans tous les arts. à leurs souverainetés partielles qu’un vain nom : tout se îéduit chez eux à des fonctions moins importantes que celles de m®s administrations départementaires. tous les voiles sont déchirés. Les choses ne changent pas de nature par le changement des noms. " *? \ . Chaque A 4 . contre les aristocrates . acci- dentelles qui eontrarient les loix éternelles . ne sentira pas l’huile de la lampe . protestez contre l’»rreur si c’est un pays libre . si c’est un pays despo- tique . si c’eàt un pays oligarchique. > . im» canton . sur la souveraineté de ses voisins . Une portion du genre humain ne sauroit s'isoler sans être rebelle. Le département de la Pensylvanie s’est imaginé que le petit département de Rhode-Island ne peuvoit pas s’étendre géométri- quement sans empiéter sur les domaines . comme s’il y avolt une autre propriété que celle des individus . .f||| ÿ M 101 . n’étoit pas un être de raison *. ' V: W : ' ~ . ainsi que les chemins et les canaux . connue et adoptée sans efforts . qu’il ne reste plus à leurs législature* locales . . La constitution du genre humain . J’ai pâli sur les livres qui contiennent les differentes constitutions humaines . . qu’un district .

plus solide . en deux patries . au premier signal des droits de l'homme . Qui dit souverain dit despote . la loi universelle réalisera les fables de l’aje d’or. s’ils veulent déchirer leur patrie en deux divisions . en deux congrès. ne soyons pas étonnés si les prétendus souverains ont ravagé les domaines du souverain légitime dont le despotisme est le résultat heureux et unique de toutes les volontés particulières. pourront se croire souverains . après la prise de Veyes . sans un démenti formel au genre humain. irrésistible- ment . Détrônons les fractions sociales . Quant au congrès unique . Voudrions-nous imiter leurs défauts après avoir imité leurs vertus ? Notre horloge est plus simple . c’est de couronner toute autre puissance que le genre humain. Ajouterons-nous des A . Une fraction de la gravide famille ne sauroit s’emparer de la faculté souveraine . et le tout . un seul congrès ? Dans le premier cas ils seront moins prudens que le sénat Romain qui rejeta unanime- ment cette proposition . ou s’ils ne veulent qu’une seule diyision fédérale . mais au moment du contact. Deux hemiies ou deux peuples isolés sur la terre . elle marche plus régulièrement. qu’une plus grande sévérité dans nos expressions et une plus parfaite organisation dans nos distribu- tions géométriques. il n’y a plus qu’une volonté absolue dans le monde. Il ne s’agit pas ici d’une dispute de mots : un prunier ne portera pas des pommes en l’appelant pommier. si vous le voulez . le despote par excellence . est un souverain. de la faculté de vouloir absolument . s homme. Je demanderai aux Français qui désirent un gouvernement fédératif. bien entendu que sa souveraineté n’empiète pas sur la souveraineté individuelle des autres hommes. La souveraineté d’une république de RaguSe est aussi dérisoire que celle d’un roi Louis Capét. Une seule erreuT a livré notre globe à une chaîne de calamités . il n’y a de différence entre les Américains et nous . et la même motion renouvelée de nos jours en Amérique éprouva la même défaveur.

frontières qui s’enrichissent avec nos garnisons . Les individus Français se tromperoient beaucoup si. ment dans une autre convention nationale. . la plus sonore» Celle qui aura le moins de rouages et de frot emess sera moins sujette à se déranger. des lacs et des mers ?Je plane sur les sections de la France . Doublerons-nous la dépense et les inquiétudes du gouverne- ment . ou de nos états intérieurs qui . éloignés du théâtre de la guerre. la moins chère . rétrogradant dans la carrière politique . des che- mins et des canaux . les armées . L’Amérique s’avance à grands pas vers la perfection sociale . 9 rouages inutiles et dispendieux. la plus homogène . Elle renonce par le fait aux préten- tions de son enfance en attendant qu’elle y renonce formelle- . Une cloche soudée est toujours sourde : la fusion parfaite de toutes ses parties lui rendra son élasticité et ion timbre. s'enrichissent paisiblement par le débouché perpétuel des rivières et des fleuves . les conseils exécutifs . ou de nos états commerçans qui s’enrichissent avec nos colonies. j’interroge les élémens dont elles sont composées % la réponse est unanime dans toutes les communes . les accises et les douanes? Quel sera le degré de prépondérance de nos états maritimes qui s’enrichissent avec nos escadres . par un servile esprit d’imitation? Deux horloges d’une construction différente sonneront égale- ment l’heure . et à l’abri des invasions ruineuses . dans toutes les bouches primaires : conservons Vivant âge inappréciable de Vu - nitè souveraine que V Amérique nous envie et dont elle se rapproche. la moins lourde . en multipliant les capitales . les assemblées législatives. mais on préférera la moins compliquée . elle se dégoûte de la superfétation d’un sénat et de la prépondérance d’an président-monarque : elle conçoit l’absurdité d’une souveraineté intermédiaire entre l’individu et k masse totale des individus. ils croyeieut imiter les individus Américains. les forteresses et les flottes . chaque jour. ou de nos états.

Les ambitieux redoutent le# regards perçans de Paris v ils se sont apperçus Ique le chef-lieu d’une grande République formoit un immense foyer de lumières . homme sensé ne fut jaloux de son propre ouvrage. chacun y met du sien tous chacun en profite et jamais u n . L’intérêt d’aucune autre commune ne coïncide pas aussi directement . La nation triomphera de tous les calomniateurs. . La nécessité d’tsn centre commun . le citoyen Pacbe . a eu raison de dire que les ennemis de Paris sent les ennemis de la Répu- blique. Ce phare est l’ouvrage de . Ces gens-îà vou- draient de petites villes. La destinée de Paris est . dite Capitale . aussi impérieusement avec l’in- térêt général. qu’on distingue à peine d’une chaloupe ou d’une barque de pêcheur. mais les sans - culùtUs l’aimeront toujours. d’un point d’appui à tous les rayons qui partent de la circonférence . En effet t les rois n’ont jamais aimé Paris . de petites querelles et de longues guerres pour se venger de la nullité où les plonge une vaste république dont le génie et f orgueil se développent dans un vaste entrepôt qui sert de pliage à tous les membres de la 3<*ciété libre. dicta impérieusement aux Américains le fameux décret qui jette les fWderaens d'une ville superbe . que le roi Henri VII observa que certaines gens ressem» Moïent dans leurs provinces à des vaisseaux en rade . . d’un dépôt général . et dans Landres à des vaisseaux en pleine mer . Paris est i la France ce qu’un point mathématique est pour le* géomètres : quatre-vingt et tant de rayons aboutissent à la commune natio- male. Un ministre judicieux . de petites na- *ions . pen- dant que les Américains en construisent une à grands frais. de petites assemblées . Paris est un point politique essentiellement lié à tous les rayons départementaires. d’un chef* lieu unique. I® K serait fort étrange que les Français détruisissent à grands Irais leur lumineuse et vigoureuse enceinte . On fit dans l’histoire d’Angleterre de Hume. ils en cQfneluent qu’il faut de petites républiques et par conséquent de petits chefs-lieux.

qu’il est toujours ramené à la vérité par les routes mêmes les plus dé- tournées. Calculons ensuite combien les man- dataires des Bouches du Rhin » de la Meuse et de l’Escaut aug- menteroient la masse de nos lumières centrales . Jamais on ne décrétera que le chef-lieu sera irrévocablement sur la Seine . sur un rivage qui n’é- prouve ni l’ardeur des vents d’Afrique . Les réticences du foible n’accréditeront plus les mensonges des puissant. la situation heureuse . et la Manche et l’Océan Atlantique. Les dénominations de Fran§ais et d 'Universel vont devenir syno- nimes . J’occupe la tribune de l’Univers. Le genre humain comprendra les oracles de la raison invariable. la résistance des intérêts opposés . et la catho- licité de nos principes doit frapper l’oreille de tous les hommes. et par la mer d’Allemagne et la Méditerranée . La vérité toute entière sera désormais le testament politique de*s hommes libres. le ciel et la terre plaident en faveur de la permanence d’un chef-lieu qui doit s’améliorer avec l’accrois- sement de la République. en combinant ls flegme du Nord avec la bile du Midi . Une mauvaise constitution ne sauroit durer long . Le machiavélisme des usurpateurs échoue devant la morale des républicains. Le site fortuné de Paris est abordable de toute part . la verra parle. ni les rigueurs des vents hyperboréens. Une constitution sera variable tant qu’elle sera perfectible. C’est par les nombreux épicycles d’une fausse astro- nomie que nous sommes entrés dans la sphère simple et vraie du Prussien Copernic. ïï inséparable de celle de la République. Le vice sc tait. l’habitude» les frais d’un déplacement aussi ruineux qu’imprudent . Les adversaires prolixes de l’unité camérale n’ont pas fait cette observation briève. à plus juste titre que les noms de Chrétien et de Caiholi - que. L’astuce et la dupli- cité ne sont plus à l’ordre du jour. L’homme est tellement soumis à la nature des choses . mais la com- binaison des circonstances . temps chez un peuple qui connaît les droits du genre hu- .

