Vous êtes sur la page 1sur 80

PSI* ORAUX 2017 ---------------------

Note : la section 1 contient des sujets CCP et ENSAM.


la section 2 contient des sujets Centrale - Supelec.
L'épreuve maths 1 dure 30mn sans préparation, l'épreuve maths 2 dure 30mn avec préparation de 30 mn,
et usage de Python. L'une et l'autre ont pour coecient 12/100 .
la section 3 contient des sujets Mines-Ponts et écoles du même groupe .
la section 4 contient des sujets X-ENS
Les exercices plus diciles sont indiquées par une ou deux **

1 CCP - ENSAM : -------------------------------


1.1 CCP 9 RMS
 
a1 a1 ···a1
 a2 a2 ···a2 
Soit A = 
 .. ..

..  ∈ Mn (R), non nulle.
 . . . 
an an · · · an
a) Quel est le rang de la matrice A ?
b) Donner une condition nécessaire et susante pour que A soit la matrice d'un projecteur.
c) On revient au cas général. On pose B = 2A − tr(A)In . Calculer le déterminant de B .
d) Donner une condition nécessaire et susante pour que B soit inversible.
f) Calculer B 2 . Calculer B −1 dans le cas où B est inversible.
 
a1  
 a2 
SOLUTION : a) Si on note C la colonne  
 .. , qui est non nulle puisque A ̸= 0, alors A =  C C ··· C 
 . 
an
est une matrice de rang 1 puisque toutes ses colonnes sont égales et que A ̸= 0. rg(A) = 1
 
a1 σ a1 σ · · · a1 σ
 a2 σ a2 σ · · · a2 σ 
b) En notant σ = a1 + a2 + · · · + an , A2 =   .. .. .. 

= σA
 . . . 
an σ a n σ · · · an σ
A est une matrice de projection ⇐⇒ A2 = A ⇐⇒ σA = A ⇐⇒ (σ − 1)A = 0
⇐⇒ σ = 1
En conclusion, A est une matrice de projection ⇐⇒ σ = 1 ⇐⇒ tr(A) = 1

2a1 − σ 2a1 ··· 2a1

2a2 2a − σ · · · 2a
2 2
c) det(2A − tr(A)In = .
.. .
.. .
..


2an 2an · · · 2an − σ
σ σ ··· σ 1 1 ··· 1

2a2 2a2 − σ · · · 2a 2a 2a 2−σ ··· 2a2
= 2 2
.. .
.. .
.. = σ . .. ..
(L1 ←− L1 + L2 + · · · + Ln ) . .. . .

2an 2a · · · 2a − σ 2an 2a ··· 2an − σ
n n n
0 0 ··· 0 1
 
C1 ←− C1 − Cn 0 −σ · · · 0 2a2


 C 2 ←− C 2 − C n



..
. .
.. .
.. .
..



.
.. 

= σ
0 0 · · · −σ 2an−1


Cn−1 ←− Cn−1 − Cn

σ σ ··· σ 2an − σ n
En développant successivement suivant
la première ligne puis la première colonne,
0 −σ ··· 0



.. .. .. −σ
··· 0
. . .
= −σ 2 ... ..

det(2A − tr(A)In = σ(−1)n+1 0 0 ··· −σ .

0 ··· −σ
n−2
σ σ ··· σ n−1
det(2A − tr(A)In = (−1)n−1 σ n = (−1)n−1 tr(A)n

1
d) B est inversible ⇐⇒ det(B) ̸= 0 ⇐⇒ tr(A) ̸= 0
e) B 2 = (2A − tr(A)In )2 = 4A2 − 4tr(A)A + tr(A)2 In Or A2 = tr(A).A, d'où :
B 2 = 4tr(A)A − A4tr(A)A + tr(A)2 In = tr(A)2 In donc B −1 = (tr(A))
1
2 In

1.2 CCP 23 RMS

Soient E un C-espace vectoriel de dimension nie n > 1 et u ∈ L(E) un endomorphisme ayant n valeurs propres
distinctes.
a) Que peut-on dire de u ?
b) Montrer que si g ∈ L(E) est solution de l'équation (E) : g 2 = u, alors tout vecteur propre de u est
aussi vecteur propre de g .
c) Combien l'équation (E) admet-elle de solutions ?
SOLUTION : a) Si u ∈ L(E) admet n valeurs propres distinctes, alors u est diagonalisable.

b) Notons λ1 , λ2 , · · · , λn les valeurs propres de u, supposées distinctes. Soit g ∈ L(E), tel que g 2 = u.
Alors go u = go g 2 = g 3 = go2 g = uo g .
Soit x un vecteur propre de u. Il existe λi ∈ C tel que u(x) = λi x. λi étant une valeur propre simple, le
sous espace Eu (λi ) est la droite Vect(x).
go u(x) = g[u(x)] = g(λi x) = λi g(x)) = uo g(x). L'égalité u[g(x)] = λi g(x) montre que :
g(x) ∈ Eu (λi ) = Vect(x).
Donc il existe µ ∈ C tel que g(x) = µx, ce qui montre que x est un vecteur propre de g .
b) Soit (v1 , v2 , · · · , vn ) une base de E forméede vecteurs propres de
 u (u a été supposé diagonalisable).
0 λ1 0 ···
 0  0 λ2 ···
La matrice de u dans cette base est ∆ = 
 .. .. . .

..  .
 . . . . 
0 0 · · · λn
Soit g ∈ L(E)tel que g 2 = u. d'après la question précédente, (v1 , v2 , · · · , vn ) sontdes vecteurs propres 
de
µ1 0 · · · 0
 0 µ2 · · · 0 
 
g . Donc la matrice de g dans la base (v1 , v2 , · · · , vn ) est diagonale, de la forme : D =  . .. . . ..  .
 .. . . . 
0 0 · · · µn
g 2 = u ⇐⇒ D2 = ∆ ⇐⇒ ∀i, µ2i = λi
• Premier cas : Aucune des valeurs propres λi de u n'est nulle (ce qui équivaut à supposer que u est inversible
∏n
puisque det(u) = λi ). Chaque complexe λi admet deux racines carrées non nulles opposées dans C , βi et
i=1
−βi  
±β1 0 ··· 0
 0 ±β2 ··· 0 
Donc D = 
 .. .. .. ..

, ce qui donne 2n solutions.
 . . . . 
0 0 ··· ±βn
• Deuxième cas : L'une des valeurs propres de u est nulle (par exemple λ1 ) (ce qui équivaut à supposer que
u est n'est pas inversible).
Alors λ1 = 0 admet une seule racine carrée dans C, à savoir β1 = 0, et les autres λi ont deux racines carrées
complexes distinctes
 comme dans le cas
 précédent.
0 0 ··· 0
 0 ±β2 ··· 0 
Donc D = 
 .. .. .. ..

, ce qui donne 2n−1 solutions.
 . . . . 
0 0 ··· ±βn

1.3 CCP 26 RMS

Montrer que l'on dénit un produit scalaire sur Mn (R) en posant, pour A et B dans Mn (R),
< A, B >= tr( A.B),
t

0
1 2
b) Soit M =  2 0 1 .
−1 −1 0
Calculer la distance de M à S3 (R)
c) Soit H l'ensemble des matrices de M3 (R) de trace nulle. Montrer que H est un sous espace vectoriel et
calculer sa dimension.
2
Soit J la matrice de M3 (R) dont tous les coecients sont égaux à 1. Calculer la distance de J à H .
{
Mn (R) × Mn (R) −→ R
SOLUTION : a) Voir le cours. L'application Φ : (A, B) 7→ tr( t A.B)
est le produit scalaire
canonique sur Mn (R) .
b) ∀M ∈ Sn (R), ∀N ∈ An (R),
< W, N >= tr( t M.N ) = tr(M.N ) = tr( t (M.N )) = tr( t N.M ) = tr(−N.M ) = −tr(M.N ) = − < M, N >
donc < M, N >= 0, ce qui montre que Sn (R) ⊥ An (R), soit encore que An (R) ⊂ (Sn (R))⊥
De plus, dim(Sn (R)) = n(n+1) 2 et dim(An (R)) = n(n−1)2 et donc dim(An (R)) = n2 − dim(Sn (R)) =
dim(Sn (R)⊥ ) , ce qui montre par inclusion et égalité des dimensions que An (R) = (Sn (R))⊥
Par le théorème de la projection, on sait que si M est un vecteur d'un espace euclidien E , et F un sous-espace
de E , alors la distance de M à F est : d(M, F ) = ∥M − p(M )∥ où p(M ) est le projeté orthogonal de M sur le
sous espace F .
M + tM M − tM
La décomposition M = + montre que le projeté orthogonal de M sur le sous
2 }
| {z 2 }
| {z
∈Sn (R) ∈An (R)=(Sn (R))⊥

M+ M t M − tM
espace Sn (R) est p(M ) = . Donc d(M, Sn (R)) = ∥M − p(M )∥ =

 2    2   
0 1 2 0 1 2 0 2 −1 0 −1 3
1 1
Lorsque M =  2 0 1  , M −p(M ) =  2 0 1  −  1 0 −1  =  1 0 2 .
2 2
−1 −1 0 −1 −1 0 2 1 0 −3 −2 0

M − t M 2 √
d(M, Sn (R))2 = = 1 (0 + 1 + 9 + 1 + 0 + 4 + 9 + 4 + 0) = 7 . Donc d(M, Sn (R)) = 7
2 4
c) • L'application "trace" : (M 7→ tr(M )) est une forme linéaire non nulle sur Mn (R) .
Son noyau H est donc un hyperplan vectoriel de Mn (R), de dimension n2 − 1
(puisque dim(Mn (R)) = n2 ) .
• Remarquons que ∀M ∈ H, < In , M >= tr( t In .M ) = tr(M ) = 0. Donc In ∈ H⊥ . Puisque H est un
hyperplan, son orthogonal est une droite, qui contienr In . C'est donc la droite Vect(In ) : H⊥ = Vech(In )
• Notons p la projection orthogonale sur le sous espace H et q la projection orthogonale sur son supplémentaire
orthogonal Vect(In ). ∀M ∈ Mn (R), p(M ) + q(M ) = M .
Décomposons le vecteur M ∈ Mn (R) sur la somme H ⊕ H⊥ = H⊕Vect(In ) :
tr(M ) tr(M )
M= In + M − In
| n{z } | {zn }
∈ V ect(In ) ∈H

donc p(M ) = M − tr(M, mais il est plus simple de faire de calcul sur q(M ) = tr(M
)
n In
)
n In
Puisque la décomposition M = p(M ) + q(M ) est orthogonale, par le théorème de Pythgore,
∥M ∥2 = ∥p(M )∥2 + ∥q(M )∥2
( )
tr(M ) 2 tr(M ) 2 (tr(M ))2
d(M, H) = ∥M − p(M )∥ = ∥q(M )∥ =
2 2 2
In = ∥In ∥2 =
n n | {z } n
  =1+1+...+1=n
1 1 1 √ √
En particulier, si n = 3 et M = J =  1 1 1 , d(J, H) = 93 = 3
1 1 1

1.4 CCP 74 RMS

Soient p dans ]0; 1[, X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant la géométrique de paramètre p,
U = max{X, Y }, V = min{X, Y }.
a) Déterminer les lois de U , de V et de (U, V ).
b) Déterminer la loi de U + V .
c) Calculer E(U + V ).
SOLUTION : a) X ,→ G(p), Y ,→ G(p), X(Ω) = Y (Ω) = N∗ . P (X = k) = pq k−1 avec q = 1 − p
Donc U (Ω) = N . ∗

• ∀k ∈ N∗ , (U = k) = [(X = k) ∩ (Y = 1)] ∪ [(X = k) ∩ (Y = 2)] ∪ · · · ∪ [(X = k) ∩ (Y = k − 1)]


∪[(X = k)∩(Y = k)]∪[(X = 1)∩(Y = k)]∪[(X = 2)∩(Y = k)]∪· · ·∪[(X = k−1)∩(Y = k)]

k ∪
k−1
= [(X = k) ∩ (Y = h)] ∪ [(X = l) ∩ (Y = k)]
h=1 l=1
Ces évènements étant deux à deux incompatibles,

k ∑
k−1
P (U = k) = P [(X = k) ∩ (Y = h)] + P [(X = l) ∩ (Y = k)]
h=1 l=1
3
Les variables X et Y étant supposées indépendantes,

k ∑
k−1
P (U = k) = P (X = k)P (Y = h) + P (X = l)P (Y = k)
h=1 l=1

k ∑
k−1
= pq k−1 pq h−1 + pq l−1 pq k−1
h=1 l=1

k ∑
k−1
1 − qk 1 − q k−1
= p2 q k−1 q h−1 + p2 q k−1 q l−1 = p2 q k−1 + p2 q k−1
1−q 1−q
h=1 l=1
= pq k−1 (1 − q k + 1 − q k−1 ) ( car 1 − q = p)

∀k ∈ N , P (U = k) = pq k−1
(2 − q − q
k k−1
)

∪ ∞

• ∀k ∈ N∗ , (V = k) = [(X = k) ∩ (Y = h)] [(X = l) ∩ (Y = k)]
h=k l=k+1

∑ ∑∞
P (V = k) = P [(X = k) ∩ (Y = h)] + P [(X = l) ∩ (Y = k)]
h=k l=k+1
∑∞ ∞

P (V = k) = P (X = k)P (Y = h) + P (X = l)P (Y = k)
h=k l=k+1

∑ ∞

= pq k−1 pq h−1 + pq l−1 pq k−1
h=k l=k+1

∑ ∞
∑ ( )
2 k−1 h−1 q k−1 qk
=p q q + p2 q k−1 q l−1 = p2 q k−1 +
1−q 1−q
h=k l=k+1
= pq k−1 (q k−1 + q k )
∀k ∈ N∗ , P (V = k) = pq k−1 (q k + q k−1 )
• L'évènement U = max(X, Y ) = k, V = min(X, y) = h est impossible si k < h.
Si h = k, ((U, V ) = (k, k)) = (X = k) ∩ (Y = k), et par indépendance,
P [(U, V ) = (k, k)] = P (X = k)P (Y = k) = p2 q 2k−2
Si h < k, ((U, V ) = (k, h)) = [(X = k)∩ (Y = h)] ∪ [(X = h)∩ (Y = k)], par incompatibilité et indépendance,
P [(U, V ) = (k, h)] = P (X = k)P (Y = h) + P (X = h)P (Y = k) = p2 q k+h−2 + p2 q h+k−2 = 2p2 q h+k−2

 0 si k < h
En résume, ∀(k, h) ∈ N∗ 2 , P [(U, V ) = (k, h)] = p2 q 2k−2 si k = h

2p2 q h+k−2 si k > h
b) Remarquons que U + V = X + Y , donc (U + V )(Ω) = {n ∈ N, n > 2}
∀k > 2, (U + V = k) = (X + Y = k)
= (X = 1, Y = k − 1) ∪ (X = 2, Y = k − 2) ∪ · · · ∪ (X = k − 1, Y = 1)

k−1
= (X = h, Y = k − h), par incompatibilité et indépendance,
h=1

k−1 ∑
k−1 ∑
k−1
P (U + V = k) = P (X = h)P (Y = k − h) = pq h−1 pq k−h−1 = p2 q k−2
h=1 h=1 h=1

∀k > 2, P (U + V = k) = p (k − 1)q 2 k−2


∑ ∞

c) E(U + V ) = kP (U + V = k) = p 2
k(k − 1)q k−2
k=2 k=2

∑ 1
On sait que : ∀x ∈] − 1, 1[, et par application deux fois du théorème de dérivation des séries
x =k
1−x
k=0
∑∞ ∑∞
1 2
entières, ∀x ∈] − 1, 1[, kxk−1 = et k(k − 1)xk−2 =
(1 − x) 2 (1 − x)3
k=0 k=0
∑∞
2p2 2 2
d'où : E(U + V ) = p2 k(k − 1)q k−2 = = (puisque p + q = 1) E(U + V ) =
(1 − q)3 p p
k=2

1.5 CCP 92 RMS

 de dimension 3 muni d'une base B et f l'endomorphisme dont la matrice dans B


Soient Eun espace vectoriel
1 1 −1
est A =  −1 3 −3 
−2 2 −2
4
a) Montrer que E = ker(f 2 ) ⊕ ker(f − 2IdE ).
b) Donner un élément de ker(f 2 ) − ker(f ).  
0 1 0
c) Montrer qu'il existe une base B′ de E telle que M atB′ (f ) =  0 0 0 
0 0 2
d) Soit g ∈ L(E) tel que g 2 = f . Montrer que ker(f 2 ) est stable par g . Que peut-on en déduire ?
SOLUTION : a) Soit x ∈ ker(f 2 ) ∩ ker(f − 2IdE ).
Alors f (x) = 0 et f (x) = 2x . Donc f 2 (x) = 2f (x) = 4x = 0, ce qui entraîne que x = 0, et montre que
2

ker(f 2 ) ∩ ker(f − 2IdE ) = {0}.


Les deux sous espaces ker(f ) et ker(f − 2IdE ) sont en somme directe.
2

2 2 −2
A2 =  2 2 −2  est une matrice de rang 1. Donc dim(Imf 2 ) = rg(A2 ) = 1 et par le théorème du rang,
0 0 0
2
dim(ker f ) =  3 − 1 = 2. 
−1 1 −1
A − 2I3 =  −1 1 −3  a pour rang 2 (les deux premières colonnes sont égales et la troisième ne leur
−2 2 −4
est pas colinéaire).
{ Donc dim(ker(f − 2IdE )) = 3 − 2 = 1.
ker(f 2 ) ⊕ ker(f − 2IdE ) ⊂ E
Ainsi,
dim(ker(f 2 ) ⊕ ker(f − 2IdE )) = dim(ker(f 2 )) + dim(ker(f − 2IdE )) = 2 + 1 = 3 = dim(E)
donc ker(f 2 ) ⊕ ker(f − 2IdE ) = E
 
1
b) Soit x ∈ E , de vecteur colonne X =  0  dans la base B.
  1
0
Alors A2 .X = 0 et A.X =  −4  ̸= 0, donc x ∈ ker f 2 mais x ∈/ ker f ; x ∈ ker(f 2 ) − ker(f )
−4
 
0 1 0
c) Pour trouver une base B′ = (u, v, w) dans laquelle la matrice de f soit R =  0 0 0 , il faut rechercher
 0 0 2
 f (u) = 0
des vecteurs (u, v, w) tels que f (v) = u

f (w) = 2w  
1
Prenons donc v ∈ ker(f 2 ) − ker(f ), par exemple v = x de vecteur colonne V = X =  0  dans la base
1
B. Ainsi, f 2 (v) = 0 mais f (v) ̸= 0. Prenons
 alors
 u = f (v) , de sorte que f (u) = f 2
(v) = 0 .
0
u a pour matrice colonne U = A.V =  −4 
−4
Prenons enn pour  w un vecteur  non nul de ker(f −  2IdE ), qui vérie (A − 2I3 ).W = 0,
−1 1 −1 1
c'est à dire  −1 1 −3  .W = 0 W =  1  convient.
−2 2 −4 0
(u, v) est une base de ker(f ) , w est une base de ker(f − 2IdE ), (u, v, w) est donc une base de E .
2

(puisque ker(f 2 ) ⊕ ker(f − 2IdE ) = E )


 
0 1 0
Dans la base B′ = (u, v, w) f a pour matrice : M atB′ (f ) =  0 0 0 
0 0 2
 
0 1 1
La matrice de passage de B à B′ est P =  −4 0 1 
−4 1 0
d) Soit g ∈ L(E) tel que g 2 = f .
Soit x ∈ ker f 2 : f 2 (x) = 0.
f 2 (g(x)) = go4 g(x) = g 5 (x) = go g 4 (x) = g(f 2 (x)) = g(0) = 0 , donc g(x) ∈ ker f 2 .
ker f 2 est donc stable par g .
??????????????????????????????

5
1.6 CCP 101 RMS

Soit A ∈ M6 (R) inversible et vériant A3 − 3A2 + 2A = 0, ainsi que tr(A) = 8.


a) Montrer que A est diagonalisable.
b) Que peut-on dire sur les valeurs propres de A ?
c) Donner une matrice diagonale semblable à A.
d) Déterminer le polynôme caractéristique et l'ensemble des polynômes annulateurs de A.
SOLUTION : a) Le polynôme X − 3X + 2X = X(X − 1)(X − 2) est un polynôme annulateur de la matrice
3 2

A, scindé dans R[X], à racines simples. A est donc diagonalisable dans M6 (R).
b) Le polynôme annulateur X(X − 1)(X − 2) a pour racines 0, 1 et 2. Donc Sp(A) ⊂ {0, 1, 2}.
Mais A est supposée inversible, donc 0 n'est pas valeur propre de A : Sp(A) ⊂ {1, 2}.
Mais, puisque A est diagonalisable, si le spectre de A était réduit à {1}, A serait semblable à la matrice
diagonale I6 , dont la trace vaut 6 et non pas 8. Ce cas est donc exclu.
De même, si le spectre de A était réduit à {2}, A serait semblable à la matrice diagonale 2 I6 , dont la trace
vaut 12 et non pas 8. Ce cas est lui aussi exclu. Donc Sp(A) = {1, 2}
c) A est diagonalisable et a pour valeurs propres 1 et 2. 

 16p65

16q65
Donc A est semblable à une matrice diagonale du type diag(1, · · · , 1, 2, · · · , 2), avec
| {z } | {z } 
 p+q =6

p f ois p f ois p + 2q = tr(A) = 8
Les deux dernières équations donnent immédiatement
 : p = 4,  q = 2.
1 0 0 0 0 0
 0 1 0 0 0 0 
 
 0 0 1 0 0 0 
Donc A est semblable à la matrice ∆ =  

 0 0 0 1 0 0 
 0 0 0 0 2 0 
0 0 0 0 0 2
d) Le polynôme caractéristique de A est χA (X) = (X − 1)4 (X − 2)2 (c'est celui de ∆)
Les polynômes annulateurs de A sont les polynômes de la forme Q(X) = (X − 1)(X − 2)T (X), T (X) ∈ R[X]

1.7 CCP 109 RMS

Soit M une matrice de Mn (R) vériant la relation : M 2 + t M = In


a) Montrer que M est diagonalisable.
b) Montrer que 1 n'est pas valeur propre de M , et que M est inversible.
c) Montrer que M admet un polynôme annulateur de degré 2 , que M est symétrique et de trace nulle.
SOLUTION : a) Recherchons un polynôme annulateur de M :
M 2 + t M = In =⇒ t M = In − M 2 =⇒ M = In − (t M )2
=⇒ M = In − (In − M 2 )2 =⇒ M = In − (In − 2M 2 + M 4 )
=⇒ M = 2M 2 − M 4
=⇒ M 4 − 2M 2 + M = 0
Le polynôme Q(X) = X 4 − 2X 2 + X est un polynôme annulateur de M .
Q(X) = X(X 3 − 2X + 1) = X(X − 1)(X 2 + X − 1) √ √
δ = 1 + 5 > 0 . Le polynôme X 2 + X − 1 admet pour racines x1 = −1+2 5 et x2 = −1−2 5
Donc Q(X) = X(X − 1)(X − x1 )(X − x2 ) est un polynôme scindé dans R[X]. La matrice M admet un
polynôme annulateur scindé dans R[X], à racines simples. M est donc diagonalisable dans Mn (R).
b) Supposons que 1 soit valeur propre de M . Alors il existe un vecteur colonne V ∈ Rn , non nul, tel que :
M.V = 1.V = V .
Alors M 2 .V = M.V = V et t (M.V ) = t V = t V t M
En multipliant l'égalité M 2 + t M = In à gauche par t V et à droite par V , on obtient :
t 2
V. |M{z.V} + |t V{zt M} .V = t V.V = ∥V ∥2 =⇒ ∥V ∥2 + ∥V ∥2 = ∥V ∥2 =⇒ ∥V ∥2 = 0 =⇒ V = 0 ,
=V = tV
ce qui est absurde puisqu'un vecteur propre est par dénition non nul.
Donc 1 n'est pas valeur propre de M
• Dès lors, χM (1) = det(In − 1.M ) = det(In − t M ) = det(M 2 ) = (det M )2 ̸= 0.
| {z }
̸=0
La relation det(M ) ̸= 0 entraîne que M est inversible .
c) On a vu que Q(M ) = M (M − In )(M 2 + M − In ) = 0
M est inversible (question précédente), de même que M − In puisque det(M − In ) = χM (1) ̸= 0
En multipliant la relation précédente à gauche par M −1 puis par (M − In )−1 , on obtient :
6
M 2 + M − In = 0, ce qui montre que le polynôme X 2 + X − 1 est un polynôme annulateur de M .
{
M 2 + t M − In = 0
• En soustrayant les deux relations , on obtient : t M = M , ce qui montre que
M 2 + M − In = 0
la matrice M est symétrique

1.8 CCP 178

Soit A ∈ Rn une matrice colonne non nulle. (n entier > 2)


Montrer que B = A.AT est diagonalisable.
Déterminer le rang de B . Calculer B 2 .
Donner les éléments propres de A. Calculer det(In + B) en fonction du vecteur A.
     
a1 a1 a21 a1 a2 ··· a1 an
 a2   a2   a2 a1 a22 ··· a2 an 
     
SOLUTION : A =  . . B = A.AT =  .  × (a1 a2 · · · an ) =  . .. .. 
 ..   ..   .. . . 
 an  an an a1 an a2 ··· a2n

B =  a1 A a2 A · · · an A  (matrice carrée dénie par blocs colonnes)

Chaque colonne est colinéaire à la colonne A, donc rg(B) 6 1.


La colonne A n'est pas nulle, il existe un indice k tel que ak ̸= 0. Alors la colonne ak A de la matrice B n'est
pas nulle, ce qui montre que rg(B) > 1. Finalement rgB = 1
   
a1 a1
 a2   a2 
   
• B 2 = A.AT .A.AT =  .  × (a1 a2 · · · an )  .  × (a1 a2 · · · an )
 ..   .. 
an an
   
a1 ( n ) ( n ) a1 ( n )
 a2  ∑ ∑  a2  ∑
  2  
= . × ai × (a1 a2 · · · an ) =
2
ai  .  × (a1 a2 · · · an ) = 2
ai .B
 ..  i=1 i=1
 ..  i=1
an an
( n )

B2 = a2i .B = tr(B).B = ∥A∥2 .B
i=1

• B est de rang 1 < n. Donc 0 est valeur propre de B . Par ailleurs dim(E0 (A)) = n − rg(B) = n − 1. Et
puisque B est diagonalisable, dim(E0 (A)) = ordre(B).
Donc 0 est valeur propre de B d'ordre n − 1. Reste une dernière valeur propre λ non nulle à déterminer.
Le polynôme Q(X) = X 2 − tr(B)X = X(X − tr(B)) est un polynôme annulateur de B .
∑ n
Donc Sp(B) ⊂ {0, tr(B)}. La dernière valeur propre de B ne peut être que λ = tr(B) = a2i = ∥A∥2 .
i=1
Donc Sp(B) = {0, tr(B)} = {0, ∥A∥ } 2

Remarque : On peut aussi déterminer la dernière valeur propre par la relation qui donne la somme des valeurs
propres d'une matrice : (n − 1) × 0 + λ = tr(B) =∥A∥2 
x1
 x2 
 
• Recherchons les sous-espaces propres. Soit X =  ..  ∈ Rn .
 . 
xn

  
a1 x1
 a2   x2 
   
B.X = 0 ⇐⇒ A.AT .X = 0 ⇐⇒  .  × (a1 a2 · · · an ) ×  .  = 0
 ..   .. 
an xn
 
a1 ( n ) ( n )
 a2  ∑ ∑ ∑n
 
⇐⇒  .  × ai xi = 0 ⇐⇒ ai xi .A = 0 ⇐⇒ ai x i = 0
 ..  i=1 i=1 i=1
an
Le sous espace propre E0 (B) = ker B est l'hyperplan d'équation a1 x1 + · · · + an xn = 0
C'est aussi l'hyperplan de Rn orthogonal au vecteur A.
On sait que les sous-espaces propres d'une matrice réelle symétrique sont deux à deux orthogonaux.
7


Le sous-espace propre de B associé à la valeur propre tr(B) = ∑ a2 > 0
n

i

i=1
est donc la droite vectorielle de R dirigée par le vecteur A.
n

• Puisque B est diagonalisable et a 0 pour valeur propre d'ordre n − 1, et ∥A∥2 pour valeur propre simple,
χB (X) = X n−1 (X − ∥A∥2 )
 
0 0 ··· 0 0
 0 0 ··· 0 0 
 
• B est semblable à la matrice ∆ =  ... .. ..
 .. 
. . . 
 
 0 ··· 0
0 0 
0 ··· 0
0 det(B)
 
1 0 ··· 0 0
 0 1 ··· 0 0 
 
In + B est semblable à la matrice ∆ =  ... .. ..
 .. 
. . . 
 
 0 0 ··· 1 0 
0 0 ··· 0 1 + det(B)
Deux matrices semblables ayant même déterminant, det(In + B) = 1 + tr(B) = 1 + ∥A∥2
Autre raisonnement : χB (x) = det(xIn − B) = (−1)n det(B − xIn ) = xn−1 (x − ∥A∥2 )
Donc det(In + B) = (−1)n χB (−1) = (−1)n (−1)n−1 (−1 − ∥A∥2 ) = 1 + ∥A∥2

CCP 181

Résoudre{ matriciellement le système diérentiel :


x′ = −x − 4y + 4et
y ′ = x + 3y
( )
−1 −4
SOLUTION : a) Réduisons la matrice du système A =
1 3
x+1 4
χA (x) = det(xI2 − A) = = (x + 1)(x − 3) + 4 = x2 − 2x + 1 = (x − 1)2
−1 x−3
A admet ( une unique
) valeur propre double : λ = 1. Si A était diagonalisable, elle serait semblable à la
1 0
matrice I2 = , et donc égale à I2 , ce qui n'est pas le cas.
0 1
A n'est donc pas diagonalisable (ni dans R, ni dans C) ( )
1 1
Montrons que A est semblable à la réduite de Jordan R = .
0 1
Considérons l'endomorphisme g de R(2 canoniquement ) associé à la matrice A : la matrice de g dans la base
−1 −4
canonique B0 = (e1 , e2 ) de R est A =
2
1 3
( )
a
• Recherchons le sous espace propre associé à la valeur propre λ = 1 : Soit V = ∈ R2
b
( ) ( ) ( )
−2 −4 a 0
A.V = 1.V ⇐⇒ (A − I2 ).V = 0 ⇐⇒ . = ⇐⇒ a + 2b = 0
1 2 b 0 ( )
2
Le sous espace propre E1 (A) est la droite vectorielle de R2 engendrée par le vecteur V1 =
−1
( )
1 1
• Recherchons un second vecteur V2 tel que la matrice de g dans la base (V1 , V2 ) soit R = . Il faut et
0 1
sut pour cela( que) g(V2 ) = V1 + V2 .
a
Soit V = ∈ R2 . A.V2 = V1 + V2 ⇐⇒ (A − I2 ).V2 = V1
b ( ) ( ) ( ) {
−2 −4 a 2 −2a − 4b = 2
⇐⇒ . = ⇐⇒ ⇐⇒ a + 2b = −1
1 2 b −1 (a + 2b )= −1
−1
On peut prendre pas exemple (a, b) = (−1, 0). Alors V2 =
0
( )
2 −1
• La matrice de passage de la base canonique B0 à la base B = (V1 , V2 ) est P =

−1 0
{
A.V1 = V1
• Les relations montrent que
A.V2 = V1 + V2

8
( )
1 1
la matrice de l'endomorphisme g dans la base B′ est R =
0 1
La formule de changement de base pour un endomorphisme nous permet alors d'écrire :
R = P −1 .A.P , ou, de manière équivalente : A = P.R.P −1
b) Passons à la résolution du système S :
S est un système diérentiel
( )du premier ordre linéaire. Notons S0 le système homogène associé.
x(t)
Soit X : t 7→ X(t) = une application de classe C 1 de R dans R2 .
y(t) {
x′ (t) = −x(t) − 4y(t)
X est solution du système homogène S0 si et seulement si : ∀t ∈ R,
y ′ (t) = x(t) + 3y(t)
⇐⇒ ∀t ∈ R, X ′ (t) = A.X(t)
⇐⇒ ∀t ∈ R, X ′ (t) = P.R.P −1 .X(t)
⇐⇒ ∀t ∈ R, P −1 .X ′ (t) = R.P (
−1
.X(t)) (en multipliant à gauche par la matrice inversible P −1 )
α(t)
Intoduisons Y (t) = P −1 .X(t) = , de sorte que Y ′ (t) = P −1 .X ′ (t) puisque P −1 est une matrice
β(t)
constante. Le système(équivaut) alors ( à: Y )

(t) =(R.Y (t))

α (t) 1 1 α(t)
⇐⇒ ∀t ∈ R, ′ = ×
{ ′β (t) 0 1 β(t)
α (t) = α(t) + β(t) (1)
⇐⇒ ∀t ∈ R, La solution générale de (2) est : t 7→ β(t) = k2 et
β ′ (t) = β(t) (2)
L'équation (1) s'écrit alors : α′ (t) − α(t) = k2 et , équation scalaire du premier ordre avec second membre qui
a pour solution générale
( )t 7→ α(t)
( = tk2 te +t k)
t
1e
t
( ) ( )
α(t) k2 te + k1 e 1 1
d'où Y (t) = = = k1 e t
+ k2 te t
β(t) k2 et 1 0
( ) ( ) ( )
2 −1 k2 tet + k1 et ( ) k2 tet + k1 et
et X(t) = P.Y (t) = × = V1 V2 ×
−1 0 k2 et k2 et
X(t) = (k2 tet + k1 et )V1 + k2 et V2 = k1 et V1 +k2 (tet V1 + et V2 )
|{z} | {z }
X1 (t) X2 (t)
La solution générale de S0 est la fonction vectorielle X = k1 X1 + k2 X2
avec X1 (t) = et V1 et X2 (t) = tet V1 + et V2
• Recherchons une soltion particulière de l'équation complète S de la forme X(t) = a(t)X1 (t) + b(t)X2 (t) :
X est solution de S si et seulement(si : )
t
4e
∀t ∈ R, X ′ (t) = A.X(t) +
0
( t )
4e
⇐⇒ ∀t ∈ R, a′ (t)X1 (t) + a(t)X1′ (t) + b′ (t)X2 (t) + b(t)X2′ (t) = a(t)A.X1 (t) + b(t)A.X2 (t) +
( t ) 0
4e
⇐⇒ ∀t ∈ R, a′ (t)X1 (t) + b′ (t)X2 (t) = (simplications car X1′ = AX1 et X2′ = AX2 )
0 ( )
′ ′ 4et
⇐⇒ ∀t ∈ R, a (t)e V1 + b (t)(te V1 + e V2 ) =
t t t
0
( ) [ ( ) ( )] ( )
2 2 −1 4

⇐⇒ ∀t ∈ R, a (t) ′
+ b (t) t + = (en simpliant par et ̸= 0)
{ −1 −1 0 { ′ 0
2a′ (t) + (2t − 1)b′ (t) = 4 b (t) = −4
⇐⇒ ∀t ∈ R, ′ ′ ⇐⇒ ∀t ∈ R,
{ −a (t) − tb (t) = 0 a′ (t) = tb′ (t)
b(t) = −4t + c1
⇐⇒ ∀t ∈ R, ((c1 , c2 ) ∈ R2 )
a(t) = −2t2 + c2
La solution générale de S est : t 7→ X(t) = (−2t2 + c2 )X1 (t) + (−4t + c1 )X2 (t)

1.9 CCP 182

On considère un endomorphisme f ∈ L(R3 ), non nul, tel que f 3 + f = 0 .


Montrer que f n'est pas inversible. Montrer que f n'est pas diagonalisable.
Montrer que Im(f ) et ker f sont supplémentaires.
Montrer que pour tout x ∈ R3 − ker f, (f (x), f 2 (x)) est une base de Imf . Calculer trf .
SOLUTION : •. Supposons que f est inversible. En composant l'égalité f 3 + f
= 0 par f , on obtient
−1
:
−1 0 0

f 2 + Id = 0. Alors f 2 = −Id, et prenant le déterminant, det(f 2 ) = det(−Id) = 0 −1 0 = −1
0 0 −1
donc (det f ) = −1, ce qui est impossible puisque det f est un réel.
2

On a ainsi prouvé par l'absurde que f n'est pas inversible .


9
• Puisque f ∈ L(R3 ), le corps de référence est R. Le polynôme X 3 + X = X(X 2 + 1) est un polynôme
annulateur de f , dont la seule racine réelle est 0. (il possède aussi i et −i comme racines complexes).
Si f est diagonalisable, toute valeur propre de f est un réel, racine de ce polynôme. Donc 0 serait la seule
valeur propre de f . Il existerait une base de R3 dans laquelle la matrice de f serait diagonale, avec 0 sur la
diagonale. Cette matrice diagonale serait donc la matrice nulle, et f serait l'endomorphisme nul, ce qui est
exclu par hypothèse. Donc f n'est pas diagonalisable .
• Soit x ∈ Imf ∩ ker f : ∃t ∈ R3 , x = f (t) et f (x) = 0.
En composant par f 2 , on obtient :
f 2 (x) = f (f (x)) = f (0) = 0 = f 2 (f (t)) = f 3 (t) = −f (t) = −x, donc x = 0.
On ainsi montré que la somme Imf ⊕ ker f est directe.
Alors, dim(Imf ⊕ ker f ) = dim(Imf ) + dim(ker f ) = dim(R3 ) (théorème du rang).
| {z }
f ormule de Grassmann
L'inclusion Imf ⊕ ker f ⊂ R3 , et l'égalité des dimensions entraînent que Imf ⊕ ker f = R3
Les sous espaces Imf et kerf sont donc supplémentaires.
• Soit x ∈ R3 − ker f . f (x) et f 2 (x) sont deux vecteurs de Imf .
Soient λ et µ deux réels tels que λf (x) + µf 2 (x) = 0.
En composant
{ par f , on obtient : λf 2 (x) + µf 3 (x) = 0, c'est à dire λf 2 (x) − µf (x) = 0
λf (x) + µf 2 (x) = 0 (× λ)
=⇒ (λ2 + µ2 ) f (x) = 0
−µf (x) + λf 2 (x) = 0 (× − µ) |{z}
̸=0
=⇒ λ2 + µ2 = 0 =⇒ λ2 = µ2 = 0 =⇒ λ = µ = 0
Le système (f (x), f (x)) est donc un système libre de Imf . Donc dim(Imf ) > 2
2

Puisque f n'est pas inversible, rgf = dim(Imf ) 6 2 . Donc dim(Imf ) = 2.


(f (x), f 2 (x)) est un système libre de deux éléments, dans l'espace Imf qui est de dimension 2. C'en est donc
une base. Ainsi, (f (x), f 2 (x)) est une base de Imf
• Puisque rgf = 2, par le théorème du rang, ker f est un sous espace de dimension 1. Soit z un vecteur non nul
de ker f . Il forme à lui seul une base de ker f .
Puisque ker f et Imf sont suppémentaire, la réunionde la base z de ker f et de la base (f (x), f 2 (x)) de Imf
 f (z) = 0
forme une base (z, (f (x), f 2 (x)) de R3 . Les relations : f (f (x)) = f 2 (x) montrent que la matrice

  f (f 2
(x)) = f 3
(x) = −f (x)
0 0 0
de f dans cette base est : A =  0 0 −1 . D'où l'on déduit que tr(f ) = tr(A) = 0
0 1 0

1.10 CCP 189


∑∞
n2 + n + 1 n
1- Déterminer le rayon de convergence de la série entière S(t) = t et calculer sa somme.
n=0
n!
2- Une variable aléatoire X à valeurs dans N a pour fonction génératrice GX (t) = λS(t) où λ > 0.
Déterminer λ, puis calculer P (X = n) pour tout n ∈ N.
Rappeler les expressions de E(X) et de V (X) en fonction de la fonction génératrice GX . En déduire E(X)
et V (X).
∑∞
n2 + n + 1 n
SOLUTION : 1- La série entière S(t) = t a pour rayon de convergence R = +∞ (immédiat
n=0
n!
par le critère de d'alembert)
∀n ∈ N, n2 + n + 1 = n(n − 1) + 2n + 1
∑∞ ∑∞ ∞
∑ ∞
n(n − 1) + 2n + 1 n n(n − 1) n n n ∑ tn
Donc, ∀t ∈ R, S(t) = t = t +2 t +
n=0
n! n=0,1,2
n! n=0,1
n! n=0
n!

∑ ∑∞ ∑∞
1 1 tn
S(t) = t2 tn−2 + 2t tn−1 + = (t2 + 2t + 1)et
n=2
(n − 2)! n=1
(n − 1) ! n=0
n !
∀t ∈ R, S(t) = (t2 + 2t + 1)et

2- Soit X une variable aléatoire vériant : GX (t) = λS(t).


