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Les pesticides

A/ Origine des pesticides


1- Définition

Le mot " pesticide" vient du latin « caedo, cadere » et qui signifie " tuer"
et de "Pestis" qui désigne "le fléau" . C'est un terme générique qui regroupe
les parasiticides ( tuer des parasites ), les fongicides ( tuer les champignons
parasites ), les insecticides ( tuer les insectes ) et les herbicides ( tuer les
végétaux ). Un pesticide est composé d’un principe actif d’origine
naturelle ou synthétique, donc il se doit, par une action chimique, tuer
des organismes nuisibles à une culture ou autres, qu'ils soient
microscopiques ou macroscopique.

2-Historique

Les pesticides ne sont pas une technologie moderne, en effet ont les
utilisent depuis des millénaire. Les grecs utilisait le souffre 1000 avant J-C
et Pline recommandait l'arsenic au romain en tant qu'insecticide. Puis les
plantes sont utilisées,l'aconites était utiliser au moyen âge pour tuer les
rongueur et le tabac à été utilisé comme pesticides a partir de 1690 en
Inde. Des traités ont été rédigés pour reguler l'utilisation des pesticides
comme le traité des poisons de Maïnomide ( 1138-1204 ) en 1139.

Au XIXe siècle, se dévellope la chimie minéral donnant naissance entre


autre, à la bouillie bordelaise( à base de sulfate de cuivre et de chaux )
utilisée contre les fongites.

Les pesticides de synthèse naissent de la chimie organique de synthèse


et des recherches sur les armes chimiques de la première guerre mondial
dans les années 1930.

Le dichlorodiphényltrichloroéthane (ou DDT) est un pesticide moderne


mis au point par Zeidler. C'est l'instecticides le plus vendu de 1943 aux
années 1970. Il est utiliser en particulier pour tuer les moustiques
transmettant le paludisme ou le typhus mais aussi contre tout les insectes
apporteur de maladies.
Aujourd'hui, nous avons vue la création de OGM ( Organisme
Génétiquement Modifié ). Ils ont pour but de modifié le programme
génétique d'un êtres vivants pour lui permettre de mieux ce défendre.

Les pesticides ont, généralement pour but,d'augmenter le rendement des


agriculteurs

Scéma comparant l'agriculture avec et sans pesticides

b/ Inconvenients:
1- Problèmes écologique

Les pesticides sont particulièrement utiliser dans l'agriculuture intesive.


Afin de limiter les maladies et les champignons.Malheureusement son
utilisation n'est pas sans repercution sur l'environnement.

-Dans l'eau: D'après la I.F.E.N ( insitu français de l'environnement ) on


retrouve des résidus de pesticide dans 96% des eaux superficielles (
ruisseau, fleuve, glacier, rivière, étang, lac,........) et 61% des eaux
souterraines ( proviennent des infiltration de l'eau de pluie dans le sol )

-Dans l'air: D'après l'I.N.R.A, 60% des eaux de pluie contiennent des
pesticides. La concentration maximal en pesticide dans l'eaux de
distribution est de1µg/l or quasiment tout les échantillons prélever
dépassaient ce seuil.

-Dans le brouillard: La concentration en pesticide dans les brouillard


est 140 fois supérieur a la contentration maximal admissible. Ce chiffre
vient du fait que lors de la pulvérisation des pesticides, 25% à 75% de ceux
ci partent dans l'athmosphère.

Schéma de la propagation des pesticides

2-Problème pour la santé

Avec cette infiltration dans les sols, et donc dans l'eau, l'Homme est
menacé. Les pesticides sont accuser de plusieurs maladis, comme
l'asthme, la maladie de parkinson, les cancers, ...... Les pesticides sont
également accusés d'être trop proche des hormones, menace le système
nerveux et reduis la fertilitée. De plus, on les retourvent dans les tissus
adipeux dans le cerveau, dans le sang, dans le lait maternel, dans le foie,
dans le placenta, dans le sperme et dans le sang du cordon ombilical des
êtres humains. .

-Trop proches des hormones ?

L’un des principaux reproches fait aux pesticides, sont les perturbations
hormonales qu’ils entraîneraient. En effet, certains produits employés, les
organochlorés par exemple, sont proche des hormones humaines. Ils
seraient ainsi responsables de dérèglements des systèmes immunitaires,
nerveux et reproducteurs. Le risque serait d’autant plus important chez la
femme enceinte et l’enfant. Or le problème est qu’en cas d’ingestion de
pesticides par la mère, ceux-ci se retrouvent concentrés dans le lait
maternel.

