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Quelle est la différence entre

chiffre d'affaires et résultat


comptable ?
AJI T9RA M3ANA ECO·MARDI 24 JANVIER 2017

La maîtrise de certains éléments comptables est indispensable à la bonne gestion


d’une entreprise. En particulier, les notions de chiffre d’affaires et de résultat
comptable sont fondamentales et ne doivent surtout pas être confondues. Trop
d’entrepreneur les confondent ; mettant en péril non seulement leur entreprise et leurs
biens personnels. Le point sur la différence entre CA et résultat comptable.

Le chiffre d’affaires : définition Le chiffre d’affaires est une notion assez simple : il
s’agit de la somme hors taxe des ventes réalisées par une entreprise. Aussi, le chiffre
d’affaires représente le volume d’affaires réalisé par une entreprise sur une période
donnée. Généralement, cette période correspond à un exercice comptable, mais pas
nécessairement. En effet, il est tout à fait envisageable de décomposer ce chiffre
d’affaires, non seulement sur différentes périodes (1 mois, 3 mois, 6 mois par
exemple) mais aussi par commercial. C’est d’ailleurs une des mesures classiques de la
performance d’un commercial. L’entreprise peut fixer un objectif de CA par
commercial sur une période donnée. Mais attention : cet indicateur n’est pas suffisant
pour déterminer les points à améliorer. En effet, l’objectif de CA peut ne pas avoir été
atteint pour plusieurs raisons : Parce que le commercial n’a pas démarché
suffisamment de prospects ; Parce que le taux de transformation est mauvais (ce qui
peut vouloir dire soit que le commercial a des difficultés soit que le produit ne
correspond pas aux attentes des prospects) ; Etc.

Le résultat comptable : définition Le résultat comptable quant à lui est un indicateur


beaucoup plus fiable de la santé financière d’une entreprise puisqu’il prend en compte
les charges de l’entreprise. En clair, le résultat comptable correspond aux ressources
restantes à l’entreprise une fois les charges déduites du chiffre d’affaires. Par ailleurs,
le résultat comptable prend en compte les amortissements dans son calcul. Le résultat
comptable correspond à la différence entre les charges et les produits d’une entreprise
sur un exercice comptable : c’est le bénéfice avant impôts. Une solution pour éviter
la confusion : les tableaux de bord Trop d’entrepreneur confondent chiffre d’affaires
et bénéfice. Dès lors, ils consomment bien plus que ce que la capacité financière de
leur entreprise leur permet. Mais cette confusion est légitime : de nombreuses charges
ne tombent pas mensuellement mais de manière ponctuelle dans l’année. Aussi, pour
éviter de tomber dans le piège de cette confusion, il peut être pertinent de mettre en
place un tableau de bord financier reprenant la totalité des charges annuelles et des
charges mensuelles. Une fois la somme de ces charges obtenues, il est très facile de les
diviser pour les appliquer à chaque mois. Au regard de ces charges appliquées
mensuellement, il suffit d’indiquer le chiffre d’affaires mensuel. Une dernière colonne
fait le cumul des charges et le cumul du CA chaque mois. Enfin la dernière fait la
différence entre CA et charges. Ainsi, mois par mois, il est possible de savoir si
l’entreprise est potentiellement bénéficiaire ou potentiellement déficitaire. Mais
attention : un tel tableau ne donne pas une image réelle des comptes de l’entreprise. Il
s’agit d’une projection permettant, mois par mois, de savoir si l’on est en déficit ou en
bénéfice.

Comment fonctionne la création


monétaire ?
AJI T9RA M3ANA ECO·MARDI 24 JANVIER 2017

 Qu’est-ce que la monnaie ?

C’est un instrument de paiement reconnu par les Etats, les ménages et les entreprises.
Pendant des millénaires, on s’est contenté d’utiliser des matériaux précieux pour régler
ses achats (pièces d’or ou d’argent, sel et même coquillages). Mais à partir du milieu
du XVIIe siècle, les orfèvres londoniens, à qui les riches marchands confiaient leur or,
ont commencé à émettre des certificats de dépôt. Et leurs possesseurs se sont rendu
compte qu’il était beaucoup plus facile de payer et de se faire payer avec ces bouts de
papier (en qui tout le monde avait confiance) qu’avec des pièces métalliques. La
monnaie fiduciaire était née. Aujourd’hui les choses ont bien changé : 90% des
échanges se font par de simples jeux d’écritures (chèque) ou par des mouvements
électroniques (carte bancaire, virements). Mais le principe – la confiance – est toujours
le même.

 Qui crée la monnaie ?

Contrairement à ce que l’on croit souvent, les instituts d’émission (BCE, Réserve
fédérale américaine et toutes, Bank Al Maghrib les autres Banques centrales), seuls
habilités à imprimer des billets et à frapper des pièces, ne sont à l’origine que
d’environ 10% des liquidités en circulation. Pour l’essentiel, ce sont en effet les
banques commerciales, comme la BMCE ou le BP, qui créent la monnaie.

 Comment font-elles ?

