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Introduction aux politiques publiques.

Plan + bibliographie MADOC.


!
Jeudi 29 janvier : 1er cours.
!
Revues :
✓ GAP = Gvt et Action Publique.
✓ Revue Française de Sciences Politiques.
Manuels :
✓ « Que sais-je ? » de P. Muller ( ?).
✓ Manuel « analyse des Politiques Publiques » de Mayer ( ?).
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Sujet : ça ne va pas être une récitation du cours mais une réflexion en partant du
cours.
Il y a toujours un rapport avec l’actualité, des exemples passés qu’il faut trouver pour
le Grand Oral ! objectif : illustrer les propos théorique du cours.
!
INTRODUCTION.
! Texto
Section 1. Qu’est ce qu’une Politique Publique (PP) ?
!
I. Polity, Policies & Politics.
!
Notion de PP = renvoi à une distinction qui existe en anglais entre Polity, Policies &
Politics.
✓ Polity = vient de police et de politear qui renvoi à la chose politique, à
l’ensemble des acteurs et des institutions constituant la cité ! renvoi à une
forme de pouvoir spécifique qui repose sur le monopole de la violence physique
légitime et qui s’exerce sur une collectivité ds le but d’empêcher les conflits.
o En gros, ça renvoi au régime, à l’administration, au système de gvt
comme organisation ! renvoi aux conceptions de la démocratie de
l’Etat.
✓ Policies = renvoi aux programmes d’action qui sont suivi de manière cohérente
par un acteur individuel ou collectif ! c’est la prise de décision.
✓ Politics = renvoi au contraire au monde politique, être dans la lutte pour la
conquête du pouvoir.
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Par extension, on entend souvent par PP les actions conduites seules ou en partenariat
avec les Autorités Publiques (AP).
!
II. Qu’est ce qu’une policies ?
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Une PP = SUREL (prof Sciences Po Paris III), une PP c’est tout ce qu’un gvt décide de
faire ou de ne pas faire ! c’est le gvt qui fait les PP, hors, c’est une assertion qui est
assez discutable puisqu’on verra ici à quel point les acteurs privés jouent aussi un rôle
très important dans la conduite de l’action publique.
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Introduction aux politiques publiques.
➔ Def qui insiste sur le choix, à travers le verbe « décider », et donc, c’est une
définition qui implique le fait que les PP restent attacher à un processus de
sélection.
➔ Cette définition peut laisser penser qu’il y aurait une liberté de la décision alors
qu’on verra aussi à quel point l’action publique est très contrainte (ex :
contraintes financières, juridiques…).
➔ Mais définition intéressante car elle a le mérite d’inclure l’inaction dans la
définition d’une PP.
!
Autre définition : P. HASSENTEUFEL [assanteuillfeule)! une PP renvoi à 3 éléments :
✓ Une PP est porteuse d’une orientation cognitive et normative.
o Cognitive = informations, modèles dont on dispose pour comprendre le
réel.
o Normative = définir ce qui serait bien ou mauvais, cad qu’une PP va
valoriser des comportements qui sont identifiés comme des
comportements souhaitables ou des états de faits souhaitables, à
valoriser.
➔ Ca veut dire que finalement, une PP va très svt véhiculer des idées sur un ou
des pbms publiques, va valoriser des représentations de groupes sociaux. Ex :
discriminations positives = résultat normatif d’un projet de Sté.
➔ Ces PP sont également porteuses de finalités, de valeurs de préférence qui ne
sont pas toujours explicites. Ex : quand un gvt réforme le paiement du congé
parental (en 2014) de telle sorte que la somme maximale du congé parental est
conditionnée au fait que les DEUX membres du couples s’arrêtent de travailler
! idée selon laquelle il est meilleur que ça ne soit pas QUE la mère qui s’arrête
de travailler. Raisons implicites : une femme qui fait des études, ça coute à
l’Etat (Master 2 par ex) et c’est une perte pour l’Etat qu’elle s’arrête de
travailler + permet plus d’égalité H/F, ça devient donc autant risqué
d’embaucher un H, alors qu’avant, c’était seulement en employant une femme
! donc derrière cette notion d’égalité se cache des intérêts économiques et
sociaux.
✓ Une PP peut impliquer un choix entre des instruments d’action disponibles :
o Les instruments, c’est ce qui fait le lien entre l’orientation de la PP et
sa matérialisation résultant de l’application de la PP.
o HOOD = chercheur anglais qui a mis la lumière sur cette notion
d’instrument.
o LASCOUMES et LE GALES = livre « gouverner par les instruments ».
o Plusieurs types d’instruments :
▪ Les instruments qui produisent de l’info.
▪ Les outils juridiques.
▪ Les outils financiers.
▪ Les ressources organisationnelles.
➔ Le droit n’est pas le seul instrument qui fabrique des PP.
✓ Une PP peut avoir des effets sur le public mais aussi sur des objets, sur
l’environnement.
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Introduction aux politiques publiques.
o Le public = une PP vise presque toujours un public qui est plus ou moins
large ! public des ressortissants ou des assujettis. Ex : la politique
fiscale peut concerner tous les citoyens d’un pays ; le statut des
professions réglementé concerne un nombre moins important de citoyens
! le public n’est pas le même. Constat d’exemple: les PP qui vise une
population limitée ont un effet également sur les populations qui n’en
bénéficient pas car elles peuvent avoir l’impression de ne pas bénéficier
de ces PP ! naissance d’un rapport déséquilibré, une vision tronquée de
l’Etat et de ses PP. On parle d’effet inattendu, ou pervers.
o Des objets : P. MULLER indique qu’une PP, c’est à la fois un construit
social et un construit de recherche.
▪ Un construit social = est considéré comme PP ce que les acteurs
des PP ou éventuellement, les médias ou les citoyens, définissent
comme PP.
• Les frontières d’une PP peuvent être définit par les acteurs
qui sont eux-mêmes impliqués dans une Sté, la construction
d’une PP. Ex : les politiques familiales sont une évidence
pour nous (ex : CAF, dispositif de modes de garde, de
congés parentaux…), mais ce n’est pas comme ça partout.
Politique qui cible les individus. En France, les aides qui
peuvent être perçues sont différentes selon le rang de
naissance de l’enfant par exemple.
• De plus, les acteurs participent aux PP en faisant tomber
des objets dans le domaine public, cad que des
phénomènes sociaux deviennent des pbms publics
demandant une intervention de l’Etat. Ex : la question du
voile en France est tombée dans le domaine public fin des
années 80 suite au refus de certaines élèves de retirer le
voile à l’école ! un pbm surgit dans le domaine public. Loi
de 2004 sur le port d’insignes religieux à l’école + en 2011
question du voile intégrale dans les lieux publics ! Loi.
Donc il y a bien une construction des pbm par les acteurs
et diffère selon les pays (France/Arabie Saoudite, ex :
Michel Obama se présente non voilée aux obsèques du
Président).
▪ Un construit de recherche = une PP peut être construite par « le
chercheur », cad que ça peut être le chercheur qui définisse les
frontières, les limites de ce qu’il décide d’étudier en définissant
comme une PP un ensemble cohérent constitué de choses
différentes qui peuvent être un programme, un contenu, une
orientation normative d’un élément de coercition et d’un public.
Ex : jusque dans les années 90, les chercheurs ont bcp travaillé
sur les budgets sociaux, les dépenses sociales des gvt avec des
comparaisons entre pays ! on a vu apparaître une nvlle
définition des politique sociale = il ne faut pas seulement étudier
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Introduction aux politiques publiques.
les dépenses des PP dans ce thème mais aussi étudier tous les
dispositifs de réduction d’impôt ! on s’aperçoit qu’aux USA, il y
a énormément de diminution d’impôt si les individus souscrivent
par exemple des plans d’épargnes retraite privés…
!
Section 2. L’analyse des Politiques Publiques : une sous discipline scientifique.
!
Ne pas confondre la pratique des PP (compétence du gvt) et l’analyse des PP qui est
une sous discipline ayant pour objet de rendre compte des PP de l’action publique !
on voit que les finalités sont différentes.
!
Analyse des PP = lien entre le taux de natalité et la présence de cigognes sur un
territoire mais pour autant, on n’explique pas la natalité par la présence de cigogne.
Raison : une troisième variable joue qui est la densité de population, et finalement,
les cigognes étaient plus présentes dans les secteurs ruraux, là où il y avait un taux de
naissance plus élevé ! donc ce n’est pas parce qu’on a deux variables liées qu’il y a
un lien de causalité.
!
Explicare (latin) !ça veut dire déplier, dérouler, élucider une énigme et donc plus
généralement, appliqué à la science, le fait d’expliquer renvoi au fait de rechercher
les causes d’un phénomène.
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I. L’émergence aux USA des policies sciences = de l’analyse des PP.
!
Avant 2GM et crise économique des années 30, on voit surgir des sciences pour mieux
comprendre le fonctionnement des PP pour les améliorer.
Après 2GM, notamment sous Kennedy, on opère une croissance très forte de l’Etat avec
une augmentation spectaculaire des dépenses publiques ! diversification des
instruments de l’action publique dans les années 60 aux USA + développement des
outils pour inciter certains comportements.
Pour accompagner ces mutations, se développent des centres de recherches en policies
Sciences comme la « Kennedy School » + développement dans les Universités + bourses
de recherche + des revues de policies sciences voient le jour.
➔ Ces policies sciences incarnent une rupture par rapport au paysage scientifique
existant puisqu’elles impliquent une rupture par rapport à la tradition juridique
et philosophique.
✓ Rupture par rapport à la tradition juridique puisque le droit aborde un Etat par
rapport à ses droits alors que les policies sciences ne partent pas du droit MAIS
du fonctionnement réel de l’Etat en étudiant notamment les interactions des
composantes de la sphère étatique avec les acteurs privés.
✓ Rupture par rapport à la tradition philosophique puisque ces sciences ont pour
objectif de comprendre le fonctionnement réel de l’Etat ! ne pas étudier
l’idée mais le fonctionnement réel, au jour le jour.
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Introduction aux politiques publiques.
Un basculement s’opère dans les années 70 puisque l’analyse des PP va être moins
orientée vers la pratique et va se distancer de l’action ! on va d’avantage parler
d’analyse of policies ! Devient une analyse d’aide politique et non plus pour la
politique.
Raisons :
✓ Financières = les dispositifs mis en place dans les années 60 s’avèrent couteux
et pas toujours efficaces. Avec le choc pétrolier particulièrement, il devient
plus difficile de dépenser les deniers publics, et donc l’Etat va moins faire appel
à des experts.
✓ Institutionnelles = les chercheurs sont intégrés à des Universités, des
laboratoires de recherches et vont avoir le désir de s’autonomiser d’avantage
par rapport à la demande public + désir de séparer jugement de fait/jugement
de valeur, de respecter d’avantage l’étique scientifique et donc de développer
indépendamment de la demande public des théories de l’analyse des PP.a
✓ Théoriques = apparaissent des théories qui font perdre l’espoir de pouvoir
améliorer l’action publique (travaux de SIMON) ! idée de rationalisation des
institutions qui sont parfois en concurrence.
✓ Idéologiques = apparaît une remise en question de la légitimité des acteurs
publics à intervenir sur la Sté, sur l’économie et donc, c’est le moment où on va
voir l’économie néoclassique prendre une place grandissante aux USA qui prône
la non intervention de l’Etat ou l’idée d’un Etat minimal.
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II. L’importation en France de la policies analyse.
!
Il y a eu une exportation ! inspiration des auteurs français du model USA.
!
Les chercheurs sont soit rattachés aux instituts d’étude politique, soit rattachés à des
facultés de droit, et donc au départ, l’analyse des PP est très marquée par le droit
avec l’idée qu’on doit partir des institutions pour comprendre l’action publique.
!
Mais cette importation en France a aussi été beaucoup marquée par une tradition
européenne de sciences sociales, et notamment :
✓ par la tradition DURKHEIM = idée qu’il faut partir du tout pour comprendre les
parties.
o Ex : on peut socialement expliquer le suicide.
o Travaux sur la division du W = peut contenir un risque d’éclatement de la
Sté mais pouvant aussi introduire des formes d’interdépendance entre les
groupes ! « les individus, avec la division du W, ne sont plus
directement intégrés dans la Sté, l’intégration va plutôt passer par
l’appartenance des individus à des groupes » ! il décrit des
changements de formes d’intégration qui conduisent à penser une Sté
plus sectorisée, organisée autours de groupes sociaux.
➔ Influence l’analyse des PP en France car on voit des travaux de chercheurs
français : NIZARD, JOBERT et MULLER ! s’intéressent beaucoup à la question
de la division du W et de la complexification de la Sté qui en découle.
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Introduction aux politiques publiques.
o NIZART = la planification ne pouvait pas juste se résumer à un
questionnement autour de l’efficacité mais voir qu’elle avait une
fonction d’ordre dans la Sté ! planification = ensemble de mécanismes
permettant d’éviter l’éclatement de la Sté et qui favorise donc une
rencontre entre des acteurs éloignés dans l’espace social.
✓ et la tradition MARX = dans les années 70, mouvement très important dans les
milieux intellectuels français ! refus de la thèse marxiste instrumentale =
refus de penser que l’Etat ne pourrait être qu’une Etat de classe, cad un
instrument au service d’une classe dominante.
o Paradoxe : les chercheurs se placent contre le marxisme MAIS ont
également été très influencés par cette thèse ! ils posent la domination
au cœur de leur réflexion : s’interrogent sur les raisons pour lesquelles, à
un moment donné, un cadre normatif et cognitif s’impose.
o Travaux qui s’interrogent beaucoup sur les relations Etat/Sté ! cmmt
est ce que les PP peuvent faire changer les Stés d’un point de vue macro
social alors qu’à l’époque.
o Donc interrogation sur les transformations de la Sté et pas QUE sur les
institutions.
!
!
!
Section 3. Un outil classique de l’analyse des PP : la grille séquentielle.
!
Aux USA comme en France, l’analyse des PP a été très marquée par la différenciation
de « séquences de l’action publique ».
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05/02/2015
!
A) Présentation des séquences
!
Elle permet de distinguer des données analytiques de l’action publique
!
Les séquences de l’action publique sont des étapes de l’action publique, cette
distinction a été développée dans les policies sciences comme moyen e rationnaliser
l’action de l’Etat.
!
Auteur : LASDSWELL
Les Français on tendance à d’avantage considérer la phase de problématisation
(émergence du Pblm) et la phase de mise à l’agenda alors que les Américains
considèrent que c’est une même phase
!
Dans la grille française on distingue :
1ère séquence : Problématisation
2ème séquence : Inscription à l’agenda
3ème séquence : Décision
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Introduction aux politiques publiques.
4ème séquence : Mise en œuvre de la Politique publique (pp)
5ème séquence : Evaluation de la PP
6ème séquence : Terminaison
!
Phase de problématisation :
Phase durant laquelle un Pblm public est identifié en tant que tel par des acteurs
publics ou privé. Pblm devant ê pris en charge par le pouvoir Po. Des acteurs
considèrent que quelque chose est problématique et devrait faire l’intervention des
pouvoir publics.
!
Exemple : Niches sociaux fiscales dans le CDE à la fin des années 90 ! Dépenses
fiscales, diminution de l’impôt qui correspond à un régime dérogatoire par rapport au
calcul de l’impôt s’appliquant en G pour la population.
!
Phase d’inscription sur l’agenda :
Correspond à la séquence durant laquelle le Pblm va ê inscrit dans un ou des
agendas.
Séquence dans laquelle ce problème parmi les autres va ê inscrit à l’agenda !
sélection.
!
Les niches fiscales entrent à l’agenda en France en 2004 quand Sarko envisage une
réforme des niches. La Q° réapparaît en 2006, en 2008. Avec des rapports
parlementaires sur cette Q°
!
Phase de décision : Moment où une alternative est choisie 

