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PSY1501 - Introduction à la psychologie Université d'Ottawa

PSY1501 - Introduction à la psychologie


Semaine 4: Chapitre 2, partie 2

Semaine 4: La biologie de l'esprit, partie 2


Objectifs de la leçon
Lecture
Les outils de la découverte
Perspective historique
L’imagerie cérébrale
La neuroimagerie structurelle
La neuroimagerie fonctionnelle
Principes de base
Les cellules gliales
Plasticité cérébrale
La matière blanche et la matière grise
Les hémisphères et le câblage du cerveau
Localisation des structures et évolution
Les structures du cerveau
Le tronc cérébral
Le thalamus
Le cervelet
Le système limbique
Le cortex cérébral
Les hémisphères corticaux
Les lobes corticaux
Les aires sensorielles
Les aires motrices
Les aires associatives
Conclusion
Forum de discussion
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Semaine 4: La biologie de l'esprit, partie 2


L’esprit ou l’âme humaine correspond aux actions du cerveau. La très grande majorité des 100
milliards de neurones de notre corps sont situés dans le cerveau et c’est l’activité de ces
neurones, et des hormones et neuromédiateurs auxquels ils sont exposés, qui détermine ce
que l’on ressent, pense et fait.

Objectifs de la leçon
À la fin de cette leçon, les étudiants seront en mesure de/d':
● Identifier la fonction des différents outils de la découverte
● Distinguer les différents types de cellules gliales
● Identifier et décrire le rôle des différentes structures du cerveau

Les outils de la découverte


Comprendre comment fonctionne le tissu adipeux grisâtre qu’est le cerveau n’est pas une tâche
facile. À travers les années, plusieurs techniques ont été développées pour arriver aux
connaissances qu’on a aujourd’hui et que l’on va explorer dans ce chapitre et dans les autres à
venir.

Perspective historique
La phrénologie
Une des premières tentatives visant à comprendre le fonctionnement du cerveau a été conçue
par Franz Gall au début du 19e siècle. Gall croyait que la morphologie du crâne, comme par
exemple sa forme, sa taille et ses bosses, pouvait prédire la personnalité et les habiletés
cognitives de l’individu, une pratique connue sous le nom de phrénologie. Il semble évident
aujourd’hui que sa théorie était incorrecte, mais souviens-toi de ceci : au début des années
1800, commençait à peine à obtenir un consensus quant au siège de l’esprit et donc
l’hypothèse formulée par Gall, soit que différentes régions du cerveau sont spécialisées pour
différentes fonctions, était innovatrice. De plus, il n’avait pas tort sur ce dernier point :
différentes régions du cerveau contrôlent en effet différents comportements et processus
mentaux. Ainsi, Gall et la phrénologie ont mené à la théorie de la localisation des fonctions
cérébrales, qui tient encore aujourd’hui.
L’ablation chirurgicale de tissu cérébral
Inspiré par la théorie de la localisation des fonctions formulée par Gall, Pierre Flourens utilisa
la technique de l’ablation chirurgicale pour étudier le rôle de différentes régions du cerveau.
Plus précisément, Flourens retirait certaines parties du cerveau de pigeons et de lapins pour
étudier les fonctions des régions qui étaient dorénavant absentes. Grâce à ces études, Flourens
fut le premier à démontrer décisivement que l’esprit se situe dans le cerveau et non dans le
cœur comme plusieurs le croyaient à l’époque. Il réussit aussi à identifier les divisions
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principales du cerveau qui sont responsables des fonctions particulières. Par exemple, il
observa que la perception sensorielle, la motricité et le jugement étaient abolis suite à l’excision
des hémisphères cérébraux, déterminant ainsi que ces phénomènes sont sous leur contrôle.
Aujourd’hui, l’ablation chirurgicale de tissu n’est plus nécessaire puisqu’on peut désactiver des
régions spécifiques par voie chimique ou magnétique, empêchant ainsi que l’on ait à blesser un
animal de façon permanente.
La stimulation électrique du cerveau
La théorie de la localisation des fonctions suppose que si on était capable de stimuler des
régions discrètes du cerveau, on serait capable de déclencher les comportements qui leur sont
associés. Et c’est en effet ce que le neurochirurgien canadien Wilder Penfield réussit à faire à
l’Université McGill au cours des années 1930. Alors qu’ils étaient encore conscients et avant de
procéder à la chirurgie pour laquelle ils avaient été admis à l’hôpital, Penfield avait l’habitude de
stimuler le cerveau de ses patients avec des électrodes afin de pouvoir mieux cibler les régions
qui devaient être excisées par la chirurgie. Du même coup, cette technique lui permit de
cartographier la fonction de différentes régions corticales situées à la surface du cerveau. Par
exemple, il arriva à déterminer que certaines régions discrètes du cortex étaient connectées à
des parties très spécifiques du corps. Il démontra aussi que la stimulation du tissu situé sur les
côtés de la tête mène au rappel de souvenirs très vifs.
Cette technique est encore employée aujourd’hui. Le tissu cérébral ou même des neurones
spécifiques peuvent aussi être stimulés par voie chimique ou magnétique afin d’arriver à une
analyse encore plus poussée de leurs fonctions.
Les lésions cérébrales
Bien que l’ablation chirurgicale et la stimulation électrique aient permis de répondre à bien des
questions concernant le fonctionnement du cerveau, ces méthodes sont très intrusives. Avec le
temps, les chercheurs en sont donc venus à développer des techniques qui ne nécessitent pas
que l’on ait à ouvrir le crâne et à fouiller à l’intérieur du cerveau d’animaux et d’humains pour
étudier le lien entre la biologie et le comportement ou les processus mentaux.
La première méthode utilisée par les chercheurs a été l’étude de lésions cérébrales causées
soit par des accidents ou par des chirurgies à des fins thérapeutiques chez les humains.
Comme dans le cas des études menées par Pierre Flourens, la théorie derrière cette stratégie
est qu’en étudiant ce qui est différent dans le comportement et les habiletés cognitives d’une
personne dont une région du cerveau est absente, on peut déduire le rôle de cette région
lorsque le cerveau est intact. Henry Molaison et Phineas Gage sont les exemples les plus
célèbres de cette stratégie.

