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l lollection

1 nter
l ltricaine de
M athématiques

sous la direction
de Saliou Touré
Professeur à l 'Université
d'Abidjan

Elrnéhdi Ag HAMATY
Pierre DAGBEGNON LAWIN ORÈ
Georgette HADDAD-OUÉDRAOGO
Denis OUÉHI
Baye OULD EL HADJ AMAR
Faustin TOUADERA

EDICEF
~8,rue Jean-Bleuzen
92178 Vanves Cedex
L 'idée d'harmoniser les programmes de mathématiques entre les pays francophones d'Afrique et
de l'océan Indien remonte à l'année 1983 où fut organisé par l'IRMA, à Abidjan, le premier sémi-
naire d'harmonisation. Depuis, d'autres séminaires ont suivi : en 1985 à Cotonou, en 1988 à
Conakry et en juin 1992 à Abidjan avec la participation de 20 pays.

PARTICIPATION DES DIFFÉRENTS PAYS

,, ·BÉNIN COMORES GUINÉE RÉP. DÉM. CONGO


BURKINA FASO CONGO MADAGASCAR RWANDA
BURUNDI COTE D'IVOIRE MALI SÉNÉGAL
CAMEROUN DJIBOUTI MAURITANIE TCHAD
CENTRAFRIQUE GABON NIGER TOGO

a suite logique, souhaitée par tous les participants, est l'élaboration d'une Collection Inter-
L Africaine de manuels de mathématiques pour l'enseignement secondaire. Des rédacteurs de tous
les pays participent la réalisation de ce projet. Un comité de coordination travaille avec les cel-
à
lules nationales mises en place dans chaque pays.

COMITÉ DE COORDINATION

Georgette HADDAD-OUÉDRAOGO

Mamadou BINATÉ Adou NIAMEN Denis OUÉHI

'autres séminaires de concertation ont réuni les responsables de ces cellules , à Libreville en
D 1993, à Ndjaména en 1994, à Yaoundé en 1995, à Antananarivo en 1996, à Dakar en 1997 et à
Niamey en 1998, à Nouakchott en 1999, à Ouagadougou en 2000.

ISSN 1248-587-X
ISBN 2-84-129478-1
© EDICEF 1999
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays.
Le Code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes des articles L. 122-4 et L. 122-5, d'une part, que
les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisa-
tion collective » et, d'autre part, que « les analyses et les courtes citations » dans un but d'exemplé et d'illus-
tration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou
de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite ».
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, sans autorisation de l'éditeur ou du
Centre français d'exploitation du droit de copie (20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris), constituerait
donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
P R É FA C E
ans un monde qui évolue rapidement, la maîtrise et l'approfondissement des mathématiques
D apparaissent comme une condition indispensable au développement des nations, plongées
qu'elles sont dans l'ère de la haute technologie et de la mondialisation des marchés. .
Voilà pourquoi les mathématiciens africains ont commencé, dès 1983, à organiser des
réunions de concertation sur les problèmes posés par l'enseignement des mathématiques qui
jouent un rôle essentiel dans la préparation des jeunes aux défis de l'avenir.
La Collection Inter-Africaine de Mathématiques que nous proposons aujourd'hui aux élèves
de !'Enseignement Secondaire des pays francophones d'Afrique et de l'Océan Indien est le fruit de
cette collaboration franche et fraternelle qui a abouti, au mois de juin 1992, à l'élaboration et à
l'adoption par tous ces pays des programmes des premier et second cycles de l'Enseignement
Secondaire.
Elle a pour objectifs majeurs :
- l'harmonisation de la pédagogie des mathématiques et la mise à la disposition des élèves
et des enseignants africains de manuels de qualité tenant compte du milieu socioculturel
africain en tant que support et véhicule privilégiés des concepts mathématiques ;
- l'acquisition par les élèves des bases d'une formation mathématique solide qui leur per-
mettent d'analyser une situation, de conjecturer des hypothèses et de les valider ou non à
l'épreuve des faits ou du raisonnement, de recourir aux modèles mathématiques qu'ils
connaissent et de dégager ùne conclusion ;
- la diminution du coût du manuel pour permettre la réalisation d'un vieux rêve : un élève,
un livre.
Les ouvrages de la Collection Inter-Africaine de Mathématiques, rédigés par des équipes
d'enseignants, de chercheurs et de responsables pédagogiques africains, belges et français, s'ap-
puient sur l'environnement des élèves pour les motiver, les faire agir, les amener à comprendre et
à agir de nouveau, de manière autonome et créatrice. Les contenus adoptés et les méthodes péda-
gogiques préconisées ont été systématiquement expérimentés dans plusieurs pays avant que ne
soient entreprises les rédactions définitives.
Conformément à notre conception de l'enseignement das mathématiques, nous n'avons pas
voulu présenter les leçons sous forme d'exposés théoriques, mais comme des séances de travail au
cours desquelles des activités de calcul, de dessin, de lecture de documents (le plus souvent
empruntés au milieu africain) sont mises en œuvre pour solliciter et provoquer constamment la
participation active des élèves.
Insérés dans les leçons, des exercices d'application immédiate permettent l'assimilation des
notions étudiées. Placés à la fin des chapitres, des exercices d'entraînement et d'approfondisse-
ment permettent aux élèves d'éprouver leur compétence et aux professeurs d'évaluer leur ensei-
gnement.
Nous exprimons notre gratitude aux différents Ministres chargés de !'Éducation dans les
pays francophones d'Afrique et de l'océan Indien, ainsi qu'aux responsables de la Coopération
Française et de la Coopération Belge qui, pat leur compréhension, leurs encouragements et leur
soutien constant tant moral que matériel, nous ont permis de réaliser ces ouvrages dans les
meilleures conditions possibles.
Enfin, nous espérons que ce manuel répondra au mieux à l'attente et aux besoins des utilisa-
teurs (professeurs et élèves). Afin d'en améliorer les prochaines éditions, nous accueillerons avec
recon"naissance les remarques, les critiques et les suggestions qu'ils voudront bien nous faire et,
par avance, nous les en remercions.
Saliou Touré
s MMA I R
LIMITES ET CONTINUITÉ .............................. 7 lm NOMBRES COMPlJ:XES .................................205
1. Limites et continuité en a 1. Nombres complexes, forme algébrique
2. Continuité sur un intervalle 2. Formes trigonométriques et exponentielles
3. Fonctions continues strictement monotones 3. Résolution d'équations

DÉRIVÉE - PRIMITIVES 35 NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE .... 229


1. Dérivation 1. Nombres complexes et configurations du plan
2. Fonctions dérivées 2. Nombres complexes et transformations du
3. Primitives plan

Il ÉTUDES DE FONCTIONS ............................... 59 E GÉOMÉTRIE DANS L'ESPACE........................ . 241


1. Quelques généralités sur les fonctions 1. Vecteurs et points de l'espace
2. Exemples d'études de fonctions 2. Produit scalaire
3. Produit vectoriel

. . ........
Il FONCTION LOGARITHME NEPERIEN Ln. 81
m SYSTEMES
llil , ,
LINEAIRES ................................•. 259
1. Définition - Propriétés 1. Résolution d'un système linéaire
2. Dérivées - Primitives-limites par la méthode de Gauss
3. Exemples d'études de fonctions 2. Résolution de problèmes

,,
El FONCTION , • 0,, -'
EXPONENTIELLE NEPERIENNE .................... 105
Il STATISTIQUE ..................................................
269
1. Séries:statistiques doubles - Nuage de points
I
Y'

1. Définition - Propriétés algébriques 2._Ajustement et C\mélation linéall:t;!


2. Dérivées - Primitives - Limites
3. Exemples d'études de fonctions

El FONCTIONS EXPONENTIELLES
FONCTIONS PUISSANCES.............................. 123
m PROBABILITÉ ................................................ .. 293
1. Analyse combinatoire
1. Les nombres réels aa 2. Probabilités d'un évènement
2. Les fonctions exponentielles de base a
3. Les fonctions puissances d'exposant a.
4. Exemples d'études de fonctions

Il CALCUL INTÉGRAL .......................................


1. Intégrale d'une fonction continue
2. Techniques du calcul d'intégrales
141
œ~i!~iii~r~~J~~~-~~~--···········.
1. Probabilités conditionnelles
313

3. Calcul de grandeurs 2. Variable aléatoire

El SUITES NUMÉRIQUES ................................... 165


1. Généralités ·
• PROBL~MES DE SYNTHÈSE .......................... 335

2. Convergence
3. Suites arithmétiques et géométriques
4. Résolution de problèmes concrets

Il ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES ................... 191 mm........ ............................................................... 351


1. Résolution d'équations différentielles
2. Résolution de problèmes
PRÉSE
Organisation d'un chapitre
e cours es exercices
permet à l'élève de reprendre seul le travail clôturent chacun des chapitres avec en général
effectué en classe avec le professeur. des différentes parties :
- Entraînement
• L'essentiel à mémoriser, constitué des défini-
- Approfondissement
tions, propriétés, méthodes, tableaux récapitu-
-Problèmes
latifs, est placé sur fond couleur souvent pro-
longé par un cadre couleur contenant des tra-
ductions mathématiques et des illustrations. es informations
Des informations historiques, scientifiques,
• Les exemples sont souvent des exercices com- technologiques, culturelles... apportent un
mentés et résolus entièrement ou partiellement. « plus » au thème du chapitre. Elles se trouvent
L'énoncé de ces exemples est placé sur fond gris dans le flash d'ouverture ou dans des encadrés.
afin d'inviter l'élève à le traiter avant de compa-
rer sa démarche à celle proposée.
es travaux pratiques
• Les activités présentent : contiennent un zoom sur quelques thèmes.
- soit l'introduction d'une notion ; Ils sont de trois types :
- soit une démarche pour démontrer une pro- 1. Les exercices commentés qui présentent:
priété ou un problème ; - des méthodes de résolution de problèmes
- soit une démarche pratique pour appliquer - des modèles de rédaction de solution de ces
une méthode ou une technique.
problèmes
Pour les mêmes raisons que dans les exemples,
2. Le langage et la logique qui présentent :
la description de la situation mathématique et le
- des différentes méthodes de démonstration
problème posé dans ces activités sont placés sur
fond gris. - des concepts unificateurs sur les opérations
(notions de groupe commutatif, de corps
• Les exere.,ices d'applications directes sont pla- commutatif, d'espace vectoriel).
cés après chaque paragraphe. · 3. Des élargissements de notions.

Sommaire des trav~ux pratiques


CM.Vnu CILVITRI
1 TPl Calcul de limite ...................................... . 31 8 TP Limite d'une suite monotone
TP2 Démonstration par implication du type : un+t = g(un) .............................. 186
et par contraposition ............................ .. 31
9 TP Courbes paramétrées .............................. 201
t TP Démonstration par récurrence .............. . 55
10 TP Formules d'Euler
3 TPl Recherche d'asymptotes obliques .......... . 74 et calcul trigonométrique ....................... 223
TP2 Recherche de courbes asymptotes ........ . 75
TP3 Recherche d'une direction asymp ......... . 76 11 TP Caractérisation géométrique
TP4 Types et méthodes de démonstration ... .. 77 et écriture complexe d'une rotation
et d'une homothétie ................................ 239
4 TPl La fonction logarithme décimal ............. 100
TP2 La fonction logarithme de base a .......... 101 11 TP Corps commutatif - Espace vectoriel .... 255
5 TPl Étude de la continuité 14 TPl Exemple d'ajustement
et de la dérivabilité en xQ ......................... 118 se ramenant à un ajustement affine ....... 285
TP2 Un exemple d'étude de tonction ............ 118 TP2 Ajustement affine
6 TPl Recherché de primitives .......................... 136 et ajustement exponentiel ..................... 287
TP2 Étude d'équation comportant des
fonctions puissances d'exposants réels .. 136 15 TP Opérations sur les ensembles finis
TP3 Étude d'une fonction du type uv ............. 138 et calcul des probabilités ....................... 308
7 TPl Encadrement d'une intégrale 16 TPl Très faible probabilité
comportant ln .......................................... 158 de gagner au tiercé ! ............................... 328
TP2 Calcul d'une intégrale comportant ln ..... 158 TP2 Loi binomiale et contrôle de qualité ..... 330
TP3 Fonction définie par une intégrale ........ 159 TP3 Probabilité conditionnelle
TP4 Détermination de primitives .................. 160 et suite arithmético-géométrique ........... 331
)>
~
Organisation des données ;r
Les fondements de l'analyse
(des outils de modélisation) c
Qi
,....
1 - Limites et continuité 14 - Statistique -·
0
::s
2 - Dérivée - primitives 15 - Probabilité
3 - Études de fonctions 16 - Probabilités conditionnelles Q.
et variable aléatoire ~
en
n

f
De nouvelles fonctions de référence De nouveaux nombres
':1"
QI
-c
-·,....
~
en
1
4 - Fonction logarithme népérien 1...... ~
5 - Fonction exponentielle népérienne ...,.... 10 - Nombres complexes ~~

6 - Fonctions exponentielles -
11 - Nombres complexes et géométrie -c
QI
Fonctions Puissance ~
;::;:
ër::s
~
De nouvelles techniques Vers la géométrie analytique de l'espace
::s
Des outils de modélisation en analyse (outils de résolution de problèmes) 3
0
Q.
7 - Calcul intégral c
12 - Géométrie dans l'espace
8 - Suites numériques
13 - Systèmes linéaires
ii
en
9 - Équations différentielles
L imites et continuité

Ls notions de limite et de continuité étaient considérées comme


intuitives par les mathématiciens du XV/te et du XVille siècles.
Certains mathématiciens tels que Gauss, Cauchy et Abel attirèrent
/'attention sur la nécessité de produire des définitions et des
démonstrations rigoureuses, inaugurant ainsi une ère nouvelle de
/'Analyse qui eut son aboutissement au xxe
siècle sur la topologie.
L'Allemand Karl Weierstrass, par fes brillants résultats sur ses
recherches en analyse, devint l'un des plus célèbres analystes
européens de son temps.
À la stupeur de ses contempo·
rains, il définit une courbe
continue n'admettant de tan·
gente en aucun point !

Karl Weierstrass
mathématicien allemand - 1815-1897.

1. Limites et continuité en a ....................................... 8


2. Continuité sur un intervalle ...... ... .. ...... .. ... .. .. ....... .... 17
3. Fonctions continues strictement monotones .......... 23

Limites et continuité~
Tableau récapitulatif

© Limites de 'référence

• a et c étant des nombres réels, lim c = Hm c = lim c=c


x-+a x--++oo x--+-oo

• Ona: liin sinx =1 lim cosx-1 =0


x~ O X x~O X

liin /;: = + 00
x--++oo

• a étant un nombre réel et n un nombre entier naturel non nul,


lim xf' =+ OO lim r' = { + oo si n est pair
X--+ + oo x ~ - "" sin est impair·

liin
x~+~x!'
_!_ =0 lim
X~:-~x"
=0
_!_
lim x!' = 0 lim (x- a)n = 0
x~O x ~a

1
Pour n pair: lim _!_
X~ Oxf'
=+ 00 lim
x~a (x - a)n
=+ OO

1
lim _!_ =- 00
(x - a)n
=- oo
-"-:! ox!'
Pourn llnpair' {
1
lim =+ OO
x -+ a
>
(x- a)n

@ Calcul de limite à l'infini de fonctions polynômes et rationnelles

lim (anr' + an_1x!'-1 + •.. + a 1x + a 0 ) = lim a 11x!'


x--+ - oo x ~ - oo

liin (anx!' + a _1;r•-1 + ... + a 1x + a 0 ) = lim ar'


X--++ oo n x--++oo n

apxl' + aP-1»>-1 + ... + a 1x + a 0 apxl'


lim = lim
.t'--+ - OO
b,jé' + b q-1;xCJ-1 + ... + b 1x + b0 X--+-oo
b~

apxl' + ap-1»>-1 + ... + a 1x + a 0 aPxl'


lim = lim
X-+ + oo 1 X -+ + oo
b q;xCJ + bq-1;xCJ- + ... + h 1x + b 0 bq;xCJ

@ Critères de continuité en a
• f étant une fonction définie sur un intervalle ouvert contenant a,
f est continue en a ~ lim f(x)
x ~ a
=f (a)
• Toute fonction qui est somme, produit ou quotient de fonctions élémentaires est continue en
tout élément de son ensemble de définition.

8 Limites et continuité
1 1 Limites de référence et continuité en a
• • • - Limite à gauche - Limite à droite
• Tablea u récapitulatif

© Définition

a et l sont des nombres réels,fune fonction d'ensemble.de définition Dr


On dit que f admet une limite à gauche en a On dit que f admet une limite à droite en a
égale à l lorsque la restriction g de f à égale à l lorsque la restriction g de f à
D1 n ]- oo ; a[ admet en a une limite égale à l. Dr n ]a ; + oo[ admet en a une limite égale à l.

lim f(x) = lim g(x) = l. lim f(x) = lim g(x) = l.


x~a x~a x;;a x°"'a

\
@ Propriété
a et l sont des nombres réels, f une fonction définie sur un intervalle ouvert centré en a, sauf
éventuellement en a.
Dans le cas oùfn'est pas définie en a, Dans le cas où f est définie en a,
f admet une limite l en a f admet une limite en a
si et seulement si si et seulement si
f admet en a une limite à gauche et une f admet en a une limite à gauche et une
limite à droite égales à l . limite à droite égales à f(a).

-- ---~ /(a) --- --~


1

J 1
J

0 a 0 a
lim f(x) = l lim f(x) = f[a)
x°"'a x°"'a
si et seulement si si et seulement si
lim f(x) = lim f(x) = l lim f[x) = lim f(x) =f(a)
x-;ta x;;a X -:ta x~a

• Exemple
Étudions la limite et la continuité en 1 de la fonction f définie par :
pourx E ]- oo; 1],f(x) -x+2 =r
{ pour X E )1 ; + oo[, f(x) =X + 1

- 1-
Calculons la limite à gauche en 1 de f Calculons la limite à droite en 1 de f
lim f(x) = lim (x2 -x + 2) = 2 lim f(x) = lim (x + 1) = 2
x<'1 x°"'1 1x °"'1 x°"'1
>

d'où: lim f(x) = lim f(x) = 2 et f (1) = 2


x-;t1 x ;; t

donc[ admet une limite en 1 égale àf(l ) ; par conséquent la fonction[ est continue en 1.

Limites et continuité 9
ff
• • • - Prolongement par continuité
• Exemple introductif
r+x-2
Étudions la limite et la continuité en 1 de la fonction[ définie sur IR\{1} par: f(x) =- - --
x- 1
On veut trouver une fonction g définie sur IR, continue en 1 et qui coïncide sur IR\ {1} avec f.

Calcul de la limite
Pour tout élément x de IR\{1},f(x) = x + 2
donc : lim f(x)
X-->1
= lim
X-->1
(x + 2) = 3.
La fonction[ admet une limite en 1, égale à 3.
Étude d'une fonction auxilliaire
Cons1·d'erons 1a f onct10n
· d'fi . { pour x E IR\{1), g(x) = f(x)
g e me par : g(l) = 3
On a : lim g(x) = lim f(x) = g(l).
X-->1 X-->1
donc g est continue en 1. On dit que g est le prolongement par coritinuité de f en 1.

Définition et propriété ·
f est une fonction d'ensemble de définition D1 , a un nombre réel n'appartenant pas à Dr
On suppose que f admet une limite finie l en a .
c
Alors.1a ionc ti.on g d'fin.
e ie par : {pour x E D1 \{a}, g(x) =f(x)
=l g(a)
est continue en a. Elle est appelée prolongement par continuité de f en a.

• Exemple
On donne la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) = sinx.
X
Démontrons que f admet un prolongement par continuité en O.

On a : Dr= IR\{O} et lim sinx = 1.


x-->0 X
Donc f admet un prolongement par continuité en 0 , la fonction g définie par :
pour x E IR\{O}, g(x) = f(x)
{ g(O) = 1 ·

1.a Calculer les limites suivantes : l.c Étudier la continuité en 1 de la fonction f défi-
x - 4 x 2 -x-6 nie par :
lim - - lim
X--> 4 !x - 2 X-> - 2 X+ 2 pour x E ]- oo ; 1 [, f(x) = ,G:-x
fx-1
{ pour X E ]l ; + oo(, f (x) = - x + 4x - 4
2
1.b Dans chacun des cas suivants, étudier la conti-
nuité en 2 de la fonction f définie par : f(l) = -1
pour x E ]- 00 ; 2[, f(x) = 2x2 - 4x - 4
{ 2x + 3 '@ 1.d On donne la fonction f définie par :
pour X E (2 ; + oo(, f(x) = X_ l
f(x) = xz + x - 2 .
pour x E ]- 2[. f(x) = 2x - 4x - 4
00 ;
2 x - 1
{ pour X E (2 ; + oo(, f(x) = -x-6 Justifier que f adm et un prolongement par
-
x- 1 continuité en 1 et pcéci<ec ce prn!o n g e \

10 Limites et continuité
1 2 Limites, opérations, composition
n • - Tableau récapitulatif

Q) Limites d 'une somme


f et g sont des fonctions ; l et l' des nombres réels ; a un nombre réel, - oo ou + oo

Si fa pour limite en a l l l + oo - OO +OO

et si g a pour limite en a l' +oo - OO + oo - OO - OO

on ne peut
alors f + g a pour limite en a l + l' + oo - OO +oo - oo lJas conclUrE

@ Limites d'un produit


f et g sont des fonctions ; l et l ' des nombres réels ; a un nombre réel, - oo ou + oo

Si fa pour limite en a l l, l> 0 l, l < 0 l, l> 0 l, l < 0 + oo + oo - oo 0

et si g a pour limite en a l' + oo +oo - oo - OO + OO - OO - OO +ou00


- OO
on ne peul
alors fg a pour limite en a ll' +oo - OO - OO +oo +OO - OO +oo pu conclure

@ Limites d'un inverse


f est une fonction ; l un nombre réel ; a un nombre réel, - oo ou + oo

0 0
Si g a pour limite en a l ', l ' :;: 0 (g étant positive (g étant négative - 00 OU + 00

sur K) * sur K) *

alors ~ a pour limite en a


1
- + oo - OO 0
l'

© Limites d 'un quotient


f et 9 sont des fonctions ; l et l' des nombres réels ; a un nombre réel, - oo ou + oo

Si f a pour \imite en a. l l " t +OO +OO - OO - OO 0 +=oo


- oo
et si g a pour limite en a l', l':;: 0 +OO - OO l ', l' > 0 l', l ' < 0 l', l ' > 0 l', l ' < 0 0 + OIJO O
- oo

alors-f a pour limite en a l 0 0 + OO - OO - OO + oo on n e peut pas


conclure
l'

*
Dans le tableau« Limite d'un inverse », K désigne u n intervalle contenu dans l'ensemble de définition
de g et est l'un des types suivants :
- lorsque x tend vers le nombre réel a a a a a a a
--<>--- ----4 ----0 ....__. 0---

- lorsque X tend vers - OO (resp. + oo) ]- oo ; A[ (resp. ]B ; +oo[)

Limites et continuité 11
• • • - Exemples d'utilisation des opérations sur les limites
W Limite d'une somme
lim x 2 = + oo et liffi /;; = + 00 donc lim
x -+ +oo
(x2 + [x) = + oo.
x--++oo x-++ oo

lim -~' = 0 et lim (- 7) =- 7 donc lim ( -~' - 7)


x --+ -oo x -
=- 7.
X -+ - oo x - x-+-oo

• Limite d'un produit


lim (- 2) = - 2
X-+-oo
et lim
x-+- oo
x3 = - 00 donc lim
x-+-oo
(- 2x3) = + oo.
lim
X-+ + oo
x = +oo et lim
x-++oo
.JX = + 00 donc lim
x-+ +oo
x/;: = + oo,

• Limite d'un inverse


1
lim .JX = + 00 donc lim ,rIXx =O.
X-++oo X-++ OO

.
pour x * 1, (x - 1)2 > 0 et lim (x-1) 2 = 0
X-+ 1
donc
x-+1
1
1lm - --
(x - 1)2
=+oo.

pour x E ]- ~ ; O[. sinx < 0 et lim sinx = 0


X-+ 0
donc lim -1--- = -
x-+ 0 SlilX
oo.
<

•••- Formes indéterminées


• Notations
Lorsque les tableaux ci-dessus ne permettent pas de déterminer la limite d'une somme, d'un produit ou
d'un quotient de deux fonctions, connaissant leurs limites respectives, on dit qu'il y a une forme indé-
terminée.
On relève quatre types de formes indéterminées :
OO - OO 0 X OO
1 g 1

traduit la dernière colonne traduit la dernière colonne traduisent les dernières


du tableau du.tableau colonnes du tableau
« Limite d'une somme » « Limite d'un produit » «Limite d'un quotient»
• Exemples
En faisant la somme des limites En faisant le produit des limites En faisant le quotient des limites
pour calculer pour calculer pour calculer
lim [(3x2. + 5x - 1) - .JX ] lim [(x2 + 2x - si(- [x3 )i lim
x -+ 0 SlilX
~ et lim
x -+ + - X - 5
[x
x-++ oo x-++oo X

on obtient la forme indétermi- on obtient la forme indétermi- on obtient respectivement les


née: née: formes indéterminées :
0 X OO
1 g 1 et 1 : 1

• • • - Limite d'une fonction composée


• Exemple introductif
On donne les fonctions f et g de IR vers IR définies par : f(x) = X2 : 1
et g(x) =x + 1.
On veut étudier la limite en 1 de fog,

Ensemble de définition de fo g fog


= !R ; donc D1•9 = IR.
• Dl~-2'1--~·Ô~
Dr = IR et D9
Pour tout nombre réel x, fo g(x) = ( x ~/
x+1 +1 x~1 g(x) f1g(x)) ;
On obtient le schéma ci-contre.

12 Limites et continuité
On démontre et nous admettons la propriété suivante :

f et g sont des fonctions, a, l et l' des éléments de IR U {- oo ; + oo}.

Si lim g(x)
x-->a
=l et lim f(x)
x-->l
= l' alors lim fog(x) = l'.
x-->a

• Exemples
Calculons la limite en 1 de la fonction Calculons la limite en + oo de la fonction
. 7rx2 . 1
f :x~sm x+l . g :x~xsmx.

1tX2
f est la composée de la fonction u : x ~ --
x + 1
g est la composée de la fonction inverse suivie de la
. sinx
fone t10n v : x ~ - - .
suivie de la fonction sinus. X
. '1t

;~ ;l ~:
7tX,2
1l m - - = -
x--11 x+l 2
or: f or : { • g
{ · lim 7t sinX = 1
X-->0 X
X-->z-

donc : lim sin 7tX2 = 1. donc : l~ + ..x sin ~ = 1.


x--> 1 X+ 1 = voinv
f = sin ou g
..
• • • - Limites de /f et 1f1
• Cas particuliers de limites de fonctions composées

f est une fonction, a un élément de IR U {- oo ; + oo}, l un nombre réel positif ou nul, l' un nombre réel .

• Si lim f(x)
x-->a
=l alors lim Jf (x)
X-->a
= Jï, • Si lim f(x) = l'
X-la
alors lim lf(x) 1 = l l'i
x-->a

• Si lim f(x) = + oo
x-->a
alors lim JJ[x)
x-->a
= + oo • Si lim f(x) = + oo
X-->a
alors lim lf(x) 1 = + 00
x-->a

• Si lim f(x)
X-->a
=- oo alors lim lf(x) 1 = + 00
x-->a

• Exemples
Calculons les limites en - oo et en o de la fonction Calculons les limites en 0 et en - 00
de la fonction
h:x~Jx2+x+3 h:x~ lx3+x-51

On a: lim (x2 + x + 3) = + oo On a: lim (x3 +X - 5) = - 5


x--+ - oo x-->0
donc: lim Jxz + x + 3 = + oo, donc: lim lx3 +x - 51 = 5.
x--+- oo x-->0

Ona: lim (x2 + x + 3) = 3 On a: lim (r + X - 5) = - oo


x-->0 x-+-oo

donc: lim Jxz + x + 3 =


x --> 0
Ji donc: lim
x-+-oo
lx3 +X - 51 =+OO,

....
~E xercices ~/~r~//~~//~=
1.e Calculer les limites suivantes : 1.f Calculer les limites suivantes :
lim (~+ x) lim (x- Jx 2 +3); lim sin3x lim sinx2 .
X ~+- X~--
X-> 0 3X x--10XZ'

. 2
x - 3x + 2 . cosx 1U:2 l' 1 - cos3x
l l 1 m2- . lim cos x::--:-:1+ }~o
}~1 x-10 X --1 0 X X-->1 (;T.l 3x ·