1
Alors, GX (1) = 1 = λS(1) = 4λe. Donc λ =
4e

10
∑∞ ∑∞
1 n2 + n + 1 n
Alors, pour tout t ∈ R, GX (t) = S(t) = t = P (X = n)tn , et par unicité des
4e n=0
4e n ! n=0
n2 + n + 1
coecients d'une série entière de rayon non nul, pour tout n ∈ N, P (X = n) =
4e n !

 GX (1) = 1
• On sait que : E(X) = G′X (1)

V (X) = G′′X (1) + G′X (1) − G′X (1)2
t2 + 4t + 3 t
∀t ∈ R, G′X (t)(t) = 41e (t2 + 2t + 1 + 2t + 2)et = e
4e
2 2
t + 4t + 3 + 2t + 4 t t + 6t + 7 t
G′′X (t)(t) = e = e
4e 4e
d'où E(X) = G′X (t)(1) = 2
V (X) = G′′X (1) + G′X (1) − G′X (1)2 = 14
4 +2−4= 3
2 V (X) = 3
2

1.11 CCP 200


 
0 1 0 0
 1 z 1 1 
I) Soit z ∈ C et A =  0 1
. Montrer que 0 est valeur propre .
0 0 
0 1 0 0
A est elle diagonalisable ?
( )
II) Domaine de dénition et dérivation de la fonction f dénie par : f (x) = Arcsin √1+xx
2

Conclure.
SOLUTION : I) Remarquons que les colonnes 1, 3 et 4 sont égales, mais non colinéaires à la colonne 2. Donc
A est de rang 2. Donc 0 est valeur propre
d A et le sous espace propre EA (0) a pour dimension 4 − 2 = 2.
x −1 0 0
x−z −1 −1 −1 0 0
−1 x−z −1 −1
χA (x) = = x −1
x 0 + −1 x 0
0 −1 x 0 −1
0 x −1 0 x
0 −1 0 x | {z }
=−x2
= x(x2 (x − z) − x − x) − x2 (règle de Sarrus)
= x4 − zx3 − 3x2 = x2 (x2 − zx − 3)
0 n'étant pas racine du polynôme X 2 − zX − 3, elle est valeur propre √de A d'ordre
√ 2.
Le polynôme X 2 − zX − 3 a pour discriminant δ = z 2 + 12 = (z − 2i 3)(z + 2i 3)
√ √ √
• Si z = 2i 3, alors X 2 − zX− 3 √a une racine double α = i 3. Donc α = i 3 est valeur propre double de A.
−i 3 √ 1 0 0
√  1 i 3 1√ 1 
La matrice A − i 3I4 =   0
 est de rang 3.
1 −i 3 0√ 
0 1 0 −i 3
Donc dim(Eα (0)) = 4 − 3 = 1 < ordre(α) = 2
La matrice A n'est pas diagonalisable.

• Raisonnement et résultat analogue si z = −2i 3
√ √
• Si z ∈ C − {2i 3, −2i 3}, outre la valeur propre double 0, A possède deux valeurs propres complexes
(éventuellement réelles) simples, dont le sous espace propre est de dimension 1. La somme des dimensions des
trois sous-espaces propres est 1 + 1 + 2 = 4 et la matrice A est diagonalisable dans M4 (C).
Remarque : Si z ∈ R, A est une matrice symétrique
( ) réelle donc diagonalisable dans M4 (R).
la fonction f dénie par : f (x) = Arcsin √1+x2x

II) La fonction Arcsin est dénie et continue sur le segment [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1[.
√ √ |x|
Pour tout x ∈ R, x2 < 1 + x2 =⇒ |x| = x2 < 1 + x2 =⇒ √ <1
1 + x2
x
=⇒ −1 < √ <1
1 + x2
Par compostion, la fonction

f est donc dénie et dérivable sur R.
1× 1+x2 −x √2x
1+x2
1 + x2 − x2
2
′ 1+x2
∀x ∈ R, f (x) = √ ( )2 = √ ( )2

1− √ x
1+x2
(1 + x2 ) 1 + x2 1− √ x
1+x2
1 1
f ′ (x) = √ =
(1 + x2 ) 1+x −x
2 2 1 + x2
11
Donc il existe k ∈ R tel que : ∀x ∈ R, f (x) = Arctanx + k
Au point 0, f (0) = Arcsin0 = 0 = k, donc ∀x ∈ R, f (x) = Arctan x

1.12 CCP 205 RMS

Dans un casino, une machine renvoie un entier naturel N non nul selon la loi de probabilité :
∀n ∈ N∗ , P (N = n) = 21n
Le joueur gagne N jetons si N est pair ; il perd N jetons si N est impair.
a) Quelle est la probabilité de gagner une partie ?
b) Déterminer la loi et l'espérance de la variable aléatoire G égale au gain algébrique du joueur.
SOLUTION : a) Notons U l'évènement : la partie est gagnée.

U = (N = 2) ∪ (N = 4) ∪ · · · = (N = 2k).
k∈N∗

∑ ∞
∑ ∞

1 1 1 1 1
Par incompatibilité de ces évènements, P (U ) = P (N = 2k) = = = =
22k 4k 41− 1
4
3
k=1 k=1 k=1
1
P (U ) = 3

b) Si N = 2k, G = 2k. Si N = 2k + 1, G = −(2k + 1).


G(Ω) = (2N ∗ ) ∪ [−(2N + 1)] (union des entiers pairs > 2 et des entiers impairs 6 −1)
1
Soit k ∈ N . P (G = 2k) = P (N = 2k) = k

4
1 1
Soit k ∈ N. P (G = −(2k + 1)) = P (N = 2k + 1) = 2k+1 = k
2 24

∑ ∞

E(G) = P (G = 2k) × 2k − P (G = −2k − 1) × (2k + 1)
k=1 k=0

∑ ∞ ∞ ( )k ∑ ∞ ( )k ∞ ( )k
2k ∑ 2k + 1 ∑ 1 1 1∑ 1
= − = 2 k − k −
4k 2 4k 4 4 2 4
k=1 k=0 k=1 k=0 k=0
∑∞
1
On sait que : ∀x ∈] − 1, 1[, xk = et par application du théorème de dérivation des séries entières,
1−x
k=0
∑∞
1
∀x ∈] − 1, 1[, kxk−1 =
(1 − x)2
k=0
∞ ( )k−1 ∞ ( )k−1 ∞ ( )k
1 ∑ 1 1∑ 1 1∑ 1
d'où : E(G) = 2 × k − k −
4 4 4 4 2 4
k=0,1 k=0 k=0
1 1 1 1 1 1 2 2
E(G) = × ( ) − ×( ) − × =− E(G) = −
2 1 − 14
2 4 1 − 14
2 2 1− 1
4
9 9

1.13 CCP 206 RMS

On eectue des tirages avec remise dans une urne contenant n boules numérotées de 1 à n. On note Xn le rang
du premier tirage où l'on obtient une boule diérente de la première boule tirée.
a) Justier que Xn est bien une variable aléatoire discrète et donner sa loi.
b) Justier l'existence de l'espérance de Xn et la calculer.
c) On note Yn le rang du premier tirage à l'issue duquel toutes les boules ont été tirées au moins une fois.
Donner la loi de Y2 puis celle de Y3 .
a) Xn (ω) = {n ∈ N / n > 2}
Si on note abc... le tirage dans lequel la première boule tirée est a, la seconde boule tirée est b,la troisième
boule tirée est c , etc . . . ∪
pour tout k > 2, (Xn = k) = ai ai · · · ai aj · · ·
| {z }
i=1...n, j̸=i k−1 f ois
????????????

1.14 CCP 208 RMS

On lance un dé équilibré à 6 faces numérotées de 1 à 6. Les lancers successifs sont indépendants. On note Xk
la variable aléatoire égale à la valeur obtenue au k-ième lancer.
a) Déterminer la loi de Xk et la fonction de répartition F associée à Xk .
b) On note Zn la valeur maximale obtenue au bout de n lancers. Déterminer la fonction de répartition Fn
de Zn en fonction de F .
c) Déterminer la limite de (Fn ) lorsque n tend vers l'inni. La convergence est elle uniforme ?
d) On note Yn la valeur minimale obtenue au bout de n lancers. Déterminer sa fonction de répartition.
12
SOLUTION : a) Pour tout k ∈ N, Xk est la variable aléatoire égale à la valeur obtenue au k-ième lancer.
Le dé étant supposé équilibré, les six résultats possibles sont équiprobables :
∀m ∈ {1, 2, 3, 4, 5, 6}, P (Xk = m) = 16
∀x ∈ R, F (x) = P (Xk 6 x)
∀m ∈ {1, 2, 3, 4, 5, 6}, (Xk 6 m) = (Xk = 1) ∪ (Xk = 2) ∪ · · · ∪ (Xk = m). Ces évènements étant
incompatibles, P (Xk 6 m) = p(Xk = 1) + P (Xk = 2) + · · · + P (Xk = m) = m6

m 1 2 3 4 5 6

F (m) = P (Xk 6 m) 1 2 3 4 5 6
6 6 6 6 6 6

b) Pour tout n ∈ N, (Zn 6 m) = (X1 6 m) ∩ (X2 6 m) ∩ · · · ∩ (Xn 6 m)


Les Xk étant supposées mutuellement indépendantes, ( )n
Fn (m) = P (Zn 6 m) = P (X1 6 m)P (X2 6 m) × · · · × P (Xn 6 m) = m 6 = [F (m)]n
( m )n
c) Si m ∈ {1, 2, 3, 4, 5, 6}, lim Fn (m) = lim =0
n→+∞
( )n→+∞
n
6
6
Si m = 6, lim Fn (m) = lim =1
n→+∞ n→+∞ 6
Si on note G la fonction limite de la suite de fonctions (Fn ), elle est donnée par le tableau suivant :

m 1 2 3 4 5 6

G(m) 0 0 0 0 0 1
( )n
5
∥G − Fn ∥∞{1,2,3,4,5,6} = max |G(m) − F n (m)| = → 0
m∈{1,2,3,4,5,6} 6 n→+∞
Il y a donc convergence uniforme de la suite de fonctions (Fn ) vers la fonction G.
d) Pour m = 6, P (Yn 6 6) = 1 (la valeur minimale obtenue sur n lancers est toujours 6 6)
∀m ∈ {1, 2, 3, 4, 5}, (Yn 6 m) = (Yn > m + 1) = (X1 > m + 1) ∩ (X2 > m + 1) ∩ · · · ∩ (Xn > m + 1)
P (Yn 6 m) = ( P (X1 >)m + 1)P (X2 > m + 1) × · · · × P (Xn > m + 1) (indépendance des Xk )
n
6−m
=
6
( )n
6−m
d'où P (Yn 6 m) = 1 − P (Yn > m + 1) = 1 −
6

1.15 CCP 209

I- Déterminer∫ la nature des intégrales : ∫ ( )


+∞ +∞
esin t 1
A= dt et B= sin t sin dt
1 t 0 t
 
1 2 0
II - Déterminer les valeurs propres de la matrice A =  0 3 0 
2 −4 −1
Avec un minimum de calcul, déterminer les valeurs propres de A et une matrice diagonale D ∈ M3 (R)
semplable à A.
Montrer que si une matrice M commute avec D, alors elle est diagonale.
Déterminer toutes les matrices M ∈ M3 (R) telles que M 7 + M + I3 = A.
SOLUTION : I -a) La fonction t 7→ esin t est dénie et continue sur le fermé [1, +∞[, comme composée des
fonctions exponentielle et sinus qui sont dénies et continues sur R.
1 esin t
La fonction t 7→ est elle aussi dénie et continue sur le fermé [1, +∞[. La fonction t 7→ est alors
t t
dénie et continue sur le fermé [1, +∞[ comme produit de deux fonctions qui le∫ sont.
e−1 esin t +∞
1
∀t ∈ [1, +∞[, −1 6 sin t 6 1, et donc 6 . L'intégrale de référence dt est divergente, et par
t t t
∫ +∞ sin t 1
e
minoration l'intégrale A = dt l'est aussi.
t
( )
1
1
b) La fonction t 7→ sin t sin est dénie et continue sur l'ouvert ]0, +∞[, comme produit ou composée de
t
fonctions qui le sont. ( ) ( )
1 1
La fonction t 7→ sin est bornée sur ]0, +∞[ et sin t → 0 quand x → 0+ . Donc lim+ sin t sin = 0.
t ( ) x→0 t
1
On peut prolonger la fonction t 7→ sin t sin par continuité au point 0. Elle est alors intégrable sur tout
t
segment de la forme [0, a], a > 0
• Étudions la convergence de l'intégrale pour la borne +∞ :

13
Soient a et b deux réels tels[ que 0 < a (< b)]
( )
. Intégrons par parties
( )
comme suit :
∫ b ∫ b
b
1 1 1 −1
sin t sin dt = − cos t sin − − cos t cos × 2 dt
t t t t
a
( ) a a
( ) ∫ b ( )
1 1 1 1
= − cos b sin + cos a sin − 2
cos t cos dt (*)
b a t t
( ) a ∫ +∞
1 1 1 1
∀t ∈ [a, +∞], 2 cos t cos 6 , et on sait que l'intégrale de référence dt est convergente.
t t t2 t 2
∫ +∞ ( ) a
1 1
Par majoration, l'intégrale cos t cos dt est donc absolument convergente.
a t2 ( ) t
1
Puisque cos b est borné et que lim sin = 0, de la relation (*) on déduit que :
b→+∞ b
∫ b ( ) ( ) ∫ +∞ ( )
1 1 1 1
lim sin t sin dt = cos a sin − 2
cos t cos dt
b→+∞ a t a t t
∫ +∞ ( ) a ∫ a ( )
1 1
Cela montre que l'intégrale sin t sin dt converge. Et puisque l'intégrale sin t sin dt
a t 0 t
∫ +∞ ( )
1
converge aussi, par additivité l'intégrale sin t sin dt est convergente .
0 t

x−1 −2 0

II - χA (x) = 0 x−3 0
−2 4 x+1
En développant suivant la dernière colonne apparait le facteur (x + 1), ce qui montre que −1 est valeur
valeur propre. En développant suivant la deuxième ligne apparait le facteur (x − 3), ce qui montre que 3 est
valeur valeur propre. Il reste à calculer une troisième valeur propre λ3 . La trace de la matrice donne la som
des valeurs propres : −1 + 3 + λ3 = tr(A) = 3, donc λ3 = 1. Donc Sp(A) = {−1, 1, 3}. A, matrice de M3 (R)
possède trois  valeurs propres  distictes dans R. Elle est donc diagonalisable dans M3 (R), et est semblable à la
−1 0 0
matrice D =  0 1 0 
0 0 3
• Recherchons  les sous
 espaces propres de A :
a
V =  b  ∈ E−1 (A) ⇐⇒ A.V = −V ⇐⇒ (A + I3 ).V = 0
c     
2 2 0 a 0
⇐⇒  0 4 0   b  =  0 
 2 −4 0 c 0
 a+b=0
⇐⇒ b=0 ⇐⇒ a = b = 0

a
 − 2b = 0
0
Donc le vecteur V1 =  0  est vecteur propre de A associé à la valeur propre −1.
  1
a
V =  b  ∈ E1 (A) ⇐⇒ A.V = V ⇐⇒ (A − I3 ).V = 0
c
    
0 2 0 a 0
⇐⇒  0 2 0  b  =  0 
{ 2 −4 −2 c 0
b=0
⇐⇒ ⇐⇒ a = c et b = 0.
a=c
 
1
Donc le vecteur V2 =  0  est vecteur propre de A associé à la valeur propre +1.
  1
a
V =  b  ∈ E3 (A) ⇐⇒ A.V = 3V ⇐⇒ (A − 3I3 ).V = 0
c     
−2 2 0 a 0
⇐⇒  0 0 0  b  =  0 
{ 2 −4 −4 c 0
a=b
⇐⇒ ⇐⇒ a = b et a = −2c.
a = −2c

14
 
2
Donc le vecteur V3 =  2  est vecteur propre de A associé à la valeur propre +3.
−1
• Diagonalisation de A:
   
−1 0 0 0 1 2
A = P.D.P −1 avec D =  0 1 0  et P =  0 0 2 
0 0 3 1 1 −1
• Soit M = (mi,j ) ∈ Mn (R), et ∆ = (δi,j ) = diag(λ1 , · · · , λn ) une matrice diagonale ayant des termes diagonaux
deux à deux distincts.
M.∆ = ∆.M ⇐⇒ ∀(i, j) ∈ {1, 2, · · · , n}2 , (M.∆)i,j = (∆.M )i,j

n ∑
n
⇐⇒ ∀(i, j) ∈ {1, 2, · · · , n}2 , mi,k .∆k,j = ∆i,h .mh,j
k=1 h=1
⇐⇒ ∀(i, j) ∈ {1, 2, · · · , n}2 , mi,j .∆j,j = ∆i,i mi,j (les autres termes sont nuls)
⇐⇒ ∀(i, j) ∈ {1, 2, · · · , n}2 , mi,j (λj − λi ) = 0
⇐⇒ ∀i ̸= j, mi,j = 0
⇐⇒ M est une matrice diagonale.
Conclusion : Les matrices M qui commutent avec une matrice diagonale ∆ dont les coecients diagonaux
sont deux à deux distincts, sont les matrices diagonales.
• Soit M ∈ Mn (R) telle que M 7 + M + I3 = A.
Alors , en multipliant à droite par P et gauche par P −1 (action qui est réversible puisque P est inversible)
M 7 + M + I3 = A ⇐⇒ P −1 .M 7 .P + P −1 .M.P + P −1 .I3 .P = P −1 .A.P .
⇐⇒ (P −1 .M.P )7 + P −1 .M.P + I3 = ∆.
⇐⇒ N 7 + N + I3 = ∆ (en posant N = P −1 .M.P )
Or, N + N + I3 = ∆ =⇒ N ∆ = N.(N + N + I3 ) = N 8 + N 2 + N = (N 7 + N + I3 ).N = ∆.N
7 7

et puisque N et ∆ commutent,
 la matrice
 N est nécessairement une matrice diagonale :
a 0 0
∃a, b, c ∈ R, N =  0 b 0 
0 0 c
 7      
a 0 0 a 0 0 1 0 0 −1 0 0
D'où : M 7 + M + I3 = A ⇐⇒  0 b 0  +  0 b 0  +  0 1 0  =  0 1 0 
 7 0 0 c  0 0 c 0  0 1 0  0 3
a 0 0 a 0 0 1 0 0 −1 0 0
⇐⇒  0 b7 0  +  0 b 0  +  0 1 0  =  0 1 0 
7
 7 0 0 c 0 0 c
 0 0 1 0 0 3
 a + a + 1 = −1  a +a+2=0
7

⇐⇒ b7 + b + 1 = 1 ⇐⇒ b7 + b = 0
 7  7
c +c+1=3 c +c−2=0
La fonction f : x 7→ x7 + x est strictement croissante sur R puisque sa dérivées f ′ : x 7→ 7x6 + 1 est
strictement positive.
En +∞, f (x) ∼ x7 , donc lim f = +∞
+∞
En −∞, f (x) ∼ x7 , donc lim f = −∞
−∞
f est donc une bijection strictement croissante de R sur R. Pour tout y ∈ R, une equation du type f (x) = y
aura une et une solution dans R, à savoir x = f −1 (y). (qu'on ne sait pas toujours calculer)
L'équation a7 + a + 2 = 0 a pour solution évidente a = −1 (et unique solution sur R)
L'équation b7 + b = 0 a pour solution évidente b = 0
L'équation c7 + c − 2 = 0 a pour solution
 évidentec = 1
−1 0 0
Donc N 7 + N + I3 = ∆ ⇐⇒ N =  0 0 0 
0 0 1
 
0 1 0
En multipliant à gauche par P et à droite par P −1 , on obtient : M = P.N.P −1 = 0 1 0 
1 −2 −1
L'équation n'a qu'une solution dans M3 (R).

1.16 CCP 210


∑∞
2n2 + 3n + 1
I- Montrer que la série converge et calculer sa somme.
n=0
2n

15
 
1 0 1
II - m est un paramètre réel. Am =  −1 −1 1 
2−m m−2 m
Calculer le polynôme caractéristique de Am .
Les matrices A1 et A2 sont elles diagonalisables ?
Étudier la diagonalisabilité de Am en général.
2n2 + 3n + 1 a 1
SOLUTION : I - En notant an = , on obtient lim n+1 = , ce qui montre par le critère de
n
∑ 2 n→+∞ an 2
d'Alembert que la série an est convergente.
∑∞
1
On sait que : ∀x ∈] − 1, 1[, = xn , et par dérivations successives,
1 − x n=0
∑∞ ∑∞
1 2
= nx n−1
et = n(n − 1)xn−2
(1 − x)2 n=0
(1 − x) 3
n=0
2n2 + 3n + 1 = 2n(n − 1) + 5n + 1
∑∞ ∞
2n2 + 3n + 1 ∑ 1
donc S = n
= (2n(n − 1) + 5n + 1) n
n=0
2 n=0
2
∑∞ ∑∞ ∑∞
1 1 1
=2 n(n − 1) n + 5 n n+ n
n=0
2 n=0
2 n=0
2
∑∞
1 2 5 1 1 2n2 + 3n + 1
S =2× ×( )3 + × ( )2 + = 8 + 10 + 2 = 20 S= = 20
4 1− 21 2 1− 21 1− 1
2 n=0
2n

II - m est un paramètre
 réel. 
1 0 1
Am =  −1 −1 1 
2−m m−2 m
x−1 0 −1 x − 2 0 −1


χAn (x) = 1 x+1 −1 = 0 x+1 −1 (C1 ←− C1 + C3 )
−2 + m −m + 2 x − m x − 2 −m + 2 x − m

1 0 −1 1 0 −1


= (x − 2) 0 x+1
−1 = (x − 2) 0 x+1 −1 (L3 ←− L3 − L1 )

1 −m + 2 x − m 0 −m + 2 x − m + 1

x+1 −1
= (x − 2)
−m + 2 x − m + 1
= (x − 2) [(x + 1)(x − m + 1) − m + 2]
χAm (x) = (x − 2)[x2 + (2 − m)x − 2m + 3)]
• Pour m = 1, χA1 (x) = (x − 2)(x2 + x + 1).
Le polynôme caractéristique n'est pas scindé dans R[X], A1 n'est pas diagonalisable dans M3 (R)
A1 admet trois valeurs propres distinctes dans C, à savoir 2, j et j 2 . A1 est donc diagonalisable dans M3 (C)
• Pour m = 2, χA1 (x) = (x − 2)(x2 − 1) = (x − 2)(x − 1)(x + 1).
A2 admet trois valeurs propres distinctes dans R, à savoir −1, 1 et 2. A1 est donc diagonalisable dans M3 (R)
• Dans le cas général, χAm (x) = (x − 2)[x2 + (2 − m)x − 2m + 3)]
a) 2 est toujours valeur propre de Am . Étudions si 2 peut être valeur propre multiple :
Soit Qm (X) = X 2 + (2 − m)X − 2m + 3
Remarquons que Qm (2) = −4m + 11 ( )
2 est valeur propre multiple de Am si et seulement si m = 114 . Dans ce cas, χAm (x) = (x − 2)
2
x + 45 , et 2
est valeur propredouble de Am .   
−1 0 1 −1 0 1
Am − 2I3 =  −1 −3 1  =  −1 −3 1 
−3
2 − 11
4 4 −2
11
4 −2
11
4
3
4
3
4
Cette matrice n'est ni de rang 0, ni de rang 1 (les colonnes C1 et C2 sont indépendantes), ni de rang 3 (les
colonnes C1 et C3 sont liées ; on peut aussi dire que si Am − 2I3 était de rang 3, 2 ne serait pas valeur propre
de Am )
Par élimination, rg(Am − 2I3 ) = 2, et alors dim(E2 (A)) = 3 − 2 = 1 < ordre(2) = 2
L'inégalité dim(E2 (Am )) < ordre(2) entraîne que Am n'est pas diagonalisable .
b) Étudions si Am peut avoir d'autres valeurs propres multiples autres que 2.
χAm (X) = (X − 2)[X 2 + (2 − m)X − 2m + 3)] = (X − 2)Qm (X)
Le polynôme Qm (X) = X 2 + (2 − m)X − 2m + 3 a pour discriminant :
16
δ = (2 − m)2 + 4(2m − 3) = m2 + 4m − 8 √
Le trinôme m2 + 4m − 8 a pour discriminant
√ β = 16 + 32 = 48 = 4 3.
−4 + 4 3 √ √
Il a deux racines réelles m1 = = −2 + 2 3 et m2 = −2 − 2 3
2
√ m−2 √
Lorsque m = m1 = −2 + 2 3 , Qm (X) a pour racine double λ1 = = −2 + 3
 √  2
3− 3 0√ 1
Am − λ1 I3 =  −1√ 1− √ 3 √1

4 − 2 3 −4 + 2 3 3
Cette matrice n'est ni de rang 0, ni de rang 1 (les colonnes C1 et C2 sont indépendantes), ni de rang 3 (sinon
λ1 ne serait pas valeur propre de Am )
Par élimination, rg(Am − λ1 I3 ) = 2, et alors dim(Eλ1 (A)) = 3 − 2 = 1 < ordre(λ1 ) = 2
donc Am n'est pas diagonalisable (ni dans M3 (R), ni dans M3 (C)).

Étude analogue si m = m2 = −2 − 2 3.
c) Étudions le cas où m ∈ R − {2, m1 , m2 } :
χAm (X) = (X − 2)[X 2 + (2 − m)X − 2m + 3)] = (X − 2)Qm (X)
Si m ∈] − ∞, m2√[∪]m1 , +∞[, δ = m2 + 4m − 8 > 0√ . Qm (X) a deux racines réelles, qui sont :
m − 2 + m2 + 4m − 8 m − 2 − m2 + 4m − 8
q1 = et q2 =
2 2
Am possède alors 3 valeurs propres réelles distinctes, et est diagonalisable dans M3 (R) .

Si m ∈]m2 , m1 [, δ√= m2 + 4m − 8 < 0. Qm (X) a deux√racines complexes non réelles, qui sont :
m − 2 + i −m2 − 4m + 8 m − 2 − i −m2 − 4m + 8
q1 = et q2 =
2 2
Am n'est pas diagonalisable dans M3 (R) car son polynôme caractéristique n'est pas scindé dans R[X].
Elle est diagonalisable dans M3 (C) car possède 3 valeurs propres distinctes dans C .

1.17 CCP 216

I - n est un entier supérieur ou égal à 3.


On considère une matrice A symétrique réelle telle que : A3 + 4A2 + 5A = 0
Etudier les valeurs propres et la diagonalisabilité de A. Que peut-on en conclure ?
SOLUTION : I - La matrice A est symétrique réelle donc diagonalisable dans M3 (R) .

Le polynôme Q(X) = X 3 + 4X 2 + 5X est un polynôme annumlateur de A.


Les valeurs propres de A, qui sont toutes réelles sont parmi les racines de Q(X).
Or Q(X) = X(X 2 + 4X + 5) = X[(X + 2)2 + 1] = X(X + 2 + i)(X + 2 − i)
Donc SpR (A) ⊂ {0, −2 − i, −2 + i}, et donc Sp(A) = {0}
La matrice A est semblable à la matrice diagonale dont tous les coecients diagonaux sont nuls.
Donc A = 0

1.18 CCP
∫ +∞
1 − e−xt
Exercice 1 : a) Etudier le domaine de dénition D de la fonction f : x 7→ √ dt .
0 t t
b) Etudier la dérivabilité de f sur l'intérieur de D. Expliciter f ′ (x).
c) En déduire un équivalent de f en +∞.
 
a b 0
Exercice 2 : Soit A =  0 1 0  ∈ M3 (R).
0 0 2
Conditions sur a et b pour que A soit diagonalisable ?
1 − e−xt
SOLUTION : Exercice 1 : a) Notons H la fonction (x, t) 7→ √
t t
1 − e−xt
Pour tout x ∈ R, la fonction t 7→ H(x, t) = √ est continue sur l'intervalle ]0, +∞[
t t
• Etude pour la borne 0 :
|1 − e−xt | |x|t |x|
∀x ̸= 0, |H(x, t)| = √ ∼ √ = √ est intégrable sur ]0, 1] (fonction de référence)
∫ 1 t t t→0+ t t t
1 − e−xt
Donc l'intégrale √ dt converge absolument .
0 t t
Pour x = 0, H(0, t) est la fonction nulle, qui est intégrable sur [0, +∞[.

17
∫ 1
1 − e−xt
Finalement, l'intégrale √ dt converge pour tout x ∈ R.
0 t t
• Etude pour la borne innie : ∫ +∞
1 − e−xt
Si x < 0, lim H(x, t) = ∞ et l'intégrale √ dt diverge.
t→+∞ 1 t t ∫ +∞ ∫ +∞
|1 − e−xt | 1 1 1
Si x > 0, |H(x, t)| = √ ∼ √ , et on sait que l'intégrale de référence √ dt = 3/2
dt
t t t
∫t +∞t t t
t→+∞ 1 1
1 − e−xt
converge . par équivalence, l'intégrale √ dt est donc absolument convergente. Par additivité,
∫ +∞ 1 t t
1 − e−xt
l'intégrale f (x) = √ dt converge si et seulement si x > 0. Donc Df = [0, +∞[
0 t t
1 − e−xt
b) - Pour tout t ∈]0, +∞[, la fonction x 7→ H(x, t) = √ est de classe C 1 sur R (et donc sur [0, +∞[).
t t
∂H te−xt e−xt
De plus, ∀(x, t) ∈ R×]0, +∞[, (x, t) = √ = √
∂x t t t
1 − e−xt ∂H e−xt
- Pour tout x ∈]0, +∞[, les fonctions t 7→ H(x, t) = √ et t 7→ (x, t) = √ sont continues et
t t ∂x t
intégrables sur ]0, +∞[
(la première fonction a été étudiée avec le domaine de dénition, pour la seconde, voir la domination
qui suit)

∂H e−xt e−at
- pour tout a > 0, ∀(x, t) ∈ [a, +∞[×]0, +∞[, (x, t) = √ 6 √ (fonction inégrable sur ]0, +∞[)

∂x t t
d'après
∫ le théorème de dérivation des intégrales dépendant d'un paramètre (théorème de dérivation sous le
signe ), on peut armer que f est de classe C 1 sur [a, +∞[ et que :
∫ +∞ ∫ +∞ −xt
′ ∂H e
∀x ∈ [a, +∞[, f (x) = (x, t)dt = √ dt
0 ∂x 0 t
ceci étant vrai pour tout a > 0, f est de classe C 1 sur ]0, +∞[

c) Par le changement de variable u = t, t = u2 , dt = 2udu,
∫ ∫ ∫ +∞
e−xt
+∞ +∞ −xu2
e
e−xu du
2
′ √ dt =
f (x) = 2udu = 2
0 t 0 u 0

Par le changement de variable xu = v, du = √dvx ,
∫ +∞ ∫ +∞ −v2 ∫ +∞ √ √
′ −xu2 e 2 −v 2 2 π π
f (x) = 2 e du = 2 √ dv = √ e dv = √ × = √
x x 0 x 2 x
0 0
| {z }
integrale de Gauss

π
∀x > 0, f ′ (x) = √
x
√ √
Par primitivation sur l'ouvert ]0, +∞[, il existe c ∈ R tel que ∀x > 0, f (x) = 2 π x + c.

Donc f (x) ∼ 2 π x
x→+∞
 
a b 0
Exercice 2 : A= 0 1 0 .
0 0 2
A est une matrice triangulaire, donc Sp(A) = {a, 1, 2}.
• Si a ̸= 1 et a ̸= 2, alors A ∈ M3 (R) admet trois valeurs propres distinctes, donc est diagonalisable.
• Si a = 1, alors 1est valeur propre
 double.
0 b 0
A − 1 × I3 =  0 0 0  a pour rang 2 si b ̸= 0, et pour rang 1 si b = 0.
0 0 1
Donc EA (1) a pour dimension 3 − 2 = 1 si b ̸= 0, et 3 − 1 = 2 si b = 0.
Donc A est diagonalisable si et seulement si b = 0
• Si a = 2, alors 2est valeur propre
 double.
0 b 0
A − 2 × I3 =  0 −1 0  a pour rang 1. Donc dim(EA (1)) = 2 et A est toujours diagonalisable .
0 0 0

18
1.19 CCP

E, < , > est un espace vectoriel eucidien de dimension n > 3. a et b sont deux vecteurs de E formant un
système libre. {
E −→ E
On considère l'application f :
x 7→ < a, x > b− < b, x > a
1- Montrer que f est un endomorphisme de E .
Déterminer ker f .
2- Montrer qu'il existe
( une ) base de E dans la quelle la matrice de f s'écrit par blocs sous la forme :
A 0
M= , avec A ∈ M2 (R)
0 0
3- Déterminer les valeurs propres de f .
f est il diagonalisable ?
SOLUTION : 1- • pour tout (x, y) ∈ E , pour tout λ ∈ R, f (x + λy) =< a, x + λy > b− < b, x + λy > a
f (x + λy) =< a, x > b + λ < a, y > b− < b, x > a − λ < b, y > a
=< a, x > b− < b, x > a + λ(< a, y > b− < b, y > a) = f (x) + λf (y). Donc f ∈ L(E)
• Soit x ∈ E .
x ∈ ker f ⇐⇒ {
< a, x > b− < b, x > a = 0
< a, x >= 0
⇐⇒ car (a, b) est un système libre de E .
< b, x >= 0
⇐⇒ x ∈ (Vect(a, b))⊥ Donc ker f = (Vect(a, b))⊥
ker f est le supplémentaire orthogonal du plan Vect(a, b). C'est un sous espace de E de dimension n − 2 où
n = dim(E).
2- (a, b) est une base du plan Vect(a, b) (puisque (a, b) est par hypothèse une famille libre)
Soit (e3 , e4 , · · · , en ) une base de ker f . Puisque Vect(a, b) et ker f sont deux sous espaces supplémentaires,
(a, b, e3 , e4 , · · · , en ) est une base de E = ker f ⊕Vect(a, b)
f (a) = ∥a∥2 b− < b, a > a, f (b) =< a, b > b − ∥b∥2 a, ∀i ∈ {3, 4, · · · , n}, f (ei ) = 0
Lamatrice de f dans la base (a, b, e3 , e4, · · · , en ) est donc :
− < a, b > −∥b∥2 0 ··· 0
 ∥a∥2 < a, b > 0 ··· 0  ( ) ( )
 
 0 ···  A 0 − < a, b > −∥b∥2
M = 0 0 0 = , avec A = ∈ M2 (R)


.. .. .. 
 0 0 ∥a∥2 < a, b >
. . ··· .
0 0 0 ··· 0
3- • ker f = (Vect(a, b))⊥ , ce qui montre que 0 est valeur propre de f et que Ef (0) = ker(f ) est un sous-espace
propre de dimension n − 2.
• Soit λ un réel non nul , et x ∈ E − {0}.
f (x) = λx ⇐⇒ < a, x > b− < b, x > a = λx
1
=⇒ x = (< a, x > b− < b, x > a) =⇒ x ∈ (Vect(a, b))
λ
=⇒ ∃(α, β) ∈ R2 , x = αa + βb
Reportons dans l'égalité de départ :
f (x) = λx ⇐⇒ < a, αa + βb > b− < b, αa + βb > a = λ(αa + βb)
⇐⇒ α∥a∥
{
2
b + β < a, b > b − α < a, b > a − β∥b∥2 a = αλa + βλb
−α < a, b > −β∥b∥2 = αλ (composantes sur a)
⇐⇒ 2
{ α∥a∥ + β < a, b >= βλ (composantes sur b)
α(λ+ < a, b >) + β∥b∥2 = 0
⇐⇒ (S)
α∥a∥2 + β(< a, b > −λ) = 0
On est en présence d'un système de deux équations aux deux inconnues α et β .
λ+ < a, b > ∥b∥2
Le déterminant de ce système est : δ =
∥a∥ 2
< a, b > −λ
δ =< a, b >2 −λ2 − ∥a∥2 ∥b∥2
Si δ ̸= 0, le système (S) est un systèle de Cramer homogène, dont l'unique solution est le couple (α, β) =
(0, 0). Le seul vecteur de la forme x = αa + βb qui vérie (x) = λx est la vecteur nul. Dans ce cas, λ n'est pas
valeur propre de f .
Pour que λ soit valeur propre de f il faut que δ = 0, c'est à dire que λ2 =< a, b >2 −∥a∥2 ∥b∥2
Or d'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz, < a, b >2 6 ∥a∥2 ∥b∥2 , donc < a, b >2 −∥a∥2 ∥b∥2 6 0 ne peut être
le carré d'un réel λ. Sauf si < a, b >2 −∥a∥2 ∥b∥2 = 0, auquel cas les vecteurs a et b doivent être colinéaires (car
il y a égalité dans l'inégalité de Cauchy-Schwarz). Mais ceci est exclu dès le départ puisque la système (a, b) est
supposé libre.
Donc f n'a pas d'autre valeur propre que la valeur propre 0 : Sp(f ) = {0} .
Et puisque dim(Ef (0)) = dim(ker(f )) = n − 2 < n, f n'est pas diagonalisable .
19
1.20 CCP

∑ x
Exercice 1: On considère la série de fonctions suivante: S(x) =
n=1
n(1 + nx2 )
Etudier le domaine de dénition de la fonction S et sa continuité.
Montrer qu'elle est dérivable sur R∗ .
Exercice 2 : Soit X une variable aléatoire qui suit un loi de Poisson de paramètre λ > 0 et Y une variable
aléatoire pour laquelle, Y sachant que X = n, suit une loi binomiale de paramètres n et p ∈]0, 1[.
1) Déterminer la loi conjointe de (X, Y )
2) Déterminer la loi de Y
3 Déterminer la loi de Z = X − Y
4) Etudier l'indépendance de X et Y .
x 1
SOLUTION : Exercice 1 :• Pour tout x ∈ R∗ , un (x) = ∼
2 ) n→+∞ x n2
∑ n(1 + nx
Donc la série de fonction∑ un ( ) converge simplement sur R∗ . En 0, tous les termes de la série sont nuls,
elle converge encore. Donc un ( ) converge simplement sur R. La fonction somme S est dénie sur R.
On peut remarquer que S est impaire (car chacun des un ( ) l'est).
• Pour la continuité étudions la convergence uniforme ou normale de la série de fonctions.
Soit a > 0 quelconque, xé. ∞
1 1 1 1 1
∀x ∈ [a, +∞[, 6 , donc 6 6 2 2
n(1 + nx ) 2 n(1 + na ) 2 n(1 + nx ) x∈[a+∞[
2 n(1 + na2 ) a n

Puisque la série de Riemann a21n2 converge, ∑ la 1majoration qui précède montre la convergence normale (et
donc uniforme) de la série de fonctions (x 7→ n(1+nx 2 ) ) sur l'intervalle [a, +∞[. Chaque fonction vn : x 7→
1
n(1+nx2 ) étant continue sur [a, +∞[ , le téhorème de continuité d'une série de fonctions nous permet d'armer
∑∞
1
que la fonction somme, x 7→ est continue sur [a, +∞[.
n=1
n(1 + nx2 )
∑∞
1
Puisque S(x) = x 2)
, la fonction S est continue sur R∗ comme produit de deux fonctions
n=1
n(1 + nx
continues. Ceci étant vrai pour tout a > 0, la somme est continue sur ]0, +∞[, et sur R∗ par imparité.
x
• Etude de la continuité en 0 : ∀n > 1, ∀x ∈ R, un (x) =
n(1 + nx2 )
1 1 + nx − x(2nx)
2
1 1 − nx 2
u′n (x) = × = ×
n (1 + nx2 )2 n (1 + nx2 )2
x 0 √1 +∞
n

un (x) 1/n + 0 −

↗ n√ 1

n
un (x) 0 0
1 ∑
donc ∥un ( )∥∞ R = √ . la série de fonction un converge normalement sur R. Chaque fonction un est
n n
continue sur R. La fonction somme S l'est aussi. S est continue sur R.
• Etude de la dérivabilité :
x 1 1 − nx2
Chaque fonction un : x 7→ est de classe C 1
sur R et u′
n (x) = ×
n(1 + nx2 ) n (1 + nx2 )2
Soit [a, b] un segment quelconque inclus dans ]0, +∞[ : 0 < a < b.
Pour tout x ∈ [a, b], a 6 x 6 b =⇒ b12 6 x12 6 a12
Pour tout n > a12 , ∀x ∈ [a, b], n > a12 > x12 =⇒ nx2 > 1 =⇒ nx2 − 1 > 0
1 nx2 − 1 nx2 1 1 1
alors |u′n (x)| = × 2 2
6 2 2
6 2
6 2
6 2 2
n (1 + nx ) n(1 + nx ) n(1 + nx ) n(1 + na ) a n
1 1 ∑ ′
Donc ∀n > 2 , ∥un ∥[a,b] 6 2 2 , ce qui montre que la série des dérivées un ( ) converge normalement et
′ ∞
a a n
donc uniformément sur [a, b]. D'après le théorème de dérivation des séries de fonctions, on peut armer que la
∑∞ ∑∞
nx2 − 1
fonction somme est de classe C sur [a, b], et que ∀x ∈ [a, b], S (x) =
1 ′ ′
un (x) =
n=1 n=1
n(1 + nx2 )2
ceci étant vrai pour tout segment [a, b] ⊂]0, +∞[, S est de classe C sur ]0, +∞[ et sur R∗ par imparité.
1

Exercice 2 : 1) X ,→ P(λ)
−λ k
X(Ω) = N, ∀k ∈ N, P (X{=(k)) = e k!λ
k p (1 − p)
n k n−k
si 0 6 k 6 n
(Y |X = n) ,→ B(n, p). ∀k ∈ N, P (Y = k|X = n) =
0 si k > n
P (A ∩ B) = P (A|B)P (B)
P ((Y = k) ∩ (X = n)) = P ((Y = k)|(X = n))P (X = n)

20
 ( )
 n k e−λ λn
P ((X, Y ) = (n, k)) =
p (1 − p)n−k si 0 6 k 6 n
k n!

