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Lycée CHATEAUBRIAND

MP∗

Sujets des Oraux 2003-2012


2
PREFACE

LISEZ CETTE PREFACE !

Ce polycopié représente pratiquement l’ensemble des exercices posés à vos camarades des dix années précédentes dans
les différents concours que vous pourriez passer.

Il manque les exercices de la dernière session. Ceux-ci vous seront fournis ultérieurement, en temps utile pour servir de
base fraîche à la préparation aux oraux.

Vous avez à votre disposition dix années d’oraux, ce qui fait vraiment beaucoup d’exercices. Je laisse ces dix années
d’annales pour que ceux qui ciblent une école déterminée puissent avoir à leur disposition un bon échantillon d’exercices
posés au concours associé.

Certains sont présents à plusieurs reprises, c’est parce qu’ils sont régulièrement posés, quand ils n’ont pas été posés
plusieurs fois la même année. J’ai choisi, même pour une unique session, de donner les exercices autant de fois qu’ils ont
été posés. Vous avez ainsi une photographie plus fidèle de l’oral des concours.

Un oral est souvent constitué (surtout dans le cas des concours communs MINES-PONTS et CENTRALE-SUPELEC)
de deux ou parfois trois de ces exercices.

La communication des énoncés après les oraux est certes pour vous une tâche supplémentaire, mais elle donne à vos
enseignants et aux nouveaux élèves de la classe une excellente indication sur ce qui est posé au concours. Comme vos
camarades des années antérieures n’ayez pas peur de faire un dernier petit effort avant de profiter de vacances bien
méritées. Je vous demande de bien vouloir me faire parvenir vos exercices le plus rapidement possible. Prenez l’habitude
de faire après chaque oral (dans les transports en commun ou pendant un autre temps mort) un petit compte-rendu
rapide avant d’oublier l’énoncé, sur n’importe quel support. Quand vous en avez suffisamment, vous les expédiez sans
les recopier.

ENVOYEZ VOS ENONCES TOUT DE SUITE !


SOUS N’IMPORTE QUELLE FORME.

Une fois passé l’été vous aurez d’autres préoccupations que d’essayer de vous souvenir de vos énoncés ou de remettre la
main sur vos notes.

Vous pouvez aussi m’envoyer ces énoncés par courrier électronique. Soit en scannant vos exercices et envoyant le fichier (il
vaut mieux faire plusieurs fichiers q’un seul fichier trop volumineux), soit en envoyant un courrier électronique avec simple,
avec une syntaxe intelligible des formules mathématiques (u(n) pour le terme d’une suite, Somme(k=1,infini,1/kˆ2) par
exemple, ou la notation Mathematica). Si vous tenez à tout prix à dactylographier vos énoncés, le seul format qui
m’intéresse vraiment est le format TeX . Mais la dactylographie des énoncés est une façon pour moi de m’imprégner
des exercices de la session, donc vous pouvez m’en laisser la charge. Plus je reçois rapidement les énoncés, plus je peux
avancer rapidement dans la réalisation du polycopié. La dactylographie ne dois pas vous faire perdre de temps.

Il est inutile de dactylographier les énoncés si vous ne me les envoyez pas sous la forme d’un fichier
texte. (Je suis obligé de retaper tout fichier au format tex.)

S’il vous plait, je vous saurais gré de me faire parvenir par écrit :
– Le texte intégral de vos exercices, regroupés par concours et par oraux (un jour, une version de ce polycopié contiendra
une liste des couplages), le nom de l’examinateur ou la série (lettre ou numéro) de passage. Donner aussi la date et
l’heure de passage. Ce dernier point est important, peu le font. J’aimerais savoir si quand un même exercice est donné
deux fois c’est à deux candidats se succédant, où si certains examinateurs posent plusieurs fois le même exercice durant
une session d’oral.
– Un compte-rendu de votre TIPE, avec le maximum d’information (thème des articles, nombre de pages, style des
questions posées par les examinateurs (nombre d’examinateurs)).
4

– Des commentaires, sur le déroulement des oraux, les incidents. Tous les commentaires sont les bienvenus.
Mon adresse :
R. LOUBOUTIN
85 bis rue de Dinan 35000 Rennes
tel : 02 99 67 53 71
louboutinEN@orange.fr

Avec l’accord (tacite, je n’ai vraiment demandé l’autorisation que la première fois) de vos camarades ce polycopié est
disponible sur le Net à l’adresse : www.louboutin.org dans le répertoire de la MP ∗ .

Remerciements
Un très grand merci à tous les candidats aux oraux des précédentes sessions, qui ont fourni au moins un exercice et pour
la plupart l’intégralité des exercices qui leur ont été soumis. Merci d’avance à vous tous, pour les efforts qui vous seront
nécessaires pour que la prochaine récolte soit toujours aussi bonne.
Tous les exercices intéressent ceux qui vont vous suivre. Faites un dernier petit effort. En 2012 comme en 2010 il a manqué
peu d’envois. C’est infime, mais quel regret de ne pouvoir dire « tous les élèves ont envoyé au moins un exercice »comme
cela est arrivé plusieurs fois ces dix dernières années.

R. LOUBOUTIN

PS : signalez-moi toutes les fautes que vous découvrez dans ce document. Même si celle-ci paraît sans conséquence, sa
rectification améliore la qualité globale de l’ensemble.
Chapitre 1

Arithmétique, structures

Ex 1: Centrale-Supélec 03 Ex 12: E.N.S. Paris 04


Soit G un groupe d’ordre n et p un nombre premier divisant n. Soit E = 1) Un groupe G est dit divisible si et seulement si
{(x1 , . . . , xp ) ∈ Gp ; x1 · · · xp = e}. Définissons sur E la relation
∀x ∈ G ∀n ∈ N∗ ∃y ∈ G n.y = x
(x1 , . . . , xp )R(y1 , . . . , yp ) ⇔ ∃k ∈ [1, p] (x1 , . . . , xp ) = (yk , . . . , yp , y1 , . . . , yk−1 ).
Soit
N
1) Montrer que R est une relation d’équivalence sur E. Up = {z ∈ C; ∃N > 0 z p = 1}.
2) Montrer que le cardinal d’une classe d’équivalence est 1 ou p.
Montrer que Up est divisible.
3) Soit r le nombre de classes d’équivalence de cardinal 1 et s le nombre de
2) Soit M un groupe tel que
classes d’équivalence de cardinal p. Montrer
∀x ∈ M ∃n ∈ N∗ n.x = 0.
r + ps = np−1 .
Notons
4) Montrer que le nombre de solutions dans le groupe G de l’équation xp = e
Mp = {x ∈ M ; ∃m ∈ N∗ pm .x = 0.
est divisible par p. Donner un exemple de groupe G pour lequel ce nombre de
Q
solutions n’est pas égal à p. Montrer que M est isomorphe à un certain sous-groupe de p∈P Mp .
Ex 2: Centrale-Supelec 03 Ex 13: T.P.E. 04
Soit n = 1010101 · · · 01 (écriture décimale) On appelle p le nombre de 0 de n en (Exercice incomplet, il manquerait trois questions) Soit A un anneau dans lequel
écriture décimale. Pour quelles valeurs de p n est-il premier ? x3 = x pour tout x.
Ex 3: Centrale-Supélec 03 1) Montrer que 6x = x + x + x + x + x + x = 0 pour tout x de A.
Nombre de permutations d’ordre 12 dans S7 ? 2) Soit A1 = {x; 2x = x} et A2 = {x; 3x = x}. Montrer que A1 et A2 sont des
anneaux et que A = A1 + A2 . Que dire de xy si x est dans A1 et y dans A2 (ou
Ex 4: X 03 réciproquement) ?
Soit 3) Montrer que pour tout x de A1 x2 = x. En déduire que A1 est commutatif.
Yn  
1 4) Montrer que A2 est commutatif. Que dire de A ?
rn = 1−
pk
k=1 Ex 14: Mines-Ponts 04
où (p1 , . . . , pn , . . .) est la suite des nombres premiers. Soit n un entier non nul, Nn le nombre de chiffres de n et Sn la somme de ses
Montrer que la suite (r ) tend vers 0. chiffres. Encadrer Sn et Nn à l’aide de ln n.
n n∈N

Ex 5: ENS Paris-Lyon-Cachan 03 Ex 15: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 04


Montrer que (Z, +) et (Z2 , +) ne sont pas isomorphes. Déterminer les parties P de Z2 telles que
– P ∩ (−P ) = {0} ;
Ex 6: Mines-Ponts 03 – P ∪ (−P ) = Z2 ;
Sn est le groupe des bijections de [1, n]. Déterminer les extrema de – P + P ⊂ P.
n
X Ex 16: Mines-Ponts 04
σ 7→ kσ(k). Soit G un groupe fini, A et B deux parties de G telles que Card G < Card A +
k=1 Card B. Montrer que

Ex 7: Centrale-Supélec 03 G = AB = {g ∈ G; ∃(a, b) ∈ A × B g = ab}.


1) a ∈ Z, p premier, p ne divise pas a. Montrer que ap−1 = 1 [p]. On veut montrer
qu’il existe une infinité d’entiers non premiers p tels que ap−1 = 1 [p] On fixe a Ex 17: Centrale-Supélec 04
entier supérieur ou égal à 2 et p premier tel que p ne divise pas a(a2 − 1). Soit Soit n un entier au moins égal à n. On considère la propriété
2p
np = aa2 −1
−1
.
2) Vérifier que np = 1 [2p] puis montrer que anp −1 = 1 [np ] (P) ∀a ∈ N an ≡ a mod n.
3) Démontrer que np n’est pas premier et conclure.
1) Montrer que si n est premier P est vérifiée.
Ex 8: Mines-Ponts 03 2) On suppose n = p1 · · · pr avec pi < pi+1 pour tout i et pi − 1|n − 1 pour tout
Calculer i. Montrer que P reste vraie.
C22n + C62n + C10
2n + · · · 3) Appliquer à 561.
4) Montrer que si n est divisible par le carré d’un nombre premier alors P n’est
Ex 9: Centrale-Supélec 03 pas vérifiée.
Soit G un sous-groupe fini de O(E), E espace vectoriel euclidien. On note G+ = 5) En déduire que les nombres vérifiants P sont ceux décrits à la question 2.
G ∩ O+ (E). Montrer que G = G+ ou Card G = 2 Card G+ .
Ex 18: Centrale-Supélec 04
Ex 10: Mines-Ponts 03 Quel est le dernier chiffre de 20042004 ?
Soient (a, b, c) trois réels strictement positifs tels que
Ex 19: C.C.P. 04
Z
1 1 1 1) Quels sont les éléments inversibles de nZ ?
abc = 1 et a + b + c > + + . 2) Montrer que Z
est un corps si et seulement si p est un nombre premier.
a b c pZ

Peut-on avoir a > b > 1 > c ? Ex 20: X 04


Z
Soit p un nombre premier impair. Déterminer le nombre de carrés dans pZ .
Ex 11: X 04
Ex 21: Centrale-Supélec 04
On pose le coefficient multinomial
Dans Sn (bijections de [1, n]), soit t = (1, 2) et c = (1, 2, . . . , n).
 
m m! 1) Calculer ck puis ck tc−k .
= . 2) En déduire que {c, t} engendre Sn .
n1 · · · nd n1 ! . . . nd !
Ex 22: E.N.S.-Lyon 04
Montrer que : Soit A une R-algèbre unitaire de dimension finie.
X   1) Démontrer que ∀x ∈ A, ∃a, b ∈ R, x2 − ax + b = 0.
m
(x1 + · · · + xd )m = xn1 1 . . . xnd d . 2) Soit x ∈ A tel que x2 ∈ R+ , montrer que x ∈ R.
n1 · · · nd
3) Soit I = {x ∈ A/x2 ∈ R− }. Démontrer que ∀x ∈ A, ∃!t ∈ R, (x − t) ∈ I.
P
nk =m
4) Si x, y ∈ I, α, β ∈ R sont tels que αx + βy ∈ R montrer que αx + βy = 0.

5
6 CHAPITRE 1. ARITHMÉTIQUE, STRUCTURES

Ex 23: X. 04 Ex 36: Centrale-Supélec 05


Soit E une algèbre commutative et unitaire et I un idéal. I est maximal si et Montrer que pour tout (x, y, z, t, u) dans N5 :
seulement si ∀J idéal tel que I ⊂ J, I 6= J alors J = E
1) Démontrer que I est maximal si et seulement si ∀e0 ∈ E\I, I + e0 E = E. x2 + y 2 + z 2 6= (8t + 7)4u .
2) Un idéal I est principal si et seulement si ∀e1 , e2 ∈ E×I, e1 e2 ∈ E\I. Relations
d’implications entre maximal et principal ? Indication : Etudier d’abord le cas u = 0.
3) On considère E = C ∞ (R, R) et {I = f ∈ E/f (0) = 0}. I idéal ? I maximal ? Ex 37: X 05
4) J = {f ∈ E, ∀k, f (k) (0) = 0}. J idéal ? J maximal ? J principal ? On note √ √ n
1
5) On définit f : f (0) = 0 et ∀x ∈ R, f (x) = e− x2 . f appartient-elle à J ? an = (1 + 2)n + (1 − 2) .
Ex 24: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 04 1) Montrer que pour tout entier n an est dans Z.
Considérons 2) Montrer que (an )n∈N vérifie une récurrence linéaire.
1 3) Montrer que ⌈an ⌉ = n mod 2.
f : λ 7→ .
λ − E(λ)
Ex 38: Mines-Ponts 05
1) Trouver les λ dont toutes les itérées par f existent. Donner un exemple de groupe commutatif non cyclique, d’ordre 9.
2) Soit λ un quadratique irrationel. Montrer que Ex 39: Centrale-Supélec 05
√ Montrer qu’un groupe infini possède un nombre infini de sous-groupes.
a+ D
λ= , Ex 40: Centrale-Supélec 05
c
Soit n un entier non nul et A un anneau commutatif. On définit

où a, c, D sont des entiers tels que D soit pas entier et c divise D − a2 .
3) Montrer que si λ est un quadratique irrationnel, f (λ) est de la même forme Sn (A) = {x ∈ A, ∃(x1 , . . . , xn ) ∈ An x = x21 + · · · + x2n }.
(et avec le même D).
1) Montrer que S2 (A) est stable par multiplication.
4) Ceci permet de définir (an ) et (cn ) par récurrence. Montrer que
2) Montrer 15 n’appartient pas à S3 (Z). En déduire que S3 (Z) n’est pas stable
√ √ √ pour la multiplication.
|an | ≤ D ⇒ (|an+1 | ≤ D et |cn+1 | ≤ 2 D).
3) Soient (a, b, c, d) dans Z4 tel que

5) Pourquoi a-t-on que si |an | ≤ D à partir d’un certain rang, alors la suite est
a2 + b2 + c2 + d2 = 0 mod 8.
périodique ?
Ex 25: Centrale-Supélec 05 Montrer que a, b, c et d sont tous pairs. En déduire que si n ≡ −1 modulo 8 alors

1) Montrer que √2 est irrationnel. n n’appartient pas à S3 (Z). Montrer que n n’appartient pas non plus à S3 (Q).
2) Montrer que 3 est irrationnel. Ex 41: Mines-Ponts 05
3) (Question non transmise par le candidat, que
√ j’ajoute
√ pour donner une justi- L’entier
fication à la question précédente) Que dire de 2 + 3 ? 10000000000001
Ex 26: T.P.E. 05 est-il premier ?
Z
Déterminer les sous-groupes additifs de nZ .
Ex 42: Centrale-Supélec 05
Ex 27: Centrale-Supélec 05 1) Soit G un groupe multiplicatif tel que g 2 = e pour tout élément g de G (e est
On dispose de 2n+1 cailloux de masses (m1 , . . . , m2n+1 ). On suppose que quelquel’élément neutre). Montrer que G est commutatif.
soit le caillou qu’on enlève on peut faire avec les autres deux tas de n cailloux de
2) Soit G un sous-groupe de GLn (C) tel que A2 = In pour tout élément A de
même masse. Montrer que tous les cailloux ont la même masse. G. Montrer qu’il existe une matrice P inversible telle que P −1 AP soit diagonale
Ex 28: Mines-Ponts 05 pour tout élément A de G.
Soit p un nombre premier, différent de 2 et 5. Montrer que p divise un des nombres 3) Quel est l’ordre maximal d’un tel groupe ?
1, 11, 111, 1 · · · 1. 4) En déduire que si n 6= m alors GLn (C) et GLm (C) ne sont pas isomorphes.

Ex 29: I.N.T. 05 Ex 43: Centrale-Supélec 05


Soit P un polynôme de C[X] de degré n et Q un polynôme de C[X] de degré m, Soit E = {(m, n) ∈ N2 , 3m − 2n = 1}.
non constants. 1) Si (m, n) appartient à E et si m ≥ 3 montrer que n est pair.
1) Montrer que P et Q ont une racine commune si et seulement si la famille 2) En déduire E.
Ex 44: I.N.T. 05
(P, XP, . . . , X m−1 P, Q, XQ, . . . , X n−1 Q) 1) Structure de GLn (R) ?
Soit H un sous-groupe de GLn (R) tel que tout élément A de H vérifie A2 = In .
est liée. 2) Montrer que H est commutatif.
2) Montrer que cette condition équivaut à la nullité d’un déterminant que l’on 3) Montrer que tout élément de H est diagonalisable.
explicitera. 4) On admet que tous les éléments de H sont codiagonalisables. Montrer que H
3) Calculer ce déterminant si P = aX 2 + bX + c et Q = P ′ . est fini de cardinal inférieur ou égal à 2n .
Ex 30: Mines-Ponts 05 5) Existe-t-il un tel Hde cardinal 2n ?
Montrer que si a est entier et si an + 1 est premier alors n = 2p . Ex 45: T.P.E. 05
Ex 31: Mines-Ponts 05 Calcul de (5n + 6n ) ∧ (5n+1 + 6n+1 )
Déterminer les couples d’entiers naturels distincts (x, y) tels que xy = y x . Peut-on Ex 46: ENS Paris 06
trouver des solutions non entières. Soit (G, ×) un groupe.
Ex 32: Centrale-Supélec 05 Soit H un sous-groupe de G.
Déterminer le dernier chiffre de 2004 2005
. On pose E = {aH, a ∈ G}.
On suppose E de cardinal fini p et on définit la proposition :
Ex 33: X 05
1) Calculer / H ⇒ a2 , a3 , ..., ap−1 ∈
(∗) : ∀a ∈ G, a ∈ /H
π 3π 11π
cos + cos + · · · + cos . 1. Montrez que : ∗ ⇒ (H est distingué dans G)
13 13 13
2) Calculer 2. A-t-on : (H est distingué dans G) ⇒ ∗ ?
n−1
X (2k + 1)π 3. On suppose p premier,
cos . – munissez E d’une loi ∗ vérifiant : aH ∗ bH = (a × b)H
(2n + 1)
k=0 – montrez que (H est distingué dans G) ⇒ ∗
Ex 34: Centrale-Supélec 05 Ex 47: X 06
Soit σ1 et σ2 deux permutations de [1, n] et S1 et S2 leurs supports. On suppose 1) Connaissez vous des triangles rectangles dont les côtés ont des longueurs en-
que σ1 et σ2 commutent et que S1 et S2 ne sont pas disjoints. tières ?
1) Montrer que S1 = S2 . 2) Pouvez-vous déterminer tous ces triangles ?
2) Montrer que le sous-groupe engendré par σ1 est le même que celui engendré 3) Pouvez-vous me trouver le plus petit triangle à côtés entiers avec un angle de
par σ2 . 120◦ ?
Ex 35: T.P.E. 05 Ex 48: E.N.S. Paris 06
Z 2
Résoudre dans ( 36Z ) : Soit G un groupe dont la loi est notée multiplicativement.

5x − y = 11 Soit D =< {xyx−1 y −1 ; (x, y) ∈ G2 } > et C =< {x2 ; x ∈ G} >.
3x + 5y = 1 1) Montrer que D ⊂ C.
2) On suppose maintenant G =< {x; x ∈ G, x = x−1 } >. Montrer C = D.
7

Ex 49: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 06 Ex 59: T.P.E. 07


Q
On choisit n dans N, n ≥ 2. Comment maximiser N = i=1 xi avec la contrainte On veut montrer que Gln (K) et Glp (K) ne sont pas isomorphes en tant que groupe
n = x1 + · · · + xk (k non fixé). si n 6= p, lorsque K est un corps commutatif.
   
 ǫ1 0 · · · 0 
Ex 50: Centrale-Supélec 06 
 .. ..  

  . 
∗ ∗
Trouver les fonctions f définies sur N à valeurs dans N telles que f (x)f (y) x
= y . On considère H = D =   0 ǫ 2 . 
 , ǫ ∈ {−1, +1} , et on suppose
 ... . . . . . . 0 
i

 

Ex 51: T.P.E. 06 
 

Soit (A, +, ×) un anneau tel que ∀x ∈ A x3 = x. Montrer que pour tout x de A 0 · · · 0 ǫn
l’existence d’un isomorphisme de groupes ϕ entre Gln (K) et Glp (K).
6.x = 0 (n.x représentant l’itéré n-ième pour l’addition).
1) Montrer que H est un groupe abélien, donner son cardinal.
Ex 52: Centrale-Supélec 06 2) Montrer que ϕ(H) = G est un groupe abélien. Que dire de ses élements ?
1) Soit G un groupe multiplicatif (non nécessairement commutatif) fini de car- 3) Montrer que Card(G) < 2p et conclure.
dinal n. Soit H un sous-groupe de G de cardinal p. On note aH = {ah; h ∈ H}.
Montrer que pour tout couple (a, b) de G2 , aH et bH sont disjoints ou égaux. Ex 60: Centrale-Supélec 07
2) Montrer que p divise n (note ). 1 On définit la suite Fn par récurrence :
3) On suppose n = pq, p et q premiers et p < q. Montrer que G possède au plus
un sous-groupe d’ordre p (on pourra supposer l’inverse). Fo = 0 F1 = 1 Fn+2 = Fn+1 + Fn
4) Soit G un groupe d’ordre 9. Montrer qu’il possède un sous-groupe d’ordre 3.
1) Montrer que ∀p > 1 et m > 0, on a :
Montrer qu’alors il y en a un ou quatre distincts.
Ex 53: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 06 Fm+p = Fm Fp−1 + Fm+1 Fp
Soit (x1 , . . . , x5 ) dans R5 . On note S la collection des xi + xj , i 6= j (on compte
les répétitions). 2) Montrer que Fn ∧ Fn+1 = 1.
1) Quel est le cardinal de S ? 3) Montrer que Fp ∧ Fn = Fd où d = p ∧ n.
2) Connaissant S, retrouver les xi . 4) Etudier la suite des derniers chiffres en écriture décimale de Fn .
Ex 54: Mines-Ponts 06 Ex 61: Mines-Ponts 07
Soit E = R∗ × R. On définit sur E la loi ∗ par Soit G un groupe fini, non réduit à un singleton, et e son élément neutre. On
suppose x2 = e pour tout élément x de G. 
y′ Z n
1) Montrer qu’il existe un unique n tel que G soit isomorphe à 2Z .
(x, y) ∗ (x′ , y ′ ) = (xx′ , + x′ y).
x 2) Est-ce qu’un groupe infini possède toujours un élément d’ordre infini ?
1) Montrer que (E, ∗) est un groupe. Ex 62: Mines-Ponts
 07
Z ∗
2) Pour f : R∗ → R, on appelle Gf le graphe de f : Qu’est-ce que 9Z . Structure ? Est-il cyclique ?

Gf = {(x, f (x)); x ∈ R∗ } Ex 63: X 07


Calculer |(cos z) − 1|2 + |(sin z) − 1|2 si z est complexe.
Déterminer l’ensemble des fonctions dont le graphe est un sous-groupe de (E, ∗).
Ex 64: X 07
3) Soit f une fonction non nulle vérifiant la condition précédente. Soit (x, x′ )
Quelle est la dimension du Q-espace vectoriel engendré par les racines cinquièmes
dans R∗2 , soient M , M ′ et I les points du graphe de f d’abscisses x, x′ et 1.
de l’unité.
Déterminer les points d’intersection de la droite parallèle à M M ′ passant par I
avec le graphe de f . Interprétation. Ex 65: Centrale-Supélec 07
Soit G un sous-groupe du cercle unité U de C. On note H le sous-groupe de G
Ex 55: T.P.E 06
engendré par {a ∈ G |1 − a| < √12 }.
Soit I un idéal (bilatère) de Mn (K).
n
1) Montrer que si A est dans I toute matrice ayant même rang que A est dans 1) On suppose G fini de cardinal n>1 et on admet que x = 1 si x ∈ G.
I. – Montrer que G = Un
2) Montrer que I contient toutes les matrices de rang 1, s’il contient une matrice – Montrer que H = G sauf si n ∈ {2, . . . , 8}
non nulle. 2) On suppose G infini.
3) Déterminer tous les idéaux de Mn (K). – Montrer qu’il existe a0 6= 1 ∈ G tel que |1 − a0 | < √12 (on pourra supposer
l’inverse)
Ex 56: Centrale-Supélec 06 – On note a0 = exp iθ avec 0 < θ < α avec α = arcsin 2√ 1
, préciser α sur un
2
1) E(x) désignant la partie entière du réel x, établir : dessin. Soit b = exp iφ avec φ > α. Montrer que pour tout entier k il existe
2 n ∈ N tel que φ − α + 2kπ < nθ < φ + α + 2kπ. Conclure.
∀(x, y) ∈ R E(x) + E(y) + E(x + y) ≤ E(2x) + E(2y).
Ex 66: X 07
2) Si α est un entier non nul on définit fα : x 7→ E( αx ). Soient a et b dans C. Déterminer le lieu des points
a) Prouver que fα ◦ E = fα .
b) Prouver que fα ◦ fβ = fαβ . a−b
c=
c) Si p est un nombre premier et m un entier non nul, on note vp (m) le plus grand 1 − ab
entier k tel que pk divise m. Montrer que :
lorsque |a| < 1 et |b| < 1. Même question pour |a| > 1 et |b| > 1.
X
vp (n!) = fpk (n). Ex 67: ENS Paris 07
k∈N∗
1) Les trois sommets d’un triangle sont de coordonnées entières et il est d’aire
1/2. Montrer qu’à l’intérieur du tringle il n’y a pas d’autres points à coordonnées
3) Prouver :
entières.
(2m)!(2n)!
∀(m, n) ∈ N2 ∈ N∗ . 2) Réciproque : si un triangle à pour sommets des points à coordonnées entières
m!n!(m + n)! et qu’il ne possède aucun point à coordonnées entières à l’intérieur alors son aire
est égale à 1/2.
Ex 57: Centrale-Supélec 07
Combien le groupe nZ Z
contient-il de sous-groupes ? Ex 68: X 07
Calculer
Ex 58: Mines-Ponts 07 X5

Soit A = {Ma,b ; (a, b) ∈ Z2 } où cotan2 .
11
  k=1
a+b 0 a
Ma,b =  a b a . Ex 69: Mines-Ponts 07
a 0 a+b En 2
√ vous aidant de l’équation x − x − (2n + 1) = 0 montrer l’irrationalité de
8n + 5.
1) Montrer que A est un anneau.
2) Déterminer l’ensemble des éléments inversibles de A. Que dire de la structure Ex 70: T.P.E. 07
de cet ensemble. Résoudre l’équation
z
3) Le groupe des éléments inversibles est-il cyclique ? exp( ) = 1 − i).
4) Quelques questions sur les groupes d’ordre 4 : combien en connaissez-vous, 1 − z
comment construire un groupe d’ordre 4 à partir d’un groupe d’ordre 2 ?
Ex 71: Centrale-Supélec 07
1. C’est le théorème de Lagrange Montrer que pour tout nombre premier p il existe n tel que 6n2 +5n+1 ≡ 0 mod p.
8 CHAPITRE 1. ARITHMÉTIQUE, STRUCTURES

Ex 72: Centrale-Supélec 07 Ex 86: T.P.E 08


(Logiciel de calcul formel à disposition.) On veut étudier Déterminer tous les couples d’entiers positifs(x, y) vérifiant :
Z 2π n
Y x∧y = x−y x ∨ y = 300.
1
In = ( cos ku) du.
2π 0 k=1
Ex 87: T.P.E 09
1) Afficher les valeurs de I1 , . . . , I20 . Tester si ces valeurs vérifient 2 In n
∈ N, Soit p un nombre
Z
premier impair. Déterminer le nombre d’éléments qui sont des
pour 1 ≤ n ≤ 20. carrés dans pZ .
Qn
2) Mettre 2n k=1 cos ku sous la forme d’une combinaison linéaire d’exponen- Ex 88: T.P.E 09
tielles. En déduire que 2n In est un entier, pour tout n. Quels sont les entiers n premiers tels que n divise 2n + 1 ?
3) Montrer que In est nul si et seulement si il n’existe aucune suite (ǫ1 , . . . , ǫn ) Ex 89: T.P.E 09
Xn
dans {−1, 1}n telle que ǫk k = 0. Soit A un anneau tel que pour tout x de A x3 = x.
k=1
1) Montrer que pour tout x de A 6.x = 0.
4) Montrer que In est nul dès que n(n+1)
n’est pas pair. 2) Soit B = {x; 2.x = 0}. Montrer que B est un sous-anneau.
2
Ex 90: Mines-Ponts 09
Ex 73: T.P.E. 07
Soit Z
Z2 est considéré comme un groupe additif. Montrer que tout automorphisme
  de 1
π
2 π2
a b In = ( − t2 )n cos t dt
(Z2 , +) s’exprime dans la base canonique à l’aide d’une matrice telle n! −π 4
c d 2

que ad − bc = ±1. 1) Montrer qu’il existe Pn appartenant à Q[X] avec deg Pn ≤ n tel que In =
Ex 74: T.P.E. 07 Pn (π 2 ).
Résoudre le système 2) En déduire que π est irrationnel.
pgcd(a, b) = 13, a + b = 182. Ex 91: Mines-Ponts 09
Calculer
n 
X  
Ex 75: Centrale-Supélec 07 2p 2n − 2p
Soit p un nombre premier. soit n un multiple de p et G un groupe fini de cardinal p n−p
n. Soit E = {(x1 , . . . , xp ) ∈ Gp , x1 · · · xp = e}. Soit R la relation sur E définie p=0

par : Ex 92: T.P.E 09 


Z 3
Résoudre dans 11Z
(x1 , . . . , xp )R(y1 , . . . , yp ) ⇔ ∃k (x1 , . . . , xp ) = (yk , . . . , yp , y1 , . . . , yk−1 ).

x + y + z = 6
1) Montrer que R est une relation d’équivalence.
x2 + y 2 + z 2 = 3
2) Montrer qu’une classe d’équivalence possède 1 ou p éléments.  3
x + y3 + z 3 = 3
3) Soit r le nombre de classes d’équivalence de cardinal 1 et s le nombre de
classes d’équivalence de cardinal p. Montrer que r + sp = np−1 .
Ex 93: Centrale-Supélec 09
4) Soit G un groupe de cardinal n divisible par le nombre premier p. Montrer
p On considère la suite définie par récurrence
que le nombre de solutions de l’équation x = e est divisible par p.

5) Donner un exemple de groupe pour lequel il est distinct de p.  F0 = 0
Ex 76: Centrale-Supélec 07 F1 = 0

Déterminer le nombre de surjection de [1, n] ∩ N vers [1, m] ∩ N. Fn+2 = Fn+1 + Fn
Ex 77: Mines-Ponts
  07n   On rappelle que si p est un nombre premier xp ≡ x [p].
2n X n 2
Comparer avec . 1) A l’aide d’un logiciel de calcul formel, calculer le reste de la division de Fn−2 +
n k 3F n−1 − 1 par n.
k=0
Ex 78: E.N.S Paris 08 2) Pour quelles valeurs de n comprises entre 2 et 30 ce reste est-il nul ?
Z
n
Montrer que l’ensemble des entiers n tels que l’écriture en base 10 de 2 commence On se place maintenant dans le corps K = pZ où p est un nombre premier. On
2
par un 7 est infini. suppose qu’il existe δ tel que δ ≡ 5 [p]
3) Résoudre x2 − x − 1 = 0 dans K. On note α et β les deux racines distinctes
Ex 79: X 08
de cette équation.
k est entier naturel. Calculer
+∞
X 1 4) Montrer que Fn = (αn − β n )(α − β)−1 .
  5) En déduire Fn−2 + 3Fn−1 − 1.
n=k
n Répondre de même aux trois questions précédentes dans un corps contenant pZ Z
k comme sous-corps.
Ex 80: T.P.E 08 Ex 94: T.P.E. 09
Z
Résoudre le système dans Z Soit p un nombre premier au moins égal à 3. Montrer que tout élément de pZ
7Z
s’écrit comme la somme de deux carrés.
 Z
2x + 3y = 1 Indication : On pourra commencer par dénombrer le nombre de carrés dans pZ ,
x − 2y = 3 puis utiliser l’application x 7→ a − x.
Ex 95: CCS 10
Ex 81: T.P.E 08 1) (cette question sera résolue à l’aide du logiciel de calcul formel, on pourra
On considère un anneau A dans lequel pour tout élément x on a 6.x = 0. On utiliser la fonction Prime[])
considère le sous-ensemble B de A formé des x tels que 2.x = 0. (p−1)!
a) On note, pour tout entier p premier, et k ∈ [1, p − 1] : pk = k(p−k)) . Etudier,
1) B est-il un sous-anneau de A ? P p−1
pour les 20 premiers nombres premiers, la divisibilité de k=1 pk par p.
2) B est-il un anneau. a Pp−1
b) On note bpp la forme irréductible de k=1 pk . Étudier la divisibilité de ap par
Ex 82: T.P.E 08 
Z 3 p2 , pour les 20 premiers nombres premiers.
Résoudre dans 11Z : Z
2) On suppose maintenant p supérieur ou égal à 5 et on se place dans pZ .

x + y + z = 6 a) Montrer que (p − 1)! = −1.
P Pp−1 −2
2 2
x + y + z = 3 2
b) Montrer que p−1 k=1 pk = k=1 k .
 3 Pp−1 −2 P
x + y3 + z 3 = 3 c) Montrer que k=1 k = k=1 k .
p−1 2

d) Conclure
Ex 83: T.P.E 08 Pp−1
3) En écrivant p.bp .( k=1 pk ) en fonction de ap , conclure sur la divisibilité de
Soient A et B deux matrices de Mn (Z) dont les déterminants sont premiers entre ap par p2 .
eux. Montrer qu’il existe deux matrices U et V dans Mn (Z) telles que
Ex 96: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 10
U A + V B = In Soit P ∈ N∗ × N∗ , P = (p, q).
P est visible s’il n’y a aucun point de Z2 dans le segment [(0, 0), (p, q)].
On notera ϕ(n) l’indicatrice d’Euler, et Vn = Card{P ∈ [1, n]2 , P est visible}.
Ex 84: T.P.E 08
1) Exprimer Vn en fonction de ϕ.
Montrer que la famille (ln p)p∈P où P désigne l’ensemble des nombres premiers
2)
 Soit µ : N∗ → {−1, 0, 1} telle que :
est une famille libre du Q-espace vectoriel R.
 µ(1) =1
Ex 85: T.P.E 08 µ(n) = (−1)k si n = p1 · · · pk où les pi sont premier distincts
Soit an le nombre de couples (x, y) d’entiers tels que 2xP
+ 3y = n. 
µ(n) = 0 si n est divisible par un carré d’entiers
1) Calculer le rayon de convergence de la série entière n≥0 an z n . Exprimer ϕ(n) en fonction de µ(k) pour k ≤ n.
P+∞
2) Calculer f (x) = n=0 an xn . En déduire la valeur de an . 3) Montrez que limn→+∞ Vnn2 existe et calculez sa limite.
9

Ex 97: E.N.S. Cachan-Lyon-Paris 10 Ex 104: CCM 10


On considère l’ensemble En des matrices à coefficients dans {−1, 1}. Que valent Soit Sn l’ensemble des bijections de [1, n] sur lui-même. Soit
1 X f : Sn → R
det M Pn
|En | σ 7 → k=1 kσ(k)
M∈En

et Déterminer les valeurs extrémales de f et les σ où elles sont atteintes.


1 X
(det M )2 ? Ex 105: Mines-Ponts 10
|En |
M∈En 1) Si n est un entier au moins égal à 2, si a est un entier premier avec n alors
aφ(n) ≡ 1 mod n. En déduire que pour tout entier ap ≡ a mod p si p est premier.
Ex 98: Centrale-Supélec 10
2) Montrer que pour (m, n) dans Z2 , 38|(m19 n − mn19 ).
Z Z Z 3) Montrer que si an−1 ≡ 1 mais ax 6≡ 1 pour tout x diviseur strict de n − 1
et × alors n est premier.
8Z 2Z 4Z
sont-ils isomorphes ? Ex 106: X 11
1) Calculer le nombre dn de permutations de [1, n] sans point fixe.
Ex 99: E.N.S. Cachan 10
Pour n entier on pose 2) On note pn la probabilité pour qu’une permutation choisie aléatoirement dans
Sn (muni de la loi uniforme) ne possède pas de point fixe. Calculer pn . Que dire
Z 1 de lim→+∞ pn ? On note p cette limite.
x2n+1
fn (x) = n (1 − t2 )n cos(xt) dt 3) Valeur numérique de p ?
2 n! 0
4) Calculer sn le nombre moyen de points fixes d’une permutation de [1, n].
1) Montrer que fn est dérivable. 5) Vérifier numériquement pour n = 3.
2) Montrer que
Ex 107: CCM 11
fn+1 (x) = −xfn′ (x) + (2n + 1)fn (x)
Soit n un entier non nul, Sn l’ensemble des permutations de [1, n]. Simplifier :
3) Montrer qu’il existe (Pn , Qn ) dans Zn [X] tels que
n
1 XX
fn (x) = Pn (x) cos x + Qn (x) sin x |f (k) − k|
n!
k=1 f ∈§n

Calculer Pn (0) et Qn (0).


4) Montrer qu’il existe An et Bn dans Zn [X] tels que Ex 108: CCS 11
Pour n entier non nul on note Un le groupe multiplicatif des racines n-ièmes de

tan x − An (x) = ◦(x2n ) l’unité.
Bn (x) 1) Un est-il cyclique. Déterminer les éléments générateurs de Un . On note Gn
l’ensemble des éléments générateurs de Un .
au voisinage de 0.
5) En déduire que π est irrationnel. 2) Si m et n sont deux entiers premiers entre eux caractériser Un ∩ Um .
3) Avec les mêmes hypothèses, montrer que
Ex 100: TPE 10
Z
Résoudre 28x = 20 dans 36Z . φ : Gn × Gm → C
Ex 101: CCS 10 (z, z ′ ) 7→ zz ′
1) Soit F dans Z[X] unitaire, non constant. Montrer que les racines rationnelles
est à valeurs dans Gmn puis qu’il réalise une bijection de Gn × Gm sur Gmn .
de F sont entières.
4) On note P (n) = {k ∈ [0, n]; k ∧ n = 1}, puis
2) Déterminer les a dans Z tels que X(X − a) + 2 admette une racine rationnelle.
3) Déterminer les couples (a, b) d’entiers relatifs tels que 0 < a < b et X(X − X 2ikπ
a)(X − b) + 2 admet une rationnelle. S(n) = exp( )
n
n
4) On suppose n ≥ 3 et (a1 , . . . , an ) dans N avec 0 < a1 < · · · < an . Montrer k∈P (n)
que
X(X − a1 ) · · · (X − an ) + 2 A l’aide du logiciel de calcul formel écrire une fonction calculant Sn .
5) La suite a été oubliée.
n’admet pas de racine rationnelle.
5) Généraliser en montrant que pour tout b dans N∗ il existe un entier nb tel que Ex 109: CCS 11 n
pour n ≥ nb et (a1 , . . . , an ) dans Nn avec 0 < a1 < · · · < an On définit Mn = 2 − 1 et (Sn ) par S0 = 4 et Sn+1 = Sn2 − 2. But : Montrer que
si p est premier impair et Mp divise Sp−2 alors Mp est premier.
X(X − a1 ) · · · (X − an ) + b 1) A l’aide du logiciel de calcul formel.
– Ecrire deux fonctions M et S renvoyant Mn et Sn . Calculer S6 , S7 et S8 .
n’admet pas de racine rationnelle. Renvoyer la liste L = [M3 , M5 , . . . , M73 ] des 20 premiers Mp , p premier.
Ex 102: CCM 10 – Ecrire une fonction Reste renvoyant le reste de la division de Sn−2 par Mn sans
Donner un groupe d’ordre 4. Quelles en sont alors les propriétés (il voulait en- utiliser S.
tendre cyclique pour celui que j’avait donné (racine quatrième de l’unité)) ? Don- – Donner les éléments Mp de L divisant Sp−2 .
ner un groupe d’ordre 4 qui ne soit pas cyclique. 2) Soit d un diviseur de Mp (p premier √ et p ≥ 3) avec Mp divisant Sp−1 . Soit
Nd = {0, 1, . . . , d − 1} et E = {a + b 3; (a, b) ∈ N2d }. On munit E des lois
Ex 103: CCS 10
 √ √ √
On donne     (a + b √3) + (a′ + b√ ′
3) = a + a′ + b + b ′ 3 √
0 0 0 1 0 0 0 i
(a + b 3).(a′ + b′ 3) = aa′ + 3bb′ + a′ b + ab′ 3
0 0 1 0  0 0 −i 0 
A= ,B =  ,
0 1 0 0 0 i 0 0 où x est le reste de la division de x par d.
1 0 0 0 −i 0 0 0 On admet qu’on définit ainsi une algèbre de cardinal d2 .
    – Montrer que d ≥ 3.
0 0 1 0 1 0 0 0 n n √ √
 0 0 0 −1  0 1 0 0  – Montrer que Sn = α2 + β 2 avec α = 2 + 3 et β = 2 − 3
C= ,D =   – Montrer que dans E α2
p−1
+ 1 = 0.
1 0 0 0 0 0 −1 0
0 −1 0 0 0 0 0 −1 – En considérant le groupe multiplicatif engendré par α aboutir à une contradic-
tion. Conclure.
1)
a) Calculer à l’aide du logiciel de calcul formel Ex 110: CCS 11
On pourra utiliser le théorème de Lagrange : le cardinal d’un sous-groupe divise
(xA + yB + zC + tD)2 le cardinal d’un grope si celui-ci est fini.
Soit G un groupe. On pose Z = {x ∈ G; ∀y ∈ G xy = yx}, c’est le centre de G.
b) En déduire des relations entre les matrices A, B, C et D. On pose aussi C{(x, y) ∈ G; xy = yx} et Cx = {y ∈ G; xy = yx}.
2) Soit G le sous-groupe de GL4 (C) engendré par {A, B, C, D}. 1) Montrer que Z et les Cx sont des sous-groupes.
a) Montrer que tout élément de G s’écrit sous la forme 2) On suppose Card(G)Card(Z) = p, où p est un nombre premier (en particulier p ≥ 2).
α β γ δ
±A B C D Montrer que G est commutatif.
Indication : On pouura introduire un élément x de G − Z et considérer le sous-
où (α, β, γ, δ) est dans [0, 1]4 . groupe engendré par x et Z.
b) En déduire que G est fini et donner son cardinal. 3) On suppose que G n’est pas commutatif. Minorer Card(G) Card(Z) .
c) Quel est l’ordre maximal d’un élément de G ? 4) Montrer que Card C ≤ 5 (Card G)2 .
8
10 CHAPITRE 1. ARITHMÉTIQUE, STRUCTURES

Ex 111: CCS 11 Ex 116: CCS 12


1) Soit x = uv dans Q avec u ∧ v = 0. Soit p premier et s > 0 un entier. Montrer Z[i] = {a + ib, (a, b) ∈ Z2 }
qu’il existe un unique couple (a, w) tel que u = av + wps+1 1) Muni des lois usuelles sur C, Z[i] est-il un anneau, un corps ?
2) On donne la fonction 2) On définit
F : Z[i] → N
.
f[u_,v_,p_,s_] := a + ib 7→ a2 + b2
Module[ Montrer que
{a=0}, ∀(z1 , z2 ) ∈ Z[i]2 F (z1 z2 ) = F (z1 )F (z2 ).
While[Mod[u-a*v,p^{s+1}]<>0,
a++ 3) Quels sont les éléments inversibles de Z[i] ?
]; 4) Démontrer que 2 admet des diviseurs non inversibles.
a 5) Montrer que
]
∀(z1 , z2 ) ∈ Z[i] × (Z[i] − {0}) ∃(q, r) ∈ Z[i]2 z1 = qz2 + r ∧ (F (r) < F (z2 )).
Que renvoie cette fonction ?
6) Montrer que Z[i] est principal.
3) Soit z dans N existence et unicité des ck (z) dans [0, p − 1] tels que z =
Pd k Ex 117: CCM 12
k=0 ck (z)p . 2
4) Suivaient d’autres questions, permettant probablement une introduction aux On définit sur R la loi ∗ par
nombres p-adiques. ′
(x, y) ∗ (x′ , y ′ ) = (x + x′ , yex + y ′ ex ).
Ex 112: CCM 11 2
Soit A un anneau commutatif. On dit qu’un idéal I de A est premier si et seule- 1) Montrer que (R , ∗) est un groupe.
ment si pour tout couple (a, b) d’éléments de A − I, ab est aussi dans A − I. 2) Trouver les fonctions f dérivables (de R vers R) telles que {(x, f (x)), x ∈ R}
forme un sous-groupe de R2 pour la loi ∗.
1) Soit I un idéal strict de A. Montrer que I est maximal (au sens de l’inclusion
dans l’ensemble des idéaux stricts) si et seulemnt si pour tout a de A − I I + aA = Ex 118: CCS 12 Qn−1
A. On définit P0 = 1 et pour n ∈ N∗ Pn = k=0 (X − k).
2) montrer que tout idéal maximal est premier. 1) Montrer Pque pour tout n il existe un unique (n + 1)-uplet (Sn,0 , . . . , Sn,n ) tel
n n
3) Etudier la situation quand A est l’anneau des entiers relatifs puis quand A = que X = k=0 n,k Pk .
S
K[X] (K corps commutatif). 2) A l’aide du logiciel de calcul formel, déterminer les Sn,k pour 0 ≤ k ≤ n ≤ 10.
4) Si A est principal (C’est-à-dire intègre et dont tous les idéaux sont principaux) 3) Calculer, pour n ≥ 0, Sn,n , Sn,0 et, pour n ≥ 1, Sn,1 .
alors les idéaux maximaux de A sont les idéaux premiers. 4) Déterminer une relation entre Sn+1,k , Sn,k et Sn,k−1 si 1 ≤ k ≤ n.
5) (Ajoutée par le rédacteur pour donner de l’unité à l’énoncé et remplacer deux 5) Calculer S n,n−1 pour n ≥ 1 et Sn,n−2 pour n ≥ 2.
questions non parvenues)On choisit A = R[x, y] l’ensemble des fonction poly- 6) Montrer que S n,k = O(nk ).
nomiales de deux variables. I = {f ∈ A; f (0, 0) = 0} et J = {f ∈ A; ∀x ∈ 7) Il restait deux ou trois autres questions, non traitées.
R f (x, x) = 0}. Montrer que I et J sont des idéaux, qu’ils sont premiers mais Ex 119: CCS 12
qu’un seul est maximal. On considère la suite des nombres premiers à partir de 2 (p1 = 2), notée (pi )i∈N∗ .
Soit
Ex 113: CCS 11
Em,n = {(k1 , . . . , km ) ∈ Nm , k1 p1 + k2 p2 + · · · + km pm = n}.
Soit (A, +, .) un anneau commutatif. Si I est un idéal de A on appelle radical de
A l’ensemble On note em,n le cardinal
P de Em,n .
√ 1) Montrer que n
∗ n
I = {x ∈ A; ∃n ∈ N x ∈ I} n≥0 1,n x converge sur ] − 1, 1[.
e
2) A l’aide
P du logiciel de calcul formel calculer les e2,n pour n dans [0, 20]. Mon-
n
Si I et J sont deux idéaux on note trer que e
n≥0 2,n x converge, donner son rayon de convergence.
1
P+∞
3) Soit F2 (x) = (1−x2 )(1−x3 ) . Montrer que F2 (x) = n=0 e2,n xn .
I + J = {a + b; a ∈ I b ∈ J} 4) A l’aide du logiciel de calcul formel proposer une méthode simple de calcul
√ des e2,n . Calculer les e2,n pour n dans [21, 40]. P
1) Rappeler la définition d’un√idéal. Montrer que I et I + J sont des idéaux si 5) Montrer que e m−1
. En déduire que n≥0 em,n xn converge et préciser
m,n ≤ n
I et J sont des idéaux, et que I contient I. son rayon de convergence. On note Fm sa somme.
2) Montrer √ les propriétés
√ suivantes, I et J étant des idéaux : 6) Montrer que Fm (x) = 1−x1pm Fm−1 (x). En déduire une expression de Fm sous
a) Ip⊂ J ⇒ I ⊂ J. la forme d’une fraction rationnelle
√ √
b) √ I = √ I. √ 7) Encore deux questions sur em,n .
c) I ∩ J = pI ∩ J.
√ √ √
d) I + J = I + J.
3) Quels sont les idéaux de Z, quels sont leurs radicaux ?
Ex 114: X 12
Soit p un nombre premier.  
p
1) Montrer que k, 0 < k < p, p divise .
k
2) Soit m un entier non nul, montrer que :
m m
(1 + x)p ≡ 1 + xp mod p.

3) Soit r et c deux entiers tels que r > c. On note (c0 , . . . , ck ) et (r0 , . . . , rk ) les
Pk
coefficients de leur décomposition en base p (r = i=0 ri pi ), les ci peuvent être
nuls à partir d’un certain rang. Montrer que :
  Yk  
r ri
≡ mod p.
c ci
i=0

Ex 115: CCS 12 Rx
(fn )n∈N est une suite de fonctions définie par f0 (x) = sin x et fn (x) = 0 tfn−1 (t) dt.
1) Montrer que pour tout n ≥ 1, fn+1 (x) = (2n + 1)fn (x) − x2 fn−1 (x)
2) Soit E l’espace vectoriel des fonctions polynomiales de degré inférieur ou égal
à p. Soit Φ l’application de E × E dans lui-même

Φ : (P, Q) 7→ (P − Q′ , P ′ + Q).

Montrer que Φ est un automorphisme de E × E


3) Montrer que pour tout entier n, il existe une unique fonction polynomiale paire
Pn et une unique fonction polynomiale impaire Qn telles que fn (x) = Pn (x) sin x+
Qn (x) cos x.
4) Soit q dans N∗ , déterminer limn→+∞ (2q)n Pn ( π2 ).
5) Il restait deux questions (probablement pour conclure à l’irrationnalité de π)..
Chapitre 2

Algèbre linéaire, polynômes

Ex 120: C.C.P 03 Ex 128: Mines-Ponts 03


Condition sur α pour que la matrice 1) Déterminer le polynôme minimal de la matrice
   
α−3 α α 0 a a2
 α α α  A =  a1 0 a  .
1 1
−2α −2α −2α + 2 a2 a 0

soit diagonalisable. 2) Calculer exp A.


Ex 121: T.P.E 03 Ex 129: Centrale-Supélec 03
Soit A une matrice de Mn (Z) inversible dans Mn (R). Montrer que son inverse est Calculer pour (x1 , . . . , xn ) réels le déterminant :
dans Mn (Z) si et seulement det A = ±1.
1 1 ··· ··· ··· 1 1
Ex 122: T.P.E 03
x1 x2 ··· ··· ··· xn−1 xn
Soit G un sous-groupe fini de GLn (R). Démontrer que
.. .. .. ..
. . . .
X X k−1 k−1
tr M = 0 ⇒ M = 0. Dk = x1 x2k−1 · · · · · · · · · k−1
xn−1 xn .
xk+1 xk+1 · · · · · · · · · xk+1 xk+1
M∈G M∈G 1 2 n−1 n
P . .. .. ..
.. . . .
Indication : Calculer le carré de M∈G M .
xn xn2 ··· ··· ··· xnn−1 xnn
1
Ex 123: Centrale-Supélec 03
1) Que vaut le rang d’un projecteur.
Ex 130: Centrale-Supélec 03
2) Soient (p1 , . . . , pn ) des endomorphismes d’un espace de dimension finie tels
Calculer rg (Com(A)) à l’aide de celui de A.
que
p1 + · · · + pn = IdE . Ex 131: C.C.P 03
Calculer la puissance n-ième d’une matrice 3 × 3 à l’aide du théorème de Cayley-
On considère les deux conditions Hamilton.
1. Pour i 6= j pi ◦ pj = 0. Ex 132: ENS Paris-Lyon-Cachan 03
2. Pour tout i pi est un projecteur. 1) Trouver les matrices de M2 (C) qui sont des carrés.
3) Montrer 1 ⇒ 2. 2) Même question avec M3 (C).
4) Montrer 2 ⇒ 1. 3) Même question avec M4 (C).
5) La conclusion reste-t-elle vraie si on suppose simplement que p1 + · · · + pn est Ex 133: T.P.E 03
un projecteur. Soient E et F deux espaces vectoriels de dimension finie. Soit f dans L(E, F ) et
Ex 124: Centrale-Supélec 03 H = {g ∈ L(F, E); f ◦ g ◦ f = 0}.
1) On considère la matrice  
W 0 1) Montrer que H = {0} si et seulement si f est un isomorphisme (note 1 ).
B=
T S 2) Déterminer dim H en fonction de rg f , dim E et dim F .
où W ∈ Mn,p (R), T ∈ Mt,p (R) et S ∈ GLt (R). Montrer que rg B = rg W + rg S. Ex 134: T.P.E 03
Dans la suite de l’exercice on se donne (A1 , . . . , An ) ∈ Mn (R)n tel que Diagonaliser la matrice de Mn (R)
 
Xn 0 ··· 0 1
U= Ai ∈ GLn (R).  ... ..
.
.. 
. .

i=1 0 ··· 0 1
2) Montrer que rg B1 = n où 1 ··· 1 1

B1 = (A1 A2 · · · Ap ) ∈ Mn,np (R). Ex 135: C.C.P 03


Soit A la matrice de Mn+1 (R) définie par
3) Montrer que rg B2 = n où
  ai,j = Cji si 0 ≤ j ≤ i ≤ n, 0 sinon
A1 A2 ··· Ap 0
B2 = ∈ M2n,n(p+1) (R). et φ l’endomorphisme de Rn [X] dont la matrice dans la base (1, X, . . . , X n ) est
0 A1 A2 ··· Ap
t
A.
4) Généraliser. 1) Montrer que pour tout polynôme P de Rn [X]
Ex 125: Centrale-Supélec 03
φ(P )(X) = P (X + 1).
Montrer que si  
A A 2) En déduire A−1 .
B=
0 A 3) Soit bn le nombre de permutations de {1, . . . , n} n’ayant aucun point fixe.
est diagonalisable alors A = 0. Montrer que
Xn
Indication : Etudier P (B) où P est un polynôme bien choisi.
n! = Cjn bj
Ex 126: Mines-Ponts 03 j=0
On considère et déduire de la question précédente une expression de bn en fonction de n.
 q  13  q  13
56 + 84640
27 56 − 84640
27
4) (ajoutée par le dactylographe) En déduire
α=  +  .
2 2 bn
lim .
n→+∞ n!
La calculatrice donne comme valeur approchée 4, 0 ou 3, 99999999. A-t-on effec-
tivement α = 4 ? Ex 136: Centrale-Supélec 03
Ex 127: X 03 Soit M ∈ Mn (C) une matrice possédant n valeurs propres distinctes et N ∈
A est une matrice de Mn (R), X et Y sont dans Mn,1 (R) et tels que (X|Y ) 6= 0 Mn (C) telle que M N = N M . Montrer que N est un polynôme en M .
(produit scalaire usuel), λ est réel. On suppose que AX = λX, tY A = λtY et que 1. On peut établir ce résultat sans supposer les espaces de dimension finie à condition d’ad-
A − λIn est de rang n − 1. Montrer que λ est une valeur propre simple de A. mettre néanmoins que dans un espace vectoriel quelconque tout sous-espace admet au moins un
(question de cours : démontrer le théorème du rang.) supplémentaire et que tout espace vectoriel possède une base.

11
12 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 137: Centrale-Supélec 03 Ex 149: Mines-Ponts 03


Soit (a1 , . . . , an ) n points distincts de R. On définit fk par fk (x) = |x − ak |. Les On appelle carré magique réel un tableau de taille 3 × 3 de nombres réels tel que
familles (f1 , . . . , fn ) et (f12 , . . . , fn2 ) sont-elles libres ? la somme des coefficients sur chaque ligne, chaque colonne et chaque diagonale
soient identiques. On appelle cette somme la somme du carré magique. On note
Ex 138: Centrale-Supélec 03
E l’ensemble des carrés magiques et E0 ceux de somme nulle.
Soient A ∈ Mn (R) et   1) Montrer que E et E0 sont des sous-espaces vectoriels.
0 In
B= 2) Montrer que tout élément de E0 a son coefficient central nul.
A 0
3) Montrer que E = E0 ⊕ F où F est un sous-espace vectoriel bien choisi.
1) Montrer que χB = f (χA ). 4) Comment construire tout les carrés magiques de somme S donnée ?
2) Montrer que dim EB (λ) = dim EA (λ2 ).
Ex 150: Centrale-Supélec 03
3) Donner une CNS sur A pour que B soit diagonalisable.
Soit A dans Mn (C) et
 
Ex 139: Mines-Ponts 03 A A
On considére le polynome : B= .
0 A
X n − 3X n−1 + 5X n−2 + · · · + (−1)n (2n + 1) Condition nécessaire et suffisante sur A pour que B soit diagonalisable.
Ex 151: Centrale-Supélec 03
Combien de racines réelles admet-t-il ?
Soit E un espace vectoriel de dimension n et A un sous-espace vectoriel de E.
Ex 140: Mines-Ponts 03 Soit E un endomorphisme de E. Montrer que :
Soient A et B dans Mn (C) telles que AB = BA. Condition nécessaire et suffisante
pour que   dim f −1 (A) = dim A ∩ f (E) + dim Ker f.
A B
M=
0 A Ex 152: X 03
soit diagonalisable. Soient A1 , . . . , An n matrices nilpotentes de Mn (C) commutant deux à deux.
Démontrer que
Ex 141: ENSAE 03 n
Y
Soit E un espace de dimension finie. Soit u un endomorphisme tel que u3 = u. Ai = 0.
Décrire les sous-espaces stables par u. i=1

Ex 142: Centrale-Supélec 03
Ex 153: Centrale-Supélec 03
Soit E un espace vectoriel et u un endomorphisme de E. On considère
On considère dans Mn (C) l’équation
ψu : L(E) → L(E)
v 7→ u ◦ v En M 2 − tr (M ) M + det(M )In = 0.

1) Vérifier que ψu appartient à L(L(E)). 1) Résoudre E2 .


2) Montrer que ψu est diagonalisable si et seulement si u est diagonalisable de 2) Résoudre E3 .
deux manières différentes : 3) Résoudre En .
– en utilisant un polynôme annulateur,
Ex 154: Centrale-Supélec 03
– en déterminant les sous-espaces propres et les valeurs propres de φu en fonction
Valeurs propres et vecteurs propres de
de ceux de u.
 