Limites et continuité 13
_ __. Limites et inégalités
••• Passage à la limite dans une inégalité
Activité introductive
Considérons les fonctions f et g de IR. vers IR. définies par : f(x) =x2 et g(x) = 2x - 1.
On vérifie aisém,ent que f?. g.
Comparer les limites de f et g en 0, en + oo et en - oo,
On démontre et nous admettons la propriété suivante :
~~~~~~---~~~~---~~~.....-....,.,..-.-~__,,

a est un élément de ~ U {- oo ; + oo}, f et g deux fonctions admettant des limites en a.


Si f?.g alors lim f(x) ?. lim g(x).
x-+a .~-+a

Cette propriété ne permet pas de calculer des limites mais de les comparer.

• • • - Calcul de limites par comparaison


On démontre et nous admettons les propriétés suivantes. Elles permettent de calculer des limites.

a et l sont des éléments de IR. U {- oo ; + oo}, f et g des fonctions.


Si f ?. g et lim g(x) = + oo Si f $ g et lim g(x) = - oo Si g $f $ h
x-+a x-+a
alors lim f(x) = + 00 • alors lim f(x) = - oo. et lim g(x) = lim h(x) = l
x-+a x-+a x-+a x-+ct
alors lim f(x)
X-+a
= l.
\\___(~h) -
(~~
---------------------- --- --·

0 0 0

Exemples
Calculons : lim sinx Calculons: lim (x2 - xcosx).
x-++ooX .\"_.+oo

Soit x un nombre réel strictement positif, Soit x un nombre réel strictement positif,
on a : - 1 < sinx $ 1 on a : - 1 < cosx $ 1

d'où : 1 $ sinx < _!_ d'où: x2 - X $ x2 - X cosx $ x2 + X


X X - X

or: lim
X-++oo X
_!_ = 0 et lim
X-++oo
- _!_ = O
X
or : lim
X-++ oo
(x2 - x) = lim
X-++oo
(x2 + x) = + oo

donc: .
l lm sinx
- - = 0. donc : lim (x2 -xcosx) = + oo.
x-++~ X X-++ oo

1.g On donne la fonction[ définie par : 1.i On considère la fonction f définie par :
f(x) = 2x - E(x).
f(x) = 2x3
1. Justifier que : pour tout nombre réel x,
(1 + x3), 1 + x4
x - 1 < E(x) s x et x S f (x) < x + 1.
2. En déduire les limites en - oo et en + oo de f 1. Démontrer que :
1.h Calculer la limite en - oo et en + oo de la fonc- pour tout nombre réel x, O Sf(x) S ~·
tion f définie par : f(x) = x + sinx. 2. En déduire la limite en + oo de f

Limites et continuité
1 4, Calcul de limites et formes indéterminées
Les exemples ci-dessous fournissent quelques procédés classiques permettant de calculer une limite
dans le cas où les opérations sur les limites conduisent à une forme indéterminée.

• • • -- Exemples d'utilisation d'une factorisation


Calculons : lim (x - [x). 3.x-1
X-+ +oo
Calculons : lim
X--> +~ ,x'J + x2 + 8
Pour x > O Pourx > 0
x(3 _ l._)
3x-1 X
on a: X - [x = [x ([x - 1) on a:
~x2 (x + 1 + !
3 2
Jx + x + 8
2)

3 _ l._
X

~x+1+ !z
lim
X-t+oo
(3 - 1-)
X
=3
or: lim [x = + oo et lim ([x - 1) = + oo,
X-t+oo x-++oo m {
lim
X-t+oo
~X+ 1 + 8
X2
= + oo,

donc: lim (x - [x) = + oo, donc: lim --;::=3=x=-=1= =O.


x-t+oo x --> + ~ )x3 + xz + 8

• • • - Exemples d'utilisation de l'expression conjuguée


Calculons : lim
X--t+oo
C)x + 1 - Jx - 1 ). Calculons: lim cJgr + 7 + 3.x).
x--t - co

Transformation de l'expression Jx + 1 - Jx - 1. Transformation de l'expression /9x


2 + 7 + 3x.

(On multiplie et on divise par l'expression conjuguée) (On multiplie et on divise par l'expression conjuguée)

Jx + 1 - Jx - 1 = ·2
~ jgxz+'7 + 3x= ~
. 01
x+1+ x-1 9x2 + 7 - 3x
or : lim
X-t+oo
[Jx + 1 + Jx - 1) = + oo or : lim
X - t -oo
( jgxz + 7 - 3x) = + oo
7
d'où: d'où: lim =O
x --> - ~ jgxz + 7 - 3x
donc : donc : lim
X - t - oo
(Jgxz + 7 + 3x) = O.

• • • - Exemple d'utilisation de l'expression conjuguée et d'une factorisation

Calculons : lim C)xz + 3x- 2 + x)..


x-t-00-

Transformons l'expression Jxz + 3x - 2 + x en multipliant et en divisant par l'expression conjuguée.


3 2
On obtient : Jxz + 3x - 2 + x = x -
Jxz + 3x - 2 -x
La dernière expression donne encore une forme indéterminée.
Poursuivons la transformation en mettant x en facteur au numérateur et au dénominateur.
3x-2 x(3 - -2 ) x(3 - 2.)
X X
On obtient:
Jx z + 3x - 2-x lxl 11+1._ _1_2 -X
y X x

Limites et continuité 15 ,.;;


x(3 _ 2) -3+2
X X
Pourx < 0 ,x z + 3x - 2 + x =
lxl /1 + l.. _22 -X
" X X

or: lim
x~-oo
(- 3 + 2)
X
=- 3 et lim
x--+-oo
(~1 + l.. -
X
:?+ 1) = 2
x-
\

donc : lim Uxz + 3x - 2 + x) = -


3
x~-oo 2 .

~ cos2x- 41
vX + 1- 1
Calculons : lim Calculons : lim 1t - -- -
X x~3 X 1t
- 3
La fonction racine carrée f: x ~ [x est dérivable
en 1 et on a: cos 2x- 2-
4
cosx - 21
1
Ona: 1t (cosx + 2 )
f'(l) = lim f(l + h ) - f(l) x-3
h~O h
. cosx - cosf , 1t . 7t [3
1~..!L 7t = (cos) (3 ) =-sm3 =- 2
= lim .J1+h- 1 1 3 X - -
3
h~O h 2· or:
{ lim n (cosx + ~) = 1
x~3

Jx+l -1 cos2x- 1
donc: lim 1 4
x~O X 2· donc : lim n - - - -
x ~3 1t
x-3

• • • - Exemples de changement d'écriture


Calculons : lim sinx Calculons : lim sinx.
x~o Jx -"~ 0 ---xa-
Transformation d'écriture Transformation d'écriture
sinx = sinx x j; sinx = sinx x 2_
j; X x3 x xz
Calcul des limites Calcul des limites
or : lim sinx = 1
x~O X
et lim ~ = O
x ~ O
or: lim sinx
x~O X
=1 et liffi 2-
x~o xz = + 00 )
donc : lim sinx =O. donc: lim sinx = + oo.
x~oT x~o x3
On .examinera comme dernier exemple le calcul de lim x sin..!. effectué à l'aide de la décomposi-
.
twn, dans 1e paragraph e 1.2. x~+- X ·

~E xercice
@l.i Calculer les limites suivantes :
Ji +xz +2x fl+xz + 2x . 3x + 2 lim x+l
lim lim 1lID ---
x-++ oo X X -+ - oo X x -+ +- Jxz+ 1 X -++ 00 /x + 3 - 2

. 3x + 2 lim x+l . sinx-1 lim tanx


1l ID - 1l ID --
x-+ - oo Jxz-+-1 X-+ - 00
/x + 3 - 2 x-+ ..!!.
2 X -
.1L
2 x-+0 X

16 Limites et continuité
2, 1 , Définition - Propriétés
Continuité d'une fonction sur un intervalle
Propriété
Une fonction f est dite continue sur un intervalle K lorsque sa restriction à K est continue en tout élé-
ment de K.

0 a b 0 a
V V
''
b
''
0
'
'
a
'
'
b 0
V
a
'
b

f n'est pas continue f n'est pas contin ue


f est continue SUI [a ; b) . f est continue SUI [a ; b) SUI [a; b) SUI [a; b)
f est continue SUI )a ; b[ f est continue SUI ]a; b )

Image d'un intervalle par une fonction continue


Exemple introductif

On considère la fonction f définie sur [- 2 ; 3( par : f(x) =x E(x).


Pour chaque intervalle K ci-dessous, étudions graphiquement la continuité de f sur K et détenninons
graphiquement l'image f(K) de K par f:
[- 2 ; - 1[ ; [- 1 ; 1[ ; ]- 1 ; 1( ; ]O ; 1( ; [- 1 ; O] ; (1 ; 3[ ; [O ; 2[ ; [- 1 ; 1].

Formules explicites de la fonction f


X -2 - 1 0 2 3

E(x) -2 -1 0 2

f(x) - 2x -x 0 X 2x

pour x E [- 2; - 1[, f(x ) = - 2x L


pour XE
pour x E
[- 1 ;
[O ; 1[,
O[, f (x ) = - X
f(x) = 0
.....__ --
1 l 11 -r-1
{ pour x E [1 ; 2 [, f(x) = x 1 1
1
VIi '
1

pour x E [2; 3[, f(x) = 2x


- '--t
1
1 1 \
Représentation graphique de f 1 1
' \ 1

~
~

:
-~
Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, J) 1 1

~ 1
1
1 l
f
1 1

11> .. ! 1
-4 J3 -21
-11 0 ~1 f i 1 1

Limites et continuité 11
Continuité de f sur K et image de K par f
K [- 2 j - 1( (-1; 1( ]- 1 ; 1( ]O; 1( [ - 1 ; O] ]1j2( ]1 j 3( [ -1 ; 1]

Continuité /est fest fest fest fest [n'est pas [n'est pas [ n'est pas
defsur K continue continue continue continue continue continue continue continue
surK surK surK surK surK surK surK sur K
f(K) ]2; 4] (0; 1] (0; 1( (O} (0; 1] ]1; 2( (1 ; 2( u (4 ; 6( (0; 1]
1

Conclusion
On constate que :
Si f est continue sur K alors f(K) est un intervalle ou un singleton.
Si f est continue sur K et K fermé alors f(K) est un intervalle fermé ou un singleton.
Les réciproques ne sont pas vraies.
En effet : [n'est pas continue sur [- 1 ; 1]; cependant[([- 1 ; 1]) = [O; 1].
fest continue sur [-1; 1[ ; cependantf([-_1; 1[) = [O; 1].

On démontre et nous admettons la propriété fondamentale suivante :

Par une fonction continue :


- l'image d'un intervalle est un intervalle ou un singleton.
- l'image d'un intervalle fermé est un intervalle fermé ou un singleton.

f(b)
f(a)

0 b
m

f est continue sur [a ; b] f : Xi-+


1 __,
J-"- + z X
1 2
-
2.
t"
1
+ Ïf
f([a ; b]) = [m ; M] f est continue sur IR
7
m est le minimum de f sur [a ; b] f([- 3 ; 2]) = [- 1 ; z-l
M est le maximum defsur [a ; b] [([- 2 ; + oo[) = (- 1 ; + oo[

Cette propriété est très importante. Elle permet,


- d'une part, de déterminer l'image d'un intervalle par une fonction continue dans les cas particuliers où :
l'intervalle est fermé
la fonction est strictement monotone,
- d'autre part, de démontrer l'existence de zéros d'une fonction et de déterminer des valeurs approchées
de ces zéros.

Détermination de l'image d'un intervalle fermé par une fonction continue


• Exemple 1

Déterminons l'image de l'intervalle [- 1 ; 2] par la fonction f: x ~ x2.

Détermination du maximum et du minimum de f sur [- 1 ; 2]


Soit x un nombre réel.
- 1$x$0::::>0Sx2 S1 car f est décroissante sur ]- oo ; 0)
0Sx$2 ::::>0Sx2 S4 car f est croissante sur ]O ; + oo[

18 Limites et continuité
donc: Pour tout nombre réel x, - 1 ~ x ~ 2 ~ 0 ~ f(x) ~ 4
d'où: 0 est un minorant de f et 4 un majorant de f sur [- 1 ; 2]
or: f(O) = 0 etf(2) = 4,
donc: O et 4 sont respectivement le minimum et le maximum de f sur [- 1 ; 2].

Détermination de l'image de [- 1 ; 2] par f


f est continue sur [- 1 ; 2]
{ le minimum defsur (-1; 2] est 0
le maximum defsur (-1; 2] est 4
donc : f([- 1 ; 2]) = (0; 4].

• Exemple 2

Déterminons l'image de l'intervalle [- ~ ; 1t] par la fonction cosinus.

La fonction cosinus est continue sur IR en particulier sur [- ~ ; 1t].


Détermination du minimum et du maximum de la fonction cosinus sur [- ~ ; rt]
Pour tout nombre réel x, - 1~cosx~1
donc : - 1 est un minorant de la fonction cosinus sur [- ~ ; rt] et 1 est un majorant de la fonction cosi-
nus sur [- ~ ; rt]
or: cosrt = - 1 et cosO = 1.
donc: - 1 et 1 sont respectivement le minimum et le maximum de la fonction cosinus sur [- ~ ; rt].
Détermination de l'image de [- ~ ; n] par cos
cos est continue sur [- ~ ; rt]

le minimum de cos sur [- ~ ; rt] est - 1 7t

{ 0 n;
le maximum de cos sur [- ~ ; 1t] est 1 2
donc : cos([-· ~ ; rt]) = [- 1 ; 1]. 1-----------&,-----------~--,,.~----···- -i. --····-·~·-

• • • - Détermination de l'image d' un intervalle par une fonction continue et


strictement monotone
• Exemple introductif
On donne la fonction f: x 1-4 2x + 11 •
x-
Déterminons graphiquement l'image par f de chacun des intervalles [- 2 ; O] et ]1 ; + oo(,

Tableau de variation et représentation graphique de f ·1


X -OO
1 +OO

\
f'(x) - -
"....
j(x) 2-----. -----.2 +OO

,__
s -
- OO - ......
Détermination graphique de f([- 2 ; O]) et de /[]1 ; + oo{) 'b 1

j([- 2 ; O]) = ( - 1 ; 1] ; [(]1 ; + oo[) = ]2 ; + oo( 1


i
Conclusion
fest continue et strictement décroissante sur [- 2 ; O] donc : f([- 2 ; O]) = lf(O) ; f(- 2)] ;
fest continue et strictement décroissante sur ]1; + 00 ( donc : f()l ; + = ]lim00 [ )f(x) ; lim f(x )[.
X --7 + 00 X --7 1

Limites et continuité 19
On démontre et nous admettons la propriété suivante :

a et 13 sont des éléments de~ U {- oo ; + oo} tels que a< 13,


f est une fonction admettant une limit~ à droite en a et une limite à gauche en 13.

• Si f est continue et strictement croissante sur • Si f est continue et strictement décroissante


[a; 131 alors f([a; 13]) = (f(a) ;f(l3)]. sur [a; 131 alors f([a ; 13]) = (f(l3) ; f(a)]
• Si f est continue et strictement croissante sur • Si f est continue et strictement décroissante
]a; 13[ alors f(]a ; 13[) =]lim f(x) ; lim f(x)[ sur ]a ; 13[ alors f(]a ; 13[) =]lim f(x) ; lim f(x)[
x;;;> a x<'P X <'~ .l":;;?Cl

f =@ f=@

f(f3) · · ·· . . ..? f(a)


---~ '
'
'

--~ :
1t

f(a) 2 f((3) __ _!__ _____ ____ _ \


' '
a a 13

f([a ; 13]) = (f(a) ; f(l3)J f(]- ~ ; ~ [) = IR f([a ; 13]) = (f(l3) ; f(a)J f(]O ; + oo[) = JO ; + oo(

• Exemples
Déterminons l'image de chacun des intervalles [- 2 ; 3], ]- 1 ; 1[, )0 ; + oo( et]- OO ; 1] par la fonction
cube{: x~x3.
La fonction f est continue et strictement croissante
sur ~. en particulier sur chacun des intervalles
[- 2 ; 3], J- 1 ; 1(, ]O ; + oo( et]- OO; 1]

donc : f([- 2 ; 3]) = If(- 2) ; f(3)] = [- 8 ; 27]

f(]- 1 ; 1[) = Jf( - 1) ;f(l)[ = ]- 1 ; 1[

f(] O ; + 00 [) = ]f(O) ; .lim


x -++oo
f(x)[ = ]O ; + oo[

f(]- 00 ; 1]) = ]lim f(x) ;f(l)] = ]- oo; 1J


X -+-oo

Déterminons l'image de ]- ~ ; f{ par la fonction Déterminons l 'ima~ de JO ; + oo[ par la fonction


tangente. inverse.
La fonction tan est continue et strictement crois- 1La fonction f est continue et strictement décrois-
1t 1t
sante sur J- 2 ; z-L sante sur JO ; + oo(, .
donc: donc:
tan(]- ~ ; ~ [) = ]lim 11 tanx ; lim 11 tanx[ = IR. /(JO ; + oo[) = ]lim _!_ ; lim 1..[ = JO ; + oo[.
x--+-2 x--++ 2 x--++=X x;;ox

2.a On considère la fonction f définie sur IR par : 2.b On considère la fonction f définie sur IR par :
f(x) =~. f(x) = -xz + 4x-1.
2
x +4 Déterminer l'image par f de chacun des inter-
1. Étudier les variations et dresser le tableau de valles suivants : (0 ; ~ ], (2 ; + oo(, )- 00 ; 1 (,
variation de f.
2. En déduire l'image de chacun des intervalles
(0 ; 4) et (3 ; + oo(.

20 Limites et continuité~
2.2.. Calcul approché des zéros d'une fonction continue

a et b sont des nombres réels tels que a< b,fune fonction continue sur [a; b], (E) l'équationf(x) =O.
• Sif(a) etf(b) sont de signes contraires alors l'équation (E) admet au moins une solution dans [a; b].
• Si de plus f est strictement monotone sur [a ; b] alors l'équation (E) admet une unique solution dans
[a; b].

f(b) /(a)

(E) f(x) =O
b
0 0 a
f(a) __ ' f(b) ---------------- ----

L'équation (E) admet trois solutions. L'équation (E) admet une seule solution.

• • • - Exemple d'utilisation de la méthode par balayage


Démontrons que l'équation x3 + x + 1 =0 a une seule solution x 0 appartenant à ]- 1 ; O[ et détermi-
nons un encadrement de x0 d'amplitude 0,001.

Résoudre l'équation x 3 + x + 1 = 0 revient à chercher les zéros de la fonction/: x ~ x3 + x + 1.

Localisation du zéro de f
f est continue et strictement croissante sur IR.
or : f(- 1) = - 1 et f(O) = 1
donc: fa un seul zéro, x 0 , appartenant à]- 1 ; 0(.

Encadrement de x 0 pur lu méthode de balayage Illustrations graphiques


• Recherche d'un encadrement de x 0 par des décimaux consécu-
tifs d'ordre 1
Calculons, de proche en proche, les images par/ des nombres déci-
maux d'ordre 1 de l'intervalle [- 1 ; O] jusqu'à ce qu'on observe un
changement de signe.

X . .:. 0,9 - 0,8 - 0,7 - 0,6 - 0,5 -0,4 -0,3 -0,2 -0,1
f (x) - - - +
- 1 - 0,7 - 0,6 0
On obtient: - 0,7 < x 0 < - 0,6 et - 0,6 - (- 0,7) = 0,1.
• Recherche d'un encadrement de x 0 par des décimaux consécu-
tifs d'ordre 2
Calculons, de proche en proche, les images par/ des nombres déci-
maux d'ordre 2 de l'intervalle [- 0,7; - 0,6] jusqu'à ce qu'on obser-
ve un changement de signe.
X -0,69 - 0,68 - 0,67 -0,66 -0,65 - 0,64 - 0,63 - 0,62 - 0,61
f (x ) - +
-0,7 t - 0,68 - 0,6
- 0,69
On obtient : - 0,69 < x 0 < - 0,68 et - 0,68 - (- 0,69) = 0,01.

Limites et continuité 21
• Recherche d'un encadrement de x 0 par des décimaux consécu-
tifs d'ordre 3
Calculons, de proche en proche, les images par f des nombres
décimaux d'ordre 3 de l'intervalle [- 0,69 ; - 0,68) jusqu'à ce
qu'on observe un changement de signe.

X -0,689 -0,688 -0,687 -0,686 -0,685 -0,684 -0,683 - 0,682 -0,681


f(x) - - - - - - - +
0,69 -0683
1
t - 068
1
-0,682
On obtient : - 0,683 < x 0 < - 0,682 et - 0,682 - (- 0,683) = 0,001.

• • • - Exemple d'utilisation de la méthode de dichotomie


~ On considère l'équation (E) cosx =x. Démontrons que l'équation (E) a une seule solution a. et déter-
'/ minons une valeur approchée de a. à 0,1 près.

• Approche graphique
Le plan est muni d'un repère. Désignons par ('€) la
courbe représentative de la fonction cosinus et par
(il) la droite d'équation y = x.
La courbe ('€) coupe (il) en un seul point, ce point a -1t 1t
pour abscisse a tel que :
o <a<~
donc l'équation (E) admet une seule solution a. et
cette solution vérifie a E ]O ; n[.

• Étude algébrique
Résoudre l'équation (E) revient à chercher le zéro de la fonction définie sur [O ; ~] par: f(x) = cosx - x.

Localisation du zéro de f
f est dérivable donc continue sur IR.
Pour tout x élément de [O ; ~], f'(x) = - sinx - 1
d'où : pour tout x élément de (0 ; ~), f'(x) <O.
f est donc continue et strictement décroissante sur [O; ~].

De plus :f(O) > 0 et f( ~) < 0 (car j{O) = 1 et f( 37t ) = 21 - 37t )


d'où: fa un seul zéro a; ce zéro appartenant à [O; ~],l'équation (E) admet donc une seule solution a.
et a E (0; ~] .

Encadrement de a. par la méthode de dichotomie Illustrations graphiques


1t
0 3
o <a< ~
7t
f(O) > 0 et f(3) < 0; donc
'
1t ''
f( ~) > 0 et f(~)<O; 7t 7t
donc 5<a<3 6..-:---- ---
f( ~) > 0 et f( ~) < 0; 7t 7t
donc 5-< a< 4
'
f(~~) > 0 et /( ~) < 0; donc 57t 7t Sn : !' Tt
24 <a< 4 24 ...,__.4
Conclusion
On a : 0,6 < 524 < a.< 4 < 0,8 Y -0,1-
7t 7t

Sn n
donc: 0,7 est une valeur approchée de a à 0,1 près. 0,6 24 0,7 4 0,8

22 Limites et continuité
3, 1 , Applications bijectives, injectives, surjectives
• • • - Applications biiectives
Définition
A et B sont des ensembles non vides, f est une application de A dans B.
. On dit que f est une application bijective lorsque tout élément de B a un unique antécédent dans A.
On dit aussi que f est une bijection.

L - 1-:b '
('<6)

--
j (Li)
'
__ ,_ ___________;;-::_-,,.,
_
'
'
0 "-K
fest une bijection de A dans B f est une bijection de K dans L
si et seulement si si et seulement si
pour tout élément b de B pour tout élément b de L
, l'équationf(x) = b la droite d'é uation y = b
admet june seule jsol ution dans A. coupe ('<6; en run seul point.

Exemples
On considère l'application On considère l'application
/: [2;+ 00 ( ~ (-3;+ 00 [ g : IR1\f1} ~ IR1\{2}
x~x2-4x+1 X~ 2x+ 1
x -1
Démontrons que f est une bijection. Démontrons que g est une bijection.

Soit b un élément de [- 3 ; + = [. Soit brun élément de IR1\{2} .


Résolvons l'équation (E) d'inconnue x : Résolvons l'équation (E} d'inconnue x :
(E) f(x) = b (E) g(x) = b

Résoudre (E) revient à : Résoudre (E) revient à :


- résoudre l'équation (E') x 2 - 4x + 1 = b - résoudre l'équation (E') 2X + 1 = b
x-1
- ne retenir que les solutions de (E') appartenant - ne retenir que les solutions de (E') appartenant
à [2 ; + =[. à IR1\{1}.

Résolution de (E') Résolution de (E')


Ensemble de validité : V = IR1\{1}.
(E') J:2 - 4x + 1 =b [b ;:: - 3]
(E') 2x + 1 = b [b-;;/; 2]
(x - 2) 2 - (b + 3) = 0 x-1

(x - 2 - Jb + 3) (x - 2+ Jb + 3) = 0 (2 - b)x + 1 + b =0
b+l
L'équation (E') admet pour solutions : X
b-2
2+ Jb + 3 et 2- Jb+ 3.

Limites et continuité 23
Solutions de (E) Solutions de (E)
- Pour b > - 3 On a : b + 1 -:t= b - 2 ;
2 + ,~ > 2 et 2 - Jb + 3 < 2
(E) admet une seule solution : 2 + Jb+ 3. donc: Z~ ~ -:t= 1
-Pour b = - 3, (E) admet une seule solution : Z~ ~·
(E) admet une seule solution : 2.
Conclusion Conclusion
Tout élément b de [- 3 ; + oo[ admet un antécédent Tout élément b de IR\{2} admet un unique antécé-
unique par f, le nombre réel 2 + Jb+ 3. dent par g, le nombre réel ~ ~· Z
L'application f est donc bijective. L'application g est donc bijective.
Sa réciproque est J- 1 : [ - 3 ; + oo[ -7 [2 ; + oo( Sa bijection réciproque est [} 1 : IR\{2} -7 IR1\{1}
X ~ 2+ Jb + 3 x+1
x-2

• • - Applications iniectives
Définition
A et B sont des ensembles non vides, f une application de A dans B.
On dit que f est une application injective lorsque les images de deux éléments distincts de A sont dif-
férentes.
On dit aussi que f est une injection .

• ,
\ l

1

1

L- --7 b' -- .
'

'
1
: (q))' )

"--- K

f est une injection de A dans B f est une injection de K dans L


si et seulement si · si et seulement si
pour tout élément b de B pour tout élément b de L
l'équationf(x) = b la droite d'équation y = b
admet june ou zéro jsolution dans A. coupe (~p en § n ou zéro jp oint.

Remarque
L'application f de A dans B, de diagramme ci-contre, n'est
pas injective car deux éléments de A ont la même image.

Propriétés
A et B sont des ensembles non vides, f une application de A dans B.
pour tous éléments x 1 et x 2 de A,
f est injective si et seulement si {
x 1 7= x 2 ~ f(x) -:t= f(x2 )
pour tous éléments x 1 et x 2 de A,
f est injective si et seulement si {
fCx1) =f(x2) ~ X1 -=X2
D émonstration guidée
La première propriété caractéristique est une traduction de la définition.
La deuxième propriété caractéristique est déduite de la définition à l'aide du raisonnement par l'ab-
surde suivant :

24 Limites et continuité
Supposons que f est injective Supposons que :
Soient x 1 et x 2 des éléments de A tels que f(x1l = f(x2l-= x 1 = Xz·
f(x1) = f(xz).
Démontrer, en utilisant la définition et un raison-
Démontrons par l'absurde que: x 1 = x 2 •
nement par l'absurde, que f est injective.
Supposons que : x 1 -:t- x 2
or : f est injective
*
donc : f(x 1) f(x 2 ) ;
ceci est absurde car f(x 1) =f(x 2 )
d'où : f(x 1 ) =f(x 2 ) => x 1 = x 2 .

Exemple
Démontrons que l'application/ de IR\{3} dans IR définie par f(x) =x- x- t est injective.
3
Démontrons que : pour tous éléments x 1 et x 2 de IR\{3}. f(x1 ) =f(x 2 ) => x 1 =x 2 •
Soientx1 etx2 des éléments de IR\{3}.
X1 -1 Xz -1
X1 - 3 X2 - 3

X1X2 - ·3x1 -Xz +3 x 1x 2 - 3x2 -x1 + 3


x1 X2

• • - Applications surjectives
Définition
A et B sont des ensembles non vides,fune application de A dans B.
On dit que f est une application surjective lorsque l'image de A par f est égale à B.
On dit aussi que f est une surjection.

b'·----------------' (qj}')

L-
b

0 "-.__ K

f est une surjection de A dans B f est une surjection de K dans L


si et seulement si si et seulement si
pour tout élément b de B pour tout élément b de L
l'équationf(x) = b la droite d'équation y = b
admetjune ou plusieurs jsolutions dans A. coupe (C€) en § n ou plusieurs jpoints.

Remarque
• Une application est bijective si et seulement si elle est à la fois injective et surjective.
• f étant une application de A dans B, E une partie de A, si la restriction de f à E est injective alors f per-
met de définir la bijection g : E ~ f (E)
X~ f(x)
On dit que f détermine une bijection de E dans f (E).

3.a Les applications suivantes sont-elles bijec- 3.b On donne la fonction f de IR vers IR définie par :
tives , injectives, surjectives ?
f(x) = - 1- - .
f: IR\{-1} ~ IR g: 1R ~ [; ; + oo( 1 + 1X 1
X~ Zx - 3 x ~ 3x2 -Zx+l
x+l Trouver deux ensembles A et B pour quef déter-
mine une application bijective de A dans B.

Limites et continuité 25
3 2, Fonctions continues strictement monotones
•• Biiection continue strictement monotone
Propriété
Toute application strictement monotone est injective.

D émonstration
Soient A et B des ensembles non vides de IR
fune application de A dans B strictement monotone
x 1 et x 2 deux éléments de A

Démontrons que : x 1 :t:- x 2 => f(x 1) f(x 2) *


Si f est strictement croissante Si f est strictement décroissante
x 1 < x 2 => f(x 1) < f(x 2) X1 < Xz => f(x1) > f(xz)
x 1 > X2 => f(x 1) > f(x 2) x1 > Xz => f(x1) < f(xz)
d 'où :
L'application f est donc injective.
On déduit aisément de la propriété précédente la conséquence suivante :

Toute fonction f continue et strictement monotone sur un intervalle K détermine une bijection de K
dansf(K).

Remarque
La continuité de f est une hypothèse superflue dans la propriété précédente. Cependant elle permet de
déterminer f(K).

Exemples

Démontrons que la fonction f de IR vers IR définie Démontrons que l'application g de ]- oo ; {t dans


par f(x) ={;r ~ ~ détermine une bijection de 1~ ; + 00 ( définie par g(x) =2x2 - 2x + 3 est bijec-
3 1
•]- 2 j + oo( dans ]- 00 j if• tive.

Étude des variations de f Étude des variations de g


On obtient le tableau de variation suivant : On obtient le tableau de variation suivant :

3 X -OO
1
X -OO -2 +OO 2
g '(x) -
f'(x) + +
+OO
______.+oo 1
f(x) 1
2 - OO
___. 2 g(x)
-------.[
f étant continue et strictement croissante sur g étant continue et strictement croissante sur
3 3 1 .1 1 5
]- 2 ; + oo[, On a : f(]- 2 ; + oo[) = ]- 00 ; ii· ]- oo ; ii· on a : g (]- oo ; iil = lz; + oo[.

Conclusion Conclusion
f détermine une bijection de ]- ~ ; + 00 [ dans g est une bijection de ]- oo ; -}l dans ] ~ ; + oo[.
1
]- OO; il·

26 Limites et continuité
• • • - Réciproque d'une biiection continue strictement monotone
• Activité introductive
Considérons la fonction rationnelle f définie par : f(x) = 3x 1
- .
x+ 2
On veut : - démontrer que f détermine une bijection <p de ]- 2 ; + oo( dans ]- oo ; 3(.
- étudier la continuité et le sens de variation de 1 • r-
Pour cela, on peut :
- étudier les variations et dresser le tableau de variation de f; en déduire que f détermine une bijection
<p de ·]- 2; + oo[ dans]- 00; 3[;
- représenter graphiquement <pet cp-1 dans le plan muni du repère orthonormé (O, I, J) et étudier graphi-
quement la continuité de cp-1 ;
- déterminer la formule explicite de cp-1 et étudier son sens de variation.

<p est une bijection d'un intervalle K dans un intervalle L.


Si <p est continue et strictement monotone sur K,
alors sa bijection réciproque cp-1 est également continue et strictement monotone sur L.
De plus, <p et cp-1 ont le même sens de variation.
D émonstratio n
Admettons la continuité de cp-1 et démontrons que <p et cp-1 ont le même sens de variation.
Soient x 1 et x 2 deux éléments distincts de K .
Posons : y 1 = <p(x1) et y 2 = <p(x2) ;
- Si <p est strictement croissante, alors x 1 < X2 ~ <p(x1) < <p(x2)
d'où <l>-1(y1) < <l>-1CY2) ~ Y1 < Y2
donc cp- 1 est strictement croissante.
- On prouve de même que si <p est strictement décroissante, alors cp-1 est strictement décroissante.
- On en déduit que <p et cp-1 ont le même sens de variation.

• Exemple
On a vu que l'application g de]- oo ; 0,5( dans )2,5 ; + oo( définie par g(x) = 2x2 - 2x + 5 est bijective.
Déterminons sa bijection réciproque y-1 •
Résolution de l'équation (E) 2x2 - 2x + 5 =y [y > 2,5)
Jzy - g
1.,.... 1+ ~
(E) admet deux solutions x 1 et x 2 : x 1 =
2 2
, 'f'ie que : x < 21
0 n ven x > 1 z·
1 2
L'équation f(x) =y [y> 2,5] admet x 1 pour unique solution dans ]- oo; 0,5[.
Conclusion
On obtient y-1 : ] - OO ;0,5[ ~ ]2,5 ; + oo[
1-~
y~ .
2

~E xercices ~/./~P~./~~./~·
V 3.c Dans chacun des cas suivants, f est une fonc- (4) f(x) = - 4x3 + 6x + 5, K = [1 ; + oo[.
tion définie par sa formule.
(5) f(x) = X - 2 ' K = [O; 2).
Démontrer que f définit une bijection de l'in- 3x2 -2x+8
tervalle K sur un intervalle que l'on précisera.
(1) f(x) = 3x2 - 7x + 4, K = [2 ; + oo[.
+3 3.d
(2) f(x) = . 2x
x _ l , K = )1 ; 5). Déterminer le nombre de solutions de chacune
des équations suivantes :
(3) f(x) = ~~ ~ i, K = ]2; + oo[. (1) 2x3 - 24x + 3 = o.
(2) x3 + 2x + 2 = o.

Limites et continuité 27
--~Fonctions puissances dtexposants rationnels

• Activité d'approche
On donne la fonction carrée f et la fonction cube g définies par : f(x) = r et g(x) = x3.
Démontrer que :
. { une bijection fi de IR+ dans IR+ une bijection g 1 de IR dans R
f d étermme g détermine { une bijection g 2 de R+ dans R+
une b.. . I" de ITb
11ection 12 ll'O-
d ans ITb
ll'O+
une bijection g 3 de IR- dans R-

Représentation graphique de fi, 1i-1 , fz et 1z-1 Représentation graphique de g et fr1

.. -.. -·

-.. --..
... .. _
···-••••<'€r-1)

• Présentation
n est un nombre entier naturel non nul,[,. la fonction de IR dans R définie par : f,.(x) =xi.
Démontrons que fn détermine une bijection de R+ dans R+.

Étude du sens de variation de f,.


fn est une fonction polynôme. Elle est donc dérivable sur IR et pour tout nombre réel x, f:(x) = nx"-1 •
n est pair n est impair
X -OO 0 +oo X -OO 0 +oo
r:<x) + J;<x) +

+oo - - - . ____-.+oo +OO


f,.(x) f,.(x)
- OO

Recherche de bijections
!,. est continue, strictement décroissante sur R- et fn est continue, strictement croissante sur R
strictement croissante sur IR+. De plus,
De plus, f,.(O) = 0 et lim fn(x) ; lim f,1(x) = + 00 • fn(O) = 0 et lim fn(x) = - 00 et lim f,.(x) = + oo,
X--+ - oo X -++oo X -+ - oo X -+ +oo
fn détermine donc : fn détermine donc :
- une bijection de IR+ dans R+. - une bijection de R+ dans R+.
- une bijection de IR- dans R+. - une bijection de R- dans R-.
- une bijection de R dans IR.

Conclusion
D'une manière générale, fn détermine une bijection fn de IR+ dans R+.
Pour tout nombre entier naturel non nul n, l'application <pn : IR+ ~ IR+ est une bijection.
X ~ ,xll
Elle admet donc une bijection réciproque.

28 Limites et continuité
Définition · · -~--~· -~-~;,. -
n est un nombre entier naturel supérieur ou égal à 2.
On appelle fonction racine nième la bijection réciproque de la bijection q>n : IR+ ~ IR+
X ~x"

N otation
y est un nombre réel positif ou nul. - Pour n = 2,
L'antécédent de y par q>n est noté : on écrit fii et on lit « racine carrée de y »
fii et on lit « racine nième de y »
ou bien - Pour n = 3,
l . 1
yn et on lit « y exposant - » on écrit 3Jy et on lit « racine cubique de y».
n

Les propriétés suivantes sont des conséquences immédiates de la définition.


Propriétés
x et y étant des nombres réels positifs ou nuls et n un nombre entier naturel supérieur ou égal à 2,
1
x" =y <:::) x = fii x" =y <:::) x=yïï
1
rfii :?.o yïî:?. 0

(rfiit =ef?'=y
Exemples
= 8 donc ra = 83 = 2
1 1 1
5 2 = 25 donc /25 = 252 = 5 23 1,14 = 1,4641 donc ~1 ,4641 =1,46414 = 1,1.

· • • • - Calculs avec les racines nième

Propriétés
a et b étant des nombres réels positifs, m et n deux nombres entiers naturels supérieurs ou égaux à 2
1 1 1
(1) rf-;;x'{b = nJab aïî X b7î = (ab)7î

si b '# 0 alors

(2)
ra . = if; an
1

1 =~)*
rfb bn
1
(3) nV"C
va = rnr{-;; (a*)k =amii

(4) (~t =efam (a*r = (arn)1;-


1 1 1
(5) rr{(; X fa = m~arn+n am x an = (arn+n)nm

D émonstration
(1) (rfa X rfht = (rfat X (rfht =ab (5) ( rrfë; x rfc;rn = (rrfë;rn x ( rfc;rn

donc : rf<tl> = [(rrfë;rr x [(rfc;rr


= an X am = an+m
On démontre de même les propriétés (2), (3) et (4). donc: m~am+n = rr{ë; X ra.
Limites et continuité 29
~
Exemples
a/aao 3/500
simpli&s- maximum: ~ [a> 0) Simplifier au maximum : ~ ~
(2,a)3 .r5 x ~4
1
fB~ efâ X 'ef;;9 2a3 a[a ~ 500 ~532 2 _ 5 X 'ef2i. _ (5
= ---
/5x~4 = /5x~ - f5 x'ef22 - ,
5
(2 ,~)3 sfa3 Ba[a 4 1

• • • - Fonctions puissances d'exposants rationnels


Convention d'écriture
x étant un nombre réel positif ou nul, p un nombre entier et q un nombre entier supérieur ou égal à 2 :
1 p
le nombre réel (xP)<f est n oté xCf;
1 _}!_
pour x =1- 0, P est noté x q .
x lf
Exemples
2
.
1 2
1 1 1
543 = (643) = 4 2 = 16 3 a·
164

Définition
r étant un nombre rationnel non nul, on appelle fonction puissance d'exposant r,
la fonction : IR+ ~ IR+
x~.x:

On démontre aisément les propriétés suivantes :

r et r' étant des nombres rationnels non nuls, x et y des nombres réels strictement positifs,

.X: x y ' = (xy)' (r)'' = X X r'

: =(~)' X X r ' =.x:+r'

Exemples
5
72 49[7 2 1 7

5
113 X 112 = 116 .
243
92

3.e Calculer: 3.g À l'aide d'une calculatrice, calculer une valeur


approch ée de chacun des nombres réels su i-
(1) V15525 (2) ~0.000064

~.
vants :
(3) Ù728 x81 (4) 4), 16561 .
(1) 50.1 (2) 20.142 as1
1
3.f Simplifier :
4
(3) i3 (4 ) 8•3
-5
~Jz X , 6 75 12X 1 4 3- 1,4
(1) (2)
/' 1
~ 4 X !405 5 2.
7-ff X 6- 3 (5) ( ~)°'09 (6)
2s.2

30 Limites et continuité
Tr-a
_ ..._.... Calcul de limite
Ce TP a pour objectif de donner un exemple spécifique de calcul de limite par comparaison.
Exercice commenté
Eétant la fonction partie entière, calculer : lim xE(..!..).
X-+0 X

E éatnt la fonction «partie entière», la difficulté de cet exercice pourrait résider dans la recherche d'un
« bon encadrement» de x ,_; xE( _!.) par deux fonctions affines ayant la même limite en O.

Encadrement de E( ; ) Encadrem ent de xE( ! )et conclusion


x < xE( ! )
Soit x un nombre réel non nul, par définition de E,
pour x > 0 : 1 - $ 1
on a: E( .!: ) $ ; < E( ; ) + 1 pour x < O : 1 $ xE( ; ) < 1 - x
d'où : E( ; ) - 1$ ; - 1 < E( ; ) or: lim (1-X) = 1
X-+ Û
donc : 1- - 1< E(..!..) $ 1-.
X X X donc : lim xE(1-) = 1.
X-+ 0 X

E(_~)-1 J...
X
-1 1
X

_ _ "!!!1 Démonstration par implication et par contraposition


L'objet de ce TP est de poursuivre la mise en place des différents types et méthodes de démonstration.
Dans le cadre de l'apprentissage à la résolution de problèmes, ce TP doit être consulté tout le long de
l 'année et tendre à devenir une fiche de référence personnalisée par des annotations individuelles.
• Implication
• Dans un énoncé de propriété, « l'implication » se traduit par : si (p) alors (q)
