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Infrastructures en Afrique EENI The Global Business School 1/90

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Infrastructures en Afrique 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Learning unit: Infrastructures en Afrique 
 
Infrastructures en Afrique 
‐ Programme de connaissance de l'infrastructure en Afrique 
‐ Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) 
‐ Tendances de l’investissement en infrastructures en Afrique 
‐ Technologies de l'information et de la communication (TIC) 
    ‐ Une croissance spectaculaire de l'accès aux TIC 
    ‐ La révolution mobile africaine 
‐ Irrigation 
‐ Énergie 
‐ Eau et Assainissement 
‐ Ressources et approvisionnement en eau 
‐ Analyse de l'infrastructure en Afrique (*) 
    ‐ L’infrastructure et la croissance économique en Afrique 

I
    ‐ L’Infrastructure et la réduction de la pauvreté 
    ‐ Le Cadre institutionnel de l'Afrique pour les infrastructures 
    ‐ L'urbanisation et la prestation de services d'infrastructure 
    ‐ L'intégration régionale et les infrastructures 
‐ Transport et logistique en Afrique (1) 
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(*) Seulement en Anglais 
 
Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) (1) 
‐ Introduction au Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) 
‐ Secteurs clés: 
    ‐ Énergie 
    ‐ Transport 
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    ‐ Technologies de l'information et de la communication (TIC) 
    ‐ Ressources en eau transfrontalières 
‐ Les résultats du PIDA: le développement pour l'intégration régionale 
‐ Coûts et investissements. 
 
(1) Analysé dans une autre unité didactique 
 
 
NOTE: Cet article est basé dans les études du programme de connaissance de l'infrastructure 
en Afrique 
 
   

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Programme de connaissance de l'infrastructure en Afrique 
 
Le Programme de connaissance de l’infrastructure (AIKP) est le successeur du Diagnostic des 
infrastructures  nationales  en  Afrique  (AICD),  qui  est  né  suite  à  l'engagement  pris  par  le 
Sommet  du  G8  de  2005  à  Gleneagles  pour  augmenter  sensiblement  l'APD  pour  l'Afrique,  en 
particulier, le secteur des infrastructures et la formation subséquente du Consortium pour les 
infrastructures  en  Afrique  (ICA).  Ce  fut  dans  le  contexte  que  l'Afrique  subsaharienne  (ASS) 
souffre d'une faiblesse fondamentale des infrastructures de base, et que cela a été un facteur 
clé  qui  empêche  la  région  de  réaliser  son  plein  potentiel  pour  la  croissance  économique,  le 
commerce international, et la réduction de la pauvreté. 
 
La réunion inaugurale d’octobre 2005 du Consortium pour les Infrastructures en Afrique qui 
s’est tenue à Londres, a reconnu la nécessité d'un programme coordonné visant à générer des 
références  de  base  quantitatives  et  communes.  La  réunion  a  donc  mandaté  la  Banque 
mondiale pour entreprendre une telle étude, qui devrait:   

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• aider les pays individuellement à comparer les performances relatives dans le secteur 
des infrastructures et à formuler des stratégies spécifiques à chaque pays à la lumière 
de l'expérience régionale; 
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• aider  les  donateurs  dans  la  conception  de  supports  appropriés  à  la  réforme  de 
l'infrastructure, la finance, la réglementation et l'investissement; 
• permettre  une  évaluation  améliorée  des  efforts  collectifs  pour  répondre  aux  besoins 
de l'Afrique en mettant en place une référence de base à partir de la situation actuelle 
sur le continent, et 
• servir  de  document  de  référence  sur  toutes  les  questions  stratégiques  relatives  à 
l'infrastructure  et,  par  conséquent,  un  véhicule  pour  aboutir  à  un  consensus  sur  les 
réponses adéquates aux problèmes de l'infrastructure en Afrique. 
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http://www.infrastructureafrica.org/ 
 
L'étude  AICD  a  innové  avec  les  efforts  de  la  collecte  de  données  primaires  couvrant  les 
infrastructures des services réseaux (TIC, énergie, eau, transport routier, transport ferroviaire, 
transport  maritime  et  aérien)  de  2001  à  2006  dans  24  pays  africains  sélectionnés  qui 
représentent 85% de la population d'Afrique subsaharienne, du PIB et des flux de l’aide aux 
infrastructures.  
 
Ces  pays  sont:  Afrique  du  Sud,  Bénin,  Burkina  Faso,  Cameroun,  Cap  Vert,  Côte  d'Ivoire, 
République  démocratique  du  Congo,  Éthiopie,  Ghana,  Kenya,  Lesotho,  Madagascar,  Malawi, 
Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Soudan, Tanzanie, Tchad, Ouganda et 
Zambie.  
 
L'étude  représente  également  un  effort  sans  précédent  pour  la  collecte  de  données 
économiques  et  techniques  détaillées  sur  les  infrastructures  africaines,  relatives  aux  coûts 
budgétaires  dans  chaque  secteur,  aux  besoins  futurs  des  secteurs  en  investissement  et  aux 
indicateurs de performance des secteurs. En conséquence, il a été possible, pour la première 
fois,  de  dépeindre  l'ampleur  des  problèmes  d'infrastructure  du  continent  et  de  fournir  des 

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estimations détaillées et motivées des besoins de dépenses, du financement des déficits et des 
résultats positifs potentiels de l'efficacité des réformes des politiques. 
 
L'AICD a produit une analyse à l'échelle continentale de nombreux aspects de l'infrastructure 
en  Afrique.  Les  principales  conclusions  ont  été  synthétisées  dans  un  rapport  phare  intitulé 
"Infrastructures  africaines:  une  transformation  impérative",  publié  en  Novembre  2009.  Ce 
rapport  s'adressait  aux  décideurs  politiques  et  nécessairement  porté  sur  les  conclusions  de 
haut  niveau.  Le  rapport  a  bénéficié  d'une  large  couverture  médiatique,  alimentant 
directement  les  discussions  au  sommet  des  chefs  d'Etats  et  de  gouvernement  de  l'Union 
Africaine sur l'infrastructure en 2009. Cette publication phare a contribué à attirer l'attention 
du monde entier sur les problèmes de l'infrastructure en Afrique et, est en train de façonner la 
manière dont les décideurs voient ces secteurs.  
 
En plus de ce rapport  phare, l'AICD a  produit  de riches documents d'analyse hébergés sur le 
portail web de l'AICD qui comprennent:   

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• Volumes technique avec les résultats détaillés sur les TIC, l'énergie, le transport et le 
secteur de l'eau; 
• Rapports  pays  analysant  les  performances  des  infrastructures  et  le  financement  des 
déficits à l'échelle nationale;   

 
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• Rapports  régionaux  documentant  l'étendue  de  l'intégration  régionale  des  réseaux 
d'infrastructures; 
• Une  série  de  bases  de  données  en  ligne,  modèles  basé  sur  le  Web,  et  des  atlas 
interactif, et 
• De nombreux documents de recherche 

La  Banque  mondiale  a  mis  en  œuvre  l'AICD  comme  étant  une  étude  ponctuelle  spéciale.  Le 
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comité  de  pilotage  a  reconnu  en  Juillet  2008  l'importance  stratégique  de  soutenir  l'effort  de 
collecte de données sur les infrastructures en Afrique. Il a donc recommandé que la phase de 
diagnostic  de  l'étude  soit  étendue  aux  autres  pays  africains,  notamment  ceux  d'Afrique  du 
Nord sur la période 2009‐2010 (Phase II), et qu'une fois le premier round achevé, le projet soit 
transféré à la Banque Africaine de Développement  pour servir de référentiel de données sur 
les  infrastructures  en  Afrique  et  assurer,  dans  l'avenir,  une  collecte  durable  des  indicateurs 
d'infrastructure pour le continent.  
 
C'est dans ce contexte que le Programme de connaissance de l’infrastructure en Afrique (AIKP) 
a été initié à la BAD. L'AIKP a une perspective de plus long terme et fournit un cadre pour la 
génération  de  connaissances  sur  l'infrastructure  sur  une  base  plus  durable.  La  réalisation  de 
cet  objectif  dépendra  de  la  mobilisation  des  capacités  à  deux  niveaux,  au  sein  de  la  BAD  et 
dans  la  région.  Dans  la  région,  la  BAD  continuera  à  faciliter  le  renforcement  des  capacités 
appropriées dans les pays et les organisations sous‐régionales (OSR) continueront de collecter, 
traiter et gérer les bases de données nationales sur les statistiques d'infrastructure. Le cadre 
proposé  implique  que  les  instituts  nationaux  de  la  statistique  (INS)  intègrent  la  collecte  et  la 
compilation des statistiques sur les infrastructures dans leur collecte systématique de données 
statistiques et leurs activités de compilation.  
 
Certains INS font déjà ça dans un nombre limité de secteurs, mais pas dans tous les secteurs 
d'infrastructures. L'objectif est donc de couvrir tous les secteurs, et d'amener tous les pays à le 
faire.  Cela  permettra  d'assurer  que  la  capacité  dans  le  pays  ne  sera  pas  limitée  à  l'INS,  mais 
s'étend  à  d'autres  structures  productrices  de  statistiques  sectorielles  dans  le  système 
statistique national (SSN). 

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Les  données  sur  les  infrastructures  proviennent  actuellement  d'un  système  de  réseau 
d'information largement décentralisé dans les pays africains. Le cadre de collecte des données 
implique  donc,  que  les  organismes  de  l'infrastructure  compilent  les  données  sur  les 
infrastructures du secteur à un niveau de base, transmettent les données par l'intermédiaire 
d'une  équipe  pays  de  collecte  de  données  à  un  organisme  centralisateur,  dans  ce  cas  l'INS, 
pour  traiter  l'information  avant  de  la  transmettre  à  la  BAD  pour  la  validation,  le  contrôle  de 
qualité  et  la  diffusion.  Avec  cet  arrangement,  toutes  les  données  et  statistiques  sur  les 
infrastructures nécessaires deviendraient disponibles à un point nodal et la coordination entre 
les organismes de collecte de données et les services nationaux de statistique sera facilitée. 
 
Les  deux  institutions  clés  dans  le  processus  de  collecte  de  données  sont  donc  la  BAD  et 
l'équipe  pays  de  collecte  de  données/INS.  La  BAD  comme  un  acteur  centralisateur:  mandate 
les  équipes  pays  pour  collecter  les  données  brutes;  se  charge  du  contrôle  de  la  qualité  des 
données brutes collectées, collecte les données supplémentaires à partir de bases de données 

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mondiales; procède au traitement des données brutes et globales pour calculer les indicateurs 
d’infrastructures,  procède  également  au  traitement  des  données  d’enquêtes  auprès  des 
ménages pour la capture des indicateurs de bien‐être; gère la diffusion en ligne des données 
sur  les  infrastructures  sur  le  Portail  des  données  de  la  Banque,  génère  des  tableaux,  des 
graphiques  et  des  cartes  pour  la  diffusion  Web,  se  charge  des  produits  de  l'analyse  des 
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politiques et de la connaissance en vue de la diffusion sur le site web. Les INS et les équipes 
pays au niveau décentralisé collectent les données brutes sur le pays en utilisant un modèle de 
collecte de données standard; présentent les projets de modèles de collecte de données à la 
BAD pour le contrôle de qualité, et se chargent des révisions avant de soumettre des modèles 
définitifs.  
 
Le cadre prévoit également le transfert progressif de la capacité d'entreprendre la conversion 
des  données  brutes  en  indicateurs  dérivés  et  le  contrôle  de  qualité  des  données  collectées 
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avec de l'assistance technique et de la formation sur place, selon le niveau de développement 
de l'infrastructure statistique du pays 
 
Les progrès réalisés à ce jour 
 
Conformément  au  mandat  du  Comité  directeur  de  l’AICD  de  juillet  2008,  le  personnel  de  la 
BAD  et  la  Banque  mondiale  ont  commencé  à  travailler  en  partenariat  sur  le  processus  de 
transition. Les principales étapes sont les suivantes:   
 
• Transfert  des  bases  de  données  AICD:  La  BAD  a  depuis  2011  pris  en  charge  la 
responsabilité  de  la  gestion  du  site  web  sur  les  infrastructures  ainsi  que  la 
maintenance des bases de données de l’AICD. Le site web a été lancé le 11 mars 2011.  
• Développement  d’un  cadre  pour  la  durabilité:  La  Bad  a  élaboré  le  Programme  de 
connaissance de l’infrastructure en Afrique (AIKP) comme un cadre afin de s’assurer de 
la durabilité de la collecte de données sur les infrastructures dans les pays africains.   
• Formation des Instituts nationaux de la statistique: En avril 2010, la BAD et la Banque 
mondiale  ont  conjointement  organisé  un  atelier  de  formation  régional  à  Hammamet 
en  Tunisie  en  vue  de  familiariser  les  points  focaux  pour  les  statistiques 
d’infrastructures de 42 INS et les représentants des organisations sous régionales clés 
avec l’étude diagnostic des infrastructures nationales en Afrique (AICD).   
• Retraite  de  l’équipe  conjointe  BAD/Banque  mondiale:  En  mai  2010,  la  BAD  et  la 
Banque  mondiale  ont  conjointement  organisé  une  retraite  pour  le  transfert  de 
connaissances  des  procédures  détaillées  pour  la  collecte  et  l’analyse  de  données  et 

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pour  parvenir  à  une  compréhension  commune  du  cadre  conceptuel  de  la  mise  en 
œuvre du futur Programme de connaissance de l’infrastructure en Afrique.   
• Ateliers de formation pour les pays de la Phase II: La Banque a organisé deux ateliers 
sous régionaux de formation sur les outils de collecte de données du 2 au 6 août 2010 
à Lomé au Togo et du 5 au 8 octobre 2010 à Hammamet en Tunisie à l’intention de 10 
pays africains.   
• Manuel  sur  les  statistiques  d’infrastructure  en  Afrique:  Un  projet  du  Manuel  sur  les 
statistiques d’infrastructure en Afrique qui fournit une base méthodologique pour les 
efforts  de  la  future  collecte  de  données  a  été  élaboré.  Ce  manuel  intègre  une 
composante  TI  comme  outil  de  systématisation  et  de  facilitation  de  la  collecte,  de  la 
validation et du traitement de données.   
• Activités de la Phase II de la collecte de données: La BAD et la Banque mondiale ont 
une  responsabilité  partagée  pour  la  seconde  phase  de  la  collecte  de  données  qui  a 
commencé en 2010 couvrant 27 pays. La collecte a été complètement effectuée avec 
succès  dans  17  pays  (Angola,  Botswana,  Comores,  Congo,  Djibouti,  Gabon,  Gambie, 

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Liberia,  Mali,  Mauritanie,  Maurice,  République  centrafricaine,  Sao  Tomé  &  Principe, 
Sierra  Leone,  Swaziland,  Togo  et  Zimbabwe)  et  les  efforts  sont  en  cours  pour  le 
lancement de la collecte dans 10 autres pays (Algerie, Burundi, Egypte, Guinée, Guinée 
Bissau, Guinée équatoriale, Libye, Maroc, Seychelles et Tunisie) au plus tard en 2011. 

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Les 24 pays qui ont été couverts lors de la Phase I effectueront la collecte de données 
en  2011  et  ceux  de  la  Phase  II  en  2012.  A  partir  de  maintenant,  le  plan  consiste  à 
mener  des  enquêtes  toutes  les  deux  années.  Le  manuel  sur  les  statistiques 
d’infrastructure  en  Afrique  fournira  des  orientations  sur  la  collecte  de  données,  le 
contrôle  de  qualité  et  les  procédures  de  traitement  de  données.  On  s’attend  par  la 
suite  à  ce  que  les  pays  soient  en  mesure  d’intégrer  et  de  financer  les  statistiques 
d’infrastructure  afin  qu’elles  deviennent  une  activité  à  part  entière  des  activités 
régulières du système statistique national. 
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Prochaines étapes  
 
Dans les prochains mois, les activités suivantes seront entreprises dans le cadre des efforts de 
la BAD en vue de renforcer les capacités appropriées des pays à collecter, à traiter et à gérer 
les statistiques d’infrastructure.   
 
• Une réunion du groupe d’experts sera convoquée en avril 2011 pour discuter et valider 
le manuel sur les statistiques d’infrastructure en Afrique en vue d’orienter la collecte 
de données et les procédures de traitement dans le cadre du AIKP;   
• Deux ateliers de formation seront organisés pour former les fonctionnaires des pays 
sur les outils de collecte de données sur les infrastructures;   
• La collecte de données sera prochainement lancée dans les 10 pays restants; 
• L’assistance technique sur la collecte, le traitement et l’analyse de données sera 
fournie aux pays de la Phase II qui ont déjà complètement achevé la collecte de 
données;   
• La BAD apportera une assistance aux 24 pays de la Phase I pour entreprendre le 
deuxième round de la collecte de données en 2011;   
• Les ateliers sous régionaux de traitement et de validation de données seront organisés 
en collaboration avec AFRISTAT, COMESA, CEDEAO, et SADC sur le traitement et la 
validation de données sur les infrastructures;   
• Un atelier sur le SDNS sera organisé pour les pays africains afin de faciliter l’intégration 
des statistiques d’infrastructure dans les activités statistiques nationales;   

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• La BAD lancera les activités de collecte de fonds avec les partenaires au 
développement afin de compléter ses ressources.    

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Le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA)  
 
Le  Consortium  pour  les  infrastructures  en  Afrique  (ICA)  contribue  à  l'amélioration  des 
conditions  de  vie  et  du  bien‐être  des  populations  africaines  en  encourageant  le 
développement  des  infrastructures  en  Afrique  et  en  soutenant  la  promotion  des 
investissements nécessaires, tant de sources publiques que privées. 
 

 ww.icafrica.org 
 
Lancé  au  cours  du  Sommet  du  G8  tenu  à  Gleneagles  en  2005,  le  Consortium  pour  les 
infrastructures en Afrique a vocation à aider à améliorer la vie et le bien‐être économique des 

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populations  africaines  en  encourageant,  appuyant  et  promouvant  l’accroissement  de 
l’investissement tant public que privé dans l’infrastructure en Afrique. Grâce à son pouvoir de 
mobilisation, l’ICA joue un rôle de catalyseur – renforçant et accélérant le développement de 
l’infrastructure en Afrique. 
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L’ICA  aide  également  à  relever  ou  à  surmonter  certains  défis  et  obstacles  techniques  et 
stratégiques  au  développement  de  l’infrastructure,  ainsi  qu’à  améliorer  la  coordination  des 
activités de ses membres et d’autres sources importantes de financement de l’infrastructure, 
notamment la Chine, l’Inde et les partenaires arabes.  
 
Principaux domaines 
• Eau 
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• Énergie 
• Transports 
• TIC 
 
L’ICA n’est pas un organisme de financement, mais tient lieu de plateforme pour mobiliser le 
financement  des  bailleurs  de  fonds  et  du  secteur  privé  aux  fins  d’exécution  des  projets  et 
programmes d’infrastructure en Afrique.  
 
Au nombre des membres de l’ICA figurent les pays du G8, le Groupe de la Banque mondiale, le 
Groupe  de  la  Banque  africaine  de  développement,  la  Commission  européenne,  la  Banque 
européenne d’investissement et Development Bank of Southern Africa.  
 
L’ICA  est  assisté  d’un  secrétariat  restreint  qui  est  abrité  par  la  Banque  africaine  de 
développement à Tunis, Tunisie. Ce secrétariat est financé par les contributions volontaires de 
certains membres de l’ICA et son personnel est une combinaison de membres permanents du 
personnel  de  la  Banque  africaine  de  développement  et  d’experts  détachés  par  les  pays 
membres de l’ICA. 
 
Vision : La vision de l'ICA est que tous les Africains aient accès à des services d'infrastructure 
durables et fiables. 
 
Objectif :  L'objectif  de  l'ICA  consiste  à  mobiliser  auprès  des  sources  publiques,  privées  et 
mixtes davantage de financement pour la création d'une infrastructure durable en Afrique. 
 

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But 
Le but de l'ICA consiste à hisser l'ICA sur des bases solides en vue de promouvoir avec succès le 
développement et le financement d'une infrastructure durable en Afrique. 
 
L'Objectif  est  une  expression  mesurable  de  la  situation  au  niveau  supérieur  à  la  réalisation 
duquel  contribue  l'ICA.  Il  n’est  pas  censé  être  réalisé  par  l'ICA  seul,  mais  par  l'ICA,  en 
collaboration avec de nombreux autres acteurs. 
 