Ex 143: T.P.E 03 1 ··· 1
. .
Valeurs propres de la matrice Jn =  .. 1 ..  ∈ Mn (R).
  1 ··· 1
0 ··· 0 1
 .. . .. 
 . 0 .. . Ex 155: C.C.P 03
 
0 ··· 0 1 Calculer exp A avec :
.  
1 .. 1 1 3 1 −2
A = 1 0 −1  .
de Mn (R). 1 2 0
Ex 144: Mines-Ponts 03
Soit   Ex 156: Mines-Ponts 03
  A A A Soit A une matrice de Mn (R) telle que
2 1
A= B = A A A. X
1 2
A A A ∀i |ai,i | > |ai,j |.
j6=i
1) Déterminer les valeurs propres de B.
2) Déterminer les polynômes caratéristique et minimal de B. Montrer que A est inversible.
3) Calculer exp B en effectuant le minimum de calculs. Indication : Prouver que AX = 0 ⇒ X = 0.
Ex 145: Centrale-Supélec 03 Ex 157: Magistère Maths-Info Rennes 03
Soit  
i −1 −i 1 Soit  
3 2 −2
 −1 1 −1 1 
M = . M =  −1 0 1 .
−i −1 i 1
1 1 0
1 1 1 1
1) Calculer M 2 et M 4 . Trouver une matrice inversible P telle que P −1 M P soit triangulaire supérieure.
2) Montrer que M est diagonalisable. Ex 158: Magistère Maths-Info Rennes 03
3) Déterminer Sp(M ). Donner la multiplicité de 2 comme racine du polynôme de C[X]
4) Déterminer le polynôme minimal et le polynôme caractéristique de M .
Ex 146: Mines-Ponts 03 P (X) = X 5 − 11X 3 + 11X 2 + 8X − 4.
Soit M une matrice de Mn (R) telle que A3 = 4A2 − 4A. Calculer exp(A).
L’examinateur souhaitait deux justifications.
Ex 147: Centrale-Supelec 03
Ex 159: Mines-Ponts 03
Soit φ l’endomorphisme de Rn [X] qui à P associe (X 2 − 1)P ′ − (nX − 1)P (à
vérifier) Si A et B sont deux matrices de Mn (R) semblables dans Mn (C) alors elles sont
semblables dans Mn (R).
1) Matrice de φ (pas de précision sur la base).
2) Valeurs propres, vecteurs propres. Ex 160: Mines-Ponts 03
3) Discussion sur le rang de φ. Le corps de base est Q. √ √ √
Ex 148: C.C.P 03 1) Décrire E = Vect{1, 2, 3, 6}.
Soit E un espace vectoriel de dimension n et f un endomorphisme de E. 2) Montrer que dimQ E = 4.
1) Montrer que : 3) E est il un corps ?
4) Méthode de calcul de l’inverse d’un élément ? Combien de conjugaisons sont-
E = Im f ⊕ Ker f ⇒ Im f = Im f 2 . elles nécessaires ? √ √ √ √
5) Compléter la famille (1, 2, 3, 6, 5) par une famille de cardinal minimal
2) Etudier la réciproque. engendrant un Q-espace vectoriel qui soit un corps.
13

Ex 161: Centrale-Supélec 03 Ex 174: ENSAE 03


Soit K un sous-corps de C, A une matrice de Mn (K), B une matrice de Mm (K). Résolution de

On considère la matrice Mmn (K)  αy1 + βy2 = b1


  
 βy1 + αy2 + βy3 = b2
a1,1 B · · · a1,n B 
··· = ···
 ..  .
A ⊗ B =  ... . 



βy i−1 + αy i + βyi+1 = bi

 · · · = ···
an,1 B · · · an,n B 
βyn−1 + αyn = bn
1) Montrer que (On discutera suivant les valeurs de α et β.)
A ⊗ B = (A ⊗ Im )(In ⊗ B).
Ex 175: Centrale-Supélec 03
2) Montrer que Soit
det A ⊗ B = (det A)m (det B)n .  
0 ··· ··· 0 2
1 ..
 . 0 0 
Ex 162: Mines-Ponts 03  .. .. .. 
A = 0 . . .
Déterminer les sous-espaces stables par la matrice . .. .. .. 
. . . . 
  . 0
0 1 1 0 ··· 0 1 0
M = 1 0 1.
0 0 1 1) Déterminer le polynôme minimal de A, noté πA .
2) Déterminer les vecteurs propres et les valeurs propres complexes de A.
Ex 163: Mines-Ponts 03 3) Montrer que πA est irréductible dans Q[X]. En déduire que Q[A] est un corps.
Déterminer les polynômes P et Q de R[X] tels que 4) Quels sont les sous-espaces de Qn stables par A ?
Ex 176: Centrale-Supélec 04
P 2 (X) + (1 − X 2 )Q2 (X) = 1. E est un K-espace vectoriel de dimension fine, a et b deux éléments de L(E).
1) On pose Da = {a ◦ v; v ∈ L(E)}. Montrer que
Ex 164: ENS Cachan 03
Montrer que P (P (X)) − X est divisible par P (X) − X. Da = {f ∈ L(E); Im f ⊂ Im a}.
Ex 165: C.C.P 03
2) On pose Gb = {v ◦ b; v ∈ L(E)}. Donner une description de Gb similaire à
Soit  
0 1 1 1 celle de Da .
1 0 1 1 3) On pose Ha,b = Da + Gb . Déterminer la dimension de Ha,b .
A=  ∈ M4 (C). 4) Quel est le rang maximal d’un élément de Ha,b
1 1 0 1
1 1 1 0
Ex 177: Magistère Maths-Info Rennes 04
1) Vecteurs propres et valeurs propres de A. On considère le polynôme
2) Trouver une matrice M telle que M 2 = A.
P (X) = X 3 + X 2 + mX + 6.
Ex 166: Centrale-Supélec 03
Déterminer les éléments propres de B où
Pour quelles valeurs de m P admet-il deux racines (complexes) a et b telles que
  ab = a + b. Résoudre alors P (z) = 0.
  A A A
2 1
A= , B =  A A A  ∈ M6 (R). Ex 178: Mines-Ponts 04
1 2
A A A 1) Existe-t-il A ∈ Mn (R) symétrique telle que

Ex 167: Centrale-Supélec 03 A3 + A − 2I = 0 ?
Soit A dans Mn (R) telle que A3 = A + In . Montrer que det A > 0.
2) Si A ∈ Mn (C), est-elle diagonalisable ?
Ex 168: Mines-Ponts 03
3) Calculer An .
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie et u un endomorphisme de E.
Montrer que u est diagonalisable si et seulement si tout sous-espace stable possède Ex 179: TPE-EIVP 04
√ √
un supplémentaire stable. 1) Montrer que a = 2 + 3 est algébrique sur Q.
Ex 169: C.C.P 03 2) Déterminer son polynôme minimal πa .
Soient a, b et c des nombres réels et 3) Montrer que πa est scindé dans R[X] et ses racines sont a, −a, b, −b, avec
  ab = 1.
a−b−c 2a 2a 4) Donner la dimension du Q-espace vectoriel Q[a] et montrer que Q[a] est un
A= 2b b−a−c 2b . corps.
2c 2c c−a−b 5) Déterminer les automorphismes σ du corps Q[a] tels que

1) Déterminer les valeurs propres de A. ∀x ∈ Q, σ(x) = x.


2) Condition sur a, b et c pour que A soit diagonalisable.
Ex 170: Centrale-Supélec 03 Ex 180: X 04
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et g un endomorphisme de E. On Soient a, b, c, h 6= 0. Résoudre :
considère
φ : L(E) → L(E) ax + by + h bx + cy + h cx + ay + h
f 7→ f ◦ g − g ◦ f = = .
c a b
On admet que φ est un endomorphisme de L(E). Soit α une valeur propre de φ
et f un vecteur propre associé. Ex 181: Centrale-Supélec 04
1) f k , k entier est-il un vecteur propre de φ. Soit A ∈ Mn (C) telle que tr A 6= 0. Soit f ∈ L(Mn (C))
2) Si α 6= 0 montrer que f est nilpotent avec f n = 0.
f (X) = (tr A).X − (tr X).A
Ex 171: Centrale-Supélec 03
Soit E un espace vectoriel, F et G deux sous-espaces de E. Condition nécessaire
1) Montrer que f est diagonalisable.
et suffisante pour que
2) Résoudre
F + G = F ∪ G?
f (X) = tA − A.
Ex 172: Centrale-Supélec 03
Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Soit A un sous-espace vectoriel de Ex 182: Centrale-Supélec 04
E et f un endomorphisme de E. Démontrer que Soit α dans C∗ tel que pour tout p entier αp 6= 1. Soit A une matrice de Mn (C)
semblable à αA.
dim f (−1) (A) = dim(A ∩ f (E)) + dim(Ker f ). 1) Montrer que Sp(A) est conservé par l’homothétie de rapport α.
2) En déduire que A est nilpotente.
Ex 173: ENS Paris 03 3) Si B ∈ M2 (C) est nilpotente, montrer que B est semblable à αB.
Soit P dans R[X] Montrer que : (P (x) > 0 pour tout x ≥ 0 ) équivaut à (il existe 4) Si B ∈ Mn (C) est nilpotente et si B n−1 6= 0 alors B est semblable à αB.
n tel que (1 + X)n P soit à coefficients strictement positifs). 5) Si B ∈ M3 (C) est nilpotente alors B est semblable à αB.
14 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 183: Centrale-Supélec 04 Ex 195: Mines-Ponts 04


Soit D = diag(µ1 , . . . , µi ) où µi < µj si i < j. tX = (x1 , . . . , xn ) avec xi 6= 0 pour Soit A une matrice de Mn (R) annulée par X 3 − 3X + 4. Que dire du signe de
tout i. α est un réel quelconque. det A ?
1) Démontrer que la matrice Ex 196: Centrale-Supélec 04
  Soit A dans Mn (C) telle que tr A 6= 0. Résoudre dans Mn (C) l’équation en M :
D X
M= t (tr A)M − (tr M )A = B.
X α
Ex 197: T.P.E. 04
possède n + 1 valeurs propres (λ1 , . . . , λn+1 ) telles que On considère

λ1 < µ1 < λ2 < · · · < λn−1 < µn < λn . u : Rn [X] → R[X]


P 7→ (X − a)(X − b)P ′ − nXP
2) Soit maintenant S symétrique réelle dont les valeurs propres (µ1 , . . . , µi ) vé-
1) Montrer que u définit en fait un endomorphisme de Rn [X].
rifient µi ≤ µj si i < j. Démontrer que la matrice
2) Valeurs propres et vecteurs propres de u ?
  3) Noyau de u ? Déterminer {P ; u(P ) = 1}.
S X
M= t
X α Ex 198: Mines-Ponts 04
Soit (fi )1≤i≤n une famille d’applications allant de R dans C. Montrer que (fi ) est
possède n + 1 valeurs propres (λ1 , . . . , λn+1 ) telles que libre si et seulement si ∃(xi ) ∈ Rn telle que det(fi (xj ))1≤i,j≤n 6= 0.
λ1 ≤ µ1 ≤ λ2 ≤ · · · ≤ λn−1 ≤ µn ≤ λn . Ex 199: Centrale-Supélec 04
Soit n 6= 0 et 0 ≤
 r ≤ n −1.
0 B
Ex 184: C.C.P.04 1) Soit W = { t , B ∈ Mr,n−r (R), C ∈ Mn−r (R)}, quel est sa dimen-
B C
1 2
Soit A = et f dans L(M2 (R)) définie par f (M ) = AM . sion ?
2 4 t
2) (Condition sur M ?) Démontrer
 que ker M M = ker M
1) Noyau de f .
A B
2) Surjectivité de f . 3) Soit A ∈ Gln (R) et M = . Montrer que rgM ≥ r et (rg M = n ⇔
C D
3) Valeurs propres et vecteurs propres de f (note 2 −1
D = CA B).
Ex 185: Mines-Ponts 04 4) Soit V un sous espace de Mn (R) tel que ∀M ∈ V, rg ≤ r et Jr ∈ V. Démontrer
Soit A une matrice de Mn (C) nilpotente. Comparer Ker A et Ker (In − exp A). que W ∩ V = 0.
Ex 186: Centrale-Supélec 04 Ex 200: Mines-Ponts 04
On considère l’équation On considére l’équation dans Mn (R) :

M 2 − (tr M )M + (det M )In = 0 En M 2 − (tr M )M + (det M )In = 0.

dans Mn (C). 1) Résoudre E2 .


1) La résoudre pour n = 2. 2) Résoudre E3 .
2) La résoudre pour n = 3. Ex 201: Centrale-Supélec 04
3) La résoudre pour n ≥ 4. Soit F = (X n + X n+1 )n∈N . Cette famille est-elle libre dans R[X] ? Est-elle géné-
Ex 187: Centrale-Supélec 04 ratrice ?
Soit u dans Rn . Déterminer les fonctions linéaires f de L(Rn ) telles que pour tout Ex 202: Centrale-Supélec 04
x de Rn , (u, x, f (x)) soit liée. Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie non nulle , u et v deux endomor-
Ex 188: Centrale-Supélec 04 phismes de E tels qu’il existe α et β complexes avec u ◦ v − v ◦ u = αu + βv.

1) Développement limité de x 7→ 1 + x en 0 à l’ordre n. Montrer que u et v ont au moins un vecteur propre commun.
n
2) Soit N ∈ Mn (R), nilpotente. Montrer que N = 0. Ex 203: Centrale-Supélec 04
3) Trouver A ∈ Mn (R) tq. Soit A dans Mn (R) telle A2 + A + In = 0.
2
A = In + N 1) Montrer que n est pair.
4) Soit α ∈ C∗. 2) Montrer que det A > 0.
Trouver B ∈ Mn (R) tq. 3) Montrer que tr A est un entier.
2
B = αIn + N 4) Déterminer A−1 .
5) Déterminer Ak .
Indication : (donnée en cours de passage) :
Ex 204: X 04
Pensez à utiliser les questions précédentes !
Démontrer que les sous-espaces suivants sont isomorphes :
Ex 189: Centrale-Supélec 04 – L’ensemble des polynômes en (X1 , . . . , Xn ) de degré global inférieur ou égal à
Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Soient p et q deux projecteurs de E k.
vérifiant : – L’ensemble des polynômes en (X1 , . . . , Xn+1 ) homogènes de degré k.
Im p ⊂ Ker q – L’ensemble des polynômes symétriques en (X1 , . . . , Xn+1 ) de degré inférieur ou
Enfin soit r = p + q − p · q. égal à k
1) Montrer que p ∈ L(E). Ex 205: X 04
2) Montrer que r est un projecteur. Soit A dans Mn (C) de valeurs propres (λ1 , . . . , λn ). Déterminer le spectre des
3) Im r ? Ker r ? endomorphismes de Mn (C)
Ex 190: E.N.S. Cachan 04 – X 7→ AX,
Soit A une matrice inversible. On considère la suite (Mn )n∈N de matrices définie – X 7→ XA,
par la donnée de M0 et la relation de récurrence – X 7→ AX − XA.
Ex 206: X 04
Mn+1 = 2Mn − Mn AMn . Soit P un polynôme de degré n dans R[X], tel qu’il existe un polynôme Q avec
P = QP ′′ . Montrer que si P possède deux racines distinctes alors il en possède n.
Condition sur M0 pour que (Mn ) converge ?
Ex 207: T.P.E. 04
Ex 191: E.N.S. Cachan 04 Calculer An puis exp A pour
Démontrer que si N est nipotente, dans Mp (R) et de rang p − 1 alors elle est  
semblable à T = (δi+1,j )1≤i,j≤p . −2 −1 2
Ex 192: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 04 A =  −15 −6 11  .
Décrire Vect{A ∈ M (C); A diagonalisable }. −14 −6 11
n

Ex 193: T.P.E. 04 Ex 208: T.P.E. 04


Résoudre   Soient A et B deux matrices de Mn (C) telles qu’il existe λ complexe avec λAB +
1 1 2
A + B = 0. Montrer que A et B commutent.
M2 = A =  0 2 2.
0 0 3 Ex 209: C.C.P. 04
Les matrices suivantes sont-elle semblables :
Ex 194: T.P.E. 04    
1 −1 2 −2 0 1 0 0
Soit
Pn M = (m i,j ) dans M n (R) telle que m i,j > 0 pour tout couple (i, j) et
 0 0 1 −1  0 0 1 0
j=1 mi,j = 1 pour tout i. Montrer que 1 est valeur propre de M et que toutes A=
1 −1 1 0
 et T = 
0 0 0 1
?
les autres valeurs propres de M sont de module strictement inférieur à 1.
1 −1 1 0 0 0 0 0
2. Question ajoutée par le dactylographe.
15

Ex 210: Mines-Ponts 04 Ex 222: Centrale-Supélec 04


Soit E = R3 [X]. On considère l’application Soit K le corps R ou C, A et B deux matrices de Mn (K), Sp(A) et Sp(B) leurs
spectres et χA et χB leurs polynômes caractéristiques.
φ : E → E 1) Comparer Sp(B) à Sp(tB)
P 7→ R 2) Soit C dans Mn (K), montrer que
où R est le reste de la division de (X 4 − 1)P par X 4 − X. AC = λC ⇔ Im C ⊂ Ker (A − λIn ).
1) Déterminer le noyau de φ.
2) Déterminer l’image de φ. 3) On suppose que A et B ont une valeur propre en commun, montrer qu’il existe
3) Déterminer les éléments propres de φ. C non nulle telle que
Ex 211: Centrale-Supélec 04 AC = λC = CB.
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, u un endomorphisme de E. On note 4) On suppose qu’il existe C de rang r telle que AC = CB, montrer que :
Cu = {v ∈ L(E); v ◦ u = u ◦ v}, Cu′ = {w ∈ L(E); ∀v ∈ Cu v ◦ w = w ◦ v}. deg pgcd(χA , χB ) ≥ r.
Montrer que C ′ = K[u]. 5) Etudier la réciproque.
Ex 212: Mines-Ponts 04 Ex 223: I.N.T. 04
Soit P (X) = 36X 3 − 12X 2 − 5X + 1. On note x1 , x2 et x3 ses racines. Soit P dans R[X], deg P = n. Soit
1) Factoriser P sachant que x3 = x1 + x2 .
2) Soit A dans Mn (R) telle que P (A) = 0. Montrer que la suite (Am )m∈N Q = P + P ′ + · · · + P (n) .
converge et déterminer sa limite.
3) Avec les mêmes hypothèses que dans la question précédente, comment calculer On suppose que ∀x ∈ R P (x) ≥ 0 montrer que ∀x ∈ R Q(x) ≥ 0
exp A dans passer par la diagonalisation. Ex 224: I.N.T. 04
Ex 213: Mines-Ponts 04 Soit P un polynôme de R[X] admettant une racine double dans C. Montrer que
(exercice posé en toute fin d’oral, à résoudre en une poignée de secondes) Que P n’est pas irréducible dans R[X].
peut-on dire de la matrice Jn = (1)1≤i,j≤n . Ex 225: C.C.P 04
Ex 214: C.C.P.04 Soit f dans L(E), E espace vectoriel de dimension 3. On suppose f 3 = 0 et
1 2 f 2 6= 0.
Soit A = et f ∈ L(M2 (R)) défini par f (M ) = AM . 1) Montrer qu’il existe u tel que (u, f (u), f 2 (u)) soit une base de E.
2 4
1) Déterminer Ker f . 2) Montrer que le commutant de f est un sous-espace vectoriel dont une base
2) f est-il injectif ? est (IdE , f, f 2 ).
Ex 215: Centrale-Supélec 04 Ex 226: Magistère Maths-Info (Rennes) 04
On cherche A ∈ Mn (R) telle que A3 + A = 0 Soient A et B deux matrices de Mn (K).
  1) Montrer que si A ou B est inversible, AB et BA sont semblables et ont donc
0 0
1) Démontrer qu’une telle matrice est semblable à une matrice avec même polynôme caractéristique.
0 X
X ∈ M2p (R) vérifiant X 2 + I2p = 0 2) Si A n’est pas inversible, construire une suite de matrices (Ak ) de GLn (K)
  tendant vers A. Par continuité en déduire que AB et BA ont même polynôme
0 −Ip
2) Démontrer que X est semblable à caractéristique.
Ip 0
3) Conclure. Ex 227: Centrale-Supélec 04
Ex 216: Mines-Ponts 04 Soit P un polynôme scindé à racines simples de C[X] de degré n ≥ 2. Notons
Soient f et g deux endomorphismes de E, espace vectoriel de dimension finie, tels (x1 , . . . , xn ) ses racines. Montrer
que n
X 1
f + g = IdE , rg f + rg g = dim E. = 0.
P ′ (xk )
k=1
Nature de f et g.
Ex 217: Mines-Ponts 04 Ex 228: X 04
Soit A dans Mn (C) telle que A3 − In = 0. On cherche une condition nécessaire et suffisante sur les matrices A et B de Mn (C)
1) A est-elle diagonalisable ? pour que toute matrice Y de Mn (C) puisse s’écrire Y = AX − XB.
2) Calculer exp A. 1) Trouver cette condition si A et B sont codiagonalisables.
Ex 218: Centrale-Supélec 04 2) Montrer que cette condition est bien la condition recherchée dans le cas gé-
Pour n entier n ≥ 1 on pose néral.
Ex 229: X 04
X2 Xn L’équation du deuxième degré dans Mn (C) a-t-elle toujours des solutions ?
Pn (X) = 1 + X + + ··· .
2! n!
Ex 230: X 04
1) Déterminer le nombre de racines réelles de Pn . Quels sont les sous-espaces laissés stables par la matrice
2) On note an l’unique racine réelle de P2n+1 . Etudier la suite (an )n∈N .  
0 1 1
Ex 219: Centrale-Supélec 04
M =  1 0 1 ?
Soit E = C 0 (R+ , R).
0 0 1
1) On considère l’endomorphisme

T : E → E Ex 231: Centrale-Supélec 04
f 7→ T (f ) Soit  
A A
avec B= .
Z π 0 A
∀x ∈ R+ T (f )(x) = sin(x − t)f (t) dt. On suppose B diagonalisable. Montrer que A = 0.
0
Déterminez le spectre de f ! Ex 232: Centrale-Supélec 04
2) Soit E ′ le sous-espace des éléments de E ayant une limite finie en +∞ et Soit An (R) l’ensemble des matrices antisymétriques de Mn (R).
1) Montrer que An (R) est un sous-espace vectoriel. En donner la dimension et
U : E′ → E′ une base.
f 7 → U (f ) Soit
f : Mn (R) → Mn (R)
avec M 7→ tAM + M A
U (f )(x) = f (x + 1).
2) f induit-il un endomorphisme de An (R).
Déterminez le spectre de f ! 3) Quels sont dans ce cas les coefficients diagonaux de la matrice dans la base
Ex 220: Centrale-Supélec 04 précédente de l’endomorphisme induit ?
Soit A la matrice dont tous les coefficients sont égaux au réel α. Montrer de Ex 233: Mines-Ponts 04
différente manière que A est diagonalisable. Soient A et B deux matrices de Mn (C) telles que AB = 0. Montrer que A et B
Ex 221: Mines-Ponts04 ont un vecteur propre commun.
1 1 −1 Ex 234: Mines-Ponts 04
Soit A =  1 1 1 . Soient f1 , ..., fn n de R dans C. Démontrer que
1 1 1
1) Définir l’endomorphisme f canoniquement associé à A. (f1 , ..., fn ) libre ⇔ ∃x1 , ..., xn , det(fi (xj )) 6= 0.
2) Déterminer les plans et les droites stables par f .
16 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 235: Centrale-Supélec 04 Ex 251: T.P.E. 05


1) Soit A = (ai,j ) une matrice de Mn (Z). On suppose ai,i impair pour tout i et Soit A une matrice de M2n (R) telle que
ai,j pair si i 6= j. Montrer que A est inversible.
A2n + An + I2n = 0.
2) On suppose maintenant ai,i pair pour tout i et ai,j impair si i 6= j. Montrer
que si n est pair A est inversible (considérer A2 ). Qu’en est-il si n est impair ? 1) Dans quel corps A est-elle diagonalisable.
Ex 236: Centrale-Supélec 04 2) Si n = 1 montrer que A est semblable à
i−1 t
Soit M = (j ) dans Mn (R) et Y = (1, 0, . . . , 0). Résoudre M X = Y .  
0 −1
B= .
Ex 237: Centrale-Supélec 04 1 −1
Soit E un K-espace vectoriel, f un endomorhisme de E. Soit Pf le polynôme p
caractéristique de f , Df l’ensemble des degrés des diviseurs de Pf et Cf l’ensemble 3) Calculer A (dans le cas n = 1 semble-t-il).
des dimensions des sous-espaces de E stables par f . Ex 252: Centrale-Supélec 05
1) Montrer que Cf ⊂ Df . Décrire Cf si Pf est scindé sur K. Soit Pn = (1 + X 4 )n − X 4 déterminer
On suppose maintenant Pf = P α où P est irréductible. {n ∈ N; (1 + X + X 2 )|Pn }.
2) Soit x non nul dans Ker P (f ). Démontrer l’existence d’un tel x. En utilisant
Ex 253: Centrale-Supélec 05
V = {Q(f )(x); Q ∈ K[X]} Soit u l’endomorphisme de R[X] tel que pour tout n u(X n ) = X n+1 .
1) Déterminer le commutant de u.
démontrer que deg P appartient à Cf .
2) Quels sont les sous-espaces de dimension finie stables par u ?
3) Soit β, 1 ≤ β ≤ α. Montrer que β deg P ∈ Cf .
4) En déduire que dans tous les cas Cf = Df . Ex 254: Centrale-Supélec 05
Pour M dans Mn (C) on pose CM = {A ∈ C[M ]; A2 = In } où C[M ] est l’algèbre
Ex 238: C.C.P. 04   des polynômes en M .
2 −2
Calculet An lorsque A = . 1) On suppose M diagonalisable, avec p valeurs propres distinctes. Quelle est la
4 8
dimension de C[M ] ? Quel est le cardinal de CM .
Ex 239: C.C.P. 04 2) On suppose cette fois M nilpotente. Déterminer CM .
  3) Qu’en est-il dans le cas général ?
0 a c
Indication : (donnée juste pour la dernière question) Vous écrivez A = Q(M ).
M =  b 0 c  , (a, b, c) ∈ R 3
Pouvez-vous exploiter le division euclidienne de Q2 par πM ?
b −a 0
Ex 255: ENS-Paris-Lyon-Cachan 05
1) M est-elle diagonalisable dans M3 (R) ? Soient A, B et C dans Mn (C) telles que C = AB − BA.
2) M est-elle diagonalisable dans M3 (C) ? 1) Si C = 0 montrer que A et B ont un vecteur propre commun.
Ex 240: Centrale-Supélec 04 2) Si rg (C) = 1 et ker A ⊂ ker C montrer que Ker A est stable par B.
Soit P un polynôme de C[X] scindé à racines simples. Notons (x1 , . . . , xn ) ces 3) Si rg (C) = 1 et ker A 6⊂ ker C montrer que Im A est stable par B.
racines. Montrer : 4) En déduire que si C est de rang 1, A et B ont un vecteur propre commun.
Xn
P ′′ Ex 256: T.P.E. 05
(xk ) = 0.
P′ Soit A et B deux matrices colonnes linéairement indépendantes. On pose M =
k=1
AtB + B tA.
Ex 241: T.P.E. 04 1) Déteminer le noyau de M .
Résoudre   2) Déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de M .
1 0 0
Ex 257: Centrale-Supélec 05
X2 =  0 4 1  .
Calculer
0 0 9 0 1 ··· 1
.. .. ..
. .
Ex 242: T.P.E. 04 1 .
. . ..
Soit I un idéal de Mn (K), non réduit à {0}. . . . . 1
.
1) Montrer que si A est dans I toutes les matrices équivalentes à A sont dans I. 1 ··· 1 0
2) Montrer que I contient toutes les matrices de rang 1.
Ex 258: Centrale-Supélec 05
3) En déduire les idéaux de Mn (K).
Soit A une matrice de Mn (Z). On suppose tous ses coefficients diagonaux pairs
Ex 243: Mines-Ponts 04 et tous les autres impairs. Que peut-on dire de la parité de son déterminant.
Soit   Ex 259: Mines-Ponts 05
a b c
Soit A une matrice de Mn (R) telle que A2 soit diagonalisable à valeurs propres
A = b c a.
strictement positives. Montrer que A est diagonalisable.
c a b
Ex 260: Mines-Ponts 05
Condition sur (a, b, c) pour que (An )n∈N converge. Diagonaliser la matrice M = (mi,j ) de Mn (R) telle que mi,j = b si i + j = n + 1,
Ex 244: Centrale-Supélec 04 mi,j = a sinon.
Soit P dans R[X] tel que Ex 261: Centrale-Supélec 05
+∞
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, u un élément de L(E) et
X
(k)
∀x ∈ R P (x) ≥ 0. φu : L(E) → L(E)
k=0 v 7→ u ◦ v ◦ u
Montrer que ∀x ∈ R P (x) ≥ 0. 1) Montrer que si u est diagonalisable φu est diagonalisable.
Ex 245: Mines-Ponts 04 2) Etudier la réciproque dans le cas où le corps ets R.
Calcul de 3) Etudier la réciproque dans le cas où le corps ets C.
n−1
Y 1 Ex 262: INT 05
2kπ . Discuter la diagonalisabilité de la matrice A, en utilisant plusieurs méthode, où :
1 − ei n
k=0  
−In −In
Ex 246: Mines-Ponts 04 A= .
In In
1) Résoudre dans C l’équation z 5 − 1 = 0, puis calculer cos( 2π
5 ).
2) En déduire une méthode pour construire à la règle et au compas un pentagone Ex 263: T.P.E. 05
Z
régulier. On note K = 7Z . n est un entier non nul. Déterminer toutes les matrices de
Ex 247: X 04 M n (K) telles que M 3 = In .
Calcul de Indication : On montrera qu’elle sont diagonalisables et on les caractérisera par
X 5
1 un représentant simple de leur classe de similitude.
. Ex 264: T.P.E. 05
k=1
[sin kπ
11 ]
2
Soit E un espace vectoriel dont (en )n∈N est une base. Soit u l’endomorphisme de
Ex 248: Centrale-Supélec 04 E tel que u(en ) = en+1 pour tout n. Soit
Déterminer l’ensemble des polynômes P de C[X] prenant des valeurs entiers (po- Φ : L(E) → L(E)
sitives ou négatives) sur les entiers (positifs ou négatifs). v 7→ uv − vu
Ex 249: Centrale-Supélec 04 On admet qu’elle est linéaire.
Trouver tous les Polynômes P de R[X] tels que P (X 2 ) = P (X)P (X + 1). 1) Montrer que Ker Φ = K[u] = {P (u); P ∈ K[X]}.
Ex 250: Mines-Ponts 05 2) Montrer que pour tout w dans L(E) il existe un unique v tel que Φ(v) = ww
Soit E un espace vectoriel de dimension n, et f un endomorphisme de E tel que et v(e0 ) = 0.
f n = 0 et f n−1 6= 0. Déterminer le commutant de f . 3) Déterminer les vecteurs propres et les valeurs propres de Φ.
17

Ex 265: Mines-Ponts 05 Ex 278: E.N.S Paris-Lyon-Cachan 05


Soit A une matrice de Mn (Z), montrer que pour tout entier p premier
A ∈ GLn (C)
tr Ap ≡ (tr A)p mod p.
Exprimer χA−1 en fonction de χA .
Ex 266: Mines-Ponts 05 Ex 279: Centrale-Supélec 05
  Soit E un espace vectoriel de dimension finie, u un endomorphisme de E. Soit p
1 ··· 1 la multiplicité de 0 comme valeur propre de u. Montrer :
 .. . .. .. 
 
A= . .  dim Ker u = p ⇔ E = Im u ⊕ Ker u.
 1 ··· 1 
1 − n ··· 1 − n Ex 280: Centrale-Supélec 05
Soit E un espace de dimension finie, u dans L(E). Soit H un hyperplan affine
A est-elle diagonalisable ?
d’équation φ(x) = 1 où φ est une forme linéaire non nulle. On suppose que H est
Ex 267: Centrale-Supélec 05 stable par u. Montrer que 1 est valeur propre de u.
Soit E un espace vectoriel de dimension finie, u dans L(E). On dit que u vérifie
Ex 281: Mines-Ponts 05
la propiété P si il existe v tel que u = uv − vu.
Soit E un espace vectoriel réel, de dimension finie. Déterminer les f ∈ L(E) telles
1) Soit u vérifiant P. Calculer uk v − vuk . En déduire que u est nilpotent.
qu’il existe un vecteur u tel que
2) Soit u nilpotent. On admet l’existence d’une base dans laquelle la matrice de
u est de la forme A = (ai,j ) avec ai,j = 0 si 6= i + 1 et ai,i+1 ∈ {0, 1} pour tout i. ∀x ∈ E (u, x, f (x)) est liée.
Montrer que u vérifie P.
3) Démontrer la propriété admise à la questio précédente, lorsque dim E = 3. Ex 282: C.C.P. 05
Ex 268: Mines-Ponts 05 Soit  
Soit A dans Mn (R) telle que A3 = −6A. Calculer la trace de A. a b
E = {Ma,b = ; a ∈ R, b ∈ R}
−b a
Ex 269: Centrale-Supélec 05
Soit E = R2n [X] et 1) Monter que E est un sous-espace vectoriel , puis sous-anneau de M2 (R). Quelle
est la dimension de E ?
u : E → E 2) Soit Φ de C dans E :
P 7→ (X 2 − 1)P ′ (X) − (2nX + k)P φ : a + i b 7→ Ma,b

1) Montrer que u est bien un endomorphisme. Est-ce un isomorphisme d’espaces vectoriels ? un isomorphisme d’anneaux ?
2) Spectre de u, vecteurs propres. u est-il diagonalisable ? Ex 283: Mines-Ponts 05
3) Condition sur k pour que u soit bijectif. Comparer
Yn  
2kπ
Ex 270: I.I.E. 05 X 2 − 2 cos( )X + 1 et (X n − 1)2 ;
Déterminer l’ensemble des polynômes de R(X) vérifiant : n
k=1
P (0) = 2 P (2) = 1 P ′ (0) = 1 P ′ (2) = 0 en déduire la valeur de
Ex 271: C.C.P. 05 Z 2π
Déterminer les caractéristiques de f , de matrice Ω dans la base canonique de R3 . ln(x2 − 2 cos θ x + 1) dθ.
0
 
−2 2 1
1 Ex 284: Centrale-Supélec 05
Avec Ω = −  1 2 −2 
3 Si A est une matrice de Mn (R), on note à la matrice tCom(A).
2 1 2
1) Calculer det Ã.
2) Que vaut le rang de à en fonction de celui de A.
Ex 272: Mines-Ponts 05
3) Montrer que tout vecteur propre de A est vecteur propre de Ã.
Soit E un sous-espace vectoriel de dimension finie de C[X].
4) Montrer que si A et B sont semblables il en est de même de à et B̃.
1) Démontrer qu’il existe une base de E dont tous les éléments ont le même
Indication : On étudiera d’abord le cas où A est inversible. On utilisera ensuite
degré.
un argument de densité.
2) Démontrer qu’il existe une base de E dont les degrés des éléments peuvent
former une suite strictement croissante. 5) Déterminer (g Ã).
Ex 273: Centrale-Supélec 05 Ex 285: Centrale-Supélec 05
  Soit
1 0
Soient A, B et C trois matrices non nulles de M2 (C). Soient I = , C = {AB − BA; (A, B) ∈ (Mn (K))2 }
    0 −1
0 1 0 0
J = et K = . On définit [X, Y ] = XY − Y X et on suppose et N l’ensemble des matrices de Mn (K) dont la diagonale est nulle. Soit
0 0 1 0
[A, B] = 2B, [A, C] = −2C et [B, C] = A. Démontrer que A, B et C sont Φ : Mn (K) → Mn (K)
simultanément semblables à I, J et K. X 7→ DX − XD
Indication : Démontrer que B et C sont nilpotentes (utiliser la trace) de rang 1,
avec D = diag(1, . . . , n).
de noyaux disjoints.
1) Montrer que Φ définit un automorphisme sur N .
Ex 274: Mines-Ponts 05 2) Montrer que toute matrice semblable à un élément de C est un élément de C.
Soit A une matrice de Mn (R) telle que A4 = −3A2 . Que peut-on dire de sa trace ? 3) Prouver qu’un élément de Mn (K) est de trace nulle si et seuelemnt si il est
Ex 275: X 05 semblable à une matrice de N .
Soit P un polynôme scindé donts les racines sont simples et notées (x , . . . , x ). 4) Montrer que C est l’ensemble des matrices de trace nulle.
1 n
1) Calculer : Ex 286: Mines-Ponts 05
Soit A une matrice de Mn (R) ou Mn (C) telle que AtA = A−1 .
X  1 1

1 1) A est-elle diagonalisable ? (discuter les deux cas)
+ .
P ′ (xi ) P ′ (xj ) (X − xi )(X − xj ) 2) Calcul de An .
i,j;i6=j
3) Calcul de exp A.
2) Pour k dans [−1, n − 2] calculer Ex 287: Centrale-Supélec 05
n
Quelles sont les matrices A de Mn (C) telles que pour tout polynôme non constant
X (X − xi )2 P l’équation P (M ) = A possède au moins une solution ?
Qk = .
i=1
P ′ (xi ) Ex 288: E.N.S.Cachan 05
1 2
Soit A = . Déterminer D diagonalisable et N nilpotente telles que A =
Ex 276: Centrale-Supélec 05 0 3
Soit A une matrice de Mn (R) tq ai,i = 0 et ai,j aj,i = 1 pour tout couple (i, j) D + N et DN = N D.
d’indices distincts. On identifie Rn et Mn,1
P(R).
Ex 289: X 05
1) Soit H l’hyperplan de Rn d’équation ni=1 xi = 0. Determiner (ker A) ∩ H. On note Kn [z] l’ensemble des polynômes à coefficients dans Kn . Si A est dans
2) En déduire que rg A ≥ n − 1. Mn (K) on considère l’application
3) Pour quels n ≥ 2 a-t-on rg A = n − 1 pour toutes les matrices caractérisées
comme ci-dessus. ΠA : Kn [z] → Kn
Pd j
Pd j
j=0 aj z 7→ j=0 A aj
Ex 277: X 05
Que dire d’un endomorphisme u de E (dim E = n) laissant satble tous les sous- 1) Montrer que ΠA est linéaire et surjective.
espaces de dimension r, où 1 ≤ r ≤ n − 1 ? 2) Montrer que Ker ΠA = (zIn − A)Kn [z].
18 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 290: X 05 Ex 305: Mines-Ponts 05


Soit E un espace vectoriel, non nécessairement de dimension finie. E1 , E2 et F Calcul de
n−1
Y
désignent des sous-espaces de E. 1
1) On suppose E = E1 ⊕ F = E2 ⊕ F . Que dire de E1 et E2 ? 2ikπ .
k=1 1 − e
n
2) On suppose E1 et E2 isomorphes, Existe-t-il F tel que E = E1 ⊕ F = E2 ⊕ F ?
3) Même question si l’isomorphisme laisse invariant tout élément de E1 ∩ E2 .
Ex 306: Mines-Ponts 05
Ex 291: T.P.E 05 Soient a et b deux matrices de Mn (R) semblables dans Mn (C). Montrer qu’elles
Soit p et q deux projecteurs d’un espace vectoriel de dimension finie, et Mp et sont semblables dans Mn (R).
Mq leurs matrices dans une base quelconque fixée. Montrer que Mp et Mq sont
Ex 307: T.P.E. 05
semblables si et seulement si p et q ont même rang.
Soit A, B et C trois matrices de Mn (C) telles que CA = BC. Si r est le rang de
Ex 292: Centrale-Supélec 05 C montrer que A et B ont au moins r valeurs propres communes (comptées avec
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n. Soit u dans L(E). On définit leurs multiplicitées).

φu : L(E) → L(E) Ex 308: C.C.P.05


v 7→ u ◦ v ◦ u 2 5
Soit A = et f : M 7−→ AM
4 4
1) Montrer que si u est diagonalisable φu est diagonalisable. 1) Déterminer ker f .
2) Etudier la réciproque dans les cas K = R et K = C. 2) f est-il surjectif ?
Ex 293: Mines-Ponts 05 3) Donner des bases de Im f et ker f .
Soit A dans Mn (R) telles que A3 = A + In . Montrer que det A > 0. Ex 309: T.P.E. 05
Ex 294: E.N.S. Cachan 05 Soit :  
Soient A et B dans Mn (R) telles que pour tout λ dans Sp(A) ∩ Sp(B), ℜ(λ) < 0. 0 In
M=
1) Soit C dans Mn (R), montrer que l’équation AM + M B = C possède une A 0
unique solution. Avec A ∈ Mn (C ). M est-elle diagonalisable ? (On attend une CNS)
2) Déterminer M à l’aide de A, B et C.
Ex 310: Centrale-Supélec 05
Ex 295: Centrale-Supélec 05 Soient x1 , x2 , ..., xp , y1 , y2 , ..., yp ∈ Kn
Déterminer les matrices de Mn (C) qui ne commutent avec aucune matrice nilpo- 1) Montrer que rg (Pp x t y ) ≤ min(rg (x , x , ...x ), rg (y , y , ...y )).
Pi=1 i i 1 2 p 1 2 p
tente non nulle. p
2) Montrer que rg ( i=1 xi t yi ) = p ⇐⇒ (x1 , x2 , ...xp ) libre et (y1 , y2 , ...yp ) libre
Ex 296: Mines-Ponts 05 .
Soit A une matrice diagonalisable de Mn (C), la matrice
Ex 311: Magistère Rennes 06
  Résoudre dans C3 :
0 In 
B=  x+y+z = 0
2A A
xy + yz + xz = −13

de M (C) est-elle diagonalisable ? xyz = −12
2n

Ex 297: T.P.E. 05 Ex 312: Magistère Rennes 06


Soit E un espace vectoriel de dimension n et p un projecteur de rang r. Soit : Soit f (x, y, z) = (x + y − z, −3x − 3y + 3z, −2x − 2y + 2z). Déterminer une base
(ǫ1 , ǫ2 , ǫ3 ) de R3 telle que
φ : L(E) → L(E)
u 7→ 21 (p ◦ u + u ◦ p)  
0 1 0
1) φ est-elle diagonalisable. M at(ǫ1 ,ǫ2 ,ǫ3 ) (f ) =  0 0 0  .
2) Préciser les valeurs et les vecteurs propres de φ. 0 0 0

Ex 298: Mines-Ponts 05
Ex 313: Centrale-Supélec 06
Soit E un espace vectoriel de dimension n, F et G deux sous-espaces de E de  
0 ··· ··· ··· 0
dimension respectives p et q. Montrer que .. 
 1 ... .

.. 
n est un entier au moins égal à 2, A =  0 . . . . . .
{f ∈ L(E); f (F ) ⊂ G} 
. est dans Mn (R).
. . . . . 
. .. .. . . .. 
est un sous-espace vectoriel de L(E) et donner sa dimension. .
0 ··· 0 1 0
Ex 299: Centrale-Supélec 05   Pour t dans R, on pose M (t) = exp(tA).
A 0
Soit A une matrice de Mn (K) et B = dans M2n (K). Trouver les ma- 1) Expliciter M (t).
A A
2) C = {N ∈ Mn (R); ∀t ∈ R N M (t) = M (t)N }. Montrer que N appartient à C
trices A pour lesquelles B est diagonalisable.
si et seulement si N A = AN (Indication : dériver M).
Ex 300: Centrale-Supélec 05 3) Montrer que (In , A, . . . , An−1 ) est une base de C.
Pour n dans N on pose Pn = (1 + X 4 )n − X 4 . Déterminer les valeurs de n pour 4) On choisit n = 3. Déterminer et dessiner {M (t)X; t ∈ R} pour un X dans
lesquelles 1 + X + X 2 divise Pn . R3 .
Ex 301: Mines-Ponts 05 Ex 314: C.C.P. 06
1) Montrer que pour tout n il existe un unique polynôme An tel que Soit E un espace vectoriel de dimension finie, u un endomorphisme de E et P
1 1 dans K[X].
An (X + ) = Xn + n . 1) Montrer que si α est valeur propre de u alors P (α) est valeur propre de P (u).
X X
2) Montrer que si u est diagonalisable il en est de même de P (u). La réciproque
2) Montrer que les racines de An sont les xk = 2 cos( (2k+1)π ). est-elle vraie ?
2n
Ex 302: Mines-Ponts 05 Ex 315: Mines-Ponts 06
6 2
Soit Pn (X) = (X − 2)2n + (X − 1)n − 1 avec n ≥ 2. Démontrer que l’on peut Soit M une matrice symétrique réelle telle que M = In . Calculer M .
écrire Pn (X) sous la forme Pn (X) = (X − 1)(X − 2)Qn (X) et expliciter Qn . Ex 316: Centrale-Supélec 06
Ex 303: C.C.P. 05  
Soit E l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à n. On considère 1 a · · · an
 .. .
l’endomorphisme f de E tel que f (P ) = P − P ′ . 0 1 . ..  
1) Montrer que f est un automorphisme de deux manières différentes : en utili- A =  . . . 
. . . . . . a 
sant les matrices, et en utilisant l’injectivité.
0 ··· 0 1
2) P étant donné, résoudre f (X) = P .
Calculer Ap pour p dans Z.
Ex 304: C.C.P. 05  
A A Ex 317: Centrale-Supélec 06
Soit A dans Mn (R) et B = dans M2n (R).
0 A Condition sur a et b pour que la matrice suivante soit inversible :
1) Montrer que pour tout P de R[X]  
  b a ··· a
P (A) AP ′ (A)  .. .
P (B) = a b . .. 

0 P (A) A=. . 
 .. .. ... a 
2) Supposons B diagonalisable. Montrer que A est diagonalisable puis que A = 0. a ··· a b
3) Condition nécessaire et suffisante sur A pour que B soit diagonalisable.
19

Ex 318: Mines-Ponts 06 Ex 324: ENS Cachan 06


A = (inf(i, j)) ∈ Mn (R). 1) K est un sous-corps de C. A ∈ Mn (K), on note A = (ai,j )(i,j)∈[[1,n]]2
1) Montrer qu’il existe U triangulaire supérieure et L triangulaire inférieure telles n
X
que A = LU . on suppose ∀ i ∈ [[1, n]] |ai,i | ≥ |ai,j |
2) Exprimer A−1 à l’aide de N = (δi+1,j ) et tN . j=1 , j6=i
3) Montrer que si λ appartient au spectre de A−1 il existe θ tel que λ = 2−2 cos θ.
Montrer que A est inversible.
4) Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de A−1 .
2) A ∈ Mn (R), on note A = (ai,j )(i,j)∈[[1,n]]2
Ex 319: Centrale-Supélec 06 Xn
Soit A et B dans Mn (C), on suppose tout d’abord qu’il existe X0 non nulle dans on suppose ∀ (i, j) ∈ [[1, n]]2 ai,i ≥ 0 et ∀ i ∈ [[1, n]] ai,j = 1
Mn (C) telle que AX0 = X0 B. j=1
1) Montrer que pour tout polynôme de C[X] : P (A)X0 = X0 P (B).
1. Montrer que toute valeur propre de A est de module inférieur à 1 (si vous
2) Montrer que A et B ont une valeur propre commune. êtes forts, faites-le de deux manières différentes).
On suppose maintenant que A et B ont une valeur propre commune.
2. Montrer que 1 est valeur propre de A.
3) Montrer que si M et N sont deux matrices non nulles de Mn (C) il existe X
telle que M XN soit non nulle. 3. Soit X un vecteur propre de A de norme 1, pour ||Y ||∞ , = sup{ |yi |, i ∈
[[1, n]]}, si les yi sont les coordonnées de Y .
4) En utilisant les polynômes minimaux de A et B montrer qu’il existe X non
Montrer que toute coordonnée de AX est égale à une coordonnée de X.
nulle telle que AX = XB.
5) Conclure et discuter le cas réel. Ex 325: Mines-Ponts 06
6) (supplémentaire) Donner une matrice réelle de M4 (R) dont le polynôme mi- Que dire de la matrice J de Mn (R) dont tous les coefficients sont égaux à 1 ?
nimal est (X 2 + 1)(X 2 + X + 1). Ex 326: X 06
Soit A un matrice de Mn (C). Condition sur les valeurs propres de A pour qu’elle
Ex 320: C.C.P. 06 puisse s’écrire sous la forme A = B 2 avec B = −tB.
On considère le système :
 Ex 327: X 06
 u0 = 1 Soit u l’endomorphisme de Cn tel que u(ei ) = ei+1 pour 1 ≤ i ≤ n − 1, et
v0 = 1 u(en ) = e1 . Déterminer les valeurs propres de u et étudier sa diagonalisabilité.

w0 = 1
Ex 328: Centrale-Supélec 06
 E = R2n−1 [X], (ai )1≤i≤n est une famille de réels distincts et
 un+1 = −2 un −2 vn + wn
∀ n ∈ N, vn+1 = 4 un + vn F ∗ = (u1 , . . . , un , v1 , . . . , vn )

wn+1 = −3 un −2 vn
une famille de formes linéaires définies par ui (P ) = P (ai ) et vi (P ) = P ′ (ai ).
  1) Montrer que F ∗ est une base du dual E ∗ de E. Qn
−2 −2 1 2) Déterminer la base préduale de F ∗ à l’aide du polynôme T = i=1 (X − ai ),
On notera A =  4 3 0  des valeurs de T ′ et T ′′ en les ai et des polynômes Ti = X−a T
.
i
−3 −2 0
Ex 329: Centrale-Supélec 06
On considère l’application
1) Calculer An pour tout entier n, en utilisant le théorème de Cayley-Hamilton.
2) En déduire explicitement un , vn wn . φ : Mn (R) → Mn (R)
X 7→ AXA
Ex 321: T.P.E. 06
A est une matrice de Mn (R) telle que A3 − A − In = 0. 1) Si A est inversible, quel est le rang de φ ?
Montrer que A est diagonalisable sur C puis que det(A) > 0. 2) Si A est de rang r, quelle est la dimension de Ker φ ?
3) Soit Ab = {X; AXA = A}. Montrer que Ab est un sous-espace affine de
Ex 322: Centrale-Supélec 06 Mn (R). Quelle est sa dimension ?
E est un espace vectoriel euclidien sur le corps R, de dimension n ≥ 2. u ∈ L(E). 4) On munit Mn (R) de la norme euclidienne usuelle. Montrer qu’il existe dans
b
1) On veut montrer qu’il existe des sous espaces stables par u de dimension 1 A un unique élément de norme minimale.
ou 2. Ex 330: Centrale-Supélec 06
Soit u dans L(E), E espace vectoriel réel de dimention finie tel que u3 + u = 0,
1. Conclure si u a une valeur propre. u 6= 0 et u2 + e 6= 0. Montrer que la matrice de u dans unebase bien  choisie est
2. Sinon, soit A la matrice de u dans une base quelconque, montrer l’existence diagonale par bloc, chaque bloc non nul étant de la forme 0 −1 .
d’une valeur propre (complexe) λ de A. 1 0
On note A(X + iY ) = λ(X + iY ) avec (X, Y ) ∈ Mn (R)2 . Ex 331: Mines-Ponts 06
Montrer X 6= 0 puis montrer l’existence de réels α et β tels que A2 X = Soit P dans K[X] tel que P (0) = 0 et P ′ (0) 6= 0, et f dans L(E). On suppose
α A X + β X. P (f ) = 0.
Conclure 1) Que dire de Ker f et Im f ?
2) f est-il un projecteur ?
2) On suppose que : ∀x ∈ E, u(x)⊥ x. Montrer l’existence d’une base orthogo-
nale ε de E et d’un r-uplet de réels (λ1 , λ2 , ... , λn ) avec 2 r ≤ n et ∀ i, λi ≤ Ex 332: ENS Lyon 06
λi+1 telle que : Existe-t-il dans GLn (C) une matrice A distincte de In et semblable à A2 .

  Ex 333: X 06
λ1 J Soit
 λ J    E = {m; ∃A ∈ Mn (Z) (Am = In ) ∧ (m = min{k; Ak = In })}
 2  0 −1
Matε (u) =  ..  avec J =
 .  1 0 Montrer que E est fini.
(0) Indication : Que dire des valeurs propres de telles matrices A. En déduire que
l’ensemble des polynômes caractéristiques des A est fini.
3) Application à M : trouver r et les λi . Ex 334: X 06
Soit V un espace vectoriel de dimension n et (S1 , . . . , Sk ) une famille de sous-
  Pk Tk
0 1 −1 1 espaces tels que j=1 dim Sj > n(k − 1). Montrer que j=1 Sj 6= {0}.
 −1 0 1 −1 
M =   Ex 335: Mines-Ponts 06
 1 −1 0 1  A et B sont
  deux matrice de Mn (C). Condition nécessaire et suffisante pour que
−1 1 −1 0 A B
soit diagonalisable.
0 A
Ex 323: X 06 Ex 336: T.P.E. 06
Déterminer l’ensemble des formes linéaires φ sur Rn telles que φ(xy) = φ(x)φ(y)
On considère l’application
(xy désigne le vecteur dont les coordonnées sont les produits des coordonnées de
x et y).
R[X] −→ R[X]
φk : Ex 337: T.P.E. 06
P 7 → X(X + 1) P ′ (X) − 2 k X P (X)

Déterminer les éléments propres de l’endomorphisme
1) Condition sur k pour que φk soit un endomorphisme de R2n [X]. f : R[X] → R[X]
2) Trouver alors les valeurs propres de φk , ses vecteurs propres, son image, son P 7→ (X 3 + X)P ′ − (3X 2 − 1)P
noyau.
20 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 338: Centrale-Supélec 06 Ex 349: X 06


Soit E = Mn (R) Soit k un corps , E et F deux parties finies de k et f : E × F → k. Trouver P de
1) Si n = 2, montrer que deux matrices sont semblables si et seulement si elles degré minimal qui coïncide avec f sur E × F .
ont même polynôme minimal et même polynôme caractéristique.
Ex 350: E.N.S. Paris 06
2) Montrer que le résultat précédent est faux si n = 4. 2iπ
Soit q dans N∗ et ω = e q . Soit (A, B) dans Mq (C) : A = (δi+1,j )1≤i,j≤n et
3) Etudier le cas n = 3.
B = diag(1, ω, ω 2 , . . . , ω q−1 ).
Ex 339: Centrale-Supélec 06 1) Calculer (A + B)q .
Existe-t-il une base de Mn (R) formée de matrices diagonalisables ? 2) Soient M et N deux matrices de Mq (C) telles que M N = ωN M . A quoi, à
Ex 340: Mines-Ponts 06 votre avis, sera égal (M + N )q ? Prouvez-le !
1) Soit P ∈ R[X], montrer que P est scindé si et seulement si :
Ex 351: C.C.P. 06
∀z ∈ C, |P (z)| ≥ | Im (z)| deg(P )
. On considère A = (ai,j ) ∈ M2 (R) et B = (bi,j ) ∈ M2 (R).
Soient les matrices définies par blocs :
2) Soit E un R-espace vectoriel de dimension finie. Soit (um ) une suite d’endo-    
morphismes diagonalisables de L(E) convergeant vers u ∈ L(E). u est-il diago- a1,1 I2 a1,2 I2 B 0
à = et B̃ =
nalisable ? Trigonalisable ? a2,1 I2 a2,2 I2 0 B
3) Quelle est l’adhérence de Dn (R) dans Mn (R) et de Dn (C) dans Mn (C) ? On    ′
note Dn (K) = {M ∈ Mn (K)|M diagonalisable}. x1 x1
On prendra et deux vecteurs propres de A et B respectivement.
x2 x′2
Ex 341: X 06      ′  
x1 0 x1 0
1) Soit F une élément de C[X] de degré n d un entier strictement supérieur à
 0   x1   x′2   0 
n. On note {z0 , . . . , zd } l’ensemble des racines (d + 1)-ièmes de l’unité. On en On pose alors U1 =  , U2 =  , V1 =   et V2 =  ′ .
x2 0 0 x1
considère un sous-ensemble α0 , . . . , αn de cardinal n + 1. On suppose que pour
1 0 x2 0 x′2
tout i |F (zi )| ≤ 2d . Montrer que
1) Montrer que U1 et U2 sont vecteurs propres de à et que V1 et V2 sont vecteurs
kF k = sup |F (z)| < 1. propres de B̃.
|z|=1 2) Montrer que W1 = x1 V1 + x2 V2 est vecteur propre de à et B̃. Construire une
4
base de R constituée de  vecteurs propres de à et B̃ simultanément.
2) Soit (F, G) dans C[X]2 , avec deg F = n, deg G = m, n + m = d. Montrer que a B a B
1,1 1,2
kF k.kGk < 22d kF Gk. 3) M = est-elle diagonalisable ?
a2,1 B a2,2 B
Ex 342: Centrale-Supélec 06
Ex 352: Centrale-Supélec 06
Quels sont les sous-espaces de R3 stables par
Soient (A, B, C, D) ∈ Mn (C)4 telles que C tD = D tC
 
2 2 1 1) En calculant le déterminant de la matrice définie par le produit par blocs

A= 1 3 1     t 
1 2 2 A B D 0
×
C D −tC D−1
Ex 343: Mines-Ponts 06
A B
On considère la matrice
montrer que = det(A tD − B tC)
  C D
1· · · an−1
a 2) Etendre au cas D non inversible.
 .. .
.. 
0 1 . 
M =. .  Ex 353: Centrale-Supélec 06
 .. .. ... a  Soit
0 ··· 0 1 f : Mn (R) → Mn (R)
t
X 7→ X
Déterminer son inverse en vous servant de la matrice
  Calculer det f .
0 1 ··· 0
 .. . Ex 354: Centrale-Supélec 06
0 0 . .. 

N =. . ..  1) Soit A une matrice de Mn (Z) dont les coefficients diagonaux sont impairs et
 .. .. . 1 les autres pairs. Montrer que det A 6= 0.
0 ··· 0 0 2) On suppose maintenant les coefficients diagonaux de A pairs et les autres
impairs. Montrer que si n est pair alors det A 6= 0. Le résultat reste-t-il vrai si n
Ex 344: Mines-Ponts 06 est impair ?
E est un espace vectoriel sur K. Soit P dans K[X] tel que P (0) = 0 et P ′ (0) 6= 0.
Soit f dans L(E) tel que P (f ) = 0. Ex 355: Centrale-Supélec 06
1) Que dire de Ker f et Im f ? Si E est de dimension n non nulle, si f est un endomorphisme de E, si B =
2) Quand f est-il un projecteur ? (e 1 , . . . , en ) est une base de E simplifier :

Ex 345: C.C.P 06 Xn
E est un espace vectoriel de dimension finie. f est un endomorphisme de E. On detB (V1 , . . . , Vi−1 , f (Vi ), Vi+1 , . . . , Vn ).
définit i=1
φ : L(E) → L(E)
g 7→ g ◦ f Ex 356: Magistère 06
1) Montrer que tout polynôme annulateur de f est un polynôme annulateur de Montrer que X(X + a)(X + 2a)(X + 3a) + a4 est un carré de R[X]. En déduire
φ et réciproquement. En déduire que f est diagonalisable si et seulement si φ est la factorisation de X(X + 1)(X + 2)(X + 3) + 8.
diagonalisable.
Ex 357: Magistère 06
2) Montrer que toute valeur propre λ de f est valeur propre de φ. Déterminer
Soit  
Eλ (φ) à l’aide de Eλ (f ).
13 −5 −2
3) Avec les mêmes notations, quelle est la dimension de Eλ (φ) ?
M =  −2 7 −8 
Ex 346: Mines-Ponts 06 −5 4 7
On note F (R, R) l’ensemble des fonctions de R vers R. Soit (f1 , . . . , fn ) une famille
d’éléments de F (R, R). Montrer que cette famille est libre si et seulement si il 1) Calculer le déterminant de M .
existe une famille (x1 , . . . , xn ) de réels telle que det[(fi (xj ))1≤i,j≤n ] 6= 0. 2) Calculer les cofacteurs des éléments diagonaux.
3) Vérifier que 9 est valeur propre de M et déterminer le sous-espace propre
Ex 347:  Mines-Ponts 06 
0 1 0 0 0 associé.
0 0 1 0 0 Ex 358: T.P.E 06
 
Soit A =  0 0 0 1 0  Soit A dans Mn (R). Résoudre X + tX = tr (X)A.
 