Ex : en 2010 il est décidé de supprimer certaines niches fiscales


!
Phase de mise en œuvre : Correspond à la façon à travers laquelle les Services A et
les Tribunaux appliquent la politique décidée
!
Phase d’évaluation : Les effets de la PP sont mesurés, de nouveaux problèmes publics
sont identifiés, de nouvelles solutions sont envisagées
!
Phase de Terminaison : La PP est arrêtée, on considère que les acteurs publics n’ont
pas à continuer d’intervenir sur le Pblm.
!
B) La critique de cette analyse séquentielle
!
! Grille mécanique :
!
• Certaines séquences peuvent ê inexistantes : Certaines Po ne sont pas mise en
œuvre
• L’ordre peut ê inversé.
• Difficulté d’identification des séquences : décision et mise en œuvre

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Introduction aux politiques publiques.
• Une PP peut ne pas se terminer : On peut dire qu’on met fin à un programme
mais on met en place un autre programme à la fin de celui qui se termine qui
sera proche du 1er. Il peut y avoir un processus de Coyering ! processus de
superposition.
Ex : PIERSON montre que si on regarde les budgets des programmes sociaux, il n’y a
pas eu de diminution des budgets sociaux en revanche, il montre que Margareth
Thatcher a remis en cause la place des syndicats. Ca va rendre possible un retrait de
l’Etat providence Britannique après Thatcher car par la suite quand des réformes
seront proposées, les défenseurs traditionnels ne pourrons plus se faire entendre
comme par le passé, l’effet de la réforme Thatcher se fait ressentir des dizaines
d’années après le départ de Thatcher. Ca veut donc dire qu’une politique ne se
termine pas vraiment elle peut avoir des effets sur le long terme
• Causes de la fin d’une PP :
o Un choc extérieur peu favoriser la terminaison d’un programme :
o Une PP peut se terminer car la clientèle à laquelle elle s’adresse
disparaît ou est marginalisée.
o Durée de vie qui prévoit que quand la PP est lancée durera un certain
nombre de temps.
o Remise en cause de la légitimité de la PP
!
Enchainement rationnel de séquence or, on peut avoir des séquences inexistantes, qui
ne se suivent pas dans l’ordre.
!
Ex : L’administration militaire à mis en œuvre la recherche sur le nucléaire dans la
seconde GM c’est seulement ensuite qu’il y a eu une inscription sur l’agenda. Alors
que c’était déjà mis en œuvre ! on s’est rendu compte que ca pouvait générer de
l’énergie pour els civiles alors que les programmes nucléaires existait déjà la
production de l’énergie nucléaire dans le domaine civile est débattu et donne lieu à la
construction de centrales nucléarise. La problématisation de l’énergie nucléaire civile
est encore présente dans el débat politique bien que la politique soit déjà mise en
œuvre
!
• Ne soulève pas les effets de rétro action : Programme qui produit des effets qui
vont avoir des influences sur les évolutions futures. Une séquence peut avoir un
effet sur une autre séquence ! Pas que effet négatif, peut ê effet positif.
• Grille rationnelle : éloignée de la réalité
o Car ça voudrait dire qu’il y a un acteur qui décide (alors qu’il y en a
plusieurs).
o Ce modèle suppose que l’action publique aurait un destinataire
clairement identifié qu’elle répondrait exactement à un problème public
or on verra que les PP on des objectifs flou, elles résultent de ce que
PALIER appel les consensus ambigus. Ex RMI pour la gauche c’’était un
filet de sécurité alors qu’à droite on voyait + le volet insertion
• Modèle qui ne permet pas de conceptualiser les distorsions qui existent entre
les différentes séquences.
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Introduction aux politiques publiques.
• Sous estime les contraintes des PP : Changement des PP
• Sous estime la dimension symbolique des PP : De nombreux procédés de
symbolisation sont présents dans l’action P
• L’action P peut contribuer à modifier les comportements des individus : Les élus
passent une part importante de leur temps en délibération mais aussi en visite.
Ces actions ne sont pas neutres pourtant elle ne sont pas à chaque fois suivies
de mise en œuvre.
!
C) Quelle dimension donner à la grille séquentielle
!
Certains auteurs proposent des catégories alternatives en 1983

PETERS et HOGWOOD propose des types de succession de PP ! PP linéaire par le


remplacement d’une PP par une autre.

! Mais ils disent qu’a coté de la succession linéaire il y a des PP qui passent par la
consolidation ! même objectif de PP mais les moyens alloués vont peut modifié,
concentré, consolidé

- Politiques scindé

- Terminaison partielle avec une diminution des ressources allouées à une PP

! Soulignent l’existence de succession non linéaire : Un programme est lié à un plus


ancien mais les objectifs sont différents.

! Même s’ils critiquent l’idée d’une succession linéaire et mécanique les auteurs
n’abandonnent pas de distingue des moments différents ayant leur propre différences,
qualités. Certains auteurs on tendance à dire que cette grille est « une grammaire
minimale » elle est extrêmement minimale mais a l’intérêt de poser des questions

CHAPITRE 2 : LA CONTRUCTION DES PROBLÈMES PUBLICS

!
C’est un phénomène considéré comme anormal par les acteurs sociaux mais aussi
comme un phénomène relevant de la sphère de compétence des autorités publiques.
Ecart entre ce qui est et ce qui devrait être. Les autorités publiques sont légitimes
pour intervenir.

L’agenda politique correspond quant à lui à l’ensemble des problèmes perçus comme
appelant un débat public débattu dans des arènes.

Les problèmes publics peuvent voir leur définition varier dans le temps et dans
l’espace.
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Introduction aux politiques publiques.
Ex : la radio activité n’a pas toujours été considérée comme un problème, il faut
attendre pour qu’elle apparaisse comme telle. Dans les années 30 pub pour l’eau
radioactive.

Il faut attendre le lien entre radioactivité et cancer pour la considérer comme un


problème.

Section 1 : Les déterminants de la problématisation

Pourquoi à un moment une situation considérée comme normale va ê considérée


comme problématique

Paragraphe 1 : Facteurs liés au contexte structurel 

Objectifs mesurables qui ne sont pas toujours mesurés

Q° : Pourquoi mesurer quelque chose qui va ê identifier comme un problème


juridique ?

Les facteurs liés au contexte peuvent expliquer pourquoi à un moment ces fait sont
jugés comme Pblm.

Yves Surelle distingue ces facteurs :

• Les progrès liés aux techniques médicales Ex de la radioactivité : Les progrès de


la médecine ont permis de faire le lien entre cancer et radioactivité

• Les caractéristiques du milieu politico administratif : un enjeux va ê


problématisé pour ê identifié comme un problème public il faut qu’il y ait une
structure A adéquate capable de l’identifier.

Laurie BOUSSAGUET montre que dans les 3 pays qu’elle a étudié, dans les années
80, des militantes féministes se sont mobilisées pour demander à des ministres
pour mettre en place l’action publique contre le viol. ! Création d’un comité
féministe c/les viols commis dans les lieux public et c/les témoins passifs.

ROUDY une « fémocrate » accepte de mettre en place une ligne téléphonique


« viol, femme, information » A la même époque en Angleterre et en Belgique !
mise en place de centres d’accueil pour les femmes victimes de viol « Rape crisis
centers ». Dans les années 80 apparaissent dans les pays étudiés des structures A
qui vont être capables de mesurer le viol, ce sont des structures mise en place à
l’initiative de féministes.

Or, dans les années 80, les femmes qui travaillent dans ces différents centres vont
peu à peu découvrir la Q° des abus sexuels sur mineurs. Un très grand nombre de
viol déclaré au tél ou dans les groupes de parole ne concernent pas les viols de
femmes d’âge mur mais des viols commis sur des enfants.

! Ces structures construites avant tout au départ de résoudre un problème


concernant le viol des femmes adultes dans les espaces publics à soulevé l’ampleur

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Introduction aux politiques publiques.
des violences sexuelles perpétrées sur les enfants. 

Ces structures A ont permis de faire émerger la Q° des abus sexuels sur les
enfants ! un Pblm en soulevant un autre.

• La transformation des valeurs dans la société : ON a vu apparaître


progressivement la reconnaissance de l’enfance comme une période spécifique
de la vie. Avant le 19ème ! enfance perçue comme signe de délinquance fin XIX,
début XX ! enfant devient sujet de droit.

!
INGLEHART TROUAINE ? : Décrit un changement dans les valeurs des Stés
occidentales qui aurait selon eux à des sociétés post matérialistes ! passage
de Sté matérialistes à post matérialistes dans les années 60.

!
Sté Matérialiste = première réoccupation : Sécurité et moyens de subsistance

Dans une Sté matérialiste, c’est la satisfaction des besoins matériels immédiats
qui occupent l’attention des citoyens donc les problèmes publics peuvent ê un
problème d’augmentation des revenus.

!
Sté Post-matérialiste = Donne de l’importance au sentiment d’appartenance
Dans les Stés post-matérialistes ! phénomènes liés à la reconnaissance du Dt
des Homo, Q° écologique

!
INGLEHART dit que ce changement est porté par des individus qui grandissent
dans des conditions matérialistes ou des conditions où les besoins immédiats on
été satisfait :

o Individus qui grandissent dans une situation de rareté : Même s’ils


connaissent ensuite une période prospère, ils auront toujours des valeurs
matérialistes

!
o Individus qui grandissent dans une Sté d’abondance auront toujours
des valeurs post-matérialistes.

Il n’y a pas d’ajustement immédiat entre les valeurs et les conditions de vie
matérielles car les valeurs fonda d’un individu reflètent les conditions de son enfance
et pas les conditions dans lesquelles il vit plus tard.

Paragraphe 2 : Les facteurs liés à la mobilisation d’acteurs

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Introduction aux politiques publiques.
Les sociologues estiment qu’il n’y aurait pas de problème public pas s’il n’y avait pas
d’individus pour qualifier les problèmes, leur donner un label, les mesurer en rendre
compte.

On quitte l’approche objectiviste pour rejoindre l’approche constructiviste ! Pblm


construis

La Q° du mariage homo a été problématisé différemment par des groupes sociaux


différents :

- Gauche : Mobilisation pour caractériser de Pblm la différence au sein du


mariage

- Droite : Pblm = des enfants puissent ne pas avoir un père et une père

Les Pblm n’émergent pas naturellement, les acteurs ont posé une étiquette sur le
Pblm, la socio est amenée à prendre de la distance par rapport aux catégories
ordinaires.

!
Exemple GUSFIELD : Rôle des acteurs dans l’émergence et la désignation de Pblm. Il
montre que la labélisation du Pblm de l’alcool au volant n’est pas neutre et conduit à
considérer l’alcool comme une cause principale des accidents. Il a été frappé de voir
que les acteurs qu’il interrogeait sur la mortalité sur les routes avaient une vision
uniforme du Pblm et il renvoyait la mortalité sur les routes à cette causalité = alcool
au volant.

Il a remarqué que chez les personnes qu’il a rencontré il n’y avait aucune alternative
de résolution ou de définition du Pblm alors que selon lui on aurait pu penser que la
cause des accidents de la route auraient pu ê problématisé autrement en mettant en
avant le fait qu’il n’y ait pas de transport alternatif à la voiture, le fait que les
individus soient obligés de prendre la voiture pour rentrer chez eux ! Ce qui pourrait
être considéré comme une cause d’accident au même titre que l’alcool au volant. Il
s’intéresse à l’ordre symbolique lié à ce problème et que l’alcool au volant est
considéré comme un drame moral car considéré comme le signe d’une défaillance
morale et doublement un drame moral car cette pratique peut causer des dommages
corporels et matériels sur les autres.

IL décrit une forme de contrainte invisible dans la représentation des causes du


problème ! Cette contrainte serait une forme de contrôle social qui empêche de
penser autrement le Pblm.

Tente de définir la cause des accidents !Alcool au volant

GUSFIELD ! Cette façon de problématiser l’enjeu conduit à considérer certains


conducteurs comme des malades qu’il faudrait traiter. 

Il pourrait y avoir d’autres façon de présenter le Pblm des morts sur les routes (dépend

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Introduction aux politiques publiques.
des secteurs géographique) il y a une étiquette au problème alors qu’il pourrait y avoir
d’autres alternatives à ce Pblm.

Comment les acteurs peuvent contribuer à ce que pour la population un enjeu social
soit pensé d’une certaine façon ce qui va avoir une répercussion sur les solutions
apportés par les PP.

!
Paragraphe 3 : Comment les problèmes publics sont-ils exprimés 

A) Les structures de problèmes

Exprimés à travers des structures syntaxiques mais aussi associés à des images.

Exprimés à traves histoires causales, la définition de la causalité peut avoir un impact


sur la définition des resp qui doit intervenir pour régler le Pblm ! quel segment
doit intervenir pour régler le Pblm ? 

Ex : Jeunes qui partent en Syrie, des histoires causales s’affronte :

• Jeunes partent en raison des problèmes qu’ils rencontrent en France

• La politique menée par les occidentaux au moyen orient

!
Exprimé à travers des récits : Simple narration d’un événement, synecdoque,
métaphore.

On s’aperçoit que les Pblm P peuvent ê exprimé de façon à ce que le Pblm ne sera pas
perçu comme un problème collectif.

Ex EWALD : Au XIX la transformation de la conception des accidents dans les mines


alors qu’ils pouvaient ê associés à des responsabilités individuels, les accidents étaient
des cas particuliers, montre un renversement à partir de la seconde moitié du XIX avec
l’apparition d’une problématisation de ces accidents comme des accidents qui
pouvaient ê ratttaché à une dimension collective ! Les accidents on été pensé
comme qqc qui a été une conséquence ! adoption de la grande loi sur les accidents
du WW en 98 conduisant à ce que l’employeur soit considéré comme resp.

!
Constat : Les Bblm publics sont souvent rattachés à une catégorie générale, vont ê
associés à des nouveaux noms pour les désigner.

Tous ces récits contribuent à définir ce qui sera possible de faire dans l’action publique

Pblm Po reprennent souvent des éléments cognitifs ou moraux permettant de qualifier


une situation comme pénible ou agréable.

"13
Introduction aux politiques publiques.

Dimension cognitive : Le crime ! différentes façons de l’expliquer.

B) Les affrontements d’acteurs autour des définitions des problèmes

Au moment de la problématisation ! situations différentes. Une problématisation


imposée lié à l’alcool au volant.

