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ENSEIGNEMENT SURPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR DE STATISTIQUE


Section Infostat
Département d’Informatique

Support de Marché Informatique  
Destiné aux Etudiants de Première Licence Informatique  

Elaboré et Dispensé par


Ass 2 Pax MWANZA MAYUKI

2019-2020
2

INSTITUT SUPERIEUR DE STATISTIQUE


SECTION INFOSTAT
Département d’Informatique

Intitulé du Cours : Marché Informatique


Volume Horaire : 45 heures
Promotion de Première Licence Informatique

Dispensé par Pax MWANZA MAYUKI


Grade : Assistant 2
Contact : amagift015@gmail.com

Objectif du cours :
Le cours de Marché Informatique de Première licence vise
former les compétences dans le domaine de l’Economie du Logiciel et
services Informatiques.
Objectifs spécifiques :
A l’issue de cours, l’étudiant devra être à mesure de :
 Comprendre la place du logiciel dans la production d’entreprise
 Comprendre les notions de logiciels libre et propriétaire
 Connaitre les différents types des licences des logiciels
 Comprendre et expliquer le choix de l’utilisation du cloud Computing,
comme l’avenir du logiciel.
 De concevoir un modèle économique pour une entreprise des
services et des produits Informatiques
Plan du cours :
Chapitre 1er Généralités (Définitions de concepts)
Chapitre II. Notions de Licences de Logiciels
Chapitre III. Notions de logiciel Libre, Open Source
Chapitre IV. Avenir du Logiciel : Solution Cloud Computing

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Ressource :
- Tableau noir
- Support de cours (Syllabus)
- Connexion Internet.
Evaluation
- Un travail de recherche (par les Etudiants en groupe) sur chacun
des thèmes du tableau ci-après :
N° Sujet Orientation
1 Play Store Vente des Logiciels
2 Face book Publicité et gain
3 YouTube Gestion des vues et gain de fonds
4 Google Publicité et Gain
Plan national du
5 état des lieux du secteur du Numérique
numérique (RDC)
6 E-commerce Achat et Vente en Ligne
Plan National du
9 Plan stratégique du Numérique
Numérique (RDC)
Plan national du
10 Matrice des actions prioritaires
Numérique (RDC)
Plan national du
11 Plan de la Stratégie nationale du numérique
Numérique (RDC)

- Deux Interrogations seront présentées

Bibliographie
BOND, R., E-licences and Software Contracts, Law, Practice and Precedents,
London, Butterworths, 2002,
François Elie, Economie du Logiciel Libre, Eyrolles, Paris, 2009,

https://framablog.org/2013/03/28/libres-conseils-40/Les réalités
économiques du logiciel libre (Libres conseils 40/42) – Framablog
https://framablog.org/2013/03/28/libres-conseils-40/Quelques éléments
d'économie du logiciel libre | Cairn.info

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CHAPITRE I.GENERALITES

1. Définition des concepts


a. LES MARCHES ET LEURS COMPOSANTES

Selon Philippe. Kotler, le marché se défini « comme l’ensemble des


clients capables et désireux de procéder à un échange leur permettant
de satisfaire un besoin ou un désir ». L’entreprise doit faire face à une
multitude d’acteurs (individus, organisations, institutions) qui interviennent
sur le marché et qui sont successibles d’influencer les ventes d’un produit
ou d’un service.

Le potentiel de rentabilité de l’entreprise ainsi défini se réalise dans


une mesure déterminée par la taille et le taux de croissance du marché,
les ressources de l’entreprise et son positionnement face à la concurrence,
et l’habilité de ses gestionnaires à tirer parti de sa situation sur le marché.

i. La typologie des marchés


En fonction des produits et des besoins satisfaits :

- Marché principal ou marché du produit : ensemble des produits


semblables au produit étudié et directement concurrents.

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- Marché environnant : ensemble des produits différents de ceux


du marché principal mais satisfaisant les mêmes besoins (produits
substituables), avec des comportements de consommation proches.

- Marché support : ensemble des produits nécessaires à la


consommation du produit principal (produits complémentaires).

- Marché générique : marché environnant + marché support.

En fonction de la place par rapport au processus de production, c’est


le marché de l’entreprise :

- Marché amont : approvisionnements de l’entreprise.

- Marché aval : débouchés de l’entreprise.

Exemple : Le marché principal du CD audio

- pour le marché environnant : les produits audio (CD, K7, Mini disc, MP3)
- pour le marché générique : la production musicale
- pour le marché support : le matériel hifi (chaînes compactes,
amplificateurs, lecteurs CD, K7, MP3…)
ii. Les acteurs présents sur le marché
Les acteurs sur le marché du produit :

 Les producteurs, c'est-à-dire les offreurs


 Les distributeurs

Les acteurs sur le marché de l’entreprise :

 Marché amont : les fournisseurs


 Marché aval : les clients, quelle que soit leur place dans l’acte
d’achat, les prescripteurs, les concurrents, les distributeurs.

L’environnement, dans toutes ses composantes, influence


l’ensemble des acteurs. Des concurrents peuvent surgir d’entreprises
appartenant au même marché principal (spécialisation), mais aussi
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d’entreprises du marché environnant (diversification). Bien connaître le


marché est le préalable de toute démarche marketing. Philippe Kotler
définit le marché comme « l’ensemble des clients capables et désireux de
procéder à un échange leur permettant de satisfaire un besoin ou un désir
». L’entreprise doit faire face à une multitude d’acteurs qui interviennent sur
le marché.

iii. Les principales composantes du marché


La notion d’échange conduit naturellement à celle de marché
: Un marché est constitué par l’ensemble des clients potentiels ou actuels
capables et désireux de procéder à un échange leur permettant de
satisfaire un besoin ou un désir à travers un produit. La taille d’un marché
dépend du nombre de personnes qui - Eprouvent un désir à l’égard d’un
objet/produit (bien ou service)

 Ont les ressources nécessaires pour l’acquérir


 Ont la volonté d’échanger ces ressources pour
obtenir l’objet/produit (bien ou service)
iv. La classification des marchés.
Il n'existe pas un, mais plusieurs marchés, qui peuvent être
classés selon des critères tels que :

 La destination du produit : marché des biens de consommation,


biens de production...
 La nature physique du produit : marché industriel, agricole...
 La périodicité : marché saisonnier (ski), permanent ;
 Le degré de développement du marché : marché nouveau,
marché porteur (en croissance), marché saturé.
 L’étendue géographique : local, régional, national, européen,
international.
b. NOTION : LES BIENS ECONOMIQUES

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Les biens sont les moyens qui permettent de satisfaire les


besoins. En amont, on peut relever l'existence de deux types de biens :

les biens naturels ou biens libres : produits de la nature et non d'une


activité humaine, comme l'eau, l'air, la lumière du soleil, ils sont
théoriquement en quantité illimitée.
les biens non naturels ou biens économiques : nés de l'activité
humaine et transformés tout au long du processus productif, comme
la paire de chaussures, l'ordinateur, le lave-linge, ils sont d'une grande
variété.
i. Les biens économiques.