Le  But  reflète  le  rôle  de  l'ICA  en  tant  que  principale  plateforme  en  vue  de  susciter  le 
changement en matière de développement de l'infrastructure en Afrique. Il est ensuite traduit 
en Réalisations qui reflètent l'orientation première de l'ICA, à savoir la collaboration entre les 
parties  prenantes,  contribuant  ainsi  à  l'élimination  des  obstacles  techniques  et  stratégiques 
aux projets d'infrastructure et aux programmes régionaux, et à une bonne compréhension du 
secteur grâce à une information et une communication meilleures. 
 

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Les Réalisations attendues de l'ICA 
 
• Amélioration  de  la  coordination –  La  coordination  en  matière  de  développement  de 
l'infrastructure en Afrique constitue la raison d’être de l'ICA, l'objectif étant de rendre 
plus efficaces les interventions de toutes les parties prenantes. 
  N
• Facilitation  des  programmes  régionaux  d'infrastructure –  L'ICA  apporte  une 
contribution en mettant à profit son pouvoir de mobilisation pour amener les parties 
prenantes  à  conjuguer  leurs  efforts  en  vue  d'identifier  et  éliminer  les  obstacles 
techniques  et  stratégiques,  ainsi  qu'à  financer  les  programmes  régionaux 
d'infrastructure. 
 
• Renforcement  du  savoir  et  de  l'information –  L'ICA  mettra  au  point  des  outils  de 
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savoir  et  analytiques  qui  permettront  d’assurer  l'adéquation  entre  la  demande  et 
l'offre d'infrastructure. 
 
 
Contributeurs de l'ICA 
Le Consortium pour les infrastructures  en Afrique est un mécanisme tripartite qui réunit des 
bailleurs  de  fonds  bilatéraux,  des  organismes  multilatéraux  et  des  institutions  africaines : 
 
•   la Banque africaine de développement et Development Bank of Southern Africa font office 
de  chefs  de  file  des  membres  africains  du  Consortium,  tandis  que  la  Commission  de  l'Union 
africaine  (UA),  le  Secrétariat  du  NEPAD  et  les  communautés  économiques  régionales 
participent aux réunions en qualité d'observateurs ; 
•    les  organismes  multilatéraux  membres  de  l'ICA  sont  la  Banque  mondiale,  la  Société 
financière  internationale  (SFI),  la  Commission  européenne  (CE)  et  la  Banque  européenne 
d'investissement (BEI) ; 
•   tous les pays du G8 (Allemagne, Canada, États‐Unis, France, Italie, Japon, Russie, Royaume‐
Uni) sont membres de l'ICA. 
 
Les  autres  bailleurs  de  fonds  qui  apportent  des  contributions  financières  importantes  à 
l'infrastructure en Afrique peuvent devenir membres de l'ICA. 
 
Secrétariat de l'ICA 
Le Secrétariat de l'ICA est abrité par la Banque africaine de développement à Tunis, Tunisie. 

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Le Secrétariat est financé par les contributions volontaires de certains membres de l'ICA et son 
personnel est une combinaison de membres permanents du personnel de la Banque africaine 
de développement et d’experts détachés par les pays membres de l'ICA. 
Les principaux membres du Secrétariat sont : 
• Mohamed H. Hassan (Coordonnateur du Secrétariat de l'ICA) 
• Callixte Kambada (Énergie et TIC) 
• Michael K. Kane (Spécialiste en infrastructures) 
• Aminata Kone (Assistante d'équipe) 
 
 
Thèmes et programmes 
Le Consortium pour les infrastructures en Afrique est une initiative importante qui a vocation à 
améliorer et à accélérer les progrès en vue de satisfaire les besoins impérieux d'infrastructure 
de  l’Afrique,  à  l'effet  de  promouvoir  la  croissance  économique  et  le  développement  du 
continent. L'ICA aide à surmonter les  contraintes nationales et régionales au développement 

I
de l'infrastructure, tout en mettant l’accent sur l'intégration de l'infrastructure régionale. 
 
Secteurs d'activité 
• Eau 
• Énergie 

 
• TIC 
N
• Transports 

Le Consortium a pour mission de rendre plus efficace le soutien de ses membres au secteur de 
l'infrastructure en mettant en commun leurs efforts dans des domaines tels que l’information, 
la préparation des projets et les bonnes pratiques. 
 
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Bien que  le Consortium ne soit pas une agence qui finance les infrastructures,  il agit  comme 
une plateforme pour faciliter la mobilisation des financements pour les projets d’infrastructure 
en Afrique. 
 
Cependant le succès de l'ICA sera jugé à l'aune des actions et résultats concrets en termes de 
quantité et de qualité de services durables d’infrastructure mis en œuvre pour les populations 
d’Afrique, et leur contribution pour le développement du continent. 
 
 
 
   

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Tendances de l’investissement en infrastructure en Afrique 
 
En  2012,  les  membres  de  l'ICA  (Consortium  pour  les  infrastructures  en  Afrique)  se  sont 
engagés  plus  considérablement  vers  des  programmes  d'infrastructure  en  Afrique  qu'ils  l’ont 
fait en 2011, mais pas autant que 2010. 
• La Chine reste le plus grand bailleur de fonds de l'infrastructure en l'Afrique, bien que 
ses engagements ont diminué par rapport au niveau de 2011. 
•  Les pays à forte croissance comme le Brésil, l'Inde et la Corée du Sud jouent un rôle 
positif dans la croissance de l'infrastructure. 
• Les  gouvernements  des  pays  africains   investissent  davantage  dans  l'infrastructure 
avec les banques régionales de développement qui jouent un rôle plus important. 
 
La  tendance  la  plus  encourageante  est  la  rapide  mobilisation  du  capital  du  secteur  privé  ‐ 
mais  retombant  à  des  niveaux  très  bas,  il  y  a  un  ensemble  de  tendances  décevant.  Par 
exemple,  il  y  a  encore  relativement  quelques  investissements  dans  les  transports,  l'eau, 

I
l'assainissement et la téléphonie mobile, à maturité à travers le continent il n’y a pas beaucoup 
d'intérêt dans les investissements en TIC du secteur privé. 
 
En outre, avec un regard  approfondi, il apparaît qu’en enlevant  quelques très grands projets 
N
(en Afrique du Nord et Afrique du Sud), les tendances sous‐jacentes parmi tous les bailleurs de 
fonds sont relativement constantes. 
 
Une autre tendance décevante est le ralentissement des décaissements. La raison de cet écart 
entre les engagements et les décaissements n’est pas évidente. Pour une analyse détaillée de 
l'ensemble  du  scénario  de  l'investissement  d’infrastructure  en  Afrique,  vous  pouvez 
télécharger  le  rapport  annuel  2012  de  l'ICA  intitulé, les   Tendances  du  financement  des 
infrastructures en Afrique. 
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Il  y  a  de  grandes  variations  dans  les  niveaux  d'engagements,  notamment  dans  le  secteur  de 
l’énergie.  L’Afrique  du  Nord  et  la  République  d'Afrique  du  Sud  avaient  des  vastes  projets 
d'énergie  qui  ont  surpassé  le  reste  du  continent  en  termes  d'investissements  dans  l’énergie. 
De  même,   bien  qu'il  y  ait  un  engagement  constant  sur  des  projets  dans  l’énergie,  les 
engagements des projets en eau ont augmenté régulièrement au cours de la période de trois 
ans. 
 
Les  engagements  de  non  ‐  membres  de  l'ICA  en  l'infrastructure  en  Afrique  ont  atteint  le 
plafond de 20 milliards de dollars pour la première fois ‐ même si la contribution de la Chine a 
reculé de 14.9bn $ en 2011 à 13.4bn $ en 2012. Cela a été plus que compensé par le Groupe 

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de coordination arabe qui a tendance à investir dans un plus grand nombre de petits projets 
que d'autres bailleurs de fonds. 
 
Il  y  a  une  préférence  marquée  pour  le  capital  privé  à  se  répandre  dans  des  projets 
énergétiques. 
 

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Il y a quelques tendances intéressantes entre les engagements et les décaissements effectués 
par les membres de l'ICA entre 2010‐2012. Le niveau actuel de décaissements de membres de 
l'ICA est en retard sur les engagements – illustrant comment le fonctionnement de la finance 
 
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est  souvent  l'objet  de  retards.  Il  est  cependant  très  encourageant  de  voir  que  les 
décaissements de 12,7 milliards de dollars ont été effectués en 2012 – en comparaision avec 
8,7 milliards $ en 2011 et 9,7 milliards de dollars en 2010. Mais encore une fois, au cours de 
cette  période  de  trois  années,  près  de  60  milliards  de  dollars  d'engagements  ont  été  prises 
tandis que les décaissements réels s'élevaient à environ 31 milliards $. 
 

 
 

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En 2013, ICA  a mené une enquête d'investisseurs du secteur privé. Cette enquête a permis de 
classer les dix pays africains qu'ils considéraient comme les plus attractives. L’Afrique du Sud a 
été  classé  le  plus  attractif  pour  les  investissements,  accompagné  par  le   Kenya  au  deuxième 
rang. Les raisons sont intéressantes. 
 
Un répondant au sondage dit " l’Afrique du Sud  ... a mis en place d’infrastructure et un  cadre 
politique  favorable  du  gouvernement  ...  "  a  été  le  facteur  déterminant.  La  plupart  des 
répondants  ont  tenu  des  propos  similaires.  De  nombreux  répondants  ont  souligné 
l'importance  en  Afrique  du  Sud  du  Programme  d’Approvisionnement  des  Producteurs 
d’Energie  Renouvelables  en  Afrique  du  Sud  (REIPPP),  qui  est  susceptible  d’attirer  des 
investissements dans les années à venir. Un autre répondant a dit:  
 
«  ...  La  croissance  économique  du  Kenya  et  l’émergence  du  secteur  des  TIC   ‐avec  un 
faible taux de criminalité et de corruption ... " 'était très attirant. Un autre répondant a 
dit: « ... le gouvernement kenyan est très pragmatique lorsqu'il s'agit des investisseurs 

I
du secteur privé ‐ avec un ajustement du cadre réglementaire ... " 
 

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Dans  l'enquête  ICA  2013  des  investisseurs  d'infrastructure  du  secteur  privé  en  Afrique,   le 
risque semble être la principale considération prise en compte au moment de prise de décision 
d’investissement  , suivi de près par les préoccupations relatives à l'environnement juridique, 
réglementaire et la situation politique. 
 
Quand il s'agit de l'obtention de financement, le risque politique est un sérieux défi. Le risque 
de  crédit  et  de  paiement  ainsi  que  la  transparence  et  la  corruption  ont  été  classés 
respectivement deuxième et troisième. 
 
Les  réponses  à  l'enquête  ont  mis  en  évidence  le  rôle  critique  des  institutions  bilatérales  et 
multilatérales.  La  plupart  des  répondants  ont  mentionné  que  le  soutien  et  les  garanties  de 
financement  multilatéral sont très importants dans  l'atténuation  des risques.  Les répondants 
ont déclaré  que la corruption a été atténuée par leurs propres contrôles internes pour assurer 
un partenariat transparent des affaires. 
 
Source: Rapport  annuel  2012  de  l'ICA  intitulé, le  financement  des  infrastructures  en  Afrique 
Tendances. 

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Source: 2012 ICA Annual Report entitled, Infrastructure Financing Trends in Africa. 
 

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Engagements financiers de l'ICA 
 
En 2007, les engagements financiers multilatéraux s'élevaient à 8,8 milliards $ ‐ soit 71 % des 
engagements  globaux  du  Consortium.  La  Banque  mondiale  et  la  Société  financière 
internationale totalisent ensemble des engagements d’un montant  de 3,58 milliards $ dans la 
région. Les  engagements  du  Groupe  de  la  Banque  africaine  de  développement  (le  Fonds 
africain  de  développement  et  la  Banque  africaine  de  développement)  s’élèvent  à  environ  2 
milliards  de  dollars. La  Commission  européenne  (CE)  affiche,  pour  sa  part,  des  engagements 

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chiffrés  à  environ  1  milliard  $. Les  engagements  de  la  Banque  européenne  d'investissement 
(BEI)  ont  quasiment  atteint  1,2  milliards  de  dollars. Quant  à  la  Banque  de  développement 
d'Afrique australe, ses engagements se chiffrent à 415 millions de dollars. 
 

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L’augmentation la plus sensible concerne le sous‐secteur de l’énergie, où les engagements ont 
crû  de  75  %  par  rapport  au  niveau  de  2008  pour  atteindre  6,3  milliards  de  $  EU.  La  part  du 
sous‐secteur  du  transport  a  crû  également,  mais  seulement  de  20  %,  pour  atteindre  7,1 
milliards de $ EU. Le sous‐secteur de l’eau a accusé le recul le plus important soit 18 %, pour 
s’établir à 2,1 milliards de $ EU. Bien que les engagements dans le sous‐secteur des TIC aient 
presque doublé en 2009, le niveau d’investissement demeure faible, s’établissant à moins de 
0,8 milliard de $ EU. 
 
Trends of ICA Commitments to Infrastructure in Africa by Sector, in billions US$ 

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ICA Total Commitments to African Infrastructure 2005‐2010, in billions US$ 
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The  figure  below  provides  a  summary  of  trends  from  2005  to  2010,  visualising  the  major 
growth during this  period  in 2009, where Sub‐Saharan Africa received US$7.2bn as non‐ODA 
support,  an  increase  by  167%  from  2008.  The  North  African  Region  experienced  a  similar 
growth in 2010 where ODA climbed to US$1.9bn and Non‐ODA soared to US$7.0bn. For 2010, 
total  ICA  member  commitments  reported  by  region  were  US$26.7bn,  while  US$2.4bn  was 
unallocated. Further information on infrastructure commitments to Africa from 2005 to 2010, 
with a regional breakdown and a detailed analysis of the trends in 2009, is presented in Annex 
9 of the 2010 ICA Annual Report. 
  
Trends of ICA Total Commitments 2005‐2010, in billions US$ 

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Source ICA. For the latest figures on all sectors, consult the 2010 ICA Annual Report. 
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Source ICA. For the latest figures on all sectors, consult the 2010 ICA Annual Report. 
 
 
 
   

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Technologies  de  l'information  et  de  la  communication 


(TIC) 
 
Internet 
 
À la différence des taux d’accès aux services vocaux, les taux d’accès à l’Internet sont faibles et 
ne progressent que lentement en Afrique. Les prix élevés et la disponibilité limitée constituent 
les principales causes de cet état de fait, aggravées par le piteux état des réseaux d’accès par 
ligne  fixe,  l’accès  limité  au  spectre  radio  à  large  bande,  le  mauvais  état  des  réseaux  dorsaux 
nationaux et l’utilisation limitée des ordinateurs. 
 
L’une des principales causes du coût élevé de l’Internet (et des appels vocaux internationaux) 
tient au prix de la connexion internationale, déterminé par l’accès physique aux câbles sous‐
marins  à  fibre  optique  et  le  niveau  de  concurrence  sur  le  marché  international.  Les  pays  qui 

I
ont  accès  aux  câbles  sous‐marins  affichent  des  prix  plus  abordables  pour  les  appels 
internationaux que ceux qui n’y ont pas accès. Néanmoins, les pays qui bénéficient d’un accès 
compétitif  enregistrent  des  prix  nettement  inférieurs  à  ceux  pratiqués  par  les  pays  qui 
disposent d’un monopole pour la passerelle. 
 

 
N
L’infrastructure de réseau dorsale pour le trafic de communications entre des points fixes sur 
les réseaux est limitée et constitue un obstacle. 

Le développement de l’Internet à large bande est limité par l’insuffisance de l’infrastructure de 
réseau  dorsale.  Bien  que  les  opérateurs  de  téléphonie  mobile  n’aient  pas  besoin  de  réseau 
dorsal  à  grande  capacité  (ceux‐ci  ont  créé,  en  général,  leur  propre  technologie  sans  fil),  les 
réseaux dorsaux Internet à large bande ont besoin d’une capacité plus grande, en général, en 
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utilisant des câbles à fibre optique. 
 
L’offre  de  service  Internet  à  large  bande  dans  la  plupart  des  pays  africains  est  limitée  aux 
principaux  centres  urbains  et  aux  cybercafés,  aux  entreprises  et  aux  clients  résidentiels  à 
revenu  élevé.  La  couverture  du  réseau  est  limitée,  les  prix  sont  élevés  et  les  vitesses  sont 
inférieures  à  celles  d’autres  régions  du  monde.  Ce  niveau  de  services  limité  pourrait  être 
étendu  au  niveau  national  grâce  à  une  infrastructure  de  réseau  sans  fil,  tout  en  assurant  les 
mêmes avantages techniques et économiques que les réseaux vocaux GSM. L’investissement 
nécessaire  pour  couvrir  l’ensemble  de  la  population  à  l’aide  de  la  technologie  à  large  bande 
sans fil dont la performance est limitée a été estimé à environ 0,9 milliard de $ EU. 
 
Pour  autant  qu’il  existe  un  climat  compétitif  et  propice,  le  secteur  privé  pourrait  apporter  la 
majeure partie de ce montant, ce qui permettrait à 89 % de la population d’avoir accès à ce 
service  à  large  bande  limité.  L’investissement  public  nécessaire  pour  atteindre  les  11  % 
restants de la population s’élèverait à seulement 0,2 milliard de $ EU. 
 
(Source : AICD) 
 
 
Téléphones mobiles 
 
Services de communications vocales 
 
L’Afrique  subsaharienne  affiche  un  taux  de  croissance  phénoménal  de  la  pénétration  des 

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services de TIC depuis le milieu des années 90 – essentiellement pour les télécommunications 
mobiles, pour lesquelles le nombre d’usagers du téléphone est passé de 10 millions en 2000 à 
plus de 180 millions en 2007. Le marché des lignes fixes a crû à un rythme nettement plus lent, 
passant de 10 millions en 2002 à 11,8 millions en 2006. 
 
La  concurrence  entre  les  opérateurs  de  téléphonie  mobile  s’est  muée  en  une  course  à 
l’accroissement du pourcentage de la population couverte par leurs réseaux. En 2006, un ou 
plusieurs  réseaux  mobiles  couvraient  62  %  de  la  population  de  l’Afrique  subsaharienne.  Ce 
taux de couverture continue de croître au fil des années. 
 
L’accès  aux  nouveaux  services  de  TIC  se  développe  à  un  rythme  remarquable.  À  l’échelle  du 
continent africain, le taux de pénétration de la téléphonie mobile en milieu rural s’élève à 3 %, 
tandis  que  dans  les  pays  à  faible  revenu,  il  atteint  13  %.  En  milieu  urbain,  les  taux  de 
pénétration oscillent entre 22 % dans les pays à faible revenu et 38 % dans les pays à revenu 
intermédiaire. Même les populations au sein des groupes dont le revenu est le plus faible ont 

I
accès aux TIC, grâce aux réseaux de téléphonie mobile. 
 
L’utilisation  généralisée  du  service  téléphonique  prépayé  a  révolutionné  l’accès  aux  réseaux 
mobiles pour les ménages à faible revenu. Selon les estimations, 97 % des consommateurs en 
Afrique subsaharienne sont des utilisateurs du service prépayé. 
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Cette  croissance  rapide  de  l’accès  aux  TIC  en  Afrique  est  intervenue  malgré  le  coût 
relativement élevé des services. Les prix sont en baisse en Afrique, mais pas aussi rapidement 
que dans d’autres régions du monde. S’ils pouvaient atteindre les niveaux enregistrés en Asie 
du Sud, le taux d’accès aux TIC en Afrique serait nettement plus élevé. 
 
Le prix moyen des appels internationaux en Afrique subsaharienne a baissé considérablement 
depuis  2000,  mais  les  prix  des  appels  vers  les  pays  en  dehors  de  la  région  demeurent 
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nettement inférieurs à ceux des appels intrarégionaux.  
 
Le  coût  de  l’achèvement  de  la  couverture  du  réseau  de  téléphonie  mobile  pour  les 
communications  vocales  en  Afrique  est  relativement  modeste.  Pour  atteindre  toutes  les 
populations mal desservies, il faudrait un investissement de 0,8 milliard de $ EU par an sur une 
période de 10 années. À l’heure actuelle, 43,7 % de la population vivent dans des zones qui ne 
sont pas couvertes par les réseaux vocaux sans fil. Pour peu que soit créé un environnement 
compétitif  approprié,  le  secteur  privé  pourrait  combler  la  majeure  partie  de  ce  déficit, 
permettant à 39 % de la population de recevoir un signal vocal. Seul un investissement public 
estimé  à  0,3  milliard  de  $  EU  par  an  serait  nécessaire  pour  atteindre  les  61  %  restants  de  la 
population, afin de combler le déficit de couverture. 
 