Situation de controverse public en France ! Définitions différentes avec des labels


différents, des histoires causales différentes. 

!
Pour GASFIELD ! La problématisation des enjeux sociaux, il faut faire le lien entre les
acteurs :

• Qui parlent du problème

• Qui sont entendu au moment de définir le problème

• Les causalités liés au Pblm

• Responsabilités liées au Pblm

Souvent, les groupent définissent le Pblm tentent de faire endosser Pblm politique à
d’autres acteurs qu’à eux même. Définition du Pblm en tentant d’imputer la resp à
d’autres.

Exemple du Sida FABRE « Sida et Politique » : Affrontement de récits dans le temps par


les acteurs. Il montre qu’au début des années 80 lors de l’apparition du Sida, les
institutions et le système A Français était dans l’incapacité d’appréhender le sida. 

Pop la plus touchée : Homo. Lente à se mobiliser pour demander une Po qui ralentirait
la contagion. 1ère action associative ! 1985

• Phase des diagnostics du sida 80/85 

Perçu au départ comme mal mystérieux touchant les homo aux USA
principalement. Très vite les médecins découvrent que les 1ers malades sont
homosexuels. Le virus est considéré comme limité aux individus qui le
contractent en raison de comportement sexuels « anormaux ». 

Les premiers médecins contactent l’association des médecins gay, centre
d’urgence anti répression homo, le bureau d’épidémiologie du ministère de la
Santé.

Caractère public du Pblm du sida est sous estimé, la cause virale a été sous
estimé car en fait le Sida est associé à des causes comportementales, les
médecins ont une approche épidémiologique et s’intéressent aux
caractéristiques des malades qui contractent le sida. 

!

"14
Introduction aux politiques publiques.
• Phase de la publicisation limité du sida avec le refus du recours aux politiques
83/86

C’est en 83 que la maladie s’identifie comme une maladie virale

Dans la 2ème phase : Publicisation limitée du Pblm. Captation du Pblm par les
médecins et les institutions Administratives. Ils estiment que c’est à eux de
répondre au Pblm sans qu’il nécessite une intervention du Po.

!
Les médecins créent un groupe inter disciplinaire et essayent de faire
reconnaître la recherche sur le sida comme spécificité. Administration médicale
évite de demander une intervention politique pour pas s’en voir déposséder,
mais en même temps les Po ne se saisissent pas de problème car crainte de
désigner les homosexuels.

!
Problématisation par les médias : au départ silencieux ! Quelques articles sur
le mystérieux cancer gay.

!
Les médias vont entretenir des relations étroites avec les médecin avec l’idée
qu’il faut faire quelque chose puis la maladie va commencer à être associé à
des personnages publics. ! Michel Foucault qui meure du SIDA en 1984. C’est
avec la mort de ces personnages publics que le SIDA va devenir un phénomène
social et collectif et non plus un évènement mystérieux concernant un groupe
minoritaire.

!
Médias continuent de parler de groupes à risque (gays, Haïtiens, toxicomane,
hémophiles, prostituées, nouveaux nés). La notion de groupe à risque amène à
considéré les sujets de la maladie comme vecteur de contamination à isoler !
Cadrage du Pblm.

!
Phase d’émergence dans le champ politique : FIN 86 ! Intervention timide du
personnel po. Chauffage du sang. Produits cessent d’être remboursé en 85, ce
retard est expliqué car il est difficile d’élaborer et de diffuser normes dans les
centres de perfusion ???

!
Fabius ! Système de dépistage systématique du Sida chez les donneurs de
sang.

"15
Introduction aux politiques publiques.
Intervention du FN qui se saisit du sida pour en faire un enjeu électoral. 

Après législatives de 86, le FN obtient + en + de siège à l’AN et le FN souhaite
marquer son identité à la chambre. En parallèle il décide d’entamer tôt la
campagne présidentielle de son candidat, il va précipiter et compléter cette
phase d’émergence au sens où le discours du FN impose aux autres acteurs Po
de prendre position sur la maladie.

!
Pour le FN ! Le sida est le signe « d’une justice divine qui s’abat sur le malade
du sida » qui sont désigné comme des sidaïques. Selon lui le sida est dirigé
contre ceux et celles qui ont des comportements désignés comme anormaux, de
cette façon le sida va faire l’objet d’une polémique très violente car les autres
parties de l’échiquier politique vont refuser cette conception.

!
Intéressant de voir comment le discours du FN va contribuer à définir les
frontières du possible et de l’impossible car à partir de ce discours, toute
mesure préconisée par ce partie va devenir inacceptable par les autres parties
! contrainte importante sur l’ensemble des autres acteur po qui vont régir. La
pathologie du Sida doit sortir d’une recherche d’identification de groupes à
risque.

!
Accélération de ce mouvement -_> Publication 86 du centre national de
transfusion sanguine (1 hémo sur 2 contaminé) la presse prend en compte que
les hétéro peuvent aussi ê contaminé par le sida.

!
Varzac (gouvernement Chirac) refuse la mesure du dépistage automatique des
catégories à risque ! attentatoire aux mesure individuelles et s’orienter vers
des mesures d’info, de prévention. 

87 : Sidé définit comme grande cause naturelle. 


le procédure d’émergence s’achève en 87 mais d’autres formes de politisation
du sida continuerons d’exister par la suite.

!
Section II Le public des problèmes

!
La problématisation des Pblm sociaux sont construit de manière à toucher l’opinion
publique.

On distingue différentes formes de l’opinion publique distinguées par PADIOLEAU :


"16
Introduction aux politiques publiques.
• Public indifférent

• le public attentif

• le public d’identification. Pour lui, la problématisation de la Q° de l’avortement


es exemplaire pour identifier ces types de publics

!
!
III – le public des pb

L’expression des pbs sociaux peut s’adresser à un public, il faut toucher l’opinion
publique. on peut distinguer différente forme de l’opinion public, mise en évidence
par Padioleau : public indifférent – public attentif – public d’identification. Pour lui la
problématisation de la question de l’avortement dans les 70’s est exemplaire pour
identifier ces trois types de publics. 2ème vague du mvt de féministe -– les questions de
corps et procréation sont bcp + problématisés pour le droit des femmes qu’auparavant
dans la 1ère vague. Dans le nouvel obs, publication du manifeste des 343 : ces femmes
réclament l’avortement libre. Juste après se déroule le procès de « Bobigny libre » :
oct et nov 1972, procès de Marie Claire : fille de 16 ans qui a été violé par élève de son
lycée, elle est élevée seule par sa mère qui va l’aider avec ses collègues à avorter
(film sur la question). Sa mère va demander à Gisèle Haliny de les défendre. Simone de
Beauvoir et Hanily décident de mener un procès politique, elles ont créer le
mouvement «  choisir le… des femmes  »  : milite pour la défense du droit de
l’avortement. La défense va attaquer la loi de 1920 qui pénalise l’avortement en
montrant l’injustice de cette loi, argumentant autour du fait que les françaises les +
dotées financièrement avortent à l’étranger alors que les femmes des milieux
populaires avortent dans la clandestinité en France dans des conditions déplorables,
mettant en avant que la pénalisation n’empêche pas la pratique et conduit à des
risques sanitaires pour les femmes en question et une inégalité avec celles qui peuvent
aller à l’étranger. La défense fait venir à la barre de nbses perso et notamment un
médecin catho – les audiences sont retranscrites dans la presse (interdit) et de nbx
articles paraissent sur le procès. Les travaux fait sur le procès montrent qu’il a été une
étape essentielle pour le changement de la loi sur l’avortement et est créé en 1973 le
mouvement pour la liberté de la contraception et de l’avortement. Face à ces
mobilisations féministes, des mvts catho apparaissent contre l’avortement et le Pape
se positionne clairement contre. On arrive à une situation dans laquelle l’avortement
devient un grand thème de la campagne présidentielle de 74. Mitterrand s’était
engagé pour la possibilité d’avorter jusqu’à la 14ème sem  : VGE est élu, il nomme
Simone VEIL ministre de la santé avec comme mission de faire voter une loi qui
dépénaliserait l’avortement – loi voté en déc 74 ap de nbx débats houleux et difficiles.
Loi votée avec 277 voix, 192 contre – seulement 1/3 de la majorité a voté pour la loi,
et l’opposition ont eux voté quasi à l’unanimité. Pression forte pour qu’elle ne soit pas
voté notamment de l’asso «  laisser les vivre  », de l’ordre des médecins, de l’Eglise
catho. Loi votée pour une durée de 5 ans – mais finalement prolongée.

"17
Introduction aux politiques publiques.
Ce que montre Padioleau ici, c’est que cette loi qui a rencontré une grosse opposition
a finalement pu être votée car elle s’est appuyée sur un public de soutien. Il distingue
≠ formes de public auquel s’adresse les individus qui problématisent des enjeux
sociaux :

• public indifférent/apathique = personnes qui se mobilisent pas pour parler du pb –


ne se sentent pas directement concernées par le pb mais qui peuvent avoir une
idée sur le pb – peut correspondre à des personnes constituant une caisse de
résonnance au moment de la problématisation. On enregistre leur point de vu à
travers des sondages. Les mass médiats ont accueilli de façon plutôt bienveillante
les positions des féministes – et les asso s’étant mobilisée en faveur de
l’avortement, avaient dvlp des savoir-faire dans les milieux d’influence pour
communiquer et ont donc pu atteindre les populations

• public attentif = personne pouvant être plus directement concernées par le pb,
peuvent être prêtes à s’engager à la résolution du pb  ; femmes n’ayant pas
forcément avorté mais se sentant concernées par l’enjeu, pensant que les aléas de
la vie pourraient peut être les placer dans une telle situation.

• public d’identification = acteurs directement touchés par le pb et capables de se


mobiliser autour de celui-ci. Au moment ou la question de l’avortement comment à
être discuté en France dans les arènes publiques, on voit apparaître des femmes
qui vont se mobiliser pour le droit à l’avortement, femmes qui avaient avorté dans
la clandestinité, qui n’avaient jamais participé à aucun mvt social (≠ de femmes
politisées).

En Allemagne, les mobilisations pour l’avortement vont être un échec, la Cour constit
va bloquer l’ouverture de ce droit et l’avortement va rester puni. C’est avec le
réunification que ce droit va évoluer.

En même temps, cette idée de ‘public d’un pb’ a été critiquée. Notamment par
Bourdieu « l’opinion publique n’existe pas ». Remet en question la volonté de certains
politiques qui veulent mesurer l’opinion publique dans des sondages. Cela supposerait
que tout le monde à une opinion, que toutes les opinions se valent et que les questions
posées par les sondages sont naturelles. Souvent les résultats des sondages éliminent
les «  non réponse  », de plus certaines personnes n’ayant pas d’opinions répondent
« parce qu’on leur demande », ce qui ne reflète pas une réelle opinion. Sur le fait que
toutes les opinions se valent : les individus sont classés dans la même catégorie alors
qu’ils peuvent être très ≠. Le sondage opère une réduction de la réalité. Par ailleurs
P.Bourdieu souligne que les questions posées dans les sondages ne sont pas forcément
naturelle, la pbtq des questions reflètent les préoccupations des instituts de sondages,
des commanditaires des sondages. Il invite à se demander qui financent ces sondages
et qui formulent les questions.

Selon Lippman, le public est un fantôme, il n’y aurait que des opinions privées.

PARTIE IV – LES TYPES DE PROBLÉMATISATION

"18
Introduction aux politiques publiques.
!
Chapitre I : l’émergence des pbs

Il est possible d’identifier plusieurs type de problématisation/émergence de pb.


Différents facteurs peuvent expliquer qu’un pb apparaît. On s’intéresse maintenant
aux ≠ mécanismes qui vont expliquer qu’on puisse différencier des émergences ≠.

On distingue l’émergence par canaux multiples, instantanée, automatique et captée.

Par canaux multiples = liée à la mobilisation d’acteurs individuel ou collectif qui se


mobilisent pour qu’un enjeu soit considérer comme un pb public. Ex : l’émergence du
réchauffement climatique comme pb public – un public estime que le gvmt devrait
intervenir  et notamment le groupe international d’expert de l’ONU, essayent de
montrer les futurs conséquences. D’autres essayent également de démontrer que le
réchauffement va finir par poser pb, comme l’OMS.

Instantanée = cas dans lequel une situation peut avoir des caractères de soudaineté et
de gravité tels que cette situation va être instantanée.

Automatique = apparaît en l’absence de volonté de saisit du pb par le champ politique


ou par ceux qui sont confrontés au pb – les dispositifs de veille administratifs dont la
fonction est d’enregistrer des faits peuvent faire surgir un pb. Publication régulière et
non décidé par une circonstance particulière et qui donne lieu à une
problématisation  : passage d’un pb «  non dit  » à un pb «  dit  ». ex  ; les chiffres du
chômage

Captée = émergence dans lequel un groupe de personne se considère comme


représentant légitime et exclusif de la population confrontée au pb. On a une
institution ou une organisation qui acquière un monopole du discours sur le pb – sur la
qualification du pb. Ex : institution déjà dans le champ, qui s’approprie un pb – avec
l’Eglise cath au moment de la prohibition de l’alcool aux USA. Asso de lutte contre le
sida comme Act up qui monopolise le pb de la maladie.

Tous ces modèles permettent d’identifier, de différencier les mécanismes qui amènent
à ce qu’un pb public soit qualifié. Mais ils n’expliquent pas pq à un moment donné le
champ politique va lui entrer en action. Problématisation mais aucune réaction des
politiques.

Chapitre II – la mise à l’agenda des pbs publics

Pourquoi et comment un pb arrive à l’agenda sachant qu’il y a une compétition entre


le pbs publics – pourquoi certains retiennent l’attention et d’autres non ?

On peut distinguer l’agenda médiatique, l’agenda électoral, l’agenda partisan,


l’agenda syndical, l’agenda institutionnel. Dans l’agenda institutionnel  : agenda
gouvernemental, législatif, l’agenda administratif, l’agenda des CT. Les acteurs qui
problématisent un enjeu social cherchent aussi à capter l’attention des pvs publics, or
le personnel politique est déjà occupé  : suppose un ensemble de circonstances pour
"19
Introduction aux politiques publiques.
qu’un pb fasse l’objet de l’attention. Les acteurs politiques ne sont pas disponible de
la même façon suivant le moment, avant les élections ils sont généralement plus
ouvert. Après les élections, bcp moins.

Section 1 – l’accès des pbs aux arènes publiques

Comment un pb fait pour entrer à l’agenda  ? Cela peut dépendre des propriétés des
pbs

§1 – Les propriétés des pbs

Certaines propriétés donnent un avantage pour un pb de figurer à l’agenda :

• l’intensité dramatique

• légitimité scientifique

• légitimité venant de l’étranger

• l’existence de personne capable de relayer le pb

• la réceptivité de l’opinion publique

! L’intensité dramatique = la loi sur l’avortement a été débattue à la suite du procès


Bobigny, et on voit que celui-ci avait une intensité dramatique particulière car en
l’espèce une jeune fille qui avait été violée.