Pour être considéré comme économique, un bien doit remplir


plusieurs conditions :

satisfaire un besoin (quelle que soit la nature de celui-ci et en dehors


de tout jugement moral).
présenter des propriétés identifiées par le consommateur comme
pouvant satisfaire ses besoins.
être disponible (les ressources minières de Mars ne sont pas des biens
économiques).
être rare (le besoin excède les quantités disponibles ; c'est le cas de
l'eau potable par exemple).
ii. Les catégories de biens économiques.
Il existe deux grandes catégories de biens économiques :

Les biens matériels qui sont des produits physiques.

Ils peuvent être :

 durables : ils servent plusieurs fois (un lave-vaisselle, des meubles,


un appareil-photo...) et ont une durée de vie assez longue.

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 semi-durables : ils servent plusieurs fois et ont une durée de vie


moyenne (une paire de chaussures, un pantalon, un crayon...).
 non durables : ils sont détruits à la première utilisation (une
allumette, un yaourt).
Les services qui sont des produits ne se concrétisant pas par un
bien matériel. Certaines activités comme celle d’un médecin, d’un
coiffeur, d’un formateur n'ont rien de matériel : ce sont des prestations que
l'on nomme services. Elles sont immatérielles et répondent à d'autres
besoins que les biens.

Ces services peuvent être :

o marchands (payants comme le cinéma, une coupe de


cheveux, un stage de langue...).
o non marchands (comme les routes, la sécurité...)
iii. Classification des biens matériels.

Les biens peuvent être classés selon leur utilisation et on distingue alors :

Les biens de consommation ou biens finals qui permettent de


satisfaire immédiatement les besoins du consommateur (vêtements, bijoux,
meubles, nourriture …). Le qualificatif "final" indique qu'ils sont consommés
par le consommateur final, en bout de chaîne (vélo, console de jeu, CD
audio).
Les biens de production qui permettent de produire d’autres biens et
qui ne sont pas détruits à la première utilisation. Il s'agit des biens
d'équipement (les machines, les bâtiments, les équipements) qui
constituent le capital fixe de l'entreprise.
Les biens intermédiaires qui sont les produits bruts utilisés par
l'entreprise et dont la transformation et la combinaison avec d’autres
produits donneront naissance à un bien de production ou à un bien de
consommation.

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iv. Classification des services.

Comme les biens matériels, les services peuvent faire l'objet de


diverses classifications. Ils peuvent être notamment classés en :

services entrant dans la consommation finale (location d'un


logement, place de concert, repas dans un restaurant).
services entrant dans la consommation intermédiaire (assurance des
locaux professionnels, entretien des ascenseurs d'un hôtel, maintenance
du réseau informatique).

Autant les besoins sont illimités, autant les biens sont limités,
donc rares. Pour résoudre ce conflit entre l’existence illimitée des besoins
et la rareté des biens, l’individu doit faire des choix, des calculs
économiques pour utiliser au mieux les ressources dont il dispose pour
satisfaire ses besoins.

c. L'OFFRE.

L'étude de la concurrence porte sur plusieurs éléments et


notamment : les produits et services qui satisfont le même besoin
(caractéristiques, forces, faiblesses...) la structure de l'offre (nombre
d'entreprises, taille, niveaux de concurrence...) la politique mercatique
(prix, produit, distribution, communication). Le marché d'un produit peut
être découpé en plusieurs sous-ensembles qui sont autant de niveaux de
concurrence :

celui des produits identiques et en concurrence directe, comme par


exemple Bureautique (marché principal).
celui des produits qui, bien que différents, satisfont les mêmes
besoins dans les mêmes circonstances, La reliure des documents
(marché environnant)

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d. MODELE ECONOMIQUE ?

Un modèle économique (ou business model en anglais) décrit


précisément comment votre entreprise va gagner de l'argent. En pratique,
cela revient à définir ce que vous allez vendre, auprès de quels clients,
dans quel but, de quelle manière, et pour quel bénéfice. Autrement dit, il
s’agit de décrire votre activité.

La description d’un modèle économique est une des pièces


maîtresses de votre projet de création d’entreprise. Elle remet au cœur de
vos préoccupations, l’offre que vous allez proposer à vos clients, et
notamment la manière dont vous allez la créer, la délivrer et engranger des
bénéfices avec. Mais il ne s’agit pas du seul avantage qui doit vous pousser
à réaliser ce travail, la description de votre modèle économique va vous
permettre de :

 Déterminer les compétences dont vous avez besoin, à


acquérir personnellement ou auprès de partenaires,
 Commencer à recenser les moyens matériels, immatériels,
humains et financiers utiles au lancement de votre entreprise, à votre
disposition et à rechercher,
 Délimiter le périmètre de votre étude de marché et définir
les prémices de votre stratégie commerciale,
 Esquisser les contours de votre organisation en termes de
production, de logistique, de gestion, etc.

Enfin, gardez à l’esprit l’objectif final d’un modèle économique, qui est de :

 proposer une offre qui répond à un véritable besoin pour vos clients,
 se démarquer des autres, en innovant soit par l’offre proposée,
l’usage qui en est fait, les moyens mis en œuvre, ou la stratégie
commerciale.

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e. UNE STARTUP.

Est une organisation temporaire à la recherche d’un business


model Industrialisable et permettant une croissance exponentielle

Si ce n'est le statut juridique, une startup se différencie en bien


des points d'une entreprise classique. On est face à deux types de
structures qui ne fonctionnent pas pareil, qui n'ont pas la même dynamique
ni les mêmes objectifs.

Le mot "startup" n'est pas un anglicisme pour juste dire "jeune


entreprise qui démarre" ou "entreprise technologique".

D'un côté, on a une structure dont un des enjeux est d'avoir des
process efficaces, permettant de délivrer le meilleur service possible avec
un fonctionnement optimal.

De l'autre, on a une structure qui explore, expérimente, afin de


trouver ce qui a de la valeur pour le client, comment lui délivrer cette
valeur, et comment gagner de l'argent tout en le faisant (cette différence
explique d'ailleurs pourquoi de nombreuses entreprises ont des difficultés à
innover, car les process qui ont fait leur succès sont des freins à l'innovation).

La différence fondamentale est qu'une entreprise est organisée


pour exécuter et optimiser un Business Model qui fonctionne, alors qu'une
startup est organisée pour en trouver un.

 Les caractéristiques d'une startup

Voici les différentes caractéristiques d'une startup :

Temporaire : une startup n’a pas vocation à le rester toute sa vie. Être
startup n'est pas un objectif en soi. Une startup est une phase particulière,
et le principal objectif est d'en sortir. Il s’agit comme le dit Peter Thiel,

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célèbre entrepreneur de la Silicon Valley, « de passer de 0 à 1 », de


transformer une idée en entreprise, de trouver une nouvelle manière de
rendre un service, de créer de la valeur.

Recherche d'un Business Model : Être une startup c'est apporter de la


valeur à des clients avec un produit ou un service que personne n'a jamais
fait avant. Et l'enjeu d'une startup est de trouver et construire le Business
Model qui va avec. Un Business Model qui n'est pas calqué sur une structure
existante, et qui n'est pas forcément évident au lancement de la structure.

Industrialisable/Reproductible : Cela signifie qu’une startup cherche


un modèle qui, une fois qu'il fonctionne (i.e. on gagne de l’argent et on sait
comment on en gagne), peut être réalisé à plus grande échelle, dans
d'autres lieux, ou être fait par d’autres.