0 0 0 0 1
1 0 0 0 0 Ex 359: Centrale-Supélec 06
1) A est-elle diagonalisable ? 1) Soit A une matrice de M3 (R), non nulle  et nilpotente.
  Montrerque A est
2) Calculer An . 0 1 0 0 1 0
3) Calculer exp A. semblable à une et une seule des matrices  0 0 1  et  0 0 0 .
Ex 348: X 06 0 0 0 0 0 0
 
0 2A 2) Enoncé et démontrer un résultat similaire dans M 4 (R).
1) Soit A dans M2 (R) diagonalisable, M = . M est-elle diagonali- 3) Que peut-on dire dans M (R) ?
−A 3A n
sable ? 4) Montrer que si A est nilpotente et dans Mn (R) alors An = 0.
2) Réciproquement, si M est diagonalisable A est-elle diagonalisable ? 5) En déduire une démonstration des affirmations faites à la question 3.
21

Ex 360: T.P.E. 06 Ex 372: Mines-Ponts 07


Soit n un entier au moins égal à 2, a et b deux nombres complexes tels que a 6= b. Soit A dans M2 (Z) telle qu’il existe n entier strictement positif avec An = I2 .
1) Montrer que : Montrer que A12 = I2 .
Ex 373: Mines-Ponts 07
λ1 a · · · a
.. . ! Soit
. .. 1 Yn Yn  
b λ2 0 ··· ··· 0 −a1
. . = b (λk − a) − a (λk − b) .
.
. . . . . . a b − a  .
 1 ..
.. .. 

k=1 k=1
 . . 
.. .. .. ..
b · · · b λn A= . . . 
0 . 
. . . 
2) Montrer que les affixes des valeurs propres de la matrice  .. .. . . 0 −a
n−2 2

  0 ··· 0 1 −an
0 a ··· a
 .. . 1) Déterminer le polynôme caractéristique de A.
b 0 . .. 

. .  2) Montrer que A est diagonalisable si et seulement si son polynôme caractéristi-
 .. .. ... a 
que est scindé à racines simples.
b ··· b 0
Ex 374: Centrale-Supélec 07
sont alignées ou cocycliques. On considère u et v, deux endomorphismes de Rn qui commutent. On note χu et
Ex 361: T.P.E. 06 χv leurs polynômes caractéristiques.
Soit n un entier, E = Rn [X] et 1) On suppose que χu est scindé et qu’il est premier avec χ′u . Montrer que v est
diagonalisable.
D : E → E 2) Est-ce une condition nécessaire ?
P 7 → P′ 3) Donner un exemple ou v n’est pas diagonalisable et χu n’est pas premier avec
χ′u mais est néanmoins scindé.
Déterminer le polynôme minimal de D.
4) Donner un exemple ou v n’est pas diagonalisable et χu n’est pas scindé mais
Ex 362: Centrale-Supélec. 06 est néanmoins premier avec χ′u .
Résoudre le système t 5) Reprendre toutes ces questions dans le cas de Cn .
XY X = In
t
Y XY = In Ex 375: T.P.E. 07
Soit A dans Mn (C) et λ une valeur propre de AA qui n’est pas dans R+ . On
1) dans Mn (R) ; choisit X vecteur propre de AA associé à λ et on pose Y = AX. Montrer que
2) dans Mn (C). (X, Y ) est libre et est une famille de vecteurs propres de AA.
Ex 363: Centrale-Supélec. 06 Ex 376: Mines-Ponts 07
On se place dans E = Mn (K), K = R ou K = C. Montrer que tout hyperplan de On identifie Zp à Mp,1 (Z). On considère une application φ de Zp dans lui-même.
E contient au moins une matrice inversible. Montrer que φ est un automorphisme de (Zp , +) si et seulement si il existe une
Ex 364: Mines-Ponts 06 matrice A à coefficient dans Z de déterminant ±1 telle que φ(X) = AX.
Soit
φ : Rn−1 [X] → R Ex 377: Centrale-Supélec 07
R1 M polynôme de C[X] degré n. A est un polynôme de C[X]. On considère l’ap-
P 7→ −1 P (t) dt
plication fA qui au polynôme P associe le reste de la division euclidienne de AP
Soit (a1 , . . . , an ) n réels distincts. Montrer qu’il existe (λ1 , . . . , λn ) dans Rn tel par M .
X n
que pour tout P : φ(P ) = λk P (ak ). 1) Montrer que fA est un endomorphisme de Cn−1 [X]. Déterminer ses valeurs
k=1
propres.
Ex 365: Mines-Ponts 06 2) Soit a une racine de M de multiplicité p. Montrer que Vect{(X − a)k , 0 ≤ k ≤
Que dire d’une matrice A de Mn (R) de rang 1, telle que : p − 1} est stable par fA .
3) Système de conditions nécessaires et suffisantes pour que fA soit diagonali-
tr (tAA) = tr (A2 ) ? sable.
4) Que vaut det fA ?
Ex 366: Centrale-Supélec 06 Ex 378: Mines-Ponts 07
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie, u et v deux endomorphismes de Soit
E tels qu’il existe un complexe non nul k avec uv − vu = kv. f : Rn [X] → Rn [X]
1) Montrer que pour tout n entier P (X) 7→ P (a) − P (X) + (X − a)(P ′ (X) − P ′ (a))

uv n − v n u = nv n 1) Déterminer le noyau et l’image de f .


2) Déterminer les vecteurs propres et les valeurs propres de f .
2) Montrer que det v = 0.
Ex 379: C.C.P. 07
3) Montrer que v est nilpotent.
Soit A une matrice diagonalisable.
 
Ex 367: Centrale-Supélec 06 In A
Montrer que tout vecteur propre de A est aussi vecteur propre de t(Com(A)). 1) Diagonalisabilité de ?
A In
Ex 368: C.C.P. 06 2) Matrice de passage ?
On considère l’endomorphisme f de R dont la matrice dans la base canonique Indication : (donnée dès le début) : on pourra démontrer le resultat avec n = 1
3

est   et n = 2.
2 1 1 Question de l’examinateur : Votre matrice est une matrice de passage de quelle
A = 1 0 3  base vers quelle base ?
1 1 −2
Ex 380: C.C.P. 07
3
Déterminer tous les endomorphismes g de R tels que Soit E un espace vectoriel de dimension finie, u un endomorphisme de E et
[
g 3 − 2g = f. N= Ker ui .
i≥1
Ex 369: Centrale-Supélec 07
Soiet (A, B) un couple de matrices de M2 (Z). On suppose que A, A + B, A + 2B, Montrer que
A + 3B et A + 4B sont inversibles dans M2 (Z). Montrer que A + kB est inversible N = Ker u ⇔ E = Ker u ⊕ Im u.
dans M2 (Z) pour tout k dans Z.
Ex 370: Centrale-Supélec 07 Ex 381: Mines-Ponts 07
3
Soit A dans Mn (R) telle que A = A + In . Montrer que det A > 0. E est un K-espace vectoriel de dimension n, avec K = R ou K = C.
1) Soit f et g deux endomorphismes de E. montrer que Im f ⊂ Im g si et
Ex 371: C.C.P. 07 seulement si il existe un endomorphisme h tel que f = g ◦ h.
Soit   2) Soit f et g deux endomorphismes de E. on considère les trois propositions :
a1 · · · · · · an−1 an
 1 0 ··· ··· 0  1. f = f ◦ g ◦ f
 .. .. .. 
 . . 
A= 0 .  ∈ Mn (C). 2. g = g ◦ f ◦ g
 . . . . . 
 .. . . . . . . .
.  3. rg f = rg g
0 ··· 0 1 0 Montrer que deux d’entre elles impliquent la troisième.
1) Déterminer son polynôme caractéristique. 3) Montrer que pour tout endomorphisme f il existe un endomorphisme g tel
2) Donner une condition nécessaire et suffisante de diagonalisabilité. que (f, g) vérifie les trois propriétés précédentes.
22 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 382: Centrale-Supélec 07 Ex 395: Centrale-Supélec 07


Soit T l’endomorphisme Soient A et B deux matrices de M2 (Z) telles que A, A + B, A + 2B, A + 3B
et A + 4B soient inversibles dans M2 (Z). Montrer que pour tout k A + kB est
T : R[X] → R[X]
inversible dans M2 (Z).
P 7→ (8X + 3)P − (X + X 2 )P ′ + (X 2 − X 3 )P ′′
Ex 396: Centrale-Supélec 07
1) T est-il injectif, surjectif ? Soit A une matrice de Mn (R) telle que A3 = A + In . Montrer que det A > 0.
2) Valeurs propres et vecteurs propres de T .
Ex 397: Centrale-Supélec 07
Ex 383: X 07
E = Cn , g appartient à GL(E). ON considère
Soit A dans Q[X]. On suppose qu’il existe des entiers non nuls p et q tels que A′p
divise Aq . Montrer que A′ divise A. ig : L(E) → L(E)
Ex 384: Mines-Ponts 07 u 7→ gug −1
Montrer que {P ∈ Z[X], P de degré n, unitaire, tel que Z(P ) ⊆ U } est fini, où
Z(P ) désigne l’ensemble des racines de P et U = {z ∈ C, |z| = 1}. 1) Montrer que ig est un automorphisme de L(E).
2) Montrer que ig induit un automorphisme de L(E).
Ex 385: Centrale-Supélec 07
Soient A et B dans Mn (K), on note Sp(A), Sp(B), χA et χB leurs spectres et 3) Tout automorphisme de L(E) est-il de la forme ig ?
polynômes caractéristiques. 4) Tout automorphisme de GL(E) est-il de la forme ig ?
t
1) Montrer que B et B ont même spectre. 5) Calculer det ig . (Considérer u 7→ u ◦ g −1 et u 7→ g ◦ u.
2) On suppose que Sp(A) et Sp(B) ont un élément commun. Montrer qu’il existe 6) Calculer tr ig .
une matrice C non nulle telle que AC = CB. 7) Que dire de g 7→ ig ?
3) On suppose qu’il existe une matrice C de rang r telle que AC = CB. Montrer Ex 398: T.P.E. 07
que le pgcd de χA et χB est de degré au moins r. E est l’espace des fonctions de classe C 1 sur R nulles en 0. Soit T l’application
4) Etudier la réciproque. définie sur E par Z x
Ex 386: T.P.E. 07 f (t)
T (f )(x) = dt.
Soit a un réel strictement positif. Soit A = (ai,j ) telle que ai,j = 0 si i < j et 0 t
j
ai,j = ai−1 (1 − a)j−i si i ≥ j. La matrice A est-elle diagonalisable ? 1) Montrer que T est un endomorphisme.
i
2) déterminer ses éléments propres.
Ex 387: Mines-Ponts 07
Soit B une matrice de Mn (C) admettant n valeurs propres distinctes. Soit P un Ex 399: Mines-Ponts 07
3
polynôme de C[X] de degré d non nul. Montrer que l’équation P (X) = B possède Soit f l’application linéaire de R dont la matrice dans la base canonique est
un nombre fini de solutions et donner une majoration de ce nombre de solutions  
en fonction de n et d. 1 loga b loga c
 logb a 1 logb c 
Ex 388: ENS Paris 07
logc a logc b 1
1) Soit E un espace vectoriel de dimension finie n. Soit u un endomorphisme
nilpotent de E. Montrer que un = 0. Montrer que f est la composée d’une homothétie et d’une projection à caractériser.
2) Soient (u1 , . . . , un ) des endomorphismes nilpotents commutant deux à deux.
Montrer que Ex 400: Centrale-Supélec 07
Yn 1) soit N une matrice nilpotente d’indice de nilpotence r de Mn (C). Montrer
ui = 0 que r ≤ n.
i=1
0 1 0 ··· 0
.
 .. . . . . . . . . ... 
.
Ex 389: ENS Paris 07  
. .. .. 
Soit n un entier non nul et 2) On suppose r = n montrer que n est semblable à  .. . . 0 .
. .. 
. . 1
Pn = X n + X n−1 + · · · + X + 1 .
0 ··· ··· ··· 0
1) Rechercher les factorisations Pn = QR où Q et R sont à coefficients entiers 3) On se donne N nilpotente, d’indice de nilpotence 3 et de rang 2p, avec n = 3p.
naturels. Montrer que Ker N 2 = Im N et Im N 2 = Ker N en déduire que N est semblable
2) Soit Pn = QR une factorisation de Pn où les coefficients de Q et R sont des à  
réels positifs, Q et R étant de plus unitaires. Montrer que les coefficients de Q et 0 Ip 0
R sont dans {0, 1}.  0 0 Ip  .
Ex 390: Centrale-Supélec 07 0 0 0
1) U6 est-il isomorphe à S3 .
2) Pour quelle valeurs de p U6 est-il isomorphe à un sous-groupe de Sp . Ex 401: T.P.E. 07
3) On note πnQl’ensemble des générateurs de Un . Déterminer π6 et π12 . Soient A et B deux matrices de Mn (C) telles que AB = 0. Montrer que A et B
On note Φn = z∈πn (X − z) sont trigonalisables dans la même base.
4) Exprimer Φp si p est premier.. Ex 402: Mines-Ponts 07
5) Montrer que Y Soit E un espace vectoriel et f dans L(E). A-t-on E = Ker f ⊕ Im f si Ker f ∩
Xn − 1 = Φd Im f = {0} ?
d|n
Ex 403: X 07
Ex 391: C.C.P.07 Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Soit G un sous-groupe fini de
1 2 GL(E) de cardinal r. Pour f dans L(E) on définit
Soit A = et f : M 7→ AM de M2 (R) vers M2 (R).
2 4
1) Déterminer le noyau de f . 1X
f˜ = g ◦ f ◦ g −1 .
2) f est-elle surjective ? r
g∈G
3) Déterminer une base de Im f et une base de Ker f .
Ex 392: X 07 1) Montrer que f˜ commute avec tous les éléments de G.
Soient A et H dans Mn (R) avec rg(H)=1. Montrer que 2) Soit V un sous-espace stable par tous les éléments de G. Montrer qu’il possède
un supplémentaire stable par tous les éléments de G.
det(A + H) det(A − H) <= (det A)2
Ex 404: C.C.P. 07
Ex 393: ENS Paris-Lyon-Cachan 07 E = Rn [X], f : P 7→ P − P ′ va de E vers E.
1) Soit A ∈ Mn (C), diagonalisable. Montrer que {M ; AM = M A} est un espace 1) Montrer que f est bijective de deux manières différentes, l’une d’elle utilisant
vectoriel, et déterminer sa dimension. Pour une matrice A quelconque, on pose les matrices.
2) Q étant donné trouver P tel que P − P ′ = Q.
fA : M 7→ M A − AM .
Ex 405: T.P.E. 07 
2) p étant un entier, montrer que {A; rg (fA ) > p} est un ouvert. 1 0 2
3) Pour A quelconque, montrer que {M ; AM = M A} est de dimension au moins Calculer exp  3 2 1 .
égale à n. 0 0 3
4) Le même raisonnement s’applique-t-il dans R ? Ex 406: Centrale-Supélec 07
Ex 394: ENS Paris 07 Soit P = X 4 + X 3 + 2X 2 + X + 1 (indication donnée dans l’énoncé : i est racine
Soit un espace vectoriel E de dimension finie et E1 , E2 2 s.e.v. de même dimension. de P ).
Montrer qu’ils possèdent un supplémentaire commun. Que se passe-t-il si l’on 1) Montrer qu’il existe une matrice M de M4 (R) dont P est le polynôme minimal.
considère r s.e.v. E1 , E2 , . . . , Er ? 2) Existe-t-il une matrice de M5 (R) dont P est le polynôme minimal ?
23

Ex 407: Mines-Ponts 07 Ex 418: T.P.E. 07


Soit (a0 , . . . , an ) n + 1 réels distincts. On note E = Rn [X] l’ensemble des poly- Soit E un K-espace vectoriel (K sous-corps de C). Soit u un endomorphisme de
nômes de degré au plus égal à n. On définit pour tout j : E tel que un = IdE , F un sous-espace de E stable par u et p une projection sur
F parallèlement à un sous-espace quelconque.
φj : Rn [X] → RRa 1) Montrer que
P 7→ 0 j P (t) dt n−1
1 X k n−k
1) Montrer que (φ0 , . . . , φn ) est une base du dual de E. q= u pu
n
k=0
2) En donner une base antéduale.
est un projecteur.
Ex 408: Mines-Ponts 07
2) Précisez son image et montrer que son noyau est un sous-espace stable par u.
Soit E un K-espace vectoriel, a un élément non nul de K et f un endomorphisme
tel que f 3 − 3af 2 + a2 f = 0. Montrer que E = Ker f ⊕ Im f . Ex 419: Centrale-Supélec 07
Soit  
Ex 409: Mines-Ponts 07 A1 A2
Soit A une matrice de Mn (R) telle que A3 − A − In = 0. Montrer que det A > 0. M=
0 0
Ex 410: Centrale-Supélec 07 dans Mn (R). Donnez des inégalités sur le rang de M :
Soit f : Mn (C) → C telle que f (AB) = f (A)f (B) pour tout couple (A, B) de
matrices. rg A1 ≤ rg M ≤ k ≤ n
1) Si P est la matrice d’un projecteur, montrer que f (P ) appartient à{0, 1}. En
...
déduire f (In ) et f (0n ) dans les cas non triviaux. On se place dans ces cas.
2) Montrer que f (A) = 0 ⇔ det A = 0. Ex 420: Centrale-Supélec 07
3) On admet le résultat 1) Soit A une matrice de M2 (K), non colinéaire à I2 . Montrer qu’il existe X dans
M2,1 (K) telle que (X, AX) soit libre. Soient A et B deux matrices de M2 (K), non
det M = 1 ⇔ ∃(C, D) ∈ GLn (C) M = CDC −1 D−1 colinéaires à l’unité, ayant même trace et même déterminant. Montrer qu’elles
sont semblables.    
Montrer que 3 2 0 1
det A = det B ⇒ f (A) = f (B). 2) Soient A = et B = . montrer que A et B sont Q-
4 3 −1 6
(Question bonus, posée rapidement par l’examinateur avant d’attaquer l’exercice semblables, mais pas Z-semblables.
suivant : que dire si f est continue ?) Ex 421: Mines-Ponts 07
Ex 411: Centrale-Supélec 07 Soit E un espace vectoriel, p et q deux endomorphismes de E. Montrer que p et
Soit (A, B) dans S (R) . 2 q sont des projecteurs de même noyau si et seulement si :
n
1) Montrer que p ◦ q = p et q ◦ p = q.
f : t 7→ max Sp(A + tB)
Ex 422: Centrale-Supélec 07
est convexe.
On suppose que M est semblable à 2M (M est une matrice de Mn (K), où K est
2) A quoi ressemble f lorsque A et B sont simultanément diagonalisables ?
un sous-corps de C). Montrer que M est nilpotente.
Ex 412: X 07
Ex 423: Mines-Ponts 07
Soit G groupe fini de Mn (C). Soit M la somme des éléments de ce groupe. Prouver
Soit A une matrice de Mn (C). Montrer l’équivalence de
que tr (M ) = rg (M ) Card(G).
i) A est nilpotente,
Ex 413: Centrale-Supélec 07 ii) tr A = tr A2 = · · · = tr An = 0.
On cherche les entiers n tels qu’il existe un polynôme P et un réel λ avec
Ex 424: Centrale-Supélec
 07
2
P (X) − X(X + 1)(X + 2) · · · (X + 2n − 1) = λ .2 A 1 A 2
Soit A = une matrice de Mn (R) de rang k.
0 0
1) Etudier les cas n = 1 et n = 2. On suppose maintenant n ≥ 3. On considère 1) Montrer que rg A1 ≥ max(0, 2k − n).
un éventuel couple solution (P, λ), avec P (0) = λ. 2) Soient A et B deux matrices de Mn (R) telles que rg AB = k. Déterminer la
2) Que dire des racines de P + λ et P − λ. valeur minimale de rg BA.
3) Montrer que si a et b sont deux racines successives de P − λ alors b = a + 1 Ex 425: C.C.P. 07
ou b = a + 3. On considère la matrice  
4) On range les racines de P − λ dans l’ordre décroissant : 1 0 0 2
0 1 1 0
0 = a0 > a1 > a2 > · · · M = .
0 1 1 0
Montrer que a = −3 et a = −4 puis conclure. 2 0 0 4
1 2
Ex 414: Centrale-Supélec 07 1) Sans calcul, indiquer si la matrice est inversible et si elle est diagonalisable.

Montrer qu’une matrice dont le polynôme caractéristique est scindé est trigona- 2) Valeurs propres et vecteurs propres des matrices A = 1 1
et B =
lisable. Comment changer la démonstration pour montrer que cette matrice est   1 1
orthogonalement semblable à une matrice triangulaire supérieure. 1 2
.
2 4
Ex 415: Mines-Ponts 07
3) On se place dans E = R4 et on note (e1 , e2 , e3 , e4 ) la base canonique. Soit
1) Soit P dans R[X] unitaire. Montrer que P est scindé sur R[X] si et seulement
F = Vect{e1 , e4 } et G = Vect{e2 , e3 }. En utilisant le fait que E = F ⊕ G trouver
si
deg P une base dans laquelle la matrice de l’endomorphisme canoniquement associé à
∀z ∈ C |P (z)| ≥ | Im z| .
M est diagonale. En déduire les valeurs propres de M .
2) Soit (un ) une suite d’endomorphisme diagonalisables de l’espace vectoriel réel Ex 426: X 08
E tendant vers l’endomorphisme u. u est-il diagonalisable ? trigonalisable ? Soit K un corps commutatif, Q un élément de K[X] et P un élément irréductible
3) En déduire l’adhérence de l’ensemble des matrices diagonalisables de Mn (R). de K[X] tel que P divise Q et P 2 ne divise pas Q et a un élément non nul de K.
Ex 416: Centrale-Supélec 07 Montrer que pour tout entier n non nul QY n + a est irréductible dans K[X, Y ]
Soit f : N → R une fonction. On définit la matrice A = (ai,j ) par Ex 427: E.N.S Paris 08
X Soit P un polynôme de R[X] possédant k coefficient non nuls.
ai,j = f (k) 1) Montrer que P possède au plus 2k − 1 racines réelles distinctes.
{k,k|i et k|j} 2) Ce résultat est-il optimal ?
1) Calculer det(A). Ex 428: ENS Cachan 08
On pourra pour cela s’aider de la matrice C = diag(f (1), . . . , f (n)) et B = (bi,j ) Soit A = (ai,j ) un élément de Mn (R) tel que ai,j soit positif pour tout (i, j),
avec bi,j = 1 si i|j et 0 sinon. On pourra alors calculer tBCB. X = (xi ) élément de Rn tel que xi strictement positif pour tout i.
2) Calculer det(A) dans les différents cas suivants : 1) Démontrer que AX a ses coefficients positifs.
– ai,j est le nombre de diviseurs communs à i et j. 2) Soit
– ai,j est la somme des diviseurs communs à i et j. Xn Xn
– ai,j = pgcd(i, j). Rappeler d’abord la définition de l’indicatrice d’Euler, ses ρ(A) = max{|λ|, λ ∈ Sp(A)}, α = min ai,j , β = max ai,j
1≤i≤n 1≤i≤n
propriétés élémentaires et surtout son mode de calcul. Conclure. j=1 j=1
Ex 417: Mines-Ponts 07 a) Montrer que ρ(A) est inférieur à β en considérant un vecteur propre de A.
Soit A élément de Mn (C) telle que exp(A) = In . a
b) Soit B = (α Pn i,jak,j ) l’élément de Mn (R). Montrer que ρ(B) est inférieur à
1) Comment calcule-t-on de la manière la plus générale qu’il soit An ? Donner k=1
ρ(A), puis que α est inférieur à ρ(A).
deux méthodes différentes.
3) En déduire que
2) Connaissez-vous la décomposition D + N ? Pensez-vous qu’elle soit unique ? P P
3) Que vaut exp(A) quand A est diagonalisable ? Que pouvez-vous dire de l’indice j=1 ai,j xj j=1 ai,j xj
de nilpotence de N dans un cas général ? min ≤ ρ(A) ≤ max
1≤i≤n xi 1≤i≤n xi
4) Que dire des valeurs propres de A ?
24 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 429: T.P.E 08 Ex 437: C.C.P 08


Trouver une CNS sur a et b pour que la matrice suivante soit inversible : Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique est
   
a b ... ... ... ... b 1 −1 1
 .. ..  A =  −1 1 −1 
 b a . .  1 −1 1
 
 .. .. .. .. .. 
 . . . . . 
  1) Répondre sans calcul aux questions suivantes :
 .. .. .. .. .. 
 . . . . .  – Quel est le rang de f ?
 
 .. .. .. .. ..  – Quelle est la multiplicité de 0 comme valeur propre de f ?
 . . . . . 
  – f est-il diagonalisable ?
 .. .. 
 . . a b  2) Calculer A2 . Que dire alors de la diagonalisabilité de A ?
b ... ... ... ... b a Ex 438: Centrale-Supélec 08
K est le corps R ou C, n un entier non nul. Si V est un élément de Mn (K) on
Ex 430: Mines-Ponts 08 note Vb sa comatrice.
d=A
Soit a et b ∈ K distincts (K = R ou C). On considère les formes linéaires de K3 [X] 1) Montrer que si A et B sont inversibles AB bB.
b
vers K : 2) Etendre le résultat à Mn (K).
3) b en fonction des coefficients du polynôme caractéristique de
Exprimer tr (A)
f : P → P (a)
A (on pourra étudier d’abord le cas où A est inversible).
g : P → P ′ (a) Ex 439: Centrale-Supélec 08
h : P → P (b)  
1 a · · · an−1
 .. .. .
.. 
k : P → P ′ (b) 0 . . 
A=. .. .. 
 .. . . a 
1) Montrer que f, g, h, k forment une famille libre de l’espace dual.
0 ··· 0 1
2) En donner une base antéduale.
Calculer Aq , q dans Z.
Ex 431: X 08
Ex 440: Centrale-Supélec 08
1) Soit P un polynôme, P (z) = a0 z n +· · ·+an . Pour tout j on note aj = αj +iβj
où les αj et βj sont réels. On suppose que les racines de P sont dans le demi-plan  
a b ··· b
de Poincaré (ensemble des nombres complexes de partie imaginaire strictement  .. .. .
b . . .. 

positive). Soit A=. .. .. 
 .. . . b
n n b ··· b a
U (z) = α0 z + · · · + αn , V (z) = β0 z + · · · + βn
Condition pour que A soit inversible. déterminer alors l’inverse de A
Montrer que les racines de U et V sont réelles.
2) On suppose maintenant que toutes les racines de P sont de module strictement Ex 441: C.C.P 08
3 1
inférieur à 1. Soit A = , soit f l’endomorphisme de M2 (R) défini par f (M ) = AM .
6 2
Soit P ∗ (z) = z n P ( 1z ). Montrer que toutes les racines de P + P ∗ sont de module
1) Déterminer Ker f .
1.
2) f est-il surjectif ?
Ex 432: X 08 3) Donner une base de Im f et de Ker f .
Soit E un K-espace vectoriel de dimension n et u un endomorphisme nilpotent Ex 442: Centrale-Supélec 08
dans L(E). Soit dk = dim Ker uk . Soit E un espace vectoriel de dimension n sur le corps K (R ou C). On se donne
1) Montrer que la suite (dk ) croît. (u1 , . . . , up ) des endomorphismes de E, séparément diagonalisables. On considère
2) Montrer que la suite (dk+1 − dk ) décroît. les propriétés suivantes :
3) Montrer qu’il existe p telle que (dk )0≤k≤p soit stricment croissante et (dk )k≥p 1. Il existe une base commune B diagonalisante pour les uk
soit constante, de valeur n.
2. Pour tout couple (i, j) : ui ◦ uj = uj ◦ ui .
Ex 433: X 08 1) Montrer que (1) implique (2).
Soit P un polynôme à coefficients réels ne prenant que des valeurs positives sur 2) On suppose (2)
R. Montrer que P peut s’écrire comme la somme de deux carrés de polynômes à – Montrer que le résultat (1) est vrai lorsque tous les uk sont des homothéties.
coefficients réels. – Montrer que le résultat (1) est vrai dans le cas général. On démontrera le
Ex 434: Mines-Ponts 08 résultat par récurrence (Indication donnée au tableau : par récurrence sur la
Soient (M1 , . . . , Md ) d matrices inversibles distinctes de Mn (R). Soit dimension de E)
3) On suppose vérifiées les propositions précédentes, montrer qu’il existe v dans
V = {M1 , . . . , Md } L(E) tel que tout ui appartienne à K[v].
Ex 443: Mines-Ponts 08
On suppose que V est stable pour la multiplication et on pose Soit N dans Mn (C), nilpotente. Pour λ dans C on pose A = λIn +N . Pour quelles
P
valeurs de λ la série n≥0 An est-elle convergente ?
A = M1 + · · · + Md
Ex 444: T.P.E 08
Que peut-on dire de A ? Diagonaliser la matrice
 
Ex 435: C.C.P 08 1 1 ··· 1 1
1) Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Soit f dans L(E). Soit λ une 1 0 ··· 0 1
. . . .
valeur propre de f de multiplicité n. Montrer que 1 ≤ dim Eλ (f ) ≤ n, où Eλ (f ) A= . . 0 .. .. 
. . 
est le sous-espace propre associé à λ. 1 0 ··· 0 1
2) Calculer les valeurs propres de A et étudier sa diagonalisabilité, si 1 1 ··· 1 1
 
1 1 1 1 Ex 445: Mines-Ponts 08
2 2 2 2 Calculer det M avec  
A= 
3 3 3 3 a b ··· b
 .. .. .
4 4 4 4 b . . .. 

M =. .. .. 
 .. . . b
Ex 436: Centrale-Supélec 08 b ··· b a
(logiciel de calcul formel autorisé) On se place dans l’espace vectoriel E des poly-
nômes réels de degré au plus 2. On prend trois réels a, b et c tels que a < b < c. Ex 446: Centrale-Supélec 08
1) Etudier l’existence de trois réels A, B et C tels que pour tout polynôme Q de Inverser  
E on ait 1 2 ··· n
Z 1  .. .. .
1 Q(t) 0 . . .. 

√ dt = AQ(a) + BQ(b) + CQ(c) A=. .. .. 
π −1 1 − t 2  .. . . 2
Les déterminer quand ils existent. 0 ··· 0 1
2) On choisit a = −1, c = 1. Comment trouver b pour que l’égalité reste vraie 1) A l’aide d’un logiciel de calcul formel, pour certaines valeurs de n.
pour tout polynôme de degré au plus 3 ? 2) Etablir ensuite le résultat général.
25

Ex 447: C.C.P 08 Ex 455: T.P.E 08


Soit E un espace vectoriel de dimension finie, f et g deux endomorphismes de E Trouver l’ensemble des matrices A de Mn (C) vérifiant
tels que f ◦ g = IdE .
1) Montrer que Ker f = Ker g ◦ f . A2 = A3 , et tr (A) = n.
2) Montrer que Im g = Im g ◦ f .
3) Montrer que E = Im g ⊕ Ker g. Ex 456: T.P.E 08
Soit G un sous-groupe fini et commutatif de GLn (C).
Ex 448: Centrale-Supélec 08
1) Montrer que tous les éléments de G sont diagonalisables.
Soit E un K-espace vectoriel de dimension n. Soit f un endomorphisme diagona- 2) Montrer qu’il existe une matrice P de GL (C) telle que pour tout M de G,
n
lisable de E. P −1 M P soit diagonale.
1) Montrer qu’un endomorphisme g de E commute avec f si et seulement si les
sous-espaces propres de f sont stables par g. Ex 457: Centrale-Supélec 08
2) Si f admet exactement deux valeurs propres λ et µ et si g est tel que g(Eλ ) ⊂ Soit  
2 1 0 0
Eλ et g(Eµ ) = {0}, montrer que g est vecteur propre de
1 2 0 0
A= 
0 −1 1 1
φ : h 7→ f ◦ h − h ◦ f.
1 −2 0 3
3) Soit A une matrice de M3 (K) diagonalisable. Déterminer la dimension du 1) Montrer que A est semblable à une matrice diagonale par blocs (de taille
sous-espace Γ des matrices qui commutent avec A (le résultat dépend du nombre 2 × 2). Donner cette matrice.
de valeurs propres distinctes de A). 2) Trouver les matrices qui commutent avec A.
4) Soit A une matrice de M3 (K) diagonalisable, possédant deux valeurs propres Ex 458: T.P.E 08
distinctes. Dire si Soit A et B dans GLn (C) telles qu’il existe p dans N∗ avec B = Ap . Montrer que
Ψ : M 7→ AM − M A A est diagonalisable si et seulement si B est diagonalisable.
est diagonalisable. Ex 459: T.P.E 08
Ex 449: X 08 Soit (a1 , . . . , an1 ) dans Cn1 et
Soient k et n deux entiers non nuls, montrer que  
0 ··· 0 a1
 .. .. .. 
k
Y 1 − X n+i A= . . . 
 0 ··· 0 a 
n−1
1 − Xi
i=1 a1 · · · an−1 0
est un polynôme à coefficients entiers. 1) Quel est le rang de A ?
Ex 450: C.C.P 08 2) Que dire des valeurs propres de A ?
Soit n un entier non nul et φ un réel n’appartenant pas à πZ. On considère le 3) C.N.S pour que A soit diagonalisable.
déterminant d’ordre n Ex 460: C.C.P 08
1) Soit  
2 cos φ 1 0 ··· 0
.. −2 −2 1

1 2 cos φ 1 ... . A =  −2 1 −2 


Dn = 0 . .. . .. . .. 1 −2 −2
0 .
. ..
.. . 1 2 cos φ 1 Justifier la diagonalisabilité de A.

0 ··· 0 1 2 cos φ 2) Trouver une matrice P telle que tP = P −1 et une matrice diagonale D telles
que D = tP AP .
1) Montrer qu’il existe λ dans C tel que, pour tout n, Dn = λeinφ + λe−inφ . Ex 461: X 08
e2iφ Soit P (X) = am X m + . . . + a1 X + a0 où les ai sont complexes. Soit
2) Montrer que λ = e2iφ −1 .
sin(n+1)φ
3) En déduire que Dn = sin φ . |ai |
H= max
Ex 451: Mines-Ponts 08 0≤i≤m−1 |am |
Calculer  
1 x1 · · · x1k−1 xk+1
1 · · · xn1 1) Montrer que si P (α) = 0 alors |α| ≤ H + 1.
 .. .. .. .. ..  2) On suppose que les ai sont des entiers relatifs et qu’il existe un entier n tel
. . . . . 
. .. .. .. ..  que P (n) soit premier avec n ≥ H + 2. Montrer que P est irréductible.
Dk = det 
 .. . . . . 

. .. .. .. ..  Ex 462: C.C.P 08
 .. . . . .  Soit A dans Mn (R) telle que A3 = A + In . Montrer que det A > 0.
1 xn · · · xnk−1 xk+1
n · · · xnn Ex 463: T.P.E 08
Déterminer le polynôme minimal de
Ex 452: Centrale-Supélec 08
(logiciel de calcul formel à disposition) n étant un entier et a un réel, on note  
−1 −4 0 0
M (n) la matrice de Mn (R) égale à :  1 3 0 0
A= 
  1 1 2 1
a 2 1 ··· ··· ··· 1 −1 −1 −1 0
2 a 2 1 ··· ··· 1
 .. 
1 2 a 2 1 . Ex 464: Mines-Ponts 08
 
 .. .. .. .. .. .. .. 
M (n) = 
 .. . . . . . . 

0 · · · · · · 0 −an−1

. 
. 1 2 a 2 1  .. .. .. 
.  1 . . . 
 .. 1 2 a 2  .. .. .. .. 
A=
0 . . . 
. 
1 ··· ··· ··· 1 2 a . .. .. 
 .. . . 0 −a1 
1) Condition sur a en fonction de n pour que toutes les valeurs propres de M (n) 0 ··· 0 1 −a0
soient strictement positives. On commencera par étudier les valeurs numériques
1) Déterminer le polynôme caractéristique χA de A.
pour les premiers cas. (Pour l’examinateur cela signifiait les 20 premiers cas).
2) Prouver que A est diagonalisable si et seulement si χA est scindé à racines
2) Encadrer les valeurs propres de M (n) en fonction de a et n.
simples.
Ex 453: Mines-Ponts 08 Ex 465: C.C.P 08
Soit P un polynôme non nul de R[X] vérifiant Soit φ et ψ deux applications linéaires de E vers F où E et F sont deux espaces
vectoriels de dimension finie. Montrer que :
(∗) P (X 2 ) = P (X)P (X − 1)
rg (φ + ψ) = rg φ + rg ψ ⇔ Im φ ∩ Im ψ = {0}
1) Montrer que si λ est racine complexe de P , alors |λ| = 1.
2) Déterminer toutes les racines de P si P n’est pas constant.
Ex 466: X 08
3) Déterminer l’ensemble des polynômes vérifiant (∗).
Soit A et B deux matrices non nulles de Mn (K). On suppose :
Ex 454: I.N.T Gestion  08   
1 3 2 1 2 3 ∀(t, t′ ) ∈ K2 rg tA + t′ B ≤ 1
Dire si les matrices A =  2 1 3  et B =  3 1 2  sont semblables.
3 2 1 2 3 1 Montrer que A et B ont même noyau ou même image.
26 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 467: X 08 Ex 476: Centrale-Supélec 08


Soit C -espace vectoriel de dimension n dont B = (e1 , . . . , en ) est une base. Soit On pose, si P est un polynôme,
σ une permutation de [1, n], s l’endomorphisme de E tel que s(ei ) = eσ(i) et S la
n  
matrice de s dans la base B. Etudier la diagonalisabilité de S. 1 X n 2k − n 
Bn (P ) = n P (1 + X)k (1 − X)n−k
Ex 468: Centrale-Supélec 08 2 k n
k=0
A étant une matrice de Mn (R) on considère l’endomorphisme Φ de Mn (R) tel
que 1) Calculer Bn (1), Bn (X) et Bn (X 2 ) à l’aide d’un logiciel de calcul formel.
Φ(X) = AXA. 2) Exprimer la dérivée de Bn (P ) à l’aide de Bn (XP ) et de Bn (P ). En déduire
1) On suppose A inversible. Déterminer le rang de Φ. le degré de Bn (P ) en fonction de celui de P .
2) On suppose rg A = r < n. Déterminer la dimension du noyau de Φ. Soit C 3) Montrer que Ψn , l’endomorphisme induit par Bn sur Rn [X], est diagonali-
sable. Traiter numériquement le cas n = 4.
l’ensemble des matrice X telles que AXA = A.
3) Montrer que C est un espace affine. déterminer sa dimension. Ex 477: Centrale-Supélec 08
4) Montrer qu’il existe un X dans C de norme minimale (pour la norme eucli- Soit A dans Mn (K), n ≥ 2, on considère les applications (f1 , . . . , fn ) et (g1 , . . . , gn )
dienne usuelle de Mn (R)). On le note Ao . Le déterminer lorsque A est la matrice de Mn (K) vers K définies pour i parcourant [1, n] par
dont tous les coefficients sont égaux à 1 ; n n
X X
5) Etendre le résultat de la question précédente au cas où A est symétrique réelle. f (A) = a et g (A) = a
i i,k i k,i
Ex 469: TPE 08 k=1 k=1
Soit E un espace vectoriel de dimension n > 0. Soit H et K deux sous espaces
vectoriels de E. 1) Montrer que les fi et les gi sont des formes linéaires sur Mn (K) et que
1) Condition nécessaire et suffisante sur H et K pour qu’il existe f dans L(E) rg (f1 , . . . , fn , g1 , . . . , gn ) = 2n − 1.
tel que Im f = H et Ker f = K ? 2) Soit
2) Cette condition étant supposée vérifiée, soit U = {A ∈ Mn (K), ∀(i, j) fi (A) = gj (A)}

G = {f ∈ L(E); Im f = H Ker f = K} et
U = {A ∈ Mn (K), ∀(i, j) fi (A) = gj (A) = 0}
Montrer que G est un groupe pour la composition si et seulement si H ⊕ K = E.
Trouver les dimensions des espaces U et U ′P
.
Ex 470: Mines-Ponts 08 n
3) On note, pour A dans Mn (K), h(A) = k=1 ak,n−k+1 . On définit
Soit a dans R et b dans R∗ et
 
a b ··· b U ′ = {A ∈ Mn (K), ∀(i, j) fi (A) = gj (A) = h(A) = tr (A)}
 .. .. 
b a . .
A=. .. ..  Quelle est la dimension de V ?
 .. . . b
b ··· b a Ex 478: T.P.E 08
Soit
1) A est elle diagonalisable ? x a2 · · · an
..
2) Valeurs propres de A ? conclure.
.
a x
3) Condition nécessaire et suffisante d’inversibilité. P (x) .1 .. .
. . ..
4) Si A est inversible calculer A−1 . . a2

5) Si A = P DP −1 avec P inversible, décrire D. Comment trouver P orthogo- a1 a2 x
nale ? 1) Calculer P (ak ).
Ex 471: Centrale-Supélec 08 2) En déduire P (x).
   
−1 1 0 −1 0 1 Ex 479: T.P.E 08
A =  0 −1 1  B =  1 −1 0  Soit A dans Mn (C) et
 
1 0 −1 0 1 −1 0 A
B=
In 0
1) A l’aide du logiciel de calcul formel calculer (A + B)k .
2) K = Vect{A, B}. Montrer que K est stable pour la multiplication. dans M2n (C).
3) Montrer qu’il existe E dans K tel que AE = EA = A et BE = EB = B. 1) Montrer que si B est diagonalisable alors A est diagonalisable.
4) Conclure. 2) Montrer que si B est diagonalisable A est inversible.
5) Caractériser l’endomorphisme canoniquement associé à E. 3) (Ajoutée par le dactylographe) Si A est diagonalisable et inversible alors B
Ex 472: Mines-Ponts 08 est diagonalisable.
Soit Ω une partie de GLn (C) telle que Ex 480: T.P.E 08
1. ∀A ∈ Ω A ∈ Mn (Z[i]), où Z[i] = {a + ib; (a, b) ∈ Z2 }. Soit A une matrice de Mn (C) on noteP(C1 , . . . , Cn ) ses colonnes, soit B la matrice
2. ∀A ∈ Ω ∃p ∈ N∗ Ap = In . de Mn (C) dont la j-ième colonne est i6=j Ci . Calculer det B en fonction de det A.
1) Montrer que {χA ; A ∈ Ω} est fini. Ex 481: T.P.E 08
2) Montrer qu’il existe q dans N∗ tel que pour tout A de Ω Aq = In . 1) Soit A une matrice de Mn (C), nilpotente, c’est-à-dire telle qu’il existe un
Ex 473: ENS Paris-Lyon-Cachan 08 entier p pour lequel Ap = 0. Montrer que pour tout k de N∗ tr Ak = 0.
Soient u et v deux endomorphisme d’un espace vectoriel E (de dimension finie ?). 2) Etudier la réciproque.
Montrer que
Ex 482: Mines-Ponts 08
Ker u ⊂ Ker v ⇔ ∃w ∈ L(E) v = w ◦ u
On considère deux matrices A et B de Mn (C) telles que AB = BA. Soit
Ex 474: Mines-Ponts 08  
1) Soit E un endomorphisme diagonalisable, F un sous-espace stable par u. A B
M=
Montrer que l’endomorphisme induit par u sur F est diagonalisable. 0 A
2) Soit T dans Mn (R) telle que
1) Calculer M k .
 
1 1 1 ··· 1 2) Montrer que M est diagonalisable si et seulement si A est diagonalisable et
0 2 2 ··· 2  B est nulle.
 
T2 = .
0 0 3 ··· 3 
 .. .. .. . Ex 483: Centrale-Supélec 08
. . ..  Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie n ≥ 2. Soit f un endomorphisme
0 ··· ··· 0 n tel que f 2 + α2 IdE = 0 (α ∈ R, α > 0).
Montrer que T est triangulaire supérieure en utilisant la question précédente. 1) Montrer que n est pair.
2) Soit u non nul, montrer que (u, f (u)) est libre.
Ex 475: Centrale-Supélec 08
3) Soit v n’appartenant pas à Vect{u, f (u)}, montrer que (u, f (u), v, f (v)) est
Soit (A, B, C) trois matrices de Mn (C) telles que
libre.

 AB − BA = C 4) Soit S l’ensemble des entiers p pour lesquels il existe une famille (u1 , . . . , up )
AC − CA = 0 telle que (u1 , f (u1 ), . . . , up , f (up )) est libre. Montrer que S possède un plus grand
 élément q.
BC − CB = 0
5) Soit (u1 , . . . , uq ) telle que (u1 , f (u1 ), . . . , uq , f (uq )) soit libre. Montrer que
1) Montrer que C n’est pas inversible.
Indication : Supposer C inversible et utiliser la trace. E = Vect{u1 , f (u1 ), . . . , uq , f (uq )}
2) Montrer que A, B et C ont un vecteur propre commun.
3) Montrer que A, B et C sont cotrigonalisables et que C est nilpotente. 6) Quelle est la matrice de f dans la base (u1 , f (u1 ), . . . , uq , f (uq )) ?
27

Ex 484: Centrale-Supélec 08 Ex 495: T.P.E 08


Logiciel de calcul formel autorisé. La matrice qui suit n’est pas celle de l’exercice On considère la matrice  
posé à votre camarade, qui ne se souvenait plus exactement de la bonne matrice, 3 1 1
mais elle possède bien le même polynôme caractéristique et le même polynôme A =  −2 0 −1 
minimal que celle de l’exercice posé. Elle permet donc de répondre aux questions −2 −1 0
qui suivent. On considère dans M6 (R) la matrice
1) Calculer (A − I)2 .
 
−17 −6 10 14 9 69 2) Résoudre le système différentiel X ′ = AX
 14 7 −6 −12 −3 −47 
  Ex 496: Centrale-Supélec 08
 14 8 −4 −17 −8 −55 
A=  Soit E un espace vectoriel de dimension infinie ou supérieure ou égale à 2, p un
 14 8 −4 −15 −6 −49 

9 3 −5 −9 −7 −41
 entier, non nul.
−9 −4 4 9 5 36 1) Montrer que u appartient à Vect{IdE } si et seulement si u laisse stable tout
sous-espace de dimension p.
1) A l’aide d’un logiciel, déterminer le polynôme caractéristique et le polynôme 2) Montrer que :
minimal de A.
2) Déterminer Q dans GL6 (R), A1 dans M4 (R) et A2 dans M2 (R) telles que (∀(v, w) ∈ L(E)2 u = v ◦ w ⇒ u = w ◦ v) ⇒ u ∈ Vect{IdE } − {0}
 
−1 A1 0 Etudier la réciproque.
Q AQ =
0 A2
Ex 497: C.C.P 08
3) Trouver P telle que P −1 AP soit diagonale par blocs, chaque bloc étant de Soit
dimension 2. Pn H = (hi,j ) une matrice à coefficients positifs de Mn (R) telle que pour tout i
j=1 hi,j = 1.
Ex 485: I.N.T 08 1) Montrer que 1 est valeur propre de H.
Soit A une matrice nilpotente de Mn (R) commutant avec tA. Montrer que A est 2) Montrer que toutes les valeurs propres (même complexes) ont un module
nulle. inférieur ou égal à 1.
Ex 486: T.P.E 08 3) Soit λ une valeur propre réelle ou complexe de H, montrer qu’il existe un
Soient     indice i tel que |λ − hi,i | ≤ 1 − hi,i .
0 1 0 1 1 0
A =  0 0 1  et B =  0 1 1  Ex 498: TPE 09
1 −3 3 0 0 1 On note E = Rn [X]. Soit (a0 , . . . , an ) n + 1 réels distincts. Soit
1) A et B sont-elles diagonalisables ? Fi : E → R Ra
2) A et B sont-elles semblables ? P 7→ Fi (P ) = 0 i P (t)dt
3) Calculer An , n entier.
Ex 487: Centrale-Supélec 08 Montrer que (F0 , . . . , Fn ) est une base du dual.
1) Soit u un endomorphisme de Cn . Montrer que si tout sous-espace stable par Ex 499: C.C.P. 09
u possède un supplémentaire stable alors u est diagonalisable. On voudrait résoudre le système
2) Le résultat précédent est-il vrai dans Rn ?

Ex 488: Mines-Ponts 08  x1 = axn + b


Soit E un K-espace vectoriel. Soit P (x1 , . . . , xn ) une famille libre d’éléments de E. 
 x 2 = ax1 + b


Soit (α1 , . . . , αn ) dans Cn et y = ni=1 αi xi . Soit (x′1 , . . . , x′n ) avec x′i = xi + y.  ... ... ...
A quelle condition sur (α1 , . . . , αn ) la famille (x′1 , . . . , x′n ) est-elle libre ? xk = axk−1 + b


Ex 489: Centrale-Supélec 08 
 . .. ... ...


Soit M une matrice de Mn (R) telle que M 2 = M 5 et tr M = n. Déterminer M . 
 xn−1 = axn−2 + b
xn = axn−1 + b
Ex 490: T.P.E 08
Soit f un endomorphisme d’un R-espace vectoriel tel que f 3 − 3f + 4IdE = 0. 1) L’écrire sous la forme AX = B.
Que dire du signe de det f ? 2) Etudier l’inversibilité de A
Ex 491: T.P.E 08   3) Conclure.
A 0
Soient A et B dans Mn (K). Condition pour que soit diagonalisable ? Ex 500: Centrale-Supélec 09
0 B
Ex 492: Centrale-Supélec 08 On se donne la matrice A de M6 (R) (note 3 )
1) Soient a, b et c des nombres complexes. Soit  
  1 2 0 −8 1 1
0 a 0  −12 6 13 2 1 0 
 
A = a b c  6 2 −4 −8 0 0 
A= 
0 c 0  −10 −1 9 6 1 1 
 
2 0 12 8 −4 −10
Etudier la diagonalisabilité de A suivant les valeurs de (a, b, c). Application nu- 3 2 −12 −16 1 7
mérique : (a, b, c) = (1, 1, 1) et (a, b, c) = (1, 1, i).
2) Dans un cas plus général, pour (a1 , . . . , a2n−1 ) dans C2n−1 que dire de la
On se donne aussi f l’endomorphisme dont A est la matrice dans la base canonique
diagonalisabilité de C de R6 .
  1) A l’aide du logiciel de calcul formel déterminer le polynôme caractéristique
0 ··· 0 a1 ···
0 0
 .. .. .. .. ..  de A. (note 4 )
 . . . . .  2) Soit W1 = Ker A − 2I6 , W2 = Ker (A + 4I6 )2 et W3 = Ker (A − 6I6 )3 . Justifier
 
 0 ··· 0 an−1 ···
0 0  que R6 = W1 ⊕ W2 ⊕ W3 . Montrer que chaque Wi est stable par f . On note fi
 
A =  a1 · · · an−1 an · · · a2n−1 
an+1 l’endomorphisme induit. Déterminer une base de chaque Wi .
 
 0 ··· 0 an+1 ···
0 0  3) On note B la base obtenue par concaténation des trois bases précédentes.
 . .. .. .. .. 
 .  Quelle est la matrice de f dans cette base. Quel est l’intérêt d’une telle base.
. . . . .
0 ··· 0 a2n−1 ···
0 0 4) Montrer que chaque fi peut s’écrire fi = λi IdWi + ni où ni est un endomor-
phisme nilpotent.
Ex 493: I.N.T 08   5) Trouver d endomorphisme diagonalisable et n endomorphisme nilpotent tels
A 0
Soit A dans Mn (K) et B = . A quelle condition B est-elle diagonali- que f = d + n et dn = nd.
A A
6) Donner les matrices de n et d dans la base C.
sable ?
Ex 494: Centrale-Supélec 08 Ex 501: Centrale-Supélec 09
E est un C-espace vectoriel de dimension finie. f est un endomorphisme de E. P Résoudre 0 1
est dans C[X]. 0 ··· 0
1) Montrer que si λ est une valeur propre de f alors P (λ) est une valeur propre  .. . . . . . . . . . ... 
.
 
. .. .. 
de P (f ). A2 =  .. . . 0  = B ∈ Mn (K)
2) Montrer que si µ est une valeur propre de P (f ) alors il existe une valeur  . .. 
. . 1
propre λ de f telle que µ = P (λ). .
– On ne suppose plus maintenant E de dimension finie. 0 ··· ··· ··· 0
3) Montrer que si f −λIdE est non-injective il en est de même de P (f )−P (λ)IdE .
4) Même question en remplaçant « non-injective »par « non-surjective ». 3. La matrice originale a été perdue, mais celle-ci possède exactement les mêmes propriétés
que celle du véritable oral. Il se pourrait même que ce soit la bonne !
5) Montrer que si P (f )− µIdE est non-injective alors il existe λ tel que µ = P (λ) 4. Dans cette question et celles qui suivent l’examinateur vérifie précisément les instructions
et f − λIdE est non-injective. utilisées, et il privilégie les instruction telles que NullSpace et CharacteristicPolynomial plutôt
6) Même question en remplaçant « non-injective »par « non-surjective ». que Solve et Det
28 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 502: T.P.E. 09 Ex 507: T.P.E 09 


  2 −4 0
On veut résoudre l’équation B = dans M2 (R).
0 a −b 0 −4
A =  −a 0 c  1) Déterminer toutes les matrices solutions de cette équation.
b −c 0 2) Montrer que toutes ces matrices sont semblables.
1) Si P (A) = (1 + a2 + b2 + c2 )I3 + 2A + 2A2 quelles sont les valeurs propres de Ex 508: T.P.E 09
A. Soient A et B deux matrices de GLn (C) telles que :
2) Déterminant de la matrice  2
 A = In
 
1 + c2 − a2 − b 2 2a + 2bc −2b + 2ac ABA = B3
 4
B =  −2a + 2bc 1 + b 2 − a2 − c2 2c + 2ab  B 6= In
2b + 2ac −2c + 2ab 1 + a2 − b 2 − c2
Montrer qu’il existe un sous-groupe de GLn (C), d’ordre 16, contenant A et B.
Ex 503: T.P.E. 09 Ex 509: C.C.P 09
Résoudre le système : Soit a dans R∗ , n un entier au moins égal à 2 et A la matrice de Mn (R) dont tous
   les coefficients sont égaux à 2.

 1 4 1) Dire sans calcul si A est inversible et si A est diagonalisable.
 XY =
 1 −2  2) Calculer Ap , p dans N.

 4 4 3) Donner le polynôme caractéristique de A.
 tr (X)Y + tr (Y )X =
8 −4 4) Donner le polynôme minimal de A.
Ex 510: Navale 09
Ex 504: Centrale-Supélec 09 Soit E un espace vectoriel, a et b deux éléments de E et f une forme linéaire sur
Soit   E. Résoudre l’équation
1 0 0 x + f (x)a = b.
L = 0 1 0 
0 0 −1 Ex 511: Mines-Ponts 09
et     Trouver C(A) = {B ∈ Mn (R); AB = BA} si
1 − 2λ2 2λ 2λ2 1 − 2λ2 2λ 2λ2  
Rλ =  −2λ 1 2λ  Sλ =  2λ −1 −2λ  λ 1 0 ··· 0
.
 .. λ . .. . .
. . .. 
−2λ2 2λ 1 + 2λ2 −2λ2 2λ 1 + 2λ2  
 .. .. .. 
On note A=. . . 0
. 
R = {Rλ , λ ∈ R}, S = {Sλ , λ ∈ R} . 
. λ 1
1) Soit 0 ··· ··· ··· λ
G = {M ∈ M3 (R), tM LM = L}
Ex 512: ESM St-Cyr 09
Montrer que G est un sous-groupe de GL3 (R). On appelle A la matrice tridiagonale avec des 0 sur la diagonale principale et des
2) Soit     −1 sur les deux autres.
1 1 1) Pourquoi A est-elle diagonalisable ?
H = {M ∈ G, M  0  =  0 } 2) Résoudre (A − 2 cos(t)In )X = 0 (Xest un vecteur colonne )
1 1 3) Valeurs propres de A.
Montrer que H = R ∪ S. 4) Vecteurs propres de A.
3) (avec l’aide du logiciel de calcul formel) Ex 513: ESM St-Cyr 09
a) Déterminants de Rλ et Sλ , polynômes caractéristiques sous forme factorisée ? f est l’endomorphisme de l’ensemble des polynômes à cœfficients réels défini par
b) Que valent Rλ Rµ , Sλ Sµ , Rλ Sµ et Sλ Rµ ?
c) Caractériser l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique f : P 7→ (2X + 1)P − (X − 1)P ′
est Sλ en précisant ses éléments caractéristiques.
d) Qu’est-ce que Rλ ? Donner une matrice triangulaire simple à laquelle elle est 1) Valeurs propres de f ?
semblable. 2) Sous-espaces propres de f ?
Ex 505: Mines-Ponts 09 Ex 514: T.P.E 09
Calculer Soit n un entier et E = R2n+1 . Soit u un endomorphisme de E tel que u3 = u ,
1
a1 a21 ··· ··· a2n−1
1

tr u = 0 , tr u2 = 2n. On pose : C(u) = {v ∈ L(E), u ◦ v = v ◦ u}
.. .. 1) Quelle est la valeur de dim C(u) ?
. .
2) Pour quelles valeurs de n a-t-on C(u) = R[u] ? (R[u] est l espace des polynômes
1 an a2n ··· ··· 2n−1
an
en u)
0 1 2a1 3a21 · · · (2n − 1)a12n−2

. .. Ex 515: T.P.E 09
.. .
Soit A = (ai,j ) une matrice de Mn (R) telle que pour tous (i, j, k) ai,k ak,i =
0 1 2an 3a2n · · · (2n − 1)an2n−2
ak,k ai,j . Diagonalisabilité de A ? Valeurs propres ?
Indication : Remplacer an par X. Si Pn est le polynôme obtenu, rechercher ses Ex 516: Centrale-Supélec 09
racines et leurs multiplicités.
a 2 1 ··· 1
Ex 506: Centrale-Supélec 09 .. .. 
2 a 2 . .
Soit P dans R[X] de degré d. OnPnote P̃ la fonction polynomiale associée à P . 
1) Rayon de convergence R de n≥0 P̃ (n)x ? n  .. .. .. 
∈ Mn (R)
M = 1 . . . 1
. .. 
2) (Utilisation du logiciel de calcul formel.) Equivalent en 1 de . 
. . 2 a 2
+∞
X 1 ··· 1 2 a
f (x) = P̃ (n)xn 1) Donner des valeurs approchées des valeurs propres de M pour a = 0 et n dans
n=0
[3, 12].
pour P = X d , d parcourant {0, 1, 2, 3, 4}. 2) Soit A = (ai,j ) dans Mn (C) telle que
3) Soit X
∆ : R[X] → R[X] ∀i |ai,i | > |ai,j |
P 7→ P (X) − P (X − 1) j6=i

Montrer que pour tout x dans ] − R, R[ et tout entier k Montrer que A est inversible.
3) En déduire que
k
X X n
[ X
(1 − x)k+1 f (x) = ∆i (P )(i)xi (1 − x)k−i + ∆k+1 (P )(n)xn . Sp(A) ⊂ D(ai,i , |ai,j |)
i=0 n≥k+1 i=1 j6=i

4) Montrer qu’il existe Q dans R[X] de degré au plus d tel que  Mines-Ponts
Ex 517:  09
−1 1 1
Q(x) A =  −1 −1 −1 Soit f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à A.
∀x ∈] − R, R[ f (x) = d+1 1 0 0
(1 − x)
1) Déterminer l’image et le noyau de f .
5) On écrit P = cd X d + Q avec deg Q < d, puis f = fP = fQ + cd fX d . Montrer 2) f est-il diagonalisable ?
d!
que fQ est négligeable devant fX d puis que fX d (x) est équivalent à (1−x) d+1 . 3) Déterminer les sous-espaces stables par f . Lien avec Ker f et Im f .
29

Ex 518: C.C.P 09 Ex 530: E.N.S Paris-Lyon-Cachan 09


  Soit A dans Mn (C). On note A♯ = tCom(A).
−1 −4 1) Montrer que pour tout a dans Mn (C) et tout P dans GLn (C) (P AP −1 )♯ =
A=
1 3 P A♯ P −1 .
1) Montrer que A n’est pas diagonalisable. 2) Trouver toutes les matrices A telles que A + A♯ = O.
♯ ∗
2) Trouver une base de R2 dans laquelle la matrice de l’endomorphisme canoni- 3) Trouver toutes les matrices A telles que A + A = zIn , z ∈ C .
quement associé à A est triangulaire supérieure. Ex 531: C.C.P 09
3) Résoudre le système différentiel Soit A dans Mn (R) et  
 ′ 3A −2A
x (t) = −x(t) − 4y(t) B =
2A −A
y ′ (t) = x(t) + 3y(t)
1) Relation entre χB et χA . En déduire que B est trigonalisable si et seulement
si A est trigonalisable.
   