-Un rôle dans la maladie Parkinson ?

Les causes de la maladie de Parkinson restent encore mystérieuses. Parmi


les pistes évoquées, les insecticides ont fait l’objet de plusieurs études. Si
les soupçons sont nombreux, aucun résultat concluant n’a encore été
obtenu. D’autres produits sont suspectés : métaux, peintures, colles…

-Soupçonnés dans l’asthme

Si les facteurs génétiques sont prépondérants dans l’apparition de la


maladie, les facteurs environnementaux sont essentiels dans son
déclenchement. Outre les poussières et les aliments potentiellement
allergisants, les pesticides sont soupçonnés de participer au
déclenchement des crises.

-Une menace pour le système nerveux

Les organochlorés agissent chez les insectes en inhibant une enzyme


importante pour le système nerveux. Ils sont donc soupçonnés d’avoir des
effets potentiels également chez l’homme, notamment sur le système
nerveux central. On parle ainsi d’évanouissements et de spasmes…
Certains herbicides pourraient agir sur le système nerveux périphérique.

-Plus de pesticides, moins de bébés…

Les carbamates sont soupçonnés de faire baisser la fertilité, notamment en


entraînant une diminution du nombre de spermatozoïdes. Certains
herbicides sont quant à eux suspectés d’entraîner des retards de
croissance chez le foetus. Les organochlorés, par leur forme proche de
certaines hormones, sont également accusés d’avoir des effets lors de la
grossesse. Sans parler des malformations des organes génitaux, de plus
en plus évoquées

-Accusés de plusieurs cancers

Certains herbicides (de la famille des phénoxy) sont soupçonnés d’être liés
à l’apparition de cancers. Les organochlorés sont également mis en cause.
C’est à nouveau leur ressemblance avec certaines hormones qui pourrait
leur faire jouer un rôle dans les cancers du sein, de la prostate ou du
testicule.

Bien sûr, cette liste est loin d’être exhaustive. Les pesticides sont
également évoqués dans le syndrome de la guerre du Golfe, dans
l’insomnie…

C/ Solutions:
De nombreuse technique on été mise au point pour diminuer l'utilisation des pesticides :

- L'agriculture bilogique: Elle pemet un agriculture rentable toute en respectant les êtres vivants
et qui favorise la biodiversité ( Biodiversité, contraction de « diversité biologique », expression
désignant la variété et la diversité du monde vivant. Dans son sens le plus large, ce mot est quasi
synonyme de « variété du monde vivant ».) et les activités biologiques des sols. Elle interdit
l'utilisation de pesticides, d'OGM et l'utilisation des engrais. L'agriculture biologique utilise les

engrais naturel dit "vert", le compostage, la rotation des sol e t utilise également des

produit vert comme le purin d'ortie. Les produits fabriquers à partir de l'agricu lture
bilogiqe sont représentés à travers plusieurs vignette :

-La production intégrée: Est une façon de produire de manière économique tout en respectant
l'environnement.
-L'agriculture durable: Est un système de production qui permet d'allié écologie, économie et
social.

CONCLUSION:
Les pesticides ont on juste un but de rentabilité. En effet, les agriculteur peuvent doubler leur
production en utilisant ces produits. Pourtant, ils ne sont pas sans risques et sont accusée d'être
responsable dans plusieurs maladies et d'avoir un impacte négatif sur l'environnement. Pourtant des
solutions existent tel l'agriculture bilogique. C'est nouveau procédés nous enmenerons sans doute
vers une agrculture plus seine et plus soucieuse de la santé et de l'environnement.
Santé

Parce que ce ne sont pas des produits anodins, les produits phytopharmaceutiques doivent être
utilisés avec prudence en respectant scrupuleusement les précautions et recommandations d’emploi.
Réglementation, formation aux bonnes pratiques agricoles, protection de l’utilisateur et information sur
les conditions d’emploi, sont là pour permettre d’assurer la sécurité de l’utilisateur et du
consommateur

 les pesticides sont présents dans nos aliments : plus de 50% des fruits et légumes produits par
l'agriculture intensive en contiennent. ils finissent finalement dans nos organises apportés par
l'eau et les aliments consommés. nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules
toxiques dont de très nombreux pesticides.