Elles accordent des crédits à leurs clients, voilà tout ! Certes, pour pouvoir le faire,
elles doivent posséder en réserve les sommes qu’elles prêtent — et même un peu plus,
afin de faire face aux retraits. Pour 100 dirhams déposés dans leurs caisses, elles ne
peuvent ainsi offrir qu’un crédit d’environ 80 dirhams à un particulier, une entreprise,
ou à l’Etat. Mais ce faisant, elles créent bel et bien de la monnaie. La preuve ? Les 100
dihrams de dépôt existent toujours, puisque leur possesseur peut en jouir à sa guise. Et
les 80 autres existent aussi, leur emprunteur les a peut-être déjà dépensés le temps que
nous écrivions ces lignes. La banque les a donc fabriqués de toutes pièces. Juste retour
des choses, lorsqu’on les lui remboursera, ils seront automatiquement détruits. On le
voit, la monnaie n’est pas une masse stable, un gros tas d’argent réparti entre les
agents économiques, comme on l’imagine intuitivement. C’est une somme de
liquidités mouvante, qui gonfle et se rétracte en permanence, en fonction des crédits
offerts. Les choses vont d’ailleurs plus vite qu’on ne le pense. Imaginons à nouveau
qu’un client A dépose 100 dihrams sur son compte et que l’établissement s’en serve
pour accorder un prêt de 80 dirhams à un client B. Quelle que soit la façon dont il sera
dépensé, cet argent va atterrir lui aussi sur un compte bancaire. Il pourra donc servir à
son tour de réserve pour l’octroi d’un nouveau crédit, d’environ 60 dihrams cette fois,
et ainsi de suite. Au total, à partir d’un dépôt de 100 dihrams, les banques dans leur
ensemble peuvent fabriquer plus de 200 dihrams de nouvelles liquidités. Les
spécialistes appellent cela le multiplicateur de crédit.

 Mais alors, pourquoi ne crée-t-on pas plus de monnaie pour s’enrichir ?


Au pays du Père Noël, cela marcherait sûrement. Mais pas dans la réalité. Car ce ne
sont pas les moyens de paiement qui font la richesse, mais bien le volume de produits
et de services disponibles sur le marché. A quoi sert d’avoir les poches plei�nes d’or
si les étals sont vides ! Voilà pourquoi la quantité de monnaie en circulation doit
toujours être corrélée à la production. Si elle augmente plus vite, ce sont… les prix qui
s’emballent. Les Allemands peuvent en témoigner. Dans les années 1920, leur Banque
centrale avait imprimé une telle masse de marks (pour rembourser à la France �les
dommages de guerre) que les étiquettes doublaient tous les jours dans les magasins. Il
fallait une brouette remplie de billets pour acheter son pain ! Un siècle plus tard, nos
voisins sont toujours traumatisés par le souvenir de cette hyperinflation, et cela
explique leur obsession de la rigueur. On n’en est certes plus là aujourd’hui. Mais,
selon les économistes, le monde souffre encore d’un excès �de liquidités, et ce n’est
�pas une bonne nouvelle. Placée sur les marchés financiers, cette énorme quantité
d’argent provoque en effet l’apparition de bulles spéculatives dont l’explosion peut
s’avérer ravageuse, à l’exemple des subprimes. C’est pour éviter ce genre de dérives
que les Etats et les Banques centrales tentent d’encadrer la création monétaire.
Pourquoi les Banques Centrales ne créent-elles pas davantage de monnaie pour
faciliter la relance de la croissance ?

 Comment s’y prennent-ils ?

Ils mettent en place des mécanismes pour limiter les capacités de prêt des banques. En
Europe, ces dernières sont par exemple contraintes de respecter plusieurs ratios
réglementaires : elles doivent placer l’équivalent de 1% de leurs dépôts auprès de la
BCE (Banque Centrale Européenne. Ce sont les réserves obligatoires. Elles doivent
aussi se soumettre au ratio de Bâle III, qui leur interdit de prêter plus de 8% de leurs
fonds propres – c’est-à-dire de leurs capitaux. Les Banques centrales peuvent aussi
faire varier à leur guise leur taux directeur, qui détermine les taux d’intérêt auxquels
les banques prêtent de l’argent. Plus il augmente, plus les emprunts seront chers, moins
les ménages et les entreprises leur en demanderont, et moins on leur en accordera.
Ainsi, le multiplicateur de crédit, à l’origine de la création monétaire, sera freiné.
🌹 La politique monétaire 🌹

AJI T9RA M3ANA ECO·SAMEDI 15 AVRIL 2017

Définition

La politique budgétaire est une politique économique qui consiste à utiliser les
variations de l'équilibre budgétaire de l'Etat pour atteindre certains objectifs. Au
XXème siècle, les analyses de Keynes ont semblé donner une justification à l'idée
que le budget puisse être autre chose qu'une caisse destinée à procurer des
ressources à l'Etat afin d'assurer le bon fonctionnement des administrations.
Certes, les politiques de grands travaux n'ont attendu ni le XX° siècle, ni Keynes.
Ce dernier, peut-on dire, les a intégrées dans un raisonnement macroéconomique
pour des situations bien délimitées. Il n'est pas excessif de dire que l'opinion
commune a oublié et l'un et, surtout, les autres. Quant au raisonnement
macroéconomique, Keynes a montré que l'utilisation du déficit budgétaire
pouvait influencer la demande des agents économiques (consommation des
ménages, investissement des entreprises) et, ce faisant, empêcher la spirale de la
dépression. Parmi les conditions de validité de cette approche, il y a l'idée que la
demande globale soit structurellement insuffisante du fait d'une épargne
excessive. On peut s'interroger sur la pertinence de cette hypothèse dans un
monde tellement marqué par la frénésie de la consommation et qui, dans certains
pays, préfère l'endettement à l'épargne.

Le fait que, en France, l'Etat emploie directement ou indirectement, près du


quart de la population active, et où les dépenses publiques représentent 54% du
PIB, pourrait sembler un gage d'efficacité de la politique budgétaire. En réalité,
comme cette politique porte sur les variations (transformation de l'excédent
budgétaire en déficit et inversement) et sur les soldes (excédent ou déficit
budgétaire), la politique budgétaire exige une grande flexibilité de la dépense
publique.
En suivant la typologie des politiques économiques de Musgrave (stabilisation,
allocation et redistribution), on pourrait assigner trois objectifs à la politique
budgétaire (ce sont du moins ceux qui sont le plus souvent avancés) :

1. La stabilisation de l'activité (lissage des cycles) : le cycle peut difficilement être


considéré comme un phénomène d'équilibre traduisant l'ajustement optimal
d'une économie.