Ex 519: C.C.P 09
3 −2 1 1
Soit E un espace vectoriel de dimension n. 2) Montrer est semblable à . En déduire que B est semblable
1) Soit u dans L(E) telle que u2 = 0. Montrer que rg (u) ≤ n2   2 1 0 1
2) Soit r ≤ n2 . Trouver v dans L(E) telle que rg (v) = r et v 2 = 0. A A
à .
3) Soient u et v dans L(E) telles que u ◦ v = v ◦ u. Montrer que, si u admet 0 A
n valeurs propres distinctes, u et v admettent une base commune de vecteurs 3) En déduire que B est diagonalisable si et seulement si A = 0.
propres. Ex 532: X 09
4) Avec les mêmes hypothèses, montrer que si u et v sont diagonalisables, u et On s’intéresse aux idéaux à droite dans L(E), E C-espace vectoriel de dimension
v admettent une base commune de vecteurs propres. finie.
Ex 520: T.P.E 09 1) Donner des exemples de tels idéaux.
Quels sont les entiers n tels qu’il existe M dans Mn (R) avec M 3 −M 2 −M −2In = 0 A une partie I de L(E) on associe
et tr (M ) = 0 ? X
f (I) = Im u
Ex 521: E.N.S 09 u∈I
Soit E = {M ∈ Mn (C), tr (M ) = 0},
A un sous-espace F de E on associe
J = {f ∈ L(E); ∀(x, y) ∈ E 2 f ([x, y]) = [f (x), y] = [x, f (y)]}
g(F ) = {u ∈ L(E); Im u ⊂ F }
où [x, y] = xy − yx
1) Montrer que J est une sous-algèbre. 2) Si F est un sous-espace de E montrer que
2) Soit f dans J. Montrer que si a 6= b [Fa (f ), Fb (f )] = {0} où Fa (f ) est l’espace
caractéristiquede f associé f (g(F )) = F
 à la valeur propre a.
1 0
3) Soit X0 = Montrer que X0 est vecteur propre de f . 3) Si I est un idéal à droite de L(E) montrer que
0 −1
4) Montrer que f est une homothétie.
g(f (I)) = I
Ex 522: C.C.P 09
P = X 2n + 2X n cos(nθ) + 1. Factoriser P dans C[X] puis dans R[X]. Ex 533: Centrale-Supélec 09
Ex 523: Centrale-Supélec 09 (Logiciel de calcul formel à disposition) Soit A un polynôme unitaire de R[X].
  On dit que A est stable si toutes ses racines (réelles ou complexes) ont une partie
0 −1 −2 réelle strictement négative.
1
A =  1 0 −2  1) Montrer que si A est stable alors tous ses coefficients sont strictement positifs.
3
2 2 0 2) Soit n le degré de A et (α1 , . . . , αn ) ses racines réelles ou complexes. Soit
On note G = {Ak , k ∈ N∗ } Y
B(X) = (X − (αi + αj ))
1) Montrer que (G, ∗) est un groupe. Combien possède-t-il d’éléments ?
1≤i<j≤n
2) Montrer que exp(tA) existe, t et le calculer.
3) Résoudre X ′ = AX. Montrer que A est stable si et seulement si A et B ont des coefficients strictement
Ex 524: T.P.E 09 positifs.
    3) Avec le logiciel de calcul formel trouver une condition nécessaire et suffisante
2 1 0 3 1 0 pour que X 3 + aX 2 + bX + c soit stable (utiliser SymetricReduction).
A = 0 2 1 B = 0 3 0 4) Soit (α1 , . . . , αn ) des complexes.
Qn On note (σ1 , . . . , σn ) lesPfonctions symé-
n
1 −3 5 0 0 3 triques associées. Soit P (t) = i=1 (1 − αi t). On note Sk = i=1 αki . Donner
l’expression de P en fonction des σi .
1) A est-elle diagonalisable ? B ? P ′ (t)
2) A et B sont-elles semblables ? 5) Développer φ(t) = en série entière.
n P (t)
3) Calculer A .
6) En déduire une suite de relations entre les Σk et les σi .
Ex 525: T.P.E 09
Ex 534: Centrale-Supélec 09
Montrer (ln p)p∈P où P désigne l’ensemble des nombres premiers est Q-libre.
A, B et C sont des éléments de Mn (C).
Ex 526: C.C.P 09 1) Comparer χB à χtB .
  2) Soit λ dans SpA, montrer que si AC = λC alors Im C ⊂ Ker (A − λIn ).
−2 −2 1 3) On suppose que λ appartient à (SpA) ∩ (SpB), montrer qu’il existe C non
A =  −2 1 −2  nulle telle que AC = λC = CB.
1 −2 −1 4) On suppose qu’il existe C non nulle de rang r telle que AC = CB. Montrer
1) Montrer que A est diagonalisable. que deg pgcd(χA , χB ) ≥ r.
t −1
2) Déterminer P dans GL3 (R) et D diagonale telles que P = P et P AP = D. t 5) Etudier la réciproque.
Ex 527: C.C.P 09 Ex 535: Centrale-Supélec 09
Soit a dans R et   (Avec le logiciel de calcul formel) On construit par récurrence deux suites de
1 1 a polynômes en posant P0 = Q0 = 1 puis pour n ≥ 0 :
A = 0 2 0  n
0 0 a Pn+1 = Pn + X 2 Qn
2n
Qn+1 = Qn − X Pn
1) Quel est le rang de A ? A est-elle inversible ?
2) A est-elle diagonalisable ? 1) Calculer (à l’aide du logiciel) Pn et Qn pour n allant de 1 à 5. Quelle remarque
Ex 528: X 09 faites vous sur les coefficients ?
n+1 n+1
1) Soit A et B dans Mn (K), montrer que : 2) Vérifiez graphiquement que |Pn (x)| ≤ 2 2 et |Qn (x)| ≤ 2 2 pour x dans
[−1, 1].
rg A + rg B ≤ n + rg AB 3) Quels sont les degrés de Pn et Qn ? Montrer qu’il existe deux suites (an ) et
Pdeg P Pdeg Q
(bn ) telles que Pn = k=0 n ak X k et Qn = k=0 n bk X k .
2) A et B sont dans M2n+1 (K) telles que AB = 0. Montrer que A + tA et B + tB 4) Prouver |P (x)| ≤ 2 n+1 2
n+1
et |Qn (x)| ≤ 2 2 pour x dans [−1, 1].
n
ne sont pas toutes les deux inversibles. Indication : Considérer Pn+1 2
+ Q2n+1 .
Ex 529: T.P.E 09 5) (Non retrouvée) P an n
Soit (a1 , . . . , an ) dans Cn et A la matrice de Mn (C) telle que a(i,j) = ai aj . La 6) Etudier la série entière n≥0 n+1 x (rayon de convergence R et convergence
matrice A est-elle diagonalisable ? normale et uniforme sur ] − R, R[ et [−R, R].
30 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 536: Mines-Ponts 09 Ex 543: C.C.P. 09


Etudier la digonalisabilité dans Mn (R), n ≥ 2 de Soit A la matrice de Mn (R)
   
0 ··· 0 b a ··· a
.
 .. . .
.. ..  . .. 
A=  A = ..
 .
0 ··· 0 b
a ··· a
a ··· a c
où n ≥ 2 et a est non nul.
Ex 537: Centrale-Supélec 09 1) Sans calcul, dire si A est inversible et diagonalisable.
E = Cn et A est une partie de L(E) non réduite à {0}. On suppose que si F est 2) calculer Ak pour k dans N. Déterminer le polynôme caractéristique de A.
un sous-espace vectoriel de E tel que pour tout v de E v(F ) ⊂ F alors F = {0}
3) Trouver tous les polynômes annulateurs de A.
ou F = E.
1) Soit x un vecteur non nul de E, a quoi est égal {v(x), v ∈ A} ? Ex 544: Mines-Ponts 09
2) Soit u dans A montrer qu’il existe v dans A tel que u et u ◦ v ◦ u soient Soit A dans Mn (R) telle que A3 = In .
linéairement indépendant. 1) Montrer que rg (A − In ) est pair.
3) On fixe un tel v montrer qu’il existe un z non nul dans Im u et un λ dans C 2) Montrer qu’il existe entier p tel que A soit semblable à la matrice
√ !
diagonale
tels u ◦ v(z) = λz. − 21 − 23
4) D’autres questions suivaient, probablement dans le but de démontrer que si par blocs D = diag(In−2p , B, ...B), où B est à la matrice √3
2 − 21
A est une sous-algèbre de L(E) alors A = L(E). Question à la volée, après avoir montré que A était semblable à D dans Mn (C) :
Ex 538: T.P.E 09 Pouvez-vous me montrer que ces deux matrices sont semblables dans Mn (R) ?
Soit  
A In Ex 545: C.C.P. 10
B= Soit (u0 , u1 , u2 ) la base duale de la base canonique de R2 [X]. Soit v et w deux
0 A R1
Exprimer le polynôme minimal de B en fonction de celui de A. applications définies sur R2 [X] par v(P ) = P (1) et w(P ) = 0 P (x) dx.
1) Montrer que (u0 , v, w) est une base de R2 [X]∗ .
Ex 539: C.C.P 09
2) Donner la matrice de passage de (u0 , u1 , u2 ) à (u0 , v, w).
Soit p dans N∗ , λ et µ dans C∗ distincts, et A, B et M dans Mp (C) telles que
 3) Quelle est la base antéduale de (u0 , v, w) ?
 Ip = A + B Ex 546: C.C.M. 10
M = λA + µB 1) Trouver les matrices A de M 3 (R) telles que
 2
M = λ2 A + µ2 B
 
0 1 0
1) Montrer que M est inversible. Calculer M −1
A2 =  0 0 1 
Indication : Utiliser M 2 − (λ + µ)M + λµIp .
0 0 0
2) Montrer que A et B sont des projecteurs.
3) M est-elle diagonalisable ? Donner son spectre.
2) Trouver les matrices A de M 3 (R) telles que
Ex 540: Centrale-Supélec 09
 
Soit n dans N∗ , A = (ai,j ) dans Mn (R). On définit 0 0 1
A2 =  0 0 0 
fn = sup{| det A|, −1 ≤ ai,j ≤ 1}
0 0 0
gn = sup{| det A|, ai,j = ±1}
hn = sup{| det A|, ai,j ∈ {0, 1}} Ex 547: C.C.S. 10
1) Calculer f2 , g2 et h2 . Soit u et v deux endomorphismes d’un espace vectoriel réel ou complexe de di-
2) Prouver fn = gn pour tout n. mension finie non nulle et k un scalaire non nul tel que
3) Prouver hn+1 ≥ hn pour tout n.
4) Montrer hn+1 ≤ gn . u ◦ v − v ◦ u = kv
5) Les bornes supérieures sont-elles atteintes ?
1) Montrer que v n’est pas inversible.
6) Montrer gn+1 ≤ 2n hn
2) Montrer que pour tout entier p non nul
7) Si A = (C1 · · · Cn ) on pose
 
1 . . . 1 −1 u ◦ v p − v p ◦ u = kpv p
B=
C1 . . . Cn C1
3) Montrer que v est nilpotent
Montrer | det B| = 2| det A|. a) En utilisant l’endomorphisme
8) Montrer gn ≤ 12 gn+1 .
Ex 541: Centrale-Supélec 09 Φ : L(E) → L(E)
(Les questions qui suivent ne sont pas exactement celles de l’oral, mais corres- w 7→ u ◦ w − w ◦ u
pondent à la progression de l’élève.)
b) En utilisant une norme subordonnée.
Soit n ≥ 2 et M dans Mn (C).
c) En prouvant qu’n endomorphisme w est nilpotent si et seulement si pour tout
1) Montrer que exp M est inversible.
p entier non nul tr (wp ) = 0.
2) Si N est nilpotente et dans Mn (C) montrer N n = 0. Soit
d) En considérant le plus petit entier q tel que Im v q = Im v q+1 .
n−1
X (−1)i+1 Ex 548: C.C.M. 10
F : M 7→ Mi
i Soit E un espace vectoriel de dimension n, H1 et H2 deux hyperplans distincts
i=1
de E. Déterminer dim(H1 ∩ H2 ).
d
3) Calculer (In + tN ) dt (F (tN )).
Ex 549: C.C.S. 10
4) Application avec le logiciel de calcul formel. Vérifier le résultat précédent pour
Soit E un R-espace vectoriel (non nécessairement de dimension finie), u dans
n = 4 et  
0 1 0 0 L(E) et P dans R[X] tel que P (0) = 0, P ′ (0) 6= 0 et P (u) = 0.
0 0 1 0 1) Montrer que Ker u = Ker u2 .
N =  2) Montrer que Ker u ⊕ Im u = E.
0 0 0 1
0 0 0 0 Ex 550: X 10
Soit f : t 7→ exp(F (tN )). Soit A, B ∈ Mn (C), α, β ∈ C tels que AB − BA = αA + βB. Montrer que A et
5) Montrer que f est de classe C ∞ (Indication : remarquer que F (tN ) est dans B ont un vecteur propre en commun. (Indication au bout de quelques minutes :
C[N ]). traiter les cas faciles).
6) Calculer (In + tN )f ′ (t) et en déduire f ′ (0).
Ex 551: X 10  3
7) Calculer f ′′ (t). Z
8) Déterminer f (t). Soit p un nombre premier,quel est le nombre de droites dans pZ en tant
Ex 542: T.P.E. 09 qu’espace vectoriel ? En déduire le nombre de plans.
n
Soit (a0 , . . . , an−1 ) dans C et Ex 552: X 10
Z
  Nombre de matrices inversibles de M3 ( pZ )?
a0 a1 . . . an−2 an−1
 an−1 a0 a1 . . . an−2  Ex 553: X 10
 
A =  ... ... ... ... ...  Soit E = Mn (C), A ∈ E et f : tr(M )A + tr(A)M . Etudier la diagonalisabilité de
 
a2 a3 . . . a0 a1 f.
a1 a2 . . . an−1 a0
Ex 554: X 10
Montrer que A est diagonalisable et calculer det A. Soit P∈ R[X] un polynôme scindé, soit λ ∈ R+ , montrer que λP +XP ′ est scindé.
31

Ex 555: C.C.M. 10 Ex 566: ENS Paris-Lyon-Cachan 10


1) Soit P ∈ R[X] scindé, montrez que P ′2 − P P ′′ ≥ 0. Soit V un C-ev de dimension finie d. Soit f dans L(V ).
2) Si P est scindé à racines simples, montrez que P ′2 − P P ′′ ne possède pas de 1) Montrer que la suite (rg f n ) converge. On note r(f ) sa limite.
racines réelles. 2) Soit g dans L(V ) commutant avec f . Montrer
Ex 556: C.C.M. 10 r(f + g) ≤ r(f ) + r(g)
Trouver le commutant de
  3) Montrer que ce résultat n’est pas vrai dans le cas général.
1 j j2 4) Peut-on déterminer r(f ) à partir du polynôme caractéristique de f .
M = j j2 1 Ex 567: CCP 10
j2 1 j Soit (un )n∈N une suite de nombres complexes définie par u0 = 1, u1 = a (a ∈
C − {−2, 2}) et
Ex 557: Centrale-Supélec 10 ∀n ≥ 2 un = aun−1 − un−2
On cherche à démontrer le résultat suivant, noté Hn , pour n ≥ 2 : si P est dans    
1 un
C[X] de degré n et Q dans C[X] de degré n − 1 alors il existe a dans C tel que On pose X0 = et pour n ≥ 1 Xn = .
0 un−1
P − aQ possède une racine double.
1) Montrer qu’il existe une matrice A telle que Xn = An X0 pour tout n.
1) Montrer H2 .
2) Calculer les valeurs propres de A, notées λ1 et λ2 et exprimer un en fonction
On suppose Hp vrai pour 2 ≤ p < n.
de n et de ces valeurs propres.
2) Montrer le résultat si P et Q ne sont pas premiers entre eux.
3) On pose a = 2 cos t, t ∈]0, π[. Exprimer un en fonction de n et de t.
3) On suppose P et Q premiers entre eux. On note R = P ′ Q−P Q′ . En examinant
4) Soit p un entier non nul, pour quelles valeurs de a a-t-on up = 0 ?
l’ordre des racines communes à Q et R, en déduire l’existence d’une racine de R
non racine de Q. Ex 568: TPE 10  
A 0
4) Conclure. Soit A dans Mn (R), on pose B =
A A
Ex 558: Mines-Ponts 10 1) Soit P dans R[X], calculer P (B).
1) Soit E = Rn [X]. Montrer qu’il existe un unique A dans E tel que pour tout 2) Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur A pour que B soit dia-
P de E Z 1 gonalisable.
P (0) = P (t)A(t) dt Ex 569: CCS 10  
0 0 In
Soit A dans Mn (R) et B =
2) Si A 0
X n 1) Exprimer le polynôme caractéristique de B en fonction de celui de A.
A= ak X k 2) Soit λ une valeur propre de B. démontrer que λ2 est une valeur propre de A
k=0 et que
posons dim EB (λ) = dim EA (λ2 )
Xn
ak 3) Trouver une condition nécessaire et suffisante sur A pour que B soit diagona-
F =
k=0
X +k+1 lisable dans M2n (R).
Exprimer comme un rapport de polynômes scindés simples et en déduire les ak . Ex 570: CCM 10
Soit  
Ex 559: Centrale-Supélec 10 0 ··· ··· 0 −a0
Soit A et B dans Mn (C), diagonalisables et telles que AB = BA et u dans C.  . .. .. 
 1 .. . . 
L’endomorphisme  . . .. .. 

A = 0 . . . . . 
Φ : Mn (C) → Mn (C) . 
. . 
M 7→ AM + uM B  .. . . . . . 0 −a 
n−2
est-il diagonalisable ? 0 · · · 0 1 −a n−1

Ex 560: X 10 1) Calculer le polynôme caractéristique de A.


Soit E l’ensemble des suites périodiques de nombres complexes. 2) Montre que A est diagonalisable si et seulement si χA est scindé à racines
1) E montrer que E est un sous-espace vectoriel de l’ensemble des suites de simples.
nombres complexes. Ex 571: CCM 10
2) Déterminer une base de E. Soit A et B deux matrices de Mn (C), n ≥ 1, telles que AB = 0.
2ikπ
Indication : (donnée après un certain temps) Considérer les suites UN = (e N )k∈N . 1) Montrer que A et B ont un vecteur propre commun.
2) Montrer qu’il existe P dans GLn (C) telle que P −1 AP et P −1 BP sont trian-
Ex 561: Mines-Ponts 10 gulaires supérieures (On dit que A et B sont simultanément trigonalisables).
Déterminer tous les polynômes P de R[X] vérifiant
Ex 572: CCS 10
(X + 4)P (X) = XP (X + 1) (Avec l’aide du logiciel de calcul formel) Soit K la matrice de Mn (R) dont tous
les coefficients sont nuls sauf celui de la première ligne et dernière colonne qui
vaut 1.
Ex 562: E.N.S. Paris 10
Si M est dans Mn (R) on appelle M[k] la matrice M privée de ses k premières
On note [M ](i, j) les coefficients d’une matrice M , X(i) celle d’un vecteur. Soit
lignes et k dernières colonnes.  
Q telle que
2 1 −1
 Pn 1) On choisit n = 3 et M =  1 2 −1 . Ecrire (à l’aide du logiciel de
 ∀(i, j) [Q](i, j) ≥ 0 et ∀i j=1 [Q](i, j) = 1
∃n0 ∀n ≥ n0 [Qn ](i, j) > 0 P 1 1 0
 n calcul formel) M sous la forme M = OT où O est orthogonale et T triangulaire
∃π ∈ (R+ )n π(i)[Q](i, j) = π(j)[Q](j, i) et i=1 π(i) = 1
supérieure à coefficients diagonaux strictement positifs.
1) Montrer que On pose alors N = T O. Avec votre logiciel de calcul formel comparer les racines
Xn de det(M − λIn ) et det(N − λIn )
(u, v) = π(i)u(i)v(i) On revient au cas général
i=1 2) Prouver que pour tout µ de R
n
est un produit scalaire sur R . det(M − λIn − µK) = (−1)n µ det((M − λIn )[1] ) + det(M − λIn )
2) Montrer que Sp(Q) ⊂] − 1, 1] et que 1 est valeur propre de multiplicité 1.
Ex 563: E.N.S. Lyon 10 3) Prouver que
Soit φ : Mn (R) → Mn (R) un isomorphisme d’algèbre. Montrer qu’il existe P tel det T
que φ(M ) = P M P −1 . det((M − λIn )[1] ) = det((O − λT −1 )[1] )
tn,n
Ex 564: P Centrale-Supélec 10 4) Prouver que det((N − λIn )[1] est proportionnel à det((M − λIn )[1]
n−1
Soit Q = k=0 ak X k dans Cn−1 [X]. On note, pour P dans E = Cn−1 [X], R(P ) 5) Prouver le résultat pour tour k de [1, n]
le reste de la division de P Q par X n − 1.
1) Montrer que R définit un endomorphisme de E. Ex 573: CCP 10
2) Déterminer la matrice de R dans la base canonique. Soit A = (ai,j ) dans Mn (R) telle que
3) Montrer que toute valeur propre de R est de la forme Q(ǫ) où ǫ est une racine n
X
n-ième de l’unité. ∀(i, j) ai,j > 0 , ∀i ai,j = 1
4) Montrer que R est diagonalisable (déterminer ses valeurs propres et ses vec- j=1
teurs propres). 1) Montrer que 1 est valeur propre de A.
Ex 565: Centrale-Supélec 10 2) Montrer que toutes les valeurs propres de A, réelles ou complexes, sont de
Soit P un polynôme de R[X] tel que P (x) ≥ 0 pour tout x. Montrer qu’il existe module inférieur ou égal à 1.
deux polynômes A et B tels que P = A2 + B 2 . 3) Montrer que 1 est la seule valeur propre de module 1.
32 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 574: CCM 10 b) Montrer que


1) Expliquer la méthode du calcul d’un déterminant de Vandermonde. E = Ker f d ⊕ Im f d
2) Calculer

···
c) On note F = Ker f d et G = Im f d . Que dire de f˜F et f˜G ?
1 0 0 1
.. 4) Soit A une matrice non nilpotente et non inversible dans Mn (R). Montrer
a 1 . b

.. qu’il existe un entier m, P inversible dans GLn (R), G dans GLm (R) et N dans
2
a 2a . b2 Mn−m (R) nilpotente tels que
. .. .
.
. . (n − 1)! ..  
n −1 G 0
a nan−1 n!a bn P AP =
0 N
Ex 575: CCS 10
5) Application : à l’aide du logiciel de calcul formel, déterminer l’indice de A et
On cherche à déterminer les M de Mn (R) tels que M 2 = −In .
résoudre X = AX ′ avec
1) Montrer que n est pair. On suppose dans la suite n = 2p.
2) On définit la proposition P(p) par : si E est un espace vectoriel réel, si dim E =  
0 0 1 −3 −4
2p et si f est un endomorphisme de E tel que f 2 = −IdE alors il existe une base  −1 1 −1 1 0 
dans laquelle lamatrice de f est diagonale par bloc, chaque bloc diagonal étant  
 A= 1 1 1 3 4 
0 −1  
égal à . Etablir P(1). 0 0 0 −1 −1
1 0 0 0 0 1 1
3) On suppose P(p) et dim E = 2(p + 1) et f 2 = −IdE (f dans L(E)).
a) Soit Ex 581: ENS Paris-Lyon-Cachan 10
φ : E∗ → E∗ 1) Soit (a1 , · · · , an ) n entiers relatifs distincts deux à deux et P = 1 + (X −
u 7→ u ◦ f a1 )2 · · · (X − an )2 . Montrer que P est il irréductible dans Z[X] (non irréductible :
Montrer que φ2 = −IdE ∗ . il existe Q et R dans Z[X] différents de −1, 0 et 1 tels que P = QR).
a b
b) Soit x non nul dans E ∗ . Montrer que Vect{x, φ(x)} est un plan stable par φ. 2) P (x, y) = kx y + Q(x, y) , k 6= 0 deg P = d = a + b , P est dans K[x, y]. Soit
Soit A et B deux parties de K avec Card A > a et Card B > b Montrer qu’il existe
H = F ⊥ = {y ∈ G; ∀z ∈ F z(y) = 0} x, y dans A × B tels que P (x, y) 6= 0.

Montrer que H est un sous-espace stable par f et donner sa dimension. Ex 582: CCM 10
n
c) Soit u dans E − H. Montrer que G = Vect{u, f (u)} est un plan stable par f Soit E = C et u un endomorphisme n−1
de E diagonalisable.
et que H ∩ G = {0}. 1) Montrer que (IdE , u, · · · , u ) est libre si et seulement si il existe e tel que
n−1
d) Montrer P(p + 1). (e, u(e), · · · , u (e)) soit libre.
4) Conclure. 2) Donner la matrice de u dans la base (e, u(e), · · · , un−1 (e)) en donner le poly-
nôme caractéristique, soit (a0 , an−1 ) sa dernière colonne.
Ex 576: CCM 10 Pn−1

3) Montrer que un = k=0 ak uk . (il voulait qu’on remontre ceci en repartant
Soit λ dans C et   des expressions de la démonstration précedente)
0 1 0 ··· 0
. .
 .. . . . . . . . . . ..  Ex 583: CCS 10
 
 .. .. ..  Soit A dans Mn (R). On s’intéresse aux solutions du système différentiel X = AX ′ ,
N =. . . 0
. ..  X ∈ C 1 (R, Rn ).
. . 1
. 1) Comment obtenir les solutions si A est inversible ?
0 ··· ··· ··· 0 2) Montrer que si A est nilpotente l’unique solution est nulle.
3) On note E = Rn . Si f est un endomorphisme de E et F un sous-espace stable
1) Montrer que exp( λ1 N ) − In est nilpotente d’indice n.
par f on note f˜F l’endomorphisme induit par f sur F .
2) Montrer qu’il existe B dans Mn (C) telle que λIn + N = exp B.
a) Montrer que
Ex 577: CCS 10 d = min{k ∈ N, Ker f k = Ker f k+1 }
Soit u et v deux endomorphismes de Rn .
1) Donner un encadrement (le plus fin possible) de rg (u + v) en fonction de rg u existe. On l’appelle d l’indice de f , noté Ind(f ), et on transporte cette définition
et rg v. aux matrices.
2) Donner des cas particuliers non triviaux où on a égalité. b) Montrer que
3) Montrer que rg (u + v) = rg u + rg v si et seulement si E = Ker f d ⊕ Im f d
c) On note F = Ker f d et G = Im f d . Que dire de f˜F et f˜G ?
Im u ∩ Im v = {0} et Ker u + Ker v = Rn 4) Soit A une matrice non nilpotente et non inversible dans Mn (R). Montrer
qu’il existe un entier m, P inversible dans GLn (R), G dans GLm (R) et N dans
4) Montrer que rg (u ◦ v) ≤ min(rg u, rg v)
Mn−m (R) nilpotente tels que
5) Montrer que rg (u ◦ v) ≥ rg u + rg v − n
6) (subsidiaire) Donner des cas particuliers non triviaux dans lesquels les deux  
−1 G 0
inégalités sont des égalités. P AP =
0 N
Ex 578: CCS 10
1) On suppose E de dimension finie. Soit I un idéal bilatère non nul de L(E). 5) Application : à l’aide du logiciel de calcul formel, déterminer l’indice de A et

Montrer que I contient tous les endomorphismes de rang 1. En déduire tous les résoudre X = AX avec
idéaux de L′ E)  
0 0 1 −3 −4
2) Si E est de dimension quelconque, montrer que l’ensemble des endomor-
 −1 1 −1 1 0 
phismes de rang fini est un idéal. A= 1 1 1

3

4 
3) Application (en dimension finie) Si p est une semi-norme (vérifiant les pro- 
0 0 0 −1 −1

priétés d’une norme sauf p(x) = 0 ⇒ x = 0) sous-multiplicative non nulle montrer 0 0 0 1 1
que p est une norme.
4) Soit u dans L(E), montrer que que l’ensemble des endomorphismes de E dont
Ex 584: CCS 10
l’image est contenue dans celle de u est uL(E) = {uv, v ∈ L(E)}.
(Logiciel de calcul formel à disposition) Soit E un R-espace vectoriel u un élément
Ex 579: CCP 10 de L(E). On note
1) Si A et B sont deux matrices carrées d’ordre n, montrer que tr (AB) = C(u) = {v ∈ L(E); u ◦ v = v ◦ u}
tr (BA).
2) Montrer qu’en dimension finie toutes les matrices d’un même endomorphisme appelé commutant de u et le bicommutant de u
ont même trace.
BC(u) = {w ∈ L(E); ∀v ∈ C(u) w ◦ v = v ◦ w}
3) Si A et B sont semblables alors pour tout p tr (Ap ) = tr (B p ).
Ex 580: CCS 10 enfin, on note R[u] l’ensemble des polynômes en u. On étend ces définitions aux
Soit A dans Mn (R). On s’intéresse aux solutions du système différentiel X = AX ′ , matrices carrées avec des notations similaires.
X ∈ C 1 (R, Rn ). 1) (Avec le logiciel) Soit  
1) Comment obtenir les solutions si A est inversible ? 1 0 0
2) Montrer que si A est nilpotente l’unique solution est nulle. A = 0 1 0
3) On note E = Rn . Si f est un endomorphisme de E et F un sous-espace stable 1 0 4
par f on note f˜F l’endomorphisme induit par f sur F .
a) Déterminer C(A).
a) Montrer que
b) En déterminer une base.
d = min{k ∈ N, Ker f k = Ker f k+1 }
c) Déterminer BC(A).
existe. On l’appelle d l’indice de f , noté Ind(f ), et on transporte cette définition d) Déterminer R[A].
aux matrices. e) En déduire des relations entre ces trois ensembles.
33

On supposera dans toute la suite que u est un endomorphisme diagonalisable, dont Ex 597: CCP 10
on notera (λ1 , . . . , λp ) les valeurs propres et (m1 , . . . , mp ) leurs multiplicités.  
2) Caractériser C(u). 1 0 a
3) Montrer que l’ensemble des endomorphismes de E dont la restriction à chaque A = 0 2 0
sous-espace propre de u est une homothétie est égal à R[u]. 0 0 a
4) Déterminer BC(u) et le comparer à R[u]. 1) Quel est le rang de A ? A est-elle inversible ?
5) (Question supplémentaire, pour justifier un résultat utilisé) Prouver qu’une 2) A est-elle diagonalisable ?
matrice de Mn (R) commute avec toutes les autres matrices de Mn (R) si et seule-
Ex 598: CCM 10
ment si elle est de la forme λIn , λ ∈ R.
1) Montrer que pour tout n il existe Pn dans R[X] tel que 1 + X − (Pn (X))2 soit
Ex 585: CCP 10 divisible par X n+1 .
1) Soit A dans Mn (R) telle que A2 + A + In = 0. A est-elle diagonalisable dans 2) Soit N une matrice nilpotente de Mn (R). Montrer qu’il existe B dans Mn (R)
Mn (R) ? Montrer que le rang de A est pair. telle que B 2 = In + N .
2) Soit B dans Mn (R) telle que B 3 + B 2 + B = 0. Quelle est la parité du rang Ex 599: CCS 10
 
de B ? a a
1) Soit a dans C, la matrice est-elle diagonalisable ?
Ex 586: CCS 10 0 a  
Soit φ : R3 [X] → R3 [X] qui à P associe le reste de la division de AP par B avec Soit maintenant A dans Mn (C) et B = A A .
A = X 4 − 1 et B = X 4 − X. Déterminer le noyau de φ et les sous-espaces propres   0 A
de φ. 0 −1 1
2) On prend A =  −1 −1 −1 . A l’aide du logiciel de calcul formel diago-
Ex 587: CCS 10
1 −1 −1
Trouver les matrices M de M3 (R) telles que naliser A. B est-elle diagonalisable ?
  3) On prend n =  2. Montrer que
0 0 1    tout matrice A de Mn (C) est semblable à
a 0 a 1 a 0
M = 0 0 0
2
ou ou a 6= b. En déduire que B est diagonalisable si
0 a 0 a 0 b
0 0 0
et seulement si A = 0.
4) On se place dans le cas général. Déterminer P (B) si P est un polynôme. En
Ex 588: CCP 10 déduire que si B est diagonalisable A est diagonalisable. En déduire A2 = 0.
Soit A, B dans Mn (C). On suppose qu’il existe Mn (C) non nulle telle que AM = Conclure.
M B. 5) Exprimer le polynôme caractéristique de B à l’aide de celui de A. Même
1) Calculer Ak M en fonction de M , B et k. question avec le polynôme minimal.
2) Montrer que A et B ont une valeur propre commune.
Ex 600: CCP 10
Ex 589: CCP 10 Soit M la matrice  
1) Résoudre dans C l’équation (z + 1)n − (z − 1)n . a b c
2) Factoriser (X + 1)n − (X − 1)n . c a b
b c a
Ex 590: CCS 10
Polynôme caractéristique de où (a, b, c) ∈ C3 .
  1) Trouver un couple (X, λ) formée d’un vecteur propre et desa valeur propre
0 ··· ··· 0 −a0 associée.
 . .. ..  2) Montrer que les trois valeurs propres sont de la forme (1, z, z 2 )
 1 .. . . 
 . .. . ..   3) Déterminer les valeurs propres de M .

 0 .. . .. .  4) Soit P = a + bX + cX 2 , exprimer det M en fonction des P (z k ).
. . 
 .. . . . . . 0 −a 
n−1 Ex 601: CCP 10
0 ··· 0 1 −an Soit a un réel distinc de 0 et de 1. et p un entier. On pose

Ex 591: CCS 10 Sp = {(un ) ∈ RN , ∃P ∈ Rp [X] ∀n un+1 = aun + P (n)}


3 2
Soit a dans C tel que a + 2a + 1 = 0, et b = a + a + 1. Déterminer P dans Z[X],
1) Montrer qu’un tel P est unique (pour une suite u de Sp donnée) on le note
non nul, tel que P (b) = 0.
Pu . Montrer que Sp est un sous-espace vectoriel de RN .
Ex 592: CCS 10 2) On note
Soit X et Y dans M3 (C), nilpotentes. Montrer que X et Y sont semblables si et Φ : Sp → Rp [X]
seulement si elles ont même rang. u 7→ Pu
Ex 593: CCM 10 a) Montrer que Φ est linéaire.
Soit G un sous-groupe commutatif de GLn (C) (n > 0) tel que tout élément A de b) Donner une base de Ker Φ
G soit annulé par le polynôme X 2 (X 3 − 1)(X − 2)4 . Montrer qu’il existe Q dans c) Déterminer Im Φ (s’aider des polynômes (X + 1)k − aX k ). En déduire une
GLn (C) tel que QAQ−1 soit diagonale pour tout A de G. base de Sp .
3) Application : déterminer la suite (un ) telle que
Ex 594: CCM 10
Soit P dans Rn [X], unitaire. Pour a dans R on pose Pa = P (X + a). Montrer u0 = −2, un+1 = 2un − 2n + 7
qu’il existe un réel r tel que pour a ≥ r tous les coefficients de Pa soient positifs.
Ex 595: CCP 10 Ex 602: TPE 10
1) Si A et B sont deux matrices carrées d’ordre n, montrer que tr (AB) = Soit (α1 , . . . , αn ) des complexes non nuls, et A la matrice de Mn (C) telle que
tr (BA). ai,j = ααji . Réduire A.
2) Montrer qu’en dimension finie toutes les matrices d’un même endomorphisme Ex 603: TPE 10
ont même trace. Trouver P dans GL3 (R) telle que M = P T P −1 lorsque
3) Si A et B sont semblables alors pour tout p tr (Ap ) = tr (B p ).    
Ex 596: CCS 10 1 0 0 0 1 1
(Logiciel de calcul formel à disposition) T = 0 1 1,M =  0 1 0
1) P (X) = X − X 2 . Chercher un polynôme Q tel que P (Q(X)) − X est divisible 0 0 1 −1 1 2
par X 4 .
2) Soit Ex 604: CCS 11

−1 1 0 −1
 Soient A et C des matrices de taille n et In la matrice unité de taille n, soit
 −1 0 1 1     
A=  A In A C
0 0 −1 0 B= D=
In A C A
2 −2 0 2
Montrer que A est nilpotente. Chercher M telle que M − M 2 = A. 1) Montrer que det D = det(A + C) det(A − C).
2) Calculer χB en fonction de χA .
3) Existe-t-il N tel que N 2 = A ?
3) Décrire les sous-espaces propres de B en fonction de ceux de A.
4) Soit P dans Rn [X] tel que P (0) = 0 et P ′ (0) 6= 0. Montrer qu’il existe un
4) On suppose A diagonalisable, B est-elle diagonalisable ?
intervalle I, voisinage de 0 tel que P réalise un C ∞ -difféormorphisme de I sur un
5) On définit par récurrence une suite de matrice (Ak ) en posant A0 = (0)et
intervalle J.
5) Montrer qu’il existe un polynome Q tel que P (Q(X)) − X soit divisible par  
Ak I2k
X n. Ak+1 =
I2k Ak
6) Si A est une matrice nilpotente de Mn (R), montrer qu’il existe une matrice
B telle que P (B) = A. Prouver que pour tout k Ak est diagonalisable et préciser ses sous-espaces propres.
34 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 605: CCS 11 Ex 616: CCS 11


(u1 , u2 ) dans L(E) où E est un espace vectoriel vérifient la propriété N si et 1) Si deg(P ) < deg(Q), Q scindé à racines simples (racines notées αk ), montrer
seulement si il existe n non nul (i1 , . . . , in ) dans {1, 2}n et (j1 , . . . , jn ) strictement qu’on a
n
positifs tels P (X) X βk
j1 j2 jn
ui1 ui2 · · · uin = 0 =
Q(X) X − αk
k=1
1) On suppose u1 et u2 de rang 1. En exprimant u2i montrer que (u1 , u2 ) vérifie
N si et seulement si tr (u1 ) = 0 ou tr (u2 ) = 0 ou tr (u1 u2 ) = 0. où βk = QP′(αk)
(αk )
2) Soit     2) Qelle est la fraction rationnelle dont la décomposition en éléments simples
1 a b 1 c d est :
M1 =  1 a b  et M2 =  1 c d  X ω2
1 a b 1 c d X −ω
ω∈Un
les matrices de u1 et u2 dans une base. A l’aide de Mathematica donner une CNS
sur (a, b, c, d) pour que (u1 , u2 ) vérifie N . 3) Même question avec
X ωX + 1
3) On considère le cas où dim E = 2. Montrer que (u1 , u2 ) vérifie N si et seule-
ment si il existe k dans N tel que u1 uk2 u1 = 0. ω 2 X 2 + ωX + 1
ω∈Un
Ex 606: CCM 11 si n = 1 mod 3. On pourra d’abord décomposer
Soit (a, b, c) dans C3 et  
0 ··· 0 a ωX + 1
 ... .. .. 
. . ω 2 X 2 + ωX + 1
M =
0 ··· 0 a
dans C(X).
b ··· b c
Que se passe-t-il quand n = 0, 2 mod 3 ?
Etudier la diagonalisabilité de M .
Ex 617: CCS 11
Ex 607: X 11
But : prouver que tout sous-espace vectoriel V de Mn (R) dont les éléments sont
1) Soit P un polynôme irréductible de Q[X]. Montrer que les racines complexes
de rang au plus r à une dimension inférieure ou égale à nr.
de P sont simples.
1) Donner unexempled’un tel sous-espace dont la dimension est exactement nr.
2) Soit P dans Q[X] et λ une racine de P de multiplicité au moins 12 deg P .
Montrer que λ est rationnel. Ir B
2) Soit M = une matrice de Mn (R). Montrer que M est de rang au
C D
Ex 608: CCP 11  moins égal à r et que rg (M ) = r si et seulement
1 2  si D = CB.
Notons A = et soit Ir 0
2 4 3) On suppose maintenant que Jr = est dans V .
0 0
F : M2 (R) → M2 (R)  
M 7→ AM 0r B
W ={ t ; A ∈ Mn−r (R), B ∈ Mr,n−r (R)}
B A
1) Déterminer le noyau de F .
2) F est-elle surjective ? – Montrer que
 W estun sous-espace de Mn (R). Quelle est sa dimension ?
3) Déterminer une base du noyau de F et une base de son image. 0 B
– Soit M = t r dans W ∩V . Montrer que pour tout λ dans R λA = λ2tBB.
Ex 609: X 11 B A
A appartient à Mn,r (R), B à Mr,n (R). On pose M = In − AB. En déduire A = B = 0.
1) On suppose rg (A) = r. – En déduire dim V ≤ nr.
a) Démontrer que rg (M ) ≥ n − r. 4) Conclure.
b) Démontrer que rg (M ) = n − r si et seulement si BA = Ir . Ex 618: TPE 11
2) On ne suppose plus rg (A) = r. Montrer que M = In − AB est inversible si
Quelles sont les matrices M de M3 (R) telles que
et seulement si N = Ir − BA est inversible.
 
Ex 610: X 11  −3 −2 1
A 0 M 3 − M =  −3 −2 1  et M 4 = M 3
Soit B = dans M2n (R), A ∈ Mn (R). Condition nécessaire et suffiasante
A A 1 −1 0
sur A pour que B soit diagonalisable.
Ex 611: X 11 Ex 619: TPE 11
Soit A et B deux matrices de Mn (R) de même rang telles que A2 B = A. Montrer Soit n un entier non nul, a un réel. On définit A = (a ) dans M (R) par a = i
i,j n i,j
B 2 A = B. si i =
6 j et ai,i = i + a sinon. Etudier la diagonalisabilité de A. Le cas échéant
Ex 612: CCM 11 diagonaliser A.
Soit  
0 ··· 0 a1 Ex 620: CCM 11
 . . .
.. .
..  Soit n ≥ 3 et
M = .  ∈ Mn (R)  
 0 ··· 0 1 ··· 1
0 an−1  1 0 ··· 0
b1 · · · bn−1 0 A=  ... ... ..  ∈ Mn (R)
.
Condition nécessaire et suffisante pour que M soit diagonalisable.
1 0 ··· 0
Ex 613: CCM 11
Déterminer le spectre de A.
 
0 ··· ··· 0 −a0 Ex 621: CCM 11
 .. .. .. 
1 . . .  Résoudre dans M2 (R) le système :
 .. .. .. .. 
A= 0 . . . . 
 
. . .  tr (X)Y + tr (Y )X = A
 .. .. . . 0 −a
n−2
 XY = B
0 · · · 0 1 −an−1
   
1) Déterminer le polynôme caractéristique χA de A. 4 8 1 4
avec A = et B = .
2) Prouver que A est diagonalisable si et seulement si χA est scindé à racines 4 −4 1 −2
simples. Ex 622: TPE 11
Ex 614: X 11 Soit A dans Mn (C) trouver le rang de Com(A) si A est inversible, de rang stric-
1) Décomposer en éléments simples : (1+ x1)n −1 (dans R) tement inférieur à n − 1, de rang n − 1.
n
2) Déterminer la limite quand n tend vers l’infini des deux membres (la fraction Ex 623: TPE 11
   
rationnelle et la somme d’éléments simples) 1 ··· 1 0 ··· 0  
3) Justifier l’égalité entre ces deux termes.  .
. .
.   .
. .
.  J J
Soit J = . . et O = . . et A = de M2n (R).
J O
Ex 615: X 11 Pn 1 · · · 1 0 · · · 0
1) Soit A = (a(i, j)) dans Mn (C) telle que pour tout i, j=1 |a(i, j)| < 1 Montrer Valeurs propres et vecteurs propres de A ?
que les valeurs propres
P de A sont de module strictement inférieur à 1. Ex 624: Magistère Rennes 11
2) On note Sj = ni=1 |a(i, j)|. Montrer que :
A-t-on l’équivalence
n
X |aj,j |
≤ rg (A) f diagonalisable ⇔ E = Ker f ⊕ Im f
j=1
Sj
ou seulement une implication ?
35

Ex 625: Magistère Rennes 11 7) Montrer que F et G sont stables par u.


Calcul de 8) Montrer que F et G sont supplémentaires.
λ1 + x a+x ··· a+ x 9) D’autres questions, perdues, permettant d’obtenir la réduction de Jordan d’un
.. ..
. endomorphisme nilpotent et la démonstration de la réciproque.
b+x x + λ2 .
. .. ..
. . . a + x Ex 634: CCM 11
.
Montrer que
b+x ··· +x x + λn
¯  
Ex 626: ENSEA-ENSIIE
 11 a1 b1 0 ··· 0
0 0 6  .. .. 
Soit A =  1 0 −11 . Exprimer Ap à l’aide de I3 , A et A2 .  b1 a2 b2 . . 
 
A= .. .. .. 
0 1 6  0 . . . 0  ∈ Mn (R)
 . .. 
Ex 627: CCP 11  .. . bn−2 an−1 bn−1 
Soit M la matrice de Mn (R) tellque 0 ··· 0 bn−1 an
 
0 ··· 0 xn possède n valeurs propres distinctes si tous les bi sont non nuls.
 .. . . 
 . .. .. 0  Ex 635: CCS 11
M = . .. 
 0 x2 .. .  Soit P l’ensemble des polynômes unitaires à coefficients dans Z dont toutes les
x1 0 ··· 0 racines ont un module un module inférieure ou égal à 1. On note En le sous-
ensemble de E constitué Pn des polynômes de E de degré inférieur à n.
où les xi sont sont nuls. Soit f l’endomorphisme de Rn canoniquement associé. 1) Soit n n−k
dans
1) Calculer M 2 . En déduire un polynôme annulateur de M .
P = X + k=1 a k X   n.
E
n
2) Condition suffisante sur les xi pour que M soit annulé par un polynôme scindé a) Montrer que pour tout k |ak | ≤ . En déduire que En est fini.
k
à racines simples ?
b) Montrer que toutes les racines non nulles de P sont de module 1.
3) Déterminer une base dans laquelle la matrice de f est diagonale par blocs, les
2) Logiciel de calcul formel à disposition. On dit qu’un polynôme unitaire de
blocs étant de taille au plus 2.
degré n est candidat de degré n s’il vérifie les inégalités de la question précédente.
4) Montrer que M est diagonalisable dans Mn (C).
a) Trouver tous les candidats de degré 2, 3 et 4. Parmi ceux-ci quels sont ceux
5) Quels sont les éléments propres de M si tous les xi sont égaux à 1 ?
qui sont dans En .
Ex 628: CCM 11 b) Quel conjectures pouvez vous faire sur les racines non nulles de ces polynômes.
Soit E un espace vectoriel de dimension n. Soit (f1 , . . . , fp ) dans L(E)p . Montrer 3) Soit P dans En , P 6= X n . On note m la multiplicité de 0 comme racine de P ,
que et λm+1 , . . ., λn les racines non nulles de P . P s’écrit donc
X p
rg (f1 ◦ · · · ◦ fp ≥ rg (fi ) − n(p − 1) Yn
i=1 P = Xm (X − λi )
En déduire que si u de L(E) est annulé par un polynôme scindé à racines simples i=m+1

alors u est diagonalisable. Qn


a) Montrer que Q1 = X m i=m+1 (X − λ2i ) est un élément de En .
Ex 629: CCM 11 b) Montrer que (−1)n P (−X)P (X) = Q1 (X 2 )
1) Soit A une matrice de Mn (R). On suppose que A2 est diagonalisable à valeurs c) Ecrire un algorithme dans le logiciel de calcul formel permettant de calculer
propres strictement positives. Montrer que A est diagonalisable. Q1 en fonction de P .
2) Diagonaliser 4) On définit φ par Q1 = φ(P ). On note φk l’itéré k-ième de φ pour la compo-
 b ··· ··· b a
sition.
 ... b a b a) P est dans En montrer qu’il existe p et q avec p < q et φp (P ) = φq (P ).
 
 .. . . . . 
 . . . . . . . ..  b) Montrer que toutes les racines non nulles de P sont des racines de l’unité.
 ..  q−p
  Indication : On remarquera que l’application λ 7→ λ2 réalise une permutation
b a b . p
des racines non nulles de φ (P ), et que celle-ci est d’ordre fini.
a b ··· ··· b
Ex 636: CCP 11
Ex 630: ENSIIE 11 Soit f un endomorphisme d’un R-espace vectoriel de dimension finie. Si λ est
dim E = 3, f ∈ L(E), avec f 3 = 0 et f 2 6= 0. Déterminer le commutant de f . valeur propre de f de multiplicité m et si Eλ est le sous-espace propre associé,
Ex 631: TELECOM-SudParis 11 montrer :
    1 ≤ dim Eλ ≤ m
X X
ϕ(P )(X) = P +P 1− − 2P (X)
2 2 1) Soit
 
1 1 1 1
1) Montrer que ϕ est un endomorphisme.
2 2 2 2
2) Déterminer le degré de ϕ(P ). A= 
3 3 3 3
3) Déterminer Ker ϕ.
4 4 4 4
4) On pose Q0 = 1 et ∀n > 0, Qn = ϕ(X n )
a) Montrer que la famille (Qn ) est une base Déterminer simplement les valeurs propres de A. A est-elle diagonalisable.
b) Montrer que Im ϕ est un hyperplan Ex 637: Magistère Maths-Info Rennes 11
R1
5) Soit θ(P ) = 0 P (t)dt. Démontrer que Ker θ = Im ϕ. 1) Rappeler l’idée de la démonstration de tCom(A)A = det AIn .
Ex 632: CCM 11 2) En déduire une démonstration du théorème de Cayley-Hamilton.
Résoudre dans M2 (R) le système : Ex 638: CCS 11
 Soit n un entier naturel non nul, M une matrice de Mn (R) qui est une pseudo-
tr (X)Y + tr (Y )X = A
XY = B réflexion (i.e. rg (M − In ) = 1)
1) Rappeler la définition du rang d’une matrice.
   
4 8 1 4 2) Si P est dans R[X], montrer que Ker P (M ) est stable par M .
avec A = et B = . 3) Donner la forme de M dans une base de trigonalisation bien choisie.
4 −4 1 −2
Ex 633: CCS 11 4) Calculer le polynôme caractéristique de M et sont polynôme minimal.
Soit A dans M5 (R), qui était effectivement donnée, à coefficients tous dans −1, 0, 1, 2,5)
−2 Donner une condition pour que M soit diagonalisable. Donner un exemple
2 3
de rang 3, telle que A 6= 0, A = 0. d’une telle M non diagonalisable.
P
1) Donner l’exemple d’une telle matrice. 6) Soit P = X n − nk=1 ak X k−1 . On lui associe l’endomorphisme up de Rn ainsi
2) On considère les suites (rk ) et (dk ) avec rk = rg (Ak ) et dk = rk − rk+1 . défini : si (e1P , . . . , en ) est la base canoniaque de Rn alors uP (ei ) = ei+1 si i < n
n
Caluler ces deux suites. Que peut-on conjecturer ? et uP (en ) = k=1 ak ek . Déterminer le polynôme caractéristique de uP .
3) Pour une matrice A quelconque montrer que les suites (rk ) et (dk ) sont décrois- 7) Soit Q un polynôme unitairen de degré n, distinct −1
de P et tel que Q(0) 6= 0.
santes. Pour la deuxième on pourra utiliser l’endomorphisme induit par X 7→ AX Montrer que u Q est dans GL(R ) et que s = u Q ◦ u P est une pseudo-réflexion
sur Im A .k (on identifie un endomorphisme et sa matrice)
4) Si A et B sont semblables que dire des suites (rk (A)) et (rk (B)) ? 8) A quelle condition sur Q s est-elle diagonalisable.
On voudrait prouver la réciproque lorsque A est nilpotente. On note u : X 7→ AX. Ex 639: CCP 11
5) Montrer qu’il existe un p tel que up = 0 et up−1 6= 0. Soit E = Rn [X] et f dans L(E) avec f (P ) = P − P ′
6) Montrer qu’il existe un x dans E tel que up−1 (x) 6= 0 et une forme linéaire φ 1) Montrer de deux manières différentes que f est bijectif.
telle que φ(up−1 (x)) = 1. a) Sans utiliser la matrice de f .
Soit b) En utilisant la matrice de f dans une base qu’on choisira.
p−1
\
F = Vect{x, u(x), . . . , u p−1)
(x)} et G = Ker (φ ◦ ui ) 2) Soit Q dans E déterminer P tel que Q = P − P ′ .
i=0
Indication : Que vaut P (n+1) .
36 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 640: CCP 11 Ex 650: C.C.P. 12


Dans tout l’exercice A est dans Mn (C) et A2 est diagonalisable. Résoudre le système suivant en discutant suivant les valeurs du paramètre m.
1) Si P est un polynôme scindé à racines simples, donner un polynôme annula- 
teur de A.  2mx + y + z = 2
2) On suppose que Ker A2 = Ker A, donner un polynôme annulateur de A à x + 2my + z = 2m

racines simples. x + y + 2mz = 4m2
3) Montrer que A est diagonalisable si et seulemnt si Ker A = Ker A2 .
Ex 641: CCM 11 Ex 651: C.C.S. 12
Si Pn = (X − 2)2n + (X − 2)n − 2, n ≥ 3, déterminer le reste de la division 2πk
Soit µ[n] = {ei n , k ∈ [1, n] pgcd(k, n) = 1}. On note
euclidienne de Pn par (X − 3)3 .
Y
Ex 642: CCS 11 Φk = (X − ζ)
1) Soit M une matrice de Mn (R), montrer que M est de rang 1 si et seulement ζ∈µ[k]
si il existe X et Y non nuls dans Mn,1 (C) tels que M = X tY .
2) Soit Q dans C[X] et A dans Mn (C). Prouver que Q(A) est inversible si et 1)
seulement si pour toute valeur propre λ de A, Q(λ) 6= 0. a) Créer une procédure Mathematica renvoyant Φk sous forme développée. Véri-
3) On se donne trois matrices P , A et B de Mn (C), P non nulle, telles que fier la cohérence en utilisant la fonction Cyclotomic[n,x].
AP = P B. Si Q est dans C[X] exprimer Q(A)P en fonction de B, P et Q. b) Montrer que tous les coefficients de Φk sont réels. Donner le degré de Φk à
4) En déduire que A et B ont une valeur propre commune si et seulement si il l’aide de l’indicatrice d’Euler.
existe P non nulle telle que AP = P B. c) Trouver un ordre k tel que les coefficients de Φk ne soient pas tous dans
5) Montrer qu’e s’il existe une matrice P de rang r telle AP = P B alors le pgcd {0, 1, −1}. Conjecture lorsqu’ils valent tous 1.
des polynômes caractéristiques de A et B est au moins de degré r. 1
Montrer X n Φn ( X ) = Φn (X). En déduire une propriété de symétrie.
6) La réciproque est-elle vraie ? 2)
Ex 643: TPE 12 a) Montrer que l’ensemble des racines de X n − 1 est la réunion de µ[d] pour d
Calculer An si   divisant n.
−1 a a b) P Montrer que le produit des Φd pour d divisant n est égal à X n . En déduire
A =  1 −1 0  . d|n φ(d) = n (φ est l’indicatrice d’Euler).
−1 0 −1 c) Expliciter Φp si p est premier.
Ex 644: INT 12 d) En déduire une procédure récursive pour calculer les Φn .
Soit M dans Mn (C), montrer que pour toute valeur propre 3) Il restait encore deux questions (peut-être pour démontrer que φn est toujours

P λ de M il existe au à coefficients entiers).
moins un i tel que λ soit dans la boule fermée B (mi,i , j6=i |mi,j |).
Ex 645: CCS 12 Ex 652: CCM 12
On considère la matrice   E est de dimension finie, F et G sont des sous-espaces de E.
1 1 2 1) Montrer que si F ∪ G est une sous-espace alors F ⊂ G ou G ⊂ F .
A =  −1 2 −1  2) Si F et G ont même dimension alors ils possèdent un supplémentaire commun.
−2 −1 −3
Ex 653: CCS 12
1) Calculer le polynôme caractéristique de A et, à l’aide du logiciel de calcul i 2πk
formel, déterminer le reste de la division euclidienne de X n par celui-ci. En déduire Soit µ[n] = {e
n , k ∈ [1, n] pgcd(k, n) = 1}. On note

An . Y
2) Soit Φk = (X − ζ)
k λx ζ∈µ[k]
ǫk,λ : x 7→ x e
et F = Vect{ǫk,λ , k ∈ N, λ ∈ Ω} où Ω est l’ensemble des nombres complexes dont 1)
la partie imaginaire est dans [0, 2π[. Soit γ dans F montrer que pour tout x0 a) Créer une procédure Mathematica renvoyant Φk sous forme développée. Véri-
x 7→ γ(x + x0 ) fier la cohérence en utilisant la fonction Cyclotomic[n,x].
b) Montrer que tous les coefficients de Φk sont réels. Donner le degré de Φk à
est dans F . l’aide de l’indicatrice d’Euler.
3) Montrer que pour tout P de C[X] et tout α de C∗ il existe f dans F telle que c) Trouver un ordre k tel que les coefficients de Φk ne soient pas tous dans
pour tout entier n f (n) = P (n)αn . {0, 1, −1}. Conjecture lorsqu’ils valent tous 1.
4) Soit M dans Mn (C). Les µi sont les valeurs propres de M , de multiplicités Montrer X n Φn ( 1 ) = Φn (X). En déduire une propriété de symétrie.
X
respectives les mi . Montrer que 2) Il restait beaucoup d’autres questions non traitées (voir l’exercice de Berthou).
Φ : Cn−1 [X] → Cn Ex 654: TPE 12
Q 7→ (Q(µ1 ), . . . , Qm1 −1 (µ1 ), Q(µ2 ), . . . , Qmp −1 (µp )) E = R3 , soit u tel que E = Ker u ⊕ Im u. Montrer que u3 est diagonalisable si et
est un isomorphisme. seulement si u est diagonalisable.
5) Appliquer au calcul de An . Ex 655: CCM 12
Ex 646: TPE 12 Soit A dans GL6 (R) telle que A4 = 3A3 − 2A2 et tr A = 8.
Soit E de dimension finie et u dans L(E), démontrer que 1) Déterminer χA .
dim Ker u ≤ dim Ker u2 ≤ 2 dim Ker u. 2) Rang de A2 − A.
3) Exprimer Ak en fonction de A2 , A et I6 .
Ex 647: Télécom-Sud Paris 12 Ex 656: CCP 12
Soit (a1 , . . . , an ) dans Zn avec a1 < a2 < . . . < an . Soit Pn
Soit E = Mn (R) et F = {(ai,j ) ∈ E, ∀i j=1 ai,j = 0} et S = Sn (R).
 