(Source : AICD) 
 
Mobile telephone coverage in Africa, 1998 to 3Q 2006 

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Africa Continues Going Mobile 
 

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Source: IMF 

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Infrasstructures en
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Sub‐SSaharan Africa is the seccond‐largest  mobile tech hnology marrket after Asia and the fastest 


grow
wing  one,  witth  the  GSMAA  forecastingg  the  region
n's  mobile  ussers  will  reach  346  million  by 
2017.  This  grow wth  has  leappfrogged  traaditional  lanndline  phon ne  connectio ons.  The  median 
m
perceentage of households witth landlines in these 23 ccountries in 2013 is 2% ‐‐‐ unchanged d from 
2008. 
The ggrowth in mo obile phone  ownership in sub‐Saharaan Africa hass not been eequally distributed 
acrosss  the  subco
ontinent  or  even 
e within  countries.  Mobile  phon nes  remain  most  comm mon  in 
urbann  household ds.  In  2013,,  80%  of  urban  house eholds  had  at  least  one  mobile  phone, 
p
comppared with 6 63% of rural  households  that have att least one m mobile phonee. This is a ch hange 
from  six years aggo when 63% % of urban h households h had at least  one mobile  and 43% off rural 
houseeholds did. 
Not  surprisingly,  higher  incoome  househ holds  have  a  greater  percentage 
p of  mobile  phone 
p
owneership.  Howeever,  a  majo
ority  in  even  the  poorestt  20%  of  thee  populationn  report  havving  at 

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least  one phone  in their hou


usehold. Growwth has beeen biggest am
mong sub‐Saaharan Africaans in 
the seecond‐lowesst income grooup, increasing 28 perce
entage pointss since 2008.. 

Still,  the  annual  household  growth  in  mobile  phone  ownersship  slightly  outgrew  annual  a
houseehold  incom me  in  22  off  the  23  coountries  whe ere  growth  was  measu ured.  In  these  22 
counttries,  the  4%%  median  annual  growtth  on  house ehold  incomee  compares  with  the  median m
annual growth rate of househ hold 5%. 

I
 
Botto om Line 
With  mobile  pho one  penetrattion  in  2013 3  lower  in  ru
ural  areas  an nd  lowest  among  house eholds 
with  lower houseehold incomes, there is  definitely ro oom for grow wth in the sub‐Saharan  Africa 

 
Sourcce: Gallup 
 
 
N
markket.  However,  it  may  bee  difficult  to
substtantial investtment in infrrastructure in

Réseaau structuraant d'informaation 
 
o  sustain  the
n the region.. 
e  current  paace  of  grow wth  without  more 
EE
L’infrrastructure  de 
d réseau  do orsale  dispon nible  pour  assurer 
a le  traafic  de  comm
munications  entre 
des p points fixes ssur les réseaux est insufffisante, ce qu ui freine le d développemeent de l’Internet à 
large  bande. Celle‐ci nécessitte des réseau ux dorsaux h haut débit, een général à  l’aide de câbles à 
fibre  optique.  La  portée  limitée  de  ces  réseaux 
r constitue  un  ob bstacle  au  développeme ent  du 
marché à large baande en Afriq que. 
 
Il  existe  de  grandes  disparittés  sur  le  co
ontinent  en ce  qui  conccerne  le  fon nctionnemen nt  des 
marchés  nationaaux  d’infrasstructure  do orsale.  Danss  de  nomb breux  pays,  des  contraaintes 
implicites  et  exp plicites  limittent  le  déveeloppement  des  réseau ux  dorsaux,  freinant  ainsi  le 
développement d des réseaux àà large bande. 
 
Les pays qui ont eentièrementt libéralisé le marché dess réseaux à laarge bande o ont enregistrré une 
croisssance rapidee de la concu urrence en m matière d’inffrastructure. Au Nigeria,, au moins q quatre 
des p principaux op pérateurs sont en train d de développe er des réseaux de câbless à fibre optiique à 
grand de  capacité  à  même  d’assurer  des  services  à  large  bandee  haut  débit,  tout  comm me  au 
Kenya.  Ces  réseeaux  sont  concentrés  dans  d les  priincipaux  cen ntres  urbainns  et  les  liaaisons 
interu urbaines  quui  représenteent  la  majo orité  des  clie ents.  Si  l’on
n  devait  éteendre  les  rééseaux 
dorsaaux haut déb bit au‐delà dee ces zones, un certain so outien publicc pourrait s’aavérer nécesssaire. 
Les  réseaux  dorsaux  à  bande  passan nte  haut  dé ébit  constituent  un  vo olet  essentiel  de 
l’inveestissement n nécessaire ppour les services à large  bande en Affrique. Ces rééseaux relien nt des 
villes  et des aggloomérations aau niveau naational et à travers les fro ontières. Ils  relient égaleement 
les  rééseaux  interrnationaux  de 
d câbles  so ous‐marins  à  à fibre  optiq que  qui  assuurent  le  trafic  de 
comm munications entre les con ntinents. 
 

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La  connectivité  transfrontalière  et  interrégionale  est  sous‐développée  en  Afrique  à  l’heure 
actuelle.  L’investissement  unique  nécessaire  oscille  entre  229  millions  de  $  EU  pour  un  jeu 
minimum  de  liaisons  et  515  millions  de  $  EU  pour  un  réseau  interrégional  reliant  toutes  les 
capitales africaines à l’aide de câbles à fibre optique. Le secteur privé apporterait la majeure 
partie  de  cet  investissement,  à  mesure  que  les  opérateurs  régionaux  assureraient  la 
connectivité de leurs réseaux à travers les frontières. 
 
Le  secteur  privé  pilote  également  le  développement  de  l’infrastructure  internationale  des 
câbles  sous‐marins  en  Afrique.  Parmi  les  cinq  câbles  sous‐marins  à  fibre  optique  déjà 
opérationnels  ou  en  cours  de  construction  sur  le  continent,  seul  un  fait  l’objet  d’une 
participation directe du secteur public. Quatre appartiennent à des opérateurs privés et sont 
financés  par  ceux‐ci  à  des  conditions  commerciales.  Ces  deux  types  d’infrastructure  dorsale 
sont  liés.  À  mesure  que  les  câbles  sous‐marins  à  fibre  optique  se  développeront,  les  liaisons 
transfrontalières pour assurer le trafic jusqu’aux points d’atterrissage deviendront plus viables 
sur le plan commercial. 

I
 
Hormis  les  voies  qui  relient  les  principaux  centres  urbains,  les  réseaux  dorsaux  à  bande 
passante  haut  débit  ont  peu  de  chances  d’être  viables  sur  le  plan  commercial.  Le 
développement  des  réseaux  dorsaux  dans  ces  régions  pourrait  nécessiter  une  forme  de 
soutien public – financier ou sous forme d’accès plus facile à l’infrastructure existante. 
(Source : AICD) 
 
   
 
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Irrigation 
 
Ressources en eau et stockage 
 
Le  développement  économique  de  l’Afrique  se  ressent  d’épisodes  de  sécheresse  et 
d’inondations  extrêmes  qui  ne  pourront  qu’empirer  avec  la  variabilité  hydroclimatique 
imputable aux changements climatiques.  
 
• Il  y  a  lieu  d’accroître  les  infrastructures  de  stockage  d’eau  afin  de  gérer  la  variabilité 
hydrologique du continent et de mettre pleinement en valeur les ressources en eau en 
vue de soutenir le développement.  
• En  Afrique,  les  ressources  en  eau  sont  sous‐utilisées,  d’une  manière  générale. 
Cependant, les utilisations conflictuelles sont monnaie courante. 
• L’existence de grands bassins fluviaux transfrontaliers rend complexes la construction 
d’infrastructures à grande échelle et la gestion des conflits liés à l’eau. 

I
• De solides institutions de gestion de l’eau sont nécessaires au niveau national et dans 
les  bassins  afin  d’optimiser  l’utilisation  de  l’eau  et  de  développer  l’infrastructure 
hydraulique. 
 
N
La  gestion  de  l’eau  est  primordiale  afin  de  relever  les  défis  de  développement  du  continent. 
Bien que l’eau soit essentielle pour l’agriculture, seuls 5 % de la superficie cultivée en Afrique 
sont irrigués. L’énergie hydroélectrique est également sous‐exploitée, dans une large mesure, 
en Afrique ; moins de 10 % de son potentiel est mis à profit. L’eau pour les populations et les 
animaux  est  essentielle  pour  la  santé  et  les  moyens  d’existence.  Cependant,  seuls  58  %  des 
Africains ont accès à une source d’eau potable. 
 
Les  économies  africaines  sont  tributaires  d’une  alimentation  en  eau  fiable  et  suffisante. 
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Toutefois,  la  pluviométrie  élevée  et  la  forte  variabilité  hydrologique  se  traduisent  par  des 
sécheresses et des inondations fréquentes qui minent la croissance économique. Par ailleurs, 
les  ressources  en  eau  partagées  par  les  pays  posent  des  problèmes  politiques  et  de  gestion 
complexes.  
 
La  réalisation  de  la  sécurité  hydrique  en  vue  de  soutenir  la  croissance  et  de  renforcer  la 
résilience climatique est au cœur de la gestion des ressources en eau en Afrique. Cette sécurité 
reflète la capacité d’un pays à fonctionner de manière productive face à la vulnérabilité liée à 
l’eau.  Il  s’agit  d’une  condition  préalable  au  maintien  et  à  l’accroissement  du  rendement  des 
investissements,  ainsi  qu’à  la  réalisation  d’une  croissance  économique  dynamique.  Des 
infrastructures  et  des  institutions  disposant  d’une  capacité  minimum,  adossées  à  de  solides 
systèmes d’information sur l’eau, sont nécessaires pour assurer la sécurité hydrique nationale 
de base. 
 
La construction de l’infrastructure hydraulique favorisera la croissance, réduira les risques liés 
au  climat  et  allégera  les  conflits  liés  à  l’eau.  Tant  les  grands  que  les  petits  projets 
d’infrastructure  doivent  faire  partie  d’un  programme  d’investissement  équilibré  dans  le 
secteur  de  l’eau  qui  assure  une  alimentation  fiable  en  eau  pour  les  activités  humaines, 
économiques et qui protège les ressources en eau et l’environnement.  
 
La  création  d’importantes  installations  de  stockage  à  usages  multiples  est  nécessaire  pour 
atténuer  les  conséquences  économiques  de  la  variabilité  hydroclimatique,  assurer  une 
alimentation  fiable  en  eau  et  mettre  en  valeur  les  ressources  en  eau  disponibles.  Les 
approches à petite échelle de la gestion de l’eau améliorent la capacité des populations rurales 

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pauvres  à  faire  face  aux  chocs  hydriques  grâce  à  l’augmentation  de  la  productivité  agricole, 
assurent une alimentation économique en eau et atténuent l’impact des sécheresses.  
 
Besoins de financement pour les ressources en eau 
 
Le coût annuel estimatif du financement nécessaire pour l’infrastructure hydraulique s’élève à 
environ 10 milliards de $ EU, dont près de 80 % pour la création d’importantes installations de 
stockage  pour  l’hydroélectricité  à  usages  multiples, et  environ  10  %  pour  la  création  d’une 
grande  capacité  de  stockage  pour  l’alimentation  en  eau  en  milieu  urbain  et  l’investissement 
dans  l’exécution  de  projets  d’infrastructure  à  petite  échelle,  respectivement.  En  outre, 
l’Afrique  aura  besoin  d’un  montant  de  1  milliard  de  $  EU  par  an  pour  créer  les  réseaux 
hydrologiques,  combler  les  déficits  d’informations  sur  l’eau  et  développer  les  institutions  de 
gestion de l’eau. 
  
(Source : AICD) 

I
 
Eau potable et assainissement 
 
Principaux faits relatifs à l’alimentation en eau 
 
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• La  population  bénéficiaire  d’une  meilleure  alimentation  en  eau  n’a  pas  crû  ces 
dernières années. En fait, elle a baissé en milieu urbain. 
• Étant  donné  qu’il  faudrait  15  milliards  de  $  EU  par  an  pour  atteindre  l’objectif  du 
Millénaire  pour  le  développement  relatif  à  l’alimentation  en  eau,  et  vu  que  seule  la 
moitié  de  ce  montant  serait  disponible,  il  serait  souhaitable  que  certains  pays 
envisagent sérieusement d’utiliser des technologies à faible coût. 
• La  sous‐tarification  de  l’eau  coûte  1,8  milliard  de  $  EU  par  an  sous  forme  de 
EE
subventions qui ne semblent pas profiter aux pauvres, bien que les prix permettant de 
recouvrer les coûts semblent abordables pour la plupart des consommateurs actuels. 
• Les  inefficacités  opérationnelles  des  sociétés  d’alimentation  en  eau  coûtent  au 
continent 0,9 milliard de $ EU par an, et retardent l’expansion du service et l’entretien 
de l’infrastructure. 
• En milieu rural, le principal défi consiste à réduire la dépendance des eaux de surface 
grâce  à  un  réseau  de  points  d’accès  à  l’eau  durables.  À  cet  égard,  les  récentes 
réformes institutionnelles semblent efficaces. 
 
Besoins de financement dans le secteur de l’alimentation en eau 
 
L’Afrique  subsaharienne  toute  entière  a  peu  de  chances  d’atteindre  l’objectif  du  Millénaire 
pour le développement (OMD) relatif à l’alimentation en eau. Le taux de couverture en milieu 
urbain est en baisse, les sociétés éprouvant des difficultés à faire face à l’accroissement de la 
population. En milieu rural, plus de 40 pour cent de la population continuent de dépendre des 
eaux  de  surface.  D’une  manière  générale,  les  puits  et  les  forages  sont  les  sources 
d’alimentation en eau qui se développent le plus rapidement. 
 
Le financement nécessaire pour atteindre l’OMD relatif à l’accès à une source d’eau améliorée 
est  estimé  à  16,5  milliards  de  $  EU  par  an  (environ  2,6  %  du  PIB  du  continent).  Pour  de 
nombreux  pays,  ces  coûts  semblent  prohibitifs.  En  mettant  l’accent  sur  les  technologies  à 
faible coût, notamment les bornes‐fontaines et les forages, ces pays pourraient réduire le coût 
de l’atteinte de l’OMD. 
 

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Les  dépenses  consacrées  au  secteur  de  l’eau  s’élèvent  à  l’heure  actuelle  à  3,6  milliards  de  $ 
EU, soit un quart du montant nécessaire. Cependant, quelque 2,7 milliards de $ EU alloués au 
secteur sont gaspillés, du fait des inefficacités. 
 
La  sous‐tarification  des  services  constitue  un  exemple  manifeste  d’inefficacité.  Les  tarifs 
moyens de l’eau s’élèvent à environ 0,67 $ EU par mètre cube, ce qui est inférieur au seuil de 
recouvrement des coûts d’un peu plus de 1 $ EU par mètre cube. Du fait de la sous‐tarification 
de  l’eau,  le  secteur  perd  au  moins  1,8  milliard  de  $  EU  par  an  au  titre  des  recettes.  Le 
recouvrement  intégral  du  coût  du  capital  devrait  être  possible  pour  une  moitié  de  la 
population, mais ne le serait pas pour l’autre moitié. 
 
Les  inefficacités  opérationnelles  des  sociétés  d’eau  coûtent  au  continent  un  montant 
supplémentaire  de  0,9  milliard  de  $  EU  par  an  et  freinent  l’extension  des  services.  Même  si 
toutes ces inefficacités étaient éliminées, le déficit de financement global du secteur de l’eau 
s’élèverait encore à 7,8 milliards de $ EU par an (1,2 % du PIB). 

I
 
Principaux faits concernant l’assainissement  
 
• À  l’heure  actuelle,  un  tiers  des  Africains  continuent  de  pratiquer  la  défécation  à  l’air 
libre  et  la  moitié  d’entre  eux  utilisent  des  latrines  traditionnelles  dont  les 
N
inconvénients pour la santé sont peu connus, dans une large mesure.  
• Le  défi  de  l’assainissement  revêt  différentes  formes  dans  différents  pays,  ainsi  qu’en 
milieux urbain et rural. Ces différences nécessitent différentes réponses stratégiques.  
• Là où la défécation à l’air libre prévaut, il convient de mettre l’accent sur l’éducation 
afin d’encourager les populations à construire et à utiliser des latrines.  
• Lorsqu’il existe déjà des latrines traditionnelles, le principal défi consiste à encourager 
les populations à adopter des modèles de latrines améliorées.  
• Lorsqu’il existe déjà un assainissement amélioré, le problème qui se pose tient à son 
EE
extension aux populations à faible revenu et à la mise en place d’un réseau d’égouts 
dans les zones à forte densité de population.  
• Dans un avenir prévisible, il est probable que les budgets des ménages demeurent la 
principale source de financement pour l’investissement dans l’assainissement. 
 
Besoins de financement dans le secteur de l’assainissement 
 
Le montant total du financement nécessaire pour atteindre l’OMD relatif à l’assainissement est 
estimé à 6 milliards de $ EU par an, soit environ 0,9 % du PIB du continent africain. Les besoins 
d’investissement en capital peuvent être estimés de manière prudente à 4,5 milliards de $ EU 
par  an  (0,7  %  du  PIB  du  continent),  tandis  que  les  besoins  d’entretien  sont  estimés  à  1,5 
milliard de $ EU par an (0,2 % du PIB du continent). 
 
Il  n’existe  aucune  donnée  fiable  concernant  les  dépenses  d’assainissement  car  les  ménages, 
pris individuellement, effectuent la majeure partie de ces dépenses. Les estimations montrent 
qu’en  moyenne,  les  pays  africains  investissent  environ  0,5  %  du  PIB  dans  les  nouvelles 
installations d’assainissement, ce qui est très proche du niveau d’investissement recommandé. 
La  moitié  des  pays  semblent  investir  moins  de  0,7  %  du  PIB,  ce  qui  constitue  le  niveau 
nécessaire pour atteindre l’OMD relatif à l’accès aux services d’assainissement.  
 
Il est difficile de déterminer le pourcentage du montant estimatif des dépenses totales dans le 
secteur  de  l’assainissement  financé  par  le  secteur  public.  Les  faits  montrent  que 
l’investissement public dans le secteur de l’assainissement est négligeable, représentant 0,02 

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%  du  PIB  en  moyenne.  Il  semble  que  les  ménages  financent  la  majeure  partie  des 
investissements.  Selon  les  estimations,  l’exploitation  et  l’entretien  (notamment  des  réseaux 
d’égouts) nécessitent un pourcentage supplémentaire de 0,2 % du PIB à l’avenir.  
 
Autant  les  coûts  de  réalisation  de  l’OMD  relatif  à  l’assainissement  sont  élevés,  autant  les 
avantages pour la santé sont importants. Par exemple, l’on estime que l’atteinte de l’OMD tant 
pour l’alimentation en eau que pour l’assainissement en Afrique permettrait de prévenir 172 
millions  de  cas  de  diarrhée  par  an,  soit  des  économies  estimées  à  1,8  milliard  de  $  EU  sous 
forme de coûts de traitement. 
 
(Source : AICD) 
 
Approvisionnement en eau 
 
L’Afrique  subsaharienne  est  la  région  du  monde  où,  sur  la  période  1990‐2004,  le  nombre  de 

I
gens n’ayant pas accès à l’eau potable a augmenté de 23 %. C’est la conclusion à laquelle est 
parvenue une étude exhaustive menée par l’UNICEF et l’OMS, qui avait pour but d’évaluer les 
progrès accomplis dans la réalisation des OMD portant sur l’accès à l’eau. 
 
Bien qu’en Afrique subsaharienne l’accès à des sources améliorées d’eau ait été renforcé de 7 
N
% sur la période 1990‐2004, le nombre réel de gens sans accès à l’eau potable provenant d’une 
source  améliorée  a  augmenté  de  près  de  60  millions  –  ce  qui  trouve  son  explication  dans 
l’absence d’investissements dans de nouvelles infrastructures et la croissance démographique. 
Une étude récemment menée sur la couverture en matière d’eau potable et d’assainissement 
montre que seulement 56 % de la population subsaharienne a accès à l’eau potable – ce qui 
laisse près de 340 millions sans aucun accès. 
 