Conclusion Certaines activités industrielles, agricoles et domestiques sont à l'origine du rejet de


pesticides dans les sols et les eaux. Ce qui entraîne la contamination d'aliments agricoles, de l'air
ainsi que d'aliments non-agricoles comme les poissons. En mangeant ces aliments, nous
sommes donc contaminés par ces pesticides. Mais il est possible de réduire la propagation de ce
polluant en adoptant des comportements responsables.
1 LES PESTICIDESPrésenté: Dr A. ALIOUA

2 PLAN Généralités Bibliographie Insecticides : Acaricides Nématocides


Les organochlorésLes organophosphorésBibliographie

3 Généralités Produits destinés à assurer: On distingue 05 groupes:


La destructionOu la prévention de l’action des animaux, végétaux, microorganismes ou virus
nuisibles.On distingue 05 groupes:Insecticides ( acaricides,
Nématocides)RodenticidesHerbicidesFongicidesHélicides ( mollucides)

4 Généralités les pesticides sont utilisés: Agriculture


Usage domestique ( anti poux ,insecticides ménagers, produits de jardinage)Domaine de la santé
publique : prévention des nombreuses maladies transmises par les insectes( paludisme, fièvre
jaune ,dengue…) par le biais des moustiquaires imprégnées et le traitement des
marais.Médicaments vétérinaires

5 Généralités les voies d’entrés ingestion Cutanée


accidentelle : enfantsmilieu professionnel: suicidela population : ingestion de produits
alimentaires contaminésCutanéePrincipale voie d’entrée en milieu professionnelle: travailleurs
occupés à la fabrication, la formulation ou l’épandage des champs.

6 Généralités voies d’entrées L’inhalation


Le travail dans les champs après l’épandage

7 Généralités Les pesticides se présent sous forme de:


poudrePelletEmulsionSolution dans différents solvants ( kérosène, xylène, fraction de pétrole)on
les utilise seuls ou en combinaison avec d’autres pesticides ( synergie).

8 Insecticides: Acaricides Nématocides


OrganochlorésDe structure très variéesMais possédant tous un atome de chlorechimiquement
très stable: persistent dan le sol, l’eau et les alimentsNéfaste du point de vue écologique,
justifiant leur remplacement progressif par des corps moins persistant.

9 Insecticides: acaricides Nématocides


Certains insecticides organochlorés sont interdits d’emploi dans l’union
européenne:AldrinChlordaneDDTDieldrin

10 Les organochlorés Métabolisme Substances lipophiles


La molécule mère et certains produits de dégradations s’accumulent dans le tissu
graisseuxS’éliminent graduellement même après cessation de l’expositionLipolyse lors du
jeûnePrésent dans le lait maternel, traversent la barrière placentaire

11 Organochlorés: métabolisme
La concentration des pesticides organochlorés dans le sang est en équilibre avec la quantité
stockée dans les tissus: la détermination de leur concentration plasmatique permet d’apprécier
leur charge corporelle.

12 Mécanisme d’actioninhibent la Mg ++ ATPase du SNC: enzyme associée aux réactions de


phosphorylation oxydatives et au maintien d’une concentration intracellulaire faible en
enzymeInhibition de l’ Na+ K+ ATPase : enzyme associée au transport des cations à travers les
membranes : l’inhibition de cette enzyme serait un facteur causal de la toxicité des organochlorés
en entrainant un œdème empêchant le drainage du LCR ( HIC).
13 Mécanisme d’actionLe pouvoir convulsogéne des organochlorés résulterait d’une
interférence avec la production ou l’utilisation de l’ammoniac.action sur le développement des
tumeurs hépatiques pouvant être liée à l’induction de la protéine kinase C .