2. Une distribution équitable des ressources entre générations et à l'intérieur d'une


génération donnée

3. La promotion d'un sentier de croissance optimal fondé sur l'accumulation du


capital.

Il n'y a pas de conflits d'objectifs et donc d'arbitrage entre ces trois éléments, et la
perte de soutenabilité de la politique budgétaire réduit son efficacité au regard de
tous les objectifs à la fois.

Analyse

Il est d'usage d'opposer deux conceptions de la politique budgétaire :

1. La politique budgétaire"keynésienne"

L'utilisation de l'outil budgétaire se fonde principalement sur la rigidité des prix


et des salaires nominaux. Une action sur la demande globale au travers du solde
du budget est à la fois possible et souhaitable (voir Solow, 2002), sauf en cas de
trappe à liquidité. Cela dérive du primat accordé à la demande sur l'offre, au
court terme sur le long terme et à la politique budgétaire sur la politique
monétaire. L'analyse en terme de schéma IS-LM et de courbe de Phillips
poussent à intervenir.

1. La politique budgétaire"néoclassique"

La politique de relance est peu inefficace (monétaristes), totalement inefficace


(école de l'offre) et même dangereuse (école des cycles d affaire réels). Lorsque
l'État a recours à l'emprunt pour financer les dépenses, il pousse à la hausse les
taux d'intérêt ce qui tend à déprimer l'investissement d'un montant équivalent à
la relance. Barro (1974) ajoute que les agents savent qu'à terme le taux
d'imposition augmentera pour rembourser l'emprunt, et qu'en prévision de ces
impôts futurs ils réduisent leur consommation (ils font leur la contrainte
budgétaire inter-temporelle de l'Etat). L'efficacité de la relance est donc
contrecarrée par les anticipations des agents. Dans ces conditions, que faire ?
Promouvoir l'équilibre budgétaire sur l'ensemble du cycle afin de ne pas peser
sur l'épargne nationale, faire attention en amont à l'origine des fonds (neutralité
fiscale) et en aval à l'utilité sociale des investissements publics.

Aujourd'hui, cette opposition n'est plus pertinente : les néo-keynésiens eux-


mêmes (G. Mankiw, par exemple), marquent une préférence de plus en plus
grande à la politique monétaire plutôt qu'à la politique budgétaire comme
instrument de stabilisation à court terme.

Les conditions d'efficacité

Les conditions d'efficacité de la politique budgétaire apparaissent rarement dans


les débats publics. Elles font pourtant l'objet d'un consensus chez les économistes.

1. La politique budgétaire est efficace s'il y a une forte propension à consommer et


une faible propension à importer, si la demande de monnaie est fortement
élastique au taux d'intérêt et l'investissement faiblement élastique au même taux
d'intérêt.

2. Dans sa mise en œuvre, elle suppose une grande clairvoyance et une grande
probité des autorités publiques.

3. Son instrument essentiel, le déficit budgétaire discrétionnaire, peut être obtenu de


deux façons: un accroissement des dépenses à recettes fiscales inchangées et une
diminution des impôts à dépenses publiques inchangées. Il s'avère que la France a
eu, historiquement, une préférence marquée pour la première formule avec, en
voie de conséquence, un accroissement tendanciel du poids des dépenses
publiques dans le PIB. Au contraire, les Etats-Unis ont utilisé principalement le
Tax cut, que ce soit J. F. Kennedy dans les années 1960 ou Ronald Reagan dans
les années 1980, pour ne citer que deux plans bien connus. Or, l'efficacité de la
politique budgétaire apparaît plus grande dans le second cas que dans le premier.

Obstacles

Plusieurs obstacles doivent être mentionnés :

1. Les effets d'éviction

L'éviction financière consiste en une augmentation des taux d'intérêt liée aux
besoins de financement des administrations publiques.

1. La valeur des multiplicateurs.

La valeur du multiplicateur budgétaire a considérablement baissé. Elle est


souvent inférieure à 1 en économie ouverte. Un point de PIB d'impulsion
budgétaire en zone euro donnerait environ 0,8 point de croissance dans le cadre
d'une politique monétaire visant la stabilité des prix. Dans ce cas, le seul effet
d'une politique de relance se lit dans l'accroissement de la dette publique !

1. La nature des chocs

Agir par le budget suppose un choc de demande, et un choc temporaire (les prix
étant flexibles à moyen-long terme) ; un choc d'offre permanent ne relève pas des
politiques conjoncturelles. Or, il est difficile, en pratique, d'identifier la nature et
la durée du choc au moment où il survient. Comment caractériser, par exemple,
la réunification allemande au moment où elle a été réalisée ? Il en découle de
nombreuses"erreurs de tirs"où l'on confie à la politique budgétaire ce qui relève
de politiques structurelles

1. Le problème des délais

L'efficacité d'une politique de stabilisation dépend du degré de rigidité des


salaires nominaux et des délais d'efficacité de l'instrument de stabilisation. Si les
cycles sont courts et les délais d'efficacité sont longs, alors mieux vaut
probablement ne rien faire : une politique budgétaire se voulant contra-cyclique
peut s'avérer in fine pro-cyclique. Il y a fort à parier que les décideurs finissent
par accentuer l'ampleur du cycle et l'instabilité de l'économie : le"fine
tuning"relève de l'exploit. Il est vrai que la politique monétaire est soumise au
même problème, mais son délai d'efficacité est un peu plus court.

1. Les contraintes de solvabilité (effet boule de neige de la dette publique…) et de


crédibilité

Un stock de dette publique élevé entame le capital réputationnel des autorités et


donc l'efficacité de l'instrument budgétaire.