P (X) = (X − a1 ) . . . (X − an ) − 1. 2 2
1) (cas n = 2) Soit A = . Montrer qu’il existe (B, C) dans F × S tel
5 −2
Montrer que P est irréductible dans Z[X]. que A = B + C.
Ex 648: ENSIIE 12 2) (cas n = 3) Donner une base de F , donner une base de S. Montrer que
n 2
1) Déterminer le reste
 de ladivision euclidienne de X par (X − 4) . E = F + S, donner une base de F ∩ S
7 −3
2) On prend A = . Déterminer le polynôme caractéristique de A. Ex 657: X 12
3 1
n
3) Exprimer A en fonction de n, A et I2 en utilisant deux méthodes différentes. 1) Soit Pn = X n − X + 1 dans Cn [X], n ≥ 2. Montrer Pn possède n racines
En déduire exp A. complexes distinctes, notées (z1 , . . . , zn ).
4) Calculer 2) Avec les notations précédentes, calculer le déterminant
+∞ 3
X n
. 1 + z1 1 ··· 1
n! .. ..
n=0 .
1 1 + z2 .
Dn = . .. ..
Ex 649: Petites Mines 12 .
. . . 1

2n+1 2n+1 1 ··· 1 1 + zn
P (X) = (X + 1) − (X − 1) .
1) Déterminer les racines de P .
Ex 658: X 12
2) En déduire la valeur de
Soit E un espace√ vectoriel
√ de dimension finie, p, q et r trois projecteurs. On
2n
Y   suppose que p + 2q + 3r est un projecteur. Que dire de q et r ?

An = tan .
2n + 1 Ex 659: CCM 12
k=1
Trouver les matrices de Mn (R) telles que M 2 soit semblable à M .
37

Ex 660: Ecole de l’Air 12 Ex 668: CCP 12


Soit E un espace vectoriel de dimension finie u et v deux endomorphismes de E. Calculer le déterminant
1) Soit λ une valeur propre non nulle de u ◦ v, montrer que λ est valeur propre
a + b b 0 ··· 0
de v ◦ u. Rx
.. ..

2) On prend E = R[X], u : P 7→ P ′ et v : P 7→ Q avec Q(x) = 0 P (t) dt. a a+b b . .
.. .. ..
Déterminer Ker u ◦ v et Ker v ◦ u. ∆n = 0 . . .
0 .
3) Le résultat de la première question peut-il s’étendre au cas λ = 0, en dimen- . .
.. .. a a+b b
sion quelconque ou en dimension finie.
0 ··· 0 a a+b
Ex 661: CCM 12
P = X 3 +2X 2 +3X +4. On note (x1 , x2 , x3 ) ses racines. Déterminer un polynôme
Ex 669: CCS 12
unitaire Q dont les racines sont (x2 + x3 , x1 + x3 , x1 + x2 ).
1) Soit M la matrice (note 5 ) :
Ex 662: CCM 12  
Soit A un élément de Mn (R) dont tous les coefficients sont dans {−1, 1}. Montrer −2 + a −a + b −1 − a 4 − a + b
que det A est un entier et qu’il est divisible par 2n−1 .  a a−b 4+b −3 − b 
M (a, b) =  .
−4 + a − b −3 −3 + a −1 − b
Ex 663: CCP 12 3 − a + b −1 − b −1 − b −1 − a − b
E = Rn [X]. On considère l’endomorphisme f : P 7→ P − P ′ .
1) Montrer que f est bijectif A l’aide du logiciel de calcul formel déterminer une CNS sur a et b pour que
a) en utilisant la matrice de f , M soit nilpotente. On choisit pour (a, b) un couple faisant de M (a, b) = M une
b) puis sans utiliser la matrice de f . matrice nilpotente.
2) Soit Q dans E. Trouver P tel que Q = P − P ′ . 2) Déterminer une matrice A telle que A2 = I4 + M .
Indication : P (n+1) =? Indication : On pourra chercher A sous la forme d’un polynôme en M .
Ex 664: CCS 12 3) Soit X une matrice nilpotente de Mn (R). soit
On définit une suite de polynômes par H0 = 1 et +∞
X (−1)k−1
Qn−1 Y (t) = (tX)k
k=0 (X − k) k
Hn = k=1
n!
et
ainsi que l’endomorphisme Tn : P 7→ P (X + 1) de Cn [X]. +∞
X (−1)k
1) Donner la matrice Mn de Tn dans la base (1, X, . . . , X n−1
) ainsi que son Z(t) = exp(−Y (t)) = (Y (t))k .
k!
inverse. k=0

2) Montrer que (H0 , . . . , Hn ) est une base de Cn [X]. Montrer que Y et Z sont définies et de classe C 1 .
3) Montrer que H n
Pn (k) est un entier pour tout n et tout k de Z. 4) Montrer que
4) On écrit P = k=0 ak Hk . Montrer que
Y ′ (t) = X(In + tX)−1 et Z ′ (t) = −Z(t)Y ′ (t).
X k  
k
∀k ∈ [0, n] ak = (−1)k−q P (q) 5) En déduire Z(t) = (In + tX)−1 .
q
q=0
6) A l’aide du logiciel de calcul formel trouver une autre matrice vérifiant A2 =
et I4 + M .
X k  
k Ex 670: X 12
∀k ≥ n + 1 0 = (−1)k−q P (q).
q Soit P un polynôme unitaire de degré n. Calculer
q=0

5) Montrer que P (Z) ⊂ Z si et seulement si : ∀k ∈ [0, n] P (k) ∈ Z. det ((P (j − i))1≤i,j≤n+1 ) .


6) La suite a été oubliée.
Ex 665: CCP 12 Ex 671: CCS 12
Soit n dans N, n ≥ 2. Soit (a1 , . . . , an−1 )  
1 ··· ··· 1 b
  b 0 ··· ··· 0
1 a1 · · · · · · an−1 
 . . .. 



a1 1 0 ··· 0 
 Mn =  0 . . . . .
. . 

A=
..
. 0
..
. .
.. 
  .. . . . . . . . . ... 
 .. .. .. .. 
 . . . . 0  0 ··· 0 b 0
an−1 0 ··· 0 1 1) (Avec l’aide du logiciel de calcul formel)
a) Ecrire une fonction qui construit Mn .
1) Calculer det A. b) Valeurs approchées des valeurs propres pour 2 ≤ n ≤ 10. (nuages de points)
2) Montrer qu’il existe (α, β, γ) ∈ C3 tel que c) Polynôme caractéristique pour 2 ≤ n ≤ 10. Généralisation.
2) Montrer que (Mnk )0≤k≤n−1 est libre, en déduire que πMn est de degré n.
χA = X n−2 (αX 2 + βX + γ)
3) Soit Pn = X n − X n−1 − X n−2 − · · · − 1
Calculer (α, β, γ). (L’examinateur ne souhaitait pas qu’on calcule directement le a) Valeurs approchées des racines réelles (2 ≤ n ≤ 10).
déterminant mais qu’on utilise un argument de rang) b) Montrer qu’il existe un unique an dans ]1, +∞[ tel que P (an ) = 0.
3) A est-elle diagonalisable ? c) Montrer que (an ) converge.
d) Donner sa limite.
Ex 666: Magistère Rennes 12
Soit A ∈ Mn (R) telle que Ak = In k > 0. Soit B = In +A+· · ·+Ak−1 . Démontrer Ex 672: X 12
que 1) Montrer que
Z α
−α et − 1
sup(e dt
Im (B) = Ker (A − In ) α>0 0 t
Ker (B) = Im (A − In ) existe et est dans [0, 1].
Im (B) ⊕ Ker (B) = Rn 2) Prouver l’existence de
tr B = k rg B n
1 X xk − 1
lim sup .
n→+∞ x>1 xn k
Ex 667: Ecole de l’air 12 k=1
Soit u l’application telle que :
Ex 673: X 12
∀P ∈ Rn [X] u(P ) = (X 2 + 1)P ′′ + (2X + 1)P ′ . 1) Que dire des coefficients d’un polynôme unitaire de degré 6 tel que si α en est
une racine il en est de même de
1) Montrer que u définit un endomorphisme de Rn [X].
2) Donner la matrice de u dans la base canonique. 1 1 1 α
, 1 − α, ,1 − , .
3) Montrer que u est diagonalisable. α 1−α α 1−α
4) Montrer que tout vecteur propre associé à la valeur propre k(k + 1) est de
degré k. 2) On note Pα ce polynôme. Trouver la forme de l’ensemble des Pα .
5) (ajoutée par la rédaction) Déterminer le vecteur propre associé à la valeur 5. Ce n’est pas la bonne matrice, perdue, mais une matrice avec laquelle on peut répondre
propre k(k + 1). aux questions qui suivent.
38 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

Ex 674: CCS 12 Ex 679: CCP 12 


Si A est dans Mn (C) on note χA son polynôme caractéristique et πA sont poly- 2 1
Soit A =
nôme minimal. Au polynôme P = X n + an−1 X n−1 + · · ·+ a0 on associe la matrice 4 −1
compagnon 1) Valeurs propres et vecteurs propres
 deA.
 
0 ··· ··· 0 −a0 3 0
2) Déterminer le commutant de . En déduire le commutant de A.
 . .. ..  0 −2
 1 .. . . 
 .. .. .. ..  Ex 680: CCP 12
ΓP = 
0 . . . . .

. . .  Calculer le déterminant
 .. .. . . 0 −a
n−2

a+b b 0 ···
0
0 · · · 0 1 −an−1
..
..
a a+b b . .
1) Montrer que χΓP = πΓP . .. .. ..
Indication : Considérer (ΓkP (e))0≤k≤n−1 où e est le premier vecteur de la base ∆n = 0 . . .
0 .
. ..
canonique. .. . a a+b b

2) (Avec l’aide du logiciel de calcul formel) 0 ··· 0 a a + b
 
2 3 4 4
Ex 681: CCS 12 
1 2 5 6 α R
A=  Soit A = ,øù α ∈ K, R ∈ M1,n−1 (K), S ∈ Mn−1,1 (K), M ∈ Mn−1 (K).
0 1 2 7 S M
0 0 1 2 On note alors c1 = 1, c2 = −α, ci = −RM i−3 S, i ∈ [3, n + 1] et
Trouver T triangulaire supérieures à coefficients diagonaux unitaires telle que  
c1 0 ··· 0
 . . 
T −1 AT = ΓχA . c . . . . . .. 
C =  .2 .. .. .
 .. . . 0
3) On note Ti,j (λ) = In + λEi,j . On considère
cn · · · c2 c1
 
a1,1 ··· ··· ··· a1,n
 .. ..  1)
 1 . .  a) Ecrire un programme ayant A pour unique argument et renvoyant la matrice
 .. .. .. 
A=
 0 . . . 
 C associée.
 .. .. .. .. ..  b) On prend A = (min(i, j)) ∈ M5 (R), déterminer C.
 . . . . .  2) Calculer det A.
0 ··· 0 1 an,n 3) Il restait quatre questions non abordées.
4) Montrer que GLn (K) est dense dans Mn (K).
a) Que valent Ti,j (λ)A, ATi,j (λ) et Ti,j (λ)ATi,j (λ)−1 , si i 6= j ?
Indication : Ti,j (λ)−1 = Ti,j (−λ). Ex 682: CCP 12
b) Quel λ choisir pour que T1,2 (λ)AT1,2 (λ)−1 soit de la forme  
2 −1 0 0 ···
   .. 
..
0 a′1,2 · · · · · · a′1,n  −1 2 −1 .  .
 ..   .. .. 
..
 1 a′ .  A=
 0 . . 
0  ∈ Mn (R).
.
 2,2   . 
′  .. .. ..   .. ..
A =
0 . . . 
? . −1 2 −1 
. . ..  0 ··· 0 −1 2
 .. .. ... ... . 
0 ··· 0 1 an,n′ On note Dn = det A.
1) Montrer que Dn+2 = 2Dn+1 − Dn .
4) Montrer qu’il existe T triangulaire supérieure à coefficients diagonaux uni- 2) En déduire Dn .
taires telle que 3) 0 peut-il être valeur propre de A.
T −1 AT = ΓχA . Ex 683: CCS 12
1
Qk−1
5) (Deux questions de cours pour clore l’oral.) Soit N dans N. On définit φk (X) = k! j= 0 , et φ0 (X) = 1 puis
a) Si A est symétrique réelle alors ses valeurs propres complexes sont dans R. n
X
b) Si on munit Rn de sa structure euclidienne usuelle, et si u est dans S(Rn ) que Pn (X) = (−1)k φk (X)φn−k (N − X).
vaut |||u||| ? k=0
Ex 675: CCM 12
1)
Soit A dans Mn (R) avec tr (A) 6= 0,
a) Ecrire une fonction qui renvoie φk (X).  
Φ : M 7→ tr (M )A − tr (A)M. j
b) Calculer φk (X) pour 0 ≤ k ≤ 4. Montrer que pour j ≥ k φk (j) = .
k
1) Déterminer l’image et le noyau de Φ. c) Degré et coefficient dominant de Pn (X).
2) Valeurs propres et vecteurs propres de Φ. d) Ecrire une fonction de (X, N, n)renvoyant Pn (X). Donner P0 , P1 et P2 . Mon-
trer que
Ex 676: CCM 12 n
X   
k j N −j
Déterminer le rang et les valeurs propres de la matrice A de M2n (R) où : Pn (j) = (−1) .
k n−k
  k=0
a b ··· a b
b 2) On définit le produit scalaire (.|.) sur RN [X] par
0 ··· 0 a
. .. .. .. 
A= . . N  
. . . . X N
a 0 ··· 0 b (A|B) = A(j)B(j).
j
b a ··· b a j=0

a) Montrer qu’on définit bien ainsi un produit scalaire.


Ex 677: CCM 12
b) Ecrire une fonction calculant ce produit scalaire. Vérifier sur un exemple im-
Sans préparation. Soit A une matrice de Mn (R). On dit que A est à damiers si
posé.
ai,j = 0 dès que i + j est impair.
c) Montrer que (P0 , . . . , P4 ) est une famille orthonormale pour N = 4.
1) Montrer que le produit de deux matrices à damiers est une matrice à damiers.
3) On définit f et F par
2) Montrer que si A est à damiers et inversible alors A(−1) est aussi à damiers.
N
X
Ex 678: CCS 12   
1 0 −1 1 fm (u) = Pm (k)uk ,
1) A = ,B= . Montrer que pour tout t dans R A + tB est
0 2 1 −1 k=0
diagonalisable mais que AB 6= BA.
et (pas certain !)
2) Soit A et B deux matrices de M2 (C) diagonalisables telles que A + tB soit n
X
diagonalisable pour tout t dans C. On veut montrer que AB = BA.w Fn (u, v) = fk (u)fn−k (v).
a) Soit ∆(t) le discrimant du polynôme caractéristique de A + tB. Montrer que k=0
∆(t) est un polynôme de degré au plus 2 dont le coefficient en t2 vaut (tr B)2 −
Montrer que
4 det B.
fj (u) = (1 − u)j (1 + u)N +j .
b) En faisant des considérations sur ∆(t) montrer que AB = BA.
3) Soit A et B deux matrices de Mn (C) diagonalisables telles que A + tB soit La suite, non traitée, permettait de prouver que (P0 , . . . , PN ) était une base or-
diagonalisable pour tout t dans C. Montrer que AB = BA. thogonale pour tout N .
39

Ex 684: CCS 12 Ex 691: CCS 12


Soit a ∈ C, r dans R∗+ , r 6= |a|. n ≥ 2n k ∈ [1, n − 1]. On considère le système Σn,k
Z 2π 
1 reiθ 2x0 − 2 = xn−k
I(a, r) = dθ. 

2π a − reiθ 
 .. ..
0 
 . = .


1) Si r < |a| montrer que I(a, r) = 0. 2xk−1 − 2 = xn−1
2) Si r > |a| calculer I(a, r). 
 2xk = x0

 .. ..
3) 

Ys 
 . = .
a) Soit P = λ (X − ai )mi la décomposition d’un polynôme non constant. Don- 2xn−1 = xn−k−1
i=1
ner le développement en éléments simples de PP .

1) Avec l’aide du logiciel de calcul formel étudier les cas n = 6 et k = 1, 4.
b) Calculer pour r dans R∗+ , distinct des |ai |, 2) Montrer que ce système possède une unique solution.
(n,k) (n,k)
Z 2π ′ iθ On la note (x0 , . . . , xn−1 ).
1 P (re ) iθ  
e dθ. 0 0 −1
2π 0 P (eiθ )  . 
 −1 . . 
Donner une interprétation géométrique de ce résultat.
Indication : soit Jn =  .. ..  calculer J k .
 . . 
4) Soit P dans C[X], non nul, a tel que P (0) = 0. Soit r > 0. Montrer qu’il
−1 0
existe r1 > 0 tel que 3) Montrer que
+∞
X
|a| < r1 ⇒ ∃z ∈ C |z| < r P (z) = a. (n,k) nj+i
∀i xi = 2−E( k ) .
Ex 685: TPE 12 j=0

Soit A et B deux matrices de Mn (C). On suppose que AB possède n valeurs


Ex 692: CCM 12
propres distinctes. Montrer que BA est diagonalisable.
On se place dans Mn (R)
Ex 686: ENSEA 12 1) On suppose A2 diagonalisable. Condition pour que A soit diagonalisable ?
Soit u un endomorphisme de rang r sur un espace de dimension finie. Montrer 2) Soit A la matrice dont tous les coefficients non diagonaux sont égaux à b les
qu’il possède un polynôme annulateur de degré au plus r + 1. autres à a. Déterminer ses valeurs propres (et ses sous-espaces propres.)
Ex 687: CCP 12 3) Même question, mais avec la matrice B dont les coefficients de la contre-
Soit E un R-ev de dimension au moins 1. f , u et v des endomorphismes de E. diagonale sont égaux à a.
On suppose qu’il existe deux réels λ et µ tels que simultanément :
 Ex 693: CCM 12
 f = λu + µv Soit u et v deux endomorphismes de l’espace vectoriel de dimension finie E tels
f 2 = λ2 u + µ2 v que u ◦ v et v ◦ u soient des projecteurs.
 3
f = λ3 u + µ3 v 1) Montrer qu’ils ont même rang.
2) Soit p et q deux projecteurs de même rang. Montrer que qu’il existe deux
1) Montrer que f est diagonalisable.
endomorphismes u et v tels que p = u ◦ v et q = v ◦ u.
2) Montrer que si λµ 6= 0 alors u et v sont diagonalisables dans la même base.
Ex 688: CCS 12 Ex 694: CCS 12
  
1 0 −1 1 Soit E un C-espace vectoriel. Soit Ep l’espace vectoriel des suite indexées par Z
1) A = ,B= . Montrer que pour tout t dans R A + tB est d’éléments de E, p-périodiques. On à donc
0 2 1 −1
diagonalisable mais que AB 6= BA.
2) Soit A et B deux matrices de M2 (C) diagonalisables telles que A + tB soit ∀u ∈ Ep ∀n ∈ Z un+p = un .
diagonalisable pour tout t dans C. On veut montrer que AB = BA.
a) Soit ∆(t) le discrimant du polynôme caractéristique de A + tB. Montrer que 1) Montrer que Ep est un sous-espace vectoriel de E . Est-il de dimension finie
Z

∆(t) est un polynôme de degré au plus 2 dont le coefficient en t2 vaut (tr B)2 − et, si oui, quelle est sa dimension.
4 det B. 2) Soit D l’application qui à un élément u de Ep associe v avec
b) En faisant des considérations sur ∆(t) montrer que AB = BA.
∀n ∈ Z vn = 2un − un+1 − un−1 .
3) Soit A et B deux matrices de Mn (C) diagonalisables telles que A + tB soit
diagonalisable pour tout t dans C. Montrer que AB = BA. Montrer que D est un endomorphisme de Ep .
Ex 689: CCS 12 3) Soit Pn dans Mn (R) avec
On définit la suite de Morse (ǫn )n∈N comme ceci : ǫ0 = 1 et si n ≥ 1 ǫ2n = ǫn ,  
si n ≥ 0 ǫ2n+1 = −ǫn . La première question est à traiter avec le logiciel de calcul 2 −1 0 · · · 0
formel.  . .. 
 −1 2 −1 . . . 
1)  . . . 
Pn =  0 . . . . . . .
a) Calculer les 0 
Pn50 premiers termes de la suite de Morse.  . . 
b) Calculer k=0 pour n dans [0, 49]. Conjecture ?  . . . . −1 2 −1 
Yn   ǫ
2k + 1 k 0 · · · 0 −1 2
c) Calculer pour n dans [0, 49]. Conjecture ?
2k + 2
k=0 Trouver une relation entre les polynômes caractéristiques de Pn+2 , Pn+1 et Pn .
2) P 4) Si Qm est la matrice de D dans une base bien choisie, à l’aide de la question
a) Montrer que la série n≥1 ǫnn converge. précédente donner une relation entre les polynômes caractéristiques de Qn+2 ,
P n P 2n
b) En déduire la convergence des séries n≥1 ǫn ln( n+1 ) et n≥1 ǫn ln( 2n+1 ). Qn+1 et Qn .
c) Vérifier que les suites (Pn ), (Qn ) et (Rn ) convergent, où
Ex 695: CCM 12
n 
Y ǫ Yn   ǫk Yn   ǫk
2k + 1 k 2k k Si A et B sont deux matrices de Mn (C), a-t-on l’équivalence entre
Pn = , Qn = , Rn = .
2k + 2 2k + 1 k+1
k=0 k=1 k=1 A et B sont semblables
d) Montrer que
1 et
lim Pn = √ . A et B ont même polynôme caractéristique ?
n→+∞ 2
3) P Ex 696: CCS 12
a) Rayon de convergence de n≥0 ǫn xn ? On note f sa somme.
1) Soit M la matrice (note 6 ) :
b) Montrer que pour x dans ] − R, R[ on a f (x) = (1 − x)f (x2 ).
Qn k  
c) Soit fn : x 7→ k=0 (1 − x2 ). Montrer que (fn ) converge simplement vers f −2 + a −a + b −1 − a 4−a+b
(sur ] − R, R[).  a a−b 4+b −3 − b 
M (a, b) =  .
Ex 690: CCM 12 −4 + a − b −3 −3 + a −1 − b
3−a+b −1 − b −1 − b −1 − a − b
 
x1 1 ··· 1  
 .. ..  1 ··· 1 A l’aide du logiciel de calcul formel déterminer une CNS sur a et b pour que
 c x2 . .  . .. 
A= .. .. .. , J = ..
 . . M soit nilpotente. On choisit pour (a, b) un couple faisant de M (a, b) = M une
 . . . 1  matrice nilpotente.
1 ··· 1
c ··· c xn 2) Déterminer une matrice A telle que A2 = I4 + M .
Soit P (X) = det(A − XJ). Indication : On pourra chercher A sous la forme d’un polynôme en M .
1) Que vaut det A si c 6= 1. 6. Ce n’est pas la bonne matrice, perdue, mais une matrice avec laquelle on peut répondre
2) Que vaut det A si c = 1. aux questions qui suivent.
40 CHAPITRE 2. ALGÈBRE LINÉAIRE, POLYNÔMES

3) Soit X une matrice nilpotente de Mn (R). soit


+∞
X (−1)k−1
Y (t) = (tX)k
k
k=1

et
+∞
X (−1)k
Z(t) = exp(−Y (t)) = (Y (t))k .
k!
k=0

Montrer que Y et Z sont définies et de classe C 1 .


4) Montrer que

Y ′ (t) = X(In + tX)−1 et Z ′ (t) = −Z(t)Y ′ (t).

5) En déduire Z(t) = (In + tX)−1 .


6) A l’aide du logiciel de calcul formel trouver une autre matrice vérifiant A2 =
I4 + M .
Ex 697:  CCP 12 
0 0 1
Soit A =  1 0 0  dans M3 (C).
0 1 0
1) Déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de A. A est-elle diago-
nalisable ?
2) Soit (a, b, c) dans C3 et M = aI3 +bA+cA2 . Déduisez de la question précédente
les éléments propres de M .
Ex 698: CCS 12
Soit A une matrice de Mn (C), on pose
 
0n In
B= ∈ M2n (C).
A 0n

1) On suppose A inversible et diagonalisable.


a) Calculer B 2
b) Montrer qu’il existe P scindé à racines simples tel que P (B 2 ) = 0
c) Montrer que B est inversible et diagonalisable.
2) On suppose B inversible et diagonalisable.
a) Calculer B p en fonction de Ap
b) Montrer qu’il existe P scindé à racines simples tel que P (B) = 0
c) Montrer qu’on peut l’écrire Q(X 2 ) + XR(X 2)
d) Calculer Q(A) et R(A)
e) En déduire que A est inversible et diagonalisable.
3) (deux autres questions) Probablement la démonstration que B est diagonali-
sable si et seulement si A est diagonalisable et inversible et peut-être l’étude du
cas réel.
Ex 699: CCM 12
Soit A dans Sn+ (R). Soit P = X 2n+1 + X. Montrer qu’il existe une unique M
dans Sn+ (R) telle que P (M ) = A.
Ex 700: ESTIM 12
E ets un C-espace vectoriel, fi est dans L(E) non nul. On suppose

f1 + · · · + fk = IdE , fi ◦ fj = 0 si i 6= j.

1) Montrer que chaque fi est un projecteur.


2) Montrer que (f1 , . . . , fk ) est libre.
3) Caractériser géométriquement fi .
4) Soit (α1 , . . . , αk ) des complexes distincts et

f = α1 f1 + · · · + αk fk .

a) Pour p dans N exprimer f p en fontion des αi , fi et p.


b) Montrer que (IdE , f, . . . , f k−1 ) est libre.
c) Montrer que (fi , IdE , f, . . . , f k−1 ) est liée.
Chapitre 3

Algèbre bilinéaire, espaces euclidiens

Ex 701: C.C.P 03 Ex 710: Centrale-Supelec 03


Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension 2n. On suppose E = F ⊕ G où Soit E un espace vectoriel euclidien et u un endomorphisme de E.
dim F = n. Soit pF la projection sur F parallèlement à G, pG la projection sur G 1) Soit x et y deux vecteurs propres associés à λ et µ telles que λµ < 0. Montrer
parallèlement à F . g est une isométrie telle que g(F ) ⊂ G. On définit f par qu’il existe z appartenant au segment [x, y] tel que (u(z)|z) = 0.
2) Si on suppose tr u = 0 montrer qu’il existe x unitaire tel que (u(x)|x) = 0.
f (x) = g(pF (x)) + g −1 (pG (x)). Indication : On traitera d’abord le cas où u est autoadjoint.
3) On suppose tr u = 0. Montrer qu’il existe une base orthonormale de E dans
1) Montrer que g(F ) = G, f (F ) = G et f (G) = F . laquelle la matrice de u possède tout ses coefficients diagonaux nuls.
2) Montrer que f est orthogonal si et seulement si
Ex 711: Centrale-Supélec 03
∀(x, y) ∈ F 2 (g(x)|y) = (x|g(y)). 1) Soit A dans GLn (R). Montrer que AtA appartient à Sn++ (R). En déduire qu’il
existe S dans Sn++ (R) et Q dans O(n) telles que A = SQ.
. 2) Que deviennent ces résultats si on suppose seulement A dans Mn (R) ?
Ex 702: Mines-Ponts 03 3) Soient S et S ′ deux matrices de Sn+ (R) telles que S 2 = S ′2 montrer que

Soit A dans Mn (R). Montrer que le rang de A est égal au nombre de valeurs S = S .
propres non nulles de tAA. 4) Soient A et B deux matrices de Mn (R) telles que AtA = B tB. Montrer qu’il
existe Q dans O(n) telle que A = BQ.
Ex 703: C.C.P 03
Soit E un espace euclidien, soit u dans L(E). Montrer que deux des propositions Ex 712: Mines-Ponts 03
suivantes impliquent la troisième : Soit A une matrice de Mn (R). Montrer que le rang de A est au nombre de valeurs
– u est une isométrie, propres non nulles de tAA.
– u2 = −IdE , Ex 713: C.C.P 03
– ∀x ∈ E (u(x)|x) = 0. E en un espace vectoriel euclidien. F est un sous-espace de E.
Ex 704: Centrale-Supélec 03 1) Montrer que E = F ⊕ F ⊥ .
⊥ ⊥
1) Soit S dans Sn++ (R), montrer qu’il existe H dans GLn (R) telle que S = H tH. 2) Montrer que (F ) = F .
2) Soit A dans Mn (R), montrer que A est diagonalisable si et seulement si il Ex 714: Navale 03
existe S ∈ Sn++ (R) telle que tA = SAS −1 . Soit E un espace euclidien.
Ex 705: Centrale-Supélec 03 1) Montrer que si Ker u = Im u alors u + u∗ est inversible.
Soit A = (x1 , . . . , xn ) une famille de vecteurs d’un espace euclidien E et B une 2) Etudier la réciproque.
base orthonormale de E. Ex 715: X 03
1) Montrer que Soient A et B deux matrices de Mn (C) hermitiennes positives.
Yn
| det A| ≤ kxi k. 1) Montrer que tr (A), tr (B) et tr (AB) sont des réels positifs.
B
i=1 2) Montrer que
tr (AB) ≤ tr (A) tr (B).
2) Dans quel cas a-t-on égalité ?
Ex 706: Centrale-Supélec 03 Ex 716: Mines-Ponts 03
Montrer que toute matrice symétrique définie positive est de la forme Si A et B sont deux matrices de Sn+ (R). Montrer que pourtout entier n non nul :
 
∆1 1 1
[det(A + B)] n ≥ (det A) n + (det B) n .
1
∆2
 ∆1 
 
 
t 
 ∆ p  Ex 717: TPE-EIVP 04
P ∆p−1  P,
 Soit E euclidien de dimension n ≥ 1. Soient e1 , ..., en des vecteurs de E tels que
 
 ∆n−1 
 ∆n−2  n
X
∆n ∀x ∈ E, kxk2 = (x|ei )2 .
∆n−1
i=1
où P est triangulaire supérieure à coefficients diagonaux égaux à 1, et où ∆p est
le déterminant de la matrice formée des p premières lignes et colonnes de M . 1) Montrer que (ei )1≤i≤n est une base de E.
1) Montrer que GL(n, R) est un ouvert de Sn (R). 2) Montrer que
Xn
2) Déterminer les composantes connexes de GL(n, R) ∩ Sn (R). ∀x, y ∈ E, (x|y) = (x|ei )(y|ei ).
Ex 707: Mines-Ponts 03 i=1
Que dire d’une matrice symétrique orthogonale ? 
3) On pose G = (e |e ) i j . Montrer que G2 = G. Que peut-on en déduire
1≤i,j≤n
Ex 708: Centrale-Supélec 03 pour (ei )1≤i≤n ?
Soit E un espace euclidien q une forme quadratique sur E, u l’endomorphisme
symétrique associé à q. Ex 718: Mines-Ponts 04
1) Montrer que l’ensemble Soit :
ϕ : R[X] × R[X] → R
q(x) R1
{ ; x 6= 0} (P, Q) 7→ 0 P√(t)Q(t) dt
kxk2 t(1−t)

possède un minimum et un maximum respectivement égaux à la plus petite et à 1) Existence.


la plus grande valeur propre de u. 2) Montrer que ϕ définit un produit scalaire sur R[X]
2) En déduire que kvk2 est égale à la plus grande valeur propre de v ∗ ◦ v, si v 3) On suppose l’existence d’une base orthonormale de Rn [X] : (P0 , . . . , Pn ) de
est un endomorphisme quelconque. Comment préciser ce résultat si v = v ∗ ? polynômes tq. ∀i ≤ n deg Pi = i. Montrer que Pk est scindé à racines simples et
3) Déterminer que ses racines sont dans ]0; 1[.
P (0)P (1)
sup R 1 . Ex 719: Centrale-Supélec 04
P ∈R2 [X]
0
P 2 (t) dt On considère la forme quadratique q définie sur Rn par
X xi xj
Ex 709: C.C.P 03 q(X) = ,
Soit E un espace euclidien et f dans L(E) telle que f ∗ = −f . i,j
ai + aj
1) Montrer f + IdE et f − IdE sont inversibles.
2) Montrer que (f + IdE )(f − IdE )−1 appartient à SO(E). où les ai sont des réels strictement positifs distincts. Montrer que q est positive
Indication : On montrera d’abord (f + IdE )(f − IdE )−1 = (f − IdE )−1 (f + IdE ). (La méthode était imposée, il fallait faire une récurrence sur n).

41
42 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS

Ex 720: C.C.P. 04 Ex 732: Centrale-Supélec 04


Soit v = xe1 + ye2 + ze3 un vecteur quelconque d’un R-espace vectoriel dont une Soit −
→u et −
→v deux vecteurs indépendants de R2 et G = Z− →u + Z− →v . Soit r la
base est (e1 , e2 , e3 ) et q définie par q(v) = 3x2 + y 2 + z 2 + 6xy + 2xz + 6yz. rotation vectorielle d’angle θ.
1) Effectuer une réduction de Gauss de q. 1) On suppose r(G) ⊂ G. Montrer que 2 cos θ ∈ Z.
2) En déduire l’existence d’une base (e′1 , e′2 , e′3 ) et de réels A, B et C tels que, si 2) On suppose 2 cos θ ∈ Z.
v = Xe′1 + Y e′2 + Ze′3 , on ait q(v) = AX 2 + BY 2 + CZ 2 . Montrer qu’il existe −
→u et −

v deux vecteurs indépendants de R2 tels que r(G) ⊂ G.
Ex 721: Mines-Ponts 04 Ex 733: C.C.P. 04
Soit H l’ensemble des matrices complexes carrées d’ordre 2,hermitiennes et de 1) Soit E un espace euclidien et u un endomorphisme de E tel que
trace nulle.
1) H est-il un R espace vectoriel, un C-espace vectoriel ? ∀(x, y) ∈ E 2 < u(x), u(y) >=< x, y > .
Soit Φ l’application qui à un élément (x, y, z) de R3 fait correspondre
  Montrer que u est bijectif.
z x − iy 2) Montrer que (O(E), ◦) est un groupe.
Φ(x, y, z) = .
x + iy −z
Ex 734: E.N.S. Cachan 04
2) Montrer que φ est un isomorphisme de R3 sur H. Soit E un espace euclidien, u dans L(E) avec kuk ≤ 1. Soit v la projection
3) Lien entre la norme euclidienne de v et det(Φ(v)) ? orthogonale sur Ker (u − IdE ). Déterminer Ker v.
Soit G l’ensemble des matrices U , complexes carrées d’ordre 2, telles que U ∗ U =
Ex 735: E.N.S.-Paris 04
I2 . Soit Ψ(U ) l’application qui à une matrice A de H associe la matrice U −1 AU ,
U étant élément de G. Soit A, B symétriques positives, diagonalisabilité de AB ?
4) Montrer que Ψ(U ) est un automorphisme de H.   Ex 736: Mines-Ponts 04
0 −e−ia Montrer que Vect{On (R)} = Mn (R).
5) Nature de f (U ) = Φ−1 ◦ Ψ(U ) ◦ Φ ? Traiter l’exemple de U = .
eia 0
Ex 737: Mines-Ponts 04
Ex 722: Centrale-Supélec 04 Faire une étude succinte de l’endomorphisme de l’espace euclidien R3 dont la
Soit A dans Sn+ (R). Montrer qu’il existe P dans R[X] tel que B 2 = A et B matrice dans la base canonique est
appartient à Sn+ (R) si et seulement si B = P (A).
 
Ex 723: Centrale-Supélec 04 −8 4 1
n
P 1  1 4 −8  .
On
P considère sur R les P trois formes quadratiques : φ(x) = i,j ai,j xi xj , ψ(x) =
9
b x x
i,j i,j i j et χ(x) = a b x x
i,j i,j i,j i j . Montrer que si φ et ψ sont positives il 4 7 4
en est de même de χ.
Indication : Commencer par le cas où φ est de rang 1. Ex 738: Centrale-Supélec 04
Ex 724: T.P.E. 04 P Trouver le plus petit réel λ tel que pour tout polynôme de R2 [X] :

Soit M une matrice de O(n). Montrer i,j mi,j ≤ n. Z 1 Z 1
′ 2
Ex 725: Mines-Ponts 04 [P (t)] dt ≤ λ [P (t)]2 dt.
−1 −1
Soit E un espace préhilbertien réel. soit (e1 , . . . , ep ) une famille libre d’éléments
de E. On suppose qu’il existe (α, β) dans (R∗+ )2 tel que
Ex 739: X 05
p
X Soit E un espace vectoriel réel φ une forme bilinéaire symétrique positive sur E.
(H) ∀x ∈ E, αkxk2 ≤ < ei , x >2 ≤ βkxk2 Si (x1 , . . . , xn ) appartient à E n on note G(x1 , . . . , xn ) = det(φ(xi , xj ))1≤i,j≤n .
i=1 On veut montrer que pour (x1 , . . . , xn ) et (y1 , . . . , yn ) dans E n
1) Montrer que (e1 , . . . , ep ) est génératrice de E.
2) Réciproquement si (e1 , . . . , ep ) est une base de E existe-t-il (α, β) dans (R∗+ )2 (det(φ(xi , yj ))1≤i,j≤n )2 ≤ G(x1 , . . . , xn ) G(y1 , . . . , yn ).
tel que (H) soit vérifiée ?
Indication : On pourra s’intéresser à la liberté de la famille (x1 , . . . , xn ) et le cas
3) Que dire si α = β ?
échéant introduire la base obtenue par orthonormalisation.
Ex 726: Centrale-Supélec 04
Montrer que les trois propositions suivantes concernant la matrice A de Sn (R) Ex 740: X 05
sont équivalentes : Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n < +∞, (u0 , . . . , un ) des
 
∗ A B élémentsPde E tels que (ui |uj ) < 0 si i 6= j et il existe (λ0 , . . . , λn ) 6= (0, . . . , 0)
– il existe p dans N , il existe B dans Mn,p (R) et C dans Sp (R) tels que t tel que λi ui = 0.
B C
soit la matrice d’un projecteur orthogonal ; 1) Montrer que tous les λi sont de même signe et non nuls.
– les valeurs propres de A appartiennent à [0, 1]; 2) Montrer que (u0 , . . . , un ) engendre E.

A B 3) Si on suppose de plus que tous les ui sont de norme 1 et qu’il existe c > 0 tel
– il existe B dans Sn (R) telle que t soit la matrice d’un projecteur
B In − A que (ui |uj ) = −c si i 6= j, quelles peuvent être les valeurs de c ?
orthogonal.
Ex 741: Centrale-Supélec 05
Ex 727: Mines-Ponts 04 Soient q1 et q2 deux formes quadratiques sur Rn , q2 définie positive. Prouver que
Soit E un espace euclidien et v un vecteur tel que kvk = 1. Soit λ un réel et q1 n
q2 est bornée sur R − {0}.

Fλ : E → E Ex 742: ENS-Paris 05
x 7→ x + λ(v|x)v On considère une sous-groupe distingué G de SO(3) ; c’est-à-dire tel que pour
tout x de SO(3) et tout g de G, xgx−1 est dans G.
Pour quelles valeurs de λ Fλ est-il un endomorphisme orthogonal ? 1) On veut montrer que G contient un renversement (si G n’est pas réduit à
Ex 728: Centrale-Supélec 04 l’élément neutre. Pour cela on montrera que si y1 et y2 sont de norme 1 et si
Soit (E, < .|. >) un espace euclidien et u un endomorphisme de E. m = ky1 − y2 k est assez petit, alors il existe un élément f de G tel que f (y1 ) = y2 .

1) Décrire {< u(x)|x >; kxk = 1} en fonction de Sp( u 2+u ). 2) (question subsidiaire) G ne contient-il qu’un seul renversement ? Que dire
2) Soient a et b deux vecteurs unitaires de E décrire {< a|x >< b|x >; kxk = 1}. alors de G, connaissant le sous-groupe de SO(3) engendré par les renversements.
Ex 729: Centrale-Supélec 04 Ex 743: Mines-Ponts 05
Soit n un entier au moins égal à 2. Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n ; soit p un entier naturel,
1) Soit M dans SO(n). Montrer que | tr (M )| ≤ n. x = (x1 , . . . , xp ) une famille de vecteurs de E et P la matrice des coordonnées de
2) Montrer que pour n pair tr (SO(n)) = [−n, n]. xi dans une base orthonormale B fixée. On définit
3) Déterminer tr (SO(n)) pour n impair.
Ex 730: Mines-Ponts 04 Gram(x) = det ((< xi , xj >)i,j ) .
Soit A ∈ Sn (R), on pose f (M ) = AM A pour M ∈ Mn (R). On considère < M |
N >= tr (tM N ) 1) Que vaut Gram(x) en fonction de P .
1) Démontrer que < . | . > est un produit scalaire sur Mn (R). 2) Si p = n établir Gram(x) = (detB (x))2 .
2) Déterminer les éléments propres de f . 3) Si p = n, si u est dans L(E) et si on note u(x) = (u(x1 ), . . . , u(xn )) alors
Gram(u(x)) = (det u)2 Gram(x).
Ex 731: Centrale-Supélec 04
Soit u un endomorphisme symétrique défini positif d’un espace euclidien E. Soit Ex 744: C.C.P. 05
x dans E, non nul et k un entier ; on pose Soit E un espace préhilbertien réel, (e1 , . . . , en ) une famille d’éléments de E tels
que :
< uk+1 (x), x > ∀i ∈ [1, n] Pkei k = 1,
ak = ,
< uk (x), x > ∀x ∈ E n 2 2
i=1 (x|ei ) = kxk .

montrer que la suite (ak )k∈N converge. Démontrer que (e1 , . . . , en ) est une base orthonormale de E.
43

Ex 745: Mines-Ponts 05 Ex 754: ENS-Paris-Lyon-Cachan 05


On note E l’espace vectoriel Mn (R) et on définit sur E 2 l’application φ par Soit M ∈ Mn (R) symétrique définie positive. Que peut-on dire de ses valeurs
φ(M, N ) = tr (tM N ). propres (λ1 , ...λn ) ?
1) Montrer que φ définit un produit scalaire sur E. 1) On pose diag(A) la matrice qui a la même diagonale que A, complétée par
2) Montrer que pour tout matrice A = (ai,j ) de E on a : des 0. Soit
X n
1
n
! 2 J r (A) = ( (|λk |r ) r .
X X
ai,i ≤n a2i,j . k=1

i=1 i,j Montrer que


∀r > 1 Jr (diag(A)) ≤ Jr (A).
Ex 746: Mines-Ponts 05
Soit (E, < .|. >) un espace euclidien et B = (u1 , . . . , un ) une base de E. Soit f Ex 755: Mines-Ponts 05
dans L(E) tel que Soit E un espace euclidien.
X n
1) Montrer qu’un endomorphisme p de E est un projecteur orthogonal si et
f (x) = < uk |x > uk . seulement si p2 = p et ∀x ∈ E kp(x)k ≤ kxk.
k=1
2) Montrer que l’ensemble des projecteurs orthogonaux est une partie compacte
1) Montrer que f est symétrique, défini et positif. de L(E).
2) Montrer qu’il existe g symétrique défini et positif tel que g 2 = f −1 .
Ex 756: C.C.P. 05
3) Montrer que (g(u1 ), . . . , g(un )) est une base orthonormale de E.
Soit N = (δi+1,j la matrice de Mn (R) et
Ex 747: X 05
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n < +∞, (u0 , . . . , un ) des +∞
X
élémentsPde E tels que (ui |uj ) < 0 si i 6= j et il existe (λ0 , . . . , λn ) 6= (0, . . . , 0) A(m) = (m + 1)I n + N k + (tN )k .
tel que λi ui = 0. n=1

1) Montrer que tous les λi sont de même signe et non nuls.


1) Calculer det A(m).
2) Montrer que (u0 , . . . , un ) engendre E.
2) Déterminer les valeurs propres de A(m).
3) Si on suppose de plus que tous les ui sont de norme 1 et qu’il existe c > 0 tel
3) Soit
que (ui |uj ) = −c si i 6= j, quelles peuvent être les valeurs de c ? X n X n
2
Ex 748: X 05 Q m (x) = ( xk ) + m x2k .
1) Caractériser les polynômes P de R[X] tels que P (x) ≥ 0 pour tout x réel. k=1 k=1
2 2
Montrer qu’ils peuvent s’écrire sous la forme : P = A + B . Déterminer le rang et la signature de Qm .
2) On note
Ex 757: Mines-Ponts 05
R+2n [X] = {P ∈ R2n [X]; ∀x ∈ R P (x) ≥ 0}. E est un espace vectoriel euclidien de dimension n au moins égale à 2. On se
Si (ak )0≤k≤2n est une suite de réels, on note q la forme quadratique donne deux élements f et g de S + (E).
1) Déterminer Im f + g, Ker f + g en fonction de Ker f , Ker g, Im f et Im g.
q : Rn+1 → RX On définit sur S + (E) une relation par
x = (x0 , . . . , xn ) 7→ ai+j xi xj
0≤i,j≤n f ≤ g ⇔ g − f ∈ S + (E).
et φ l’application 2) Montrer que cette relation est une relation d’ordre.
φ : R2n [X] → R2n [X] 3) Montrer que la fonction rg est croissante pour cette relation.
2n
X Ex 758: T.P.E 05
ak (k)
P 7→ Q= P (X) 1) Déterminer tous les X de Mn (R) telles que X tXX = In .
k!
k=0 2) Déterminer le cardinal de Mn (Z) ∩ O(n).
Montrer que q est positive si et seulement si φ(R+ + 3) Soit G un sous-groupe fini de GLn (R) tel que pour tout g de G on ait g 2 = In .
2n [X]) ⊂ R2n [X].
Que peut-on dire du cardinal de G en utilisant la théorie des groupes, en utilisant
Ex 749: T.P.E. 05 la réduction matricielle ?
On munit Mn (R) du produi scalaire (A|B) = tr (tAB). déterminer l’orthogonal
de l’ensemble des matrices symétriques. Ex 759: Centrale-Supélec 05
O est dans SO(n), S est dans Sn+ (R).
Ex 750: X 05 1) Montrer que tr (OS) ≤ tr (S).
Soit E un espace euclidien et C un convexe fermé non vide de E. 2) Montrer qu’il y a égalité si et seulement si OS = S.
1) Montrer que pour tout x de E il existe un unique x dans C tel que d(x, C) = 3) On pose kAk = ptr (tAA). Déterminer la distance de S à O(n).
kx − xk.
2) Montrer Ex 760: T.P.E 05
y = x ⇔ ∀c ∈ C (y − x|y − c) ≤ 0 E est un espace vectoriel euclidien.
1) Soit f un endomorphisme de E tel que f ◦ f ∗ ◦ f = f . Montrer que f ◦ f ∗ est
3) Montrer un projecteur orthogonal et donner Im (f ◦ f ∗ ).
∀(x1 , x2 ) ∈ E 2 kx1 − x2 k2 ≤ (x1 − x2 |x1 − x2 ) 2) Soit x dans (ker f )⊥ Montrer que kf (x)k = kxk.
Ex 751: E.N.S Paris 05 Ex 761: X 05
Soit A dans Mn (C). Soient A et B dans Mn (C) telles que
1) Montrer qu’il existe un unique couple (B, C) de matrices hermitiennes telles
que A = B + iC. On notera B = ℜ(A). {X; tXAX = tXBX = 0} = {0}.
On note
wA = sup{|(Ax|X)|; kXk = 1}. Montrer qu’il existe P dans GLn (C) telle que P ∗ AP et P ∗ BP soient triangulaires
supérieures.
Montrer :
Ex 762: Centrale-Supélec 05
wA ≤ 1 ⇔ ∀z ∈ C |z| < 1 ℜ(1 − zA) est positive.
On considère la forme quadratique qn définie sur Rn par
Indication : Examiner le cas n = 1. X xi xj
2) Montrer qn (x) =
n−1 ai + aj
1 1X 1 1≤i,j≤n
=
1 − zn n 1 − ωk z où les ai sont des réels strictement positifs distincts. Montrer que qn est définie
k=0

où ω est une racine primitive n-ième de l’unité. positive.


Ex 752: E.N.S Cachan 05 Ex 763: X 05
Soit E un espace euclidien, u un endormorphisme de E tel que ku(x)k ≤ kxk pour Soient A et B dans Mn (C) telles que
tout x et v le projecteur orthogonal sur Ker (u − IdE ).
1) Déterminer Ker v. {X; tXAX = tXBX = 0} = {0}.
2) A-t-on
Montrer qu’il existe P dans GLn (C) telle que P ∗ AP et P ∗ BP soient triangulaires
E = Ker (u − IdE ) ⊕⊥ Im (u − IdE ) ?
supérieures.
3) Soit vp = p1 (IdE + u + · · · + up−1 ). Montrer que la suite (vp ) converge vers v. Ex 764: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 05
Ex 753: Centrale-Supélec 05 Soit E un espace euclidien, déterminer les applications u de E vers E telles que :
E = R2 .Soit φ forme bilinéraire définie positive sur E, (.|.) le produit sca-
laire usuel et (ui )et(vi ) deux bases orthonormales pour φ. Montrer que Mu = ∀(x, y) ∈ E 2 ku(x) − u(y)k = kx − yk.
((ui |uj ))i,j et Mv = ((vi |vj ))i,j sont semblables.
44 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS

Ex 765: Mines-Ponts 05 Ex 777: T.P.E. 06


Soit E = Mn (R). Soit ϕ une forme bilinéaire définie par ϕ(AB) = tr (t AB). E est un espace euclidien de dimension n, et f ∈ L(E). Montrer l’existence d’une
1) Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E. base
2) Soit µ une forme linéaire sur E, démontrer que : (e1 , e2 , ..., en )
(∃λ|∀A ∈ E, µ(A) = λ tr (A)) ⇔ ∀(A, B) µ(AB) = µ(BA). de E, orthonormale, telle que

Ex 766: Centrale-Supélec 05 (f (e1 ), f (e2 ), ..., f (en ))


Soit D une de l’espace euclidien R3 et GD l’ensemble des rotations ayant cette
droite pour axe. Déterminer le sous-espace vectoriel de L(R3 ) engendré par les soit une famille orthogonale.
éléments de GD .
Ex 778: Mines-Ponts 06
Ex 767: C.C.P. 05
M est une matrice réelle orthogonale.
Soit E un espace euclidien, B = (e1 , . . . , en ) une base orthonormale, u un endo-
On note mi,j ses coefficients.
morphisme de E et A sa matrice dans la base B. Montrer que u est orthogonal si
et seulement si tAA = In ou si et seulement si A est inversible et tA = A−1 .

X
Ex 768: Centrale-Supélec 05 Montrer que mi,j ≤ n

1) Soit B = (bi,j )1≤i,j≤n ∈ Sn++ (R). Montrer qu’il existe une matrice triangulaire i,j
supérieure T dont les coefficients diagonaux sont dans ]0, +∞[ telle que B = tT T .
En déduire que
Yn Ex 779: Mines-Ponts 06
det B ≤ bi,i Montrer que la matrice
i=1  
p q r
2) Soit S ∈ Sn++ (R) et α > 0. Soit E = {A ∈ Sn+ (R)| det A ≥ α}. Montrer que r p q
q r p
min trAS = n(α det S)1/n
A∈E
est la matrice d’une rotation dans une base orthonormale si et seulement si p, q
Indication : Se ramener au cas où S est diagonale. et r sont les racines d’un polynôme X 3 − X 2 + a, a parcourant un intervalle à
préciser. Donner alors des renseignements sur cette rotation.
Ex 769: Mines-Ponts 05
Soit A antisymétrique orthogonale. Que dire de A ? (Distinguer les cas complexe Ex 780: Centrale-Supélec 06
et réel). Trouver une telle matrice en dimension 2. Quelle transformation géomé- Soit u l’endomorphisme de l’espace euclidien R3 dont la matrice dans la base
trique représente-t-elle ? canonique est
 
Ex 770: C.C.P. 05 1 0 0
Soit E un espace vectoriel de dimension 3. Soit e = (e1 , e2 , e3 ) une base de E. M = 1 0 1.
Soit q la forme quadratique 0 −1 1

q(v) = x2 + 2y 2 − z 2 + 2xy + 4xz − 2yz si v = xe1 + ye2 + ze3


1) Montrer qu’il existe un unique plan stable par u, le déterminer. On le note P.
2) Soit x non nul dans P. On pose y = u(x). Montrer que (x, y) est une base de
1) Matrice de q dans e P. Déterminer la matrice dans cette base de l’endomorphisme v induit par u sur
2) Valeurs propres de cette matrice. (Indication : 2 est valeur propre). P.
3) Donner une méthode pour trouver une base e′ telle que l’expression de q dans 3) Déterminer un produit scalaire sur P tel que v soit une rotation.
e′ se réduise à des termes carrés (Ne pas faire les calculs ! !). 4) Soit
Ex 771: Mines-Ponts 06  
0 −1
Soit A dans 03 (R). Trouver les X dans O(R) telles que X 3 = A. Ma = , |a| < 2.
1 a
Ex 772: Mines-Ponts 06
Si Ma est la matrice dans une B d’un R-espace vectoriel E, existe-t-il un produit
Soit E un espace euclidien, f = E → E telle que f (0) = 0 et kf (x) − f (y)k =
scalaire sur E pour lequel va soit une rotation ?
kx − yk. Montrer que f est un endomorphisme orthogonal.
Ex 773: ENS Paris-Lyon-Cachan 06 Ex 781: Mines-Ponts 06
On considère l’espace euclidien Rn Soit A dans Mn (R) montrer que Ker A = Ker tAA et rg A = rg tAA.
Soient x1 , x2 , . . . , xn n vecteurs orthogonaux de Rn
On suppose l’existence d’un sous espace F tel que les projections de x1 , . . . , xn Ex 782: C.C.P. 06
soient de même norme. Déterminez cette norme dans les cas suivant : Soit E un espace euclidien, dont le produit scalaire est noté (x|y), u un endomor-
phisme de E.
1. dim F = 1 et n = 2
1) On suppose que ∀(x, y) ∈ E 2 (x|y) = (u(x)|u(y)). Montrer que u est bijectif.
2. dim F = 1 et n ∈ N∗ 2) Montrer que l’ensemble des endomorphismes de E, muni de la composition,
3. dim F = m et n ∈ N∗ (m ≤ n) est un groupe.

Ex 774: Mines-Ponts 06 Ex 783: X 06  


E = Mn (R) A B
Si A est dans Sr (R) , Cdans Ss (R) et B dans Mr,s (R), on pose P = t .
On pose φ : M, N 7−→ tr (tM N ) B C
1. Qu’est ce que φ ? 1) Montrer que P est définie positive si et seulement si A et C − tBA−1 B sont
définies positives.
2. Donnez une condition sur A ∈ E pour que M −
7 → AM soit orthogonale
2) Montrer (dans ce cas) que le rayon spectral de tBA−1 BC −1 est inférieur à 1.
pour φ
Ex 784: ENS ULC 06
Ex 775: X 06
Soit (λ1 , . . . , λn ) dans Rn et (λ′1 , . . . , λ′n+1 ) dans Rn+1 telles que Soit A une matrice de Mn (C) telle que A2 = AA∗ . A-t-on A = A∗ ?