14 I. Les organochlorés Quelques représentants :


lindane Hexachlorocyclohexane ( HCH)La dose mortelle par voie orale 7 à 15 gl’application
cutanée de préparation contenant 1% de lindane peut provoquer une intoxication et la mort chez
l’homme.l’OMS propose 20µ g/ L de lindane dans le plasma comme norme permissibleDans la
population générale la concentration du lindane est < 1µg/L

15 I. Les organochlorés chlordane


La dose fatale pour l’homme est de de 60 gTraitement du bois contre les termitesProvoque une
aplasie médullaire, des tumeurs ( neuroblastome chez l’enfant)Classer groupe 2B ( L’IARC)

16 Les organochlorés Dichlorodiphényltrichloroéthane ( DDT)


interdit du fait d’une grande persistance dans le sol et les alimentsAbsorbé par voie orale et
pulmonaire, pas par la peauLe jeûne mobilise le DDT stocké dans la graisseAugmentation du
taux sérique de DDT chez des patientes présentant des tumeurs avec récepteurs oestrogènique (
cancer hormono-dépendant)Association entre exposition au DDT et cancer du pancréasClasser
2B ( L’IARC)

17 Organochlorés: DDT Symptomatologie aigue


Période de latence varie entre 30 minutes à 3 heures après l’ingestion:Paresthésies de la langue
, les lèvres et la face puis se propageant progressivement dans les membresCéphalées,
vertigesPerte de l'équilibreConfusionNausées diarrhéesbradyarythmie

18 Organochlorés: DDT À l’examen clinique:


Sensibilité au toucher et à la douleur , exagérée dans les zones où le patient se plaint de
paresthésiesPertes des sensations vibratoires dans les extrémitésReflexes normaux sauf dans
les cas d’intoxication massiveEn cas de traitement rapide et adéquat la guérison est complète
dans les 24 heures

19 Les organophosphorés Généralités Mode d’action Symptomatologie


AigueChroniquePréventionRéparation

20 Les organophosphorés Généralités


pesticides utilisés en agriculture : insecticidesce sont des esters de l’acide
phosphoriqueappartiennent à la famille chimique des anticholinestérasiquesIdentifiables par leur
terminaison en « phos »ou en « thion »exemples d’organophosphorés: Malathion, parathion…

21 GénéralitésBeaucoup d’organophosphorés ne sont pas directement actifs( activés en


produits toxiques dans le foie) exemple: le parathionStructure générale des organophosphorés:B
et B’ sont des groupements basiques, X groupement acide.

22 Généralités Se présentent sous forme de: Liquides huileux ou solides


Très peu hydrosolubles mais solubles dans les solvantsPeu volatils, très lipophilesLa plus part
sont instables ( hydrolyses rapide sur le sol les plantes): le risque de contamination de l’eau et
des aliments par des résidus est très limité.

23 Généralitésla pénétration dans l’organisme des organophosphorés est possible par toutes
les voies:Digestive: l’absorption est rapide et importante 70 à 100 % de la dose
ingérée.RespiratoirePercutanéeConjonctivaleen milieu professionnel, la peau représente la voie
de contamination prédominante.
24 Mode d’action la toxicité des OP est exclusivement neurologiques
Chez l’insecte comme chez l’homme, les OP inhibent l’ acétylcholinestérase (AChE)l’AChE :
enzyme assurant l’hydrolyse de l’acétylcholine (ACh)ACh : neurotransmetteur du système
nerveuxCentralParasympathiqueUne partie du système sympathique

25 Mode d’action il existe deux types d’AChE dans l’organisme


l’AChE vraie ou spécifique qui a une affinité presque exclusive pour le substrat naturel (Ach)
localisée : synapses dans le tissu nerveux, la jonction neuromusculaire et les érythrocytes.La
pseudochlinestérase ou enzyme non spécifique : hydrolyse une quantité assez variée d’esters
synthétiques et naturels y compris l’Ach, localisée principalement dans le plasma, l’intestin ,le
foie.

26 Mode d’actionl’ACh est le médiateur chimique du système parasympathique et nécessaire à


la transmission de l’influx nerveux :Des fibres pré ganglionnaires aux ganglions du système
végétatifDes fibres post ganglionnaires , cholinergiques au muscle cardiaque aux muscles lisses
et aux cellules sécrétricesDes nerfs moteurs aux muscles striés ( jonction
neuromusculaire)Certaines structures du système nerveux central

27 Mode d’actionEn présence d’une concentration normale en AChE, l’Ach libérée au cours du
processus de transmission de l’influx nerveux est rapidement inactivée par hydrolyseUne
diminution de l’activité cholinestérasique: accumulation de l’Ach au niveau:Des terminaisons des
fibres post ganglionnaires du système parasympathiqueDes ganglions du système
parasympathique et ortho sympathiqueDe la jonction neuromusculaireDu système nerveux
central

