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Maître HADJ SADOK Asma

Traductrice Interprète officielle


TRADUCTION N°294/14
Agréée près les Cours et les
tribunaux
15, Rue Docteur Sadaane, VALABLE UNIQUEMENT A
Zemmoura-Relizane L'ETRANGER
Tel :046 .86.53.26
Mob : 0552 .70.30.28

Le présent document est la traduction fidèle et officielle de son original libellé en langue arabe –Il tient lieu de document
authentique conformément aux dispositions de l'article 07 de l'ordonnance 95/13 du 11 mars 1995 portant organisation et
conditions d'exercice de la profession de traducteur interprète officiel -----------------------------------------------------------------------

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


MINISTERE DE LA JUSTICE
COUR DE JUSTICE DE Relizane
TRIBUNAL DE Zemmoura
Section Des AFFAIRES DE LA FAMILLE

AU NOM DU PEUPLE ALGERIEN

JUGEMENT
Rôle N° 00478/14
Répertoire N° 00722/14 -En date du Seize du mois d’Octobre de l'année DEUX mil Quatorze
Date du jugement le tribunal de Zemmoura a tenu son audience publique consacrée
16/10/2014 aux affaires de la famille------------------------------------
Cout de taxe :300da -Sous la présidence de Monsieur SADIQUI Otmane–juge du tribunal
-Assisté de Madame AQUAB Khadidja -secrétaire greffier près du
dit tribunal ---------------------------------------------------------------------------
Entre Et en présence de Monsieur NAMOUNE Abdsamad - Procureur de la
Tayeb Tayeb fils de Djelloul république
Et - a rendu son jugement dans l'affaire entre les parties ci-après
Bouchiba Zohra fille nommées :
d’Abdelkader -Le nommé :
-TAYEB Tayeb, fils de Djelloul ------------------------------------------
Procureur de la république près le -Demeurant : Rue Khenchla, Zemmoura
tribunal de Zemmoura -DEMANDEUR Comparant et plaidant par Maître Chenafa
Mustapha.

Timbre fiscal d'une valeur de -D'UNE PART –


200DA Contre

-La nommée :
-BOUCHIBA ZOHRA, fille d’Abdelkader
-------------------------------Demeurant : Rue des mouettes, Appartement
184, 31400_France.
-DEFENDERESSE Comparante et plaidante par : Maître
Benmessaoud Sofiane.

-D'AUTRE PART –

-En présence de Monsieur Le Procureur de La République.

-D'UNE DERNIERE PART -


;

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Exposé des faits de l’instance

En vertu d’une requête introductive d’une instance déposée


prés le secrétariat de greffe du tribunal de Zemmoura, section des
affaires de la famille en date du 02/06/2014, sous le N° 478-14, le
demandeur TAYEB Tayeb a introduit une instance contre la
défenderesse BOUCHIBA Zohra, en présence du Procureur de la
République.
Le contenu de l’instance se résume dans le fait que le
demandeur est l’époux de la défenderesse en vertu d’un acte de
mariage officiel, enregistré aux registres de l’état civil de la commune
de Zemmoura, en 1956, sous le N° 110, et que plusieurs enfants sont
issus de cette union, qui sont tous majeurs, et qu’ils vivaient en France
jusqu'à 2000, l’année ou le défendeur a pris sa retraite, il est donc
rentré au pays et a vécu à Zemmoura, la défenderesse rendait visite a
ses enfants en France, et vivait chez eux pendant de longues
périodes, le défendeur restait seul jusqu'à 2012, ou elle ne rentrait
plus, il a essayé de lui convaincre de rentrer chez elle, mais elle a
refusé, le demandeur a juré de la divorcer, il demande donc la
dissolution de l’union conjugale par le divorce.
A l’audience du 25/09/2014, la défenderesse a répondu par une
mémoire de réponse par le biais de son avocat Maitre Benmessaoud
Sofiane, qu’elle été surprise par les acte de son mari, voulant la
plaider pour mettre fin au lien conjugal , comme il a décidé de rentrer
au pays après être mis en retraite, et après qu’il a contracté un
mariage sous seing privé avec une femme sans la connaissance de
son épouse, et qu’en dépit des comportements de son mari, elle opte
pour la continuité de la vie conjugale, elle demande donc un jugement
pour poursuivre le vie conjugale sans conditions, et en cas où il insiste
sur le divorce, lui condamner de la pension du mariage abusif d’une

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somme de 800.000DA, une pension de la viduité d’une somme de
100.000da, une pension d’abandon d’une somme de 5000da
mensuellement, à partir de cette instance jusqu'à -------, ainsi que
préserver ses droits concernant les meubles.
A l’audience du 02/10/2014, le demandeur a répondu par une
mémoire de réponse, et a demandé la confirmation de ses demandes
précédentes, ainsi que réduire les sommes demandées à un prix
correspondant la responsabilité de la défenderesse.
Le ministère public ayant demandé l’application de la loi, l’affaire
s’est mise à l’audience du 16/10/2014, pour y trancher selon la loi.