L’imagerie cérébrale
De nos jours, les chercheurs se fient principalement à la technologie moderne pour étudier le
cerveau et la fonction de ses structures. Par exemple, des systèmes d’imagerie cérébrale ont
été développés au cours des dernières décennies. Ils ont permis aux chercheurs de visualiser
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la structure et l’activité du cerveau avec beaucoup plus de fiabilité et de précision que les
méthodes dont on a discuté jusqu’à présent.

La neuroimagerie structurelle
La tomodensitométrie (CT scan) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) sont les
deux techniques les plus communément utilisées pour étudier la structure du cerveau. Alors
que la tomodensitométrie produit une série de radiographies en 2D du cerveau, l’IRM produit
des reconstructions 2D ou 3D à partir d’images issues de signaux envoyés par le tissu cérébral
après que des aimants aient aligné ses atomes. Dans les deux cas, le contraste produit par la
composition divergente des différentes régions et structures du cerveau permet la production
d’image et sa visualisation.
Pour un exemple de neuroimagerie structurelle, visionnez cette vidéo d'une reconstruction 3D
du cerveau humain (lien vers https://www.youtube.com/watch?v=1YX3Y9WiRew.)
Certains ajustements à la technique d’IRM permettent la visualisation des veines et artères
cérébrales et des faisceaux d’axones qui relient différentes régions du cerveau, permettant ainsi
de déterminer quelles régions du cerveau travaillent ensemble pour produire certains
comportements.
Dans la vie de tous les jours, la neuroimagerie structurelle est typiquement utilisée pour
visualiser les lésions cérébrales et d’autres conditions inquiétantes comme les tumeurs au
cerveau.

La neuroimagerie fonctionnelle
Les outils d’imagerie fonctionnelle étudient l’activité du cerveau.
L’électroencéphalogramme (EEG) mesure l’activité électrique à la surface du cerveau. Plus
précisément, une série d’électrodes sont placées sur la tête du participant pour enregistrer
l’influx d’ions entrant et sortant des neurones situés à la surface du cerveau alors qu’ils se
dépolarisent et retournent à leur potentiel de repos. La résolution temporelle de l’EEG et
excellente puisqu’il peut mesurer l’activité électrique du cerveau au moment même où elle se
produit. Par contre, sa résolution spatiale n’est pas aussi bonne. En effet, l’EEG ne peut pas
mesurer l’activité d’un seul neurone ou même d’un petit groupe spécifique de neurones. Plutôt,
les enregistrements de l’EEG correspondent à la somme de l’activité de milliers ou même de
millions de neurones. Ainsi, identifier l’emplacement exact de l’activité électrique qui nous
intéresse est difficile à accomplir. De plus, puisque l’EEG ne peut que mesurer l’activité de
neurones situés à la surface du cerveau, son utilité est restreinte. En effet, il est le plus
communément utilisé pour étudier des habiletés sensorielles et motrices simples, le sommeil et
les troubles qui y sont associés et pour diagnostiquer l’épilepsie.
Voici un exemple d'un EEG:
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Alors que l’EEG mesure l’activité électrique à la surface du cerveau seulement, la tomographie
par émissions de positons (TEP ou PET scan) et l’imagerie par résonance magnétique
fonctionnelle (IRMf) peuvent étudier le rôle des régions plus profondes du cerveau.
La TEP identifie l’endroit où certaines activités prennent place par l’entremise de glucose
radioactif. Le principe derrière ceci est simple : si une région est impliquée dans une certaine
tâche, elle consommera davantage de glucose. En traçant la localisation de glucose radioactif
qui a été administrée à un participant, la TEP est donc capable d’identifier les régions
impliquées dans l’exécution de différentes tâches.
Voici un exemple d'un PET scan:
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L’IRMf montre plutôt les changements dans l’oxygénation du sang qui circule dans le cerveau
alors que le participant exécute différentes tâches. Comme la consommation de glucose, la
circulation sanguine et l’oxygénation du sang sont directement reliées à l’activité neuronale. De
ce fait, l’identification des régions qui consomment davantage d’oxygène alors que le participant
exécute une tâche particulière indique qu’elles y jouent probablement un rôle.
En plus d’étudier le rôle de régions profondes du cerveau, la TEP et l’IRMf ont une bonne
résolution temporelle et offrent une meilleure résolution spatiale que l’EEG. L’IRMf a aussi
l’avantage de donner des images de la structure du cerveau, ce que la TEP peut seulement
faire si elle est appariée avec la tomodensitométrie. Bien qu’elles soient dispendieuses, la TEP
et l’IRMf sont utilisées dans l’étude d’un large éventail de phénomènes physiologiques et
psychologiques, tant dans le cerveau sain que dans le cerveau malade.

