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Université Sultan Moulay Slimane ‫جــــامعة السلطان موالي سليمان‬

Faculté Polydisciplinaire
Béni Mellal ‫الكلية المتعددة التخصصات بني‬
‫مالل‬

Licence Fondamentale en Sciences Économiques et de Gestion


Parcours : Gestion
Niveau de formation : Troisième année

Mémoire du Projet de Fin d’Étude sur le thème :


L’entrepreneuriat marocain entre accompagnement et
financement.

Jury de soutenance :
Encadrant : Pr. BELKERIM Afaf Préparé par :
Nom prénom Code apogée
Membre : Pr. KOBI Hajar BELKEBIR Asmaa 1600944
Membre : Pr. SABRI Mohamed BENJARTI Imane 1603555

Année universitaire 2019 – 2020

1
Remerciements

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à qui je


voudrais témoigner toute ma gratitude.

Je voudrais tout d’abord adresser toute ma reconnaissance à l’encadrant de ce mémoire,


Madame Afaf BELKERIM, pour sa patience, sa disponibilité et surtout ses judicieux conseils,
qui ont contribué à alimenter ma réflexion.

Je désire aussi remercier les professeurs de la faculté polydisciplinaire de Beni Mellal, qui
m’ont fourni les outils nécessaires à la réussite de mes études universitaires.

Je remercie mes très chers parents qui ont toujours été là pour moi. Je remercie ma famille
pour leurs encouragements.

Je voudrais exprimer ma reconnaissance envers les amis et collègues qui m’ont apporté leur
soutien moral et intellectuel tout au long de ma démarche.

À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude.

2
Sommaire

Remerciements.................................................................................................................................2
Sommaire...............................................................................................................................................3
Liste de figures..................................................................................................................................4
Liste des abréviations........................................................................................................................5
Introduction générale.......................................................................................................................6
Partie 1 : Approche générale sur les établissements de financement au Maroc................................7
Introduction à la première partie......................................................................................................7
Chapitre 1 : Présentation des établissements publiques et privées, conditions et procédures......8
Section 1 : Les différents types et sources de financement au Maroc........................................8
Section 2 : Impact des programmes d’accompagnement sur l’entrepreneur.........18
Partie 2 : Bilan de la recherche empirique.......................................................................................24
Chapitre 1 : La méthodologie de recherche retenue....................................................................25
Section 1 : Collecte des informations.......................................................................................25
Section 2 : Outils de collecte et de traitement des informations..............................................26
Chapitre 2 : Discussion et présentation des résultats..................................................................27
Section 1 : Analyse et discussions............................................................................................27
Section 2 : Recommandations..................................................................................................42
Conclusion de la deuxième partie....................................................................................................43
Conclusion générale........................................................................................................................44
Références bibliographiques...........................................................................................................45
Table des matières...............................................................................................................................46
Annexes................................................................................................................................................47

3
Liste de figures

Figure Page
Figure 1 : Impact positif du programme « Intelaka » 15
Figure 2 : Évolution des entreprises et emplois créés dans le cadre du 16
programme Moukawalti de 2007 à 2011
Figure 3 : Évolution du nombre d’entreprises créés par l’intermédiaire du 21
CRI / *9 premières mois de l’année 2019
Figure 4 : Présentation de l’échantillon 27
Figure 5 : Les motivations principaux 28
Figure 6 : Le statut Juridique 29
Figure 7 : Répartition selon le capital sociale de l’entreprise 29
Figure 8 : Secteur d’activité 30
Figure 9 : Les associés 30
Figure 10 : Revenu mensuel 31
Figure 11 : L’existence des salariés 31
Figure 12 : Nombre des salariés 32
Figure 13 : Mode de financement 32
Figure 14 : Les établissements de financement 33
Figure 15 : Remboursement du crédit bancaire 33
Figure 16 : Les difficultés d’accès au financement 34
Figure 17 : Programme « Inteleka » 34
Figure 18 : Satisfaction du programme « Inteleka » 35
Figure 19 : Informé par programme « Inteleka » 35
Figure 20 : Les attentes de l’accompagnement 36
Figure 21 : Les établissements d’accompagnement 36
Figure 22 : L’année du suivi 37
Figure 23 : La façon de suivi 37
Figure 24 : Évolution du suivi 38
Figure 25 : Proposition pour améliorer le suivi 38
Figure 26 : La création d’entreprise étant un étudiant 39
Figure 27 : Les obstacles 39
Figure 28 : Les programmes de financement et d’accompagnement 40
suffisante pour l’encouragement entrepreneuriale des jeunes
Figure 29 : Le sexe 40
Figure 30 : L’âge 41
Figure 31 : Niveau d’études 41

4
Liste des abréviations

 AGR : Activités Génératrices de Revenus


 AMC : Associations de Microcrédit
 ANAPEC : Agence National de Promotion d’Emploi et de Compétence
 CA : Chiffre d’affaire
 CCG : Caisse Centrale de Garantie
 CNSS : Caisse National de Sécurité Social
 CPDH : Comité Provincial de développement Humain
 CPP : Comité Public Privé
 CRI : Centre Régional d’Investissement
 EURL : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limité
 FONDEP : Fondation pour la Développement local et le Partenariat
 IMF : Institution Microfinance
 INDH : Initiative Nationale pour le Développement Humain
 MAD : Dirham Marocain
 PLF : Le Projet de Loi de Finances
 PME : Petite Moyenne Entreprise
 RC : Registre de Commerce
 TPE : Très Petite Entreprise
 TPME : Très Petite Moyenne Entreprise
 TTC : Toute Taxe Compris

5
Introduction générale

L’entrepreneuriat sera mis au cœur de l’économie nationale pour les années à venir.
Considéré comme un réel moteur de croissance pour le tissu économique du royaume,
l’entrepreneuriat profitera d’un boost non négligeable dans le cadre du PLF 2020, notamment
à travers la création du « Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat ». Cela, le défi à
ce niveau ne se limite pas seulement à l’apport financier mais aussi à l’accompagnement,
Conscient de cette importance, le gouvernement marocain s’intéresse de plus en plus à ce type
d’entreprise par la mise en place d’un grand nombre de mécanisme d’aide, de soutien et
d’accompagnement.

L’objectif de ce travail est de fournir quelques éclairages sur la situation des entrepreneurs
et de contribuer à la réflexion sur une question de grande actualité au Maroc, à savoir celle de
la leur promotion. Ce travail consistera principalement à l’étude et l’analyse des contraintes et
les freines de pérennité des porteurs de projets au Maroc en se focalisant particulièrement sur
la problématique suivante : « Quel est le rôle des établissements de financement sur
l'encouragement et l’accompagnement des porteurs de projets sur la réalisation de leurs idées
?
»

Pour se faire, on va devisée le travail en deux partie, la première sert à présenter les
établissements publiques et privées de financement et d’accompagnement au Maroc. Puis les
procédures et les conditions d’application les programmes de financement et
d’accompagnement.

Dans la deuxième partie nous allons commencer notre cas pratique, qui se divise en deux
chapitre, le premier et celle de l’organisation de l’enquête et le deuxième c’est l’analyse des
résultats obtenue après l’élaboration d’un questionnaire auprès Cinquante entrepreneurs dans
le Maroc avant de conclure par des propositions de pistes de réflexion visant à améliorer la
contribution des porteurs de projets dans la croissance économique du pays en renforçant leur
capacité financière et en dynamisant leur activité.

6
Partie 1 : Approche générale sur les
établissements de financement au
Maroc.

Introduction à la première partie

En première lieu, nous voulons citer un discours de sa Majesté le Roi Mohamed VI où il


fait appel le secteur bancaire à faire preuve de plus « d’encouragement » vis-à-vis des
entrepreneurs, afin de les accompagner dans le développement du tissu économique national :
« A cet égard, outre l’engagement des banques auprès des grandes entreprises en termes
d’appui et de financement, Nous les incitions à s’acquitter de la mission prépondérante qui
leur échoit en matière de développement »

En deuxième lieu, nous allons présenter dans une première partie les établissements
publiques et privées de financement et d’accompagnement au Maroc, l’importance, le rôle, les
conditions et les procédures d’application de ces programmes.

7
Chapitre 1 : Présentation des établissements
publiques et privées, conditions et procédures.

Section 1 : Les différents types et sources


de financement au Maroc.
La politique financière de l'entreprise n'est pas indépendante des univers industriels et
financiers où elle gravite, en outre, une description réaliste du fonctionnement des rouages
financiers de l'entreprise ne peut être effectuée en dehors d'une étude des relations existant
entre la structure de financement, l'environnement interne de la firme, et les marchés externes
où nouent les contrats avec les apporteurs de fonds.
Pour mieux cerner la problématique de financement des porteurs de projets, nous
proposons d'analyse des différents moyens et sources de financement offerts aux entreprises
au Maroc.

1. Les différents types et sources de financement au Maroc.


 Les établissements publiques de financement :
a. Initiative nationale pour le développement humain (INDH) :
L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) est un programme de
développement, lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 18 Mai 2005. C’est un
programme axé sur la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale. La dignité, la
confiance des citoyens en eux et en l’avenir de leur pays, leur participation effective au
diagnostic de leurs besoins et leur déclinaison en projets, la bonne gouvernance et la pérennité
sont autant de valeurs qui animent cette initiative.