on note : (p) ==::? (q)
on lit : (p) implique (q)
Cependant, dans certains énoncés de propriété, l'implication est implicite.
• Dans une démonstration, l'utilisation d'une « implication » permet de déduire directement une
conclusion Cà partir d'une donnée D du problème, on évitera alors l'expression : « si D alors C »,ce qui
pourrait sous-entendre une supposition (ce qui n'est pas le cas d'une donnée D de problème).
En général,on écrit indifféremment :
(1) on a D; donc C. (2) puisque D ; donc C.
L'implication permet une démonstration par déduction directe d'une conclusion C à partir de
la donnée D d'un problème, ou de l'hypothèse H d'une propriété.

• Contraposée d'une implication


Définition - Pro riété
• On appelle contraposée de l'implication: (p) ~ (q)
l'implication: non (q) ~ non (p).
• On admet qu'une implication et sa contraposée sont logiquement équivalentes.
Lorsqu'il est difficile de démontrer une implication (p) ==::? (q}, on peut penser à démontrer sa contrapo-
sée : non (q) ==::? non (p).
Exemple

ou bien
.<
Pour reconnaître une injection, on peut utiliser :
l'implication : x 1 ;t: x 2 ==::? f(x 1 ) ;t: f(x 2 )
sa contraposée : f(x1 ) =f(x 2 ) ==::? x 1 = x 2

Limites et continuité 31
I E xercices ~&f~
ENTRAINEMENT (3) f(x) lxl -1
=
x-l
(4) f(x ) = x(l - x)
x- l
Peut-on prolonger f par continuité en 1 ?
L imite et continuité en a
Limites et opérations
Limite à gauche, limite à droite
9 Déterminer la limite en 0 et en + oo, de la fonc-
1 f est la fonction de IR vers IR définie par : tion définie sur )0 ; + oo[ par f(x) = ~ + ~· !-
3x2 +5x
pourx E ]-oo ; - 2(, f(x) =-x-+--
2
10 Pour chacune des fonctions suivantes f et g
déterminer leur limite en + oo.
{ pour X E ]- 2 ; + oo[, f(x) = -2x2+5x+
- --
2
(1) f: x'""' 3x / x + 7 (2) g: x'""' 2x3 + Jx + 4
X 2 +x - 2
Calculer la limite à gauche et la limite à droite de f en Limites de fonctions polynômes
-2. et de fonctions rationnelles
~I f est la fonction de IR vers IR définie par: 11 Dans chacun des cas suivants, f est une fonc-
tion rationnelle.
f(x) = lx - 3 I - lx+ 5 I
x 2 -4
Calculer les limites de f en + oo et en - oo.
2 2
Calculer la loimite à gauche et la limite à droite de f en 2 (l) f(x) = 7x + 3x - 8 (2) f(x) = 3x - 5x + 1
et en - 2. · (x - l)(x - 2) x +9

3 f est la fonction de IR vers IR définie pâr : 11 Dans chacun des cas suivants,[ est une fonc-
tion polynôme.
5
f(x) = 2x "".::z JX + . Calculer les limites de f en + oo et en - oo.
-1 (l)f(:J = -x3 + 4x2 + 5x- l (3)f(x) = x 2 - 3x + 6
Calculer la limite à gauche et la limite à droite de f en 1
et en -1. (2) f(x) = 2x3 + 4x2 + 5x - 1 (4) f(x) = - 5x3 - 3x + 6

4 f est la fonction de IR vers IR définie par : Limites d'une fonction composée


f(x) = xE(x). 13 1. On sait que: lim sinx = 1
Calculer la limite à gauche et la limite à droite de f en \ \ • X -40 X
1, en - 1 et en n (n étant un nombre entier). Étudier les limites suivantes :
(1) lim sin2x (2) lim sin(x2)
5 Déterminer les limites suivantes : X-40 X X-40 X /
2 2 (3 ) lim sinx (4 ) lim sin2x
(1) lim (1.... + l)(x2 + 1) (2) litn (l - xl
x~O X x -;:t 1 l - x x -40 x 2 x -40 3x

(3) lim x2 - 4x + 1 1. . sinax [a


2• Cal CUl er: x~O----z;x- .... * b
E U\\ ' EU\\
.... *]
.
x~2 x - 2 3. Calculer: lim sinl.
X-?+oo X
Prolongement par continuité
~
1 14 Démontrer que : lim fl+x _·1 = X-40 X
1 .
2
"'>.. 6 f est la fonction de IR vers IR définie par : Étudier les limites suivantes :
6x
pourx E ]-oo; 1 [, f(x) = - -
x+ 2 (1) lim [1+;2 - 1 (2 ) lim h + sinx - 1
{ pour XE ]1 ; + oo(. f(x) = h x + 1 . X-40 4x2 X -40 2x
Peut-on prolonger f par continuité en 1 ? 15 On sait que : lim sinx = 1
X-40 X
7 Dans chacun des cas suivants, f est une fonc- . f :x
1 . 0 n cons1.dère 1a "1onchon '""' 1 - cos2x
2
.
tion définie sur )0 ; 1). 2s· 2 x
Démontrer que f(x) = ~~ x et déterminer lim f(x). .J
(1) f(x) = sinx
X
(2) f(x) = tanx
X
A" ' X-40

2 . Déduire
. que: r_;~ 1 - cos2x
(3 ) f(x) = 1 - cosx (4) f(x)
!;;
=:X: 0 xz = 2.
X
Peut-on prolonger f par continuité en 0 ? Passage à la limite dans une inégalité

- ) 8 Dans chacun des cas suivants, f est une fonc- ~ 16 On considère une fonction[ définie sur )1; + oo(.
tlon définie sur [O; l[. admettant une limite e finie en + oo, et vérifiant :

(1) f(x) =
x2-l 5 -1
(2) f(x) = - -
1 + !
$ f(x) $ 2 + sur )1 ; + oo[. ! ·'
x- l x- l Déterminer un encadrement de la limite e.

32 Limites et continuité
Calcul de limites par comparaison
(3) lim ./x+-7- 3 (4) lim
Js + xz - 5
x~2 x-4 4x2
1 17 Déterminer les limites en + oo et en - oo de cha-
x~O

cune des fonctions suivantes : (5) l'lm ,';+3-{2 (6) lim


Jx + 4- {2
(1) x >--+ x + 2cosx (2) x >--+ x 2 - 2cos(x3 ) x~1 x2 -1 x~-2 x 2 -4
18 Étudier la limite en O de chacune des fonc- 18 On considère la fonction[ définie sur [O; + oo[
lions suivantes : par : f(x) = ,13x + 1 - J3;; + 1.
(1) x - x 2 sinl (2) Xt-+XSÎn.l_ 1. Justifier que ni les règles ~ératoires sur les limites,
X X
ni la « mise en facteur » par , 3x ne permettent de déter-
(3) x - fx·sinl
X
(4) x >--+ x3cosl miner la limite de f en + oo .
X
2 . A l'aide d'une expression conjuguée de f(x) - 1, et en
19 Étudier les limites en+ et en - de chacu- 00 00
s'inspirant de l'exercice précédent, déterminer la limi-
ne des fonctions suivantes : te defen + oo.
1
(1) x 1-+ x + sinx (2) X t - + - - --
X + COSX
Calcul de limites - Utilisation du tàux de variation
X+ COSX (4 ) x >--+ sinx
(3) x - 2 + sinx 3x + 2 ~ J 19~A l'aide du taux de variation de fonctions bfün
(5 ) X....+ COSX (6) x >--+ E(x) c}ioisies, calculer les limites-suivantes :
x-1 X
(1) l . ~- 3 ( ) .
4 1
2sinx - 1 '·
1~ 2 X - 2 X~ 1L 6X - 1t
10 On considère la fonction f définie sur [2 ; + oo[ 6
sin1tX
2x + sinx (2) lim - - (5) lim 2cosx-1
par: f( x ) = x-1 . x~lx-1 x~.1} 3x-1t
Encadrer f par deux fonctions rationnelles. l' sinx- 1
(3) lffi - -- (6) lim cosx + 1
En déduire la limite de f en + oo et en - 00 •
x~Jf 2x-1t X~lt X-1t

11 On considère la fonction[ définie par: 30 a étant un nombre réel, calculer les limites
_ XCOSX suivantes:
f( X-1+x2"
)
(l) lim sinx - sina ( 2 ) lim cosx - cosa
Encadrer f par deux fonctions rationnelles. x~a x--a x~a x-a
En déduire la limite de f en + et en - oo. 00

Calcul de limites - Changement d'écriture


Il On considère la fonction[: x >--+ E(x)
Encadrer [par deux fonctions. x ~ 'v 31 1. Rappeler les limites suivantes :
..
En déduire la limite de f en + 00 et en - 00 •
lim _si_nx_ lim; cosx - 1 lim
tanx
X ~o X x~O X x~O X
13 On considère la fonction f: x 1-+ 2x + E(x). 2 . Calculer la limite en O de chacune des fonctions sui-
1. En utilisant la définition de E, démontrer que : vantes: "
pour tout x, x - 1 S E(x) s x .
Encadrer f par deux fonctions affines. (1) XI-+-- sin2x sinx
(2) X t-+-;=-
x2 ,x
2. En déduire lim f(x) et lim f(x).
X-++oo X-+-oo r
(3) x>-+xsinx (4) x1-+,xsinx
Calcul de limites - Utilisation d'une factorisation
tanx tanx
JJ i- 14 On considère la fonction f : x - , x2 + 3 + Bx.
(5) XI-+--
x3
(6) X>-+:----
SlllX
..
·1. Calculer : lim f(x). tanx - sinx 1-cosx
x~+oo
2. Démontrer que : pour x < 0, f(x) = x
(
-y 1 + ~
!z + )
8 .
(7) XI-+
X
(8) X>-7---
x2
En déduire lim f(x). 1 - cos2x 0
X-+- OO
a..: 31 Sachant que lim
, x~O X
= -2
15 On considère f: x >--+ Jzxz + 1 - 3x.
1. Calculer: lim f(x). (voir exercice n° 15). calculer les limites suivantes :
X-+ OO

2. Démontrer ~ue-: pour x > 0, f(x) = x ( ~2 + ~2 - 3 ). (1) lim


1 - coszx (2) lim
1-coi;2x
En déduire lim f (x). x~O sin2x x~O xtanx
x-++oo
x3 xsinx
Calcul de limites - Utilisation de l'expression conjuguée (3) lim (4) lim
x~o 1 -cos2x x~O 1-COS2X
16 On considère f: x >--+ Jzx2 + 3 - 5X . .
Calculer lim f(x) en utilisant l'expression conjuguée.
X-++ OO
( ontinuité sur un intervalle
17 Enutilisant des expressions conj uguées, Continuité sur un intervalle
déterminer les limites suivantes :
(1) lim ~
r 3
(2) lim
/x- 3 33 Dans chacun des cas suivants, étudier la...
x~9 9-x x~3 2- , 6x-2 <;,ou!inuité sur IR de la fonction f définie par :

limites et continuité 33
pourx E J-oo; O[. f(x)=1 - x 2. Déterminer graphiquement u.n encadrement du zéro
(l) { pour XE ]O ; + oo(, f(x) = 5x3 +X+ 1 de f ayant la plus petite partie entière positive par deux
nombres entiers consécutifs. ~
pour x E ]- oo ; O], f (x) = 7x3 - 3x2 + 9 On désigne par a ce zéro de f ~
(2) { Déterminer par la méthode de balayage (ou de dichoto-
f(O) = 9
mie) une valeur approchée de a à 10-2 près_
34 Dans chacun des cas suivants, déterminer a
pour que f soit une fonction continue sur IR : 40 f est la fonction polynôme définie par :
Bx- 13 /(x) = (x + 2)2 - 47.
pour x E IR\ {1}, /(x) = - 4 x
(1) +1 1 . Justifier que f est une fonction continue strictement
{ f(l) = a croissante sur IR* et qu'elle admet un unique zéro a.
2. À l'aide d'une calculatrice programmable, déterminer
pour x E IR\ {7}, f(x ) = Jx 2+x +1 un encadrement de a par deux nombres consécutifs.
(2) x-7
{ f(7) = a 3. Déterminer par la méthode de balayage (ou de dicho-
tomie) une valeur approchée de a à 10-2 près.
35 Dans chacun des cas suivants, déterminer a et
b pour que f soit une fonction continue sur l'intervalle
[-1; 1]: F onctions continues
1
pour x E [- 1 ; 1),
f(x) = r---:- strictement monotones
(l) , 1 - x2 + 2x + 3
Applications bijectives, injectives, surjectives
1 f(- 1) = a
/(1) = b
1 lxl
pourx E (-1; 1]\{0 ;- - J,f(x) = x + - --
1 41 Les application suivantes sont-elles bijectives,
2 injectives, surjectives ?
4x2 + 3 .-::- x - 1
(2 ) f : X - x4 + 1 ; g : X - ,1x• + 1 ; h : X - x2 + 1'
1 f(O) =a
f(- ~) = b
Bijection continue strictement monotone

Détermination de l'image d'un inteivalle par une fonc-


41 f est une application de IR vers IR définie par :
tion continue f(x) = x 2 + JxZ+1.
Donner des ensembles A et B tels que f détermine une
36 1. Construire la courbe d'équation : y = - x3. application bijective de A dans B.
En déduire la représentation graphique de la fonction
polynôme f définie par : f(x) = (x - 1)3 - 2. 43 f est une fonction de IR vers IR admettant le
2. Justifier que f est une fonction strictement monotone tableau de variation ci-dessous.
(on évitera d'utiliser la dérivée de f).
3. Déterminer graphiquement l'image par f de chacun
des intervalles suivants : ]- 3 ; 1] et (0 ; + oo[,
Vérifier par le calcul les résultats obtenus.

37 1. Construire la courbe d'équation : y = ~. Donner les ensembles A, B et C tels que f détermine les
En déduire la représentation graphique de la fonction applications bijectives :
ratio~elle f définie par : f(x) =X:.
~ + 1. - de ]- oo ; O] dans A
2. Justifier que f est une fonc tion strictement monotone - de[O;l] dansB
(on évitera d'utiliser la dérivée de f) . - de [1 ; + oo( dans c.
3. Déterminer graphiquement l'image par f de chacun
des intervalles suivants : [- 2 ; 2[ et [3 ; + 00 [. .• Réciproque d'une bijection continue strictement monotone
Vérifier par le calcul les résultats obtenus.
44 On considère la fonction :
38 f
est une fonctio'n de IR vers IR admettant le f: ]- 1 ; + oo[ ---? J-:- 4 ! + oo(
tableau de variation ci-dessous : X - x2 +2x - 3
1. Justifier que f est une bijectiQn.•
2. Déterminer la bijectiôn réciproque de f
3. Établir le tableau de variation de f-1 .
4. Construire la représentation graphique de f, en
Quelle est l'image par f de chacun des intervalles sui-
déduire celle de 1 • r-
vants? Fonctions puissances à exposants rationnels
]- 4 ; - 3[ ; ]- 3 ; O] ; ]- 3 ; + oo( ; ]- oo ; - 4].
45 Écrire sous la forme la plus simple possible
\ Calcul approché des zéros d'une fonction continue chacun des nombres réels suivants :
39 1. Construire la courbe d'équation : y= cosx. (1)
3J36
3
(2) .[2 X3J25 (3) 273
2

En déduire la représentation graphique de la fonction f ef20o


de IR vers IR définie par : (S) 2 X [3 X ~/g
f(x) = 1 + cos(x + ~). 34/3

34 Limites et continuité
D érivée - Primitiv~s

0 n a vu en classe de Première SE que Isaac Newton


( 7642- 7727) en Angleterre et Gottfried Leibniz ( 7646- 777 6)
en Allemagne créèrent la notion de déri-
vée, indépendamment l'un de l'autre.
À la fin du X/Xe siècle, le problème
qui se pose est le suivant : quelles
sont les fonctions qui admettent
pour dérivée une fonction
donnée?
Le mathématicien français
Lebesgue apporta une réponse à
cette question, ce qui permit d'intro- -''
duire la notion de primitive.

Henri Lebesgué
France - 1875-1941 .

1. Dérivation ................................................................ 36
2. Fonctions dérivées .................................................. 41
3. Primitives . .. ... . .. ...... .. ... ...... .. ....... ....... .. ... .... ... ... ... .. .. . 49

Dérivée - Primitives 35
cm=:!::!!• Dérivabilité en x 0
Propriété - Définition ·
f est une fonction définie sur un intervalle K contenant x 0 •
Les deux propriétés suivantes sont équivalentes.
f(x0 + h) - f{x0 )
(1) La fonction h ~ admet une limite finie l en O.
h
(2) Il existe un nombre réel l et une fonction <p définie sur un intervalle K contenant 0, tels que :
f{x0 + h) =f(x0 ) + lh + hcp{h) [x0 + h E K et lim cp(h)
h~O
=0).
Lorsque l'une des deux propriétés est réalisée, on dit que la fonction f est dérivable en x0 •
Le nombre réel l est appelé Je nombre dérivé de f en x0 et se note f'{x0 ).

. f(x) - f(xo) - f'( )


lim ou encore l lID - X0 .
h~O X~Xo X-Xo

Interprétation géométrique Interprétation cinématique Interprétation numérique


Si la fonction[ est dérivable enx0 , Si la loi horaire d'un mouvement D'après la définition,
alors la représentation graphique est une fonction f dérivable en t 0 , f(x 0 ) + hf'(x0 )
(~) de f admet une tangente au alors la trajectoire (~) admet une est une approximation de f(x 0 + h),
(x
point M 0 0 ;f(x0 J). tangente au point M 0 ( t 0 ;f(t0 ) ) . l'erreur étant hcp(h).
Une équation de cette tangente La vitesse moyenne entre t et t 0 On a donc :
est: est :

M f <x o + h )
Mo v<t )
f (to) - _--:-
~-~:-:-:
- -~-:-;:;:=~=~,::.::: f (x 0) + hf'(x 0 )
: i~~)
''
J

0 X 0 t, 0 x0 x 0 +h

f'(x 0 ) est le coefficient directeur de f'(t 0 ) est la vitesse instantanée à h ~ f(x 0 ) + hf'(x0 ) est la meilleure
la tangente à (~) en M 0 (x0 ; f(x 0 ) ). l 'instant t 0 . approximation affine de f en x 0 •

1.a Dans chacun des cas suivants, f est une fonc- 1.b Dans chacun des cas suivants, f est une fonc-
tion dè IR vers IR. En utilisant la définition de la tion de IR vers IR. Trouver une fonction affine
dérivée, étudier la dérivabilité de la fonction f qui permet d'approcher f(a +· h) pour h voisin
en x 0 • de zéro.
(1) f(x) = Jxz + 2 x 0 =1 (1) f(x) = 3x2 + 1 a= 3
2
(2) f(x) = sinx2 x0 =O (2) f(x) = x+2 a= 1

36 Dérivée - Primitives
1 .2.. Dérivabilité sur un intervalle
• • • - Exemple introductif
On donne la fonction f définie par :
pour x E ]- oo; 1], f(x) =x~
{ pour x Ë [1 ; + f(x) = -00[ ,
X
Étudions la dérivabilité de f et déterminons la dérivée f'.
Donnons une interprétation graphique des résultats obtenus.

Dérivabilité en tout élément de ]- OO ; 1[ et de ]1 ; + oo[

Sur ]- 1], f coïncide avec g : x >--7 xf


00 ; Sur [1 ; + oo[, f coïncide avec h : x >--71._
X
donc,f est dérivable en tout élément de)- oo; l[. donc,f est dérivable en tout élément de ]1 ; + oo[.
On dit que f est dérivable sur]- oo ; 1[ et : On dit que f est dérivable sur )1 ; + oo[ et :
pour tout x élément de ]- oo ; 1 [, f'(x) = g'(x) = 2x. pour tout X élément de )1 ; + f'(x) = h'(x) = - ; 2
00 (, .

Étude de la dérivabilité en 1
Étudions la limite en 1 de la fonction x >--7 f(~ =~(l)
lim f(x) - f(l) = lim g(x)- g (l) = g'(l ) = 2. lim f(x)- f(l) = lim h(x) - h(l) = h'(l) = _ 1.
x-+1 x - 1 x_.1 x-1 x-+1 x - 1 x-+1 x-1
< < > >
On dit que f est dérivable à gauche en 1. On dit que f est dérivable à droite en 1.
r}1!; f (x)x -_ f (l j est appe1ee
, le nombre d enve
, . , a' .
1}1!;
f(x) - f(l)
x _
l' l b d, . , ,
est appe ee e nom re ei,;1ve a
1 1 1 1
< >
gauche en 1 de f, noté : t;(1). droite en 1 de f, noté : fâ(l).

Conclusion
La fonction f est dérivable sur ]- oo ; 1 [ et dérivable La fonction f est dérivable sur )1 ; + oo[ et dérivable
à gauch e en 1, on dit que la fonction[ est dérivable à droite en 1, on dit que la fonction f est dérivable
sur]- oo; 1) sur [1; + oo[
. { pour x E )- oo; 1[, f'(x) = g'(x) = 2x Pour x E ] 1 ; + oo[, f'(x) = h '(x) = \
et:
et . f~(l) = g'(l) = 2. { fâ(l) = h'(l) = ~ 1.

Interprétation graphique

Le plan est muni du repère orthogonal (0, l, J) .


(<fb), (~), (X) sont les représentations graphiques res-
pectives de f, g, h.
(~) et (X) sont sécantes au point A(l ; 1).
(<fb) coïncide avec(~) sur)- oo ; 1].

(<fb) coïncide avec (X) sur [1 : + oo[.


- La tangente en A à (~) est appelée la tangente à
gauche en A à (<fb), c'est la droite passant par A et de
coefficient directeur t;(1) égal à 2.
- La tangente en A à (X) est appelée la tangente à ~-~-~---.-~~~-....--~-~-~
droite en A à (<fb), c'est la droite passan t par A et de 0
coefficient directeur t;(l) égal à - 1.

Dérivée - Primitives 37
• • • - Dérivabilité à gauche, dérivabilité à droite en Xo .
Définition ·.- ·· -· - · - ·· "t~-

f est une fonction définie sur un intervalle K contenant x 0 •

On dit que f est dérivable à gauche en x 0 lorsque On dit que f est dérivable à droite en x 0 lorsque
f(x) - f(x0 ) • fi . . f(x) - f(x0 ) . .
lim existe et est me. hm existe et est fime.
x7x0 x-x0 X:f Xo X-XO

Cette limite est appelée le nombre dérivé à Cette limite est appelée Je nombre dérivé à droi-
gauche en x 0 de f te enx0 def
f(x) - f(x) " , . f(x) - f(x0 )
On note : t;Cx0 ) = lim
x7x0 x - x 0
0
On note : fd(x0} = hm
X :f Xo X-Xo

La droite passant par le point M 0 ( x 0 ; j{x0 )) et de La droite passant par ie point M 0 ( x 0 ; j{x0}) et de
coefficient directeur f~(x0) est appelée la tangen- coefficient directeur fd(x0 ) est appelée la tan-
te à gauche à la courbe représentative de f au gente à droite à la courbe représentative de f au
point Mo· point Mo·

t;Cxo) * f<lCx0 ) On dit que


(Tg)* (Td) M 0 est un point anguleux de ('Q,)

0 Xn

À l'aide de ces définitions on démontre la propriété suivante :

f est une fonction définie sur un intervalle ouvert K contenant x 0 •


f est dérivable en x 0 si et seulement si f est dérivable à gauche en x 0 , dérivable à droite en x 0 et :
f ~Cxol = f d(xo}
f est dérivable en x0 <=> t;(x0 ) = fc!(x0 ) =f'(x0 )

Exemple
On donne la fonction f de IR vers IR définie par : X 1. +oo
f(x) =X 1X - 11.
Calculons le nombre dérivé à gauche et le
nombre dér ivé à droite en 1.
La fonction f est-elle dérivable en 1 ?

Nombre dérivé à gauche en 1 Nombre dérivé à droite en 1


f(x)-f(1) X (-X+ 1) f(x) - f(l) _ x(x - 1)
Pour x < 1, =-X Pour x > 1, x-1 - x-1 =X
x-1 x - 1
donc:
r f(x}-/(1) =-1 donc: lim f(x) - f(l} = 1
}~1 x-1 x"'l x-1
< >
d'où : t;(1) = - 1 d'où:

La fonction[ n'est pas dérivable en 1 car t;(l) * f<l(l).

38 Dérivée - Primitives
• • • - Tangente verticale
• Exemple introductif
On donne la fonction racine carrée f; elle est définie par : f(x) = [x.
Son ensemble de définition est (0 ; + oo}, Étudions la dérivabilité de f en O .

Étude de la dérivabilité de f en 0
On sait que la fonction f est continue et dérivable sur ]O ; + oo [.

On a : lim f(x)- f(O)


x,;o x
= lim [x =
x,;ox
lim b
x-;;o .JX
= + oo

donc, la fonction racine carrée n'est pas dérivable en O.


Interprétation graphique J
Le plan est muni du repère (0, I, Jl. On sait que la courbe repré-
sentative de f admet une tangente verticale en O.

Propriété
f est une fonction définie sur un inter\ralle K contenant x 0 •
. 'te a' d roi'te ou l a limi'te a' gauch e d e la ~ioncti on
L orsque l a lmu f(x) - f(xot est t'nfinie, l a repre-
x ~
'
x - x0
sentation graphique de f admet une tangente verticale au point M 0 ( x 0 ; j{x0 ) ).

• Exemple

. , . { pour x E )- oo ; - 3], f(x) =x + Jx2 + 2x- 3


On donne la fonction f defin1e par : [ [ f( ) j
pour x E - 3 ; + oo , x =x + x2 + 10x + 21
Étudions la dérivabilité de f en - 3. · ·

• pourx<-3,
f(x) - f(- 3) X + 3 + Jxz + 2x - 3
X - (- 3) x+3

J(x + 3)(x - 1) J(x + 3)(x - 1)


=1- =1- - - - - -
-x-3
(J-x- 3)2
d'où: lim f(x) -f(- 3 ) = 1 - lim /-V1 = - 00

x-t - 3 x-(-3) x-t - 3V =--x:::3


d l' f(x) - f(- 3)
• pour x > - 3, on ob tient e meme : im
0 A

= - oo
x,; - 3 x-(-3)
• La représentation graphique («5) defadmet donc au point A(- 3 ;- 3) une tangente verticale.

• • • - Dérivabilité sur un intervalle


Définition
f est une fonction définie sur un intervalle )a ; b[. f est une fonction définie sur un intervalle [a ; b}.
On dit que f est dérivable sur l'intervalle ouvert On dit que f est dérivable sur l'intervalle fermé
Ja ; b[ lorsque f est dérivable en tout élément de [a ; b] lorsque f est dérivable sur l'intervalle
Ja; bL ouvert ]a ; b[, est dérivable à droite en a et déri-
vable à gauche en b.

Dérivée - Primitives 39
• Exemple 1
Étudions la dérivabilité de la fonction f de IR vers R dé6nie par : f(x) =x./x.
Ensemble de définition de f
Dr= [O; + oo[
La fonction f est le produit de la fonction identité x ~ x et de la fonction racine carrée x ~ ~-
La fonction identité est dérivable, et la fonction racine carrée est dérivable sur ]O ; + oo[ et non dérivable
en O.
Étude de la dérivabilité de f sur ]O ; + oo{ Dérivée def
La fonction f est dérivable sur ]O ; + et : 00 [

pour tout x élément de ]O; + oo[, f'(x) = ~ J;. La fonction/ est dérivable sur [O; + oo[ et sa dérivée
f' est définie par :
Étude de la dérivabilité de f en 0 pour x E ]0 ; + oo[, f'(x) = ~ j;
{ /'(O) = 0
on a : lim f(O + h) - /(O) = lim h/h = o
h ;t O h h-40 h
donc f est dérivable en 0 et : f'(O) = O. f' est donc définie sur [O ; + oo[ par : f'(x) = ~ J;.

• Exemple 2
Étudions la dérivabilité de la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) = 1x2 - 41 .
Étude de la dérivabilité de f sur]- oo ; - 2], sur [2 ; + oo{ et sur [- 2 ; 2]
Considérons donc les fonctions polynômes g et h
définies par g(x) = x 2 - 4 et h(x) = 4 - x 2 •
X 0 0 +oo
signe de x 2 - 4 + +
f coïncide avec g sur ]- oo ; - 2] U [2 ; + oo[
f coïncide avec h sur [- 2; 2]. expression de lx2 - 41 x2 - 4 x2_/

Les fonctions g eth sont dérivables sur IR et g'(x) = 2x; h '(x) = - 2x


f est donc dérivable sur ]- oo ; - 2], sur [2 ; + oo [, sur [- 2 ; 2 ] et :
pour tout x élément de ]- oo ; - 2[. f'(x) =g'(x) = 2x
et /~(- 2) = g '(- 2) = - 4
pour tout X élément de )2 ; + oo(, f'(x) = g'(x) = 2x
et /<l(2) = g'(2) = 4
pour tout x élément de ]- 2 ; 2[, f'(x) = h '(x) = - 2x -2 0
et f<l(- 2) = h'(- 2) = 4, /~(2) = h'(2) = - 4.

1.c Déterminer la tangente au point d'abscisse a de 1.d Dans chacun des cas suivants, déterminer le
la représentation graphique de chacune des (ou les) intervalles sur lesquels la fonction[ de
fonctions f définies ci-dessous. IR vers IR définie ci-dessous est dérivable.
(1) f(x)=x 2 +3x- lxl a=O (1) f(x) = 2x - 3 - ~ (2) f(x) = x 2 - ,lx
2x-1
pour XE [l ; + oo[,f(x) = x 2 (3)f(x) = - - (4) f(x) = X+ 2
x 2 +x + :
(2) {
pour x E [- l[.f(x) =
00 ; -i-
3x2 1 a=l x+ l
(5)f(x) = cos 3x (6)f(x) = 2xsinx

40 Dérivée - Primitives
2 1, Dérivées successives
• •• Définition
Exemple introductif
Déterminons la dérivée de la dérivée f' de la fonction polynôme f définie par :
f(x) =sr
+ 4x2 - 7x + 1.
f est une fonction dérivable sur IR. Sa dérivée f' est la fonction polynôme, définie par :
f'(x) = 15x2 + Bx - 7.
f' est donc aussi dérivable sur IR et sa dérivée (f')' est la fonction polynôme définie par :
(f')'(x) = 30x + 8.
La fonction (f1' est appelée dérivée seconde de f; on note f".

Définition
f est une fonction dérivable sur un intervalle K.
Si f ' est dérivable sur K, sa dérivée est appelée dérivée seconde de f, notée f " ou ji2l.
f' est aussi appelée dérivée première de f, on la note ji1l,
Par itération, la dérivée ne de la fonction f est la dérivée de la dérivée (n - l)e de f
on note : fll = f' ; f2l = f" ; ... ; f"l = (fn-tl)'

N otation différentielle
On adopte souvent en physique la notation suivante : f 1l = ! ; f 2l = ~ Jill)=
}'
d"f
<lx".

• • • - Exemple
n est un nombre entier naturel non nul.
Déterminons la dérivée ne de la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) = cosx.
Calculons les dérivées successives de f À l'aide d'une démonstration par récurrence,
fest dérivable ainsi que ses dérivées successives. contrôlons cette conjecture (voir TP p. 55)
Soit x un nombre réel ; - On a bien: f 1 l(x) = - sinx = cos(x + ~) .
on a: f(x) = cosx
- Supposons que: fkl(x) = cos(x + k x ~) [k E N]
1t
f'(x) =- sinx = cos(x + z-) on a : fk+Il(x) = (fkl)'(x) = - sin(x + k x ~)
f"(x) = - sin(x + ~) = cos(x + 2 x ~) = cos(x + k x 2 1t 1t
+ z-)
f"'(x) =- sin(x + 2 x ~) = cos(x + 3 x ~). = cos(x + (k + 1) x 21t ).
Conclusion
On peut alors émettre la conjecture suivante : pour tout nombre entier naturel n,
f 11 l(x) = cos(x + n x ~) [n E N]. f 11l(x) = cos(x + n x ~).

2.a Dans chacun des cas suivants, déterminer les (3) f(x) = sin4x (4) f(x) = x,'Zx.
deux premières dérivées de la fonction[ de IR
vers IR définie par sa formule explicite. 2.b n est un nombre entier naturel non nul.
1 x2 - 4 Déterminons la dérivée ne de la fonction f de R
(1) f(x) = x + (2) f(x) = x+2 vers IR définie par : f(x) = sinx.
1

Dérivée - Primitives 41
2 2 Dérivée d'une fonction composée
• Présentation et propriétés
Exemple introductif
Déterminons le nombre dérivé de la fonction f de IR vers 11\1! définie par : f(x) = (2x - 5)3.

f est une fonction polynôme, donc continue et dérivable sur 11\1!.


Considéfons la fonction f comme composée de u : x ~ 2x - 5 suivie de v : x ~ x3.
On a : pour tout nombre réel x, f(x) = Bx3 - 60x2 + 150x - 125 et f'(x) = 24x2 - 120x + 150
= 6(2x - 5) 2
or: pour tout nombre réel x, u'(x) = 2 et v'(x) = 3x2
donc : pour tout nombre réel x,f'(x) = u'(x) x v'(u(x)).

On démontre et nous admettons les propriétés suivantes :

u est une fonction définie sur un intervalle K, et v une fonction définie sur un intervalle L contenant
u(K).
• Si la fonction u est dérivable en un élément x0 de K et la fonction v est dérivable en u(x0 ),
alors la fonction vou est dérivable en x 0 , et: (vou)'(x0 ) =u'(x0 ) x v'(u(x0 )).
• Si la fonction u est dérivable sur K et la fonction v est dérivable sur L,
alors la fonction vou est dérivable sur K, et: (vou)' = u' x v'ou.
c1

• • • - 'Racine carrée d'une fonction dérivable et strictement positive


• Présentation
On donne une fonction u 'd érivable et strictement positive sur un intervalle K.
Déterminons la dérivée de la fonction [u.
Considérons la fonction racine carrée v, elle est définie par : v(x) = [x
donc: [u = vou.
La fonction V est dérivable sur JO ; + oo[ et :
pour tout nombre réel x, v'(x) = 11 .
2 ~x

La fonction [u est donc dérivable sur K et :


pour tout x élément de K, (Ju(x))' = u'(x) x ~ .
· Zvu(x)

• Exemple
. .
Déterminons la dérivée de la fonction f de 11\1! vers 11\1! définie par : f(x) =Jx 2 + 1.
On considère la fonction u: x ~ x2 + 1.
Pour tout nombre réel x, u(x) > o.
u est dérivable et pour tout nombre réel x, u '(x) = Zx.
= u~ = ~ .
J
La fonction f est dérivable ;;ur' 11\1! et pour tout x élément de IR, f'(x)
Zv u(x) 2 xz + 1

42 Dérivée - Primitives
• Puissance nième d' une fonction dérivable
• Présentation
On donne une fonction u dérivable sur un intervalle K, n un nombre entier naturel non nul.
Déterminons la dérivée de la fonction u".
Considérons la fonction v de IR vers IR définie par : v(x) = x"

· ~
donc: u" = vou.
: u
La fonction v est dérivable sur IR et : un ' 1

pour tout nombre réel x, v '(x) =nx"- 1 . ~---- în


La fonction u" est donc dérivable sur K et :
pour tout x élément de K, ([u(x)J")' = u '(x) x n[u(x)]"-1 •
• Exemple

Déterminons la dérivée des fonctions f et g définies par : f(x) =(5x2 - 2x + 3)6 g(x) =sin5x.
Dérivée def Dérivée de g
u est la fonction polynôme définie par : u est la fonction sinus ;
u(x) = 5x2 - 2x + 3 ;
d'où : f = u6 d'où : g = u 5
donc : f'(x) = 6u'(x)u 5(x) = 6(10x - 2)(5x2 - 2x + 3) 5 donc : g '(x) = 5u'(x)u4 (x) = 5cosx sin4x

• • • - Cosinus ou sinus. d'une fonction dérivable


• Présentation

On donne une fonction u dérivable sur un intervalle K. Déterminons la dérivée de cosu et sinu...

Les fonctions cosinus et sinus sont dérivables sur IR et :


pour tout nombre réel x, cos'x = - sinx et sin'x = cosx.

Les fonctions cosu et sinu sont donc dérivables sur K et :


cosul---g :
: cos
pour tout x élément de K, (cosu(x))' = u'(x)(- sinu(x)) '
(sinu(x))' = u'(x)(cosu(x))
{cosu)' = - u 'sinu
(sinu)' =u'cosu
• Exemple

Déterminons la dérivée de la fonction g de IR vers IR définie par : g(x) =cos(2x2 - 3).

g est la composée de u: x ~ 2x2 - 3 suivie de v: x ~ cosx; donc: g = vou.


u est dérivable sur IR, v est dérivable sur IR et l'image par u de tout élément de IR est un élément de IR.
La fonction g est dérivable sur IR et : pour tout x élément de IR, g(x) = u'(x) x v'[u(x)] =- 4x sin(2x2 - 3).

2.c Dans chacun des cas suivants, déterminer la (6) f: x ~ 2sin2x + x2


dérivée def (7) f: x ~ 2cos(l - 2x)2
(1) f:x~ J3i2+1 (8) f: x ~ sin(l - 5x)
(2) f : x~(4x 2 -x- ~
(9) f: x ~ 2sin 2x
(3) f: x ~ 5x3 - 3 + J-xz + 2
(4) f: x ~ cos4x (10) f: x ~ 1 + tan 2x
(5) f: X~ tan(x2 - 4) (11) f: x ~ cos3 (4 -x3)

Dérivée - Primitives 43
-~- Dérivée de la réciproque d'une fonction continue
strictement monotone
Le plan est muni du repère orthonormé (O,I,J).

••• Étude graphique


• Étude préliminaire : droites symétriques par rapport à la droite (Li) d'équation y =x
• Caractérisation analytique de S!t.J
M(x ; y) et M'(x' ; y') sont des points. , {x'=y
M = s 1t.1(MJ <=> y' =x

• Relation entre les coefficients directeurs de deux droites (<2ll) et


(<2ll') symétriques par rapport à (Li)
La caractérisation de la symétrie S!t.J permet d'obtenir une équation
de (<2ll'), image de (<2ll) par s(t.)" .
(<2ll) est la droite d'équation : y= ax + b, [a :f:. 0).
(<2ll') est la droite d'équation : x' = ay' + b c'est-à-dire y'= _..!_ x' -
a
k.
a
Li étant la droite d'équation y =x,
deux droites distinctes de (01) et (OJ) symétriques par rapport à (Li)
ont des coefficients directeurs inverses l'un de l'autre.

• Exemple

On donne la fonction de [O; ~]vers [O; 1) définie par :f(x) =sinx


f est une bijection car elle est continue strictement croissante et [O; 1) = [sinO; sin~].
On veut déterminer graphiquement le nombre dérivé ( f- 1 )'( ~ ), f- 1
étant la bijection réciproque de f.

. [3 -f(
0 na.--z ît)
- 3<=> 1-1( 2[3) -3·
- 7t
(~)et(~') sont les représentations graphiques respectives defetf-1 .
27t --- --- --- --- -----
(TA) est la tangente à (~) au point A( ; ; ~) (t.)

(T8 ) est la tangente à(~') au point B(~; ;).

Les points A et B sont symétriques par rapport à (Li)


donc (TA) et (T8) sont symétriques par rapport à (Li),
elles ont des coefficients directeurs inverses l'un de l'autre :
- coefficient directeur de (TA) = f'( ; ) = ~
[3 !!:...
- coefficient directeur de (T8 ) = (f-1)'( ~) = - 1
- = 2.
23
f'( ;)

• • • - Étude algébrique
• Exemple 1
fest une application bijective, dérivable et strictement monotone sur un intervalle K.
On veut calculer le nombre dérivé (f-1)'(a), où a est un élément de f(K).

44 Dérivée - Primitives
Soit x un élément de l'intervalle K tel que : f'(x) *O.
On sait que: (f- 1of1(x) =x
par suite: (f-1of1'(x) = 1

La dérivation d'une composée de fonction donne : (f- 1 r(tlx)) x f'(x) = 1


d'où: (f-
1
J'(f(xl) = l~x)

Cette étude algébrique donne une méthode de détermination de la dérivée de 1-1 , réciproque d'une bijec-
tion I dérivable et strictement monotone sur un intervalle K.

Pour calculer le nombre dérivé en a de f- 1, réciproque d'une fonction f dérivable et stric-


tement monotone sur un intervalle K, on peut procéder comme suit :
• on pose: r-l(a) :;:;p
• on vérifie que : f'CPl *- 0
• on écrit: r- CaJ :: P <=> a :: fCPJ
1

• on conclut: cr-1 J'Cal - f~PJ


• on calcule : f'CPJ

• Exemple 2
On donne un nombre entier naturel non nul n.
Déterminons la dérivée de l'application réciproque de l'application bijective[: ]O; + oo( ~ ]O; + oo[
X ,.._,_. x"

1-1 : IR~ ~ IR~


'
X ,.._,_. nj;;
'
f est dérivable et pour tout x élément de IR~, f- 1 est dérivable et pour tout x élément de IR~.