Principes de base
Maintenant que l’on connait les outils utilisés par les scientifiques pour étudier le cerveau, on
peut commencer à examiner le rôle de ses différentes régions. Avant de procéder par contre, il
est important de connaître quelques principes relatifs au fonctionnement et à l’organisation de
base du cerveau.

Les cellules gliales


D’abord, il est important de savoir que les neurones ne sont pas le seul type de cellule au travail
au sein du système nerveux. Il existe un nombre encore plus grand de cellules gliales qui
apportent leur soutien aux 100 milliards de neurones du système nerveux. Il existe cinq
différents types de cellules gliales :
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Oligodendrocytes : Le corps cellulaire des oligodendrocytes est équipé de longs processus


qui s’enroulent plusieurs fois autour de l’axone de neurones pour former la gaine de myéline;
Cellules de Schwann: Dans le système nerveux périphérique, la gaine de myéline est formée
non pas par des oligodendrocytes, mais par un autre type de cellule gliale, les cellules de
Schwann;
Astrocytes : Ces cellules gliales forment la barrière hémato-encéphalique, une barrière
protectrice qui régule le passage de substances de la circulation sanguine vers l’intérieur du
cerveau. Les astrocytes permettent le passage de nutriments comme le glucose, mais
empêchent l’entrée de substances potentiellement nocives comme certains médicaments,
bactéries et virus. Les astrocytes sont aussi impliqués dans le processus de réparation qui vient
à la suite d’une lésion cérébrale, remplaçant l’espace vide laissé par la mort neuronale par une
cicatrice qui prévient de plus amples dommages;
Microglies : Elles correspondent aux cellules immunitaires du cerveau et elles protègent donc
les neurones contre les virus, les bactéries et les toxines qui réussissent parfois à infiltrer la
barrière hémato-encéphalique. Les microglies sont aussi impliquées dans le processus de
réparation qui survient à la suite de lésions cérébrales puisqu’elles détruisent les cellules
mortes et les neurones endommagés;
Cellules épendymaires: Situées le long des ventricules du cerveau, les cellules épendymaires
fabriquent et sécrètent le liquide céphalo-rachidien qui remplit les ventricules, les méninges et le
milieu extracellulaire.

Plasticité cérébrale
Contrairement aux autres types de cellules retrouvées à travers le corps, on est incapable de
réparer les neurones qui ont été endommagés et de remplacer ceux qui sont morts.
Heureusement par contre, le cerveau est relativement malléable, lui donnant ainsi la capacité
de restaurer certaines fonctions perdues en cas de lésion. Cette malléabilité, aussi appelée
plasticité cérébrale, est plus importante chez l’enfant que chez l’adulte et elle peut prendre
deux formes :

Neurogénèse Formation de nouveaux réseaux


neuronaux

Le cerveau post-natal est capable de générer Cette forme de plasticité cérébrale est
et d’ajouter de nouveaux neurones à des beaucoup plus courante et elle correspond à
réseaux préexistants, un phénomène la formation de nouvelles connexions entre
surnommé neurogénèse. Par contre, la des neurones voisins en réponse à
neurogénèse semble ne se produire que l’expérience. En d’autres mots, elle consiste
dans deux régions du cerveau : le bulbe en la formation de nouvelles synapses entre
olfactif et l’hippocampe. Les nouveaux des neurones adjacents, formant ainsi de
neurones se joignant au bulbe olfactif nouveaux réseaux neuronaux. Cette forme
participent à la discrimination des odeurs et de plasticité cérébrale est à la base de tout
nouveau souvenir ou apprentissage.
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ceux ajoutés à l’hippocampe contribuent à


l’apprentissage et à la mémoire.