Scalable (pour une croissance exponentielle) : L'autre caractéristique


d'une startup, c'est sa scalabilité. Le fait d'avoir un modèle où plus le
nombre de clients augmente, plus les marges sont grandes. Les premiers
clients coûtent plus chers que les suivants, et ainsi de suite. C'est cette
scalabilité, et le fait que le modèle soit reproductible, qui permet aux
startups de grandir si vite et si loin, en peu de temps, comparativement à
une entreprise plus classique.

f. QU’EST-CE QU’UN LOGICIEL

Rappelons qu’un logiciel ou un programme existe sous deux


formes. D’abord, il s’agit d’un texte écrit par un être humain dans un
langage de programmation : c’est ce que l’on appelle code source. C’est
ensuite, éventuellement, un code exécutable, compréhensible par des
machines. Certains programmes sont lus et interprétés à la volonté : on
parlera de langage interprété ; d’autres ont besoins d’être préparés pour
être compris plus vite par telles machines et intégrés à leurs

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environnements : c’est la compilation, qui, à partir du code source, produit


un code exécutable.

g. ECONOMIE DU LOGICIEL

On réduit souvent l’économie du logiciel au domaine de l’édition


logicielle. Pour un éditeur, les choses sont très simple : il faut investir, payer
des gens pour programmer et se refaire en vendant le plus possible de
licences de son logiciel. Le retour sur investissement peut être colossal (ou
nul), et les marges très élevés.

Or, il s’écrit beaucoup de logiciels en dehors des circuits de


l’édition. Au sein des entreprises, il peut y avoir des informations qui
produisent du logiciel et les entreprises peuvent recourir à du service, qui
peut donner lieu à de l’écriture de logiciels. Il faut donc intégrer cet
immense pan d’activité lorsqu’on parle d’économie du logiciel. C’est
d’autant plus important que ce « chacun pour soi » être un gaspillage de
ressources, car il conduit à refaire tous un peu la même chose.

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CHAPITRE II. NOTIONS DE LICENCES DU LOGICIEL

Dans le cadre juridique actuel, la licence sous laquelle un


programme est distribué définit exactement les droits détenus par ses
utilisateurs.

Par exemple, dans la plupart des programmes propriétaires, la


licence retire les droits de copier, de modifier, de prêter, de louer, d'utiliser
sur plusieurs machines, etc. En fait, les licences indiquent habituellement
que le propriétaire du programme est la compagnie qui l'édite, et que
celle-ci ne vend que les droits restrictifs d'utilisation du logiciel.

2.1. Les licences libres

Dans le monde du logiciel libre, la licence sous laquelle un


programme est distribué a également une importance primordiale. Il est à
noter que même dans le cas des licences libres, l'auteur du programme
reste propriétaire. Seule la licence est concédée. Habituellement, les
conditions indiquées dans les licences du logiciel libre sont le résultat d'un
compromis entre plusieurs objectifs qui sont, dans un certain sens,
contradictoires.

Parmi ces conditions, on peut citer: garantir quelques libertés


de base (redistribution, modification, utilisation) aux utilisateurs; assurer
quelques conditions imposées par les auteurs (citation de l'auteur dans les
travaux dérivés, par exemple); garantir que les travaux dérivés seront
également des logiciels libres.

Les auteurs peuvent choisir de protéger leur logiciel avec


différentes licences selon le degré avec lequel ils veulent accomplir ces
buts, et les détails qu'ils veulent assurer. En fait, les auteurs peuvent (s'ils le
désirent) distribuer leur logiciel sous différentes licences par différents
canaux (et différents prix). Donc, l'auteur d'un programme choisit

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habituellement très soigneusement la licence sous laquelle il sera distribué.


Et les utilisateurs, particulièrement ceux qui redistribuent ou modifient le
logiciel, doivent soigneusement sa licence.

Heureusement, bien que chaque auteur puisse utiliser une


licence différente pour ses programmes, le fait est que presque tous les
logiciels libres utilisent une des licences habituelles GPL, LGPL, artistique,
BSD-like, MPL, etc.), parfois avec de légères variations. Pour encore
simplifier les choses, des organismes apparus récemment ont défini quelles
étaient les caractéristiques qu'une licence de logiciel devait posséder si
elle voulait être qualifiée de licence pour logiciels libres.

Le GNU Project donne une définition du logiciel libre qui fait


souvent foi pour départager les vraies et les fausses licences libres.

Les différences entre les licences libres se situent


habituellement dans l'importance que l'auteur donne aux points suivants:

- Protection du caractère ouvert: quelques licences exigent


en effet que le redistribuera maintienne la même licence que celle
d'origine, et par conséquent, les droits du destinataire sont les mêmes (et
cela que le logiciel soit reçu directement de l'auteur ou de n'importe quelle
partie intermédiaire).
- Protection des droits moraux: dans beaucoup de pays, la
législation protège certains droits moraux, comme la reconnaissance de
l'auteur. Certaines licences assurent également la protection à ce niveau-
là, ce qui permet de contourner certaines législations locales.
- Protection de certains droits de propriété: dans certains
cas, l'auteur original (celui qui a initialement créé le logiciel) a quelques
droits supplémentaires, qui dans un certain sens sont un genre de droits de
propriété.

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- Compatibilité avec des licences propriétaires: quelques


licences sont conçues de sorte qu'elles soient complètement
incompatibles avec le logiciel propriétaire. Par exemple, elles peuvent
interdire de redistribuer n'importe quel logiciel étant le résultat d'un
mélange de logiciel couvert par la licence et d'un logiciel propriétaire.
- Compatibilité avec d'autres licences libres: quelques
licences libres ne sont pas compatibles l'une l'autre, parce que les
conditions de l'une ne peuvent pas être remplies si les conditions imposées
par l'autre sont satisfaites. Dans ce cas-ci, il est habituellement impossible
de mélanger des parties de code provenant des logiciels dont les licences
sont incompatibles.
2.2. Quelques Licences :

Voici les licences les plus connues et utilisées dont s'inspire la


majorité des autres licences:

BSD (Berkeley Software Distribution). La licence BSD couvre,


entre autres, les versions des distributions de types BSD (Berkeley Software
Distribution). C'est un bon exemple d'une licence « permissive » qui n'impose
presque aucune limite à ce que l'utilisateur peut faire avec le logiciel, y
compris faire payer les clients pour des distributions binaires, sans
l'obligation d'inclure le code source.

En résumé, les redistributeurs sont autorisés à faire presque


n'importe quoi avec le logiciel, y compris l'utiliser pour des logiciels
propriétaires. Les auteurs veulent seulement que leur travail soit identifié.
Dans un certain sens, cette restriction assure aux auteurs une certaine
quantité de marketing gratuit (car il ne coûte pas d'argent). Il est important
de noter que ce genre de licence n'inclut aucune restriction ayant pour
but de garantir que les améliorations futures apportées au logiciel restent
en source ouverte. Cette licence se trouve en annexe.