Ex 785: E.N.S Paris-Lyon-Cachan 06


λ′1 ≤ λ1 ≤ λ′2 ≤ λ′n ≤ λn ≤ λ′n .
On se place dans E = Mn (R).
Soit D = n 1) Montrer que (X, Y ) 7→ tr (tXY ) est un produit scalaire sur E.
  diag(λ1 , . . . , λn ). Montrer qu’il existe a dans R et y dans R tels que
D y 2) Pour A dans E, on considère l’endomorphisme
t ait pour valeurs propres (λ′1 , . . . , λ′n+1 ).
y a
ad(A) : E → E
Ex 776: Mines-Ponts 06
X 7→ AX − XA
Soit f une fonction continue sur R+ à valeurs réelles, nulle en dehors d’un segment
[a, b]. Soit E l’ensemble des fonctions continues de carré intégrable sur R+ . On
sZ Déterminer (ad(A))∗ (l’adjoint de ad(A)).
munit E de la norme kgk2 = g 2 (t) dt. 3) Montrer que A est nilpotente si et seulement si A appartient à l’image de
R+ ad(A).
1) Montrer que E est bien un espace vectoriel.
2) Montrer que f est limite dans (E, kgk2 ) d’une suite de fonctions (gn ) de la Ex 786: Mines-Ponts 06
forme Soit s une symétrie de l’espace euclidien E de dimension n. Soit P le polynôme
−x
gn : x 7→ (a1 (n)e + · · · + amn e )e
2
−mn x − x2
. caractéristique de s∗ ◦ s. Montrer que P (−1) ≥ 2n . Cas d’égalité.
Indication : (Donnée dès le début). Considérer X n P ( X1 ).
45

Ex 787: Centrale-Supélec 06 Ex 793: Mines-Ponts 06


Soit u ∈ C([a, b], R) avec ∀x, u(x) > 0 Pour P et Q dans R[X], on considère le Soit E = Mn (R). On munit E du produit scalaire
produit scalaire :
Z b
φ : E×E → R
P (x)Q(x)u(x)dx
a (A, B) 7→ tr (tAB)
On définit : V−1 = {0} et pour n ∈ N, Vn = {1, X, . . . , X n } = Rn [X]. Soit πk la
Soit A dans E et
projection orthogonale sur Vk . On pose, pour k ∈ N, Pk = X k − πk−1 (X k ).
fA : E → E
1) Montrer que (P0 , P1 , . . . , Pn ) est une base orthogonale de Vn
M 7 → AM
Soit Tn : Vn → Vn P 7→ πn (XP )
2) Montrer que Tn est symétrique Condition sur A pour que fA soit orthogonal pour φ ?
3) Etude des valeurs propres et des sous-espaces propres de Tn En déduire que
Pn+1 est scindé à racines simples Ex 794: Mines-Ponts 06
4) On appelle αn la plus petite racine de n+1 et βn la plus grande. Montrer que : On munit R[X] du produit scalaire
(P |Tn (P )) Z 1
αn = min
P ∈Vn −{0} (P |P ) (P |Q) = P (t)Q(t) dt
0
et
(P |Tn (P )) On orthonormalise la base canonique de R[X] en utilisant le procédé de Gram-
βn = max
P ∈Vn −{0} (P |P ) Schmidt. On note Pn le polynôme de degré n de la base orthonormale obtenue.
5) On choisit a = 0, b = 1 et u : x 7→ 1 On admet qu’il est scindé à racines simples, on note (b1 , . . . , bn ) ses racines.
1) Montrer qu’il existe (a1 , . . . , an ) tel que pour tout P de Rn−1 [X] :
lim αn ?
n→+∞ Z 1 n
X
lim βn ? P (t) dt = ai P (bi ).
n→+∞ 0 i=1

Ex 788: Centrale-Supélec 06
2) Montrer que la formule reste valable pour tout P de R2n−1 [X].
On ne s’intéresse qu’aux matrices symétriques positives dont les coefficients non-
diagonaux sont strictement négatifs, notées A. Ex 795: Mines-Ponts 06
1) On pose ai,i = a, ai,j = −b si i 6= j, puis Aa,b = (ai,j ). Conditions sur a et b Soit A dans Mn (R) symétrique et positive. Montrer que
pour que Aa,b vérifie les hypothèses.
2) Soit X tel que tXAX = 0. Montrer que X appartient à Ker A.
[det(A + In )]1/n ≥ [det(A)]1/n + 1.
3) Montrer que les ai,i sont strictement positifs.
4) Montrer que si X = (xi ) appartient à Ker A alors |X| = (|xi |) aussi, puis que
toutes les composantes de X sont de même signe. Ex 796: Centrale-Supélec 06
5) Montrer que rg A ≥ n − 1 et donner des exemples de telles matrices. Inter-
Soit E un espace hermitien, u et v deux endomorphismes de E tels qu’il existe
prétation géométrique.
un complexe non nul k avec uv − vu = kv. On veut montrer que u et v sont
Ex 789: Centrale-Supélec 06 trigonalisables dans une même base.
On munit E = R3 de sa structure euclidienne classique, on note B = (e1 , . . . , e3 ) 1) Montrer que v est nilpotent..
la base canonique.
Indication : Montrer que pour tout n entier
1) Soit g l’endomorphisme
  de E dont la matrice dans la base canique est G =
1 0 0
 0 −1 0 . Quelle est la nature de g ? uv n − v n u = nkv n
0 0 1   2) Trouver pour v ∗ et u∗ des hypothèses analogues. Montrer que Ker v ∗ est
cos θ − sin θ 0
stable par u∗ . En déduire l’existence d’un vecteur propre x0 commun à u∗ et v ∗ .
2) Même question avec fθ dont la matrice est Fθ =  sin θ cos θ 0 .
0 0 1 3) En déduire l’existence d’un hyperplan H stable par u et v. Conclure.
3) On définit G = {fθ , −fθ , fθ ◦g, −fθ ◦g; θ ∈ R}. Est-ce que (G, ◦) est un groupe.
Ex 797: C.C.P. 07
4) Soit a et m des réels, a ≥ 0. On note D la droite passant par A = (a, 0, 0) et
On munit Rn du produit scalaire usuel, noté (., .). Soit f un endomorphisme
dirigée par −

v = (0, m, 1). On note Q la surface engendrée par la rotation de D
symétrique dont toutes les valeurs propres sont strictement positives. On note
autour de l’axe Oz = Vect{e3 }. Equation et nature de Q.
A = (ai,j ) la matrice de f dans la base canonique.
5) (reconstruite) Soit H l’ensemble des endomorphismes laissant Q globalement
invariante. Montrer que H contient G. 1) Montrer que pour tout h non nul (f (h)|h) > 0.
6) (ajoutée) A-t-on H = G ? 2) Soit u = (u1 , . . . , un ) fixé dans Rn et g définie par
Ex 790: Centrale-Supélec 06 1
Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n, et u un endomorphisme g(x) = (f (x)|x) − (u|x)
2
orthogonal de E. On veut montrer qu’il existe une base orthonormale de E dans
laquelle la matrice de u est diagonale par blocs, les blocs étantsoit de taille 1 avec
 a) Montrer que g admet des dérivées partielles par rapport à toute variable et les
cos θi − sin θi expliciter.
un coefficient égal à 1 ou −1 soit de taille deux et de la forme ,
sin θi cos θi b) Montrer que g admet un unique point critique z et l’expliciter.
avec θi non congru à 0 modulo π. On va montrer le résultat par récurrence. c) Montrer que g admet en z un minimum global strict.
1) Montrer qu’il est vrai pour n = 0 ou n = 1.
2) Traiter le cas où Sp(u) 6= ∅. Ex 798: Centrale-Supélec 07
3) On suppose maintenant le cas où Sp(u) = ∅. Soit v l’endomorphisme autoad- On considère
joint u + u∗ .  
a b c
– Si x est un vecteur propre de v associé à la valeur propre λ, on note Π = M = b c a.
Vect{x, u(x)}. Donner la dimension de Π. c a b
– Montrer que Π est stable par u.
– Montrer que Π⊥ est stable par u. 1) Conditions pour que M soit orthogonale.
4) Conclure.
2) Caractériser alors les endomorphismes dont M est la matrice dans une base
5) Soit A dans O(n), montrer que A peut s’écrire A = ST où S et T sont
orthonormale.
symétriques réelles.
Ex 791: Mines-Ponts 06 Ex 799: C.C.P. 07
Soit α ∈ [0, 1] et A ∈ Sn+ (R) On considère l’application A 7→ tr A2 .
Montrer que 1) Montrer qu’il s’agit d’une forme quadratique sur Mn (R).
det(A)α ≤ det(αA + (1 − α)In ) 2) Donner sa matrice dans la base canonique.
Ex 792: Mines-Ponts
 06  Ex 800: Centrale-Supelec 07
p q r p
1) Soit A et B deux éléments de Sn++ (R), montrer que X 7→ (AX|X) est une
On prend M =  r p q .
norme sur Rn , notée NA . Montrer que NA et NB sont équivalentes.
q r p
Montrer que 2) Montrer que α = sup{m; mNA ≤ NB } est la plus petite valeur propre de
 A−1 B, et que β = inf{M ; NB ≤ M NA } est la plus grande valeur propre de
(M est la matrice d’un rotation ) ⇔ {p, q, r} est solution de X 3 − X 2 + c = 0 A−1 B.
3) Application numérique.
46 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS

Ex 801: Centrale-Supelec 07 Ex 811: Centrale-Supélec 07


Soit u ∈ L(Kn , Kp ) avec K = R ou C. 1) Si A est dans Sn++ (R) alors il existe M dans Sn++ (R) telle que A = M 2 .
1) Montrer :∀y ∈ Kp , ∃!(x′ , y ′ ) ∈ (Ker u)⊥ × (Im u)⊥ , y = u(x′ ) + y ′ 2) Soit (H1 , . . . , Hp ) des matrices symétriques définies positives et (M1 , . . . , Mp )
Kp −→ Kn des matrices quelconques. Montrer
2) Montrer que l’application v : est linéaire.
y 7−→ x′ n n n n
X X X X
3) Montrer que v ◦ u est un projecteur orthogonal sur (Ker u)⊥ . ( Mk )( Hk )−1 ( t
Mk ) ≤ Mk Hk−1 tMk .
4) Soit n = p et u un automorphisme. Nature de v ◦ u ? Nature de u par rapport k=1 k=1 k=1 k=1
à v?
(A ≥ Bveut dire que A − B est positive. Cette définition ne s’applique en principe
a a2 ··· 
an qu’aux matrices symétriques.
1
 an a1 · · · an−1  3) Application : si A et B sont définies positives
On définit : A est une matrice circulante ⇐⇒ 
 .. .. 

. . 1 −1
(A + B)−1 ≥ (A + B −1 ).
a2 a3 · · · a1 4
5) Montrer que l’ensemble des matrices circulantes  est un espace vectoriel
 et que
0 1 0 ··· 0 Ex 812: E.N.S. Cachan 07
0 0 1 ··· 0 Soit A dans Sn++ (R), soit λ et µ sa plus petite et sa plus grande valeurs propres.
 . .  Montrer que pour tout x de Rn
V ect(In , C, . . . , C n−1 
) en est une base avec C =  0 . . .. ... 

0 0 ··· 0 1 s r !2
1 0 ··· 0 0 1 λ µ
kxk4 ≤ (Ax|x)(A−1 x|x) ≤ + kxk4 .
6) Montrer A est une matrice circulante ⇐⇒ AC = CA 4 µ λ
7) Montrer que C est une matrice diagonalisable et que ses vecteurs propres
forment une base orthormale de Kn . Ex 813: Mines-Ponts 07
A est une matrice symétrique de Sn (R). Pour p inférieur à n Ap est la matrice
Ex 802: Mines-Ponts 07 obtenue en ne retenant que les p premières lignes et les p premières colonnes de
Soit E un espace euclidien, B = (bi,j )(i,j)∈[1,n]2 une matrice définie positive de A.
Mn (R), avec n ≤ dim E. 1) Montrer que si A est dans Sn+ (R) alors pour tout p (inférieur à n) det Ap ≥ 0.
Montrer qu’il existe une famille de vecteurs ai avec i ∈ [1, n] telle que 2) Montrer que A est dansSn++ (R) si et seulement si pour tout p det Ap > 0.
Ex 814: E.N.S. Lyon 07
∀(i, j) ∈ [1, n]2 , bi,j =< ai , aj >
E = Rn muni du produit scalaire canonique noté < , >0 . On considère la matrice
S = In − 2E1,1 . On note q la forme quadratique sur E définie par q(V ) = tV SV ,
Ex 803: Centrale-Supelec 07 ainsi que < , > la forme bilinéaire associée. On note V ⊥ l’ensemble {X ∈ E, <
Soit E un espace euclidien et a dans L(E). Soit ρ(a) le plus grand des modules X, V >= 0.
des valeurs propres de a.p 1) Soit V tel que q(V ) < 0, montrer que q|V ⊥ est définie positive.
1) Montrer que ρ(a) ≤ ρ(a a). ∗ 2) Soit V tel que q(V ) = 0. Montrer que la restriction de q à tout supplément F

Indication : (une fois au tableau) On suppose ρ(a a) < 1 Montrer que pour tout de RV dans V ⊥ est définie positive.
x ka(x)k < kxk, puis que (an (x))n∈N tend vers 0 pour tout x. 3) Soit F un sous-espace de dimension au moins 2. montrer qu’il existe X dans

2) Si ρ(a a) ≤ 1. On suppose qu’il existe F stable par a tel que | det aF | = 1. F tel que q(X) > 0.

Montrer que a a = Id . 4) Que dire de dim F + dim F ⊥ ?
F F F
3) On suppose ρ(a∗ a) = 1 ; montrer qu’il existe un sous-espace G stable par a, Ex 815: Mines-Ponts 07
ainsi que G⊥ et que aG est orthogonal (énoncé non garanti par le candidat). Dans un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3 on se donne un vecteur
non nul a et on définit f par f (x) = a ∧ x. On pose ensuite r = exp(f ). Montrer
Ex 804: Centrale-Supélec 07 que r est une rotation et donner ses caractéristiques.
Soit E un espace euclidien, u un endomorphisme de E, x et y des vecteurs propres
associés aux valeurs propres λ et µ. On suppose λµ ≤ 0. Ex 816: C.C.P. 07
Soit E un espace euclidien, u un endomorphisme orthogonal et B une base ortho-
1) Montrer qu’il existe un z non nul orthogonal à u(z).
normale. Soit A la matrice de u dans cette base. (note 1 )
2) On suppose maintenant que u est de trace nulle. Montrer, en étudiant d’abord
1) Montrer u est orthogonal si et seulement si tAA = In .
le cas où u est autoadjoint, qu’il existe un vecteur x unitaire, orthogonal à u(x).
2) Montrer u est orthogonal si et seulement si A est inversible et tA = A−1 .
3) On suppose u de trace nulle, montrer qu’il existe une base orthonormale dans 3) Montrer que uu∗ = Id .
E
laquelle tous les coefficients diagonaux de la matrice de u sont nuls.
4) Montrer qu’il existe une matrice P dans SO(3) telle que tP AP n’ait que des Ex 817: Mines-Ponts 07
1 sur la diagonale, si Soit
Pn (E, <>) un espace euclidien et (u1 , . . . , un ) une base de E. On pose : f (x) =
 
3 6 0 i=1 < ui , x > ui .
1) Montrer que f est un endomorphisme symétrique défini et positif de E.
A = 0 0 0.
2) Montrer qu’il existe g symétrique, défini et positif tel que g ◦ g = f −1 .
0 0 0
3) Montrer que (g(u1 ), . . . , g(un )) est une base orthonrmale de E.

Ex 805: ENS Cachan 07 Ex 818: Mines-Ponts 07


E = Mn (R). Définissons la forme bilinéaire φ sur E 2 par
Soit T la matrice de Mn (R) telle que ti,i = m, ti,j = −1 si |i − j| = 1 et ti,j = 0
si |i − j| ≥ 2. φ(A, B) = tr (tAB).
1) Montrer que T est dans Sn++ (R) si m = 2.
2) Montrer que toute valeur propre de T est de la forme m − 2 cos θ. 1) Montrer que φ est un produit scalaire.
2) On se donne A dans E et on définit
Ex 806: ENS Paris-Lyon-Cachan 07
Soit E un espace euclidien, x dans E et u un endomorphisme symétrique défini fA : E → E
positif. Soit M 7→ AM
φ : E → R
y 7→ 2(x|y) − (u(y)|y) Condition nécessaire et suffisante sur A pour que fA soit un endomorphisme
orthogonal de E.
1) Montrer que φ admet une borne supérieure sur E.La calculer. Ex 819: Centrale-Supélec 07
2) Soient u et v deux endomorphismes symétriques définis positifs tels que u − v On munit Rn du produit scalaire usuel. u est un endomorphisme de Rn , on note
soit positif. Montrer que v −1 − u−1 est aussi positif. u∗ son adjoint.
Ex 807: Mines-Ponts 07 1) Montrer que u∗ u est diagonalisable et que ses valeurs propres sont réelles
On se place dans un espace E euclidien. Soit u un endomorphisme antisymétrique, positives. On note m(u) la plus petite de ces valeurs et M (u) la plus grande.
2) Montrer que
montrer qu’il existe un endomorphisme orthogonal w tel que uw = −wu.
Ex 808: Mines-Ponts 07 ∀x ∈ Rn m(u)kxk2 ≤ ku(x)k2 ≤ M (u)kxk2
Soit E un espace euclidien et u un endomorphisme de E tel que (u(x)|x) = 0
3) Quels sont les cas d’égalité ?
pour tout x. Montrer que u est de rang pair.
4) Soit u et v dans L(Rn ) et λ une valeur propre réelle de uv. Montrer
Ex 809: Centrale-Supélec 07
Soit u un vecteur non nul de R3 euclidien orienté. Trouver tous les endomor- m(u)m(v) ≤ λ2 ≤ M (u)M (v).
phismes f els que (u ∧ x, f (x)) soit liée.
Il y a-t-il toujours une égalité possible ?
Ex 810: Centrale-Supélec 07 1. Dans cet exercice-question de cours on part simplement de la définition d’un endomor-
Soit A dans Mn (R) telle que AtAA = In . Que dire de A ? phisme orthogonal comme d’un endomorphisme conservant le produit scalaire
47

Ex 820: Centrale-Supélec07  Ex 829: Mines-Ponts 08


a b c Soit E un espace euclidien de dimension n et (e1 , . . . , en ) une base orthonormée
On considère la matrice  b c a . On suppose qu’elle appartient à O(3). de E. Soit f un projecteur de rang 1. Montrer que f est un projecteur orthogonal
c a b si et seulement si
Xn
Etudier, sans calcul, l’endomorphisme associé.
kf (ei )k2 = 1.
Ex 821: ENSIIE 07 i=1
Soit n un entier non nul et E l’ensemble des matrices symétriques réelles à valeurs
propres strictement positives. Ex 830: C.C.P 08
2 E est l’espace M2 (R). On pose
1) Soit A dans E, montrer qu’il existe un unique élément B de E tel que A = B .
2) Soit M dans Mn (R), inversible. Montrer qu’il existe un unique élément S de  
t a b
E et une unique matrice orthogonale Q tels que M = QS. φ(A, B) = tr ( AB) et F = { , (a, b) ∈ R2 }
−b a
Ex 822: ENS Cachan 08
Soit A dans Sn++ (R), soit λ et µ sa plus petite et sa plus grande valeurs propres. 1) Montrer que φ définit un produit scalaire sur E.
Montrer que pour tout x de Rn 2) Montrer que F est un espace vectoriel.
3) Déterminer une base orthonormale de F ⊥ .  
s r !2 1 1
1 λ µ 4) Donner une méthode pour trouver la projection orthogonale de sur
4 −1
kxk ≤ (Ax|x)(A x|x) ≤ + 4
kxk . 1 1
4 µ λ ⊥
F .
Ex 831: Mines-Ponts 08
Ex 823: Mines-Ponts 08 Soit (e1 , . . . , en ) une famille liée de vecteurs unitaires deux à deux distincts d’un
Soient A et B deux matrices de Mn (C). espace préhilbertien telle qu’il existe un réel α vérifiant
1) Comparer Sp(A) et Sp(tA).
2) Soit C dans Mn (C), montrer que ∀(i, j) i 6= j (ei |ej ) = α

AC = λC ⇔ Im C ⊂ Ker (A − λIn ) 1) Que vaut α ?


2) Quel est le rang de la famille ?
3) Soit λ ∈ Sp(A) ∩ Sp(B), montrer qu’il existe C non nulle telle que Ex 832: X 08
Soit A et B deux matrices de Sn (R). On suppose que A et AB + BA sont dans
AC = λC = CB Sn++ (R). Montrer que B est dans Sn++ (R) et que AB est diagonalisable.
4) Montrer que si A et B ont r valeurs propres communes alors dans le résultat Ex 833: TPE 08
de la question précédente on peut imposer rg (C) ≥ r. Soit X dans Mn (R) tel que X tXX = In . Que dire de X ?
5) Etudier la réciproque. Ex 834: C.C.P 08
Ex 824: C.C.P 08 Décrire l’endomorphisme de l’espace euclidien R3 dont la matrice dans la base
1) Soit E un espace euclidien, A un sous-espace de E. Montrer que canonique est  
6 3 2
1
E = A ⊕ A⊥ B= 2 −6 3 
7
3 −2 −6
2) Montrer que
Ex 835: C.C.P 08
A = A⊥⊥ .
E est l’espace vectoriel des applications continues 2π-périodiques de R vers R.
1) Montrer que
Ex 825: Centrale-Supélec 08 Z 2π
1
Soit A dans On (R) tel que tr (A) = n. (f, g) 7→ (f |g) = f (t)g(t) dt
1) On rappelle (note 2 ) que toute valeur propre de A, réelle ou complexe, est de 2π 0
module 1. Montrer que toute valeur propre de A est égale à 1. définit un produit scalaire sur E.
2) Montrer que A = In . 2) Soit F le sous espace vectoriel engendré par f : x 7→ sin x et g : x 7→ sin2 x.
3) Montrer que On (R) est fermé et borné. Déterminer les projetés orthogonaux sur F de
4) Soit G un sous-groupe de On (R) tel que {tr A; A ∈ G} est fini. On veut
montrer que G est fini. u : x 7→ cos x
a) Montrer que G, l’adhérence de G, vérifie les mêmes propriétés que G. et
b) On suppose G infini. Montrer qu’il existe une suite (Mk ) d’éléments distincts v : x 7→ cos 2x.
de G qui converge vers un élément M de G.
c) Montrer qu’il existe p tel que pour k ≥ p tr (Mk−1 M ) = n. Ex 836: Centrale-Supélec 08
d) Conclure. On définie l’application
Ex 826: Mines-Ponts 08
φ : R[X]2 → R
Soit E un espace euclidien. Soit e un élément non nul de E et u un élément de R1
(P, Q) 7→ 0 P (t)Q(t)dt
S ++ (E). On pose
1 1) Montrer que φ définit un produit scalaire.
φ(x) = (x|u(x)) − (e|x)
2 2) Montrer qu’il existe un unique polynôme Q de R3 [X] tel que :
1) Déterminer le minimum de φ et le point y où il est atteint (en exprimant ces Z 1 Z 1
valeurs à l’aide de e et u). ∀P ∈ R3 [X] t4 P (t)dt = P (t)Q(t)dt
2) Déterminer   0 0

max min φ(x) 3) Déterminer le minimum et le maximum de la fonction définie sur R3 [X] par
e x
Z 1
Ex 827: Centrale-Supélec 08 f (P ) = e−φ(P,P ) t4 P (t)dt
Soit E une espace euclidien, u un endomorphisme de E. 0
1) Soit λ et µ deux valeurs propres de u telles que λµ ≤ 0. Soient x et y deux
vecteurs propres associés. Montrer qu’il existe un élément z du segment [x, y] tel Ex 837: X 08
que (u(z)|z) = 0. Soit V un espace euclidien (de dimension finie).
2) Soit u dans L(E) tel que tr u = 0. Montrer qu’il existe z non nul tel que 1) Soit G un sous-groupe fini de GL(V ). Montrer qu’il existe une norme N sur
(u(z)|z) = 0 (traiter d’abord le cas où u est autoadjoint). V G-invariante, c’est à dire telle que N (g(x)) = N (x) pour tout x de V et tout
3) Avec la même hypothèse que dans la question précédente, montrer qu’il existe G de G.
une base orthonormale de E dans laquelle la matrice de u a tous ses coefficients 2) Même question si on suppose seulement G compact. Discuter les cas d’égalité
diagonaux nuls. de l’égalité triangulaire.
3) Soit K un compact de V tel que g(K) ⊂ K pour tout g de V . Montrer qu’il
Ex 828: C.C.P 08 P P P existe x dans K tel que g(x) = x pour tout x de G.
E = Rn [X], si P = ai X i et Q = bi X i on pose (P |Q) = ai bi
1) Montrer que (.|.) est un produit scalaire. Donner une base orthonormale. Ex 838: C.C.P 08
2) Soit H = {P ∈ E; P (1) = 0}. Calculer d(X, H). On définit un produit scalaire sur Sn (R) par (A|B) = tr (AB). Soit C dans Mn (R)
3) Montrer que B = (X i − X i−1 )1≤i≤n est une base de H et φC qui à A dans Sn (R) associe CAtC.
1) Déterminer l’adjoint de φC . En déduire que det φC = det φtC .
4) Trouver une base orthogonale de B ′ de H telle que la matrice de passage de
2) On choisit C diagonale. Montrer que det φC = (det C)n+1 .
B à B ′ soit triangulaire avec des 1 sur la diagonale.
3) On prend C orthogonale. Montrer que | det φC | = 1 et en déduire que det φC =
2. Ce résultat ne fait pas partie du programme (det C)n+1 .
48 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS

Ex 839: Centrale-Supélec 08 Ex 847: Mines-Ponts 09


Soit E un espace euclidien, f un endomorphisme de E et f ∗ son adjoint. Soit E = C 2 ([0, 1], R. pour f et g dans E on pose
1) Montrer que Ker f = Ker f ∗ ◦ f . Z 1
2) Que dire d’un endomorphisme nilpotent qui commute avec son adjoint ? φ(f, g) = (f (t)g(t) + f ′ (t)g ′ (t)) dt
3) Soit p un projecteur. Montrer que p est un projecteur orhogonal si et seulement 0

si il commute avec son adjoint. 1) Montrer que φ définit un produit scalaire sur E.
4) Montrer qu’un endomorphisme est autoadjoint si et seulement si il commute 2) Soit F = {f ∈ E; f (0) = f (1) = 0} et G = {g ∈ E; g ′′ = g}. Montrer que F
avec son adjoint et son polynôme caractéristique est scindé. et G sont supplémentaires ? Qu’est-ce que la projection orthogonale d’un élément
f de E sur G ?
Ex 840: TPE 09
3) Caluculer
On note E = Rn [X].
Z 1
1) Montrer qu’il existe un élément A de E tel que pour tout P de E, P (0) =
R1 inf ((sin(πx) − g(x))2 + (π cos(πx) − g ′ (x))2 ) dx
0
A(t)P (t) dt. g∈G 0
2) Montrer que A est de degré n.
Ex 848: ESM St-Cyr 09
Ex 841: Centrale-Supélec 09 A est une matrice carrée dans Mn (R) On considère l’endomorphisme f : X− >
Soit AX − XA
P = {A ∈ Mn (R), A + tA ∈ Sn++ (R)} 1) Quel est le produit scalaire usuel de cet espace (il fallait d’abord dire quel
était cet espace).
1) Montrer que A appartient à P si et seulement si pour tout X de Rn − {0} on
2) Adjoint de f ?
a tXAX > 0.
On suppose maintenant A symétrique
2) Soit A dans P et S dans Sn++ (R). Montrer que toute valeur propre complexe
3) Déterminer l’orthogonal de Ker (f )
de SA est de partie réelle strictement positive.
4) Montrer que B appartient à Im (f ) si et seulement pour tout K élément de
Ex 842: Mines-Ponts 09 Ker (f ) tr (BK) = 0.
Soit   Ex 849: Mines-Ponts 09
2 3 6 Soit A et B deux matrices à coefficients réels symétriques positives telles que pour
1
A= 3 −6 2  tout X de Rn : tXAX ≤ tXBX. Montrer que det A ≤ det B.
7
6 2 −3
Ex 850: Centrale-Supélec 09
3
1) Déterminer la transformation de l’espace euclidien R usuel dont A est la On pose
matrice dans la base canonique. Xn = {A = (ai,j ) ∈ Mn (R), ∀(i, j) |ai,j | ≤ 1}
2) Déterminer une base orthonormale du plan invariant. Soit
Ex 843: T.P.E 09 dn = max | det A|
A∈Xn
Soit A = (ai,j ) une matrice dans On (R). Montrer que 1) Montrer que dn existe et que 1 ≤ dn ≤ n!.
2) Montrer que dn est atteint pour une matrice n’ayant que des 1 ou −1 comme
X
coefficients.
ai,j ≤ n
3) Calculer d1 et d2
1≤i,j≤n
4) Soit M dans GLn (R),C = (C1 , . . . , Cn ) ses vecteurs colonnes, et

Ex 844: I.N.T 09 U = (U1 , . . . , Un )


On munit Mn (R) du produit scalaire usuel. On considère dans Mn (R) la matrice la base obtenue par orthonormalisation de Schmidt de C, P la matrice de passage
  de U à C. Montrer que
0 1 0 ··· 0 Yn
 ... . . . . . . . . . ...  | det P | ≤ kCi k
 
 .. . .
.. .. 0   i=1
U =.
 ..  En déduire que
 . 1 Yn
0
1 0 ··· ··· 0 | det P | ≤ kCi k
i=1

1) Montrer que (U )1≤k≤n est une famille orthogonale de Mn (R). On note F le Discuter des cas d’égalité.
k
n
sous-espace vectoriel engendré par cette famille 5) Montrer que dn ≤ n 2 .
2) Déterminer la projection orthogonale de Ex 851: T.P.E 09
  Soit E un espace euclidien, f un endomorphisme de E tel que pour tout x de E
1 ··· ··· 1 kf (x)k ≤ kxk. Montrer que kf ∗ (x)k ≤ kxk pour tout x de E.
0 0 Ex 852: Magistère Rennes 09
A=  ... .. 
. Les résultats suivant sont-ils vrais ou faux (preuve ou contre-exemple)
1 ··· ··· 1 – Si A est dans Sn++ (R) alors pour tout (i, j) ai,j > 0.
– Si A = QR avec Q orthogonale et R triangulaire supérieure alors le spectre de
sur F . A est constitué des coefficients diagonaux de R.
Ex 845: Mines-Ponts 09 – La matrice  
10 2 0 ··· 0
Soit E un espace vectoriel préhilbertien dont φ est le produit scalaire. Soit A = . .
 2 10 2 . . .. 
(e1 , . . . , en ) une famille d’éléments de E. Montrer que A et la matrice  
 .. .. .. 
A= 0 . . . 0 
 
G = (φ(ei , ej ))1≤i,j≤n  .. . . . 
. 2 10 2
ont même rang. 0 ··· 0 2 10
est définie positive.
Ex 846: Centrale-Supélec 09
(Epreuve Mathematica, les valeurs numériques ne sont pas les valeurs originales) Ex 853: Mines-Ponts 09
Soit A dans Mn (R). On suppose qu’il existe n ≥ 2 tel que An = tA. Soit B = An+1 .
  1) Dire un maximum de choses sur B (nature, diagonalisabilité, valeurs propres).
2 1 1 1
1 1 7 1 2) Même question si A est inversible.
A= 
1 7 4 0 3) Même question si A est inversible et p = n = 2. Trouver de plus toutes les
1 1 0 3 matrices A qui peuvent vérifier ces conditions.
Ex 854: Magistère Rennes 09
1) Trouver une valeur approchée des valeurs propres de A. Les résultats suivant sont-ils vrais ou faux (preuve ou contre-exemple)
2) Montrer que ((1, 1, −1, 1), (0, 1, 1, 1), (2, −1, 0, 1), (1, 1, 1, 1)) est une base de – Si A est dans S ++ (R) alors pour tout (i, j) ai,j > 0.
n
R4 , muni du produit scalaire usuel. L’orthonormaliser en utilisant la procédé de – Si A = QR avec Q orthogonale et R triangulaire supérieure alors le spectre de
Gram-Schmidt. On note (u1 , u2 , u3 , u4 ) la base orthonormale ainsi obtenue. A est constitué des coefficients diagonaux de R.
P4 P4
3) Comparer i=1 λi à i=1 (f (ei )|ei ). – La matrice  10 2 0 ··· 0 
On se donne maintenant un endomorphisme autoadjoint f d’un espace euclidien
E de dimension n et B(e1 , . . . , en ) une base orthonormale de E  2 10 2 . . . ... 
 
4) Exprimer la matrice de f dans la base B.  .. .. .. 
A =  . . . 0 
5) Soit Fk = ({1 , . . . , {e )1 , . . . , ek }, k < n, montrer qu’il existe y dans Fk⊥ de  0. . 
 . . . 2 10 2 
norme 1 tel que (f (y)|y) ≤ λk+1 .
Indication : Considérer un sous-espace G de dimension k +1 et considérer G∩Fk⊥ . 0 ··· 0 2 10
Pi Pi
6) Montrer que k=1 (f (ek )|ek ) ≥ k=1 λk est définie positive.
49

Ex 855: Centrale-Supélec 09 Ex 865: C.C.M. 10


Soit A une matrice symétrique, réelle, dont le spectre est dans R+∗ . Soit (Un ) la
An = (min(n + 1 − i, n + 1 − j))1≤i,j≤n suite définie par :
1
1) Montrer, à l’aide du logiciel de calcul formel, que An est inversible pour n U0 = Ip Un+1 = .(Un + AUn−1 )
2
dans [2, 10]
2) Prouver le résultat précédent. 1) Montrer que (U n ) est bien définie.
3) Soit Pn le polynôme caractéristique de A−1 2) Montrer que A−1 est un polynôme en A.
n . Trouver une relation de récur-
rence entre Pn+2 , Pn+1 et Pn . En déduire Pn (4 sin2 θ). 3) Etudier la convergence de la suite (Un ).
4) En déduire les valeurs propres de An . Ex 866: C.C.P. 10 Pm
5) Déterminer la norme subordonnée de An relativement à la norme euclidienne P Soit R[X] l’espace des polynômes à coefficients réels si P = k=0 ak X k et Q =
n k
sur Rn . k=0 bk X on pose
min(m,n)
Ex 856: T.P.E 09 X
(P, Q) = ak b k
Soit u un endomorphisme autoadjoint défini positif d’un espace euclidien E, mon-
k=0
trer que
∀(x, y) ∈ E 2 (x|y)2 ≤ (u(x)|x)(u−1 (y)|y) 1) Montrer qu’on définit ainsi un produit scalaire.
2) Soit f dans L(R[X]) avec f (P ) = (X+1)P . Calculer (f (X m ), X n ). En déduire
Ex 857: T.P.E 09 que f possède un adjoint et le déterminer.
1) Montrer que (A|B) = tr (tAB) est un produit scalaire sur Mn (R). 3) Montrer que
Z 1
2) Calculer la distance de A à Sn (R).
< P, Q >= P (x)Q(x) dx
Ex 858: ISUP 09 −1
E est un espace euclidien, a et b en sont deux éléments. est produit scalaire sur R[X].
L : x 7→ (a|x)b 4) Soit f dans L(R[X]) telle que f (P ) = P (0). Montrer qu’il n’existe aucun
polynôme A tel que f (P ) =< A, P >.
1) Déterminer L∗ . CNS pour que L = L∗ . Ex 867: C.C.M. 10
2) Trouver les sous-espaces propres de L Qn
Soit A = (ai,j )1≤i,j≤n ∈ Sn++ (R), montrez que det A ≤ i=1 ai .

3) Montrer que si L = L les sous-espaces propres sont orthogonaux. t
Indication : Ecrire A = SS
Ex 859: Mines-Ponts 09 Ex 868: C.C.S. 10
Soit θ un réel et −

ω un vecteur unitaire d’un espace euclidien de dimension 3. Soit (logiciel de calcul formel à disposition)
v la rotation d’angle θ et d’axe dirigé par −

ω.
1) Prouver que pour tout x →
− E = {M ∈ Mn (R), tM = M 2 et Sp(M ) ⊂ C − R}

v(−

x ) = cos θ−

x + (1 − cos θ)(−

x .−

ω )−

ω + sin θ(−

ω ∧−

x) 1)
a) A l’aide du logiciel de calcul formel déterminer E dans le cas n = 2.
2) Soit −→
a dans E. On définit la suite (un ) par u0 = − →x et un+1 = − →a ∧−→
x . b) Retrouver le résultat par le calcul.
Exprimer u2n et u2n+1 en fonction de −→a et −→x. c) Si M1 et M2 sont deux éléments de E montrer qu’il existe P orthogonale telle
+∞
X 1 que M2 = tP M1 P .
3) Que vaut un ? 2) Montrer que E = ∅ pour n = 3.
n=0
n!
4) En déduire un − →a tel que pour tout −
→x de E 3) On choisit
 
−1 1 −1 1
+∞
X 1 1  −1 −1 1 1 
v(−
→x)= un A=  
2 1 −1 −1 1
n!
n=0 −1 −1 −1 −1
Ex 860: X 09 Vérifier que A est dans E.
1) Soit A dans Sn++ (R). Montrer que 4)
a) Montrer que tout endomorphisme u d’un R-espace vectoriel n ≥ 2 admet un
∀X, Y ∈ Rn (X|AX)(Y |A−1 Y ) ≥ (X|Y )2 plan stable par u.
b) Montrer que si u∗ = u2 et si F est un sous-espace stable, alors F ⊥ est stable
2) Soit A1 la matrice obtenue en privant A de sa première ligne et de sa première
par u (l’espace ambiant est maintenant un espace euclidien).
colonne. Montrer que
det A 1 Ex 869: C.C.M. 10
= On munit Rn de la norme euclidienne usuelle. Soit A dans GLn (R). On pose
det A1 (e1 |A−1 e1 )
3) Soient A et B dans Sn++ (R). Montrer que |tXAX|
m = inf
kXk=1 kAXk
det(A + B) det A det B
≥ +
det(A1 + B1 ) det A1 det B1 Montrer m ≤ 1, puis que m = 1 si et seulement si A = λIn .
Ex 870: Centrale-Supélec 10
Ex 861: C.C.P 09 Soit E un C espace vectoriel de dimension finie d ≥ 2, < .|. > un produit scalaire
Soit E l’espace vectoriel des fonctions de R vers R continues et 2π-périodiques. (hermitien) sur E, f un endomorphisme, u et v deux éléments tels que < u|v >6= 0
1) Montrer que et
Z 2π
(f |g) = f (t)g(t) dt g : x 7→< v|x > u
0
1) g est-il diagonalisable ?
est un produit scalaire sur E. 2) Montrer qu’il existe n maximal tel que (u, f (u), . . . , f n−1 (u)) soit libre.
2) Soit F le sous-espace de E engendré par les fonctions x 7→ cos x et x 7→ cos 2x. Soit F le sous-espace engendré par (u, f (u), . . . , f n−1 (u)). . . .(fin perdue)
Déterminer les projetés orthogonaux sur F de u : x 7→ sin x et v :7→ sin2 x.
Ex 871: X 10
Ex 862: Mines-Ponts 09 Soit A dans Mn (R) telle qu’il existe λ 6= 0 avec
Soit A dans Sn (R) telle que  t
AA = AtA
A5 + A3 + A = 3In . A + λ2 In = 0
2

Que dire de A ? Trouver les λ possibles, puis caractériser A.


Ex 863: T.P.E. 09 Ex 872: Centrale-Supélec 10
Soit (x1 , . . . , xn ) dans (R∗+ )n . Montrer que Soit E un espace euclidien, soit (e1 , . . . , en ) une base orthonormale de E. Soit σ
X n X n une permutation de {1, . . . , n}, on note f σ l’endomorphisme de E tel que f σ (ei ) =
1 eσ(i) pour tout i.
( xp )( ) ≥ n2
p=1 p=1
xp 1) Montrer que l’application qui à σ associe f σ est un morphisme de groupe
. injectif de Sn dans GL(E).
Ex 864: Mines-Ponts 09 2) A quelle condition f σ est-il diagonalisable ?
On considère le produit scalaire sur R[X] 3)
a) Soit
Z 1 1 X σ
(P |Q) = P (t)Q(t) dt p= f
−1
n!
σ∈Sn

1) Existe-t-il si n est un entier quelconque un polynôme An de Rn [X] tel que Montrer que p est un projecteur orthogonal. Donner son image.
pour tout P de Rn [X] P (0) = (An |P ) ? b) Montrer que si x, non nul, est dans Ker p alors (f σ (x))σ∈Sn est génératrice de
2) Existe-t-il un polynôme A de R[X] tel que pour tout P de R[X] P (0) = Ker p.
(A|P ) ? c) Question oubliée.
50 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS

Ex 873: C.C.P 10 Ex 879: Magistère 10


1) On pose pour P et Q dans R[X] On se place dans l’espace euclidien Rp dont on note le produit scalaire < ., . >.
Z 1 Soit (x1 , . . . , xn ) dans (Rp )n . Et pour j dans [1, n] Cj = (< xi , xj >)1≤i≤n . On
P (t)Q(t) note G(x1 , . . . , xn ) la matrice dont la j-ième colonne est Cj .
< P |Q >= √ dt
−1 1 − t2 1) Soit (α1 , . . . , αn ) dans Rn . Montrer
Montrer que < P |Q > existe. On admet qu’on définit ainsi un produit scalaire. X X
αj xj = 0 ⇔ αj Cj = 0
2) Montrer que pour tout tout n il existe un unique polynôme Pn dans R[X] tel j j
que
cos(nθ) = Pn (cos θ) Que peut-on dire du rang de G(x1 , . . . , xn ) ?
2) Soit F le sous-espace engendré par les xi , et x un élément quelconque de
3) Montrer que (Pk )k∈N est une base orthonormale de R[X].
Rp . On note d(x, F ) la distance de x à F . On suppose que (x1 , . . . , xn ) est libre.
Ex 874: Mines-Ponts 10 Montrer
E est un espace vectoriel euclidien orienté de dimension 3, u un vecteur unitaire det G(x1 , . . . , xn , x)
(d(x, F ))2 =
et (a, b, c) trois réels. On définit f par det G(x1 , . . . , xn )
f (x) = ax + b(u|x)u + cu ∧ x Ex 880: CCM 10
Soit A si métrique réelle de rang n.
Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur (a, b, c) pour que f soit une 1) Montrer que si A est inversible alors n est pair.
rotation et donner alors son axe et son angle. 2) Quelles sont les valeurs propres réelles possibles de A ?
Ex 875: X 10 3) Soit λ une valeur propre non nulle de A2 . Montrer que λ est réelle et négative,
Soit A dans Mn (R) symétrique, définie et positive. puis que Ker A2 − λIm est de dimension paire.
1) Soit Y ∈ Rn non nul. Montrer que 4) Montrer que
1 (X|AX) n(n − 1)
= min sup{−λ, λ ∈ Sp(A2 )} ≤ sup |ai,j |2
(Y |A−1 Y ) X∈Rn (X|Y )2 2
2) Soit B symétrique, définie et positive. On note A1 et B1 les matrices déduites Ex 881: X 10
de A et B en leur ôtant la première ligne et la première colonne. Montrer que : Soit u un endomorphisme de l’espace euclidien E tel que |||u||| ≤ 1.
1) Montrer que E = Im (u − IdE ) + Ker (u − IdE )(La somme étant directe et
det(A + B) det A det B orthogonale)
≤ +
det(A1 + B1 ) det A1 det B1 2) Soit vn = n+11
(IdE +u+u2 +· · ·+un ). Montrer que (vn ) converge le projecteur
orthogonal sur Ker(u − IdE ).
Ex 876: CCS 10
(Avec le logiciel de calcul formel) Ex 882: CCS 10
1) Montrer que Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension n ≥ 1 et u un endomorphisme
 autoadjoint positif.
 x + y = 1 1) Montrer qu’un endomorphisme autoadjoint est positif si et seulement si toutes


 y+z = 2 ses valeurs propres sont positives.
(S0 ) z+t = 3 2) Montrer qu’il existe un unique v autoadjoint positif tel que u = v 2 .



 t+x = 4 3) Montrer qu’il existe Q dans R[X] de degré inférieur à n − 1 tel que v = Q(u).
x + 2y + 3z + 4t = 0 En déduire l’unicité de v.
n’a pas de solution, à l’aide d’un logiciel de calcul formel. Ex 883: CCM 10
2) Soit A ∈ Mn,m (R), B ∈ Mn,1 (R) où m ≥ n > 0. On munit Mn,1 = (R) de la On se place dans Rn , on note (x1 , . . . , xn ) les coordonnées de x dans la base
norme euclidienne usuelle. Et on considère le système canonique.
On définit la forme quadratique q par
(S) AX = B X
q(x) = xi xj
Montrer kAX −Bk2 atteint un minimum sur Mn,1 (R) qu’on appelle K. Les points i6=j
où ce minimum est atteint s’appellent les pseudo-solutions de (S). Que peut-on
dire de l’ensemble des pseudo-solutions ? 1) Quel est le rang de q.
t
3) Montrer que A et AA ont même rang. 2) Soit
X n
4) A l’aide du logiciel de calcul formel, trouver les pseudo-solutions de (S0 ).
E = {x ∈ Rn ; ∀i xi ≥ 0, xi ≤ 1}
Ex 877: CCS 10 i=1
n est un entier au moins égal à 2, < ., . > le produit scalaire canonique sur Rn et Déterminer sup
x∈E q(x).
k.k2 la norme associée.
Ex 884: X 10
1) Soit M dans Mn (R) montrer que
Soit n un entier non nul et
µ(M ) = max < M x, M y >
kxk2 =1,kyk2 =1,x⊥y C = {(S, X); S ∈ Sn (R), X ∈ Rn , S − X tX ∈ Sn+ (R)}
existe. On retient un couple (x, y) où est atteint le maximum. Montrer que C est convexe.
Soit A une matrice antisymétrique. Ex 885: CCM 10
2) Montrer que etA est dans O(n) pour tout t réel. Soit u un endomorphisme de E espace euclidien tel que u2 = 0. Montrer que
3) On note S = tM M . En se servant de u + u∗ est inversible si et seulement si Ker u = Im u.
f : R → R Ex 886: CCM 10
tA
t 7→ < M e x, M e y > tA 1) Soit A et B deux matrices symétriques de Mn (R) telles que A3 = B 3 . Prouver
A = B.
montrer que l’endomorphisme H = SA + tAS vérifie < Hx, y >= 0. 2) Soit A dans Sn+ (R) telle que A2 = In . Montrer A = In .
4) Montrer qu’il existe une base dans laquelle l’endomorphisme a une matrice Ex 887: CCP 10
de la forme ! On considère la forme quadratique définie sur R3 définie par
a b
0
b a q((x, y, z)) = 5x2 + y 2 + z 2 − 2xy + 2xz − 6yz
0 U
1) Expliciter la matrice A de q dans la base canonique.
En déduire µ(M ).
2) Déterminer les valeurs propres de A (on pourra remarquer que −2 est valeur
Ex 878: CCP 10 propre).
1) Montrer que 3) Déterminer une base orthonormale dans laquelle la matrice de q est diagonale.
< A, B >= tr (tAB) 4) En déduire une expression de q comme une combinaison linaire de trois carrés
est un produit scalaire sur Mn (R) de formes linéaires de (x, y, z).
2) Calculer la distance de M à S3 (R) où Ex 888: CCM 10
  On munit Rn [X] du produit scalaire
0 1 2
Z 1
M = 2 0 0 
0 −1 −1 (P |Q) = P (t)Q(t) dt
−1
3) Soit 1) Montrer qu’il existe An dans Rn [X] tel que
H = {M ∈ Mn (R), tr (M ) = 0}
∀P ∈ Rn [X] P (0) = (An |P )
Montrer que H
 est un sous-espace
 vectoriel de M n (R). Quelle est sa dimension ?
1 ··· 1 2) Existe-t-il A dans R[X] tel que
 .
. .
. 
On considère . . dans Mn (R). Quelle est sa distance à H ? ∀P ∈ R[X] P (0) = (A|P )
1 ··· 1
51

Ex 889: CCS 10 Ex 897: CCS 11


Le but de cet exercice est de montrer que si E est un espace vectoriel préhilbertien On cherche à résoudre dans Mn (R) tA = A2
de dimension n et si u appartient à O(E) alors il existe une base orthonormale B 1) Définition d’un sous-espace stable, que dire sur les sous-espaces stables ?
telle que 2) Soit λ une valeur propre de A (complexe). trouver une relation entre λ et λ.
  3) Montrer que A est diagonalisable dans Mn (C). Quelles sont ses valeurs propres
ǫ1
 ..  possibles ?
 . 
  4) Soit λ une valeur propres non réelle de A, X un vecteur propre complexe
 cs 
MatB (u) =   associé. On écrit X = U + iV où U et V sont réels. Montrer que F = Vect{U, V }
 Rθ1 
  est un sous-espace stable par A de dimension 2, que F est stable par tA, que U
 .. 
. et V sont orthogonaux (pour le produit scalaire usuel) et de même norme.
Rθq 5) Décrire simplement les solutions de l’équation.
  Ex 898: X 11
cos θ − sin θ Soit (−

u,−→v ,−

w ) trois vecteurs unitaires du plan euclidien tels qu’aucun demi-plan
ǫi = ±1 et Rθ = .
sin θ cos θ ne contienne les trois. Montrer
1) Prouver que ce résultat si n = 0 et n = 1 et montrer qu’il est vrai lorsque
dim E = n si il est vrai pour la dimension n − 1 et si le spectre de u n’est pas k−

u +− →v +− →
wk ≤ 1
vide. Ex 899: CCS 11
2) On suppose le résultat vrai lorsque la dimension est strictement inférieure à On se place dans E = R[X]. Si P et Q sont dans E on définit
n. On suppose que le spectre de u est vide. Z 1
P (t)Q(t)
a) Soit v = u+u∗ et x un vecteur propre de v. Déterminer dim(Π = Vect{x, u(x)}) (P |Q) = √ dt
b) Montrer que Π est stable par u. −1 1 − t2
c) Montrer que Π⊥ est stable par u. 1) Montrer qu’on définit ainsi un produit scalaire sur E.
3) Conclure. 2) Donner une base orthonormale de R3 [X] pour le produit scalaire induit.
4) Soit A une matrice orthogonale, montrer qu’il existe deux matrices symé- 3) Si n est un entier quelconque, montrer qu’il existe un unique polynôme Pn
triques S et T telle que A = ST . tel que pour tout θ de R Pn (cos θ) = cos(nθ). Quel est son degré ? son coefficient
dominant ?
Ex 890: CCS 10   4) Montrer que (Pn )n∈N est une base de E.
t
α C
Soit S da,s Sn (R) telle que S = ′ avec α dans R et S ′ dans Sn−1 (R). 5) Cette base est-elle orthonormale ? Obtenir une base orthonormale de E.
C S
++ 6) D’autres questions non traitées et oubliées.
1) On suppose S dans Sn++ (R). Montrer que S ′ est dans Sn−1 (R) et que α est
Ex 900: CCP 11
strictement positif. Etudier la réciproque.
++ 1) On définit sur R2 [X] l’application
2) Montrer que S est dans Sn++ (R) si et seulement si S ′ est dans Sn−1 (R) et Z 1
det S > 0.
Q : P 7→ P (t)2 dt
Indication : Considérer le produit par bloc −1
   Montrer que Q1/2 définit une norme et expliciter le produit scalaire associé. (à
λ tX λ 0
0 P X tP l’oral : toute norme est elle associée à un produit scalaire ?)
2)
2.1. Donner la matrice de la forme quadratique Q dans la base canonique.
Ex 891: CCM 10 2.2. En déduire une écriture analytique pour Q(P ) = Q(aX 2 + bX + c).
nt t t
Soit A et B dans Sn (R) avec pour tout X 6= 0 de R XAX ≥ 0 et XAX < XBX. 2.3. Réécrire cette expression comme une somme de carrés de combinaisons li-
1) Montrer que det A ≤ det B. néaires en a, b et c.
2) Montrer qu’il existe un α > 0 tel que pour tout X tXAX ≤ αtXBX. Ex 901: CCM 11
3) Existence et unicité d’une matrice symétrique positive telle que S 2 = B. Soit p un entier non nul et A dans Sp++ (R). On définit une suite (Rn ) de matrices
en posant R0 = Ip et
Ex 892: X 10 1
Soit Rn+1 = (Rn + ARn−1 )
2
C = {(X, S) ∈ Rn × Sn (R), S − tXX ∈ Sn+ (R) 1) Montrer que la suite (Rn ) est bien définie et que pour tout n Rn est dans
Sp++ (R). La matrice Rn est-elle diagonalisable ?
1) Montrer que C est convexe.
2) Montrer que la suite (Rn ) converge vers une matrice R de Sp++ (R) et que
2) Soit k ∈ N∗ , (λ1 , . . . , λk ) ∈ (R∗ )k , S = diag(λ21 , · · · , λ2k , 0, · · · , 0), X = R2 = A.
(x1 , . . . , xn ). Condition pour que (X, S) soit dans C ?
Ex 902: CCP 11
Ex 893: X 10 Dans un espace vectoriel réel dont une est B = (e1 , e2 , e3 ) est on considère la
Soit A dans Mn (R) telle que tA = A2 . Caractériser A. forme quadratique

Ex 894: Mines-Ponts 10 q(v) = x2 + 2y 2 + z 2 + 2xy + 4xz − 2yz


Dans R3 euclidien on considère une rotation orthogonale r et une symétrie ortho- si v = xe1 + ye2 + ze3 .
gonale s. Que dire de s ◦ r ◦ s ? 1) Quelle est la matrice A de q dans la base canonique.
2) Déterminer le polynôme caractéristique de A (l’une des valeurs propres est
Ex 895: Centrale-Supélec 10
3).
(avec l’aide du logiciel de calcul formel). On s’intéresse aux matrices M telles que
t 3) Donner une méthode pour trouver une base B ′ = (e′1 , e′2 , e′3 ) dans laquelle
M = M 2 qui n’admettent pas de valeur propre réelle.
1) Lorsque n = 2, trouver deux telles matrices M1 et M2 , à l’aide du logiciel de q(v) = αX 2 + βY 2 + γZ 2
calcul formel. Retrouver ce résultat par le calcul. si si v = Xe′1 + Y e′2 + Ze′3 .
On revient au cas général. Ex 903: TPE 11
2) Montrer que si M1 et M2 sont deux solutions alors existe P orthogonale telle Soit E un espace vectoriel euclidien et K l’ensemble des projecteurs orthogonaux
que M1 = P M2 tP . de E. On rappelle que p est un projecteur orthogonal si et seulement si p est
3) Montrer que le problème n’a pas de solution si n = 3. linéaire, p2 = p et Im p et Ker p sont orthogonaux.
4) Montrer que 1) Montrer qu’un projecteur p est dans K si et seulement si
 
−1 1 −1 1
∀x ∈ E kp(x)k ≤ kxk
1  −1 −1 1 1 
A=   2) Montrer que K est une partie compacte de L(E).
2 1 −1 −1 1
−1 −1 −1 −1 Ex 904: CCS 11
1) Soit A dans Mn (R). On pose B = tAA. Montrer que B est symétrique positive.
est une solution si n = 4. +
2) Soit S dans Sn+1 (R)  
Ex 896: CCP 11 α tC
S =
Soit E un sous-espace vectoriel de F (R, R) avec E = (f1 , . . . , f5 ) où f1 (t) = √12 ; C S1
f2 (t) = cos(t) ; f3 (t) = sin(t) ; f4 (t) = cos(2t) ; f5 (t) = sin(2t). où α est réel.
1) Montrer que – Calculer
Z π t   
1 x x
S
(f, g) 7→ f (t)g(t) dt X X
π −π
en fonction de x,α, S1 , C et X.
définit un produit scalaire sur E. – Montrer que α ≥ 0. Que dire de C si α = 0 ?
2) Montrer que f4 et f5 sont unitaire et orthogonaux. On admettra que (f1 , . . . , f5 ) – On pose M = αS1 − C tC. Montrer que M est dans Sn+ (R).
est une base orthonormée de E. 3) Soit S dans Sn+ (R). Montrer qu’il existe T triangulaire supérieure telle que
3) Soit F = Vect{f1 , f2 , f3 }. Déterminer l’orthogonal de F dans E. M = tT T .
52 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS

Ex 905: TPE 11 Ex 913: CCM 11


Soit A dans Mn (R) telle que tAA = AtA et A3 = A2 . Montrer que A = A2 . Soit (E, <, >) un espace préhilbertien, (e1 , . . . , en ) une famille libre d’élément de
E. On suppose
Ex 906: TPE 11 P n
X
Soit A dans O(n). Montrer i,j ai,j ≤ n. ∀x ∈ E kxk2 = | < e i , x > |2
i=1
Ex 907: CCS 11
Soit q une forme quadratique positive sur Rn . Soit A la matrice de q dans la base 1) Démontrer que ken k ≤ 1.
canonique. On définit B par 2) Démontrer que ken k = 1
Indication : Prendre x dans Vect{e1 , . . . , en−1 }⊥ .
∀(i, j) bi,j = an,n ai,j − an,i aj,n 3) Démontre que (e1 , . . . , en ) est une base orthonormale de E.

