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LE SENSDESSYMPTÔMES

La névrose obsessionnellese manifeste en ce que les

malades sont préoccupéspar

ne s'intéressent pas, éprouvent des impulsions qui leur

paraissenttout à fait bizarres et sont poussésà des ac- tions dont l'exécution ne leur procure aucun plaisir, mais auxquellesil ne peuvent pas échapper.Les idées (repré* sentations obsédantes) peuvent être en elles-mêmes

dépourvues de sens

l'individu, elles sont souvent tout à fait absurdes et déclenchentdans tous les cas une activité intellectuelle lntense qui épuisele malade et à laquelle il se livre à son corps défendant. Il est obligé, contre sa volonté, de scruter et de spéculer,comme s'il s'apissaitde sesafiaires vitales les plus importantes. Les impulsions que le ma- Iade éprouve peuvent également paraître enfautines

et absurdes,mais elles ont le plus souvent un contenu

terrlflant,

le malade se sentant incité à commettre des

crimes graves, de sorte gu'il ne les repoussepas seule- ment comme lul étant étrangères,mais les fuit efTrayé et se défend contre la tentation par toutes sortesd'inter-

des idées aurquelles ils

ou seulement indifÏérentes pour

dictions, de renoncementset de limitatlons de sa liberté. Il est bon de dire que ces crimes et mauvaisesactions ne reçoivent jamais même un commencenlent d'exé- cution : la fuite et Ia prudence flnissent toujours par en avoir raison. Les actions que Ie rnalade accomplit réellement, Ies actes dits obsédants, ne sont que des

actions ino{ïensives, vraiment

souvent des répétitions,des enjolivementscérémonieux des actes ordinaires de la vie courante,avec ce résultat que les démarchesles plus nécessaires,telles que le fait de se coucher, de se laver, de faire sa toilette" d'aller se promenerdeviennentdesproblèmespénibles, à pcine

solubles.Les représentations,impulsions et actions mor- bides ne sont pas, dans chaque forme et cas de névrose obsessionnelle,mélangéesdans des proportions égales:

le plus souvent, c'est l'un ou l'autre de cesfacteurs qui domine le tableau et donne son nom à la maladie, mais toutes les formes et tous les cas ont des traits communs qu'il est impossiblede méconnaître.

insigni{iantes, le

plus

Il s'agit là certainemellt d'une maladie bizarre. Je pense que la fantaisie la plus extravagante d'un psy- chiatre en déliren'aurait jamais réussià construirequel- que chosede semblableet si l'on n'avait pasl'occasiou de voir tous les jours des cas de ce genre,on ne croirait pas à leur existence.Ne croyez cependarltpas que vous rendezserviceau lnaladeen luiconseillant de sedistraire, de ne pas se livrer à sesidées absurdeset de mettre à leur place quelque chose de raisonnable.Il voudrait lui-même faire ce que vous lui conseillez,il est parfai- ternent lucide, partage votre opinion sur sessymptÔmes obsédants,il vous l'exprime même avant que vous I'ayez formulée. Seulement,il ne peut rien contre son état :

ce qui, dansla névroseobsessionnelle,s'imposeàl'action, estsupporté par uneénergiepour laquellenousmanquons probablementde comparaisondans la vie normale. Il ne peut qu'une chose: déplacer,échanger,mettre à la place d'une idée absurdeune autre, peut-êtreatténuée, remplacerune précaution ou une interdictiou par une âuLre, âcconrplir un cérémonial à la place d'un autre. Il peut déplacerIa contrainte,ntais il est impuissantà la supprimer. Le déplacementdes symptômes, grâce à quoi ils s'éloignentsouvent beaucoupde leur forme primitive, eonstitue un des principaun caractèresde

sa maladie ; on est frappé, en outre, par ce fait gue les

oppositions (polarités) qui caractérisentla vie psychique

prononeéesdans son eas. A eôté

sont partlculièrement

tle la contrainteou

domaineintellectuel,le doute

on voit apparaîLre,dansle

qui s'attache aux choses

Et

énergique,

gencèâu-dessusde

ient un niveau

puleux, d'une rare correction.Vous vous doutez bien âu travail qu'il faut accomplir pour arriver à s'orienter

dans cet ensemblecontradictoire de traits de caraetère

et de symptômesmorbides.Aussi

pour le momertt que peu de

èt interpréter quelques-unsde ces symptômes.