!Légitimité scientifique = le fait que des scientifiques prennent position sur un pb


peut contribuer à donner de la légitimité à celles et ceux qui souhaitent que ce pb soit
considérer par les acteurs publics. Ex : le nucléaire – les retraites : les réformes sont
préparés par le comité mis en place pour l’occasion, réunit des experts ≠, amenés à
faire des projections sur l’évolution démographique de la France..

! Légitimité venant de l’étranger : le pb est rapporté à ce qui se fait à l’étranger – en


2007 en France, la question de la rigidité du marché du travail a été débattue et
l’identification du pb était souvent rattaché à l’idée d’une « flex-sécurité » qui était
rapportée à des politiques menées au Danemark et qui a pu donner une légitimité
particulière à ceux voulant réformer. Ex2 : système de positionnement par satellite car
le GPS est un système mondial, lancé au départ par les USA en 78. Les russes dvlp aussi
un système équivalent puis un système mondial de système est constitué. A l’origine
les USA ont dvlp ce système avec des objectifs essentiellement militaire car dans le
cadre de la guerre froide. Puis ont s’aperçoit de l’intérêt civil de ce système ; lors de
la guerre du Kosovo, les européens s’aperçoivent que les USA sont capables de
manipuler le système et d’affaiblir le signal et qu’ils sont donc dépendant des USA.
Explique que certains acteurs euro se soient mobilisés pour que l’Europe dvlp elle aussi
un système qui lui est propre.

! l’existence de personne capable de relayer le pb = le fait qu’un pb ait un ou des


portes paroles ayant des ressources médiatiques, symboliques, financières
importantes  ; peut expliquer qu’un pb puisse gagner l’attention des pvs publics. Ex  :
"20
Introduction aux politiques publiques.
asso qui a des relais dans la presse, au rothary club, dans le CES, chez certaines
personnalités. Ce type d’asso peut réussir à faire entendre sa cause car dispose de
relais dans l’espace public.

! La réceptivité de l’opinion publique = elle peut être + ou – réceptive, cela peut


avoir un effet sur l’attitude des pvs po. Si l’OP est très favorable à la prise en charge
d’un pb = pression indirecte. Le personne po voulant éviter le blâme.

On s’aperçoit qu’à partir du moment ou un pb est pris en charge par les pvs po, il peut
aussi être reproblématisé, émergence d’une façon différente de problématisation.

§2 – les pbs confinés

Cas de l’amiante : dvlp par Henry dans un livre sur la santé publique. Il montre que le
pb de l’amiante a longtemps été un pb confiné, identifié par certains scientifiques
mais qui ne faisait pas l’objet de l’attention des pvs publics. Il faut attendre jusqu’au
milieu des 90’s pour qu’il apparaissent à l’agenda médiatique fr puis à l’agenda
politique. Or ça été un des pbs les plus meurtrier dans le cadre du travail. Il connaît
une certiane publicité dans les 70’s puis passé sous silence jusqu’en 90’s. L’amiante
fini par faire l’objet de l’attention, ap l’affaire du sang contaminé. Pourquoi pas
avant  ? il explique cela car les groupes qui avaient un discours sur l’amiante étaient
des groupes sociaux qui n’avaient pas réussi à diffuser au delà de leur frontière de
groupe sociaux. Il distingue trois groupes  : les victimes, les scientifiques et d’autres
acteurs. Les victimes, ceux ayant travaillé au contact de l’amiante, avaient une très
faible propension à vouloir diffuser leur pb car ces personnes ne voulaient pas
remettre en question les activités économiques liées à l’usage de l’amiante. Les
scientifiques, un grand nb d’étude scientifique était financé par les industriels de
l’amiante. Ils n’avaient pas d’échantillon de la pop assez important pour pouvoir
avancer des projections des csq de l’amiante sur la pop. Les autres acteurs : segment
de l’admini qui écrivaient des rapports avec bcp de technicité donc compliqué pour les
pvs po de se réapproprier le pb, et ils ne voulaient pas trop publiciser leurs inquiétudes
(segment de l’admini) car avaient peur de remettre en cause les équilibres éco. Il faut
attendre le scandale du sang contaminé pour les bouger un peu.

Section 2 – Les modèles de mise sur l’agenda

Identifiés par P.Garraud, les modèles de mise sur l’agenda, la participation, la


médiatisation et l’anticipation.

!
Paragraphe 1 : Les 4 types de mise à l’agenda

!
2ème : Q° du cumul des mandats ! Amené à l’agenda par les parties po

3ème : La médiatisation : Les médias déterminent eux même ce qui est au cœur de
l’agenda médiatique. Les décisions par les médias de traité ou non certains objet peut

"21
Introduction aux politiques publiques.
ê déterminé par des choix territoriaux. Ils sont soumis à de nombreuses contraintes
financières et d’autres liées à l’obligation de trouver des sources, des supports.

4ème : L’anticipation où les acteurs administratifs et politiques jouent un rôle


primordial pour pousser le Pblm à l’agenda et peuvent jouer un rôle actif dans la
formulation d’un Pblm futur et dans le choix de traiter ce Pblm au plus vite.

Ex : Colbert qui s’inquiète qu’il puisse un jour manquer de bois en France et fut à
l’origine d’une plantation d’arbres.

!
Paragraphe 2 : Le modèle de la fenêtre d’opportunité de Kingdon

Les solutions de politique publique ne son pas crées pour répondre à des problèmes
particuliers. On aurait des solutions qui flotterai à la recherche de problème et au fur
et à mesure une solution s’attacherait à un problème.

La mise à l’agenda ne pourrait intervenir que lorsque des courants seraient alignés.

Flux des problèmes publics : Il existe un enjeu social où les individus sont certain
qu’il s’agit d’un Pblm public et que quelque chose devrait ê fait pour améliorer la
situation et devrait ê prise en charge par les Pouvoirs publics.

Le Flux des politiques publiques : Solutions qui flottent à la recherche de Pblm


auxquels elles pourraient venir s’accrocher.

Le Flux de la politique électorale : Contexte politique qui devient

Moment où ces 3 flux vont ê aligné et vont permettre u couplage entre problème et
solution.

Les entrepreneurs politiques jouent un rôle important pour que Pblm trouvent une
solution.

KINGDON distingue plusieurs fenêtres d’opportunité :

• Pblm Windows : Fenêtre d’opportunité avant tout ouverte par le Pblm. C le


pblm qui appel une solution.

• Politico Windows : Fenêtre ouverte par un événement politique (Ex :


changement de majorité)

L’ouverture d’une fenêtre d’opportunité n’est pas toujours prévisible, mais elle est
quand même un peut ! Modèle probabiliste et non déterministe.
Les probabilités dépendent : des caractéristiques du problème, du contexte politique.

Des mécanismes rendent plus probable la survenance du problème à l’agenda. Cette
métaphore de la mise à l’agenda s’inspire des mission spatiales pour montrer que c’est
sur un temps restreint que la fenêtre d’opportunité s’ouvre où les 3 courants sont

"22
Introduction aux politiques publiques.
réunis, après ce moment la fenêtre se referme et le Pblm n’a plus de chance d’entrer
à l’agenda politique.
!
Ex : Le gouvernement Allemand a réussi à prévoir la mise en place d’un droit
opposable pour la garde des enfants de – de 3 ans, un flux de problème surgit à la
suite des enquêtes de l’OCDE, en Allemagne les résultats de l’enquête vont ê un choc
dévoilant qu’il y a des très fortes inégalités dans les compétences acquises des ados
Allemands.
!
En Allemagne une réflexion va se développer pour expliquer pourquoi les enfants on
de si mauvais résultats ! la garde des enfants par les mères jusqu’à l’age de l’entrée
à l’école n’est pas forcément quelque chose de bénéfique notamment pour les enfants
qui ont un passé de migration qui peuvent ê amené à rester jusqu’à l’Age de 7 ans
avec leur mère et ne pas parler Allemand avant cet âge.
!
Coalition qui se met en place et va avoir les moyens de faire adopter les
changements. On voit que l’arrivée au pouvoir des démocrates constitue une condition
favorable car de nombreux élus étaient plutôt défavorables à cette réforme
considérant que les femmes devaient rester à la Maison. Mais le gouv actuel favorable
à cete réforme va la rendre possible.
!
!
!
!
CHAPITRE 3 : LES DÉCISIONS
!
Consiste à supposer qu’une décision est prise par un décideur unique pour répondre à
un Pblm public qui repose sur des choix éclairé entre des alternatives.
On a tendance à penser que le décideur aurait pour ambition de trouver les solutions
optimales compte tenu de ses préférences et de sa connaissance parfaite de la
situation.
!
I. Dissolution de la rationalité absolue de la décision
!
!
A) La dissolution de la décision comme un moment
!
Apparaît sous la plume de SFEZ critique sur la décision et s’adresse aux travaux de
JAMOUS qui avait écrit une sociologie de la décision en 69. Il avait étudié la réforme
médicale de 58.
CHU vont réunir les CHR et les facultés de médecine. Cette réforme :
• Renforce les pouvoirs des directeurs d’hôpitaux
• introduire à un concours national anonyme de recrutement des médecins
interne
• introduit la biologie dans les études médicales.
"23
Introduction aux politiques publiques.
JAMOUS admet que cette réforme a été possible grâce à Debré. SFEZ citrique la vision
de JAMOUS en admettant qu’elle n’est pas généralisable et qu’on ne peut pas toujours
expliquer un changement de Politique publique. Il s’est laissé abusé par le discours
politique de Debré. Par les archives.
Pour SFEZ il n’y pas de moment de la décision, souvent une PP est constitué de
l’imbrication de décision multiples il y a rarement une seule et unique décision qui
crée une politique. Mais souvent une décision qui entraine et nourri d’autre décisions. 

!
Exemple RAVINET  : Article autour de l’émergence d’un espace européen de
l’enseignement supérieur. Ex  : émergence d’un espace européen au niveau de
l’enseignement supérieur. Processus de Bologne de 1999. Les travailleurs pouvaient
circuler en Europe. En 90 se construit l’idée que l’UE devrait être économie de la
connaissance : stratégie de Lisbonne : fixe les objectifs à atteindre pour les 10 ans à
venir, proposait donc un programme. Dans les 90’s se prépare la stratégie de Lisbonne,
il faut réfléchir au système d’enseignement sup  : les ministres fr, all, ita et GB
appellent à la mise en place d’un système en 2 cycle de l’enseignement  ; licence et
master. Mais la déclaration de la Sorbonne ne donne aucune piste sur le pilotage du
projet. Les 4 E vont mettre en place un groupe de suivi de la déclaration « Sorbonne
follow up groupe » prévoit d’organiser une conf avec + de pays. En 1999 à Bologne 29 E
signent un texte commun avec 6 objectifs. Le 1er groupe est remplacé par un nouveau,
divisé en un groupe de pilotage et une assemblée. Jusqu’en 2001 les acteurs de
l’enseignement sup n’ont même pas cs de l’existence de ce groupe. La structure se
stabilise en 2003 avec une rpt des E, un bureau, un secrétariat. De + en + d’activité
sont organisées par cette structure. Pas prévu qu’il y est des rédactions de rapport
mais cette pratique se pérennise. Avec l’institutionnalisation il est difficile d’ignorer la
demande de rapport. Cette espace européen ne peut pas avoir été pris par une seule
décision.

!
!
B) – La dissolution de la décision comme choix individuel et libre

La décision n’est jamais prise individuellement malgré ce qui ce dit dans les médias.
Elle est souvent contrainte, les alternatives émergent parfois tardivement, dépend de
la faisabilité technique (juridique, économique…). La décision est aussi contrainte
politiquement, dépend de la réaction de l’opinion publique, de la capacité des groupes
concernés à se mobiliser

La décision ne se fait jamais seule, elle fait souvent intervenir des acteurs multiples :
politiques, admini (divisions des pbs entre les ≠ admi). Les dossiers sont svt préparés
par les services admi. La décision ne peut pas se prendre sans participation extérieure
au gvmt. Ex  : émeute de Ferguson – ville majoritairement composée de population
noire mais avec policier majoritairement blanc. Un grand jury pop décide d’un non lieu
dans l’affaire estimant que le dossier judiciaire ne contenait pas suffisamment de
preuve pour inculper le policier. L’admi Obama décide d’équiper les policiers de
caméra lorsqu’ils sont en opération, décide de déplacer le pb sur le terrain des droits

"24
Introduction aux politiques publiques.
civiques. Le ministère lance une enquete sur les pratiques de la police de Ferguson : il
existe des formes de racisme. D’autres facteurs choisi, c’est finalement rapport qui
sera choisi.

Ex2 : stratégie 2020, grands objectifs de l’UE jusqu’en 2020. Lisbonne voulait faire une
économie de la connaissance, la stratégie 2020  : remonter les taux d’emploi à 75%,
consacrer 3% du PIB au R&D, réaffirmer les objectifs de l’UE dans la lutte contre le
changement climatique, réduire les tx de pauvreté de 25%, améliorer le niveau
scolaire. On a l’énonciation d’une cible sociale claire avec la volonté de réduction de
la pauvreté dans le cadre de la crise. Selon certains auteurs l’adoption de cette cible
est le résultat de nbx compromis entre des acteurs ≠. En 2009 la commission encore
très inspirée de la stratégie de Lisbonne  : la diminution de la pauvreté dans l’UE
devrait être le résultat des efforts des EM. En 2010 la commission change de position
et propose des cibles de réduction de la pauvreté comme des objectifs en soi.
Comment expliquer ce changement de position  ? s’explique par le fait que la
commission était en interaction continuel avec d’autre acteurs  : le parlement UE, le
réseau anti pauvreté, les EM, le président du conseil européen. Le parlement UE en
juin 2009 est présidé par Baroso fait un pas vers le parlement en acceptant les cibles
de pauvreté pour aller vers du social.

Le réseau anti pauvreté : fait des interventions pour obtenir qu’il y ait une dimension
sociale dans les politiques de l’UE.

Les EM : lobbying important auprès de la commission, Etats pour qui s’achèvement du
marché intérieur ne peut pas être l’unique objectif de l’UE.

Le président du conseil Euro  : Ronpoy militait pour qu’il n’y ait pas trop d’objectif
ciblé, favorable pour qu’il y en ait un sur la pauvreté.

Il y avait des opposants aussi : la suède est défavorable, milite pour que l’emploi soit
utilisé comme moyen contre l’exclusion sociale, le RU est contre l’idée que la
pauvreté soit mesurée en terme relatif  : la pauvreté est définit à partir d’un seuil  :
60% du revenu médian. A des défauts. La commission intègre ces ≠ visions, le
compromis trouvé : la stratégie est une ligne directrice, n’entraine pas l’adoption de
recommandation spécifique aux pays.

C) – La dissolution de la solution comme choix rationnel

Le modèle de la rationalité absolue a été très critiqué  : rationalité en valeur et


rationalité en finalité.