chez un peuple dent l’énergie se communique à tous les rouages de la machiné sociale. le droit de conquête. aux incohérences*. la construction d’un mur. moi deux chambres dans la nation et je vous accorderai deux chambres dans la Cons- titution. la plantation d’un arbre. aux contradic- tions de leurs systèmes èrionés. aux plus débonnaires . de* toutes les servitudes. Mon aversion pour le morcèlement du monde provient d’un problème dont la solution m’appartient. 19 œaîn . Chacun étant juge et partie. les commotions hostiles sont les conséquences funes. Un peuple homogène doit avoir une représentation homogène. de toutes les chevaleries féodales . par des transactions pénibles qui. le lit d’un ruis- seau. Je me suis demandé pour- quoi les italiens de Gênes et de Venise s’armoient et se battoient pour la moindre altercation . de toutes les calamités morales. en viendront néces- sairement aux mains pour la lisière d’un' champ . la médiation d’un stàdh&uder . incli- Eatîons les plus pacifiques. il faut se battre à outrance malgré les. Je donne plus à penser qu’à lire par le choix de mesarguroews «pi frappent plusieurs objections à-la-fois . *> ta de l’oubli des droits de rHnrnrnc. font désirer aux plus foibles . Les Républiques grec- ques . pendant que les français de Mar- seille et de Bordeaux accommodent leurs différends par une sim- ple procédure? N’est-il pas évident que l’ignorance de la volonté universelle est la cause immédiate de toutes les guerres? Deux familles indépendantes de la lot commune . en augmentant l’influence du plus puissant ou du plus intrigant. Le droit du plus fort. d’un avoyer *. les Républiques hel vétiennes . L’oubli de la loi unique est rorigrne de toutes les dépendances . de toute les baronnies belli- gérantes. d’un président . les Républiques flamandes «Ht cru remédier aux lenteurs. le lecteur ou l’audi- teur examinera les objections que j’anéantis sans les étaler fasti- dieusement. on s’accoutume à . Montrez .

de leurs manufactures . dira-t-on. des citadelles. *3 la protection d’un homme au-dedans ou d’un homme au-dehors. c’est en rappelant les principes que nous chasserons les princes. en appuyant. des camps. . Une opinion trop généralement répandue en France. des soldats . Il est donc démontré que ces Républiques scroient moins 1 bres que nos départemens. ils exerceront lucrative*. des garnisons . la contrebande provoquera des rixes : nous aurons de part et d’autre des commis. les rois de France et de Sardaigne. L’insolence du grand canton dé Berne et celle de la grande maison d’Orangé sont assises sur le morcèîe- ment de la souveraineté. en se reposant . sur nos armées et nos forteresses et nos trésors ? C’est-à-dire . que leur industrie tuera la nôtre . à moins de faire payer un tribut direct à nos chers et amés voisins* or . Tout languit . tout se corrompt. mère. que nous permettrons à ces petites Républiques de faire tout ce qui nous convient : malheur à elles si leur industrie con- trarie la nôtre . des escadres. car la main-d’œuvre ne sera pas cher® dans un pays dont la dépense publique retombera en grande partie sur nous. les rois d’Angleterre et de Prusse . tout se détruit dans l’absence d’une vérité . Et voilà comment les Macédoniens et les Romains furent appelés dans la Grèce fédérative. Et notre bonheur mutuel en souffriroit. de leurs pêcheries. pour évi* ter les horreurs de la guerre. e’est de placer de petites Républiques entre nous et les tyrans . Si les princes ont pris la place des principes . nous serons jaloux de leur commerce.les aristocrates se mêleroienc de nos querelles. pour leur défense . Il faudra donc recourir au système prohibitif. Nos barrières les cerneront. dans la Hollande fédérative. Cette opinion tient aux vieilles idées aristocratiques de l’influence et de la protection .d’autant plus que les t y- rans. Mais . nos voisins libres au- r©nt pour nous un amour inaltérable. dan* la Suisse fédérative . ment leur industrie . un peuple tributaire n’est pas libre. c’est-à- dire .

les Républiques sont plus commerçantes que les royaumes. consultez les marchands privilégiés . avec les cartons d’un secrétaire d’état. car son égoïsme despotique n’est en opposition aveG aucun égoïsme étranger. 1 . or. 14 comme de raison. car il n’y a point de pont de com- munication entre les planètes. toujours im- passible ne fléchira pas sous la fougue des passions locales. Venise et Trieste . et la haine naturelle entre voisins se changera en amour naturel pour îa loi commune qui. J’ai observé dans mes longs voyages que chaque ville donne des sobriquets odieux ou ridi- cules aux villes voisines . consultez les transfuges criminels . a pas de tyran plus terrible que l’erreur . consultez les pirates et les contrebandiers . cet acharnement se fait aussi remar- quer dans les campagnes : et si vous voyez deux ou trois per- sonnes assises devant la porte de leur maison. Le com- merce est la principale cause des dirsentions humaines. N’ayons pas de voisins si nous rie voulons pas avoir d’ennemis. Ennemi et voisin sont termes synonimes dans les langues anciennes. Marseille et Nice . Voulons-nous rétablir la paix sur notre continent ? fesons pour l’Europe ce que nous avons fait pour la France. vous pouvez parier que la conversation n’est pas au profit du voisin. le plus foible contre le plus fort. Amsterdam et Anvers se portoient une haine dont les historiens et les poètes nous ont transmis les relations lamentables. sans l’erreur il n’y au- roit point de tyran. déli- vrons -les de leurs erreurs . Gênes et Pise . La République du genre humain n’aura jamais dispute avec personne. Rome et Albe . Bologne et Modène . avec le diplôme d’un ambassadeur. Florence et Sienne. Consultez tous les aristocrates de l’Univers . Metz et Nancy . Un peuple est aristocrate à l’égard d’un autre peuple : les peuples sont nécessairement méchans : le genre humain est essentielle- ment bon . consultez les ambitieux patelins qui veulent multiplier les fonctions pour jouer un t©1g avec le manteau d’un bourguemestre . Eclairons les hommes . Il n’y .

toutes. toujours profitable aux aristocrates. lorsque l’avarice du négoce et les jalousies du voisinage seront contenues par la loi universelle. ils vous conseilleront le système perni- cieux du poly-républicanisme. il n’eu sera pas moins viai que la France est une république indivisible . Un département n’est pas sous îa protection d’un autre département . Supposons un instant que la France fût une île inconnue au reste du monde : son gouverne- ment délivré des inquiétudes vicinales. Cal- culez (F avance le bonheur dont jouiront les citoyens . sans qu’on relâche les nœuds du gouvernement . lorsque les ambitions inciviques seront éclipsées par la majesté du genre humain. La loi . i5 avec Tépée d’an général. et l’immense attirail qui gène l’action du gouvernement. une fédération de vingt . seroit d’une simplicité admirable. mais une petite république sera plus ou moins sous la protection d’une grande république. l’aveision des masses fédé- ratives dont le choc est toujours funeste à l’humanité . La législature deviendroit moins nombreuse . tout se simplifie. disparaît avec les corporations nationales. qui soupirent après la fédération universelle d’un milliard de frères ? L’horreur des corporations anciennes inspire aux Français . Vainement décréteroit-on que la France est composée d’autant de républiques que de départemens ou de communes . voilà un germe d’aristocratie dont les développemens coûte- ront cher aux protecteurs et aux protégés* Tout sc nivele. et le comité exécutif auroit des vacances. aux universels . Ç’est bien assez dn choc des individus. les barrières tombent. le globe que nous habitons est une île médiocre qui flotte autour du soleil. cinq millions d’hommes qui veulent la liberté et l’égalité . sans qu’on af- foibliss® l’autorité d« h loi pari# choc des congrégations. iis vous détourneront du nivel- lement départemental . Eh bien. consultez le petit nombre qui vitaux dépens du grand nombre . @r . consultez les hommes qui mécoü- noissent les intérêts du peuple.

Ce sont les affairas étrangèies qui nuisent aux affaires intérieures. 1 est toute -puissante contre l’ambition individuelle . il a paru nécessaire d’opposrr ie contrepoids du vetê \ . Quant à la formation du gouvernement. dans la république des Individus -Unis. L’envahissement des pouvoirs est impossible dans une grande assemblée biennale dont le souverain surveille toutes le* démarches. où les droits du peuple ne sont pas reconnus . il n’y a pas un seul Français qui ne rejetât avec indignation le régime américain. et qui . La natu? r ne protège parti. Les Français ne sonneront plus le tocsin qui fit ccro'u- ler la bastille et les tuileries. dehors . Cela per- droit un sénat aristocratique. cela sauve une assemblée natio- nale. is$e . Le rapport d’un décret précipité est un remède préférable au veto anglican. ni aliéner le vet& le plus mitigé. - culièrement ni canton ni par . En Angleterie. Sans les étrangers nous économiserions les trois- quarts de nos dépenses publiques . où trois pouvoirs se disputent les lambeaux de la souveraineté. sa sollicitude enveloppe tou* les individus indistinctement. ne rencon- trant aucun obstacle au . où un homme traite les habitant de scs sujets . La souveraineté du peuple homogène ne sauroit admettre la bascule anglaise. mais elle échoue contre l’ambition collective. La meilleure Consti- tution sera celle qui marchera de soi-même . nous supprimerions la plupart des rouages de l’horloge politique. n’éprouvera aucune résistance au dedans. La fédération des masses améri- caines engendre une foule d'inconve mens inconnus à la fédéra- tion des Français. Plus la république s’étendra et moins elle aura besoin de forces défensives : son gouvernement croîtra en éner- gie avec raceroissement de la république. de toute accélération. Cependant les roya- listes et les fédéralistes vous proposeront des moyens destructifs de toute harmonie. et la sa- gesse régnera sur les deux hémisphères . Le ^genre humain délivré imi- tera un jour la nature qui ne connoît point d’étrangers.