Le tableau est mitigé à travers le continent, certains pays réalisant de meilleurs  progrès que 
EE
d’autres  –  en  général,  les  zones  rurales  restent  à  la  traîne  des  zones  urbaines  en  matière 
d’accès  à  l’eau  potable.  Davantage  d’efforts  sont  requis  en  vue  d’atteindre  les  populations 
rurales non desservies et de réduire les risques sanitaires associés à l’absence d’infrastructures 
améliorées d’approvisionnement en eau potable dans ces zones. 
 
En  Afrique,  des  millions  de  femmes  et  d’enfants  peuvent  parcourir  quotidiennement  de 
longues distances à la recherche de l’eau, ce qui constitue à la fois un fardeau physique pour 
les femmes et un fardeau économique pour les pays concernés dans la mesure où les femmes, 
lorsqu’elles assurent la corvée de l’eau, sont soustraites aux activités productives ; quant aux 
enfants, ils ratent l’éducation qui leur est si indispensable 
 
 
Selected irrigation investment indicators for Sub‐Saharan Africa (percent) 

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Investment potential for dam‐based and small‐scale irrigation 

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Changes from the baseline for various food‐related indicators for 2020 and 2050 
 

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Énergie 
 
Commerce régional de l'énergie 
 
L’Afrique  subsaharienne  recèle  d’abondantes  ressources  hydroélectriques  et  thermiques  – 
mais seule une infime partie de ce potentiel de production d’électricité a été mise en valeur. 
Sur  les  48  pays  que  compte  l’Afrique  subsaharienne,  21  ont  une  capacité  de  production 
inférieure à 200 MW, – nettement inférieure à l’échelle d’efficacité minimum – ce qui signifie 
qu’ils paient un lourd tribut : les coûts atteignent 0,25 $ EU par KW, soit le double du coût des 
systèmes électriques les plus importants de la région. 
 
L’une  des  raisons  qui  expliquent  cet  état  de  fait  est  que  les  ressources  énergétiques  les  plus 
économiques  de  la  région  sont  trop  éloignées  des  principaux  centres  de  demande  et  sont 
situées dans des pays trop pauvres pour mobiliser les milliards de dollars nécessaires pour leur 

I
mise en valeur. Par exemple, 61 % du potentiel hydroélectrique de la région sont situés dans 
deux pays – la République démocratique du Congo et l’Éthiopie. 
 
La  mise  en  commun  des  ressources  énergétiques  dans  le  cadre  du  commerce  régional  de 
l’électricité  permettrait  de  réduire  les  coûts  de  l’électricité.  Les  pools  énergie  de  l’Afrique 
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australe,  de  l’Afrique  de  l’Ouest,  de  l’Afrique  de  l’Est  et  de  l’Afrique  centrale,  créés 
essentiellement pour soutenir les efforts d’échanges d’électricité, sont à différents niveaux de 
développement. Pour peu qu’ils mettent pleinement à profit les potentialités économiques, le 
commerce régional permettrait de réduire les coûts d’exploitation annuels et d’extension des 
réseaux  électriques  de  2  milliards  de  $  EU  par  an  –  soit  environ  5  %  des  coûts  totaux  des 
systèmes électriques.  
 
Les  économies  proviendraient  essentiellement  de  la  substitution  de  l’hydroélectricité  à 
EE
l’électricité  thermique,  qui  se  traduirait  par  une  réduction  considérable  des  coûts 
d’exploitation,  bien  que  ceci  nécessite  un  investissement  initial  plus  important  pour 
l’hydroélectricité  à  haute  intensité  de  capital  et  le  transport  transfrontalier  connexe.  La 
rentabilité  du  transport  transfrontalier  pourrait  atteindre  120  %  pour  le  pool  énergie  de 
l’Afrique  australe et,  d’une  manière  générale,  plus  de  20  %  à  30  %  pour  les  autres  pools 
énergie.  En  augmentant  la  part  de  l’hydroélectricité,  le  commerce  régional  permettrait 
d’économiser également 70 millions de tonnes d’émissions de carbone par an. 
 
Dans  le  cadre  du  commerce  régional  de  l’énergie,  quelques  grands  pays  exportateurs 
pourraient  approvisionner  un  grand  nombre  d’importateurs  d’électricité.  La  République 
démocratique du Congo, l’Éthiopie et la Guinée seraient les principaux exportateurs d’énergie 
hydroélectrique.  Jusqu’à  16  pays  auraient  tout  à  gagner  (d’un  point  de  vue  purement 
économique) en satisfaisant plus de la moitié de leurs besoins d’électricité par le truchement 
du marché régional. Les économies oscillent entre 0,01 $ EU et 0,07 $ EU par kilowattheure. 
S’agissant  des  petits  pays  qui  ne  disposent  pas  de  ressources  hydroélectriques  nationales,  le 
coût  de  la  construction  des  lignes  de  transport  transfrontalier  serait  amorti  en  moins  d’une 
année,  une  fois  que  les  pays  voisins  auraient  créé  suffisamment  de  capacité  de  production 
pour assurer les échanges.  
 
 Africa’s  chronic  power  problems  have  escalated  into  a  crisis  affecting  30  countries.  This 
tolls heavily on economic growth and productivity 
 
The  entire  installed  generation  capacity  of  Africa’s  48  Sub‐Saharan  countries  is  just  68 
gigawatts,  no  more  than  Spain’s.  As  much  as  one‐quarter  of  that  capacity  is  unavailable 

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because of aging plants and poor maintenance.   
 
In  Sub‐Saharan  Africa,  just  one  person  in  five  has  access  to  electricity.  If  current  trends 
continue, fewer than 40 percent of African countries will reach universal access to electricity 
by 2050. 
  
Per capita consumption of electricity in Sub‐Saharan Africa (excluding South Africa) averages 
only 124 kilowatt‐hours a year and is falling. The rate of consumption is barely 1 percent of 
that  in  high‐income  countries.  If  entirely  allocated  to  household  lighting,  it  would  hardly  be 
enough to power one light bulb per person for six hours a day. 
  
More  than  30  African  countries  are  now  experiencing  power  shortages  and  regular 
interruptions  in  service,  leading  many  to  rely  on  very  costly  leased  generating  plants  as  an 
emergency stopgap (see figure). Frequent power outages mean big losses in forgone sales and 
damaged equipment—6 percent of turnover on average for formal enterprises, and as much 

I
as  16  percent  of  turnover  for  informal  enterprises  unable  to  provide  their  own  backstop 
generation.  The  economic  cost  of  power  shortages  can  amount  to  more  than  2  percent  of 
gross  domestic  product.  For  some  countries,  it  has  shaved  as  much  as  one‐quarter  of  a 
percentage point off annual per capita GDP growth rates. 
  
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 Africa’s power supply crisis has many underlying causes 
  
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Africa’s  power  is  very  expensive  to  produce  by  global  standards,  yet  costs  could  be 
significantly reduced through regional trade 
 
 Twenty‐one  of  48  Sub‐Saharan  countries  have  a  generating  capacity  of  less  than  200 

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megawatts, well below the minimum efficient scale. Due to the small scale of most national 
power systems and the  widespread reliance on expensive oil‐based generation, the average 
total  historic  cost  of  producing  power  in  Africa  is  exceptionally  high,  at  $0.18  per  kilowatt‐
hour.  The  average  effective  tariff  is  $0.14  per  kilowatt‐hour.  Compare  that  with  tariffs  of 
$0.04 per kilowatt‐hour in South Asia and $0.07 in East Asia. 
 
Africa  is  well  endowed  with  cost‐effective  energy  resources  on  a  large  scale,  chiefly 
hydropower; however, these tend to be located far from the major demand centers, and their 
development  is  often  beyond  the  means  of  the  countries  where  they  are  found.  Regional 
power  trade  is  the  solution.  Regional  trade  would  make  it  possible  to  harness  these  more 
attractive  sources  of  energy,  producing  savings  of  as  much  as  $2  billion  each  year.  The 
development of additional hydropower resources through regional trade would also save 70 
million tons of carbon emissions annually. 
 
But making regional power trade work is a considerable economic and political challenge, in 

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part  because  of  the  many  missing  links  in  the  continental  power‐transmission  network.  For 
more details on regional power trade, see our treatment of regional integration. 
   
Missing links in Africa’s cross‐border transmission network 
 
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Addressing  Africa’s  chronic  power  problems  and  implementing  regional  trade  will  require 
major spending in power infrastructure, amounting to some $41 billion per year 
 

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To  meet  suppressed  demand,  keep  pace  with  projected  economic  growth,  and  provide 
additional  capacity  to  support  the  rollout  of  electrification,  7,000  megawatts  of  new 
generation capacity must be built each year—seven times the annual average of the last 10 
years.  In  addition,  more  than  44,000  megawatts  of  existing  generation  capacity  requires 
refurbishment. The bulk of the new generating capacity will be needed to meet nonresidential 
demands. 
 
Raising  electrification  rates  by  a  modest  one  percentage  point  each  year  will  require 
extending domestic distribution networks to reach an additional five million households per 
year  over  the  next  decade.  In  addition,  22,000  megawatts  of  cross‐border  transmission 
capacity are needed to permit the regional pooling of energy resources. The total expansion 
cost  of  $41  billion  per  year  covers  new  investment  and  rehabilitation,  as  well  as  operations 
and  maintenance.  Almost  half  of  these  spending  requirements  are  associated  with  the 
Southern  African  Power  Pool.  For  more  details  on  how  these  estimates  were  made,  and  to 
make customized estimates of your own, explore the power sector spending needs model. 

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Power spending needs ($ billion a year over a decade) 

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Improving  the  operating  efficiency  of  power  utilities  through  institutional  reforms  would 
save the region $2.7 billion a year—a significant contribution to sector finance 
 
African  power  utilities  typically  operate  at  a  low  level  of  efficiency.  Almost  a  quarter  of  the 
power they produce is lost on the distribution network as a result of technical inefficiencies 
and various kinds of theft, compared with only 10 percent for a well‐run utility. Less than 90 
percent of charges billed to customers are actually collected by utilities, compared with 100 
percent for a well‐run utility. In countries such as Burkina Faso, Ghana, Niger, and Uganda, the 
value of uncollected power bills can run as high as 1 percent of GDP. Such inefficiencies lead 
to  cash  shortages  that  prevent  utilities  from  maintaining  networks,  replacing  parts,  and 
investing in infrastructure improvements. 
 
Reforms  are  the  key  to  improving  utility  performance  (see  figure).  Countries  that  have 
embraced  the  reform  agenda,  that  have  well‐developed  power  regulatory  frameworks,  and 
that  do  a  better  job  of  managing  their  state‐owned  utilities  suffer  far  less  from  inefficiency 
than  those  that  have  done  little  or  nothing  to  fight  waste.  Measures  that  seem  to  have  a 
substantial  impact  on  reducing  hidden  costs  are  private  participation  in  power  distribution 
and  (among  state‐owned  utilities)  performance  contracts  that  offer  clear  incentives  for 
managers to improve efficiency. 
   
Reform measures have a material impact on hidden costs 

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Reforming poorly designed power sector subsidies would recover an additional $2.2 billion 
a year in investment resources for the sector 
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Power  prices  have  risen  substantially  in  recent  years  but  have  not  kept  up  with  escalating 
costs  (see  figure).  As  a  result,  underpricing  of  power  is  widespread  across  Africa,  with  most 
countries  recovering  no  more  than  their  operating  costs.  In  the  worst  cases—Democratic 
Republic of Congo, Malawi, and Zambia—underpricing is so serious that utilities capture less 
than half of the revenues they need to operate, creating an economic burden in excess of 2 
percent of GDP. 
 
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Because  few  low‐income  households  in  Africa  are  connected  to  the  electrical  grid,  power 
subsidies largely fail to benefit the poor. The more‐affluent households that currently receive 
power are able to afford tariffs closer to cost‐recovery levels, except in countries that rely on 
very  costly  small‐scale  diesel  generation.  However,  as  regional  power  trade  develops  and 
production  costs  drop  across  the  board,  tariffs  that  cover  utilities’  costs  would  become 
affordable for the majority of African power consumers. 
  
Electricity costs and revenues by type of power system($/kwh) 

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Even if inefficiencies and underpricing could be eliminated, a funding gap of $26 billion per 
year would remain 
 
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Additional funding is needed to bridge that gap. External financing for Africa’s power sector 
had almost collapsed by the mid‐1990s. In recent years, however, it underwent a broad‐based 
resurgence,  with  simultaneous  growth  in  development  assistance  from  donors  within  the 
Organisation  for  Economic  Co‐operation  and  Development,  south‐south  cooperation  from 
non‐OECD  countries,  and  in  private  participation  in  infrastructure,  primarily  for  the 
development  of  3,000  megawatts  of  independent  power  projects,  most  based  on  thermal 
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generation (see figure). But at just under $5 billion per year in 2007—before the onset of the 
global  financial  crisis—external  finance  still  falls  well  short  of  what  is  needed  to  bridge  the 
financing gap in Africa’s power sector. 
 
Non‐OECD  countries,  particularly  China,  have  emerged  as  major  new  power  financiers  in 
Africa. Chinese funding is focusing on the development of some 10 large hydropower projects 
that, once completed, would create 6,000 megawatts of new capacity. 
 
While  the  external  sources  that  have  appeared  to  date  are  important,  they  are  unlikely  to 
provide  resources  on  the  scale  required.  To  make  substantial  progress  on  Africa’s  power 
sector  agenda,  domestic  public  investment  will  have  to  increase.  Improving  the 
creditworthiness of power utilities, through the various reform  measures already described, 
could pave the way for these companies to access capital markets directly. 
  
 External financing commitments for the African power sector have picked up 

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Analysis of infrastructure in Africa (*) 
 
Infrastructures and economic growth in Africa 
 
Africa trails other regions in infrastructure, and that lag suppresses growth and 
productivity. If Sub‐Saharan Africa could achieve the infrastructure development of 
Mauritius, annual GDP growth in the region would rise by more than two percentage 
points. 
 
Benchmarking  infrastructure  services  and  prices  within  Africa  and  across  other  developing 
regions helps identify the main challenges. 
 
Infrastructure has been a major driver of strong economic growth in Africa in recent 
years—but better infrastructure could make an even greater contribution 

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Recent improvements in information and communication technology have added as much as 
one percentage point to the per capita growth rate in Africa, more than the contribution made 
over the same period by ambitious macroeconomic stabilization and structural policies. 
  
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Not  all  forms  of  infrastructure  have  contributed  equally  to  growth,  however.  The  spread  of 
telecommunications has made the greatest contribution (see figure). In contrast, deficiencies 
in  the  power  sector  have  had  a  retarding  effect,  reducing  per  capita  growth  for  Africa  as  a 
whole  by  0.11  percentage  points  and  for  Southern  Africa  by  as  much  as  0.20  percentage 
points. Improving Africa’s infrastructure to the level enjoyed today by the regional leader on 
infrastructure,  Mauritius,  could  add  as  much  as  2.2  percentage  points  to  annual  per  capita 
growth. 
  
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Changes  in  regional  growth  ascribable  to  changes  in  different  kinds  of  infrastructure 

 
 
In  many  countries,  limitations  in  infrastructure,  particularly  power,  depress  productivity  at 
least as much as red tape, corruption, and lack of finance 
 
According to enterprise surveys, deficient infrastructure depresses firm productivity by around 
40  percent.  For  a  subset  of  countries—among  them  Botswana,  Ethiopia,  and  Mali—power  is 
the most limiting infrastructure factor, cited as a major business obstacle by more than half of 
firms  in  more  than  half  of  countries  (see  figure).  Poorly  functioning  ports  and  slow  customs 
clearance are significant constraints for Burkina Faso, Cameroon, and Mauritius. Deficiencies in 

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broader  transport  infrastructure  and  information  and  communication  technology  are  less 
prevalent overall but acute in some countries, such as Benin and Madagascar. 
 
 Contribution of infrastructure to total factor productivity of firms: 

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On  several  basic  infrastructure  indicators,  low‐  and  middle‐income  African  countries  lag 
behind their peers in the developing world 
 
The  gap  is  particularly  noticeable  in  the  density  of  paved  roads,  power‐generation  capacity, 
and  coverage  of  telephone  landlines.  This  has  not  always  been  the  case.  In  the  1960s  (for 
roads),  1970s  (telephones),  and  1980s  (power),  Africa’s  stocks  were  quite  similar  to  those  in 
South and East Asia. Over time, Africa expanded its infrastructure stocks more slowly than did 
other developing regions, and a gap opened (see figure). 
 
The  comparison  with  South  Asia—where  per  capita  incomes  are  similar  to  Africa’s—is 
particularly  striking.  In  1970,  Sub‐Saharan  Africa  had  almost  three  times  more  electrical 
generating  capacity  per  million  people  as  South  Asia.  By  2000,  however,  South  Asia  had  left 
Africa  far  behind—it  now  has  almost  twice  the  generating  capacity  per  million  people. 
Similarly, in 1970, Africa had twice the landline telephone density of South Asia, but by 2000 
South Asia had drawn even. 
  

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Growth of Africa’s infrastructure stocks compared with Asia’s 

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Infrastructure endowments vary widely within Africa 
 
Substantial  regional  variations  in  infrastructure  existed  at  the  time  of  independence  in  the 
early  1960s,  particularly  in  paved  roads,  generating  capacity,  and  telephone  landlines. 
Southern  Africa  started  with  relatively  high  endowments  and  achieved  some  of  the  highest 
annual  growth  rates  in  infrastructure  stocks  over  the  last  four  decades,  thereby  retaining  its 
leading position. At the other end of the spectrum, East Africa tends to have the lowest stocks 
of most forms of infrastructure. 
 

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There  is  also  a  striking  diversity  in  outcomes  across  these  different  groups  of  countries  (see 
table).  The  infrastructure  gap  between  Africa’s  middle‐income  countries  and  the  continent’s 
poorer  countries  is  to  be  expected,  as  is  the  lag  associated  with  the  fragile  states.  However, 
especially  striking  is  the  extent  to  which  resource‐rich  countries  lag  behind  others  in  their 
infrastructure  endowment,  despite  their  greater  wealth.  In  recent  years,  resource‐rich 
countries  have  devoted  their  additional  wealth  not  to  infrastructure  development  but  to 
paying off foreign debt. Poor governance (corruption) may also prevent the transformation of 
natural‐resource wealth into infrastructure. 
  
Intraregional perspective on Africa’s infrastructure deficit 

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The  prices  paid  by  African  consumers  for  infrastructure  services  are  exceptionally  high  by 
global standards 
 
The  tariffs  charged  in  Africa  for  power,  water,  road  freight,  mobile  telephone  service,  and 
 
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Internet access are several multiples of those paid in other parts of the developing world (see 
table).  There  are  two  explanations  for  Africa’s  high  prices.  First,  the  cost  of  providing  these 
services  is  genuinely  higher  in  Africa  than  elsewhere  owing  to  the  small  scale  of  production, 
the  use  of  suboptimal  technologies,  and  the  inefficient  use  of  resources  by  ineffective 
management.  Second,  the  high  prices  reflect  the  general  absence  of  competition  and 
inadequate price regulation. 
 
Power  provides  the  clearest  example  of  a  sector  where  costs  are  genuinely  higher  in  Africa 
than elsewhere. Many small countries rely on small‐scale diesel generation that can cost up to 
$0.40 per kilowatt hour in operating costs alone—about three times as high as countries with 
larger power systems (above 500 megawatts), which typically are hydro‐based. On the other 
hand, high road freight tariffs in Africa can be traced to excessive profit margins made possible 
by the absence of competition—often because of restrictive market regulation. 
   
Africa’s high‐cost infrastructure 

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Infrastructure spending needs 
 
To  build  the  infrastructure  it  needs  to  support  growth  and  meet  stated  development  goals, 
Africa will have to spend about $93 billion a year for a decade. Two‐thirds of that sum would 

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be for investments; the remaining third for maintenance. 
 
AICD has produced detailed estimates of infrastructure spending needs for individual sectors 
and  countries  in  Africa,  taking  into  account  new  investments,  the  refurbishment  of  existing 

 
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infrastructure, and ongoing operations and maintenance. 

To close the infrastructure gap with other regions, meet the Millennium Development Goals, 
and achieve national targets in Sub‐Saharan Africa within 10 years, an annual investment of 
$93 billion would be required 
 
A study recently conducted in 24 African countries shows that the poor state of infrastructure 
in  Sub  Saharan  Africa  –  its  electricity,  water,  roads,  and  information  and  communications 
EE
technology  (ICT)  –  cuts  national  economic  growth  by  2  percentage  points  every  year  and 
reduces business productivity by as much as 40 percent. 
 
