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ECONOMIE

Énergies marines. Brest, pôle d'excellence [Video]


3 décembre 2009

Brest peut sourire: la plate-forme technologique des énergies marines renouvelables sera bel et bien sur ses
terres. Elle sera mise en oeuvre avant la fin de l'année avec pour chef de file Ifremer. François Fillon l'a
confirmé hier.
> Lire également Brest verrouillée par les forces de l'ordre
François Fillon a le pied marin. Il a quitté, hier, la «Jeanne» pour faire escale aux Assises de l'économie et de la mer, avec
une volonté affichée: le gouvernement veut et va investir sur les énergies marines renouvelables. Un vent d'espoir en
termes d'emplois pour la région. Le Premier ministre a annoncé, hier, à Brest, devant plus de 1.000 personnes, qu'un
comité interministériel de la mer se réunirait la semaine prochaine à Paris (sans doute le 8décembre). En attendant,
François Fillon n'est pas venu les mains vides dans la cité du Ponant. «L'océan est un formidable réservoir d'énergie»,
a-t-il déclaré, avant de souligner que «la plupart des technologies purement marines: éolienne, offshore, flottante,
hydrolienne, énergie thermique des mers, étaient encore balbutiantes. Leur développement ne peut se faire sans
intervention publique», a-t-il reconnu.

Ifremer pour chef de file

«Le président de la République a souhaité que soit mis en place avant la fin de l'année une grande plate-forme
technologique sur les énergies marines, avec pour chef de file l'Ifremer, associant les acteurs du secteur public et du
secteur privé», a-t-il annoncé. «Cette plate-forme sera implantée ici, au centre Ifremer de Brest, la Région Bretagne s'étant
fortement positionnée sur le développement de ce type d'énergie», a-t-il ajouté. Cette localisation permettra à ce nouvel
équipement «de bénéficier d'un environnement industriel et de recherche de premier plan, avec entre autres la présence
du Pôle mer Bretagne et la moitié du potentiel français de recherche en sciences et technologies marines», a poursuivi
François Fillon. Selon lui, «bien que prometteuses, les énergies marines ne contribueront que très partiellement à notre
objectif d'énergies renouvelables à l'horizon 2020. En attendant, nous devrons, dit-il, développer activement l'éolien
offshore qui est, lui, une technologie déjà mature. D'ici 2020, c'est 6.000 mégawatts qu'il nous faudra avoir installés en
mer», a conclu François Fillon sur ce chapitre.

En quête d'investisseurs

Cette place forte conforte donc Brest comme pôle d'excellence et de savoir-faire sur le domaine des énergies marines. Le
défi désormais, ce sera de trouver des investisseurs capables de développer et de porter tous ces projets. Une chose est
sûre: la Bretagne et Brest ont les compétences dans ces domaines. Pour DCNS, c'est aussi une voie de diversification.
Selon la CFDT de DCNS, «de la conception à l'innovation, en passant par la maintenance, cette activité offre l'opportunité
de créer des centaines d'emplois. L'ensemble du tissu économique brestois, lourdement touché par la baisse de l'activité
liée à la Marine nationale, doit pouvoir bénéficier de cette activité porteuse d'avenir», souligne le syndicat.
Catherine Magueur
Tags : Economie assises maritimes Fillon énergies renouvelables Mer et Pêche

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