à côté du corps représentatif suprême . font la fortune des scélérats qui . et les Rolandistes eurent Pache en horreur.veto rtyal à tous les grelots de la chambre haute. semblables au limon d’un fleuve limpide . Le mode vicieux d’un corps électoral suprême . Les dissentions intestines ne tarderoient pas à relever les espérances des perturbateurs *. sans porter préju- dice aux autorités constituées. formeroit une seconde chambre plus monstrueuse que toutes les conceptions des Bicamerisi. Iî a fallu Ufl échafaudage ridicule pour soutenir un édiSce qui manque par les foudemens. on éga- reroit l’opinion publique par des calomnies adroites et par des éloges insidieux. de l’agriculture . des devoirs. des sciences . et les orages de la rivalité tronbleroient bientôt l’harmonie répu- bl icainé. On n’évitera jamais l’incon- vénient d’avoir un ministre qui déplaise à un côté de la salle : et ce sera bien pis s’il est nommé hors de la salle. B . ne pourroit donner son suffrage à aucun de ses membres ?Je ne connois aucune objection victorieuse contre ce mode salutaire. nos excellentes bases constitu- tionnelles nous permettent d’adopter des formes pures pour achever la constitution de l’univers. Il n’y a proprement qu’un seul pouvoir . Mais en France. que l’assemblée législative. Pache fut in- diqué par Roland . L’esprit de corps renaîtroit de ses cendres . et sous prétexte de servir la nation . L’expérience réfute encore ici nos docteurs qui ne s’adressent au peuple Ique pour nuire au peuple. Je dirai donc le devoir législatif . le devoir exécutif.es. Quel inconvénient y aurait -il de composer le conseil exé- cutif de sept ministres. toutes les distributions sont des agences . celui du souverain . qui par appel nominal . des manufactures et du commerce aux six départeraens existans ? Où trouvera-t-on un meilleur corps électoral pour le choix des ministres . ne se Bases constitutionnelles. Ces orages ruineux pour le peuple . en ajoutant le département des arts .

Les repas et les danses champêtres donneront une plus haute idée de . Un étranger qui obtient sans retard une réponse satisfesante . Sous le règne des droits de Phonime . le respect publie se gradue sur ia grande échelle de Futilité : nous ne connaissons pas d’autre hiérarchie. rna : s rien au monde ne jsauroit avilir un hemme ou une assem- blée utile. de ic ne sais quelle enluminure romanesque appliquée sur le visage d’un serviteur du peuple. aucune représen- tation au distinction extérieure. Je ne parlerai pas des assemblées primaires pour le choix des ministres : la simple énonciation en démontré l’impossibilité. et nous ressemblerons aux triomphateurs romains dont la gloire recevoit un nouvel éclat par les saillies licencieuses des soldats victorieux. vous tient quitte d’un bal paré on d’un dîner splendide. d’autant mieux que nous ne recevrons et n’enverrons pas d’autre ambassadeur que de modestes consuls pour entretenir des relations commerciales avec les con- trées voisines et lointaines. Le consed exécutif choisiront son président chaque semaine ou chaque quinzaine. C’est en terminant avec promptitude et prudence les affaires d’état . comme cela se pratique depuis le 10 août. Le conseil exécutif . de la puissance nationale . l’alégresse . Je n’indiquerai pas les assemblées électorales . iS montrent jamais dans les temps calmes et sereins. le devoir exécutif n’aura aucuft* pan à h . On se plaint des pamphlets satyriques dont retentissent les avenues de notre salle. Une rude expérience doit avoir guéri la nation du préjugé de je ne sais quelle splendeur aulique. que les banquets et les menuets d’un fastueux Versailles. car les mêmes difficultés sc repro- duisent en fôule . Soyons utiles . que chaque ministre représentera dignement la majesté du souverain. Ce présidemn’auroitaucune prépondérance vocale. Fesons notre devoir . et nous serons vertueux et respectables. et ce seroit préjuger la question concernant l’existence des corps électoraux qui deviendront de jour en jour plus inutiles par le progrès des lumières.

des commotions turbulentes. et je laisse au souverain à juger entre les orateurs ambitieux .forte- ment prononcée est le seul veto tolérable. Le genre # humain ne peut avoir d’autre règle que {^droits de l'homme : cette règle distingue la société vraiment libre de toutes les sociétés anciennes et modernes . si le fauteuil d’un homme en impose davantage que le code des Lois. La sanction est in- transmissible comme la souveraineté.sera mauvaise . Notre constitution . par-tout . Un veto systématique brouillera toujours rassemblée nationale avec le devoir exécutif. L’opinion publique . des insurrections . civiles et religieuses. Peut-être l’am- bition locale . Le veto est une torche qui porte le ravage. La lutte des pouvoirs aliment© les factions au détriment de la nation. C’est au -souverain à re- dresser les écarts de ses représentons. Voici les conséquences de nos droits : circonscrire les fonctionnaires publics dans une dépen- dance rigoureuse de la loi. gouverne- ment : les agitateurs ne trouveront plus à semer la zizanie dans la République. il serait absurde de créer un sénat . Sans Les droits de l'homme tout gouvernement e>t aristocratique et provocateur des séditions. Voici le résumé de nos droits et de nos devoirs : ne pas faire à autrui ce que nous ns voudrions pas qu'on fit à nous-mêmes. i-9 confection des loix . Il en résultera un concert heureux entre tous les agçns du. CVst toujours la discorde des gouvernans qui ahere la concorde des gouverné'. et les orateurs du bien publ'e. sinon d’émettre son avis çnotivé . Cette méthode augmentera la masse des lumières et n’entravera pas la match© du corps politique.. si un individu sort de la ligne républicaine pour lever orgueil- leusement la tète au-dessus de ses concitoyens. Toui les fonctionnaires de l’Empire étant sous l'inspection immédiate du souverain . les passions particulières voudront s’opposer à mes principes universels -. mais cette lutte se fera publiquement . ua 3 2 . sans en excepter la plus humble chaumière. huit jours avant le décret définitif..

Que ferons-nous de cette cinquième roue . dans l’intime persuasion qu’avant deux ans . si nous sortons triomphans de la crise actuelle : ce triomphe est indubitable. Le fardeau militaire qui pèse sur toutes le* branches administratives . de la diplomatie . tous le® crimes sont de lè3e-société . car les co- mités de l’assemblée nationale éclaireront . le morcellement du monde . lorsqu’il n’y aura plus ni armée . ne vaudra rien pour personne. Les tribunaux ordi- naires jugeront les forfaits soi-disant extraordinaires . ni affaires étrangères . la face du monde changera de manière à recommencer notre travail sur le conseil exécutif. Or les droits de l'homme établissent naturellement une chambre repré- sentative qui appartient à tout le monde . de la marine . lorsque les quinze cent* ou deux mille députes n’aurout pas d’autre besogne que la sur- veillance générale . La responsabilité des ministres sera toujours individuelle en raison de leurs signatures respectives . mais l’oubli des droits de l'homme . de lèse-nation. trois moyens d’attiser le feu de l’ambition. ni spé- culations bursales . pour ne m’attacher qu’aux bases fondamentales . Je passe rapidement sur les accessoires . ni flotte . elle ne sera pas illusoire et alarmante . des colonies et des finances deviendront mutiles . Une constitution qui ne sera pas bonne pour tous. : trois pommes de discorde. et la correspondance avec les arrondissemens administratifs ? Le ministère de l’intérieur et celui cle la justice seront la seule occupation de la législature . *0 «tadhouder une haute-cour-nationale . du bureau officiel de correspondance-. exige un échafaudage . rassureront le peuple sur toutes les opérations ministérielles. ni contributions lourdes . Les bureaux de la guerre . Ces opérations se simpli- fieront à mesure que les trônes s’écrouleront et que la Répu- blique s’agrandira*. qui ne saur oit être que provi- soire. diminue toujours en raison de l’accrois- sement du territoire et de ia population. nouvel argus qui veillera perpétuellement au maintien de rharmonie universelle.