28 Mode d’actionl’intoxication n’apparait qu’au-delà d’un certain seuil d’inhibition de l’enzyme


(AChE)en cas d’inhibition apparaissent dans l’ordre des symptômes dus à la stimulation:Du
système Parasympathique: syndrome muscariniqueDes ganglions du système végétatif et les
terminaisons nerveuses des nerfs moteurs: syndrome nicotinique

29 Mode d’actionsuit une paralysie des muscles volontaires dues à une hyperstimulationEnfin
les effets résultant d’une accumulation de l‘Ach dans le système nerveux central.

30 Symptomatologie Intoxication aigue


En cas d’intoxication modérée les symptômes apparaissent:une demi heure après une exposition
par voie pulmonaireUne heure après une ingestion2 à 3 heures après une exposition par voie
cutanéeEn cas d’intoxication massive le début des symptômes est instantané et la mort survient
en quelques minutesDes intoxications retardées: 24 heures ou plus

31 Intoxication aigue D. Signes locaux en cas d’intoxication modérée


irritation de la peau et des muqueuses eczéma de contactProjection oculaire: irritation avec
larmoiement, conjonctivite ou myosis serré, fasciculation des muscles oculomoteursRéaction
asthmatiformes : inhalation d’ d’aérosol (traitement enserre)

32 Intoxication aigue E. Signes généraux Les effets muscariniques


Apparaissent en premiers:Crampes abdominales, nausées, vomissements, diarrhéesSensation
de constriction thoracique, laryngospasme , bronchospasme, hypersécrétion bronchique,
dyspnée , weezing, œdème pulmonaireVision trouble , céphalées, myosisSalivation , sudation
larmoiement , incontinence vésicale et rectalebradycardie

33 Intoxication aigue b. Les effets nicotiniques


Apparaissent quand les symptômes muscariniques ont déjà atteint un degré modéré de
sévéritéFibrillation musculaire ensuite faiblesse et ataxieEn cas d’intoxication sévère peut
survenir une paralysie des muscles respiratoiresCes effets en association avec les effets
muscariniques représente une cause importante de décès par insuffisance respiratoire aigue

34 Intoxication aigue c. Les symptômes nerveux centraux d. Biologiquement


anxiété , vertige, céphalées, trémorconvulsions, comaRespiration de Cheynes-stokes et
éventuellement paralysie du centre respiratoired. BiologiquementInhibition de l’activité de l’AchE
dans les globules rouges et le plasmaAzotémieAlbuminurieTroubles de la coagulation(
hypercoagulabilité, fibrinolyse)

35 Intoxication aigue: complications


syndrome dit « intermédiaire »suite à une intoxication aigue et un syndrome cholinergique
classique certains patients peuvent développer 24 à 96 heures un syndrome paralytique plus ou
moins marqué impliquant principalement les muscles des racines de membres , du cou et
certains nerfs moteurs crâniens et les muscles respiratoires:une décompensation respiratoire
peut en résulter.ce syndrome est réfractaire au traitement par l’atropine et les
réactivateurs.L’évolution est habituellement favorable.

36 Intoxication aigue: complications


Syndrome retardécertains organophosphorés peuvent produire 10 à 14 jours après une
intoxication aigue:AtaxieUne paralysie flasque des extrémitéson a attribué ces manifestations
toxiques à une dégénérescence rétrograde des axones des nerfs périphériques ( sciatique).

37 Intoxication aigue f. Traitement En cas d’ingestion Atropine


en cas de projection cutanée : déshabillage complet, lavage abondant à l’eau et au savonEn cas
d’ingestionA faire sur place: évacuation gastrique si le patient est conscientAtropineL’atropine est
antagoniste compétitif de l’ ACh au niveau des récepteurs muscariniquesN’a pas d’effets sur les
signes nicotiniques , musculaires et centraux ni sur l’inhibition des cholinestérases

38 Intoxication aigue: traitement


après mise en route de l’ oxygénothérapie: risque de fibrillation ventriculaire en cas d’anoxie2 mg
par voie intraveineuse, dose répétée toutes les 5 à 10 minutes jusqu’à obtention de signes
d’atropinisation franche: tachycardie( jusqu’à 110bpm) , mydriase et asséchement des sécrétions
bronchiquesUne perfusion continue de 0,02 à ,08 mg /Kg/h pendant 24 heures dans les formes
sévères