L’INDH s’est organisée en trois grandes phases :

La première phase :
La première phase de l’INDH, (2005-2010), s’est articulée autour de quatre programmes
qui ont ciblé différentes catégories sociales concernées. La lutte contre pauvreté en milieu
rural, l’exclusion sociale en milieu urbain et la précarité constituent les principaux objectifs
assignés à ces programmes. Par ailleurs, cette phase a compté aussi un programme transversal
adressé à des communes non-cibles sur la base d’appel à projets.
8
La deuxième phase :
La deuxième phase, (2011-2015), elle a donné une forte impulsion à l’INDH dans la
mesure où l’enveloppe financière qui lui est allouée a été augmentée. Lors de cette phase, des
communes rurales et les quartiers urbains pauvres ont été ciblés, ainsi qu’un million de
bénéficiaires dans 3300 villages appartenant à 22 régions montagneuses et isolées.
La 3ème phase :
La 3ème phase de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), (2019-
2023), lancée le 19 septembre 2018 sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,
vient consolider les acquis enregistrés au cours des précédentes phases. Elle repose sur quatre
programmes axés sur la réduction du déficit en termes d’infrastructures et de services de base
dans les zones sous équipées, l’accompagnement des personnes en situation de précarité,
l’amélioration du revenu et l’intégration économique des jeunes, ainsi que le soutien du
développement humain en faveur des générations montantes à travers l’investissement dans le
1
capital humain.

b. Programme INTILAKA :
Depuis le mardi 4 février, INTILAKA a démarré ses opérations sur le réseau bancaire.
Pour rappel, le plan prévoit des conditions de financement favorables pour encourager
l'entrepreneuriat et la création d'emplois. Les fonds peuvent atteindre 1,2 million de dirhams
(DH), dont le taux d'imposition fixe dans les zones urbaines est de 2%, le taux d'imposition
fixe dans les zones rurales est de 1,75% et la CCG garantit jusqu'à 80%. Les bénéficiaires sont
des entrepreneurs qui souhaitent créer leur propre entreprise ou démarrer une entreprise
pendant pas plus de 5 ans et un chiffre d'affaires ne dépassant pas 10 MDH.
Pour ce faire, le programme INTILAKA a été élaboré pour répondre aux directives royales
et comprend trois produits qui s’ajoutent à la panoplie de produits portés par la CCG.
Le premier produit est « Damane Intilak » qui a pour objectif de couvrir un pan important
des entrepreneurs nationaux, notamment les autoentrepreneurs, des porteurs de projets
diplômés, des différentes structures qui sont aujourd’hui dans l’informel pour les ramener vers
le formel, aussi les TPE au niveau des services etc. « Il s’agit donc d’accompagner les phases
les plus difficiles parce que l’accès au financement est toujours difficile au niveau de la
création de l’entreprise et lors des cinq premières années d’existence où les entreprises sont
fragiles », explique-t-il.
Techniquement, ce produit est destiné aux entreprises de moins de cinq ans d’existence et
celles qui seront créées ex-nihilo, qui réalisent ou projettent de réaliser moins de 10 MDH de
DH, et dont la sollicitation du secteur bancaire porte sur deux types de financement : soit un

1
Youness SAAD ALAMI. (2018). INDH: Une nouvelle génération d’initiatives. Consulté à
l’adresse https://www.leconomiste.com/article/1037835-indh-une-nouvelle-generation-d-initiatives
visité le 01/04/2020
9
crédit d’investissement lors de la création soit pour financer l’exploitation à court terme.
Autre caractéristique de ce produit est qu’il est plafonné à 1,2 MDH à taux d’intérêt de 2%,
assorti d’une garantie de la CCG pouvant atteindre 80 %. Ce produit profitera également de
l’automaticité de l’octroi de garantie dès accord de la banque.
Son pendant rural concerne également les TPE et les PME dans le secteur agricole et
d’autres secteurs ainsi que de petites exploitations agricoles ou encore le financement de
l’opération de mélkisation … tout projet de nature à avoir une forte incidence sur le
développement de l’entrepreneuriat rural. Là encore, la CCG offre sa garantie pour apporter
de la sérénité au secteur bancaire. Le prêt est plafonné à 1.200.000 MDH à 1,75 % de taux
d’intérêt.
Le troisième produit Start TPE, de financement du besoin en fond de roulement a été
également mis en place plafonné à 50.000 DH à taux zéro %. Il s’agit d’un prêt d’honneur que
l’entreprise s’engage à rembourser dès que le projet commence à être rentabilisé.
Ces 3 nouveaux produits s'ajoutent à la gamme existante de produits de garantie et de
financement
Les produits existants seront examinés pour couvrir toutes les populations concernées, ce
qui favorisera efficacement la question de l'accès aux fonds
Le plan recevra des rapports mensuels afin de suivre de près les réalisations et les
opérations du système, et de rendre possible des interventions en vue de corriger et
d’améliorer le plan.2

c. Programme MOUKAWALTI :
Moukawalati est un dispositif mis en place par l’État marocain pour accompagner les
jeunes entrepreneurs dans la réalisation et la mise en œuvre de leur projet. Ce dispositif a
notamment pour but de favoriser l’émergence de très petites entreprises pérennes, créatrice
d’emplois et de richesses prenant en compte les spécificités régionales.
Le dispositif prévoit des mesures visant à faciliter l’accès au crédit du ou des porteurs du
projet.
Concernant les mesures facilitant l’accès au crédit, une avance sans intérêt représentant au
maximum 10% de l’investissement dans la limite de 15 000 MAD et remboursable sur 6 ans,
dont 3 années de grâce, peut être accordée par le dispositif. De plus, le crédit bancaire
envisagé pour la création d’entreprise peut être garantie par l’état à hauteur de 85%, ce qui
améliore considérablement les chances d’obtenir le crédit mais aussi les délais de traitement
de la demande.

2
La présentation de M. Mohamed Benchaaboun lors de la cérémonie de lancement du programme «
INTELAKA » relatif au programme intégré d'appui et de financement des entreprises.
10
 Les établissements privés de financement :
a. Les microcrédits
Les AMC marocaines sont considérées parmi les leaders mondiaux de la microfinance.
Dans le classement Forbes de l’année 2007 des 50 meilleures IMF49 se trouve quatre AMC
marocaines. Trois AMC marocaines sont classées parmi les 15 premières IMF : FONDEP à la
cinquième position, AL AMANA à la huitième position et la fondation Banque Populaire à la
douzième position. La fondation ZAKOURA se classe 27e dans la liste qui compte 641
institutions de microfinance.
Par ailleurs, le microcrédit est bien perçu par ses bénéficiaires au Maroc. En effet, au cours
d’une enquête réalisée par JAÏDA (2011), la quasi-totalité des personnes interrogées
reconnaissent que les produits offerts par les AMC comptent beaucoup pour elles. Les crédits
contractés auprès des AMC sont utilisés en grande partie comme moyens de financement des
projets réalisés. En effet, l’enquête montre que la principale raison derrière la demande d’un
microcrédit est l’objectif de développer une activité génératrice de revenu (44 % des
répondants), la deuxième raison est le financement du fonds de roulement (27 %), suivi par la
réparation/acquisition de moyens de production (18 %) et enfin le financement d’opération de
consommation (10 %).
La loi 18 – 97 est la loi-cadre qui régit le microcrédit au Maroc50. Cette loi a été
promulguée en février 1999. La loi stipule que le microcrédit est tout crédit dont l’objet est de
permettre à des personnes économiquement faibles de créer ou de développer leur propre
activité de production ou de service en vue d’assurer leur insertion économique. 3
Ce prêt est destiné aux micro-entrepreneurs possédant un local fixe, ambulants à
déplacements organisés, taximen et agriculteurs.

b. Les banques :
Le système bancaire et étatique marocain offre une panoplie d’options de financement des
nouveaux projets, notamment :
1. L’autofinancement : l’autofinancement permet de s’affranchir des problèmes de
l’endettement, et de rester le seul décideur pour l’entreprise. Mais il est extrêmement rare
d’avoir les moyens suffisants et il est parfois plus rentable de se financer par dette lorsque les
taux d’intérêt sont à des niveaux bas.
2. Le “love money” : Il s’agit de l’argent de vos proches qui acceptent de vous aider à
démarrer votre entreprise. Les projets innovants en particulier nécessitent de présenter un
prototype pour prétendre à un financement. Or, cette étape a un coût élevé qui peut être
couvert par le love money.
3. L’emprunt : l’emprunt bancaire concerne tous types de projets. Il nécessite d’apporter
soi-même un minimum de fonds propres et de supporter un certain niveau de risque. Les