Rationalité en valeur  : correspond au fait d’agir uniquement en fonction de valeur


considérée comme très importante, qql soit les csq

Rationalité en finalité = type d’action pour lesquelles les individus choisissent les
moyens adaptés aux fins que l’on choisi. Ex  : réinterprétation de Kant et de sa
moralité. Fait de pouvoir agir de telle façon que la maxime de mon action puisse être
érigée en principe universel. On en peut pas ériger en règle universelle le fait de

"25
Introduction aux politiques publiques.
mentir. Selon Kant mentir est mal donc on ne doit jamais mentir. Cf mentir aux nazis
sur le fait de cacher des enfants.

Selon Weber il y a donc deux types de rationalité. Il y a aussi le comportement


affectuel  : décision prise en raison de sentiment. Le comportement traditionnel  :
respect des traditions.

Critique de la rationalité absolue  : Simon parle lui de la rationalité limitée  = la


rationalité n’est pas absolue, l’individu ne compare pas toujours les moyens et les fins.
La rationalité est limitée, les individus n’ont pas toutes les connaissances nécessaires,
ne peuvent pas toujours anticiper les csq de leur actes. Le décideur fait du mieux qu’il
peut avec ce qu’il a. Les individus jouent au sein des institutions et essayent de tirer
profit de ce qui s’offre à eux.

!
12 mars 2015
!
Capacité d’absorption est limité, il a une forme de pression à décider. Dire que la
rationalité est limité = le décideur fait ce qu’il peut, il ne regarde pas la totalité des
alternative il en regarde certaines et prend la moins mauvaise

II. Les modèles théoriques de la décision

A) Les modèles d’incrémentalisme


!
!
LINDBLOM :
✓ Les acteurs décident toujours par rapport au passé, ils essayent toujours d’éviter
les mécontentements au lieu de chercher les avis favorables
✓ Décideurs pas capables de comparer entres elle plusieurs alternatives
✓ Les décideurs ne savent pas qu’elles sont leur préférence, comme els décision se
font à plusieurs, il peut ne pas y avoir de préférence majoritaire.
o EX : Habitants dont le logement doit être détruit, le décideur est
tirailler entre l’objectif de libérer rapidement le bâtiment, ensuite il a
l’objectif de retrouver des logements acceptables pour les habitant et
objectif d’éviter les frictions avec les habitants du nouveau quartier !
objectifs difficilement conciliables, le décideur quand bien même serait
seul ne serait pas capable de hiérarchiser ces différents objectifs.
!
✓ Par ailleurs souvent les décideurs ne connaissent pas les effets de politiques
nouvelles donc pour réduire l’incertitude, ils choisissent des solutions proches de
l’existence ou s’en éloigne peu.
✓ Ils procèdent par essai erreur pour connaître les effets d’une décision
!
!
!
"26
Introduction aux politiques publiques.
✓ SINÉ montre que dans les politiques de LF il y a des reconduction d’une année sur
l’autre ou des petits changements à la marge, on s’aperçoit que le modèle de
l’incrément alisme ne s’applique pas à toutes les PP ! certaines ont opérer des
changements brutaux.
o Ex : sortie du nucléaire de l’Allemagne suite à l’accident de
Fukushima
!
B) Les modèles d’apprentissage
!
Selon HALL le changement des PP se fait quand les décideurs s’aperçoivent d’un écart
entre le modèle qui leur permet de comprendre le monde et les signaux que renvoi ce
même monde.
Quand ces acteurs se rendent compte que les signes de la réalité sont contradictoires
avec leur modèle alors ils changent de modèle de lecture du monde qui induit un
changement de politique public.
!
Les néokeynésien (héritiers de Keynes) on élaboré l’équation manquante expliquant
qu’il y a une relation inverse entre l’inflation et le chômage, + l’inflation est forte plus
le chômage st faible et plus le chômage est fort plus l’inflation est faible.
!
A partir des 70’s on entre dans une période de stagflation (stagnation)! Inflation +
chômage élevé ensemble.
Donc invalidation empirique entre cette relation taux chômage/inflation à partir des
années 70 ! explique que finalement en économie les néokeynésiens vont ê
remplacé par les monétaristes selon lesquels la relance ne peut pas avoir d’effet
sur le chômage. 

Donc changement des modèles économique qui permettent d’explique le monde.
!
C) Modèle stratégique
!
CROZIER et FRIEDBERG « explaining the cuban missile cirisis »
!
!
Pour expliquer cette crise des missiles à cuba on peut utiliser 3 modèles pour se
rendre compte de ce qu’il s’est passé l
!
• modèle rationnel
• Modèle organisationnel
• Modèle bureaucratique
!
Le modèle rationnel : Les choix de résolution de la crise sont opéré par des
gouvernements nationaux, c’est une réponse àç un problème stratégique et appliqué
au cas cubain, ca amène à penser que les russes ont mis en place des missiles pour
répondre à l’agressivité des américains.

"27
Introduction aux politiques publiques.
En même temps, la transgression aurait été irrationnelle. Si les acteurs sont
complètement rationnels on ne comprend pas complètement pourquoi les Russes
auraient pu transgresser ?? Et pourquoi la solution du blocus a été préféré à d’autres
options envisageables.
C’est un modèle qui consiste à dire que les gouvernements agissent comme des
acteurs.
!
Les Etats seraient comme des acteurs globaux sur la scène alors qu’en fait c’est plus
compliqué, il importe de rentrer dans la boite noire pour savoir ce qu’il se passe dans
un gouvernement.
!
Le modèle organisationnel : Un choix gouvernemental n’est pas la stratégie d’un
acteur mais est le résultat de conflit entre organisation gouvernementales
indépendantes les unes des autres qui œuvre en fonction de routine, de
comportement standard.
Au départ il y a eu l’idée qu’il fallait bien informer le gouv sur l’installation des
missiles et au départ, le président et l’US air force sont favorable a une attaque, elle
informe qu’elle ne peut pas garantir à 100% la réussite d’une opération d’attaque
aérienne des missiles. Donc on s’aperçoit qu’il y a une incertitude, après le relevé de
la position des missiles on s’aperçois qu’il s’agit de missiles mobiles ce qui rend alors
l’idée d’une attaque aérienne improbable.
!
Le modèle bureaucratique : On prend en compte le fait que les leaders des
organisations gouvernementales sont aussi des individus qui ont des stratégies
individuelles et qui ne se concentrent pas sur un seul enjeux, on prend en compte le
fait que les acteurs interviennent sans cesse sur de nombreux Pblm. Ils sont dans la
positon de faire des choix multiples pour essayer de pousser de manière générale les
politiques publiques dans leur direction.
!
Appliqué au cas cubain : Il faut prendre en compte la tenue des élections
intermédiaires aux USA en 72, Kennedy ne voulait pas apparaître comme un PDR sans
crédibilité donc il rejette la solution diplomatique car il veut paraître fort. Donc choix
du blocus naval car ca semble électoralement plus payant qu’une solution
diplomatique.
!
Le 24 octobre, les bateaux américain et Russe convergent vers Cuba, les bateaux
s’immobilisent sans qu’aucun missile ne soit tiré. Kennedy va s’engager à ne jamais
renverser Castro et s’engage à retirer ses fusées laissées en Turquie.
!
D) Le modèle de la poubelle
!
!
La préférence des acteurs sont ambiguës, ils ne savent même pas ce qu’ils veulent, la
technologie est faiblement maitrisée. Ont parfois des préférences inconciliables et
parfois les acteurs agissent avant de se positionner sur leur préférence.

"28
Introduction aux politiques publiques.
La participation est fluctuante et n’ont aucune maitrise du processus.
!
Ce modèle décrit des anarchies organisées qui peuvent être des organisations
formelles (fac, église).
Dans le modèle de la poubelle le processus de décision est un appareillement entre des
solution des participants
!
Ca s’appelle comme ca car ce modèle de décision ressemble à une poubelle dans
laquelle on jette des solutions des participants qui s’entassent dans la poubelle mais
que par chance parfois peuvent se rencontrer ??? 

!
Les modèles de décision ne sont pas toujours des processus qui sont construits comme
des réponses à un Pblm. Mais au contraire les décisions sont présentées comme des
rencontres fortuites entre des solutions et un Pblm.
!
Chapitre 4 La mise en œuvre et l’évaluation des PP

PADIOLEAU : C’est un processus au cours duquel les acteurs sociaux et les ressources
sont mobilisés pour réaliser les objectifs d’une politique préalablement définie. 

Met en jeux des acteurs organisés qui peuvent avoir des positions hétérogènes et qui
portent des intérêts et des ressources pouvant ê différentes.

La mise en œuvre de l’action publique génère des conflits et des accords. Ils peuvent
contribuer à créer un décalage entre les intentions des décideurs et la mise en œuvre
et la réalité.

!
Les premiers travaux sur la mise en œuvre sont des travaux pour répondre à la Q°
« pourquoi les PP ne fournissent pas les résultats escomptés ? »

- Etudes qui s’inscrivent dans une recherche de compréhension des échecs

- Travaux montrent les mécanismes de négociations d’échange entre les acteurs


présents.

I. Le modèle Wébérien de la mise en œuvre

WEBER : Révolution bureaucratique

✓ Tente d’articuler les types de domination qu’il distingue à une réflexion sur
l’organisation administrative

✓ Décrit l’avènement fin XIX d’une sorte d’administration bureaucratique dont


l’archétype sera l’administration étatique

✓ Intérêt est de montrer comment cette révolution bureaucratique a été exporté


de l’Etat vers les entreprises.

"29
Introduction aux politiques publiques.
✓ Dans cette forme bureaucratique :

o Droit est un ensemble de règles abstraites

o Celui qui obéit n’obéit pas à des personnes mais au droit

o Chaque agent traite chaque cas comme relevant d’une catégorie plus
générale

o Forme de domination légale rationnelle car on obéit à ses supérieurs car


on obéit à la règle (on obéit pas à une personne)

o Domination de la culture de l’écrit : tout est fixé par écrit

o Bureau est le contrôle de tout action

o Délimitation objective des compétences de chaque agent par des textes


précis

o Tâches spécialisées ! division du w

o Hiérarchie administrative : Soumise à un contrôle et une surveillance


supérieure

o Agents recrutés sur la base d’un concours

o Agent bénéficient de Dt particuliers

• Garantie d’un emploi et salaire stable ! ce sont des dispositifs


qui permettent aux agents de ne pas ê en possession de leur
fonction, ils on une certaines indépendance il n’y a pas
d’appropriation de la fonction.

o Cette forme bureaucratique retrouvée : Etat, Etp, organisation…

o Doit ê reclassée dans son contexte historique ! avènement début


XXème car indissociablement lié au développement des Stés industrielles
et du capitalisme.

o La forme bureaucratique est une forme d’administration prévisible !


c’est un modèle en corrélation avec le projet démocratique car pour
obtenir un poste il faut obtenir le concours dont les règles sont connues à
l’avance.

o Risque que la bureaucratie devient un groupe social indépendant dans


l’Etat

Cour Kim 19

Cours 26/03/2015

"30
Introduction aux politiques publiques.
New public management : Importer dans le public des modes de fonctionnement qui
viennent du privé

• Ca ne permet pas de comprendre le fonctionnement réel de l’A

• New public management :

o Remet en cause la neutralité des fonctionnaires

o Amène à une forme de repolitisation des fonctionnaires

o Emergence de dispositifs de contractualisation entre les agents et les


directions qui fixent les objectifs

o A remis en cause le fonctionnement vertical des A qu’avait décrit Weber.

o Les compétences de l’Etat providence sont revues au profit


d’externalisation des compétences

▪ Phénomène de privatisation directe (RU)

▪ Délégation de SP

▪ Formes de décentralisation qui transfert des compétence des


services centraux

o Conduit à revoir l’organisation des carrières et le recrutement des


agents 

▪ All : les enseignants du secondaire ne sont plus des agents


contractuels.

o Développement de l’individualisation des promotions et de la


rémunération

▪ Public imite le privé avec la valorisation de la rémunération à la


performance.

o Les procédures d’allocation des ressources financières sont revues avec


le développement de nouveaux instruments de gouvernement par la
performance. Autorisation budgétaire sont de plus en plus orienté par la
mesure des résultats.

o Principes de légitimation de l’A sont conçus autrement car jusque dans


60’s ! ce qui fait la légitimité de l’A c’est le principe d’égalité du
traitement des agents par le droit. Avec le NPM les usagers soient
satisfaits et les usagers sont de plus en plus considéré comme des clients.

▪ Enlèvement des produits ménagers

▪ Réforme des hôpitaux : Tarification à l’activité a été mis en œuvre


progressivement dans les années 2000 introduit un forfait au
"31
Introduction aux politiques publiques.
même tarif à tous les hôpitaux (ne reçoivent plus d’enveloppe
globale mais une enveloppe qui dépend du nb de malade pour
chaque maladie typifiée, il y a un tarif pour chaque maladie)
Comment ce tarif est calculé ? Il est calculé par une moyenne
entre tous les tarifs des hôpitaux. Le calcul du tarif par l’AT2A
érige une moyenne en norme ! on calcule une moyenne et on
paye les hôpitaux ce qui incite les hôpitaux a avoir le cout réel
de ? Derrière cette réforme ! les hôpitaux étaient hétérogène
! T2A est un instrument fort pour inciter les hôpitaux à
converger et se rapprocher de cette norme. Face à cette réforme,
les médecin ont eu 2 solution : Gagner en efficience
(regroupement de service avec mise en place de pole) ou
remonter l’activité. Effet pervers car l’absentéisme à augmenté
suite à la mise en place de la T2A ! Absentéisme a un coût. Les
médecin ont abandonné les activités moins rentables qui sont
reporté sur la victime et ont multiplié les soins intenses (dont le
forfait est plus élevé) et on constate des sorties prématurées.

II) Les distorsions entre les décisions et mises en œuvre

A) La structure de la décision

Q° : Qu’est ce qui explique qu’il puisse y avoir une distorsion entre ce qui est
décidé et ce qui est mis en œuvre ?

En regardant la décision on s’attend à ce que l’application soulève des distorsion

✓ On s’aperçoit qu’il y a un écart entre les deux qui peut s’expliquer par la
structure du la décision : La forme prise par la décision peut expliquer ce
phénomène de distorsion.

2 caractéristiques de la décision :

• Le flou de la décision : Peut créer du contentieux juridique, ê à l’origine de


mise en œuvre différente sur le territoire.

• La question des moyens : Insuffisants ou inappropriés :

o Ex : Loi sur la présomption d’innocence en 2000 : Devait renforcer les


moyens de la défense avec une limitation de la garde à vu provisoire.
Elle n’a pas été bien mis en œuvre car il manquait des magistrats pour
remplir les fonctions de juge des libertés et détention et des greffes.
Donc effet de cette loi : suppression des audiences et des services dans
certains tribunaux.

!
B) Une distorsion qui s’expliquerai par le bas

On essaye de voir comment la mise en œuvre (du bas) explique la distorsion


"32
Introduction aux politiques publiques.
Raison :

• Comportement des agents administratifs :

o Pouvoir discrétionnaire

o Les agents atteignent plus facilement les objectifs de la mise en œuvre


s’il a été associé à la décision.