Quelques précisions sur ce point. Les administrations publiques sont soumises


comme tous les agents à une contrainte budgétaire inter-temporelle. L'existence
d'un marché financier fait que les autorités ne sont pas soumises à une contrainte
d'équilibre à chaque période, mais à une contrainte d'équilibre à long terme qui
signifie que la dette doit être gagée par la capacité future à dégager des excédents
primaires. Une politique budgétaire est dite soutenable si elle peut être poursuivie
sans se traduire par une hausse du taux d'endettement telle que les marchés
anticipent une modification inévitable de ses orientations fondée sur un
alourdissement des impôts, une baisse des dépenses, une monétisation du déficit
ou un allègement de la charge de la dette par l'inflation non-anticipée. De nos
jours, la plupart des économistes militent en faveur de l'équilibre budgétaire en
moyenne sur le cycle : un déficit permanent conduit, dans le cadre du modèle de
croissance néoclassique (Solow, 1956) à une baisse de l'épargne et in fine à une
baisse du niveau de capital par tête et des possibilités de consommation par tête.
La dette publique constitue un"fardeau intergénérationnelle"(Modigliani) :
l'accumulation des déficits publics contribue à diminuer le stock de capital dont
bénéficieront les générations futures.

1. Le financement par des impôts distordants

Nombreux sont les partisans des politiques budgétaires qui ont longtemps
fait"comme si"les impôts étaient neutres, comme si l'extraction des ressources
budgétaires ne se traduisait pas par des coûts en bien-être importants (coûts de
collecte, effets désincitatifs sur l'offre de travail, évasion fiscale, biais en faveur du
financement par endettement…).
1. Une vision iréniste des décideurs

Dans l'approche budgétaire traditionnelle, encore dominante de nos jours, les


actions budgétaires sont décidées par des êtres entièrement dévoués à l'intérêt
général, des altruistes à qui il ne viendrait jamais à l'idée d'opérer une relance à
six mois des élections dans le seul but de se faire réélire, ou de distribuer des
fonds à des secteurs économiquement improductifs mais bien organisés
politiquement, dans une logique clientéliste. C'est tout le mérite de l'école du
Public Choice d'avoir souligné le caractère"hors-sol"de ce type d'analyse.
L'action budgétaire est, dans les faits, tributaire du cycle politique et de diverses
considérations peu avouables qui limitent ses capacités à contrer le cycle
économique et à redistribuer équitablement les ressources (cf. les plans de relance
au Japon au cours des années 1990, qui n'ont relancé que des projets socialement
peu utiles dans le secteur du BTP proche du parti au pouvoir).

Ajoutons que les années 1970 et 1980 ont été marquées par un mouvement
théorique très prononcé en défaveur de l'efficacité des politiques budgétaires :

1. L'équivalence néo-ricardienne (Barro, 1974)

Le mode de financement de la dépense publique (par emprunt ou par impôt) est


indifférent ; une réduction d'impôt financée par un alourdissement de la dette
publique, dans la mesure où elle ne donnera pas aux agents privés le sentiment
que leur richesse nette s'est accrue, ne stimulera pas la demande globale et donc
l'activité. Les tests empiriques valident rarement l'équivalence ricardienne, mais
elle semble jouer un rôle significatif pour les pays très endettés.

1. La proposition d'inefficacité de la politique économique de Sargent et Wallace


(1975)

Avec des prix flexibles et des anticipations rationnelles, la politique budgétaire est
inefficace. Mais on peut se souvenir également de la"déplaisante
arithmétique"des mêmes auteurs (1981) : le déficit budgétaire peut être (lorsque
le ratio d'endettement public et le taux d'imposition atteignent des niveaux tels
que le financement du déficit ne peut plus être que monétaire) la cause d'une
inflation que, sous certaines conditions, la politique monétaire sera incapable de
maîtriser. L'inflation devient alors une variable endogène déterminée par la
dynamique de la dette et qui se nourrit d'elle même via les anticipations. On a vu
de tels enchaînements dans l'histoire (Argentine des années 1980…) mais il est
vrai que le risque apparaît faible de nos jours dans les pays de l'OCDE.

1. La mise en évidence, par Barro, des coûts liés à la variabilité des taux
d'imposition

La fiscalité n'affecte pas seulement l'allocation des ressources entre différents


types d'actifs à un moment donné mais également l'allocation intertemporelle de
ces ressources ; la politique budgétaire devrait chercher une meilleure neutralité
intertemporelle. R. Barro recommande le lissage dans le temps des modifications
de taux d'imposition ("tax smoothing") : si les impôts introduisent des distorsions
dans les comportements des agents (et c'est presque toujours le cas car les impôts
forfaitaires ont une place limitée dans les systèmes fiscaux des pays de l'OCDE),
alors le mode de financement des dépenses publiques n'est plus neutre et la
taxation optimale consiste à fixer un taux d'imposition constant en ligne avec le
taux de croissance naturel de l'économie et qui permette de respecter la
contrainte budgétaire intertemporelle de l'Etat..

Des pistes

Pour restaurer la soutenabilité, la prévisibilité et l'efficacité de la politique


budgétaire, et refaire du budget voté par les représentants du peuple un acte qui
ne ment pas, plusieurs pistes ont été expérimentées (cf. l'étude de cas sur le pacte
de stabilité, disponible sur ce site) ; deux réussites méritent une attention
particulière :

1. La règle d'or des finances publiques

Au Royaume-Uni, deux règles ont été posées en 1997 :

a- La règle d'or des finances publiques : au cours du cycle, non seulement le


déficit ne peut pas dépasser l'investissement brut (ce que prévoit la loi
fondamentale allemande…), mais il ne peut dépasser l'investissement net (on
retranche l'amortissement). On est ici aux antipodes de certains débats
hexagonaux ou l'on propose que les dépenses d'investissement des autorités
publiques puissent sortir de la rigueur budgétaire du pacte de stabilité au
prétexte que ce sont des dépenses d'avenir. b- Une règle d'endettement ou"règle
de l'investissement soutenable": au cours du cycle, le rapport de la dette nette au
PIB ne doit pas excéder un niveau"prudent", fixé à 40%. La réforme de
l'administration anglaise une décennie plus tôt (réforme"Next Steps", 1988) aide
à garder ce cap. Depuis le milieu des années 90, l'endettement public du royaume
a (en pourcentage du PIB) nettement baissé.