La matière blanche et la matière grise


Il est aussi important de connaître l’organisation de base du cerveau. On surnomme parfois les
axones, qui se concentrent dans les couches internes du cerveau, la matière blanche parce
que la gaine de myéline qui les entoure leur donne une couleur blanchâtre et une consistance
spongieuse. En contrepartie, la matière grise correspond aux noyaux cellulaires des neurones,
qui se retrouvent dans les couches externes du cerveau.
La matière blanche au milieu et la matière grise autour

Les hémisphères et le câblage du cerveau


Le cerveau est composé de deux hémisphères symétriques : l’hémisphère droit et l’hémisphère
gauche. Ce qui est intéressant à noter par contre est que chacun des deux hémisphères se
charge du côté opposé du corps. Ainsi, les entrées sensorielles venant du côté gauche du corps
sont traitées par l’hémisphère droit et celles venant du côté droit sont traitées par l’hémisphère
gauche. De façon similaire, l’hémisphère gauche formule les programmes moteurs qui seront
entrepris par le côté droit du corps et l’hémisphère droit formule ceux qui seront exécutés par le
côté gauche. Le croisement des fibres nerveuses venant de chacun des côtés du corps et allant
vers l’hémisphère opposé du cerveau se produit à la jonction entre la moelle épinière et le
cerveau.
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Commented [JB1]: Changer droite à droit

Localisation des structures et évolution


Le cerveau s’est développé de façon à ce que les régions plus récentes d’un point de vue
évolutif aient été ajoutées au-dessus des plus anciennes. Ainsi, les régions les plus anciennes
du cerveau, qui sont dîtes sous-corticales, sont communes à toutes les espèces et sont situées
près de la moelle épinière. Elles comprennent le tronc cérébral, le thalamus et le cervelet et
elles représentent plus ou moins l’ensemble du cerveau d’animaux vieux d’un point de vue
évolutif (ex. reptiles). Au cours de l’évolution, le cerveau est devenu plus complexe et de
nouvelles structures se sont développées au-dessus de celles qui étaient déjà présentes. Ces
structures incluent le système limbique et le cortex cérébral, et elles sont davantage
proéminentes chez les mammifères. Alors que les régions plus anciennes sont impliquées dans
les fonctions reliées à la survie, les régions plus récentes permettent la réflexion et l’exécution
de programmes comportementaux complexes.

Les structures du cerveau


On va commencer avec l’exploration du rôle des structures sous-corticales, et on va progresser
à travers le cerveau jusqu’aux régions plus nouvelles. Avant de commencer par contre, il est
important de noter que bien que certaines structures soient spécialisées pour certaines
fonctions, elles sont toutes interconnectées les unes avec les autres et c’est cette constante
interaction entre les différentes régions du cerveau qui donne lieu à tous les comportements,
tant simples que complexes, dont on est capable.
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Le tronc cérébral
Le tronc cérébral est la région la plus ancienne du cerveau et il est commun à toutes les
espèces. Il correspond à la région directement au-dessus de la moelle épinière, où cette
dernière se gonfle légèrement alors qu’elle entre dans le crâne. Le tronc cérébral est composé
de trois différentes structures distinctes dont les fonctions sont essentielles à la survie et
assumées sans que l’on en soit conscient.
Le bulbe rachidien
Le bulbe rachidien est situé à la base du tronc cérébral. Il se charge des fonctions de base liées
à la survie comme le mouvement des poumons et les battements du cœur. Ainsi, une personne
avec une lésion au-dessus du bulbe rachidien pourrait encore respirer par elle-même, mais une
personne avec une lésion au niveau du bulbe rachidien en serait incapable.
Le pont de Varole
Le pont de Varole correspond à la partie centrale du tronc cérébral. Il participe à la coordination
de mouvements automatiques et inconscients comme la déglutition, la posture, les expressions
faciales et le mouvement des yeux. De plus, le croisement des fibres provenant de chaque côté
du corps et de chacun des hémisphères du cerveau se produit dans le pont de Varole.
La formation réticulée
La formation réticulée correspond à un réseau de neurones impliqués dans l’éveil. La formation
réticulée est aussi impliquée dans la perception de la douleur. En effet, elle agit en tant que
porte qui permet ou qui empêche l’entrée de signaux associés à la douleur dans le cerveau.
Elle déclenche aussi la réaction de vigilance et d’éveil qui se produit lorsque l’on ressent de la
douleur. Les neurones de la formation réticulée peuvent aussi modifier le rythme cardiaque, la
tension artérielle, la respiration et les autres fonctions vitales affectées par la douleur.
Finalement, la formation réticulée participe aussi à la sélection des entrées sensorielle qui
seront envoyées au cerveau pour être traitées et analysées. Par exemple, le fait que je porte
des vêtements n’est pas quelque chose sur lequel je devrais porter de l’attention, et ainsi, ma
formation réticulée va ignorer cette information jusqu’à ce qu’elle devienne pertinente, comme si
un bouton de mon blouson s’ouvrait pendant que je donnais une présentation orale.