obsèssionà eonteltunégatifoupositifn

généralementles pltts certaines'

jadis un homme très

intelli-

cependant,

notre malade fut

excessivement persévérant, d'une

la moyenne' Il préserrtele plus sou-

moral très élevé, se montre très scru-

n'ambitionnons-nous

chose: pouvoir comprendre

Je vais vous citer deux'exemplesd'aualysed'un symp- tômd obsédant.Un de cesexemplesest ernpruttùéà une observation déjà ancienne et je ne saurais lui en subs- tituer de plus beau I I'autre est plus récent.Je me con- tente de ces deux exemples,car les cas de ce genre de- mandent à être exposéstout au long, sansnégligeraucun détail.

Il s'agit d'une belle jeune fllle de 19 ans, très douée, enfant unique de sesparonts,auxquelselle est supérieure

par son instruction et sa vivacité intellectuelle. Enfant, elle était d'un caractère sauvageet orgueilleux et était devenue, au cours des dernières annéeset sansaucune causeextérieure apparente, morbidement nerveuse.Elle

se montre particulièrement irritée contre sa rnère

estmécontente,déprimée,portéeà I'indécisionet au doute et finit par avouer qu'elle ne peut plus traverser seule

des places et des rues un peu larges. Il y a un

morbide compliqué, qui comporte au moins deux dia- gnostics : celui d'agoraphobieet celui de névroseobses-

sionnelle.Nous ne nous y auêterons pas longtemps : la seule chose qui nous intéressedans le cas de cette ma- lade, c'est son cérémonialdu coucherqui est une source

de souflrancespour ses parents. On peut

un certain sens,tout sujet normal a son cérémonial du coucher ou tient à la réalisation de certainesconditions dont la non-exécution l'empêche de s'endormir

entouré Ie passagede l'état de veille à l'état de sommeil

de certainesformes qu'il reproduit exactementtous Ies soirs. Mais toutes les conditions dont l'homme sain entoure le sommeil sont rationnelles et, comme telles,

se laissent facilement comprendre ; et, lorsque les cir-

constancesextérieures lui

s'y adaptefacilementet sansperte detemps.Mais,le céré-

monial pathologique mânque de souplesse,il sait s'im-

poser au prix desplus grands sacrifices,s'abriter derrière

des raisons en apparence rationnelles et,

superficiel, il ne semble se distinguer du cérémonial

normal que par une minutie

plus attentif, on constate que le cérémonial morbide comporte des conditionsque nulle raison ne justifie, et d'autres qui sont nettement antirationnelles. Notre malade justiûe les précautionsqu'elle prend pour la nuit

exagérée.It{ais,à un examen

;

elle

état

dire que, dans

;

il

a

imposent un changement, il

à l'examen

par cette raison que pour dormir elle a besoinde eahne; elle doit donc éliminer toutes les sourcesde bruit, Pour

réaliser ce but, elle prend tous les soirs, avant le som- meil, les deux précautionssuivantes: en premier iieu, elle arrête la grancle pei'rdule clui se trouve tlaus sa chambre ct fait emporter toutes les alrtres pendtlles,

sans même faire une exception

bracelet dans son écrin ; sur son bureau tous les

sorte qu'aucun d'entre eux ne puisse,pentlant la nuit, se casier en tombant et ainsi troubler son sommeil.

pour sa petite moutre-

en

deuxièmelieu, elle réttnit

pots à fleurs et vases,de telle

Elle sait parfaitement bien que le besoin de repos ne

ioiiin"