f'(x) :: nxn- 1 et f'(x) *- O. (f-1)'(x)= _ _ 1_


f'(f- 1(x)]
• Exemple 3
On donne un nombre rationnel r. (On sait qu'il existe p et q tels que : p E "ll.*, q E N*, r :: p.)
Déterminons la dérivée de l'application bijective g: ]O; + ~ ]O; + 00 [ q 00 [

X >-'.>X

Soit X un élément de JO ; + oo[ ;


on a: g(x):: xr:: x-f:: (A-} [p E "ll.*, q E !\!*].
1
g est donc la composée de la fonction u: x ,.._,_. x7i suivie de la fonction v: x ,.._,_. xP
d'où : g'(x) :: u'(x) x v'[u(x)]
1 _!__ 1 ( _!_)P- l p g_ 1
:: (q-xq ) xp xq :: qxq :: rxr-1 •

2.d Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, J). 2.e Le plan est muni du repère orthonormé (O, I, J).
Démontrer que la fonction f de !R\{- 3) vers Démontrer que la fonction f de [- ~ ; ~ ] vers
IR\{2} définie par:
Zx-1 . [- 1 ; 1] définie par : f(x) =cosx, est une bijec-
f(X ) = x+ 3 tion. On désigne par f-1 sa bijection réciproque.
est une bijection.. Représenter graphiquement les applications f
Sans expliciter sa bijection réciproque r- cal-
1
,
r-
et 1 sur le même dessin.
culer (f-1 )'(1). Calculer le nombre dérivé de f- 1 en ~ .

Dérivée - Primitives 45
==~r. Tableau récapitulatif

<D Dérivées des fonctions élémentaires

Fonction[ Fonction[' f eiot dérivable sur l'intervalle

x~c [c E IR] x~o·

x~ ax [a E IR] x~a

x~x [r E Q*J X~ ,.X- 1

1 -r
X~ - [r E Q*] X~ x+1 )- oo ; O[ OU ]O ; + oo(
x
r 1
x~,x X~ ;;T: )0 ; + oo(
2,x

x~ sinx X~ COSX

X~ COSX x~ -sinx

1
x~tanx X~-- ]- ~ + k ; ~ + k[ [k E Z]
cos2x
-1
x~ cotanx X~ -- ]/en; ; 7t + /en;[ [k E Z]
sin2x

@ Opérations
1 u
Fonction u+v au uxv
V V

v' u'v - uv'


Dérivée sur K u' + v' au' u' X V+ u X v' -Vï v2

Conditions a E IR v(x) "# 0 v(x) "# 0

@ Compositions

Fonction vou u' [u cosu sinu

u' ·x v'ou ru'ur-1 u'


Dérivée sur K - u'sinu u'cosu
2Tu
Conditions rE Q* u(x) > 0

46 Dérivée - Primitives
2 5 Application de la dérivée
- - Dérivée et sens de variation des fonctions - Tableaux récapitulatifs

<D Variations d'une fonction ·


f est une fonctiQi;dérivablè sur un intervalle K.
• Si f' est strictement positive (sauf en des éléments isolés où elle s'annule),
alors f est strictement croissante.
• Si f' est strictement négative (sauf en des éléments isolés où elle s'annule),
alors f est strictement décroissante.
• Si f' est nulle, alors f est constante.

@ Extremums d'une fonction


f est une fonction dérivable sur un intervalle K contenant x0 •
f(xJ est un extremum relatif de la fonction f Si f admet un extremum relatif en x 0 ,
si et seulement si
f' s'annule en x 0 en changeant de signe. alors f'(x0 ) =O.
f(x 1 ),f(x2 ) et f(x 3 ) sont des extremums relatifs de f.
f(x 1 ) et f(x 3 ) sont des maximums relatifs de f.
f(x 2 ) est un minimum relatif de f.
'
'
--- 1- ---r----
: ' f(x 4 )est le minimum de f.
f(x 3 ) est le maximum de f
0 K x1

• • • - Dérivée et encadrements
• Activité

Le plan est muni du repère (0, 1, J). On donne une fonction f définie sur [a ; b]. On désigne par (~) la
représentation graphique de f sur [a ; b], A et B les points de (<(5) d'abscisses respectives a et b.
À l'aide du graphique, on veut comparer le coefficient directeur de la droite (AB) avec les coefficients
directeurs extrêmes des tangentes à (<(5).
1
M -- -
''
''
f(b)-f(a)
''
''
b-a ''

À l'aide d'une règle qui matérialise la position des tangentes à la représentation graphique (<(5) de f sur
[a ; b], on peut déterminer approximativement les tangentes à (~) dont les coefficients directeurs sont
extrêmes, met M.
On constatera alors que le coefficient directeur de la sécante (AB) est compris entre ces deux extrêmes :
m< f(b)-f(a) <M
b- a

-- Dérivée - Primitives 41
• Point de vue cinématique
La vitesse moyenne entre t 1 et t 2 d'un point mobile est comprise entre les vitesses instantanées extrêmes.

• Inégalités des accroissements finis

f est une fonction dérivable sur un intervalle ouvert K, a et b deux éléments de K tels que a < b.
S'il existe des nombres Met m tels que: pour tout x élément de [a; b], m Sf'(x) s M,
alors m(b - a) S f(b) - f(a) S M(b - a).

D émonstration
- Considérons la fonction g définie sur [a; b] par : g(x) =f(x) - mx.
g est dérivable sur K et : pour tout x élément de K, g'(x) = f'(x) - m ~0
donc: g est croissante sur K,
g(a) < g(b) (car a< b).
Par conséquent : f(a)- ma sf(b) - mb
m(b - a) sf(b) - f(a).
- En utilisant les variations de la fonction h définie sur [a; b] par: h(x) = f(x) - Mx,
on établit que : f(b) - f(a) S M(b - a).
- Dans le cas particulier où m = - M,
on vérifie que: - M(b - a) sf(b) - f(a) s M(b - a)
c'est-à-dire : lf(a) - f(b) 1 s Ml a - b I .

f est une fonction dérivable sur un intervalle ouvert K.


S'il existe un nombre réel M tel que : pour tout x de K, lf'(x) 1 s M,
alors, pour tous éléments a et b de K, lf(a) - f(b) 1 s Ml a - b 1.

• Exemple de recherche d'encadrements

Démontrons que: pour tout x élément de [O; 7t


1, ,2 x <_ smx
. .<
_ x.
4 2
La fonction sinus est dérivable sur ~ et a pour dérivée la fonction cosinus
[2
or: pour tout x élément de (0 ; ~], 2 cosx $ 1

Soit u un élément de [O ; ~]. L'inégalité des accroissements finis appliqués

à la fonction cosinus sur (0 ; u) donne : ~ (u - 0) s sinu - sinO s u

[2
donc: pour tout x élément de (0 ; ~), 2 x s sinx s x.

2.f Pour tout x élément de (0 ; 11· appliquer les 2.g En utilisant les inégalités des accroissements
inégalités des accroissements finis à la fonc- finis, démontrer que :
tion cosinus sur l'intervalle [O ; x]. pour tout nombre réel x positif, - x ::; sinx ::; x.
En déduire que :
1 - x 2 ::; cosx ::; 1. 2.h Démontrer que:
pour tout x de [O ; 11· tanx:?: x.
48 Dérivée - Primitives
3,1 Notion de primitive
• • - Définition
• Position du problème
• Étant donné une fonction f dérivable sur un intervalle K, on sait déterminer sa dérivée f'. t
L'opération qui à toute fonction associe sa dérivée est la dérivation.
• Inversement, étant donné une fonction f définie sur un intervalle K, peut-on déterminer une fonction
F telle que f est la dérivée de F? Quelles sont les conditions d'existence d'une telle fonction F? Existe-
t-il d'autres fonctions vérifiant la même propriété que F ?
• Dérivée et primitives
On donne la fonction cube g. C'est une fonction dérivable. Déterminer sa dérivée.
On donne la fonction carrée f. Peut-on déterminer une fonction F dérivable sur un intervalle K et
ayant pour dérivée f? Peut-on déterminer une autre fonction vérifiant la même condition que F?

Dérivation « Anti-dérivation »
ou détermination de la fonction dérivée d 'une fonc- ou recherche d'une fonction ayant pour dérivée une
tion dérivable donnée. fonction donnée.
g a pour dérivée g' f est la dérivée de F
x>-+x3 - - - - -- -------
x>-+x3+5 ········· x>-+x2 <::------- - -- - -
X>--+ x3+k[kEIR] ~
On dit que F est une primitive sur IR de f
f définie sur K est la dérivée de F (::} F est une primitive sur K de f
Définition
fest une fonction définie sur un intervalle K.
On appelle primitive sur K de f toute fonction F dérivable sur K telle que f est la dérivée de F.
• Condition d'existence d 'une primitive
On démontre et nous admettrons la propriété suivante :
Propriété
Toute fonction continue sur un intervalle K admet une primitive sur K.

• • • - Les primitives d'une même fonction


Propriété
• Si la fonction F est une primitive de la fonction f sur l'intervalle K,
alors, pour tout nombre réel c, la fonction x ~ F(x) + c est une primitive sur K de f.
• Toute primitive sur K de f est de cette forme.

D émonstration
- Soit F une primitive sur K de f Donc F est dérivable sur K et, pour tout x élément de K, F'(x) = f(x).
Soit k un nombre réel, désignons par G la fonction définie par: G(x) = F(x) + k.
G est donc une primitive sur K de f car G est dérivable sur K et G' = F' =f
- Soit Hune primitive siu K de f La fonction (H - F) est dérivable sur K et (H - F)' est la fonction nulle.
La fonction (H - F) est donc une fonction constante sur K et pour tout élément x de K, (H - F)(x) = k [k E IR].
D'où H est définie par: H(x) = F(x) + k [k E IR].

Dérivée - Primitives 49
Exemples
• Les primitives de la fonction x ~ cosx sont les fonctions x ~ sinx + k [k E IR].
• Les primitives de la fonction x ~ fx
sont les fonctions x ~ 2,x + k [k E IR].

••• La primitive d'une fonction vérifiant une condition initiale

f est une fonction continue sur un intervalle K, x 0 un nombre réel de K et y 0 un nombre réel.
Il existe une et une seule primitive de la fonction f sur l'intervalle K qui prend la valeur y0 en x 0 •

D émonstration
f étant continue sur K, elle admet une primitive G sur K.
Toutes les autres primitives sont de la forme G + k.
On cherche les valeurs de k pour que : (G + k)(x0 ) = G (x0 ) + k = y0 .
La primitive cherch ée est donc la fonction F, définie sur K par : F(x) = G(x) + y 0 - G(x0 ) .
Exemple
La primitive de la fonction sinus qui,.Prend la valeur [3 en 0 est de la forme : x ~ - cosx + k [le E IR].
Elle vérifie : F(O) = - cosO + k = J3:
On a donc : F : x ~ - cosx + 1 + Ji

• • • - Représentation graphique des primitives d'une fonction


- Le plan est muni du repère (0, 1, J). On désigne par
fla fonction affine définie par : f(x) = x - 5, 35

Fla fonction polynôme définie par: F(x) = ~ x 2 - 5x


F est une primitive sur IR de f;
sa représentation graphique est la parabole (~) .
- Une autre primitive sur IR de f est une fonction Gk
définie par : Gk(x) = F(x) + k [k E IR].
Sa représentation graphique (~k) se déduit donc de (~)
--+
par la translation de vecteur le OJ.
-À chaque valeur de k correspond une courbe (~k) .
Une seule de ces courbes contient le point M0 (x0 ; y 0 ).
C'est la représentation graphique de la primitive sur IR
de f qui prend la valeur y 0 en x 0 •

3.a Dans chacun des cas suivants, F et f sont des 3.b Dans chacun des cas suivants, f est une fonc-
fonctions de IR vers IR. Démontrer que Fest une tion de IR vers IR. Déterminer la primitive F de
primitive sur l'intervalle K de f f telle que F(x0 ) = Yo·
(1) F(x) = x5 + 6x - 1999
f(x) = 5x4 + 6 K = IR (1) f(x) = 5x4 + 6 x0 = 1, Yo =0
3 - x 0 = - ·1,
(2) F(x) = x :x + 2 ; f(x) =+ 'x K = (0 ; + oo) (2) f(x) = T"x Yo = 1
2
(3) F(x) =x+ .!.. ; f(x) = 1 - 1... K = (0, + oo) (3) f(x) =1-? x0 = 2, Yo = -1
x2 x3
(4) F(x) = XCOSX + 56 ; (4) f(x) =X+ 5 x 0 = - 2, Yo =2
f(x) = cosx - xsinx K = IR 12
(5) f(x) = sinx X = .1L
0 2' Yo=T
(5) F(x) = tanx - x ;
f(x) = tan 2x K =]- ~ ; ~ [

50 Dérivée - Primitives
3 2 Détermination d'une primitive
Recherche de primitives
Xous pouvons utiliser les propriétés qui se déduisent des opérations et des compositions des foncti ons
dérivables pour rechercher des primitives.
• De la propriété de linéarisation de la dérivation, on déduit la propriété suivante :
Propriété · · ·.
Si F et G sont des primitives respectives des fonctions f et g sur un intervalle K,
alors pour tous nombres réels o. et p, la fonction (o.F + PG) est une primitive sur K de la fonction
(af + pg).

Exemple
!
La fonction : x 1-7 x4 + x 3 - ~ x 2 + 2x + 1999 est une primitive sur IR
de la fonction : x 1-7 x3 + 3x2 - 5x + 2 .

• De la technique de dérivation de la puissance ne d'une fonction, on déduit les démarches suivantes :

f est une fonction dérivable sur un intervalle K, f' sa dérivée, n un nombre entier naturel non nul.

• f2 est dérivable sur K et ({2)' = 2/f' ; donc ~ f2 est une primitive sur K de ff'.

• f 1
t+
1 est dérivable sur K et (f11+1 ) ' = (n + 1Jfnf' ; donc n ~ l fn+l est une primitive sur K de f"f'.

Exemple 1
On considère la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) =sin2x cosx.
f est une fonction continue sur IR ; elle admet donc des primitives sur IR.
Déterminons une de ces primitives.
Désignons par u la fonction sinus. Elle est dérivable sur IR et, pour tout x élément de IR, u '(x) = cosx
donc : f = u 2 u',
or une primitive de u 2u' est ~ u 3 ;
donc une primitive sur IR de f est la fonction : X 1-7 ~ sin3x.

f est une fonction dérivable sur un intervalle K qui ne s'annule pas sur K,f' sa dérivée, n un nombre
entier naturel plus grand que 1.

• } est dérivable sur K et (} )' = - ; ; ; donc - } est une primitive sur K de ; ; .

•f !_ 1 est dérivable sur K et ~!-i)' =- (n [!)f' ; donc (n-=_ ;}f'-t est une primitive sur K de;,:.

Exemple 2
1
On donne la fonction rationnelle f définie par : f(x) = 1
c3 x - t) 4
f est une fonction continue sur IR \{3) ; elle admet donc des primitives sur]- oo; 3[ et sur ]3 ; + oo{.
Déterminons une primitive sur ]3 ; + oo[ de f.

Dérivée - Primitives S1
Désignons paru la fonction affine définie par : u(x) = ~ x - 1.
Elle est dérivable et ne s'annule pas sur )3 ; + oo[ et : pour tout x élément de )3 ; + oo(, u '(x) =~
u'
donc : f = 3 f.ï4 ,
. . . de - u es t - - 1 ;
or une pnm1tlve 4
u 3u3 - 1
donc une primitive sur )3 ; + oo( de f est la fonction : x ~ - - --
(~ x - 1 )3 /

• De la technique de dérivation de la racine carrée d'une fonction, on déduit la démarche suivante:


f est une fonction dérivable sur un intervalle K, de dérivée f' strictement positive sur K.

• f1 est dérivable sur K et (lf )' = L ; donc


2, f
2ff est une primitive sur K de -fi-.
~t

Exemple
On donne la fonction f de R vers R définie par : f(x) =~
v2x-1
fest une fonction continue sur J-};
+ oo( ; elle admet donc des primitives sur 1-} ;+ oo(,
Déterminons une de ces primitives.
Désignons par u la fonction définie par : u(x) = 2x - 1;
U est dérivable, Strictement positive Sur) ~ ; + oo[ et, pour tout X élément de) ~ ; + oo(, u'(x) = 2
5u'
donc : f =;:-r=
2 ~u
or une primitive de u;.
2~u
est [u ; .
donc une primitive de f sur ] ~ ; + oo[ est la fonction : x ~ 5 J 2x - 1 .
• Plus généralement, de la dérivation d'une fonction composée, on en déduit la démarche suivante :
f est une fonction dérivable sur un intervalle K et g une fonction dérivable sur un intervalle L tel que
f(K) soit inclus dans L, f' la dérivée de f sur K et g' la dérivée de g sur L.

• gof est dérivable sur K et (gof)' = f' x (g'of); donc gof est une primitive sur K de (g'of) xf'.,

Exemple
On donne la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) =cos(2x - ; ).
f est une fonction continue, elle admet donc des primitives sur IR.
Déterminons une de ces primitives.

• Désignons par u la fonction affine x ~ 2x - ~ et par v la fonction sinus


donc : f = - ~ u' x (v'ou)
or une primitive sur IR de u' x (v'ou) est (vou) ; ·
donc une primitive sur IR de f est la fonction : x ~ ~ sin(2x - ;i.
• Ici on aurait pu utiliser la méthode suivante :
- on vérifie qu'une primitive sur IR de la fonction f est de la forme : x ~ a sin(Zx - ~) + b [b E IR) ;
- on peut alors déterminer la constante a.
En effet, on a: pout tout nombre réel x, (asin(2x - ;) + b)' = 2acos(2x - ;), d'où: a= ~.

Remarques
- Cette méthode de recherche d'une primitive peut être utilisée lorsque l'on connaît la forme de cette pri-
mitive.
- Lorsqu'une primitive est déterminée, il est conseillé de procéder à une vérification en déterminant sa
dérivée.

52 Dérivée - Primitives
• • • - Tableau récapitulatif

CD Primitives des fonctions élémentaires

Fonction[ Une primitive de f sur l'intervalle

x >-é> a [a E !R] X>-é>UX

X>-é> _1_ x'°+1


r+ 1

1 - 1
x'" [r E Q* \ {1}] X>-é> ...,.....-,...-..,.. ]- oo ; O[ OU ]O ; + oo[
X r-7
Cr - 1w- 1

X>-é> 2[x ]O ; + oo(

X >-é> COS.X X~ SÎllX

X>-é> SÎllX x~ - cosx

1
X>-é>-- X>-é> lanx ]- ~ + k ; ~ + k(, (k E 1:'.]
COS2X

1
X>-é> - - x~-cotanx ]lc7t ; 7t + lc7t[, [k E :&'.'.]
sin2X

@ Opérations et compositions
u' u'
Fonction[ au' u' + v' ur xu' u'cosu u 'sinu
ur Tu
Une primitive sur _ l_ ur+1 -1 2[u
au u+v sinu -cosu
l'intervalle K r+ 1 (r- l)ur-t
r E Q*\{1} u est
Conditions a E IR* rE Q une s'annule strictement
passurK positive sur K

• • • - Détermination pratique des primitives


• Utilisation directe des tableaux
Exemples
On donne la fonction On donne la fonction
1
f: X 1---'i> x3 + 3x2 - 5X + xz, f:X>-é> X •
Ji +xz
Déterminons une primitive F sur !Rt de f. Déterminons une primitive F sur IR de f.
f est égale à la somme de quatre fonctions. u est la fonction polynôme définie par: u(x) = 1 + x2 ,
Déterminons les primitives de chacune de ces fonc-
tions ; on a ainsi une primitive de f on constate que : f = u[u' = ([u)',
2 u
1 5 1
F :X f--é> 4x4 + x3 - 2x2 - X + k [k E IR]. F: x >-é> ji + xz + k [k E !R].

Dérivée - Primitives 53
• Linéarisation ou transformation des fonctions trigonométriques
On donne la fonction On donne la fonction
f: x'""' sin3x x cos2x. f: x '""' sinx x cos2x.
Déterminons une primitive sur IR de f. Déterminons une primitive sur IR de f.
Soit x un nombre réel, on a : Soit x un nombre réel, on a :
j (x) = sin3x X COS 2X = sinx X sin2x X COS 2X f(x) = sinx x cos2x = ~ [sin(x + 2x) + sin(x - 2x)]
= sinx x (1 - cos 2x) x cos 2x
= sinx x cos 2x - sinx x cos4x =~ [sin3x - sinx]

Une primitive sur IR de f est donc la fonction : Une primitive sur IR de f est donc la fonction :
cos3x
x '""' - ~ cos x + ~ cos x + k [~ E
3 5
R ].
1
x '""' --z[- - -
3
+ cosx] + k [k E IR].

• Décomposition des fractions rationnelles


On donne la fonction On donne la fonction
x3+x2+2x+1 x4 - 3x+3
f ; X '"°' r(X + 1)2 • f ; X '"°' -..,..---
_xA(.~ -1)
Déterminons une primitive sur )0 ; + =[ de f. Déterminons une primitive sur ]1; + 00 [ de f.

Décomposons f (x) sou s la forme ~+ (x ~ l)2 . Décomposons f(x).


x4- 3x+3
On a: /(x) = ~ + (x ~ l)2 f(x)
x4(x - 1)
a(x + 1)2 + bx3 x4 - 3(x - 1)
x 3 (x + 1)2 x4(x - 1)
bx3 + ax 2 + 2ax + a 1 3
x3(x + 1)2 x - l - x4
d 'où : b = 1 ; a= 1.
donc, pour tout X élément de ]O ; + oo[, donc, pour tout X élément de ]1 ; + oo(,

f(x) = ~+ 1)2 (x : f(x)


1
x-1 - x4
3

À ce stade de notre étude, nous ne connaissons pas


Unep rimitive sur ]O ; + = [ de f est donc la fonction :
de primitive à la fonction x '""' - 1- .
x - 1
x '"°' =-1.2 + ...=..1-_ + k [k E IR]. Pour cela n ous atten drons le chapitre 4 pour com-
2x x+l
pléter cet exemple.

3.c Dans chacun des cas suivants, déterminer une 3.d Dans chacun des cas suivants, détermin er la
primitive de la fonction f et préciser le plus primitive sur K de la fonction f prenant la
grand intervalle sur lequel elle est définie. valeur y 0 en x 0 •
(1) f: X >--> X4 - zx3 x2 2
(1 ) f (x) = 3 + (x - 3)2
(2) f: X >-->~
x0 = 0 ; y0 = - 1 K =J- oo ; 3(
x2 - 1
(3) f: x >-->~
X (2) f(x) = - 3x + ~
(4) f: X>--> -h - ]_
X [x Xo = 1 . ; Yo = 2 K =JO ; + oo[

(5) f : X >--> (x + 2) 3 (3) f (x) =X - 1 + ~


(6) f: X>--> X Jx2 + 1 Xo = ~ ; Yo = 1 K= JO ; + oo(

54 Dérivée - Primitives
__r_e, Démonstration par récurrence
Ce TP a pour objet d'introduir:e une nouvelle méthode de démonstration.
• Exemple

n étant un nombre entier naturel, déterminons la dérivée ne de la fonction f de ~ vers ~ définie par :
f(x) -1
=x-a [a E ~]

• Détermination des dérivées f', f ", ji3 l


Soit x un élément de ~\(a} f"(x) = (- 1)(- Z)(x - a)-3 = (- 1)2 x 1 x 2
1 (x - a)3
On a : f(x) = (x - a)-1
x-a
-1 (- 1)3 X 1 X 2 X 3
f'(x) =- (x - a)-2
= (x- a) 2 Jl 3 l(x) = (- 1)(- 2)(- 3)(x - a)-4 =- - - - -
4
(x - a)
En continuant ce calcul de proche en proche, il semble que :
(-1rn!
pour tout nombre entier naturel n,jlnl(x) = (x-an+
) 1 . (1)
On veut contrôler cette conjecture lorsque n prend les valeurs : 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; ...
Cependant, il n 'est pas possible de contrôler cette conjecture en procédant à une infinité de calculs !
• Détermination de Ji11l
Pour démontrer que (1) est vraie, utilisons un raisonnement appelé démonstration par récurrence.

Soit x un élément de ~\{a}, n étant un nombre entier naturel différent de O.


(- 1)" n!
On considère Pn _f(nl(x) =- -- -
(x - a)n+l

1 re étape : établissement de la condition initiale


On vérifie que P1 est vraie Jlll(x) = (x--1a)2
2e étape : démonstration d'un algorithme récurrent
- On suppose que : (-1)k k!
pour un nombre entier naturel, Pk est vraie Jlkl(x)=---
(x - a)k+1

- On en déduit alors que Pk+l est vraie


fk+1l(x) = (- 1)k+1 (k + 1)!
(x - a)k+z

On conclut que (1) est vraie.

• Principe de la démonstration par récurrence


La démonstration par récurrence comporte deux étapes avant la conclusion.
Pour démontrer que : pour tout nombre entier naturel supérieur à n 0 , P11,
on peut procéder comme suit :
1re étape: établissement de la condition initiale qui est « l'existence d'un héritage ».
On vérifie que : P110 est vraie.
2e étape: démonstration d'un algorithme récurrent; c'est« le principe d'un droit de succession»
On établit que : si pour un nombre entier naturel k supérieur à n 0 , Pk est vraie,
alors Pk+i est vraie.
1

Conclusion : pour tout nombre entier naturel n supérieur à n 0 , P 11


Dérivée - Primitives 55
fM Exercices-
ENTRAINEMENT 6 On considère la fonction f de ~ vers ~ définie
par : f(x) = (1 - x)Jt - xz.
Justifier que f est définie sur [- 1 ; 1) et étudier la déri-
vabilité defsur (- 1; 1] .
. D érivation On désigne par (~J:) la représentation graphique de f
dans le plan muni du repère orthonormé (0, 1, J).
Dérivabilité en x 0 Préciser les tangentes (éventuellement la tangente à
gauche et la tangente à droite) aux points de (C{61)
1 On considère la fonction f définie sur ]O ; + oo[
d'abscisses : - 1 ; 1 ; - ~ ; O.
par : f(x) = .J1+5x - 1 .
X
1 . Démontrer que f admet un prolongement par conti- F onction dérivée
nuité en O.
2. Ce prolongement par continuité est-il dérivable en 0? Détermination de la dérivée
Si oui, quel est son nombre dérivé en 0 ? 7 Dans chacun des cas suivants, déterminer la déri-
Tangente vée de la fonction f après avoir déterminé son ensemble
de définition et l'ensemble sur lequel elle est dérivable.
t a est un nombre réel etJ;, est la fonction définie (1) f:x- 2x2+5x-12 (2) f:x-x + [x +x1
par : J;,(x) = x3 + x~ x + a '7x - 1
1 1 - [x
a) Déterminer les intervalles sur lesquels J;, est dérivable. (3) f:x-(3x-8)3 (4) f:x- 1+,lx
b) Calculer f ~.
c) Déterminer a pour que la représentati'on graphique - 8 Dans chacun des cas suivants, déterminer la déri-
de J;, ait, en son point d'abscisse - 1, une tangente paral- vée de la fonction f après avoir déterminer son ensemble
lèle à la droite d'équation y = O. de définition et l'ensemble sur lequel elle est dérivable.
(1) f: x - sinx + cosx (2) f:x-~
Dérivabilité à gauche et à droite en x 0 smx
(3) f: x _sinx ~ 1 (4) f: x -
1
-:-Z-
( )
3Dans chacun des cas suivants, étudier la déri- 1 + Slnx sm x
vabilité à gauche et la dérivabilité à droite en x 0 .
(1) f(x) = l.r - 1 I x0 = 1 - 9 Dans chacun des cas suivants, déterminer la
dérivée, quand elle existe, de f sur l'intervalle K.
( 2) f(x)= ~ sinx + 1
2 - IXI Xo =Q
(l) f : x - sinx - 1 K = ]O; ~ [
( ) {pour x E [O ; 1], f(x)
3
=5x - 3 2

pourx E (1; 3], f(x) = 3x-1 (2) f: X - 1 + tanx


1- tanx
( ) {pour x E [O ; 1], f(x) =
4
- 3 5x 2

Dérivées successives
pour x E (1 ; 3], f(x) = 3x - 1

Tangente verticale ~ 10 Dans chacun des cas suivants, déterminer les


trois premières dérivées de la fonction[.
4 Dans chacun des cas suivants, (C{6) est la repré- (1) f:x-~
x+ 1
(2) f:x-2x5-4x 3 +2
sentation graphique de f.
Étudier l'existence de tangentes verticales au point M 0 (3) f:x-2x+S (4) f:x_4x-S
d'abscisse x 0 à la courbe (C{6). x+1 3x-1
(1) f(x) =h - x x0 =1 11
Dans chacun des cas suivants, déterminer les
deux premières dérivées de la fonction[.
( ) {pour X E [O ; + oo), f(x)
2
= {x (1) f: x - sinx ·c2J f: x - cosx
pourx E (- 00 ; O], f(x) '."' _i-;
(3) f:x-xfx (4) f:x-cos2x
Dérivabilité sur un intervalle
Dérivée d'une fonction composée
cj. 5 On considère la fonction f définie sur ~ par :
~ 1 t Dans chacun des cas suivants, déterminer la
f(x) = lx(x-1)1. dérivée de la fonction f.
Étudier la dérivabilité de f. (1) f: x - sin(x - x 2) (2) f: x - cos(x2 + 3x)
Dans le plan muni du repère orthonormé (0, 1, J),
construire la représentation graphique (C{61) de f et les (3) f: x - sin(3x - ~) (4) f: x - cos2 (3x + fl
tangentes (éventuellement la tangente à gauche et la 1
(5) f:x- J3X" +7 (6) f:x-
tangente à droite) à (C{61) aux points 0 et 1. Jx2 +X+ 1

56 Dérivée - Primitives
(7) f: X >'-'>
.
~X - 1
X+ 1.
(B)f:x-~ (5)f(x)=
(2x + 1)2
1
K=)- 1 ;+oo(
·-2 .
Jsinx Ji - sinx •v
(9) f : x - (10) f: x -
~9 Dans chacun des cas suivants, déterminer les
(l 2) f: x _ 2cosx + 1 primlifves sur l'intervalle K de la fonction f
(11) f: x - ,/Cos2x -1
.f;osx - 1
(1) f(x) = 1 K = )0 ; + oo[
Dérivée de fonctions réciproques 1
(2) f(x) = - - K= Jl ; + oo[
~~ 13 On considère la fonction Jx - 1
'f\. [; JO ; tJ -7 [1 j + oo[
(3) f(x) = [x K = ]O ; + oo(
X
X - -.-1-
SlilX 2
Démontrer que f est une bijection. (2) f(x)=-- K = ]- zi
1
+ oo[
Calculer le nombre dérivé en ~ de la fonction récipro-
Jzx + 1
que f-1. ,13
10 Dans chacun des cas suivants, déterminer les
-../.... 14 o~ ~onsidère la fonction primitives de la fonction f, sur l'ntervalle K.
f: [O ; tJ -7 [O; 1] (1) f(x) = sinxcos 3x K = IJ\11

X - COSX (2) f(x) =sinx K = ]_:_ 7t2 ; 7t2 [


Démontrer que f est une bijection. Jcos3 x

Calculer le nombre dérivé en ~


de la fonction réci-
(3) f(x) = sin 3xcosx
(4) f(x) = sin2xcos 22x
K = IJ\11
proque f-1.
Construire la représentation graphique ('€') de f- 1 et la
~1\Dans chacun des cas suivants, déterminer
tangente à('€') au point d'abscisse ~. po~lfonction définie ci-dessous, la primitive sur
l'intervalle K qui prend la valeur y 0 en x 0 •
Sens de variation d'une fonction (1) f(x) = (x - 1) 4 x 0 = 2 ; y0 = 0 ; K = l? ; + oo(
15 Dans chacun des cas suivants, étudier les (2) f(x) = - 1- x = 0 · y = 0 · K = ]- oo • 1 [
variations de la fonction f puis préciser ses extremums. (1 - x)3 o ' o ' '

(1) f:x-J; 3 -3x+2 (2) f :x - -2-


x +1
1
~l\pans chacun des . cas suivants, déterminer
pour, @fenction f définie ci-dessous, la primitive sur
x2 - 9 1 l'intervalle K qui prend la valeur y 0 en x 0 .
(3) f:x--2-- (4) f :x-x-1 + - -
x +9 x+l
(l) f (x) = xsinx + cosx Xo =Yo = 1 ; K = ]O ; + oo[
x2
Dérivée et inégalité
(2 ) f(x) = sinx-x cosx Xo = Yo = 1 ; K = ]O; + oo[
16 Pour O < x< ~ , appliquer les inégalités des x2
accroissements finis à la fonction sinus sur [O ; xJ .
En déduire que: pour 0 < x < ~, 0,85 < sinx < x.

APPROFONDISSEMENT
p rimitives
Dérivée - Tangente
Détermination d'une primitive
~ Dans chacun des cas suivants, déterminer les
13 On considère la fonction f
f(x) = x2 + ax + b .
définie par :
prirriitives sur IJ\11 de la foncti on f 2
X +1
(1) f(x) = x 3 + x 2 + 3 (2) f(x) = (2x - 1)3 a et b étant deux nombres réels.
(3) f(x) = (- 2x + 3)(x - 1) (4) f(x) = x4 + x 2 - 1 1. Déterminer a et b pour que la tangente (T) à la repré-
(5) f(x) = 5(2x + 1)1 4
(6) f(x) = (x3 - 3x2 + 1)3 sentation graphique('€) de la fonction[, au point d'abs-
cisse 0 , ait pour équation : y = 3x + 2.
18 Dans chacun des cas suivants, déterminer les 2. Préciser la position de (T) par rapport à ('€).
primitives sur l'intervalle K de la fonction f 3. Étudier les variations de f
(1) f(x) = x 3
. - x 2 + 1....
x2 - 2 K = JO ; + oo[ 14 1. Démontrer que les représentations gra-
(2) j(x) =- 1
- K = Jl ; + oo[ phiques des fonctions : x - ~ x 2 + 5 et x - ~
(x-1) 2 ont une tangente commune.
3 2 2. Déterminer une équation de cette tangente commune.
(3) j(x) = 2x + 3x + 4 K =JO;+ oo[ 3. Combien y a-t-il de solutions?
x2
•.

(4) f (x)= - -
1 -x2
K =JO;+ oo[
15 Déterminer, de deux manières, la dérivée de la
x4 fonction : x - sin4x + cos4x + 2sin2xcos 2x.

Dérivée - Primitives 51
16 Déterminer, de deux manières, la dérivée de la Transformer cette expression, puis déterminer une pri-
fonction : x ,__,. sin6x + cos6x + 2sin3x cos3x. mitive de f sur un intervalle que l'on déterminera.

17 Dans chacun des cas suivants, déterminer m • 1 35 f est une fonction de IR vers R définie par :
pour que la fonction f soit dérivable sur R ( )=3x2 -6x+5
f X (x- 1)2 .
pour x E ]- oo ; 1]. f(x) = x - 1
(1) X+ 2 1 . Déterminer deux nombres réels a et b tels que :
{ pour XE [1 ; + oo[, f(x) = m(x2 - 1) pour tout nombre réel x différent de l,
b
pour x E ]- oo; O]. f(x) = x-m1 f(x) = a + -(- - )2 .
x - 1 ..
(2) X +
{ pour X E [0 ; + oo[, f(x) = x3 + x2 + x - m 2. En déduire une primitive de f sur ]1 ; + oo[.
3. Déterminer la primitive de f sur ]1 ; + oo[ prenant la
18 1. Démontrer que si une fonction dérivable est valeur 8 en 3.
paire, sa fonction dérivée est impaire.
2. Donner un exemple. 1 6 On donne une fonction f définie sur [3 ; + oo[
par : f(x) = (x - 3)Jx - 3.
19 Démontrer que chacune des fonctions sui- 1. Trouver l'ensemble sur lequel/ est dérivable et déter-
vantes ne prend que des valeurs positives ou nulles sur miner la dérivée de f
l'intervalle [O ; + oo[. 2. En déduire la primitive sur ]3 ; + oo[ de la fonction
2
(1) x ,__,. x-sinx (2) X,__,.~ + COSX g: x ,__,. Jx - 3 prenant la valeur 0 en 5.

Dérivées successives 37 1. Linéariser cos4x.


2_. Utiliser cette linéarisation pour déterminer une pri-
30 1. Déterminer la fonction dérivée nième de la mitive sur IR de la fonction f: x ,__,. cos4x.
fonction : x ,__,. sinx. (On exprimera chacune des déri-
vées successives sous la forme d'un sinus.) 38 1. Développer (1 - cos2x) 2.
2. Même question pour la fonction : x ,__,. cosx. 2. En remarquant que sin5x = sin4x sinx, déterminer une
primitive sur IR de la fonction f: x ,__,. sin5x.
31
Déterminer la fonction dérivée nième de la 3. Utiliser une méthode analogue pour déterminer une
fonction : x ,__,. sin 2x. primitive sur IR de la fonction f: x ,__,. cos5x.

31 t. Déterminer les dérivées successives, quand


elles existent, de la fonction rationnelle f définie par :
f(x) = -1- .
x+ 1
PROBLEMES
2 . On considère la fonction rationnelle g définie par : 39 On donne une fonction f définie sur IR par :
2x-1
g(x) = -(--)2 . f(x) = 15cosx + 6cos2x + cos3x.
x+1 1. Calculer la dérivée de f
Déterminer deux nombres réels a et b tels que : 2. Vérifier que : sin3x = sinx (4cos 2x - 1).
g (x) =_a_+ b Utiliser cette relation pour vérifier que :
X+ 1 (X+ 1)2•
f'(x) = - 12sinx (1 + cosx)2.
En déduire les dérivées successives de g, quand elles
existent. 3. En déduire que f(x) = 4(1 + cosx)3 + k, k étant un
nombre réel que l'on déterminera.
·Ji/ 33 On considère la fonction rationnelle définie
par : f(x) = 3x2 - x - 1 .
40 On considère les fonctions f et g de IR vers IR
définies par :
x-1
On désigne par (~rl sa représentation graphique. f(x) = sin(3x) et g(x) = 3sinx - 4sin3x .
1. Déterminer une équation de la tangente (T) à (~ ) au 1. En utilisant les formules de trigonométrie, démontrer
point d'abscisse O.
1 que[= g.
Existe-t-il un autre point de (~1) où la tangente est 2. Déterminer f' et g'. En déduire une expression de
parallèle à (T) ? cos(3x) en fonction de cosx.
2. (~1) admet-elle une tangente de coefficient directeur
0?3? 41 n étant un entier naturel supérieur ou égal à 2,
3. Existe-t-il des points de (<g1) où la tangente est paral- on considère la fonction f de R vers IR définie par :
lèle à la droite d'équation 11x + 4y - 1 = O? j{x) = 1- x".
1-x
Primitives 1. Déterminer sa dérivée sur]- oo; 1[ et sur ]1 ; + oo[.

~4 f est une fonction de IR vers IR définie par :


2
2. Démontrer que pour tout nombre réel x différent de
1, j{x) = 1 + x + x2 + ... + x"-1.
'\'' f( ) = 4 - (x - 2) 3. En déduire une expression de :
---'î X (X - 2)2 . 1 + 2x + 3x2 + ... + (n - l)xn-1 •

58 Dérivée - Primitives
,
E tudes de fonctions

Après la mise au point du concept fonction, la représentation


graphique de celle-ci nécessitait au préalable des notations com-
modes.
C'est alors que, grand philosophe et mathématicien, René
Descartes, auteur du Discours sur la méthode, a simplifié les nota-
tions algébriques, et Gottfried Leibniz les notations du calcul diffé-
rentiel.
Un grand nombre de mathématiciens apportèrent leur contribu-
tion à l'étude des fonctions.

René Descartes physicien et mathématicien


France - 1596-1650. allemand -1646-1716.

1. Quelques généralités sur les fonctions .. ...... ............ 60


2. Exemples d'études de fonctions .............................. 67

Études de fonctions 59
-~~ Propriétés géométriques d'une représentation graphique
Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, /}.
En classe de première, nous avons construit certaines représentations graphiques sans étude préalable
