Vous êtes sur la page 1sur 4

Le Conseil départemental soutient la culture en Val d’Oise

Le Conseil départemental soutient la culture en Val d’Oise V ierges à l’enfant classiques et néoclassiques

Vierges à l’enfant

classiques et néoclassiques

2
2

V iolemment attaquée par les iconoclastes protestants, la figure de la Vierge, est exaltée

par les réformateurs catholiques du Concile de Trente (1545-1563). Essentielles à la nouvelle pastorale, ses images sont mises sous le patronage de saint Luc, qui passe pour avoir été le premier portraitiste de Marie.

qui passe pour avoir été le premier portraitiste de Marie. Église Notre-Dame de l’Assomption à Haravilliers.

Église Notre-Dame de l’Assomption à Haravilliers.

Pierre polychrome, XVII e siècle. Classée en 1908.

© Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte.

Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte. Basilique Saint-Martin de Cormeilles-en-Vexin, Notre-Dame

Basilique Saint-Martin de Cormeilles-en-Vexin, Notre-Dame des voyageurs. Bois polychrome, XVII e siècle. Classée en 1966.

© Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte.

Des compositions amples

Les sculpteurs de l’âge classique ont créé des figures bien individualisées. Parfois, le traitement des drapés et l’élégance des attitudes évoquent les sculptures de François Girardon (1628-1715) ou de Jean-Baptiste Tuby (1635-1700).

Les modèles les plus aboutis présentent un visage gracieux. Leurs traits fins et réguliers, leurs yeux baissés, leur nez droit et leur petite bouche leur confèrent une expression calme et sereine qui contraste avec l’ampleur et la complexité du vêtement. Leurs cheveux, séparés sur le front par une raie médiane, sont ramenés en bandeaux torsadés vers l’arrière. Certaines statues, de facture moins noble, présentent un visage charnu au menton volontaire, encadré d’une épaisse chevelure redoublée d’un voile flottant à l’arrière.

chevelure redoublée d’un voile flottant à l’arrière. Église Saint-Martin de Groslay. Bois, XVII e -XVIII e

Église Saint-Martin de Groslay. Bois, XVII e -XVIII e siècles. Inscrite en 2011. © Conseil départemental du Val-d’Oise / Armelle Maugin.

Les poses, originales et dynamiques, donnent à toutes ces figures une grande impression de mouvement. Les Vierges adoptent une posture gracieuse et élégante dans un léger contraposto, mouvement généré par l’avancée du genou.

La Vierge de Groslay tourne la tête à gauche alors que l’Enfant regarde dans la direction opposée, brandissant de sa main droite un objet qui a disparu. Cet enfant est plus souvent nu, ou n’a pour tout vêtement qu’un linge lui couvrant les hanches ou ramené entre les jambes.

Dans d’autres groupes, Jésus est déjà un garçonnet par sa taille et son physique. Il joue avec une mèche de cheveux de sa mère ou un pan de son voile, à moins qu’il n’ouvre grand les bras dans un geste d’accueil.

qu’il n’ouvre grand les bras dans un geste d’accueil. Église Notre-Dame de l’Assomption à Vaudherland (1

Église Notre-Dame de l’Assomption à Vaudherland (1 ère de couv.). Bois polychrome, XVII e -XVIII e siècles. Inscrite en 1987. © Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte.

3
3

Basilique Saint-Denys d’Argenteuil, Notre-Dame d’Humilité. Bois, XVII e -XVIII e siècles. Classée en 1965.

© Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte

Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte Église Notre-Dame du Plessis-Luzarches. Bois doré, XVIII

Église Notre-Dame du Plessis-Luzarches. Bois doré, XVIII e siècle.

© Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte.

4 5
4
5

Des drapés élaborés

Les drapés classiques, collant au corps, épousent la silhouette. La robe longue à large encolure est serrée à la taille par une ceinture mince. Le genou avancé en saillie tend l’étoffe et détermine un long pli transversal.

Le voile ou le manteau, posé au sommet de la tête et drapé autour de la taille, s’enroule autour d’un bras, déterminant une série de longs plis creux. Le gonflement extrême des étoffes et la complexité croissante des drapés caractérisent les statues du XVIII e siècle, dans l’élan baroque que prend la sculpture française à partir de la fin du règne de Louis XIV.

La belle Vierge de Marly a été sculptée par un artiste de talent sans doute formé à l’école de François Girardon (1628-1715).

formé à l’école de François Girardon (1628-1715). Église Saint-Pierre-Saint-Paul de Gonesse. Bois doré,

Église Saint-Pierre-Saint-Paul de Gonesse. Bois doré, XVIII e siècle. Inscrite en 1988. © Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte.

Église Saint-Étienne de Marly-la-Ville. Pierre, vers 1720. Classée en 1912.

© Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte.

Conseil départemental du Val-d’Oise / Jean-Yves Lacôte. Église Saint-Martin de Garges-les-Gonesse (1 è r e

Église Saint-Martin de Garges-les-Gonesse (1 ère de couv.). Bois polychrome, XVIII e siècle. Inscrite en 2011.

© Conseil départemental du Val-d’Oise / Armelle Maugin.

Église Saint-Leu de Saint-Leu-la-Forêt. Pierre, signée et datée : Pierre Nicolas Tiolier / 1831. Classée en 2000. © Conseil départemental du Val-d’Oise / Armelle Maugin.

Le retour à l’antique

Vêtue à la romaine, assise sur une chaise curule, la Vierge de Saint-Leu-la-Forêt est un manifeste du goût néo-classique prôné par l’Académie des Beaux-Arts.

Entre la Restauration et le Second Empire, le regain de la dévotion populaire, s’exprime par l’essor de la piété mariale. Nourrie par les apparitions de la Vierge – à Catherine Labouré, novice des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul à Paris,

en 1830 ; à deux petits bergers de la Salette (Isère) en 1846 ; à Bernadette Soubirous au bord du gave de Lourdes (Hautes-Pyrénées) en 1858 ; à des enfants de Pontmain (Mayenne) en 1871 –, cette piété privilégie des images tendres : statues en plâtre polychromes dits « sulpiciennes », produites en série et vendues sur catalogue, ou copies néogothiques d’œuvres médiévales.

Conservation départementale des Antiquités & Objets d’Art

départementale des Antiquités & Objets d’Art Église Notre-Dame de Taverny. Christ en croix du XIV e

Église Notre-Dame de Taverny. Christ en croix du XIV e siècle. L’Ange, symbole de l’évangéliste Mathieu.

Bâtiment Lemercier 5, avenue de la Palette CS20201 CERGY 95 032 CERGY-PONTOISE CEDEX

01 34 25 37 29

Conseil départemental du Val d’Oise 2, avenue du Parc CS20201 CERGY 95032 CERGY-PONTOISE CEDEX

01 34 64 21 20

fax : 01 30 37 86 06 www.valdoise.fr sdavo@valdoise.fr

tel :

Parc CS20201 CERGY 95032 CERGY-PONTOISE CEDEX 01 34 64 21 20 fax : 01 30 37