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GPL (General Public License). La GPL a été soigneusement


conçue pour favoriser la production d'un logiciel plus libre, et cela grâce à
l'interdiction explicite de certaines actions sur le logiciel pouvant mener à
l'intégration du logiciel en GPL dans des programmes propriétaires. La GPL
est basée sur la législation internationale à propos du copyright, qui assure
son applicabilité. Les caractéristiques principales de la GPL sont les
suivantes: elle permet la redistribution binaire, mais seulement si la
disponibilité de code source est également garantie; elle permet la
redistribution des sources (et l'impose en cas de distribution binaire); elle
permet la modification sans restriction (si le travail dérivé est également
couvert par GPL); elle permet aussi l'intégration complète d'un autre
logiciel mais cela uniquement s'il est également couvert par la GPL.

Remarques Avec la GPL, vous pouvez:

Modifier un programme pour votre propre usage


Distribuer un programme, modifié ou non, gratuitement ou non, pour
peu que:
o Les modifications soient sous licence GPL
o L’intégralité des sources soient distribuées également
But: disséminer le logiciel libre

2.3. Choix de licence

Le choix de licence (propriétaire ou libre, et si libre, GPL ou BSD)


tient compte des motivations des usagers, développeurs et sponsors, et
restreint leur comportement en conséquence. Les licences libres ne sont
pas des licences permissives, elles imposent un certain nombre
d’obligations aux développeurs et visent à garantir la libre circulation et la
libre modification du code. Mais elles permettent des variations.

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En pratique, les licences restreignent l’utilisation du logiciel, à des


degrés divers : la plus restrictive est la licence GPL qui ne permet pas
l’utilisation du code dans un logiciel qui n’est pas lui-même GPL. La licence
BSD ne met pas de restrictions sur l’utilisation du code, mais ne permet pas
que la licence du logiciel original soit modifiée. Finalement, mettre son
logiciel dans le domaine public signifie que n’importe qui peut se
l’approprier et y appliquer sa propre licence.

Pour conclure, certains éditeurs donnent à l’utilisateur le choix


entre plusieurs licences. Par exemple, Red Hat, un distributeur Linux,
propose le logiciel Cygwin qui permet de faire fonctionner des
programmes écrits pour Linux sur des PC Windows, à la fois sous une licence
GPL et sous une licence privée, qui permet de l’intégrer dans une
application propriétaire.

La base de données MySQL est aussi disponible dans une version


propriétaire et une version GPL. Nous ne connaissons pas d’analyse
économique de ces licences duales, qui posent des problèmes
intéressants.

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CHAPITRE III. NOTIONS DE LOGICIELS LIBRES, OPEN SOURCE.

3.1. Logiciels Libres


1. Définition

Le logiciel libre est caractérisé par sa liberté d’utilisation, un


développement collaboratif et sa redistribution à une communauté de
contributeurs et d’utilisateurs. Il est d’emblée nécessaire de rappeler que «
libre » ne signifie pas gratuit. Bien que de nombreux projets open source
soient accessibles gratuitement, gérés par des fondations ou des
communautés, de nombreux autres se positionnent clairement dans une
logique marchande.

Si on en reste à une définition assez formelle, le logiciel se définit


comme « l'ensemble des programmes, procédés et règles et
éventuellement de la documentation, relatif au fonctionnement d'un
ensemble de traitements de données ». Plus généralement, on pourra
réduire cela à un ensemble d'instructions permettant à un utilisateur
d'obtenir un certain résultat de la part de l'ordinateur.

3.2. Le concept de logiciel libre

L'immense majorité des logiciels vendus dans le commerce par


les éditeurs comme Microsoft, Lotus, Oracle ou SAP, sont distribués en
version « exécutable », alors que les logiciels libres sont fournis avec leur «
code source ». Source, exécutable?

Une petite explication de ces termes s'impose pour éclairer un


peu plus sur les principales différences entre logiciels propriétaires et
logiciels libres quant au fond. On peut considérer le code source d'un
logiciel comme la partition de musique de celui-ci, et le code exécutable
comme la même musique en version enregistrée. Une partition peut être
lue par n'importe qui, modifiée par n'importe qui souhaitant étoffer ou

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améliorer la mélodie. Mais par contre, avec une version gravée, il n'est
possible que d'écouter le résultat obtenu sans pouvoir modifier quoi que ce
soit.

Le passage d'une version à l'autre s'opère grâce à une


«compilation » qui traduit le code source (des lignes écrites en usant des
langages de programmation maîtrisés par les programmeurs) en code
exécutable (suite binaire uniquement compréhensible par l'ordinateur).
Donc, avant d'arriver dans le commerce ou dans l'entreprise, une version
en code source d'un logiciel est toujours construite par l'éditeur. Les logiciels
libres sont livrés directement sous cette forme (à charge pour les utilisateurs
de procéder eux-mêmes à la compilation ou de la faire réaliser par des
intermédiaires), tandis que les éditeurs de logiciels propriétaires vendent
uniquement le code « exécutable », le reste étant considéré comme secret
industriel et non divulgué. Se définissant par opposition au logiciel «
propriétaire », le logiciel « libre » a pour but de préserver la liberté des
utilisateurs d'exécuter, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le
logiciel au travers de son code source, l'ensemble des lignes de code qui,
une fois compilées en langage machine, donneront le logiciel fini. Ces
logiciels sont d'ailleurs généralement distribués sous forme de lignes de
code que l'utilisateur configurera selon ses attentes puis compilera au
moment de l'installation.

3.3. Caractéristiques du Logiciel Libre

Les Logiciels libres sont caractérisés par 5 niveaux de libertés


que chaque logiciel qui se dit libre doit respecter:

 la liberté d'exécuter le programme pour tous les usages, ce qui est le


degré minimum de liberté que l'on peut attendre d'un logiciel;
 la liberté d'étudier comment le programme fonctionne et de
l'adapter à ses besoins;

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 la liberté de redistribuer des copies sans aucune contrainte;


 la liberté d'améliorer le programme et de diffuser ses améliorations
publiquement de telle sorte que la communauté tout entière en bénéficie.
 La liberté de modifier et
 La liberté de distribuer des logiciels libres sans payer de droits d'auteur
est fondée sur une licence. Celle-ci représente un contrat de type
copyright (comme n'importe quelle licence propriétaire) mais qui confère
ces avantages ou plutôt ces droits à l'utilisateur.

Les licences les plus connues sont le contrat GPL (GNU Public
licence) et la licence de type BSD (Berkeley). Pour comprendre la légitimité
du logiciel libre, il est nécessaire d'étudier les différentes licences sur
lesquelles se base l'économie logicielle dans son ensemble.

Ensuite, la définition d'Open Source est apparue, elle a pour but


de compléter celle qui existait avant. Cette nouvelle définition est
équivalente à celle de « Free software » et peut être traduite en français
par logiciel libre aussi, mais à l'inverse de la définition de la FSF Foundation
(basée sur les libertés), celle-ci est plus orientée sur la vision économique.
En effet, tel que le montre son explication sur le site4, celle-ci décrit
précisément ce qui peut se faire et les conditions à respecter.

3.4. Autres caractéristiques du Logiciel Libre

Les caractéristiques des logiciels libres en montrant les deux


grandes oppositions par rapport aux logiciels propriétaires.