“Africa’s  Infrastructure:  A  Time  for  Transformation”  finds  that  Africa  has  the  weakest 
infrastructure  in  the  world,  but  ironically  Africans  in  some  countries  pay  twice  as  much  for 
basic  services  as  people  elsewhere.  This  study  argues  that  well  functioning  infrastructure  is 
essential  to  Africa’s  economic  performance  and  that  improving  inefficiencies  and  reducing 
waste could result in major improvements in African’s lives. 
 
The necessary expenditure represents 15 percent of the region’s gross domestic product (GDP) 
and more than twice the amount estimated by the Commission for Africa in 2005. About two‐
thirds  of  the  total  represents  capital  expenditure  to  fund  the  creation  of  new  infrastructure 
assets and the rehabilitation of existing assets that have fallen into disrepair (see table). The 
remaining  one‐third  is  needed  to  operate  and  maintain  new  and  existing  infrastructure.  The 
power sector accounts for 40 percent  of the required investment.  Transport and water each 
account for a further 20 percent. 
 
Only  a  portion  of  the  needed  investment  is  presently  being  made.  The  difference  between 
needed  investment  and  present  investment  is  the  “financing  gap,”  which  is  discussed  in  the 
next  section.  The  spending  needs  presented  here  are  based  on  the  objective  of  redressing 
Africa’s infrastructure backlog within 10 years. If the horizon is extended, reaching the targets 
may become less daunting. 
  
Overall infrastructure spending needs for Sub‐Saharan Africa 

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The  burden  of  meeting  these  spending  needs  looks  daunting  for  the  region’s  low‐income 
countries, particularly the fragile states 
 
In  dollar  terms,  the  investment  estimates  divide  fairly  evenly  among  the  middle‐income 

 
N
countries, the resource‐rich countries, and low‐income non‐fragile states (each group requiring 
investments of $28 to $30 billion a year), whereas the needs of the low‐income fragile states 
are somewhat lower in absolute terms, at $13 billion a year. 

Nevertheless,  the  burden  that  the  required  spending  represents  for  the  national  economy 
varies hugely across the country groups. Whereas middle‐income and resource‐rich countries 
would have to spend no more than a challenging but potentially feasible 10 to 13 percent of 
GDP  to  close  the  infrastructure  gap,  low‐income  non‐fragile  states  would  need  to  spend  an 
EE
implausible 23 percent of their GDP, and fragile states an impossible 37 percent of GDP. 
 
Economic burden of infrastructure spending needs for different types of countries 

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The  largest  spending  needs  are  those  of  the  power  sector  in  Sub‐Saharan  Africa—a 
staggering $41 billion per year 
 
Investment  on  this  scale  would  allow  the  refurbishment  of  more  than  44,000  megawatts  of 
existing generation capacity, plus the addition of 7,000 megawatts of new generation capacity 
each  year—about  half  in  the  form  of  multipurpose  hydropower  development.  By  contrast, 
over the past decade, the region added just 1,000 megawatts of new capacity each year, not 
even enough to keep up with population growth. The investment would also develop 22,000 
megawatts  of  cross‐border  transmission  capacity  to  support  regional  trading  of  power,  a 
necessary step in achieving economies of scale in power generation. It would also allow for the 
creation  of  five  million  new  household  connections  each  year,  the  minimum  needed  for 
electrification  rates  to  continue  to  grow  at  the  modest  pace  of  one  percentage  point  each 
year.  Almost  half  of  the  power  spending  needs  relate  to  the  Southern  African  Power  Pool, 
which is Africa’s largest power market, centered in South Africa (see table). 
  
 
Power spending needs, by African region 

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The annual spending needs of the region’s water and sanitation sector are $22 billion, much  
 

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The  MDG  target  for  access  to  safe  water  is  75  percent  of  the  population  by  2015,  versus  58 
percent in 2006. The target for improved sanitation is 63 percent of the population by 2015, 
versus 31 percent in 2006. To meet the water goal, the number of people with access to safe 
water must increase by 28.9 million a year, compared with recent progress of just 10.5 million 
a  year.  To  meet  the  sanitation  goal,  the  number  of  people  with  access  to  improved  service 

 
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would need to increase by 34.5 million a year, compared with recent progress of 7.1 million a 
year.  About  two‐thirds  of  the  estimated  spending  is  needed  to  extend  services  to  unserved 
populations and to rehabilitate existing networks (see table). 

Although  the  size  of  the  unserved  population  is  smaller  for  water  than  for  sanitation,  the 
associated  investments  are  greater  for  water  because  of  the  high  cost  of  extending  water‐
supply networks, whereas improved sanitation often can be provided through less costly on‐
site facilities. Estimates assume that the relative prevalence of different water and sanitation 
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modalities—such as boreholes, standposts, and private taps—would remain broadly similar to 
what they are today. 
 
Water and sanitation spending needs 

 
 
Africa’s  transport  sector  requires  some  $18  billion  in  annual  investment,  almost  half  for 
operations and maintenance 
 
This is the level of spending required to give the region the connectivity it will need to ensure 
future growth (see table). The challenges are great. Connecting capital cities with international 
border  crossings  and  major  deep‐sea  ports,  for  example,  would  require  a  100,000  kilometer 
network of regional roads, and significant upgrades have to be made to associated regional rail 
corridors and major port and airport hubs. 
  
Extending  the  regional  road  network  by  a  further  150,000  kilometers  would  allow  provincial 
capitals and cities of 25,000 or more people to be linked to their respective national capitals. 

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An additional 600,000 kilometers would provide all‐season road access to populations living on 
good  agricultural  land.  In  urban  areas,  an  additional  46,000  kilometers  of  paved  roads  are 
needed to improve mobility within cities. The costs of improving regional, national, and rural 
road connectivity are roughly equal in magnitude, ranging from $2.4 to 2.9 billion each year. 
  
Transport spending needs  

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At  $9  billion  annually,  Africa’s  need  for  investment  in  information  and  communication 
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technology  is  relatively  modest,  and  most  of  the  needed  investment  could  be  provided  by 
the private sector 
 
Private  investment  has  been  the  driving  force  behind  the  exponential  growth  of  mobile 
telephone  access  in  Africa  over  the  last  decade.  As  a  result  of  those  investments,  the 
percentage  of  Africa’s  population  living  within  range  of  a  global  systems  mobile  signal  rose 
from  5  percent  in  1999  to  57  percent  in  2006,  as  more  than  100  million  Africans  became 
mobile‐telephone  subscribers.  Strong  market‐driven  investment  in  the  sector  is  expected  to 
continue; however, modest levels of public subsidy will likely be needed to achieve universal 
access in rural areas. A public subsidy of $0.2 billion per year over the next decade would be 
needed  to  extend  a  voice  signal  to  the  estimated  5  percent  of  the  population  who  are  not 
commercially attractive to serve, concentrated mainly in sparsely settled areas. 
 
 An annual subsidy of similar magnitude would be required to provide a modest public‐access 
broadband service using WiMAX technology. Higher‐speed broadband access, however, would 
entail  substantial  development  of  fiber‐optic  cables  around  the  continent.  Private  finance 
would likely be forthcoming for the segments with the highest traffic. But the more ambitious 
the  aspirations  for  extending  connectivity,  the  larger  the  component  of  public  finance 
required. 
 
To  develop  the  economically  viable  irrigation  schemes  necessary  to  boost  Africa’s 
agricultural productivity, the continent requires $3.3 billion per year in investment 
 

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At present, only six million hectares of African farmland are irrigated—less than 20 percent of 
the  total  cultivated  area  deemed  to  be  suitable  for  irrigation  from  an  agro‐ecological 
perspective.  Furthermore,  because  of  poor  maintenance  and  mismanagement,  irrigation 
systems on a quarter of the presently irrigated area have fallen into disuse and would require 
significant rehabilitation efforts to be returned to service. 
 
An additional 7 million hectares could be opened up to irrigation if spending could be raised to 
$3.3  billion  a  year.  The  bulk  of  this  would  be  small‐scale  irrigation  with  the  remainder 
consisting of large‐scale schemes associated with large or existing dams. 
 
In general, average economic returns on small‐scale schemes (at 25 percent) are substantially 
higher than those on large‐scale schemes (16 percent). These results are highly sensitive to the 
assumed  costs  of  irrigation  development:  $3,000  per  hectare  for  water  distribution  from 
existing  large‐scale  dams,  and  $2,000  per  hectare  for  on‐farm  investment  under  small‐scale 
schemes. If higher costs are assumed, the number of viable hectares declines sharply. In most 

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cases,  irrigation  is  found  to  be  viable  only  when  high‐revenue‐yielding  crops  are  grown, 
generating at least $2,000 per hectare per year. The areas in which irrigation investments can 
be justified simply to grow staple food crops are small. 
  
Irrigation spending needs 

 
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Spending Patterns 
 
Africa’s infrastructure spending needs are substantial. Africa already spends $45 billion a year 
on  infrastructure,  two‐thirds  of  which  is  domestically  financed  from  taxes  and  user  charges. 
Most financing for capital investment is obtained from external sources. By taking a detailed 
look  at  government  budgets,  as  well  as  financial  accounts  of  the  various  state‐owned 
enterprises  and  quasi‐governmental  entities  that  provide  infrastructure  services,  AICD  has 
traced the patterns of expenditure in recent years, providing a detailed picture of how current 
resources are being used. 
 
Africa is already spending $45 billion a year to address its infrastructure needs—about half 
of the amount needed to achieve its goals and to catch up with other developing regions 
 
Existing spending on infrastructure in Africa is higher than previously thought, once off‐budget 
spending  (including  state‐owned  enterprises  and  extra‐budgetary  funds)  and  external 
financing  (aid  and  private  participation  in  infrastructure)  are  taken  into  account  (see  table). 
Some countries already spend more than enough in some infrastructure sectors to cover the 
needs identified by AICD. 
 
 Existing spending on Africa’s infrastructure needs 

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Middle‐income  countries  spend  the  most  on  infrastructure  in  absolute  terms,  but  low‐

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income states make the greatest effort relative to the size of their economies 
 
In  absolute  dollar  terms,  by  far  the  highest  spending  takes  place  in  the  few  middle‐income 
countries  of  the  region,  reflecting  their  much  larger  purchasing  power.  Fragile  states,  by 

  
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contrast, spend very little in absolute terms. But when spending is expressed as a percentage 
of  gross  domestic  product,  the  two  country  groups  spend  similarly,  devoting  around  5  to  7 
percent of their GDP to infrastructure (see figure). 

The  nonfragile  low‐income  states,  by  contrast,  make  a  substantially  larger  effort,  devoting 
some 9 percent of GDP to infrastructure. Overall, capital spending on infrastructure absorbs 4 
percent  of  Sub‐Saharan  Africa’s  GDP.  Compare  this  with  China,  which  by  2006  had  raised 
infrastructure capital spending to 14 percent of GDP. 
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The  economic  burden  of  existing  infrastructure  spending  in  different  types  of  countries 

 
 
Domestic  public  finance  contributes  about  half  of  total  infrastructure  spending—and  much 
more in middle‐income countries—with the balance coming from external sources 
 

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The public sector is by far the region’s most important source of finance for infrastructure. In 
most  African  countries,  domestic  public  sector  resources—comprising  tax  revenues  and  user 
charges—contribute about half of total infrastructure spending. The balance is provided by a 
range of external sources, including official development assistance from the countries of the 
Organisation  for  Economic  Co‐operation  and  Development,  official  finance  from  non‐OECD 
countries (such as China, India, and countries in the Middle East), and private participation in 
infrastructure. 
 
Most external finance is used for investment—broadly defined to include asset rehabilitation 
and  reconstruction—and  in  most  cases  does  not  provide  for  operation  and  maintenance.  In 
recent  years,  private  participation  in  infrastructure  has  been  the  largest  source  of  external 
finance,  followed  by  aid.  In  the  middle‐income  countries  of  the  continent,  domestic  public 
sector resources account for the bulk of spending on all types of infrastructure. 
 
Clear patterns of specialization can be found among sources of external finance 

I
 
Across sectors, private participation in infrastructure is strongly concentrated on information 
and  communication  technology,  which  offers  the  highest  commercial  returns  of  any 
infrastructure sector. OECD aid has tended to focus on public goods with high social returns, 
notably roads and water. Much of the finance obtained from non‐OECD countries has gone to 

  
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energy and, to a lesser extent, railways that serve industrial and mining sites. 

Across  countries,  private  participation  in  infrastructure  has  been  strongest  in  the  middle‐
income countries and resource‐rich countries, where the ability to pay for services is greatest. 
Non‐OECD finance has been concentrated in resource‐rich countries, where the links between 
infrastructure  and  resource  development  are  strong.  Most  OECD  aid  flows  are  to  other  low‐
income states with limited domestic resources but fairly good institutional capacity. The fragile 
states get relatively little aid from any source. 
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Sources of financing for capital investment in infrastructure 

 
 
Efficiency Gap 
 
Africa already devotes significant resources to infrastructure, but not all of those resources are 
being  effectively  used.  Large  sums  are  lost  to  inefficiency.  By  comparing  Africa  with 
international  best  practice,  AICD  quantified  the  major  inefficiencies  and  identified  policy 
measures to redress them. Key measures include prioritizing budget allocations, raising budget 

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execution,  improving  revenue  collection,  reducing  overstaffing,  increasing  cost  recovery, 


ensuring  adequate  maintenance,  and  reducing  distribution  losses.  Those  steps  could  cut 
Africa’s infrastructure spending requirements by $17 billion each year. 
 
Africa’s  infrastructure  providers  waste  $7.5  billion  a  year  on  inefficiencies  such  as 
overstaffing, distribution losses, undercollection of revenue, and poor maintenance. 
 
State‐owned enterprises typically retain more employees than they need, often in response to 
political pressure to provide jobs. This issue affects state‐owned enterprises across the board, 
but it is particularly prevalent among state‐owned telecommunications companies. The excess 
wage bill associated with such companies amounts to some $1.3 billion each year (see table). 
  
African  power  and  water  utilities  suffer  distribution  losses  that  are  twice  as  high  as 
international  benchmarks,  costing  the  region  $1.8  billion  a  year.  Part  of  the  problem  is  poor 
network  maintenance,  which  leads  to  physical  leakage.  Poor  network  management  permits 

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clandestine connections and various forms of theft. 
  
Power and water utilities also face serious problems in collecting their bills, largely because of 
social and political impediments to disconnecting services, which have produced a culture of 
nonpayment. Under collection of fuel taxes is also problem in the road sector, amounting to 

   
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$2.9 billion a year. 

Maintenance  of  infrastructure  assets  is  often  deferred  to  the  point  where  the  assets  must 
undergo rehabilitation, which is usually much more costly than preventive maintenance. While 
it  is  hard  to  document  the  precise  extent  of  under  maintenance,  the  fact  that  30  percent  of 
Africa’s infrastructure assets are in need of rehabilitation illustrates the scope of the problem. 
For roads alone, under maintenance leads to excess capital spending of $1.4 billion a year, as 
countries continually reconstruct the same assets rather than create new ones. 
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Potential gains from improving operational efficiency of infrastructure service providers 

 
 
Owing to social and political pressures, infrastructure services are typically sold at prices well 
below the full capital costs of production, a habit with a price tag of $4.7 billion a year. 
 
Two‐thirds of African power and water utilities apply tariffs that comfortably cover operating 
costs, but only one‐fifth of the same utilities fully recover their capital costs. If operating costs 
were fully recovered by all African power and water utilities, the savings would be $2.5 billion 
a year. Full recovery of operating costs and capital costs would save $4.7 billion a year. Raising 
tariffs to cost‐recovery levels is easier said than done, as it raises a host of social and political 
challenges. 
  
Under  pricing  is  also  apparent  in  the  road  sector.  There  has  been  a  widespread  movement 
toward  the  use  of  fuel  levies  and  taxes  as  indirect  user  charges.  For  this  tactic  to  work, 

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however,  fuel  levies  must  be  set  high  enough  to  cover  the  maintenance  costs  of  the  road 
network.  Comparing  existing  fuel  levies  with  the  levels  needed  to  assure  road  maintenance 
makes  it  possible  to  estimate  the  extent  of  under  pricing.  Even  if  fuel  levies  were  fully 
collected,  only  one‐third  of  African  countries  would  fully  cover  maintenance  costs.  It  is 
estimated that the overall revenue shortfall amounts to $0.6 billion a year.   
   
Potential gains from improving cost recovery from infrastructure services 

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Although  funding  for  infrastructure  falls  short,  some  countries  appear  to  be  over‐funding 
some forms of infrastructure by as much as $3.3 billion a year. 
 
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Although funding for infrastructure is generally in short supply, some forms of infrastructure 
are  overfunded.  Most  of  the  overspending  is  found  in  countries  that  have  maintained  state 
ownership  of  telecommunications  monopolies.  By  ruling  out  competition  in  this  dynamic 
sector, monopolies deprive the state of future tax revenues from expanded  business activity 
while using scarce public resources for activities that can be provided by the market. Transport 
is  the  other  sector  that  presents  opportunities  for  budget  reallocations,  particularly  in  low‐
income countries that overinvest in the construction of road networks while under investing in 
EE
their maintenance. 
  
Potential gains from more efficient allocation of existing infrastructure spending 

 
 
More  thorough  execution  of  capital  budgets  could  raise  effective  investment  in 
infrastructure by $1.9 billion a year. 
 
Central governments often have trouble spending the sums they budget for infrastructure. On 
average, African countries leave unspent one‐quarter of their capital budgets and one‐third of 
their recurrent budgets for a given fiscal year (see table). Poor timing of project appraisals and 
late  releases  of  budgeted  funds,  often  because  of  procurement  problems,  prevent  resources 
from being used within the budget cycle. Delays in fund releases are also associated with poor 
project  preparation,  leading  to  changes  in  the  terms  agreed  with  contractors  in  the  original 
contract  (deadlines,  technical  specifications,  budgets,  costs,  and  so  on).  In  other  cases, 
budgeted  funds  are  reallocated  in  response  to  political  or  social  pressures.  Historically,  the 

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roads sector is where budgets have been the most consistently under spent—sometimes by as 
much as 60 percent. 
  
 If the bottlenecks in capital execution could be resolved, countries could increase their capital 
spending  by  about  30  percent  without  any  increase  in  current  budget  allocations.  The 
associated savings of $1.9 billion suggests that the resolution of these planning, budgeting, and 
procurement challenges should be central in the region’s reform agenda. 
  
Budget  variation  ratios  for  capital  spending  in  infrastructure  sectors,  by  country  type 
(averages) 
 

I
 

 
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More  efficient use  of existing resources could release  an  additional $17.4 billion in finance 
for infrastructure each year. 

More efficient use of existing resources could release an additional $17.4 billion in finance for 
infrastructure each year. The largest potential gains ($7.5 billion a year) come from addressing 
operating  inefficiencies,  notably  better  road  maintenance  and  greater  efficiency  of  power 
 

utilities.  The  second‐largest  potential  gain  ($4.7  billion  a  year)  would  come  from  raising  user 
EE
charges  for  infrastructure  services.  Better  pricing  of  power  would  produce  the  greatest 
dividends. The next‐largest saving ($3.3 billion a year) is to be had through better allocation of 
existing  resources  across  sectors,  as  resources  are  transferred  from  areas  that  seem  to  be 
overfunded  to  those  that  are  clearly  underfunded.  Finally,  raising  budget‐execution  ratios 
through  improvements  in  the  public  expenditure  framework  could  capture  a  further  $1.9 
billion a year. 
 
Potential gains from higher efficiency and the remaining funding gap 

 
 
Funding Gap 

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Maintaining  present  levels  of  expenditure  on  infrastructure  and  eliminating  operational 
inefficiencies  will  not  be  enough  to  provide  all  of  the  funding  needed  to  meet  Africa’s 
infrastructure needs. How much more will be required to close Africa’s infrastructure funding 
gap? AICD identified the countries and sectors that are likely to face the highest deficits. For 
countries  where  the  funding  gap  appears  insurmountable,  low‐cost  technologies  offer 
alternative ways of meeting infrastructure targets. 
 
A  substantial  infrastructure  funding  gap  would  remain  even  if  all  inefficiencies  were 
eliminated 
 
About  three‐quarters  of  the  $31  billion  annual  gap  relates  to  capital  spending  and  the 
remainder to operations and maintenance. The power sector accounts for about $23 billion of 
the  gap;  water  supply  and  sanitation  for  an  additional  $11  billion  per  year.  AICD  found  no 
financing  gap  for  information  and  communication  technology  or  transport,  except  in  fragile 

I
states. 
 