3
Article n°2 Loi n° 18-97 Relative au micro-crédit, Chapitre premier : Dispositions générales.
11
banques demandent souvent la caution personnelle du porteur de projet, qui doit par exemple
accepter une hypothèque sur son logement ou le nantissement de ses biens mobiliers. Dans ce
cas, il est préférable d’opter pour le régime matrimonial de la séparation des biens pour
protéger sa famille.
4. Le capital-investissement : Cette forme de financement n’est accessible qu’à certains
types de projet, généralement innovants, à fort potentiel de croissance et assurant un retour sur
investissement rapide.
Le recours au capital-investissement peu avoir lieu à différents stades du cycle de
développement de l’entreprise. Généralement, les fonds d’investissement sont spécialisés
selon la phase de développement à laquelle ils interviennent :
– Capital risque ou amorçage : investissement dans des entreprises en démarrage
– Capital développement : investissement dans des entreprises en développement, avec
généralement au moins 3 à 5 ans d’activité. La prise de participation, qui se traduit le plus
souvent par une augmentation de capital, a généralement pour but d’aider l’entreprise à
financer des projets décroissance ambitieux
– Capital transmission : Investissement dans les entreprises matures à croissance
stabilisée. Le capital transmission correspond à la cession des actionnaires –souvent les
créateurs -de leurs parts dans l’entreprise
Le capital-investissement prend la forme d’une prise de participation dans la société,
souvent minoritaire. Ces investissements sont donc rémunérés non pas en intérêts, mais en
plus-value au moment de la sortie du capital. Les capitaux-investisseurs ont l’avantage
d’apporter de l’assistance technique, du conseil et de l’élaboration d’études qui servent de
base à la mobilisation des fonds.
• Focus sur les financements par emprunts
Crédit à moyen – long terme
La plupart des banques de la place octroient sous certaines conditions des financements
pouvant atteindre jusqu’à 70% du montant de l’investissement en cas de création et jusqu’à
80% en cas d’extension.
Crédit Jeunes Promoteurs
Le Crédit Jeunes Promoteurs est un prêt conjoint de l’État et des établissements bancaires
disponible auprès de la quasi-totalité des banques marocaines. Il s’adresse aux personnes
physiques de nationalité marocaine, âgées de 20 à 45 ans à la date de la demande du prêt. Ces
personnes doivent être titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur ou de formation ou
qualification professionnelle.

12
2. Conditions et procédures d’application.
 Les établissements publiques de financement :
a. Initiative nationale pour le développement humain (INDH)
L’obtention de cette aide nécessite d’effectuer de nombreuses procédures que nous
proposons de détailler ci-dessous. L’octroi des financements est soumis obligatoirement à un
accompagnement des porteurs de projet, à l’établissement d’une convention bipartite (entre le
CPDH et les bénéficiaires) ou tripartite (entre le CPDH, les bénéficiaires et une association de
microcrédit), au suivi et à l’évaluation du projet. Si le projet n’est pas réalisé conformément
aux conditions préalablement fixées dans la convention, alors l’argent devra être remboursé à
l’INDH et les biens acquis avec la subvention resteront propriété de l’INDH. Le différentiel
entre les coûts réels et les coûts prévisionnels devra également être remboursé.

b. Programme INTILAKA :
Damane Intelak (monde urbain)
- Cible : auto-entrepreneurs, jeunes diplômés, micro-entreprises & TPE, informel, petites
entreprises exportatrices vers l’Afrique.
- Conditions : primo-accédants au crédit, entreprises de moins de 5 ans d’existence (sauf
pour les exportateurs) et chiffre d’affaires inférieur à 10 MDH.
- Nature de crédit : crédit d’investissement ou de trésorerie.
- Plafond : 1,2 MDH sauf pour les exportateurs.
- Garantie : par la CCG à hauteur de 80% du montant du crédit.
- Apport personnel : 20% minimum du montant du projet dans le cadre des crédits
d’investissement.
- Durée de remboursement : à définir par la banque.
- Taux d’intérêt : 2% hors taxe, 2,2% TTC.
- Frais de dossier et commission de garantie CCG : zéro.
Damane Intelak Al Moustatmir Al Qarawi (monde rural)
- Cible : TPE, petites entreprises, jeunes porteurs de projets, jeunes entreprises innovantes,
auto-entrepreneurs, petites exploitations agricoles & projets bâtis sur l’opération de
Melkisation, petites entreprises exportatrices.
- Conditions : primo-accédants aux crédits, entreprises de moins de 5 ans d’existence (sauf
pour les exportateurs), et chiffre d’affaires inférieur à 10 MDH.
- Nature de crédit : crédit d’investissement ou de trésorerie

13
- Plafond : 1,2 MDH sauf pour les exportateurs.
- Garantie : par la CCG à hauteur de 80% du montant du crédit.
- Apport personnel : 20% minimum du montant du projet dans le cadre des crédits
d’investissement
- Durée de remboursement : à définir par la banque
- Taux d’intérêt : 1,75% hors taxe, 1,925% TTC
- Frais de dossier et commission de garantie CCG : zéro
Financement Start-TPE
- Cible : TPE, petites entreprises, jeunes porteurs de projets, jeunes entreprises innovantes,
auto-entrepreneurs, petites exploitations agricoles & projets bâtis sur l’opération de
Melkisation, petites entreprises exportatrices.
- Conditions : crédit d’investissement garanti par Intelak de 300.000 DH maximum.
- Nature du crédit : prêt sur l'honneur pour financer le besoin en fonds de roulement de
démarrage.
- Plafond : 20% maximum du montant du crédit d’investissement garanti, dans la limite de
50.0 DH.
- Durée de remboursement : In fine après 5 ans.
- Garantie : aucune
- Taux d’intérêt : 0%.
On ne peut convertir un ancien crédit en "Intelaka"
À noter que chaque banque adoptera son propre habillage de ces produits de base et pourra
inclure son offre dans des packs comprenant d’autres services financiers.

En théorie, le premier contact de la population cible pour bénéficier de ce programme est la


banque.
Si un bénéficiaire potentiel est déjà bancarisé et dispose d’un projet bien ficelé ou d’un
investissement en marche avec un besoin de trésorerie, il peut s’adresser à sa propre banque.
S’il n’est pas bancarisé et qu’il dispose d’un projet bien ficelé ou d’un investissement en
marche avec un besoin de trésorerie, il peut s’adresser à la banque de son choix. Dans le
monde rural, le Crédit Agricole du Maroc et Al Barid Bank disposent d’une couverture
territoriale large.
Précisons enfin que ce programme s’adresse aux primo-accédants au crédit. Un
4
entrepreneur qui a un crédit bancaire en cours ne peut le convertir en crédit « Intelaka ».

4
Mohamed L. (2020). Programme Intelaka : mode d’emploi https://www.lebrief.ma/4794-
14
Figure 1 : Impact positif du programme « Intelaka »

Source : Programme « INTELAKA» : Offre produits.

c. Programme Moukawalati :
Le programme cible les lauréats de la formation professionnelle et de l'enseignement
supérieur et les bacheliers porteurs de projet d'investissement dont le coût est compris entre 50
000dhs et 250 000 DH.
Pour bénéficier de ce programme vous devez répondre aux conditions suivantes :
• Le coût de votre investissement doit être compris entre 50.000 Dirhams et 500.000
Dirhams
• De nationalité marocaine
• Âgé entre 20 et 45 ans à la date de dépôt de la demande de crédit
• Titulaire d’un diplôme (public ou privé)
• Inscrit à l’ANAPEC à travers les guichets Moukawalati
• Porteur d’un projet de première création d’entreprise
• Ne pas avoir déjà bénéficié de l’accompagnement Moukawalati. 5
Il est à noter que le nombre des entreprises créées n’a pas cessé de régresser d’une année
sur l’autre, passant ainsi de 612 en 2007 à 430 en 2009 et à seulement 232 en 2011. Il en est
de même pour le nombre des emplois créés.

programme-intelaka-mode-demploi visité le 22/04/2020


5
Source : Daralmoukawil
15
Figure 2 : Évolution des entreprises et emplois créés dans le cadre du programme
Moukawalati de 2007 à 2011

Source : Mohamed Boussetta : « Entrepreneuriat des Jeunes et Développement de l’Esprit


d’Entreprise au Maroc : L’Expérience de Moukawalati »

1. Les établissements privés de financement :


a. Micro-crédits :
Les conditions :
• Disposant d’un compte Hissab Bikhir.
• Être propriétaire et gérant de son activité, les activités gérées par des associés rendent le
client non éligible au prêt d’Al Amana.
• Disposer d’un local fixe (maison ou local), cette condition n’est pas applicable au client
taximen et client ambulant à déplacement organisé.
• (*) Le client sans local doit être propriétaire de son lieu de résidence (lui ou son conjoint)
ou avoir l’autorisation du propriétaire de son logement.
• (**) Salaire minimum interprofessionnel garanti.
Je remplis le formulaire de demande de crédit (voir l’annexe 1) Remplir le formulaire avec
des informations réelles et justes est une phase nécessaire pour la bonne prise en charge de
votre demande de crédit. Les informations sur vos revenus permettent d’intégrer votre
capacité de remboursement dans le montant du prêt à accorder et ce afin de vous prémunir du
risque de surendettement.
Je simule mon micro-crédit Évaluez le montant et les mensualités de votre financement Le
simulateur vous permet de déterminer le montant du crédit qui répond à votre besoin de
financement et de sa durée en tenant compte de vos revenus et de votre capacité de
remboursement. Les paramètres du simulateur vous permettent d’avoir une indication sur le
montant de la traite en fonction du montant choisi et de la durée de remboursement. Faites
évaluer le montant et la durée du prêt en ligne, afin de parvenir à une mensualité qui
correspond le mieux à votre capacité de remboursement.
Je valide ma demande Pour la validation de votre demande, il faut saisir tous les champs
obligatoires et vous assurer de l’exactitude des données renseignées