Il ne sera plus question de l’appro- visionnement des armées. L’unité théologique a produit tous les maux. la monarchie universelle persécute la liberté . et nous aurons une constitution simple et parfaite. choi- sissons bien nos matériaux-. de l’impéritie et de la trahison de» généraux. à moins qu’on ne dise qu’un oiseau est libre dans sa volière. Quant au ministre de l’intérieur . ne fesons pas des pierres angulaires avec du m selon sablonneux . Poussons la guerre avec vigueur . son exercice ne sera pas entravé par les opérations extérieures . du gaspillage et dt» B 3 . En attendant. Les décrétales du chef-lieu de la chrétienté ont semé la zizanie . de la friponnerie des fournisseurs . elle sera décisive . Je me charge de vous faire une excellente constitution universelle . Le dernier régime est impérissable -. l’unité politique produira tons les biens. lorsque la république sera aussi étendue que la terre. La théocratie universelle per- sécute la raison -. 21 vicieux . ne confondons pas les gros murs avec des murailles intermédiaires . Le symbole des conventionnels sera dé- montré plus clairement que le symbole des apôtres. les décrets du chef-lieu de l’humanité produi- ront la concorde et l’abondance. La présence réelle des représentai ne sera pas un article de foi comme la commimion des saints. car une république enveloppée par de grandes puissances ennemies n’est pas libre . La république universelle remplacera l’église catholique . et je laisse à plus habile que moi d’en faire une pour des sections schismatiques. L’u- nité de l’état vaudra mieux que l’unité de l’église. la république universelle rend à chacun ce qui lui est du. les autres sont éphémères. un conseil exécutif en contradiction avec l'éternelle vérité . et 1’assemblée nationale fera oublier les conciles écuméniques. Je défie qu’on fasse jamais une bonne consti- tution française . un coips étranger qui n’appartient qu’à une fraction poli- tique. que nous abattrons après la chute des tyrans.

renchérissement des comestibles. le flux et reflux d’une popu- lation tantôt entassée . Chaque administration municipale n’ayant plus d’in- quiétude stir le sort des ouvriers valides ou infirmes . La paix perpétuelle maintiendra un niveau perpétuel entre la consommation et les eonsomma'eltrs. sur rentrée des contributions infiniment légères . Lé commerce d’un pays ne tendra plus à ia ruine d’un autre pays . consommée dans un camp . le travail et les vertus sont.isionnemens. II ne dépendra pas d’un individu ou d’une corporation outre monts. toutes les rivalités locales sgiiont au pferat de la sans-culolterie universelle . tantôt clair-seméè . de chagriner nos artisans .également inté- ressant pour la nature entière. sur l’invasion des troupes ennemies . sans les intrigues et les injustices des puissances étrangères. outre-mer. ont supportera patiemment l’incl mence des saisons et tous les maux naturels. de la nation Uîiioue . le monde entier formant une seule famille . Toutes le? barrières tomberont . Il n’y aura plus ni dette . Les . Les intermittences de l'importa- tion et de i’exportation n’exciteront plus d’émeutes dans les villes paralysées par la guerre et par les lois prohibitives. Une livre de pain ou de viande . ne troubleront jamais aucun distiict ‘ ou canton. nos meilleurs amis . suppose la perte de dix livres de pain ou de viande. sur le passage des troupes amies . U n’y aura pas de fonctionnaire moms affairé que le' ministre de l’intérieur. ni remboursement. indivisible. nos païens leS plus proches dont le nombre . sur la faillite du négoce et l’interruption de tous lesappro. outre-rhin . Le mal -physique n’étant plus aggravé par le mal moral . ni emprunt . parce que nous avons beaucoup de barrières et de so dats. Nous' avono beaucoup de pauvres . La stagnation subite du travail n’affîigeroit le peuple nulle part . la balance du commerce ne sera plus mesurée sur la balance poli- tique. entre l’ouvrage et les Ouvriers. les privations de la disette et les excès de la non-valeur.

les agitations quelconques seront facilement app aisées par les dépaf terriens environnans . or un hameau. nuiro«t essentiellement à mon bonheur . Et s’il falloit des tribunaux de cassation pour les procédures particulières . que vous l’êtes maintenant de l’unité de la France. sera plus que suffisante pour surveiller les administrations inférieures et pour servir de bureau officiel de correspondance à la république sans vassaux ni voisins. sans avoir recours à un nou- veau décret de l'assemblée nationale.biens nationaux seront vendus . des. et chaque particulier adminis- trera son propre bien. on s’adresseroit à un tribunal voisin . Nous pourrons supprimer la plupart des comités et renvoyer tous les ministres. citoyens . La législature composée d’un ou deux députés par département . 5o ou 6o dé- partemens formeraient uü grand jury . Oui. lorsque les droits de Vhcmme seront en exercice sur un globç divisé politiquement en mille cases départementales. nous dispensera un jour d’avoir ce qu’on appelle un gouvernement. si toutefois un pareil tribunal étoit nécessaire dans le calme de l’harmonie universelle. Les contesta- tions . On avoue que nous ne devons* pas souffrir qu’un peuple adopte des formes aristocratiques . . Notre organisation per- fectionnée par l’union universelle . Les décrets seront très-rares lorsqu^ la constitution de l’Uni- vers sera faite . c’est le vœu du coeur humain. Personne n’a le droit de me faire du mal . car bientôt toutes les parties scroient également fondées à se dctacher . Votre principe n’est pas une affection locale . une ferme qui se détacheroit du reste de la société . La somme de bonheur sera si grande pour chaque portion de l’empire . Il ne sera pas toujours nécessaire de traduire à l’abbaye un dé- linquant de Saint-Domingue ou de Chandernagor. qu’il y aura une sollicitude générale pour le maintien de l’ordre établi. et le monde gémiroit sur les horreurs de l’anarchie. l’Univers sera un jour aussi jaloux de l’unité du genre humain .

et plus le gouvernement sera vigoureux. de la nation unique dont la France exerce provisoirement les pouvoirs. car le gouvernement s’étendra avec elle. Notre république ne sera jamais trop vaste . elles au- roient les memes droits . Les droits de V homme partent de la racine . les mêmes Comment seroient- attributs. puissent à leur gré donner on ôter la vie à des milliers d’artisans qu’un même soleil écla re à . à Sedan? Et de justes représailles de notre part feront tout le mal imaginable à un nombre de familles industrieuses dans l’é- tranger. mais un gouvernement qui tire son énergie de la base . Les droits d’un roi partent des branches . nos intérêts opposés. et par conséquent la moindre bicoque offre une forte résistance au gouvernement oligarchique. et par conséquent la plus petite municipalité fait partie du gouvernement populaire. 2 | forme? qui blessent les principes : c’est 2vouer qu’il faut nous opposer au déchirement de la société humaine . un sénat sur la Tam'se ou sur la Deiaware . plus vous élar- girez cette base . C’est l’étendue des états environnans qui gêne notre admi- . tout s’éclaircit avec la souveraineté du genre humain. Quel embarras nos vicissitudes politiques . Lyon . L’existence de deux nations implique contradiction . elles indivisibles ? Je ne vois pas pourquoi une commune n’auroit pas le privilège de s’ériger en troisième souverain . ou au moins de changer de souverain. l’étendue du territoire est nuisible . nos halancemens capricieux ne donnent-ils pas aux dilférens gouvernemens sublunaires? Quand l’action d’un gouvernement part du sommet. sur la Vistule et sur la Brenta. Tout s’explique . c’est le cas des royaumes . L'étranger ! expression barbare dont nous commençons â rougir et dont nous laisserons la jouissance à ces hordes féroces que la charrue des hommes civilisés fera dispaioître sans eflorts. par le morcellement universel . N’e*t-il pas affreux que . à Nîmes . un homme sur le Danube ou sur la Sprée . c’est le cas de la république universelle.

par des tran- sactions criminelles. Par exemple . Imitons la nature . pour les Grecs et les Scythes . sincus voulons être ses heureux enfans. et les coteaux de la Provence ne sauroient s’isoler sans se faire un tort mutuel : et comme toutes les rivières . Tous les peuples se touchent par un commerce frauduleux . des forteresses . et moins nous serons gênés. 25 cisiration intérieure . entre la montagne des sources et la plaine des embouchures . des escadres. sont des barrières aussi fragiles que factices. et l’on nous répétera un adage que nos pos- sessions dans les deux Indes réfutent aussi victorieusement que . Tout se détériore en elevant ua mur entre le pays de la vigne et le pays du froment . les pacages de la Holla u'de et les guérets de la Beauce . 11 en coûtera moins pour gouverner P univers nivelé . plus intimes . à tel autre du blé . pour les Goths et les Normands . Les ambassades sèment à grands frais la zizanie . Les Alpes et les Pyrénées . des actes de navigation à la Cromwel. par des hostilités sourdes ou sanglantes par . plus avantageuses à tous égards. et les graves de Bordeaux . Je propose d’établir des relations plirs sages . entre les pressoirs de l’huile et les mamelle» de la genisse. les députés à l’assemblée centrale maintiendront avec économie la concorde universelle. plus économiques . plus noos nous étendions. n’ont pas été des barrières pour les Carthaginois et les Romains . des fron- tières . un pays occupe le haut d’un Meuve . um autre en occupe les bouches. qu’il n’en coûte maintenant aux nations rivales pour entretenir des espions privilégiés dans les quatre parues du monde. les fleuves et les mers communiquent ensemble naturellement . Les prétendues barrières naturelles qui s’opposent à cette union désirable . le Rhin et l’Océan . La nature a donné à tel pays du vin. dans les siècles ténébreux. c’est à nous de multiplier' ces communications par des chemins et des canaux * et non pas de les interrompre par des constitutions .