The  bulk  of  the  financing  gap  appears  in  the  resource‐rich  and  low‐income  countries. 
Considered as a percentage of gross domestic product, the shortfall is least burdensome (2 to 
4  percent  of  GDP)  for  the  resource‐rich  and  middle‐income  countries.  The  nonfragile  low‐
N
income  countries  as  a  group  face  a  shortfall  of  9  percent  of  GDP,  and  the  fragile  states  an 
insurmountable 25 percent. 
 
Closing  the  infrastructure  financing  gap  will  require  raising  additional  funds,  but  that  is  only 
part of the answer. Lower‐cost technologies and other efficiencies will be important as well. 
 
All major sources of additional finance for African infrastructure have been affected by the 
global financial crisis 
EE
 
External  finance  for  Africa’s  infrastructure  was  buoyant  in  the  years  leading  up  to  the  global 
financial  crisis  of  2008/09,  swelling  from  $4  billion  in  2002  to  $20  billion  in  2007.  Over  the 
same  period,  domestic  public  finance  in  many  countries  also  benefited  substantially  from 
strong economic growth and high prices for natural resources. 
  
However,  the  current  global  financial  crisis  has  put  the  brakes  on  all  of  these  sources  of 
finance.  Domestic  public  finance,  the  largest  source  of  funding  today,  shows  little  scope  for 
increase.  Historical  evidence  suggests  that  infrastructure  spending  suffers  disproportionately 
during periods of fiscal compression. Aid may not grow as promised—indeed, it may shrink—
because of budget pressures in OECD countries, although strong replenishments of multilateral 
agencies in the mid‐2000s, as well as natural lags in implementing projects financed under the 
recent scale‐up, could help to cushion the blow.   
  
The future of finance from non‐OECD donors is also unclear, as the economies that have been 
providing  these  resources  have  slowed  with  the  economic  recession.  Private  participation  in 
infrastructure is highly sensitive to the downturn in global markets, as the credit crunch makes 
it increasingly difficult for deals to reach financial closure. Finally, local capital markets have so 
far  contributed  little  to  infrastructure  finance,  except  in  South  Africa.  They  could  eventually 
become more important in some of the region’s larger economies, but it will take some time 
to implement the necessary financial market reforms. 
 

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By  extending  the  time  horizon  to  between  13  and  30  years,  most  countries  could  meet 
current  infrastructure  targets  within  their  present  budget  envelope—but  only  if  efficiency 
were improved 
 
The  spending  needs  presented  here  are  based  on  the  objective  of  redressing  Africa’s 
infrastructure backlog within 10 years. To meet this target, middle‐income, resource‐rich, and 
low‐income nonfragile states would need to increase their current infrastructure spending by 
50 to 100 percent, while the fragile states would need to increase theirs by an impossible 350 
percent. 
 
Extending the time  horizon for the achievement of these goals could make  the targets more 
affordable.  But  how  long  a  delay  would  be  needed  to  make  the  infrastructure  targets 
attainable without increasing existing spending envelopes? The answer is that the time horizon 
would need to be lengthened from 10 years to more than 30 years for most of these countries 
to  be  able  to  meet  the  targets  with  their  existing  resource  envelopes  (left‐hand  panel  in 

I
figure). For the low‐income fragile states, the existing resource envelope would still need to be 
doubled, even with a 30‐year delay. 
 
If countries are able to  capture  the various efficiency gains identified, the story is altogether 
different. In this case, the time horizon would need to be lengthened from 10 years to 13 years 
N
for  middle‐income  countries,  from  10  years  to  20  years  for  resource‐rich  countries  and 
nonfragile low‐income countries, and from 10 years to 30 years for low‐income fragile states 
(right‐hand panel in figure). These findings underscore the long‐term importance of addressing 
efficiency issues, since the associated benefits compound over time. 
  
Variation  in  resources  needed  to  meet  infrastructure  targets  as  time  horizon  lengthens 
EE

 
 
By  adopting  lower‐cost  technologies  that  allowed  more  people  to  be  served  more  quickly, 
savings of about 30 percent could be achieved for some types of infrastructure 
 
There are alternative ways of meeting any infrastructure target, with each alternative having a 
unique profile of cost and quality. Where budgets are constrained, policy makers face a choice 
between  providing  a  high  level  of  service  to  a  few  people  or  a  lower  level  of  service  to  a 
broader  cross‐section  of  the  population.  Critical  trade‐offs  must  be  considered.  For  these 
reasons,  one  should  not  jump  to  the  conclusion  that  a  high  level  of  service  is  always  in  a 
country’s best interest. 
  
The  range  of  cost‐saving  technologies  varies  considerably  across  sectors.  A  wide  range  of 
alternatives  exists  for  water  and  roads,  for  example.  Unfortunately,  for  the  power  sector, 

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where the greatest investment is needed, there are few alternatives for reducing the cost of 
generating electricity. 
  
In the case of water and sanitation, the cost of achieving the Millennium Development Goals 
drops  by  30  percent  with  greater  reliance  on  lower‐cost  technologies.  This  saving  could  be 
achieved,  for  example,  if  all  additional  people  served  in  urban  areas  were  reached  by  public 
standposts and improved latrines rather than piped water and flush toilets, and if all additional 
people served in rural areas were reached by boreholes and traditional latrines as opposed to 
standposts  and  improved  latrines.  In  the  case  of  roads,  the  cost  of  reaching  regional  and 
national connectivity targets could be reduced by 30 percent by adopting lower standards for 
trunk roads. This saving could be achieved, for example, if a single‐surface‐treatment road in 
fair condition were substituted for an asphalt road in good condition. 
 
Poverty and Inequality 
 

I
Coverage  of  infrastructure  services  is  lower  in  Africa  than  in  other  parts  of  the  world  and  is 
skewed  in  favor  of  affluent  households.  Millions  of  poor  households  in  Africa  lack  access  to 
even the most basic infrastructure services, and universal access to modern services is 50 years 
away in most countries. AICD examined the extent to which African households can afford to 
pay  for  modern  infrastructure  services  and  whether  African  governments  can  afford  to 

 
N
subsidize services for those who cannot afford them. 

The  extent  of  coverage  of  modern  infrastructure  services  in  Africa  is  very  low  by  global 
standards—and it has not expanded since 1990 
 
The  extent  of  coverage  of  modern  infrastructure  services  in  Africa  is  very  low  by  global 
standards—and it has not expanded since 1990 (see figure). Two divergent trends contribute 
to this picture: service coverage in rural areas has seen modest improvements, while in urban 
EE
areas it has actually declined. Overall, less than half a percent of the continent’s population is 
being  newly  covered  each  year  by  piped  water  and  flush  toilets,  but  around  1.5  percent  are 
gaining  new  access  to  electricity  and  cellular  telephony.  These  rates  are  well  below  the 
demographic growth rate of 2.5 percent per year for the region. As a result, universal access to 
modern infrastructure services is at least 50 years away for most countries. 
  
Stagnating coverage of network infrastructure services in Africa, 1990 to 2005 

 
 

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The  coverage  of  modern  infrastructure  services  is  almost  entirely  confined  to  more  affluent 
households (see figure). In urban areas, a significant share of the unserved are those who fail, 
often  but  not  always  because  of  inability  to  pay,  to  hook  up  to  nearby  networks,  suggesting 
that  raising  coverage  is  not  only  a  matter  of  rolling  out  infrastructure  networks,  but  also  of 
addressing  demand‐side  barriers  that  prevent  take‐up  of  services.  These  include  high  and 
unaffordable  connection  charges,  as  well  as  legal  impediments  such  as  tenure  status  that 
prevent households from investing in home improvements. 
 
For the poorest 60 percent of households, coverage of most modern infrastructure services is 
below 10 percent 

I
 
N  
EE
Although nonpayment is rampant, the costs of utility services do appear to be affordable for 
the relatively affluent households who enjoy access 
 
Some 40 percent of people connected to infrastructure services do not pay for them, including 
20 percent of the most affluent customers. Does this simply reflect a culture of nonpayment, 
or  are  there  genuine  problems  of  affordability?  The  real  cost  of  providing  subsistence 
consumption of water or electricity typically ranges from $2 to $8 a month. The vast majority 
of people in Africa’s middle‐income countries should fully be able to afford bills at this level. So 
should  the  relatively  affluent  minority  that  today  enjoys  access  to  infrastructure  services  in 
Africa’s  low‐income  countries.  But  a  large  share  of  the  population  in  Africa’s  low‐income 
countries would struggle to afford such bills.   
 
The average African household of five persons has a monthly budget of less than $180 (falling 
to  $60  for  the  poorest  quintile).  At  least  half  of  this  modest  budget  is  spent  on  food,  but  a 
significant  portion  of  the  remainder—$15  to  $30  per  month—is  spent  on  infrastructure 
services (see figure). 

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Infrastructure  services  absorb  more  of  household  budgets  as  incomes  rise  

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Tariffs  for  power  and  water  services  are  heavily  subsidized  in  most  African  countries,  yet 
these subsidies largely bypass the poor, who are not even connected to services 
  N
On  average,  power  tariffs  recover  only  75  percent  of  full  costs,  and  water  tariffs  only  64 
percent. The resulting implicit service subsidies amount to as much as $3.9 billion a year, or 0.6 
percent  of  Africa’s  gross  domestic  product,  divided  evenly  between  power  and  water.  These 
subsidies, which benefit only the small group of affluent customers with access to service, are 
less equitable than other types of social expenditures (see figure). Expanding the same levels 
of subsidy to the entire population as access was expanded would be fiscally unsustainable for 
most countries. 
EE
 
One‐time capital subsidies to overcome barriers to service connection would be less costly in 
fiscal terms and potentially more equitable than consumption subsidies. Connection subsidies 
would also improve social welfare. Households without access to utility services pay prices that 
are much higher than utility charges for inferior substitutes. As a result, their consumption is 
severely rationed. 
  
Electricity and water subsidies do not reach the poor 

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Those without access to infrastructure services rely largely on traditional solutions that are 
cheap but often risky or inferior. The adoption of intermediate options is surprisingly low 
 
With  networked  infrastructure  services  unavailable  or  unaffordable,  millions  of  African 
 
EE
households continue to resort to alternatives. These traditional solutions—wells, unimproved 
latrines, kerosene lamps—are not only the most widespread forms of infrastructure service in 
Africa, they are also the fastest growing (see figure). 
  
Intermediate (or second‐best) options—such as public standposts for water supply, improved 
latrines  for  sanitation,  and  street  lighting  to  provide  basic  neighborhood  illumination—can 
provide  significantly  higher  levels  of  service  than  traditional  solutions  but  at  a  substantially 
lower cost than the more modern services. But the prevalence of these second‐best solutions 
is  surprisingly  low  in  Africa.  Even  where  they  exist  they  tend  to  cater  more  to  the  higher‐
income  groups  than  to  other  segments  of  the  income  distribution.  There  are  significant 
challenges in increasing the coverage of second‐best alternatives, particularly those that have 
the  characteristics  of  public  goods,  making  them  less  commercially  attractive  to  provide  and 
more complicated to operate and administer. 
   
Distributional incidence of alternative water and sanitation services 

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The business‐as‐usual approach to expanding service coverage in Africa does not seem to be 

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working—a major rethinking is needed 
 
Most African countries have pursued universal access by providing heavily subsidized first‐best 
options  such  as  piped  water  and  electricity.  This  approach  has  tended  to  bankrupt  and 
N
debilitate  sector  institutions  without  bringing  about  any  significant  acceleration  of  coverage. 
And  the  associated  public  subsidies  have  largely  bypassed  the  needy.  Few  services  and 
countries  are  expanding  coverage  at  rates  high  enough  to  outstrip  urbanization  and 
demographic growth. 
 
 Turning this situation around will require four changes to service expansion. First, expanding 
coverage  is  not  the  same  as  expanding  the  network.  Demand‐side  barriers  such  as  high 
connection  charges  and  legal  tenure  must  also  be  addressed.  Second,  unnecessary  subsidies 
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for  household  services  should  be  removed  to  improve  utilities’  cost  recovery  and  to  ensure 
that  they  become  or  remain  able  to  invest  in  service  expansion.  Third,  utility  subsidies  must 
become much better targeted to avoid waste and accelerate service expansion. Fourth, there 
is  a  need  for  realism  about  the  level  of  service  that  households  can  afford  to  pay  and  that 
governments  can  afford  to  subsidize.  Greater  emphasis  should  be  placed  on  second‐best 
solutions. 
 
Institutional Reform 
 
New roads, power plants, and irrigation systems will not yield lasting results without the right 
institutions  and  regulations.  Sound  sector  policies,  effective  regulation,  and  greater 
competition are needed to ease Africa’s infrastructure constraints. Access, service quality, and 
operational  efficiency—all  are  easier  to  achieve  when  relevant  institutions  function  as  they 
should.  AICD  examined  various  institutional  models  in  use  in  Africa,  efforts  to  strengthen 
institutions  that  affect  infrastructure,  and  the  effect  of  those  efforts  on  the  performance  of 
providers of infrastructure services. 
 
Africa’s institutional framework for infrastructure is no more than halfway along the path to 
best practice 
 
While  almost  all  African  countries  have  embarked  on  institutional  reforms,  on  average  no 
more  than  50  percent  of  good  institutional  practices  have  been  adopted.  The  variation  in 
performance  across  countries  is  great,  with  the  most  advanced  countries  (such  as  Kenya) 
scoring around 70 percent and those farthest behind (such as Benin) scoring 30 percent. 

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There is a reasonably strong correlation within countries between the quality of infrastructure 
institutions and the quality of institutions as a whole. Nevertheless, some countries do well on 
infrastructure  despite  broader  governance  limitations,  and  vice  versa.  Within  countries, 
progress  with  institutional  reform  in  one  infrastructure  sector  is  no  guarantee  of  progress  in 
another. This suggests that sector‐specific constraints may be as important as country‐specific 
constraints. It also points to the potential for greater cross‐fertilization of experiences across 
sectors within a country. 
 
Overall, institutional development in the utilities sector is well ahead of that in the transport 
sector,  with  the  telecom  sector  besting  them  both  (see  figure).  Across  all  countries  and 
sectors, the greatest progress has been in reforms that can be accomplished with the stroke of 
a  pen—that  is,  through  legislation.  By  contrast,  regulation  in  Africa  is  still  rudimentary,  with 
government  interference  continuing  to  undermine  regulatory  independence  in  many 
countries.  Governance  of  state‐owned  enterprises  lags  behind  other  areas  of  institutional 

I
reform, and the limited progress that has been made shows up primarily in improvements to 
internal managerial practices as opposed to the strengthening of external market disciplines.   
 
Private sector participation in infrastructure has had a difficult history in Africa, but in some 
sectors it has led to significant investment and performance improvements 
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The  extent  of  private  sector  participation  varies  significantly  across  sectors,  and  the  lessons 
learned must be nuanced accordingly (see table). Whereas some sectors display a significant 
degree of private sector participation leading to positive outcomes (mobile telephony, power 
generation,  airports  and  ports),  results  in  other  sectors  have  been  mixed  (roads,  power,  and 
water supply). A relatively high percentage of private sector contracts have been prematurely 
cancelled, particularly for power and water. In all infrastructure sectors, contract negotiation, 
monitoring, and enforcement have proven more time‐consuming and difficult than expected. 
EE
 
Despite  difficulties,  there  have  been  considerable  gains  from  private  participation.  A  higher 
degree of private sector involvement is associated with higher labor productivity, though the 
link  is  statistically  significant  only  in  the  case  of  electricity  and  ports,  and  somewhat  higher 
cost‐recovery  ratios.  In  telecommunications,  the  countries  with  above‐average  private 
involvement display higher access both in the fixed and mobile segments of the market. And 
more  extensive  private  involvement  in  ports  is  associated  with  above‐average  technical 
efficiency. 
  
Overview of African experience with private sector participation in infrastructure 

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Reforming governance of dominant state‐owned enterprises is a high priority, and incentive‐
based performance contracts and external audits appear to be effective measures 
 
State ownership of utilities is more prevalent in Africa than in any other world region—hence 
 

the  importance  of  institutional  reforms  that  focus  on  improving  governance  of  state‐owned 
enterprises. The track record so far has been modest, with only limited success in achieving full 
EE
corporatization  (which  would  include  establishing  limited  liability  and  introducing  rate  of 
return and dividend policies). Only the telecom sector can be reported as a success story, with 
electricity and water lagging behind. 
  
The  most  prevalent  corporate  governance  reforms  have  been  the  introduction  of  boards  of 
directors (even if the size tends to be either too small or too large compared to international 
standards),  selection  of  board  members  through  a  competitive  process  rather  than  direct 
appointments  by  line  ministries,  and  the  introduction  of  independent  directors.  Among  the 
most  effective  governance  reforms—in  terms  of  their  impact  on  enterprise  performance—
have been performance contracts with managerial incentives and independent external audits. 
   
 Links between selected governance reforms and performance indicators 

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Developing  independent  regulatory  agencies  in  Africa  has  been  challenging,  and  to  date 
there is little evidence of a positive impact on performance 
 
The countries of the region rank low on regulatory independence across all sectors, confirming 
that the standard international models of infrastructure regulation have not fit well in Africa. 
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Most  Sub‐Saharan  regulatory  agencies  are  embryonic,  short  on  funding  and,  in  many  cases, 
lacking in qualified personnel. Budgets vary considerably but tend to be modest, ranging from 
less than $300,000 to about $3,000,000 for electricity. Staffing also varies widely, from one or 
two people to a couple of dozen. 
 
Evidence  on  the  links  between  the  introduction  of  an  independent  regulator  and 
improvements in sector performance is weak overall (see table). A significant positive impact is 
discernible  only  in  telecommunications.  In  water,  where  state‐owned  enterprises  still 
EE
predominate, countries with an independent regulator perform no better than those without. 
  
Links between performance indicators and the presence or absence of regulation 

 
 
The  infrastructure  reforms  undertaken  across  the  continent  in  the  1990s  yielded  generally 
positive results 
 
The  reform  package  implemented  in  the  1990s  included  market  restructuring,  private 
involvement  (up  to  and  including  privatization),  independent  regulation,  and  enhanced 
competition.  Beneficial  outcomes  from  these  reforms  often  have  gone  unacknowledged  and 
underappreciated. But this set of reforms proved more difficult to apply in Africa than in other 
regions.  One  finds  in  Africa  numerous  failures  to  implement,  or  implement  fully,  the  policy 
package, renegotiations or cancellations of contracts with private providers, outcomes below 
expectations,  and  a  high  degree  of  official  and  public  skepticism  that  the  application  of  the 
standard  package  was  producing  (or  even  could  produce)  the  desired  results.  It  is  widely 
believed that a good part of the explanation for this situation lies in the relative weakness of 

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the  African  institutions  that  guide  and  oversee  infrastructure  sectors  and  firms,  public  and 
private. 
 
Urbanization 
 
The  urbanization  of  Africa  promises  great  economic  benefits,  but  so  far  the  pace  of 
urbanization has outstripped the delivery of infrastructure services. Roads are choked, power 
is  unreliable,  and  sanitation  is  poor.  Significant  investments  are  needed  to  make  cities  more 
productive  and  to  ensure  decent  living  conditions  for  growing  urban  populations.  Poorly 
functioning land markets, inadequate land‐use planning, and the weak financial base of most 
African cities are big parts of the problem.    
 
Africa is urbanizing fast, a change that can benefit rural and urban areas alike 
 
Africa is urbanizing fast, a change that is beneficial for rural and urban areas alike. Today, 66 

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percent of Africa’s population lives in rural areas, the vast majority several hours travel time 
from  a  mid‐sized  city  (see  table).  But  with  urban  growth  rates  of  3.9  percent  per  year,  this 
situation  is  changing  rapidly.  By  2020,  some  60  percent  of  Africa’s  population  will  be 
urbanized. 
 
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Urban  centers  contribute  to  national  economic  growth  by  increasing  individual,  firm,  and 
industry  productivity  through  agglomeration  economies,  by  increasing  household  welfare 
through social mobility and access to health services and education, and by promoting positive 
institutional change. Proximity to cities is critical to making the transition from subsistence to 
commercial  agriculture,  for  increasing  rural  incomes,  and  for  achieving  convergence  in  living 
standards. 
 
As is typical in the early phases of urbanization, urban household incomes are almost twice as 
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high as rural incomes. This differential mainly reflects the higher productivity of urban areas, 
which, though home to just one‐third of Africa’s population, account for 80 percent of its gross 
domestic product. 
  