1. Le droit primordial est celui du consommateur/utilisateur par


opposition à celui du fournisseur. Ce qui est l'inverse du modèle
propriétaire. En effet, les améliorations font suite aux commentaires,
problèmes, ajouts ou même intérêt des consommateurs. C'est donc un
schéma réactif et non proactif comme dans le cas des logiciels
propriétaires qui sont conçus en circuit fermé et donc laissent moins de
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place aux idées et conseils des utilisateurs. Souvent avec les logiciels
propriétaires, le client doit se plier aux évolutions et au bon vouloir de
l'éditeur qui peut changer fréquemment la présentation et les habitudes
pour appeler des fonctions (localisation dans les menus, reclassement dans
d'autres catégories, ...). Les logiciels libres offrent une plus grande
continuité concernant l'utilisation des fonctions.
2. . On a le droit de faire ce que l'on veut avec l'application, de
l'adapter et de la redistribuer.

Les logiciels libres répondent à la même logique que les


logiciels du domaine public : leurs auteurs désirent en faire profiter
l’entièreté de la communauté et permettre à tout un chacun de pouvoir
copier, modifier et redistribuer le logiciel sans demander d’autorisation. Les
logiciels libres sont donc également disponibles avec leurs codes sources.
Cependant, leurs auteurs n’ont pas l’intention de renoncer à l’entièreté de
leurs droits.

D’une part, ces derniers revendiquent leurs droits de


paternité : ils estiment en effet que la récompense de leurs efforts se traduit
par le gain de notoriété et de reconnaissance.

D’autre part, ils sont plus soucieux de l’utilisation qui sera


faite de leur création et désirent empêcher que d’autres personnes s’«
approprient » leur travail en l’incorporant dans un programme « propriétaire
». Afin d’éviter ce phénomène courant dans le domaine public et de
conserver la paternité de leurs œuvres, les auteurs de logiciels libres
distribuent ces programmes sous des licences conçues à cette fin. La
licence GPL est la plus connue parmi ces licences libres.

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23

 FREEWARES :

Malgré leur nom, les « freewares » restreignent davantage


les possibilités de leurs utilisateurs. En effet le terme « freeware » désigne une
version de programme que l’auteur a laissé en libre copie. L’auteur en
permet l’usage et la copie à titre gratuit. Cependant, le code source de ce
programme n’est pas disponible et l’auteur se garde le droit de
commercialiser des versions ultérieures du programme. Les buts de ce
genre de distribution gratuite d’une première version de logiciel sont
nombreux : notoriété de l’auteur, promotion du programme, essai de ce
dernier et appréciation de son impact sur le marché.

 SHAREWARES :

Le principe du shareware consiste à proposer une version


limitée destinée à tester le logiciel, la liberté d'utiliser est limitée soit dans la
durée, soit dans le nombre de fonctionnalités. Il faut payer pour obtenir la
version complète. Le « shareware » pourrait être décrit comme étant un
freeware dont l’usage gratuit est à durée limitée. Si l’utilisateur est satisfait
du programme et désire continuer à l’utiliser après un laps de temps
déterminé, il devra s’acquitter d’une certaine somme afin d’obtenir une
licence d’utilisation qui lui sera généralement fournie avec une dernière
version complétée du dit programme. Si l’utilisateur ne souhaite pas lever
l’option, il devra effacer le programme une fois le délai expiré. La finalité
directe des sharewares est commerciale, à l’inverse des autres types de
programmes en libre copie analysés jusqu’à présent. De fait, les codes
sources des sharewares ne sont pas divulgués.

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24

 CRIPPLEWARES :

Les « cripplewares » (ou parfois appelés « trial softwares »)


sont des sharewares munis d’une mesure technique empêchant l’utilisateur
de continuer à utiliser le programme au-delà de la période d’essai établie
sans en payer la licence.

 SEMI-FREE SOFTWARES :

Enfin, nous terminons la liste par les « semi-free softwares »,


car ceux-ci ne sont gratuits que pour certains usages. En effet, le détenteur
de licence n’est pas obligé d’en payer le prix s’il prouve qu’il n’utilisera le
logiciel que pour des usages non-commerciaux (non-profit aims).
Généralement, bénéficieront de ce traitement de faveur des étudiants,
des membres de facultés ou d’autres institutions d’éducation ou encore
des bibliothèques publiques. Sauf le critère de gratuité pour tous, les autres
caractéristiques des Freewares s’appliquent à cette dernière catégorie.

3.5. OPEN SOURCE

L’open source est un marché à la fois complexe et en


constante évolution. Pour en comprendre les différents mécanismes
économiques, il faut en identifier les acteurs, leurs offres respectives et
positionnements, et analyser comment ils se partagent les revenus. C’est
pourquoi le groupe thématique Logiciel Libre de Systématique a rassemblé
éditeurs et intégrateurs afin de dresser un panorama des modèles
économiques existants et des interactions entre les différents intervenants
de ce marché.

L’ « open source » est issue d’un mouvement parallèle à celui


de la Free Software Fundation : l’Open Source Initiative s’attache
davantage aux aspects pratiques et techniques des logiciels libres1 et se

1 CLEMENT-FONTAINE, M., « Copyleft/Open Source, Logiciel libre/Contenu libre : du pareil au même ? »,


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25

concentre, comme son nom l’indique, sur l’accès aux codes sources.
L'Open Source Initiative retient dix critères pour qu'une licence soit « open
source »:

1. LA LICENCE doit prévoir la libre redistribution du programme qui fait


partie d’une distribution d’un programme agrégé; la licence ne peut
prévoir de paiement de royalties pour pareille redistribution. Redistribution
libre et gratuite : « La licence d’un composant d’un logiciel libre ne doit pas
empêcher un contractant de vendre ou donner le logiciel sous forme de
composant d’un ensemble (distribution) constitué de programmes
provenant de différentes sources. La licence ne doit requérir ni redevance
ni rétribution sur une telle vente. »
Cela signifie qu’une licence de logiciel libre ne peut empêcher
la diffusion de ce logiciel. La licence doit permettre l’utilisation du logiciel
dans d’autres applications que celles pour lequel il avait été originalement
conçu. Il est important de remarquer qu’il est explicitement interdit de
restreindre l’utilisation du logiciel à des applications non commerciales.

2. LA LICENCE doit prévoir l’accès au code source ; C’est là l’aspect


« ouvert » du logiciel libre ; le programme doit être diffusé avec l’ensemble
des instructions qui régissent son fonctionnement, dans un langage
compréhensible par les humains. Cela constitue la principale différence
avec un autre ensemble de logiciels gratuits, les freewares qui sont
distribués gratuitement mais sans le code source – Internet Explorer, le
navigateur Internet de Microsoft, Eudora Light, un client de messagerie de
Qualcomm ou Adobe Acrobat Reader en sont des exemples bien connus.

3. LA LICENCE doit garantir la liberté de pouvoir modifier et distribuer les


travaux dérivés sous les mêmes conditions que la licence du logiciel initial ;
Le logiciel doit donc être librement modifiable, et ses modifications doivent

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pouvoir être distribuées de façon libre. Il s’agit là d’une vraie limite : des
fabricants de logiciels propriétaires pourraient vouloir ouvrir leur code afin
que les usagers puissent signaler ses défauts, tout en évitant que des
versions dérivées soient mises sur le marché.