plaider la cause d’un Persan. à Londres .vous de nous : doubler de tout cela . n’aggravons pæsle mal par des œuvres surirogatoires -. . à Amsterdam. renouvellera le conseil exécutif dont lesmembres pourront être réélus. d’un Turc. Le sage Franklin se moquoit éu costume anglican dont on vouloit revêtir le pouvoir exécutif en Amérique. Moins nos agens auront d’impor- fence . et plus nous aurons de confiance . de Charlemagne et de Charle- Nous recevons chaque jour sur la Seine qui coule dans le centre des climats . d’un Cafïe . La république des hommes €gmx ne souffrira pas la cumulation des charges en fait d’bon. m£©rs et de dignités ^ le minimum est plus que suffisant. d’un Indien. d’un Armé- mien. des couriers et des aviso de Rome et cïe Dublin . dis-je. qu’aucune section du peuple ne perde jamais de vue le principe de ne déléguer aucune fonetion qu’elle peut exercer par elle-même : la sévérité de ce prin- cipe sera le salut du peuple. il disoit plaisamment dépêchez . mous recevons. et l’on nous parle encore des barrières naturelles de la France Nous voyons ! à Paris . car nous en sommes encore sur le provisoire . Gr la confiance est le nerfdc notre association politique. à égale distance du Pôle et de la Ligne . et l’on doutera si une assemblée représentative des deux hémisphères peut exister pour le bonheur permanent de l'humanité ! Je ne connois de barrière naturelle qu’entre la terre et le firmament.lesarmées cTAnnibal et de César. d’ùn Chinois . de Lisbonne et de Pétersbourg . Un gouvernement quelconque est un mal nécessaire . à Madrid . de Boston et de Batavia . Chaque législature . On discute en Europe les intérêts d’un habitant des Antipodes . car le peuple va s'accoutumer à s'en passer. d’un Péruvien . en attendant mieux . La liberté et l’égalité dicteront les statuts de la constitution universelle : on sera étonné du laconisme et de la clarté d’vm Formulaire dont les modifications s’appliqueront à tous les temps I .

d’un patron et d’un client. plus l’uuion universelle sera solide : nous la rendrons indissoluble . elle exige l’extir- pation totale de la tyrannie et de l’esclavage. Nivelez la république sans aucune exception. Les Marius et les Sylla . ni voisins. ou canton . qu’il n’aura qu’un rez-de-chaussée . les individus à la masse. la société à la loi. Un corps politique veut son bonheur et sa conservation aussi impérativement qu’un individu raisonnable . d’un dictatoriat. contre la grande société libre. d’un privilégié et d’un esclave . personne ne sera tenté de monter en haut. Notre édifice cons- titutionnel sera d’autant plus accessible et solide . d’us consulat. et de . Chaque département . à cinq ou six ar- rondissemens dont les intérêts se croisent . le démembrement et le suicide répugnent à l’un et à l’autre. nj sujets . et qui ne se coali- seront jamais contre la république nivelée . les Catilina et les César seront des êtres imaginaires parmi des hommes dont le nivellement s’oppose à l’existence d’un seul esclave sur la terre. Rome se phignoit de la turbulence de ses tribuns . L’erreur et les préjugés fléchiront sous la raison et la liberté . troublé Rome sans l’existenee d’un sénat. d’un peuple protecteur et d’un peuple protégé. sans vassaux . les fonctionnaires à la fonction . ma liberté n’est donc pas entière . la malveillance des disîoeateurs ne trouvera plus d’a- liment nulle part. il existe quelque part un tyran. ou district . en leur refusant le modèle d’un sénat américain . Pltrt les pas- sions particulières -seront actives.et à tous les climats . mais jamais tribun n’auroi'. elle est compromise . d’un peuple conquérant et d’un peuple conquis . d’un patriciat. S’il existe quelque part un esclave. ou commune touclic . en ôtant aux ambitieux le ciment des corporations. par de nombreux points de contact . et dont la perfection sera le terme iné- branlable. ou d’une présidence stadhoudérienne . subor- donnez les hommes aux choses.

mais que rejette un gouvernement national. si fin que 1 or d’une liste civile. Si la constitution française ne peut convenir au reste . Les fédéralistes ont des vues secrètes dont le peuple se méfie avec une sagacité louable . frontières les avant- goûts de la dislocation fédérale . Tous les hommes ressemblent plus ou moins à ces petits princes d’Allemagne et d’Italie qui cal- quèrent leur cour en miniature sur la cour de Louis XIV. et le moindre administrateur vou- droit faire imiter dans son district le mauvais exemple d’un gouvernement compliqué. et l’on osera proposer à la con- vention un decret désorganisateur dont les suites scrolent plus sanguinaires que les motions du prêtre contadin Maury . du gentilhomme papiste Buttafoco . guidés par une longue expérience . Ce seroit urse erreur bien funeste de ne songer qu’à nous. l’humanité ivous fait un devoir de ne pas oublier les autres hommes. sous prétexte du bonheur de la France .toute autre superfétation dangereuse que nécessite un gouver- nement fédératif. et des orateurs prétendus populaires qui . Le salut du peuple repose sur le nivellement complet des autorités constituées . et pour amener subtilement l’aristocratie des sénats et des présidens. Voilà le secret des ministres et des géné- raux prétendus vertueux. mais on protège des alliés foib’es dont l’or est au. ont eu le bon esprit d’échapper à ces hor- ribles intrigues en 1789* La glacière d’Avignon flétrit la mémoire de rassemblée constituante . du magistrat illuminé Dépré- mesnil. repoussent im- politiquement des voisins dont les discordes inévitables troubie- roi en t bientôt la concorde de j Français. disant amies et alliée! . sur l'indépendance respective des citoyens . pour donner à nos départemens . sur le despotisme de la loi qui enchaîne tous les despotismes indivi- duels. Les adversaires de la république indivisible voudroient nous entourer de petites républiques soi . on ne protège pas ses commettans . » On aime à jouer un rôle. Les Corses.

les correspondarts académiques . la différence des Lingues . s9 du monde. un tribunal de son choix . Ma : s pour effacer tous les prétextes et tous les mal-entendus -. Vous voulez donc soumettre à la domination française tous les peuples de la terre ? Je réponds à cette question étrange . se gouverner à la fran- çaise . une assemblée représentative de son choix. elle s’écrou ! era aux apolaudis- seraens du genre humain . à nos ennemis . les navigateurs du commerce . L’assemblée nationale de France est un résumé de la mappemonde des Philantropes. de la raison cosmopol te dent la sanction est indispensable. régénéré dans toutes les branches lcghl. et pour ôter aux tyrans. le* z^la'eurs de la Mecque et de Jérusalem qui ont franchi toutes les hauteurs et tons 'es abymes d’une planète qui n’a pas trois mille lieues de diamètre. ni deux vo’. l’étendue de l'Empire sont des obstacles . ne connoiî ni plage étrangère . des objections usées dont la république humaine triomphera plus facilement que les conquérons incendiaires . une administration de son choix . à^Xormind .on es suprêmes . on n’auroit pas versé une goutte de sang pour la réunion de Rome et d’Albe. il n’est pas plus difficile de réduire la carte politique sur une échelle convenue . la couleur et les mœurs des Colons. L’é- loignement des lieux . elle sera mauvaise . Les droits ds l’homme rallient tous les individus sous la donrnation humaine. la demande la suppression du nom Français . que je ne connois ni domination française . Si ces droits sacres avaient été connus du temps de» Horaccs et des Curia es . une arme perfide. incompatibles.tîves . Appartenir à la France. que la carte géographique. à fin tar de ceux de Bourguignon . ni souveraineté partielle . c’est avoir une municipalité de son choix . Tous les hommes v u- . de Gascon. Le genre humain . c’est appartenir à soi-même. les a ens de la diplomatie. ni constitution fran- çaise. ni deux ma : orités et deux minorités contradictoires. Avec de pareilles bases .

soumettons . guedoc.comme la famille des abeilles ou des castors. C’est à la recherche de ces lois que notre défaut d’instinct nous condamne. de l’Espagne . mais aucune de ces provinces n’auroit consenti à porter le nom d’une province voi- sine. L’espèce humaine est soumise à des lois primitives . de la Bretagne. ne tarderait pas à s’étendre sur tous les cercles germaniques.dront appartenir à la république universelle. La conformité des noms amène la conformité des choses. de l’Artois. Universels] de droit. nous avons renoncé implicitement à l’étiquette de l’ancienne Gaule ou France. La prévention de l’Angle- terre. La république-des Germains. Nous sommes les déclarateurs des droits de l'Homme . mais tous les peu» pies ne voudront pas êjt r* Français . Ceux qui ne seatiroient pas la philosophie de cette prnsée. bénédictions de l’universalité. par 1 heu- reuse influence d’un préjugé souvent homicide. L’essaim éprouverait de fréquentes commotions en s’écartant de l’uniformiîé naturelle.. elle feraitpeut-être des alvéoles inégales et bizarres.nous aux lois invariables. Tâchons de nous elever à l’instinct des animaux. et comme notre associa- tion est une véritable union fraternelle . Si l’abeille n’avoit que de la raison . Ger- mains rie fait nous jouirons incessamment des . en avançant d’un siècle les bénéfices de la république universelle. le nom de Germain nous conviendroit parfaitement. seroient aussi récusât les au tribunal de la raison qu’un soph stc qui prétendroit que les articles : de la déclaration des droits n’ appartiennent pas à tous les hommes . nom qui nous concilieroït une vaste contrée voisine. Une renonciation formelle nous couvrira de gloire. Les droits naturels ne sont pas distincts des droits civils et poli- tiques car l’état social est aussi naturel . qui substituèrent leur dé- nomination particulière à celle de la France . 11 seroit très-sage et très politique de prendre un . à l'homme qu’à l’abeille . de l’Allemagne ressemble à celle du Lan- . à tous les climats.