Lue

ri"

iu"ànt

;;;;;";;

que le tic-tac régulier et

qu'en apparence; elle.serend cornpte

petite montle bracelet, laisséedans son écrin'

troribler son sotntneil par son tic-tac, et nous

tous par expérience

d'tine peridule,

q""

pour les pots à fleurset les vasesne reposesur

ïraisembiance.

par exemple, que la porte qui

ses parentsreste entrou-

obtenircerésultat,elleimmobilise la porte

,n.tnt

-r"u.uit

la

"et'

loin de troubler le sornmeil'

;;i;it

crainte

le faùriser.

rien à

Elle convient, en outre, que la

Les âutres conrlitions du céré-

avec le besoin de repos' Au

;;";;

*oni"i

;;;i;;il:

séparesa chambre

n'ont

voir

la maladeexige,

de

celle de

veite et, pour

ôou

à;.ng.nat.t

évitis.

r"t-i"

iit-

d;

;d"d;

giitàitui

irJalatite ê[re

iâtàâ"t

iàie

son travail et à aplatir

--

i"'d

l'aide de divers objets,

des bruits

qui,

précautionsusceptible

sans elle, pourraient

qui se trouve

la

tête

être

plus irnportantes portcnt

du

à

Mais les précautionsles

lit

même'. L'oreiller

ne àoit pas toucher au bbis de lit'

iêtr

Le peti! coussin

le.grand, e-tla

du diamètre lon-

doit au

ooit Ctre disposéen losangesur

place sa tête dans la direction

de ce

aux

losange. L'édrcdon de plumes

secoué,-de façon à ce que le pieds devienné plus épais

-que

cÔtécorres-

le cÔté op-

;

mais, cêla tait, la malCde ne tarde

vo"t

pas à délaire

cet épaississement' des autres détails,

j"

fais gïâce

de ce-cérémonial;

souvent très

*ir*tit,t*,

d'ailleurs iien loin du but

que tout cela ne s'accomplit-pas

s=i*prôtntnt qu'on pourràit

ils ne nous apprendraient

de nouveau

et nous entraÎneraictrt trop

que nous nous proposons'M.aissacltezbien

aussifacilement et aussi

croire. Il

y

a toujours la

ne soit pasfait avecles-soinsnécessaires :

doit être contrôlé, répété,le doute s'attaque

à une autre précaution, et totrt ce

heure ou deux pendant lesquellesni

craittte quetout

Àq,,. âcte

iu

i"o".

dure une

"t tant'Otà I'une, tantôt

iiavail

Iille ni ses parentsterrifiés ne peuvents'endortnir'

L'analyse

que cellè

de ces traeasseries tt'a pas été aussi facile de l'action obsédantede ttotre précédente

l'aiété obligérle

par

qu'"rr*.,t

guiderla jeune lllle et' de lui

ti'interprétation qu'ellerepoussait

ull non catégoriqueorr

qu'elle n'ac-

douteméprisâIrt.Mais.cette prem-ière

pêriode pendant

lui

préoccupéeelle-même !a.r

possibi-

faire lgs surgir

étaierit proposées,cherchatltà

cespossibilités,évoquant des

desensembles,et elle a fini par

proposerdes projets

inr'âriablemenl

ou.iifuit

réactiolt àe négation fut suivie d'une

Iaquetleelle étàit

litês

des idéesse rapportairt à souvertirs,rt.oiritituattt

accenterioutesnosinterprétatiotts, tnaisà la suite d'ttne élabôratiort personnelle.