Le thalamus
Le thalamus est situé directement au-dessus du tronc cérébral. Il correspond à une paire de
structures en forme d’œufs et il joue le rôle d’un relais sensoriel. En effet, tous les messages
sensoriels, sauf les signaux olfactifs, passent par le thalamus avant de pénétrer plus
profondément dans le cerveau. Le thalamus dirige ces signaux vers la région de traitement
spécialisé appropriée retrouvée ailleurs dans le cerveau. Par exemple, il enverra les
informations captées par les yeux au cortex visuel situé à l’arrière du cerveau. Une lésion au
niveau du thalamus peut ainsi rendre la personne aveugle ou causer une autre perte de sens,
même si l’organe sensoriel lui-même est intact.
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Le cervelet
Le cervelet correspond à la dernière région du « sous-sol » du cerveau. Le cervelet s’étend du
tronc cérébral pour se positionner à l’arrière de la tête, directement sous le reste du cerveau. Il
a l’apparence d’un petit cerveau froissé. Sa fonction principale est de faire le relais entre les
muscles du corps et les régions du cortex impliquées dans la motricité, permettant ainsi la
coordination des mouvements volontaires. Le cervelet est aussi impliqué dans l’apprentissage
et la mémoire non-verbale. Attacher ses souliers, faire de la bicyclette et jouer un sport ou un
instrument de musique sont toutes des habiletés sous la gouvernance du cervelet. Une lésion
au niveau du cervelet peut mener à des mouvements lents et maladroits et peut même rendre
la personne incapable d’accomplir certaines tâches motrices comme marcher. Il est aussi
intéressant de noter que le cervelet est très sensible aux effets de l’alcool, expliquant ainsi
pourquoi les gens sont plus maladroits ou pompettes (tipsy) lorsqu’ils en ont trop consommé.

Le système limbique
Le système limbique est situé au centre du cerveau, entre le tronc cérébral et la région la plus
moderne du cerveau, le cortex. Le système limbique est le centre mnésique et émotif du
cerveau et il est composé de trois structures distinctes :
L’hippocampe
L’hippocampe est une structure en forme d’hippocampe (cheval de mer) qui est très
profondément impliquée dans l’apprentissage et dans la formation de souvenirs conscients
comme ceux que l’on a pour les faits et pour les événements de notre vie personnelle.
L’hippocampe travaille parfois en conjonction avec une autre structure du système limbique,
l’amygdale, pour former et consolider les souvenirs chargés d’émotions. L’hippocampe est aussi
impliqué dans la mémoire spatiale. En effet, il agit un peu comme un GPS, nous aidant à nous
orienter et à naviguer le monde en trois dimensions.
L’amygdale
L’amygdale correspond à deux petites structures en forme de haricot. Elle est largement
considérée comme étant le centre émotif du cerveau. Elle participe au traitement des émotions,
surtout celles reliées à la peur et à l’agressivité. De ce fait, la stimulation électrique de
différentes parties de l’amygdale engendre différentes versions de ces émotions défensives et
auto-protectrices, poussant l’animal au retrait ou à l’adoption d’un comportement agressif. En
contrepartie, la destruction de l’amygdale peut éliminer tant la peur que l’agressivité.
L’hypothalamus
L’hypothalamus est situé directement sous le thalamus. Il est profondément impliqué dans le
maintien des fonctions corporelles de l’organisme (température corporelle, rythme circadien,
comportement sexuel et ingestion de nourriture et d’eau). Il assure ainsi le maintien de
l’homéostasie corporelle. L’hypothalamus dirige aussi le système endocrinien en envoyant des
messages à l’hypophyse. Finalement, l’hypothalamus est aussi impliqué dans le plaisir puisqu’il
contient le système de récompense du cerveau. L’activation de ce système de récompense est
tellement plaisante que les rats la choisiront au-dessus de la nourriture, travaillant si fort pour
recevoir des stimulations qu’ils le feront jusqu’au point de l’épuisement absolu. Ce système de
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récompense est stimulé par les drogues d’abus telles que la cocaïne, ce qui pourrait expliquer
pourquoi la dépendance aux drogues est si difficile à traiter.

Le cortex cérébral
Le cortex cérébral correspond à la couche externe du cerveau. Le cortex représente le niveau
le plus élevé de développement cérébral et sa taille correspond au niveau évolutif de l’animal.
Par exemple, tous les mammifères possèdent un cortex cérébral, mais celui des humains est le
plus gros, correspondant à 85% du poids total du cerveau. Il est si gros qu’il a dû être plié pour
rentrer à l’intérieur du crâne. Déplié, le cortex cérébral humain est à peu près la grosseur d’une
page de journal. Le cortex est le siège de l’esprit et de ce fait, est une structure très complexe.
On va en parler en plus de détail après avoir fait l’exercice suivant.