Cette clause qui incite les responsables de projets à intégrer les


améliorations proposée par un utilisateur sera prise en compte, pour éviter
qu’une version améliorée ne soit livrée par d’autres, plus attentifs aux
suggestions des usagers. Cette clause ne requiert pourtant pas que cette
nouvelle version ait la même licence que l’originale, quoique cette clause
supplémentaire fait bien partie de la licence GPL. En particulier, la Berkeley
Software Distribution (BSD) permet même que la nouvelle version soit
propriétaire.

4. LA LICENCE doit garantir la paternité de l'auteur et peut prévoir que


les modifications du logiciel ne pourront être distribuées que sous la forme
de « patchs » garantissant ainsi l’intégrité du code source de l’auteur; la
licence doit expressément permettre la distribution des logiciels dérivés; la
licence peut requérir que ces logiciels dérivés portent des noms et des
numéros de versions distincts de ceux du logiciel original; Intégrité du code
source de l’auteur : « La licence peut défendre de distribuer le code source
modifié seulement si elle autorise la distribution avec le code source de
fichiers correctifs (patch files) destinés à modifier le programme au moment
de la génération. La licence doit autoriser explicitement la distribution de
logiciels générés à partir du code source modifié. Elle peut requérir que les
applications dérivées portent un nom ou un numéro de version différent de
ceux du logiciel original. »

Cette clause donne la possibilité pour un auteur de garder un


droit de regard sur ce qui adviendra de son travail : il peut demander à ce
qu’une modification de son code par quelqu’un d’autre soit clairement

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signalée comme telle. Cela lui évite notamment de se voir attribuer des
erreurs qui ne sont pas les siennes. Il protège ainsi sa réputation en tant que
programmeur, d’autant plus importante que se construire une réputation
est une motivation majeure pour les programmeurs libres. Surtout, cette
clause clarifie les responsabilités pour le développement du logiciel – il
devient aisé de savoir à qui s’adresser pour régler un problème

5. LA LICENCE ne peut pas permettre de discrimination entre personnes,


groupes ou entre certains secteurs d'activités; Pas de discrimination à
l’égard de personnes ou d’entités légales Une licence ne peut empêcher,
par exemple, une entreprise concurrente de celle qui a écrit le logiciel
d’utiliser ce logiciel. Cela conduit de nombreux utilisateurs de logiciels
open source à garder leur travail sur le logiciel secret de façon à empêcher
leurs concurrents d’en profiter. Mais cela garantit aussi que chacun puisse
contribuer au développement du logiciel, le pool d’expertise n’étant pas
limité.

Il faut aussi remarquer que cette clause interdit des restrictions du genre
“pas d’utilisation dans l’industrie de l’armement”.

Pas de discriminations à l’encontre de champs d’application Cette clause


a les mêmes origines et mêmes effets que la précédente.

6. LA LICENCE ne peut restreindre l’usage du logiciel pour certains


champs d’activités;
7. Les droits transmis avec le logiciel doivent être retransmis à toute
personne à qui le logiciel est redistribué; cette redistribution ne peut se faire
sous une licence additionnelle plus restrictive ;
8. les droits transmis avec le logiciel « open source » ne dépendent pas
du fait que ce logiciel soit redistribué avec d’autres logiciels : le caractère
« open source » du logiciel en question doit être conservé ; la licence ne

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peut donc être spécifique à un produit, à un package ou à un réseau de


distribution ;
9. les logiciels distribués avec celui soumis à la licence ne doivent pas
nécessairement être « open source » ; en d’autres termes, l’« open source
» permet d’éviter la « contamination »2;
10. Les termes de la licence doivent respecter le principe de
neutralité technologique. Il n’est ainsi pas possible d’imposer l’utilisation
d’une certaine interface, d’un langage de programmation ou d’un logiciel
donné, pour exploiter ou développer le logiciel. Cela limite les tentations
de promouvoir ces derniers à l’aide d’une offre logicielle libre. Cela
n’empêche pourtant pas de nombreuses entreprises logicielles de
promouvoir leur offre à l’aide du logiciel libre. Sun a ainsi permis que sa
plateforme de programmation Java fasse partie de distributions libres afin
d’encourager l’utilisation de ses produits. De même, Adobe a rendu son
langage de programmation de document, PostScript, libre afin
d’encourager la diffusion de ses standards pour le formatage de
documents, et l’achat de ses logiciels propriétaires qui offrent des
fonctionnalités supplémentaires.

2BOND, R., E-licences and Software Contracts, Law, Practice and Precedents, London, Butterworths, 2002,
p.
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29

3.5.1. Les domaines d’application des programmes open-source

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30

3.5.2. Economie des logiciels libres

Les informaticiens qui adhèrent au mouvement ne sont


cependant pas des adeptes du sacrifice de soi… Ceux-ci poursuivent
certains objectifs commerciaux en participant à l’entreprise.

Avant tout, précisons que le terme « Free » dans l’expression «


free software » signifie « libre » et non « gratuit »3. Il est clairement stipulé
dans la GPL, par exemple, que le distributeur peut se faire rémunérer pour
l’ « acte physique de transférer une copie » (GPL art. 1).

Ainsi l’on peut vendre des copies de logiciels libres. Stallman lui-
même, se faisait rémunérer près de 150 $ par bande distribuée contenant
les premiers « packages GNU». Cependant, une fois en possession d’une
copie, l’acheteur peut utiliser, reproduire et redistribuer le programme
autant de fois qu’il le désire. La vente de copies de programmes n’est
certes pas la principale source de revenus des adeptes du libre.

L’idée sous-jacente du mouvement libre n’est pas de


s’approprier les programmes informatiques afin d’en faire payer l’usage
mais plutôt de se faire rémunérer sur base de services ayant trait à ces
programmes (installation, customisation,…). En effet, le monde du logiciel
libre est un monde d’informaticiens. Lorsque l’on parle de « libre copie » et
d’accès aux sources de logiciels, il s’agit souvent de « parties de
programmes » disséminées à travers l’Internet et inutilisables par le commun
des mortels. Développer un « environnement » à partir de ces différentes
bases requiert une personne qualifiée. De plus, une fois l’environnement
créé sur un ordinateur, la maintenance ainsi que les mises à jour de cet
environnement devront également être effectuées par des professionnels.

3« To understand the concept, you should think of “free” as in “free speech”' not as in “free
beer” »,
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31

Qui serait plus qualifié pour ce genre de travail que les experts en logiciels
libres ?

En outre, les informaticiens se servent de leur travail sur des


projets libres pour se faire une réputation, qui les aidera dans leur carrière
de fournisseur de service. Le logiciel libre est donc bien une véritable
entreprise économique et non une œuvre de charité.

3.5.3. Comment faire fortune avec du Gratuit

La description des modèles existants permettant pourtant à


celui qui veut se lancer dans l’open source de comprendre comment il
peut y réussir voire faire fortune. Qu’il soit ou non l’auteur du logiciel importe
peu d’ailleurs : l’essentiel est qu’il repère un client qui est prêt à acheter du
service sur un produit qui répond à son besoin.