0 si k > n
∑ ∞ ∑∞
2) P (Y = k) = P (Y = k|X = n) P (X = n) = P (Y = k|X = n)P (X = n)
n=0
| {z }
n=k
0 si k>n
∑∞ ( ) ∑∞
n k e−λ λn n! e−λ λn
= p (1 − p)n−k = pk (1 − p)n−k
k n! k! (n − k)! n!
n=k n=k
−λ ∑ ∞ −λ ∑∞
e (1 − p) n−k n
λ e (1 − p) λ
m m+k
= pk = pk (par le changement d'indice m = n − k)
k! (n − k)! k! m=0 m!
n=k

e−λ ∑ (1 − p)m λm e−λ (1−p)λ (λp)k
= (λp)k = (λp)k e = e−λp
k! m=0 m! k! k!
(λp)k
∀k ∈ N, P (Y = k) = e−λp donc Y ,→ P(λp)
k!
3) Z = X − Y . X(Ω) = N et Y (Ω) = N donc Z(Ω) = Z
Mais on a vu (question 1) que si k > n, P ((X, Y ) = (n, k) = 0. Autrement dit, la probabilité de Y > X ,
c'est à dire de Z < 0, est nulle.
Donc, ∀m < 0, P (Z = m) = 0
Soit maintenant m > 0 (m ∈ N).
Alors (Z = m) = [(X = m) ∩ (Y = 0)] ∪ [(X = m + 1) ∩ (Y = 1)] ∪ · · · ∪ [(X = m + k) ∩ (Y = k)] ∪ · · ·
Les événements (X = m + k) ∩ (Y = k) étant deux à deux incompatibles,
∑∞ ∑∞ ( )
k+m k e−λ λm+k
P (Z = m) = P ((X = m + k) ∩ (Y = k)) = p (1 − p)m+k−k
k (m + k)!
k=0 k=0

∑ (k + m)! ∞
e−λ λm+k e−λ (1 − p)m λm ∑ λk pk
= pk (1 − p)m =
k! m! (m + k)! m! k!
k=0 k=0
−λ
(1 − p)m λm λp
e [λ(1 − p)]m
= e = eλ(p−1)
m! m!
[λ(1 − p)] m
∀m ∈ N, P (Z = m) = e−λ(1−p) donc Z ,→ P(λ(1 − p))
m!
 ( )
 n k e−λ λn
4) On a vu que ∀n, k ∈ N, P ((X, Y ) = (n, k)) = p (1 − p)n−k si 0 6 k 6 n
k n!

0 si k > n
n k
λ (λp)
Or P (X = n) ∩ (Y = k) = e−λ × e−λp ̸= P (X = n)P (Y = k).
n! k!
Les deux variables X et Y ne sont pas indépendantes.

1.21 CCP

Exercice 1 : Soit∫ f ∈ C([0, 1], R)



1 1
Montrer que (f (t))2 dt 6 4 t2 (f ′ (t))2 dt (formule incorrecte)
0 0
Exercice 2 : (E, <, >) est un espace euclidien, A ∈ Mn (R) une matrice réelle antisymétrique, et f un
endomorphisme de E , de matrice A dans une BON de E .
a) Montrer que f est un endomorphisme antisymétrique de E
(c'est à dire tel que ∀(x, y) ∈ E, < f (x), y >= − < x, f (y) > )
b) Montrer que det(A) = (−1)n det(A)
Que peut-on en déduire ?
c) Montrer que f est de rang pair.
d) On étudie le cas où n = 3.  
0 0 0
Montrer que f est orthogonalement semblable à une matrice du type B =  0 0 −a , a ∈ R.
0 a 0
SOLUTION : a) A est la matrice de f ∈ L(E) dans le BON B.
Soient x et y deux vecteurs de E , de matrices colones respectives X et Y dans la base B.
La matrice colonne de f (x) relativement à cette base est A.X , et la matrice colonne de f (y) est A.Y .
< f (x), y >= t (A.X).Y = t X.t A.Y = t X.(−A).Y = −t X.(A.Y ) = − < x, f (y) >
donc f est un endomorphisme antisymétrique de (E)
b) det(A) = det(t A) = det(−A) = (−1)n det(A).
21
Si n est impair, l'égalité devient det(A) = − det(A) , soit det(A) = 0.
Si n est impair, une matrice antisymétrique n'est jamais inversible.
c) • Si f est inversible, d'après la question précédente, n est nécessairement pair. Mais f étant surjectif, Imf = E
et rg(f ) = dim(E) = n est pair.
• Etudions le cas général où f n'est pas supposé inversible.
Alors E = ker f ⊕ (ker f )⊥
Montrons que (ker f )⊥ est stable par f :
Soit x ∈ (ker f )⊥ . Alors ∀y ∈ ker f, < f (x), y >= − < x, f (y) >= 0
|{z}
=0
f (x) est orthogonal à tout vecteur y de ker f , donc f (x) ∈ (ker f )⊥
Ainsi, (ker f )⊥ est stable par f . {
(ker f )⊥ −→ (ker f )⊥
On peut alors considérer fe l'endomorphisme induit par f sur (ker f )⊥ : fe :
x 7→ f (x)
Vérions que Imfe = Imf , ce qui entraînera que rg(fe) = rg(f )
∀y ∈ Imfe, ∃t ∈ (ker f )⊥ , y = fe(t) = f (t), donc y ∈ Imf , ce qui montre l'inclusion Imfe ⊂ Imf
Réciproquement, soit y ∈ Imf : ∃t ∈ E, y = f (t). ∃(a, b) ∈ ker f × (ker f )⊥ , t = a + b
y = f (t) = f (a + b) = f (a) +f (b) = f (b) = fe(b) car b ∈ (ker f )⊥
|{z}
=0 car a∈ker f
donc y ∈ Imf ce qui montre l'inclusion Imf ⊂ Imfe .
Per double inclusion, Imf = Imfe et donc rg(fe) = rg(f )
Vérions que fe est inversible, ce qui nous ramènera au premier cas traité :
∀x ∈ ker fe, fe(x) = f (x) = 0 donc x ∈ ker f .
mais x ∈ (ker f )⊥ (espace de départ de fe), donc x ∈ ker f ∩ (ker f )⊥ = {0}
On a ainsi montré que ker fe = {0}, ce qui montre que fe est injectif. Mais fe est un endomorphisme d'un
espace vectoriel de dimension nie, à savoir (ker f )⊥ . Il est donc bijectif, c'est à dire inversible.
D'après la première étude où l'endomorphisme est supposé inversible, appliquée à fe qui l'est,
rg(f ) = rg(fe) est pair .
d) On étudie le cas où n = 3 : D'après  la question c),
 le rang de f est pair
0 0 0
• Si le rang de f est nul, alors A =  0 0 0 . a est bien du type demandé.
0 0 0
• Si le rang de f vaut 2, alors dim(ker f ) = 1 (théorème du rang), dim((ker f )⊥ ) = 2
et ker f ⊕ (ker f )⊥ = E
Soit u un vecteur unitaire de ker f et (v, w) une BON du plan (ker f )⊥ . Alors B′ = (u, v, w) est une BON
de E puisque ker f et (ker f )⊥ sont supplémentaires orthogonaux.
Soit B la matrice de f dans le base B ′ .
f (u) = 0 (puisque u ∈ ker f ) ce qui donne la première colonne de la matrice B .
On a vu en question c) que (ker f )⊥ était stable par f . Donc f (v) se décompose sur la BON (v, w) suivant
la formule : f (v) =< f (v), v > v+ < f (v), w > w
Remarquons que < f (v), v >= − < v, f ′ v) > et donc < f (v), v >= 0. Par ailleurs notons a =< f (v), w >
Ainsi f (v) = aw.
Pour la même raison, f (w) =< f (w), v > v + < f (w), w > w et < f (w), v >= − < w, f (v) >= −a.
| {z }
=0
Ainsi f (w) = −av   
 f (u) = 0 0 0 0
Les trois relations f (v) = aw donnent : B =  0 0 −a 

f (w) = −av 0 a 0
Les deux bases B (dans laquelle la matrice de f est A) et B ′ (dans laquelle la matrice de f est B ) étant
orthonormales, les matrices A et B sont orthogonalement semblables (il existe P ∈ O3 (R), A = P.B.P −1 )

1.22 CCP
( )
a n
Soit n un entier non nul, X une variable aléatoire vériant P (X = k) = (a > 0)
( ) ( ) k+1 k
p p−1
1- Etablir une relation entre et , et déterminer a.
q q−1
2- Calculer E(X)
3- Calculer V (X)

22

n
SOLUTION : 1- Il s'agit de déterminer a pour que la somme P (X = k) soit égale à 1.
n ( )
k=0
∑ n
On sait que ∀x ∈ R, xk = (x + 1)n (formule du binôme de Newton)
k
n ( ) [ ]x
k=0
∫ x∑ ∫ x
n k (1 + t)n+1
Par intégration, ∀x ∈ R, t dt = (t + 1)n =
0 k 0 n+1 0
n ( ) [ k+1 ]x
k=0
∑ n t (1 + x)n+1 − 1
=⇒ =
k k+1 0 n+1
k=0
∑n ( )
1 n 2n+1
−1
=⇒ = (en prenant x = 1)
k+1 k n+1
k=0

n
2n+1 − 1 n+1
Pour que P (X = k) = a soit égal à 1, il faut et sut que a = n+1
n+1 2 −1
k=0
( ) ( ) ( ( ) (n) )
∑n ∑
n
k n ∑n
(k + 1) − 1 n ∑n
n ∑n
2- E(X) = kP (X = k) = a =a =a − k
k+1 k k+1 k k k+1
k=0( ) k=0 k=0 k=0 k=0
1 (n + 1)2n 2n + n2n − 2n+1 + 1 (n − 1)2n + 1
E(X) = a 2 −n
= 2 a − 1 = n+1
n
−1= =
a 2 −1 2n+1 − 1 2n+1 − 1
(n − 1)2 + 1
n
E(X) =
2n+1 − 1
3- V (X) = E(X 2 ) − (E(X))2

n ∑n ( ) ∑n ( )
2 2 k2 n k(k + 1) − (k + 1) + 1 n
E(X ) = k P (X = k) = a =a
k+1 k k+1 k
[ n ( )
k=0
(
k=0
) (n) ] k=0
∑ n ∑ n
n ∑n
E(X 2 ) = a k − + k
k k k+1
k=0 k=0 k=0
Les deux(dernières
)
sommes ont déjà été calculées.
( )
Pour calculer la première, partons de l'égalité
∑ n
n k ∑
n
n k−1
x = (x + 1) et dérivons :
n
k x = n(x + 1)n−1
k k
k=0 k=0,1
∑n ( )
n
pour x = 1 : k = n2n−1
k
k=0,1
( ) ( 2 n−1 )
2n+1 − 1 n 2 − n2n−1 + 2n − 1 n2 2n−1 − n2n−1 + 2n − 1
d'où : E(X 2 ) = a n2n−1 − 2n + =a =
n+1 n+1 2n+1 − 1
( n )2
2 n−1
n 2 − n2n−1
+2 −1
n
n2 − 2 + 1
n
(n + 1)4 − (n2 + 3n + 2)2n−1
n
V (X) = E(X 2 )−(E(X))2 = − =
2n+1 − 1 2n+1 − 1 (2n+1 − 1)2
(n + 1)4n − (n2 + 3n + 2)2n−1
V (X) =
(2n+1 − 1)2

1.23 CCP

On considère une forme linéaire non nulle φ sur un espace vectoriel E et x0 un vecteur non nul de E .
On pose : ∀x ∈ E, u(x) = x + φ(x)x0
1- Montrer que u est un endomorphisme de E .
2- Montrer que 1 est valeur propre de u ; donner la dimension du sous-espace propre associé.
3- Donner une CNS pour que u soit diagonalisable. Indiquer alors les valeurs propres et les sous-espaces
propres de u.
SOLUTION : 1- Soient x, y ∈ E et λ ∈ R.
u(x) = x + φ(x)x0 est bien un vecteur de E (c'est la somme de deux vecteurs de E ), donc u est bien une
application de E dans E .
u(x + λy) = (x + λy) + φ(x + λy)x0 = x + λy + [φ(x) + λφ(y)]x0 (car φ est linéaire)
= (x + φ(x)x0 ) + λ(y + φ(y)x0 ) = u(x) + λu(y)
u est bien une application linéaire de E dans E , c'est à dire un endomorphisme de E . u ∈ L(E)
2- Pour savoir si 1 est une valeur propre de E , il faut étudier s'il existe des vecteurs x non nuls tels que
u(x) = 1 × x = x.
Soit x ∈ E . u(x) = x ⇐⇒ x + φ(x)x0 = x ⇐⇒ φ(x)x0 = 0E ⇐⇒ φ(x) = 0R ⇐⇒ x ∈ ker φ
Puisque φ est une forme linéaire non nulle, son noyau est un hyperplan.
Donc 1 est une valeur propre de φ et le sous-espace propre associé est l'hyperplan ker φ

23
Sa dimension est n − 1, où n = dim(E).
3- Dans la question précédente on vient de trouver une valeur propre, λ = 1, avec pour sous-espace propre
associé l'hyperplan ker φ.
Recherchons s'il existe une (des) valeur(s) propre(s) diérente(s) de 1 .
Analyse : Supposons que λ soit une valeur propre autre que 1 : ∃x ̸= 0 tel que u(x) = λx
=⇒ x + φ(x)x0 = λx
=⇒ (λ − 1)x = φ(x)x0
φ(x)
=⇒ x = x0
λ−1
=⇒ x ∈ Vect(x0 )
=⇒ ∃k ∈ R, x = kx0 (k ̸= 0 puisque x ̸= 0)
=⇒ (λ − 1)kx0 = φ(kx0 )x0
=⇒ (λ − 1)kx0 = kφ(x0 )x0
=⇒ (λ − 1) = φ(x0 ) (k et x0 sont non nuls)
=⇒ λ = φ(x0 ) + 1
donc λ0 = φ(x0 ) + 1 est la seule valeur propre possible autre que 1.
Si φ(x0 ) = 0 (⇐⇒ x0 ∈ ker φ), alors u n'a qu'une seule valeur propre, à savoir λ = 1. L'unique sous espace
propre est de dimension n − 1, donc u n'est pas diagonalisable.
Synthèse : Supposons que x0 ∈/ ker φ, c'est à dire que φ(x0 ) ̸= 0.
Alors u(x0 ) = x0 + φ(x0 )x0 = (φ(x0 ) + 1)x0 , donc x0 est vecteur propre de u, associé à la valeur propre
| {z }
̸=1
φ(x0 ) + 1 ̸= 1.
u possède deux sous-espaces propres, l'hyperplan ker φ et la droite Vect(x0 ). La somme de leurs dimensions
est (n − 1) + 1 = n, donc u est diagonalisable.

1.24 CCP
{
Rn [X] −→ Rn [X]
Exercice 1 : On dénit l'application φ : P (X) 7→ P (X + 1)
Déterminer la matrice A qui représente φ dans la base canonique de Rn [X].
Justier que A est inversible, et calculer A−1 .
∫ +∞ √
π
Exercice 2 : On admet que −t2
e dt =
2
0 ∫ +∞ ∫ +∞
On considère la fonction F : x 7→ cos(xt)e−t dt, et pour tout n ∈ N, les intégrales Jn = t2n e−t dt
2 2

0 0
1- Donner le domaine de dénition de F .
2- Montrer que les intégrales
√ Jn sont dénies, et trouver une relation entre Jn et Jn+1 .
π (2n)!
Montrer que Jn = 2n+1
2 n!
3- En utilisant un développement en série entière, exprimer F (x) à l'aide des fonctions classiques.
SOLUTION : Exercice 1: On vérie sans diculté que φ est une application linéaire : φ ∈ L(Rn [X].
La base canonique de Rn [X] est B0 = (1, X, X 2 , · · · , X n )
k ( )
∑ k
∀k ∈ {0, 1, · · · , n}, φ(X ) = (X + 1) =
k k
Xj
j=0
j
La matrice A qui représente
 φ dans la base
( )canonique(de n [X] est :
) R
1 1 1 ··· k
(k0) ··· n
(n0 )
 0 1 2 ··· ··· 
 (k1) (n1 ) 
 0 0 1 ··· ··· 
 
 .. .. .. ..
2
. .. 
2

 . . . . ( .. ) · · · 
(n. ) 
 
A= 0 0 0 ··· k
··· ( nk ) 
 k 
 0 0 0 ··· 0 ··· 
 k+1 
 .. .. .. .. .. .. 

 . . . ··· . . 
( n. ) 
 0 0 0 ··· 0 1 n−1

0 0 0 ··· 0 0 1
{ (j )
Elle est dénie par ai,j = i si i 6 j en convenant de faire varier i et j de 0 à n, comme dans un
0 si i > j
tableau "python" (et non pas de 1 à (n + 1) comme on le fait habituellement pour une matrice à n + 1 lignes
et colonnes).
• La matrice A est triangulaire supérieure, avec des 1 sur le diagonale. Son déterminant est donc det(A) =
1n+1 = 1 ̸= 0. Donc A est inversible.
24
{
Rn [X] −→ Rn [X]
On peut aussi remarquer que l'endomorphisme ψ : vérie :
P (X) 7→ P (X − 1)
φo ψ = ψo φ = IdRn [X]
Ceci montre que φ est inversible et que son inverse est ψ . La matrice A qui représente φ est donc elle aussi
inversible. A−1 sera la matrice de l'endomorphisme ψ , inverse de φ. Recherchons donc la matrice de ψ dans la
base B0 .
k ( )
∑ k
∀k ∈ {0, 1, · · · , n}, ψ(X ) = (X − 1) =
k k
X j (−1)k−j
j
 j=0
( ) ( ) 
1 −1 1 ··· (−1)k k0( ) ··· (−1)n n0( )
 0 1 −2 ··· (−1)k−1 (k1) ··· 
(−1)n−1 (n1 )
 
 ··· (−1)k−2 k2 ··· 
(−1)n−2 n2
 0 0 1 
 .. .. .. .. .. .. 

 . . . . (k. ) ··· . ( )  
 
A−1 = 0 0 0 ··· ··· (−1)n−k (nk ) 
 k 
 0 0 0 ··· 0 ··· (−1)n−k−1 n 
 k+1 
 .. .. .. .. .. .. 

 . . . . . ··· ( .n )


 0 0 0 ··· 0 1 − n−1 
0 0 0 ··· 0 0 1
 ( )
 j
(−1)j−i si i 6 j
A−1 = (bi,j ) est dénie par : bi,j = i

0 si i > j
∫ +∞
Exercice 2 : 1- On considère la fonction F cos(xt)e−t dt
2
: x 7→
0
Pour tout x ∈ R, la fonction (t 7→ cos(xt)e−t ) est continue sur l'intervalle [0, +∞[ .
2

∀t ∈ [0, +∞[, | cos(xt)e−t | 6 e−t , et la fonction (t 7→ e−t ) est intégrable sur [0, +∞[
2 2 2


(majorée par e−t sur [1, +∞[)
+∞
L'intégrale cos(xt)e−t dt est donc absolument convergente pour tout x ∈ R DF = R
2

0
2- • Pour tout n ∈ N, la fonction (t 7→ t2n e−t ) est continue (sur)l'intervalle [0, +∞[. Par croissance comparée
2

entre fonctions exponentielles et puissances, t2n e−t = o t2 .


2
1
t→+∞
Par domination, la fonction (t 7→ t2n e−t ) est intégrable sur l'intervalle [1, +∞[. On en conclut que pour
2

∫ +∞
tout n ∈ N, l'intégrale Jn = t2n e−t dt est convergente.
2

0
∫ +∞ [ ]+∞ ∫ +∞
t2n+1 −t2 t2n+1
• En intégrant par parties, Jn = 2n −t2
(−2t)e−t dt
2
t e dt = e −
0 2n + 1 0 2n + 1
| {z 0
}
=0
∫ +∞
t2n+2 −t2 2 2
Jn = 0 + 2 e dt = Jn+1 ∀n ∈ N, Jn = Jn+1
0 2n + 1 2n + 1 2n + 1
2n − 1
• Cette relation s'écrit aussi : Jn = Jn−1
2
2n − 3
Jn−1 = Jn−2
2
..
.
3
J1 J2 =
2
1
J1 = J0
∫2 +∞ √
−t2 π
J0 = e dt =
0 2
(2n − 1)(2n − 3) · · · 5 × 3 × 1 √
En multipliant terme à terme on obtient : Jn = π
2n+1
(2n)! √
En multipliant haut et bas par 2 × 4 × · · · × (2n − 2) × 2n = 2n n!, on obtient : Jn = π
22n+1 n!


u2n
3- On sait que ∀u ∈ R, cos(u) = (−1)n
n=0
(2n)!
∑∞
(xt)2n
donc ∀x ∈ R, ∀t ∈ [0, +∞[, cos(xt) = (−1)n
n=0
(2n)!
25
∫ +∞ ∫ ∞
+∞ ∑
(xt)2n −t2
cos(xt)e−t dt =
2
∀x ∈ R, F (x) = (−1)n e dt
0 0 (2n)!
∫ +∞ n=0
∫ +∞ ∫ +∞
(xt)2n −t2 (xt)2n −t2 x2n
En posant un (t) = (−1)n t2n e−t dt
2
e , |un (t)|dt = e dt =
(2n)! 0 0 (2n)! ( 2 )n (2n)! 0
∫ +∞ √ x
x2n x2n (2n)! √ x2n √ π 4
|un (t)|dt = Jn = × 2n+1 π = 2n+1 π= ×
0 (2n)!
( ) (2n)! 2 n! 2 n! 2 n!
n
x2
4
On reconnait en le terme général d'une série exponentielle convergente. On en déduit que la série
n!
∑∫ +∞
|un (t)|dt est convergente, et on peut appliquer alors le théorème d'intégration terme à terme d'une
0
série de fonctions sur uhn intervalle quelconque.
∫ +∞ ∫ ∞
+∞ ∑ ∑∞ ∫ +∞
(xt)2n −t2 (xt)2n −t2
cos(xt)e−t dt =
2
∀x ∈ R, F (x) = (−1)n e dt = (−1)n e dt
0 0 n=0
(2n)! n=0 0
(2n)!
∑∞ ∫ +∞ ∑∞ ∑∞
x2n x2n x2n (2n)! √
t2n e−t dt =
2
= (−1)n (−1)n Jn = (−1)n × 2n+1 π
n=0 (
(2n)! 0 (2n)! (2n)! 2 n!
)n n=0 n=0

∑∞ − x4
2
√ √ √
π π − x2 π −x2 /4
= × = e 4 ∀x ∈ R, F (x) = e
n=0
n! 2 2 2

1.25 CCP

Exercice 1 : On considère une série an de termes réels absolument convergente.
∑∞
an n
1- Quel est le rayon de convergence de la série entière t ?
n=0
n!
∑∞
an n
2- On pose f (t) = t
n=0
n!
∫ ∞ ∞

Montrer que l'intégrale f (t)e dt est convergente, et égale à
−t
an
0 n=0
 
1 a a
Exercice 2 : On considère la matrice A =  −1 1 −1 .
−1 0 2
1- Calculer son polynôme caractéristique.
2- On suppose que a > 0. A est elle diagonalisable ?
3- On suppose que a = 0. A est elle diagonalisable ?
4- On suppose que a < 0. A est elle diagonalisable ?
Remarque : il sera essentiel au cours de la discussion de bien préciser le corps de référence, R ou C .

SOLUTION : Exercice 1 : 1- La série an étant absolument convergente, la suite (an ) est de limité nulle,
et est bornée : ∃M
∈ R, ∀n ∈ N, |an | 6 M
∑ |t|n
alors ∀t ∈ R, an!n tn 6 M |t|n! , et la série exponentielle
n

n! converge pour tout t ∈ R. Par majoration,


∑∞
an n
la série t converge absolument pour tout t ∈ R.
n=0
n!
∑∞
an n
La série entière t de la variable t a donc un rayon de convergence inni .
n=0
n!
an n −t
2- Pour tout n ∈ N, pour tout t ∈ R, notons un (t) = t e
n! ( t) ( t)
Chaque fonction un ( ) est continue sur le fermé [0, +∞[ et |un (t)| = o e− 2 car tn = o e2
( 1 ) t→+∞ t→+∞

Puisque la fonction (t 7→ e− 2 t est intégrable sur [0, +∞[ (fonction de référence), par majoration la
fonction un l'est aussi.
∫ +∞
• Notons Jn = tn e−t dt, qui existe comme on vient de le voir.
0
[ n+1 ]+∞ ∫ +∞ n+1 ∫ +∞
t −t 1 Jn+1
Par intégration par parties, Jn = e−t − e−t dt = tn+1 e−t dt =
n+1 0 n + 1 n + 1 0 n +1
| {z 0 }
∫ +∞ =0
[ −t ]+∞
J0 = e dt = −e 0 = 1, et ∀n, Jn = nJn−1 montre par récurrence immédiate que :
−t
0

26
∀n ∈ N, Jn = n! ∫ ∫
+∞
|an | n −t |an | +∞
On en déduit que : ∀n ∈ N, |un (t)|dt =
t e dt = Jn = |an |
n! n!
∑ 0 ∑ ∫ +∞
0
Puisque la série |an | est supposée convergente, la série numérique 0
|un (t)|dt l'est aussi.
On peut alors appliqué=er le théorème d'intégration
( terme à )
terme d'une série de fonctions, et armer que:
∫ +∞ ∑
+∞ +∞ (∫
∑ +∞ )
a) f est intégrable sur [0, +∞[ et b) un (t) dt = un (t)dt
0 n=0 n=0 0
∫ +∞ +∞ (∫
∑ +∞ ) ∑+∞ (∫ +∞ ) ∑+∞ ∑
+∞
an n −t an an
c'est à dire : f (t)dt = t e dt = tn e−t dt = Jn = an
0 n=0 0 n! n=0
n! 0 n=0
n! n=0
 
1 a a x − 1 −a −a

Exercice 2 : A =  −1 1 −1 . χA (x) = 1 x−1 1 = x3 − 4x2 + (2a + 5)x − 4a − 2
−1 0 2 1 0 x−2
χA (X) = (X − 2)(X 2 − 2X + 2a + 1)
2- le polynôme X 2 − 2X + 2a + 1 a pour discriminant δ = 4 − 4(2a + 1) = −8a
• Si a > 0, alors δ < 0, le polynôme caractéristique χA (X) n'est pas scindé dans R[X], A n'est pas
diagonalisable dans M3 (R).
Mais dans C, A possède trois valers propres distinctes. A est diagonalisable dans M3 (C).
• Si a = 0
, alors χA (X) =(X − 2)(X − 1)2 . 1 est valeur propre double de A.
0 0 0
A − I3 =  −1 0 −1  dim(EA (1)) = 3 − rg(A − I3 ) = 3 − 2 = 1 < ordre(1) = 2
−1 0 1
A n'est pas diagonalisable, ni dans M3 (R), ni dans M3 (C). √ √
• Si a < 0, alors δ > 0, le polynôme χA (X) a pour racines λ1 = 2, λ2 = 2+2 2 −2a = 1 + −2a et

λ3 = 1 − −2a  
−1 − 12 − 12
Si a = − 21 , λ1 = λ2 = 2, λ3 = 0, A − 2I3 =  −1 −1 −1  a pour rang 2.
−1 0 0
Donc dim(EA (2)) = 3 − rg(A − 2I3 ) = 3 − 2 = 1 < ordre(2) = 2
A n'est pas diagonalisable, ni dans M3 (R), ni dans M3 (C).
Si a ∈]−∞, 0[−{− 12 }, A possède trois valeurs propres distincres dans R, donc est diagonalisable dans M3 (R).

1.26 CCP
∑∞
1
Exercice 1 : 1- Montrer que n
converge.
n
∫ 1
n=1
1
2- Montrer que l'intégrale t
dt est dénie.
t
0 ∫ 1
3- Pour tous n et p entiers naturels, calculer tn (ln t)p dt
∫ 1 ∑∞
0
1 1
En déduire que t
dt = n
0 t n=1
n
 
1 0 1
Exercice 2 : on considère la matrice A =  −1 2 1 .
2−m m−2 m
1- Calculer le polynôme caractéristique χA (X). (réponse (X − 1)(X − 2)(X − m))
2- m = 3. Déterminer les sous espaces propres de A. A est elle diagonalisable ?
3- m = 1 . A est elle diagonalisable ? (non)
4- m = 2 . A est elle diagonalisable ? (oui)
SOLUTION : Exercice

1 : Voir exercice 4.6 page

21 chapître "intégrales" sur le site habituel.

x−1 0 −1 x − 2 0 −1 (
)
Exercice 2 : χA (x) = 1 x−2 −1 = 0 x−2 −1 C1 ← C1 + C3 .
m−2 2−m x−m x−2 2−m x−m

1 0 −1 1 0 −1

χA (x) = (x − 2) 0 x − 2 −1 = (x − 2) 0 x − 2 −1 (L3 ← L3 − L1 )

1 2−m x−m 0 2−m x−m+1

x−2 −1
= (x − 2) = (x − 2)[x2 − (m + 1)x + 2m] = (x − 2)(x − 1)(x − m)
2−m x−m+1
χA (x) = (X − 2)(X − 1)(X − m)

27
• Si m = 3, Sp(A) = {1, 2, 3}. A possède trois valeurs propres distinctes . Elle est diagonalisable dans M3 (R)
• Si m = 1, χA (x) = (X − 2)(X − 1)2 Sp(A) = { |{z}
1 , 2}
  double
0 0 1
A − 1 × I3 =  −1 1 1  est de rang 2.
1 −1 0
dim(EA (1)) = 3 − rg(A − I3 ) = 3 − 2 = 1 < ordre(1) = 2
A n'est pas diagonalisable, ni dans M3 (R), ni dans M3 (C)
• Si m = 2, χA (x) = (X − 2)2 (X − 1) Sp(A) = {1, |{z}
2 }
  double
−1 0 1
A − 2 × I3 =  −1 0 1 . est de rang 1.
0 0 0
dim(EA (2)) = 3 − rg(A − 2I3 ) = 3 − 1 = 2 = ordre(2). Donc A est diagonalisable dans M3 (R)

1.27 CCP

Exercice 1 : Soit P ∈ R[X] de degré n > 0, tel que ∀x ∈ R, P (x) > 0.


1- Soit f : x 7→ e−x (P (x) + P ′ (x) + ... + P (n) (x))
Montrer que f est une bijection de R sur ]0, +∞[
2- En déduire que ∀x ∈ R, P (x) + P ′ (x) + ... + P (n) (x) > 0
Exercice 2 : Soit X ,→ P(λ) ∫
+∞
1
1- Montrer que P (X 6 n) = e−x xn dx
n! λ ∫ +∞
2- En déduire un équivalent simple de la suite de terme général un = e−x xn dx
λ
3- Soit gX la fonction génératrice de la variable X . Calculer gX (1) et gX (−1). En déduire la probabilité que
X soit paire.
4- Soit Y une loi uniforme sur {1, 2}. Quelle est la probabilité que X.Y soit paire ?
SOLUTION : Exercice 1 : 1- f est dérivable sur R comme produit et somme de fonctions polynomiales ou
exponentielle qui sont C 1 .
∀x ∈ R, f ′ (x) = −e−x (P (x) + P ′ (x) + ... + P (n) (x)) + e−x (P ′ (x) + P ′′ (x) + ... + P (n+1) (x))
= e−x (P (n+1) (x) −P (x)) = −P (x)e−x 6 0 , puisque ∀x ∈ R, P (x) > 0.
| {z }
=0
La fonction dérivée f ′ est négative. Elle ne s'annule qu'en les points xi qui sont racines (multiples car
P ne change pas de signe) du polynôme P (X). Ces points sont isolés, et la fonction f est donc strictement
décroissante sur R. f est donc injective.
Par croissance comparée entre polynôme (fonction puissance) et exponentielle,
lim f (x) = +∞ et lim f (x) = 0
x→−∞ x→+∞
f étant continue, c'est une bijection décroissante de R sur ]0, +∞[.
2- Puisque f est décoissante et de limite nulle en +∞, ∀x ∈ R, f (x) > lim f (x) = 0
x→+∞
et puisque ex > 0, ∀x ∈ R, P (x) + P ′ (x) + ... + P (n) (x) = f (x)ex > 0
Exercice 2 : 1- (X 6 n) = (X = 0 = ∪(X = 1) ∪ · · · ∪ (X = n)

n ∑
n
λk
Par incompatibilité des évènements, P (X 6 n) = P (X = k) = e−λ
k!
∫ k=0 k=0
1 +∞ −x n
Par ailleurs, posons : Jn = e x dx
n! λ
[ ]+∞ ∫
1 −x xn+1 1 +∞ −x xn+1
Intégrons par parties : Jn = e + e dx
n! n+1 λ n! λ n+1
∫ +∞
1 λn+1 1
= 0 − e−λ + e−x xn+1 dx
n! n + 1 (n + 1)! λ
λn+1
= −e−λ + Jn+1
(n + 1)!
∫ +∞
λn [ ]+∞
Cette relation s'écrit aussi : Jn = Jn−1 + e−λ J0 = e−x dx = −e−x λ = e−λ
n! λ
∑n
λk
Par sommation telescopique de cette relation, on obtient : Jn = e−λ + J0
k!
k=1
∑n
λk
soit, nalement : Jn = e−λ
k!
k=0
28

1 +∞ −x n
La comparaison de ces deux calculs montre que : P (X 6 n) = Jn = e x dx
n! λ
∫ +∞
2- D'après la question précédente, ∀n ∈ N, un = e−x xn dx = n! P (X 6 n)
λ


Or lim P (X 6 n) = P (X = k) = 1 donc un ∼ n! .
n→+∞ n→+∞
k=0

+∞ ∑
+∞ k ∑
+∞
(λ t)k
−λ λ k
3- gX (t) = P (X = k)t = k
e t = e−λ = e−λ eλ t = eλ(t−1)
k! k!
k=0 k=0 k=0
∀t ∈ R, gX (t) = e λ(t−1)

En particulier, gX (1) = e0 = 1 et gX (−1) = e−2λ



+∞
1 1
• P (X est pair) = P (X = 2k) = (gX (1) + gX (−1)) = (1 + e−2λ )
2 2
k=0
4- (X.Y est pair) = (X est pair) ∪ ((X est impair) ∩ (Y = 2))
Par incompatibilité, P (X.Y est pair) = P (X est pair) + P ((X est impair) ∩ (Y = 2))
Par indépendance des variables X et Y : [P ((X est impair)] ∩ (Y = 2)) = P (X est impair)P (Y = 2)
1 1 1 3 + e−2λ
d'où : P (X.Y est pair) = (1 + e−2λ ) + 1 − (1 + e−2λ ) . =
2 2 2 4

1.28 CCP

 nx2

 si x > 0
 1 + nx
∀n ∈ N, fn (x) =



 nx3
si x<0
1 + nx2
1- Montrer que la suite de fonctions (fn ) converge uniformément vers une fonction g continue et dérivable
sur R.
2- Montrer que la suite des fonctions dérivées (fn′ ) converge simplement vers une fonction h sur R, mais ne
converge pas uniformément sur [−1, 1].
nx2 nx2
SOLUTION : Si x > 0, fn (x) = ∼ = x . Donc lim fn (x) = 0
1 + nx n→+∞ nx n→∞
Si x = 0, ∀n ∈ N, fn (x) = 0 , donc lim fn (x) = 0
n→∞
nx3 nx3
Si x < 0, fn (x) = ∼ = x . Donc lim fn (x) = x
1 + nx2 n→+∞ nx2 n→∞
La suite de fonctions (fn ( )) converge donc simplement sur R vers la fonction g : x 7→ x.
Cette fonction g est polynomiale donc continue, dérivable et C ∞ sur R.
nx3
fn (x) =
1 + nx2
2nx(1 + nx) − n2 x2 2nx + n2 x2 n2 x 2
2- ∀x > 0, fn′ (x) = = ∼ = 1 , donc lim fn′ (x) = 1
(1 + nx)2 (1 + nx)2 n→+∞ n2 x2 n→∞

3nx (1 + nx ) − 2n x
2 2 2 4 2
3nx + n x2 4 2 4
n x
∀x < 0, fn′ (x) = 2 2
= 2 2
∼ = 1 , donc lim fn′ (x) = 1
(1 + nx ) (1 + nx ) n→+∞ n2 x4 n→∞
???????????????????????????

1.29 CCP

Exercice 1 : Soit n ∈ N , E un espace vectoriel sur R de dimension n, φ ∈ E ∗ , non nullle.


Soit x0 ∈ E − {0} , et u l'application dénie par : ∀x ∈ E , u(x) = x + φ(x)x0
1- Montrer que u ∈ L(E).
2- Montrer que 1 est valeur propre de u et déterminer le sous-espace propre E1 et sa dimension.
3- Trouver une condition nécessaire et susante pour que u soit diagonalisable.
1 ∑
n
n(n + 1)(2n + 1)
Exercice 2 : Soit n ∈ N et an = ∑
n (on rappelle que k2 = )
6
k2 k=1

∑ k=1
1- Montrer que la série an converge.

n
1
2- Montrer que lim (H2n+1 − Hn ) = ln(2) avec Hn =
n→∞ k
k=1

29
∑∞
a b c
3- Trouver a, b, c ∈ R tels que an = + + et déterminer an
n n + 1 2n + 1 n=1
SOLUTION : Exercice 1 : Voir 1.21
1 6 3
Exercice 2 : 1- an = ∑
n = ∼
n(n + 1)(2n + 1) n→+∞ n3
k2
k=1 ∑ ∑
Or la série de Riemann 1
n3 est convergente. Par équivalence, la série an l'est aussi.