▪ Ex : autorisation de séjour à Paris dans années 50. Q° de la durée


d’obtention des papiers. Il n’y avait aucun texte, loi … qui
indiquait aux fonctionnaires d’effectuer une différenciation entre
le pays d’origine des étrangers.

Alexis SPIER : montre qu’il y a avait un traitement différencié en


fonction des pays. Indirectement les agents ont décidé quels
étrangers étaient indésirables. (Italiens, sont ceux qui on le plus
rapidement obtenu leur titre, puis espagnol, puis portugais… )

• Raison lié au public : personne a qui s’adresse la PP

o Il y a des gens qui ne demandent pas les Dt car ils ne les connaissent pas
mais aussi pour une autre raison. Les sociologues montrent qu’il existe
certaines allocations sous condition de ressource ou de revenu (il faut
montrer qu’on est pauvre) ! Veulent pas être stigmatisé.

o Le public ne se comporte pas toujours de la manière dont les décideurs


avaient imaginé. 

▪ Mesure de réduction de cotisations sociales sur les bas salaires :


Cotisation élevées pour les bas salaires seraient un frein à
l’embauche.

▪ Les enquêtes montrent que les Etp qui ont utiliser le dispositif
d’allègement des cotisations ont embauché des personne qu’elles
auraient quand même embauché ! N’a pas crée d’emploi en
plus.

o Le public a des intérêts et développes des stratégies non anticipées


par les PP 

!
Les limites de l’approche ??

✓ L’action publique partirait du haut pour aller vers le bas

✓ La Q° des écarts entre la décision et la mise en œuvre serait très orienté vers
cette approche ??

"33
Introduction aux politiques publiques.
✓ L’évaluation se fera qu’en fonction des objectifs alors qu’elle peut produire tout
un tas d’autre chose.

✓ Avoir cette vision verticale est aussi :

o surestimer les contraintes légales et constitutionnelles, la rationalité des


acteurs qui interviennent dans la fonction publique.

o Sous estimer le poids des ?? locales

!
✓ Cette approche : C’est partir de la mise en ouvre et des configurations locales

o Auteurs DARCACH : refuse la distinction entre la décision et la mise en


ouvre et insiste sur le fait que la mise en ouvre est faite de jeu de
pouvoir ! les acteurs chèches à contrôler la mise en œuvre pour qu’elle
serve leur objectif.

!
✓ Cette approche considère la mise en œuvre comme un processus dans lequel il y
a négociation entre acteurs stratèges.

o Ex : CJUE Costa c/Enel : Primauté du Dt européen sur le droit national


(n’était pas prévu dans traité Rome) Le traité de Rome institue la CJCE
et les juges de la CJCE ont reçu des recours préjudiciels pour interpréter
la porté du droit communautaire. La CJCE est une instruction supra
nationale et avait un intérêt à faire reconnaître la primauté du Dt de
l’Union proche du rôle d’une cours constitutionnelle.

!
o DUBOIS : Observation sur le guichet des CAF : C’est important de
regarder l’action Po en partant du Bas on peut voir des pratiques
inattendues. Ce ne sont pas forcément des actions stratégiques : Il
montre que les agents qui w s’adapte au public, la demande du
public dans les caf n’est pas qu’une demande de prestation c’est
aussi une demande d’écoute de la souffrance, le guichet de la caf
devient un lieu de parole et d’échange pour ceux qui en manque. Les
acteurs dans les CAF jouent avec la personnalité bureaucratique ! Ces
agents se comportent pas toujours comme des bureaucrates, la relation
guichet n’est pas que standardisée ! les agents ont des relations
personnalisées. Parfois les agents peuvent se protéger et c’est la
qu’intervient la personnalité bureaucratique Wébérienne. (Marge de
manœuvre des personnes au guichet)

III. L’évaluation des politiques publiques

✓ Souvent présenté comme la dernière séquence des PP.


"34
Introduction aux politiques publiques.
✓ On peut avoir des formes d’évaluation de politiques publiques avant , au
moment et après la décision.

✓ L’évaluation peut être le moment de la formulation ou de la reformulation de la


PP! Feed Back

✓ Evaluation au moment = Concomitante

!
Selon le Conseil public de l’évaluation : L’évaluation est l’examen d’une PP
menée dans un cadre institutionnel plus ou moins formalisé dans le but de
rendre des comptes et d’améliorer cette action.

!
A) Les acteurs de l’évaluation

!
• Un ou des commanditaires : Autorité politiques ou A qui décident de l'évaluation
et de la réalisation qi vont confier un mandat d’évaluation aux évaluateur, ce
mandat insiste sur les Q° qui intéressent le commanditaire

!
• Evaluateur : Chargés d’évaluation (méthodologues) JACOBS rappelle distinction
entre

o Evaluateur internes : Appartiennent à l’organisation (plus dur)

o Evaluateur externe : Externe à l’organisation. Peuvent ê des consultants


privés, cabinets, fonctionnaires spécialisés indépendants.

!
• Evalués : Approche participatives émergent, les groupes qui sont concernés par
la PP évaluée participent à l’évaluation 

o Ex : Réduction de la pauvreté : Au niveau européen (comité anti


pauvreté) englobe des structures nationales dans lesquelles sont
représentées les personnes pauvres.

o Au niveau local on se demande si ca limite pas l’autonomie des


évaluateurs. Quand le public participe à l’évaluation on s’aperçoit que
ces personnes associés vont pouvoir devenir les propagandistes de la
nouvelle problématisation du problème qui émerge dans l’évaluation.

!
B) Les objectifs de l’évaluation

"35
Introduction aux politiques publiques.
Les évaluateurs sont amené à porter des jugements. Ils peuvent utiliser plusieurs
critères notamment

• Critère de pertinence : Adapté à la nature du Pblm que la PP était censé


prendre en charge.

• Cohérence et d’efficacité : Moyens adaptés aux objectifs ? PP a atteint les


objectifs ? Les objectifs sont souvent flous, contradictoires

o Ex : Les politiques familiales Françaises n’ont pas d’objectif cohérent


d’un côté instruments qui incite de retourner au foyer pour élever
enfants et d’autres instruments qui soulèvent le contraire.

• Efficience : Objectif atteints au moindre cout ?

• Impacte systémique : Evaluateur regardent les effets de la PP au delà des effets


visés par les décideurs.

o Ex : Politique d’armement ont un effet sur l’emploi

Evaluation peut permettre de réorienter la prise de décision future, comprendre


décalage entre objectifs et mise en œuvre, mais l’évaluation à une autre fonction
sociale ! Fonction de légitimer l’action publique.

Ex : LAROCHE ! Rapport après canicule ! la fonction de ces rapports était de


restaurer la foi en la maitrise des évènements part les institutions.

C) Le développement de l’évaluation des PP

!
✓ Evaluation avant la mise en place des pp

✓ Qualification budgétaire

✓ Evaluation des pp redémarre dans les années 90

o RMI

✓ création comité

✓ création unités spécialisées de recherche

✓ service d’évaluation et recherche dans services déconcentré de l’Etat

✓ croissance des dispositifs d’évaluation

✓ LOLF  : pas un mécanisme d’évaluation stricto sensu mais elle a introduit la


préoccupation des résultats au cœur de la discussion parlementaire des LF

✓ De plus en plus de participation dans l’évaluation

✓ L’évaluation est très forte dans l’UE

"36
Introduction aux politiques publiques.
Partie 2 :

!
CHAPITRE 5 LES APPROCHES SOCIAUX ÉCONOMIQUES

!
I. Approche marxiste :
!
A) Les origines
!
Marx et Engels : Laissent un héritage plus complexe que ce qu’on peut croire.
Marx laisse des textes avec statuts différents ( « Le Capital » des œuvres analytiques
et des textes historiques)
La description des classes sociales dans « Le capital » 3 classes en fonction des
sources de revenus :
• Prolétariat
• capitalistes
• Paysannerie 
!
Pensée de Marx sur l’Etat et les PP :
- La valeur se définie par le travail
- Marx suppose que l’entrepreneur capitaliste achète la force de W à une valeur
qui correspond à la quantité de W nécessaire à la reproduction de cette force
de W.
- La valeur des biens nécessaires à la reproduction de la force de W dépend du
nombre d’heures de W incorporés dans la production de chacun de ces biens.
- Capitaliste peut faire travailler l’ouvrier et lui faire produire des biens d’une
valeur supérieur à la valeur nécessaire à la reproduction de la force de W.
- Valeur des marchandises déterminée par le nombre d’heure de W qu’il a fallut
au travailleur pour le produire. ! l’ouvrier coûte moins cher que ce qu’il
produit.
!
La bourgeoisie a besoin de l’Etat pour continuer à maintenir ce système et éviter que
le prolétariat fasse la révolution !volonté de continuité à extirper la plus value.
!
Thèse instrumentaliste  : représentation de l’Etat et de l’action publique comme
instrument au service de la sphère dominante du coup l’Etat est pensé dans la philo
comme un Etat répressif ! idée que les SP sont pas extérieurs à la société et au
contraire qu’il peuvent pas ê étudié indépendamment des rapports de domination.

!
B) Les marxistes

Les communistes nt poursuivi les études de Marx

"37
Introduction aux politiques publiques.
Pour Lénine, dès lors que la domination de classe est supprimée, Il n’y a plus rien à
supprimer l’Etat disparaît.
Lénine ne prend pas trop en compte la Q° de la division du W et son lien à l’Etat :
Constat : spécialisation de taches qui s’accroit avec l’industrialisation
Pblm : comment organiser la Sté lorsqu’il existe une très grande division des
tâches ?
Pour Lénine : Sté pourrait fonctionner toute seule sans Etat
!
✓ Après 2GM, les intellectuels marxistes (Althusser, Poulantzas) disent : que l’Eta
ne peut pas se définir seulement comme protecteur de la classe bourgeoise mais
il peut avoir d’autres fonctions sociales (Éducation, santé) Nb travaux ont
montré que les Sté occidentales se divisent en de nombreux groupes diversifiés
et pas en 2 classes.
✓ Bourdieu : Phénomènes de conversion de capital ( avoir du capital économique
peut se convertir en capital culturel) 2 capitaux important, il distingue les
individus :
o Dominants/dominants : Ceux qui ont le capital économique + culturel
o Dominants/dominés : Capital culturel mais pas de capital économique
▪ Plus complexe que l’opposition entre deux classes sociale
✓ Pour POULANTZAS :
o Marx s’est trompé en disant que l’E est au service d’une seule classe et
lui reconnaît une certaine autonomie. Les classes dominantes manquent
de lucidité sur leur propre compte car souvent elles cherchent à assouvir
leur intérêt à court terme au détriment du long terme. Un E
relativement autonome peut contrecarrer ses erreurs en organisant les
intérêts des classes dominantes sur le long terme.
o Etat capitaliste pas, par le fait qu’il est dirigé par des capitalistes, un
Etat peut ê capitaliste même s’il est dirigé par des ouvriers. Ce qui rend
l’E capitaliste c’est la fonction qu’il exerce.
o L’Etat est un champ stratégique où classe et fraction de classe
s’affrontent.
!
KORPI : analyse la forme prise par les Etat providence en Europe
o Explique que cette forme reflète l’équilibre qui existait entre les classes
sociales au moment de l’établissement des Etat providences.
!
ALTHUSSER : Etat à une fonction économique ! Distingue :

• Appareil idéologique : décomposé en appareil religieux, culturel, scolaires…

• Appareil répressif (violence armée, tribunaux prisons)

!
II. Approche choix rationnel 

"38
Introduction aux politiques publiques.
Les origines et principes communs

BENTHNAM : L’individu n’agit qu’en comparant ses peines et ses désirs. Chaque action
un effet négatif et positif, l’individu n’agit que si l’effet positif est sup à l’effet
négatif.
La science po américaine est fortement influencée par ces théories du choix rationnel,
la société est comprise comme la somme d’action individuelle rapporté à des formes
de maximisations sous contrainte.

Les théories du choix rationnel l : l’action P est le résultat de stratégie individuelle.

L’analyse des PP peut renvoyer à l’analyse de décisions concernant des biens publics.

Les analystes du choix rationnel analyse les PP comme des marchés de bien public
qui fonctionneraient sur des règles différentes des marchés de bien privé dans
lesquelles on retrouve des principes communs.

Marché : Offre + demande MAIS ce n’est pas le prix qui assure l’équilibre entre les 2
c’est l’élection.

Bien publics : Biens pour lesquels il est difficile d’exclure quelqu’un de la


consommation de ce bien (Lampadaire) La consommation de quelqu’un de ce bien
n’empêche pas les autres consommer.

Auteur de ce courant : NISKANEN ! les bureaucraties produisent des biens public, ce


qui les différencie du marché c’est qu’il n’y a pas d’allocation par les prix.

B) Application

Les approches choix rationnel (CR) étudié pour des phénomènes différents :

• Comportement électoral :

o L’électeur va choisir le candidat le plus conforme à ses préférences en


fonction des enjeux des élections 

o Prise de décision en fonction des résultats des équipes


gouvernementales :

▪ Vote sanction

o La stratégies du vote à une impacte sur les stratégies des PP !


Gouvernants vont tout mettre en œuvre pour éviter le blâme.

• Comportement des agents administratifs (NISKANEN) :

o Le fait que la location des biens publics ne se fassent pas par les prix
peut placer les citoyens dans une situation de fragilité par rapport à
l’A , ce sont des théories qui décrivent des situations dans lesquels les
citoyens seraient prisonniers d’une A qui leur permet d’avoir accès à
un bien public.
"39
Introduction aux politiques publiques.
o Le fait que les citoyens ne puissent pas s’adresser à une autre unité A !
qu’il n’y ai pas de concurrence entre plusieurs unités. Favorise le
phénomène de captation ! les citoyens ne connaissent pas le prix de
revient des unités et ne savent pas si leur prix de revient est supérieur ou
non au cout de revient de ces unités.

o L’absence de compétition entre les unités A amènerait ces unités à ne


pas chercher à réduire leur cout de production.

o Les agents cherchent à maximiser leur budget de leur unité !


phénomène d’expansion budgétaire dans le SP.

o Un budget + important peut impliquer augmentation du nb de poste, de


la taille, du pouvoir.

o Cette expansion ne pourrait pas avoir lieu dans le privé car les coûts
sont forcements limités du fait de la concurrence.

o A inspiré le new public management

!
• Rapports entre pouvoirs public/pouvoirs administratifs :

o Théorie du principal agent :

o Comprend le relations entre acteur qui décide/acteur qui exécute.

▪ Acteur qui décide : Le principe

▪ Celui qui exécute : Agent

o Le principal est en situation de supériorité r/ à l’agent car il peut le


sanctionner.

o Le principal dépend de l’agent pour exécuter les tâches de l’agent 

o L’agent essaye : d’accroitre la dépendance du principal à son égard : +


principal est dépendant + faible est la chance d’ê sanctionné

o Le principal essaye de limiter la stratégie de l’agent : développe


dispositifs pour avoir accès direct à l’info et ne pas ê dépendant de
l’agent. Mettre en concurrence des agents différents.