16
Rendez-vous à l’agence la plus proche Les coordonnées exactes sur le formulaire de votre
demande nous permettent de vous contacter dans les meilleurs délais pour étudier votre projet.
Vous pouvez vous rendre à l’agence la plus proche de chez vous, pour avoir de plus amples
6
informations et concrétiser votre demande de crédit.

b. Les banques :
Les banques proposent des crédits pour entreprise adaptés à chaque situation, la plupart des
banques octroient des prêts pouvant aller, jusqu’à 70% du montant de l'investissement total
dans le cadre d’une création et jusqu'à 80% s’il s’agit d’une extension.
Pour faire le tri, le plus simple est de commencer par consulter les sites internet ou
demander de la documentation auprès de chacune des agences bancaires, formuler et réaliser
une activité génératrice de revenus pour étudier les possibilités qui s’offrent, munissez-vous
de votre business plan et de toutes les pièces qui pourraient jouer en votre faveur (promesse de
don, accord de subventions, etc.).
Montrez que vous savez où vous allez et que vous êtes motivé et prévoyez également un
petit argumentaire sur l’intérêt de votre projet et vos capacités à le mener à bien (savoir-faire,
expérience dans le milieu, etc.).
Enfin à aller voir la concurrence pour savoir si les conditions qui vous sont proposées ne
pourraient pas vous être plus favorables. N’oubliez jamais au cours de la négociation des
conditions de votre prêt que la banque a besoin de vous, comme vous avez besoin d’elle, en
décidant de vous accorder un crédit, les banques certes prennent un risque, celui que vous ne
remboursiez pas mais ne vous inquiétez pas, il s’agit là d’un commerce comme un autre et les
banques savent se couvrir de ces risques éventuels en vous demandant notamment tout une
série de garanties (cautions, propriété de biens immobiliers, apport personnel en numéraire,
fiche de paye de votre conjoint par exemple). Une fois que vous serez arrivés à un accord,
alors vous passerez devant une commission qui décidera de l’attribution ou non de ce prêt.

Ici au Maroc, l'expérience de promotion des nouveaux projets est très récente, dans ces
dernières décennies que les autorités Marocaines l'ont optée pour résoudre les problèmes
socio- économiques (Chômage- l'exode rural...).
Malgré les efforts menés par les organismes nationaux et internationaux pour préparer un
climat favorable aux PME, il reste beaucoup à faire de la part de l'État et de la part des
bailleurs des fonds tant que les PME réclament une assistance financière accrue,
l'assouplissement des procédures et la diversification des techniques bancaires.

6
Selon un agent chez « Rawaj »
17
Section 2 : Impact des programmes
d’accompagnement sur l’entrepreneur.

L'encouragement de l'entreprenariat a suscité l'intérêt de nombreuses organisations


gouvernementales, ou associations qui ont placé l'entreprenariat pour les jeunes au centre de
leurs intérêts, et en ce sens, des programmes spécifiques ont démarré. Et d'autres dans le
processus de préparation, visant principalement à assister et soutenir les porteurs de projets.
Quelles sont les programmes d’accompagnement qu’il existe au Maroc ? Et qu’elles sont les
structures de pilotage et de suivi de ces programmes ?

1. Les programmes d’accompagnement au Maroc.


a. L’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des
Compétences (ANAPEC) :
Il est créé sous la dénomination "Agence nationale de promotion de l'emploi et des
compétences" ANAPEC, désignée ci-après par "Agence", un établissement public doté de la
personnalité morale et de l'autonomie financière.
Le siège de l'agence est fixé par voie réglementaire.
L'agence dispose, pour les besoins de son activité, d'agences régionales, provinciales et
préfectorales.
L'agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences est placée, conformément
aux textes en vigueur, sous la tutelle de l'état, laquelle a pour objet de faire respecter par mes
organes compétents de l'agence, les dispositions de la présente loi, en particulier celles
relatives aux missions qui lui sont dévolues.
L'agence est également soumise au contrôle financier de l'État applicable aux
établissements publics en vertu de la réglementation en vigueur.
L'agence a pour mission de contribuer à l'organisation et à la mise en œuvre des
programmes de promotion de l'emploi qualifié décidés par les pouvoirs publics.
À cet effet, elle est chargée d'informer et orienter les jeunes entrepreneurs pour la
réalisation de leurs projets économiques. 7
L’appui de l’ANAPEC aux porteurs de projets sur deux axes : l’orientation
entrepreneuriale et l’accompagnement à l’élaboration du business plan at assistance au
démarrage de l’entreprise.

7
Loi n° 51-99 : Dahir n°1-00-220 du 2 rabii I 1421(5 juin 2000).

18
b. Centres Régionaux d'Investissement (CRI) :
Les centres régionaux d’investissement sont érigés en établissements publics dotés de la
personnalité morale et de l’autonomie financière, régis par les dispositions de la présente loi.
Le ressort territorial de chaque Centre correspond à celui de chacune des régions, tel que
fixé par la législation et la réglementation en vigueur.
Le siège de chaque Centre est fixé dans le ressort territorial de la préfecture ou de la
province chef-lieu de la région.
Des représentations de chaque Centre sont créées, autant que de besoin, par décision de son
conseil d’administration.
Les Centres sont soumis à la tutelle de l’État, laquelle a pour objet de faire respecter, par
les organes compétents des Centres, les dispositions de la présente loi, en particulier celles
relatives aux missions qui leur sont imparties et, de manière générale, de veiller à l'application
des textes législatifs et réglementaires relatifs aux établissements publics.
Les Centres sont chargés, chacun dans les limites de son ressort territorial, de contribuer à
la mise en œuvre de la politique de l’État en matière de développement, d’incitation, de
promotion et d’attraction des investissements à l’échelon régional et d’accompagnement
global des entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises et les très petites
entreprises.
À cet effet, les Centres exercent les missions suivantes :
En ce qui concerne l’offre de services au profit des investisseurs et l’accompagnement des
petites et moyennes entreprises et des très petites entreprises, les Centres sont chargés, en tant
que guichets uniques :
D’assister les investisseurs et les entreprises, en particulier les petites et moyennes
entreprises et les très petites entreprises, pour la réalisation de leurs projets d’investissement
et les accompagner pour l’obtention des autorisations et actes administratifs exigés par la
législation et la réglementation en vigueur ;
D’assurer le suivi des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises et les
très petites entreprises et de les accompagner, à leur demande, durant leur cycle de vie, en leur
apportant notamment, conseil et assistance pour leur permettre de faire face à leurs
8
éventuelles difficultés.

c. Maroc PME :

8
Loi n°47.18 : Dahir n°1-13-18 du 7 joumada II 1440(13 février 2019).

19
Après une étape de consolidation des acquis enregistrés depuis plus d’une décennie en
matière d’accompagnement des PME, l’Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et
Moyenne Entreprise a entamé en 2015 un nouveau cycle de développement en s’appuyant sur
les retours d’expérience, sur le changement de paradigme en matière d’industrialisation, axé
sur le développement d’écosystèmes compétitifs et sur les spécificités des catégories
d’entreprises, en particulier, les très petites entreprises.
Cette perspective s’inscrit dans la logique d’enrichissement de l’action de l’Agence autour
de trois leviers : l’amélioration de la compétitivité des entreprises à fort impact, la
contribution à une croissance inclusive et la promotion de l’entrepreneuriat.
À la lumière du Cadre Contractuel 2015-2020 signé le 13 juillet 2015 avec l’État, la feuille
de route de l’Agence affiche des objectifs importants, notamment en termes de création
d’emplois, alignés sur les ambitions du Plan d’Accélération Industrielle.
De telles aspirations appellent à l’évidence un nouveau modèle économique de l’Agence,
articulé désormais autour de trois domaines clés : le développement de programmes d’appui
alignés sur les écosystèmes et les territoires, la mise en synergie des partenaires pour relayer
l’action de l’Agence en particulier dans les régions du Royaume et la capitalisation sur les
9
impacts enregistrés, les bonnes pratiques identifiées et autres réussites entrepreneuriales.

1. Structure de pilotage et suivi du programme :


a. L’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des
Compétences (ANAPEC) :
Offre un service d’ateliers et entretient concernant cinq axes :
1)Sensibilisation : des actions organisée dans toutes nos agences et chez nos partenaires
sur l’entrepreneuriat.
2)Un espace Auto-emploi est dédié aux candidats à la création d’entreprise.
3)Orientation : en fonction des besoins et des attentes du porteur du projet,
l’accompagnateur lui prescrit des prestations sur mesure.
4)Validation : un plan d’action est mis en place
5)Accompagnement : élaboration d’un plan d’affaires et l’accomplissement des
démarches administratives.
Cette offre d’accompagnement s’adresse à tous les porteurs de projets ou d’idée de création
d’entreprises, qu’elles soient des TPE ou des AGR.