qui

mesttre gue ee travail s'ac-

elle, elle devenait de moins en moins

A

cotnplissaiten

méticuleusedans I'exécutionde sesactionsobsédatrtes'

et avant rnêmela {in du traiternenttout son cérérnonial était abandonué. Votts devezsavoir aussi que Ie tlavail

ne

jusqu'à

chaqueinstant esl sûr d'y être

t'ametréen abordant tl'autres ensemtrles d'idées' Aussi

d'abanàonrtertel thème dotrné,car on

sa cornplèieélucidation.On est obligéà

s'attàclù pas à ôhaquesyn.rptôlneen particulicr

anall'tique,tel

que nous le pratiquons aujourd'hui,

l'interprétation des symptôrnes

mettrô aujourd'hui,

résultatsqti'il a fallu, enraisond'aulrestravaux entrepris

entre-tetrtps,dessemaineset

que je vais vous sou-

corisLitue-t-elle une synthèse de

desmois pour obtenir.

Notre maladecontlnence peu à peu à comprendre que

c'està titre de syrnbole portait pas, pendant la

àans sa chainbre. La pendule, dont nous eontraissons

encored'autres interprétationssytnboliques' assumece

rôle de sytnbole

de son fonctionnernent qui s'aeeornplità des irttervalles

égaux.UIrefemmepeut souventsevanter en disant que

sàs menstrtress'accomplissentavec la régularité d'une

pendule.

è'etait d'êtretroubléedanssottsolnnteil par le tic-tac de la pendule.Ce tic-tac peut être considérécomme une

repiésentationsyrnboliquedesbatternentsdu

d.eI'excitatiotrsexuelle.Elle était en

veillée par cette setrsation péuible, et c'est la crainte de l'éreétion qui lui avait lait écarterde son voisinage,

pendant la nuit, toutesles penduleset montres ell mar-

ôhe. Pots à

pients, égalemeutdessymbolesféminins.Àussi la crainte

de les exposer pendant la nuit

ser n'est-elle pas

connaisseztous cettecoutumetrès répandue qui cottsiste

à briser,pendantles fiançailles,un vaseou une assiette. Chaeun des assistantss'en approprie un ft'agrnetrt,ce que nous devonsconsidérer,en nous plaçant au point de vue d'une organisation matrimoniale pré-tnonoga-

mique,

pouvait ou croyait avoir sur la {iancée.A cette partie de

génital féminin qu'elle ne sup- nuit, la présencede la pendule

périodicité

génitil féminin à causede la

l\lais ce que notre tnalade craignait surtouto

clitorislors

ellet

souvent ré-

fleurs et vasessont. comme tous Ies réci-

tout

à fait

à tomber et

à

se bri-

dépourvue de setrs.Vous

corrme

un renoiicement aux droits que chacttn

cheznotre jettne fille, un

ion cérémonialserattachaient,

souvenir et plusieursidées. Étant enfant, elle tonba, perrdantqu'elle avait à la maitr un vase en verre ou en

ierre,

dammetrt. Devenue jeune fille et ayant eu connaissance

des faits se rattaehant aux relations sexuelles,elle fut obsédée par la craitrte atrgoissante qu'elle pottmait.ne

pas

àansI'esrrritde sonnari desdoutes quant à sa virginité'

et ie fit au doigt ulre blessure qui saigrraabon-

saignèr pendantsa nuit de noces,ce qui ferait naître

Sesprécautiouscontrele bris desvasesconstitttentdonc une sorte de protestatiotrcotltre tout le complexe en

rapport avecla virginité e+-l'hirmorragieconsécutiveaux

prènriersrapports

èontrela

cellede ne pas saigttet.

bruit, attxquelleselle

n'avaient rien, ou à

Elle révélale senscentral de sotrcérilnotrialun jottr

sexuels,une protcstation aussi bien

craintede saigner quecontrela crainteopnosée,

Quant aux précautionscontrele subordonnaitces tnesures,elles

peu prèsrien, à voir arec celles-ci.

oir elle eut la compréhensionsubite de la raison pour

laquelleelle

de lit

paroi verticaledu lit est homme.Elle voulait ainsi' par

une

I'homme et la femme, c'est-à-direempêchersesparents d'avoir des rapports sexucls.Longternpsavatrt d'avoir