de ces fonctions. Ce sont les courbes obtenues à partir de courbes connues, à l'aide d 'une transformation
du plan.
Pour réaliser ces constructions, on a utilisé les propriétés suivantes :
(~f) est la représentation graphique d'une fonction f.
La fonction g, dont la représentation graphique est l'image de (~f)
- par la symétrie orthogonale d'axe (OI} est définie par: g(xl = - f(x};
- par la symétrie orthogonale d'axe (OJ) est définie par: g(x) = f(- x} ;
- par la symétrie centrale de centre 0 est définie par g(x) =- f(- x) ;
- par la translation de vecteur v(CL; ~) est définie par g(x) =f(x - CL) + ~·

• • • - Centre de symétrie
• Activité

On considère la fonction f de IR vers IR définie par :


L
f(x) = x2 + X - 5
.r-4x+5
fC2 +x) -----------
de représentation graphique C<f::r) ci-contre.
On veut démontrer que le point A(2 ; 1) est un centre de
symétrie de ('<6f). Pour cela, on peut démontrer que la
fonction g dont la représentation graphique est l'image
---+
de (~f} par la translation de vecteur AO est impaire. 2+x
En observant le graphique ci-contre, trouver une autre
méthode.

Le plan est muni du repère (0, 1, J). ('<61) est la représentation graphique d'une fonction f.
Pour démontrer que le point A(a ; b} est un centre de symétrie de (~1} on peut procéder
comme suit:
1 re méthode ze méthode
- on détermine la fonction g dont la repré- - on vérifie que l'ensemble de définition de
sentation graphique est l'~age de (~1} par f est centré en a, c'est-à-dire : ·
la translation de vecteur AO, cette fonction pour tout x élément de IR,
g est définie par : g(x} = f(x + a) - b ; a - x E D <=> a + x E o .
1 1
- on démontre que g est impaire. - on vérifie que:
pour tout nombre réel x tel que a+ x E Dr ,

-f(a- +- x}-+-
2
f (a - x}
- -- = b.
M'
f(x: a ) ---- ---------
b A
b -- ----- ---- -----
M
f(x - a)
J
a
0 x-a a x+a

60 Études de fonctions
• Exemple

Démontrons que le point A(2; 3) est un centre de symétrie de la repré-Jn._..,


r-x-1
fonction rationnelle définie par : f(x)
x-2

Première méthode Deuxième méthode


• La fonction g dont la représentation graphique
est l'image de (~1 ) par la translation de vecteur AO
est d e'fime
. par : g (x ) = x2
-x + -1
- • D = IR\ {2}
1
Soit x un nombre réel,
2 + x E D1 <=>
<=>
2 - x E Dr
2-x:;t2_
car AD (:::: 23 ) et g(x) = f(x - (- 2)) + (- 3). <=> x:;tO
f(2 + x) + f(2 - x)
• g est une fonction impaire ; • Pour x :;t o, = 3
2
(~ ).
donc le point A est un centre de symétrie de 1 donc le point A est un centre de symétrie de 1
(~ ) .

• • • - Axe de symétrie
• Activité
On considère la fonction f définie par :
3
f(x) = ~ + 2x+ 2
.2

de représentation graphique C~r) ci-contre.


On veut démontrer que la droite (~) d'équation x =- 1
est un axe de symétrie de C~r.J. Pour cela, on peut démon-
trer que la fonction g dont la représentation graphique
est l'image de (<el) par la translation de vecteur AO est
paire, A étant le point de coordonnées (- 1; 0).
-
En observant le graphique ci-contre, trouver une autre
méthode.

Le plan est muni du repère orthogonal (0, 1, J).


(~ ) est la représentation graphique d'une fonction[.
1
Pour démontrer que la droite CM d'équation x =a est un axe de symétrie de C~r) on peut pro-
céder comme suit :
1re méthode 2e méthode
- on détermine la fonction g dont la repré- - on vérifie que l'ensemble de définition de
sentation graphique est l'image de C~rl par f est centré en a, c'est-à-dire :
--+
la translation de vecteur AO, A étant le pour tout x élément de IR,
point de coordonnée (a; 0). Cette fonction g a-xEDr <=> a+x E Dr;
est définie par : g{x) = f(x + a) ; - on vérifie que :
- on démontre que g est paire. pour tout nombre réel x tel que a + x E Dr,
f(a + x) = f(a - x).
--+ (6)
AO (-a; 0)

A A
0 a 1 0 a
x-a x+a x- a x+a

Études de fonctions 61
• Exemple
~~ ri-
dti;dl(V c
'-'
.e
Le plan est muni du repère orthonormé (0, 1, J). On considère la fonction polynôme f définie par
f(x) = r - 4.r + 7. On désigne par ('<5} sa représentation graphique. Démontrons que la droite (A)
=
d'équation x 2 est un axe de symétrie de ('<5).
Première méthode Deuxième méthode
A est le point de coordonnées (2 ; 0). • Dr=~. donc D1 est centré en 2.
• La fonction g dont la représentation graphique
est l'image de (<(51) par la translation de vecteur AO- • Pour tout nombre réel x, f(x) = (x - 2)2 + 3
Pour tout nombre réel x, f(2 + x) =f(2 - x)= x 2 + 3,

-
est définie par: g(x) = x 2 + 3,
car AO (- 2 ; 0) et g(x) =f(x - (- 2)).
• g est une fonction paire ;
donc la droite (Li) est un axe de symétrie de (<(5/

donc la droite (Li) est un axe de symétrie de ('<51).

••• Représentation graphique d'une fonction périodique


Pour reconnaître et étudier une fonction périodique de période T, on peut procéder comme
suit:
- on vérifie que : pour tout x élément de Dr /f..x + T) =/f..x) ;
- on choisit un ensemble d'étude Etel que E = Df n K, K étant un intervalle d'amplitude T;
- on étudie les variations de la restriction de f à E et on construit sa représentation graphique ('<50) ;
- on obtient la représentation graphique ('<5) de f en prenant les images de ('<50 ) par les trans-
lations de vecteurs vk(kT; 0) [k Ed'.].

• Exemple
Le plan est muni du repère (0, I, J). E(x) désigne la partie entière de x. On considère la fonction f de
IR vers IR définie par : f(x) = (x - E(x)) 2•
Démontrons que f est périodique de période 1 et construisons sa représentation graphique ('<5).
Soit x un nombre réel.
1I
Il existe un nombre entier relatif n tel que :
nSx<n+l ~ n=E~
donc : n + 1 S x + 1 < n + 2 ~ E(x + 1 )= E(x) + 1
d'où: f(x +1) = [x + 1 - E(x + 1)]2 = [x +1 - E(x)-1]2 =f(x) .
Désignons par ('<5 0 ) la représentation graphique de la restriction
fo defà l'intervalle [O; 1].
fo est définie sur [O ; 1] par : fo(x) = x 2 •
On obtient la représentation graphique ('<51) de f ~ prenant -2 2
les images de ('<5 0) par les translations de vecteurs k OI [k E Z].

1.a Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J). par : f(x). = x 2- 6x +5.
On considère la fonction rationnelle f définie Démontrer que la droite (D) d'équation x = 3
. 5x+ 7 est un axe de symétrie de la représentation gra-
par: f (x) = 3x - 2 .
phique ('<61) de f.
Démontrer que le point A de coordonnées
( ; ; ~ est le centre de symétrie de la repré- 1.C Le plan est muni du repère orthogonal (O, 1, J).
sentation graphique ('<b1J de f. On considère la fonction f de IR vers IR définie
par : f(x) =cos(Z: + ~ ).
1.b Le plan est muni du repère orthogonal (0, 1, J).
On considère la fonction poly~ôme f définie Démontrer que f est périodique de période 3it.

62 Études de fonctions
1 2 Branches infinies d'une représentation graphique

-· Asymptotes
• Tableau récapitulatif

Le plan est muni du repère (0, 1, J). ('€) est la représentation graphique d'une fonction f. ·
La droite (D) d'équation x = a La droite (D) d'équation x = b La droite (D) d'équation
est une asymptote verticale à (~) est une asymptote horizontale à y = ax + b est une asymptote
(~)en +oo (resp. - oo) oblique à(~) en+ oo (resp. - oo)
si et seulement si si et seulement si si et seulement si
lim lf(x) 1 = + oo
x-4a
lim
X-4 + oo
[f(x) - b] =0 lim
X~+ OO
[f(x) - (ax + b)] =0
ou
lim lf(x) 1 = + oo
(resp. lim
x~-oo
[f(x) - b] = 0) (resp. lim
X-? - oo
[f(x) - (ax + b)] =0)
x<a
.ou
lim lf(x) 1 = + oo
x;:a

(2b)

b
(2b)

J J J

0 a 0 0

lim lf(x) 1 = + oo lim


X--++
f(x) =b lim
X--++oo
[f(x) - (ax + b)] = 0
x-;ta OO

Remarque
L'équivalence logique suivante donne deux techniques qui permettent de reconnaître que la droite
d'équation y= ax + b est une asymptote oblique en.+ de la représentation graphique de la fonctionf
00

lim {f{x} - (ax + b}] = 0 <:::> lim {f{x} - ax] = b.


X-4+ 00 X-4+00

• Exemples
5
,
Demontrons que }a representation
, • graph'ique (W)
-,, de 1a fionction
• f :x ~ x2 -x 4x
_ + d' ensemhle d e
3
définition IR\{3}, admet pour asymptote verticale la droite d'équation x =3 et pour asymptote oblique
la droite d'équation y= x - 1.

Asymptote verticale Asymptote oblique

On a : lim lf(x) 1 =+ 00
On a: lim lf(x) 1 = lim lf(x) 1 =+ 00
x - . - oo X--++oo
X-7 3
<
2
et: f(x) - (x - 1) =x _
3
;

or : lim [f(x) - (x - 1)] = lim [f(x) - (x - 1)] = O.


X ~~ - OO X --+ + OO

Par conséquent, («6) admet une asymptote vertica- Par conséquent, ('(5) admet une asymptote oblique
le, la droite d'équation : x = 3. en +oo et en - oo, lé:). droite d'équation : y= x - 1.

Études de fonctions 63
Démontrons que la représentation graphique (~) de la fonction 9 : x ~ )4x2 + 1 + 2x d•ensemble de
définition IR, admet pour asymptote horizontale la droite d'équation y =0 et pour asymptote oblique,
la droite d'équation y =4.x.
Asymptote horizontale Asymptote oblique
On a: lim g(x) = lim
1
= O. On a : lim g(x) = X--++oo
lim (jzx2 + 1 + 2x) = + oo
..
X "°' - = X "°' - = )4x2 + 1 - 2X X--++oo
1
et: g(x) - 4.x = j zx2 + 1 - zx =
j zx2 + 1 + zx
or: lim
X~ +oo
lg(x) - 4.x] = O.
Par conséquent, (~) admet une asymptote horizon- Par conséquent, (~) admet une asymptote oblique
tale en - =, la droite d'équation : y = O. en + =, la droite d'équation : y = 4.x.

• • • - Branches paraboliques
Le plan est muni du repère (0, I, ]).
• Exemples de deux cas simples
------
Considérons la fonction f: ~+ ~ IR+ Considérons la fonction g : IR+ IR+ ~
r-
x~x2 ,'x x~

de représentation graphique l'arc de parabole de représentation graphique l'arc de parabole


(\!/>) ci-dessous. M étant un point de (\!/>) d'abs- (\!/>'} ci-dessous. M étant un point de (\!/>'} d'abs-
cisse x non nul, déterminons la position limite de cisse x non nul, déterminons la position limite de
la droite (OM) lorsque x tend vers + oo, la droite (OM} lorsque x tend vers + oo.

f(x)
J

0 X
X

Notons que : lim g(x) = + =. Notons que : lim g(x) = + =.


Le coefficienta:r:~teur de la droite (OM) est f(x). Le coefficientclir:~teur de la droite (OM) est f(x).
X
X
2 1 = O·
On a : lim
X --++oo
f(x)
X
= lim
x --++ooX
x = lim
x--++oo
x = + oo ; On a: lim
x--++oo
f(x)
X
= lim [X= lim
x--++oo X
--
X--++oo [X '

donc : la position limite de la droite (OM) est (OJ). donc : la position limite de la droite (OM) est (OI).

On dit que (~) admet une branche parabolique de On dit que (~) admet une branche parabolique de
direction (OJ). · direction (OI).

• Exemples d'une autre situation


Considérons la fonction h : IR+ ~ ~+

X~ ! x+Jx
de représentation graphique (~} ci-dessous. M étant un point de (<e) d'abscisse x non nul, déterminons
la position limite de la droite (OM) lorsque x tend vers + =.
(Cf!:) admet-elle une asymptote oblique?

64 Études de fonctions
Notons que : lim h(x) = + oo.
Le coefficientcllr:~teur de la droite (OM) est M.
X

et on a : lim
x ~ +-
x
= lim ( 41 +
[(x)
x ~ +- vx
= 14 ; A-) Fx
La position limite de la droite (OM) est la droite (D) : y = ~ x.
On admet que,
si (~)avait une asymptote oblique, celle-ci aurait pour coeffi-
.
cient d"irecteur 1 , done pour é quat10n
. : y = 1 x + b.
4 4
1
Or : lim
X-++oo
[h(x) - (
4
x + b)] = lim
X-++oo
(Jx - b) = + oo. 0 X

donc (~) n'admet pas une asymptote oblique.


On dit que (~) admet une branche parabolique de direction (D) d'équation y = ! x.

Organigramme d'étude d'une branche infinie

lim lf(x) 1 = + oo 1•
X-++oo

1
1 1 1
lim
x~+- X
f(x) =a [x ::/= O] lim
x-++oo X
M =o lim
X~+-
jMj
X
=+ oo

lim
X-++oo
[f(x) - a.x]
~
=b lim
X-++oo
l/(x)- a.xi=+ oo

('<6!) admet en + oo (~ ) admet en + oo


r h b .
une asymptote oblique, une b ranc e para o1ique
(~f) admet en + oo (~f) admet en + oo
d d. ti (2ll) . une b ranc h e parabo l'ique une branc h e parab ol'ique
la droite d'équation : e irec on · de direction (01) de direction (OJ)
y = ax+b y = ax

(~) n'admet pas d'asymptote oblique en + oo


On obtient un organigramme similaire en - oo.

1.d Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J). 1.e Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J).
On considère la fonction rationnelle f définie On considère la fonction rationnelle f définie
4xz - 1 2xz - 1
par : f(x) = (x + Z)Z . par: f(x) = - -- .
x+ 1
Dém9ntrer que la droite (D) d'équation
Démontrer que la droite (D) d'équation y = 4 y = 2x - 1 est une as~ptote pour la représenta-
tion graphique (~1) de f. Par ailleurs (<€1) admet
est une asymptote horizontale pour la repré-
sentation graphique (~1) de f. l une asymptote verticale ; donner son équation.
~'
L\-?):__'J .
0
.-.J - ( Études de fonctions 65
_ dma!liitl Variations d'une composée de fonctions monotones

Propriétés
v est une fonction définie sur un intervalle L ;
u une fonction définie sur un intervalle K et à valeurs dans L.
Si u et v sont strictement monotones et ont le Si u et v sont strictement monotones et ont des
même sens de variation, sens de variation différents,
alors vou est strictement croissante sur K alors vou est strictement décroissante sur K

Cas particulier
u étant une fonction strictement monotone sur un intervalle K et a un nombre réel, la fonction au est
strictement monotone sur K. Plus précisemment,
- si a est positif, alors au et u ont le même sens de variation ; )
- si a est négatif, alors au et u ont des sens de variation différents.

D émonstration
• Supposons u strictement croissante sur L ;
v strictement décroissante sur K et à valeurs dans L.
Soit x 1 et x 2 deux éléments de K tels que : x 1 < x 2
donc u(x1 ) et u(x2 ) sont deux éléments de L tels que : ( 2) vo u :,
( 1 ) < ux
ux
par conséquent : v[u(x1 )] > v[u(x2)]

• On examine de même tous les autres cas.


• On peut remarquer que la fonction au est la composée de la fonction u suivie de v : x '"" ax.

Exemple 1

Étudions les variations sur [ i ;587t] de la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) =sin(2x - : ).

Décomposons la fonction f en deux fonctions dont on connaît le sens de variation.


En effet, u étant la fonction linéaire définie par : u(x) = 2x - ~ ),
on a :f =sin ou;
Des tableaux de variation de la fonction sinus et de la fonction u, on déduit celui de la fonction f.

Fonction u Fonction sinus Fonction[


7t 7t 37t Sn
X X 0 2 7t X
8 8 8

2x-.1E.. sinx
4

Exemple 2
Fonction[ Fonction - 2f Fonction 5f
X - oo ex +OO X -OO a +oo X a + OO

f(x)
/Î~ Sf(x)

66 Études de fonctions
-~~ Plan d'étude d'une fonction
1 - Variations de f 2 - Représentation graphique (~1) 3 - Propriétés graphiques de f

Ensemble de définition Points et droites remarquables Éléments de symétrie


Ensemble d'étude - asymptotes - axes de symétrie
- parité - tangentes - centres de symétrie
Construction de (~ )
- périodicité
1
Limites - table de valeurs Branches paraboliques
- esquisse de (~ )
Dérivée
1
(

- détermination de f' - choix de la fenêtre,


-signe def' du repère et des unités
Tableau de variation graphiques

• Activités
f et g sont des fonctions rationnelles définies par leurs expressiobs explicites.
Étudier ces fonctions et contrôler les résultats obtenus avec ceux donnés ci-dessous.
2x2-+4x+5 r-4x+2
f(x) = _.:1.
.c- +1
()
gx = 2x-4

Ensemble de définition Ensemble de définition


Dr = IR D9 = ]- oo ; 2( U] 2; + oo(
Tableau de variation Tableau de variation

X X -OO 2 + oo
f'(x ) g'(x ) + +

f (x ) g (x ) / + oo / +oo
- OO - OO

Asymptote Asymptotes
la droite : y = 2 . la droite (~) : x = 2 ;
Tangentes horizontales la droite (L) : y = ~ x - 1.
aux points A et B de (~1) d'abscisses respectives Centre de symétrie
- 2 et
1
2' o· le point d'intersection des asymptotes.
Construction de C~r) Construction de (C(5r)

Études de fonctions 67
2"2.. Fonctions comportant des radicaux
Exemple
1+Ji-x2
Étudions la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) = - -x- -

• • • - Variations de la fonction f
• Ensemble de définition
Soit x un nombre réel.
+ [QJ
On a : x E Dr Ç:> 1 - x 2 ~ o et x *o

-1
---0 (1) l __
.... D_r _
= _l-_ 1_ ;_0_[ _u _1_
0 _; 1_1_ __.

• Ensemble d'étude
Dr est symétrique par rapport à O et, pour tout x de Df' -x E Dr et f(-x) = - f(x).

(2) La fonction[ est impaire. On peut donc étudierfsur )0; 1).

• Limites
1+ h -x2
Pour tout x élément de Dr, f(x) = ---- 1-
X
(1 + Ji - x 2 ).
x
Limite à droite en O
Ona: lim (1+Ji-x2)=2 lim 1- = + oo.
x°"'O x""'ox
>

donc: (3) .
1lm 1 +h -x2 =+OO
x°"'O X
>

Limite en 1
On a : lim
X°"' 1
Ji - xz = O.
<

donc: (4) lim f(x) =1


X °"' 1
<

• Dérivée
Dérivabilité en 1
1 + Ji - xz
----- 1
f(x) - f(l) X -(x-1)+ ~ 1 l +X
Pour tout x élément de )0 ; 1[, ---
x-1 x- 1 x(x - 1) X x h -xz

lim -_l =-1


x°"'l X
f (x) -f(l)
Or: . -1-x donc: (5)
{ hm - -- x- 1
x-:;t1 xJi-xz

Par conséquent[ n'est pas dérivable à gauche en 1.

Détermination de la dérivée

pour tout x élément de )0 ; 1[, f'(x)


-1- Ji -xz
=- - - - -
Ona: (6)
xz Ji - x z

68 Études de fonctions
• Tableau de variation .
Pour tout x élément de ]O ; 1], X 0 1 +OO

f'(x):::; O. f'(x) -
t
+oo
f(x)
---------.1

• • • - Représentation graphique
Le plan est muni du repère (O, I, /). Désignons par (~1) la représentation graphique de f
• Tangente et asymptote
L'étude du sens de variation de f sur ]O ; 1] permet de déduire les résultats concernant les tangentes et
les asymptotes sur ]O ; 1].
(~ )
Sur ]O ; 1], 1 admet une tangente verticale au point A(l ; 1) ;
(~ )
1 admet une asymptote verticale, la droite (OJ) [d'après (2)].
• Construction de C~)
La fonction étant impaire, sa courbe représentative (~rl est symétrique par rapport au point O. Par consé-
quent, pour obtenir (~rl on la construit sur ]O ; 1] pms on procède par une symétrie par rapport à O.

Tableau des valeurs approchées


~ ""~ :·-t~;füi:~ '. ''''""".
: L:: .. :: · ;,,
: -H: ;: :::: ::: ...
:8$ ~H+~~~t± tf:· ' ::.:,::·: +:: ,: , '
X f(x) +· -.:· ._:. ·-
''f

0,2 9,8 . C~r) : '::


0,4 4,7
0,6 3
0,8 2
1 1 - ,

t"".
r-· -
Fenêtre de construction
Ymin = -10
; Ymax = 10

• • • - Propriétés graphiques
• Centre de symétrie
(~ )
0 est un centre de symétrie de 1 [d'après (2)].
• Tangentes verticales
.--~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

(~ )
1 admet deux tangentes verticales en A(l ; 1) et en B(- 1 ; - 1) [d'après (5)].

Études de fonctions 69
2.3... Fonctions comportant des fonctions trigonométriques
Exemple 1
1
Étudions la .ft vers R définie par : f(x) =- --
2 - sinx

····-- Variations de la fonction f


• Ensemble de définition
Soit x un nombre réel,
.on a : x E Dr <=> 2 - sinx -:t o.
Or : - 1 $; - sinx $; 1,
d'où : 1 $; 2 - sinx $; 3,
donc : 2 - sinx -:t O.

par suite: (1)

• Ensemble d'étude
On sait que la fonction sinus est périodique et de période 27t, vérifions qu'il en est de même pour f
1 1
Pour tout nombre réel x, f(x + 2n) = . . =f(x).
2 - sm(x + 2n) 2- smx

(2) La fonction f est périodique de période 27t. On peut donc étudier f sur [O ; 2n]

• Dérivée
- (- cosx)
La fonction f est dérivable et, x étant un élément de Dr, f'(x) = ( _ sinx)Z
2

cosx
d'où: (3) pour tout x élément de Df' f'(x) = (Z _ sinx)Z

• Tableau de variation
J
X

f'(x)

f(x)

Représentation graphique
Le plan est muni du repère (0, I, /}. Désignons par (<e,r) la représentation graphique de f et par (<e,c) la
représentation graphique de la restriction de f à [O ; 2rt}.
• Tangentes

(<(!,0 ) admet deux tangentes horizontales aux points A0 ( ~ ; 1) et B0 ( 32rt ; ~) [d'après (3)).

(<e, ) admet des tangentes horizontales aux points Ak(


1
~ + k2rt ; 1) et Bk( 32rt + k2n ; ~) [k E Z).

70 Études de fonctions
• Construction de ('« 0 ) de C'«)
Tableau des valeurs approchées

X f(x)

0 0,50
1t
0,77
4
1t
2 1

1t 0,50
57t
0,33
4
37t
0,36
2
21t 0,50

Fenêtre de construction
31t
Xmin =- z Ymin =0
57t
Xmax = 2 Ymax = 1
On obtient_!! représentation graphique C'«p de f en prenant les images de ('«l 0 ) par les translations de vec-
teurs k27t OI [k E Z].

••• Propriétés graphiques


• Axe de symétrie
D'après le graphique, il semble que les droites (2ll 0 ) et (2ll;) d'équations respectives x = ~ et x = 27t sont
3
des axes de symétrie de ('«/ Contrôlons cette conjecture par le calcul. En effet :
pour tout x élément de Dr, ~ + x E Dr '7 ~ - x E Dr et f( ~ + x) =f( ~ - x) ;
,
pour tout x é1ement d e Df' 31t + x E Dr <=> 31t - x E Dr et
f (31t + x) = f( 31t - x).
2 2 2 2

- Les droites (~ 0 ) et (~~) sont des axes de symétrie de ('«l/


- Les droites (2llk) et (2ll,:J d'équations respectives x = ~ + /c2n [le E Z] et x = 31t
z + lc2n [le E Z]
sont des axes de symétrie de ('«lp (d'après (2)].

Exemple 2
, 1 + cos2x
Etudions la fonction f de ~ vers ~ définie par : f(x) = .
1- cosZx

• • • - Variations de la fonction f
• Ensemble de définition
Soit x un nombre réel,
on a: x E Dr <=> 1 - cos2x o, *
or : 1 - cos2x = 0 <=> cos2x = 1
<=> 2x = k2n [le E Z]
<=> X = lm [le E Z] .
donc: (1) x E Dr <=> x * lm [le E Zl

Études de fonctions 71
• Ensemble d'étude
Périodicité
On sait que la fonction cosinus est périodique et de période Zn. krt (k + 1 )n; (k + 2)n;
Vérifions que f est périodique et de période 1t. -0 o . 0--
x x+n
- Démontrons que: x E Dr ~ x + 1t E Dr
or : x E Dr ~ il existe un élément k de "1L tel que, k1t < x < (k + 1)1t
d'où : X E Dr ~ (k + 1)7t <X+ 7t < (k + 2)7t
par suite : x E Dr ~ x + 7t. E Dr
- On vérifie que : pour tout x élément de Df' f(x + 7t) = f(x).

Donc : (2) La fonction f est périodique de période 7t. On peut donc étudier f sur [- ~ ; O[ U [O ; ~]

Parité
On sait que la fonction cosinus est paire. Vérifions que la fonction f est paire.
- Démontrons que : x E Dr ~ - x E Dr
or : x E Dr ~ il existe un élément k de "1L tel que, kn < x < (k + 1)7t
d'où: x ED/ ~ (- k - 1)7t < -x < - k1t
par suite : x E D/ ~ - x E Dr

- On vérifie que : pour tout x élément de Df' f(- x) = f(x).

Donc: (3) La fonction[ est paire. [O; ~]est un ensemble d'étude

• Limites
lim (1 + cos2x) = 2
x~O
. 1 + cos2x
Ona { lim (1 - cos2x) = 0 donc: (4) 1lm =+ 00

x~O x~ o 1 - cos2x
1 - cos2x <'.'. 0

• Dérivée
Détermination de la dérivée
f est la composée de la fonction x ~ cos2x et de la fonction rationnelle x ~ 1 + x
-X 1
Ces deux fonctions sont dérivables en tout élément de leur ensemble de définition.
Par conséquent, f est dérivable sur chacun des intervalles ]kit ; (k + 1)7t] [k E "ll ]

- 4sin2x
et on a: (5) pour tout x élément de Df' f'(x) = ( )Z
1 - cos2x

Signe de la dérivée
f'(x) est du signe de - sin2x.
Soit x un élément de Dr tel que : 0 < x.,:; ~
on a : 0 < 2x .,:; 7t
donc: sin2x <::O.
Par suite : pour tout x élément de ]O ; ~ [, f'(x) < O.

72 Études de fonctions
• Tableau de variation
~
X 0 2
f'(x)
+OO
-
GJ
f(x)
~~
• • • - Représentation graphique
Le plan est muni du repère {O, I, ]}. Désignons par («!,r) la représentation graphique de f et par (<(!,oJ la
représentation graphique de la restriction de f à ]O ; ~J.
• Asymptote

- La droite (OI) est une asymptote verticale à («!,0 ) [d'après (4)]


- Toute droite (llk) d'équation x = krr. [k E Z]. est une asymptote à («!,r) [d'après (2)]

• Construction de («!,0 ) de ('<6)


Tableau des valeurs approchées

X f(x)
1t
3
6
1t
4 1 .
,_
·i

; f ..
'
1t
0 ,33
3
1t
0
2
Fenêtre de construction
31t
xmin =- z Ymin =0
31t
Xmax =z Ymax = 8

• • • - Propriétés géométriques
• Axe de symétrie
- D'après (3) la droite (OJ) est un axe de symétrie pour ('<6/
- D'après le graphique, il semble que la droite (2tl0 ) d'équation x =~ est un axe de symétrie de ('<6/
Contrôlons cette conjecture par le calcul. Pour cela,
on vérifie que : pour tout x élément de Df' ~ + x E Dr <::::? ~ - :X: E Dr et f( ~ + x) = f( ~ ~ x).
La droite (2LJ0 ) d'équation x = f est un axe de symétrie de ('<6/

Toute droite (llk) d'équation x = k1t [k E Z], est un axe de symétrie de (<'€) [d'après (2)].
donc:
Toute droite (2tlk) d'équation x = ~ + krr. [k E Z]. est un axe de symétrie de (<'€) [d'après (2)].

• Asymptotes
D'après (4) la droite (OJ) est une asymptote verticale à ('<6/

donc : Toute droite (llk) d'équation x = lcrt [k E &'.]. est une asymptote verticale (<'€) [d'après (2)].

Études de fonctions 73
En général, dans les épreuves du bac, déterminer une asymptote oblique à une courbe (<fi,) revient à véri-
fier qu'une droite donnée est une asymptote à (<fi,).
Cependant, les exercices commentés des TP1 et TP3 qui sont des applications directes de l'organigram-
me d'étude d'une branche infinie (page 65) ont pour objectif de satisfaire à des compétences exigibles
pour certains concours et examens niveau bac.
L'exercice commenté du TP2 donne une extension à une courbe de la notion d'asymptote.

Tp1 Recherche d'asymptotes obliques


Exercice commenté
f est la fonction définie sur IR par : f(x) = J4.x2 + 8x + 5.
On désigne par la représentation graphique de f dans le plan muni d'un repère.
Déterminer, si elles existent, les asymptotes obliques de (<fi,).
Étude de la limite en - oo de la fonction f Étude de la limite en + 00 de la fonction f
On a : lim
X4-oo
(4.x2 + 8x + 5) = lim
X4-oo
(4.x2 ) On obtient de même :

d'où : lim
X4-oo
f[x) =+ 00 lim
X4
f(x) = +
+ oo
oo

Étude de la limite en - oo de : x ~ ftx) Étude de la limite en + oo de : x "°' MX


X
Soit x un nombre réel strictement négatif. Soit x un nombre réel strictement positif.

Ona: f[x) = l xl~4 + f + ~ On a: f(x) = lx l ~4 + f +; 2

=-X
V14+_!!_+2_
x x2 = x~4 + f +; 2

d'où: Mx =-
V14+.!!..+2-
x xz d'où: X
=
V/4 +.!!..+2.
x x2
donc: lim
X 4-oo
MX = - 2 donc: lim
X4+ oo
M=2
X

Étude de la limite en - oo de: x ~ f(x) - (- 2x) Étude de la limite en + oo de : x "°' f(x) - 2x


On a: f(x) + 2x = J4x2 + 8x + 5 + 2x On a: f[x) - 2x = J4x2+ 8x + 5 - 2x
La somme des limites donne une forme indétermi-
née.
8x+ 5 8x + 5
f(x) + 2x = - - -- - - f[x) - 2x =
J4x2 + 8x + 5 - 2x J4x2 + Bx + 5 + 2x
Le quotient des limites donne une forme indéter-
On obtient de même :
minée.
x(8 + 2-) x(8 + 2-)
f[x) + 2x = ----;::====·
=x==-- f[x) - 2x = _ _ _ _ _ x _ __
- x 14 + .!!..+ 2.2 - 2x X 14+.!!._+2_2 +2X
V x x V x x
8-2.
X
8- 2.
X

-~4 + .!!..+
X
2__
X2
2 ~4+.!!..+2-+2
X x2

On obtient.: 1i~ __ (tlx) + Zx) = - 2 On obtient: 1i~ _ _(tlx) - Zx) = + 2


Conclusion Conclusion
(<fi,) admet en - oo une asymptote oblique, la droite (<fi,) admet en + oo une asymptote oblique, la droite
d'équation : y = 2x - 2. d 'équation : y = 2x + 2.

14 Études de fonctions
xp2 Recherche de courbes asymptotes
Exercice commenté
f est la fonction définie sur )0 ; + par : f(x) = [x + ..!..
X
. 00 [

On désigne par ('<6r) la représentation graphique de f dans le plan muni du repère orthonormé (0, 1, J) ;
par g la fonction racine carrée et par ("6) sa représentation graphique.
1. Étudier les variations de f.
2. Étudier la position relative de ("6r) par rapport à ("6). Donner une interprétation graphique.

1. Étude des variations de f


Dérivée \__ ·
Soit x un nombre réel strictement positif.
On a :f'(x) = _ 1__ l_ =x
2
- zJx = xfx- z
2 [x x2 2x2 ,lx 2x2

d one : pour tout x e'l'ement d e lfb* Jx3 --


lf'.>+, f'(x ) = -
2
2
.
Le signe de f'(x) est celui de Jx3 - 2. 2x
La fonction racine carrée et la fonction cube étant strictement croissante sur ]O ; + oo [, on a :
f'(x) ~ 0 <::::} Jx3 ~ 2
x3 ~ 22
z
X~ z3
Limites
On a : lim
X ---t
f(x)
+OO
= + oo lim f(x)
x~O
= + oo
>
Tableau de variation

X Ü +OO

j'(x) + .1. 1
= 23 +-2-
+OO 23
f(x)
~

2. Étude de la limite en + oo de x ~ f(x) - g(x)


Les fonctions f et g ont toutes deux pour limites+ oo en + oo. Il s'agit de comparer leur comportement en + 00 •

Pour cela, l'étude du comportement en + oo de leur écart est un bon indicateur.


Soit x un nombre réel strictement positif.
1
f(x) - g(x) = x .
A et B étant respectivement les points de('€:[) et ('€9 )
d'abscisse x, on a : · f(x)
AB = f(x) - g(x) > 0 g(x)

li~+ jf(x) - g(x)) =0


On en déduit que, lorsque x devient de plus en plus
grand, l'écart AB entre les courbes ('€:[) et ('<69 )
devient de plus en plus petit.
On dit que ('€:9 ) est une courbe asymptote en+ à 00

la courbe ('€1). 0 X

• Tracer ('<69 ) et donner une esquisse de ('€:1).


('€ ) est une courbe connue qui permettra de faire une rapide esquisse de ('€rl conforme au tableau de
9
variation
· • de f .

Études de fonctions 75
TP3. Recherche d'une direction asymptotique
Exercice commenté
f est la fonction définie sur ~ par : f(x) = 2x + sinx.
On désigne par («5) la représentation graphique de f dans la plan muni du repère orthonormé (O, 1, J).
1. Démontrer que (~) est située dans une bande limitée par deux droites parallèles (D) et (D').
Déterminer les points de contact de («5) avec ces droites.
2. Démontrer que (<t6) est symétrique par rapport à O.
3. Étudier les variations de f.
4. Donner une esquisse de (<t6l sur [O ; 27t].

1. Situation de (<t6) dans le plan


Encadrement de la fonction f
Soit x un nombre réel.
On a : - 1s sinx s1
d'où : 2x - 1 s 2x + sinx ::; 2x + 1 (1)
On désigne respectivement par (D) et (D') les droites d'équation : y = Zx - 1 et y= 2x + 1.
(1) montre que (<t6) est située dans la bande délimitée par les droites (D) et (D') (de coefficient directeur Z).

Points d'intersection de (C(J,) avec (D) Points d'intersection de tf,) avec (D')
XE («5) n (D) <=> f(x) = Zx - 1 X E («5) n (D') <=> f[x) = 2x + 1
<=> sinx = - 1 <=> sinx = 1
31t n;
<=> X = 2 + k X Z7t [k E ZJ <=> X = 2 + k X Z7t [k E ZJ
3
A( z7t ; 37t - 1) est l'unique point commun de (C(J,) et B( ~ ; n; + 1) est l'unique point commun de (C(J,) et
(D) sur [O ; Z7t]. (D') sur [O ; Zn:].
2. Étude de la parité
On a : pour tout nombre réel x, f(- x) = - f(x).
f est une fonction impaire donc la courbe (C(J,) est symétrique par rapport au point O.
3. Étude des variations de f
Dérivée
Pour tout nombre réel x, f'(x) = Z + cosx et f'(x) > O.
car : pour tout nombre réel x, - 1 ::; cosx ::; 1.
Limites
On a obtenu,
pour tout nombre réel x, Zx - 1::; f(x) ::; Zx + 1
or : lim (ZX - 1) = lim (ZX + 1) = + oo
x-++oo x-++oo
donc : lim
x~+oo
f(x) =+ 00 et lim
x~ - oo
f(x) = =- 00 •

On a obtenu la limite de f en - oo, en utilisant la parité de f (ou en procèdent comme précédemment)


Tableau de variation
1t 3n;
X 0 n; 2 2n +OO
2
f'(x) + +

f(x) +OO

4. Construction de (C(J,) sur [O ; 2n;]


- On vérifie que 1 est le minimum de f', en effetf" change de signe en s'annulant pour x = kn, [k E Z].
(«5) admet donc un point d'inflexion au point E(n; ; Zn;)
- (<(&) est tangente en A et en B respectivement aux droites (D) et (D').

16 Études de fonctions
4n: - - - - ---------------------------------- ----- ----------- ------------- -----------------
12

11

10
37t
9
3n-1 -----------------~------ ------- -- - ------------ - - - - - ---
8

21t
6

1t + 1
4

n --
- - - - -- - - - - - - - -- - - -- -:- ----- - - - - - - - - - - - - ---- ..,
3
'
'

0 n 2 3 n 4 3n s 6 2n:
2 2

TPA. Types et méthodes de démonstration


L'objet de ce TP est de faire une synthèse sur les différents types et méthodes de démonstrations ren-
contrés de la classe de sixième à la terminale.
C'est une fiche de référence que l'on pourra compléter tout le long de l'année par des exemples, afin d'en
faire un outil de travail de plus en plus performant.

• • • - Deux types d'énoncés mathématiques


• On distingue deux types d'énoncés mathématiques liés à une propriété p définie sur un ensemble E.
x 0 étant un élément particulier de E, p(x0 ) est une proposition ; elle est soit vraie, soit fausse ; on dit
qu'elle possède une valeur de vérité.
x étant un élément quelconque de E, p(x) est appelé fonction propositionnelle (de la variable x). En géné-
ral, elle ne fait pas l'objet d'une démonstration car elle ne possède pas une valeur de vérité.
- Les énoncés universels
Ce sont les propositions quantifiées du type : pour tout x élément de E, p(x)
quantificateur universel
- Les énoncés existentiels
Ce sont les proposition s quantifiées du type : il existe x élément de E, p(x)
quantificateur existentiel
• On admet que :
- la négation d'un énoncé universel est un énoncé existentiel ;
- la négation d'un énoncé existentiel est un énoncé universel.

Études de fonctions 77
Différentes méthodes de démonstrations
TABLEAU RÉCAPITULATIF

© Démonstrat.i on par un exemple ou un contre-exemple


• Démonstration par un exemple
Pour établir un énoncé existentiel,
(1) Il existe x élément de E, p(x)
il suffit d'exhiber un exemple d'élément de E ayant la propriété énoncée p .
• Démonstration par contre-exemple
Pour établir un énoncé existentiel, négation d'un énoncé universel :
(2) Il existe x élément de E, non q(x)