Spatial distribution of Africa’s population by type of country and settlement 

 
 
Significant  investments  are  needed  to  make  cities  productive  and  to  ensure  decent  living 
conditions for growing urban populations 
 

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Restrictive  zoning  policies  and  a  shortage  of  affordable  plots  serviced  by  infrastructure 
networks have excluded the poor from urban development in many of Africa’s cities, leaving 
them in underserviced slums. According to UN‐Habitat, as much as 70 percent of Africa’s urban 
population resides in slums, and from 1990 to 2001 the slum population grew at 4.4 percent a 
year,  faster  than  the  urban  population.  That  growth  has  caused  coverage  rates  for  all  urban 
services to decline. 
  
African cities are growing quickly but at relatively low levels of density (less than 5,000 people 
per  square  kilometer)  compared  to  many  large  cities  in  Asia  (more  than  20,000  people  per 
square kilometer), which places them at a cost disadvantage when it comes to infrastructure 
development.  With  the  cost  of  expanding  infrastructure  networks  highly  sensitive  to 
population  density,  the  cost  of  a  decent  package  of  urban  household  infrastructure  services 
can range from $300 to $1,000 per capita in large cities (see table). 
  
Inadequate transport networks prevent the development of rural‐urban linkages that stand to 

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benefit both urban and rural residents. 
  
The  capital  costs  of  rolling  out  infrastructure  networks  are  highly  sensitive  to  population 
density 

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Local  jurisdictions  lack  the  fiscal  and  financial  base  needed  to  fund  the  required 
infrastructure investments 
 
Decentralization  has  increased  the  responsibilities  of  cities,  but  not  their  powers  and 
incentives  to  raise  revenues.  While  trunk  infrastructure  remains  the  responsibility  of  the 
central  government,  cities  are  responsible  for  solid  waste,  sewerage,  drainage,  and  lighting. 
But  municipal  budgets  remain  pitifully  small  in  most  African  cities.  Transfers  from  central 
governments or direct financing have become the most important source of funding for local 
infrastructure, but their unpredictability hinders long‐term projects and planning.  
 
On the revenue side, local governments have limited tax authority, and most of the collected 
revenues are transferred to the national treasury. In rural areas, investments are increasingly 
financed  by  centralized  funds  that  channel  earmarked  central  government  and  donor 
resources  to  rural  infrastructure.  These  include  rural  water  funds  (90  percent  of  countries), 
rural electrification funds (76 percent), and rural telecommunication funds (29 percent). 
  

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 Municipal budgets are minimal in most African cities 

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Malfunctioning  land  markets  and  inadequate  land‐use  planning  at  the  local  level  further 
constrain the development of urban infrastructure 
 
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In many African countries, land institutions are still incipient. Land ownership is made difficult 
by the extreme centralization of procedures, the costs of titling, and the rapid depletion of the 
central  government’s  land  reserves.  Limited  land  supply  and  high  prices  affect  location 
decisions and exclude low‐income households from the official land market. The difficulty (or 
impossibility)  of  obtaining  a  secure  title  to  land  hinders  business  development  and  the 
installation of new firms. The resistance of land owners and the lack of registries also make it 
difficult for cities to raise revenues on urban land. 
 
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 Because  of  their  top‐down  approach  and  poor  implementation,  urban  planning  and  master 
plans  have  lost  their  meaning  in  many  African  cities.  Urban  dynamics  are  seldom  correctly 
foreseen, and in most cases politics determines the location of infrastructure and other major 
developments.  To  be  efficient  and  useful,  planning  should  be  flexible,  participatory,  and 
indicative (rather than overly specific). Its horizon should be 10 to 15 years. Urban reference 
maps  should  lay  out  major  roads  and  city  services,  the  areas  for  urban  expansion,  and  the 
reserves  for  amenities.  Planning  should  check  sprawl,  enhance  densification,  prevent 
development  in  precarious  environmental  zones,  and  enhance  the  delivery  of  affordable 
serviced land. Ideally, planning should be rooted in participatory strategies and linked to local 
and central budgets. 
 
Regional Integration 
 
Regional  integration  can  help  Africa  meet  its  infrastructure  challenges.  Presently,  Africa’s 
fragmentary  infrastructure  networks  isolate  smaller  countries  and  prevent  them  from 
harnessing efficient large‐scale technologies and participating more successfully in the global 
economy. The integration of physical infrastructure is a precondition for deeper integration 
of  the  continent,  a  development  that  would  allow  countries  to  realize  economies  of  scale. 
Reaping  the  benefits  of  integration  will  require  Africans  to  solve  some  daunting  institutional 
problems. 
 
With  many  small,  isolated  economies,  Africa’s  economic  geography  poses  particular 
challenges for the development of infrastructure 
 

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Africa’s fragmentary infrastructure networks isolate smaller countries and prevent them from 
harnessing  efficient  large‐scale  technologies.  Regional  integration  is  essential  to  reducing 
Africa’s high infrastructure costs. 
 
Africa’s economic geography, with its many small isolated economies, presents its own unique 
challenges.  The  best  way  to  overcome  these  challenges  is  through  regional  integration, 
allowing the region to participate more fully in the global economy. 
 
For regional integration to be a success, countries must start small. This allows them to build 
upon  their  successes,  which  in  turn  will  make  it  possible  to  think  globally  and  link  Africa  to 
more  external  markets.  One  other  factor  that  must  be  appreciated  is  that  the  benefits  may 
not  always  be  evenly  distributed.  To  counteract  this,  countries  must  be  prepared  to 
compensate the least fortunate, allowing the region as a whole to develop. 
 
The benefits of regional integration can be seen across all aspects of infrastructure networks. 

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For  example,  in  ICT  and  power,  integrated  regional  infrastructures  provide  economies  of 
scale, which results in substantial reductions in production costs. 
• Continental fibre‐optic submarine cables could reduce internet and international call 
charges by up to 50%; 
• Regional  power  pools,  where  countries  are  able  to  share  the  most  cost  effective 

 
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energy resources, would mean a potential reduction in energy costs of around US$2 
billion a year. 

Regional collaboration in transport and water would allow for the optimal management and 
development  of  cross‐border  public  goods.  Examples  of  such  public  goods  are  road  and  rail 
corridors for landlocked countries, and regional airports and seaports. 
 
There are institutional challenges to be met in order to achieve these benefits. One of the key 
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issues  is  building  a  political  consensus.  It  is  often  the  case  that  the  political  obstacles  can 
usurp  the  economic  benefits.  This  is  down  to  the  high  level  of  trust  required  to  achieve 
regional infrastructure – especially when it comes to dependence on ones neighbors for key 
resources. 
 
 
Sub‐Saharan  Africa  has  48  countries,  most  with  small  populations.  More  than  20  countries 
have a population of fewer than five million. Economies are also very small: 20 countries have 
a gross domestic product of less than $5 billion. Small scale makes it difficult for governments 
to fund the large fixed costs associated with infrastructure development. In addition, borders 
further  complicate  infrastructure  development:  Africa’s  15  landlocked  countries  depend  on 
their neighbors for access to global markets; 60 African river basins are shared by more than 
one country, and half of these cross three or more national jurisdictions. 
 
Infrastructure sharing addresses the  problems of small scale and adverse location, increasing 
the  scale  of  infrastructure  construction,  operation,  and  maintenance—particularly  important 
in  the  information  and  communication  technology  (ICT)  and  power  sectors.  Joint  provision 
reduces  costs,  pools  scarce  technical  and  managerial  capacity,  and  creates  a  larger  market. 
Airports and seaports that are organized as regional hubs can become large enough to attract 
airline and shipping services from beyond the continent. 
 
Some  regional  infrastructure  investments,  such  as  many  types  of  transport  investments, 
provide public goods or facilitate access to a common pooled resource, as with water resource 

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management  for  irrigation  and  other  uses.  Coordinated  management  and  investment  allows 
countries to get the most out of such multi‐country infrastructure systems. 
 
Completing  the  network  of  submarine  cables  linked  to  a  regional  fiber‐optic  network  is 
essential to bring down the costs of international voice and Internet connectivity in Africa. 
 
Africa’s national telecommunication networks are still poorly integrated with each other and 
with  the  rest  of  the  world  (see  figure).  The  average  cost  of  an  international  fixed‐line 
telephone call within Sub‐Saharan Africa is $1.23 a minute, almost twice the cost of a call to 
the  United  States  ($0.73  a  minute).  Intraregional  call  traffic  is  barely  113  million  minutes, 
compared with intercontinental call traffic of 250 million minutes. 
 
Almost  two‐thirds  of  the  countries  in  Africa  remain  unconnected  to  the  global  network  of 
submarine  cables  and  continue  to  rely  on  satellites  for  international  telecommunications, 
including  Internet  access.  As  a  result,  they  face  high  prices  for  international  telephone  calls, 

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and charges for dial‐up and broadband Internet are at least twice as high as they are for those 
with access to submarine cables. Moreover, transmission capacities are low, at only 3 bits of 
bandwidth per capita, versus 24 bits for countries with access to submarine cables. 
 
Securing  access  is  not  enough,  however.  Unless  there  is  competition  on  the  international 
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gateway  that  serves  any  particular  country,  the  full  benefits  of  the  technology  will  not  be 
captured by consumers. 
 
Several  projects  are  already  under  way  to  complete  the  loop  of  submarine  cables  around 
Africa,  at  an  estimated  value  of  $1.8  billion.  Most  are  commercially  sponsored  and  privately 
financed. The cost of completing the nascent fiber‐optic network connecting the capital cities 
of  Sub‐Saharan  Africa  and  the  main  submarine  cables  is  modest  at  $316  million,  based  on  a 
cost of around $27,000 per kilometer. Rapid progress is already being made. 
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Missing links in the regional ICT backbone network 

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Regional power trading would yield energy cost savings of about $2 billion per year 
 
Twenty‐one of 48 Sub‐Saharan countries have less than 200 megawatts of generation capacity, 
well  below  the  minimum  efficient  scale.  So  they  pay  a  heavy  penalty:  costs  reach  $0.25  per 
kilowatt‐hour, compared with $0.13 per kilowatt‐hour in the region’s larger power systems. 
 
Although Africa is well endowed with hydropower and thermal energy resources, only a small 
fraction of its potential has been developed. Some of the region’s most cost‐effective energy 
resources are far from major centers of demand in countries too poor to raise the billions of 
dollars needed to develop them. 
 
The goal of pooling energy resources to achieve scale economies in power sector development 
led  to  the  formation  of  regional  power  pools  in  Southern,  West,  East,  and  Central  Africa.  If 
pursued  to  its  full  economic  potential,  this  system  of  regional  power  trading  could  save  the 
region around $2 billion a year in energy costs. The saving would be achieved by increasing the 
share  of  hydropower  in  the  continent’s  power  portfolio  from  36  percent  to  48  percent, 
displacing 20,000 megawatts of thermal generation in the process and eliminating 70 million 
tons  each  year  in  carbon  emissions  (8  percent  of  Sub‐Saharan  Africa’s  anticipated  emissions 
through 2015). 
 
If regional trade is fully pursued, some 16 African countries (mainly small countries that now 
rely  on  thermal  energy)  would  end  up  importing  more  than  half  their  power,  thereby  saving 
between  $0.02  and  $0.07  per  kilowatt‐hour.  Their  power  needs  would  be  met  largely  by 
exports  from  major  hydro‐based  producers:  the  Democratic  Republic  of  Congo,  Ethiopia, 

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Guinea,  and  Sudan.  However,  to  fully  develop  their  power  export  potential,  each  of  these 
countries would have to make massive investments on the order of $1 billion per year over the 
coming  decade.  In  addition,  some  22,000  megawatts  of  cross‐border  transmission  capacity 
would be needed to underpin regional exchanges (see figure). 
  
Missing links in the regional power transmission network 

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Africa’s  international  road  network  has  missing  links,  while  administrative  and  regulatory 
barriers block existing connections 
 
A  number  of  critical  sea  corridors  connect  the  continent’s  15  landlocked  countries  to  major 
seaports  via  a  combination  of  roads  and  railways.  Some  $200  billion  a  year  in  imports  and 
exports move along these corridors, barely 10,000 kilometers long. Although 70 percent of the 
roads  in  these  corridors  are  in  good  or  fair  condition,  regulatory  and  administrative  hurdles 
continue  to  inflate  costs  and  prolong  delays  for  freight  movements  through  these  strategic 
arteries. In addition, road freight tariffs in Africa can be several times those found elsewhere, 
because  restrictive  regulation  and  cartelization  have  led  to  very  high  profit  margins  in  the 
trucking industry. 
 
Despite  the  reasonably  good  condition  of  roads,  freight  moves  at  the  speed  of  a  horse  and 
buggy,  owing  to  long  delays  (10–30  hours) at  border  crossings  and  ports.  Member  countries 
have  begun  to  organize  corridor  associations  to  lower  nonphysical  barriers  to  transit  by 
establishing one‐stop integrated border posts and improving ports and custom administration. 
Looking  beyond  export  corridors,  intra‐African  trade—which  currently  stands  at  around  $10 
billion a year—depends on having well‐functioning road links within Africa. The Trans‐African 
Highway system comprises nine main corridors extending just over 50,000 kilometers. In mid‐

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2008,  almost  half  of  the  network  was  in  poor  condition.  Fully  a  quarter  of  the  network  had 
either  an  earth  surface  or  no  formed  road  at  all.  Most  of  these  missing  links  are  in  Central 
Africa (see figure). 
  
 Missing links in the regional road network 

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The  development  benefits  of  Africa’s  numerous  transboundary  river  basins  can  be  fully 
harnessed only through regional cooperation, which has proved challenging to achieve 
 
Africa has more than 60 transboundary river basins, almost half of which are shared by three 
or  more  countries  (see  figure).  Under  the  circumstances,  regional  coordination  in  water 
management  is  essential,  for  the  simple  reason  that  what  happens  upstream  can  benefit  or 
harm  neighbors  downstream.  Hydropower  and  water  storage  infrastructure  can  provide 
cheaper  electricity  and  balanced  water  flows,  but  excessive  extraction  or  pollution  upstream 
can damage agriculture and contaminate drinking water. 
 
Regional  coordination  on  the  basis  of  established  international  public  law  governing  water 
sharing can ensure equitable distribution of the benefits of common pool water resources. For 
upstream  neighbors,  apart  from  greater  regional  stability,  the  benefits  include  sharing  the 
large investments in hydropower or irrigation infrastructure. 
 
But  transboundary  water  resource  management  requires  strong  institutional  commitment. 
Between the 1960s and 1980s, many countries created river basin arrangements, such as the 
Senegal River Development Organization in 1972, the Gambia River Development Organization 
in  1978,  and  the  Niger  River  Commission  in  1964,  later  transformed  into  the  Niger  Basin 
Authority.  But  nearly  three  decades  later,  with  few  exceptions,  the  transboundary 

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organizations  are  still  in  the  emergent  stages.  Some  of  their  challenges  have  been  waning 
political commitment, poor cooperation, management and technical difficulties, armed conflict 
and political instability, and poorly defined goals or insufficient capacity for proposed plans. As 
donor support dwindled, basin organizations also lacked the financial backing to carry out their 
programs. 
   
Africa’s many transboundary river basins 

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Reaping  the  benefits  of  regional  integration  poses  major  political  and  institutional 
challenges. 
 
Building a political consensus. Political obstacles can trump the best economic case. Regional 
infrastructure involves a high level of trust between countries, not least because of the implied 
dependence on neighbors for key resources such as water and energy. 
  
Establishing effective regional institutions. Regional institutions must facilitate agreements and 
compensation.  Africa  has  an  extensive  and  overlapping  architecture  of  regional  political  and 
technical  bodies;  however,  their  efficacy  is  constrained  by  limited  technical  capacity  and 
powers of enforcement. 
  
 Setting  priorities  for  regional  investments.  Effective  sequencing  and  priority‐setting  for 
regional  projects  has  been  elusive.  Political,  economic,  and  spatial  approaches  to  priority‐
setting have all been widely discussed. 
  

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 Developing  regional  regulatory  frameworks.  Physical  integration  of  infrastructure  networks 


will be effective only with harmonized  regulatory frameworks and administrative procedures 
that allow the free flow of services across national borders. 
  
Facilitating project preparation and cross‐border finance. The complexity of regional 
infrastructure projects makes them costly and time‐consuming to prepare. This is particularly 
true when projects are large in relation to the size of the host economy and essentially depend 
on financing from downstream beneficiaries. 
 
 
 
 
 
 
 

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Sanitation  
 
At  current  rates  of  progress,  Africa  is  unlikely  to  meet  the  Millennium  Development  Goal 
(MDG) to cut in half the share of the population that lives without improved sanitation.  
 
Encouraging  advances  have  been  made  in  some  areas,  notably  in  expanding  access  to 
improved latrines. But more than 60 percent of Africa’s population still lacks access to modern 
sanitation.  To  meet  the  international  sanitation  goal,  the  region  would  have  to  allot  an 
estimated 0.9 percent of its gross domestic product (GDP) annually to the sector—more than 
two‐thirds for new investments and the rest for maintenance. Explored different policy options 
for  widening  access  to  improved  sanitation  and  determined  that  solutions  must  be  closely 
tailored to each country’s circumstances.  
 
Today, a third of Africans still practice open defecation, and half rely on traditional latrines, 
the health effects of which are largely unknown 

I
 
Nearly 540 million people, more than 60 percent of Africa’s population, currently do not have 
access to safe sanitation, defined as an improved latrine or septic tank. Meeting the MDG for 
sanitation—which calls for halving by 2015 the percentage of the population that did not have 

  
N
improved sanitation in 1990—appears a daunting task. 

Traditional  latrines—a  heterogeneous  collection  of  facilities  with  poorly  understood  health 
impacts—are the most prevalent sanitation option in Africa, used by half of the population—
urban and rural, rich and  poor alike. Traditional latrines are also the fastest  growing form  of 
sanitation in Africa, reaching an additional 2 to 3 percent of the population each year. 
  
Improved sanitation, on the other hand, is mainly the prerogative of wealthier urban residents. 
EE
Flush  toilets,  most  connected  to  septic  tanks  rather  than  to  sewers,  remain  a  luxury,  as  do 
improved latrines, which have made headway in just a handful of countries. The prevalence of 
open defecation has finally started to fall, but coverage of traditional latrines is growing much 
faster than any of the improved alternatives. 
  
Patterns of access to sanitation in Africa 

 
  
The  sanitation  challenge  takes  a  variety  of  forms  in  different  countries,  as  well  as  across 
urban and rural settings—these differences call for different policy responses 
 
Three main patterns of access can be observed (see figure). 
a)  The  first  case  is  prevalence  of  open  defecation,  which  is  the  situation  in  rural  areas  of 
countries such as Côte d’Ivoire and Ethiopia, where more than half of the population follows 
this insanitary practice. 

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b) The second case is prevalence of traditional latrines, the situation in both urban and rural 
areas in many countries such as the Democratic Republic of Congo and Nigeria. 
c)  The  third  case  is  prevalence  of  improved  sanitation  in  urban  areas—whether  latrines  or 
septic tanks—though usually with a sizable minority continuing to rely on traditional latrines. 
This pattern is typically found in higher‐income countries such as Gabon and South Africa. 
Each of these situations is distinct and demands a very different policy response. 
  
Patterns of access to sanitation in Africa across different countries and settings 
 

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Where  open  defecation  remains  prevalent,  the  policy  focus  needs  to  be  on  education  to 
encourage people to build and use a latrine 
 
Populations  accustomed  to  open  defecation  may  require  a  substantial  change  in  cultural 
values  and  behavior  to  use  a  fixed‐point  facility.  Without  such  change,  people  may  not  use 
latrines  at  all  or  may  use  them  in  a  way  that  undermines  the  potential  health  benefits. 
Therefore,  behavior  change  through  hygiene  education  programs  must  be  the  central  policy 
focus in these settings. 
 

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It  is  important  to  understan nd  what  stimmulates  peo ople’s  interesst  in  hygien
ne  and  sanittation. 
Healtth  is  one  faactor,  but  convenience,  dignity,  an nd  social  staatus  may  prrovide  a  strronger 
motivvation.  Oncee  behaviors  are  recognizzed  by  a  commmunity,  theere  is  a  presssure  to  con
nform, 
and ssocial structuures and lead ders begin to
o contribute. 
  
A succcessful exam mple is the R Regional Health Bureau’ss Sanitation A Advocacy Campaign, laun nched 
in 2003 in southeern Ethiopia. That campaaign increase ed latrine covverage from  13 percent of the 
population to 78 percent in jjust two yeaars (see figure). This exp perience sho ows that relaatively 
modeest  governm ment  expend diture  to  pro
omote  hygie ene  education  can  raise  awareness  and 
leverage significant household investmen nt in tradition
nal latrines.
   