9
Source : Maroc PME.
20
Le porteur de projet va s’enchainer sur un parcours qui présente comme suit :
Accueil et informations se fait par 2 ateliers : L’atelier d’informations sur le parcours de
création et l’atelier d’émergence et validation d’idée de projet.
Validation de projet et contractualisation et puis l’accompagnement à l’élaboration de plan
d’affaires et l’accompagnement dans les démarches administratives et tous cela avec des
entretiens de suivi.
Et pour la fin l’étape de la création d’entreprise avec un atelier sur les informations des
sources de financement.

b. Centres Régionaux d'Investissement (CRI) :


Pour le dépôt du dossier de création d’entreprise au CRI, le créateur ou son requérant doit
saisir le dossier et prendre un rendez-vous en ligne via le système de prise de rendez-vous
Dépôt de dossier de création d’entreprise
Traitement du dossier de création d'entreprise
Enregistrement des actes
Inscription à la taxe professionnelle et identification fiscale
Immatriculation au registre de commerce
Affiliation à la CNSS
Retrait du dossier de création d’entreprise
Le Guichet Unique du CRI ne délivre pas d'extrait du Registre du Commerce, mais
mentionne le numéro d'immatriculation au RC sur le bulletin de notification des identifiants.
Le créateur d’entreprise doit se présenter au Tribunal de Commerce avec ce numéro
d'immatriculation pour obtenir un extrait original du Registre de Commerce.
Le CRI a participé depuis son inauguration à la création de plus de 10.000 entreprises, avec
une moyenne annuelle sur les 5 dernières années de 655 entreprises/an.
Figure 3 : Évolution du nombre d'entreprises créées par l'intermédiaire du CRI / * 9 premiers
mois de l’année 2019

2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019*

Nombre d’entreprises créées 668 639 569 610 710 622 766 638
Montants capitaux (Million
95,09 78,5 52,98 76,11 150,79 92,39 98,01 92,00
MAD)
Nombre d’emplois déclarés 1555 1609 1202 1322 1717 1356 1667 1000

21
1000
800 766
668 710
639 610 622 638
569
600

400
200
0

2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019*

Source : Bilan de Création de centre régionale d’investissement.

c. Maroc PME :
L’action de Maroc PME®, alignée sur les orientations du Plan d’Accélération Industrielle
(2014-2020), se caractérise par le déploiement des programmes d’appui aux très petites,
petites et moyennes entreprises (TPME), et par le développement de l’écosystème national de
l’entrepreneuriat, poursuivant ainsi les objectifs majeurs suivants :

L’amélioration de la compétitivité des TPME et la création d’emplois moyennant


respectivement des actions de conseil et d’assistance technique et des soutiens ciblés à
l’investissement productif.

Le renforcement de l’écosystème entrepreneurial à travers la promotion du statut de l’auto-


entrepreneur et le développement des dispositifs d’accompagnement et des capacités
d’intervention des acteurs.

La sélection des projets se fait par cinq étapes :


1)Inscription de l’entreprise via la plateforme mise à disposition par Maroc PME®
http://candidature.marocpme.ma/soutien-investissement-croissante/
2)Préparation du dossier de candidature Modèle de projet de développement et du Business
Plan à fournir par Maroc PME®
3)Dépôt du dossier de candidature Par l’entreprise en cas d’autofinancement ou via la banque
4)Évaluation et sélection des projets Évaluation par Maroc PME® avec l’appui d’un
Contractualisation entre Maroc PME® et le bénéficiaire prestataire externe et la sélection des
projets par un Comité Public Privé (CPP)
5)Contractualisation entre Maroc PME® et le bénéficiaire.
Une approche d’accompagnement intégrée reliant trois axes d’intervention de Maroc PME
favorisant une croissance pérenne de la PME :
Appui à l’investissement : Investissement de croissance et investissement technologique
Appui technique : Conseil et expertise et projet de créativité / Co-développement

22
Accès aux services d’appui : Inscription en ligne et plateforme de transfert des compétences
10

L’assistance technique autour de sept champs d’intervention clés : Stratégie et


développement des modèles économiques, Performances opérationnelles, Accès aux marchés
nationaux et internationalisation, Management de l’innovation, Accès au capital,
Transformation Digitale et Accompagnement du Dirigeant / Gouvernance. Tout ça avec une
contribution de l’État de 70% du coût de l’expertise au profit de deux cibles : TPE et PME.

En sommes, nous pouvons constater que malgré la volonté et l'engagement de l'État, les
mesures d'entreprises et les programmes adoptés pour accompagner les porteurs de projets, il
y a lieu de pour manque de coordination entre les différents intervenants. En effet, jusqu'à nos
jours on constate l'absence d'une réelle globale et cohérente et l'absence d'une approche
systémique.

En guise de résumé Le défi serait donc de trouver une formule qui puisse allier
financement et accompagnement, afin que l’entrepreneuriat national puisse se porter aux
standards internationaux, mais surtout, contribuer grandement à la création d’une réelle valeur
ajoutée à l’économie national.

10
Source : Programmes d’appui de Maroc PME

23
Partie 2 : Bilan de la
recherche
empirique
Afin de présenter les établissements publiques et privées de financement et
d’accompagnement au Maroc, il a été nécessaire de réaliser une enquête auprès de porteurs de
projets.
Le passage de cadre théorique au cadre pratique est la base de cette partie, dans laquelle
nous allons traiter les objectifs qui nous ont poussés à réaliser cette étude, puis nous allons
mettre le point sur les différentes méthodes utilisées pour déterminer notre échantillon qui va
être le sujet du questionnaire.

Dans un premier temps nous allons aborder le cadre organisationnel de notre enquête entre
autres les objectifs et les méthodes utilisées ainsi que la formulation de questionnaire.
Dans un second temps, l’analyse des résultats de l’enquête à travers des informations
schématisées qui vont être par la suite une base de prise de décision pour dégager des
solutions et recommandation efficients.
24
Chapitre 1 : La méthodologie de recherche retenue

Pour pouvoir répondre aux questions de notre problématique, nous avons effectué un
questionnaire, ce dernier nous permettra d’analyser les difficultés rencontrées par les
entrepreneurs lors de la création de leur projet et aussi l’impact des programmes d’appui et
financement dans ce domaine.

Section 1 : Collecte des informations :

1. Objectif de l’enquête :
Le but de l’enquête est d’étudier les différents difficultés des programmes de financement et
d’accompagnement des entreprises et trouver les obstacles qui entravent les porteurs de projets

2. La taille de l’échantillon et la durée de l’enquête :


Afin de pouvoir présenter des résultats pertinents nous avons essayé de construire un
échantillon compose de 50 entrepreneurs. Le questionnaire a été remplit sur internet et la
durée de collecte les données et le traitement des résultats étaient quatre semaines.

3. Le mode d’administration :
Le questionnaire a été élaboré via logiciel bureautique Google Forms, et diffusé par sur des
groupes entrepreneurs sur les réseau sociaux les plus utilisé par notre échantillon WhatsApp et
Facebook, le choix de ce mode d’administration justifie par sa rapidité dans la collecte des
informations et aussi du fait qu’il est facilement accessible pour nos répondants.

25
4. Présentation de questionnaire :
Nous avons construit un questionnaire regroupe un ensemble de questions formulées de
façon simple et claire et composé de 3 parties. La première partie contient une petite
paragraphe introductive servant d’informer les personnes interrogées sur l’objectif de l’étude,
qui s’inscrit dans le cadre de réalisation d’un projet de fin d’étude et aussi des questions
consacrée à l’identification de l’entreprise quant à son secteur d’activité, CA, capital sociale,
effectif, statut juridique et motivation principal .Puis la deuxième partie qui se compose des
questions sur les programmes de financement choisis par les entreprises et leurs difficultés.
Ensuite la troisième partie, consacrés la satisfaction des entreprises face au programmes
d’accompagnements et aussi les obstacles qui peuvent les entraver. Et on termine par une
quatrième et dernière partie comporte un ensemble de questions pour mieux connaitre les
personnes interrogées.

Section 2 : Outils de collecte et de traitement


des informations :

Afin de compléter les données disponibles sur le secteur et particulièrement sur les thèmes
qui seront traités dans le cadre de ce travail, un échantillon de 50 entrepreneurs qui exercent
des activités différentes a été retenu à des fins de comparaison. Il s’agit de 50 entrepreneurs
structurées dans le domaine, ayant des différents formes des entreprises (SARL, SA,
Coopérative, Auto-entrepreneur…). Cette liste sera désignée par la suite par « L’échantillon
de référence ».
Le travail a duré presque trois semaines.
Le questionnaire est la méthode la plus connue et la plus fréquemment utilisée. Cette
méthode présente de nombreux avantages et pratiquement c’est la seule qui doit adaptée aux
enquêtes quantitatives. C’est un outil méthodologique, composé d’une série de questions
s’enchaînant de manière structurée et permet la collecte méthodique d’information dans le
cadre de l’enquête.
La collecte et la recueille des données s’est fait via GOOGLE FORMS et le traitement à
l’aide du logiciel Excel pour obtenir des résultats ci-dessous, présenté sous forme de
graphiques et des tableaux statistiques pour faciliter la lecture et l’interprétation des résultats
obtenues.
26
Chapitre 2 : Discussion et présentation
des résultats