Le cortex cérébral
Le cortex cérébral correspond au siège de la pensée, où des informations complexes sont
traitées et stockées et où des comportements flexibles sont formulés. Un grand cortex permet à
l’animal d’aller au-delà d’un programme comportemental rigide et de prendre des décisions
quant à la façon dont le monde qui l’entoure devrait être abordé. De ce fait, le comportement
d’animaux plus simples est surtout dédié à la survie alors que celui d’animaux avec un cortex
plus imposant comporte aussi des émotions, des souvenirs vifs d’expériences passées, la
réflexion et même la prédiction des conséquences de différents comportements et
d’événements ayant lieu dans l’environnement.

Les hémisphères corticaux


Le cortex est divisé en deux hémisphères symétriques qui peuvent communiquer entre eux par
l’entremise d’un faisceau d’axones portant le nom de corps calleux. Bien qu’ils puissent
communiquer entre eux, chacun des hémisphères est spécialisé pour certaines fonctions, ce
que l’on appelle la latéralisation des fonctions. La latéralisation des fonctions suppose donc
qu’un côté du cerveau exerce plus de contrôle sur une certaine fonction que l’autre.
La fonction latéralisée la plus connue est la motricité et plus précisément la dominance
manuelle. L’hémisphère dominant des droitiers est le gauche alors que pour les gauchers,
l’hémisphère dominant est le droit. Approximativement 9 adultes sur 10 sont droitiers et cette
proportion semble être demeurée stable à travers des milliers d’années et dans toutes les
cultures qui ont été étudiées.
Mais la motricité n’est pas la seule fonction à être latéralisée, comme l’ont démontré les patients
au cerveau partagé. Le corps calleux des patients au cerveau partagé a dû être sectionné pour
empêcher que des crises d’épilepsie sévères ne traversent d’un hémisphère à l’autre. Le corps
calleux étant sectionné, l’hémisphère gauche du cerveau ne peut plus communiquer avec le
droit et vice-versa. Incroyablement, ces personnes continuent de fonctionner normalement, sauf
lorsqu’on présente des informations seulement à un côté de leur cerveau.
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Donc, comment expliquer le comportement de cet homme au cerveau partagé? Pour ce faire,
on savoir deux choses:
1. D’abord, on doit se rappeler que le croisement des voies sensorielles entrant dans le
cerveau se fait au niveau du tronc cérébral, qui est intact chez cet homme. Ainsi, les
informations présentées à son œil gauche seront traitées par son hémisphère droit et
vice-versa;
2. On doit savoir ensuite que nos yeux sont constamment en mouvement, faisant ainsi en
sorte que les informations présentées dans le champ visuel gauche sont captées par
l’œil gauche et par l’œil droit. Ainsi, lorsque Joe n’a pas à concentrer son attention sur
un point, les informations présentées à son champ visuel gauche sont tout de même
transmises à son hémisphère gauche. Par contre, lorsqu’on concentre notre attention
sur un point, les yeux cessent de bouger et le champ visuel gauche n’est capté que par
l’œil gauche et le champ visuel droit que par l’œil droit. Ainsi, lorsque les gens au
cerveau partagé doivent concentrer leur attention sur un point, les informations
présentées du côté gauche de leur champ visuel ne peuvent être traitées que par leur
hémisphère droit alors que les informations présentées du côté droit ne peuvent être
traitées que par l’hémisphère gauche.
Comme il peut communiquer verbalement seulement les informations présentées dans son
champ visuel droit, on doit conclure que l’hémisphère gauche est impliqué dans le langage. Et
en effet, on sait maintenant que les centres langagiers du cerveau sont situés dans
l’hémisphère gauche de la majorité des gens (90% des droitiers et 70% des gauchers).
Par contre, comme Joe est capable de dessiner les informations présentées à son champ visuel
gauche, on doit conclure que l’hémisphère droit est impliqué dans le traitement des relations
spatiales. Les patients souffrant de prosopagnosie, une condition caractérisée par une
incapacité à reconnaître les visages, confirment cette conclusion. En effet, chez ces patients,
une région du cortex cérébral droit, le gyrus fusiforme, est endommagée. Le gyrus fusiforme
procède à une forme de traitement spatial puisqu’il se charge d’assembler les différents traits
d’un visage en un tout, supportant ainsi l’hypothèse que l’hémisphère droit se charge des
relations spatiales.

Les lobes corticaux


Chacun des hémisphères est sous-divisé en quatre lobes par la présence de grands plis portant
le nom de fissures. Chaque lobe est spécialisé pour certaines fonctions.