1) Ex 914: TELECOM-SudParis 11
– Donner un programme calculant B à partir de A et de n. Soit A symétrique réelle, on suppose qu’il existe k ≥ 2 tel que Ak = In , montrer
P4 P4 2 P4 P4 2 que A2 = In .
– On choisit n = 4 puis q1 (x) = i=1 j=i xj , q2 (x) = i=2 j=i xj ,
P  P3  2 P Ex 915: CCM 11
q3 (x) = 3i=1 j=i xj et q4 (x) = 41≤i,j≤4 (xi − xj )2 . Donner les matrices Calculer :
Z 1
Ak des qk , puis obtenir les matrices Bk associées. Dire si qBk est positive. Pour
inf t2 (ln(t) − at − b)2 dt
chaque k donner le rang de Ak et Bk et comparer ces rangs. (a,b)∈R2 0
2) On revient au cas général.
après en avoir justifié l’existence.
– Si qB est la forme quadratique dont la matrice dans la base canonique est B,
si φ est la forme polaire de q et si (e1 , . . . , en ) est la base canonique de Rn , Ex 916: CCP 11
exprimer qB (x) al’aide de q, φ, x et en . Soit E un espace euclidien, B une base orthonormale de E, u un endomorphisme
– En déduire que qB est positive. de E et u∗ sont adjoint.
– On définit C(q) = {x ∈ Rn , q(x) = 0}. Montrer que 1) Quel est le lien entre les matrices de u et u∗ dans la base B ?
2) Quelle relation y a-t-il en tre rg (u) et rg (u∗ ).
x ∈ C(q) ⇔ ∀y ∈ Rn φ(x, y) = 0 3) Montrer que u est bijectif si et seulement si u∗ l’est. Quel est alors le lien
entre leurs inverses ?
Comparer C(q) et Ker (A).
4) Soit kvk la norme subordonnée à la norme euclidienne de l’endomorphisme v.
– Déterminer C(qB ).
Montrer que kuk = ku∗ k.
3) Il restait deux questions non abordées.
Ex 917: CCM 11
Ex 908: CCM 11
On se place dans R3 muni de sa structure d’espace euclidien usuel. Soit f dans
Soit E un espace euclidien de dimension n ≥ 2 et u un endomorphisme autoadjoint GL(R3 ) distincte de l’application identique. Montrer que f est une rotation
défini positif de E d’angle ± 2π ∗ 2
3 si et seulement si f = f .
1) Montrer
∀(x, y) ∈ E 2 (x|y)2 ≤ (u(x)|x)(u−1 (y)|y) Ex 918: Magistère 12
On se place dans un espace euclidien de dimension n ≥ 1, soit A une matrice
2) on définit de Mn (R) symétrique et positive. On note ses valeurs propres λ1 ≤ . . . ≤ λn . Le
αy (u) = inf (u(x)|x) produit scalaire est noté < , >.
(x|y)=1
1) Montrer que λ1 = minx6=0 <x,Ax>
<x,x> .
Montrer l’existence de αy (u) et le calculer. 2) Plus généralement, si on désigne par Gk l’ensemble des sous-espaces vectoriels
3) Montrer que l’on a de E de dimension k, montrer que

αy (u + v) ≤ αy (u) + αy (v) < x, Ax >


λk = min max .
F ∈Gk x∈F −{0} < x, x >

Ex 909: CCP 11
On définit l’application Ex 919: TPE 12
Minimiser
Z 1
φ : (Mn (R))2 → R
f (a, b) = (t ln t − (at + b))2 dt.
(A, B) 7 → tr (tAB) 0
 
a b Ex 920: C.C.M. 12
et l’ensemble F = { ; (a, b) ∈ R2 }.
−b a On note (.|.) le produit scalaire usuel sur Rn . Soit A dans Sn++ (R).
1) Montrer que φ est un produit scalaire. 1) Montrer que pour tout (X, Y ) dans (Rn )2 on a
2) Montrer que F est un sous-espace vectoriel de M2 (R).
3) Trouver une base de F ⊥ . (X|Y )2 ≤ (AX|X)(Y |A−1 Y ).
Ex 910: TELECOM-SudParis 11
2) Montrer que
1) On munit E = Mn (R) du produit scalaire (A|B) = tr (taB). Déterminer
l’adjoint de φA : M 7→ AM (∈ L(E)). inf (AX|X)(X|A−1 X)
X,(X|X)=1
2) Question perdue. Probablement : condition sur A pour que φA soit une en-
domorphisme orthogonal. existe et le calculer.
3) Déterminer
Ex 911: CCS 11 (AX|X)
Soit E = Mn,1 (R), munit du produit scalaire (X|Y ) = tXY et de la norme inf
X,(X|Y )6=0 (X|Y )2
associée. On note E + le sous-ensemble de E des vecteurs à coordonnées positives.
Soit A dans Sn (R). 4) Déterminer
2 2
1) Montrer que (AX|X) ≤ αkXk où α = max Sp(A), et que (AX|X) = αkXk (AX|X)
implique AX = αX. inf
X,(X|Y )=1 (X|Y )2
2) On écrit A = (ai,j ) et on suppose que pour tout (i, j) on a ai,j ≥ 0. Si
X = (xi ), X + désigne (|xi |). Comparer (AX|X) à (AX + |X + ). Montrer alors Ex 921: CCS 12
qu’il existe X dansE + , non nul, tel que AX = αX. 1) Soit A dans Mn (R) et B = tAA. Montrer que B symétrique positive.
A sX1 +
3) On pose B = où s ∈ R et (X1 , . . . , Xn ) est une base ortho- 2) S1 est dans Mn (R), α dans R, C dans Mn,1 (R) et S dans Sn+1 (R) avec
stX1 0
normale  
 de vecteurs
 propres de A associés à (λ1 , . . . , λn ). Pour k ≥ 2 calculer α tC
Xk cos θXk S = .
B puis B où θ ∈] − π2 , π2 [. En déduire le spectre de B en C S1
0 sin θ
fonction de celui de A.  
t x
4) Si λ1 +λn+1 , λ2 , . . . , λn sont les valeurs propres de A alors il existe une matrice Exprimer Y SY si Y = , x dans R, X dans Mn,1 (R).
X
B ayant pour valeurs propres (λ1 , . . . , λn+1 ).
3) Montrer que α ≥ 0. Que dire de C si α = 0 ?
Ex 912: TPE 11 4) Montrer que αS1 − C tC ∈ Sn+ (R)
Soit E un espace vectoriel euclidien et f dans L(E). Montrer qu’il existe une 5) Montrer que
base orthonormale (e1 , . . . , en ) de E telle que la famille (f (e1 ), . . . , f (en )) soit ∀S ∈ Sn+ (R) ∃T ∈ Tn (R) S = tT T.
orthogonale.
53

Ex 922: CCS 12 Ex 928: CCM 12


Soit E un espace vectoriel normé euclidien de dimension n. On note S l’ensemble E = R3 est muni de sa structure euclidienne usuelle. Soit f dans L(E) tel que
des endomorphismes symétriques de E, S + l’ensemble des endomorphismes posi- f 3 = 2f 2 − 2f + IdE et f ∗ f = f f ∗ .
tifs, A l’ensemble des endomorphismes antisymétriques et O le groupe orthogonal 1) Cractériser complètement f .
(de E). 2) On pose
n
1) Montrer que (f, g) 7→ tr (f ∗ g) définit un produit scalaire sur L(E). Montrer 1 X k
que A et S sont supplémentaires orthogonaux. gn = f .
n+1
k=0
2) Si a est dans A, montrer que exp(a) est dans O.
3) Soit s un élément de L(E) tel que pour tout élément u de O tr (su) ≤ tr (s). Etudier la suite (gn ) et donner sa limite.
a) En considérant la fonction de R vers R :t 7→ tr (s exp(ta)) montrer que s est Ex 929: CCS 12
un élément de S. 1) (question de cours.) Soit A dans Sn++ (R), montrer que
b) En utilisant une base orthonormée bien choisie (e1 , . . . , en ) et en considérant φ : (X, Y ) 7→ tr XAY
les réflexions par rapport aux sous-espaces (Vect{ei })⊥ , montrer que s est dans
S+. définit un produit scalaire sur Mn,1 (R). Montrer que les valeurs propres de A sont
4) Etablir la réciproque : si s est dans S + alors pour tout élément u de O strictement positives.
tr (su) ≤ tr (s). 2) Montrer que
Ex 923: CCM 12 |a1,2 + a2,3 + · · · + an−1, + an,1 | ≤ tr (A).
10 minutes de préparation Calculer 3) Soit B ′ la base obtenue en appliquant le procédé de Gram-Schmidt à la base
Z 1 canonique B.. On note Q la matrice de passage de B à B ′ .
inf (t4 − at2 − bt − c)2 dt. a) Exprimer la matrice de φ dans la base B ′ en fonction de A et Q.
(a,b,c)∈R3 −1 b) Question Montrer que pour toute M de Sn +( R)
n
Y
Ex 924: CCS 12 det M ≤ mi,i .
Soit M dans Mn (R). On dit que M est orthogonalement transposable si et seule- i=1
ment si il existe O dans O(n) telle que tOM O = tM .
4) Soit M dans Mn (R), notons (C1 , . . . , Cn ) ses colonnes et k.k la norme eucli-
1) Montrer que toute matrice de Mn (R) s’écrit de manière unique comme la
dienne. Prouver que
somme d’une matrice symétrique et d’une matrice antisymétrique.
| det M | ≤ kC1 k · · · kCn k.
2) A l’aide du logiciel de calcul formel motrer que
  Ex 930: Magistère Rennes 12
  1 1 1 On appelle E l’espace des fonctions de classe C 1 définies sur le segment [0, 1] et à
1 1
M2 = et M3 =  0 0 0  valeurs réelles. Soit f et g deux éléments de E, on note
2 1
1 1 1 Z 1 Z 1
< f, g >= f (t)g(t) dt + f ′ (t)g ′ (t) dt.
sont orthotransposables et donner une matrice O de O(n) associée. 0 0
Indication : Pour M3 on pourra remarque que M3 et tM3 ont un vecteur propre 1) Montrer que < ., . > est un produit scalaire.
commun. 2) On note
3) Cas n = 2. On écrit M comme la somme d’une matrice symétrique S et d’une
matrice antisymétrique A. Montrer alors qu’on peut se ramener aucas où S est V = {f ∈ E, f (0) = f (1) = 0} et W = {f ∈ E, f ∈ C 2 f ′′ = 0}.
diagonale. En déduire que toute matrice de M2 (R) est orthotransposable. Montrer que V et W sont supplémentaires orthogonaux. Déterminer la projection
4) Cas n = 3. On définit le crochet de Lie de deux matrices de M3 (R) par orthogonale sur W .
[A, B] = AB − BA. Montrer que si M est orthotransposable det[tM, M ] = 0 3) On pose enfin
Indication : Montrer que sous cette hypothèse [tM, M ] est orthosemblable à son
opposée. E(a, b) = {f ∈ E, f (0) = a f (1) = b}.
5) Les questions suivantes conduisaient à la résolution du problème pour n = 3. Déterminer la borne inférieure de < f, f > pour f dans E.
Ex 925: CCM 12 Ex 931: TPE 12
Soit E un espace euclidien et f un endomorphisme inversible de E. A est dans O(n), a dans R. On suppose (A − aIn )2 = 0. Montrer que A ne peut
1) Montrer que si f est une contraction(note 3) la valeur absolue de ses valeurs prendre que deux valeurs. (question supplémentaire, à la fin.) Enoncer le théorème
propres est inférieure ou égale à 1. de Cauchy-Lipschitz.
2) Montrer que si f est symétrique et si le module de ses valeurs propres est Ex 932: CCM 12
inférieur ou égal à 1 alors f est une contraction. E est l’espace vectoriel Rn [X] muni du produit scalaire
3) Dans le cas général, déterminer une condition nécessaire et suffisante sur les Z 1
valeurs propres de f ∗ ◦ f pour que f soit une contraction. (P |Q) = P (t)Q(t) dt.
−1
Ex 926: CCS 12
Soit E = Rn [X] et On se donne l’application
φ : E → E
Φ : E2 → R .
R1 √ . P 7 → (X 2 − 1)P ′′ + 2XP ′
(P, Q) 7 → 0
P (t)Q(t) t dt
1) Montrer que Φ est un endomorphisme symétrique.
1) (Avec le logiciel de calcul formel, n parcourant [2, 8].) 2) Φ est-il diagonalisable ? Donnner ses valeurs propres.
a) Montrer que Φ définit un produit scalaire sur E. 3) Montrer qu’il existe une base (P0 , . . . , Pn ) de vecteurs propres tels que pour
b) Soit tout k deg Pk = k.
Z 1 4) Montrer que tout polynôme de Rn−1 [X] est orthogonal à Pn .
1
q(P ) = √ P (t)P ′ (t) dt. 5) Montrer que pour tout k Pk est scindé à racines simples et ses racines de Pk
0 t
sont dans ] − 1, 1[.
Ecrire la matrice de q dans la base canonique. q est-elle définie ? Positive ? Ex 933: ENS Paris-Lyon-Cachan 12
Négative ? Soit H un espace hermitien, u un endomorphisme orthogonal (unitaire) de H.
2) Montrer qu’il existe un hyperplan H tel que q|H est définie négative. Etudier la suite (un ) avec
3) Soit
Z 1 n−1
1 1X k
Ψ : x 7→ P (t)tx− 2 dt. un (x) = u (x).
0
n
k=0

a) Montrer que Ψ est une fraction rationnelle. La déterminer à une constante (On pouvait remplacer hermitien par euclidien). Que dire lorsque H n’est pas de
multiplicative près. dimension finie ?
b) La suite du problème n’a pas été traitée. Ex 934: CCP 12
Ex 927: CCM 12 Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension 2n. On suppose E = F ⊕ G où
(sans préparation) E est un espace euclidien de dimension n. Montrer qu’il existe dim F = n. Soit pF la projection sur F parallèlement à G, pG la projection sur G
un unique αn tel qu’il existe une famille (x1 , . . . , xn+1 ) avec parallèlement à F . g est une isométrie telle que g(F ) ⊂ G. On définit f par
f (x) = g(pF (x)) + g −1 (pG (x)).
∀i kxi k = 1, ∀(i, j) i 6= j < xi , xj >= αn .
1) Montrer que g(F ) = G, f (F ) = G et f (G) = F .
Déterminer ce αn . 2) Montrer que f est orthogonal si et seulement si
3. L’examinateur semble appeler contraction une application 1-lipschitzienne. La définition ∀(x, y) ∈ F 2 (g(x)|y) = (x|g(y)).
classique est : f : A → A est une contraction si elle est k-lipschitzienne avec k ∈ [0, 1[. L’exercice
s’adapte sans changement à la définition classique en remplaçant 1 par k. .
54 CHAPITRE 3. ALGÈBRE BILINÉAIRE, ESPACES EUCLIDIENS
Chapitre 4

Topologie

Ex 935: Mines-Ponts 03 Ex 939: Mines-Ponts 04


On note E l’ensemble des fonctions continues sur R à valeurs complexes de carré Soient A et B deux parties fermées d’un e.v.n. E, la partie A + B est-elle fermée ?
intégrable. On définit sur E un produit scalaire par Ex 940: E.N.S. Paris 04
Z E = Rn et f : E → E est continue. Montrer qu’il existe un fermé F de E, stable
(f |g) = f (x)g(x)dx. par f et distinct de E et de ∅.
R
Ex 941: Centrale-Supélec 04
1) Justifier l’existence de ce produit scalaire. Soit C un convexe fermé. Un point x de C est extrémal si et seulement si
2) On définit Ua par
1 1
[(x1 , x2 ) ∈ C 2 et x = .x1 + .x2 ] =⇒ x = x1 = x2 .
Ua : E → E 2 2
f 7→ Ua (f ) : x 7→ f (x)eiax 1) Déterminer les points extrémaux de la boule unitaire fermée d’un espace eu-
clidien.
Etudier la continuité de Ua et calculer sa norme. Pn
2) Points extrémaux de {x ∈ Rn , i=1 |xi | ≤ n} ?
3) Continuité et norme de Ua − Ub ?
3) Points extrémaux de {s ∈ Sn+ (R), tr (s) = 1} ?
Indication : (donnée) Soit φ continue sur R à valeurs complexes, bornée. On
4) Montrer que tout compact possède au moins un point extrémal.
suppose que |φ| admet un maximum en x0 et on considère
Ex 942: E.N.S. Ulm-Lyon-Cachan (groupe info) 04
Vφ : E → E Pour A dans Mn (C), on pose
f 7→ f × φ
HA = {(AX|X); kXk = 1}.
Montrer que Vφ est linéaire et continue avec
Montrer que HA est convexe.
|||Uφ ||| = |φ(x0 )|. Indication : Montrer que l’intersection de HA et d’une droite est connexe par arcs.
Indication : Au début de l’oral l’examinateur a proposé d’étudier le cas où A est
4) Démontrer que hermitienne voire diagonale.
lim

kU a (f ) − U a ′ (f )k = 0.
Ex 943: E.N.S. Ulm 04
a →a
Soit E un espace vectoriel normé complet. Soit A une partie bornée de E telle
Ex 936: ENS Paris-Lyon-Cachan 03 que pour tout couple (x, y) d’éléments de A il existe une boule ouverte contenue
Soit E = C 0 ([0, 1], R) et F un sous-espace de E tel qu’il existe une constante c dans A et contenant x et y. Montrer que A est une boule ouverte.
avec
Z 1  21 Ex 944: E.N.S. Lyon 04
∀f ∈ F sup |f (x)| ≤ c 2
f (x) dx . On note E = R3 .
x∈[0,1] 0 1) Montrer que O(E) est connexe par arcs.
Montrer que F est de dimension finie et que sa dimension est inférieure à c2 . 2) Soit R la matrice d’une rotation et f définie sur O(E) par

Ex 937: E.N.S ULC 03 f (x) = tr (xRx−1 R).


Soit E un espace de Banach munis de ||.||, K un compact de E. Pour δ > 0 on
défini N (K, δ)le nombre minimal de boules dans un recouvrement de K par des Montrer que f (O(E)) = [a, 3] avec −1 ≤ a ≤ 3.
boules de rayon δ. Ex 945: E.N.S. Cachan 04
d
1) Si E = R , euclidien, et K est d’intérieur non vide, calculer Soient A et B deux ouverts bornés du plan. Montrer qu’il existe une droite qui
découpe A et B en deux parties de surfaces égales.
log N (K, δ) Ex 946: E.N.S. Ulm-Lyon-Cachan 04
lim .
δ→0 log( 1δ ) Soit A dans GL2 (R). On note S1 la sphère unité de R2 . On définit φA de S1 vers
1
S1 par φA (x) = N (Ax) Ax.
2) Soit E = C([0, 1], R) muni de la norme de la convergence uniforme. On pose
1) Montrer que φA est continue.
K = {f ∈ E; f (0) = 0 et f est 1-lipschitzienne}. 2) Montrer que φnA = φAn , où φnA désigne l’itérée de φA pour la composition.
3) Si A est dans SL2 (Z) étudier le comportement de la suite φnA (z)(plusieurs cas
Que dire de : sont possibles).
log(log N (K, δ)) Ex 947: X 04
lim .
δ→0 log( 1δ ) Soit E un espace vectoriel normé complet et F une partie fermée de E. Soit f
3) Même question avec, pour 0 < α < 1, une fonction continue et minorée de F vers E. Soit enfin ǫ > 0.
1) Montrer que l’on peut construire deux suites (xn )n ∈ N et (Fn )n∈N où
Kα = {f ∈ E; f (0) = 0 et ∀(x, y) |f (x) − f (y)| ≤ |x − y|α }. – F0 = F ,
– x0 = a ∈ F ,
– Fn+1 = {y ∈ F ; f (y) ≤ f (xn ) − ǫkxn − yk},
Ex 938: E.N.S. Cachan 04
– xn+1 ∈ Fn+1 et 2f (xn+1 ≤ f (xn ) + inf x∈Fn+1 f (x).
Pour X ⊂ R2 , on note diam(X) le diamètre de X. Si A ⊂ R2 et δ > 0, on note
2) Montrer que (f (xn ))n∈N est décroissante.
[ 3) Montrer que ∩n∈N Fn = {x}.
rδ (A) = {(Xi )i∈I , ∀i diam(Xi ) ≤ δ et A ⊂ Xi }
4) Montrer que pour tout z de F : f (z) ≥ f (x) − ǫkz − xk.
i∈I
Ex 948: E.N.S. Lyon 04
l’ensemble des δ-recouvrements de A (on imposera des Xi de diamètre > 0). On 1) Si p est un projecteur continu d’un espace normé montrer que kpk ≥ 1.
pose de plus X Soit E un espace vectoriel normé. On munit L(E) de la norme
|A|α,δ = inf diam(Xi )α .
(Xi )i∈I ∈rδ (A)
i∈I kAk = sup kAXk.
kXk≤1
1) Calculer |∅|α,δ . S∞
2) Si (An ) est dénombrable tel que A ⊂ n=0 An , comparer |A|α,δ et les |An |α,δ . Soit A dans L(E) tel que kAk ≤ 1. On pose
3) Pour A, α fixés, que dire de δ 7→ |A|α,δ ? (montrer en fait la monotonie) n
1 X k
On pose ensuite |A|α = supδ→0 |A|α,δ ∈ R+ . An = A .
4) Montrer que n+1
k=0
|A|0 < ∞ ⇔ A est fini,
2) Si il existe une suite extraite (Aφ(n) )n∈N qui converge vers p, montrer Ap = pA.
et déterminer |A|0 si A est fini. 3) Montrer que (An )n∈N converge, que kpk = 1 et que p est un projecteur sur
5) Montrer que α 7→ |A|α est décroissante. Ker (A − IdE ).

55
56 CHAPITRE 4. TOPOLOGIE

Ex 949: Mines-Ponts 04 Ex 956: Centrale-Supélec 05


1) Soit E un espace euclidien. Montrer que Soit E un espace vectoriel normé, a non nul. On définit f sut R par f (t) = kta−bk.
1) On suppose E euclidien, montrer qu’il existe un unique t0 tel que
A = {(X, Y ) ∈ E 2 ; (X, Y ) est libre }
est un ouvert de E 2 . f (t0 ) = inf f (t).
t∈R
2) Même question dans le cas d’un espace préhibertien.
Ex 950: X 04 Donner une interprétation géométrique.
E evn complet. 2) On suppose E quelconque.
f : E → R minorée a) Montrer que f est continue.
b) Montrer que f tend vers +∞ lorsque |t| tend vers +∞.
F 6= ∅ , fermé, ǫ > 0. c) Montrer qu’il existe au moins un t0 tel que f (t0 ) = inf t∈R f (t).
On définit (xn ) et (Fn ) : 3) On choisit E = C 0 ([0, 1]), muni de la norme de la convergence uniforme.

a∈E x0 = a a(x) = 1 − x et b(x) = x. Etudier l’unicité du t0 .

F0 = F Ex 957: Mines-Ponts 05
Soit A dans Mn (R) telle que A4 = In . Calculer exp A.
Fn+1 = {y ∈ F/f (y) ≤ f (xn ) − ǫkxn − yk}

xn+1 ∈ Fn+1 2f (xn+1 ) ≤ f (xn ) + inf z∈Fn f (z) Ex 958: ENS-Lyon 05
1) Bonne définition Etudier la surjectivité de exp de L(E) dans L(E) (dim(E) < +∞ ).
2) Démontrer qe (xn ) est de Cauchy. T Ex 959: T.P.E. 05
3) Montrer que limn→∞ xn = x avec {x} = Fn 1) Soit E un espace vectoriel normé (k . k la norme), soit H un sous-espace de E
4) ∀y ∈ F , f (y) ≥ f (x) − ǫkx − yk . Montrer que l’adhérence de H, H, est un sous-espace vectoriel.
Ex 951: Centrale-Supélec 05 2) Soit H une hyperplan de E, Montrer que, si H n’est pas fermé H est dense
On considère E = C([a, b]) muni de k k∞ . Si G est un sous-espace de E et si f dans E.
appartient à E, on note d(f, G) = inf g∈G kf − gk∞ . Application Soit E espace des fonctions continues sur [0, 1] muni de la norme
1) Justifier la définition de d(f, G). Si G est de dimension finie, montrer qu’il Z 1
existe g dans G tel que d(f, G) = kf − gk∞ .
f 7→ |f |
On note Pn le sous-espace des fonctions polynomiales de degré au plus n. On veut 0
montrer l’unicité du p dans Pn tel que d(f, Pn ) = kf − pk∞ .
2) Résoudre le cas où f appartient à Pn . On suppose maintenant que f n’est pas Soit Z 1
dans Pn . H = {f ∈ E; f = 0}
3) Soit p tel que d(f, Pn ) = kf − pk∞ et g = f − p. Montrer que g n’est pas de 0
signe constant. 3) Montrer H est hyperplan
4) Soit x0 = min{x; |g(x)| = kgk∞}. Montrer l’existence de x0 . On peut main-
4) Soit f0 ∈ E la fonction constante égale à 1. Montrer que pour tout 0 < ǫ < 1,
tenant supposer g(x0 ) = kgk∞ . il n’existe pas d’élément de B(f0 , ǫ) (boule ouverte de centre f0 de rayon ǫ) qui
5) Soit x1 = min{x ∈ [x0 , b]; g(x) = −kgk∞ }. Montrer l’existence de x1 et appartient à H. En déduire H
x1 > x0 .
6) On suppose construit (x0 , . . . , xk ) strictement croissante avec, pour i ≤ k − 1 Ex 960: E.N.S. Cachan 05
Soit A dans Mp (R) et M0 dans Mp (R). Etudier la suite (Mn ) définie par la donnée
xi+1 = min{x ∈ [xi , b]; g(x) = (−1)i+1 kgk∞ } de M0 et la relation de récurrence
et k ≤ n. On choisit alors ci dans ]xi−1 , xi [ tel que g(ci ) = 0, et on pose π(x)) =
Qk Mn+1 (R) = 2Mn (R) + Mn AMn .
i=1 (x − xi ). Montrer que si

xk+1 = min{x ∈ [xk , b]; g(x) = (−1)k+1 kgk∞ } Ex 961: E.N.S. Cachan 05
Soit f : [a, b] → [a, b] 1-lipschitzienne. Etudier la suite définie par la donnée de x0
n’existe pas alors, pour ǫ assez petit
et la relation de récurrence
kg − ǫπk∞ < kgk∞ .
xn + f (xn )
xn+1 = .
7) En déduire qu’il existe (x0 , . . . , xn+1 ) strictement croissante avec, pour i ≤ n 2
xi+1 = min{x ∈ [xi , b]; g(x) = (−1)i+1 kgk∞ }. Ex 962: E.N.S. Paris 05
8) En déduire l’unicité du polynôme p. Soit S1 le cercle unité de C. Soit V continue et ne s’annulant pas sur S1 . Montrer
qu’il existe A continue vérifiant
Ex 952: Centrale-Supélec 05
Soit C un convexe. Un point de C est extrémal si C − {x} est convexe. V (eit )
1) Trouver les points extrémaux de la boule unité fermée d’un espace euclidien. ∀t ∈ [0, 2π] eiA(t) = .
|V (eit )|
2) On reste dans un espace euclidien E, on considère une famille (u1 , . . . , up ) de
vecteurs et une famille (α1 , . . . , αp ) de réels. On définit A(2π)−A(0)
Montrer que 2π est un entier relatif.
C = {x ∈ E; ∀i ∈ [1, p] < ui , x >≤ αi } Ex 963: E.N.S. Paris 05
Ix = {i ∈ [1, p]; < ui , x >= αi } On note φk,n , 0 ≤ k ≤ 2n − 1, la fonction affine par morceaux sur [0, 1], nulle sur
[0, 2kn ] et sur [ k+1 k 2k+1 2k+1 k+1 2k+1
2n ], affine sur [ 2n , 2n+1 ] et [ 2n+1 , 2n ], et valant 1 en 2n+1 .
Montrer que x est extrémal si et seulement si
1) Représenter rapidement φ0,0 , φ1,0 , φ1,1 , φ2,0 , φ2,1 .
Vect{ui ; i ∈ Ix } = E. 2) On renumérote la suite φ0,0 , φ1,0 , φ1,1 , φ2,0 , φ2,1 , . . .) en φ0 , φ1 , φ2 , φ3 , . . .). Soit
V l’espace des fonctions f continuesP sur [0, 1] telle que f (0) = f (1) = 0. Montrer
En déduire que l’ensemble des points extrémaux de C est fini. qu’il existe une suite (αn ) telle que n≥0 αn φn converge uniformément vers f .
Ex 953: T.P.E. 05
Ex 964: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 05
On définit sur R2 l’application N : (x, y) 7→ sup{|x|, |y|, |x − y|}.
Montrer qu’il existe un réel c tel que pour tout polynôme de degré inférieur ou
1) N est-elle une norme ?
égal à 2005 :
2) Quelle est la forme de la boule unité. Z 1
Ex 954: Mines-Ponts 05 |P (0)| ≤ c |P (t)| dt.
Soit −1
φ : Rn [X] → R
P 7→ P (a) Ex 965: E.N.S. Lyon 05
Soit E un espace vectoriel de dimension finie. On s’intéresse à l’application exp
1) Montrer que φ est continue. P sur L(E).
2) Trouver la norme subordonnée de φ pour N1 et N∞ où N1 ( n≥0 an X n ) =
P+∞ P n
1) exp est-elle surjective ?
n=0 |an | et N∞ ( n≥0 an X ) = supn∈N |an |. 2) Comparer Sp(exp u) et exp(Sp(u)).
Ex 955: Mines-Ponts 05 3) Connaissez vous des applications de R2 vers lui-même dont les valeurs propres
1) Montrer que C(N) est dense dans l1 (C). sont imaginaires pures ? Conclusion ?
2) Montrer que u est une application linéaire continue de l1 (C) vers C si et seule-
ment si il existe une suite bornée (an )n∈N telle que pour tout éléments (xn )n∈N Ex 966: T.P.E 05
de l1 (C) on ait Montrer que l’ensemble des matrices de Mn (R) nilpotentes forme un ensemble
+∞
X fermé non borné.
u((xn )n∈N ) = an xn . Ex 967: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 05
n=0
L’ensemble des matrices non diagonalisable est-il fermé ?
57

Ex 968: Centrale-Supélec 05 Ex 978: E.N.S. Lyon 06


Soit C un convexe. Un point de C est extrémal si C − {x} est convexe. Soit N une norme sur R2 telle que N (Z2 ) ⊂ N.
1) Trouver les points extrémaux de la boule unité fermée d’un espace euclidien. 1) Montrer que N est entièrement déterminée par la donnée de N|Z2 .
2) On reste dans un espace euclidien E, on considère une famille (u1 , . . . , up ) de 2) Montrer que f (t) = N (x + tv) est dérivable à droite en 0.
vecteurs et une famille (α1 , . . . , αp ) de réels. On définit 3) Montrer que si x et v appartiennent à Z2 alors fd′ (0) appartient à Z.
Ex 979: Centrale-Supélec 06
C = {x ∈ E; ∀i ∈ [1, p] < ui , x >≤ αi }
On note CB(R, R) = E l’espace des fonctions continues et bornées sur R, à valeurs
Ix = {i ∈ [1, p]; < ui , x >= αi } réelles.
1) Montrer que (E, +, ·) est un espace vectoriel, + et · étant les lois additive et
Montrer que x est extrémal si et seulement si
multiplicative usuelles.
Vect{ui ; i ∈ Ix } = E. 2) On considère les applications :


En déduire que l’ensemble des points extrémaux de C est fini. N1 (f ) = sup e−|t| f (t) et N2 (f ) = sup (1 − e−|t| ) f (t)
t∈R t∈R
Ex 969: Mines-Ponts 05
Soit E un espace euclidien, p1 et p2 deux projecteurs orthogonaux de L(E) Mon- Montrer que N1 et N2 sont des normes sur (E, +, ·).
trer que le spectre de p1 p2 p1 est inclus dans [0, 1]. 3) Montrer qu’il n’existe pas de réels α et β tels que :
∀ f ∈ E, N1 (f ) ≤ α N2 (f )
Ex 970: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 05
∀ f ∈ E, N2 (f ) ≤ β N1 (f )
Soit K un compact du plan, montrer qu’il existe une unique boule de rayon
4) (à l’oral) J’ai proposé d’étendre le résultat avec des fonctions de classe C ∞ .
minimal contenant K.|
Trouver des normes N3 et N4 telles que :
Ex 971: Centrale-Supélec 05 N1 ≤ N3 et N2 ≤ N3
Soit (E, k k) un espace vectoriel normé dont la norme vérifie l’identité du paral- N1 ≥ N4 et N2 ≥ N4
lèlogramme : autres questions de ce genre.

∀(x, y) ∈ E 2 kx + yk2 + kx − yk2 = 2(kxk2 + kyk2 ). Ex 980: ENS Paris-Lyon-Cachan 06


1) Soit f : R 7−→ R, strictement croissante et continue.
On cherche à montrer que cette norme est associée à un produit scalaire, c’est-à- Montrer que son application réciproque est continue.
dire que E est préhilbertien. 2) Soit f : R 7−→ R de classe C 1 .
On introduit φ tel que On suppose qu’il existe r > 1 tel que ∀ x ∈ R, f ′ (x) ≥ r.
On notera f −1 = g.
1 On suppose qu’il existe n ∈ N tel que ∀ x ∈ R, f (x + 1) = f (x) + n.
∀(x, y) ∈ E 2 φ(x, y) = (kx + yk2 − kxk2 − kyk2 ).
2 On considère l’ensemble M défini par :
1) Montrer que φ est symétrique et que φ(x, x) = kxk2 . M = { α : R 7→ R, α est croissante et continue, ∀ x ∈ R, α(x + 1) = α(x) + 1 }
2) Soit y fixé dans E et
fy : x 7→ φ(x, y). et l’application T définie sur M par :
Montrer que fy est additive, c’est-à-dire :
∀ x ∈ R, T (α)(x) = g(α(n x))
∀(x, x′ ) ∈ E 2 fy (x + x′ ) = fy (x) + fy (x′ ).
1. Démontrer que T (M ) ⊂ M .
3) Montrer que fy est linéaire. 2. Démontrer que T admet un unique point fixe.
4) Conclure.
Ex 981: ENS Paris-Lyon-Cachan 06
Ex 972: I.N.T. 05 Montrer qu’une matrice N de Mn (C) est nilpotente si et seulement si la matrice
Soit f de classe C 1 de R → C ∗ , 2π-périodique. On note nulle appartient à l’adhérece de l’ensemble
Z 2π ′
1 f (t) {P N P −1 , P ∈ GLn (C)}.
I(f ) = dt.
2iπ 0 f (t)
Ex 982: ENS Paris-Lyon-Cachan 06
1) Montrer que I(f ) est bien définie et est un entier relatif.
Quels sont les intervalles de R homéomorphes à R ?
2) Soit P dans C[X] de degré au moins 1, dont les racines λk sont de module
distinct de 1. On pose f (t) = P (eit ). Montrer que f vérifie les hypothèses de la Ex 983: Mines-Ponts P 06 P
question précédente et calculer I(f ) en fonction des racines de P . Soit E = {u ∈ RN ; n≥0 |un | converge.}. On pose kuk = +∞ n=0 |un |. C’est une
norme sur E.
Ex 973: E.N.S Paris-Lyon-Cachan 05
1) Montrer que E est complet pour cette norme.
Soit I un intervalle compact. Soit f : I → R, C 1 et croissante. Soit ε > 0.
2) On définit sur E une relation par u ≤ v si et seulement si un ≤ vn pour tout
Montrer qu’il existe un polynôme P croissant tel que :
n. Est-ce une relation d’ordre ? une relation d’ordre total ? Une suite croissante
sup |f (x) − P (x)| ≤ ε. majorée d’éléments de E converge-t-elle ?
x∈I
Ex 984: ENS Paris 06
Soit A dans Mn (C), soit C l’ensemble des matrices semblables à A.
Ex 974: C.C.P. 05 1) Condition nécessaire et suffisante sur A pour que C soit fermé.
Soit f : [0, 1] → R, continue, telle que f (0) = f (1). Montrer que 2) Même question dans Mn (R).
  3) Soit E l’ensemble des matrices semblables à A qui commutent avec A. Dans
∗ 1
∀ n ∈ N , ∃ x0 , f (x0 ) = f x0 + quel cas cet ensemble est-il fini ?
n+1
Ex 985: Mines-Ponts 06
Question subsidiaire (à l’oral) : Comment vous est venu l’idéede la résolution de Soit E un espace euclidien, f = E → E telle que f (0) = 0 et kf (x) − f (y)k =
cet exercice ? kx − yk. Montrer que f est un endomorphisme orthogonal.
Ex 975: T.P.E. 05 Ex 986: Mines-Ponts 06
Soit E l’ensemble des matrices nilpotentes de Mn (R). Soit E = C([0, 1], R) muni d’une norme quelconque On pose A = {f ∈ E|f (0) =
Donnez toutes les propriétés topologiques de E : ouvert, fermé, borné, compact, 0}
trouver l’intérieur, connexité par arcs, E est-il étoilé ? 1) Montrer que A est soit fermé soit dense dans E
Ex 976: Mines-Ponts 06 2) Trouver des exemples de normes pour lesquelles A est fermé, et pour lesquelles
Dans l (R) muni de la norme de la convergence uniforme lesquels de ces en- A est dense dans E.

sembles sont-ils fermés : Ex 987: Mines-Ponts 06


– celui des suites croissantes bornées, 1) E est un K-espace vectoriel normé. Montrer que :
– celui des suites périodiques de période T fixée, noté PT ,
– celui des suites bornées admettant 0 pour valeur d’adhérence, ∀(x, y) ∈ E 2 kxk + kyk ≤ 2 max(kx + yk, kx − yk).
– la réunion des PT , T parcourant N.
Donner un exemple d’espace normé et de couple de vecteurs non nuls pour lesquels
Ex 977: X 06 il y a égalité.
E est un K-espace vectoriel (K = R ou C). N est une application défine sur E, à 2) On suppose que E est un espace préhilbertien réel ou complexe, muni de la
valeurs dans R+ telle que norme hilbertienne. Montrer que :
– N (x) = 0 ⇒ x = 0,

– N (αx) = |α|N (x), ∀(x, y) ∈ E 2 kxk + kyk ≤ 2 max(kx + yk, kx − yk).
– (N (x + y))2 ≤ 2(N (x)2 + N (y)2 ). √
Montrer que N est une norme. Peut-on trouver un facteur plus petit que 2 ?
58 CHAPITRE 4. TOPOLOGIE

Ex 988: Centrale-Supélec 06 Ex 998: E.N.S. Cachan 07


0
On place dans E = C2π , C-espace vectoriel des applications continues de période Soit f une fonction à de [a, b] ⊂ R dans [a, b] possédant un module de contraction
2π de R vers C. On définit k < 1. Montrer que f admet un unique point fixe dans [a, b]. (Démontrer un cas
Z +∞ n particulier du théorème du point fixe).
t −t
Tn (f ) : x 7→ e f (x − t) dt Ex 999: E.N.S. Lyon 07
0 n!
On munit R2 de sa structure euclidienne usuelle. Soit Λ un compact de R2 et fo
1) Montrer que Tn (f ) est défini pour tout f de E et appartient à E. une fonction 1-Lipschitzienne sur Λ. Montrer qu’il existe deux fonctions f + et f −
2) On pose ek : x 7→ eikx . Calculer Tn (ek ). de R2 dans R telles que :
3) Montrer que Tn est un endomorphisme continu de E.
4) Calculer la norme subordonnée. (i) f + et f − coincident avec fo sur Λ.
5) Pour f dans E, étudier la convergence uniforme de la suite Tn (f ). (ii) f + et f − sont 1-lipschitziennes.
Ex 989: ENS ULC 06 (iii) ∀f 1-lipschitzienne de R2 dans R coincidant avec fo sur Λ, f − 6 f 6 f + .
1) Enoncer et démontrer le théorème du point fixe. On se placera dans un premier temps dans le cas où Λ est réduit à un point.
2) Soit A compacte et f : A → A 1-lipschitzienne. f admet-elle un point fixe ?
3) Soit A compacte et f : A → A une isométrie. Montrer que f est bijective. Ex 1000: X 07
Existe-t-il sur Mn (C) des normes vérifiant kAk = kP AP −1 k pour toute matrice
Ex 990: Mines-Ponts 06P
A et toute matrice inversible P ?
Soit E = {u = (un )n∈N ; n≥0 |un | converge.}. Pour u dans E, on pose kuk =
P+∞ Ex 1001: Mines-Ponts 07
n=0 |un |. E est-il complet pour cette norme ?
Soient A et b deux parties de R, on note A + B = {a = b, a ∈ A; b ∈ B}.
Ex 991: ENS Paris-Lyon-Cachan 06
1) Si A et B sont bornées en est-il de même de A + B. que dire des bornes
1) ]0, 1[ et [0, 1] sont-ils homéomorphes ?
inférieures et supérieures de A + B ?
2) L’un de ces intervalles est-il homéomorphe à R ?
2) Si A et B sont ouverts, il en est de même de A + B.
Ex 992: Mines-Ponts 06 3) Le résultats s’étend-il au parties fermées.
Continuité de z 7→ Arg(z). 4) Montrer que si A est fermé et B compacte alors A + B est fermée.
Ex 993: C.C.P. 06
Ex 1002: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 07
Sur Mn (C) on considère la norme
On note E l’ensemble des fonction définies sur [0, 1], à valeurs réelles et lipschit-
kAk = sup |ai,j |. ziennes. Si f est dans E on pose

1) Montrer |f (x) − f (y)|


k(f ) = sup .
x6=y |x − y|
kABk ≤ nkAk kBk puis kAp k ≤ np−1 kAkp (p ≥ 1).
2) Montrer 1) Montrer que N (f ) = k(f ) + |f (0)| est une norme sur E.
X 1 2) Montrer que E est complet pour cette norme.
Ap 3) démontrer que toute suite de fonctions de E, bornée au sens de k, qui converge
p!
p≥0
simplement, converge uniformément.
converge absolument, puis converge.
Ex 1003: Centrale-Supélec 07
3) On pose X Soit E un espace vectoriel normé réel dont la norme vérifie l’identité du parallè-
N (A) = sup |ai,j |. logramme :
j
i
kx + yk2 + kx − yk2 = 2(kxk2 + kyk2 ).
Montrer que si λ est valeur propre de A alors |λ| ≤ N (A).
On veut prouver que E est préhilbertien, la norme étant associée à son produit
Ex 994: Mines-Ponts 07
scalaire.
Soit E un espace vectoriel normé et F un sous-espace vectoriel de E de dimension
finie. On définit φ par
1) Montrer que pour tout x de E il existe un élément x̂ de F tel que kx − x̂k = 2φ(x, y) = kx + yk2 − kxk2 − kyk2 .
d(x, F ). 1) Montrer que φ est symétrique et vérifie φ(x, x) = kxk2 .
2) Montrer montrer que si E est distinct de F il existe u dans E tel que kuk = 1 2) On fixe y et on pose fy (x) = φ(x, y). Montrer que fy est additive, et continue.
et d(u, F ) = 1. En déduire qu’elle est linéaire.
3) En déduire que E est de dimension finie si et seulement si la boule unité 3) Conclure.
fermée est compacte.
Ex 1004: C.C.P. 07
Ex 995: Centrale-Supelec 07 1) Montrer que
Soient E = R[X], (a, b) ∈ R2 et a < b. On définit Na,b (P ) = supx∈[a,b] |P (x)|. |x + ty|
1) Montrer que Na,b est une norme sur E. On définit pour c réel : N (x, y) = sup
t∈R 1 + t + t2
(E,Na,b ) −→ (R,||)
ϕc 2
P 7−→ P (c) définit une norme sur R .
2) ϕc est il continu ? Soient (a′ , b′ ) ∈ R2 et a′ < b′ 2) Montrer que 
3) Montrer que Na,b et Na′ ,b′ sont équivalentes si et seulement si a = a′ et b = b′ . (1 − y)2 ≤ 4(1 − x)
N (x, y) ≤ 1 ⇔
Questions posées les unes après les autres pendant l’oral : (1 + y)2 ≤ 4(1 + x)
4) Montrer que si a = 0 et b = 1, E n’est pas complet.
5) Existe t’il une norme N telle que ∀(a, b) ∈ R2 , ∃c ∈ R+∗ , ∀P ∈ E, Na,b (P ) 6 3) Dessiner la boule unité de N .
cN (P ) Ex 1005: T.P.E. 07
2
Soit (E, N ) un espace vectoriel normé et B l’ensemble des suites bornées d’élé-
On prend : N (P ) = sup x ∈ R P (x)e−x .
ments de E, muni de la norme de la convergence uniforme.
6) Que peut on dire d’une suite de fonctions continues mais non nécessairement
On considère l’application φ qui à la suite (xn ) de B associe le suite (xn+1 − xn ).
polynomiales convergeant dans E pour la norme N ?
montrer que φ définit un endomorphisme continu de B. Calculer sa norme.
Ex 996: Mines-Ponts 07
Soit N l’ensemble des matrices niptotentes de Mn (R). N est il fermé ? ouvert ? Ex 1006: T.P.E. 07
connexe par arcs ? étoilé ? Soit A et B deux fermés disjoints et non vides d’un espace vectoriel normé E.
Montrer qu’il existe une application f continue, à valeurs dans [0, 1], telle que
Ex 997: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 07
F|A = 1 et F|B = 0.
E est un espace vectoriel, d la distance associée à la norme, K un compact et f
une application de K vers K. Ex 1007: Centrale-Supélec 07
1) On suppose qu’il existe α dans [0, 1[ tel que pour tout couple (x, y) d’éléments On note E l’ensemble des fonctions continues et bornées de R vers R.
de E on ait : 1) Montrer que E muni des opérations usuelles est un espace vectoriel.
d(f (x), f (y)) ≤ αd(x, y) 2) On définit pour tout entier p et toute fonction f de E
Montrer que f possède un point fixe.
p −|t|
2) Si on suppose seulement N p (f ) = sup t e f (t) .
t∈R

∀(x, y) d(f x), f (y)) ≤ d(x, y) Montrer que Np est une norme sur E.
le résultat reste-t-il vrai ? Donnez un contre-exemple. 3) On définit, pour c dans R
3) On suppose maintenant
φc : E → R
∀(x, y) d(f (x), f (y)) = d(x, y). f 7 → f (c)

Montrer que f est bijective. Etudier la continuité de φc lorsque E est muni de la norme Np .
4) Montrer que le résultat n’est plus vrai si on ne suppose pas K fermée. 4) Les normes Np et Nq sont-elles équivalentes ?
59

Ex 1008: ENS Lyon-Cachan 08 Ex 1019: Mines-Ponts 08


Soit u0 dans R2 de norme 1. Soit A dans M2 (R) de déterminant 1. Existe-t-il une norme N sur Mn (R) telle que
Discuter du comportement de la suite (un ) définie par récurrence en posant
∀A ∈ Mn (R) ∀P ∈ GLn (R) N (AP ) = N (P A)
1
un+1 = Aun
kAun k Indication : Quelles propriétés topologiques de GLn (R) connaissez-vous ?
Ex 1020: T.P.E 08
Ex 1009: ENS Lyon 08
On considère l’application
p et q sont deux entiers, p ≥ 2, q ≥ 2.
∗ ∗
p+q f : RN → RN
X = {(x, y) ∈ R , x21 + ···+ x2p = y12 + ···+ yq2 } n
X pup
(un ) 7→ (vn ) où vn = 2
X − {0} est-il connexe par arcs ? n(n + 1)
p=1
Ex 1010: Mines-Ponts 08
1) Soit A une partie non vide bornée d’un espace vectoriel normé. Montrer que 1) Montrer que f est linéaire et transforme une suite convergente en une suite
A et son adhérence ont même diamètre. convergente. Etudier la réciproque.
2) En est-il de même de A et de son intérieur ? 2) On se restreint à l’ensemble des suites bornées. f est-elle continue ? Est-elle
Ex 1011: E.N.S Paris-Lyon-Cachan 08 bijective ?
1) Que dire de la connexité par arcs de GL2 (R) ? Ex 1021: C.C.P 08
2) Que dire de la connexité par arcs de GL+
2 (R), ensemble des matrices de M2 (R)
On munit l’espace vectoriel E = Mn (C) de la norme kAk = supi,j |ai,j |.
de déterminant strictement positif ? 1) Montrer que
Ex 1012: E.N.S Lyon 08 ∀(A, B) ∈ E 2 kABk ≤ nkAk kBk
Soit n un entier non nul. On munit Mn (C) de la norme subordonnée à la norme En déduire, pour p entier non nul et A dans E :
hermitienne usuelle sur Cn .
Soit U une matrice unitaire, et kAp k ≤ np−1 kAkp

Sp(U ) = {eiθ1 , . . . , eiθr } X 1


2) Montrer que la série Ap converge absolument. Est-elle convergente ?
p!
On suppose que ce spectre n’est contenu dans aucun demi-cercle, c’est à dire que n≥0

quelle que soit la droite passant par l’origine il existe des éléments de Sp(U ) de Ex 1022: T.P.E 08
chacun des côtés de cette droite (au sens strict). Soit E l’ensemble des suites bornées de nombres réels. Si u = (un )n∈N est élément
1) Montrer que pour tout λ de C de E, on pose
|un |
|||U − λIn ||| ≥ 1 N (u) = sup
n∈N n + 1
2) Peut-on être plus précis ? (valeur de |||U − λIn |||) 1) Montrer que N est une norme sur E.
3) Montrer que U est diagonalisable. 2) (E, N ) est-il un espace de Banach.
Ex 1013: Centrale-Supélec 08 Ex 1023: T.P.E 08
On considère l’espace E des fonctions continues dans [0, 1], à valeurs complexes. Soit
On prend φ dans cet espace et on considère l’application p : [0, 1] → Mn (R)
t 7→ p(t)
T : E → C R1
f 7→ 0 f (t)φ(t) dt On suppose que pour tout t de [0, 1], p(t) est un projecteur. Soit

1) On munit E de la norme de la convergence en moyenne quadratique. Montrer ψ : [0, 1] → R


que T est linéaire et calculer sa norme subordonnée. t 7→ rg (p(t))
2) Même question en munissant E de la norme de la convergence uniforme et en
Montrer que ψ est constante.
supposant que φ ne s’annule pas.
Ex 1014: Centrale-Supélec 08 Ex 1024: Mines-Ponts 09
On se place dans l’espace E des polynômes à coefficients complexes de degré Soit X
inférieur ou égal à 3. Soit n dans N∗ E = {(an )n∈N ∈ CN , |an |2 converge}
n≥0
1) Existe-t-il α dans R tel que pour tout P de E :
4
1) Montrer que
X < .|. > : E2 → C
|P (1)| ≤ α |P (kn)| P+∞
(u, v) 7→ n=0 un vn
k=1
est un produit scalaire sur E.
2) Existe-t-il β dans R tel que pour tout P de R[X] : 2) Soit
3 +∞
X
X |an |
|P (1)| ≤ β |P (kn)| F = {(an )n∈N , = 1}
n=0
n+1
k=1
F est-il borné ? compact ? ouvert ? fermé ?
Ex 1015: Mines-Ponts 08
Soit E un espace vectoriel normé. Ex 1025: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 09
1) Montrer que pour tout couple (x, y) d’éléments de E Soit f une fonction de classe C 1 de R vers R telle que f (0) = 0 et |f ′ (0)| < 1. Soit
Ω = {x ∈ R, lim f n (x) = 0}. Montrer que Ω est un ouvert de R.
kxk + kyk ≤ 2 max(kx + yk, kx − yk) Ex 1026: Mines-Ponts 09
Donner un exemple de norme pour laquelle il peut y avoir égalité, pour un couple Soit f : [a, b] → R continue avec 0 < b − a < 2π.
d’éléments non nuls. 1) Montrer que f est limite uniforme d’une suite de polynômes trigonométriques.
2) On suppose maintenant que l’espace est euclidien ou hermitien. Montrer qu’on 2) Ce résultat peut-il servir à prouver le théorème de Weierstrass (cas des fonc-
a alors une majoration plus fine : tions polynomiales).
√ Ex 1027: Mines-Ponts
kxk + kyk ≤ 2 max(kx + yk, kx − yk) P09
Soit E = {(an ) ∈ CN , n≥0 |an |converge} ; Pour a de E on a la norme N (a) =
√ P+∞
Peut-on trouver un nombre plus petit que 2 ? supn∈N (|an |) ; Soit F = {a ∈ E, n=0 |an | = 1}
Ex 1016: Mines-Ponts 08 F est-il ouvert ? fermé ? borné ? compact ?

L’ensemble {a + b 2, (a, b) ∈ Z2 } est-il ouvert dans R ? est-il fermé ? Ex 1028: Centrale-Supélec 09
Ex 1017: T.P.E 08 Soient E et F deux espaces vectoriels normés. F complet. Soit f : E → F continue
On se place dans Mn (R), muni d’une norme k k. Soit E le sous ensemble de et (gn )n∈N définie par
Mn (R) formé des matrices diagonalisables. E est-il ouvert ? E est-il fermé ?
1
Ex 1018: Mines-Ponts 08 ∀n ∈ N ∀x ∈ E gn (x) = n f (2n x)
2
Soient E un espace vectoriel normé et F un espace de Banach. Soit f une appli-
cation continue de E vers F telle qu’il existe M réel avec On suppose de plus qu’il existe un M tel que

∀(x, y) ∈ E 2 kf (x + y) − f (x) − f (y)k ≤ M ∀(x, y) ∈ E 2 kf (x + y) − f (x) − f (y)k ≤ M

Pour n entier on définit fn par fn (x) = 21n f (2n x). 1) Montrer que (gn )n∈N converge simplement vers une fonction notée g.
1) Montrer que la suite (fn ) converge uniformément vers une application L(f ). 2) Montrer que g est continue et linéaire.
2) Montrer que L(f ) est linéaire et que L(f ) − f est bornée. 3) Montrer que g − f est bornée, puis que g est l’unique application linéaire telle
3) Trouver toutes les applications linéaires g telles que g − f soit bornée. que g − f soit bornée.
60 CHAPITRE 4. TOPOLOGIE

Ex 1029: E.N.S Cachan 09 Ex 1041: E.N.S. Lyon 10


On se place dans Rd munit de la norme euclidienne. Soit A un compact. Soit E = C 0 ([0, 1], R) muni de k.k∞ , soit (Ln )n∈N ∈ (L(E))N telle que :
1) Montrer qu’il existe une boule unique de rayon minimal tel que A soit inclus 1. ∀f ∈ E, ∀n ∈ N, f ≥ 0 ⇒ Ln (f ) ≥ 0
dans B. 2. ∀f ∈ R2 [X], lim Ln (f ) = f (au sens de k.k∞ ).
2) Que se passe-t-il si on prend la norme infinie.
Montrer que ∀f ∈ E, lim Ln (f ) = f .
3) Trouver un contre-exemple pour l’unicité en dimension 2.
Indication pour commencer : Montrer que ∀f ∈ E, ∀ǫ > 0, ∃η > 0 ∀(x, y) ∈
Ex 1030: Mines-Ponts 09 [0, 1]2 , |f (x) − f (y)| ≤ ǫ + 2kfη2k∞ (x − y)2 .
0
On donne N1 , N2 et N∞ sur E = C ([0, 1], R). Ex 1042: E.N.S. Paris 10
1) Montrer que ce sont des normes. Soit G un sous-groupe de GL2 (R) compact :
2) Montrer qu’elles ne sont pas équivalentes. 1) Soit M ∈ G diagonalisable à valeurs-propres réelles, que peut-on dire de M ?
3) Soient p et q deux réels strictement positifs tels que p1 + q1 = 1. Soient a et b 2) Soit M ∈ G à valeurs-propres réelles, que peut-on dire de M ?
deux réels strictement positifs. Montrer que 3) Soit M ∈ G à valeurs-propres non réelles, que peut-on dire de M ?
p q 4) Si G contient une rotation d’angle θ tel que πθ soit irrationnel, que peut-on
a a
ab ≤ + dire ?
p q On suppose G infini.
5) Si il existe une suite strictement croissante d’entiers naturels (non nuls) (qk )k∈N
Ex 1031: T.P.E 09 et une suite d’entiers (pk )k∈N telles que :
Existe-t-il sur Mn (R) une norme N telle que ∀k ∈ N, pk ∧ qk = 1 et il existe une rotation d’angle 2π pqkk dans G.
Que peut-on dire ?
∀M ∈ Mn (R) ∀P ∈ GLn (R) N (M ) = N (P M P −1 ) 6) Dernier cas : On a un nombre fini de tels qk (et donc aucun irrationnel),
montrer que G est fini (on pourra remarquer qu’il existe q ∈ N tel que M q = I2
Ex 1032: T.P.E 09 pour tout M ∈ G, et qu’un groupe vérifiant cela est forcément fini).
Soit K un compact convexe d’un e.v.n. Soit f de K vers K telle que Ex 1043: C.C.S. 10
Soit A une partie d’un espace vectoriel normé E. Soit f définie sur A, à valeur
∀(x, y) ∈ K 2 kf (x) − f (y)k ≤ kx − yk. réelles, k-lipschitzienne. On veut prolonger f en une fonction k-lipschitzienne sur
E.
Soit a dans K et n dans N∗ , on définit Soit y dans A on définit
1 1 gy : E → R
fa,n (x) = a + (1 − f (x)
n n x 7→ f (y) + kky − xk

1) Montrer que fa,n est contractante. et


g : E → R
2) En déduire que f admet un point fixe. x 7 → inf y∈A gy (x)
Ex 1033: T.P.E 09 1)
Pour A dans Mn (R) on pose kAk = n max |ai,j |. a) Montrer que
1) Montrer que k.k est une norme et que kABk ≤ kAk kBk ∀y ∈ A ∀x ∈ E f (x) ≤ gy (x)
X 1
2) Montrer que An converge absolument. On note exp A sa somme. b) En déduire que la restriction de g à A est f .
n! 2)
n≥0
3) Montrer que exp A est inversible. En déduire qu’il existe un entier p0 tel que a) Soit y0 dans A. Montrer que pour tout y de A
pour tout p
Xp gy (x) ≥ f (y0 ) − kkx − y0 k
1 k
p ≥ p0 ⇒ A ∈ GLn (R)
k! b) Que peut-on en déduire ?
k=0
3) Montrer que g est k-lipschitzienne sur E.
4) (question complémentaire) Montre que
Ex 1034: Mines-Ponts 09
Soit M dans Mn (C). Soit N une norme sur Mn (C) et ǫ un réel strictement positif. F : x 7→ d(x, A)
1) Montrer qu’il existe P inversible, A diagonale avec Sp(A) = Sp(M ) et B telle
que N (B) < ǫ vérifiant P M P −1 = A + B. est 1-lipschitzienne.
2) Qu’en est-il dans Mn (R) ? Ex 1044: E.N.S. Cachan 10
Si f une fonction continue de [0, 1] vers C, on lui associe T (f ) avec
Ex 1035: ENS Cachan 09
V = Rd , d ≥ 1. f : V → V est 1-lipschitzienne. Ω = {v ∈ V ; (f n (v)) est bornée}. 1 x x+1
T (f )(x) = (f ( ) + f ( ))
1) Démontrer que Ω = ∅ ou Ω = V . 2 2 2
2) On prend V = C et f (z) = az + b. Condition pour que f soit 1-lipschizienne. On définit ainsi un endmorphisme de E = C 0 ([0, 1], C). On note T n l’itéré n-ième
Décrire alors Ω suivant les valeurs de a et b. de T . Déterminer la limite simple de (T n (f ))n∈N .
d
3) On revient à V = R . On choisit f (v) = Av + b. On prend sur V la norme Ex 1045: X 10
euclidienne. Condition sur A pour que f soit 1-lipschitzienne ? Cette condition Soit (f ) une suite de fonctions convexes sur R convergeant simplement vers une
n
étant vérifiée, condition sur A et B pour que Ω = V ? fonction f . Montrer que la convergence est uniforme sur tout segment.
Ex 1036: C.C.M. 10 P Pn Ex 1046: Centrale-Supélec 10
n
Soit E = C[X], soit P = k=0 ak X k , soit kP k1 = k=0 |ak | et kP k2 = sup |ak | On note E l’espace vectoriel sur C des fonctions continues sur [0, 1] à valeurs
1) Montrer que ces deux normes ne sont pas équivalentes. complexes, muni de la norme de la convergence uniforme, notée k.k. On considère
2) Montrer que (C[X], k.k2 ) n’est pas complet. l’application T : E → E telle que
Ex 1037: C.C.P.
Z 1 10 1 x x+1 
T (f )(x) = f( ) + f( )
Soit (P |Q) = P (t)Q(t) dt 2 2 2
0 1) T est-il un endomorphisme, est-il continu, quelle est sa norme ?
1) Montrer que (P, Q) 7→ (P |Q) est un produit scalaire sur R[X]
2) (Utilisation du logiciel de calcul formel)
2) Soit φ(P ) = P (0). En utilisant la suite de polynomes Pn = (x − 1)n montrer a) Tracer pour n dans [1, 5] les graphes de T n [sin].
que φ n’est pas continue. b) Donner la fonction calculant T n .
3) Existe-t-il un polynome Q tel que pour tout P , (P, Q) = φ(P )
On note F le sous-espace de E formé des fonctions lipschitziennes. Si f est dans
4) Reprendre dans Rn [X] les deux questions précédentes.
F on pose
Ex 1038: X 10 |f (x) − f (y)|
K(f ) = sup
Soit D l’ensemble des matrices R-diagonalisables, T celui des matrices R-trigo- x6=y |x − y|
nalisables. Montrer que T est fermé et que D = T . 3) Montrer que F est stable par T . On note T l’endomorphisme induit.
1
Ex 1039: X 10 4) Si f est dans F montrer
2
Soit Ω un ouvert borné tel que ∀(x, y) ∈ Ω , il existe une boule B telle que Z 1
n
x, y ∈ B et B ⊂ Ω. Montrer que Ω est une boule.
sup T1 (f )(x) − f (t) dt ≤ 2−(n+1) K(f )
x∈[0,1] 0
Ex 1040: E.N.S. Cachan 10
Enoncez le théorème du point fixe. Démontrez-le. On va essayer de montrer que Interpréter ce résultat. R1
chaque hypothèse est indispensable. On note H le sous-espace de E formé des f telles que 0 f (t) dt = 0.
1) Trouvez un contre-exemple lorsque la partie A n’est pas complète. 5) Montrer que H est stable par T .
2) Trouvez un contre-exemple lorsque l’on a seulement : ∀(x, y) ∈ A2 x 6= 6) Soit λ une valeur propre de T1 et f n vecteur propre associé. Que dire si f
y, kf (x) − f (y)k < kx − yk. est dans H ? Si f n’est pas dans H ?
61

Ex 1047: X 10 Ex 1056: Magistère Rennes 11


Soit S un compact de Rn . On suppose que pour tout (x1 , x2 , x3 ) de S 3 il existe Soit (M, N ) dans Mn (R)2 , M inversible. Etant donné une suite (ǫk )k∈N d’éléments
une translation de transformant (−x1 , −x2 , −x3 ) en un élément de S 3 . Montrer de Rn , un élément b fixé dans Rn et un élément x0 quelconquedans Rn on construit
que S admet un centre de symétrie (qui n’est pas nécessairement dans S). la suite (xk )k∈N par récurrence :
Ex 1048: ENS Lyon 10
xk+1 = M −1 N xk + M −1 b + ǫk
1) Soit C dans SL2 (R), distincte de ±I2 . Soit A et B dans SL2 (R) commutant
avec C. Montrer que A et B commutent entre elles. |||.||| est une norme subordonnée à la norme k.k. On suppose |||M −1 N ||| = α < 1.
2
2) Soit (A, B) dans √ (SL 2 (R)) telles que 1) Montrer que A = M − N est inversible.
– kA − I2 k ≤ 2 − √3 2) On définit x par Ax = b. Majorer kxk − xk à l’aide de α , kx − x0 k et des
– kB − I2 k ≤ 2 − 3 kxk k.
– Le sous-groupe engendré par A et B est discret. 3) On suppose que limn→+∞ ǫn = 0. Montrer que (xk )k∈N converge vers x.
Montrer que A et B commutent.
Ex 1057: CCS 11
Ex 1049: TPE 10 Soit A une algèbre normée de dimension finie et u un endomorphisme de A.
Soit E un espace vectoriel normé dont la norme est notée k.k et A une partie non
1) Démontrer l’existence  de exp(u).
  