Section 1 : Analyse et discussions


1. L’élaboration de questionnaire :
Le questionnaire est la méthode la plus connue et la plus fréquemment utilisée. Cette
méthode présente de nombreux avantages et pratiquement c’est la seule qui doit adaptée aux
enquêtes quantitatives. C’est un outil méthodologique, composé d’une série de questions
s’enchaînant de manière structurée et permet la collecte méthodique d’information dans le
cadre de l’enquête.
Notre questionnaire était au but d’analyser le rôle des établissements publiques et privées
sur l’encouragement des porteurs de projet à la réalisation de leurs idées, ce questionnaire est
adressé aux porteurs de projets qui ont profitent de ces établissements.
Figure 4 : présentation de l’échantillon
Le nom d'entreprise Le lieu d'implantation
M2B info Beni Mellal
Boukhrta hamach Nador
Coopérative sefsaf Fquih Bensaleh
Coopérative alhaja Fatima Fquih Bensaleh
Café Opra Azilal
Café Pidval Beni Mellal
Café Drissi Beni Mellal
Coopérative Amghar de textile Fquih Bensaleh
La crèche Amal Sidi Kacem
La crèche Douaa Khayr Beni Mellal
Rachad Casablanca
Face Food Truck Beni Mellal
Pharmacie Safi
Coopérative Espace Bleu de traitement des déchets ménagers Kenitra
Restaurant Ahmadi Témara
Restaurant Souhaib Salé
Pépinière Ain Asserdoun Beni Mellal
Café restaurant Playa Linda Nador
Épicerie Redouane Tétouan
Coopérative Alfath Beni Mellal
Restaurant Annasr Témara
Coopérative Azahraoui de textille Beni Mellal
Coopérative agricole Sidi Ahmed Beni Mellal
Magazin zerrouk Beni Mellal
Magazin Esmail Beni Mellal
Souad couture Beni Mellal
Magazin fouad Beni Mellal

27
Café issam Beni Mellal
Restauration zohra Salé
Crèche Sanabil Beni Mellal
Café Ayachi Salé
Restaurant stars Salé
Pépinière Zohour Fquih Bensaleh
Gie targanine Agadir
Coopérative tamaynoute Agadir
Coopérative agrumar souss Agadir
Coopérative agricole féminine toudarte Agadir
Café seddad Fquih Bensaleh
Café elfirdaous Fquih Bensaleh
Magasin el addouni Beni Mellal
Magasin ismaili Beni Mellal
Restaurant karim Temarra
Crèche Ajyal ghad Beni Mellal
Cyber café souad Beni Mellal
Épicerie ouled zahra Beni Mellal
Magasin hamid cosmitique Beni Mellal
Magasin hakim bio cosmetique Beni Mellal
ghasalaty Beni Mellal
Belmarfroidclim Tanger
Association Majd ayadi d'environnement et solidarité sociale Beni Mellal
Source : Élaboré par nous-mêmes.

2. L’analyse des modalités :


Figure 5 : Les motivations principaux.
35
30
25
20
15
10
5
0
Financière Personnelle Sociale
Total 30 11 9

Source : Élaboré par nous-mêmes.

La principal motivation de créer une entreprise a été cité par 60% de porteur de projet est
financière, ainsi le gain d’argent et l’amélioration de la situation matérielle des entrepreneurs
constituent un facteurs essentiels de leurs aventure entrepreneuriale.
En seconde lieu la motivation personnel représente un déterminant important pour les
entrepreneurs dans la mesure où il a cité en deuxième lieu par 22%, il s’agit pour eux de
mettre à profit leur formation et de valoriser leur compétence en créant leur propre affaire.

28
La motivation sociale apparait essentielle d’un pourcentage de 18%, sortir de chômage et
promouvoir sa situation social à travers l’auto-emploi.
On peut en déduire alors que la source de revenu est la principal motivation pour notre
échantillon.

Figure 6 : Le statut juridique.


16
14
12
10
8
6
4
2
0
Société à
Auto entrepreneur Coopérative EURL Société anonyme
responsabilité limité
Total 13 14 3 6 14

Source : Élaboré par nous-mêmes.

La figure ci-dessus montre qu’il y a une égalité entre les coopératives et les sociétés
anonyme d’un nombre de 14, comparativement à 13 entrepreneurs sondés qui ont auto-
entrepreneurs, tandis que les sociétés à responsable limité et L'entreprise unipersonnelle à
responsabilité limitée constituent un nombre respectivement à 6 et 3.

Figure 7 : Répartition selon le capital sociale de l’entreprise.


10 000 000,00 DH
9 000 000,00 DH
8 000 000,00 DH
7 000 000,00 DH
6 000 000,00 DH
5 000 000,00 DH
4 000 000,00 DH
3 000 000,00 DH
2 000 000,00 DH
1 000 000,00 DH
- DH

Source : Élaboré par nous-mêmes.

29
43 des entreprises ayant un capital social Moins de 1 Millions DH, 6 ayant un capital
entre 1 et 4 Millions DH, et une entreprise a un capital de 9 Millions DH.

Figure 8 : Secteur d’activité.

20

18

16

14

12

10

4
environne Restaurati
Agriculture Artisanat Artisanat‫ ا‬Commerce Education Industrie Services
ment on
2
Total 4 5 1 18 4 2 2 11 3
0
Source : Élaboré par nous-mêmes.

On peut constater les résultats de cette question qu’il y a différents secteurs d’activité Les
deux secteurs d’activité les plus représentant par notre échantillon est la commerce et la
restauration qui représentent plus de la moitié de l’ensemble.

Figure 9 : Les associés.

44%

56% Non
Oui

Source : Élaboré par nous-mêmes.

30
La majorité des entrepreneurs sondés ont des associés, contre un pourcentage de 44% qui
n’ont pas des associés.

Figure 10 : Revenu mensuel.

DH300 000,00

DH250 000,00

DH200 000,00

DH150 000,00

DH100 000,00

DH50 000,00

DH-

Source : Élaboré par nous-mêmes.

44 des entreprises sondées ont un chiffre d’affaire Moins de 30.000 DH, et 5 ont un chiffre
d’affaire entre 30.000et 50.000 Millions DH, et une entreprise a plus de 250.000DH.

Figure 11 : L’existence des salariés.

26%

Non

74% Oui

Source : Élaboré par nous-mêmes.

31
On peut conclure d’après les résultats obtenus que la majorité des entrepreneurs ont des
salariés 74%, contre un pourcentages assez faible de 26% qui n’ont pas des salariés, ce qui
nous permet alors que l’entreprenariat a un impact important sur la création du travail.

Figure 12 : Nombre des salariés.

Source : Élaboré par nous-mêmes.

La majorité des entreprises emploient un effectif de salaries Moins de 9 personnes qui


représentent 90% on peut les qualifier comme des TPE, alors que 3 autre entreprises ayant un
effectif de 10 à 12 personnes qui représentent 8 % on peut les qualifier comme des PME, et
une seule entreprise qui un effectif de salaries plus de 100 personnes qui représentent 2 %de
notre enquête.

Figure 13 : Mode de financement.

4%

Non
Oui

96%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

32
La majorités des entrepreneurs sondés 96% trouvent le financement nécessaire à
l’entreprise, contre un pourcentage très faible de 4% qui ne le trouve pas. On peut conclure
qu’il existe au Maroc des programmes de financement suffisante pour l’encouragement des
jeunes.

Figure 14 : Les établissements de financement.

2%2%2%
14%
Auto-financement
coopérateur

40% INDH
Les banques
Les sociétés de micro crédit

40% Moukawalati

Source : Élaboré par nous-mêmes.

Pour évaluer les dispositifs financiers dédiés aux porteurs de projets, le graphique ci-dessus
montre l'efficience de certaines sources de financement mises en place pour soutenir leurs
fonds propres. Par ailleurs, il se voit clairement qu’il y a une égalité entre les banque et
l’INDH par un pourcentage de 40%, tandis que 14% ont choisi l’auto-financement alors que
18% des répondant ont été financé par les sociétés de micro-crédit et Moukawalati et des
coopérateurs d’une manière égalité.

Figure 15 : Remboursement du crédit bancaire .

Source : Élaboré par nous-mêmes.

33
Nous constatons d’après ces résultats que la majorité 87% de l’échantillon sondé qui ont
bénéficié d’un financement par crédit bancaire, ne sont pas en retard par rapport au
remboursement, contre un pourcentage assez faible de 13%des entrepreneurs qui sont en
retard au remboursement.

Figure 16 : Les difficulté d’accès au financement.

12%
Absence d’accompagnement
36% Garantie est plus élevé
18%
Le délai de remboursement Montant de crédit non convenable

Taux d’investissement est plus élevé


18%
16%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

Nous constatons d’après ces résultats que 36% des sondés ont trouvé des difficultés de taux
d’investissement qui est élevé, un pourcentage de 36%ont le délai de remboursement et la
garantie la plus élevé sont les grande difficultés pour eux. Tandis que le montant de crédit non
convenable et l’absence d’accompagnement constituent respectivement un taux de 16% et
12% de l’échantillon. On peut en déduire qu’il est existé encore des difficultés d’accès au
financement au Maroc pour notre population cible.
Figure 17 : Programme « Intelaka ».