3.5.4. Critères de choix d’un logiciel libre

Dans le choix d’une solution informatique dans le monde


propriétaire, les critères habituels sont la notoriété ou la solidité de l’éditeur
ou du prestataire (ses références) et la couverture fonctionnelle du produit
s’il est en amont.

3.5.5. Pour le cas de projet libre :


Critère technique : qualité du code (conception, norme)
respect des standards, degré de modularité, dimension du composant.
Autrement dit, la possibilité d’évolution de la couverture fonctionnelle et
d’intégration aux systèmes d’Information
Indice de maturité : taille de la communauté, réactivité
du support, base d’utilisateurs de la solution.
Indice de pérennité : nombre, vivacité, origine et qualité
de contributeurs (actuels ou potentiels)

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32

Indice de concurrence : nombre de prestataires


proposant du service ou de la garantie directe ou indirect.
3.5.6. CAS D’ETUDE

Oui, mais Linux c'est quoi ?


Quelles différences avec Windows ?
Prenons comme exemple, très trivial, une voiture…
 L'OS serait le moteur
 La distribution serait le modèle (3 ou 5 portes, sportive, familiale,
utilitaire, break, engin très spécialisé…)
 L'interface graphique serait le tableau de bord, les contrôles
d'éclairage, et autres commandes, l'emplacement de l'horloge, sa
forme, etc.)

Windows et libertés restreintes

En suivant notre exemple, Windows fournit un système complet, clef en


main mais...

 L'OS est bien sous le capot, mais le capot est soudé, et vous n'y avez
pas accès…
 Peu de modèles proposés (Seven Pro et familiale, Win 8 Pro et
familiale, Serveur)
 Chacun des modèles vous impose une interface graphique très peu
modifiable.
 Une fois installé, vous n'avez rien pour travailler… Tout est en option
payante !

Linux plus de liberté

Toujours sur le même exemple

 L'OS est linux (le moteur), vous y avez libre accès, vous pouvez le
bricoler ou l'utiliser tel quel !
 Une multitude de distributions proposées dont certaines très
spécialisées (bureautique, familiale, musiques, serveurs, éducatives,
etc.)

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 Si chaque distribution propose par défaut une interface graphique


(mandriva=kde, ubuntu=unity, debian=gnome…) vous pouvez la
changer, il en existe une multitude et sont toutes très personnalisables.
 Vous pouvez travailler dès l'installation finie, s'il vous manque une
application vous la téléchargez depuis des dépôts sécurisés et
installez en quelques clics.

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CHAPITRE IV AVENIR DU LOGICIEL : SOLUTION CLOUD COMPUTING


4.1. Définition du cloud Computing

Le cloud computing signifie littéralement « informatique en


nuage ». C’est une façon d'envisager l'informatique différente de
l'informatique traditionnelle qui met en avant les principes de flexibilité et
de facilité d'accès pour l'utilisateur à des services informatiques.

L'emplacement et le fonctionnement ne sont pas connus de


l'utilisateur c'est pourquoi on parle d'informatique dématérialisée. Les
services proposés sont très divers et vont du stockage de données à
l'utilisation de logiciels en ligne. Ce terme est parfois mal compris. Certains
pensent à des services de stockage comme Dropbox ou Microsoft
OneDrive. Pour d’autres, cela évoque des services de type Google apps
ou Office365. Pour d’autres encore, il s’agit de louer des machines virtuelles
comme proposé par Amazon (EC2) ou Rackspace. Toutes ces idées sont
justes et représentent à leur manière une facette du cloud aujourd’hui. Il
existe une réelle diversité dans les services de cloud proposés au monde
professionnel, mais aussi au grand public, qui est également une cible des
fournisseurs de services de cloud.

1.1. Bénéfices du cloud Computing

Les retombées des principes du cloud sont bénéfiques à la fois


pour son fournisseur, les entreprises délocalisant leurs infrastructures.
Généralement, ils assurent aux deux premiers une meilleure rentabilité. De
plus, ils permettent à l'entreprise de se concentrer sur les taches de
production autres que la maintenance de systèmes informatiques.
1. Pour le fournisseur

Les bénéfices du fournisseur sont uniquement dus au fait de la


mutualisation des ressources. En effet, après son investissement dans la mise
en place des infrastructures pour le cloud, il fait payer aux entreprises la
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marge nécessaire pour sa rentabilisation. Comme pour une entreprise


disposant d'une plateforme interne, il paie pour les frais d'administration de
l'ensemble. Cette dépense peut être amortie par facturation aux
entreprises. En plus de cette marge, il bénéficie des couts de réutilisation
des ressources. En effet, compte tenu de la non appartenance des
ressources aux entreprises, elles (les ressources) leurs sont facturées à
chaque usage. La même ressource peut ainsi faire l'objet de plusieurs
facturations.
2. Pour l'entreprise

C'est elle la première gagnante de cette technologie. Elle


réalise des bénéfices en argent et en flexibilité dans sa capacité à
s'agrandir.
i. La réduction des couts :

Le recours au cloud permet à l'entreprise d'être facturée à


l'usage, en fonction de ses besoins. Pour avoir une idée du gain réalisé,
reprenons cette observation de Michael Crandell du groupe Right Scale à
propos du cloud d'Amazon « Le cout à pleine charge d'un serveur sur
Amazon se situe entre 70$ et 150$ par mois alors qu'il s'élève à 400$ en
moyenne par mois s'il était hébergé par l'entreprise en interne ».
Plusieurs raisons expliquent cette différence de cout. En effet,
une gestion interne de l'infrastructure implique l'achat des matériels,
l'affectation du personnel (et donc du cout salarial qu'il induit) pour la
gestion de l'infrastructure et divers moyens de production mis en place pour
le fonctionnement de l'ensemble (électricité, locaux, ....etc.). Le partage
de ressources tel que pratiqué dans le cloud permet au fournisseur de
répartir ces couts entre plusieurs entreprises.
ii. La réduction des gaspillages:

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Les infrastructures gérées en interne sont souvent sous-utilisées,


alors que l'infrastructure d'un cloud mutualise l'ensemble de ressources pour
un grand nombre d'entreprises. La mutualisation consiste à mettre à la
disposition de plusieurs utilisateurs une base commune de ressources. Elle
permet ainsi d'augmenter le taux d'utilisation de ces ressources. En effet, les
ressources n'étant pas dédiées à un seul utilisateur, elles pourront servir à
d'autres en cas de besoin.
iii. La flexibilité et accès aux ressources à larges échelle :

L'entreprise peut augmenter la capacité de son infrastructure


sans investissement majeur. En effet, grâce à l'allocation dynamique (à la
demande) des ressources qu'offre le cloud, il suffit de souscrire à des
nouvelles ressources et celles-ci sont directement allouées. De plus,
l’entreprise est libre de ses allées et venues car les contrats d'utilisation sont
limités dans le temps (autour de l'heure).Ainsi, l'entreprise peut augmenter
ou réduire son infrastructure à sa guise à moindre cout et dans un délai
réduit (il faut mettre en avant le critère de rapidité qui est un grand
avantage). Rappelons que le cloud offre ainsi à l'entreprise une possibilité
d'accéder à une quantité de ressources dont elle ne pourrait se l'offrir en
interne. Elle peut dorénavant envisager des applications large échelle sans
se soucier de l'obtention des équipements.