vide de E. On définit la distance de x à A par
1 2 4 2
2) On considère A = et B = .
d(x, A) = inf{kx − yk, y ∈ A} −1 4 0 4
a) Calculer exp(A) et exp(B).
1) Montrer que d(x, A) = 0 si et seulement si x appartient à l’adhérence de A. b) Montrer que pour tout M de Mn (C) exp(M ) est inversible.
2) Soit (An )n∈N une suite croissante (pour l’inclusion) de parties non vides dont 3) Démontrer que exp(M ) est un polynôme en M . L’expliciter pour la matrice
la réeunion est A. Montrer A
Ex 1058: ENS Paris-Lyon-Cachan 11
d(x, A) = lim d(x, An ) L’examinateur à présenté les énoncés suivant comme 4 exercices distincts, cepen-
n→∞
dant ils forment une suite cohérente qui pourrait peut-être être considérée comme
3) Soit V un sous-espace vectoriel de E de dimension finie. Pour tout x de E un unique exercice.
soit 1) Trouver les sous-groupes engendrés par une matrice M de SO(3) (distinguer
Bx = {y ∈ E, kx − yk ≤ kxk} les différents cas)
Montrer que Bx ∩ V est un compact de E et que d(x, V ) = d(x, Bx ∩ V ). 2) (donné pour m’aider dans le premier) Montrer que si G sous-groupe additif
4) En déduire qu’il existe y dans V tel que d(x, A) = kx − yk. fermé de R alors G = IR ou G = aZ = {ap, p ∈ Z} avec a dans R.
3) Soit E partie de la sphère S2 (de R3 ) telle que pour tout x, y dans E, {z ∈
Ex 1050: CCM 10 S2 , kx − yk = kx − zk} est incluse dans E. Déterminer E.
Soit E = C([0, 1]), C) muni de la norme de la convergence uniforme. Pour f dans 4) Soient A et B dans SO(3) d’angles irrationnels (ndlr : comprendre θ est
π
E on définit irrationel) qui ne commutent pas. Montrer que le groupe engendré par A et B est
T (f ) : [0, 1] → C Rx
x 7→ 0 f (t) dt SO(3) tout entier.
ndlr : ce que l’examinateur appelle groupe engendré par une partie P est visible-
1) Montrer que T et ses itérés sont des endomorphismes continus de E. ment le plus petit sous-groupe fermé contenant P .
2) Trouver la norme de T n .
Ex 1059: ENS Lyon 11
Ex 1051: CCM 10 On prend G partie de SLn (R) telle que :
Soit f : R → RRde classe C 1 Rimpaire et 2π-périodique. – G stable par multiplication
π π
1) Comparer 0 f (t)2 dt à 0 f ′ (t)2 dt. Quand a-t-on égalité ? – toute les valeurs propres de tout éléments de G ont un module inférieurs ou
2) E = C([0, π], R), muni de la norme de la convergence uniforme.. On définit T égal à 1
de E vers E par – G engendre Mn (R) (en tant qu’espace vectoriel)
T (f ) : [0, π] → R Rx Pour tout g dans G, on définit φg fonction de Mn (R) dans R qui à A associe
x 7→ 0 f (t) dt
tr (gA)
a) Montrer que T est continue. 1) Montrer que |||φg ||| est majorée.
b) Majorer |||T ||| 2) Montrer que G est bornée
c) Déterminer |||T |||. 3) Monter que G est un sous-groupe compact de SLn (R)
Ex 1052: CCM 10 R1 Ex 1060: CCM 11
Soit E = C([0, 1], C) muni de la norme kf k1 = 0 |f (t)| dt. On note E le R-espace vectoriel C 1 ([a, b], R).
On définit φ sur E par Z x 1) Donner des normes usuelles sur E et les comparer.
Rb
φ(f )(x) = f (t) dt 2) On définit N sur E par N (f ) = |f (a)| + a |f ′ (t)| dt.
0 a) Montrer que N est une norme sur E.
Montrer que φ est un endomorphisme de E continue. Calculer sa norme. b) Comparer N et la norme de la convergence uniforme.
Ex 1053: CCP 10 Ex 1061: TPE 11
Pour A = (ai,j ) dans Mn (C) on pose kAk = max |ai,j |. Soit E un espace hermitien, B la boule fermée de rayon 1 et f un endomorphisme
1) Montrer que kABk ≤ kAkkBk puis pour tout entier p non nul kAp k ≤ de E tel que f (B) = B. Montrer que f est une isométrie.
np−1 kAkp . P Ex 1062: TPE 11
1 p
2) Montrer que la série p≥0 p! A est absolument convergente. Est-elle conver- Soit G = Z + πZ.
gente ? 1) Montrer que G est une sous-groupe de (R, +)
Ex 1054: CCS 10 2) Montrer que inf(G ∩ R∗+ ) = 0.
On rappelle ce qu’est une famille Q-libre de réels et cn (f ) désigne le coefficient 3) En déduire que G est dense dans R.
de Fourier d’ordre n√d’une
√ fonction. 4) Montrer que {sin(n)} est dense dans [−1, 1].
1) Montrer que (1, 2, 3) est Q-libre.
Ex 1063:
 TPE 11 
2) Soit f et g deux fonction continues 1-périodiques à valeurs complexes, soit α 1 −1 0
et β deux réels tels que (1, α, β) soit Q-libre. Montrer que A =  −1 2 −1 . Déterminer les réels a tels que (an An ) converge vers une
n 0 −1 1
X
lim f (kα)g(kβ) = c (f )c (g) limite non nulle.
0 0
N →+∞
k=1 Ex 1064: ENS Paris-Lyon-Cachan 11
Soit n un entier naturel non nul, r un réel strictement positif. Soient A et B deux
Indication : On étudiera d’abord le cas où f (x) = e2iπpx et g(x) = e2iπqx , puis le éléments strictement positifs de GLn (C). On choisit une norme quelconque sur
cas où f etg sont des polynômes trigonométriques. Mn (C) (laissée au choix du candidat). On suppose que
3) Montrer que {αn − [αn], βn − [βn]) est dense dans [0, 1]2 . – A est diagonalisable à valeurs propres distinctes.
Ex 1055: CCS 10 – kB − In k < r.
Soit E et F deux espaces vectoriels normés, K un compact de E et – A et B ne commutent pas.
Montrer que pour r assez petit A et [A, B] = ABA−1 B −1 ne commutent pas non
p : K ×F → F plus.
(x, y) 7→ y
Ex 1065: Mines 12
1) Montrer que l’image directe par p d’un fermé de K × F est un fermé de F . Soit A la partie de Mn (C) formée des matrices dont le spectre est inclus dans le
2) Qu’en est-il pour l’image d’un ouvert, pour l’image réciproque d’un ouvert. disque fermé de rayon 1.
3) Soit f une application continue de F vers K. Soit G = {(x, y), y = f (x)}. 1) Montrer que A est fermé.
Montrer que G est fermé. 2) A est-il compact ?
4) Que dire si K n’est pas compact ? 3) Il s’agissait d’une extension.
62 CHAPITRE 4. TOPOLOGIE

Ex 1066: C.C.P. 12 Ex 1074: CCM 12


1) Soit f une application linéaire de E vers F , qui sont des espaces vectoriels (avec préparation) P
normés. Montrer que les propriétés suivantes sont équivalentes. 1) Soit (un )n≥0 une suite de réels strictement positifs telle que n≥0 un diverge.
P X un
i) f est continue sur E. Soit Sn = nk=0 uk . Montrer que converge.
ii) f est continue en 0. Sn2
n≥0
iii) Il existe k tel que pour tout x de E : kf (x)k ≤ kkxk. 2) SoitP(an )n∈N une suite de réels telle que pour tout suite (xn ) de carré som-
2) Soit E l’espace des applications continues sur R, à valeurs réelles, muni de la mable n≥0 an xn converge. Montrer que (an )n∈N est de carré sommable.
norme kf k = supx∈[0,1] |f (x)|.Montrer que qP
+∞ 2
3) (reconstruite) On munit ℓ2 de la norme kxk = n=0 xn , montrer que les
φ : E → R
R1
2
formes linéaires continues sur ℓ sont exactement les applications
f 7→ 0 f (t) dt
+∞
X
est une application linéaire continue. φa : x 7→ an xn
n=0
Ex 1067: ENS Paris-Lyon-Cachan 12
Soit f : [−1, 1] → [−1, 1] de classe C 2 , telle que f (0) = 0 et f ′ (0) = λ ∈]0, 1[. On où a parcourt ℓ2
note f n l’itérée n-ième de f pour la composition et Φn = λ1n f n .
Ex 1075: CCS 12
1) Montrer qu’il existe un voisinage de 0, noté V0 telle que la suite (Φn ) soit
On note
convergente (au sens de la convergence simple).
2) La convergence est-elle uniforme ? P = {z ∈ C, ℜ(z) > 0}
Ex 1068: CCS 12 D = {z ∈ C, |z| ≤ 1}
p est un entier non nul, E = Mp (R). Une norme k.k sera dite multiplicative si et U = {z ∈ C, |z| = 1}
seulement si
∀(A, B) ∈ E 2 kABk ≤ kAk kBk. 1) Montrer qu’il existe une fonction continue de P vers R telle que a(z) soit un
1) Donner un exemple de norme multiplicative telle que kIp k = 1. Montrer que argument de z.
k.k2 est multiplicative et calculer kIp k2 . 2) Montrer qu’il existe une application continue L de P vers C telle que exp(L(z)) =
2) Soit k.k une norme multiplicative. Montrer que pour tout k dans N et tout∗ z.
(A, B) de E 2 : 3)
k−1
X a) Soit f une fonction continue de D vers C∗ . Soit n dans N∗ , soit k dans [0, n].
k k
kA − B k ≤ kA − Bk j
kAk kBk k−1−j et
fk,n : D → C∗
j=0
z 7→ f ( kz n )
3) On définit, pour n ∈ N :
Montrer que fk,n est définie.
un : E → E b) Montrer qu’il existe un n tel que :
.
A 7→ An fk+1,n (z) 1
∀k ∈ [0, n − 1] ∀z ∈ D − 1 ≤ .
Montrer que un est de classe C . 1 fk,n (z) 2
4) La suite n’a pas été traitée (elle consistait peut-être à prouver que A 7→ exp(A)
est de classe C 1 ). c) En déduire qu’il existe une fonction g continue de D vers C telle que f = exp g.
4) Montrer qu’il n’existe pas de fonction continue h de C∗ vers R telle que pour
Ex 1069: TPE 12 tout z h(z) soit un argument de z.
Soit E = C([0, 1], R) et g dans E. On définit Ng sur E par Ng (f ) = kf gk∞.
Ex 1076:ENS  PLC 12
1) CNS sur g pour que Ng soit une norme sur E. 2 1
2) CNS sur g pour que Ng soit de plus équivalente k.k∞ . Soit A = et v un vecteur non nul à coordonnées entières. Montrer que
1 1
Ex 1070: ENSp Cachan-Lyon-Paris
Pn 12 k
kA vk tend vers l’infini avec k.
E = Cn , kxk = |xi | 2 . On note
i=1 Ex 1077: CCS 12
U (n) = {M ∈ M (C), ∀x ∈ E kM xk = kxk}. On considère l’ensemble
n

On note aussi k.k la norme de Mn (C) subordonnée à la norme k.k de E. E = {M ∈ M2 (K), ∃p ∈ N∗ M p = I2 }


1) Soit ǫ > 0, montrer qu’il existe Mǫ telle que pour toute partie A de U (n) 1) Dans les trois premières questions on considère que K = C. Montrer que tout
ǫ-séparée (c’est-à-direkM − N k > ǫ si M 6= N ) on a #A ≤ Mǫ , où # désigne leélément de E est diagonalisable et appartient à l’ensemble F des matrices de
cardinal d’une partie. M2 (C) dont toutes les valeurs propres sont de module 1.
2) Soit G un sous-groupe fini de U (n) et G′ le sous de G engendré par les élément
2) L’ensemble F est il fermé ?
g de G tels que kg − In k ≤ ǫ. Montrer que 3) Montrer que l’adhérence de E est F .
#G ≤ Mǫ #G . ′ 4) On considère maintenant que K = R et on considère une matrice A de M2 (R)
qui a pour polynôme caractéristique
 X2 − 2X cos α + 1, α dans ]0, π[. Montrer
cos α − sin α
Ex 1071: CCM 12 que A est semblable à .
0 sin α cos α
1) Soit E = C2π (R) muni de la norme de la convergence uniforme. On considère
5) Déterminer l’adhérence de E.
l’endomorphisme Sn de E défini par :
Ex 1078: Magistère Rennes 12
n
X On note E l’espace des fonctions continues 2π-périodiques de R vers C. Pour une
Sn (f )(x) = ck (f )eikx . 1
R 2π
fonction f dans E, on note kf k = 2π 0
|f (t)| dt. On définit alors
k=−n
Z +∞
Montrer que Sn est continu avec 
G : f 7→ x 7→ e−t f (x + t) dt .
Z 0
1 sin((n + 21 )u)
π
|||Sn ||| = du.
2π u 1) Montrer que G est un endomorphisme continu de E.
−π
2) Est-il inversible ?
2) Etudier la convergence de la suite (|||Sn |||)n≥1 . 3) Valeurs propres et vecteurs propres de G.
Ex 1072: CCS 12 Ex 1079: Magistère 12
Soit (un )n∈N tel que limn→+∞ un = +∞ et limn→+∞ un+1 − un = 0 Soit (vn )n∈N Soit A une matrice carrée de taille d, x0 un vecteur quelconque. On note xn =
1 n
une suite réelle tendant vers +∞. kAn x0 k A x0 . Etudier la convergence de la suite (xn ). On pourra formuler des hy-
1) Soit (a, b) ∈ R2 tel que a < b. On fixe (p, q) dans N2 , on note wn = up+n − vq . pothèses sur la matrice A pour réaliser l’étude. On discutera ensuite la pertinence
a) Montrer qu’on peut choisir p et q tels que w0 < a et |wn+1 − wn | < b−a 2 pour
de ces hypothèses.
tout n. Ex 1080: CCS 12
b) Montrer qu’on peut trouver N tel que a < wN < b. On s’intéresse aux suites matricielles Xk+1 = 2Xk − Xk AXk où A est une matrice
2) E = {un − vp , (n, p) ∈ N2 }. Montrer que E est dense dans R. de Mn (C). On rappelle qu’une norme matricielle vérifie kM N k ≤ kM k kN k pour
3) F = {sin un , n ∈ N}. Quelle est l’adhérence de F ? tout couple (M, N ) de matrices. On définit ρ(M ) comme le plus grand module
4) G = {un − E(un )} des valeurs propres de
  M.
a) Soit x ∈ [0, 1[, p dans N tel que x < un − p < 1. Montrer que p = E(un ). 1 2
b) Quelle est l’adhérence de G ? 1) Soit A = . Déterminer les dix premiers termes de la suite définie par
3 4
1 t 1 t
Ex 1073: CCM 12 X0 = 15 A. Comparer à A−1 . Recommencer avec X0 = 14.5 A. (L’examinateur
K est égal à R ou à C. On munit Mn (K) de la norme subordonnée à une norme auarait préféré que j’utilise Nest au lieu de définir la suite par récurrence.). Mon-
sur Kn . On suppose que |||A||| ≤ 1. Montrer que si 1 est valeur propre de A alors trer à l’aide du logiciel que AtA est symétrique définie et positive et que sa plus
1 est racine du polynôme minimal avec la multiplicité 1. grande valeur propre vérifie 14, 5 ≤ λ ≤ 15.
63

2) (on revient au cas général.) Montrer qu’il existe un réel K tel que

kXk+1 − A−1 k ≤ kXk+1 − A−1 k2 .

Indication : On considèrera Ek − A−1 et on exprimera Ek+1 − A−1 en fonction


de Ek − A−1 .
3) Montrer que si (Xk ) converge vers A−1 , alors ρ(AX0 −In ) < 1 (on considèrera
Yk = AEk ).
4) On suppose que A est dans Mn (R). On admet dans cette partie que ρ(AX0 −
In ) < 1 implique la convergence de (Xk ) vers A−1 . Donner une condition sur c
pour que la suite définie par X0 = 1c tA converge.
5) Non abordée. Il était question de polynômes et de polynômes dérivés (sorte
de Lagrange), a priori pour démontrer le résultat admis à la question précédente.
Ex 1081: CCM 12
1) Montrer que GLn (R) est un ouvert de Mn (R).
2) Montrer que O(n) est un compact et Sn+ (R) un fermé de Mn (R).
3) Soit M dans GLn (R), montrer qu’il existe un unique couple (U, S) de O(n) ×
Sn+ (R) tel que M = U S.
4) Soit M dans Mn (R), montrer qu’il existe un couple (U, S) de O(n) × Sn+ (R)
tel que M = U S.
Ex 1082: TPE 12
Dans ℓ+∞ , l’espace des suites complexes bornées on définit deux normes :

N∞ : u 7→ sup |un |
n

et
+∞
X |un |
N : u 7→ .
n=0
4n

1) Comparer ces deux normes.


2) (ℓ∞ , N ) est-il un espace de Banach ?
Ex 1083: ENS Paris-Lyon-Cachan 12
Soit d un entier non nul, (e1 , . . . , ed ) une famille de vecteurs de Rd . Soit

Λ = {λ1 e1 + · · · + λd ed , (λ1 , . . . , λd ) ∈ Zd },

r ∈ N∗ , a > 0 et

S : Rd R ∪ {−∞, +∞}
→ P
r −a(kλ−wk2 )r
w 7→ λ∈Λ (kλ − wk2 ) e

S est elle bornée ?


Indication : Indication de l’examinateur (note 1 ) :
X X
aλ = sup aλ .
λ∈Λ Λ1 ⊂Λ, Λ1 finie λ∈Λ1

Ex 1084: CCP 12
2
Soit p1 , pp
2 et p3 les trois normes de R telles si X = (x, y) p1 (X) = max(|x|, |y|),
p2 (X) = x2 + y 2 et p3 (X) = |x| + |y|.
1) Montrer que ces trois normes sont équivalentes.
2) Déterminer les boules ouvertes centrées en 0 et de rayon 1 pour chacune de
ces normes.

1. Indication nécessaire ! Les familles sommables ne sont pas au programme.


64 CHAPITRE 4. TOPOLOGIE
Chapitre 5

Fonctions d’une variable réelle, dérivation

Ex 1085: Centrale-Supélec 03 Ex 1096: E.N.S. Paris 04


1) Soit E l’espace des fonctions continues de [0, +∞[ vers R et T l’endomor- Soit
R → R
phisme de E défini par g : Pn ,
Z π x →
7 k=0 (λk cos(kx) + µk sin(kx))
T (f )(x) = f (t) sin(x + t) dt. où λk , µk sont des réels. On suppose que ∀x ∈ R, g(x) ≥ 0. Montrer qu’il existe
0 un polynôme h ∈ Cn [X] tel que
Déterminer les valeurs propres de T . ∀x, g(x) = |h(eix )|2 .
2) Même question avec le sous-espace F des fonctions qui ont une limite en +∞
et U l’endomorphisme tel que Ex 1097: Mines-Ponts 04
Soit f une fonction de [a, b] vers R, continue et dérivable.
U (f )(x) = f (x + 1). 1) On suppose f ′ (a)f ′ (b) < 0. Montrer qu’il existe c tel que f ′ (c) = 0.
2) Montrer que f ′ ([a, b]) est un intervalle.
Ex 1086: Centrale-Supélec 03 Ex 1098: E.N.S. Lyon 04
Soit ∆ = {(x, y); x = y} et f définie sur R2 − ∆ par Soit un difféomorphisme de classe C 2 de [0, 1] dans lui-même tel que f (0) = 0,
f (1) = 1 et f ′ (0) < 1. Soit a tel que f ′ (0) < a < 1. On note f [n] l’itéré n fois de
cos x − cos y
f (x, y) = . f pour la composition.
x−y 1) Montrer qu’il existe ǫ > 0 tel que
1) La fonction f peut elle être prolongée en une fonction de classe C 0 sur R2 ? ∀x ∈ [0, ǫ[ f [n] (x) = ◦(an ).
2) La fonction f peut elle être prolongée en une fonction de classe C 1 sur R2 ?
2) Montrer l’existence (au voisinage de 0) de
Ex 1087: E.N.S.A.E 03
Déterminer f dans C 0 (R, R) telle que f [n] (x)
l(x) = lim .
n→+∞ f ′ (0)n
f (x + y) + f (x − y)
∀(x, y) ∈ R2 f (x) = . 3) On suppose f ′′ (0) > 0. Montrer que l est strictement croissante (au voisinage
2
de 0).
Ex 1088: C.C.P 03 Ex 1099: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 04
Soit Soit h une fonction continue sur R à valeurs réelles. On note h(n) son itérée à
0
E = {f ∈ C ([0, ∞[, R); lim f (x) existe } l’ordre n pour la composition. Montrer que s’il existe n ≥ 3 tel que h(n) est
x→+∞
bornée alors h ou h(2) est bornée.
1) Montrer que E est un ev. Ex 1100: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 04
2) On définit l’application de E dans E qui à f associe l’application x 7→ f (x+1) Soit h une fonction continue sur R à valeurs réelles. On note h(n) son itérée à
. Montrer qu’il s’agit d’un endomorphisme. l’ordre n pour la composition. Montrer que s’il existe n ≥ 3 tel que h(n) est
3) Montrer que les valeurs propres de cet endomorphisme sont l’intervalle ]−1, 1]. bornée alors h ou h(2) est bornée.
4) Quels sont ses vecteurs propres ? Ex 1101: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 04
Ex 1089: C.C.P 03 Soit f une fonction continue de R vers R. Montrer que l’ensemble des points de
Etudier et représenter graphiquement la fonction R où f est dérivable à droite et à gauche mais non-dérivable est dénombrable.
Z x Ex 1102: Mines-Ponts 04
dt Soit φ : R → R de période 1. Décrire l’ensemble des f telles que
f : x 7→ .
0 3 + cos t
∀x ∈ R f (x + 1) − f (x) = φ(x).
Ex 1090: ENS Cachan 03
Ex 1103: Mines-Ponts 04
Soit f de R vers R, uniformément continue. On suppose que pour tout x stricte-
Soient a et b, strictement positifs. Déterminer les applications f de R+ dans R+
ment positif limn→+∞ f (nx) existe. Montrer que limx→+∞ f (x) existe.
telle que f (f (x)) + af (x) = b(a + b)x.
Ex 1091: ENS Cachan-Paris-Lyon 03 Indication : Considérer les suites x(n + 1) = f (x(n)).
Soit f de R vers R de classe C ∞ . On suppose f paire. Montrer qu’il existe g de Ex 1104: X 04
R+ vers R de classe C ∞ telle que g(x2 ) = f (x). 1) Soit E une partie convexe de R2 , soit g une application de E vers R ne
Ex 1092: T.P.E 03 s’annulant pas sur E. Montrer que g est de signe constant.
Soit f une fonction continue sur [0, 1], ne s’annulant pas sur ]0, 1], telle que f (0) = 2) Soit f une fonction continue et injective, de R vers R. Montrer que f est
0 et f ′ (0) 6= 0. déterminer strictement monotone.
Z kx 3) Soit f de [a, b] vers R, dérivable et telle que f ′ (a) < 0 et f ′ (b) > 0. Montrer
dt
lim . qu’il existe c tel que f ′ (c) = 0.
x→0 x f (t)
4) Montrer que si f est dérivable sur l’intervalle I, à valeurs réelles, l’image par
Ex 1093: Mines-Ponts 03 f ′ de I est un intervalle.
1) Soit f : [a, b] → R dérivable, telle que f ′ (a)f ′ (b) < 0. Montrer qu’il existe c Ex 1105: E.N.S.-Paris-Lyon-Cachan) 04
tel que f ′ (c) = 0. Soient p, q > 1 tels que 1p + 1q = 1.
2) Soit f : I → R dérivable. Montrer que f (I) est un intervalle. 1) Soient (an ), (bn ) ∈ (R+)N . Montrer que
Ex 1094: E.N.S 03 X X 1 X 1

1) Soit f une fonction continue de R vers R telle que f 3 (x) = x pour tout x. an b n ≤ ( apn ) p ( bqn ) q
Déterminer f . 2) Soit f : (R∗ +) × (R∗ +) → (R+) homogène de degré −1. On suppose que :
2) Même question avec f 4 (x) = f (x) pour tout x. Z ∞ Z ∞
dx dy
Ex 1095: X 04 f (x, 1) √ = f (1, y) √ = k
x y
Soient x1 , ..., xn > 0 et y1 , ..., yn > 0. Comparer 0 0

f (x,1) f (y,1)
n
Y n
Y n
Y Et que x 7→ √
x
et y 7→ √
y sont décroissantes. Montrer alors que pour
1/n 1/n
( xi ) ,( yi ) et ( (xi + yi ))1/n . N∗
(an ), (bn ) ∈ (R+) , on a :
i=1 i=1 i=1 XX X 1 X 1
Qn Pn Q f (m, n)am bn ≤ k( apm ) p ( bqn ) q
Indication : montrer que ( i=1 xi )1/n = inf{ n1 i=1 xi zi ; ∀i zi > 0 et i zi = 1} m≥1 n≥1 m≥1 n≥1
.

65
66 CHAPITRE 5. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE, DÉRIVATION

Ex 1106: Mines-Ponts 04 Ex 1117: X 06 


2
On pose f (x) = ex −1 On considère une suite de fonctions, fn n ∈ N , avec :
x .
1) f peut-elle être prolongée en un C ∞ -difféomorphisme ?
2) Développement limité à l’ordre 5 en 0 de f −1 . ∀n ∈ N, fn : [a, b] −→ R

Ex 1107: ENS-Cachan 05 et fn est convexe. 


Soit f dans C 0 (R, R) telle que pour tout y de R : On suppose de plus que fn n ∈ N converge simplement vers f .
Démontrer que : ∀ n ∈ N, fn et f sont lipschitziennes de même rapport sur
lim (f (x + y) − f (x)) = 0. tout compact de ]a, b[.
x→+∞
Ex 1118: X 06
Soit K un compact, montrer Soit f une fonction de classe C p de R vers R telle que f (0) = 0. On suppose
f (x) = ◦(xn ) au voisinage de +∞ pour un n dans [1, p − 1]. Prouver que f (p)
lim (f (x + y) − f (x)) = 0.
x→+∞,y∈K possède au moins un zéro.
Ex 1119: X 06
1
Ex 1108: Mines-Ponts 05 Soit f une fonction positive sur l’intervalle I, de classe C p . On pose g = f 2
Soit f une fonction de classe C 2 sur R. On suppose que f et f ′′ sont bornées. 1) Que dire de la régularité de g.
Montrer que f ′ est bornée et que M12 ≤ M0 M2 où Mk = supx∈R |f (k) (x)|. 2) Même question en supposant maintenant que 0 appartient à I et que f (k) (0) =
Ex 1109: Centrale-Supélec 05 0 pour 0 ≤ k < p et f (p) (0) 6= 0.
1
Soit E = {f ∈ C ∞ ([0, 1], R); ∀n ∈ N, f (n) (0) = 0} 3) Montrer que e− x2 est plate.
1) Soit Ex 1120: ENS ULC 06
f0 : x 7→ exp(−1/x2 ) si x ∈]0, 1], 0 si x = 0. Soit f une application continue de [0, 1] vers [0, 1]. Soit J un intervalle contenu
dans f ([0, 1]). Montrer qu’il existe un intervalle I tel que f (I) = J.
Montrer que f0 ∈ E
2) Montrer que E est un R-espace vectoriel. Ex 1121: X 06
3) Soit Soit f : [1, +∞[→ R∗+ , continue et croissante (note 1 ). Pour t ≥ 1 on définit
N∞ : f 7→ sup |f (t)| gt (x) = ff(tx)
(x) et g(t) = limx→+∞ gt (x) (prise dans R ∪ {+∞}.
t∈[0,1]
1) Montrer que g est croissante.
Montrer que N∞ est une norme sur E. 2) Montrer que si g(u), g(v) et g(uv) sont finis alors g(u)g(v) = g(uv).
4) Soit Φ : f 7→ f ′ . Montrer que Φ est un isomorphisme de E dans E. 3) Caractériser E = {t; g(t) est fini.}.
5) Etudier la continuité pour N∞ de Φ, de Φ−1 . 4) Dans le cas où E = [1, +∞[ alors il existe α dans R+ tel que g(t) = tα .
Ex 1110: Centrale-Supélec 05 Ex 1122: Mines-Ponts 06
Résoudre Soit f définie sur R par f (0) = 0 et f (t) = exp(− t12 ) si t est non nul.
Z 2x
3 1) Montrer qu’il existe un polynôme Pn tel que pour tout t non nul : f (n) (t) =
f (x) = f (t)dt. Pn (t) 1
0
3n
exp(− 2 ). Préciser le degré de Pn .
t t
Ex 1111: T.P.E 05 2) Montrer que f est de classe C ∞ sur R, avec f (n) (0) = 0 pour tout n.
Trouver toutes les fonctions f continues, de R vers R telles que : 3) Montrer que Pn est scindé à racines réelles.
Z x Ex 1123: Centrale-Supélec 06
f (x) + tf (t) dt = 1. Soit P dans R[X], scindé et de degré n, n ≥ 2.
0 1) Si P (x0 ) 6= 0 et P ′ (x0 ) = 0 alors P (x0 )P ′′ (x0 ) < 0.

Indication : Considérer PP .
Ex 1112: Centrale-Supélec 05 2) Soit x0 et x1 deux zéros consécutifs de P ′ . Montrer P (x0 )P (x1 ) ≤ 0.
− 1
On définit φ par φ(x) = e 1−x2 si |x| < 1 et φ(x) = 0 sinon. 3) Soit Q dans R[X], a et b deux réels tels que a < b et Q − a ainsi que Q − b
1) Montrer que φ est de classe C ∞ . sont scindés. Montrer que (note 2 ) Q′ est scindé, puis que Q − x est scindé pour
2) Construire une fonction ψ de classe C ∞ telle que ψ(x) = 0 si |x| ≥ 2 et tout x de [a, b].
ψ(x) = 1 si |x| <= 1.
Ex 1124: Centrale-Supélec 06
3) On se donne une suite (an ) de nombres complexes et (λn ) une suite de nombres
1) Soit f continue à valeurs réelles telle que
réels strictement positifs. On définit ensuite la fonction fn par
an n lim f (x + 1) − f (x) = l
fn (x) = x ψ(λn x). x→+∞
n!
montrer que
calculer la dérivée k-ième de fn . f (x)
4) Montrer que l’on peut choisir λn tel que pour k dans [0, n − 1] lim =l
x→+∞ x
1 2) Soit un une suite de nombres réels strictement positifs telle que
sup |fn(k) (x)| ≤ .
x∈R 2n un+1
lim =l
P n→+∞ un
5) Etudier la convergence de n≥0 fn et montrer que sa somme f est de classe

C ∞ , en précisant les valeurs de ses dérivées en 0. – Montrer que limn→+∞ n un = l
Ex 1113: T.P.E. 05 – Etudier la réciproque
Domaine de définition et de dérivabilité de la fonction définie par Ex 1125: Centrale-Supélec 06
Z x Trouver toutes les fonction f continues, de R vers R telles que
1
f (x) = sin( ) dt.
0 t f (2x) = f (x) cos x.

Ex 1114: Centrale-Supélec 06 Ex 1126: C.C.P. 06


Etude, graphe et équivalent en 0 de Soit f une fonction de classe C 2 sur R×]0, +∞[. On suppose f (x, y) = g( xy ).
Z 1) Déterminer l’équation différentielle vérifiée par g.
2x
dt 2) En déduire g puis f .
f (x) = √ .
x 1 + t2 + t4 Ex 1127: Mines-Ponts 07
1) Montrer que
Ex 1115: ENS Lyon 06 n
X 1
Soient (a, b) ∈ R2 ∼ ln n.
k
Soit une application linéaire T : C 2 ([a, b], R) −→ C 0 ([a, b], R) k=1
On pose ∗ : si f admet un maximum local en x0 alors T (f ) (x0 ) = 0 2) On pose Pn (x) = x(x − 1) · · · (x − n). Montrer qu’il existe un unique rn dans
1. Donnez T vérifiant ∗. ]0, 1[ tel que Pn′ (rn ) = 0.
P′
2. Montrez que si α ∈ [a, b] et gα : x 7→ (x − α)2 alors T (gα ) (α) = 0. 3) Montrer que rn appartient à ]0, 12 [. (Utiliser Pnn .)
4) Etudier
3. Montrez que T vérifie ∗ si et ssi T : f 7→ mf ′ , où m ∈ C 0 ([a, b], R). 1 1
h : x 7→ +
Ex 1116: E.N.S. Paris 06 x x − 1
On considère, pour t > 2, f : R → R avec f (R − Q) = {0} et f ( q ) = q . Soit En déduire un équivalent de rn lorsque n tend vers l’infini.
p −t

α un irrationnel tel qu’il existe P non nul dans Z[X], de degré minimal, avec 1. J’aurais ajouté convexe.
P (α) = 0 et deg P > t. Montrer que f est dérivable en α avec f ′ (α) = 0. 2. Il manque ici une étape dont le candidat ne se souvient pas
67

Ex 1128: X 07 Ex 1140: Centrale-Supélec 08


Soit f une fonction de classe C ∞ sur ]− a, a[ dont toutes les dérivées sont positives 1) Soit f et g des éléments de C 0 ([0, 1], C). On définit pour n dans N∗ :
sur cet intervalle.
n−1
1) Montrer que f est égale à la somme de sa série de Taylor. 1X k k+1
Sn = f ( )g( )
2) Même question, en supposant cette fois que seulement les dérivées d’ordre n
k=0
n n
pair sont positives.
Déterminer la limite de la suite (Sn ).
Ex 1129: X 07 2) Soit f et g des éléments de C 0 ([0, 1], C) avec g(0) = 0. On définit pour n dans
Soit f : [a, b] → Rn de classe C 1 et g : [a, b] → R. On suppose que pour tout u de N∗ :
[a, b] kf ′ (u)k ≤ g ′ (u) et que kf (b) − f (a)k = g(b) − g(a). n−1
X k k
1) Montrer que pour tout u de [a, b] kf ′ (u)k = g(u). Tn = f ( )g( 2 )
n n
k=0
2) Montrer que pour tout u dans [a, b] f (u) appartient au segment [f (a), f (b)].
Déterminer la limite de la suite (Tn ).
Ex 1130: E.N.S. Cachan 07 3) Montrer qu’il existe une suite (un ), avec un ≥ 1, telle que pour tout polynôme
On définit pour n entier tn (x) = cos(n arccos x). de degré au plus n :
1) Relation de récurrence entre tn+1 , tn et tn−1 . 1
P ( ) ≤ un sup |P (z)|
2) Zéros et extremums de tn . 2
|z|=1
3) Soit γ dans [0, 1] tel que tn (γ) 6= 0 et E = {P ∈ Rn [X], P (γ) = 1}. Montrer
que tnt(γ)
n
réalise le minimum dans E de supx∈[0,1] |P (x)|. Ex 1141: Mines-Ponts 08
Soit f continue de R vers R telle que
Ex 1131: E.N.S. Paris-Lyon-Cachan 07 p
1) Trouver les morphismes continus de R dans R. ∀(x, y) ∈ R2 f ( x2 + y 2 ) = f (x)f (y)
2) Trouver les morphismes continus de R dans R+ .
3) Trouver les morphismes continus de R dans SL2 (R). et
ln |f (x)| ∼0 x2
Ex 1132: C.C.P. 07
Trouver f
Soit f : R → R2 définie par f (0) = (0, 0) et si t est non nul
Indication : Introduire g(x) = ln |fx2(x)| .
1 1 Ex 1142: T.P.E 08
f (t) = (t2 cos , t2 sin ).
t t Soit f une fonction continue de ]0, 1[ dans R, vérifiant
Z 1
1) f est-elle dérivable ? f (t)
∀x ∈ R f (x) = dt
2) Que dire de kf ′ k2 ? f ′ (] − 1, 1[) est-il connexe par arcs ? 1−x t
3) Comment choisir f pour que f ′ (] − 1, 1[) soit connexe par arcs ?
Déterminer f .
Ex 1133: Mines-Ponts 07
Ex 1143: C.C.P 09
Soit f une fonction de R+ vers R tendant vers 0 en 0 et telle qu’en 0 Soit f une fonction de ]0, +∞ vers R∗+ telle que
x √ 
f (x) − f ( ) ∼ x  f (1 + x) = xf (x)
2
f (1) = 1

Déterminer un équivalen de f en 0. φ = ln f est convexe

Ex 1134: ENS Paris 07 1) Faire le schéma d’une fonction convexe sur un intervalle I. placer sur le graphe
Soit P ∈ R[X, Y ] non nul, de degré m en X et n en Y . Montrer que l’équation de la fonction trois points A, B et C d’abscisses strictement croissantes. Que dire
P (x, exp x) = 0 possède au plus mn + m + n solutions. (indication assez vite des pentes des droites (A, B), (A, C) et (B, C) ?
donnée pour les notations : écrire P (X, Y ) = P0 (X) + P1 (X)Y + . . . + Pn (X)Y n ) 2) Montrer que pour tout x de ]0, 1[ et tout entier n non nul

Ex 1135: T.P.E. 07 φ(n + 1 + x) − φ(n + 1)


ln n ≤ ≤ ln(n + 1).
1) Soit f et g deux fonctions continues sur le segment [a, b]. Etudier la continuité x
de sup{f, h}.
3) En déduire que
2) Etendre le résultat à une famille finie de fonctions.
   
3) Quedire dans le cas d’une famille quelconque. (Un dessin suffisait.) n! nx 1
0 ≤ φ(x) − ln ≤ x ln 1 + .
x(x + 1) · · · (x + n) n
Ex 1136: X 07
Soit f : [a, +∞[→ R+ , a > 0 telle que 4) En déduire que f est unique et que f = Γ.

∀(x, y) ∈]a, +∞[ f (x + y) ≤ f (x) + f (y) Ex 1144: Mines-Ponts 09


Etudier la continuité et la dérivabilité de la fonction
et f : R → Z R
x
∀x0 ∈]a, +∞[ ∃Mx0 ∀x ≥ x0 f (x) ≤ Mx0 x. 1
t 7 → sin dt
0 t
f (x)
Que dire du comportement à l’infini de g : x 7→ .
x Ex 1145: Mines-Ponts 09
Ex 1137: X 07 Soit f dans C ∞ (R, R).
1) Soit f : x 7→ cos(6 arctan x). Prouver que f est rationnelle. 1) Montrer que pour tout coupe (a, b) de R2 , a < b et tout entier n il existe c
dans ]a, b[ tel que
2) Généraliser (remplacer 6 par un entier n quelconque).
3) Graphes de : arctan ◦ tan, arcsin ◦ sin, arccos ◦ cos et sin ◦ arccos. Xn
Rbp f (k) (a) f (n+1) (c)
4) Calculer a (x − a)(b − x)dx. f (b) = (b − a)k + (b − a)n+1
k! (n + 1)!
k=0
5) Comment prouveriez-vous que l’aire d’une ellipse est πab, supposant la for-
mule pour le cas particulier du cercle ? 2) e est-il rationnel ?
Ex 1138: ENS Paris-Lyon-Cachan 07 3) La famille (1, e, e2 ) est-elle Q-libre ?
1) Trouver les morphismes continus de R dans R. Ex 1146: Mines-Ponts 09
2) Trouver les morphismes continus de R dans (R∗ , ×). 1) Montrer que si f : I ⊂ R → R est dérivable sur l’intervalle ouvert I et atteint
3) Trouver les morphismes continus de R dans SL2 (R). un extremum local en xo , alors f ′ (xo ) = 0.
2) Enoncer un résultat analogue si f est une fonction de classe C 1 sur un ouvert
Ex 1139: Centrale-Supélec 08 U de Rd et le démontrer.
3) Application : f (x, y) = | sin(x + iy)|2 sur D = {(x, y) ∈ R2 , x2 + y 2 =< 1}/
Z 3x
cos t Ex 1147: T.P.E 09
f : x 7→ dt
x t Soit f une fonction continue sur [1, e] Existence et limite lorsque n tend vers +∞
de : Z
1) Domaine de définition de f , domaine d’étude ? 1
1+ n
2) Limite de f en 0 et en +∞ ? Un = n f (t) dt
1
3) Variations, étude des zéros de f ′ , points d’inflexion.
68 CHAPITRE 5. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE, DÉRIVATION

Ex 1148: Magistère Rennes 09 Ex 1161: X 11


1) Enoncer le théorème des valeurs intermédiaires. Soit f une fonction de classe C ∞ de R vers C. Soit F = {x 7→ f (x + a); a ∈ R} et
2) Soit f : R → R. On suppose que l’image par f de tout segment est un segment F = Vect{F }. Caractériser les fonctions f telles que F soit de dimension finie.
et que pour tout x de R f −1 ({x}) est un fermé. Montrer que f est continue. Ex 1162: X 11
Ex 1149: C.C.P 09 Soit f de classe C 2 sur U (intervalle ouvert de R contenant 0) à valeurs réelles.
Etudier et représenter Z Soit T2 sa série de Taylor à l’ordre 2. SoitR2 le reste.
x
dt Déterminer :
x 7→ R2 (u) − R2 (v)
0 3 + cos t lim √
(u,v)−>(0,0),u6=v (u − v) u2 + v 2
Ex 1150: T.P.E 09
Soit f de classe C 2 convexe sur [0, 2π]. Montrer Ex 1163: ENS Paris-Lyon-Cachan 11
Soitf : R → Mn (R), continue, telle que
Z 2π
f (t) cos t dt ≥ 0 ∀(t, t′ ) f (t + t′ ) = f (t)f (t′ )
0
Déterminer f .
Ex 1151: T.P.E 09 Ex 1164: CCS 12
Soit a et b deux réels tels que a < b. Déterminer toutes les fonctions f de [a, b] Soit Φ : R → GL (R), continue, telle que :
n
vers [a, b] telles que
f ◦ f ◦ f = Id ∀(r, s) ∈ R2 Φ(s + t) = Φ(s)Φ(t).
. 1) On suppose dans ces deux premières questions que Φ est C 1 . Montrer que :
Ex 1152: Centrale-Supélec 09 ∀t ∈ R Φ′ (t) = Φ′ (0)Φ(t).
Soit a dans R tel que |a| < 1. Résoudre l’équation dont l’inconnue est une fonction
f continue sur R : Z ax 2) En déduire qu’il existe A dans Mn (R) telle que pour tout t réel Φ(t) =
∀x ∈ R f (x) = f (t) dt exp(tA). Exprimer A à l’aide de Φ.
0 3) On suppose maintenant uniquement que Φ est continue.
La démonstration est-elle adaptable au cas |a| > 1 ? Soit θ : R → R de classe C ∞ à support compact (c’est-à-dire qu’il existe a dans
R +∞
R+ tel que θ(x) = 0 si |x| ≥ a) et telle que −∞ θ(t)dt = 1. Soit
Ex 1153: Centrale-Supélec 09
Résoudre Z +∞
n
g (= g ◦ g ◦ . . . ◦ g) = −IdR Ψ : x 7→ θ(x − t)Φ(t) dt.
−∞
où g est une fonction continue sur R. ∞
Montrer que Ψ est de classe C .
Ex 1154: C.C.M. 10 2
4) Montrer qu’il existe une matrice V de Mn (R) telle ∀x, ψ(x) = Φ(x)V .
ex −1
On considère l’application f définie sur R par f (0) = 0 et f (x) = x si x 6= 0. Indication : On pourra exprimer V à l’aide d’une intégrale.
1) Montrer que f est un C ∞ -difféomorphisme de R vers R. 5) Montrer que V est inversible si a est assez petit.
2) Calculer un développement limité à l’ordre 5 de f −1 . Indication : Considérer In − V .
Ex 1155: X 10 6) Que peut-on en déduire pour Φ ?
Soit (x1 , · · · , xn ) ∈ Rn , montrer que 7) (oubliée) Prouver l’existence d’une telle fonction θ, pour tout a.
Indication : Etudier exp( x21−1 ).
n
X X Ex 1165: Télécom-Sud Paris 12
maxi∈[1,n] xi = (−1)k minj∈[1,n] xij .
1≤i1 <···<ik ≤n Soit P dans R[X]. Montrer que P (x) = ex ne possède qu’un nombre fini de
k=1
racines.
Ex 1156: ENS Lyon 10 Ex 1166: X 12
1) Soit I un intervalle de R et f une fonction continue de I dans R et Soit f périodique de classe C 1 à valeurs réelles, soit a > 0. Montrer qu’il existe un
c tel que la tangente au graphe de f en (c, f (c)) le recoupe en (c + a, f (c + a)).
J0 , J1 , · · · , Jn−1 , Jn = J0 Ex 1167: X 12
des intervalles (segments) de I tels que pour tout k de [1, n] Jk est inclus dans Soit (a1 , . . . , an ) dans (R∗+ )n (r, s) ∈ N2 , r < s.
f (Jk−1 ). Montrer qu’il existe un point p de I tel que f n (p) = p (composition n 1) Montrer
n
! 1s n
! r1
fois) et pour tout k f k (p) appartienne à Jk . X X
s r
2) Soit f continue tels que il existe p tels que f 3 (p) = p et f 2 (p) 6= p et f (p) 6= p ai < ai .
i=1 i=1
montrer alors qu’il existe pour tout k de N un x tel que f k (x) = x et que pour
l
tout l < k f (x) 6= x. 2) Soit (γ )
n n∈N une suite croissante de réels strictement positifs et
Ex 1157: CCM 10 +∞
X
Soit f et g continues de [0, 1] vers [0, 1] telles que f ◦ g = g ◦ f . Sn = γk−n ,
1) Montrer que l’ensemble des points fixes de f est non vide et admet un plus k=0
grand et un plus petit élément. en supposant que cette série converge.
2) Montrer qu’il existe x dans [0, 1] tel que f (x) = g(x). a) Comparer
  n1   n+1
1
Ex 1158: CCS 10 1 1
Soit F un C-espace vectoriel normé de dimension finie d non nulle. Soit Ed l’en- et .
Sn Sn+1
2 + ′′
semble des fonctions f de classe C de R vers F , bornées ainsi que f , non
constantes. Si f est dans Ed , on note pour k dans {0, 1, 2} Ex 1168: CCS 12
On dit que f : [0, 1] → R est à variation bornée si et seulement si :
Mk = sup kf (k) (t)k
t∈R+ ∃A ∀n ∀(x0 , . . . , xn ) t.q. 0 = x0 < x1 < · · · < xn = 1
n−1
X
1) Si f est dans Ed montrer que f ′ est bornée et |f (xi+1 ) − f (xi )| ≤ A.
p i=0
0 < M1 ≤ 2 M0 M2
1) Montrer que toute fonction croissante est à variation bornée.
2) Soit g définie sur R+ définie par g(t) = 2t2 − 4t + 1 si t est dans [0, 1], 2) Montrer que toute fonction de classe C 1 est à variation bornée. Généraliser.
M1
− cos(2(t − 1)) si t est dans [1, +∞[. Montrer que g est dans Ed . Calculer √M . 3) Montrer que l’ensemble des fonctions à variation bornée forme un sous-espace
0 M2
Qu’en déduit-on ? vectoriel de l’ensemble des fonctions numériques.
3) Reprendre les questions précédentes pour les fonctions définies sur R. 4) Soit f une fonction à variation bornée, on pose
Ex 1159: CCM 10 n−1
X
Soit Sn l’ensemble des bijections de [1, n] sur lui-même. Soit h(x) = sup |f (xi+1 ) − f (xi )|.
0=x0 <x1 <···<xn =x
i=0
f : Sn → R Pn
σ 7 → a) Montrer que h existe.
k=1 kσ(k)
b) Montrer que h est bornée.
Déterminer les valeurs extrémales de f et les σ où elles sont atteintes. c) Montrer que h est croissante.
Ex 1160: CCM 11 5) Montrer qu’il existe h1 et h2 croissantes telles f = h1 − h2
Développer en série entière au voisinage de 0 6) Montrer que f admet une limite à gauche et à droite en tout point de ]0, 1[.
Que peut-on dire aux bornes ?
t 7→ arctan(1 + t) 7) (exo minute) Que pouvez-me dire d’une fonction continue et intégrable sur
R+ ?
69

Ex 1169: CCM 12
Soit f ∈ C 0 (R+ , R), strictement croissante, avec f (0) = 0, montrer que pour tout
x on a : Z x Z f (x)
f (t) dt + f (−1) (t)dt = xf (x).
0 0

Ex 1170: CCS 12
Avec le logiciel de calcul formel. On définit d(x) = min(x − E(x), E(x) + 1 − x),
n P+∞
fn (x) = d(10
10n
x)
et f (x) = n=0 fn (x).
1) Définir d et tracer son graphe sur [−2, 2].
2) Définir fn et tracer les graphes pour n = 1, 2, 3. Déterminer graphiquement
les points où elle n’est pas dérivable.
3) Continuité, périodicité et dérivabilité de d.
4) Montrer que f est continue.
5) Soit x dans R écrit x = n + 0, a1 a2 . . .. Soit m ≥ 1, on définit hm par hm (x) =
− 101m si am = 4 ou a = 9, hm (x) = 101m sinon. Programmer la fonction hm .
Ex 1171: CCP 12
On suppose que f est continue sur [0, +∞[, à valeurs dans C, et admet en +∞
une limite ℓ.
1) Ecrire les définitions de limx→+∞ f (x) = ℓ et « f est uniformément continue ».
2) Montrer que f est uniformément continue sur R+ .
70 CHAPITRE 5. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE, DÉRIVATION
Chapitre 6

Calcul intégral

Ex 1172: T.P.E 03 Ex 1181: C.C.P 03


1) Soit φ une fonction convexe de R ver R et f une fonction continue de [0, 1] La fonction
vers R. Montrer ln x
Z 1 Z 1 f (x) =
1 + x2
φ( f (t) dt) ≤ φ(f (t)) dt.
0 0 est-elle intégrable sur ]0, +∞[ ?
2) Etudier la réciproque : si φ est continue et pour toute fonction f , continue de
Ex 1182: X 03
[0, 1] vers R
Z 1 Z 1 1) Soit (an )n∈N une suite de réels de carré sommable. Démontrer que
φ( f (t) dt) ≤ φ(f (t)) dt
0 0
an ap
( )(n,p)∈N2
alors φ est convexe. n + p+1

Ex 1173: T.P.E 03 est sommable.


Comparer Indication : Si P est un polynôme à coefficients réels, montrer que :
Z +∞ +∞
X
t 1 Z Z
t
dt à . 1 π
0 e −1 n=1
n2 P (t)dt = −i P (eiθ )eiθ dθ.
−1 0
Ex 1174: Centrale-Supélec 03
On pose 2) On suppose f continue sur ]0, 1[, à valeurs réelles et de carré intégrable. Mon-
Z +∞ trer que
In = (sin u)2n e−au du Z 1
0 an = xn f (x) dx
0
où a est un réel strictement positif.
P
1) Etude de la série entière n≥0 In xn . existe et que
2) Etude aux bornes de l’intervalle de convergence. +∞
X Z 1
Indication : (pour les deux questions) Trouver une relation de récurrence entre a2n ≤ π f 2 (x) dx.
0
In+1 et In . n=0

Ex 1175: Mines-Ponts 03 Ex 1183: Mines-Ponts 03


Etudier l’existence de Z   Montrer que
+∞
1 Z +∞ +∞
ln 1 + dx. sin ax X a
0 x2 dx = .
x
e −1 a + n2
2
0 n=0
Ex 1176: Mines-Ponts 03
Montrer que Ex 1184: Mines-Ponts 03
Z +∞ +∞
X
sin ax a Existence et calcul de
dx = Z 1
0
x
e −1 n + a2
2 (ln t)(ln(1 − t))
n=1 dt.
0 t
et trouver la valeur de cette somme en développant en série de Fourier la fonction
2π-périodique valant eax sur [0, 2π[. Ex 1185: Centrale-Supélec 03
Ex 1177: ENS Lyon 03 Calculer Z +∞
H est l’ensemble des fonctions continues sur R, 2π-périodiques, à valeurs com- sin xt −t
I(x) = e dt.
plexes. On le munit du produit scalaire 0 t
Z 2π Indication : Utiliser I ′ .
1
(f |g) f (t)g(t) dt.
2π 0 Ex 1186: Centrale-Supélec 03
Calculer Z +∞
On lui associe la norme kf k2 et on note H0 = {f ∈ H; (f |1) = 0}.
1) Montrer que pour tout f de H il existe un unique λf dans C tel que J(x) = eixt e−t tα−1 dt.
0
kf − λf k2 = inf kf − λk2 .
λ∈C Ex 1187: C.C.P 03
Nature de Z ∞
2)
R x Soit I l’application qui à un élément f de H associe I(f ) = F avec F (x) = ln(x)
0 f (t) dt. Déterminer I
−1
(H). dx?
0 1 + x2
˜
3) On considère maintenant l’application I de H0 vers H qui à f associe F − λF ,
où F = I(f ). Montrer que I˜ est linéaire et injective. Décrire son image. Ex 1188: Centrale-Supélec 03
Ex 1178: Mines-Ponts 03 Nature de Z ∞
Limite de la suite (In )n∈N définie par sin(x + x12 ) cos(x2 + x1 )
dx
Z 1 1 x
dx
In = x x .
0 (1 + x)(1 + 2 ) · · · (1 + n ) Ex 1189: T.P.E 03
Calculer Z
Ex 1179: ENSAE 03 dt
In = .
0
Soit f ∈ C ([0, 1], R) déterminer R + (1 + t2 )n
Z 1
hf (x) Ex 1190: Navale 03 R
lim+ dx. +∞ 2
Equivalent en +∞ de x e−t dt ?
h→0 0 h2 + x2
Ex 1191: Mines-Ponts 03
Ex 1180: Centrale-Supélec 03 Soit f continue de [0, 1] vers R. Montrer que
Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R) déterminer
Z Z 1 +∞
X Z
1
hf (x) (−1)n−1 1 x(1−t)n
lim dx. f (t) dt = lim e f (t) dt.
h→0+ h2 + x2 0 x→+∞
n=1
n! 0
0

71
72 CHAPITRE 6. CALCUL INTÉGRAL

Ex 1192: Centrale-Supélec 03 Ex 1203: Mines-Ponts 04


1) Soit f continue de R vers C. Soit A < B des réels. déterminer Z +∞
ln(1 + xt)
Z B f (x) = dt.
0 t(1 + t2 )
lim cos nx f (x) dx.
n→+∞ A 1) Domaine de définition ?
2) Continuité ? (note 1 )
2) f étant de plus supposée intégrable, montrer que 3) Dérivabilité ?
Z +∞ 4) Continuité de la dérivée ?
lim sin2 nx f (x) dx 5) Calculer f ′ (x).
n→+∞ 0 6) Calculer f (x).
existe et donner sa valeur. Ex 1204: Centrale-Supélec 04
Calculer Z x
Ex 1193: Centrale-Supélec 04 dt
On définit, pour x réel p
Z +∞ −12 (t − 8)(t + 7)
cos xt
I(x) = dt. Ex 1205: Centrale-Supélec 04
0 ch t
Calculer, pour x ∈ R − {−1, 1} :
Exprimer I(x) sous la forme de la somme d’une série.
Z 2π
Ex 1194: Mines-Ponts 04 dt
Définissons f par : 0 (x − eit )
Z ∞
arctan(xt)
f (x) = dt. Ex 1206: Mines-Ponts 04
0 t(1 + t2 )
Montrer que f est C 1 sur un intervalle à déterminer, calculer f ′ (x) et en déduire E = {f ∈ C 1 ([0, 1], R); f (0) = 0, f ′ (1) = 0}.
f (x).
On définit u sur E par
Ex 1195: Mines-Ponts 04 Z x Z 1
Etudier Z u(f )(x) = tf (t) dt + xf (t) dt.
2x
1 0 x
f (x) = dt.
x ln t 1) Montrer que u définit un élément de L(E).
2) Valeurs propres et vecteurs propres de u ?
Ex 1196: T.P.E. 04
3) Montrer que u est une application continue pour la norme associée au produit
Existence et calcul de Z +∞ scalaire Z
2 1
F (x) = cos xt e−t dt. < f, g >= f (t)g(t) dt.
0
0

Ex 1197: T.P.E. 04 Ex 1207: Mines-Ponts 04


Soit f définie sur R+ par Z +∞ 2
2
+ xt2 )
Z +∞ f (x) = e−(t dt.
cos xt 0
f (x) = dt.
0 1 + t2 1) Domaine de définition de f .
′′ 2) Continuité de f .
1) Montrer que f est deux fois dérivable et que f (x) = f (x).
3) Dérivabilité de f .
2) En déduire une expression de f à l’aide des fonctions usuelles.
4) Calcul de f à l’aide d’une équation différentielle.
Ex 1198: Mines-Ponts 04 Ex 1208: Mines-Ponts 04
Soit f définie par On pose
Z +∞ Z +∞ −tx Z +∞
f (x) = ln(t) e−xt dt. e sin(t)
f (x) = 2
dt et g(x) = dt.
0 0 1 + t 0 t+x
1) Domaine de définition de f . 1) Montrer que f et g sont solutions de l’équation différentielle (E) : y ′′ + y = x1 .
2) Continuité de f ? R +∞ sin(t)
2) En déduire la valeur de 0 t dt.
Ex 1199: Centrale-Supélec 04 Ex 1209: Centrale-Supélec 04
On définit F sur ]0, 1[∪]1 + ∞[ par Soit φ ∈ C 1 ([0, 1], [0, 1]), f continue de [0, 1] vers R. On suppose
Z x2 ∀x ∈ [0, 1] |φ′ (x)| < 1.
dt
F (x) = .
x ln t On pose pour n dans N φn = φ ◦ · · · ◦ φ, l’itéré n-ième de φ pour la composition.
Déterminer Z
1) Dérivée de F ? Variations de F ? 1
2) Limites de F en 0 et +∞ ? lim f (φn (x)) dx.
n→+∞ 0
3) Montrer que la limite de F en 1 est ln 2.
4) Etudier la dérivabilité en 1 de F . Ex 1210: Centrale-Supélec 04
Calculer Z
Ex 1200: T.P.E. 04 +∞
e−at − e−bt
R1 t R1 ln(1+t)
Calculer 0 1+tx dx puis 0 dt.
1+t2 dt. 0 t
Ex 1201: Mines-Ponts 04
Ex 1211: Centrale-Supélec 04
Soit s0 ∈ R et f ∈ C(R+ , R). On suppose que
1) Soit f une fonction de C 0 (R+ , R+ ) intégrable. Montrer qu’il existe une fonction
Z x continue g strictement croissante de R+ vers R+ , tendant vers +∞ en +∞ et telle
x 7−→ f (t)e−s0 t dt que f g soit intégrable.
0
2) Soit f une fonction de C 0 (R+ , R+ ) non-intégrable. Montrer qu’il existe une
admet une limite finie en +∞. Soit s > s0 , montrer qu’il en est de même pour : fonction continue g strictement décroissante de R+ vers R+ , tendant vers 0 en
Z x +∞ et telle que f g soit non-intégrable.
x 7→ f (t)e−st dt Ex 1212: Mines-Ponts 04
0 Montrer qu’il existe une fonction continue sur R+ , à valeurs réelles, intégrable
. mais ne tendant pas vers 0 en +∞.
Ex 1202: Centrale-Supélec 04 Ex 1213: Centrale-Supélec 04
n!
1) Calculer Pour n ≥ 1 on pose un = nn+1 . P
Z +∞ 1) Rayon de convergence de la série entière n≥1 un xn .
sin xt
I(x) = e−t dt. 2) Etude aux bornes.
0 t
3) Montrer que
Z +∞
2) Calculer, pour α > 0 :
un = tn e−nt dt.
Z +∞ 0
−t α−1 itx P+∞
J(x) = e t e dt. En déduire l’écriture de n=1
n
un x sous la forme d’une intégrale.
0
1. L’examinateur souhaitait des justifications séparées our l’existence et la continuité.
73

Ex 1214: Centrale-Supélec 04 Ex 1225: INT 05


1) Soit f continue de R+ vers R+ , intégrable. Montrer qu’il existe g continue, Calculer Z π  
positive, croissante et tendant vers +∞ en +∞ telle que f g soit intégrable. b − x cos t
ln dt.
2) Soit f continue de R+ vers R+ , non-intégrable. Montrer qu’il existe g continue, 0 a − x cos t
positive, décroissante et tendant vers 0 en +∞ telle que f g soit non-intégrable.
Ex 1226: I.N.T. 05
Ex 1215: Mines-Ponts 04 Existence et calcul de Z +∞
Si f et g sont deux fonctions continues sur [0, +∞[ on pose sin3 x
Z x dx.
0 x2
h(x) = f (x − t)g(t) dt.
0 Ex 1227: Mines-Ponts 05
1) h est-elle définie, est-elle continue ? Soit f définie sur ]0, +∞[
2) Montrer que Z +∞
Z x e−t
f (x) = dt
h(x) = g(x − t)f (t) dt. 0 x+t
0
3) Si f est bornée et g intégrable h est-elle bornée ? Déterminez les limites et les équivalents en 0+ et en +∞.
4) h est-elle bornée lorsque f (x) = sinx x et g(x) = cos αx ? Ex 1228: Centrale-Supélec 05
Ex 1216: Mines-Ponts 04 (Maple à disposition). On considère :
Déterminer les fonctions continues sur R vérifiant :
Z x +∞
X 1
f (x) = 1 − (x + u)f (x − u) du. f : t 7→ .
n=1
n4 + t4
0

Ex 1217: Centrale-Supélec 04 1) Domaine de définition de f .


1) On pose 2) Continuité de f ? f est-elle de classe C 1 ?
Z 1 3) Calculer
1 Z +∞
un = dx. dx
0 1 + x + · · · + xn .
P 0 1 + x4
Etudier la suite (un ) et la série n≥0 un .
2) Même question avec 4) Equivalent de f en +∞ ?
Z 5) Montrer que
1
xn+1 Z 1 +∞
X
un = dx. dx (−1)n
1 + x + · · · + xn 4
= .
0
0 1+x n=0
4n + 1
Ex 1218: C.C.P 04
Ex 1229: Centrale-Supélec 05
Soit f continue sur R × [a, b].
Soit Z
1) Montrer que f est uniformément continue sur toute partie [c, d] × [a, b]. En π