2n+1
1 1 1 1
2- ∀n > 1, H2n+1 − Hn = = + + ··· +
k n+1 n+2 2n + 1
[k=n+1 ]
1 1 1 1 1
= 1 + 2 + ··· n +
n 1+ n 1+ n 1+ n 2n + 1
( )
1 − 0∑ 1 b−a ∑
n n
1 b−a 1
= k
+ = f a + k +
n 1+ n 2n + 1 n n 2n + 1
k=1 k=1
1
où a = 0, b = 1, f (x) =
1+x ( )
b−a ∑
n
b−a
La fonction f étant continue sur le segment [0, 1], la somme de Riemann f a+k a pour
n n
∫ b ∫ 1 [ ]1 k=1
dt 1 1
limite f (t)dt = dt = = ln 2. Puisque lim = 0, lim (H2n+1 − Hn ) = ln(2)
a 0 1 + t 1 + t 0
t→+∞ 2n +1 n→∞

a b c 6 a(n + 1)(2n + 1) + bn(2n + 1) + cn(n + 1)


3- ∀a, b, c ∈ R , an = + + ⇐⇒ =
n n + 1 2n + 1 n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)(2n + 1)
⇐⇒  ∀n ∈ N∗ , (2a + 2b + c)n2 +(3a + b + c)n + a = 6 
 2a + 2b + c = 0  a=6  a=6
⇐⇒ 3a + b + c = 0 ⇐⇒ 2b + c = −12 ⇐⇒ b=6
  
a=6 b + c = −18 c = −24
6 6 6 24
donc ∀n ∈ N∗ , = + −
n(n + 1)(2n + 1) n n + 1 2n + 1
∑n ∑ n ∑n ( )
6 6 6 24
ak = = + − = 6Hn +6 (Hn −1+ n+1 1
)−24(H2n+1 − 21 Hn −1)
k(k + 1)(2k + 1) k k + 1 2k + 1
k=1 k=1 k=1
∑n
6
ak = 24Hn − 24H2n+1 − 6 + + 24
n+1
k=1
∑∞ ( ) ∑∞
6
d'où : ak = lim 24Hn − 24H2n+1 − 6 + + 24 = 18 − 24 ln(2) ak = 18 − 24 ln(2)
n→+∞ n+1
k=1 k=1

1.30 CCP
 
2 2 −1
1
Exercice 1 : f est l'endomorphisme dont la matrice dans une base orthonormée est A = 1 −2 −2 
3
−2 1 −2
Reconnaîre f et donner ses caractéristiques géométriques.
Exercice 2 : Soit (Xn )n∈N une suite de variables aléatoires indépendantes suivant chacune une loi de Bernoulli
1∑
n
de paramètre pn ∈]0, 1[. On suppose que lim pi = p
n→+∞ n
( k=1 )
X1 + X2 + ... + Xn
Montrer que ∀ε > 0, lim P
− p > ε = 0
n→+∞ n
SOLUTION : Exercice 1 : On constate que les colonnes de A forment une famille orthonormale de R3 . La
matrice A est donc une matrice orthogonale et f est une isométrie vectorielle.
On calcule le déterminant : det(A) = 1. f est donc une rotation vectorielle .
On recherche les vecteurs invariants en résolvant
  l'équation A.V = V . On trouve une droite D dont un
3
vecteur directeur est le vecteur colonne V =  1 
−1
√ 

3/√11
On norme ce vecteur en dénissant w3 =  1/ √11 
−1/ 11

30
On recherche deux autres
 vecteurs
 (w1 , w2 ) formant une BON du plan P = D⊥ .
0
On prend d'abord V =  1  qui est clairement orthogonal à w3 et que l'on norme pour dénir :
1
 
0√
w1 =  1/√2 . Pour faire en sorte que (w1 , w2 , w3 ) soit une BON directe de R3 , le plus simple est
1/ 2  
2
1 
de prendre w2 = w3 ∧ w1 = √ −3 
22 3  
cos(θ) − sin(θ) 0
On sait que dans la base orthonomée directe (w1 , w2 , w3 ) , f a pour matrice : R =  sin(θ) cos(θ) 0 
0 0 1
Puisque A et R sont deux matrices qui représentent le même endomorphisme f , elles ont même trace :
tr(A) − 1 5
tr(R) = 2 cos(θ) + 1 = tr(A) = − 23 , ce qui permet de calculer cos(θ) = =−
2 6 √
11
On récupère sin(θ) par la première colonne de la matrice : R : sin(θ) =< f (w1 ), w2 >= ⟨A.w1 , w2 ⟩ =
 6
 5
 cos(θ) = − √ ( )
les deux conditions √ 6 entraînent que θ = π − Arcsin 11 = Arccos − 5

 sin(θ) = 11 6 6

6  √ 
3/√11
En conclusion , f est la rotaion de l'espace dont l'axe est dirigé et orienté pas le vecteur w3 =  1/ √11 
−1/ 11
√ ( 5)
et d'angle θ = π − Arcsin 6 = Arccos − 6
11

1.31 CCP

Exercice 1: Soit n un entier naturel non nul et fn (x) = sin(nxe−nx


2
)
1) Montrer que (fn ) converge simplement vers une fonction f que l'on précisera.
2) Montrer que (fn ) converge uniformément sur [a, 1] où a ∈]0, 1]
3) Montrer que (fn ) converge
( ) uniformément sur ] − 1, 1[
1
4) Comparer lim fn et fn′ (0)
n→+∞ n
Exercice 2: Soit E un espace vectoriel et u, v ∈ L(E)
1) Montrer que si λ ̸= 0 est valeur propre de uo v , alors et λ est valeur propre de vo u.
2) Si E est de dimension nie, montrer que c'est également vrai pour λ = 0.
3) Soit u, v ∈ L(E), E = R[X] et P ∈ E .
On pose u(P ) = P ′ et v(P ) la primitive de P qui s'annule en 0.
Déterminer ker(uo v) et ker(vo u)
SOLUTION :
Exercice
{ 2 :}
1- Soit λ ̸= 0 est valeur propre non nulle de uo v ; il existe x ∈ E , non nul tel que uo v(x) = λx
λ ̸= 0
=⇒ λx ̸= 0 =⇒ uo v(x) ̸= 0 =⇒ uo v(x) ̸= 0
x ̸= 0
En composant par x : vo uo v(x) = v(λx) = λv(x) =⇒ vo u(v(x)) = λ v(x) =⇒ λ est valeur propre de vo u.
|{z}
̸=0
2- On suppose de plus que E est de dimension fnie.
Supposons que λ = 0 est valeur propre de uo v . Alors uo v n'est pas inversible, et det(uo v) = 0.
det(uo v) = 0 = det(u). det(v) = det(v). det(u) = det(vo u) = 0. Donc vo u n'est pas inversible et 0 est valeur
propre de vo u
3- Soit E = R[X] et pour tout P ∈ E , on pose u(P ) = P ′ et v(P ) la primitive de P qui s'annule en 0.
Soit P ∈ E et P la promitive (plynomiale) de P qui s'annule en 0 : P = v(P ).
Alors uo v(P ) = u[P] = P ′ = P , donc uo v = IdE et ker(uo v) = {0}
Soit P ∈ E . Alors∫ x u(P ) = P et v[u(P )] = v(P )
′ ′

v(P ′ )(x) = 0 P ′ (t)dt = P (x) − P (0). Donc (vo u)(P ) = P (X) − P (0).
Il s'en suit que ker(vo u) = R0 [X]

31
1.32 ENSAM

Exercice d'algèbre :
1- Soit A ∈ Mn (R). Montrer que si A2 = −In , alors n est pair.
2- Soit B ∈ Mn (R). Montrer que si B 2 − B + In = 0, alors n est pair.
3- Soit C ∈ Mn (R). Montrer que si C 3 + C 2 + C = 0, alors rg(C) est pair.
Exercice d'informatique
:
import numpy as np

def LP(n):

tableau=[i for i in range(0,n+1)]

for i in range(2,int(np.sqrt(n))):

for j in range(i**2,n,i):

tableau[j]=0

return [p for p in tableau if p>=2]
1- Observer et expliquer ce que fait cet algorithme.
2- Ecrire un programme permettant de vérier que pour tout entier k de 2 à 40, k(k + 1) + 41 est un nombre
premier.
3- Ecrire une fonction booléenne "Tester(p)" qui teste si, pour tout entier k de 2 à p − 1, k(k + 1) + p est
premier.
Déterminer tous les nombres inférieurs ou égaux à 100 qui vérient cette propriété.

1.33 ENSAM
{
R4 [X] −→ R4 [X]
Exercice d'algèbre : On considère l'application φ :: P (X) 7→ X 2 (P ′ (X + 1) − P ′ (X))
1- Montrer que φ est un endomorphisme de R4 [X].
2- Ecrire la matrice de φ dans la base canonique de R4 [X].
3- Déterminer les éléments propres de φ.
4- Déterminer une base de ker φ.
5- Soit F déni par : F = X 2 R2 [X] = {X 2 Q(X), Q(X) ∈ R2 [X]}
Montrer que F est un sous espace vectoriel de R4 [X], et qu'il est stable par φ.
6- Montrer que R4 [X] = F ⊕ ker φ.
7- φ est il diagonalisable ? Si oui, déterminer une base dans laquelle sa matrice est diagonale.

1.34 ENSAM

Exercices ENSAM : 30 min exercice informatique et 30 min exercices de mathématiques


Exercice d'informatique
Soient a, n ∈ N. On s'intéresse aux couples de nombres tels que le nombre an nisse par n :
Exemple : 236 = 68719476736 nit par 36.
1- Ecrire un programme "PF(a; n)" qui renvoit un booléen pour savoir si le couple vérie la condition.
2- Ecrire un programme "LF(a;N)" qui renvoit la liste des entiers inférieurs ou égaux à N qui vérient la
condition.
3- Ecrire un programme "LF2(A,n)" qui renvoit la liste des entiers inférieurs ou égaux à A qui vérient la
condition.
4- Ecrire un programme "LF3(a,n)" permettant de calculer le premier entier inférieur ou égal à n tel que
an nisse par a cette fois , en se limitant à 10 secondes (il faut utiliser le module "time")
Exercice de mathématiques
Exercice 1 : Soient X et Y deux variables aléatoires indépendantes suivant la même loi uniforme sur [1, n]
1- Calculer P ([X = Y ]).
2- Soit S = X + Y ; calculer la loi de S .
Exercice 2 : Soit A ∈ On (R) Montrer que la valeur absolue de la somme des coecients de A est inférieure
ou égale à n.
Discuter du cas d'égalité.

1.35 ENSAM

Réaliser un code qui convertit un nombre en chaine de caractère et inversement.


Exo de la forme un+1 = f (un ).

32
1.36 ENSAM 254 OdT
∫ +∞
e−t
a) Déterminer le domaine de dénition de la fonction f : x 7→ dt
0 x+t
b) Montrer que f est de classe C 1 sur son domaine de dénition, et est solution d'une équation diérentielle
du premier ordre.
c) Etudier la limite de f en +∞. ∫ +∞
e−t
Exprimer f à l'aide de la fonction "exponentielle intégrale" : Ei : x 7→ dt
x t
e−t
SOLUTION : Pour tout x ∈ R, la fonction t 7→ dt est continue sur l'intervalle ] − x, +∞[
x+t
−t
e
- Si x > 0 la fonction t 7→ dt est continue sur l'intervalle fermé [0, +∞[, et est intégrable sur [0, 1].
x+t ∫ 1 ∫ 1 −t
−t
e 1 1 e
- Si x = 0, ∼ . Or l'intégrale dt diverge, et par équivalence en 0, l'intégrale dt diverge.
t t→0+ t 0 t 0 t
Donc f (0) n'est pas déni.
e−t
- Si x < 0 la fonction t 7→ dt est continue sur [0, −x[∪] − x, +∞[
x+t ∫ ∫ −x −t
−t x −x
e e 1 e
∼ . Or l'intégrale dt diverge, et par équivalence, l'intégrale dt diverge
x + t t→−x t + x 0 x + t 0 x +t
aussi. Donc f (x) n'est pas déni.
e−t
Enn, pour tout x ∈ R, la fonction t 7→ dt est continue sur [−x + 1, +∞[ et la domination
x+t ∫ +∞ −t
−t
e e
= o (e ) assure la convergence de l'intégrale
−t
dt
x + t t→+∞ −x+1 x +t
∫ +∞ −t
e
En résumé, l'intégrale dt converge si et seulement si x > 0. Df =]0, +∞[
0 x+t
e−t
b) Notons H(x, t) = .
x+t
e−t
- Pour tout t ∈ I =]0, +∞[, la fonction x 7→ H(x, t) = est de classe C 1 sur J =]0, +∞[
x+t
∂H e−t
et ∀(x, t) ∈ J × I, (x, t) = −
∂x (x + t)2
e−t ∂H e−t
- Pour tout x ∈ J =]0, +∞[, les fonctions t 7→ H(x, t) = et t 7→ (x, t) = − sont continues
x+t ∂x (x + t)2
et intégrables sur I .
∂H e−t 1
- Pour tout a > 0, pour tout (x, t) ∈ [a, +∞[×I, (x, t) 6 6 , fonction intégrable sur I .
∂x ∫ (a + t)2 (a + t)2
Par application du théorème de dérivation sous le signe , on peut armer que f est de classe C 1 sur [a, +∞[
∫ +∞
∂H
et que : ∀x ∈ [a, +∞[, f ′ (x) = (x, t)dt.
0 ∂x
Ceci étant vrai pour tout réel a >∫0, f est de classe C 1 sur J =]0, +∞[ et :
+∞
e−t
∀x ∈ J =]0, +∞[, f ′ (x) = − dt.
0 (x + t)2
∫ +∞ [ ]t→+∞ ∫ +∞
−1 1 1
• Intégrons par parties : ∀x ∈ J =]0, +∞[, f (x) = ′
2
−t
e dt = e −t
− (−e−t )dt.
(x + t) x+t x+t
∫ +∞ −t 0 t=0 0
1 e 1

f (x) = − + dt = − + f (x).
x 0 x + t x
1
Donc f est solution sur l'intervalle J =]0, +∞[ de l'équation diérentielle (E) : y ′ − y = −
x
∫ +∞ −t ∫ +∞ −t
e e 1 [ −t ]+∞ 1
c) ∀x ∈ J =]0, +∞[, 0 6 f (x) = dt 6 dt = −e 0 =
0 x+t 0 x x x
Cet encadrement montre que : lim f (x) = 0
x→+∞

• La fonction x 7→ e est solution de l'équation diérentielle homogène : (E0) y ′ − y = 0


x

Par la méthode de variation de la constante, on recherche la solution générale de (E) sous la forme:
y(x) = λ(x) ex où λ est une fonction inconnue.
Alors, ∀x > 0, y ′ (x) = λ′ (x) ex + λ(x) ex , et en reportant dans l'équation (E), on parvient à :
−1 e−x
λ′ (x) ex = c'est à dire λ′ (x) = −
x x ∫ +∞ −t
e
Par majoration par e , pour tout x > 0, l'intégrale Ei (x) =
−t
dt converge
x t
33
e−x
λ′ (x) = − = Ei′ (x), donc λ(x) = Ei (x) + c (c constante réelle)
x
La solution générale de l'équation (E) (∫ est donc : )
+∞ −t
e
x 7→ y(x) = ex (Ei (x) + c) = ex dt + c
x t
f est une solution de 5e), donc il
(∫ +∞ −t existe une constante
) c telle que :
e
∀x ∈]0, +∞[f (x) = e x
dt + c
t
x ∫ +∞ −t
e
Puisque lim ex = +∞, lim dt = 0 et lim f (x) = 0, nécessiarement, c = 0.
x→+∞ x→+∞ x t x→+∞
∫ +∞ −t
e
Donc ∀x ∈]0, +∞[f (x) = ex dt = ex Ei (x)
x t
Remarque : On pourrait
∫ obtenir ce résultat directement par le changement de variable u = x + t, du = dt
+∞
e−t
dans l'intégrale f (x) = dt
0 x+t

1.37 ENSAM 263 OdT

a) Un mobile se déplace aléatoirement sur les sommets S1 , S2 et S3 d'un triangle.


A l'origine (étape 0), le mobile est en S1 .
S'il est en S1 ou en S3 à l'étape n, il sera en S2 à l'étape n + 1.
S'il est en S2 à l'étape n, il passe à l'étape suivante en S1 ou en S3 avec pour chacun la probabilité 14 , et
reste en S2 avec la probabilité 12 .
On note respectivement an , bn et cn les probabilités qu'à l'étape n le mobile soit en S1 , S2 et S3 , et Tn le
vecteur colonne de composantes an , bn et cn .
Montrer qu'il existe une matrice M qu'on précisera telle que Tn+1 = M.Tn
Calculer Tn et les limites des suites (an ), (bn ) et (cn ) .
   
a0 1
SOLUTION : La condition à l'origine s'écrit T0 =  b0  =  0 
c0 0 
 an+1 = 41 bn
Les trois conditions de passage de l'étape n à l'étape n + 1 s'écrivent : bn+1 = an + cn + 12 bn

cn+1 = 14 bn
 
0 14 0
soit aussi : Tn+1 =  1 12 1  .Tn . Par récurrence immédiate : ∀n ∈ N, Tn = M n .T0
0 14 0

x − 14 0
( ) ( )
χM (x) = −1 x − 12 −1 = x2 x − 12 − 12 x = x3 − 12 x2 − 12 x χM (X) = X(X − 1) X + 21
0 − 14 x
La matrice M possède trois valeurs propres distinctes dans R. Elle estdonc diagonalisable
 dans M3 (R).
1 1 1
Le calcul de ses vecteurs propres donne pour matrice de passage P =  0 4 −2 
  −1 1 1
0 0 0
M = P.∆.P −1 avec ∆ =  0 1 0 
0 0 −1/2 
0 0 0
∀n ∈ N, M n = P.∆n .P −1 = P.  0 1 0  .P −1
n
 0 0 (−1/2)      
0 0 0 1 1 1 0 0 0 1/2 0 1/2
d'où lim M n = P.  0 1 0  .P −1 =  0 4 −2  .  0 1 0  .  1/6 1/6 1/6  .
n→+∞
0 0 0 −1 1 1 0 0 0 1/3 −1/6 1/3

   lim an = 1/6
1/6 1/6 1/6 
 n→+∞
lim M =  2/3 2/3 2/3  d'où :
n lim bn = 2/3
n→+∞ 

n→+∞
1/6 1/6 1/6  lim cn = 1/6
n→+∞

1.38 ENSAM avec Python

Soit (a, b) ∈ R2 . On considère deux suites (un ) et (vn ) telles que :

34
{
un+1 = 5un − 3vn
u0 = a , v0 = b ∀n ∈ N,
vn+1 = 6an − 72 vn
1- a) Construire une fonction Calcul_uv_n(a,b,n) qui prend en paramètres d'entrée a, b et n, et qui retourne
les deux listes [u0 , u1 , · · · , un ], [v0 , v1 , · · · , vn ]
Calculer u10 et v10 lorsque a = 5 et b = −7
Tester le comportement limite des suites (un ) et (vn ) lorsque :
• b) a = 5 et b = −7 :
• c) a = 2 et b = 3 :
• d) a = 3 et b = 4 :
( )
5 −3
2- Avec Python, diagonaliser la matrice A =
6 −7/2
Faire en sorte que la matrice de passage P soit à coecients entiers.
3 - Calculer explicitement un et vn en fonction de u0 , v0 et n.
En déduire la limite des suites (un ) et (vn ).
A quelle(s) condition(s) la suite un ) converge-t-elle vers 0 ?
A quelle(s) condition(s) les suites un ) et (vn ) sont elles constantes ?


4- a) Détermier le rayon de convergence et calculer la somme S(x) = un xn
n=0
∑∞
un n
Même question pour la série T (x) = x
n=0
n!
SOLUTION : 1- a) Fonction Calcul_uv_n(a,b,n) :
def Calcul_uv_n(a,b,n):
u=[0 for k in range(n+1)]
v=[0 for k in range(n+1)]
u[0],v[0]=a,b
for k in range(n):
u[k+1]=5*u[k]-3*v[k]
v[k+1]=6*u[k]-7*v[k]/2
return u,v
Calcul de u10 et v10 lorsque a = 5 et b = −7 : print(Calcul_uv_n(5,-7,10))
86.919921875 115.8798828125
b) Comportement limite des suites (un ) et (vn ) lorsque : a = 5 et b = −7 :
print(Calcul_uv_n(5,-7,20))
print(Calcul_uv_n(5,-7,20))
print(Calcul_uv_n(5,-7,30))
Il semble que les suites (un ) et (vn ) convergent, la première vers 87, la seconde vers 116.
c) Comportement limite des suites (un ) et (vn ) lorsque : a = 2 et b = 3 :
print(Calcul_uv_n(2,3,20))
print(Calcul_uv_n(2,3,30))
Il semble que les suites (un ) et (vn ) convergent vers 0.
d) Comportement limite des suites (un ) et (vn ) lorsque : a = 3 et b = 4 :
print(Calcul_uv_n(3,4,20))
print(Calcul_uv_n(3,4,30))
Il semble que les suites (un ) et (vn ) soient constantes.
( )
5 −3
2- Avec Python, diagonaliser la matrice A =
6 −7/2
Faire en sorte que la matrice de passage P soit à coecients entiers.
[in]import numpy.linalg as alg
A=np.array([[5,-3],[6,-7/2]])
L = alg.eig(A)
print(L)
[out](array([ 1. , 0.5]), array([[ 0.6 , 0.5547002 ],
[ 0.8 , 0.83205029]]))
Les valeurs propres sont 1 et 1/2.
( ) ( )
0.6 3
Le premier vecteur colonne est proportionnel à
( 0.8 ) 4
0.5547002
Le second vecteur colonne vérie :
0.83205029
35
[in] print( 0.5547002/0.83205029) ( )
2
[out] 0.6666666746790029 Il est proportionnel à
( ) 3
3 2
On prendra donc P =
4 3
import numpy.linalg as alg
[in] P=np.array([[3,2],[4,3]])
print(P)
print(alg.inv(P))
[out][[3 2]
[4 3]]
[[ 3. -2.] ( )
3 −2
[-4. 3.]] donc P −1 =
−4 3
( )
1 0
Finalement, l'égalité de diagonalisation de A s'écrit : A = P.∆.P −1 , avec ∆ =
0 1/2
( ) ( )
3 2 3 −2
P = et P −1 =
4 3 −4 3
( )
un
3 - Soit Xn =
vn
( ) ( ) ( )
5un − 3vn 5 −3 un
Xn+1 = = × = A.Xn
6un − 72 vn 6 − 72 vn
| {z }
=A
Par récurrence immédiate,(∀n ∈)N, Xn = An .X0 ( ) ( )
u0 3 2
Le vecteur colonne X0 = se décompose sur la base de vecteurs propres V1 = , V2 = :
v0 4 3
∃α, β ∈ R, X0 = αV1 + βV2 ( )n
alors, Xn = An X0 = An (αV1 + βV2 ) ( = αA)n
.V1 + βAn .V2 = α1n .V1 + β 21 .V2
3
Il s'en suit que lim Xn = αV1 = α .
n→+∞ 4
(( )) {
un lim un = 3α
La suite vectorielle (Xn ) = converge donc, et n→+∞
vn lim vn = 4α
( ) ( ) (
n→+∞ ) ( ) ( ) ( )
u0 3 2 3 2 α α
La décomposition X0 = = αV1 + βV2 = α +β = . = P.
v0 4 3 4 3 β β
permet de(calculer
) α et β
( : ) ( ) ( ) {
α u0 3 −2 u0 α = 3u0 − 2v0
= P −1 = . =⇒
β v0 −4 3 v0 β = −4u0 + 3v0
{
lim un = 3α = 9u0 − 6v0
En conclusion, n→+∞
lim vn = 4α = 12u0 − 8v0
n→+∞
{
lim un = 9 × 5 − 6 × (−7) = 45 + 42 = 87
Vérications : a) dans le cas où u0 = 5, v0 = −7, n→+∞
lim vn = 4α = 12 × 5 − 8 × (−7) = 60 + 56 = 116
n→+∞
Cela est conforme à l'étude faite avec python.
{
lim un = 9u0 − 6v0 = 18 − 18 = 0
b) dans le cas où u0 = 2, v0 = 3, n→+∞
lim vn = 12u0 − 8v0 = 24 − 24 = 0
n→+∞
{
lim un = 9u0 − 6v0 = 27 − 24 = 3
c) dans le cas où u0 = 3, v0 = 4, n→+∞
lim vn = 12u0 − 8v0 = 36 − 32 = 4
( ) ( ) n→+∞
( )
un ( )n 3 ( )n 2
4 - Xn = = αV1 + β 12 .V2 = α + β 12 .
vn 4 3
{ ( )n
un = 3α + 2.β ( 12 )
d'où les expressions explicites de un et vn : n
vn = 4α + 3.β 12
∑∞ ∑∞ ∞ (
∑ 1 n ) ∑ ( x )n


S(x) = un xn = 3α xn + 2β xn = + 2β
n=0 n=0 n=0
2 1−x n=0
2
3α 2β 3α 4β 3α(2 − x) + 4β(1 − x) 6α + 4β − (3α + 4β)x
= + = + = =
1 − x 1 − x2 1−x 2−x (1 − x)(2 − x) (1 − x)(2 − x)
6(3u0 − 2v0 ) + 4(−4u0 + 3v0 ) − (3(3u0 − 2v0 ) + 4(−4u0 + 3v0 ))x
S(x) =
(1 − x)(2 − x)
36
2u0 + 7u0 − 6v0 )x
∀x ∈] − 1, 1[, S(x) = (R = 1)
x2 − 3x + 2
∑∞ ∑∞ ∑∞ ( x )n
un n xn
T (x) = x = 3α + 2β 2
= 3αex + 2βex/2
n=0
n ! n=0
n ! n=0
n !
∀x ∈ R, T (x) = 3(3u0 − 2v0 )ex + (−4u0 + 3v0 )ex/2 (R = +∞)

1.39 ENSAM

On considère deux variables aléatoires X ,→ B(p) et Y ,→ B(p′ ) qui suivent chacune une loi de Bernoulli sur
un même espace probabilisé.
Montrer que X et Y sont indépendantes si et seulement si leur covariance Cov(X, Y ) est nulle.
SOLUTION : • Si X et Y sont indépendantes, alors E(X.Y ) = E(X).E(Y ), et
Cov(X, Y ) = E(X.Y ) − E(X)E(Y ) = 0
• Réciproquement, supposons que Cov(X, Y ) = 0, c'est à dire que E(X.Y ) = E(X)E(Y )
Remarquons que X.Y ne prend que les valeurs 0 et 1, donc suit une loi de Bernoulli.
Alors, E(X.Y ) = P (XY = 1) = P [(X = 1)∩(Y = 1)] (car l'évènement (XY = 1) est (X = 1)∩(Y = 1))
E(X.Y ) = E(X)E(Y ) = P (X = 1) . P (Y = 1)
| {z } | {z }
=p =p′
donc P [(X = 1) ∩ (Y = 1)] = P [(X, Y ) = (1, 1)] = P (X = 1)P (Y = 1), ce qui montre que les évènements
(X = 1) et (Y = 1) sont indépendants.
On sait qu'alors leurs contraires (X = 0) et (Y = 0) le sont aussi, de même que (X = 1) et (Y = 0) et ausi
(X = 0) et (Y = 1)
Tous les éléments (X = h), h ∈ X(Ω) = {0, 1} et (Y = k), k ∈ Y (Ω) = {0, 1} sont deux à deux indépendants.
Les variables aléatoires X et Y sont donc indépendantes .

1.40 ENSAM Hugues BARBIER

Exercice d'informatique :
1- Enoncer et démontrer la loi faible des grands nombres.
2- Ecrire une fonction "lancer()" qui simule le lancer d'un dé.
3- Ecrire une fonction "lancers(N)" qui renvoie une liste T tel que "T[i] soit la moyenne des "i premiers
lancers.
4- Tracer l'évolution de lancers(N) en fonction de N. Commenter.
SOLUTION : 1- Voir cours

2- import numpy as np
import numpy.random as rd
import matplotlib.pyplot as plt
def lancer():
return rd.randint(1,7)
3- def lancers(n):
ListeLancers=[lancer() for i in range(n)]
ListeMoyennee=[]
for i in range(n):
ListeMoyennee.append(sum(ListeLancers[:i+1])/(i+1))
return ListeMoyennee
On teste :
print(lancers(10))
4- Tracé de l'évolution de la moyenne des n premier lancers.
n=500
plt.clf()
X=[k for k in range(n)]
M=[3.5 for k in range(n)]
Y=lancers(n)
plt.plot(X,Y,X,M)
On constate que la moyenne des n premiers lancers se rapproche de l'espérance d'un lancer, à savoir
1+2+3+4+5+6
= 3, 5
6

37
2 Centrale - Supelec
2.1 Centrale maths 1
√ √ √ √ √
On considère pour tout entier n ∈ N, un = n + n − 1 + · · · + 1 + 0
Etablir une relation simple entre un et un−1
Donner un équivalent puis un développement à deux, puis à trois termes de un quand n → +∞
√ √ √ √ √
SOLUTION : En élevant au carré la relation un = n+ n−1+ ··· + 1+ 0, on obtient :
√ √ √ √
u2n =n+ n−1+ · · · + 1 + 0, soit : u2n = n + un−1
• Pour tout n, un > 0, ∀n > 1, u2n = n + un−1 > n
Par minoration , lim u2n = +∞, et donc lim un = +∞ .
n→+∞ n→+∞

La relation u2n = n + un−1 > n entraîne que un > n

• Montrons par récurrence que un 6 2n. √
Pour les premières valeurs de n on a :√u0 =√0 6 0 √
u1 = √ 1 + 0 = √1 6 2
u2 = √2 + 1 6 4 = 2
√ √
√ u3 = 3 + 3 6 6
La propriété un 6 2n est donc vériée pour n√= 0, 1, 2, 3.
Supposons la vériée au rang n − √1 : un−1 6 2(n − 1)
alors u2n = n + un−1 6 n + 2(n √ − 1) √
il nous sut
√ de montrer que n + 2(n − 1) 6 2n ou de manière équivalente que 2(n − 1) 6 n
or : 2(n − 1) 6 n ⇐⇒ 2(n − 1) 6 n2
⇐⇒ 0 6 n2 − 2n + 2
⇐⇒ 0 6 (n − 1)2 + 1
Cette dernière relation étant vériée, les précédentes le sont aussi et donc u2n 6 2n.

On a ainsi prouvé par récurrence que ∀n ∈ N, un 6 2n
• Reprenons la relation : u2n =√n + un−1 .
La majoration 0 6 un−1 6 2(n − 1) entraîne que un−1 = o(n), et que n + un−1 ∼ n
n→+∞
√ √ √
donc un ∼ n et un ∼
2
n ou, sous forme de développement : un = n + o( n)
n→+∞ n→+∞
√ √
• Recherchons un développement à deux termes en posant un = n + vn , vn = o( n), et en recherchant un
équivalent de vn : √ √
u2n = n + un−1 =⇒ ( n + √ vn ) = n2 + n −√1 + vn−1 .
2

=⇒ n√ + 2 n vn + vn√= n + n − 1 + vn−1 .
=⇒ 2 n√ vn + vn2 = √ n − 1 + vn−1 .
=⇒ vn (2 n + vn ) = √n − 1 + vn−1 .
Compte tenu de la domination
√ o( n), en prenant un équivalent dans chaque membre, on obtient :
vn = √
=⇒ vn (2 n) ∼ n − 1.

n→+∞
n−1 1
=⇒ vn ∼ √ ∼ .
n→+∞ 2 n n→+∞ 2

donc vn = 12 + o(1) et un = n + 12 + o(1)
• Recherchons un développement à trois termes en posant vn = 12 + wn , wn = o(1), et en recherchant un
équivalent
√ de wn : √ ( √ ) √
vn (2 n + vn ) = n − 1 + vn−1 =⇒ ( 21 + wn ) 2 n + 12 + wn = n − 1 + 12 + wn−1
√ √ √
=⇒ 2 n wn + wn + wn2 = n − 1 − n + 14 + wn−1
| {z }
∼− 1

√ √ 2 n

=⇒ wn (2 n + 1 + wn ) = n − 1 − n + 1
4 + wn−1
en prenant des équivalents de chaque coté :
√ 1
=⇒ 2wn n ∼
n→+∞ 4
1
=⇒ wn ∼ √
n→+∞ 8 n
( )
√ 1 1 1
Finalement, un = n + + √ +o √
2 8 n n
38
2.2 Centrale maths 1
 
1 2 0
On considère l'endomorphisme f canoniquement associé à la matrice A =  −3 −4 −6 
2 2 5
Déterminer tous les sous espaces de R3 stables par f .

2.3 Centrale maths 1


∫ 1
e−xt
Pour tout réel x, on considère l'intégrale f (x) = √ dt, lorsqu'elle est dénie, et ∀n ∈ N, un = f (n)
0 t
1- Montrer que la suite (un ) converge.

2- Déterminer sa limite et la nature de la série un .

∑ (−1)k nk
3- Montrer que ∀n ∈ N, un = 2
k! (2k + 1)
k=0

e−xt
SOLUTION : Pour tout x ∈ R, la fonction t 7→ √ est positive et continue sur l'intervalle ]0, 1]. De plus,
t
e−xt 1 1
pour tout x ∈ R, √ ∼ √ où la fonction t 7→ √ est intégrable sur l'intervalle ]0, 1].
t t→0 t ∫ 1 −xt t
e
Par équivalence, l'intégrale f (x) = √ dt est convergente. f (x) est donc déni pour tout réel x.
0 t
∫ 1 −nt
e
• Pour tout n ∈ N, un = f (n) = √ dt
0 t
e−nt
Pour tout t ∈]0, 1], lim (−nt) = −∞ et lim √ = 0
n→+∞ n→+∞ t
e−nt
La suite de fonction gn : t 7→ √ converge simplement sur l'intervalle ]0, 1] vers la foncion nulle ω .
} t
∀n ∈ N 1 1
, |gn (t)| 6 √ , où la fonction t 7→ √ est intégrable sur l'intervalle ]0, 1].
∀t ∈]0, 1] t t
D'après le théorème
∫ 1 −nt de convergence
∫ 1 dominée,∫on peut armer que :
1
e
lim √ dt = lim gn (t)dt = ω = 0 , c'est à dire que limn→+∞ un = 0
n→+∞ 0 t 0 n→+∞ 0
2- Par le changement de variable u = nt, dt = n1 du, on obtient :
∫ 1 −nt ∫ n −u ∫ u −u
e e 1 1 e
un = √ dt = √ u du = √ √ du
0 t 0 n n 0 u
∫ +∞ −u n ∫ n −u ∫ +∞ −u
e e e
L'intégrale √ du est convergente, donc lim √ du = √ du = α
∫ uu −u u u
0 n→+∞ 0 0
1 e α
d'où : un = √ √ du ∼ √
n 0 u n→+∞ n
∑ ∑
La série de Riemann √1n étant divergente, la série un diverge aussi par équivalence.
∫ 1 −nt ∫ 1 ∞ ∫ 1∑ ∞
e 1 ∑ (−nt)k (−1)k nk tk
2- ∀n ∈ N, un = √ dt = √ dt = √ dt
t t k=0 k! k! t
0 0 0 k=0
| {z }
=wk (t)
∫ 1 k ∫ 1 k
[ k+1/2
]1 k
n n t n nk
|wk (t)|dt = tk−1/2 dt = = 6 (série exponentielle convergente)
k! k! k + 1/2 0 k!(k + 1/2) k!
0 0
∫ 1
Par majoration, la série |wk (t)|dt converge, ce qui permet d'utiliser le théorème d'intégration terme à
0
∫ 1 (∑ ∞
)
∑∞ (∫ 1 )
terme des séries de fonctions, et d'arler que : wk (t) dt = wk (t) dt
0 0
∞ (∫ )
k=0 k=0
∫ 1 −nt ∫ ∞
1∑ k k k ∑ 1 ∞
∑ ∞

e (−1) n t (−1)k nk (−1)k nk
un = √ dt = √ dt = wk (t) dt = =2
t k! t k!(k + 1/2) k!(2k + 1)
0 0 k=0 | {z } k=0 0 k=0 k=0
=wk (t)

2.4 Centrale PC 135

Soient a et T deux réels strictement positifs, et f une fonction T − périodique. ∫


+∞
λ − f (t)
Montrer qu'il existe au plus une valeur du réel λ telle que l'intégrale J(λ) = dt converge.
a t
39
∫x
Montrer que si la fonction G : x 7→ a
(λ − f (t))dt est bornée, alors J(λ) converge.
Conclure.
SOLUTION
∫ nT
: Soit x >∫0 et n tel ∫que nT 6 x < (n + 1)T .
λ − f (t) nT
dt nT
f (t)
dt = λ − dt
T t T t T t
(les fonctions intégrées sont continues donc intégrables sur le segment [T, nT ]
∫ ( ) ∑ ∫ (k+1)T
n−1
nT
λ − f (t) nT f (t)
dt = λ ln − dt
T t T kT t
k=1
∑∫ T
n−1
f (kT + u)
= λ ln (n) − du (par le changement de variable t = u + kT )
0 kT + u
k=1 ∫x
Intégrons par parties en prenant la fonction F : x 7→ f (t)dt comme primitive de f :
∫ T [ ∫ T]T 0
f (u) F (u) F (u)
∀k > 1, du = + du
0 kT + u kT + u 0 (kT + u)2
∫ T 0
F (T ) F (u)
= + du
(k + 1)T 0 ( (kT + u)2 )
∫ nT ∑
n−1 ∫ T
λ − f (t) F (T ) F (u)
donc dt = λ ln(n) − + 2
du
T t (k + 1)T 0 (kT + u)
k=1
∫ T n−1
F (T ) ∑ 1 ∑ F (u)
n
= λ ln(n) − + 2
du
T k 0 k=1 (kT + u)
k=2
La fonction F est continue sur le segment [0, T ], donc bornée :
∀u ∈ [0, T ], |F (u)| 6 ∥F ∥∞ [0,T ] = sup |F (u)| = MF
u∈[0,T ]
F (u) M
donc ∀u ∈ [0, T ], 6 F
(kT + u)2 k 2 T 2
F (u) ∞ MF
Ce dernier majorant étant indépendant de u, on en déduit que 6 2 2 , ce qui montre
(kT + u)2 u∈[0,T ] k T
∑∞
F (u)
que la série de fonctions converge normalement et donc uniformément sur le segment [0, T ].
(kT + u)2
k=1 ( ) (∫ )
∫ T ∑ ∞ ∑∞ T
F (u) F (u)
On peut alors écrire : du = du , et donc :
0 (kT + u)2 0 (kT + u)
2
(∫ n−1 ) k=1 ( k=1 ) (∫ ) ∫ (∞ )
T ∑
F (u) ∑ ∫ T
n−1
F (u) ∑∞ T
F (u) T ∑ F (u)
lim 2
du = lim 2
du = 2
du = du
n→+∞ 0 k=1 (kT + u) n→+∞ 0 (kT + u) 0 (kT + u) 0 (kT + u)2
∫ T (∑ )
k=1 k=1 k=1

F (u)
Notons α cette intégrale : α = du
0 (kT + u)2
k=1
∫ nT ∫ T n−1
F (T ) ∑ 1 ∑ F (u)
n
λ − f (t)
Reprenons l'égalité : dt = λ ln(n) − + 2
du
T t T k 0 k=1 (kT + u)
k=2
| {z }
→α quand n→+∞
∑n
1
Rappelons que ∀n > 1, = ln(n) + γ + εn avec lim εn = 0
k n→+∞
k=1
∫ nT ∫ T n−1
∑ F (u)
λ − f (t) F (T )
alors, dt = λ ln(n) − (ln(n) + γ − 1 + εn ) + 2
du
T t T 0 k=1 (kT + u)
( ) ∫ T n−1
∑ F (u)
F (T ) F (T )
= λ− ln(n) − (γ − 1 + εn ) + 2
du
T T 0 k=1 (kT + u)
| {z }
→α quand n→+∞
[ ∫ T n−1 ]
F (T ) ∑ F (u)
Le terme − (γ − 1 + εn ) + 2
du a une limite nie quand n → +∞, à savoir
T 0 k=1 (kT + u)
F (T )
(1 − γ) + α
T ( )
F (T ) F (T )
Le terme λ − ln(n) a une limite innie, sauf si λ =
T T

40
∫ +∞
λ − f (t)
il existe au plus une valeur de λ pour que l'intégrale dt converge,
Finalement, ∫ a t
F (T ) 1 T
à savoir lorsque λ = = f (t)dt
T T 0
∫x
• Supposons que la fonction G : x 7→ a (λ − f (t))dt soit bornée.
∫ x ∫ x [ ]x ∫ x
λ − f (t) 1 G(t) G(t)
Intégrons par parties : dt = (λ − f (t))dt = + dt
∫ x a t ∫ xa t t a a t2
λ − f (t) G(x) G(a) G(t)
dt = − + dt
a t x a a t2
G est bornée : il existe M ∈ R tel que ∀x > a, |G(x)| 6 M
∫ +∞
G(x) G(t) G(t)
alors : x 6 x −−−−−→ 0 et t2 6 t2 , qui montre que l'intégrale
M M
dt est absolument
x→+∞ a t2
convergente. ∫ x ∫ +∞ ∫ +∞
λ − f (t) G(a) G(t) λ − f (t)
On en conclut que lim dt = − + 2
dt, qui montre que l'intégrale dt
x→+∞ a t a a t a t
est bien convergente.
∫ +∞
λ − f (t)
• En conclusion, on a montré qu'il existait au plus une valeur de λ pour laquelle l'intégrale dt
t
∫ a
était convergente, et que cette valeur était la valeur moyenne de f , λ = T1 0T f (t)dt
∫ +∞
∫ λ − f (t)
On a ensuite montré que si la fonction G : x 7→ ax (λ−f (t))dt était bornée, alors l'intégrale dt
a t
était convergente. ∫ ∫
Il reste pour conclure à monter qu'en prenant λ0 = T1 0T f (t)dt, la fonction G0 : x 7→ ax (λ0 − f (t))dt était
bornée.
Soit x > a et n l'unique entier tel que nT 6 x < (n + 1)T (n = ⌈ Tx ⌉)
∫ x ∫ x ∑ n−1 ∫ a+(k+1)T ∫ x
f (T )
G(x) = (λ0 − f (t))dt = λ0 (x − a) − f (t)dt = (x − a) − f (t)dt − f (t)dt
a a T a+kT a+nT
k=0
∑ ∫ a+T
n−1 ∫ x
= λ0 (x − a) − f (u)du − f (t)dt
k=0 | a {z } a+nT

∫ x
=T λ0
∫ x
= λ0 (x − a) − nλ0 T − f (t)dt = λ0 (x − a − nT ) − f (t)dt
a+nT a+nT
d'où |G(x)| 6 |λ0 |(T + a) + T ∥f ∥, ce qui montre que G est bornée.
∫ +∞
λ − f (t)
Finalement, l'intégrale dt est convergente si et seulement si λ = f (T )
T .
a t

2.5 Centrale PC 146

On considère une fonction g réelle, continue et périodique


∫ de période 1.
+∞
Trouver le domaine de dénition de G(x) = g(t)e−xt dt
0
Etudier la limite calculer un équivalent de G(x) aux bornes de ce domaine.
SOLUTION : • g est continue sur [0, +∞[ et de période 1. Elle est donc bornée sur le segment [0, 1] et sur
[0, +∞[ par périodicité : ∃M ∈ R, ∀t ∈ R, |g(t)| 6 M
Soit x > 0. ∀t ∫∈ [0, +∞[, |g(t)e−xt | 6 M e−xt
+∞
Or l'intégrale e−xt dt est une intégrale de référence, convergente si et seulement si x > 0. Donc par
∫ +∞ 0

majoration, l'intégrale g(t)e−xt dt est absolument convergente si x > 0.