39 Intoxication aigue: traitement


les réactivateurs de l’AChEla pralidoxime ( contrathion) : permet la réactivation de l’AChE par
formation du complexe oxime-OP indiquée dans les intoxications sévères pour lesquels aucune
réactivation spontanée n’est attendue.La posologie chez l’adulte est de: à 2 g diluée dans 100 ml
de sérum salé en IV en 15 à 30 minutesune perfusion de 0,5 g/h doit être mise en route en raison
de la courte demi-vie de l’oximele traitement doit être poursuivie jusqu’à disparition totale des
signes cholinergiques.

40 Symptomatologie 2. intoxication chronique


Dermatose de contact ou aéroportée:IrritativePar sensibilisation (rôle des solvants ,additifs et
impuretés)La répétition des expositions subaigües des travailleurs induit des manifestations
psychoneurologiques:Altération des performances des tests cognitifsNeuropathies périphériques:
polynévrite ( fatigabilité, hypotonie, amytrophie,crampes,dyesthésiedes membres inférieurs).

41 prévention surveillance des travailleurs exposés:


interrogatoire et examen clinique périodiques à la recherche des signes d’imprégnations
cholinergiquesSurveillance biologique:dosage de l’activité de l’AChE érythrocytairedosage du
paranitrophénol urinaire : métabolite actif du parathion
42 RéparationLes accidents aigues sont pris en charge comme accidents du travailles atteintes
subaigües sont réparées au titre du tableau 34 des maladies professionnelles avec un délais de
prise en charge de 7 joursTroubles digestifsTroubles nerveuxTroubles généraux et
vasculairesSyndrome biologique

43 BibliographieTestut F.Grillet J-P. insecticides organophosphorés, carbamates, pyréthinoides


de synthèse et divers. EMC(Elsevier Masson SAS, Paris) toxicologie –pathologie
professionnelleToxicologie industrielle et intoxication professionnelles par R. LAUWRYS 5éme
Edition
F. Testud, J.-P. Grillet
Les insecticides sont des biocides destinés à détruire les insectes : largement utilisés en
agriculture et en
santé communautaire (lutte antivectorielle), ils sont également présents dans
l’environnement
domestique sous forme de spécialités contre les poux, de médicaments
vétérinaires, d’insecticides
ménagers, de produits de jardinage ou encore de xyloprotecteurs. Les insecticides sont – et de
loin – la
famille de produits phytosanitaires la plus souvent responsable d’effets sur la santé. Ce sont
en effet des
substances puissamment toxiques pour le système nerveux, central et/ou périphérique :
inhibition des
cholinestérases pour les organophosphorés et les carbamates, action sur le canal
sodique pour les
pyréthrinoïdes de synthèse, interaction avec le récepteur de l’acide gamma aminobutyrique
(GABA) pour
le fipronil, blocage des récepteurs nicotiniques pour l’imidaclopride. Leur neurotoxicité
explique à la fois
leur efficacité sur les insectes et leur effets toxiques chez l’homme. Des évolutions
réglementaires récentes
sont à l’origine du retrait de nombreuses substances actives, notamment
organophosphorées et
carbamates. Classe bénéficiant du meilleur rapport efficacité/toxicité, les
pyréthrinoïdes sont les
insecticides actuellement le plus souvent employés dans les formulations à usage agricole et
vétérinaire,
mais aussi dans les préparations à usage domestique. Les nouvelles molécules, fipronil et
imidaclopride,
pourtant intéressantes du point de vue de la sécurité des opérateurs, ont subi d’importantes
restrictions
d’emploi en raison d’effets délétères supposés sur les populations d’abeilles. Pour chacune de
ces grandes
familles d’insecticides sont successivement passés en revue la toxicocinétique, le
mode d’action à
l’échelon biochimique et les effets toxiques décrits chez l’homme dans les
principaux contextes
d’exposition : incidents et accidents en milieu domestique, intoxications suicidaires par
ingestion de fortes
doses et exposition professionnelle (accidents aigus et effets à long terme).
© 2007 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Mots clés : Insecticides ; Organophosphorés ; Carbamates anticholinestérasique