1. La voie néo-zélandaise : Une approche patrimoniale des finances publiques

La politique budgétaire se voit assigner le rôle de faire en sorte qu'une génération


transfère à celle qui suit une richesse nette (actifs publics moins dettes publiques)
au moins égale à celle dont elle a bénéficié. Cela suppose une refonte complète de
la comptabilité nationale (de la comptabilité de caisse à la comptabilité
analytique) et une gestion des affaires publiques orientée par des indicateurs
d'efficience et sanctionnée par des évaluations qui ne sont pas de pure forme. La
Nouvelle-Zélande a commencé cette révolution budgétaire en 1984 en soumettant
les décideurs publics à un salaire au mérite (par exemple, le gouverneur de la
banque centrale était rémunéré en fonction des chiffres de l'inflation), en
transformant les services des ministères en agences autonomes et concurrentes, et
surtout en insistant sur la transparence des actions publiques (voir Campos et
Pradhan, 1996) ; l'expérience de ce pays en la matière a par exemple été reprise
dans les propositions du FMI depuis une quinzaine d'années. Au total, la qualité
des services publics néo-zélandais n'a pas diminuée en dépit d'une réduction
importante des dépenses et de la dette. Avec la directive comptable M14, la
France a commence à s'engager sur cette voie mais… très timidement puisque
cette approche patrimoniale ne concerne que les collectivités locales.

Conclusion
La popularisation des versions simplificatrices des thèses keynésiennes (thème
de"la relance") rend politiquement coûteux pour un gouvernement de sembler
rester inactif en cas de ralentissement de la conjoncture. De plus, avec
l'autonomisation des Banques centrales, les gouvernements ne disposent plus de
l'outil monétaire. Il peut donc être tentant de recourir à l'action budgétaire, mais
la décentralisation et l'ouverture des économies rendent très incertains les
résultats ; par ailleurs, la globalisation et les incidences du vieillissement sur les
dépenses obligent à prêter plus attention à l'endettement et rend préoccupante la
difficulté qu'ont tous les Etats à réduire les déficits.

Un point crucial est la discipline budgétaire en phase haute du cycle : exploiter les
marges de manoeuvre procurées par les périodes d'expansion pour restaurer les
équilibres budgétaires. Cela suppose une certaine"culture du cycle"qui, si l'on en
juge par l'évolution de la composante structurelle des déficits publics, n'est
manifestement pas la spécialité des gouvernements français (1988-1990 ; 1998-
2000…)

1. Les actes de commerce par


nature
AJI T9RA M3ANA ECO·MARDI 11 JUILLET 2017

Les actes de commerces par nature sont ceux énumérés dans le code de commerce.
Leur simple nature fait présumer le caractère commercial de l’acte mais la
jurisprudence a ajouté 2 conditions pour qu’un acte de nature commercial soit un acte
de commerce : l’acte doit être fait en vue de réaliser un profit pécuniaire ; l’acte doit
être répété. Il y a une notion d’habitude. Quand l’action est effectuée une seule fois, la
personne n’est pas qualifié de commerçant.

La liste 110-1 concerne plusieurs domaines : le commerce, l’industrie et les services

Dans le commerce (à proprement parlé), ça concerne :


- l’achat de biens meubles pour les revendre en l’état (l’intention d’acheter pour
revendre, ça différencie du particulier qui achète pour sa consommation). Ce sont les
terrains et tout ce qui est attaché au terrain;

- l’achat d’un bien immeuble pour le revendre en état (ça ne comprend pas l’activité
de promotion immobilière. Le promoteur immobilier n’est pas commerçant pour des
raisons historiques);

- le contrat de fournitures (= c’est un contrat par lequel le fournisseur s’engage à


approvisionner son client pendant une certaine période) ;

- les salles de vente (= les ventes aux enchères pour les marchandises en gros et les
objets usagés). Les commissaires priseurs qui vont à des ventes aux enchères ne sont
pas des commerçants aussi pour des raisons historiques ;

- les magasins généraux (= ce sont des établissements privés qui entreposent la


marchandise, en échange ils émettent un titre (on peut le céder ou le donner en
garantie) qui représente la situation qui va déterminer les conditions de cessions, si
cessions il y a).

Toutes ces choses sont des actes de commerce.

Dans l’industrie, les actes sont :

- achat d’un bien pour le revendre après transformation : concerne toutes les
activités industrielles à l’exception des activités agricoles et artisanales (qui ont
toujours été rattachées au secteur civil pour des raisons historiques).

- les entreprises de manufacture : transformer un bien ou faire un travail sur le bien


comme par exemple un teinturier. Il y a des exceptions comme les activités de
production qui sont rattachées au droit civil pour des raisons historiques (sauf les
exploitations de mines qui sont dans le domaine commercial).

- L'artisanat : un artisan seul n'est pas un commerçant. Mais s'il emploi des salariés, il
devient un commerçant.

Dans les services, les actes par nature sont :


- la location de biens meubles (mobiliers), la location d’immeubles n’en fait pas partie
(exemple : voiture).

- Opérations de banque, d’assurance (services financiers), entreprises de


transports, établissements de spectacles publics (quand ils sont payants), le
courtage, les commissions (s’engage à accomplir l’acte juridique en son nom mais
pour quelqu’un d’autre). C’est toujours l’idée de profits.

C’est donc la nature même de l’acte qui fait que c’est une activité commerciale.