il suffit d'exhiber un exemple à cet énoncé existentiel (2) ; on dit que l'on a produit un
contre-exemple à sa négation, l'énoncé universel ci-dessus :
(3) Pour tout x élément de E, q(x).

@ Démonstration par implication et par contraposition


(p) :=:} (q) 1 si et seulement si non (q) :=:} non (p)
1 1
implication permettant contraposé de
une déduction directe (p) => (q)

® Démonstration par disjonction des cas


• Naturellement, on convient de dire que la proposition suivante est vraie: (p) ou noQ (p);
c'est le principe du tiers exclu. ·
• La démonstration par disjonction des cas est basée sur ce principe, elle revient donc à exa-
miner exhautivement tous les cas.

@ Démonstration par l'absurde


• Naturellement, on convient de dire que l'énoncé mathématique suivant est faux: (p) et non (p) ;
c'est le principe de non-contradiction.
La démonstration par l'absurde est basée sur ce principe ; elle consiste donc, à rejeter toute
hypothèse qui conduit à une contradiction.
• Ainsi pour démontrer que l'énoncé mathématique (p) est vraie:
- on suppose que non (p) est vraie;
- on en déduit un énoncé (q) que l'on sait être fausse;
- on conclut que (p) est vraie car il y a contradiction.

@ Démonstration par récurrence


P n est un énoncé mathématique qui dépend d'un nombre entier naturel n.
Pour démontrer par récurrence que :
« pour tout n supérieur à n 0 , P n » est vraie.
On procède comme suit,
1re étape:

. on vérifie que P no est vraie ;


2e étape:
on suppose que : « pour un nombre entier naturel k supérieur à n 0 , P k » est vraie,
on démontre que : P k + 1 est vraie ;
on conclut.

78 Études de fonctions
~ E xercices ~-~
ENTRAINEMENT Exemple d'études de fonctions
Dans tous les exercices qui suivent le plan est rapporté Fonctions rationnelles
à un repère orthonormé (0, l, f}.
7 1. On considère la fonction polynôme P définie
Q uelque généralités par : P(x) = 2x3 - 3x2 - 1.
a} Étudier lesfo'ariations de P.
sur les fonctions b} Démontrer· que l'équation P(x) = 0 admet une solu-
Éléments de symétrie tion réelle et une seule a, et que a appartient à l'inter-
valle ]1,6 ; 1,7[.
1 f est la fonction définie sur IR par : 2. Soit D l'ensemble des nombres str~ctement supérieurs
sinx à - 1. On considère la fonction f définie sur D par :
f(x) = 2 + cos 2x · 1-x
(<(6) est sa représentation graphique. · f(x)=~·
1 + x-
Vérifier que la droite (D) d'équation x = ~ est un axe de On désigne par («6) la courbe représentative de f dans le
symétrie de (<(6). plan muni d'un repère orthonormé (on prendra cômme
unité 4 cm). Construire («6).
1 f est la fonction définie sur IR par : Étudier les variations de f (utiliser les résultas du 1.)
f(x) = cos(2x- ~). · D'après Bac
(<(6) est sa représentation graphique.
Vérifier que le point A(~~ ; 0) est un centre de symétrie 8 On considère la fonction f définie sur )1 ; + 00 (

2
7x + 10
de («6).
par: f(x ) = x - x-1 .
Fonctions périodiques (<(6) est la courbe représentative de f dans le plan muni
du repère orthonormé (0, 1, J) (unité graphique : 1 cm).
3 Dans chacun des cas su~ants, vérifier que la 1. Démontrer que : pout tout X appartenant à ]1 ; + 00
[,
fonction f est périodique de période T.
f(x) =X - 6 + X~ 1 .
(~) f: x - sin(x + ~) T = 2it
2. Déterminer la fonction dérivée f' de f
(2) f: x - sin(~+ ~) T = 6it En déduire le sens de variation de f
(3) f:x-sin(2x+ ~) T = it Déterminer les limites de faux extrémités de l'interval-
le ]1 ; + oo[. Dresser le tableau de variation de f
(4) f:x-tan(3x- ~) T=~ 3. Démontrer que la droite (D1 ) d'équation y= x - 6 est
asymptote à la courbe (<(6). Donner une équation de
Branches infinies d'une représentation graphique l'autre asymptote à (<(6), notée (D 2 ).
,4. Déterminer une équation de la droite (T) tangente à
4 Dans chacun des cas suivants, justifier que la la courbe au point d'abscisse 2.
la courbe (<(6), représentation graphique de la fonction /,
5. Construire sur une feuille de papier millimétré les
admet pour asymptote oblique la droite (6.).
droites (D 1 ), (D 2 ), (T) et la courbe (<(6).
(1) f :x- 3x3 - x2xz + 3x - 3
Z+ l
(6.) : y = 3x - 2
9 On considère les courbes (<(6m), représentations
graphiques des fonctions f m de IR vers IR définies par :
(2) f :x -Jx2+6x+l (6.):y=x+3 2
f.m (x) = 1-mx
1 -X
, [m E IR].
5 Dans chacun des cas suivants , étudier la
- Vérifier qu'il existe un point A qui appartient à toutes
branche infinie de la courbe (<(6) représentation gra-
les courbes (<(6m). Préciser ses coordonnées.
phique de la fonction f ; préciser si («6) admet une
- Tracer les courbes (<(6 1 ) et (<(6 2 ).
asymptote ou une branche parabolique.
- Étudier le sens de variation de f suivant les valeurs du
2xz+2x - 1 paramètre réel m.
(1) f : x - -3-x~z-_-x_+_l_ (3) f:x--x+ Jx 2 -9
sinx Fonctions rationnelles par intervalle
(4)f:x-x+--
2
x3+x +x+2 x 10 f est la fonction définie sur IR par :
2 f :x- - - - - -
() (5) f: x - Jxs + 2x2 + 1 f(x) =X+ 3
x2 + 1
lxl+ 2
(<(6) est sa représentation graphique.
Courbes asymptotes
Établir les équations de la tangente à gauche et de la
6 Démontrer que la parabole 'lP d'équation tangente à droite au point A d'abscisse 0 de (<(6).
y = 2x2 + x est une courbe asymptote à la représenta- Tracer ces droites. Construire (<(6).
tion graphique de la fonction f définie par : 11 On considère la fonction f définie par :
2 f(J _ 3 lx - 1 I + 1
f(x) = 2x3 + x - x + 1 (voir TPZ). ·
x-1 X - zlx-11-1.

Études de fonctions 79
·~
1. Donner l'expression de f(x) sans la valeur absolue et a) Étudier la dérivabilité de f en - 1 et en 1 ; donner une
étudier le sens de variation de f interprétation géométrique des résultats obtenus.
2. Construire la courbe représentative (<€1) de f b) Étudier le sens de variation de f
3. Démontrer que (<€1) admet un axe de symétrie que c) Démontrer que la représentation graphique (<€ ) de f
1
l'on déterminera. admet deux asymptotes ; donner des équations de ces
4. Résoudre graphiquement l'équationf(x) = m, m étant asymptotes.
un paramètre réel quelconque. Indiquer le signe des d) Construire (C€1) dans le plan muni du repère orthogo-
solutions lorsqu'elles existent. nal (0, l , J).
2. g est la fonction de 11\11 vers 11\11 définie par :
11 f est la fonction de IR1 vers IR1 définie par : g(x) = x - Jl xz -1 1.
f(x) = 1~ =~ 1
+ 1. On désigne par (<€9 ) sa représentation graphique dans le
1. Étudier le sens de variation de f plan muni du même repère orthogonal (0, I, J).
2. Construire la représentation graphgique (<€1) de f (on a) x étant un nombre réel, on considère les points
précisera la position de (<€1) par rapport à sa tangente à M(x ;f(x)) et N(-x; g(-x)). Déterminer le milieu du seg-
gauche et sa tangente à droite au point A de (<€1) d'abs- ment [MN]. Donner une interprétation géométrique et
cisse 3}. une illustration de ce résultat.
b) En tenant compte de a}, donner une méthode de
Fonctions irrationnelles construction de (<€). Construire (<(;l9 ) .
13 Dans chacun des cas suivants, étudier le sens
de variation de la fonction f et construire sa representa- 18 f est la fonction définie sur 11\11* par :
tion graphi;ue (C€/ f(x) = ~ - jFz=ll
(1) f:xl--4 x 2 +1 (4) f:xl--4 Jx+l-fx 2 X
1. Étudier la parité de f; en déduire l 'intervalle d'étude.
(2) f: x 1--4 hx+ 5 (5) f: x~ ~ 2. a) Étudier la dérivabilité de f en 1, et sur les inter-
f:x~ Jx2_4
2
(3) v' X +l valles JO; 1( et )1 ; + =[.
b) Quel est le signe de f'(x). (On peut poser si nécessai-
14 f est la fonction définie de IR1vers11\11 par: re u = [x2 - 1.)
f(x) = Jx(x + 1). 3. a) x étant un nombre réel supérieur à 1, mettre f(x)
1. Étudier le sens de variation de f (Étudier la dériva- sous la forme :f(x) = x - 1 + <p(x), où lim <p(x) = O.
2 x~+oo

bilité de f en - 1 et en O.) b) En déduire une équation d'une asymptote à la repré-


2. a) Vérifier que la droite (D) d'équation y = x + ~ est sentation graphique (<€1) de f
une asymptôte à (C€rl en + 00 •
4. Construire (<€/ D'après Bac
b) Vérifier que la droite (D') d'équation y= -x - ~ est
une asymptôte à (<€rl en - 00• Fonctions trigonométriques
3. Tracer avec soin la courbe (C€1) en précisant la tan-
gente à gauche la tangente à droite en - 1 et en o. 19 Dans chacun des cas suivants, étudier le sens
w
de variation de la fonction f et construire sa représenta-
15 g est la fonction définie sur (0; 1( U ]1; 2] par: tion graphique (<€1).
() x+ ./2x: - ~ (l)f: x ~ sin2x (2)/: x 1--4 cos3x (3)/: x ~ sin2x
gx= x-1 ·
1. Étudier les variations de la fonction g .
10 f est la fonction de 11\11 vers IR1 définie par :
a) Démontrer que g est dérivable sur )0; 1( et sur )1 ; 2].
f(x) = sin(Zx + 1).
Déterminer g'(x). 1. Justifier que Ia fonctionf est périodique, de période n.
2. Justifier que la fonction f est la composée de la fonc-
b) Calculer lim g(h)~ g( ) . Que peut-on en déduire?
2
h --> 0
tion affixe u : x 1--4 2x + 1 et de la fonction sinus.
c) Calculer lim g(x). Que peut-on en déduire ? a) Donner le tableau de variation de la fonction u et
h --> 1 celui de la fonction sinus sur l'intervalle (0 ; n).
>
2. Construire (<€9 ). b) Déterminer l'intervalle K, image réciproque par u de
(0; n].
3. Vérifier que Q(l ; 1) est un centre de symétrie de la
c) Déterminer l'antécédent paru de ~ .
représentation graphique (<€9 ) de g .
d) Reporter les résultats des deux questions précédentes
16 On considère la fonction f définie sur (1 ; + =[ b) et c) dans le tableau de variation de la fonction u.
par : f(x) = (1 - [x)2 • En déduire le tableau de variation de f sur l'intervalle K.
1. Étudier le sens de variation de f 4. Construire la représentation graphique de f
En déduire que f détermine une bijection de [1 ; + 00 [

dans [O ; + oo[. 11 f est la fonction de 11\11 vers 11\11 définie par :


2. Résoudre l'équation (E) f(x) = b, [b E IR1+) . f(x) = 8sin4x - 8sin 2x + 4sinx cosx + 1
En déduire que l'application réciproque g de la ~ec­ 1. a) Vérifier que :
tion déterminée par f est définie par : g(x) = (1 + Jx)Z. pour tout x élément de 11\11, f(x) = cos4x + 2sin2x.
3. Construire la représentation graphique de f ; en b) Justifier le choix de l'intervalle (0 ; n] comme inter-
déduire celle de g. valle d'étude de f.
2. Démontrer que :
Fonctions irrationnelles par intervalle pour tout nombre réel x , f'(x) = 4cos2x (1 - 2sin2x).
17 1. f est la fonction de IR1 vers 11\11 définie par : Résoudre dans (0; ni. l 'équationf'(x) =O.
f(x) =x + Jlx2 -1 I. Déduire le tableau de variation de f

80 Études de fonctions
F onction
Logarithme népérien

John Neper ou Napier (1550- 1617), mathématicien écossais,


construisit en Europe les premières tables de logarithmes dites
naturels de base e.
En vue de rendre ces tables plus performantes dans le calcul
numérique, elles furent reprises par Briggs dans la base dix et
furent très utilisées iusqu'à /"arrivée en force des calculatrices élec-
troniques.

Le mathématicien français
Charles Hermite démontra
que le nombre réel e est un
nombre transcendant, c'est-
à-dire qu'il n 'est solution
d'aucune équation algé-
briq&e entière à coefficient
entier.

Charles Hermite
mathématicien français - 1822-1901.

1. Définition - Propriétés ........... .. ............ .. ............. ... .. 82


2. Dérivées - Primitives-limites ...................................... 89
3. Exemples d'études de fonctions .............................. 95

Fonction Logarithme népérien 81


_ 1 1. Définition et ses conséquences immédiates
• • • - Exploration par la touche - d'une calculatrice
~ La touche . . d 'une calculatrice détermine une fonction.
Nous allons utiliser la démarche scientifique ci-dessous pour introduire cette nouvelle fonction élé-
mentaire.
Cette manipulation a pour objectif de réaliser les deux premières étapes de cette démarche; la troisième
étape sera abordée pendant l'exposé du cours :
rn obtenir des résultats par des essais ;
[ZJ émettre des conjectures à partir de ces résultats ;
cm contrôler ces conjectures par des démonstrations.
• Une représentation graphique partielle de la fonction
•Compléter la table de valeurs ci-dessous ; observer les résultats et émettre des conjectures sur :
- l'ensemble de définition de la fonction ;
- le signe des images.

a -10 -1 - 0,5 0 0,25 0,5 0,75 2 3 4 5 6 7 8 9 10


@)@

• Construire une représentation graphique partielle à partir de la table de valeurs obtenues.


• Émettre des conjectures sur le sens de variation de la fonction.

• Comportement de la fonction pour les petites et les grandes valeurs


•Compléter les tableaux ci-dessous ; observer les résultats et émettre des conjectures sur les limites en
0 et en + oo de la fonction.

• Recherche des propriétés algébriques de la fonction


• Compléter le tableau ci-dessous ; observer les résultats et émettre des conjectures sur la somme des
images de deux nombres et l'image du produit de ces deux nombres.

a 2 3 4 5,2 6,3 7 49,8


b 1,8 3,2 4,5 5 6 12,9 104
@Œi)G)Œ)Œi)
@@Œ)G)@ -

Définition
• Position du problème
On sait déterminer les primitives sur ]O ; + 00 ( des fonctions numériques fn de IR vers IR définies par :
f,,(x) = ;,. [n E W\{1)]

·.
. 82 Foncti9n Logarithme népérien
Qu'en est-il de la fonction inverse fi : x ~ !?
La fonction inverse est continue sur ]O ; + oo[, elle admet donc des primitives sur )0 ; + =[.
Nous npus proposons de définir l'une de ces primitives et de l'étudier.

Définition ·
logarithme népérien, la primitive sur )0 ; + =[ de la fonction inverse qui prend
On appelle fonction .·.
la valeur 0 en 1.

La fondion logarithme népérien est notée : ln. On écrira souvent lnx au lieu de ln(x).

• Calcul d'images
On peut déterminer les valeurs approchées des images par ln de certains nombres réels, dans une table
de logarithme népérien. Cependant l'utilisation de la calculatrice a, dans la pratique, remplacé ces tables.
Exemple
ln2 "'0,693 ln3 "'1,098 ln5"' 1,609 ln7"' 1,946 lnll "'2,398 ln13 "' 2,565. ~

• Caractérisation de la fonction ln
De la définition de ln, on déduit la propriété caractéristique suivante :

La fonction ln est caractérisée par les trois propriétés suivantes :


(1) D1n = )0 ; + oo[ (2) lnl = 0 (3) pour tout X élément de )0 ; + oo(, ln'(x) =!.

• • • - Ensemble de définition de fonctions composées avec ln


• Fonctions composées lnou et lno lul
u ln IR
lui ln
IR
IR IR IR IR+
1 t 1 t
lnou lno lui

XE Dlnou <=> XE D,, et u(x) > 0 XE Dlno lul <=> XE Du et u(x) -:F- 0

• Exemple "
Dans chacun des cas suivants, f est une fonction de ~ vers ~ définie par une formule explicite:
Déterminer l'ensemble de définition de f
(1) f(x) = ln(- 2x + 1) (2) f(x) = ln(3x2+ 5x - 2)

(3) f(x) =ln(- X+


7x-3
1) (4) f(x) = ln 1- X + 1 1
7x- 3

Illustrations et justifications
Soit x un nombre réel
(1) xEDr <=> -: 2x+l.>0
1
d'où : Dr=]- oc ; ~ [. 2

Fonction Logarithme n~périen 83


X -2 1/3 + 00
(2) x E Dr <=> 3x2 + 5x - 2 > o
D'où : Dr=]- 2 [ u l ~ ; + oo[.
OO ; -
3x2 +Sx - 2 + +

-x+l X 3n
(3) x E Dr <=> 7x - 3 >0

D'où : Dr = J ~ ; 1[.
-x+1
7x-3 + §J
-x+l
(4) xEDf <::> *O
7x - 3 3
D'où : Dr=]- OO; ~ [ u l ~ ; 1 [ u )1 ; + oo[ 7

• • • - Variations de ln et ses conséquences


Propriété
La fonction ln est strictement croissante.

Conséquences Cas particuliers


pour tous a èt b éléments de iR:, pour tout a élément de iR:,
a =b <=> lna = lob a < 1 <=> lna < 0
a < b <=> lna < lnb a >1 <=> lna >0
Exemple
lnl,49 < ln20,7 < ln69 < ln1040 < ln2651 ln0,999 < 0 lnl,001 >O.

Le nombre réel e
.
La fonction ln étant une fonction continue et strictement croissante sur )0 ; + oo[,
elle détermine sur tout intervalle [a; b) contenu dans ]O ; + oo( une bijection de ln3t
1 -------------------)11
[a ; b] dans [lna ; lnb].
ln2 - - - ------~ : :
Or, ln2 < 1 < ln3
donc, il existe un unique nombre réel, noté e, tel que : 2 < e < 3 et ( lne =1 ) 0
• Vérifier par la méthode de dichotomie ou par balayage que : (e"' 2,718)
On démontre et nous admettons que : le nombre réel e est un nombre irrationnel.

1.a Dans chacun des cas suivants, f est une fonc- (5) f(x) = ln(x2 + x - 2)
tion de Il? v.ers Il? définie ci-dessous.
Déterminer l'e~sernble de définition de f (6) f(x) = ln(l - x) + ln (2x + 1)

(1) f(x) = ln(3x + 4) (2) f(x) = lnl 1 - xi (7) f(x) = ln(x - 1) +ln (2x +1)

x+2)
(3) f(x) =ln( Sx-l (4) f(x) = ln(x2 - 4) (8) f(x) = ln 12x-11
3x +l

84 Fonction Logarithme népérien


-..&S!!I~ Propriétés algébriques de ln
Propriété fondamentale

Pour tous nombres réels strictement pqsitifs a et b, (1) ln(ab) = lna + lnb.

· D émonstration
Soit a un nombre réel strictement positif. Il s'agit de démontrer que :
Pour tout X élément de ]O ; + oo(, lnax = lna + lnx.
Considérons donc la fonction fa de IR vers IR définie par: fa(x) = ln(ax).
La fonction fc, est la composée de la fonction linéaire x ~ ax, suivie de ln.
Soit x un nombre réel strictement positif.
fa'(x) = (ax)' x ln'(ax) =a x.1- = 1-
ax X l
donc : pour tout X élément de )0 ; + oo[, J;,'(x) = ln'(ax) = x·
Les fonctions ln et fa sont donc des primitives sur ]O; +=[de la fonction inverse x ~ 1-.
X
Par conséquent, il existe une constante c telle que : fa(x) = lnx + c
d 'où : c =fa(1) = lna,
donc: pour tous a et X éléments de ]O ; + oo(, lnax = lnx + lna.
Exemples
On a : ln6 = ln(Z x 3) = ln2 + ln3. On a : ln35 = ln(? x 5) = ln7 + ln5
or: ln2 "' 0,693 ; ln3 "' 1,098 or : ln7 "' 1,946 ; ln5 "' 1,609
donc : ln6"' 1,791. donc : ln35"' 3,555.

• • • - Conséquences de la propriété fondamentale


Activité

Dans la propriété fondamentale (1), qu'obtient-on,


en remplaçant a par ~ ? en remplaçant b par ~ ?
~

1
Pour tous nombres réels strictement positifs a et b, (2) lnb = - lnb (3) ln ~ = lna - lnb.

Exemples
On a : ln0,2 = ln( 51 ) = - ln5 On a : ln1,5 =ln(~) = ln3 - ln2
or: ln5 "' 1,609 or : ln3 "' 1,098 ln2"' 0,693
donc : ln0,2 "' - 1,609 donc: ln1 ,5 "'0,405

• • • - Extension de la propriété fondamentale


Activité
Dans la propriété fondamentale, en remplaçant b par: a, a 2 , a 3 , ...
On obtient : ln(a2 ) =lna + lna =2lna ln(a3) =lna + ln(a2 ) = 3lna.
On peut conjecturer que : pour tout nombre entier naturel n, ln(an) =nlna.
Contrôler cette conjecture à l'aide d'un raisonnement par récurrence.
Pour cela, il reste à vérifier que :
- pétant un nombre entier naturel quelconque, si ln(aP) = plna alors ln(aP+ 1 ) = (p + 1)lna.
- Conclure.

Fonction Logarithme népérien 85


On veut étendre cette propriété aux puissances d'exposants rationnels de a.
r étant un nombre rationnel , on sait qu'il existe des nombres entiers relatifs pet q,
tels que : r = .R, q ::;:. O. .
Pour exprime:'ln(ar) en fonction de lna, on pourra écrire: ln[(att] = ln(aP) = plna = qln(at).
Propriété
Pour tout nombre réel strictement positif a, pour tout nombre rationnel r, (4) ln(ar) = rlna.

Cas particuliers : lnJa =~ lna.


1991 91.
"J. tuot 11
Exemples '10l si :J r u1
On a : ln8 = ln(Z 3 ) = 3 x lnZ On a : ln/7 = ~ ln7
or : ln2 "' 0,693 or: ln7"' 1,946
donc: ln8"' Z,079 donc : ln/7"' 0,973

• • • - Tableau récapitulatif des propriétés de ln

CD Caractérisation de ln

D1n = ]O ; + oo[ lnl =0 pour tout X élément de )0 ; + oo[, ln'(x) = _!_•


X

® Variations de ln et ses conséquences cd


1 : Of
Pour tous a et b éléments de IR: Pour tout a élément de IR:
a = b {:::} lna = lnb a < 1 {:::} lna < 0
a < b {:::} lna < lnb a > 1 {:::} lna > 0
lne = 1

@ Propriété fondamentale de ln et ses conséquences t '

Pour tous a et b éléments de IR: Pour tout a élément de IR!


ln(ab) = lna + lnb Pour tout r élément de Q
ln(!)= - lnb ln(ar) = rlna
1 •
lnJa = 2 Ina
ln(~) = lna - lnb

1.b Sachant que : A-t-onf = g? f = h?


0,693 :::; ln2 :::; 0,694 Trouver le plus grand ensemble sur lequel f et
1,098 :::; ln3 :::; 1,099 g coïncident.
Donner un encadrement de chacun des Trouver le plus grand ensemble sur lequel f et
nombres suivants : h coïncident.
ln6 ; ln18 ; ln24 ; ln27 ; ln16 ; lnl,5 ; ln0,75.
1.d "
On considère les fonctions f, g , h de IR vers IR
1.C On considère les fonctions f, g, h de IR vers IR définies par :
définies par : f(x) = ln(l - x)(x + 2)
f(x) = ln(x - l)(x + 2) g(x) = ln(l - x) + ln(x + 2)
g(x) = ln(x - 1) + ln (x + 2) h(x) = lnll - xl +lnlx+21
h(x) = ln 1x - 11 + ln 1x + 21 Mêmes questions qu'à l'exercice précédent.

86 Fonction Logarithme népérien


1 .J. Équations· - Inéquations

- · - Équations du type : ln[u{x)] = ln[v{x)]


• Exemple 1
Résolvons dans R l'équation (E) ln(- 2x + 1) =ln(x + 4).

Ensemble V de validité de (E) Illustrations et justifications


Soit x un nombre réel.
On a : x E V Ç:=> - 2x + 1 > 0 et x + 4 > 0
d'où : V = ]- 4 ; ~ [.
Équations équivalentes à (E)
(E) ln(- 2x + 1) = ln(x + 4)
-2x+l=x+4 car ln est strictement croiSsante
X= -1
Ensemble S de solutions de (E)
s= {- 1} car -1 EV

• Exemple 2

Résolvons dans R l'équation (E) lnG ~ Î) =1.


Ensemble V de validité de (E) Illustrations et justifications
Soit x un nombre réel.
X -1
Ona: xEVÇ:=> x+l>O
d'où:
x-1
V =]- =; - 1[U]l;+=[.
X+
- -
x- 1
1
1--+ $ ~ :-1
Équations équivalentes à (E)
(E) ln{ x + 1) = 1
\x-1
ln( X+ 1) = lne
x -1
x+1
x-1
=e
car 1 = lne
-1

car ln est strictement croissante


e 1

(e - l)x - (e + 1)
=0
x-1
(e - 1)x - (e + 1) = 0 'car x - 1 =t 0
e+ l
X e- 1
Ensemble S de solutions de (E)
car e + 1 > 1 (e + 1 > e - 1)
s ={:~î} e- 1

• • • - Inéquations du type : lnu(x) < lnv{x)


• Exemple 1
Résolvons dans R l'inéquation (I) ln(- x + 2) > ln(x + 3).
Quel est l'ensemble des solutions de l'inéquation (I') ln(- x + 2) ~ ln(x + 3)?

Fonction Logarithme népérien 87


Ensemble V de validité de (1) Illustrations et justifications
Soit x un nombre réel.
On a : x E V <=> - x + 2 > 0 et x + 3 > O
d'où : V= )- 3 ; 2[. -3 2
Inéquations équivalentes à (1)
(1) ln(- x + 2) > ln(x + 3)
- x+2>x+3 car ln est strictement croissante
1
X< -z
Ensemble S de solutions de (1)
1
s = )- 3; - -z[
- 3 -1/2 2

Ensemble S' de solutions de (I')


S' = V\S = [- ~ ; 2[ -3 -1/2 2

• Exemple 2

Étudier le signe de la fonction/ de~ vers~ définie par: f(x) =ln(r - j- x- j-J.
Pour étudier le signe de la fonction f. on pourra résoudre l'inéquation (I) : f(x) 2: O.
Ensemble V de validité de (1) Illustrations et justifications
Soit x un nombre réel.
Ona : xEV<=> x 2 - ~ x -z- >0
1 X -oo -1/2 +OO
d'où : V = )- oo ; - ~ [ U ]1 ; + oo[,
+ +

Inéquations équivalentes à (1)


-1/2
(I) ln(x2 - ~ x - ~ ) 2: 0
1 1
ln(x2 - 2 x - -z) 2: ln1 car 0 = ln1
2 1 1
x - 2 x -z-2:1 car ln est strictement croissante

2x2 -x-3 2:0

Ensemble S de solutions de (1)


3
S= ]- oo; - 1[ U )Z ; + oo[,

Signe de la fonction f
3
X

2x2 - x - 3 1-~. [#] -[#]


-1 3/2

:-1
Pour X E ]- OO ; - 1 [ u 1-z ; + oo[ f(x) > 0 ~s
~v
Pour x E {- 1 ; ~ } f(x) =0 0--0 0-----0
1 3 - 1 - 1/2 3/2
Pour x E ]- 1 ; - -z[ U ]1 ; -z( f(x) < O.

1.e Résoudre dans ~ : (1) ln(x - 1) < ln(3 - x)


(E) ln(ZX-1) = ln(3x + 1) (J) ln(5x2 + 9x - 1) ~ 0
(F) ln(- Sx + 1) = 1 (K) 2ln(x + 1) = ln(5x + 1)
(G) ln (X+
-- 2) =0 (L) ln(l - x) - ln(ZX + 3) ~ ln(- x)
- x+1
(H) ln(-x + 3)::;; 1 (M) ln( l 3x - 21) < 0

88 Fonction Logarithme népérien


2J.. . Variations et représentation graphique de ln
• • • - Variations de la fonction ln
Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, f}. On désignera par (<(l. 1n) la représentation graphique de ln.
• Ensemble de définition - Dérivée
On sait que l'ensemble de définition de ln est ]O ; + oo[ et pour tout X élément de JO ; + oo[, ln'(x} = ..!._.
X

0
• Limites
Limite en + oo Limite en O

On a : lim lnx = - lim ln(_!_)


X-->0 x-->0 X
>
x ~ln(!) est la composée de la fonction inver-
se suivie de la fonction ln.
Soit n un nombre entier naturel aussi grand que
l'on veut. La fonction ln étant strictement crois- or: lim ..!._ = + oo et lim lnX = + oo
x-->OX X-->+~
sante, >
on a: lnx > ln(en)
d'où: X> en ~ lnx > n d'où: lim ln(_!_) = + oo
x-->0 X
X E ]en ; + oo[ ~ lnx E ]n ; + oo[. >

On admet alors que : lim lnx = + oo donc: lim lnx =- oo 1_


X~+ OO x-->0

• Tableau de variation
X 0 e +=

+
X
+OO
lnx

• • • - Représentation graphique de la fonction ln


• Tangente à (<(l.1n} aux points 1(1 ; 0) et E(e ; 1)
- La tangente (T1 ) en 1 a pour équation: y= x - 1
- La tangente (Te) en E a pour équation : y = ! x. !-,

~
.J d- '
'-+1 '

•LaAsymptotes
courbe (<(l. 10) àadmet
(Cf!:,n) une asymptote verticale, (OJ). tµ_i,-~,.c~: l;~~ij'~Al~!~~1 ·~t;i~·~frit~- ~,~~~i~·,.~+: ;. : ti·~tc·
i+c, - ::I :;.a:~:.- ~
"'1r·. -•
~i (I:µ '<511))':;.ui
111
++

• Construction de la représentation graphique de ln !!Tt~ ! ~t


(«6 ) est construite dans la fenêtre:
10
~ fî~ 11 -1 ~,- -Pl _1 f-1-f •• :. u;i
1
t::.,,
i:s+o +
xmin =0 ; xmax =6 : · ;~ ~~ ~'1:::!=t-- .,..._...,.
Ymin =- 2 ; Ymax =4 • -,:. , ' H' ·tfütf. :m3 · -}::g-<<"'- =t

''i+~1~1,1ITI~11f-; Fff;
1

3
, -~-~~11-111
+ +- · 1· ·l±!i1'1·1<l.•,1· ~1T:1'.1 -=..~1--~1:111111
10
Dans cette
gentes (T ), fenêtre,
1 est en(~)dessous
(T8) et de(«6la ) droite de ses
d'équation : y tan-
= x. •T -

En est-il ainsi pour la courbe entière? :!~ ±;~i~ ..~; Httt+t=tt"


fal--rntt-
-++

Fonction Logarithme népérien 89


••• Position relative de (C(6 1n) par rapport à des droi~s remarquables
Exemple
Étudions la position relative de (~ln) par rapport aux droites (T.,) et (ô) d'équations respectives:
X
y=- et y=x.
e
Il s'agit donc d'étudier, suivant les valeurs strictement positives de x, le signe de la fonction
X
f:x~ - - lnx.
e
Nous ne savons pas résoudre algébriquement l'inéquation : f(x) ~ O.
Étudions donc le sens de variation de la fonction f
x-e x 0 e +oo
On a : pour tout X de ]O ; + oo[, f'(x) =-ex- 1-----h.---------.----------i
f'(x) + +
0 est le minimum de /(voir le tableau de variation).
d'où: pour tout X élément de )0 ; + f(x) ~ 0.
00 [, f (x)
donc : pour tout X élément de )0 ; + oo(. lnx ~ : < X.

Activité
Étudier la position relative de (~ 10) par rapport aux droites (T1) et (ô) d'équations respectives :
y=x-1 et y=x.

• Vérifier que l'on obtient le résultat suivant: pour tout X élément de ]O ; + oo[, lnx ~X -1 <X.

• • • - Étude de- la branche infinie en + 00 de (C(6 1n)


On sait que : lim lnx =, + oo.
X4+oo

~oit M un point de (~ln) d'abscisse x suffisamment grand. lru:


Etudions la position limite de (OM) lorsque x tend vers + oo.
J
Le coefficient directeur de (OM) est lnx.
Il s'agit donc d'étudier la limite en+,: de la fonction : x
1
~ ~·.:.·....,,.,.J.é:=:,Z:==============::x~
Le quotient des limites donne la forme indéterminée : .
-- ----·
La représentation graphique de ln suggère de compo/er. pour les grandes valeurs de x, ln à la fonction
racine carrée.
Soit x un nombre réel suffisamment grand.
Ona: O<lnx<x car x > 1 :::::} lnx > 0
et lnx < x (voir résultats précédents)
0 < lnJx < Jx car x > 1 :::::} Jx > 1
0< ~ lnx< Jx car lnJx = ~ lnx

d'où:
lnx
0<-<-
2 Jx
car-= r
1
x Jx X ..J X

donc: lim
X---7+ 00
lnx=O
X
1
-
car lim
x -+ +oo /~
2 =O

Par conséquent, lorsque x tend vers + =, le coefficient directeur de la droite (OM) tend vers 0 ; donc la
position limite de la droite (OM) est la droite (OI). (~ 10 ) admet donc une branche parabolique de direc-
tion (OI).

90 Fonction Logarithme népérien


2~2 Dérivées
Dérivée de la fonction composée ln ou
·La dérivabilité des fonctions composées permet d 'obtenir la propriété sufrante :

Si u est une fonction strictement positive et dérivable sur un intervalle K,


alors ln ou est dérivable sur K et : (ln ou)' = u'
u
Exemple
Déterminons la dérivée de chacune des fonctions suivantes :
f: X>--7 ln(- 3x2 + 5x + 2) g: Xl-7 ln(~; i)
1
On a: Dr=]-
3 ; 2[ On a : D9 = ]- = ; - 3[ U ] ; ; + oo[
f est dérivable et pour tout x élément de Df' g est dérivable et pour tout x élément de D9 ,
3x-
( x+3
2),
f'(x) = (- 3x2 + 5x + 2)' g'(x) = =
11 X+ 3
x--
-3x2 +5x+2 3x- 2 (x + 3)2 3x- 2

- 6x + 5 11
-3x2 +5x+2 (x + 3)(3x - 2)

• • • - Dérivée de la fonction composée ln o 1u 1


Exemple introductif
Déterminons la dérivée de la fonction h: x 1-7 ln l 5x -11.
1 1
On a : Dh = ]- =; 5 [ U l5 ; + =[.
1
Pour tout x élément de Dh, h(x) = 2 ln(5x - 1)2.
Par conséquent, la fonction h est dérivable et pour tout x élément de Dh.

h'(x) = ..!._ x [(5x - 1)2]' = ..!._ x 2 x 5(5x - 1) = h '(x) = _5_ .


2 (5x -1)2 2 (5x -1) 2 5x -1

Plus généralement, on démontre la propriété suivante :


Propriété
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle K sur lequel elle ne s'annule pas,
alors ln o 1u1 est dérivable sur K, et : (ln o 1u1 )' = u'.
u

u étant une fonction numérique, lno 1ul = ~ lnou2 •

~E xercice
2.a Déterminer la dérivée de chacune des fonctions suivantes :
(On pourra préciser les intervalles sur lesquels ces fonctions sont dérivables.)
7
f : x >-+ ln(- 3x + 1) h : x >-+ ln(2x -
3X .+ 4
) j : x - lnU2x - 1 + 7x)

g : x >-+ ln l 5xz - ~x - 21 i : x >-+ ln(5x2 + 3x - 1) k : x >-+ln j 8 ~~x J

Fonction Logarithme népérien 91


-~~ Primitives
• • • - Recherche de primitives comportant ln
Activité
Dans ~hacun des cas suivants, f et g sont des fonctions de IR vers IR définies par leurs formules explicitas.
Déterminer la dérivée de f, en déduire une primitive de g et préciser un intervalle sur lequel cette pri-
mitive est définie.
1 7-l: - 1
(1) f(x) =ln(- 3x + 4) et g(x) = - - (2) f(x) =ln l 7r- 2xl et g(x) =
3x- 4 7r-zx
Les dérivées des fonctions Jno 1u1 permettent de déterminer des primitives comportant la fonction ln.

u étant une fonction dérivable sur un intervalle K sur lequel elle ne s'annule pas,

':; admet pour primitive


ln ou, sur tout intervalle contenu dans K sur lequel u est strictement positive ;
lno(- u}, sur tout intervalle contenu dans K sur lequel u est strictement négative.

• • • - Exemples
Déterminons les primitives sur ]- 00 ; ~ [ et sur ) ~ ; + oo[ de la fonction rationnelle f définie par :
5
f(x) = - - .
2x-1

- La fonction f est continue sur ]- oo ; ~ [ et sur ] ~ ; + oo(.


Elle admet donc des primitives sur chacun de ces intervalles. 0 1 1
2
- La fonction affine u : x ~ 2x - 1 est dérivable et - OO
X +OO
pour tout nombre réel x, u'(x) = 2 ;
2x - 1 +
1 5 (2x - 1)' 5
pour tout x E IR\{- 2 }, f(x) = -2 x 2x-1 = -2 (ln l 2x-1 I)'. 12x-1 1 - 2x+ 1 2x-1
- Par conséquent :
Une primitive de f sur ]- oo ; ~ [ est une fonction du type : x ~ ~ ln(- 2x + 1) + c [c E IR] ;

une primitive de f sur ] ~ ; + oo( est une fonction du type : x ~ ~ ln(2x - 1) + c [c E IR].

Déterminons la primitive sur]- ~ ; ~ [de la fonction tangente, qui s'annule en O.

- La fonction tangente est continue sur ]- ~ ; ~ [. Elle admet donc des primitives sur cet intervalle.

- On sait que : pour tout x élément de ]- ~ ; ~ [, tanx = ~~~ = - ~~~)' et cosx > O.

Les primitives sur]- ~ ; ~ [ de la fonction tan sont donc les fonctions : x ~ - ln(cosx) + c [c E IR].

Celle qui s'annule en 0 est la fonction x ~ - ln(cosx) (car elle vérifie : - ln(cosO) + c = 0).

~E xercice
2.b Dans chacun des cas suivants, déterminer les primitives sur K, de la fonction f définie ci-dessous :
5 .
(1) f (x) =- .1.
X
; K = )0 ; + oo[ (2) f(x) = -
3 -x
; K = )3 ; + oo( (3)f(x) = c?sx
SlllX
; K = )0; 1t(.

92 Fonction Logarithme népérien


2,4, Limites
• • - Les limites de référence

(1) lim lnx= + ~ (2) lim lnx = - =


X-+ +oo x->0 ·

(3) lim
x->+oôX
lnx = 0 (4) lim
.\'.-)0
xlnx = 0
(5) lim ln(l + x) =1 (6) lim lnxl =1
x -> 0 X x->1X-

D émonstration
Égalités (1), (2) et (3) (voir paragraphe 2.1)
Égalité (4)
Le produit des limites donne la forme indéterminée 10 x ool. Transformons l'écriture de xlnx :
ln1-
Pour tout X élément de ]O ; + oo(, f[x) = x l nx = - __x_ . Décomposition de f
1

(- f) est la composée de la fonction inverse suivie de la fonction u : x ~ lnx


X
''
''

Or: lim 1- = + oo et lim lnX = o -r: '

x->OX
>
X->+= X ·:'
1n1-
. X
d'où: l rm - - = 0 ; donc : lim f[x) = O.
x~O 1 x->0 - f = invou
X

Égalités (5) et (6)


Le quotient des limites donne la forme indéterminée ~ . On reconnaît le taux de variation en 1 de ln
. ln(1 + x) - ln(1) ( ) lim ln(x) - ln(1) = ln'(1).
donc : 11m = 1n ' 1
x-> 0 X x -> 1 x-1

• • • - Calculs de limites
• Exemple d'utilisation de la composition des fonctions ou des opérations sur les fonctions
2 + lnx
g est la fonction de IR vers IR définie par : g(x) = lnx .
1-
Étudions les limites de g en + =, en O et en e.

Limites en + = et en 0 de la fonction g ......__


Dg = ]O ; e[ U ] e ; + oo[ ~--~~--<o
~~~~~-