0
∫ n ∑ ∫ k+1
n−1 ∑∫ 1
n−1 ∫ 1
Par périodicité, pour tout n ∈ N, g(t)dt = g(t)dt = g(k + u)du = n g(u)du
0 k=0 k k=0 | 0 {z } 0
∫1
= g(u)du
∫ 0
∫1 n ∫ +∞
Si 0
g(u)du ̸= 0, alors lim g(t)dt = ∞, et l'intégrale G(0) = 0 g(t)dt est divergente.
n→+∞
∫1 ∫ 0
Si 0 g(u)du = 0, alors la fonction u 7→ 0 g(t)dt est périodique non identiquement nulle et n'a pas de limite

quad u → +∞. Dans ce cas l'intégrale G(0) = 0+∞ g(t)dt est aussi divergente.
On en conclut que Dg =]0, +∞[

41
∫ +∞ ∞ ∫
∑ k+1
• Soit x > 0. G(x) = g(t)e−xt dt = g(t)e−xt dt = (relation de Chasles)
0 k=0 k
∞ ∫
∑ 1
G(x) = g(k + u) e−x(k+u) du (changement de variable t = k + u, dt = du)
0 | {z }
k=0
=g(u)

∑ ∫ 1 ∫ 1 ∞

−kx −xu
= e g(u)e du = g(u)e−xu du [e−x ]k
k=0 | 0
{z } 0 k=0
| {z }
independant de k
serie geometrique
∫ 1
1
∀x > 0, G(x) = g(u)e−xu du On sait que (1 − e−x ) ∼ x
1 − e−x 0 x→0
∫ 1
• Etudions g(u)e−xu du quand x → 0 :
0
Soit (xn ) une suite de réels > 0 de limite nulle. Chaque fonction (hn ) = (u 7→ g(u)e−xn u ) est continue et
donc intégrable sur le segment [0, 1]. De plus, ∀u ∈ [0, +∞[, lim g(u)e−xn u = g(u).
n→+∞
La
{ suite de fonctions (hn ) converge simplement sur l'intervalle [0, +∞[ vers la fonction g .
∀n ∈ N
|hn (u)| = |g(u)e−xn u | 6 |g(u)| 6 M où la fonction constante M est intégrable sur le
∀u ∈ [0, 1]
segment [0, 1]
D'après le théorème
∫ de convergence dominée,
∫ on peut
∫ armer que :
1 1 1
lim g(u)e−xn u du = lim g(u)du. hn (u)du =
n→+∞ n→+∞
0 ∫ 1 0 ∫ 1 0

Ceci étant vrai pour tout suite (xn ) de limite nulle, lim g(u)e −xu
du = g(u)du
x→0 0
∫ 1 0
1
De l'égalité : G(x) = g(u)e−xu du, on conclut enn :
1 − e−x 0

1 1 ∫
G(x) = ∼ g(u)du (si 01 g(u)du ̸= 0)
x→0 x 0

• Par le changement de variable


∫ 1 v = xu, dv = xdu, ∫ x ( ) ∫ x ( )
1 −xu 1 v −v 1 1 v −v
∀x > 0, G(x) = g(u)e du = g e dv = g e dv
1 − e−x 0 1 − e−x 0 x x x(1 − e−x ) 0 ∫ x ( )
xn
v
En considérant une suite quelconque (xn ) de réels qui divege vers +∞, étudions wn = g e−v dv
{ ( ) 0 x n
∀v ∈ [0, xn ], fn (v) = g xvn e−v
Notons fn la fonction dénie sur [0, +∞[ par :
∀v ∈]xn , +∞[, fn (v) = 0
La suite de fonction (fn ) converge simplement sur [0, +∞[ vers la fonction (v 7→ g(0)e−v ) (par continuité
de la fonction g ) {
∀n ∈ N
Par la domination |fn (u)| 6 |M e−v || où la fonction (v 7→ M e−v est intégrable sur
∀u ∈ [0, +∞[
l'intervalle [0 +∫∞[), on peut
) appliquer le théorème de convergence dominée :
xn ( ∫ +∞ ∫ +∞
[ ]+∞
v
lim g e−v dv = lim fn (v)dv = g(0)e−v dv = g(0) −e−v 0 = g(0).
n→+∞ 0 xn n→+∞ 0 0 ∫ x ( )
v −v
Ceci étant vrai pour toute suite (xn ) de limite +∞, il s'en suit que : lim g e dv = g(0)
x→+∞ 0 x
∫ x ( )
1 v −v g(0
et puisque ∀x > 0, G(x) = −x
g e dv G(x) ∼
x(1 − e ) 0 x x→+∞ x

2.6 Centrale PSI 159


∫ x
dt
Montrer la convergence pour tout x ∈ R∗ de l'intégrale f (x) = √
−x (1 + t2 )(x2 − t2 )
Etudier la parité de f .
f admet elle une limite en 0?
f admet-elle une limite en +∞ ? Si oui, la calculer.
Développer f en série entière en précisant le domaine de validité de ce développement.
1
SOLUTION : Soit x ̸= 0 . La fonction gx : t 7→ √ est continue sur ] − x, x[. Elle est paire.
(1 + t2 )(x2 − t2 )
Il sut d'étudier la convergence de l'intégrale pour la borne x.

42
1 1 1 1
gx (t) = √ √ ∼ =√ ×
(1 + t )(x + t)(x − t)
2 (1 + x )(2x)(x − t)
2 t→x− 2x(1 + x ) (x − t)1/2
2
| {z }
∫ x constante ∫ x
dt dt
Or on sait que pour tout α < 1, l'intégrale converge, donc l'intégrale converge,
∫ x 0 (x − t)α
0 (x − t)1/2
et par équivalece, l'intégrale gx (t)dt aussi.
0
1
Par parité, pour tout x ̸= 0 xé, de la fonction gx : t 7→ √ , on peut armer que l'intégrale
(1 + t2 )(x2 − t2 )
∫ 0
gx (t)dt converge aussi.
−x ∫ x
dt
Donc pour tout x ̸= 0, l'intégrale f (x) = √ est dénie.
−x (1 + t )(x2 − t2 )
2
∫ 0
1
Pour x = 0, f (0) devrait être déni comme f (0) = dt, ce qui n'a guère de sens.
0 0
Par contre on peut se demander si f (x) admet une limite nie quand x → 0, ce qui permettrait de prolonger
f par continuité en 0. ∫ ∫
−x
dt x
−du
Remarquons que f (−x) = √ = √ par le change-
x (1 + t2 )((−x)2 − t2 ) −x (1 + (−u)2 )(x2 − (−u)2 )
ment de variable
∫ xu = −t
du
f (−x) = − √ = −f (x) La fonction f est impaire.
−x (1 + u )(x2 − u2 )
2
∫ x ∫ x ∫ 1
dt dt x du
• ∀x > 0, f (x) = √ =2 √ =2 √
−x (1 + t )(x − t )
2 2 2
0 (1 + t )(x − t )
2 2 2
0 (1 + x u2 )(x2 − x2 u2 )
2

∫ 1 par le changement t = xu, dt = xdu


du
f (x) = 2 √
0 (1 + x2 u2 )(1 − u2 )
Soit (xn ) une suite
∫ 1
quelconque de réels strictement positifs, de limite nulle.
du
f (xn ) = 2 √
0 (1 + x2n u2 )(1 − u2 )

1 1 1 1
lim √ =√ et ∀n ∈ N, ∀u ∈ [0, 1[, √ 6 √ où la
n→+∞ (1 + x2n u2 )(1 − u2 ) 1 − u2 (1 + x2n u2 )(1 − u2 ) 1 − u2
fonction u 7→ √1−u
1
2
est intégrable sur [0, 1[.
On peut alors appliquer
∫ le théorème de convergence dominée et écrire que :
1
du
lim f (xn ) = 2 √ = 2(Arcsin(1) − Arcsin(0)) = π
n→+∞ 0 1 − u2
Ceci étant vrai pour toute suite (xn ) positive de limite nulle, lim+ f (x) = π .
x→0
Par imparité, lim− f (x) = −π et on ne peut pas prolonger f en une fonction continue à la fois à gauche et
x→0
à droite en 0.
• Soit (xn ) une suite quelconque de réels strictement positifs, de limite +∞.
∫ 1
du
f (xn ) = 2 √
0 (1 + x2n u2 )(1 − u2 )


1 1 1
lim √ = 0 et ∀n ∈ N, ∀u ∈ [0, 1[, √ 6 √ où la fonc-
n→+∞ (1 + xn u )(1 − u )
2 2 2 (1 + xn u )(1 − u )
2 2 2 1 − u2
tion u 7→ √1−u
1
2
est intégrable sur [0, 1[.
On peut alors appliquer
∫ le théorème de convergence dominée et écrire que :
1
lim f (xn ) = 2 0 du = 0
n→+∞ 0
Ceci étant vrai pour toute suite (xn ) positive de limite +∞, lim f (x) = 0 .
x→+∞

• Soit x > 0. Par le changement de variable u = sin θ, du = cos θdθ,


∫ 1 ∫ π/2 ∫ π/2
du cos θ dθ dθ
f (x) = 2 √ =2 √ =2 √
0 (1 + x u )(1 − u )
2 2 2
0 (1 + x2 sin2 θ)(1 − sin2 θ) 0 1 + x2 sin2 θ
1 1 −1 −3
2 . 2
−1 −3
· · · −(2n−1)
∀u ∈] − 1, 1[, √ = (1 + u)−1/2 = 1 − u + u2 + · · · + 2 2 2
un + · · ·
1+u 2 2 n!

43
∑∞ 1×3×···×(2n−1) ∑∞
2n (2n)! n
=1+ un = 1 + n n!)2
u
n! (2
∫ π/2 ( ) ( )
n=1 n=1
∑∞ ∞ ∫ π/2
(2n)! π ∑ (2n)!
donc f (x) = 2 1+ 2n
sin θ x 2n
dθ = 2 + 2n
sin θ x 2n

0 n=1
(2n n!)2 2 n=1 (2n n!)2 0
(développement en série valable si |x| < 1, intervertion série-intégrale valable par convergence normale
∑∞
(2n)! [ ]
de la série θ 7→ n 2
sin2n θ x2n sur 0, π2 )
(2 n!)
[ n=1 ∞ (∫ ) ] ∞
(∫ )
π ∑ (2n)! π/2
2n 2n
∑ (2n)! π/2
2n
f (x) = 2 + sin θdθ x =2 sin θdθ x2n
2 n=1 (2n n!)2 0 n=0
(2n n!)2
0
∫ π/2
en notant wn l'intégrale de Wallis sin θdθ, on obtient le DSE suivant :
n
0
∑∞
(2n)!
∀x ∈] − 1, 1[, f (x) = 2 w x2n
n n!)2 2n
n=0
(2

2.7 Centrale PSI 163


x
On cherche à résoudre l'équation fonctionnelle (E) : 2xy ′ (x) − 2y(−x) = 2
x +1
Montrer qu'une fonction f de R dans R se décompose de manière unique en la somme d'une fonction paire
et d'une fonction impaire.
Montrer que le problème (E) se ramène à deux équations diérentielles du premier ordre, et résoudre le
problème (E).
f (x) + f (−x) f (x) − f (−x)
SOLUTION : • Par analyse-synthèse on montre que ∀x ∈ R, ∀x ∈ R, f (x) = +
| 2
{z } | 2
{z }
f onction paire f onction impaire
et que cette décomposition de f en somme d'une fonction paire et d'une fonction impaire est la seule possible.
• La dérivée d'une fonction paire est une fonction impaire
(∀x ∈ R, f (x) = f (−x) =⇒ ∀x ∈ R, f ′ (x) = −f ′ (−x))
et de la même manière, la dérivée d'une fonction impaire est une fonction paire .
• Soit f une fonction de classe C 1 sur R, qui se décompose en somme d'une fonction paire g et d'une fonction
impaire h : ∀x ∈ R, f (x) = g(x) + h(x) et f ′ (x) = g ′ (x) + h′ (x)
f est solution de (E) sur R si et seulement si :
x
∀x ∈ R, 2xf ′ (x) − 2f (−x) =
x2 +1
x
⇐⇒ ∀x ∈ R, 2x(g ′ (x) + h′ (x)) − 2(g(−x) + h(−x)) = 2
x +1
x
⇐⇒ ∀x ∈ R, 2x(g ′ (x) + h′ (x)) − 2(g(x) − h(x)) = 2
x +1
x
⇐⇒ ∀x ∈ R, 2xg ′ (x) − 2g(x) + 2xh′ (x) + 2h(x) = 2
| {z } | {z } x +1
paire impaire
| {z }
{ impaire
( )
2xg ′ (x) − 2g(x) = 0 (E1) par unicité de la décomposition
⇐⇒ ∀x ∈ R, x
2xh′ (x) + 2h(x) = 2 (E2) en partie paire et partie impaire
x +1 (∫ 1 )
L'équation (E1) a pour solution générale x 7→ y(x) = λ exp x dx = λ exp (ln |x|) = λ x (∫ )
L'équation homogène (E10) : xh′ (x) + h(x) = 0 a pour solution générale x 7→ y(x) = λ exp − x1 dx =
λ exp (− ln |x|) = λx
On recherche une solution de l'équation complète (E2) par la méthode de variation de la constante, de la
λ′ (x) x − λ(x)
forme : y(x) = λ(x)
x . Alors y ′
(x) =
x2
x
y est solution de (E2) si et seulement si 2xy ′ (x) + 2y(x) = 2
x +1
2λ′ (x) x − 2λ(x) λ(x) x
⇐⇒ +2 = 2
x x x +1
x 1
⇐⇒ λ′ (x) = 2
⇐⇒ λ(x) = ln(x2 + 1) + µ
2(x + 1) 4
1
Une solution particulière de (E2) est y(x) = ln(x2 + 1)
4x

2.8 Centrale PSI 164

Montrer que l'équation diérentielle (E) : y ′′ = (1 + x4 )y admet une unique fonction f telle que
f (0) = f ′ (0) = 1.
44
( )
Montrer que la fonction x 7→ 1
f 2 (x) est intégrable sur sur [0, +∞[.
∫ +∞
dt
Montrer que la fonction g : x 7→ f (x) 2 (t)
est solution de (E).
x f
En déduire les solutions de (E) en fonction de la fonction f .
SOLUTION : L'équation diérentielle (E) : y − (1 + x )y = 0 est une équation du second ordre, linéaire,
′′ 4

pour laquelle le coecient de y , à savoir 1, ne s'annule pas sur R. D'après le théorème de Cauchy-Lipschitz,
′′
{
f (0) = 1
elle admet donc une unique solution f de classe C sur R, qui vérie les conditions initiales :
2
f ′ (0) = 1
• La relation f ′′ (x) = (x4 + 1)f (x) entraîne que f ′′ (0) = 1. Par continuité f ′′ reste positive sur un intervalle de
la forme [0, +α[ (éventuellement α = +∞) .
Montrons que ∀x ∈ [0, +∞[, f ′′ (x) > 0. Supposons au contraire qu'il existe β ∈ R+ tel que f ′′ (β) = 0 et
considérons α = inf{t ∈ R+ , f ′′ (t) = 0}. Alors f ′′ (α) = 0 et ∀x ∈ [0, α[, f ′′ (x) > 0 (justier)
f ′ est alors croissante sur l'intervalle [0, α[ (puisque sa dérivée est positive).
x 0 α +∞
f ′′ (x) 1 + 0
f ′ (x) 1 ↗
f (x) 1 ↗
Donc ∀x ∈ [0, α[, f ′ (x) > f ′ (0) = 1 > 0 ; donc f est croissante sur l'intervalle [0, α[, donc ∀x ∈
[0, α[, f (x) > f (0) = 1. Par continuité au point α, f (α) > 1. Donc f ′′ (α) = (α4 + 1) f (α) > 1 ̸= 0, ce qui
| {z } | {z }
>1 >1
contredit la relation f ′′ (α) = 0.
On a ainsi montré par l'absurde que f ′′ ne s'annulait pas sur [0, +∞[, et que ∀x ∈ [0, +∞[, f ′′ (x) > 0 .
Dès lors, f ′ est croissante sur [0, +∞[
∫ et ∀x ∈ [0, +∞[,
∫ f (x) > f (0) = 1.
′ ′
x x
=⇒ ∀x ∈ [0, +∞[, f (x) = f (0) + 0
f ′ (t)dt (
>1+ 0
dt)= 1+x
f ne s'annule pas sur [0, +∞[ et la fonction x 7→ 1
f 2 (x) est continue sur le fermé [0, +∞[.
( )
De plus, ∀x ∈ [0, +∞[, 1
f 2 (x) 6 1
(x+1)2 où la fonction x 7→ 1
(1+x)2 est intégrable sur sur [0, +∞[.
( ) ∫ +∞
1
Par majoration, la fonction x 7→ 1
f 2 (x) est intégrable sur sur [0, +∞[ et l'intégrale dx est bien
0 f 2 (x)
convergente.
∫ +∞
dt
• ∀x ∈ R, g(x) = f (x) 2 (t)
.
f
x ∫ +∞ ∫ +∞
dt 1 dt 1
′ ′
=⇒ ∀x ∈ R, g (x) = f (x) 2 (t)
− f (x) 2 ′
= f (x) 2 (t)
− .
f f (t) f f (x)
∫x +∞ x ∫
dt 1 f ′ (x) +∞
dt
=⇒ ∀x ∈ R, g ′′ (x) = f ′′ (x) 2
− f ′ (x) × 2 + 2 = f ′′ (x) .
f (t) f (x) f (x) f 2 (t)
x ∫ +∞ x
dt
=⇒ ∀x ∈ R, g ′′ (x) = (1 + x4 )f (x) 2 (t)
= (1 + x4 )g(x). ce qui montre que g est solution de (E) sur
x f
R.
∫ +∞
dt
• La relation ∀x ∈ R, g(x) = f (x) montre que le système (f, g) n'est pas lié. Il constitue dont une
x f 2 (t)
base de S(E) , espace vectoriel des solutions de (E) sur R.
( ∫ +∞ )
dt
Les solutions de (E) sont donc les fonctions de la forme : (x 7→ λf (x) + µg(x) = λ + µ f (x)
x f 2 (t)

2.9 Centrale PSI 165


1
On considère une suite (xn ) dénie par : x0 > 0 et ∀n ∈ N, xn+1 = xn +
∑ xn
Etudier la nature de la série 1
xn .
1 ∑n
Quel lien y-a-t-il entre xn+1 et ?
x2k
k=0
Trouver un équivalent de xn quand n → +∞.
1
SOLUTION : • La suite (xn ) est dénie par : x0 > 0 et ∀n ∈ N, xn+1 = xn +
xn
Par une récurrence immédiate, on en déduit que ∀n > 0, xn > 0, et que la suite (xn ) est croissante
(∀n, xn+1 − xn = x1n > 0)
Deux alternatives se présentent :
- Soit la suite (un ) converge, vers une limite L > x0 > 0 (car ∀n > 1, 0 < x0 6 xn , et on passe à la
limite qd n → +∞)
45
- Soit la suite (un ) diverge vers +∞
1 1
Dans le premier cas, puisque lim xn = L > 0, lim =
n→+∞ n→+∞ xn L
1 1 1
En passant à la limite dans la relation xn+1 = xn + , on obtient L = L + , soit = 0, relation qui
xn L L
n'est vériée pour aucun réel L. Ceci élimine la première hypothèse. Donc lim xn = +∞
n→+∞
∑ ∑
• On sait que la suite (xn ) a même nature que la série (xn+1 − xn ). Cette série (xn+1 − xn ) est donc
1 ∑
divergente, et puisque xn+1 − xn = , la série x1n est donc divergente .
xn
1
• En élevant au carré l'égalité xn+1 = xn + , on obtient : ∀k > 0, x2k+1 = x2k + 2 + x12
xn k

∑ 1
n
et en sommant pour k = 0, 1 · · · n, x2n+1 = x20 + 2(n + 1) + (somme telescopique)
x2k
k=0
Puisque chacun des termes x20 et 1
x2k
sont positifs, pour tout n ∈ N, x2n+1 > 2(n + 1), ou, plus simplement :
1 1
∀k > 1, x2k > 2k soit aussi : ∀k > 1, 6
x2k 2k
∑n
1 1 ∑n
1 1 1
Alors 6 + = 2 + (ln(n) + γ + o(1)) = O(ln n) = o(n)
x2k x20 2k x0 2
k=0 k=1
∑n
1
En reprenant l'égalité x2n+1 = x20 +2(n + 1) + , on obtient : x2n+1 ∼ 2(n + 1),
|{z} x2k n→+∞
k=0
=O(1) | {z }
=o(n)

soit nalement : xn ∼ 2n
n→+∞

46
2.10 Centrale PSI 170

Une particule se déplace sur une surface comportant quatre positions successives A0 , qui est un puits, A1 et A2
qui sont deux positions intermédiaires, et A3 un second puits.
A l'instant t = n :
• si la particule est dans un puits, elle y reste sûrement.
• si elle est an A1 , elle va en A0 avec une probabilité p ∈ [0, 1] et en A2 avec la probabilité 1 − p.
• si elle est an A2 , elle va en A1 avec la probabilité p et en A3 avec la probabilité 1 − p.
On note xn la position de la particule à l'intant t = n. xn (Ω) = [[0, 3]].
Ecrire une fonction "Python" qui donne xn+1 en fonction de xn et de p.
Ecrire une fonction renvoyant xn en fonction de x0 et de p.
Faire l'histogramme
 des xn obtenues sur N essais.
P (xn = 0)
 P (xn = 1) 
Soir Xn =  
 P (xn = 2)  . Trouver une matrice A ∈ M4 (R) indépendant de n telle que Xn+1 = A.Xn
P (xn = 3)
Montrer que A est diagonalisable si et seulement si 0 < p < 1.
On suppose désormais p = 12 . Diagonaliser A avec Python et calculer lim Xn . Comparer aux résultats
n→+∞
obtenus précédemment.
SOLUTION : (xn = 0), (xn = 1), (xn = 2), (xn = 3) forment un système complet d'évènements, d'où :
(xn+1 = 0) = [(xn+1 = 0)∩(xn = 0)]∪[(xn+1 = 0)∩(xn = 1)]∪[(xn+1 = 0) ∩ (xn = 2)]∪[(xn+1 = 0) ∩ (xn = 3)]
| {z } | {z }
impossible impossible
P (xn+1 = 0) = P [(xn+1 = 0) ∩ (xn = 0)] + P [(xn+1 = 0) ∩ (xn = 1)] (évènements incompatibles)
= P [(xn+1 = 0)|(xn = 0)] P (xn = 0) + P [(xn+1 = 0)|(xn = 1)] P (xn = 1)
| {z } | {z }
=1 =p

P (xn+1 = 0) = P (xn = 0) + pP (xn = 1)


(xn+1 = 1) = [(xn+1 = 1) ∩ (xn = 0)]∪[(xn+1 = 1) ∩ (xn = 1)]∪[(xn+1 = 1)∩(xn = 2)]∪[(xn+1 = 1) ∩ (xn = 3)]
| {z } | {z } | {z }
impossible impossible impossible
P (xn+1 = 1) = P [(xn+1 = 1) ∩ (xn = 2)]
= P [(xn+1 = 1)|(xn = 2)] P (xn = 2)
| {z }
=p

P (xn+1 = 1) = pP (xn = 2)

(xn+1 = 2) = [(xn+1 = 2) ∩ (xn = 0)]∪[(xn+1 = 2)∩(xn = 1)]∪[(xn+1 = 2) ∩ (xn = 2)]∪[(xn+1 = 2) ∩ (xn = 3)]
| {z } | {z } | {z }
impossible impossible impossible
P (xn+1 = 2) = P [(xn+1 = 2) ∩ (xn = 1)]
= P [(xn+1 = 2)|(xn = 1)] P (xn = 1)
| {z }
=1−p

P (xn+1 = 2) = (1 − p)P (xn = 1)

(xn+1 = 3) = [(xn+1 = 3) ∩ (xn = 0)]∪[(xn+1 = 3) ∩ (xn = 1)]∪[(xn+1 = 3)∩(xn = 2)]∪[(xn+1 = 3)∩(xn =


| {z } | {z }
impossible impossible
3)]
P (xn+1 = 3) = P [(xn+1 = 3) ∩ (xn = 2)] + P [(xn+1 = 3) ∩ (xn = 3)] (évènements incompatibles)
= P [(xn+1 = 3)|(xn = 2)] P (xn = 2) + P [(xn+1 = 3)|(xn = 3)] P (xn = 3)
| {z } | {z }
=1−p =1

P (xn+1 = 3) = (1 − p)P (xn = 2) + P (xn = 3)


     
P (xn+1 = 0) P (xn = 0) + pP (xn = 1) 1 p 0 0
 P (xn+1 = 1)   pP (xn = 2)   0 0 p 0 
Xn+1 =   
 P (xn+1 = 2)  = 
=
  0 1−p
 .X
(1 − p)P (xn = 1) 0 0  n
P (xn+1 = 3) (1 − p)P
(xn = 2) + P (xn = 3) 0 0 1−p 1
x − 1 −p 0 0

0 x −p 0 x −p
2 = (x − 1)2 (x2 + p(p − 1))
χA (x) =
0 p − 1 x 0 = (x − 1) p − 1 x

0 0 p−1 x−1
χA (X) = (X − 1)2 (X 2 + p(p − 1)) est scindé dans R[X] si et seulement si p(p − 1) 6 0, ssi 0 6 p 6 1.
Si p ∈/ [0, 1], le polynôme caractéristique n'est pas scindé dans R[X] et A n'est pas diagonalisable dans
M4 (R).
• Si p = 0, χA (X) = X 2 (X − 1)2 . A possède deux valeurs propres doubles, 0 et 1.

47
 
1 0 0 0
 0 0 0 0 
A= 
 0 1 0 0 . Les trois premières colonnes forment un système libre, les deux dernières sont égales,
0 0 1 1
donc rg(A) = 3 et dim(EA (0)) = 4 − 3 = 1 < 2 = ordre(0) et la matrice A n'est pas diagonalisable.
• Si p = 
1, χA (X) = X 2 (X
 − 1) . A possède deux valeurs propres doubles, 0 et 1.
2

1 1 0 0
 0 0 1 0 
A= 
 0 0 0 0 . Là encore rg(A) = 3 et dim(EA (0)) = 4 − 3 = 1 < 2 = ordre(0) et la matrice A
0 0 0 1
n'est pas diagonalisable.    
1 0
 0   0 
Dans tous les cas les vecteurs e1 =    
 0  et e4 =  0  sont vecteurs propres de A associés à la valeur
0 1
propre double 1. Donc dim(EA (1)) = 2.
 
 √ √ 
• Si 0 < p < 1, SpR (A) = |{z} 1 , − p(1 − p), p(1 − p)
 
double
A possède une valeur propre√double égale√à 1, avec un sous espace propre associé de dimension 2, et deux
valeurs propres simples réelles − p(1 − p) et p(1 − p) associées chacune à une sous espace propre de dimension
1. La somme des dimensions des ous espaces propres étant égale à 4, A est diagonalisable dans M4 (R).
• Finalement, A est diagonalisable dans M4 (R) si et seulement si 0 < p < 1 .
• Pour p = 21 , SpR (A) = { |{z}
1 , − 12 , 2}
1

double
Une base 
de vecteurs
 propres
  respectivement
 associés 
 à ces valeurs
 propres sont :
1 0 1 1
 0   0   −1   −3 
e1 =   
 0 , e4 =  0
, V2 = 

 
 −1 , V3 =  3 

0 1 1 −1
   
1 0 1 1 1 0 0 0
 0 0 −1 −3   0 1 0 0 
P =  0 0 −1 3

 ∆=  0 0 −1 0 
 A = P.∆.P −1
2
0 1 1 −1 0 0 0 1
2
?????????????????????????????????? Voir avec Python

2.11 Centrale PC 241 (avec Python)

Déterminer le domaine de dénition de la fonction f : x 7→ ln(2 − e−1/x )


Etudier les variations de f et tracer sa courbe. Calculer quelques valeurs de f au voisinage de 0. Que
conjecturer ? Le démontrer .
Calculer xf (x) pour x ∈ {10, 100, 1000, 10000}.
Conjecturer le comportement de xf (x) au voiinage de +∞. Déterminer un équivalent de f (x) en +∞.
Calculer un équivalent de f (x) en −∞
SOLUTION : Soit x ∈ R .

f (x) est dénie si et seulement si 2 − e−1/x > 0 ⇐⇒ e−1/x < 2 = eln 2


−1
⇐⇒ < ln 2 (par stricte croissance de la fonction exponentielle)
x
−1
Cette condition est vériée si x > 0 car alors < 0 < ln 2
x
−1
Si x < 0, 2 − e−1/x > 0 ⇐⇒ > x (on inverse le sens de l'inégalité en multipliant par x)
] [ 2
ln
−1
Finalement, Df = −∞, ∪ ]0, +∞[
ln 2
−e−1/x
• ∀x ∈ Df , f ′ (x) = <0
x2 (2 − e−1/x ) ] [
La fonction f est décroissante sur chacun des intervalles −∞, ln−12 et ]0, +∞[
• Tracé de la courbe représentative de la fonction f :

import matplotlib.pyplot as plt


import numpy as np
48
def f(x):
return np.log(2-np.exp(-1/x))
X1=np.arange(-5,-1/np.log(2),0.01)
Y1=f(X1)
X2=np.linspace(0.001,5,100)
Y2=f(X2)
plt.figure(1)
plt.plot(X1,Y1)
plt.plot(X2,Y2)
plt.grid()
plt.show()
( ) ( )
• f (x) = ln(2 − e−1/x ) = ln(2) + ln 1 − 12 e−1/x = ln(2) + o e−1/x = ln(2) + o (xm ) pour tout m ∈ N.
∑m
f (k) (0) k
En comparant avec la formule de Taylor - Young, f (x) = ln 2 + x + o(xm ), par unicité des
k!
k=1
coecients, pour tout k ∈ N, f (k) (0) = 0. La fonction f est une fonction "plate" autour du point 0 à droite.
On peut resserrer
X2=np.linspace(0.001,0.5,100)
Y2=f(X2)
plt.plot(X2,Y2)
plt.grid()
plt.show()
• Calcul de xf (x) pour x ∈ {10, 100, 1000, 10000} :
[in] for k in range(1,5):
[in] print(10**k*f(10**k))
[out] 0.909028289264
[out] 0.990098929018
[out] 0.999000998918
[out] 0.99990001
Il semble que lim xf (x) = 1
x→+∞
Quand x → +∞, −1
x → 0 et 2 − e−1/x → 2 − 1 = 1
1
alors ln(2 − e−1/x ) ∼ (2 − e−1/x ) − 1 = 1 − e−1/x ∼
x→+∞ x x→+∞
1
ce qui montre bien que lim xf (x) = 1 et que f (x) ∼
x→+∞ x→+∞ x

• Quand x → −∞, → 0 et le calcul précédent est encore valable :


−1
x
1
lim xf (x) = 1 et que f (x) ∼
x→−∞ x→−∞ x

2.12 Centrale

Maths 1: (30 min sans préparation)


Montrez que Rn [X] est un espace vectoriel. Donnez une base dans laquelle la matrice de l'application dériver
D : P 7→ P ′ est composé seulement de 0 et 1.
Existence et unicité de Q appartenant à R[X] tel que pour P dans R[X] on ait: P − P ′ = Q
(Indication de l'examinateur: regardez l'application h : P 7→ P − P ′ )
Montrez que si Q > 0, alors P > 0.
(Indication de l'examinateur: On pose g(x) = P (x)e−x )
Montrez que si P est scindé sur R et à racines simples alors Q l'est aussi.
Maths 2: (avec python)

n
1
On se propose d'étudier la suite un = n 3
n4 + n2 k 2 + k 4
k=0
1- Ecrire sur python une fonction f (n) qui renvoie un .
Représenter graphiquement 100 puis 1000 puis 10000 points de un .
1
2- Représenter la fonction g(x) = sur l'intervalle [0, 1] .
1 + x2 + x4

3- a) Montrer que si Vn est l'approximation de 01 g(t)dt par la méthode ∫ des trapèzes qui fait intervenir les
b (b − a)3
points de subdivision x0 = 0 < x1 < · · · < xn−1 < xn = 1, alors εn = f (t)dt − Vn 6 ∥f ′′ ∥∞
a 12n2 [a,b]

49
b) Calculer l'intégrale de g(x) sur [0, 1] par la méthode des trapèzes avec une précision à 10−2 .
c) Calculer l'intégrale de g(x) sur [0, 1] par la méthode "quad" se trouvant dans la module "scipy" de
PYTHON. (on pourra consulter l'aide en ligne sur le site du concours Centrale)
d) Comparez l'intégrale et u1000
ax + b −ax + b
4- Trouver a et b tel que g(x) = + .
1 + x + x2 1 − x + x2
En déduire la convergence de (un ) et calculer sa limite exacte. Comparer avec les calculs approchés de la
question 3).
SOLUTION :
Exercice 
1 : En observant la matrice
 de la dérivation D dans la base canonique B0 = (1, X, X 2 , · · · , X n ),
0 1 0 ... 0
 0 0 2 ... 0 
 
qui est M0 = 

.. .. .. . . ..  , on remarque qu'en modiant cette base et en prenant pour nouvelle base
 . . . . . 

 0 0 0 ... n 
( 0 0 0 . .). 0
( y)
B = 1, X, 2 , 6 · · · , Xn! , (c'est à dire B′ = Xk! k=0,...,n ) la matrice de D dans cette seconde base est
X2 X3 n

 
0 1 0 ... 0
 0 0 1 ... 0 
  ( k)
M ′ =  ... ... ... . . . ... 
 
(puisque D Xk! = (k−1)!
X k−1
)
 
 0 0 0 ... 1 
0 0 0 ..{ . 0
Rn [X] −→ Rn [X]
L'application gn : est un endomorphisme de Rn [X].
P 7→ P − P ′
 
1 −1 0 . . . 0
 0 1 −1 . . . 0 
 
 .. .. . . . . .. 
Sa matrice dans la base B′ est N = In − M ′ =   . . . . . 

 . 
 0 0 0 . . −1 
0 0 0 ... 1
C'est une matrice triangulaire inversible puisque son déterminant vaut 1. L'application gn est donc un
isomorphisme linéaire de l'espace vectoriel
{ Rn [X].
R[X] −→ R[X]
Considérons alors l'application g : . C'est un endomorphisme de R[X].
P 7→ P − P ′
(attention, R[X] n'est pas de dimension nie) .
Montrons qu'elle est injective. Si P ∈ ker g , alors P = P ′ . Une telle égalité n'est possible que si P = 0 car
sinon, P et P ′ ont des degrés diérents, et ne peuvent pas être égaux.
Donc ker g = {0} et g est injective.
Montrons que g est surjective. Soit Q ∈ R[X]. Notons q le degré de Q.
L'application gq est une bijection de Rq [X] dans lui-même, comme démontré plus haut. Elle est surjectice,
et le polynôme Q admet un antécédent T ∈ Rq [X]. Ainsi gq (T ) = T − T ′ = g(T ) = Q.
Q admet donc T { pour antécédent par g , ce qui montre que g est surjective.
R[X] −→ R[X]
L'application g : est donc un isomorphisme linéaire de R[X].
P 7→ P − P ′
Etant surjective, tout polynôme Q ∈ R[X] admet un antécédent :
∀Q ∈ R[X], ∃P ∈ R[X], Q = g(P ) = P − P ′
• Supposons que ∀x ∈ R, Q(x) > 0.
Alors ∀x ∈ R, Q(x)e−x = P (x)e−x − P ′ (x)e−x > 0
d
=⇒ ∀x ∈ R, (P (x)e−x ) = −P (x)e−x + P ′ (x)e−x = −Q(x)e−x 6 0
dx
La fonction x 7→ P (x)e−x est décroissante que R. Puisque lim P (x)e−x = 0 (par croissance comparée
x→+∞
de fonctions puissance et exponentielle) , alors ∀x ∈ R, P (x) |{z}
e > 0 et donc : ∀x ∈ R, P (x) > 0
−x

>0

• Soit Q ∈ R[X] et P tel que P − P = Q. Supposons que P est scindé dans R[X] à racines simples. On peut

supposer que P est unitaire, ce qui ne change pas l'hypothèse selon laquelle P est scindé dans R[X] à racines
simples.
Etudions le cas où p = d◦ (P ) est pair. Alors x→+∞
lim P (x) = lim P (x) = +∞.
x→−∞
Notons x1 < x2 < · · · < xp les racines de P . D'après le théorème de Rolle, pour tout k ∈ {1, 2, · · · , k − 1},
il existe yk ∈]xk , xk+1 [, P ′ (yk ) = 0 (puisque P (xk ) = P (xk+1 ) = 0 et que P est C 1 sur [xk , xk+1 ])
On peut constituer le tableau de signes de P et P ′ comme suit :
50

x +∞ x1 y1 x2 y2 x3 y3
x4 y4 x5 ··· xp−1 yp−1 xp +∞

P (x) +∞ + 0 − 0 + 0 −
0 + 0 ··· 0 − 0 + +∞

P ′
(x) −∞ − 0 + 0 − 0
+ 0 − ··· − 0 + + +∞

Q(x) = P (x) − P ′ (x) +∞ + − + − + ··· + − +∞
Au point xk , (P − P ′ )(xk ) = P (xk ) −P ′ (xk ) est du signe de −P ′ (xk )
| {z }
=0
D'après le théorème des valeurs intermédiaires, puisque P − P ′ est une fonction continue, elle s'annule entre
deux valeurs de la variable qui donnent à P − P ′ des signes opposés :
(P − P ′ )(x1 ) > 0, (P − P ′ )(x2 ) < 0 donc P − P ′ possède un zéro z1 ∈]x1 , x2 [
(P − P ′ )(x2 ) < 0, (P − P ′ )(x3 ) > 0 donc P − P ′ possède un zéro z2 ∈]x2 , x3 [
..
.
(P − P ′ )(xp−1 ) > 0, (P − P ′ )(xp ) < 0 donc P − P ′ possède un zéro zp−1 ∈]xp−1 , xp [
(P − P ′ )(xp ) < 0 , lim (P − P ′ )(x) = +∞, donc P − P ′ possède un zéro zp ∈] − xp , +∞[
x→+∞
Au terme de ce décompte, le polynôme Q = P − P ′ possède p zéros distincts dans R. Il est de degré p. Il
est donc scindé dans R[X].
Exercice 2 : 1-
def f(n):
L=[1/(n*n*n*n+k*k*n*n+k*k*k*k) for k in range(n+1)]
return n*n*n*sum(L)
Représentation de 100 termes :
n=100
X=np.linspace(0,1,n)
Y=g(X)
plt.figure()
plt.plot(X,Y)
On changera la valeur de n pour obtenir 1000 ou 10 000 termes. Il semble que la suite (un ) converge.
2- Dénition et graphe de la fonction g :
def g(x):
return 1/(1+x*x+x*x*x*x)
n=100
X=np.linspace(0,1,n)
Y=g(X)
plt.figure()
plt.plot(X,Y)

3- a) Calcul de 01 g(t)dt par la méthode des trapèzes.
∫ b
f (a) + f (b)
Sur un (petit) intervalle [a, b], l'intégrale f (t)dt est approchée par (b − a)
2
∫ b a
f (a) + f (b)
Evaluons la diérence f (t)dt − (b − a)
a 2 ∫
x
f (a) + f (x)
Pour cela considérons la fonction F : x 7→ F (x) = f (t)dt − (x − a)
2
∫ b a
f (a) + f (b)
Remarquons que F (a) = 0 et que F (b) = f (t)dt − (b − a) est l'erreur à majorer.
a 2

f (a) + f (x) f (x) f (x) f (a) f ′ (x)
∀x ∈ [a, b], F ′ (x) = f (x) − − (x − a) = − − (x − a)
2 2 2 2 2
Remarquons que F ′ (a) = 0.
f ′ (x) f ′ (x) f ′′ (x) f ′′ (x)
∀x ∈ [a, b], F ′′ (x) = − − (x − a) = −(x − a)
2 2 2 2
|f ′′ (x)| ∥f ′′ ∥∞
donc |F (x)| = (x − a)
′′
6 (x − a)
[a,b]
2 2
∫ x ∫ x [ ]x
∥f ′′ ∥∞ (t − a)2
∀x ∈ [a, b], |F ′ (x)| = F ′ (a) + F ′′ (t)dt 6 |F ′′ (t)|dt 6 (t − a) = ∥f ′′ ∥∞
[a,b]

| {z }
[a,b]
0 0 2 2 a
=0
′ (x − a)2 ′′ ∞
|F (x)| 6 ∥f ∥[a,b]
4
∫ x ∫ x ∫ x [ ]x
(t − a)2 ′′ ∞ (t − a)3
∀x ∈ [a, b], |F (x)| = F (a) + F ′ (t)dt 6 |F ′ (t)|dt 6 ∥f ∥[a,b] = ∥f ′′ ∥∞
| {z }
[a,b]
a a a 4 12 a
=0
(x − a)3 ′′ ∞
|F (x)| 6 ∥f ∥[a,b]
12