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1.2. Les différents Modèles des Services Cloud Computing

Le cloud computing peut être décomposé en trois couches:


 Application (SaaS, Software as a Service) 
 Platform (PaaS, Platform as a Service) 
 Infrastructure (IaaS, Infrastructure as a Service)

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1.2.1. IaaS (Infrastructure as a Service) :

Concerne les serveurs, moyens de stockage, réseau, … Le


modèle IaaS consiste à pouvoir disposer d’une infrastructure informatique
hébergée. L’accès à la ressource est complet et sans restriction, équivalent
de fait à la mise à disposition d’une infrastructure physique réelle. Ainsi une
entreprise pourra par exemple louer des serveurs Linux, Windows ou autres
systèmes, qui tourneront en fait dans une machine virtuelle chez le
fournisseur de l’IaaS.

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1.2.2. PaaS (Platform as a Service) :

Concerne les environnements middleware, de


développement, de test,… Le modèle PaaS consiste à mettre à disposition
un environnement prêt à l’emploi, fonctionnel et performant, y compris en
production ; l’infrastructure hébergée étant totalement transparente. Par
exemple une plate-forme PaaS peut être un environnement de
développement et de test

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1.2.3. SaaS (Software as a Service) :

Concerne les applications d’entreprise : CRM, outils


collaboratifs, messagerie, BI (Business Intelligence), ERP,… Le modèle SaaS
permet de déporter une application chez un tiers. Ce modèle convient à
certaines catégories d’applications qui se doivent d’être globalement
identiques pour tout le monde, la standardisation étant un des principes du
cloud. Le terme SaaS évoque bien un service dans le sens où le fournisseur
vend une fonction opérationnelle, et non des composants techniques
requérant une compétence informatique pour l’utilisateur.

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1.3. Les différentes familles de cloud (IaaS, PaaS et SaaS)

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1.4. Différents modèles de services

1.5. Les différents types de cloud


1.5.1. Le cloud privé

Ce type de cloud a une vocation purement interne. La


puissance de calcul, les capacités de stockage et le réseau sont
accessibles uniquement en interne. Un des premiers arguments en faveur
du cloud privé est la possibilité pour une entreprise de pouvoir calculer
précisément et par service ce que chacun consomme. C’est une donnée
non négligeable car auparavant l’informatique ne permettait pas cela.

Un autre argument pour le cloud privé est le fait que l’entreprise


n’est pas tributaire d’un grand fournisseur de services ni des aléas des
changements de politique de ces fournisseurs. Ceci garantit un peu plus
de souveraineté et d’indépendance pour une entreprise. De plus, les
données sont stockées uniquement chez elle, cela permet
(théoriquement) de ne pas voir les données sensibles être utilisées par
quelqu’un de non habilité.

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1.5.2. Le cloud public

Le cloud public est un cloud créé par un organisme dans le but


de mettre à disposition ses ressources informatiques auprès d’autres entités.
Des géants tels qu’Amazon, Google ou Microsoft proposent ce type de
services. Ces services sont payants et facturés en fonction de la
consommation des ressources.

Il faut voir cela un petit peu comme une location que l’on peut
ajuster en fonction de ses besoins. Pour une petite entreprise, qui ne peut
pas financièrement se permettre de payer une infrastructure redondante,
le cloud apparaît comme une solution attractive au niveau du rapport
qualité/prix. La flexibilité que le cloud procure donne de l’agilité et de la
réactivité qui font la force des petites structures. De plus la forte disponibilité
joue également en faveur de ce type de cloud. Assurer une disponibilité
de haut niveau est quelque chose de couteux.

1.5.3. Le cloud hybride

Ce type de cloud est un mélange des deux précédents. On


peut par exemple imaginer faire héberger son site web chez un fournisseur
de cloud tout en gardant son infrastructure de cloud privé en interne. Le
cloud hybride a pour particularité d’apporter encore plus de flexibilité
avec notamment cette possibilité d’agrandir virtuellement son propre
Datacenter chez un fournisseur. Cela donne encore plus de réactivité en
cas de gros pic de charge ou d’activité fluctuante.

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 Infrastructure as a Service (IaaS)

Seul le serveur est dématérialisé. Un prestataire propose la


location de composants informatiques comme des espaces de stockages,
une bande passante, des unités centrales et des systèmes d’exploitation.
Les utilisateurs d’une IaaS peuvent donc utiliser à la demande des serveurs
virtuels situés dans des Datacenter sans avoir à gérer les machines
physiques (coûts de gestion, remplacement de matériel, climatisation,
électricité….)

L’IaaS offre une grande flexibilité, avec une administration à


distance, et permet d’installer tout type de logiciel. En revanche, cette

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solution nécessite la présence d’un administrateur système au sein de


l’entreprise, comme pour les solutions serveur classiques.

Parmi les prestataires d’IaaS, on peut citer : Amazon avec EC2 ou Orange
Business Services avec Flexible Computing.
Caractéristiques du Cloud Computing

Après avoir acquis une idée de ce que représente le Cloud


Computing et de ses modèles de services, il est assez facile de comprendre
ce que ce nouveau paradigme peut faire pour les utilisateurs, en particulier
les entreprises. Avant d'aller de l'avant, il est important d'avoir une idée des
caractéristiques qui sont responsables de son succès généralisé. Voici les
principales caractéristiques du Cloud Computing :

 Mise en commun des ressources et multi-tenant

Sur la base du modèle multi-tenant, les ressources offertes par


le Cloud Computing sont regroupées de manière à ce que plusieurs
utilisateurs puissent accéder à l'infrastructure informatique ou aux
applications en une seule fois sans compromettre leur confidentialité ou
leur sécurité. En général, le bassin de ressources est très vaste et offre la
souplesse nécessaire pour que plusieurs utilisateurs puissent y avoir accès
en même temps.

 Accessibilité générale
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Les services de Cloud Computing sont accessibles via Internet,


ce qui signifie que les utilisateurs peuvent accéder aux ressources
informatiques de n'importe où. Les appareils tels que les téléphones
mobiles, les ordinateurs portables et les postes de travail qui sont
accessibles sur le Web peuvent être utilisés pour accéder à un service.

 Libre-service

Il est possible pour les utilisateurs d'utiliser les ressources


informatiques par eux-mêmes et il n'y a pas besoin d'interaction humaine
avec les fournisseurs. En général, un portail Web libre-service est disponible
auprès de la plupart des fournisseurs de services que les clients peuvent
utiliser pour obtenir des ressources comme du stockage réseau, des
serveurs virtuels, etc. selon leurs besoins.

 Scalabilité et élasticité

 Utilisation mesurable

L'une des caractéristiques les plus marquantes du Cloud


Computing est sa capacité d'expansion et de contraction en fonction des
demandes des organisations. Une organisation peut facilement obtenir des
ressources informatiques supplémentaires lors d'une mise à l'échelle (en
période de soldes pour une entreprise de commerce par exemple) et
supprimer les ressources excédentaires. Une telle élasticité fait de
l'informatique dans les nuages une solution rentable pour les entreprises qui
doivent augmenter ou réduire assez fréquemment leurs activités.

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