20%

Non
Oui
80%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

34
On peut conclure d’après les résultats collecté que la majorité 80% des entrepreneurs
enquêté ont une idée sur le nouveau le programme d’appui et de financement aux entreprises,
contre un pourcentage assez faible de 20% des entrepreneurs qui ne le connaissait pas.

Figure 18 : Satisfaction du programme « Intelaka ».

2%

8%
10%

Pas satisfait Peu satisfait Satisfait


Très satisfait

80%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

La figure ci-dessus montre que la majorité 80% de l’échantillon assument qu’ils sont
satisfaits du programme « Intelaka », comparativement à 10% des individués enquêtés qui
sont peu satisfait, en revanche 8% qui sont très satisfait contre un pourcentage très faible qui
considère qu’ils ne sont pas satisfaits. D’après ces résultat la grande partie de l’échantillon est
satisfait de ce programme, et cela peut être traduit par ces avantages multiplexe.

Figure 19 : Informé par programme « Intelaka ».

30%
Moyennement informé

52% Pas informé


Très informé

18%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

35
Nous avons constaté que 30% des porteurs de projets sont au courant de ce nouveau
programme d’appui au financement, alors que 52% ont moyennement informés, au contraire
juste la majorité faible de 18% de l’échantillon n’ont aucune information concernant ce
nouveau programme, d’où la nécessité de distribuer l’information pour faire connaître ce
programme d’Intelaka.
Figure 20 : Les attentes de l’accompagnement.

6% 12%

Conseil sur le financement


12%
l'Ecoute
Mise en réseau professionnels

48% Orientation stratégique


Soutien psychologique
22%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

En Corrélation avec ces résultats, 48% de l’échantillon ont choisis l’orientation stratégique
comme première attente des programmes d’accompagnement, ainsi que la mise en réseau
professionnel représentent un attente plus ou moins important pour 22% de l’échantillon, de
l’autre côté on trouve 12% sont intéressés par conseil sur le financement et l’écoute,
finalement avoir un soutien psychologique ne représente que 6% de choix des individus
enquêtés.

Figure 21 : Les établissements d’accompagnement.

ANAPEC
2% aucune accompagnement
30%
CRI
46%
INDH
22%%
La banque Maroc PME
14% 4%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

36
46% des projets est accompagné par ANAPEC, face à une catégorie réduite de 30% qui ont
choisi Maroc PME, 14% profitent par les services de CRI, et 4% malheureusement restent
sans aucune accompagnement, 2% pour les banques, INDH et la préfecture. Cela que
ANAPEC offre des services de qualité par rapport à l’accompagnement au contraire des
autres établissements.
Figure 22 : L’année du suivi.

28% 28%

Deuxième année Plus de trois ans Première année


Troisième année

4%

40%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

L’année de suivi des enquêtés apparait assez diversifié, en effet presque la moitié d’entre
eux sont à leurs premières années de suivi ce qui signifie que nous avons bien ciblés les
nouveaux entrepreneurs, 28% pour les enquêtés qui ont le deuxième et la troisième année de
suivi et pour la fin on trouve 4% pour plus de trois années de suivi.

Figure 23 : La façon de suivi.

Un combiné de deux

Téléphonique

Physique
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Physique Téléphonique Un combiné de deux
Total 4 37 9

Source : Élaboré par nous-mêmes.

37
74% effectuent leur suivi d’activité par téléphone ce qui montre le rôle de digitalisation,
18% profitent de suivi physique, en effet 8% des enquêtés combine entre les deux façons de
suivi.

Figure 24 : Évaluation du suivi.

Source : Élaboré par nous-mêmes.

Selon ce graphique on peut déduire que le suivi proposés par les établissements
d’accompagnement sont un peu médiocre d’un pourcentage de 50,9%, en revanche on trouve
que 49,1% des enquêtés confirment que le suivi a dépassé leurs attentes.

Figure 25 : Propositions pour améliorer le suivi.

Source : Élaboré par nous-mêmes.

Conseil en
gestion

Suivi physique
L'orientation

38
On a mis à la disposition des enquêtés une question ouverte pour proposer ce qui manque
le suivi faite par les établissements d’accompagnement, et parmi ces propositions c’est :
l’orientation, le suivi physique et des conseils en gestion.

Figure 26 : La création d’entreprise étant un étudiant.

Source : Élaboré par nous-mêmes.

6%

18%

Assez difficile Assez facile Très difficile

76%

Le figure ci-dessous montre que 76% de l’échantillon pensent que créer une entreprise en
étant étudiant est assez difficile, comparativement à 18% des individus enquêtés croient qu’il
assez facile de créer une entreprise, en outre 6% trouvent qu’il est très difficile avec un
pourcentage très faible de 6%. D’après ces résultats la grande partie de l’échantillon voit la
difficulté dans la creation.et cela peut être traduit par l’existence de certaines contraintes.

Figure 27 : Les obstacles.

14% Capital de départ Connaissance de marché Expérience


30% Les idées innovants

26%

30%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

39
En corrélation avec ses résultats, 60% des entrepreneurs interrogés sont principalement
entravés par le capital de départ et la connaissance de marché, d’autre part l’expérience
représente un obstacle de 26%, et parmi ces entrepreneurs un pourcentage de 4% se trouvent
en difficulté en raison les idée innovantes.

Figure 28 : Les programmes de financement et d’accompagnement suffisante pour


l’encouragement entrepreneuriale des jeunes.

26%

Non Oui
74%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

Le graphique ci-dessus montre qu’une partie dominante de 74% de l’échantillon affirme


qu’il existe actuellement des programmes d’accompagnement et de financement suffisante
pour l’encouragement entrepreneuriale des jeunes au Maroc, face à une catégorie réduite
faisant partie des personnes qui ne sont pas actifs dans ce domaine. Ces résultats nous mènent
à conclure que les jeunes dont très actifs et informés dans le domaine d’entrepreneuriat.

Figure 29 : Le sexe.

36%
Femme
Homme
64%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

40
Notre échantillon est constitué de 50 personnes entre femmes et hommes, dont 64% sont
des hommes, tandis que les femmes ne constituent que 36% des personnes interrogées. On
peut constater d’après cette figure que les hommes représentent la partie dominante des
personnes sondées.

Figure 30 : L’âge.

12%
18%

20-30 ans
30-40 ans
40-50 ans

34%
Plus de 50 ans
36%

Source : Élaboré par nous-mêmes.

Selon le graphique ont déduite que 36% des entrepreneurs ayant l’âge entre 30 et 40 ans,
34% ayant entre 40 et 50 ans, 18% pour les jeunes ayant l’âge entre 20 et 30 ans et seulement
12% ayant plus de 50 ans.

Figure 31 : Niveau d’études.

6%

24% Bac
Bac+2

Bac+3
6% 64% Bac+5 et plus

Source : Élaboré par nous-mêmes.

41
Nous constatons que 64% envisagent de se lancer dans le monde des affaires après
l’obtention du baccalauréat, un pourcentage de 24% reportent la création au-delà de
l’obtention du licence, tandis que les personnes ayant le master et bac+2 ne représente que
6%de l’échantillon.

Section 2 : Recommandations

Sur la base des résultats de l’enquête, nous avons constatés que les PME souffrent de
plusieurs problèmes qui bloquent leur dynamisation parmi eux le manque de :
• Écoute
• Soutien psychologique
• Mise en réseau professionnels
• Orientation stratégique
• Conseil sur le financement
D’après une étude approfondie sur la situation des entrepreneurs au Maroc ainsi que les
discussion effectuer avec les acteurs socioéconomique, on a déduit que Pour sortir de cette
impasse, il y a Sept réformes qu'il faut prioritairement mener à bien :
1. Mettre à leur disposition des services d’information, de communication et de conseil
suffisants et utiles.
2. Offrir des formations suffisantes et appropriées pour le développement de leurs
compétences managériales.
3. Développer les services financiers accordés aux jeunes entrepreneurs.
4. Alléger la contrainte foncière de plus en plus pesante et pénalisante.
5. Améliorer véritablement le climat général des affaires.
6. Desserrer les contraintes spécifiques liées à l’entrepreneuriat des jeunes.
7. Favoriser le réseautage des jeunes entrepreneurs.
Il est donc très important de créer des réseaux et assurer une coordination appropriée entre
les acteurs opérant dans les domaines de la promotion et les porteurs de projets (crédit,
formation technique et gestion, choix de la technologie, fourniture d’intrants, information,
conseils juridiques, commercialisation, gestion, etc..).

42
Conclusion de la deuxième partie

On peut déduire qu’il existe au Maroc des institutions qui financent et soutiennent et
accompagnent les entrepreneurs, en se basant sur les résultats obtenus de notre enquête, nous
pouvons constater que ces principes institutions sont : les banques, INDH, ANAPEC, les
centres régionale d’investissement
On revanche, les réponses obtenues montre que malgré l’existence de ces institutions, il
existe plusieurs difficulté d’accès au financement et aussi différentes obstacles qui entraves
ces entrepreneurs, notamment les ressources financière et manque d’expérience qui
constituent une barrière de développement au monde d’affaire.
Et on n'oublie pas que l’université Sultan Moulay Sliman joue un rôle important au
développement de la culture entrepreneuriale à travers plusieurs formations et évènements
dans ce sens , elle consiste à développer et inculquer dans l’esprit de l’étudiant un certain
nombre de traits de personnalités relatifs au monde entrepreneurial (l’autonomie, le sens de
responsabilité, la créativité et la prise d’initiative), l’université est considérée comme un
espace où le potentiel entrepreneurial de l’étudiant peut être identifié et développé, néanmoins
cela ne peut se faire qu’à travers la mise en place de certaines activités jugées nécessaires pour
instaurer un environnement universitaire propice et favorable à l’initiative entrepreneuriale de
ses étudiants il s’agit de la sensibilisation, formation et accompagnement.
Cependant, il semble que malgré les efforts qui continuent de déployer les pouvoirs public
pour aider les entrepreneurs à accéder au financement, les résultats obtenus sont loin d’être
suffisants.