En effet, x étant un nombre réel, x E Dg ç::> x > 0 et 1 - lnx 1'- O.


0 e

2
La fonction g est la composée de ln suivie de la fonction v : x ~ + x .
1 -X
Or : lim lnx = + oo
x -+ +oo
et lim .
2
+ =- 1
x~ +oo 1 -
i
. 2 +X
lim lnx = - oo et 1lill ~= ­ 1
x -> 0 X-> -= 1 - A

lim 2+lnx = - 1 lim 2+lnx = _ 1.


donc:
X -> - = 1- lilX X -> 01-lDX
g = voln

Fonction Logarithme népérien 93


Limite en e de la fonction g
1
Pour tout x élément de Dg : g(x) = (2 + lnx) x l-1nx
et on a : lim (2 + lnx) = 3 lim (1 - lnx) = O.
x ~e x~e
1
Le signe de (1 - lnx) permettra donc de calculer la limite à gauche et la limite à droite en e de x ~ 1nx.
1-
0n a : 1 - lnx > o ~ lnx < 1
e
~ x<e
+
donc : lim - 1- =-oo
x~e1-1nx
>

d'où: lim 2+lnx = - oo.


x~e 1-lnx

• Exemples d'utilisation de transformations d'écritures pour se ramener à des limites de référence

Calculons : (1) lim


x~+-x-
lm:t (2) lim
x~o
[X lm:.

• On peut calculer la limite (1) en utilisant la limite de référence :


l l
lnx =O.
r~+ ... x
lir:i
En effet, pour tout x élément de !R\(11, Xnx - 1
= nxX
x _!_ .
X - 1

• On peut calculer la limite (2) en utilisant la limite de référence : lim xlnx = O.


X-++

iR: ' rx lnx = 2[X ln[X.


OO

Décomposition de f
En effet, pour tout X élément de
f:x~ JxlnJx
La fonction[: x ~ fX ln fX est la composée de la fonction racine carrée sui-
vie de la fonction u : x ~ xlnx
Or : lim {X = 0 et lim XlnX = 0,
donc :
x~O

lim rx lnJx':::: o.
X~O
r;
x~o

d'où: lim rx lnx o. = 1_ - - -

x~O

• Exemple d'utilisation d'une transformation d'écriture pour reconnaître un taux de variation

Calculons : lim .rln{t + .!.).


----
X~+- X

Le produit des limites donne la forme indéterminée ~ . Transformons l'écriture de ce produit.


. ln{ 1 + !) Décomposition de f
Pour tout x élément de IR: , xln( 1 +
2
x) =2 x 2 ln( 1 + f)
X ln(1 + !) f: X ~ 2
On considère u : x ~ !; v : x ~ ln(l + x)
X
; f:x·~ ----
2
X

X
Or: lim ~ = o et lim ln(l + X) = 1
x-++ooX x~o X
r;
ln(i+!)
donc: lim =1 d'où : lim xln{1 + ~) = 2.
x-++oo 2 r~+- X ·-' - -
X

~E xercice
2.c Calculer les limites suivantes : 1
lim ln(x2 + llx + 2) lim x+ lim (x 2 + l)inx lim lnx
.t' ..... - - X ....... + oo lnx .t' ...... 0 x-+- x- lnx

94 Fonction Logarithme népérien


3. j . Existenc~ d'une asymptote oblique
Étudions la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) =2x + 3 + ln(; ~ J).

• • • - Variations de la fonction f
• Ensemble de définition
'soit x un nombre réel. X
x+l
On a : x E Dr <=:} x _ 1 > o (x + 1)
Donc: (x-1)

Dr=]- OO: - 1[ u ]1; + oo[


-1

• Limites
x+l x+l
La fonction u : x ~ - - est la composée de la fonction v : x ~ -
1nX- - suivie de ln.
1 X-1

Limites en + oo et en 1
lim x+l=l
x--;+~x - 1
lim ln x + 1 - 0
x--;+~ x - 1 - ' COI {
lim lnX
X--; 1
=O
. X+ 1
1x--;1X-
lm - -1 =+OO
1l.m 1n -
X+ 1
- = + oo, COI { >
X--11 X - 1
> lim lnX = + oo
X-;+~
u = lnov

On en déduit que : lim f(x) = + oo et lim f (x) = + oo_,


x --t+oo x~1
>

Limites en - oo et en - 1
On obtient de même : lim
X----t-oo
f(x) =- oo et lim
X--t - 1
f(x) =- oo
<

• Dérivée
Détermination de la dérivée
La fonction[ est dérivable et, x étant un élément de Dr.f'(x) = 2 + ( ~ ~ Î)' x ~ ~ i
2(x2 - 2)
d'où: pour tout x élément Df' f'(x) = xz _
1

Signe de la dérivée
On a : pour tout x élément de Dr, x 2 - 1 >0
donc : f'(x ) est du signe de x 2 - 2.

Fonction Logarithme népérien 95


• Tableau de variation
X - f2 - 1 [2 +OO
f'(x) + +
+oo
f (x) ~ f(- {2) ~ +~
-OO

f(-Jz) = - 2[2 + 3 +ln rz-[2 -1


2 +1
f(Jz) = 2[2 + 3 + ln rz-
[2+ 1
2 -1
12 -1
Ona: f(- Jz )<O car: - 2[2 + 3 < 0 et < 1.
[2 +1
[2+1
Ona: f(Jz) >0 car: 2[2 + 3 > 0 et > 1.
/2 - 1
La fonction[ est donc négative sur]- oo; - 1( et positive sur ]1 ; + oo(.

• • • - Représentation graphique de la fonction f


Le plan est muni du repère (0, I, /}. Désignons par ~J la représentation graphique de f
• Asymptotes
Asymptotes verticales
On a vu que : lim f(x) = - oo et lim f(x) = + oo
x7-1 x~l

donc: (((5) admet deux asymptotes verticales, les droites d'équations : x = - 1 et x = 1.

Asymptote oblique
On a: lim f(x) = - oo On a: lim f(x) = + oo
x-+-oo X-++oo

et: lim (f(x) - (2x + 3)] = lim ln x + 1 = O et : lim (f(x) - (2x + 3)] = lim ln x + 1 = O
X-+-oo X-+-oo X- 1 X-++oo X-++OQ X- 1

donc: (((5) admet une asymptote oblique en+ oo et en - oo, la droite (L) d 'équation : y = 2x + 3.

Position de ff,1) par rapport à son asymptote oblique {L)


- x+1
Soit x un élément de Dr On a: f(x) - (2x + 3) =ln x _
1 et x + 1 > x -1.

Pour x > 1, on a : x + 1 > x -1 > O Pour x < - 1, on a : 0 > x + 1 > x - 1


d one : x+1 . x+1
x - 1 > 1 ' 1n x - 1 > 0 donc : x + 1 < 1 ; ln x + 1 < O
x - 1 x- 1
(C(5) est au-dessus de (L). (C(5) est en-dessous de (L).

• Tangentes

(C(5} admet deux tangentes horizontales aux points A et B d'abscisses respectives - [2 et [2.

96 Fonction Logarithme népérien


• Construction de C~)
li .
Tableau des valeurs approchées

X f(x)
-5
-4
- 7,4 ...
- 5,5 C{;r> _,... ~ - ·~ - •::l
-3 - 2,3 r:z!l :i 1=1 i. m
-2 - 2,1
- 1,5 - 1,6 ::: n±iE '~ '17 tfFlt:. H 1 ~~
....... 1tt.-
-1,25 - 1,8 ......
1,25 7,7 .,.. r
,,
1,5 7,6
2 8, 1 ·' .-~01
3 9,6 i• ··! j ~-

4 11,5
5 13,4 1+tt-t
.....
Ht !.
Fenêtre de construction tl

Xmin = - 5 ; Ymin = - 6
Xmax = 5 ; Ymax = 14 . ·1.:.:
Repère orthogonal (0, I, J) ; OI = 2OJ El Il: ' i/+.%t! :k ~ t ~ . -'Etf ~
Unités graphiques : 1 cm sur (OI) ml

• • - Propriétés géométriques
• Centre de symétrie
- Les droites (L) et (OJ) sont sécantes au point O'(O ; 3).
Le point O' semble être un centre de symétrie de (~).
Contrôlons par le calcul cette conjecture.

v€cteur O'O.-
- Désignons par g la fonction ayant pour représentation graphique, l'image de

-+ -+
(~) par la translation de

Or : O'O = - 3 OJ
donc : pour tOUt X élément de]- oo; - 1[ U ]1 ; + oo[, g(x) =f(x) + (- 3) = 2X +ln~~~ .

- Étudions la parité de g.
L'ensemble de définition de g est Dr, il est symétrique par rapport à O.
Soit x un élément de Dg.
-x+ 1 x-1 x+1
On a : g(-x) =- 2x +ln-- - =- 2x + ln - - = - 2x - ln - - = - g(x).
- x - 1 x+ 1 x-1
d'où : pour tout x élément de Dg, - x E Dg et g(-x) = - g(x).

donc : O'(O ; 3) est un centre de symétrie de (~).

Fonction Logarithme népérien 97


3,2. Utilisation de la dérivée seconde
Étudions la fonction f de R vers R définie par : f(x) =r - f - X~.

• • • - Variations de la fonction f
• Ensemble de définition de f

Dr= ]O; + oo[


0

• Limites
Limite en 0
On a: lim f(x)
x~o
= lim
x~o
(x2 - x ) - lim xlnx = 0
5 x~o
lim f(x) = 0
x~O

Limite en + oo
La somme des limites donne une forme indéterminée. Transformons l'écriture de f(x) en mettant x 2 en
facteur.
Pour tout x élément de IR: , f(x) = x2( 1 - ~ - ~) 5
1
On a :

or : lim
X~+-
x2 = + oo et lim
X~+-
(1 - .!..
5X
- lnx)
X
=1
donc: lim f(x) = (lim r) X
1
(1im (1 - 5 - lnx )) = + oo lim f(x) = + oo
X-7+00 x~+oo x ~+oo X X X-7+00

• Dérivée
Détermination de la dérivée
f est une fonction dérivable sur ]O ; + oo[ et pour tout x élément de iR: ,f '(x) = 2x - ~ - lnx

Signe de la dérivée
Nous ne savons pas résoudre algébriquement l'inéquation : 2x - ~ - lnx ~O.
Étudions donc le sens de variation de la fonction dérivée f' pour déterminer son signe.

Pour tout x élément de iR: ,


f"(x) = 2x; .
1
X 0 0,5 +OO
x étant strictement positif, f"(x) est du signe de 2x - 1
f"(x)
Du tableau de variation de f' on déduit que :
- la fonction f' admet un minimum en 0,5
- pour tout x élément de ]0 ; + oo[, f'(x ) ~ ln2 - 0,2 > 0.

• Tableau de variation de f
f'(0,5) "' 0,5
X 0 0,5 +oo
j{0,5) "'0,5
L'étude précédente suggère les remarques suivantes : f'(x) + ln2-0 2 +
+oo
f est continue et strictement croissante sur ]O ; + oo[ ; j(x)
elle détermine une bijection de ]O ; + oo[ dans ]O ; + oo[.
À l'aide d'un prolongement par continuité en 0 ,
pour x E IR:, g(x) =f(x)
on détermine la fonction g définie par: { g(O) =0

98 Fonction Logarithme népérien


• • • - Représentation graphique de la fonction f
Le plan est muni d 'un repère orthogonal (0, I, J). Désignons par (C{6p la représentation graphique de f; la
fonc tion g a donc pour représentation gr aphique la courbe (C{6) U {O}.

~ Tangente en 0 à la courbe (C{6) U {O}


Etudions la dérivabilité à droite en 0 de g ;
. g(x) - g(O) 1
On a : 1im = lim (x - - - lnx) = + oo
x~O X x~O 5

donc: La courbe (C{6) U (0) admet en 0 une tangente verticale.