51
(b − a)3 ′′ ∞
Donc |erreur| = |F (b)| 6 ∥f ∥[a,b]
12
• Partageons le segment [a, b] en n segments de même longueur b−a n à l'aide des n + 1 points de subdivision :
b−a
xk = a + k , k = 0, 1 · · · , n.
∫ b
n ( )
b − a ∑ f (xk ) + f (xk+1 ) b − a f (a) + f (b) ∑
n−1 n−1
La valeur approchée de f (t)dt est Vn = = + f (xk )
a n 2 n 2

k=0 ∫ k=1
L'erreur commise en approchant ab f (t)dt par Vn est : εn = ab f (t)dt − Vn
n−1 (∫ ) n−1 ∫
∑ xk+1
f (xk ) + f (xk+1 ) ∑ xk+1 f (xk ) + f (xk+1 )

0 6 εn 6 f (t)dt − 6 f (t)dt −
xk 2 xk 2
k=0 k=0
∑ (xk+1
n−1
− xk ) 3
(b − a) 3
(b − a)3 ′′ ∞
6 ∥f ′′ ∥∞
[a,b] = 3
× n × ∥f ′′ ∥∞
[a,b] = ∥f ∥[a,b]
12 12n 12n2
k=0

b (b − a)3

εn = f (t)dt − Vn 6 ∥f ′′ ∥∞
a 12n2 [a,b]


b

• b) D'après la majoration précédente, pour que εn = g(t)dt − Vn 6 10−2 , il sut que
a
(b − a)3 ′′ ∞
∥g ∥[a,b] 6 10−2
12n2
2x + 4x3 (2 + 12x2 )(1 + x2 + x4 )2 − 2(2x + 4x3 )2 (1 + x2 + x4 )
Or ∀x ∈ R, g ′ (x) = − et g ′′
(x) = −
(1 + x2 + x4 )2 (1 + x2 + x4 )4
(2 + 12x )(1 + x + x ) − 2(2x + 4x )
2 2 4 3 2
2(10x + 9x − 3x2 − 1)
6 4
g ′′ (x) = − 2 4 3
=
(1 + x + x ) (1 + x2 + x4 )3
d'où : ∥g ∥[0,1] 6 20 + 18 + 6 + 2 = 46
′′ ∞

b √ √

pour avoir εn = g(t)dt − Vn 6 10−2 il sut que
46
6 10 −2
, soit n > 12 = 3 138 ≃ 19, 5789
4600 5
a 12n2

Il sura de prendre n = 20 dans la méthode des trapèzes pour calculer 01 g(t)dt avec une précision inférieure
ou égale à 10−2 .
def trapez(h,a,b,n):
X=np.linspace(a,b,n+1)
S=(h(a)+h(b))/2
for k in range(1,n):
S+=g(X[k])
return S*(b-a)/n

[in] print(trapez(g,0,1,20))
[out] 0.727964024369

donc 01 g(t)dt ≃ 0.72 ± 10−2 .
c) • Calcul approché de cette intégrale par la fonction existant dans PYTHON :
[in] import scipy.integrate as int
[in] print(int.quad(g,0,1))
[out] (0.7281029132255818, 1.469241183001229e-14)

donc, d'après PYTHON, 01 g(t)dt ≃ 0.7281029132255818 ± 10−14 .
d) • Comparaison avec u1000 :
[in] print(f(1000))
[out] 0.728769524337
∑ ( )
1∑ 1−0 ∑
n n n
1 1 k
4- • un = n3 = k4k2
=
g
n4 + n2 k 2 + k 4 n 1 +
n4n2 +
n n
k=0 k=0 k=0
Cette somme est une somme de Riemann pour la fonction g sur l'intervalle [0, 1] partagé en n intervalles
égaux. ( ) ∫ 1
1−0 ∑
n
k
La fonction g étant continue sur ce segment, on sait que lim g = g(t)dt
n→+∞ n n 0
k=0
∫ 1 ∫ 1
dx
Donc lim un = 2 4
= g(t)dt
n→+∞ 0 1+x +x 0
52
ax + b −ax + b (ax + b)(1 − x + x2 ) + (−ax + b)(1 + x + x2 ) −2ax2 + 2bx2 + 2b
• ∀x ∈ R, + = =
1 + x + x2 1 − x + x2 (1 + x + x2 )(1 − x + x2 ) (1 + x2 − x)(1 + x2 + x)
−2ax2 + 2bx2 + 2b −2ax2 + 2bx2 + 2b
= =
(1 + x2 )2 − x2 1 + x2 + x4 { {
1 2b − 2a = 0 b = 21
Cette expression sera égale à si et seulement si : ⇐⇒
1+x +x 2 4 2b = 1 a = b = 12
( )
1 1 x+1 −x + 1
Donc, ∀x ∈ R, = +
1+x +x2 4 2 1+x+x 2 1 − x + x2
∫ 1 ∫ 1 ( ) [ [( )2 ] ( ) ]1
x+1 x + 12 + 12 1 1 3 1 2 2 x + 12
2
dx = ( )2 dx = ln x + + + × √ Arctan √
0 1+x+x 0 x + 12 + 34 2 2 4 2 3 3
[ ]1 ( (0 ))
1 1 2x + 1 1 1 √ 1
= ln(x + x + 1) + √ Arctan √
2
= ln(3) + √ Arctan 3 − Arctan √
2 3 3 √0 2 3 3
∫ 1
x+1 1 1 π 1 π 3
2
dx = ln(3) + √ × = ln(3) +
0 1+x+x 2
∫3 1
6 2 18√
−x + 1 π 3
Un calcul analogue montre que dx =
0 1 − x + x 2 9
∫ 1 [ √ √ ] √
dx 1 1 π 3 π 3 1 π 3
D'où : lim un = 2 4
dx = ln(3) + + = ln(3) +
n→+∞ 0 1+x +x 2 2 18 9 4 12
La valeur exacte de la limite
√ de (un ) est :
1 π 3
L= ln(3) +
4 12
[in] Exact= np.log(3)/4+np.pi*np.sqrt(3)/12
[in] print(Exact)
[out] 0.728102913226

2.13 Centrale - Supelec

Soit f ∈ L(R3 ).
On note Cf = {g ∈ L(R3 )/ go f = fo g}
1- Cf est il un sous espace vectoriel de L(R3 ) ?
2- Si f admet trois valeurs propres distinctes, quelle est la dimension de Cf ?
3- Si f 3 = 0 et f 2 ̸= 0, quelle est la dimension de Cf ?
Il y avait encore deux questions dans l'exercice .
SOLUTION ; 1- Cf est non vide (il contient par exemple l'endomorphisme nul ω , l'endomorphisme indentité,
l'endomorphisme f , etc · · · )
Soient g, h ∈ Cf , λ et µ ∈ R.
alors (λg + µh)o f = λgo f + µho f = λfo g + µfo h = fo (λg + µh), ce qui montre que λg + µh ∈ Cf .
Cf est non vide , stable par combinaisons linéaires, c'est donc un sous espace vectoriel de L(R3 ).
2- Supposons que f admette trois valeurs propres simples distinctes, λ1 , λ2 , λ3 .
Pour tout i = 1, 2, 3, considérons un vecteur propre wi associé à la valeur
 propre λi . Alors
 Ef (λi ) =Vect(wi ).
λ1 0 0
(w1 , w2 , w3 ) est une base de R3 dans laquelle la matrice de f est A =  0 λ2 0 
0 0 λ3
Soit g ∈ Cf . Pour tout i = 1, 2, 3, go f (wi ) = g[f (wi )] = g(λi wi ) = λi g(wi ) = fo g(wi )
L'égalité fo g(wi ) = λi g(wi ) montre que g(wi ) ∈ Ef (λi ) =Vect(wi ), c'est à dire qu'il existe µi ∈ R tel que
g(wi ) = µi wi  
µ1 0 0
La matrice de g dans la base (w1 , w2 , w3 ) est de la forme : B =  0 µ2 0 
0 0 µ3
Si on note ui,j l'endomorphisme de R dont la matrice dans la base (w1 , w2 , w3 ) est la matrice élémentaire
3

Ei,j , alors g = µ1 u1,1 + µ2 u2,2 + µ3 u3,3 .


Donc Cf = Vect(u1,1 , u2,2 , u3,3 ) est un sous espace de L(R3 ) de dimension 3
3- Supposons que f 3 = 0 et f 2 ̸= 0. Alors il existe v ∈ R3 , f 2 (v) ̸= 0.
Montrons que la famille (v, f (v), f 2 (v)) est libre :
Soient a, b, c ∈ R tels que av + bf (v) + cf 2 (v) = 0.
En composant par f 2 , on obtient : a f 2 (v) +b f 3 (v) +c f 4 (v) = f 2 (0) = 0, donc a = 0.
| {z } | {z } | {z }
̸=0 =0 =0
En partant de l'égalité bf (v) + cf 2 (v) = 0, en composant par f , par un raisonnement analogue, on obtient
: b = 0.
53
Reste alors l'égalité c f 2 (v) = 0 qui entraîne que c = 0.
| {z }
̸=0
La famille (v, f (v), f 2 (v)) est donc libre. Elle est formée de trois vecteurs. C'est donc une base de l'espace
R3 .
• Soit g ∈ Cf ; g(v) est un vecteur de R3 qui se décompose sur la base (v, f (v), f 2 (v)) :
∃(a, b, c) ∈ R3 , g(x) = av + bf (v) + cf 2 (v)
Soit h = aId + bf + cf 2 . Montrons que g et h coïncident sur la base (v, f (v), f 2 (v))
On a déjà : g(v) = av + bf (v) + cf 2 (v) = (aId + bf + cf 2 )(v) = h(v)
g(f (v)) = go f (v) = fo g(v) = f [g(v)] = f (av + bf (v) + cf 2 (v))
= af (v) + bf 2 (v) + cf 3 (v) = (aId + bf + cf 2 )(f (v)) = h(f (v))
g(f (v)) = go f 2 (v) = fo2 g(v) = f 2 [g(v)] = f 2 (av + bf (v) + cf 2 (v))
2

= af 2 (v) + bf 3 (v) + cf 4 (v) = (aId + bf + cf 2 )(f 2 (v)) = h(f 2 (v))


Les deux endomorphismes g et h coïncident sur la base (v, f (v), f 2 (v)) de R3 . Ils sont donc égaux :
g = h = aId + bf + cf 2
On a ainsi montré que Cf =Vect(Id, f, f 2 )
On vérie enn que la famille (Id, f, f 2 ) est libre. (démonstration analogue à celle qui a montré que la
famille (v, f (v), f 2 (v)) était libre :
On en conclut que (Id, f, f 2 ) est une base de Cf et que dim(Cf ) = 3

2.14 Centrale 1
∫ π/2
Exercice 1 : On dénit la fonction f : t 7→ e−t sin(x) dx
0
Soit (E) l'équation diérentielle : t.y ′′ + y ′ − t.y + 1 = 0
1- Montrer que f est solution de (E)
2- Déterminer les séries entières solution de (E)
∫ π/2
3- Calculer vn = sinn (x)dx
0

[: 1-πLa
] fonction f est dénie sur R car pour tout t ∈ R, la fonction x 7→ e est continue
−t sin(x)
SOLUTION
sur le segment 0, 2 .
En notant H(t, x) = e−t sin(x) , les majorations :
∂H ∂2H
(x, t) = | − sin(x)e−t sin(x) | 6 1 et (x, t) = | sin2 (x)e−t sin(x) | 6 1
∂t ∂t2 ∫
permettent d'appliquer deus fois le théorème de dérivation sous le signe :
∫ π/2 ∫ π/2
∂H
∀t ∈ R, f ′ (t) = (x, t) = − sin(x)e−t sin(x) dx
∂t
∫ π/2 2
0
∫ π/2
0
′′ ∂ H
f (t) = (x, t) = sin2 (x)e−t sin(x) dx
0 ∂t2 0
En intégrant par parties : ( )
∫ π/2 [ ]x=π/2 ∫ π/2
′ −t sin(x)
∀t ∈ R, f (t) = − sin(x)e dx = − − cos x e−t sin(x) − (− cos(x))(−t cos(x) e −t sin(x)
dx
0 x=0 0
∫ π/2 ∫ π/2
−t sin(x)
= −1 + t dx = −1 + t
2
cos (x)e (1 − sin2 (x))e−t sin(x) dx
(0∫ ∫ π/2 0 )
π/2
−t sin(x) −t sin(x)
= −1 + t e dx − 2
sin (x)e dx
0 0
= −1 + t(f (x) − f ′′ (x))
=⇒ ∀t ∈ R, tf ′′ (t) + f ′ (t) − tf (t) + 1 = 0
Donc f est solution sur R de l'équation diérentielle (E) : t.y ′′ + y ′ − t.y + 1 = 0


2- Soit S : t 7→ ak tk une série entière de rayon de convergence R > 0.
k=0
Par le théorème de dérivation des séries entières, on peut armer que f est de classe C ∞ sur ] − R, R[, et

∑ ∞

que : ∀t ∈] − R, R[, f ′ (t) = kak tk−1 et f ′′ (t) = k(k − 1)ak tk−2
k=0,1 k=0,1,2
f est solution sur ] − R, R[ de l'équation diérentielle (E) si et seulement si :
∀t ∈] − R, R[, t.f ′′ (t) + f ′ (t) − t.f (t) + 1 = 0
∑∞ ∑∞ ∞

⇐⇒ ∀t ∈] − R, R[, k(k − 1)ak tk−1 + kak tk−1 − ak tk+1 + 1 = 0
k=0,1,2 k=0,1 k=0

54

∑ ∞
∑ ∞
∑ ′
⇐⇒ ∀t ∈] − R, R[, k(k − 1)ak tk−1 + kak tk−1 − ak′ −2 tk −1 + 1 = 0 (k′ = k + 2)
k=0,1,2 k=0,1 k′ =2
∑∞
( 2 )
⇐⇒ ∀t ∈] − R, R[, a1 + 1 + k ak − ak−2 tk−1 = 0
{ k=2
a1 = −1
⇐⇒
{ ∀k > 2, k ak − ak−2 = 0
2

a1 = −1
⇐⇒ ak−2
∀k > 2, ak = 2
k  a0

 a2 = 2

 2a

 2

 a4 = 2

 4
a4 1
Pour les indices pairs on obtient : a6 = 2 ⇐⇒ ∀n ∈ N, a2n = a0 n

 6 4 (n!)2

 ..


 .

 a
 a2n = 2n−2
(2n)2
4n (n!)2
Pour les indices impairs on obtient : ∀n ∈ N, a2n+1 = − (calcul analogue)
[(2n + 1)!]2
En conclusion, les séries entière solutions sont les séries de la forme :

∑ ∞
∑ 4n (n!)2
1
S(x) = a0 n 2
x2n − x2n+1 Leur rayon de convergence est inni.
4 (n!) [(2n + 1)!]2
k=0 k=0
∫ π/2 ∫ π/2 ( ∑ ∞
)
(−t sin(x))n
3- ∀t ∈ R, f (t) = e −t sin(x)
dx = dx
n!
0 0 n=0
(−t sin(x))n |t|n
La majoration 6
montre la convergence normale, et donc la convergence uniforme de la
n! n!

∑ (−t sin(x))n [ ]
série de fonctions de la variable x sur le segment 0, π2 . On peut alors écrire :
n!
∫ π/2 ( ∑ ) (∫ )
n=0
∞ ∑∞ π/2
(−t sin(x))n (−t sin(x))n
∀t ∈ R, f (t) = dx = dx
0 n! 0 n!

(∫
n=0 ) n=0
∑ (−t)n π/2
n
f (t) = sin(x) dx
n=0
n! 0
∫ π/2
Notons wn = sin(x)n dx (intégrale de Wallis)
0

∑ (−t)n
L'égalité f (t) = wn montre que f est développable en série entière, et est solution de l'équation
n=0
n!
diérentielle (E).
Or on vient de trouver TOUTES les séries entière solutions de (E). f est l'une d'entre elles,

∑ ∞
∑ 4n (n!)2
1
donc f (t) = a0 n 2
t2n − t2n+1 où a0 = f (0) = π
2
4 (n!) [(2n + 1)!]2
k=0 k=0
Par unicité des coecients d'une série entière de rayon non nul, on peut identier coecient à coecient les
deux séries entières

suivantes : ∞ ∞
∑ (−1)n wn ∑ w2n ∑ w2n+1
f (t) = tn = t2n − t2n+1
n=0
n! n=0
(2n)! n=0
(2n + 1)!
∞ ∞
π∑ 1 ∑ 4n (n!)2 2n+1
et f (t) = t2n
− t
2 4n (n!)2 [(2n + 1)!]2
k=0 k=0
π (2n)! 4n (n!)2
d'ou : w2n = et w2n+1 =
2 4n (n!)2 (2n + 1)!

2.15 Centrale
 
1 a 1 a
 1−b 1−a b  a
Soient a, b dans R et M (a, b) = 
 −b
 (matrice rectiée)
a 1+b  1−a
0 −a 0 −a
1 ) Construire une fonction python prenant en entrée deux réels a et b qui retourne la matrice M (a, b)
2) Construire une fonction python prenant en entrée deux réels a et b donnant les valeurs propres de M (a, b)
55
Tester avec quelques valeurs de a et b
Que peut on conjecturer sur les valeurs propres de M (a, b)
3) Déterminer le polynôme caractéristique de M (a, b)
4) Pour quels a, b la matrice M est elle diagonalisable ?
5) Pour quels a, b la matrice M est elle une matrice de projection ?
6) soit Vn = (wn , xn , yn , zn ) une suite vérifant :
∀n ∈ N, Vn+1 = M (a, b).Vn
et (Un ) la suite dénie par : ∀n, Un = ∥Vn ∥ .
a) Dénir une fonction python qui trace Un pour n dans [|2, 10|]
b) Conjecturer la limite de (Un )
c) Déterminer cette limite.

2.16 Centrale maths 1


∫ 1
On munit Rn [X] × Rn [X] de l'application Φ : (P, Q) 7→ t2 P (t)Q(t)dt
0
1- Montrer que Φ est un produit scalaire sur Rn [X].
2- On considère l'application u : P (X) 7→ X(X − 1)P ′′ (X) + (4X − 3)P ′ (X)
Montrer que u est un endomorphisme de Rn [X]. Est-il symétrique ?
3- Quelles sont les valeurs propres de u ?
4- ??????????????????????
∫ 1
SOLUTION : 1- Pour tout (P, Q) ∈ Rn [X] × Rn [X] l'intégrale t2 P (t)Q(t)dt est bien dénie, comme celle
0
d'une fonction continue sur un ∫segment.
1
L'application Φ : (P, Q) 7→ t2 P (t)Q(t)dt est symétrique, linéaire à gauche (immédiat) et donc bilinéaire.
0
Pour tout P ∈ Rn [X] − {0}, la fonction t 7→ t2 P 2 (t) est continue, positive, et non identiquement nulle. (si
elle était identiquement nulle, le polynôme P (X) serait le polynôme nul puisqu'il aurait une innité de racines,
à savoir tous les réels ∫de ]0, 1]). Son intégrale sur [] est donc strictment positive.
Ainsi, Φ(P, P ) = 01 t2 P 2 (t) > 0, ce qui montre que Φ est une forme bilinéaire symétrique dénie-positive,
c'est à dire un produit scalaire sur Rn [X].
2- Pour tout P ∈ Rn [X], P ′′ est de degré 6 n − 2, X(X − 1)P ′′ (X) est de degré inférieur ou égal à n, et pour
une raison analogue, (4X − 3)P ′ (X) est aussi de degré inférieur ou égal à n.
u est donc une application de Rn [X] dans lui-même. De plus u est linéaire (vérication sans diculté), donc
u est un endomorphisme de Rn [X].
• Soient P et Q appartenant à Rn [X].
∫ 1
Φ(u(P ), Q) = t2 [ t (t − 1)P ′′ (t) + (4t − 3)P ′ (t)] Q(t)dt (0)
∫ 01 ∫ 1
= t3 (t − 1)Q(t)P ′′ (t)dt + (4t3 − 3t2 ) Q(t)P ′ (t)dt (0)
|0 {z } | 0
{z }
I1 I2
En intégrant
∫ par parties : ∫
1 [ ]1 1
I1 = (t − t )Q(t)P (t)dt = (t4 − t3 )Q(t)P ′ (t) 0 −
4 3 ′′
[(4t3 − 3t2 )Q(t) + (t4 − t3 )Q′ (t)]P ′ (t)dt
0 | {z } 0
∫ 1
=0

−I1 = [(4t3 − 3t2 )Q(t) + (t4 − t3 )Q′ (t)]P ′ (t)dt


0 ∫ 1
[ ]1 [ ]
= [(4t3 − 3t2 )Q(t) + (t4 − t3 )Q′ (t)]P (t) 0 − (12t2 − 6t)Q(t) + 2(4t3 − 3t2 )Q′ (t) + (t4 − t3 )Q′′ (t) P (t)
∫ 1 0
[ ]
= P (1)Q(1) − (12t − 6t)Q(t) + 2(4t − 3t2 )Q′ (t) + (t4 − t3 )Q′′ (t) P (t)
2 3

∫ 01
[ ]
I1 = −P (1)Q(1) + (12t2 − 6t)Q(t) + 2(4t3 − 3t2 )Q′ (t) + (t4 − t3 )Q′′ (t) P (t)dt (1)
∫ 1 0 ∫ 1
[ ]1
I2 = (4t3 − 3t2 ) Q(t)P ′ (t)dt = (4t3 − 3t2 ) Q(t)P (t) 0 − [(12t3 − 6t)Q(t) + (4t3 − 3t2 )Q′ (t)]P (t)dt
0 ∫ 1 0

I2 = P (1)Q(1) − [(12t3 − 6t)Q(t) + (4t3 − 3t2 )Q′ (t)]P (t)dt (2)


0
En additionnant les relations (1)

et (2), on obtient : ∫
1 1
d'où : Φ(u(P ), Q) = I1 + I2 = ′
(4t − 3t )Q (t)P (t)dt +
3 2
(t4 − t3 )Q′′ (t)P (t)dt (3)
0 0

56
En comparant avec l'égalité (0) qui dénissait Φ(u(P ), Q), on constate que la formule (3) à laquelle on
parvient est la même que la formule (0) dans laquelle les rôles de P et Q ont été échangés.
donc Φ(u(P ), Q) = Φ(u(Q), P ) = Φ(P, u(Q)) , ce qui montre que u est un endomorphisme symétrique de
l'espace euclidien Rn [X] muni du produit scalaire Φ.
3- Puisque u est un endomorphisme symétrique de Rn [X], Φ, u est diagonalisable.
Soit λ une valeur propre de u et P (X) un vecteur propre associé à cette valeur propre. Notons m > 0 le
degré de P (X) : P (X) = am X m + am−1 X m−1 + · · · + a1 X + a0 , am ̸= 0
u(P ) = λP =⇒ X(X − 1)P ′′ (X) + (4X − 3)P ′ (X) = λP (X)
le terme dominant de X(X − 1)P ′′ (X) est m(m − 1)am X m
le terme dominant de (4X − 1)P ′ (X) est 4mam X m
le terme dominant de λP (X) est λam X m
En identiant les termes dominants dans les deux membres de l'égalité
X(X − 1)P ′′ (X) + (4X − 3)P ′ (X) = λP (X), on obtient :
(m(m − 1)am + 4mam )X m = λam X m , soit, puisque am ̸= 0 : m2 + 3m − λ = 0.
Donc λ = m2 + 3m.
Donc Sp(u) ⊂ {0, 4, 10, 18, · · · , n2 + 3n}

2.17 Centrale maths 1 30 min sans préparation


 
1
 ω 
 
 
Exercice 1 : n est un entier supérieur ou égal à 2. ∀ω ∈ C, X(ω) =  ω2 .


.. 

.
ω n−1
1- Soient ω0 = 1 et ω1 , ω2 , · · · , ωn−1 les racines n-ièmes de l'unité.
Montrer quela famille (X(ω0 ), X(ω1 ), · · · ,X(ωn−1 )) est libre.
a1 a2 a3 · · · an
 an a a2 · · · an−1 
 1 
 an−1 an a1 · · · 
2- Soit A =  an−2 .
 .. .. .. . . .. 
 . . . . . 
a2 a3 a4 · · · a1
Montrer que A est diagonalisable.
SOLUTION
: Exercice 1 : La matrice du système
 de vecteurs (X(ω0 ), X(ω1 ), · · · , X(ωn−1 )) est :
1 1 1 ··· 1
 ω0 ω1 ω2 ··· ωn−1 
 
 ω02 ω12 ω22 ··· 2 
M = ωn−1 .
 .. .. .. .. .. 
 . . . . . 
ω0n−1 ω1n−1 ω2n−1 ··· n−1
ωn−1
Son déterminant
est un déterminant de VanderMonde
:
1 1 1 ··· 1

ω0 ω1 ω2ωn−1 ···

2
ω12 ω22 2 ···
det(M ) = ω0 ωn−1 = W (ω0 , ω1 , ω2 , · · · , ωn−1 ) = (ωj − ωi ) ̸= 0.
.. .. .. .. ..
.
n−1 . . . . 06i<j6n−1
ω ω1n−1 ω2n−1 · · · ωn−1 n−1
0 n
Il est non nul car les racines ne de l'unité, ω0 = 1, ω1 , ω2 , · · · , ωn−1 sont deux à deux distinctes.
Donc la famille (X(ω0 ), X(ω1 ), · · · , X(ωn−1 )) est une famille libre .
• Considérons 
le produit A.X(ω) :   
a1 a2 a3 · · · an 1
 an a1 a2 · · · an−1   
   ω 
 an−1 an a1 · · · an−2   ω 2 
A.X(ω) =  × =
 .. .. .. . . ..   .. 
 . . . . .   . 
a2 a3 a4 · · · a1 ω n−1
   
a1 + a2 ω + a3 ω 2 + · · · + an ω n−1 a1 + a2 ω + a3 ω 2 + · · · + an ω n−1
 an + a1 ω + a2 ω 2 + · · · + an−1 ω n−1   ω(a1 + a2 ω + a3 ω 2 + · · · + an ω n−1 ) 
   
 an−1 + an ω + a1 ω 2 + · · · + an−2 ω n−1   ω 2 (a1 + a2 ω + a3 ω 2 + · · · + an ω n−1 ) 
 = 


..  
 
.. 

. .
a2 + a3 ω + a4 ω 2 + · · · + a1 ω n−1 ω n−1 (a1 + a2 ω + a3 ω 2 + · · · + an ω n−1 )
A.X(ω) = (a1 + a2 ω + a3 ω 2 + · · · + an ω n−1 )X(ω)

57
Cette égalité montre que chaque vecteur X(ωk ), k = 0, 1, · · · , n − 1 est un vecteur propre de la matrice A.
Comme on a montré que la famille (X(ω0 ), X(ω1 ), · · · , X(ωn−1 )), qui possède n éléments, était une famille
libre de Cn , cette famille est une base de Cn .
On a ainsi exhibé une base de Cn formée de vecteurs propres de A, ce qui montre que A ∈ Mn (C) est
diagonalisable.

2.18 Centrale maths 2 1h dont 30 min de préparation



n
1
∀n ∈ N, un = ( )
n
k=0
k ( )
n
1- a) Ecrire un programme qui, pour un n donné, ache les coecients , pour k variant de 0 à n.
k
(le programme ne devra pas calculer de factorielles)
b) Calculer les 20 premières valeurs de (un ). Que peut-on conjecturer ?

n−1 ( )
1 1
2- a) Soit Wn = ( ) , pour tout n > 4. Montrer que Wn = o
n n
k=2
k
b) Montrer que la suite (un ) converge, et préciser sa limite.


3- Soit f (x) = un xn
n=0
a) Quel est le rayon de convergence R de cette série entière ?
b) Calculer un équivalent de (1 − x)f (x) lorsque x → 1− .
2n
4- Soit an =
n
a) Avec Python, trouver une relation entre an+1 un − an un−1 et an+1


b) En déduire an .
n=1

2.19 ENSEA - ENSIIE


( )
1 1
Pour tout x > 0, la fonction t 7→ ln(t)
x+t est continue sur l'intervalle ]0, 1] . De plus ln(t)

x+t x→0 ln(t) = o √ .
x t
La fonction de référence t 7→ √1t étant intégrable sur ]0, 1], par domination, la fonction t 7→ ln(t)
x+t l'est aussi.
La fonction f est donc dénie sur l'intervalle ]0, +∞[ .
∫ 1
1 ln t
• Pour tout x > 0, f (x) = dt
0x 1 + xt
∑∞
1 tn
Si x > 1, pour tout t ∈ [0, 1[, t = (−1)n n (car 0 6 xt < 1)
1+ x x
∫ 1 (∑ ) ∫ 1 (∑ )
n=0
∞ n ∞ n
1 n t ln(t) n t ln t
donc ∀x > 1, f (x) = (−1) dt = (−1) n+1 dt
x 0 n=0 xn 0 n=0
x
∫ 1 [ n+1 ]t=1 ∫ 1 n
t t 1
Pour tout n ∈ N, tn ln tdt = ln t − dt = −
0 n+1 t→0 0 n+1 (n + 1)2
(on intègre sur tout segment ∫de la forme [a, 1], a > 0, et on passe à la limite quand a → 0)
tn ln t 1 1
En posant un (t) = (−1)n n+1 , |un (t)|dt = n+1 2
6 (car x > 1)
x x (n + 1) (n + 1)2
∑ ∫ ]0,1]

La série numérique |un (t)|dt converge. D'après le théorème d'intégration terme à terme d'une série
]0,1]
∫ (∞ ) ∞
(∫ )
∑ ∑
de fonctions, on peut écrire que : un (t) dt = un (t)dt
]0,1] n=0 ]0,1]
∫ 1 (∑ ) (∫ )
n=0
∞ n ∑∞ n
n t ln t n t ln t
donc ∀x > 1, f (x) = (−1) n+1 dt = (−1) n+1 dt
0 x ]0,1] x

( ∫
n=0 ) ∞
n=0

∑ (−1) n ∑ (−1) n+1 ∑ (−1)n
n
f (x) = t ln tdt = =
n=0
xn+1 ]0,1] n=0
xn+1 (n + 1)2 n=1
x n n2
∑∞
(−1)n
donc ∀x > 1, f (x) =
n=1
xn n2

58
∑∞ ∑∞ ∑∞
(−1)n 1 1
En particulier, f (1) = 2
= 2

n (2n) (2n + 1)2

n=1

(
n=1

n=0

) ∞
∑ (−1)n 1∑ 1 ∑ 1 ∑ 1 1∑ 1 π2
f (1) = = − − = − = −
n=1
n2 4 n=1 n2 n=1
n2 n=1 (2n)2 2 n=1 n2 12
1 π2
f (1) = − ζ(2) = −
2 12
ln(t)
• Posons : ∀(x, t) ∈]0, +∞[×]0, 1], F (x, t) =
x+t
∂F ln(t)
-pour tout t ∈ I =]0, 1], la fonction x 7→ F (x, t) est de classe C 1 sur J =]0, +∞[ et (x, t) = −
∂x (x + t)2
-pour tout x ∈ I =]0, +∞[, les fonctions t 7→ F (x, t) et t 7→ ∂F
∂x (x, t) sont continues et intégrables sur I
∂F | ln(t)| | ln(t)| 1
-pour tout a > 0, ∀(x, t) ∈ [a, +∞[×]0, 1], (x, t) = 2
6 2
6 2 | ln(t)|
∂x (x + t) x a
et la fonction φ : t 7→ | ln(t)| est intégrable sur I =]0, 1]
Par application
∫ du théorème de dérivation des intégrales dépendant d'un paramètre (théorème de dérivation
sous le signe ), on peut en déduire que f est de classe C 1 sur [a, +∞[, et que :
∫ 1 ∫ 1
∂F ln(t)
∀x ∈ [a, +∞[, f ′ (x) = (x, t)dt = − dt
0 ∂x 0 (x + t)2
∫ 1
ln(t)
Ceci étant vrai pour tout a > 0, f est de classe C sur ]0, +∞[, et ∀x ∈]0, +∞[, f (x) = −
1 ′
dt
0 (x + t)2
• En intégrant par parties sur le segment [a, 1] où a est un réel strictement positif quelconque,
∫ 1 [ ]1 ∫ 1 ∫
−1 ln t 1 ln a 1 1 x+t−t
2
ln(t)dt = − dt = − − dt
a (x + t) x+t a a (x + t)t ) x + a x a (x + t)t
∫ 1(
ln a 1 1 1
=− − − dt
x+a x a t x+t
ln a 1 1
=− − [ln t − ln(x + t)]a
x+a x
ln a 1 1 1
=− + ln a + ln(1 + x) − ln(a + x)
x+a x x x
a ln a 1 1
= + ln(1 + x) − ln(a + x)
x(x + a) x x
En passant à la limite quand a → 0+ ,
∫ 1 ( ) ( )
ln(t) 1 1+x 1 1
∀x ∈]0, +∞[, f ′ (x) = − 2
dt = ln = ln 1 +
0 (x + t) x x x x
( )
1
• ∀x ∈]0, +∞[, g(x) = f (x) + f
x ( ) ( )
1 1 1 1 1
=⇒ ∀x ∈]0, +∞[, g ′ (x) = f ′ (x) − 2 f ′ = ln 1 + − 2 x ln(1 + x)
x x x x x
1
∀x ∈]0, +∞[, g ′ (x) = − ln x
x
ln2 x
=⇒ ∃c ∈ R, ∀x ∈]0, +∞[, g(x) = − +c
2
π2
Pour x = 1, cette formule donne : g(1) = 2f ′ 1) = − = c
6
2 2
ln x π
donc ∀x ∈]0, +∞[, g(x) = − −
2 6

3 Mines - Ponts
3.1 Petites Mines

Exercice 1 : Soit n ∈ N∗ . {
R [X] −→ R [X]
On considère l'application φ : n n
P (X) 7→ P (X + 1) − P (X − 1)
Déterminer l'image de φ.
Exercice 2 : Soit N une variable aléatoire représentant le nombre d'oeufs pondus pas une poule. On suppose
que N suit une loi de Poisson de paramètre λ.
Chaque oeuf a une même probabilité p ∈]0, 1] d'éclore. Soit X la variable aléatoire représentant le nombre
d'oeufs éclos.
59
1- Déterminer la loi (X, N ).
2- En déduire la loi de X . {
Rn [X] −→ Rn [X]
SOLUTION : Exercice 1 : Il est clair que l'application φ : P (X) 7→ P (X + 1) − P (X − 1)
prend
ses valeurs dans Rn [X] et est linéaire. C'est donc un endomorphisme de Rn [X].
Soit P (X) ∈ Rn [X]. P (X) ∈ ker(φ) ⇐⇒ P (X + 1) = P (X − 1)
⇐⇒ P (X) = P (X − 2)
⇐⇒ P (X) est 2-périodique
⇐⇒ P (X) est un polynôme constant ( de degré 0)
Donc ker(φ) = R0 [X]
Si P (X) a pour terme dominant ap X p , il en est de même des polynômes P (X + 1) et P (X − 1), et dans la
diérence φ(P ) = P (X + 1) − P (X − 1), ce terme dominant s'élimine. Donc Imφ ⊂ Rn−1 (X) .
Par le formule du rang, dim(Imφ) = dim(Rn [X]) − dim(ker(φ)) = (n + 1) − 1 = n.
L'inclusion Imφ ⊂ Rn−1 (X) s'accompagne de l'égalité des dimensions. Donc Imφ = Rn−1 (X)
Exercice 2 : N est une variable aléatoire représentant le nombre d'oeufs pondus pas une poule. On suppose
λn
que N ,→ P(λ). Donc N (Ω) = N et ∀n ∈ N, P (N = n) = e−λ
n!
Chaque oeuf a une même probabilité p ∈]0, 1] d'éclore. Soit X la variable aléatoire représentant le nombre
d'oeufs éclos.
Pour n ∈ N xé, (X = k|N = n) est l'évènement selon lequel k des n oeufs pondus sont éclos. Cela revient
à rechercher la probabilité d'obtenir k succès (éclosion)( parmi
) n tentatives (oeuf pondu). On a aaire à une loi
n k
binomiale de paramètres n et p : P (X = k|N = n) = p (1 − p)n−k
k
(en posant q = 1 − p)
Soient k, n ∈ N. ( )
n k λn
P (X = k, N = n) = P (X = k|N = n) P (N = n) = p (1 − p)n−k e−λ
| {z } k n!
=0 si k>n
Si k < n, P (X = k, N = n) = 0 ( )
n k λn
Si k 6 n, P (X = k, N = n) = P (X = k|N = n).P (N = n) = p (1 − p)n−k e−λ
k n!
pk (1 − p)n−k e−λ λn
=
k! (n − k)!
∑∞ ∑∞
• P (X = k) = P (X = k|N = n) .P (N = n) = P (X = k|N = n).P (N = n)
n=0
| {z }
n=k
=0 si n<k

∑ n−k −λ n ∞

p (1 − p)
k
e λ p (1 − p)m e−λ λm+k
k
= = (par le changement d'indice m = n − k)
k! (n − k)! m=0
k! m!
n=k

p λ −λ ∑ (1 − p)m λm
k k
pk λk −λ λ(1−p) pk λk (λ p)k
= e = e e = e−λp P (X = k) = e−λp
k! m=0
m! k! k! k!
Donc X ,→ P(λ p)

3.2 Petites mines


 
1 2 2
1
Exercice 1 : On considère la matrice A = 2 1 −2 
3
2 −2 1
1- A est elle diagonalisable ?
2- Montrer que A transforme la base canonique de R3 en une base orthogonale indirecte.
3- Montrer que l'endomorphisme canoniquement associé à A conserve le produit scalaire.
En déduire les valeurs propres de A.
4- Trouver les sous espaces propres de A et la nature de l'endomorphisme associé.
Exercice 2 : f est une fonction continue sur∫ Rx .
n
Pour tout n ∈ N∗ , on pose : Fn (x) = n tn−1 f (t)dt
x 0
1- Que dire de Fn si f est paire ? si f est impaire ?
2- Calculer Fn si f (t) = |t|α .
3- ???????????????

60
 
1 2 2
1
SOLUTION : Exercice 1 : 1) et 3) La matrice A = 2 1 −2  est symétrique réelle, donc diag-
3
2 −2 1
onalisable dans M3 (R). Elle est orthogonale car ses colonnes forment un système orthonormal de R3 (calculs
immédiats). Ses valeurs propres ne peuvent être que −1 et 1. Sp(A) ⊂ {−1, 1}
2- det(A) = −1 (plusieurs calculs possibles, dont la règle de Sarrus facilement utilisable ici) .
Donc A est la matrice d'une isométrie indirecte. Elle transforme toute base orthonormée directe (dont la
base canonique de R3 ) en une base orthonormée indirecte.
3- la matrice A étant orthogonale, c'est la matrice d'une isométrie. Elle conserve donc la norme et le produit
scalaire.
4- Le calcul des invariants Eu (1) = ker(A − I3 ) de A donne le plan d'équation x − y − z = 0 (calculs sans
diculté)
L'autre valeur propre −1 est la droite supplémentaire orthogonale du plan Eu (1). Elle est engendrée par le
vecteur w = (1, −1, −1)
L'endomorphisme canoniquement associé à A est la symétrie orthogonale par rapport au plan Eu (1) (réexion
par rapport à ce plan).

3.3 TPE - EIVP

Exercice 1 : ∀n ∈ N∗ , fn (x) = nx3 + n2 x − 2


1- Montrer qu'il existe un unique réel un tel que fn (un ) = 0.
2- Déterminer la limite de la ∑suite (un ).
3- Pour quels réels α la série uαn est elle convergente ?
Exercice 2 : Soit u l'endomorphisme de R[X] tel que u(P ) = (X − a)P ′ (X)
1- Déterminer les éléments propres de u.
2- En déduire les polynômes de R[X] qui sont divisibles par leur polynôme dérivé.
SOLUTION : Exercice 1 : 1- La fonction fn est polynomiale, donc de classe C sur R et
1

∀x ∈ R, fn (x) = 3nx + n > 0. La fonction fn est donc strictement croissante sur R.