43
Conclusion générale

Notre travail consiste à l’étude de rôle des établissements publiques et privées de


financement et l'accompagnement au Maroc, après avoir ciblée les porteurs des projets, leurs
secteurs d'activité, ainsi que leurs freins de pérennité. Nous avons procédé à la définition des
mécanismes à appliquer dans notre enquête, et les méthodes utilisés pour l’élaboration, et par
la suite la réalisation sur terrain. Cinquante entrepreneurs nous ont ouvert ses portes afin de
mesurer la capacité financière et les problèmes dont elles souffrent.
À cet égard, la perception du rôle de l'État parmi les entrepreneurs indique les problèmes
auxquels sont confrontées les nouvelles générations des entrepreneurs et d'entreprises
marocaines. Leurs principales revendications sont : la suppression des obstacles à
l'entrepreneuriat, le soutien financier, la supervision et la formation, ce qui suggère le
développement d'une politique publique concertée, coordonnée et multidimensionnelle, avec
tous les partenaires commerciaux. Par conséquent, l'État marocain doit :
-Promouvoir une culture de l'entreprenariat en particulier par l'éducation et la formation
pour assurer la stabilité macroéconomique et les conditions générales pour soutenir
l'environnement entrepreneurial.
-Garantir la diminution et la simplification des textes et des coûts administratifs qui
accablent la création d’entreprises.
-Intégrer la dimension du développement local dans la promotion de l’entreprenariat via le
renforcement de la régionalisation.
-Prendre en considération les porteurs de projets dans les programmes de soutien en
termes de coût et leur aptitude à fournir des résultats mesurables.

Pour finir par une note personnelle, ce projet d’études a été une occasion véritable qui nous
a initié à la recherche et à l’analyse d’informations. Nous nous sommes rendu compte qu’il ne
suffit pas de connaître la technique pour réussir professionnellement, il faut encore développer
un savoir-être permettant d’intégrer facilement l’équipe du travail. Nous avons apprécié
d’avoir la possibilité d’être facilement en contact avec les professionnels, d’exercer l’esprit
d’écoute, et apprendre être à l’aise dans les relations avec eux ainsi qu’avec les collègues de
travail pour surmonter les obstacles et réussir notre mission.

44
Références bibliographiques

 Youness SAAD ALAMI. (2018). INDH : Une nouvelle génération d’initiatives.


Consulté à l’adresse https://www.leconomiste.com/article/1037835-indh-une-
nouvelle-generation-d-initiatives visité le 01/04/2020

 Hayat GHARBAOUI. (2020). Financement : Les premiers retours sur le programme


Intelaka. Consulté à l’adresse https://www.medias24.com/financement-les-premiers-
retours-sur-le-programme-intelaka-7590.html visité le 04/04/2020

 Article n°2 Loi n° 18-97 Relative au micro-crédit, Chapitre premier : Dispositions


générales.

 Mohamed L. (2020). Programme « Intelaka » : mode d’emploi


https://www.lebrief.ma/4794-programme-intelaka-mode-demploi visité le 22/04/2020

 Programmes d’appui « guide dar al Moukawil ».

 Loi n° 51-99 : Dahir n°1-00-220 du 2 rabii I 1421(5 juin 2000).

 Loi n°47.18 : Dahir n°1-13-18 du 7 joumada II 1440(13 février 2019).

 Programmes d’appui de Maroc PME

45
Table des matières

Remerciements......................................................................................................................................2
Sommaire...............................................................................................................................................3
Liste de figures.......................................................................................................................................4
Liste des abréviations.............................................................................................................................5
Introduction générale.............................................................................................................................6
Partie 1 : Approche générale sur les établissements de financement au Maroc....................................7
Introduction à la première partie...........................................................................................................7
Chapitre 1 : Présentation des établissements publiques et privées, conditions et procédures.........8
Section 1 : Les différents types et sources de financement au Maroc............................................8
1. Les différents types et sources de financement au Maroc...................................................8
2. Conditions et procédures d’application.............................................................................13
Section 2 : Impact des programmes d’accompagnement sur l’entrepreneur..............18
1. Les programmes d’accompagnement au Maroc................................................................18
1. Structure de pilotage et suivi du programme.....................................................................20
Partie 2 : Bilan de la recherche empirique...........................................................................................24
Chapitre 1 : La méthodologie de recherche retenue........................................................................25
Section 1 : Collecte des informations...........................................................................................25
1. Objectif de l’enquête.........................................................................................................25
2. La taille de l’échantillon et la durée de l’enquête..............................................................25
3. Le mode d’administration.................................................................................................25
4. Présentation de questionnaire...........................................................................................26
Section 2 : Outils de collecte et de traitement des informations..................................................26
Chapitre 2 : Discussion et présentation des résultats.......................................................................27
Section 1 : Analyse et discussions.................................................................................................27
1. L’élaboration de questionnaire.........................................................................................27
2. L’analyse des modalités....................................................................................................28
Section 2 : Recommandations......................................................................................................42
Conclusion de la deuxième partie........................................................................................................43
Conclusion générale.............................................................................................................................44
Références bibliographiques................................................................................................................45
Table des matières...............................................................................................................................46
Annexes................................................................................................................................................47

46
Annexes

Annexe 1 :

47
Annexe 2 :

A propos de votre Entreprise


Quelle est votre principal motivation pour créer votre entreprise ?
• Financière
• Personnelle
• Sociale
• Autre

Quel est le statut de votre entreprise ?


• Auto-entrepreneur
• SARL
• SA
• Société coopérative
• Autre

Quel est le capital de votre entreprise ? (Question ouverte)

Quel est le secteur d’activité de votre entreprise ?


• Industrie
• Commerce
• Agriculture
• Artisanat
• Autre

Avez-vous des associés ?


•Oui
•Non

48
En moyenne depuis le début, quel revenu mensuel tirez-vous de cette création ?
(Question ouverte)
Avez-vous des employés ?
•Oui
•Non

Combien ? (Question ouverte)

A Propos de financement :
Avez-vous trouvé le financement nécessaire à la création de votre entreprise ?
•Oui
•Non

Quels sont les organismes qui vous ont financé ?


• INDH
• Les banques
• Les sociétés de micro-crédit
• autre
Si vous avez bénéficié votre financement par crédit bancaire, êtes-vous en retard par
rapport au remboursement ?
•Oui
•Non

Quelles sont les difficulté d’accès au financement que vous avez trouvé :
• Taux d’investissement est plus élevé
• Garantie est plus élevé
• Le délai de remboursement
• Absence d’accompagnement
• Montant de crédit non convenable
• Autre

49
Avez-vous une idée sur le nouveau programme intégré d’appui et de financement «
INTELAKA » :
•Oui
•Non

Si oui, est ce que vous pouvez assumer que vous êtes :


• Très satisfait
• Satisfait
• Peu satisfait
• Pas satisfait

Êtes-vous informés par le programme « Intelaka » :


• Très informé
• Moyennement informé
• Pas informé

A propos d’accompagnement :
Quelles sont vos attentes concernant l’accompagnement :
• Écoute
• Soutien psychologique
• Mise en réseau professionnels
• Orientation stratégique
• Conseil sur le financement
• Autre

Par quelle établissement votre projet est accompagné :


• ANAPEC
• CRI
• Maroc PME
• Autre

50
Par quelle année de suivi êtes-vous :
• Première année
• Deuxième année
• Troisième année
• Autre

Est-ce que votre suivi est :


• Téléphonique
• Physique
• Un combiné de deux

Comment évaluez-vous votre suivi jusqu’à présent :

Qu’est-ce que vous manque dans le suivi ? (Question ouverte)

Créer un projet en étant étudiant ou à la fin des études :


• Très facile
• Assez facile
• Assez difficile
• Très difficile

Selon vous, quels sont les obstacles que vous pouvez rencontrer ?
• Capital de départ
• Expérience
• Connaissance de marché
• Les idées innovants
• Autre

Pensez-vous qu’il existe actuellement au Maroc des programmes de financement et


d’accompagnement suffisante pour l’encouragement entrepreneuriale des jeunes ?
•Oui

51
•Non

Pour mieux connaître :


Votre sexe :
•Homme
•Femme

Votre âge :
• 20-30ans
• 30-40ans
• 40-50ans
• Plus de 50ans

Quelle est votre formation ?


• Bac
• Bac+1
• Bac+2
• Bac+3
• Bac+4
• Bac+5 et plus

Le nom de votre projet (Question ouverte)


Lieu d’implantation de projet (Question ouverte)

52