Lobe temporal : Situé sur les côtés de la tête, juste au-dessus des oreilles, il contient le
cortex auditif et traite donc les sons et les autres informations reliées à l’ouïe
Lobe occipital : Situé à l’arrière de la tête, il contient le cortex visuel et traite donc les
informations venant des yeux
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Lobe pariétal : Situé sur le dessus de la tête, responsable du traitement d’informations


spatiales et sensorielles
Lobe frontal : Situé à l’avant de la tête, directement derrière le front, il est beaucoup plus
développé chez les humains que chez les autres espèces d’animaux. Il se charge des
fonctions exécutives, qui incluent le langage, la planification, le jugement, la réflexion, la
résolution de problèmes et la pensée abstraite. Il conçoit également les programmes moteurs
qui seront entrepris par le corps et il dirige les muscles volontaires

Les aires sensorielles


Pour exécuter tous les comportements dont les humains et les animaux sont capables, le
cerveau doit être en mesure de traiter toutes les entrées sensorielles de façon adéquate. Ainsi,
certaines régions du cerveau sont spécialisées dans l’analyse d’entrées sensorielles
spécifiques. Par exemple, le cortex sensoriel du lobe occipital est dédié au traitement des
stimuli visuels et le cortex sensoriel du lobe temporal se spécialise dans l’analyse des sons.
Une différente région du cortex cérébrale, surnommée le cortex somatosensoriel, est dédiée à
l’analyse des sensations venant du sens du toucher.
Le cortex somatosensoriel
Le cortex somatosensoriel traite les informations venant de récepteurs dédiés au sens du
toucher situés à travers le corps. Il correspond à une bande de tissu cortical située dans la
partie antérieure du lobe pariétal. Il contient un homuncule, une représentation cartographique
du corps humain où chaque partie du corps est représentée selon un ordre très particulier.
L’homuncule permet ainsi donc l’identification précise de la source d’une sensation. Les
membres ou parties du corps qui sont les plus sensibles au toucher sont surreprésentées dans
l’homuncule du cortex sensoriel. Par exemple, la bouche et les lèvres sont remplies de
récepteurs sensoriels puisqu’on les utilise pour manger. Par conséquent, une grande quantité
de tissu leur est dédiée dans le cortex sensoriel, permettant ainsi une analyse plus précise des
sensations qui y ont lieu.

Les aires motrices


Le cortex moteur
Le cerveau doit constamment formuler des mouvements qui répondent adéquatement au milieu
environnant. Ceci est une tâche complexe qui nécessite la participation de nombreuses régions
du cerveau. Il fait appel entre autres à une région du cortex cérébral surnommée le cortex
moteur. Le cortex moteur est situé dans la partie postérieure du lobe frontal, directement à côté
du cortex somatosensoriel. Il élabore les programmes moteurs qui seront entrepris par l’individu
et il contrôle ses muscles volontaires. Comme le cortex sensoriel, le cortex moteur contient lui
aussi un homuncule. Dans ce cas-ci, l’homuncule permet l’exécution de mouvements
complexes et précis. Une large proportion du cortex moteur est donc dédiée à la bouche et aux
lèvres afin qu’ils puissent exécuter les mouvements précis qui sont nécessaires à la parole.
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Mais le cortex moteur n’est pas la seule région du cerveau à être impliquée dans la motricité.
Par exemple, le cortex moteur reçoit des informations :
● de nature visuelle de la part du lobe occipital
● concernant la position du corps dans l’espace de la part du lobe pariétal
● dictant le but à être atteint et les stratégies nécessaires à l’atteinte de ce but de la part
de la partie antérieure du lobe frontal
● quant aux stratégies adoptées dans le passé de la part du lobe temporal
● concernant la séquence et la durée de chacun des mouvements élémentaires qui feront
partie du plus grand mouvement volontaire que l’on cherche à exécuter de la part du
cervelet (le cortex moteur envoie d’abord un aperçu du mouvement prévu au cervelet
qui lui renvoie une description de la direction, de la force et de la durée de ce
mouvement).
Donc, si tu souhaites toucher le bout de ton nez, il n’est pas suffisant que ton cortex moteur
envoie un message à ta main et à ton bras leur demandant de se contracter. D’abord, tu
devras savoir où est ton nez par rapport à ta main et à ton bras, une information qui viendra
des lobes pariétaux. Ensuite, ton cervelet décrira comment les différents segments de ta
main et de ton bras devront se déplacer afin que le mouvement soit fluide. Ce n’est qu’après
tout cela que ton cortex moteur va envoyer un message aux neurones moteurs du SNP leur
demandant d’activer les muscles de ta main et de ton bras pour atteindre ton but qui est de
toucher ton nez. Tout au long de ce mouvement, ton cortex moteur recevra des informations
venant de tes yeux par voie du cortex occipital qui lui diront si le mouvement devrait être
réajusté ou non.