′ 2 2

De plus, lim fn (x) = −∞ et lim fn (x) = +∞. fn réalise donc une bijection de ] − ∞, +∞[= R sur
x→−∞ x→+∞
lui-même.
Donc le réel 0 admet un unique antécédent par fn : ∃un ∈ R, unique, tel que fn (un ) = 0.
Remarquons que fn (0) = −2 < 0 et fn (1) = n2 + n − 2 > 0, de sorte que 0 < un < 1.
La suite (un ) est donc bornée.
2- ∀n > 2, fn (un ) = nu3n + n2 un − 2 = 0
=⇒ nu3n +(n2 un =)2
u2 u2n 1 u2n
=⇒ n2 un 1 + n = 2 Or 0 < 6 =⇒ lim =0
n n n( n→+∞ n
)
2
u
En prenant des équivalents dans l'égalité n2 un 1 + n = 2, on obtient :
n
2
n un ∼ 2 et donc un ∼
2
n→+∞ n→+∞ n2
2
D'où : lim un = 0 et un ∼
n→+∞ n→+∞ n2


3- L'équivalence précédente entraîne que : ∀α ∈ R, uαn ∼
n→+∞ n2α
∑ α
D'où : la série un converge si et seulement si 2α < 1, si et seulement si α < 1
2 .
Exercice 2 : u est l'endomorphisme de R[X]déni par : ∀P ∈ R[X], u(P ) = (X − a)P ′ (X)
1- Soit λ une valeur propre de u, et P un vecteur de R[X] associé à cette valeur propre:
u(P ) = (X − a)P ′ (X) = λP (X)
La fonction polynomiale x 7→ P (x) associée au polynôme P (X) est donc solution sur R de l'équation
diérentielle (E) : (x − a)y ′ (x) − λy(x) = 0
Sur chacun
(∫ des intervalles
) I1 =] − ∞, a[ et I2 =]a, +∞[ la solution générale de 5e) est de la forme :
x λ
x 7→ µ exp x0 t−a dt = µ exp (λ ln |x − a|) = µ′ |x − a|λ

Ces solutions seront polynômiales si et seulement si λ ∈ N.


En conclusion, les valeurs propres sont les nombres entiers naturels : Sp(u) = N .
et pour tout λ ∈ N, le sous espace propre associé à la valeur propre λ est la droite de R[X] engendrée par le
polynôme (X − a)λ . ∀m ∈ N, Eu (m) =Vect((X − a)m )
Déterminer les éléments propres de u.
2- En déduire les polynômes de R[X] qui sont divisibles par leur polynôme dérivé.
61
3.4 Mines telecom
{
Rn [X] −→ Rn [X]
Exercice 1 : Soit f :
P (X) 7→ X.P ′ (X) + P (X)
Calculer la trace et le déterminant de l'endomorphisme f .
Exercice 2 : On considère l'équation diérentielle (E) : x2 y ′′ + 2xy ′ + 4y = ln(1 + x)
Trouver une solution de (E) développable en série entière.
Exercice de maths : convergence et calcul d'intégrale impropre (dont je ne me souviens plus l'expression...)
Dernière question: "Que peut-on dire d'une matrice orthogonale triangulaire
{
supérieure ?"
Rn [X] −→ Rn [X]
SOLUTION : Exercice 1 : On vérie sans diculté que l'application f :
P (X) 7→ X.P ′ (X) + P (X)
prend bien ses valeurs dans Rn [X] et est linéaire. C'est donc un endomorphisme de Rn [X] : f ∈ L(Rn [X])
Pour en calculer le déterminant et la trace, il faut étudier la matrice de f dans une base de Rn [X]. Consid-
érons la base canonique B0 = (1, X, X 2 , · · · , X n ) de Rn [X]
Pour tout k ∈ {0, 1, · · · , n}, notons Qk (X) le monôme X k .
f (Qk ) = XQ′k (X) + Qk (X) = X . kX k−1 + X k = (k + 1)Qk 
1 0 0 ... 0
 0 2 0 ... 0 
 
 0 0 3 ... 0 
La matrice de f dans la base B0 est donc : A =  
 .. .. 
 . . 
1 0 0 ... n + 1
d'où : tr(f ) = 1 + 2 + 3 + · · · + (n + 1) = (n+1)(n+2)
2 et det(f ) = (n + 1)!


Exercice 2 : Soit S(x) = an xn une série entière de rayon de convergence R > 0.
n=0
D'après le théorème de dérivation des séries entières, on sait que S est de classe C ∞ sur ] − R, R[, et que :

∑ ∞

∀x ∈] − R, R[, S ′ (x) = nan xn−1 et S ′′ (x) = n(n − 1)an xn−2
n=0,1 n=0,1,2
S est solution sur ] − R, R[ de l'équation diérentielle (E) : x2 y ′′ + 2xy ′ + 4y = ln(1 + x)
si et seulement si : ∀x ∈] − R, R[, x2 S ′′ (x) + 2xS ′ (x) + 4S(x) = ln(1 + x)

∑ ∑∞ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, x2 n(n − 1)an xn−2 + 2x nan xn−1 + 4 an xn = ln(1 + x)
n=0,1,2 n=0,1 n=0

∑ ∞
∑ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, n(n − 1)an xn + 2 nan xn + 4 an xn = ln(1 + x)
n=0,1,2 n=0,1 n=0

∑ ∑∞ n−1
(−1)
⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[∩] − 1, 1[, (n2 + n + 4)an xn = xn
n=0 n=1
n
∑∞ ∑∞
(−1)n−1 n
⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[∩] − 1, 1[, 4a0 + (n2 + n + 4)an xn = x
n
 n=1  n=1
 4a0 = 0  a0 = 0
⇐⇒ (−1) n−1
⇐⇒ (−1)n−1
 ∀n ∈ N∗ , an =  ∀n ∈ N ∗
, a n =
n(n2 + n + 4) n(n2 + n + 4)
(par unicité ds coecients d'une série entière de rayon de convergence non nul)
Il existe une et une seule série entière solution de (E) . Elle est dénie par la formule :

∑ (−1)n−1
S(x) = 2 + n + 4)
xn Son rayon de convergence vaut 1.
n=1
n(n

Remarque : Par le changement de variable t = ln |x| , l'équation homogène ; (E0 ) : x2 y ′′ + 2xy ′ + 4y = 0 se


ramène à l'équation
[ linéaire
( √ ) à coecients
( √constants
)] t : z (t) + z (t) + 4z(t) = 0, qui a pour solution générale :
′′ ′

z(t) = λ cos 25 t + µ sin cos 25 t e− 2 t

3.5 Mines Telecom

Exercice 1 : 1- X1 et X2 sont deux variables aléatoires qui suivent des lois de Poisson de paramètres respectifs
λ1 et λ2 . Déterminer la loi de Y = X1 + X2 .
2- Y suit une loi de Poisson de paramètre λ.
X , sachant que Y = m, suit une loi binomiale de paramètres (m, p). Déterminer la loi de X .
1
Exercice 2 : Montrer que pour tout n ∈ N, la fonction fn : t 7→ est intégrable sur [0, +∞[ .
1 + t2 + tn e−t
62
∫ +∞
1
On note un = dt . Déterminer lim un .
0 1 + t2 + tn e−t n→+∞

SOLUTION : Exercice 1 : 1- Voir cours


2- Voir planche 1.20
1
Exercice 2 : Pour tout n ∈ N, la fonction fn : t 7→ est continue sur l'intervalle [0, +∞[.
1 + t2 + tn e−t
1 1
∀n ∈ N, ∀t ∈ [0, +∞[, 0 6 6 D
1+ t2 + tn e−t 1 + t2
| {z }
integrable sur [0,+∞[
Par majoration, fn est intégrable sur [0, +∞[ .
1
• ∀t ∈ [0, 1[, lim fn (t) =
n→+∞ 1 + t2
1
lim fn (t) =
n→+∞ 2 + e−1
• ∀t ∈]1, +∞[, lim fn (t) = 0
n→+∞
La suite de fonctions
 (fn ) converge simplement sur [0, +∞[ vers la fonction g :

1
1+t2 06x<1
si
x 7→ 1
−1si x = 1
 2+e
0 si x > 1
1 1
La domination D : ∀n ∈ N, ∀t ∈ [0, +∞[, 0 6 6 permet d'appliquer le théorème de
1 + t2 + tn e−t 1 + t2
convergence dominée et d'armer
∫ +∞ que : ∫ ( ) ∫ ∫ ∫
+∞ +∞ 1 +∞
lim un = lim fn (t)dt = lim fn (t) dt =
g(t)dt = g(t)dt + g(t)dt.
n→+∞ n→+∞ 0 n→+∞
∫ 1 ∫ +∞ 0 ∫ 1 0 0 1
1 π
lim un = g(t)dt + g(t) dt = dt = Arctan = .
n→+∞ 0 1 |{z} 0 1 + t 2 4
=0

3.6 Mines

Exercice 1 : 15mn de préparation


(E, <, >) est un espace euclidien et ∥ ∥ est la norme associée.
1- Soit p un projecteur de E .
Montrer que p est un projecteur orthogonal si et seulement si p est lipschitzien de rapport 1..
2- p et q sont des projecteurs orthogonaux. Montrer l'équivalence :
a) po q = qo p
b) po q est un projecteur
c) p et q possèdente une base diagonale commune.
∫ ∞
e−t itx
Exercice 2 : ∀x ∈ R, f (x) = √ e dt
0 t
Montrer que f est C 1 sur R.
Montrer que lim f = 0
+∞
Exprimer f en tant que somme de fonctions usuelles.
SOLUTION : Exercice 1 : 1- a) Soit p un projecteur orthogonal.
Soit x ∈ E , qu'on décompose sur la somme Im(f ) ⊕ ker f : x = a + b
Puisque par hypothèse Imf ⊥ ker f , d'après le théorème de Pythagore, ∥x∥2 = ∥a∥2 + ∥b∥2
donc ∥p(x)∥2 = ∥a2 = ∥x∥2 − ∥b∥2 6 ∥x∥2 , ce qui montre que p est lipschitzienne de rapport 1.
1- b) Soit p un projecteur lipschitzien de rapport 1.
Soient x ∈ ker f et y ∈ Imf . Il s'agit de montrer que x et y sont orthogonaux.
Soit p la projection orthogonale sur la droite Vect(x), et z = p(y).
y= z
|{z} + (y − z)
| {z }
∈Imp=V ect(x) ∈V ect(x)⊥
D'après le théorème de Pythagore, ∥y∥2 = ∥z∥2 + ∥y − z∥2 .
Mais puisque f est 1-lipschitzien, ∥f (y − z)∥2 6 ∥y − z∥2 , c'est à dire ∥ f (y) − f (z) ∥2 6 ∥y − z∥2
|{z} |{z}
=y =0
En reportant dans la première inégalité, ∥y∥2 = ∥z∥2 + ∥y − z∥2 > ∥z∥2 + ∥y∥2 , ce qui entraîne que
∥z∥2 6 0, et donc que ∥z∥ = 0 et que z = 0.
Donc p(y) = 0 ; y ∈ ker(p) ⊥ Im(p) =Vect(x) puisque p est un projecteur orthogonal. Il s'en suit que x ⊥ y ,
ce qui montre que f est un projecteur orthogonal.
2- p et q sont des projecteurs orthogonaux.

63
a) Supposons que po q = qo p. Alors (po q)2 = (po q)o (qo p) = po (qo q) o p = (po q)o p = po (qo p) = po (po q) = po q
| {z }
=q
donc po q est un projecteur.
??????????????????
e−t itx e−t
Exercice 2 : La majoration √ e 6 √ où la fonction t 7→ e√t est intégrable sur ]0, +∞[ (équivalente à
−t

t t ∫ ∞ −t
e
1
t1/2
et 0+
, dominée par e −t
en +∞ ) montre que l'intégrale √ eitx dt est convergente pour tout x ∈ R.
0 t
Donc Df = R
( )
∂ e−t itx √ √ √
La domination √ e = |i te−t eitx | 6 te−t , où la fonction t 7→ te−t est intégrable sur ]0, +∞[

∂x t ∫
permet d'appliquer le téhorème∫ ∞ √de dérivation sous le signe et de montrer que f est de classe C sur R et que :
1

∀x ∈ R, f ′ (x) = i te−t eitx dt


0
Intégrons par parties : ([ )
∫ ]∞ ∫

∞ √ (−1+ix)t √ e(−1+ix)t ∞
1 e(−1+ix)t
f (x) = i te dt = i t − √ × dt
0 −1 + ix 0 0 2 t −1 + ix
∫ ∞
i e(−1+ix)t i
= √ dt = f (x)
2(1 − ix) 0 t 2(1 − ix)
i
Donc f est solution sur R de l'équation diérentielle (E) : y ′ − y=0
2(1 − ix)
C'est une équation du premier ordre linéaire, homogène.
L'ensemble
(∫de ses solutions)sur R forme un espace vectoriel de dimension 1, dont une base est la fonction
x
i
y0 : x 7→ exp du
∫ x 0 2(1 − ∫iu)x ( )
i i 1 + iu i i Arctanx 1
du = du = Arctanx + ln(1 + x 2
) =i − ln(1 + x2 )
0 2(1 − iu) 2 0 1 + u 2 2 2 (1 ) 2 (1 4 )
( 1 ) ( ) cos Arctan (x) + i sin 2 Arctan(x)
y0 (x) = exp − 4 ln(1 + x ) exp 2 Arctanx =
2 i 2

4
1 + x2

3.7 Mines - Ponts 15mn préparation + 45 mn planche


( )
cos x
Exercice 1 : On recherche une fonction f , de classe C 2 sur ] − 1, 1[, telle que : g(x, y) = f soit
chy
harmonique, c'est à dire de Laplacien nul.
Remarque : pas d'indication de la part de l'examinateur. C'est très calculatoire.
cos x
En posant t = on aboutit à une équa di sans problème particulier.
chy
Exercice 2 : A ∈ Mn (R). Montrer que :
A est symétrique si et seulement si t A.A = A2 .
Remarque : Une implication est triviale; pour la deuxième implication, j'ai proposé d'utiliser un produit
scalaire, Φ(A, B) = tr( t A.B), pour montrer que ∥ t A − A∥ = 0

3n−1 ( ) ( )
4n n−1
Exercice 3 : Soit n ∈ N∗ . Montrer que > .24n .
k n
k=n+1
On pourra utiliser une variable aléatoire.
SOLUTION : Exercice 1 : f est une fonction de classe C dénie sur ] − 1, 1[, à valeurs réelles.
2
( )
cos x
g est une fonction dénie par : g(x, y) = f
chy
cos x
Remarquons que ∀x ∈ R, cos x ∈ [−1, 1] et ch(y) ∈ [1, +∞[, de sorte que ∈ [−1, 1]. De plus, si y ∈ R∗ ,
( ) cht
cos x cos x
alors chy > 1 et ∈] − 1, 1[, et g(x, y) = f est bien dénie.
cht ( ch
)y
∂g − sin x ′ cos x
∀(x, y) ∈ R × R∗ , (x, y) = f
∂x chy ( ch)y ( )
∂2g − cos x ′ cos x sin2 x ′′ cos x
(x, y) = f + f
∂x2 chy chy ( ch) 2
y chy
∂g − cos x sh y cos x
∀(x, y) ∈ R × R∗ , (x, y) = f′
∂y ch
[ 3
2
y chy ] ( ) ( )
2
∂ g ch y − 2sh y chy ′ cos x
2
cos2 x sh2 y ′′ cos x
(x, y) = − cos x f + f
∂y 2 ch4 y chy ch4 y chy
64
[ ] ( ) ( )
ch2 y − 2sh2 y ′ cos x cos2 x sh2 y ′′ cos x
= − cos x f + f
[ ch3 y chy ]ch4(y ) [ 2
chy ] ( )
2
∂ g 2
∂ g − cos x ch y − 2sh y ′ cos x
2 2
sin x cos2 x sh2 y ′′ cos x
∆f (x, y) = (x, y)+ (x, y) = − cos x f + + f
∂x2 ∂y 2
(
chy ) ch3 y chy ch2 y ( ch)4 y chy
cos x [ ] cos x (1 − cos2
x) ch 2
y + cos 2
x(ch2
y − 1) cos x
= 3 −2ch2 y + 2sh2 y f ′ + f ′′
ch y | {z } chy ch4 y chy
( =−2 ) [ ( )]
cos x ′ cos x 1 1
= −2 3 f + 2 (1 − cos2 x) + cos2 x 1 − 2
ch y ( chy ) ch t [ ] ch t
cos x ′ cos x 1 cos2 x
= −2 3 f + 2 1−
ch y chy ch t ch2 t
cos x
Quand (x, y) décrit R × R , t =

décrit ] − 1, 1[
cht ′
∆f (x, y) = 0 ⇐⇒ ∀t ∈] − 1, 1[, −2tf (t) + (1 − t2 )f ′′ (t) = 0
α
⇐⇒ ∀t ∈] − 1, 1[, f ′ (t) = (α constante réelle)
1− (t
2
)
′ α 1 1
⇐⇒ ∀t ∈] − 1, 1[, f (t) = +
2 1+t 1−t ( )
α ′ 1+t
⇐⇒ ∀t ∈] − 1, 1[, f (t) = (ln(1 + t) − ln(1 − t)) + β = α ln +β
2 1−t
( )
1+t
f (t) = α ln +β (α et β constantes réelles)
1−t
Exercice 2 : Soit A ∈ Mn (R). • Si A est symétrique, alors t
A .A = A2 .
|{z}
=A
• Supposons réciproquement que {t A.A = A2
Mn (R) × Mn (R) −→ R
On sait que l'application Φ : est le produit scalaire canonique que
(A, B) 7→ tr( t A.B)

l'application A 7→ ∥A∥ = tr( t A.B) est la norme euclidienne qui lui est associée.
Pour montrer que A = t A, il sut de montrer que ∥A − t A∥ = 0.
∥A − t A∥2 = tr( t (A − t A).(A − t A)) = tr(( t A − A).(A − t A)) = tr( t A.A − A2 − t A.t A + A. t A)
| {z }
=0
= tr(− t (A2 ) + A. t A) = tr(− t (A2 )) + tr(A. t A) = −tr(A2 ) + tr( t A.A) = 0
( puisque tr( t B) = tr(B) et tr(A.B) = tr(B.A) )
Donc ∥A − A∥ = 0, ce qui entraîne que A = t A.
t 2

∑ (4n) ( n − 1 )
3n−1
Exercice 3 : Il s'agit de montrer que > 24n .
k n
k=n+1 ( )
n k
On sait que si X ,→ B(n, p), ∀k ∈ {0, 1, · · · , n}, P (X = k) = p (1 − p)n−k
k
( ) ( )k ( )4n−k ( ) ( )4n
4n 1 1 4n 1
En particulier, si X ,→ B(4n, 2 ), ∀k ∈ {0, 1, · · · , n}, P (X = k) =
1
=
k 2 2 k 2
∑ 3n−1 ( )
1 ∑ 4n
3n−1
Donc P (X = k) = P (n + 1 6 X 6 3n − 1) = 4n
2 k
k=n+1 k=n+1
( )
1 ∑ 4n
3n−1
=⇒ 4n = P (−n + 1 6 X − 2n 6 n − 1) = P (|X − 2n| 6 n − 1)
2 k
k=n+1
= 1 − P (|X − 2n| > n)
V (X)
D'après l'inégalité de Bienaymé Tchebychev, P (|X − E(X)| > ε) 6 2
ε
En appliquant cette inégalité à X ,→ B(4n, 12 ) et ε = n, on obtient :
4n × 21 × 12 1
P (|X − 2n| > n) 6 2
=
n n
(pour une loi binomiale X ,→ B(n, p), E(X) = np, V (X) = np(1 − p) )
3n−1 ( )
1 ∑ 4n 1 n−1
donc, 4n = 1 − P (|X − 2n| > n) > 1 − = , soit nalement :
2 k n n
k=n+1


3n−1 ( ) ( )
4n n−1
> 24n
k n
k=n+1

65
3.8 Mines Ponts

Exercice 1: Soit n ∈ N∗ . Etudier la diagonalisibilité des endomorphismes de Rn [X] :


T : P 7→ P (X + 1) S : P 7→ P (1 − X). Trouver les vecteurs propres.


Exercice 2: On suppose que la série entière de somme f (z) = an z n , a un rayon de convergence R > 0 .
∫ 2π iθ n=0
1 re f (reiθ )
Montrer que pout tout z0 ∈ C tel que |z0 | < r < R, on a f (z0 ) = dθ
2π 0 reiθ − z0
SOLUTION ; Exercice 1: a) Si P (X) a pour terme dominant X , P (X + 1) a même terme dominant X .
p p

Soit λ une valeur propre de P : P (X + 1) = λP (X)


Le terme dominant de P (X + 1) est X p , celui de λP (X) est λX p et par unicité, 1 = λ.
Donc la seule valeur propre possible de T est 1.
Recherchons le sous espace propre associé :
Soit P ∈ Rn [X]; T (P ) = 1 × P ⇐⇒ P (X + 1) = P (X) ⇐⇒ P ∈ R0 [X].
Donc 1 est eectivement valeur propre de T et ET (1) = R0 [X]
T admet un seul sous espace propre, de dimension 1 < dim(Rn [X]) = n+1. Donc T n'est pas diagonalisable.
• ∀P ∈ Rn [X], So S(P ) = P (1 − (1 − X)) = P (X). Donc So S = IdRn [X]
S est un projecteur de l'espace Rn [X]. Il est donc
( diagonalisable,
) et son spectre est {−1, 1}.
Soit P (X) ∈ Rn [X], et introduisons Q(X) = P 12 + X .
P ∈ ES (1) ⇐⇒ S(P
( )(= P ⇐⇒ )) P (1( − X) = ) P (X)
⇐⇒ P (1 − 12 )+ X ( = P 12) + X
⇐⇒ P 12 − X = P 12 + X
⇐⇒ Q(−X) = Q(X)
⇐⇒ Q est un polynôme pair
⇐⇒ Q ∈ Vect(1, X 2 , X 4 , · · · , X 2⌊ 2 ⌋ )
n

( )2 ( )4 ( )2⌊ n2 ⌋
⇐⇒ P ∈ Vect(1, X − 12 , X − 12 , · · · , X − 12 )
( )
( )2 ( )4 ( )2 n
Donc ES (1) = Vect 1, X − 21 , X − 12 , · · · , X − 12 ⌊ 2 ⌋

P ∈ ES (−1) ⇐⇒( S(P() = −P)) ⇐⇒ P((1 − X)) = −P (X)


⇐⇒ P (1 − 12 )+ X = ( −P 12) + X
⇐⇒ P 12 − X = −P 21 + X
⇐⇒ Q(−X) = −Q(X)
⇐⇒ Q est un polynôme impair
⇐⇒ Q ∈ Vect(X, X 3 , X 5 , · · · , X 2⌊ 2 ⌋+1 )
n−1

( )3 ( )5 ( )2⌊ n−1
2 ⌋
⇐⇒ P ∈ Vect(X − 12 , X − 12 , X − 12 , · · · , X − 12 + 1)
( )
( )3 ( )5 ( )2
Donc ET (−1) = Vect X − 12 , X − 21 , X − 12 , · · · , X − 12 ⌊ 2 ⌋ + 1
n−1

( ( )2 ( )3 ( )n )
On remarque que ES (1) ⊕ ES (−1) = Vect 1, X − 12 , X − 12 , X − 12 , · · · , X − 12 = Rn [X], ce qui
conrme que S est diagonalisable.


Exercice 2: On suppose que la série entière de somme f (z) = an z n , a un rayon de convergence R > 0 .
n=0
Puisque |z0 | < r < R, |reiθ | = |r| < R, la série entière est dénie au point reiθ .


∫ ∫ reiθ an (reiθ )n ∫ ∞
2π iθ iθ 2π 2π ∑
re f (re ) k=0 an (reiθ )n+1
dθ = dθ = dθ
0 reiθ − z0 0 reiθ − z0 0 reiθ − z0
k=0
|re | = |reiθ − z0 + z0 | 6 |reiθ − z0 | + |z0 |

| {z }
=r
=⇒ |reiθ − z0 | > r − |z0 | > 0
1 1
=⇒ 6
|re −iθz0 n+1
| r − |z0 |

an (re ) ∞ r

=⇒ 6 × |an rn |
reiθ − z0 θ ∈[0,2π] r − |z0 | | {z }
serie cvgte

∑ an (reiθ )n+1
Cette majoration montre la convergence normale sur [0, 2π] de la série de fonctions dθ de la
reiθ − z0
k=0
variable θ. D'après le théorème d'intégration d'une série de fonctions sur un segment, la convergence uniforme
(car normale) permet d'écrire :
66
∫ ∞
2π ∑ ∑ ∞ ∫ 2π
an (reiθ )n+1 ei(n+1)θ
dθ = an rn+1 dθ
0 re − z0

0 reiθ − z0
k=0 k=0
∞ (
1 1 1 1 ∑ z0 )k −i k θ
Puisque |z0 | < r, iθ = iθ × z0 = × e dθ
re − z0 re 1 − reiθ reiθ r
k=0
∫ 2π i(n+1)θ ∫ 2π ∞ (
e 1 ∑ z0 )k i(n+1−k) θ
dθ = × e dθ
0 reiθ − z0 0 reiθ r
k=0
∫ 2π ∑ ∞ ( ∫
z0 )k i(n−k) θ
∞ (
∑ z0 )k 2π i(n−k) θ
= e dθ = e dθ (*)
0 r r 0
( ) k=0
( k=0
)k
z0 k i(n−k) θ ∞ |z0 |
La majoration e 6 par une série géométrique de raison |zr0 | < 1 montre la
r r
θ∈[0,2π]
convergence normale et donc uniforme de la série de fonctions de la variable θ sur le segment [0, 2π], et permet
∫ 2π ∑ ∞ ∑∞ ∫ 2π
l'intervertion =
0 0

k=0 k=0
{
2π 2π si k = n
De plus, ei(n−k) θ dθ = [ i(n−k)θ ]2π
0
e
n−k =0 si k ̸= n
∫ 2π ( z )n
0
ei(n+1)θ
d'où dθ = 2π
0
(un seul terme est non nul dans la série (*) )
re iθ − z0 r
∫ 2π iθ
0
∑∞ ∫ 2π i(n+1)θ
re f (reiθ ) e
et dθ = a n r n+1

0 re − z0

0 reiθ − z0
k=0
∑∞ ( )n ∞

n+1 z0
= 2π an r = 2πr an z0n = 2πrf (z0 )
r
k=0 k=0

3.9 Mines - Ponts

Exercice 1 : On considère l'équation diérentielle (E) : xy ′′ + y ′ + x.y = 0


1- Rechercher les séries entières solutions et déterminer leur rayon de convergence.
On note J0 la solution de (E) trouvée telle que J0 (0) = 1. On note a > 0 le plus petit zéro positif de la
fonction J0 .
2- On cherche une solution y de la forme y(x) = u(x)J0 (x) (justier ce raisonnement)
Montrer que xJ02 (x).u′ (x) est constante.
3- Montrer que les solutions de (E) sur ]0, a[ sont proportionnelles à J0 .
Exercice 2 : 1- Soit M ∈ Mn (C) une matrice triangulaire supérieure.
Montrer que pour tout ε > 0, il existe P ∈ GLn (C), telle que T = P −1 .M.P soit triangulaire supérieure, et
vérie : ∀j > i, |ti,j | 6 ε
2- Soit A ∈ Mn (C).
Montrer que A est nilpotente si et seulement si il existe une suite de matrices (Ak )k∈N telle que pour tout
k , A soit semblable à Ak , et telle que lim Ak = 0
k→+∞


SOLUTION : Exercice 1 : Soit S(x) = an xn une série entière de rayon de convergence R > 0.
n=0
D'après le théorème de dérivation des séries entières, on sait que S est de classe C ∞ sur ] − R, R[, et que :

∑ ∞

∀x ∈] − R, R[, S ′ (x) = nan xn−1 et S ′′ (x) = n(n − 1)an xn−2
n=0,1 n=0,1,2
S est solution sur ] − R, R[ de l'équation diérentielle (E) : xy ′′ + y ′ + xy = 0 si et seulement si :

∑ ∞
∑ ∞

∀x ∈] − R, R[, x n(n − 1)an xn−2 + nan xn−1 + x an xn = 0
n=0,1,2 n=0,1 n=0
∑∞ ∞
∑ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, n(n − 1)an xn−1 + nan xn−1 + an xn+1 = 0
n=0,1,2 n=0,1 n=0
∑∞ ∞
∑ ∑∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, n(n − 1)an xn−1 + nan xn−1 + an′ −2 xn −1 = 0
n=0,1,2 n=0,1 n′ =2
∑∞
⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, a1 + (n2 an + an−2 )xn−1 = 0
{ n=2
a1 = 0
⇐⇒ (par unicité des coecients d'une SE de rayon de convergence non nul)
∀n > 2, n2 an + an−2 = 0

67
{
∀n ∈ N, a2n+1 = 0
⇐⇒
∀n > 1, 4n2 a2n + a2n−2 = 0
{ {
∀n ∈ N, a2n+1 = 0 ∀n ∈ N, a2n+1 = 0
⇐⇒ a2n−2 ⇐⇒ ∀n > 1, a2n = (−1)n
a0
∀n > 1, a2n = −
4n2 4 (n!)2
n

∑ x2n
Les séries entières solutions sont données par la formule : S(x) = a0 (−1)n
n=0
4n (n!)2
Leur rayon de convergence est inni.
2- J0 est une solution de ce type, qui vérie J0 (0) = 1, c'est à dire a0 = 1 :

∑ x2n
∀x ∈ R, J0 (x) = (−1)n
n=0
4n (n!)2
Puisque J(0) = 1, J0 reste positive sur un intervalle de la forme [0, a[, a ∈ R+ ou a = +∞
Si on appelle a le plus petit zéro positif de J0 (à supposer qu'il existe...) , alors ∀x ∈ [0, a[, J0 (x) > 0.
y(x)
Si y est une solution de (E) sur [0, a[, on peut poser : ∀x ∈ [0, a[, u(x) = (puisque sur [0, a[, J0 (x) >
J0 (x)
0) de sorte que sur [0, a[, y(x) = J0 (x)u(x)
∀x ∈ [0, a[, y ′ (x) = J0′ (x)u(x) + J0 (x)u′ (x)
y ′′ (x) = J0′′ (x)u(x) + 2J0′ (x)u′ (x) + J0 (x)u′′ (x)
y est solution de (E) ⇐⇒ xy ′′ (x) + y ′ (x) + xy(x) = 0
⇐⇒ ∀x ∈ [0, a[, x[J0′′ (x)u(x) + 2J0′ (x)u′ (x) + J0 (x)u′′ (x)] + [J0′ (x)u(x) + J0 (x)u′ (x)] + xJ0 (x)u(x) = 0
⇐⇒ ∀x ∈ [0, a[, [xJ0′′ (x) + J0′ (x) + xJ0 (x)] u(x) + [2xJ0′ (x) + J0 (x)]u′ (x) + xJ0 (x)u′′ (x) = 0
| {z }
=0
⇐⇒ ∀x ∈ [0, a[, [2xJ0′ (x) + J0 (x)]u′ (x) + xJ0 (x)u′′ (x) = 0
Par ailleurs, posons : ∀x ∈ [0, a[, H(x) = xJ02 (x)u′ (x)
alors ∀x ∈ [0, a[, H ′ (x) = J02 (x)u′ (x) + x[2J0 (x)J0′ (x)u′ (x) + J02 (x)u′′ (x)]
= J0 (x) [J0 (x)u′ (x) + 2xJ0′ (x)u′ (x) + xJ0 (x)u′′ (x)] = 0
| {z }
=0
Sa dérivée étant nulle, la fonction x 7→ xJ02 (x)u′ (x) est constante sur [0, a[
Or H(0) = 0, donc ∀x ∈ [0, a[, H(x) = xJ02 (x)u′ (x) = 0
x et J0 (x) étant non nuls sur ]0, a[, on en déduit que ∀x ∈]0, a[, u′ (x) = 0. Par continuité, cette égalité est
encore vraie aux bornes 0 et a.
Donc u(x) est constant sur [0, a], et l'égalité y(x) = u(x) J0 (x) montre que les solutions de (E) sur [0, a]
|{z}
constante
sont proportionnelles à J0 .
Exercice 2 : 1 - Soit M ∈ Mn (C) une matrice triangulaire supérieure. Soit f l'endomorhisme canoniquement
assicié à M : la matricede f dans la base canonique B0 
= (e1 , e2 , · · · , en ) de Cn est :
m1,1 m1,2 m1,3 ··· m1,n
 0 m2,2 m2,3 ··· m2,n 
 
 0 0 m3,3 ··· m3,n 
M = 
 .. .. .. .. 
 . . . . 
0 0 ...
0 mn,n


m1,k
 m2,k 
 
 .. 
 . 
 
La colonne Ck de cette matrice est Ck =  
 mk,k , ce qui se traduit par la relation :
 0 
 
 . 
 .. 
0
∑ k
f (ek ) = m1,k e1 + m2,k e2 + · · · + mk,k ek = mi,k ei
( e2 e2
i=1 )
Considérons la deuxième base (ε1 , ε2 , · · · , εn ) = e1 , α , α2 , · · · , αen−1
n
(∀i, εi = αei−1
i
où α est un réel
positif).
( e ) 1 ∑k
ei ∑k
mi,k ei ∑k
mi,k
k
f (εk ) = fk−1
= k−1
f (e k ) = m i,k k−1
= k−i i−1
= εi
α α i=1
α i=1
α α i=1
αk−i
m1,k m2,k mk−1,k
f (εk ) = k−1 ε1 + k−2 ε2 + · · · + εk + mk,k εk
α α α
La matrice de f dans la seconde base (ε1 , ε2 , · · · , εn ) est :

68
 m1,2 m1,3 m1,n 
m1,1 α 2 ··· n−1
 mα αm

 0 m2,2 α
2,3
··· 2,n
αn−2 
 0 0 m3,3 ···
m 3,n 
T = αn−3 
 .. .. .. .. 
 . . . . 
0 0 ... 0 mn,n
Soit ε > 0. mi,j
Chacun des termes au-dessus de la diagonale, de la forme ti,j = j−i , (1 6 i < j ), a une limite nulle quand
α
α → +∞. Ces termes sont en nombre ni, donc il existe α ∈ R pour lequel chacun de ces termes est 6 ε :
+

∀j > i, |ti,j | 6 ε
Enn , puisque les matrices M et T représentent le même endomorphisme f dans des bases diérentes, elles
sont semblables : ∃P ∈ GLn (C), T = P −1 .M.P
2- Supposons que A ∈ Mn (C) est nilpotente. Alors il existe p ∈ N∗ , Ap = 0.
Le polynôme X p est un polynôme annulateur de A, dont la seule racine est 0. Donc Sp(A) ⊂ {0}. Puisque
A est une matrice à coecients complexes, elle admet au moins une valeur propre dans C. (son polynôme
caractéristique χA (X) est scindé dans C[X])
Donc Sp(A) = {0}
Toutematrice de Mn (C) est trigonalisable
 : A est semblable à une matrice tringulaire du type
m1,1 m1,2 m1,3 ··· m1,n
 0 m2,2 m2,3 ··· m2,n 
 
 0 0 m3,3 ··· m3,n 
M = 
 .. .. .. .. 
 . . . . 
0 0 ... 0 mn,n
Puisque les valeurs
 propres d'une matrice tringulaire
 sont ses termes diagonaux, ∀i, mi,i = 0,
0 m1,2 m1,3 ··· m1,n
 0 0 m2,3 ··· m2,n 
 
et M = 
 0 0 0 ··· m3,n 

 .. .. .. .. 
 . . . . 
0 0 ... 0 0
 m1,2 m1,3 m1,n 
0 k 2 ··· n−1
 mk km

 0 0 2,3
k ··· 2,n
kn−2 
D'après la question précédente, pour tout k ∈ N, M est semblable à la matrice Tk =  
m
 0 0 0 ··· 3,n
kn−3 
 .. .. .. .. 
 . . . . 
0 0 ... 0 0
Par transitivité, A est elle aussi semblable à M .
Chaque coecient de cette matrice Tk a une limite nulle quand k → +∞, donc lim Tk =0
k→+∞
On a ainsi montré que la matrice A était semblable à chaque matrice de la suite (Tk ) et que lim Tk = 0
k→+∞

• Réciproquement, supposons qu'il exite une suite de matrices (Ak )k∈N , semblables à A, de limite nulle
( lim Ak = 0) :
k→+∞
Le polynome χM (X) d'une matrice de Mn (C) est une fonction polynomiale des coecients de la matrice
M . C'est donc une application continue de Mn (C) dans Cn [X].
Puisque lim Ak = 0, lim χAk (X) = χ0 (X) = X n (le polynôme caractéristique de la matrice nulle est
k→+∞ k→+∞
det(xIn ) = X n )
Or, Ak et A ont même polynôme caractéristique puisqu'elles sont semblables : ∀k, χAk (X) = χA (X)
Donc χA (X) = lim χAk (X) = χ0 (X) = X n
k→+∞
Et par le théorème de Cayley Hamilton, χA (X) = An = 0, ce qui montre que la matrice A est nilpotente.

3.10 Concours Commun Mines-Ponts 1h dont 10 min de préparation


∫ ∞
e−t
Exercice 1 : Soit f (x) = dt
x t
1- Montrer que f est dénie pour tout x appartenant à I =]0, +∞[
Montrer que f est dérivable et calculer f ′ (x).
2- Trouver des équivalents de f en 0 et +∞. ∫
3- Montrer que f est intégrable sur I et déterminer I f .
Exercice 2 : E est un espace euclidien.
1- Montrer que ∀x, y ∈ E, ∥x + y∥ 6 ∥x∥ + ∥y∥. Discuter du cas d'égalité.
2- Soient U, V ∈ On (R) et X ∈ Rn (colonne) telles que : U.X + V.X = 2X .
Montrer que U.X = V.X = X .
69
3- Soient U, V ∈ On (R) et M ∈ Mn (R) telles que : U.M.U −1 + V.M.V −1 = 2M .
Montrer que U M = M U et que V M + M V .
e−t
SOLUTION : Exercice 1 : L'application t 7→est continue sur l'ouvert ]0, +∞[.
t
Pour tout x > 0, elle est continue sur le fermé [x, +∞[, et est intégrable sur le segment [x, b] pour tout b > x.
e−t
Pour tout t ∈ [1, +∞[, 0 6 6 e−t , et on sait que la fonction t 7→ e−t est intégrable sur [1, +∞[. Par
t
e−t
majoration, la fonction t 7→ l'est aussi.
t ∫ ∞ −t
e
Finalement, pour tout x > 0 , l'intégrale f (x) = dt est convergente.
t
x ∫ +∞ −t
e−t e
La fonction t 7→ étant continue sur l'ouvert ]0, +∞[, la fonction x 7→ dt est dérivable et
t x t
e−x
∀x > 0, f ′ (x) = − (intégrale fonction de la borne inférieure)
x
2- • Equivalent en +∞ : ∫ ∞ [ ]∞ ∫ ∞
1 1 1
En intégrant par parties : f (x) = e−t × dt = −e−t × − e−t × 2 dt
t t x t
∫ ∞ −t x x
e−x e
f (x) = − dt
∫ ∞ x−t x t∫2 ( −x )

e 1 e−x e
Or 0 6 2
dt 6 2 −t
e dt = 2 = o
x t x x x x
−x ∫ ∞ −t −x
( −x )
e e e e e−x
L'égalité f (x) = − dt = + o entraîne alors : f (x) ∼
x x t2 x x x→+∞ x
∫ ∞ ∫ ∞
1 [ ]∞
• Equivalent en 0 : En intégrant par parties : f (x) = e−t × dt = e−t × ln(t) x − e−t ln tdt
∫∞ x t x
f (x) = −e−x ln(x) − x e−t ln tdt

L'équivalence |e−t ln t| ∼ | ln t| montre la convergence absolue de l'intégrale 0∞ e−t ln tdt
t→0 ∫ ∫∞
∞ −t
(
∫ ∞ 0
e ln tdt a une limite nie quand x → 0, qu'on note 0 e−t ln tdt)
f (x) = −e−x ln(x) − e−t ln tdt Donc f (x) ∼ −e−x ln(x) ∼ − ln x
| {z } x→0 x→0
limite inf inie | x
{z }
limite f inie
3- Soient a et b tels que 0 < a < b.
En intégrant par parties : ∫ ∫ ( )
∫b b
b

b
e−x
a
f (x)dx = [xf (x)]a − xf (x)dx = bf (b) − af (a) − x − dx
x
∫ ab a

= bf (b) − af (a) + e−x dx = bf (b) − af (a) + e−a − e−b


a
Les équivalents calculés à la question précédente montrent que :
−b
e
bf (b) ∼ b → 0 et af (a) ∼ −a ln a → 0
∫b b
b→+∞ b→+∞ a→0 a→0

donc lim lim f (x)dx = 0 − 0 + 1 − 0 = 1.


a→0 b→+∞ a
∫ +∞
Donc l'intégrale 0
f (x)dx est convergente et vaut 1 .
Exercice 2 : ∥x + y∥2 =< x + y, x + y >= ∥x∥2 + 2 < x, y > +∥y∥2
D'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz, | < x, y > | 6 ∥x∥.∥y∥, avec égalité si et seulement si x et y sont liés.
Donc ∥x + y∥2 = ∥x∥2 + 2 < x, y > +∥y∥2
6 ∥x∥2 + 2| < x, y > | + ∥y∥2
6 ∥x∥2 + 2∥x∥.∥y∥ + ∥y∥2 = (∥x∥ + ∥y∥)2
En prenant la racine carrée, ∥x + y∥ 6 ∥x∥ + ∥y∥.
Il y a égalité si et seulement si (x, y) est lié et < x, y >= | < x, y > |
si et seulement si il existe λ ∈ R tel que y = λx et < x, y >> 0
si et seulement si il existe λ ∈ R tel que y = λx et < x, λx >= λ∥x∥2 > 0
si et seulement si il existe λ ∈ R+ tel que y = λx
si et seulement si x et y sont positivement liés.
2- Soient U, V ∈ On (R) et X ∈ Rn (colonne) telles que : U.X + V.X = 2X .
alors ∥U.X + V.X∥ = 2∥X∥ 6 ∥U.X∥ + ∥V.X∥
Or U et V étant des matrices orthogonales, ∥U.X∥ = ∥X∥ et ∥V.X∥ = ∥X∥
donc ∥U.X + V.X∥ = 2∥X∥ 6 ∥U.X∥ + ∥V.X∥ = ∥X∥ + ∥X∥ = 2∥X∥

70
ce qui montre que ∥U.X + V.X∥ = ∥U.X∥ + ∥V.X∥ et entraîne, d'après la question précédente, que U.X et
V.X sont positivement liés : il existe λ ∈ R+ tel que U.X = λV.X
En prenant les normes : ∥U.X∥ = |λ|. ∥V.X∥ donc |λ| = 1 et puisque λ > 0, λ = 1
| {z } | {z }
=∥X∥ =∥X∥
Donc U.X = V.X , et puisque U.X = V.X = 2X, U.X = V.X = X
{
∀n ∈ N, a2n+1 = 0
a0
∀n > 1, a2n = (−1)n
4 (n!)2
n

Montrer que U.X = V.X = X .