LE COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR.
AJI T9RA M3ANA ECO·MERCREDI 25 JANVIER 2017

I- Définitions fondamentales :

1- Définition de la consommation :

La consommation est l’acte de satisfaction des besoins d’un individu ou groupe

d’individus. La consommation qu’on appelle finale est le fait des ménages. Elle

est aussi appelée consommation privée par opposition à la consommation

publique.

La consommation est une acquisition de biens ou de services par l’intermédiaire

du marché, ce qui suppose la disposition d’un revenu (la demande doit être

solvable) c’est à dire un pouvoir d’achat.

La consommation est généralement une acquisition de bien provenant de la

production marchande.

L’essentiel de la consommation des ménages dans un pays développé est

constitué par les biens durables c’est à dire des biens qui na se détruisent pas
progressivement avec le temps. Et peut dire que si le niveau de développement

est bas la consommation alimentaire est basse, et vis vers ça.

2- Définition du ménage :

Un ménage est un groupe de personnes qui habitent au même logement et qui

mettent leurs revenus en commun en vue de la consommation (d’après le dernier

recensement, le ménage marocain comporte 4.6 personnes en moyenne).

II- Introduction à la notion d’utilité et le choix du consommateur.

1- La consommation et l’activité des ménages :

La théorie marginaliste (néo-classique) s’intéresse au choix du consommateur

lorsqu’il achète des biens ou des services sur le marché.

2- Le consommateur :

Le consommateur cherche toujours à maximiser sa satisfaction c’est à dire

l’utilité que donne l’achat de divers biens.

3- Définition de l’utilité :

L’utilité est l’aptitude (la capacité) d’un bien à procurer une satisfaction (l’utilité

n’est pas l’inverse de nuisibilité). Comme par exemple certains biens nuisibles

pour la santé représentent une utilité pour le consommateur (tabac, alcool…).

3- L’utilité marginale :

L’utilité marginale est définie par la satisfaction procurée par la dernière unité

consommée d’un bien donné. Or, il est évident que plus on consomme un bien,

plus son utilité marginale baisse. On dit qu’il y a une relation inverse entre la

quantité consommée et l’utilité marginale.


Quantité consommée Unité marginale Unité totale

1 10 10

2 8 18

3 6 24

4 4 28

5 2 30

Saturation 6 0 Saturation 30

L’unité marginale est nulle mais elle peut aussi être négative.

4- L’unité totale (U) :

Contrairement à l’unité marginale qui est inférieure à l’unité totale est

évidemment supérieure lorsqu’on augmente la quantité consommée. L’unité

totale est l’ensemble des unités marginales successives.

U = U’ × Q consommées.

Si l’unité marginale évolue au sens inverse des quantités consommées, l’unité

totale évolue dans le même sens des quantités consommées.

En cas de saturation, l’unité marginale égale à zéro ( Umax).

6- La relation réciproque entre les unités marginales et les

prix :

Le prix est l’expression de la valeur d’échange d’un bien ou d’un service.

_ Exemple :

1 kg de banane ⇒10 DHS

1kg d’orange ⇒2 DHS


Prix de A / prix de B = 10/2 = 5 ⇒rapport de prix.

Il s’agit du même raisonnement pour les utilités marginales. On considère plus

tôt des rapports d’utilité entre deux biens A et B.

Umg A = 20

Umg B = 4

Donc le rapport de l’unité marginale est le suivant: Umg A / Umg B = 20/5 = 5.

Au niveau de l’ensemble des individus consommateurs, les rapports de prix et

les rapports d’utilité marginale s’influençaient (agissent l’un sur l’autre) lorsque

l’unité marginale d’un bien augmente.

Umg = U’ ; U’ ⇒D ⇒Prix 

; U’ ⇒D ⇒Prix 

; Prix ⇒D ⇒U’ 

; Prix ⇒D ⇒U’ 

_ Exemples schématiques :

1- Situation de part ⇒U’ (A) / U’ (B) = 20/5 = 4

U’ (A) = 20 ; U’ (B) = 5

Prix de (A) = 10 ; Prix de (B) = 2.5 ⇒Prix (A) / Prix de (B) = 10/2.5 = 4.

2- Supposant un changement dans le rapport des utilités marginales :

Soit U’

A = 30 et U’

B = 5 ⇒U’

A / U’
B = 6.

Dans ce cas le rapport des prix va aussi changer.

Soit le prix de (A) passe à 15 mais le prix de (B) ne change pas, il reste à 2.5.

Montrer qu’il y a égalisation automatique entre rapport des unités marginales et

le prix ⇒

U’ (A) / U’ (B) = 30/5 = Prix (A) / Prix (B) = 15/2.5 = 6.

Dans cet exemple U’ d’un bien (A) a augmenté donc la quantité demandée du

bien (A) a augmenté, ce qui a entraîné une augmentation du prix du bien (A)

(qui est passé de 10 à 15

DHS).

3- Supposant changement des rapports des prix :

Par exemple : le prix de (A) = 25 et le prix de (B) = 5.

Prix (A) / Prix (B) = 25/5 = 5.

Dans ce cas le rapport des U’ va lui même changer soit :

Baisse de la demande de (A) ⇒U’

A augmente.

Elle passe à 25 ; U’

B ne change pas il reste à 5.

Dans ce cas U’

A / U’

B = 25/5 = Prix de (A) / Prix de (B) = 25/5 = 5.

En conclusion, on peut dire que d’après la théorie marginaliste (Wilfrodo Pareto,


J.P.

Samuelson, Leon Walras qui sont des néo-classiques c’est à dire des

marginalistes), ce sont les rapports d’utilité marginale de deux biens qui

déterminent les rapports des prix de ces deux biens. Mais, en même temps, les

rapports de prix de deux biens déterminent les rapports d’utilité.

_ Le calcul du consommateur par les courbes d’indifférence (utilité

ordinale : non

mesurable) :

Dans ce calcul, le consommateur établis un ordre de préférence entre les

différents biens,

sans chiffrer le montant de l’utilité.