Les aires associatives


Les aires sensorielles et motrices ne correspondent qu’à un quart de l’espace total du cortex
humain. En effet, la majorité de la matière grise du cortex correspond plutôt à des aires
associatives.
La différence la plus importante entre les aires associatives et les autres régions du cerveau est
qu’on ne pourrait pas stimuler une aire associative et recevoir une réponse spécifique comme
c’est le cas avec les aires sensorielles et motrices. Il en est ainsi parce que les fonctions
entreprises par les aires associatives sont plus subtiles et mènent à des perceptions plus
globales et complexes. En effet, les aires associatives participent surtout à l’intégration des
informations traitées par les aires sensorielles et motrices avec des éléments déjà stockés en
mémoire. Elles supportent aussi la pensée abstraite et le langage. Les aires associatives
donnent donc une certaine signification au monde qui nous entoure et nous permettent de le
parcourir efficacement.
Autrement dit, les aires associatives sont directement impliquées dans la production de
comportements adaptés qui ne sont pas strictement reliés un programme génétique. Ainsi, plus
un animal est évolué, plus d’espace sera dédié aux aires associatives plutôt qu’aux aires
primaires dans son cortex. Encore une fois, l’humain est l’espèce dont le cortex contient le plus
grand nombre d’aires associatives.
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Les aires associatives des lobes temporaux, occipitaux et pariétaux nous permettent d’exécuter
certaines fonctions perceptives complexes. Par exemple, les aires associatives des lobes
pariétaux gèrent les signaux venant des différents sens, font le suivi des sensations créées par
les mouvements et procèdent à des raisonnements spatiaux et mathématiques complexes. Qui
plus est, une aire associative chevauchant le lobe temporal et le lobe occipital appelée gyrus
fusiforme est impliquée dans la reconnaissance des visages.
Pour leur part, les aires associatives du lobe frontal sont impliquées dans des fonctions qui ne
sont pas directement reliées à la sensation et à la perception. Elles sont entre autres impliquées
dans la mémoire de travail et dans le traitement de souvenirs nouvellement formés. Elles sont
aussi responsables de différents aspects de la personnalité et contribuent aux fonctions
exécutives.
Finalement, des aires associatives distribuées à travers le cerveau participent à la création de
phénomènes psychologiques qui distinguent l’humain des autres espèces. Parmi ces
phénomènes on compte la spiritualité, la conscience et le langage. Par exemple, trois aires
associatives situées dans trois différents lobes cérébraux permettent le langage. Une lésion au
niveau d’une de ces régions crée un trouble du langage connu sous le nom d’aphasie.
Aire de Broca : Située dans le lobe frontal, elle a été découverte en 1861 par un
neurochirurgien français du nom de Paul Broca. Broca avait étudié un patient qui était
seulement capable de prononcer la syllabe « tan ». Il avait noté que ce patient n’avait aucun
problème à comprendre le langage parlé et qu’il ne souffrait pas non plus d’un trouble moteur
au niveau de la bouche ou de la langue. Il avait toutefois remarqué qu’une région très
spécifique du lobe frontal de ce patient était sévèrement endommagée. Il déduit ainsi que cette
région était responsable de la production du langage parlé. On sait maintenant que l’aire de
Broca contrôle les muscles de la bouche et de la langue par voie du cortex moteur lorsque l’on
parle à voix haute
Aire de Wernicke : Située dans le lobe temporal, elle est responsable de la compréhension du
langage parlé et écrit. Quelqu’un dont l’aire de Wernicke est endommagée sera donc capable
de parler, mais son langage sera incohérent et dépourvu de sens. Il risque aussi d’avoir de la
difficulté à comprendre ce que disent les autres
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Gyrus angulaire : Situé dans le lobe pariétal, transforme les informations visuelles en un code
auditif. Le mot est lu dans le gyrus angulaire, mais est reconnu dans l’aire de Wernicke.

Exercice
Visionnez les deux vidéos suivantes et dites si le patient a une lésion au niveau de
l’aire de Broca, l’aire de Wernicke ou du gyrus angulaire.

Vidéo 1: Visionner (lien vers https://www.youtube.com/watch?v=6CJWo5TDHLE)

La lésion est dans l'aire de:


a. Broca
b. Wernicke
c. gyrus angulaire

Vidéo 2: Visionner (lien vers https://www.youtube.com/watch?v=aVhYN7NTIKU)

La lésion est dans l'aire de:


a. Broca
b. Wernicke
c. gyrus angulaire
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Conclusion
Tout ce qui est psychologique est à la fois biologique et ainsi, le cerveau et ses neurones sont à
la base de tout comportement et processus mental. Il est donc très important de comprendre
comment les neurones font pour communiquer entre eux et de connaître les propriétés et les
fonctions des différentes régions du cerveau. Entre autres, la biologie du cerveau nous
permettra de mieux comprendre tout ce qui sera présenté dans les chapitres à venir. Je
reconnais qu’il est difficile de maîtriser ces informations, mais comme l’a si bien dit Emerson M.
Pugh, « Si le cerveau humain était assez simple pour que nous puissions le comprendre, nous
serions si simples d’esprit que nous ne pourrions pas le comprendre. »