établi son cérémoIrial,elle avait cherché à atteindre le

simulé

même but tl'une rnanière plus directe.EIle avait

la peur ou utilisé une peur réelle pour obtenir que la

porie qui séparaitla

ne voulait pasqueI'oreillertouchât au bois

:

I'oreiller, disait-elle, est touionrs fetnme, et la

sorted'action magique'pourrions-tlousdire, séparer

charnbreà coucherdelparents de

à

laisséeouvertependantla nuit. Et elleavait

ia sienriefût

conservécette mesuredatrsson cérémonialactuel. Elle

force de

vouloir

profiter de cette occasion,elle s'était attiré une

s'o{IraitainsiI'occasiolrd'épierlesparetltset,

insomniôqui avait duré plusieursmois.Non colltentede

troubler ainsi sesparents,elle venait de temps à autre

s'installer dans leur lit, entre le père

et

la

mère' Et

e'est alors que l'< oreiller r et le a bois de lit r se trou-

vaient réellement séparés.Lorsqu'elle eut elrln

au point

sans les gêner et sans être gênée elle-même, elle s'in- géniait encore à simuler la peur, afin d'obtenir que la mère Iui cédât sa place auprèsdu père et vînt elle-rnême coueher dans Ie lit de sa fille. Cette situation fut cer- tainernent le point de départ de quelques inventions

dont nous retrouvons Ia trace dans son cérémonial. Si un oreiller est un symboleféminin, I'acte consistant à secouerl'édredon jusqu'à ce que toutes les plumes s'étant amasséesdans sa partie inférieure y forment une boursouflure, avait également un sens : il signilTait rendre la femme enceinte ; mais notre malade ne tardait pas à dissipercette grossesse,car elle avait vécu pendant des annéesdans Ia crainte que des rapports de sespa- rents ne naquit un nouvel enfant qui lui aurait fait concurrence.D'autre part, si le grand oreiller, symbole

férninin, représentaitIa mère, le petit oreiller de tête ne

pouvait

oreiller devait-il être disposéeu losange,et pourquoi la tête de notre rnaladedevait-elle être placéedans Ie setrs de la ligue médianede ce losange?Parceque Ie losange représentela forme de I'appareil génital de la femme, lorsqu'il est ouvert. C'est donc elle-rnême qui jouait le rôle du mâle, sa tête rernplaçant I'appareil sexuel mas- eulin.

grandi,

de ne plus pouvoir coueher avec ses parents

représenter que la lille. Pourquoi ee dernier

Ce sont là de tristeschoses,direz-vous,que eellesqui ont germé dans la tôte de cette jeune fille vierge.J'en

cottviens,mais n'oubliezpas que eeschoses-là, je

ai pas invetrtées: je les ai seulementinterprétées.Le cérétnonial que je viens de vous décrire est égalenent une chosesingulièreet il existeune correspondaneeque

vous ne devez pas rnéconnaîtreentre ee cérémonial et lesidéesfantaisistesgue nousrévèleI'intelprétation. Mais ce qui rn'importedavantage,c'estquevous ayezcompris que le cérémonialen questionétait inspiré,non par une seule et unique idée fantaisiste, mais par un grand nombrede cesidéesqui eonvergeaienttouteseu un point situé quelquepatt: Et vous vous êtessansdoute aperçus également que les prescriptions de ee cérémonial tra-

duisaieutles désirssexuelsdans un

à titre de substitutions, tantôt négatif, à titre de moyens

de défense.

ne les

senstantôt positif,

L'analyse de ce eérémonialaurait pu nousfournir d'au- tres résultats encore si nous avions tenu exaetement compte de tous les autres symptômes présentéspar la malade. l\'taisceci ne se rattachait pas au but que nous nous étionsproposé.Contentez-vousde savoir que cette jeune Iille éprouvait pour son père une attiranee érotiquedont les débutsremontaientà son enfance,et il faut peut-être voir dans ce fait la raison de son attitude pen amiealeenverssa mère.C'estainsi que I'analysede ce symptômenousa encoreintroduitsdansla viesexuelle de la malade. et nous trouverons ce fait de moins en moins étonnant, à mesure que nous apprendrons'àmieux connaltre le sens et l'intention des symptômes névro- tiques.