Pour simplifier, on va considérer que l’achat d’un consommateur se limite dans

deux biens

« A » et « B ». Le consommateur établis alors ce qu’on appelle « une carte

d’indifférence » qu’on peut transformer en courbe d’indifférence.

Exemple :

Un consommateur doit acheter des quantités données du bien « A » et du bien «

B » à la

manière suivante :

Carte d'indifférence 1 Carte d'indifférence 2

Quantité de "A" Quantité de "B" Quantité de "A" Quantité de "B"

2,5 5 2,25 1
3 4,16 3 7,5

4 3,125 3,75 6

5 2,5 5 4,5

U1 = A.B = 12.5 U2 = A.B = 22.5

Ordre U1 Ordre U2

12.5 22.5

Pour passer à la représentation des courbes d’indifférence, on change la fonction

«U=

AB » qui devient « B = U/A » (y = U/x)

17 ¯

16 ¯

15 ¯

14 ¯

13 ¯

12 ¯

11 ¯

10 ¯


5 ¯ U = AB = 22,5

U = AB = 12,5

Une courbe d’indifférence est constituée par l’ensemble entre deux biens « A »

et « B » qui permettent d’obtenir le même niveau de satisfaction ou d’utilité.

Les courbes situées vers le haut, c’est à dire les plus éloignées de l’origine

permettent satisfaction ou utilité supérieure.

On doit comprendre que, sur une même courbe d’indifférence, plus on

consomme « A »,

moins on consomme « B ».

Donc on peut dégager un rapport qu’on appelle « le taux marginale de

substitution du bien « A » ou du bien « B » » (TMSAB), qui est égale à la quantité

du bien « B » q’on abandonne divisée par la quantité du bien « A » qu’on

récupère.

TMSAB = - dB/ da = B’ (-dy/dx = y’ lorsque x 0).

Pente de la courbe en chaque point.

_ Question :

Calculer le TMSAB pour la courbe d’indifférence n°2 lorsque le consommateur

passe de 3
à 3.75, et lorsqu’il passe de 3.75 à 5.

- Lorsqu’il passe de 3 à 3.75 :

TMSAB = - 1,5 / 0,75 = -2.

- Lorsqu’il passe de 3.75 à 5 :

TMSAB = - 1,5 / 1,25 = -1,2.

On constate que le TMSAB est décroissant lorsqu’on augmente la quantité, mais

lorsqu’on considère la valeur absolue.

Ceci est normale puisque plus on consomme « A », plus la capacité du bien « A

» à remplacer le bien « B » diminue.

Le TMS = B’ est en même temps égale qu rapport des utilités marginales des

deux biens.

TMSAB = -dB / dA = B’ = U’A / U’B

En effet, économiquement si le TMS = 2, cela veux dire que le consommateur

abandonne

« 2B » pour avoir « 1A », donc l’utilité marginale de A = 2U’B, soit U’A / U’B =

2.

U’ = unité marginale.

Quelle que soit la fonction U = A.B

Donc TMSAB = B / B.

* La prise en considération les prix des biens A et B et le revenu du

consommateur

(budget) :
Soit le prix du bien A = 5 DHS.

Le prix du bien B = 2 DHS.

Revenu du consommateur = 30 DHS.

Avec 30 DHS, le consommateur va acheter :

Prix de A quantité de A

Prix de B quantité de B

Revenu

⇒5A + 2B = 30

⇒B = -5/2 A + 30/2

⇒B = -2.5 A + 15.

C'est-à-dire : B = - (Prix A / Prix B).B + (R/ Prix B).

On l’appelle l’équation de la droite budgétaire qui représente l’ensemble des

combinaisons possibles pour un revenu donné et des prix donnés. Si on trace la

droite budgétaire, la combinaison la meilleure appelée optimale se situe au point

de tangence entre la droite budgétaire et une des courbes d’indifférence. En ce

point le TMSAB = Prix A / Prix B.

Géométriquement, la combinaison optimale se situe au point (A = 3 et B = 7,5).

Mathématiquement, pour trouver la combinaison optimale, il suffit d’égaliser :

TMSAB = Prix A / Prix B.

U = A.B et 5A + 2B = 30.

1- TMSAB = 1B / 1A.

2- TMSAB = B/A = Prix A / Prix B = 5/2 = 2,5.


Soit B/A = 2,5 ⇒B = 2,5 A.

3- Remplacer B par sa valeur dans la fonction budgétaire et on obtient la

combinaison

optimale.

5A + 2B = 30.

⇒5A + 2 (2,5 A) = 30.

⇒10 A = 30.

⇒A = 3.

⇒B = 2,5 A = 7,5.

_ Exercice :

Soit U = A2 B et 15 A + 6 B = 90.

- Donner l’autre forme de l’équation budgétaire et déterminer la combinaison

optimale.

- Quel est le niveau d’utilité total atteint ?

1- B = -15/6 A + 90/6.

⇒-2,5 A + 15.

2- TMSAB = 2B /A.

⇒2B/A = 2,5

⇒2B = 2,5 A

⇒B = 1,25 A

Donc : A = 4 et B = 5.

3- U = A2 . B = 80.
4- Il faut vérifier que le revenu est entièrement dépensé :

15 A + 6 B = 90.

⇒60 + 30 = 90.

_ Exercice :

Soit A2B = 36.

1- Calculer le TMSAB pour A = 2 et A = 4.

2- Quel est le TMSAB qui correspond à la combinaison optimale ? Sachant que la

fonction

budgétaire est : 9A + 8B = 54.

1- * Pour A=2 ; le TMSAB = 2B/A.

B = 36/A2 = 9

Donc TMSAB = 9.

* Pour A = 4 ; le TMSAB = 2B /2

B = 36/A2 = 2,25.