!
• Stratégies des lobbies :

Le principal agent est en situation de supériorité par rapport à l’agent qui exécute car il
peut le sanctionner. Mais il dépend de lui pour exécuter les taches admi. L’agent exécutant
essayent donc d’accroitre la dépendance à son égard car le risque d’être sanctionné sera
plus faible. Il peut essayer de biaiser les info – le principal va lui essayer de limiter cette

"40
Introduction aux politiques publiques.
stratégie  : dvlp une panoplie de disposition qui peuvent lui permettre d’avoir un accès
direct à l’info et ne pas être dépendant de l’agent.

! Cette th est utilisée pour rendre compte des traités européens et comprendre les
relations des EM avec la Commission européenne. Selon SIMON, le Conseil et le Parlement
Européen = principal – la commission = l’agent. Il explique qu’au moment où ils signent les
traités, les EM ne savent pas exactement les cds de leur signature, les implications de cet
engagement. La doctrine juridique de l’UE (primauté du droit communautaire) découle de
l’interprétation de la CJUE et n’était pas prévue au moment ou les EM ont signé le traité
de Rome. Elle fait une interprétation téléologique. Les EM vont donc expérimenter les
implications de la délégation à la Commission. Ex : dans l’acte unique en 86, il délègue à
la commission d’importante resp comme celle d’initier des procédures législative pour
terminer le marché unique. Les EM ont compris que la commission, à travers la délégation
de pv, pouvait augmenter son pv et qu’ils allaient être dépendant d’elle. Ils en ont tenu
compte pour les traités suivants. Ex : avec le traité de Maastricht, apparaît la structure en
piliers avec le 2nd qui correspond à la PESC et le 3ème à la justice : échappe à la délégation
de pv exécutif à la commission. Puis le traité de Lisbonne supprime la structure en pilier
et étend les domaines où la commission était «  l’agent  » - mais de nouveaux leadership
sont institués avec ce traité notamment avec la mise en place d’une présidence
permanente du Conseil Européen – le Parlement a aussi acquis des pvs croissants.

! Cette th est utilisée pour les constitutions de coalitions : dans une perspective de choix
rationnel, on pourrait les préférences des acteurs en terme de politique publiques dans un
axe unidimensionnel par rapport aux enjeux. Ex : la libéralisation du marché de l’énergie,
l’axe unidimensionnel représente la position des acteurs sur ce sujet. Cela pourrait avoir
un impact sur le vote  : on cherche quel parti correspond le + à notre positionnement. Il
peut y avoir des constitutions de coalition entre les partis – si A et B forment une coalition,
on peut supposer que dans leur politique gouvernementale ils vont essayer de choisir une
politique qui sera à équidistance entre leur deux positions.
Le pb étant que les politiques gouvernementales traitent de nbx sujets  : dans une
perspective de choix rationnel on va prendre en compte les ≠ sujets de PP sur lesquels la
coalition intervient et selon la théorie, des deals vont pouvoir se former ; au lieu d’avoir
une position au centre des 2 partis, on peut avoir une PP qui sera celle de A ou de B, qui
renonce sur un autre thème à sa position.

Enfin il peut y avoir des acteurs véto = acteur qui est capable de bloquer une décision, de
mettre son véto contre une décision. Dans ce cas A ne pourra peut être jamais obtenir
qu’une de ses politiques soit adoptée comme telle. Un acteur peut faire en sorte que A ne
s’éloigne pas trop de la position de B. Ex : les groupes d’intérêts – ces groupes essayent de
dvlp les stratégies d’action les + efficaces pour défendre leur intérêts – les règles
informelles et formelles des systèmes politiques peuvent influencer leur stratégie. Selon
D.Marshall, application de la th du choix rationnel sur le comportement des lobbyistes à
l’égard des eurodéputés. Les L étant sous contrainte de leur budget limité, ils essayent
d’allouer leur ressources le + efficacement possible – ils cherchent à atteinte des eurod
particuliers pour les rallier à leur cause. Le rôle des rapporteur de commission
parlementaire son très important, il oriente les débats à l’intérieur de la commission
parlementaire. De fait les lobbyiste essayent d’abord d’exercice leur lobbying auprès de
lui, même si c’est un ennemi de la cause défendue. Dans la phase d’amendement, les L
essayent de rencontre les eurod les + influents : ceux qui peuvent faire balculer les autres
dans leur sens. Ils cherchent donc des infos pouvant leur permettre d’identifier ces eurod.
Puis dans la 2nd phase, ils ne s’approchent plus de leur ennemi. Les L essayent de donner
la plus grande info de qualité aux députés influents  : l’expertise est notamment une
ressource essentielle dans le droit de l’UE.

"41
Introduction aux politiques publiques.
M Olson, grand auteur de la th du choix rationnel réfléchit sur les mobilisations collectives
et on lui rattache « le paradoxe de l’action collective » = du point de vue des acteurs, il
est plus rationnel d’attendre que les autres se mobilisent pour obtenir ensuite les B publics
qui seront le résultat de la mobilisation. La mobilisation profite donc même à ceux qui ne
se sont pas mobilisés. Ex  : les CC négociées par les partenaires sociaux – elles sont
étendues à tous les salariés relevant de la CC. Cela peut expliquer pourquoi les taux de
syndicalisation varie selon les Etats. Si une mobilisation collective profite même à ceux qui
ne se sont pas mobilisés  : pas d’intérêt pour eux à se mobiliser  = pas rationnel. La
mobilisation constitue un cout d’opportunité = lorsqu’on se mobilise pour une cause, on
ne fait rien d’autre pendant ce temps. Cout indirect = les grévistes connaissent moins de
promotion que les non grévistes. Cout psychologique = facteurs de tensions.

On fait une distinction entre les acteurs individuels et les acteurs collectifs. A propos des
groupes d’intérêts = la th du choix rationnel peut permettre d’expliquer les
comportements des acteurs individuels face à la mobilisation collectif. Mais les groupes
d’intérêts sont des acteurs collectifs eux même.

CHAPITRE 6 – LE RÔLE DES IDÉES

Théorie = façon de simplifier la réalité – mécanismes, mots permettant de qualifier des


choses qui se passent dans la réalité. Elles comprennent des hypothèses sur les
comportements des individus.

Les approches cognitives et normatives de l’action publique = insiste sur le rôle des
idées, des croyances, des représentations dans l’action publique. Cela montre comment
les idées etc peuvent influencer les PP.

Le cognitif = renvoi aux éléments de connaissance. Il est mis en avant l’importance des
éléments cognitifs sur l’action publique – amène à s’interroger sur les infos dont disposent
les acteurs de la PP

Le normatif = étudie les valeurs, les croyances qui définissent une conception de la
société. Ex  : dans les politiques de l’environnement il y a les deux. Cognitifs  :
connaissance que l’on a sur l’évènement probable du réchauffement climatique.
Normatif  : le fait de dire qu’une génération actuelle ne devrait pas abimer
l’environnement pour la génération d’après.

Ces approches étudient les idées, les images, les représentations qui permettent aux
individus de donner du sens aux PP : il y a un lien avec le constructivisme = approche qui
consiste à dire qu’il n’y a pas de réalité objective – on a toujours besoin de médiation pour
mesurer la réalité sociale, pour la connaître.

Section 1 – Les origines de l’approche cognitive et normative

Approche très présente en France notamment 80 90’s, moins dvlp aux USA avec une
analyse plutôt de type choix rationnel.

§1 – L’école grenobloise et le problème de la planification

Dans les 70’s des chercheurs travaillent sur l’action publique et il y a 2 courants d’analyses
qui dominent :
• le courant marxiste – Poulantzas ? et Althusser
• sociologie des organisations

L’analyse C&N se dvlp contre et avec ces deux courants.

"42
Introduction aux politiques publiques.
! L’analyse marxiste a eu une influence déterminante sur cette analyse C&N – mais cette
dernière se positionne aussi contre les marxistes car elle postule que les PP et l’action de
l’Etat ne sont pas uniquement déterminées par la lutte des classes et va essayer de
penser/prendre au sérieux l’autonomie de l‘Etat.

! Puis elle s’inscrit avec et contre la sociologie des organisations car la recherche du pv,
la satisfaction de l’intérêt ne détermine pas l’action des individus mais ce sont les
croyances communes, des valeurs qui expliquent l’action des individus et l’action
publique.

Cette analyse se dvlp à Grenoble fin 70’s notamment par Jobert et Muller qui publient un
livre «  l’Etat en action  »  qui pose les bases de cette approches. Ils ont travaillé dans le
laboratoire crée par Nizard, labo qui a bcp travaillé sur la planification en France dans les
70’s = le commissariat général au plan (CGP) est crée en 1946 par Le GDG = organe chargé
de réaliser la planification économique et sociale des années à venir en France. Remplacé
par le CAS en 2006 et par le CGSP en 2013.
!
Le CGP réunissait haut fonctionnaire, syndicats, professeurs… Muller et Jobert essayent de
comprendre se qui se passe au plan afin de comprendre, il faut identifier les fonctions
latente du plan, l’enjeu du CGP n’est pas de proposer des réformes + ou – efficace mais
d’être un lieu dans lequel se déroule des processus d’apprentissage, où sont produite des
connaissances sur les phénomènes socio-éco. Cela a permis aux acteurs publics de
comprendre ce qu’était vraiment le chômage, aux ≠ acteurs de se connaître entre eux, de
faciliter l’élaboration et la mise en œuvre de PP, de produire ensemble des normes
d’actions.

Selon ces auteurs, ap la 2GM, le CGP a été le lieu de modernisation de la sct française.
Idée qui a été déclinée dans ≠ secteurs d’actions publics : les acteurs qui participaient au
plan sont retournés dans leur propre secteur et diffusent ces nouvelles valeurs : entraine
un changement dans les PP de leur secteur.

Des référentiels se cachent derrière les PP, et un changement de référentiel peut entrainer
un changement de PP. Référentiel = réunion de norme, de valeurs, d’algorithme, image
qui donne du sens à l‘action.

Valeur : importance de la liberté de la presse dans une démocratie

Les normes traduisent les valeurs. Ex : ne pas tuer un journaliste qui couvre un conflit.

Algorithme = système d’explication de monde. Ex  : une journaliste a été tuée car elle
couvrait le conflit tchétchène.

Les images et les symboles : l’image de la femme tuée figurait sur les sites ministériels ?

Référentiel est en qq sorte matrice politique et normatrice qui explique le sens de


l’action publique et qui attribue des statuts.

Auteurs disent qu’il y a des référentiels globaux et des référentiels sectoriels :

• Référentiel global = norme, valeur algorithme qui sont valables pour l’ensemble
d’une société, des secteurs. Ex : référentiel modernisateur (MULLER voir Po
agricole) ! On le retrouve derrière les PP à partir des 50’s ! idée de
moderniser la France.

"43
Introduction aux politiques publiques.
• Référentiel sectoriel : Normes, valeurs, images, valables pour chaque secteur.
Déclinaison du référentiel global dans les différents secteurs de politique
publique.

o Secteur = domaine d’action publique dans lequel il existe des rôles


cristallisé (secteur médical où il y a des rôles spécifiques)

o Segment administratif en charge du secteur, il va y avoir un ministère ou


une direction d’A en charge de ce secteur.

o Donc idée de secteur renvoi à découpage de l’action P.

MULLER : le changement de PP s’explique parce qu’il y aurait des changements de


référentiels sectoriels (RS). ! Pk les RS changent ? Car il y a une adaptation des
secteurs de l’action P au référentiel global. ! Adaptation qui ne se fait pas au
même rythme selon les différents secteurs.

! Ambiguïté autour du thème d’adaptation : MULLER ! l’adaptation ne peut pas se


faire sans l’action des médiateur = Acteurs qui produisent et diffusent au sein des
secteurs les normes émergeant au cœur de l’E. Rend légitime le changement dans les
différents secteurs d’action publique. MULLER dit que son analyse ne serait pas une
approche que par les idées mais montre aussi le rôle des acteurs dans la légitimation
des idées ➔ idées portées par les médiateur = acteurs.

Exemple de MULLER : Livre « le technocrate et le paysan » : jusqu’au 60’s le monde


agricole est le refuge de valeurs traditionnelles. Pourtant dès les années 50, l’idée de
modernisation de la Sté se diffuse notamment grâce au commissariat général au plan.
Décalage e/valeurs du monde agricole et les valeurs qui commencent à se diffuser =
Décalage entre le référentiel global et le référentiel sectoriel du monde agricole.
➢ Face à ce décalage des acteurs se mobilisent pour moderniser l’agriculture !
le cercle national des jeunes agriculteurs (CNJA) fondé en 47 par PRIGENT
proche de la jeunesse agricole catholique.
➢ La CNJA Participe aux lois agricoles de 1960 ! introductions de nouvelles
méthodes d’exploitation et d’organisation de modernisation de l’agriculture.
➢ Veut rendre l’agriculture compétitive dans le cadre Euro + parité e/
agriculture et autres activité économiques.
➢ Exode rurale encouragée pour favoriser le développement de + grandes
exploitations.
➢ Modèle d’une exploitation agricole familiale mise en valeur.
MULLER explique que le CNJA a milité alors qu’au départ les lois de 60 trouvaient une
opposition dans le monde agricole ! Légitimation des lois par le CNJA ! comme
médiateur qui essaye d’adapter le référentiel global dans le secteur agricole.
!
Autre exemple : A partir des 80’s : Référentiel néolibéral :
II. L’approche par les coalition de causes : SABATIER & SMITH
!
Déf : Ensemble d’acteur provenant d’institutions différentes qui partagent un système de
croyance liée à l’action publique pour traduire leur croyance et leur conviction en PP