couronnés au nom du Père Eternel. des bramines . lorsque le genre humain sera réintégré dans ses droits i-mpres. Dieu qui. aux oints du Sei- gneur. Ils ont dk que nous étions égaux devant Dieu . delà les schismes . Jamais cette communauté n’a pu s’introduire parmi nous. pendant que la vérité n’enfante que La vérité unique. malgré la distance des lieux. des papes. La propriété est éternelle comme la société i et si l’homme travaillent par instinct au lieu de travailler par in- térêt. des bonzes . Gm ôta la souveraineté au genre humain pour fn revêtir un pré- tendu souverain dans le ciel . dont les représenîans sur tente étoient des rois. L’erreur enfante des millions d’erreurs . les ana- thèmes des saints conciles écuméniques. ou par un régime théocratique et monachal. et tant d’autres grands officiers ecclésias- tiques et civils. les hostilités.r iptib 1 . lorsque la représentation nationale sera ôtée aux puissances célestes . dirigera tous les hommes vers un centre commun . mitres . des lamas. des langues et des coutumes . 3i 4 cl à la fourmi. Egyptiens . Chinois . et que la fraternité universelle découloit de la paternité céleste. de la communauté des biens. Hébreux et Chrétiens se sont étrangement abusés en prêchant les prétendus droits de Dieu. . Cette erreur grave engendra îe plus affreux despotisme sacerdotal et royal. comme les animaux . Delà rharraonie d’une assemblée nationale universelle . nous jouirions. Les réformateurs Indiens. des empereurs. des temps.fu- rent sacrés . Les communautés qu’on bous cite dans l’histoire ne vivoient que du travail des esclaves. Nos chaînes s’ap- pesantirent sous la main d’une foule de pères en. La raison qui guide les géomètres dans une seule et même route. car l’homme travaille par réflexion.Læs différentes espèces d’aristocraties sont des émanation# . Leur existence éîsie nuisible et précaire comme toutes les associations qui s’écar- tent de la règle des droits de l'Homme.

Cette progression nous meneroit à la tortue des Indiens. Il faut à la république de bons raisonneurs. Tel homme est feuillant par le même défaut mental qui le rend théiste. Les croyans disent que le monde ne s’est pas fait lui- même . vous gémirez sur leur ineptie *. La souveraineté étant nécessairement despotique . Les hommes qui admettent cette chimère doivent se tromper non moins lourdement sur beaucoup d’au- tres objets : et ce défaut de jugement . Nous sommes étonnés chaque jour des prodiges du peuple libre . » s* d’une divinité imaginaire. cette maladie moiale est déplorable. Prenez les hommes un à un . J’ai prouvé dans différées écrits que Dieu n’existe point. Les têtes foi- bles qui voudront un dieu en trouveront un sur la terre . si vous voulez être libre sur la terre. et vous n’en concilierez pas qu’il existe un être plus ancien que Dieu. Demandez donc îa ques- tion . le souverain unique. gardons-nous Ven de l’attribuer à toute autre puissance que le genre humain. et quand ce peuple sera composé de la totalité des hu- mains . Jedehe que vous commissiez bien la nature de la sans-culollene . si vous admettez une nature divine ou plastique. c’est que le peuple. sans aller chercher je ne sais quel souverain à travers les nuages. et certainement ils ont raison : mais Dieu non plus ne s'est pas fait lui -même. La question sur l’existence de Dieu (1 héos) est mal posée . prenez -les en masse et vous ad- mirerez le génie de la nature. Cela donne la clef de toutes les duperies dont Iss charlatans affligent l’humanité. car il faut savoir préalablement si le monde (Cosmos} est un ouvrage. ne saurait avoir la sagacité de connoîrre le genre humain . on verra des prodiges bien plus étonnans. Ne soyez pas l’esclave du ciel. Celui qui admet un dieu raisonne mal . la col- lection des individus en sait plus qu’aucun individu en particu- lier . Qjiicouque a la débilité de croire en dieu. et un mauvais raisonnement en produit d’autres.

je ne vois rien de semblable dans le règne animal. ou végétal. Voilà une ‘ montre. et je le trouve dans le monde» Je me contente du Cosmos incompréhensible. et vous pisserez à l’ordre du jour dans le âîlenee de vos adversaires stupéfaits. est un tour de gibecière mo- rale que la réflexion sait apprécier & sa juste valeur. et au défaut de la nature . dont les théo- mânes éblouissent les simples . Vous cher 3 - chez l’Eternel hors du monde. Evitons le cercle vicieux. j’ai recours à l’art . un palais . Mais la nature est aveugle . agissent différemment que l’homme qui fait un enfant . vous verriez tout en dieu. un poème . car la nature ne produit rien. L’ordre et les phénomènes Bases constitutionnelles » G . vous ne voyez pas l’autre. Nous avons la manie des comparaisons . je sais que le peintre et le poète qui copient la nature . comment peut-elle produire des êtres clairvoyans ? Cette objec- tion tombe d’clle-même . ou minéral. une tragédie ne croissent pas comme des champignons. 35 tion préalable . l’un . mais cette différence ne me fera pas adopter une si- militude entre l’architecte de ma maison et le prétendu archi- tecte de la nature. La comparaison de l’horloge et de l’horloger . pouvoit être comparée. et vous voulez doubler la difficulté par un Théos incompréhensible ! Je vois. pour ex- pliquer l’existence de la montre . cette manie a donné lieu à la chimère divine . et que la vision du père Mallebranche se réa- lisât . comme si la nature . Je ne retrouve pas ici les lois de la génération et de la végétation . je sab qu’un tableau . Supposons maintenant que le monde disparût . vous admireriez toute? les conceptions de l’entendement divin. un obélisque . à la raa*n de l’homme . source féconde de toute compa- raison . Tout ce qui la compose existe éternellement t ce que nous appelions vulgairement l’enfant de la nature est aussi vieux que sa mère» N’allons pas expliquer l’existence de la nature incommensurable par l’existence d’une autre nature incommensurable. du palais et de l’obélisque.

Si la raison ne préside pas aux études gymnastiques ^ autant vaudroit il épargner à l’état les frais de l’éducation. mais n allons pas n®us perdre dans les spéculations d’une nature divine et créatrice . Ces frais produiront une immense économie. et par conséquent point de fabricateur. îl ne faut rien moins qu’une éducation aussi vicieuse que la notre pour faire la fortune des chimères célestes : les ensèigne- . nous absorberons toutes nos pensées dans le spectacle de la na- ture éternelle. d’extravagant . Que les lycées. celui qüi oseroit douter de l’éternité de cet être merveilleux? vous diriez que ce n’est pas là un ouvrage. Eh bien î soyons raisonnables : point d’inconséquence ne cherchons pas d’autre étemel que . car l’ouvrier seroit plus étonnant que l’ouvrage. Laissons au visionnaire Mallebranche son Thèos indéfinissable . Le bon sens rejette le premier moteur d’un mouvement éternel. et vous ne m’endormirez pas avec votre prétendue nature créatrice et motrice. et que c’est une folie de vouloir expliquer une merveille par une plus grande merveille . Quelque chose existe éternellement : c’est une vérité simple . lorsque les distractions des gazettes martiales n’absorberont plus l’étude de l’iiistoire et . les instituts na- tionaux fassent écrouler les temples d’un dieu étranger . Je ne veux point de fabrique. 34 qui vous auroient étonne dans le monde. L'instruction se propagera universellement lorsque la guerre sera bannie du monde.il pas vrai que vous traiteriez d’impie. seroient des jeux pué- riles auprès de l’ordre et des merveilles qui frapperoient votre imagination dans le sein de la divinité. Je nie l’existence d’une nature créée . pendant que tout s’explique avec la nature palpable et visible. N’est . le monde. sinon point d’autre éducation nationale que les écoles de l’alphabet et de l’arithmétique. mens fondés sur une erreur capitale formeront une jeunesse cor- rompue. s’ils accélèrent l’extir- pation des préjuges religieux.