PAR CONSEQUENT LE TRIBUNAL


- Après consultation des requêtes des parties et les pièces jointes.
- Après compulsion du code de procédures civiles et
administratives, notamment les articles 2 à 33, articles 275,
276, 419, et les articles 423 à 452.
- Après compulsion du code de la famille, modifié et complété,
notamment les articles 1 à 03, les articles 9 à 52, et les
articles57 à 80, ainsi que l’article 222.
- Après examen de la loi
En la forme :
- Attendu que la présente instance remplis les conditions en la
forme décidées par la loi ce qui implique la déclaration de son
acceptation.
En le fond :
- Attendu que le demandeur a introduit la défenderesse en justice
en lui demandant de mettre fin au lien du mariage entre eux par
le divorce.
- Attendu que la défenderesse a plaidé en demandant la
continuité de la vie conjugale sans conditions, et en cas ou il

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insiste sur le divorce, l’obliger de verser une somme de
800.000da pour la compensation du divorce abusif, une somme
de 100.000da pour la viduité, et une somme de5000 da pour
l’abandon, versé mensuellement à partir de la date de
l’instance----
- Attendu que le ministère public a demandé l’application de la loi.
- Attendu que l’objet du litige porte sur le divorce et ses effets.
- Attendu qu’il est clair pour le tribunal que les époux sont mariés
en vertu d’un acte de mariage officiel, en date du 11/08/1956,
sous le N° 110, enregistré à la commune de de Zemmoura, et
que des enfants sont issus de cette union selon l’acte de
mariage et les deux fiches familiales annexées.
1- Sur le Divorce :
- Attendu que le tribunal a fait plusieurs tentatives de réconciliation
entre les parties, et a dressé des rapports de non réconciliation
en date du 18/09/2014, et en date du 09/10/2014
conformément à l’article 49 du code de la famille, sauf que
l’époux a insisté sur le divorce, pour cause qu’il refuse de vivre
en France, et l’envie de l’épouse de rester la bas, et insister sur
le retour au domicile conjugal en France.
- Attendu que selon la loi, le divorce est un droit de volonté de
l’époux, ayant le pouvoir de divorcer quel que soit le désire de
l’épouse, conformément à l’article 48 de la famille, ce qui
implique son acceptation et prononcer la dissolution de l’union
conjugale par le divorce, ----------
- Attendu que selon la loi et conformément à l’article 49, Alinéa 3
du code de la famille, que les dispositions du divorce son
enregistrés à l’état civil par le Ministère Public, ce qui implique
l’ordonnance de mentionner de divorce aux actes de l’état civil

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de la commune de Zemmoura, ainsi en marge de leurs actes de
naissance.
2- Sur les compensations du divorce :
- Attendu que selon la loi, et conformément à l’article 52 du code
de la famille, en cas de divorce, le juge accorde à l’épouse des
réparations pour le préjudice qu’elle a subi.
- Attendu que le défendeur a demandé le divorce pour cause que
l’épouse ne désire pas vivre avec lui en Algérie, sans mentionner
qu’il a essayé de lui convaincre de vivre avec lui, ce qui lui rend
abusif dans sa demande actuelle, la demande de la
défenderesse doit donc être acceptée pour constitution selon la
loi, et fixer les réparation par une somme dont le tribunal estime
selon le préjudice, ci 120.000 DA.
3- Sur la pension de la viduité :
- Attendu que selon la loi, et conformément aux articles 58, 59, 60
du code de la famille, chaque divorcée est tenue d’observer une
retraite légale (viduité).
- Attendu que selon l’article 61 du code de la famille, la divorcée a
le droit à la pension et à l’hébergement durant la période de la
viduité, sa demandé est donc fondée et implique son
acceptation, ainsi que fixer la pension a la somme de 20.000da.
4- Sur la pension de l’abandon :
- Attendu que la défenderesse a demandé une pension d’abandon
de la somme de 5000DA mensuellement à partir de la date de
l’instance.
- Attendu que selon la loi, et conformément à l’article 74 du code
de la famille, le mari est tenu de subvenir à l’entretien de son
épouse dès la consommation du mariage, ce qui implique
l’acceptation de la demande de la défenderesse, le juge tient
donc compte de la situation des conjoints et des conditions de

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vie, et conformément aux articles 79 et 80 de code la famille,
cette pension est estimée à 3000da, à partir de 02/06/2014,
jusqu'à la prononciation de ce jugement.
- Attendu que les couts judicaires sont de la responsabilité de
celui qui a perdu l’affaire conformément à l’article 419 du code
des procédures civiles.
PAR CES MOTIFS
- Le tribunal a jugé dans les affaires de la famille publiquement
contradictoirement et en dernier ressort dans l’affaire du divorce
et en premier ressort dans ce qui reste.
En la forme :
-Accepter l’instance.
En le fond :
1-Mettre fin au lien conjugal par le divorce par la volonté
individuelle de l’époux entre le nommé : TAYEB Tayeb, né en
1935, à Dar Benabdallah, fils de Djelloul, et de MEFLAH Kheira,
Et la nommée : BOUCHIBA Zohra ; née le 13/01/1940, à Dar
Benabdallah, fille de d’Abdelkader, et de Benmohamed,
Moussaya.
2- Ordonner l’officier de l’état civil de la mairie de Zemmoura,
d’enregistrer le divorce aux registres de l’état civil , et le
mentionner en marge de l’acte de mariage des deux parties et
leurs actes de naissance dans leurs communes respectives.
2- Obliger le demandeur de verser à la demanderesse les
sommes suivantes :
120.000DA pour le divorce abusif
20.000Da pour la pension de la viduité.
3000Da pour la pension d’abandon, à partir du 02/06/2014
jusqu'à la prononciation de ce jugement.

6
Obliger le demandeur à payer les couts judicaires de l’affaire
estimés à 3000da
Ainsi le jugement a été rendu et annoncé publiquement à
l’audience publique à l’heure et la date sus cités.
La minute de ce jugement a été signée par le président du
tribunal et le secrétaire de la greffe.

Président du tribunal secrétaire de la greffe.


Signature illisible. Signature illisible
Suit l’empreinte d’un sceau officiel de .
format rond contenant les caractères en
arabe suivants :
République Algérienne Démocratique et
Populaire.
Tribunal de Zemmoura.
Secrétariat de Greffe

Copie conforme à l’original


Secrétaire de la greffe.
27/10/2014