FREUD, Introduction à la psychanalyse (1915-1917)'

3ème pârtie, Théorie

généraledesnévroses'

LE SYMBOLISME DANSLE REVE

Je

vais, en conséquence, vous citer un

rêveé assortis l,un à

nouvel exemple de ce

l'autre et faits par une jeune femme au cours de Ia rnême

genre, troii

nuit.

a) EIIe truverseIe salon de

lq. - tête contre le

uneplaie saignante.

sonappailement et se cogne

,;-

rérir)i;

lustre suspenilu au' fita,,onit. n

Nulle réminiscence;

Les

aucun souvenir d,un événernent renseignements qu,elle fournit

direclion. r !s11i savezà quel

Mon enfant, m,a dit hier

serabienfôt nue comme ici comme Ie symbole

signiflcation iymbo_

aliongés

réellement arrivé.

indiquent une tout autre

point mes cheveux tombent.

ma mère, si celacontinue, ta tête

un derrière. > La tête apparaît

lrque $1Ja

sont des symbolesde l,organe

rait

tronc, à la suite de la blessureoccasionnéepar Iepénis.

Ceci

rens_eignements fournis

s'agit de.Ia

p,rovoquées

règlesseraient

théorie sexuelle qui

les jeunes filles n'ayan[ pas encore atteint Ë matïrité.

qarfe.opposée_audorps.La

du lustre

est évidente : tous les objets

sexuel masculin. Il s,d!i_

donc d'une hémorragie de la partie inférieure âu

.pourrait encore avoir

pa{

plusieurs sens i

les âutres

h

rêveuse montrent

qu,il

croyance d,aprèsIaquelle les

par

les rapports

iexuels

avei

l,homme,

compte

beaucoup d,adeptes parmi

b)

EIle uoit dans la uigne une losse profonde qui, elle

reinar-

mqnque.Elle croit

saphrase

l'expression d'une autre idée qui en révèle Ia si-

symbolique. Ce rêve se rapporte notamment

petites

quÀ

théorie sexuelled,après laquelle Ies

au début.les

mêmes orgânes s.*oâ"

c'est à la suite de là castration (aria-

arbre) que les organessexuelsde la fdmme

_ le sait, prouient de I'arraihement d,un ôArâ. ftte

que à.ce propo-!que l'arbre lui-même

n'avoir pas vu l'arbre danssonrêve, mais tôute

sert^à

gniflcation

à une autre filles auraient

les garçon-s et que

chement d'un

prendraient la forme que I'on sait.

d.e son bureau d.ont le

contenului est tellement

lamilier de la moindre interuentio'nd,une

du bureau est, comme tout

représentation symbolique de l,organe sexuel de

femme.

comme elle Ie croit, de l'attouchement) sont faciled

reconnaitre et elle avait longtemps redouté cette épreuve.

â

sexuels(et,

la

caisse,1a

c) EIle se tient deuant le tiroir

qu,elle:'s,aperçoit

muin étraÂgère,Le -ou tiroir

uussitôt

tiroir,

boite

llle

sait ge

les traces de ràpports

Jè cro-lsgue I'intérêt de cestrois rêvesrésideprincipa-

Iement - dansles connaissancesdont la rêveusefait preuve :

elle se rappelle l'époque de sesréflexlons enfantlnes sur les mystères de la vle sexuelle,ailsi que les résultats auxquels elle étalt arrivée et dont elle était alors très flère.

FREUD,Introductionà la psychanalyse(1915-1917), 2èmepartie,Le rêve.