Mais je n’aurai pas le souvenir de mon existence première : eh ! qu e m’importe cette réminiscence . Nous sommes . Comme il importe à la République que nos neveux ne soient pas la dupe des prédicateurs du mensonge je . à noirs fonda- teurs de la république. des branches . et vous trouverez un tronc . Ma doctrine est la révélation de la nature \ les autres révélations se dissipent devant elle comme les spectres du sommeil devant les veillées de la philosophie (i). Analysez le corps humain . Il y va donc de notre gloire . Je consulte la nature qui me dit de mépriser la théologie. se réunissent pour l’adoption du vrai système social. ayent le temps de lire tout ce que nous avons fait pour jeter les fondemens impérissables de la prospérité universelle. pour que je renaisse par la végétation : métempsycose admirable dent les mystères ne seront jamais révoqués en doute. un testament philosophique. Le soupçon . Donnez à l’arbuste les sens qui lui man- quent . Nous avens pris racine dans le sein de la femme . L’association qui aura ressaisi le plan éternel servira de mo- (1) Je fis. c’est de montrer que l’ame de l’homme est le résultat de l’orga- nisation humaine . et par con- séquent que notre ame est une chimère aussi ridicule que le fantôme appelé Dieu. disois-je . Le nombril n’est autre chsse qu’une racine. une écorce et la circulation de la sève ou du sang. et nous reprendrons racine dans le sein de la terre. s’évanouit dans la ré- publique universelle. Il ne- s’agit pas ici de récompenses et de peines théologiques. comme l’amc d’un dogue estle résultat de l’organisation canine. et vous ferez de ce végétal ce que nous appelons un animal. 35 de» belles-lettres. Le vrai moyen de se défaire des jongleurs . noir fantôme qui agite une répu- blique entourée de puissances étrangères. La nature est une bonne mare G 2 . qu’on jour les hommes ne s’occupant plus des expéditions guerrières . vais retracer ici une courte analyse à l’usage des instituteurs de ia jeunesse. des rameaux . et nous devien- drons des plantes sédentaires. pourvu que j’existe agréablement. il y a quelques années. Erise- velissez-moi sous la verte pelouse . Un brin d’herbe a beaucoup de rapport avec l’homme le mieux organisé. dans lequel je prouvois qu’on peut vous ôter l’ame sans vous tuer . C'est ainsi que tous les motifs qui ca- ressent le cœur humain . des plantes ambulantes .

Donnez une tête aux plantes . nhmporte le lieu et le nem : en adop- tant le même mode . nous ne serons ni Ragusiens . et il . pour se refusera l’évidence de ma démonstration. et continuer à vivre à respirer. . Modifiez la tête de telle ou telle manière . et vous verrez toutes les grada_ . mes sens. nos nerfs . . c’est sentir . et l’animal devient plante . ni Alle- mands . nous serons des Germains . Un profond sommeil ne laisse pas que d’avoir son mérite.fions de la sagesse et de la folie . Que ce soit Ragùse ©u Genève . du génie et de l’imbécillité. le froid et le chaud. Paris ou Madrid. vous devenez un végétal proprement dit . faudreit avoir aussi peu de sentiment qu’un théologien . soit par l’affaissement du cerveau. sinon la mémoire . recevra machinalement la nourriture qu’on y versera . et vous leur communi- querez les impressions du plaisir et de la douleur. elle me tiendra lieu de nombril ou de racine. Il y a donc deux moyens d« faire dispaioître notre ame sans que mort s’ensuive . Je nie la majeure . des Universels . Milan on Berne . de vrais Ca- tholiques. c’est sentir : sentir. et par conséquent immortelle. car notre ame se divise en six parties très-distinctes. le souvenir des phénomènes transmis par les cinq sens ? de sorte qu’en perdant cette mémoire . Coupez cette communication. nos esprits vitaux viennent aboutir. On peut cesser de sentir . On disserte depuis des siècles sur l’essence de notre ame . dit-on . ni Suisses . comme aux animaux. un cqup violent sur la tête ôte la faculté de sentir les plus rudes coups sur le reste du corps. elle est indivi- sible . sans fui ôter la vie. Nous avons tous le même but : la conservation des qui se plaît à voir naître et renaître ses enfans sous des combinaisons différentes. Penser. c’est recevoir l’impression de tous «os organes dans un point central où nos fibres . ni saveur . Vous perdez la vue aujourd’hui * demain Ironie . Je le répété : penser. 56 - dèle à rUnivcrs. perdre la mémoire de» sensations précédentes . à cela près que vous éprouverez la faim et la soif . le lendemain l’odorat . je végéterai comme une plante et vous ne sauriez me rendre mon ame qu’en me rendant . à digérer à végéter. ensuite le goût et le tact. Que restera-t-il de votre ame . ni Genevois . ni Français . qui dispensera de la lecture de mille et - traites sur la métaphysique. Je vivrai sans notre prétendue ame . ni Lombards . Ma bouche n’ayant ni tact . soit par l’absence de nos cinq sens . ni Espagnols . et j’ôterai successivement à un homme son ame .

Certes . verront combien le bois de l’entretien des forces militaires -. Mais pour nous reiv fermer momentanément en Europe. et dont serait loyers renchérissent par des camps et des flottes il représentative. Ceüe qui augmente sa liberté et qui diminue les prosélytes que dauu * doctrine bienfaisante trouvera autant de Bases çonsliiutifnncUcs. est lucratif tacle absorbe des milliards tournois ou sterlings . ^ J . il sybarites qui s’enrichissent et çt récréatif pour une poignée de Certes ia s’amusent aux dépens du peuple écrasé d impôts. gladiateurs. et par pression . droits naturels. Ce ré- si facile de se passer en adoptant l’unité gime simple et salutaire ne plaira pas à un petit nombre d hom- mes qui vivent de nos erreurs politiques comme les prêtres vi- vent de la chair des holocaustes. on avoue la conséquent l’obéissance au genre humain. Ce spec- troublé ruiné ressemble à une arène de . Les Eu- qu’il en coûte aux contribuables pour ropéens calculeront ce . subordination de la partie au tout. . si nous refusons d entrer dans la France repousse ses voisins . délivrer à jamais^ mités dont un nouvel ordre de choses va nous une organisation politique L’homme adoptera nécessairement contributions. Très ropéenne des Saus-cnlodes prononcerait sur le sort de la France. paix on veut la justice et la résistance à Top- la propriété . . .certainement la majorité eu- des conférences fraternelles. voici l'époque de la disso- de tous les sénats les Européens lution de tous les trônes : et ce que nous devien- vont s'assembler quelque paît pour savoir ce concile politique ne se tiendra pas a Paris. la . . . une majorité immense contre la tres-petite minorité de familles industrie s’exerce sur le mal moral sur les cala- dont la stérile . . du sort d’un de nos dis- comme celle-ci décideroit aujourd’hui tricts qui se refuseroit à l’élection de ses représentai. des commerçaiis formera foule des laboureurs. iis par suite les comestibles et les chauffage et de construction. On aime par-tout la . Le genre humain morcelé . si drons. des artisans . 3? liberté l’égalité la sûreté.

de la plus profonde politique .Alpes d’avec ceux des Basses-Alpes. c’est-à-dire. soit en les étendant s'Fr une plus grande surface. Le système des finances est rèeuell de tous les gouverncmens. des domaines exclusifs . La guerre entendre les finances. Le morcèleruent des peuples en. le mai die* pied d. une confédération d'individus qui ne laisse pdus aucune trace de la ci-deiaat Savoie. Il s'agit donc de trouver un mode de gou- vernement fondé sur un principe qui nous assure la paix perpé- tuelle. sans que Ls . Toutes nos actions particulières sont soumises à l’inspection . On appqjpèvrôît plus facilement un muid d’eau transvasé dans l’Océan que la ligne de démarcation qui separoit les hommes des Hautes. car la souveraineté réelle ne peut ni s’aliéner .ci-devant Savoisiens s’en T inquiétassent d’aucune manière. L’amalgame est si parfaite que nous pourrions changer les districts administratifs . soit en les distribuant dans d'autres départemens . Je l’ai trouvé! La sagesse des Savoisieus servira d'exemple à l’Univers. Mous n’aurons jamais la gu:rre avec la Savoie . car elle ne s’est pas unie à la France par juxta-poshiou . un hommage à la souveraineté du genre humain. M os divisions administratives n’étant pas des teniloires fixes . l’ha- Litant du Mont-Blanc n’aura pas d’autie sollicitude que l’exer- cice de son industrie et la défense de notre souverain. ni s’anéantir. la banque des fripions . . un hors . Le premier usage qu’ils fout de la liberté est une démarche de la plus salutaire économie . une fonction provisoire.s amb deux . L’incorporation de la Savoie est un nouvel argument en taveur du souverain unique . d’œuvre fugitif . le bran- don de la discorde et de l'anarchie. ni s’incorporer. mais ces deux contrées ont formé une amalgame.gendre la guerre. 3S teins patûo’es. Tout autre souverain que l’impérissable genre hu- jnain est une chimère ridicule . Aucune propriété communale ou provinciale ne troublera son repos par des procédures ou par des voies de fait.