Ethio opia’s successsful experien nce of getting people ontto the first ru ung of the saanitation ladder 

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Wherre traditionaal latrines arre already prrevalent, the e central pollicy challengge is to encourage 
peop ple to upgrad de to improvved models
 
Wherre  unimprovved  latrines  are  alreadyy  prevalent,  upgrading  to  t improved d  models  req quires 
addreessing both d demand and d supply consstraints. The limited affordability of improved faccilities 
suggeests  a  demaand‐side  problem  and  th he  need  for  subsidies.  In n  urban  areas,  slum  dw wellers 
often n do not own n their land oor house and d so have po oor incentivees to invest  in improvingg their 
livingg conditions. 
  
Lack  of  capacity  to  build  impproved  latrin
nes  suggestss  a  supply‐sid de  problem  in  the  houssehold 
consttruction secttor and the n need for trainning and pro omotional wo ork. Buildingg latrines dem mands 
skills  not  widely  available,  an
nd  small  entterprises  ofteen  do  not  have  the  resoources  to  deevelop 
new sskills or adop pt new techn nologies. Botth supply and demand faactors likely play a role, b but by 
startiing  on  the  supply  side,  policy‐make
p rs  can  minim
mize  the  neeed  for  a  subssidy  and  pro
omote 
cost‐reducing inn novations. 
  
A  good  examplee  is  the  Natiional  Sanitattion  Program m  in  Lesoth ho,  established  20  yearss  ago. 
Households  direcctly  employ  private  latrrine  builderss  trained  un nder  the  pro ogram,  whicch  has 
increased  nation nal  sanitationn  coverage  from  20  pe ercent  of  thhe  populatio on  to  53  percent. 
Madaagascar  and  Rwanda  haave  also  en njoyed  consiiderable  succcess  at  swiitching  peop ple  to 
impro oved latriness (see figure)). 

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Countries with successful experience in getting people to switch to improved latrines 

 
  
Where improved sanitation is already prevalent, the policy issue is how to extend it to the 
lower‐income population and move toward network sewerage in high‐density areas 

I
 
The  prevalence  of  improved  sanitation  among  higher‐income  groups  suggests  that  the 
necessary technologies are already supplied in the local market but that affordability remains 
an issue. There may be a need to work further on the development of lower‐cost technologies 

 
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or to consider the possibility of capital subsidies. 

But on‐site sanitation also has its limits. As urban population grows, water consumption also 
increases,  creating  the  challenge  of  handling  large  volumes  of  wastewater.  Also,  with 
population  densities  rising  in  urban  areas,  the  availability  of  land  now  constrains  the  use  of 
latrines (particularly the simpler types) that require rotation of sites. 
 
Sooner  or  later,  Africa’s  burgeoning  cities  will  need  to  develop  more  extensive  sewerage 
EE
networks;  however,  conventional  waterborne  sewerage,  at  a  per  capita  cost  of  $400,  is  far 
beyond  the  reach  of  all  but  the  most  affluent  neighborhoods,  and  the  public  subsidies  that 
would  be  required  to  support  such  sewerage  networks  in  poorer  areas  are  equally 
unaffordable. 
 
The  cost  of  sewer  networks  will  have  to  be  reduced  through  technological  innovation.  One 
lower‐cost  alternative  developed  in  Latin  America  is  condominial  sewerage  systems,  which 
promise  cost  savings  of  up  to  65  percent.  Senegal—one  of  the  most  successful  African 
countries  at  expanding  high‐end  on‐site  sanitation  (see  figure)—has  piloted  condominial 
sewerage  in  the  periurban  areas  of  the  capital,  Dakar.  By  2009,  the  Dakar  system  was  to 
furnish  60,000  households  (270,000  people)  with  on‐site  sanitation  and  to  support  160 
condominial schemes serving 130,000. 
  
Senegal’s  successful  experience  in  expanding  use  of  improved  forms  of  sanitation 
 

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Household budgets will likely remain the main source of funding for sanitation investments 

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in the foreseeable future 
 
There  is  very  little  reliable  data  on  the  extent  to  which  governments  devote  budgetary 
resources to sanitation, but the limited evidence suggests that public finance is relatively small. 
N
Given the fact that Africa’s sanitation facilities are almost overwhelmingly on‐site, households 
appear to be the main protagonists in financing sanitation infrastructure. 
 
On average, about 0.5 percent of GDP is currently being invested in new sanitation facilities by 
all parties. Some countries, particularly Madagascar and Rwanda, appear to have made rapid 
progress, investing as much as 1 percent of GDP. Half of the countries of the region appear to 
invest less than 0.7 percent of GDP (the level recommended to meet the MDG for sanitation), 
with Namibia, Lesotho, Kenya, and Zambia spending less than 0.2 percent of GDP. 
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Water Resources 
 
Africa’s  complex  hydrological  variability  complicates  water  resource  management.  Even 
though  the  continent’s  ample  water  resources  are  underutilized,  conflicts  among  water  uses 
abound.  Because  rainfall  is  exceptionally  variable,  storing  rainwater  is  critical—yet  storage 
facilities  remain  inadequate.  Similarly,  because  most  of  Africa’s  major  rivers  span  national 
borders,  international  cooperation  is  essential  to  resolving  conflicts  and  removing 
inefficiencies in water use. There is a need to invest heavily in both transboundary river‐basin 
organizations and in water‐storage facilities to ensure that water is available when and where 
it is needed. Africa’s already difficult hydrology will likely become even more challenging with 
climate change. 
 
Africa’s  economic  development  is  held  back  by  episodes  of  extreme  drought  and  flooding 
that hydro‐climatic variability will only get worse with climate change. 
 

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Rainfall across much of the continent is variable and unpredictable, both between and within 
years.  High  seasonal  variability  compounds  these  effects,  causing  droughts  and  floods.  Some 
220 million people are annually exposed to drought in Africa. And more than 1.5 million were 
affected by floods in 2007. Runoff is extraordinarily low—only half of that in Australia, North 

 
N
America, Europe, and Asia, despite similar levels of average precipitation. 

This  pronounced  hydrological  variability  is  expected  to  increase  with  climate  change.  The 
greatest  impact  is  anticipated  in  the  semiarid  margins  of  the  Sahara  and  the  central  part  of 
southern Africa. 
 
The macroeconomic impacts of hydrological variability are considerable. For example, water‐
related  shocks  depress  Mozambique’s  gross  domestic  product  growth  by  more  than  one 
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percentage point each year. In Zambia, variability of rainfall lowers the country’s agricultural 
growth  by  one  percentage  point  each  year  and  will  cost  the  country  $4.3  billion  in  lost  GDP 
over  10  years.  Because  rain‐fed  subsistence  agriculture  is  the  dominant  livelihood,  droughts 
and floods significantly affect food security across the region.  
 
  
Hydroclimatic variability in Africa (percent change) 
 
 

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Additional water storage infrastructure is needed to manage the subcontinent’s hydrological 
variability and to fully harness water resources in support of development 
 
Artificial water storage of adequate capacity is needed to ensure reliable water supply during 
droughts  and  to  retain  water  during  periods  of  flooding.  Storage  capacity  in  Africa  remains 
underdeveloped, with average per capita storage standing at about 200 cubic meters per year, 
a full order of magnitude below countries in other developing regions (see figure). 
 
Water  can  be  put  to  a  wide  range  of  competing  economic  and  environmental  uses,  and  the 
development  of  a  storage  capacity  must  reflect  an  awareness  of  those  uses.  In  the  past, 
irrigation and hydropower were the main drivers for dam construction in Africa, but the trend 
today  is  toward  multipurpose  water  storage  systems  that  will  result  in  more‐efficient  water 
usage and generate larger economic returns on investments. 
 
Water storage infrastructure need not be large in scale. Small‐scale options are also relevant to 
the  achievement  of  water  security  and  can  help  the  rural  poor  to  cope  with  water‐related 
shocks  to  agricultural  production.  These  include  off‐stream  reservoirs,  on‐farm  ponds, 
networks  of  small  reservoirs,  groundwater  storage,  and  storage  through  a  root  zone  with  a 
variety of water‐harvesting techniques. 

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Water reservoir storage per capita, selected countries, 2003   

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Water  resources  are  underutilized  in  Africa  across  the  board,  yet  conflicts  between  water 
uses are common 
 
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Underdevelopment  of  water  resources  leads  to  underutilization  of  economic  potential.The 
continent has the lowest water withdrawal per capita in the world (about 170 cubic meters)—
owing  to  hydrological  variability,  underdeveloped  water  infrastructure,  and  inefficient  water 
resources management. East Asia and the Pacific use about three times the water per person; 
North America, Europe, and even the water‐scarce Middle East withdraw more than four times 
as much (see table). 
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Low usage is the rule in all the major water‐using sectors. Africa’s agriculture remains almost 
entirely rain fed, with less than 10 percent of cultivated land equipped for irrigation. Despite 
chronic  shortages  and  the  high  costs  of  power  across  Africa,  less  than  10  percent  of  the 
region’s  low‐cost  hydropower  potential  has  been  exploited.  Notwithstanding  the  Millennium 
Development Goals, less than 60 percent of Africa’s population has access to drinking water. 
 
Even  though  water  is  underutilized,  conflicts  between  water  uses  are  a  problem.  This  is 
particularly true where different water uses demand alternative management regimes, such as 
hydropower versus irrigation, or irrigation versus environmental uses. 
   
Water availability and withdrawal across regions 

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The prevalence of large, transboundary river basins complicates the task of developing large‐

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scale infrastructure and managing water‐related conflicts 
 
More than 60 rivers flow across national boundaries in Africa, and many countries share the 
same basin. In fact, international river basins cover more than 60 percent of the continent, and 
N
virtually  all  of  the  region’s  rivers  cross  several  borders:  the  Nile  has  10  riparians,  the  Niger 
nine, the Senegal four, and the Zambezi eight. 
 
Competing  claims  for  economic  and  environmental  uses  of  water  have  been  asserted  over 
many of the region’s lakes (for example, lakes Victoria and Tana) and river basins. Yet greater 
cooperation could easily generate more resources to share. The system‐wide yield of water in 
the  Nile  could  likely  be  increased  by  several  percentage  points  a  year  if  cooperation  led  to 
water storage upstream and coordinated reservoir operation in the arid plains downstream. To 
EE
optimize economic productivity and environmental sustainability, rivers are best managed at 
the basin level. This situation poses major management challenges, however, as noted in the 
next section. 
  
Africa’s international river basins  

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Sound  water‐management  institutions  are  needed  at  the  national  and  basin  levels  to 
optimize water use and develop hydraulic infrastructure 
 
 Growing  demands  for  water  generate  competition  over  water  use.  But  water  management 
institutions  across  the  continent  are  weak  and  fragmented.  Agencies  with  authority  over  a 
particular  economic  sector  often  make  uncoordinated  decisions  about  water  allocation  and 
use, which leads to inefficiency and degradation of the resource. 
 
Full realization of Africa’s water potential and the optimal allocation of water among various 
sectors  require  the  right  institutional  arrangements  at  the  national  level,  including  capable 
water  management  organizations,  provisions  for  public  participation  in  water  management 
decisions,  water  rights  regimes,  and  tailored  incentive  systems  for  efficient  water  allocation 
and conservation. 
 
Many African countries are beginning to develop national institutions for water management, 
but robust institutions capable of discharging the full range of tasks posed by water resources 
management  have  yet  to  be  developed,  except  in  a  few  countries.  Without  sound  national 
water  resource  institutions,  moreover,  it  is  hard  to  see  how  the  even  greater  challenge  of 
transboundary water resource management can be met at the basin level. 
 
With  only  a  few  exceptions—notably  the  Niger  and  the  Senegal  rivers—transboundary  river 
basin  organizations  are  still  in  their  emerging  stages  and  remain  relatively  weak.  They  suffer 
from  a  host  of  problems,  including  waning  political  commitment,  poor  cooperation, 
management  and  technical  difficulties,  armed  conflict  and  political  instability  in  member 

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states, poorly defined goals, weak incentives for regional cooperation, and insufficient capacity 
to carry out plans. 
 
   

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Water Supply 
 
Universal access to safe water remains elusive in Africa, and the continent is unlikely to meet 
the Millennium Development Goal (MDG) for access to improved sources of water. 
 
 What is the price tag for moving closer to universal access?  
 
To meet the MDGs, Africa would have to spend $15 billion annually, far more than the current 
spending  of  $3.6  billion.  Underpricing  of  water  and  the  operating  inefficiencies  of  utilities 
deprive the region of about $3.7 billion in revenues each year and prevent water from being 
made available to the poor. But even with improvements in efficiency and cost recovery, the 
water sector will still confront a sizable funding gap. That gap could be narrowed through the 
use of simpler forms of water supply and by reallocating subsidies so that they benefit only the 
neediest households. 
 

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The population covered by improved water supply has not expanded in recent years. Indeed, 
it has declined in urban areas. 
 
Only  58  percent  of  Africa’s  population  enjoys  access  to  safe  drinking  water,  well  below  the 
N
target rate of 75 percent spelled out in the MDGs. In both urban and rural areas, the absolute 
number of people depending on unsafe surface water continues to grow. 
 
Overall, wells and boreholes are by far the fastest growing source of improved water. In urban 
areas, coverage of piped water delivered through household connections has fallen markedly 
over  the  last  15  years  because  of  rapid  population  growth  (see  table).  But  at  close  to  40 
percent,  it  is  still  the  single  largest  source  of  water  supply.  Overall,  about  two‐thirds  of  the 
urban populace depends on water provided by utilities. 
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The  lower  coverage  of  standposts,  compared  with  water  piped  directly  into  households,  is 
particularly  striking,  given  the  relatively  low  cost  of  standposts  and  the  pressure  to  expand 
services rapidly. But coverage of boreholes has risen, reaching about 24 percent of the urban 
population, while reliance on surface water, at 7 percent, has hardly changed. 
 
Rural  populations  continue  to  rely  on  surface  water  (the  practice  of  40  percent  of  rural 
dwellers), while boreholes are the principal improved source, accounting for an additional 40 
percent.  Access  to  piped  water  and  standposts  is  very  low.  In  many  countries,  less  than  1 
percent of the rural population receives piped water. 
 
Evolution of water supply coverage in Africa, by source 

 
 

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Because  it  would  cost  $15  billion  a  year  to  meet  the  Millennium  Development  Goal  for 
water, and because only half that much is plausibly available, some countries may need to 
take a closer look at lower‐cost technologies. 
 
Capital  investment  needs  for  new  infrastructure  and  rehabilitation  of  existing  assets  are 
estimated  at  $9.7  billion  a  year,  1.5  percent  of  the  region’s  gross  domestic  product. 
Maintenance requirements stand at $5.3 billion a year, 0.8 percent of the region’s GDP. For a 
handful of countries—including Democratic Republic of Congo, Kenya, Madagascar, Benin, and 
Niger—the  cost  of  meeting  the  MDGs  would  be  in  excess  of  7  percent  of  GDP,  well  beyond 
what  could  be  feasibly  attained.  If  these  countries  are  to  make  any  headway  in  meeting  the 
MDGs, they may need to consider adoption of lower‐cost technologies, such as standposts and 
boreholes, which would substantially reduce the cost of meeting the target. 
 
African countries already devote $3.6 billion a year to meeting the MDG targets; 60 percent of 
this  is  domestically  funded  (see  table).  Recovery  of  the  $2.7  billion  lost  each  year  to 

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operational  inefficiencies  and  poorly  targeted  subsidies  would  add  to  the  public  investment 
pool.  With  regard  to  capital  investment,  donors  have  a  big  role  to  play,  particularly  in  low‐
income  countries.  Financiers  from  outside  the  Organisation  for  Economic  Co‐operation  and 
Development  also  play  a  role  in  the  low‐income  countries,  while  private  finance  for  water 
supply infrastructure is negligible. 
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Even  taking  existing  financing  and  recovery  of  inefficiencies  into  account,  about  half  of  the 
financing needed to meet the MDG for water is lacking. 
  
Existing financial flows to water supply and sanitation 
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Underpricing of water costs $1.8 billion a year in subsidies that do not seem to be reaching 
the poor, yet cost‐recovery prices appear affordable for most existing customers 
 
Underpricing can cause utilities to capture less than 40 percent of the revenues they need to 
operate, imposing an economic burden of 0.9 percent of GDP in the worst cases (see figure). 
The associated deficit debilitates the financial position of the utility, deferring investment and 
thus delaying expansion of the service area. 
 
Average water tariffs stand at around $0.67 per cubic meter, two‐thirds of the cost‐recovery 
threshold. Tariffs are already relatively high by developing‐country standards, but they cover 
only  operating  costs,  which  can  be  as  high  as  $0.60  per  cubic  meter  in  Africa,  owing  to 
inadequate selection of technologies, low population density, country risk premiums, and the 
high cost of inputs. 

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Capital costs have been almost entirely subsidized by the state or by donors, but subsidies are 
highly regressive, especially in urban areas. Since most poorer households are not connected 
to the water‐supply network, they cannot benefit from subsidies embedded in prices for piped 
water. 
 
Tariffs  representing  full  capital‐cost  recovery  (equivalent  to  a  monthly  utility  bill  of  around 
$10)  should  be  affordable  for  half  of  the  population  in  Africa—and  about  40  percent  in  the 
low‐income  countries.  Most  of  the  remaining  60  percent  would  be  able  to  afford  bills  of 
around $6 a month. 
  
The economic burden of underpricing water can run to 0.9 percent of GDP 

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 The  operational  inefficiencies  of  water  utilities  cost  the  region  $0.9  billion  a  year,  holding 
back service expansion and maintenance. 
 
Inefficiencies  are  divided  between  distribution  losses  and  revenue  undercollection.  Average 
distribution  losses  stand  at  35  percent,  far  above  the  world  norm  of  20  percent,  with  all 
countries  affected  to  some  degree.  Average  collection  ratios  at  90  percent  still  fall  short  of 
best  practice.  In  the  worst  cases—such  as  the  Democratic  Republic  of  Congo,  Ghana,  and 
Zambia—these combined inefficiencies can create an economic burden of 0.7 to 1.0 percent of 
GDP (see figure). 
 
An additional burden comes from overemployment. African utilities report an average of five 
employees  per  1,000  connections,  more  than  twice  the  developing‐country  benchmark. 
Utilities with high levels of operating efficiency tend to be more solvent and are able to expand 
connections to new customers twice as fast as those that do not. 
  
There  is  mixed  evidence  as  to  whether  the  institutional  reforms  of  recent  years  have 
significantly  improved  operational  efficiency.  Overall,  private  sector  contracts  have  led  to 
noticeable  improvements  in  some  aspects  of  efficiency  and  have  accounted  for  almost  20 
percent of the increase of household connections in the region—twice the amount that would 
be expected given their market share of only 9 percent. However, introducing reform is easier 
said than done. The rate of cancellation of private sector contracts in Africa, at 29 percent, has 
been much higher than elsewhere. 
  
  The economic burden of water utility inefficiencies can reach 1 percent of GDP 

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In rural areas, the central challenge is to reduce reliance on surface water through a network 
of sustainable water access points. Here, recent institutional reforms seem to be working. 
 
About half of the region’s countries are reducing the share of the rural population that relies 

 
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on surface water. (The best cases—Lesotho, Mozambique, and Uganda—are managing to shift 
2  to  3  percent  of  the  rural  population  away  from  this  option  each  year.)  But  in  the  other 
countries, the share of the rural population reliant on surface water is actually increasing. 

Even in countries that have succeeded  in expanding rural access to improved  water sources, 


concerns  about  sustainability  persist.  On  average,  one  in  three  rural  water  points  needs 
rehabilitation.  Factors  contributing  to  the  prevailing  situation  of  undermaintenance  are 
institutional  weaknesses in the wake of decentralization, inadequate attention to technology 
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choice, low pump density, restrictive maintenance systems, and the lack of a supply chain to 
adequately maintain complex machinery. 
 
Key  measures  taken  by  the  countries  that  have  been  most  successful  in  switching  rural 
populations from surface water include an explicit rural water policy to guide interventions in 
the  sector,  a  map  of  rural  water  points  to  enable  monitoring  of  functionality,  cost‐recovery 
policies to improve the financial sustainability of systems, a dedicated central budget funding 
source  for  rural  water,  and  a  water  agency  to  spearhead  the  implementation  of  rural  water 
projects. 
  
 Relationship between Rural Reform Index and success in expanding rural service coverage 

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