"44
Introduction aux politiques publiques.
!Auteurs distinguent plusieurs types de croyance :
- Deep Core Believes : Croyances profondément ancrée, centrales générales, qui
s’appliquent à la plupart des PP
- Policies Core believes : Renvoi aux croyances à un secteur particulier de PP.
Spécifiques à un sous système de PP. Individu devrait s’assurer seul en ayant recours
à des assurances privées, épargner pour faire face aux aléas de la vie.
- Croyances générales ! changent rarement alors que il y a les croyances
secondaires qui renvoient elles à des règles détaillées de programme de PP. ! Le
changement est alors plus probable.
Le système Po est à un moment donné dominé par une coalition de cause. Mais cette
coalition peut être renversée par une autre coalition.
Chaque coalition développe une stratégie pour pouvoir s’emparer du pouvoir.
!Exemple SABATIER et ZAFONTE : La pollution auto aux USA à mobilisé 2 causes :
• Les agences publiques, les groupes environnementaux, les groupes de santé
• Coalition des usines auto, compagnies pétrolières Etp auto.
!  « Clean air amendement act » : A pu ê voté en raison de l’arrivée au pouvoir de la
coalition plus environnemental ! resté dominante malgré l’arrivée au pouvoir de Reggan
!III. L’approche par les paradigmes
!Développée par Peter HALL. S’inspire des travaux de KUHN dans l’épistémologie = la
science qui recherche le sens de la science.
KUHN la science ne serait que la succession de périodes !
✓ Par époque il y a un paradigme qui domine dans une période normale.
✓ Ces périodes normales se terminent et ont voit leur succéder des périodes de crise
durant lesquelles le paradigme scientifique dominant est remis en cause.
✓ Puis période de résorption de la crise où paradigme va permettre de résoudre
énigmes. S’en suit une nouvelle période normale où conséquences du paradigme
vont ê explorées.
!
Paradigme = Matrice cognitive et normative ayant plusieurs éléments, notamment des
principes métaphysique généraux, des hypothèses, des méthodologies
!
✓ HALL reprend ce que dit HUHN pour la science et l’applique aux PP
✓ Paradigme PP = Guide l’action publique qui permet de diagnostiquer la réalité qui
oriente la façon, de se représenter les Pblm d’action P et de les résoudre.
✓ Exemple : Changement des P économiques entre 70’s et 80’s.
o Début 70’s : la plupart des A étaient néo-Keynésien (relancer la croissance
en donnant plus de pouvoir d’achat) on avait donc une relation entre
l’inflation et le chômage. ? On ne peut pas avoir en même temps un taux
d’inflation et de chômage élevé. C’est soit l’un soit l’autre.
▪ Pblm : Théorie invalide à partir de la crise pétrolière.
• A partir des 70’s contradiction avec le modèle dominant
donc période de crise avec le paradigme néo keynésien.
Des théories alternatives au néo keynésianisme comme les
théories monétaristes.
Période de résorption où nouvelles po sont mises en places : Conséquences du nouveau
paradigme tirées. Standardisation où acteurs vont devoir voir les choses de la même façon.
! période normale : Plus de conflit.
!Section II. Caractéristiques des approches cognitives et normatives
!I A ? . Composantes de matrices
!Représentations métaphysiques se cachent derrière l’action P. Les matrices contiennent
des principes de PP.
! pt commun entre référentiels, paradigmes et coalition
!
"45
Introduction aux politiques publiques.
II .B) Les fonction des matrices cognitives et normative
!Dans les 3 approches, les matrices cognitives et normatives structurent un espace
d’échange :
• elles amènent à fixer des identités
• attribuer des rôles
• Déterminent ce sur quoi les acteurs échangent
Les acteurs peuvent refuser ou accepter le référentiel, paradigme ou cause spécifique c a
d la matrice mais à chaque fois, ils doivent se positionner par rapport à elle. !
Structuration de l’échange.

Matrices constituées dans forum, arènes des PP


- Arène : Conflictualité
- Forum : + ou – institutionnalisée régit par règles et dynamiques spécifiques
!
III. Le changement des matices cognitives et normatives
!Eléments commun mais il y a aussi des différences dans le mécanisme de changement :
!La façon dont les théories conçoivent le changement est différente :
! Référentiel : changement = désajustement entre le secteur et le global.

Référentiel sectoriel va ê adapté au référentiel global conduisant à un changement
des politiques sectoriel. Le changement se produit aussi en raison de médiateurs
qui participent à l’adaptation du référentiel sectoriel au global.
• Paradigme : Modèle de l’apprentissage, on arrive dans une période de crise car il y
a des anomalies ! la réalité envoie des signaux inexplicables avec le modèle dont
on dispose. C’est ca qui va entrainer le changement de paradigme.
o Changement de 1er ordre ! instrument de PP sont utilisés différemment
o Changement de 2nd ordre ! Change les instruments
o Chgmt de 3ème ordre ! Changement de paradigme, objectifs de PP
changent
• Coalition de cause : Selon auteurs changement survient car coalition de cause
prend le pouvoir sur une autre. ! changement dans les ressources. Croyances
peuvent changer (concerne que secondary)
!!
30/04/15
!
CHAPITRE 6 : PASSÉ ET POLITIQUE PUBLIQUE
!
SUREL & ? Il y aurait 3 grands types d’école d’analyse des PP « les 3 i » :
- Les intérêts :
- Les idées : Différentes théories à propose des approches cognitives et normatives.
Donnent de l’importance aux idées dans l’analyse des PP.
- Les institutions : Les institutions formatent l’action publique et conduisent à ce que
le passé joue un rôle dans l’action publique future.
o Les choix passés continuent d’influencer le présent car les choix passé
peuvent générer des instituions dont il devient difficile de se défaire.
o Une institution peut continuer d’exister après la mort d’un individu.
o La plupart des travaux qui montre comment le passé influence le futur sont
des tvx qui mettent en avant le rôle des institutions. Regroupées sous le
terme de néo institutionnaliste.
!
Les approches néo institutionnalistes sont des approches qui insistent sur le rôle des
institutions dans la durée, où il y a un lien avec le passé. Les institutions formatent
l’action publique et conduisent à ce que le passé joue un rôle dans l’action publique
future.
"46
Introduction aux politiques publiques.
! ➢ Les tvx institutionnalistes portent bcp sur des cas comparatifs : PP à des échelles
différentes dans des espaces différents : PP dans différents E providences,
expliquent les différences en se référant aux institutions différentes dans ces
différents E.
!
Ex : HASSENTENFEL : Compare la régulation des professions de
santé (notamment All/Fr). Il montre qu’en All, les médecins participent + à la
régulation de l’assurance maladie qu’en Fr. Jusqu'à récemment, accord en All e/
Médecin et caisses d’assurance maladie. Nb de pt était associé à chaque acte
médical, chaque année, les caisses d’assurance maladie All se réunissaient avec les
asso de médecins pour négocier de la val en euro du pt. Si une année donnée les
patients avaient bcp consulté, la val du pt était négocié à la baisse.
!Alors qu’en Fr, médecins attaché à la médecine libérale ! médecins opposé à
l’idée d’imposition de tarif par l’assurance maladie.
!HASSENTENFEL explique ça par l’histoire !
All : Assurance maladie obligatoire mis e en place + tôt qu’en France (83) : Epoque
où médecins pas encore organisés en Asso de pro.
Fr : Médecins s’organisent avant la mise en place de l’assurance maladie
obligatoire.

I. Les néo institutionnalistes

A) Les sources

Se démarquer de l’institutionnalisme économique du IXI

Intellectuels pensaient qu’il fallait partir du comportement individuel pour comprendre


les économies sachant que les comportements individuels snt façonné par les
institutions 

VEBLEN : La consommation ostentatoire : Idée dont s’est inspiré BOURDIEU. Consommation


qui se porte sur la consommation de Biens non pas en raison des préférences de la classe
de loisir mais la classe de loisir les consommes car ces biens sont chers pour montrer que
la personne appartient à l’élite ! capable de gaspiller son temps et son argent.

NI se démarque de l’institutionnalisme juridique compare les degrés de centralisation


d’institutionnalisation, leur capacité Administrative mesurée par le nb de fonctionnaire,
budget, importance force armée.

3 Types de néo institutionnalisme :

Point fort/faible : le NI démontre des formes de dépendance aux sentier empruntés par
les PP : A partir du mmt où PP adoptée, il devient difficile de la changer ou de
s’éloigner de cette PP m si la maj de gouv change.

HOLE et Rosemary TAYLOR : distinguent :

!
• Le NI des choix rationnels : Sous école du NI. La dépendance au sentier emprunté
est expliqué par les stratégies rationnelles des acteurs qui évolues dans un cadre
institutionnel

"47
Introduction aux politiques publiques.
o Les institutions peuvent parfois permettre de diminuer les coûts de
coopération e/acteurs. Nb situations où ca coute + cher de coopérer en
passant par le marché que de coopérer en passant par des institutions.

o Ex : Innovation technologiques : A partir du mmt où un nb important


d’individu adopte la m technologie, il va devenir difficile d’adopter une
technologie alternative. DC : l’adoption d’une technologie par nb acteurs
oblige les autres acteurs à coopérer en adoptant cette même
technologie.

▪ Ex QWERTY : La position des lettres sur le clavier était pas la +


ergonomique, mais en fait le clavier avait déjà été produit à grande
échelle et les secrétaires formées sur ce clavier, les Etps continué à
acheter et produire ce clavier car ça aurait été trop chère de revenir
à un format initiale. Forme de coopération : Etp continuent à
coopérer en adoptant ce clavier.

o Les institutions peuvent permettre de diminuer l’incertitude, peuvent


diminuer la recherche d’information en situation d’incertitude. Elle
permet de s’accorder sur une norme commune.

o Institution permet de résoudre des coûts d’investissement : anticipation


que les autres auront recours à une même technique rend difficile de
s’en éloigner.

o Institution à court terme : elles peuvent ê plus efficaces que d’autres types
de relations e/acteurs. (ex du clavier)

o Institution à long terme : Le sentier qui commence à ê emprunté ne va pas ê


le sentier le + efficace. (Ex du clavier)

Choix restent rationnel : Rationalité à court terme, les institutions sont vues
comme des contraintes qui peuvent affecter les choix des individus.

!
• Le NI historique : I° peuvent affecter le comportement des individus soit en leur
fournissant des informations sur le comportement des autres (affectation de
ressources) soit en fournissant des modèles moraux ou cognitifs, en façonnant
les identités, en contribuant à définir les intérêts des acteurs.

Pour les NI historiques : les institutions ne sont pas juste des contraintes dont les
acteurs peuvent se saisir pour maximiser leur intérêt personnel (aller plus vite,
négocier augmentation de salaire) mais les institutions :

o Participent à la définition de l’intérêt.

o Participent à la définition des identités

o Contribuent à former leurs préférences

o EXEMPLES :

▪ Banques Françaises n’avaient pas conscience de leur intégration dans


l’UE, l’E a contribué à la formation des préférences des banques face
à l’intégration européenne

"48
Introduction aux politiques publiques.
▪ Mobilisation des classes sociales : Le poids de ces différentes classes
ne suffit pas à elle seule à expliquer la formation des PP. Elle est
toujours médiatisée par des parties, des règles électorales. Il faut
regarder toutes ces I° pour comprendre vraiment l’influence qu’une
classe sociale a sur une PP et qu’il n’y a rien d’immédiat.

▪ Le NI historique ne cherchent pas de cause invariable au


changement, ils peuvent mettre en avant des mécanismes différents,
il se sont intéressés à la Q° des policies feed back : effet retour !
Ils montrent comment une PP peut s’auto renforcer, peut créer des
groupes d’intérêts qui continuent de se battre pour qu’elle
continue d’exister. Elles peuvent attribuer des rôles à des acteurs
rendant difficile le changement de sentier.

• EXEMPLE : Syndicats dans le système de protection sociale


Fr 

!
• Le NI sociologique : Perçues comme des systèmes de symboles, modèles moraux,
qui fournissent des cadre de signification qui guident l’action humaine.

• I° peuvent fournir des schémas de perception, d’interprétation.

Dans ces 3 formes, les institutions ne sont pas conçues exactement de la même façon, les
mécanismes expliquant qu’il y ait une dépendance au sentier ne sont pas les mêmes.

II. Héritage et dépendance au sentier

A) La notion d’héritage

➢ Idée : acteur P sont + des héritiers que des décideurs

➢ Au RU en 79, la moitié des Lois en vigueur date d’avant la 2GM ! Proportion de L


nouvelle par Thatcher est faible par rapport à la proportion de loi en vigueur

➢ Comme si action P sédimentait : nouvelles lois se superposent aux anciennes mais ne


les annule pas.

➢ PK ca ? Parce que dès qu’uen PP est adopté elle peutgréer des groupes de
bénéficiaires, susceptibles de s’oppooserr à toute tentative de retrait de la PP

!
B) Notion de sentier institutionnel

Va plus loin que la notion d’héritage :


Idée de changement par rapport au modèle initial mais on avance le long d’un sentier. On
reste dans un modèle de PP assez proche du modèle initiale, il ne peut pas s’en éloigner.
Caractéristiques :
Forme institutionnelle dont il est difficile de s’éloigner au moment où les acteurs
commencent à les adopter, ils ne savent pas trop où cela les mènera.
Au final on peut aboutir à un résultat moins efficace que si au départ on avait choisi un
autre sentier.
!!
Facteurs : favorables à la création de sentiers institutionnels
!
"49
Introduction aux politiques publiques.
• Les Pblm d’info et de coordination, la forme institutionnelle peut ê conservé car
les autres possibilités peuvent apparaître moins certaines : Ex : Assurance de
dépendance de longue durée.
• Pblm d’investissement : Ca peut ê très coûteux (Construction d’un aéroport !
difficile de changer la localisation)
• Le biais électoral : Elu cherchent à se faire réélire : limite = Electeurs ont +
tendance à se positionner contre des proposition que pour des proposition. Une
suppression de PP peut avoir des couts électoraux ! mobilisation de groupes pour
éviter un changement éventuel de PP allant dans leur intérêt.
• Le cas des acteurs véto : Syndicats.
!III. Les réformes : Parh shifting
!
A) Des changements de sentiers possibles

Dans de nb domaines de PP, il n’y a peut ê pas autant de continuité institutionnelle que ne
le lasse supposer le NI.
!
Progressivement une part – importante des cotisations sociales et une part croissante du
financement par l’impôt notamment avec la CSG.

!
Au fil du temps on s’aperçoit que à moyen et long terme on peut avoir des PP qui vont
impliquer un éloignement fort d’un modèle initiale.

!
Depuis 70’s ! multiplication des politiques ciblées sur les exclus notamment avec la mise
en place du RMI, CMU. Ce sont des politiques qui contribuent à changer le répertoire ociale
en France avec une inspiration + anglo-saxonne avec un ciblage sur les exclus. On constate
un renforcement du parlement et de l’administration qui ont pris + de place dans le
système.

B) Les stratégies pour changer le sentier

!
• Attente d’un contexte de favorable pour un changement profond de modèle de PP :

o Ex : Attente de l’augmentation du prix du pétrole pour demander une


production + respective de l’environnement

• Attendre un changement électoral : Obama au pouvoir pur réformer secteur


médical

• Dissimuler les réformes : Ex : Changement des modes d’indexation des retraites en
93. Retraites plus indexé sur les salaires mais sur le prix ! les assuré ne voyaient
pas l’enjeu. Des Tvx on montré que ce changement à diminuer les prestations de
retraites de manières progressive

• Reporter l’entrée en vigueur d’une réforme pourtant adoptée :

• Diviser les opposants potentiels : Retraites du privé d’abord réformé en 93, les
retraites du public réformé en 2003 -> fonctionnaires passaient pour des privilégiés
! Division e/opposants

"50
Introduction aux politiques publiques.
• Mise en place de stratégie de compensation

• Essayer de changer la structure des intérêts : Retraites en All, Fr apparition de


dispositifs de retraites par capitalisation superposé sur systèmes par répartition

• Superposé new PP à celles existantes : PP existante pas supprimée mais on


superpose qq de new. MAIS elle peut conduire à vider la signification de la PP
existante

• Drift : Dérive ! renvoi au fait que la Sté et l’éco change maïs formellement les PP
restent identiques DC cette stabilité peut amener à un changement de sentier car
en restant identique elles peuvent s’éloigner de leur but initiaux.

o New médicament inventé mais les PP ne les prennent pas en charge !


inaction qui éloigne modèle de couverture.

"51

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