aussi naturellement que le plus policé des peuples. en crois- sant et multipliant jusqu’aux extrémités de la terre . et cette famille .avec les faux souverains. on . mais l’erreur se dissipera chez nos voisins comme chez nous. indivisible : sa volonté eu la suprême loi . Un homme solitaire sur le globe seroit . que deviendrions. La plus sauvage des peuplades nous appartient au^si légitimement . or les droits de l'homme sont inhérens à notre nature. et nous aurons bientôt effacé les traces du . Un homme en tue un autre . la majeure partie du genre humain est encore dans l’abrutissement . l’inaltérable vertu. tout ce qui est utile à la société. une famille solitaire seroit souveraine . et que là volonté particulière sera toujours subordonnée a la volonté générale. Le droit de souveraineté ne s’altere point par des exceptions locales et passagères. Les êtres mâles et femelles qui ont cinq sens et l’usage de la parole . ne perdrait pas ses droits imprescriptibles . cet homme n’agit qu’avec le consentement du sou- verain qui permet et commande tacitement ou formellement tout ce qui est juste. soit par un jugement légal . ces eues appartiennent à la même famille . car les esclaves n’ont point de volonté propre : et la guerre actuelle avec les despotes et leurs satellite^ . est pré- cisément la dispute du vrai souverain . n’importe la descendance d’une seule tige ou de plusieurs tiges. de sorte que 1^ souverain est essentiellement seul . Si les droits sont les mêmes . l’éternelle justice. s’il ali oit pro- noncer en faveur du despotisme et de l’aristocratie ? question très-oiseuse .nous . Je ne connois rien de primitif dans le règne animai ou végétal. Ren- versons les tyrans. Nous repoussons la force par la force . Plusieurs de nos dépar- temens ont été plus gangrenés que l’Espagne et l’Italie. soit à son ^corps défendant. dit. Je sais qu’un homme ne sera jamais étranger à i’homme .souverain . Mais . les devoirs sont les mêmes . unique . 39 du souverain. avec la faculté de faire souche .

usurpateurs de la souveraineté imprescriptible . l’organe de la vérité .dit : qui se res- semblent s' assemblent -. Il ne s’agit plus de faire reconnoître frivolement Ii république française. De l’accord des premiers naît la discorde universelle v et de la concorde des seconds naît l’harmonie perpétuelle. mais la fortune du peuple est placée sur toutes les têtes de l’espèce humaine. indivisible . or rien rie ressemble plus à un sans- tuloties du Nord qu’un sans-cuhttes du Midi . si leur monstrueux système ne tendoit pas à les désunir car ils partagent la souveraineté entre des princes et des sénats toujours jaloux et rivaux. 49 despotisme et de l’aristocratie. se rangera de notre côté. les Teutons . sera toujours un . Vous verriez aujourd’hui tous les oppresseurs se coaliser centre nous . les assemblées primaires de l’Europe proclameront la paix. n’èmetie pas un vœu libre ? Serons-nous rebelles à la jaison . car quiconque reconnoîtra ces droiis . Les esclaves et leurs maître» forment un bétail qui u’a point de^voix dans la société des hommes libres. La fortune des tyrans est placée su r trente têtes . comment nous eût-il été permis de repousser l'es Savôîsieus . en con- servant obstinément et ruineusement une souveraineté provisoire et révolutionnaire qui n’appartieat à aucune section du globe. Il nous . Un vieux proverbe . Les tyrans de l’Europe ont allumé la gueire . si les droits de l'homme étoient reconnus par-tout . lien ne ressemble plus a un aristocrate de l'Oriçut qu’un aristocrate de l’Occident. les Niçards . les Belges et qui- conque voudra se ranger sou-> l’oriflamme des droits de P homme ? comment supposer qu’une peuplade qui demande toute la li- berté. D’après cela . La paix seroit faite . De prétendus souverains» es agens du mensonge » ne seront jamais sincèrement unis : ie souverain 'éternel . Tous les tyrans s’accordent à rejeter la déclaration des droits . ? S’il nous étpit permis de rebuter une province étrangère . impassible. tous les hommes libres s’accordent à promulguer cette déclaration .

La bienveillance universelle se détourneroit loin de nous . si nous voulons être libres long-temps. Notre doctrine politique est une religion qui reçoit tous les néophytes qui se présentent . pour former ailleurs un centre d’attraction qui nous entraîneroit par la force des choses dans une autre sphère. dont le territoire et la population viennent augmenter la prospérité d’une république qui s’élève sur la raison universelle ! Ne soyons ni absurdes . n’importe les ré- clamations d’un plus ou moins grand nombre d’hommes égarés. ni iujustes . comme à une constitution exclusive. Ne dévions pas de nos principes. Autant vaudroit-il soumettre la doctrine de Galilée et de Newton à la décision d’un Pape et d’une Sor- bonne . Les sophistes qui ne veulent pas admettre nos voisins seront également fondés à diminuer 1* nombre de nos départemens -. c’est accorder la soustraction. nous la recevrions avec alégresse . sous prétexte que la majorité d’une province n’a pas prononcé son vœu. toute autre masse ou corporation que celle du genre humain est inadmissible. Bientôt nous ferions une distinction entre telle et telle secte religieuse . d’un hameau contigu à notre territoire . dont les épais tourbillons dérobent la vue du système de la gravitation. siLatone avec son île flottante se fixoit sur le rivage de la France. 4i sera permis de rebuter une famille . rejeter l’addition . Et puisque leur histoire me rappelle un trait de la fable . Ce n’est pas en vain que nous avons placé des pierres d’attente à notre vestibule départemental. Ce seroit reconnoître autant de majorités et de minorités qu’il y a d’erreurs et d’abus sur la terre. et nous arriverions insensiblement à une religion exclusive. en refusant l’adoption d’un village. et vous hésiteriez à recevoir nos frères du continent. Nous formons nne confédération d’individus . Chaque assemblée primaire qui demandera la communion do la . n’imitons pas Moïse et Ly- curgue. Ah ! citoyens . un navire et tous les étrangers qui nous apporteront leur fortune et leur industrie.

doit y être reçue comme faisant partie de la majorité du genre humain. En fait de doctrine. nous ne pourrions pas econduire cette ville . des escadtes ? S’ils me répondent af- firmativement . 42 république universelle . que la morale universelle tiendra lieu de la représentation universelle: comme si l'unité des intérêts pouvoit subsister avec la diversité des gouvernemens. hormis une seule ville . des garnisons . C’est en convoquant par -tout les vrais dépositaires de la volonté communale . la vérité n’est jamais en tutelle. il n’y a qu’une majorité comme il n’y a qu’une raison. et au lieu d’ambassadeurs . on s'envoie réciproquement de‘s représentai qui vérifient leurs pouvoirs ensemble . j’en conclus que les intérêts ne sont pas les mêmes : s’ils me répondent négativement . doit produire l’unité représenta- tive . Toute autre majorité sera né- cessairement une minorité très récusable. Je suppose que toute la Catalogne . L’expérience a démontré qu’une religion commune ne suffit pas pour pacifier des nations indépendantes. et qui . si leurs corporations étrangères auront des formes aris- tocratiques. avec certains rêveurs . à moins qu’on ne prétende . que nous ver- rons le dénouement de toutes les tragédies et eomédies soi- disant politiques. Une morale fondée sur les mêmes intérêts . Il n’y a pas de sophisme spécieux contre l’attraction populaire qui s’attache tous les individus et la ré- pulsion populaire qui écrase toutes les masses. toutes les aristocraties viendront écbouer devant le bon sens des assemblées primaires. ne voulût pas s’amalgamer avec la ci . Il a intimité par- y faite . car indubitablement tous les despo- tismes . des bastions . Je demanderai aux moralistes impo- litiques. devant France . La so- ciété des individus sera toujours pacifique: la société des nations sera toujours belligérante. des barrières fiscales. des jalousies vicinales. j’en conclus que les masses ont consenti à la lusion universelle. Ma sup- position est très .gratuite . Il ne sauroit y avoir unité d’intérêts sans unité nationale.

déclare soîem- Bellement sous les auspices des Droits de l'Homme : Article premier. La république du genre humain est nécessairement indivisible . produira la réunion de tous les hommes. 43 siégeât indistinctement dans une salle législative. la raison universelle dicte à l'homme pour son bien . aux inconséquences. être . pour la prospérité universelle. L’an premier de la République française est l’an premier de îa République universelle. veut les : veut îa république départementaire et non pas des républiques nationales. Voici trois articles. trois résultats d’une méditation profonde que je soumets à la sagesse de mes collègues. PROJET DE DÉCRET. moyens qui veut la paix: elle bonheur. ainsi qu’aux autres Conventions du monde . Cette vérité . il n’y a qu’un genre humain entre les deux pôles. Posons cette large base aujourd’hui. car aucune portion ne veut ni ne peut s'en détacher pour se joindre à une autre république . Là on adopte toutes les formes que la morale . . de décréter ou déclarer prélimi- nairement le principe fécond et attractif de la souveraineté in- divisible . La Convention nationale voulant mettre un terme aux erreurs. Je propose donc à la Convention des Français . ïi n’y a pas d’autre souverain que le genre humain. la volonté suprême et unique du genre humain. et nos travaux subséquens seront impérissables : nous compterons une grande journée de plus dans les annales de la régénération du inonde. aux prétentions contradictoires des corpo- rations et des individus qui se disent souverains . Qui veut la fin. reconnue par tous les hommes .

on attendra la propagation de la vérité. et mon livre de la République Universelle . S’il resioit encore le moindre doute aux hommes de bonne volonté . les enclaves lointaines. III. Humain . des Germains . Tout individu. je les prieroîs de lire mon livre de Y Orateur du Genre . toute commune qui reconnoîtra ce lumineux et immuable . et ma dernière brochure intitulée : Elrennes de l'Orateur du Genre- Humain aux Cosmopolites . dans la république des Hommes . des Universels . pour admettre les communes. Nota.. A défaut de contiguïté ou de communication maritime . sera reçu de droit dans notre association fraternelle . .