Donc : TMSAB = 1,125.

2- Le TMSAB qui correspond à la combinaison optimale est le deuxième c'est-àdire

TMSAB = 1,125.

Inscription - Lettre de motivation


pour l'université
AJI T9RA M3ANA ECO·LUNDI 23 JANVIER 2017

VOTRE PRENOM NOM Votre adresse complète Téléphone portable / Email


Université de Strasbourg Nom de la Formation nom du responsable de la formation
Adresse de la formation

Toulouse, le mardi 31 mars 2016

Objet : lettre de motivation pour mon inscription à l'université de Toulouse en


Licence...

Madame, Monsieur,

Actuellement en classe de Terminale ES, au lycée Léon de Vinci de Meudon, je


souhaite m'orienter vers les formations et métiers de l'histoire de l'art en intégrant votre
établissement très reconnu dans ce domaine et qui propose une Licence en histoire de
l'art médiéval.

Passionné par les arts en général, la littérature... membre de l'association de peinture et


de photographie de mon lycée, j'aime ces diverses disciplines auxquelles j'essaye de
tisser des liens et vers lesquelles je souhaiterais m'orienter professionnellement. Je
prends aussi des petits cours du soir de musique, 2e année de violon et solfège, un
domaine que je trouve très complémentaire, mais que j'apprécie aussi par sa nécessité
de rigueur via le solfège. - Précisez les éléments extra scolaire, expositions, rencontres
qui ont pu guider/confirmer votre projet de formation - par mes diverses expériences,
et rencontres j'aimerais m'engager concrètement, après mon Bac ES, vers les métiers
de l'art pour en devenir un professionnel.

J'ai connu votre établissement grâce à sa renommée auprès des professionnels que j'ai
rencontrés lors de mes recherches d'orientation, et des journées portes ouvertes que
vous avez organisé en février. Aussi durant ces portes ouvertes de votre université j'ai
pu rencontrer des professeurs, anciens élèves... qui m'ont conseillé de m'inscrire auprès
de votre établissement et spécialement cette licence, très connue pour la qualité de ses
formations en particulier dans le domaine du ... montrer ici que vous connaissez bien
l'établissement et les spécialités de la formation visée.

Très motivé, je suis déterminé à me former rapidement dans ce domaine, étant aussi
très curieux de pouvoir connaitre d'autres métiers et applications des arts.
J'espère vous avoir convaincu de ma motivation. Je reste à votre disposition pour un
éventuel entretien au cours duquel, je pourrais vous présenter ma motivation.

Je vous prie de croire, Monsieur, Madame, en l'expression de mes salutations les plus
respectueuses. Ou autre formule de politesse

VOTRE PRENOM NOM

Soignez l'orthographe pour votre


lettre de motivation ou CV
AJI T9RA M3ANA ECO·LUNDI 23 JANVIER 2017

Même venant d'un étudiant brillant, une lettre de


motivation truffée de fautes est rédhibitoire

Vous êtes de plus en plus à boycotter les cédilles, le pluriel des adjectifs, les
accents, la ponctuation, les traits d'union, les exceptions...Vous écrivez une copie
d'examen comme vous rédigez un SMS...

Et pourtant, même si vous êtes nuls en orthographe ou adepte des textos ou de


Facebook... vous décrochez votre bac avec mention et faites des études supérieures
poussées... Mais attention !

De plus en plus de jeunes inscrits à l'université ou dans les grandes écoles, même très
brillants, ne maîtrisent pas les subtilités de la langue de Molière. Plus inquiétant,
certains étudiants s'en moquent totalement. Les directeurs d'établissement et les
professeurs, à l'image des recruteurs qui font désormais de l'orthographe un critère de
sélection, tirent la sonnette d'alarme. Marie Gautier-Loisel, 41 ans, est directrice des
ressources humaines (DRH) de l'entreprise de biotechnologies AMGEN basée à
Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et qui emploie 280 salariés. Chaque mois, elle a
sous les yeux plusieurs dizaines de candidatures de jeunes diplômés fâchés avec
l'orthographe.
Pourquoi jugez-vous utiles les cours d'orthographe dans les facs et les grandes
écoles ? Marie Gautier-Loisel. Parce que je reçois de plus en plus de candidatures par
e-mail avec de plus en plus de fautes d'orthographe, de syntaxe, de grammaire. Cela
fait vingt ans que je suis recruteuse, jamais le niveau n'a été aussi bas. Les accords aux
temps composés ne sont pas respectés, les participes passés finissent en « er » au lieu
de « é »? Beaucoup de candidats ne relisent pas leur CV. Ce sont pourtant des
médecins, des diplômés d'écoles de commerce? au minimum des bac + 5, qui postulent
à des fonctions élevées. Pour eux, l'orthographe passe au second plan. Dans leur esprit,
la faute s'est banalisée.

Que faites-vous d'une candidature truffée d'erreurs ? C'est rédhibitoire, je ne la


retiens pas, sauf si j'ai face à moi un profil très difficile à trouver, un talent super rare.
Pour moi, l'orthographe est un réel critère de sélection. La candidature est le premier
contact avec l'entreprise, le postulant doit donc être consciencieux. Par ailleurs, une
fois embauché, il est impératif que le cadre supérieur sache écrire sans faire des fautes
à chaque ligne. Il n'a plus de secrétaire comme avant, il est devenu ultra-autonome
avec son ordinateur. S'il envoie un e-mail à tous les salariés de sa boîte, il doit être en
mesure de l'écrire correctement.

Vous constatez des défaillances dans l'orthographe mais aussi dans l'expression?
Les candidats envoient de plus en plus de CV sans les accompagner de véritables
lettres de motivation. Ils ne prennent plus le temps de rédiger. Je trouve en outre que le
vocabulaire s'est appauvri.

Article et interview par Vincent Mongaillard