3- Soient U, V ∈ On (R) et M ∈ Mn (R) telles que : U.M.U −1 + V.M.V −1 = 2M .
Montrer que U M = M U et que V M + M V .

3.11 Mines 93

I - Que dire d'un endomorphisme u d'un R− espace vectoriel de dimension nie E tel que u2 = −IdE et qui
admet un hyperplan stable ?
II - On considère une
( variable
) aléatoire X à valeurs dans N∗ qui admet une espérance.
1 1
Montrer que E > et étudier le cas d'égalité.
X E(X)
SOLUTION : I - Soit u un endomorphisme d'un R− espace vectoriel E de dimension nie n tel que u2 = −IdE
et qui admet un hyperplan stable H.
alors det(u2 ) = (det(u))2 = det(−IdE ) = (−1)n , donc n est pair.
| {z }
>0
Soit ue l'endomorphisme induit par u sur H. Pour tout x ∈ H, ue2 (x) = u2 (x) = −x, donc ue2 = −IdH .
En appliquant le même calcul à ue, on obtient :
det(e u))2 = det(−IdH ) = (−1)n−1 , donc n − 1 est pair.
u2 ) = (det(e
| {z }
>0
n ne pouvant être à la fois pair et impair, un tel endomorphisme u n'existe pas.
II - On considère une
( variable
) aléatoire X à valeurs dans N∗ qui admet une espérance.
1 1
Montrer que E > et étudier le cas d'égalité.
X E(X)
On sait que sur L
 , espace vectoriel des suites (un )n>1 réelles de carré sommable, l'application
2




 L2×L2 −→ R
Φ: ∞
∑ est un produit scalaire.


 ((un ), (vn )) 7→
 un vn
( ) (∑ ) (∞ )) ( ∑ ) (∞ )
n=1
1
∞ ∑1 (1 1
∞ ∑1
E(X).E = nP (X = n) . P = = nP (X = n) . P (X = n)
X n=1 n=1√
n X n n=1 n=1
n

En posant un = nP (X = n) et vn = n1 P (X = n), et en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz, on
peut écrire
(
: )2 ( )2 ( )( ) ( ) ( )

∑ ∞
∑ ∞
∑ ∞
∑ ∞
∑ ∑∞
1
u n vn = P (X = n) 6 u2n vn2 = nP (X = n) . P (X = n)
n=1 n=1 n=1 n=1 n=1 n=1
n
| {z }
=1
( )
1
donc 1 6 E(X).E
X
• Il y a égalité dans cette inégalité de Cauchy-Schwarz si et seulement si les vecteurs (un )n>1 et (vn )n>1 forment
un système lié dans L 2 , si et seulement si il existe λ ∈ R,√tel que :

∀n ∈ N∗ , un = nP (X = n) = λvn = λ n1 P (X = n)
2
⇐⇒ ∃λ ∈ R, ∀n > 1, nP (X = n) = λn P (X = n)
⇐⇒ ∃λ ∈ R, ∀n > 1, (n2 − λ2 )P (X = n) = 0
⇐⇒ ∃λ ∈ R+ , ∀n > 1, (n
 − λ)P (X = n) = 0
 n=λ
⇐⇒ ∃λ ∈ R+ , ∀n > 1, ou

P (X = n) = 0
⇐⇒ X ne prend qu'une seule valeur λ entière. (X(Ω) = {λ}, λ ∈ N∗ , X est une v.a. constante)
71
3.12 Mines 98
 
1 3 2
I - Montrer que la matrice A =  2 1 3  et sa transposée sont semblables dans M3 (R).
3 2 1
II - Rechercher les séries entières solutions de l'équation diérentielle (E) : xy ′′ − (x + 3)y ′
{ + 3y = 0
y(0) = 0
Quelles sont les solutions de (E) dénies sur R qui vérient les conditions initiales : ?
y ′ (0) = 0
Quelle est la dimension des solutions de (E) dénies sur R ? Commentaires ?

x−1 −3 −2 x−6 −3 −2

SOLUTION : I - χA (x) = −2 x−1 −3 = x−6 x−1
−3
−3 −2 x − 1 x−6 −2 x − 1

1 −3 −2 1 −3 −2
x+2 −1

χA (x) = (x − 6) 1 x − 1 −3 = (x − 6)
0 x+2 −1 = (x − 6)

1 1 x+1
−2 x−1 0 1 x+1
χA (X) = (X − 6)(X 2 + 3X + 3)

Le trinôme Q(X) = X 2 + 3X √
+ 3 a pour discriminant

δ = 9 − 12 = −3 = (i 3)2
il a pour racines λ2 = 2 et λ3 = λ2 = 2 .
−3+i 3 −3+i 3

A n'est pas diagonalisable dans M3 (R) car χA (X) n'est pas scindé dans R[X].
A est diagonalisable dans M3 (C) car elle possède 3 valeurs propres complexes distinctes :
SpC (A) = {6, λ2 , λ3 }
Il existe P ∈GL3 (C), A = P. diag(6, λ2 , λ3 ) .P −1 . P est semblable dans M3 (C) à la matrice ∆
| {z }

En transposant cette égalité, on obtient : AT = (P.∆.P −1 )T = (P −1 ) T .∆T .P T = (P T )−1 .∆.P T , ce qui
montre que AT est elle aussi semblable dans M3 (C) à la matrice ∆.
Par transitivité, cela montre que A et AT sont semblables dans M3 (C)
ATTENTION, on n'a pas prouvé que A et AT étaient semblables dans M3 (R).
Il existe une matrice P ∈GL3 (C) telle que A = P.AT .P −1
=⇒ A.P = P.AT
=⇒ A.(P1 + iP2 ) = (P1 + iP2 ).AT où les matrices P1 et P2 sont les parties réelle et imaginaire
{ de la matrice P ; P1 , P2 ∈ M3 (R).
A.P1 = P1 .AT
=⇒ (en identiant les parties réelle et imaginaire)
A.P2 = P2 .AT
=⇒ ∀x ∈ C, A.(P1 + xP2 ) = (P1 + xP2 ).AT
Or l'application g : x 7→ det(P1 + xP2 ) est une application polynômiale de la variable x, qui n'est pas
identiquement nulle puisque g(i) = det(P1 + iP2 ) = det(P ) ̸= 0. Elle n'a donc qu'un nombre ni de racines, et
il existe un réel t tel que g(t) = det(P1 + tP2 ) ̸= 0
La matrice S = P1 + tP2 est réelle (puisque P1 , P2 et t le sont), et inversible puisque son déterminant, g(t)
n'est pas nul. {
A.P1 = P1 .AT
Par combinaison linéaire des égalités T , on obtient A.(P1 + tP2 ) = (P1 + tP2 ).A
T
A.P2 = P2 .A
et puisque S = P1 + tP2 est inversible, A.S = S.AT entraîne que A = S.AT .S −1 , S ∈GL3 (R), ce qui montre
que A et AT sont semblables dans M3 (R) .


II - Soit S(x) = an xn une série entière de rayon de convergence R > 0.
n=0
Par le théorème de dérivation des séries entières on peut armer que S est de classe C ∞ sur ] − R, R[ et que:

∑ ∞

∀x ∈] − R, R[, S ′ (x) = nan xn−1 et S ′′ (x) = n(n − 1)an xn−2
n=0,1 n=0,1,2
S est solution de (E) sur ] − R, R[ si et seulement si
∀x ∈] − R, R[, xS ′′ (x) − (x + 3)S ′ (x) + 3S(x) = 0
∑∞ ∞
∑ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, n(n − 1)an xn−1 − (x + 3) nan xn−1 + 3 an xn = 0
n=0,1,2 n=0,1 n=0
∑∞ ∞
∑ ∞
∑ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, n(n − 1)an x n−1
− nan x − 3
n n−1
nan x +3 an x n = 0
n=0,1,2 n=0,1 n=0,1 n=0

∑ ∞
∑ ∞
∑ ∑∞
⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, n(n + 1)an+1 xn − nan xn − 3 (n + 1)an+1 xn + 3 an x n = 0
n=0,1 n=0,1 n=0 n=0
∑∞ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, [n(n + 1) − 3(n + 1)]an+1 xn − (n − 3)an xn = 0
n=0 n=0

72

∑ ∞

⇐⇒ ∀x ∈] − R, R[, [(n + 1)(n − 3)an+1 − (n − 3)an ]xn = 0 = 0 xn
n=0 n=0
⇐⇒ ∀n ∈ N, (n − 3)[(n + 1)an+1 − an ] = 0 (par unicité des coecients d'une
série entière de rayon non nul)
an
⇐⇒ ∀n ∈ N − {3}, an+1 =
n+1 
 
 a1 = a0



 a 1 = a 0 (n = 0) 
 a2 = a20
 a1 
a2 = 2 (n = 1) a3 = a60
⇐⇒ a2 ⇐⇒

 a3 = 3 (n = 2) 
 a5 = a54
 
 a6 = a5
∀n > 4, an+1 = n+1an


 6
∀n > 4, an+1 = n+1 an
 a0
 ∀n ∈ {1, 2, 3}, an =
⇐⇒ n!
 ∀n > 4, an = 4! a4 = 24 a4
( n! n! )
∑∞
x2 x3 xn
⇐⇒ S(x) = a0 1 + x + + + 24 a4
2 6 n=4
n!
En conclusion, les séries entières solutions de (E) sont les fonctions de la forme:
( ) ∑∞
x2 x3 xn
S(x) = a0 1 + x + + + 24 a4
2 6 n=4
n!
( ) ∑∞
x2 x3 xn
En remarquant que ex = 1 + x + + + , on peut donner comme base des séries entières
2 6 n=4
n!
x2 x3
solutions de (E) les deux fonctions : S1 (x) = ex , S2 (x) = 1 + x + +
2 6
•. Soit f une solution de (E) sur R :
f est solution de (E) sur ] − ∞, 0[ et solution de (E) sur ]0, +∞[, donc il existe a, b, c, d ∈ R tels que :
( ) ∑∞
x2 x3 xn
∀x ∈] − ∞, 0[, f (x) = a 1 + x + + +b
2 6 n!
( 2 3
) ∞
n=4
∑ xn
x x
∀x ∈]0, +∞[, f (x) = c 1 + x + + +d
2 6 n=4
n!
La condition f (0) = 0 entraîne a = c = 0
∑∞
xn
et alors, quelque soient c et d la fonction x 7→ est dérivable et de dérivée nulle en 0.
n!
n=4 {
y(0) = 0
Donc les fonctions solutions de (E) sur R et qui vérient les conditions initiales sont les
y ′ (0) = 0
 ∑ ∞

 xn

 b si x < 0

 n=4 n!
fonctions de la forme : x 7→ 0 si x = 0

 ∑∞

 xn

 d si x > 0
n=4
n!
Elles forment un espace de dimension 2 sur R.
• Les solutions de (E) sur R forment un espacede dimension 3, dont une base  est formée des fonctions :
 ∞ 0 si x 6 0
∑∞

 x n 
x2 x3 si x 6 0 ∑ xn
f0 : x 7→ 1 + x + 2 + 6 f1 : x 7→ n! f2 : x 7→

 n=40 si x > 0 
 si x > 0
n=4
n!

3.13 Mines PSI 104


b ( )
∑ n 3
Calculer k
k
k=0
b ( )
∑ b ( )

n n k n−k
SOLUTION : L'idée est de partir de l'égalité xk = x 1 = (1 + x)n , et par dérivations
k k
k=0 k=0
b (
∑ )
n
successives, de passer à kxk−1 etc . . .
k
k=0

73
b ( )
∑ n
Partons de l'égalité polynomiale : (X + 1)n = Xk
k
n ( )
k=0
∑ n
Par dérivation, et multiplication par X : nX(X + 1)n−1 = kX k
k
k=0,1
∑n ( )
n 2 k−1
Par une nouvelle dérivation, n[(X + 1) + (n − 1)X(X + 1)
n−1
]= n−2
k X
k
k=0,1
∑n ( )
n 2 k−1
n(X + 1) n−2
[(X + 1) + (n − 1)X] = n(X + 1) n−2
(nX + 1) = k X
k
k=0,1
en multipliant par X :
n ( )
∑ n 2 k
nX(X + 1)n−2 (nX + 1) = k X
k
k=0,1
par dérivation :
∑n ( )
n 3 k−1
n[(X + 1) (nX + 1) + X(n − 2)(X + 1)
n−2 n−3
(nX + 1) + nX(X + 1) ]= n−2
k X
k
k=0,1
∑n ( )
n 3 k−1
n(X + 1) n−3
[(X + 1)(nX + 1) + X(n − 2)(nX + 1) + nX(X + 1)] = k X
k
k=0,1
∑n ( )
n 3 k−1
n(X + 1) n−3
[(n + n(n − 2) + n)X + (n + 1 + n − 2 + n)X + 1] =
2
k X
k
k=0,1
∑n ( )
n 3 k−1
n(X + 1) [n X + (3n − 1)X + 1] =
n−3 2 2
k X
k
k=0,1
∑n ( )
n 3
En remplaçant X par 1, k = n2n−3 (n2 + 3n) = n2 (n + 3)2n−3
k
k=0,1

3.14 Mines PSI 106 augmenté

E est un espace euclidien.


1- a) Soient x et y deux vecteurs propres d'un endomorphisme f d'un espace vectoriel E , associés à deux valeurs
propres distinces λ et µ de f . Montrer que x + y n'est pas vecteur propre de f .
b) Rechercher les endomorphismes f de E qui commutent avec tous les projecteurs orthogonaux de rang 1.
2- a) Rechercher les endomorphismes de E qui commutent avec tous les endomorphismes de E .
b) Rechercher les endomorphismes de E qui commutent avec tous les endomorphismes diagonalisables de E .
c) Rechercher les endomorphismes de E qui commutent avec tous les endomorphismes inversibles de E .
d) Rechercher les endomorphismes de E qui commutent avec toutes les réexions de E .
e) Rechercher les endomorphismes de E qui commutent avec toutes les isométries de E .
3- a) Rechercher les matrices de Mn (R) qui commutent avec tous les matrices de Mn (R)
b) Rechercher les matrices de Mn (R) qui commutent avec tous les matrices inversibles de Mn (R)
c) Rechercher les matrices de Mn (R) qui commutent avec tous les matrices orthogonales de Mn (R)
NOTE : on pourra traiter les questions 2 et 3 et leurs sous-questions dans l'ordre que l'on veut.
SOLUTION : 1- a) Soient x et y deux vecteurs propres d'un endomorphisme f d'un espace vectoriel E , associés
à deux valeurs propres distinces λ et µ de f : f (x) = λx f (y) = µy
Supposons que x + y soit un vecteur propre de f : il existe alors ν ∈ R tel que f (x + y) = ν(x + y).
Donc f (x + y) = ν(x + y) = f (x) + f (y) ={λx + µy
λ−ν =0
=⇒ (λ − ν)x + (µ − ν)y = 0 =⇒ =⇒ λ = µ, ce qui est contraire à l'hypothèse.
µ−ν =0
(car x et y , associés à des valeurs propres distinctes, forment une famille libre)
Donc x + y n'est pas vecteur propre de f .
b) Soit f un endomorphisme de E qui commute avec tout projecteur orthogonal de rang 1.
Soit x un vecteur quelconque de E , non nul. Soit alors g le projecteur orthogonal sur la droite vectorielle
Vect(x) engendrée par x. Puisque par hypothèse f commute avec g , f (g(x)) = g(f (x)) ∈ Vect(x) , puisque g
|{z}
=x
projette sur la droite Vect(x). Donc il existe λ ∈ R tel que f (x) = λx.
On vient ainsi de prouver que tout vecteur de E est vecteur propre de f . Et les vecteurs de E sont associés
à la même valeur propre, sinon, si deux vecteurs x et y étaient associés à des valeurs propres diérentes, alors
x + y , qui n'est pas nul, ne serait pas vecteur propre de f d'après la question a).

74
Donc il existe λ ∈ R tel que ∀x ∈ E, f (x) = λx. f est donc une homothétie. Réciproquement, il est
immédiat de vérier que toute homothétie de E (c.a.d de la forme λId) commute avec tout endomorphisme de
E
2 - a) Soit f un endomorphisme de E qui commute avec tous les endomorphismes de E . Alors f commute en
particulier avec tout projecteur orthogonal de rang 1. Donc f est une homothétie d'après la question précédente.
b) Soit f un endomorphisme de E qui commute avec tous les endomorphismes diagonalisables de E . Puisque
tout projecteur est diagonalisable, f commute en particulier avec tout projecteur orthogonal de rang 1. Donc
f est une homothétie d'après la question 1-b)
3 - a) Soit A une matrice de Mn (R), qui commute avec toute matrice de Mn (R). Alors f , endomorphisme
canoniquement associé à A, commute avec tout endomorphisme de E . On en déduit par la question 2-a) que f
est une homothétie de E , et que sa matrice A est de la forme λIn , λ ∈ R .
3 - b) Soit A une matrice de Mn (R), qui commute avec toute matrice inversible de Mn (R).
Alors A commute avec toute matrice de la forme In + Ei,j car une telle matrice a pour déterminant 1 si
i ̸= j , et 2 si i = j , donc est inversible :
∀(i, j) ∈ [[1, n]]2 , A.(In + Ei,j ) = (In + Ei,j ).A
=⇒ ∀(i, j) ∈ [[1, n]]2 , A + A.Ei,j = A + Ei,j .A
=⇒ ∀(i, j) ∈ [[1, n]]2 , A.Ei,j = Ei,j .A
Donc A commute avec toute matrice élémentaire Ei,j . Par linéarité, A commute avec toute combinaison
linéaire de ces matrices, c'est à dire avec toue matrice de Mn (R). Il s'en suit par la question 3-a) que A est une
matrice d'homothétie.
2 - c) En utilisant le même lien matrice-endomorphisme qu'en la question 3-a), on transpose aux endomorphismes
la propriété 3-b) établie pour les matrices, et on en déduit que si f commute avec tout endomorphisme inversible
de E , alors f est une homothétie vectorielle.
2 - d) Rappelons qu'une réexion s d'un espace euclidien est une symétrie orthogonale par rapport à un
hyperplan H. Si (e1 , e2 , · · · , en−1 ) estune base de H et (en ) une
 base de la droite H , la matrice de s dans la

1 0 0 ··· 0
 0 1 0 ··· 0 
 
 .. .. .. 
base (e1 , e2 , · · · , en−1 , en ) est : A = 
 0 0 . . . 
 et la matrice de la projection orthogonale sur


.. .. .. 
. . . 1 0 
0 0 ··· 0 −1
 
0 0 ··· 0
 .. .. .. 
 0 . . . 
 = 1 (In − A)
la droite H ⊥
est B = 
 .. ..  2
 . . 0 0 
0 ··· 0 1
1
Soit f un endomorphisme de E qui commute avec toutes les réexions de E . La relation B = (In − A)
2
montre que f commute avec tout projecteur orthogonal de rang 1. f est donc une homothétie d'après 1-b)
2 - e) Soit f un endomorphisme qui commute avec toutes les isométries vectorielles. Alors f commute en
particulier avec toutes les réexions, et est donc une homothétie d'après 2-d).
3 - c) En transposant ce dernier résultat aux matrices, puisque les matrices orthogonales sont les matrices d'une
isométrie dans une BON, si la matrice A commute avec toutes les matrices orthogonales, son endomorphisme
canoniquement assiocié commute avec toutes les isométries et est donc une homothétie.
Les matrices de Mn (R) qui commutent avec tous les matrices orthogonales sont donc les matrices d'homothéties,
de la forme λIn .

3.15 Mines PSI 110

E On considère n variables aléatoires indépendantes X1 , X2 , · · · , Xn qui suivent une loi loi de Bernoulli de
même paramètre p 
∈]0, 1[ :∀i, Xi ,→ B(p) .
X1
On dénit U =  .. 
 .  et M = U. U ∈ Mn ({0, 1})
t

Xn
Déterminer les lois de R = rg(M ) et de T = tr(M ).
Quelle est la probabilité que M soit une matrice de projection ?
SOLUTION :  
  X12 X2 X1 ··· Xn X1  
X1 
 ..  ( )  X1 X2 X22 ··· Xn X2 
 
•M = . × X 1 ··· Xn = .. .. ..  = X1 U X2 U ··· Xn U 
 . . . 
Xn
X1 Xn X2 Xn ··· Xn2
75
Les colonnes de M sont toutes colinéaires à la colonne U . Donc R = rg(M ) ∈ {0, 1}
Ainsi R(Ω) = {0, 1}. R suit une loi de Bernoulli de paramètre q = P (R = 1).
Plus précisément, R = 0 ssi U = 0, ssi X1 = X2 = · · · = Xn = 0 .
P (R = 0) = P [(X1 = 0) ∩ (X2 = 0) ∩ · · · ∩ (Xn = 0)] = P (X1 = 0)P (X2 = 0) · · · P (Xn = 0)
(puisque X1 , X2 , · · · , Xn sont mutuellement indépendantes).
P (R = 0) = (1 − p)n
q = P (R = 1) = 1 − P (R = 0) = 1 − (1 − p)n
Donc R ,→ B(1 − (1 − p)n ) . R suit une loi de Bernoulli de paramètre 1 − (1 − p)n .

n ∑
n
• T = tr(M ) = Xk2 = Xk (Xi = Xi2 puisque ∀ω ∈ Ω, Xi (ω) = 0 ou Xi (ω) = 1).
k=1 k=1
Donc T (Ω) = {0, 1, 2, · · · , n}.
Pour tout k ∈ {0, 1, 2, · · · , n}, T = k ⇐⇒ (k variables
) Xi parmi les n possibles prennent la valeur 1, et les
n k
n − k restantes la valeur 0. Donc P (T = k) = p (1 − p)n−k . T ,→ B(n, p) .
k
T suit une loi binomiale de paramètres n et p.
   
X1 X1
 ..  ( )  ..  ( )
• M 2 = U. t U.U. t U =  .  × X1 · · · Xn × .  × X1 · · · Xn
Xn Xn
 
X1 ( ) ( )
( )  ..  ∑
n ∑
n
Or t
U.U = X1 ··· Xn × .  = X 2
i = Xi = (T )
Xn k=1 k=1

M est une matrice de projection si et seulement si M = M ⇐⇒ (T ) = (1) 2


( )
n
La probabilité que M soit une matrice de projection est donc P (T = 1) = p(1 − p)n−1 = np(1 − p)n−1
1

4 X - ENS: -------------------------------
4.1 X - ENS PSI
∫ 1
I) Montrer l'existence et calculer l'intégrale xn ln(x)dx pour tout n entier naturel.
∫ 1
0


1
Montrer que J = ln(x) ln(1 − x)dx =
0 n=1
n(n + 1)2
1 a b c
Déterminer trois réels a, b et c tels que = + + et donner la valeur de J .
x(x + 1)2 x x + 1 (x + 1)2
2
π
On admettra que ζ(2) =
6
II) Montrer que pour toutes matrices A et B de Mn (K), χA.B (X) = χB.A (X)
On considère deux endomorphismes inversibles f et g d'un espace vectoriel E . Soit λ une valeur propre de
fo g . On note Eλ le sous espace propre de fo g associé à le valeur propre λ et Fλ le sous espace propre de go f
associé à le valeur propre λ.
Montrer que g(Eλ ) ⊂ Fλ et que f (Fλ ) ⊂ Eλ .
En déduire que Eλ et Fλ ont même dimension.
Montrer que si fo g est inversible, go f l'est aussi.
Trouver deux matrices carrées X et Y telles que X.Y soit diagonalisable mais pas Y.X .
SOLUTION : I) • Pour tout n ∈ N, la fonction
x 7→ xn ln(x) est continue sur le semi-ouvert ]0, 1] .
Pour tout n > 1, lim x ln(x) = 0. La fonction x 7→ xn ln(x) estprolongeable par continuité en 0. Elle est
n
x→0
alors intégrale sur le segment

[0, 1] comme fonction continue sur ce segment.
1
Pour n = 0, l'intégrale ln(x)dx est convergente (intégrale de référence ; on peut justier la convergence
0 ( )
1
de l'intégrale pour la borne 0 par la domination | ln(x)| = o √ )
x→0 x
∫ 1
Finalement, l'intégrale xn ln(x)dx est bien dénie pour tout n ∈ N .
0
∫ 1 [ ]1 ∫ 1 [ n+1 ]1
xn+1 xn x 1
• En intégrant par parties, xn ln(x)dx = ln(x) − dx = − 2
=−
0 n+1 0 n + 1 (n + 1) (n + 1)2
| {z }0 0
=0
76
Cette intégration par parties sur une intégrale impropre en la borne 0 est validée par la limite nie du crochet
∫ 1
1
en 0 quand x → 0. Donc xn ln(x)dx = −
0 (n + 1)2

• La fonction x 7→ ln(x) ln(1 − x) est continue sur l'ouvert ]0, 1[ .


Pour la borne 0, ln(x) ln(1 − x) ∼ −x ln(x) → 0
x→0 x→0
et pour la borne 1, ln(x) ln(1 − x) ∼ − (x − 1) ln(1 − x) →− 0
x→1 x→1
On peut donc prolonger la fonction x 7→ ln(x) ln(1 − x) en une fonction continue sur le segment [0, 1], donc
∫ 1
intégrable sur ce segment . L'intégrale J = ln(x) ln(1 − x)dx est bien dénie .
0

∑∞ ∑∞
xn xn ln(x)
• On sait que : ∀x ∈ [0, 1[, ln(1 − x) = − , donc ∀x ∈]0, 1[, ln(x) ln(1 − x) = −
n=1
n n=1
n
xn ln(x)
En posant un (x) = , l'étude précédente montre que un ( ) est intégrable sur ]0, 1] et que :
n
∫1 1
u (x)dx = −
0 n n(n + 1)2
∫ 1 ∫ 1
1
La fonction un est négative sur l'intervalle ]0, 1], donc |un (x)|dx = − un (x)dx =
0 0 n(n + 1)2
En résumé, - chaque un est continue
∑ et intégrable sur l'intervalle ]0, 1],
- la série de fonctions ∫un ( ) converge simplement sur l'intervalle ]0, 1],
∑ 1
- la série numérique 0
|un (x)|dx converge,
par le théorème
(
d'intégration
)
terme à terme des séries entières, on peut armer que :
∫ 1 ∞
∑ ∞ (∫
∑ 1 ) ∫ 1 ∞
∑ 1
un (x) dx = un (x)dx , c'est à dire : ln(x) ln(1 − x)dx =
0 n=1 n=1 0 0 n=1
n(n + 1)2

• Soient a, b et c des réels.


a b c a(x + 1)2 + bx(x + 1) + cx (a + b)x2 + (2a + b + c)x + a
∀x ∈ R − {−1, 0}, + + = =
x x + 1 (x + 1)2  x(x + 1)
2
 x(x + 1)2
a b c 1  a+b=0  a=1
d'où : + + = ⇐⇒ 2a + b + c = 0 ⇐⇒ b = −1
x x + 1 (x + 1)2 x(x + 1)2  
a=1 c = −1
1 1 1 1
donc = − −
x(x + 1)2 x x + 1 (x + 1)2

∑ ∑∞ ( ) ∑ ∞ ( ) ∑ ∞
1 1 1 1 1 1 1
• Alors, J = 2
= − − 2
= − −
n(n + 1) n n + 1 (n + 1) n n + 1 (n + 1)2
n=1

∑ 1 ( )n=1
∑ 1
n ( ) n=1
( ) n=1
1 1 1
or − = lim − = lim 1− = 1 (somme telescopique)
n=1
n n+1 n→+∞ k k+1 n→+∞ n+1
k=1
∑∞ ∞

1 1 π2
et = = −1
n=1
(n + 1)2 n=2
n2 6
( 2 )
π π2
nalement J = 1 − −1 J =2−
6 6

II) • Supposons que A est inversible.


Alors, pour tout x ∈ K,
χA.B (x) = det(xIn − A.B) = det(xA.A−1 − A.B) = det(A.(xA−1 − B)) = det(A). det(xA−1 − B)
= det(xA−1 − B) det(A) = det(xA−1 .A − B.A) = det(xIn − B.A) = χB.A (x)
Les polynômes χA.B (X) et χB.A (X) coïncident en une innité de valeurs, en tout point de K. Ils sont donc
égaux. χA.B (X) = χB.A (X)
• Dans le cas général où A et B appartiennent à Mn (K). Pour tout n ∈ N∗ , notons Mn la matrice A − n1 In .
La matrice Mn est inversible sauf éventuellement pour un nombre ni de valeurs de n
(det(Mn ) = det(A − n1 In ) = χA ( n1 ) ̸= 0 sauf si n1 est valeur propre de A)
Il existe n0 ∈ N tel que ∀n > n0 , Mn est inversible.
Puisque lim n1 = 0, et que Mn = A − n1 In , lim Mn = A.
n→+∞ n→+∞
D'après l'étude précédente, puisque Mn et inversible, ∀n > n0 , χMn .B (X) = χB.Mn (X). Puisque l'application
det est continue comme fonction polynomiale par rapport aux coecients de la matrice,
lim χMn .B (X) = χA.B (X) = lim χB.Mn (X) = χB.A (X)
n→+∞ n→+∞

77
Donc ∀A, B, ∈ Mn (K), χA.B (X) = χB.A (X)

• Soit x ∈ g(Eλ ) : ∃t ∈ Eλ , x = g(t).


alors go f (x) = go f (g(t)) = g[fo g(t)] = g(λt) = λg(t) = λx , ce qui montre que x ∈ Fλ . On a ainsi montré
| {z }
=λt
que g(Eλ ) ⊂ Fλ
Par symétrie des rôles de f et de g , on a aussi f (Fλ ) ⊂ Eλ
• L'inclusion g(Eλ ) ⊂ Fλ entraîne que f [g(Eλ )] ⊂ f (Fλ )
Remarquons que si λ est une valeur propre non nulle d'un endomorphisme h, associée au sous espace propre
Eλ (h), alors h(Eλ (h)) = Eλ (h)
En appliquant ce résultat à go f , on peut écrire : f [g(Eλ )] = fo g(Eλ ) = Eλ
d'où : f [g(Eλ )] = Eλ ⊂ f (Fλ ) ⊂ Eλ , et par double inclusion, f (Fλ ) = Eλ
En passant aux dimensions, dim(Eλ ) = dim(f (Fλ )) 6 dim(Fλ )
En échangeant les rôles de f et g , on parvient aussi à l'inégalité dim(Fλ ) 6 dim(Eλ ), et par double inégalité,
dim(Eλ ) = dim(Fλ )
Soient A et B deux matrices de Mn (K), inversibles. Montrer que si A.B est diagonalisable, B.A l'est aussi.
Considérons les endomorphismes f et g respectivement associés aux matrices A et B .
Supposons que A.B soit diagonalisable. Soit {λ1 , λ2 , · · · , λp } le spectre de A.B , qui est aussi le spectre
de fo g . Puisque A.B et B.A ont même polynôme caractéristique, elles ont même spectre. Donc Sp(B.A) =
{λ1 , λ2 , · · · , λp } = Sp(go f )
Réintroduisons Eλ le sous espace propre de fo g associé à le valeur propre λ et Fλ le sous espace propre de
go f associé à le valeur propre λ.

p
Puisque A.B , et donc fo g est diagonalisable, dim(Eλk ) = n
k=1

p
Mais d'après l'étude qui précède, dim(Eλk ) = dim(Fλk ). Donc dim(Fλk ) = n, ce qui montre que go f et
k=1
B.A sont diagonalisables.
Remarque : Ce résultat ne vaut que pour des matrices inversibles, comme le montre la question qui suit.
Soient X = E1,2 et Y = E1,1
alors X.Y = E1,2 .E1,1 = 0 est diagonalisable, Y.X = E1,1 .E1,2 = E1,2 n'est pas diagonalisable .

4.2 X - ESPCI PC 61 - 69

I) Trouver une matrice M ∈ Mn (R) telle que M 2 ̸= M et M 2 = M 3 ̸= 0.


II) Soit A ∈ GL3 (R) telle que det(A) > 0 et A−1 = t A.
Montrer qu'il existe une vecteur colonne X ∈ Rn tel que A.X = X .
SOLUTION : II) Soit A ∈ GL3 (R) telle que det(A) > 0 et A−1 = A.
t

Le polynôme caractéristique χA (X) est un polynome unitaire de degré 3.


Donc χA (x) ∼ x3 et lim = −∞ De même, χA (x) ∼ x3 et lim = +∞
x→+∞ x→−∞ x→+∞ x→+∞
Donc il existe a ∈ R tel que χA (a) < 0 et il existe b ∈ R tel que χA (b) > 0
la fonction χA étant continue, d'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe c ∈ R tel que χA (c) = 0
Donc la matrice A admet au moins une valeur propre réelle, c. Donc il existe un vecteur colonne X ∈ Rn ,
non nul tel que A.X = cX . En trasposant, t X. t A = c. t X , et en multiplian terme à terme,
t
X. |t A.A 2 t
{z } .X = c . X.X =⇒
t
X.X = c2 t X.X =⇒ ∥X∥2 = c2 ∥X∥2 =⇒ c2 = 1 =⇒ c = ±1
| {z }
=I3 ̸=0
A est une matrice réelle, qui a au moins une valeur propre réelle. Plusieurs cas sont possibles :
a) A possède une seule valeur propre réelle c et deux valeurs propres complexes conjuguées λ et λ .
Dans ce cas, det(A) = c . λ.λ = c |λ|2 > 0 =⇒ c > 0. Donc c = 1.
b) A possède trois valeurs propres réelles, chacune valeur absolue égale à 1. Autrement dit, ces valeurs propres
réelles ne peuvent être que 1 ou −1. Le cas où −1 serait valeur propre triple est exclu, car alors det(A) = (−1)3
vaudrait −1. Donc 1 est valeur propre de A.
Dans tous les cas, +1 est valeur propre de A. Dès lors A possède un vecteur propre X ∈ Rn associé à cette
valeur propre, qui vérie donc l'égalité A.X = 1.X = X
Remarque : La matrice A est une matrice orthogonale.
SOLUTION : I) • Analyse :
Soit M ∈ Mn (R) telle que M 2 ̸= M et M 2 = M 3 ̸= 0.
Le polynôme X 3 − X 2 = X 2 (X − 1) est un polynôme annulateur de M . Donc Sp(M ) ⊂ {0, 1}.
78
Si M est diagonalisable, alors M est semblable à une matrice diagonale de la forme ∆ =diag(0, · · · , 0, 1, · · · , 1)
Mais puisque ∆2 = ∆, M 2 = M . La matrice M ne doit donc pas être diagonalisable.
Pour éviter que M 2 = 0, il sut que 1 soit valeur propre. En eet, il existe alors un vecteur colonne V non
nul tel que M.V = 1.V = V , et alors M 2 .V = 12 .V = V ̸= 0, ce qui assure que M 2 ̸= 0.
Prenons donc une matrice de dimension 3-3 (ou plus) qui a un 1 sur la diagonale, des 0 partout alleurs sur
la diagonale, un 1 dans lesous-bloc carré
 contenant les  0 diagonaux.
 Soit M = En,n+ E1,n−1 
0 1 0 0 0 0 0 0 0
Par exemple, si M =  0 0 0  , alors M 2 =  0 0 0  ̸= M et M 3 =  0 0 0  = M 2 ̸= 0
0 0 1 0 0 1 0 0 1
Plus généralement, si M = En,n + E1,n−1 ,
alors, si n > 3, M 2 = (En,n + E1,n−1 )2 = En,n
2 2
+ En,n .E1,n−1 + E1,n−1 En,n + E1,n−1 = En,n ̸= M .
et M = En,n .(En,n + E1,n−1 ) = En,n = M ̸= 0
3 2

4.3 X - ESPCI PC 68

La durée de vie d'une ampoule électrique comptée en années est représentée par une variable aléatoire X , à
valeurs dans N∗ , vériant : ∀n ∈ N∗ , P (X = n) = 21n
Si l'ampoule fonctionne toujours au bout de n années, quelle est la durée moyenne pendant laquelle elle
fonctionnera encore ?
SOLUTION : Notons Y = X − n la durée pendant laquelle l'ampoule fonctionnera encore, sachant qu'elle a
déjà fonctionné n années.
 Y (Ω) = N . 

∪ ∞
∑ ∞
∑ 1 1 1 1
P (X > n + 1) = P  (X = k) = P (X = k) = = n+1 × =
k>n+1 k=n+1 k=n+1
2k 2 1 − 1
2
2n
P ((X = n + k) ∩ (X > n + 1))
P (Y = k|X > n + 1) = P (X = n + k|X > n + 1) =
P (X > n + 1)
1
P (X = n + k) n+k 1
= = 21 = k
P (X > n + 1) 2n
2
∑∞ ∑∞
k
E(Y ) = kP (Y = k|X > n + 1) =
2k
k=1 k=1
∑∞
1
On sait que ∀x ∈] − 1, 1[, xk = , et par le théorème de dérivation des séries entières,
1−x
k=0

∑ ∑∞
1 x
∀x ∈] − 1, 1[, kxk−1 = , et en multipliant par x : ∀x ∈] − 1, 1[, kxk =
(1 − x) 2 (1 − x)2
k=0,1 k=0,1
∑∞ 1
k
En particulier, au point x = 21 , = (
2
) =2
1 2
Donc E(Y ) = 2
2k 1 −
k=1 2

4.4 ENS Cachan

A, B ⊂ Ω. On veut montrer que |P (A ∩ B) − P (A)P (B)| 6 1/4


1- On suppose que A ∪ B = Ω et que A et B sont incompatibles.
Démontrer l'inégalité et étudier le cas d'égalité.
2- Démontrer l'inégalité lorsque A et B sont incompatibles.
3- On considère l'application h : (x, y, z) 7→ x(1 − x − y − z) − yz
et l'ensemble W = {(x, y, z) ∈ R3 , x > 0, y > 0, z > 0, et x + y + z 6 1}
Soit F la frontière de W .
a) Tracer l'ensemble F .
b) Trouver un encadrment optimal de h sur W .
c) Montrer que |h(x, y, z)| 6 1/4
d)
 Démontrer l'inégalité en introduisant les trois évènements :
 Ex = A ∩ B
Ey = A − Ex

Ez = B − Ex

4.5 ENS Cachan

Ex 1
Partie 1 q une fonction continue et strictement positive de R dans R.
On considère l'équation diérentielle : (E) : y ′′ − q(x).y = 0
79
On veut montrer qu'il existe des solutions non uniformemement nulles et bornées sur R
Soit f une solution de (E) non uniformément nulle
1) montrer qu'il existe a ∈ R tel que f (a) > 0
2) montrer qu'on peut supposer que f ′ (a) > 0
3) mq pour tout x > a, f ′ (x) > f ′ (a)
4) Conclure
Partie 2 A et B sont deux variables aléatoires suivant une loi géométrique de paramètre p ∈]0, 1[
Quelle est la probabilité pour que les solution de l'équation diérentielle Y ′′ + (A(w) − 1).Y ′ + B(w).Y = 0
tendent toutes vers 0 quand t tend vers l'inni.
Exercice subsidiaire
La matrice
 A=[[1,-2,3],[0,1,-2],[0,0,1]]

1 −2 3
A= 0 1 −2 
0 0 1
est elle le carré d'une matrice de M3 (R) ?

80