• Construction de (C{6_tl
Tableau des valeurs approchées
. 1t1t•:
H+l
····---
: • • • • :...i. ••

.......
X f(x)
0,5 0,4
:t:::-:1
1 0,8 t+t-'~1=.'+l ~- ..
1,5 1,3 'tf. •j:jt< •! ;:;:t::;:j ;-:

2 2,2 .; .
2,5 3,4 "+t t
3 5,1 . _,___,_.
·-+,.


3,5 7,1 '
4 9,6

Fenêtre de construction ti ±±r±:::;:::;:!:

; Ymin =0 :t+
'-'-'-'n:.
===t
; Ymax = 10
Repère orthogonal (0, I, J)
Unités graphiques : 1 cm sur (OI) et (OJ)

• • • - Propriétés géométriques de (Cf6f)


• Point d 'inflexion
On a vu quef' admet un.minimum en 0,5. Donc, le point B de (C{6J d'abscisse 0 ,5 est un point d'inflexion.
La tangente à (C{6) au poi nt B a pour coefficient directeur ln2 - Ô,2 (soit environ 0,5).

• Branche parabolique
On a vu que: lim f(x) = + oo.
X ~ + OO

Soit M un point de (~) d'abscisse x suffisamment grand. Étudions la position limite de (OM) lorsque x
tend vers + 00 • f(x)
Le coefficient directeur de la droite (OM) est X-.
donc : lim - f (x-l = hm
. (x - -1 - l nx) = hm
. x(l - -1 - -lnx) = + 00 •
x~+= X x-->+= 5 x -->+= 5x X

(~ }
Par conséquent, La courbe
1 admet en+ oo une branche parabolique de direction (OJ).

Fonction Logarithme népérien 99


rp1 La fonction logarithme décimal
Ce TP a pour objet d'apporter un complément de cours, tout en montrant l'utilisation d'un outil numé-
rique.

• • • - Définition - propriété
On appelle fonction logarithme décimal, la fonction notée log définie sur JO ; + oo( par :

1
logx = - - x lnx
ln10

Toutes les propriétés de la fonction ln restent valables pour la fonction log.


• Calculer : logl ; loglO ; log103 ; log10" [n E Z].
• Dans le plan muni d'un repère orthonormé, tracer les représentations graphiques des fonctions ln et
log pour x élément de ]O ; 10].

• • • - Nombre de chiffres d'un nombre entier naturel


N étant un nombre entier naturel non nul, démontrer que le nombre de chiffres de N dans son écritu-
re décimale est égal à :
1 + E(log N) ; E(x) est la partie entière de x.

Soit p un nombre entier naturel.


On admet que: p est le nombre de chiffres de N (dans son écriture décimal) ~ lW-1 :5 N < loP.
Par conséquent : p est le nombre de chiffres de N ~ p - 1 :5 log N < p
~ p - 1 = E(log N).

• Avec combien de chiffres s'écrit le nombre 53ooo?


[fil [fil

1 Infor mat ions sci cntiflqu es


1
1 En Chimie
1
1 L'acidité d'une solution est mesurée par son pH :
pH = - log[Hp+] 1
1 [H30 +] désignant la concentration de la solution en ions H30+ (en moles par litres). ~
1 En Sismologie ~
1 La magnitude M d'un séisme d'intensité I est mesurée sur l'échelle de Richter par : 1
1 M = log(f) 1
1 10 désignant une intensité de référence. 0
~
1 En Acoustique
1
1 L'intensité j> ( en décibels ) d'un son de puissance '1J> est définie par :
g, = 10log( :.~
1
1 1
1~
0
~ désignant la puissance d'un son au-dessous duquel aucun son n'est auditible par l'oreille
humaine. 1~
[ f i l . [fil

1OO Fonction Logarithme népérien


re2 Fonction logarithme de base a
a est un nombre réel strictement positif et différent de 1.
La fonction logarithme de base a, notée loga• est définie sur JO ; + oo[ par :

logaX° = - 1 X lnx
1na

On veut étudier et représenter graphiquement la fonction loga.

1. Étude des propriétés algébriques de loga


a) Calculer : loga(l) ; loga(a) ; loga(an) [n E 1'.J.
b) Démontrer que loga vérifie les mêmes propriétés c) Démontrer que :
algébriques que ln. pour tous éléments a, b et X de JO;+ oo[,
C'est-à-dire : pour tous éléments X et y de JO ; + oo(. loga(x) = Ioga(b) x logb(x).
loga(xy) = logaX' + logay
logal"·:!-J = logaX' - Iogay En déduire:
logaJi = ~ Iogax
loga(xn) = n Iogax

2. yariations de loga
• Etudier le sens de variation de la fonction log (distinguer les cas 0 < a< 1 et a> 1).
• Justifier que loga est une bijection de JO ; + oo[ dans IR.
3. Représentations graphiques de loga et de log 1...
Le plan est muni du repère orthonormé (O. I, J). a
• Démontrer que les représentations graphiques (~a) et (~1...) respectivement des fonctions loga et log1...
sont symétriques par rapport à l'axe (OI). a a
Pour cela, on justifiera que: pour tout x élément de JO ; + f1...(x) = - fa(x).
00 ( .

Construire les courbes (~ 2 ) et (~1._ ). a


2
4. Représentations graphiques
La fonction logarithme népérien et la fonction logarithme décimal sont des cas particuliers de la fonc-
tion logarithme de base a. ·

log 10(x) = logx

-1

-2

-3 -

Fonction Logarithme népérien 101


IJ E xercices ~JZŒ~
(5) ln(x - 1) + ln(x + 1) = ln(2 + x)
ENTRAINEMENT (6) ln(5x + 2) - ln(x + 2) = ln(x - 2)

D éfinition et propriété 9 Résoudre dans IR les équations suivantes :


(1) ln(2x - 3) + 2ln(x + 1) = ln(x - 1)
Ensemble de définition
(2) 3ln (x + 1) = 1 (3) ln)zx - 3 = ln(6 - x) - ~ lnx
,{ ~Dans chacun des cas sui~ants, détermï::ier l'en-
semble de définition de la fonction f de IR vers IR défi-
; (4) lnl 1+xi =lnlxl (5Jlnlx-1l+lnl2x+1i~o
nie par:
7': (1) f(x) = ln(2 - 3x) .+ ~ (2) f(x) = ln r2 - 3x r Résolution d'inéquations
V (3) f(.i-) = ln[(x + 5) 2 ] ~ (4) f(x) = lnJx + 5
./ ~Résoudre dans IR lès inéquations suivante.s :
(5) f(x) = ln(2x - 3) + ln(5x - 2)
(1) \~) > O
= ln(;; = ~) =·~
(2) lnx < 3ln2
)'.(6) f(x) {, (7) f(x) =ln 1; ; 1 (3) ln(x3 - x + 1) ~ ln(2 - x) (4) (1 -.lnx)(3 + lnx) ~ O
(5) (lnx2 ) :5 1 (6) lµ(x2 - 9) :5 0
Calcul d'images
1 À l'aide d'une calculatrice, donner l'arrondi Résolution de systèmes
~ d'ordre 4 de chacun des nombres suivants :
11 Résoudre dans IR2 les systèmes suivants :
'/ (1) ln(0,07)
(3) 3ln(l ,04)
(2) ln(6,928) •
(4) 1ln(0,432) I x - y =- 2
(l) { lnx + lny = ln2
{ 2lnx + lny = 1
(2) 5lnx + 3lny = 4
~ 3
Calculer la valeur exacte de chacun des (3) {(lnx)(lny) = - 15 xz + yz = 29
Jrlombres suivants : · ln(xy) = - 2 (4 ) { lnX + lny = lnlO
(1) ln(e2 ) • (2) ln(~) (3) ln([e)'
(4) ln(fe) (5) ln(:2 [e)I 1"~ (6) ln([e)3
D érivée - Primitives - Limites
Transformation d'écriture ,
Calcul de limites
.} \ ) )Exprimer en fonction de ln2 et ln3 :
f 11 Dans chacun des cas suivants, calculer les
~ (1) ln32 (2) lnG) . (3) 2ln( ~ )'- limites de la fonctions f pour les valeurs indiquées :
(4) ln[z · (5) ln(3f 2) (6) 2ln([{-) (1) f :x >--'> ~ - lnx, en 0 et en + oo

(7) ln36 - 2ln12 (8) ln27 + 2ln8 - 3ln108 (2) r: X>--'> -1


1 •
nx
en 1 et en + OO

5 Écrire sous forme de lnA chacun des nombres (3) f: X >--'> 1 - lnx ' en O et en+ oo
X
réels suivants :
(1) 3ln2 - ln7 + ln4 (2) ln5 - 3ln3 - ln2 (4) f: X >--'> X (1 - lnx), en 0 et en+ oo

1
(3) ln4 + -yln9 - 2ln 5 (4) ln(0,1) + ln10 - ln(O,OOlJ / 13 Dans chacun des cas suivants, calculer les
(5) ln(1 + [z) +ln(1 - fzl 5
(6) ln( + [3) 2
+ l n ( -- ) limites de la fonctions f lour les valeurs indiquées :
2 5 + [3 X (1) f: x >--'> ln(2 + x), en - 2 et en+ oo
6 Simplifier : (2) f: x >--'> ln(1-x), en- oo et en 1
(1) ln(1 - [zp0 + ln(1 + [zpo (3) f : x >--'> ln(x2 + 3x - 4), en 1 et en+ oo
(2) ln ([3;
1
) + ln(f3 ~ 1) Y. (4) f: x >--'> ln( 1 + ~ )• en O et en+ oo

Propriété de fonctions ln o u f 14 Dans chacun des cas suivants, calculer les


limites de la fonctions f pour les valeurs indiquées :
1 Dans chacun des cas suivants, démontrer que la X (1) f : x >--'> ln( x - 5 ). en 5 et en + oo
fonction f de IR vers IR définie ci-dessous est impaire. x+2
. (2) f(x) = lnΡ: ~ [a E IR]
(1) f(x) = ln(x + Jxz + 1)
(2) f : X>--'> ln( ~ ~)• = en 1 et en 2
Résolution d'équations X. (3) f : x >--'> (x - 2)ln(x - 2), en 2 et en+ oo

/ ~Résoudre dans IR les équations suivantes : ~

1 ~ 5 Calculer les limites suivantes :


.

(1) ln(5 - 2x) = 0 (2) ln(x - 3) = ln(2 + x)


(3) ln(x2 - 4) = l ~(l - 4x) (4) ln(x2 - 2x + 2) = 1
X (1) Li~ +~(x - lnx) - ~ (2) ~ ~~ - }x .+ ln lx l)

102 Fonction logarithme népérien


(3) lim --1!!:!_ ' (4) lim (5x + 3 - 4lnx) (4)f:x-xrh, avec K = )1 ; + oo[

=1
x-++-3x+2 / X-t+oo

1 (5) lim bu: lnx + 3


6) lim / 14 Gn donne la fonction[ définie sur IR par
x-++oo J~ xJ.++oo lnx + 1
f(x) = xlnx.
' (7) lim
X-t+oo
(x1 + ln(x >)
1
1 (8) lim
X-++oe
(x - ln(_L.1))
X -
}ustifier que f est dérivable sur ]O ; + oo( et calculer f'(x
En déduire une primitive sur ]O ; + oo( de la fonction ln.
I 46 Calculer les limites suivantes :
/- 15 On donne une fonction rationnelle f définie
~ (1) lim x3lnx ) (2) lim [x lnx (3) lim (.1. + lnx) 2x - 5
x-+0 x-+0 x-+0 X par : f(x) = (x - 2)(1 - x)" .
A
Démontrer qu'il existe deux nombres réels a et b tels
17 Calculer
.
les limites suivantes :
/ que: f(x) = _a_ +-b- .
(1) r ln(x + 1) (2) r ln(2 - x) x-2 1-x
x~o Jx · 1~1 x - 1 Déterminer une primitive sur ]2; + oo( de la fonction[
. lnx -1 (4 ) lim xlnx - e '( 16 On donne une fonction rationnelle f définie
t (3) l
}~ex -~ x-+ e. x - e . f( ) - 3x2 +2x-2
par · x - 3x - 1 · ,,
j 18 f est la fonction définie sur )0; 1[ par: Démontrer qu'il existe trois nombres réels a, b et c tels
f(x) = x(l~)2 . que : f(x) = ax + b + Jxc+ 1"
Vérifier que t 1
pour tout x strictement positif, x(lnx)2 = ([x lnx)2 • Déterminer .une primitive sur ]- oo ; .l.[ et une primiti-
1 3
Déterminer les limites de f en O et en 1 . ve sur ) T ; + oo( de la fonction f.
I
Détermination de dérivée -i 17 f est la fonction définie sur IR\{- ~ l par:
3x + 1
J 19 Pour chacune des fonctions/de IR vers IR défi- f(x) "' (2x + 1)2 .
nies ci-dessous :
1. Déterminer l'ensemble de définition D . · 1 . Déterminer les nombres réels a et b tels que :
2. Justifier que f est dérival>le en tout éllment de D et pour tout x distinct de - ~ ,
1
calculer f'(x). '<'- - \ ) l-

.. (1) f(x) = ln(x2 - 2x + 1) (2) f(x) = ln( l 1 - 3x 1)


f(x) = 2x: 1 + (2x ! 1)2·
~ 2. En déduire les primitives de f sur )- ~ ; + oo(.
~
2
(3) f(x) = (lnx) (4) f(x) =
X mx - 1 3. Déterminer la primitive F de f sur ]- .1. ; + oo( véri-
(5) f(x) = ~ + 3x (6) f(x) = ln[x - 5x fiant .F(O) = 1. 2

/ 10 1. Déterminer la dérivée f' de la fonction f


,. ....... .
définie sur )1 ; + oo( par : f(x) = (x + 1) [2ln(x + 1) + 3 ). E tude de fonctions
2. Démontrer que :
pour tout x de )1 ; + oo [, (x + 1) f'(x) - f(x) = 2(x + 1). Tracé de courbes

/ 11 On considère la fonction f définie sur IR par : 18 Dans chacun des cas ci-dessous, écrire f
comme composée de fonctions, l'une étant la fonction
f( ) - ln( 1 + x2) .
X - X
0
, Sl X* logarithme népérien.
{ f(O) =O. En déduire (sans calculer sa dérivée) les variations de f
Étudier la continuité et la dérivabilité de f en O. Tracer sa courbe représentative dans la plan muni d'un
repère orthogonal, en expliquant comment elle se
~ Il f est la fonction définie sur IR par : déduit de la courbe de la fonction ln.
f(x) = x2, six~ 1 (1) f : x - ln(;? (2) f : x - 3 - lnx
{ f(x) = 1 + 1 ~. six~ 1. f2)f:x- llnx (3)/:xt->lnlxl
·Étudier la continuité et la dérivabilité de f en 1. (4) f: X t-> ln(X + 3) (5) f : x - ln(x - 1) + 2

Détermination de primi tives Étude de fonctioil"S


I

/ 13 Dans chacun des cas suivants, déterminer les -19 )Jans chacun des cas ci-dessous étudier et
primitives sur K de la fonction f. représenter graphiquement la fonction f de IR vers IR
définie par :
(1)f:x,_. 2 ~x' avec K=)2;+oo(
(1) f(x) = ln(2x + 1) (2) f(x) =~
- 4x-2 bu:
(2)f:xt-> 2 ' avec K =IR
X +x+ 1 (3} f(x) = ln(l - x 2) (4) f(x) =xlnx-x
lnx
(3)f:xt->x, avec K = )0; + oo( (5) f(x) = ln( I~ + 1 I) (6) f(x} = x - lnx
!
Fonction Logarithme népérien 103
30 Étudier et représenter graphiquement la fonc- 3. Recherche de primitives.
a) Déterminer la dérivée de la fonction. h définie sur
tion f de IR vers IR définie par :f(x) = ~ + lnx. JO ; + oo[ par : h (x) = 6[x lnx.
' vX b) En déduire la primitive F de f sur JO ; + oo[. qui s'an-
('f5) étant la représentation graphique de f dans le plan
nule en 1 .
muni d'un repère orthonormé, donner une équation de
la tangente à ('f5) au point A de (<(6) d 'abscisse 1. r.
Positions relatives de deux courbes
31 On considère la fonction[ définie sur J- 2; 2 [
1 (2 +X) 35 On considère la fonction[ définie sur JO;+ oo[
par : f(x) =
3 + ln 2 _ x . x-l
par : f(x) = x- lnx , et on désigne par ('f5) sa courbe
1. a) Démontrer que f est impaire.
b) Étudier les variations defsur [O; 2[. représentative dans le plan muni d'un repère.
c) Construire la représentantion graphique ('f5) de f dans 1. Étude d'une fonction auxiliaire.
le plan muni d'un repère orthonormé (0, I , J). a) Étudier les variations de la fonction g définie sur
2. a) Démontrer que l'équation f(x) = ~ admet une JO ; + oo[ par : g(x) = X - 1 + lnx.
unique solution dans J- 2 ; 2 [. b) Vérifier que g(l) = O.
b) Déterminer la valeur exacte de cette solution. c) En déduire le signe de g sur JO ; + oo[.
2. Étude def
31 On considère la fonction f de IR vers IR définie a) Démontrer que :
par : f(x) = x + l~ ~\ - x 1 . pour tout X de JO ; + oo( , f'(x) = g(~).
X

1. Étudier le sens de variation de la fonc tion f


b) Déduire de la question 1. le signe de f'(x) et les varia-
2. On désigne par («6) la représentation graphique de f tions def
dans le plan muni du repère orthonormé (0, I, J). c) Déterminer les limites de f en 0 et en + oo.
Démontrer que ('f5) admet un centre de symétrie dont on d) Étudier les variations de f
précisera les coordonnées. 3. Représentations graphiques. ·
Construire («<:). a) Étudier suivant les valeurs de x la position relative
de («6) par rapport à la courbe (r) d'équation y = lnx.
Utilisation d'une fonction auxiliaire b) Déterminer la limite en + oo de f(x) - lnx.
33 1. Étudier le sens de variation de la fonction Interpréter graphiquement le résultat.
de IR vers IR définie par : g(x) = x + 1 - lnx. c) Construire la courbe (f), puis la courbe («<:).
En déduire le signe de g(x).
2. Étudier la fonction f de IR vers IR définie par : 36 A - On considère la fonction g définie sur
JO ; + oo[ par : g(x) = x 2 - lnx.
f(x) = ( 1 + ~)lnx.
1. Étudier les variations de la fonction g.
3. Justifier que f détermine une bijection de IR vers IR. 2. Déduire de l'étude précédente le signe de g(x).
4. Étudier le signe de f(x) - lnx et calculer :
B - On considère la fonction f définie sur JO ; + oo[ par :
lim [f(x) - lnxJ.
x~- oo 1 + lnx
5. Dans le plan muni du repère orthonormé (0, I, J) f(x) =x+ -x-·
construire successivement la représentation graphique On désigne par (<€) la représentative graphique de f
de ln, celle defpuis celle def-1, réciproque de la bijec- 1. Déterminer la limite de f en O. -Interpréter graphique-
tion déterminée par f ment le résultat.
34 1 . Étude d'une fonction auxiliaire. 2. Déterminer la limite de f en + oo.
La fonction g est définie sur JO ; + oo[ par : Justifier que la droite (D) d'équation y = x est asympto-
g(x) = 2x,lx - 3lnx + 6. te à la courbe («6).
En utilisant le sens de variation de g, déterminer le Déterminer la position de (<(6) par rapport à (D) sur
signe de g(x) suivant les valeurs de x . JO; + oo[.
2. Étude de la fonction définie sur JO ; + oo[ par :
Démontrer en particulier que (D) coupe (<€) en un point
3lnx unique A que l 'on déterminera.
f(x) = ----p- +X - 1. 3. Étudier les variations de la fonction f
"X
a) Utiliser le résultat de la question 1. pour déterminer 4 . Déterminer les valeurs exactes et des valeurs appro-
le sens de variation de f Dresser le tableau de variation chées à 10-2 près de f(x) pour les valeurs de x suivantes :
def 0,3
1
1 7.
b) La courbe (<(6) représentation graphique de f admet pour e
asymptote (ô) ; donner une équation de (ô). 5. Déterminer le point A de ('f5) où la tangente (T) est
Étudier les positions relatives de («<:) et (ô). parallèle à (D).

104 Fonction Logarithme népérien "' J


Fonction exponentielle
. ,
neper1enne
,

o~s /'antiquité, les mathématiciens ont utilisé les exposants pou~


/'écriture des grands nombres.
Cependant, G'est seulement entre le~ et le XV/e siècle qu'inter-
vient la création des noms : millions et milliard.
Comment lire le plus grand nombre écrit avec trois chiffres ?
Ce nombre est 999 qui a 369 693 1OO chiffres !
La notation exponentielle n'a été
introduite qu'au xv1e siècle
et /'on ne peut oublier l'apport du
mathématicien écossais John Neper.
C'est au xvme siècle, après fa mise
en place du concept de fonction,
qu'Eufer (1707-1783) définit claire-
ment les fonctions exponentielles et
puissances.
Ces fonctions sont depuis très utili-
sées, car elles décrivent et permet-
tent d'étudier de nombreux phéno-
mènes dans des domaines varié~ :
chimie, biologie, démographie, éco-
nomie...

Jean Neper
mathématicien écossais - 1550-1617.

1. Définition - Propriétés algébriques .. ... .. .. .. . ... .. .. .. ... . 106


2. Dérivées - Primitives - limites .. .. .. .. .. ... .. ... .... .. ... ... .. . 110
3. Exemples d'études de fonctions .. .... .... ...... .. .. .... ... .. 114

Fonction exponentielle népérienne 105


-~..,. Définition et propriétés algébriques
~ • • • - Exploration par les .touches - et . . d'une calculatrice
La touche - comme la touche tDa d'une calculatrice détermine une fonction.
Nous allons utiliser la démarche présentée au début du chapitre précédent pour introduire une autre
nouvelle fonction élémentaire à partir de la fonction ln. ..
Ici encore, les conjectures. émises à partir des résultats issus des manipulations, seront contrôlées par des
démonstrations du cours.
• Compléter les tableaux ci-dessous ; observer les résultats et émettre des conjectures sur la bijectivité
des fonctions.
a 0,7 3 8,4 15,9 28,3 102 271 465
®®® .
a -20 - 16 -5,3 -1,9 0 5,4 7,2 8,1 9,6
®®®

···-
Définition
Définition
La fonction ln étant une bijection de IRt dans IJ\I! , elle admet une bijection réciproque de

On appelle fonction exponentielle népérienne, l'application réciproque de la fonction logarithme


IJ\I! dans IJ\l!t.

népérien. On la note: exp.


Pour tout x élément de IJ\I!, pour tout y élément de IJ\l!t, y = exp(x) <::::> lny =x
expoln lnoexp

ln--i~ IR
IR! __ exp t
IR+ IR
exp IR! --ln-~ IR
t
+ 1 +
• • • - Conséquences immédiates de la définition - Propriétés algébriques
Activité 1
Les fonctions ln et exp étant des bijections réciproques,
- calculer exp(O) et exp(1) ;
- donner le signe de exp(x), x étant un nombre réel quelconque.
Activité 2
De la définition de la fonction exp, déduire que la fonction exp est une bijection strictement croissan-
te de IR dans IJ\l!t.
Traduire cette stricte croissance en complétant l'égalité et l'inégalité suivantes, a et b étant des
nombres réels: exp(a) =exp(b) <::::>
exp(a) < exp(b) <::::>

Activité 3
a et b sont des nombres réels, r un nombre rationnel.
On veut démontrer la propriété fondamentale (1) et ses conséquences (2), (3) et (4) ci-dessous.
(1) exp(a + b) = exp(a) x exp(b) (2) [exp(a)Y = exp(ar)
1 ~~
(3) exp(- b) = - - (4) exp(a - b) = - -
~W ~W ---,.--
Pour cela, on pourra comparer le logarithme népérien dès deux membres de chaque égalité.

106 Fonction exponentiel!~ népérienne


• • • - Notation ex
Soit r un nombre rationnel. On a : lne' = r lne = r.
ln et exp étant des bijections réciproques : pour tout nombre rationnel r, lne' = r <=> e' = exp(r).
On convient d'étendre aux nombres réels cette écriture. D'où la notation suivante :
Pour tout nombre réel x, exp(x) = e".
Ri;marques
- Sur la calculatrice, la touche - donne accès à la Jonction exp ; elle donne : e"' 2,718 281 828. I
- Avec la notation e\ les propriétés algébriques se traduisent par les règles de calcul sur les puissances.
Exemples 3
e2,7 x J63 = e2,7 x eT = e2,7+t,s = e4,2

• • • - Tableau récapitulatif des propriétés de ln et de exp


© Les fonctions ln et exp sont des bijections réciproques

.Pour tout x élément de IR, pour tout y élément de IR!,


lny = X <=> y = e"

Pour tout x élément de IR, lne" = x . Pour tout x élément de IR!, e1nr = x

lnl =0 lne = 1 e1 =e
@ Les fonctions ln et exp sont strictement croissantes
Pour tous a et b éléments de IR:. Pour tous a et b éléments de IR,
lna = lnb <=> a = b e"=eh <=> a=b
lna<lnb <=> a<b e"<eh <=> a<b

Pour tous a élément de IR:, Pour tout x élément de IR,


lna<O <=> a<1 e">O
lna>O <=> a>1

@ Les fonctions ln et exp possèdent les propriétés algébriques suivantes

Pour tous a et b éléments de IR:, Pour tous a et b éléments de 1R,


lnab = lna + lnb ea+b =e"xeh
1 e-b = .!..
lnb =-lnb eh

ln: =lna-lnb ea-b = e"


è

~Exercice
1. a Écrire sous la forme la plus simple possible : (5) e ln3-ln7 (6) et-lns
(1) ln[e (2) ~ lne8 •6 (7) ln/es (8) !ne<'
1
(3) e2ln6 (4) e-lnS (9) el.ru: - lne-t (10) eln(x-tl e - ln.t

Fonction exponentielle népérienne 107


1 ,2. Équations - Inéquations
· · · - Exemples d'équations et d'inéquations des types eu(x) =a ; eu(;) < a
Pour résoudre de telles équations et inéquations, on peut prendre le logarithme népérien de leurs membres.
Résoudre dans ~. l'équation et l'inéquation suivantes :
CEJ er- 3 =4
Résolution de (E) Résolution de (1)
(E) eX- 3 = 4 (1) e-" - 3 <4
ln(e-"- 3) = ln4 ln(eX - 3 ) <ln4
X- 3 = ln4 X - 3 < ln4

X= 3 + }n4 X< 3 + ln4


S(E) = {3 + ln4} S(J) = ] - oo ; 3 + ln4[

• Justifier les deux premières é_tapes de la résolution de l'équation (E) et de l'inéquation (1).

Résoudre dans ~. l'équation et les inéquations suivantes :


CEJ er+& =- 2 Cil er+ 6 <- 2
On sait que l'exponentielle d 'un nombre réel strictement positif est un nombre réel strictement positif,
donc,
- l'équation (E) et l'inéquation (I) n'ont pas de solution : S!EJ = 0 et S(I) = 0 .
- l'inéquation (J) est vérifiée pour tout nombre réel : Sm= R.

Exemples d'équations et finéquations des types lnu{x) =a ; lnu(x)< a


Pour résoudre de telles équations et inéquations, on peut prendre l'exponentielle népérienne de leurs
membres.
Résoudre dans ~. l'équation et l'inéquation suivantes :
(E) ln(x + 3) =- 2 (I) ln(x + 3) < - 2

Résolution de (E) Résolution de (I)


Ensemble de validité : ]- 3 ; + oo[ Ensemble de validité : ]- 3 ; + oo[
(E) ln(x + 3) = - 2 (1) ln(x + 3) < - 2
exp[ln(x + 3)) = exp(- 2) exp[ln(x + 3)] < exp(- 2)
X+ 3 = e- 2 X+ 3 < e- 2
X= - 3 + e- 2 X< - 3 + e-Z
S(E) = {- 3 + e- 2 ) s(I) = ]- 3 ; - 3 + e- 2 [
• Justifier les deux premières étapes de la résolution de l'équation (E) et de l'inéquation (1).

• • • - Exemples d'équations et d'inéquations polynomiales


Ce sont des équations et inéquations se ramenant aux types :
a(lnx)2 + blnx + c =0 a(lnx)2 + blnx + c < 0
a(eX)2 + b eX + c =O a(eX}2 + b eX + c > O
On peut se ramener à la résolution d'équations du second degré à l'aide d'une inconnue auxiliairé.

108 Fonction exponentielle népérienne


Résoudre dans IR, l'équation et l'inéquation suivantes :
(E) 3(lnx) 2 + 5ln.~ - 2 =o (I) 3(lnx)2 + 5lnx - 2 < 0 ~

(E) et (I) ont le même ensemble de validité : ]O ; + =[.


Pour .(E) et (I), on choisit la même inconnue auxiliaire X définie par : X= lnx .

Considérons donc les équations suivantes : Considérons donc les inéquations suivantes :
(E) 3(lnx)2 + 5lnx - 2 = 0 (I) 3(lnx)2 + 5lnx - 2 < 0
(E') 3X2 + 5X - 2 =0 (I') 3X2 + 5X - 2 < .0
Le nombre réel a est une solution de (E) Le nombre réel a est une solution de (I)
équivaut à équivaut à
le nombre réel lna est une solution de (E') le nombre réel lna est une solution de (I')
or, la résolution de (E') donne: X= - 2 ; X= ; . or, la résolution de (I') donne : - 2 < X < j .
Les solutions de (E) sont celles des équations (1) Les solutions de (I) sont celles du système (:~::).
et (2).
1
(1) lnx = - 2 (2) lnx 3 CE) - 2 < lnx < 2-
3
X= e-Z X = el/3 e-z <x < et/3

donc, l'ensemble des solutions de (E) est : donc, l'ensemble des solutions de (I) est :
{e- z ; e113j Je- z ; etl3[

Résoudre dans ~. l'équation et l'inéquation suivantes :


(E} 3eX+5- ~ =O (1) 3eX+5- ..!.
eX
>0

(E) et (I) ont le même ensemble de validité : IR.


On transforme l'écriture de (E) et,(I) en multipliant leurs membres par eX (en effet eX > O).
Pour les équations obtenues, on choisit alors la même inconnue auxiliaire X définie par : X= eX.

Considérons donc les équations suivantes : Considérons donc les inéquations suivantes :
(E) 3(eX) 2 + 5e.1'. - 2 = 0 (I) 3(eX)2 + 5eX - 2 > 0
(E') 3X2 + 5X - 2 = o (I') 3X2 + 5X - 2 >o

Le nombre réel a est une solution de (E) Le nombre réel a est une solution de (I)
équivaut à équivaut à
le nombre réel ea est une solution de (E') le nombre réel ea est une solution de (I')

or, la résolution de (E') donne : X= - 2 ; X= j. or, la résolution de (I') donne : - 2 < X< ~ .
Les solutions de (E) sont celles des équations (1) Les solutions de (I) sont celles des inéquations
et (2). (1) et (2).

1 1
eX =- (2) (1) ex < - 2 (2) eX > 3
(1) 2 e-" = 3
(1) n'a pas de solution X = - ln3 (1) n'a pas de solution X > - ln3

donc, l'ensemble des solutions de (E) est : donc, l'ensemble des solutions de (I) est:
{-ln3) ]- ln3 ; + oo[

~E xercices ~/~~/~~/~·
~ 1. b Résoudre dans IR chacune des équations sui- ~ 1. c Résoudre dans IR chacune des inéquations sui-
vantes: vantes:
. (1) e3x - 2=5 (1) e7x + 8 > 2
- (2) e2x+1 = - 3 (2) e4x - 1 <-8
(3) 2ezx+z _ 7e-<+ 1 +3= 0 (3) e5X + 2 > - 2
(4)' (lnx) 2 - 3lnx - 4 = O (4) (lnx)3 - lnx ~ O

Fonction exponentielle népérienne 109


Dérivées - Primitives- Limites.----~-

Représentation graphique et variations de la fonction exp


Représentation graphique de exp
Le plan est muni du repère orthonormé (0, 1, J).
Les fonctions ln et exp sont des bijections réciproques, leurs représentations graphiques (~ln) et (<'.€exp)
sont donc symétriques par rapport à la droite (t.) d 'équation : y = x.
• Construction de (<'.€exp) et ses droites remarquables

..... ·~

;a lli ;
L. - . lID ~

tue!":, f-----

..
~
~ ê E- ~

;ff m

' -t
M . ...._+-, '.
. t~ $

:= --~.::::: c::tt tl

• Les droites remarquables de (~exp) ',


On a vu que la courbe (~ 1n) admet : On en déduit respectivement que (~exp)..admet :
- une tangente au point 1(1 ; 0) de coefficient direc- - une tangente au point J(O ; 1) de coefficient direc-
teur 1 ; teur 1 ;
- une tangente au point E(e ; 1) passant par le point 0 ; - une tangente au point F(1; e) passant par le point 0;
- une asymptote verticale, la droite (OJ). - une asymptote horizontale, la droite (OI).
• Vérifier graphiquement que : pour tout nombre réel x, e-" > x + 1 et e-~ > ex.

• Branche infinie en + de (~exp)


00

On a vu que la courbe (~ 1n) admet en + une branche parabolique de direction (OI).


00

On en déduit que la courbe ('~exp) admet en+ oo une branche parabolique de direction (OJ).

• • • - Tableau de variation de exp


Les fonctions ln et exp étant des bijections réciproques , leurs tableaux de variations se déduisent l'une
de l'autre.
X X

lnx exp(x)
1

110 Fonction exponentielle népérienne


2.2.. Dérivées - Primitives - Limites
- • - Dérivée de I~ fonction exp
• Activité
On veut utiliser la représentation graphique (~exp) et le calcul pour trouver le nombre dérivé en a de
la fonction exp. ·
~~~~~~~-~~

Pour cela, eh _ 1
- vérifier que le taux de variation en a de la fonction exp est la fonction : h ~ e" x - h -

- donner une traduction géométrique de la fonction : h ~ eh h- 1 et en déduire lim eh h-


h~O
1

- calculer (exp)'(a).

Propriété
La fonction exponentielle népérienne est dérivable sur IR et elle est égale à sa dérivée.

Pour tout nombre réel x, (exp)'(x) = e-".

D émonstration
La fonction ln est une fonction dériv~ble sur ]O ; + =[. De plus , sa dérivée ne s'annule pas sur ]O ; + =[.
Sa bijection réciproque, la fonction exp, est donc dérivable sur IR. Déterminons la dérivée de exp.
Soit x un nombre réel.
1 1
- En aplliquant la formule (f- 1 )'(x) = , on obtient : (exp)'(x) = = __!__ = e-".
r((- l(x)) ln'[exp(x)J 1
e-"

- En aplliquant la formule ifof-1 )'(x) = x', on obtient; ln;(e-") x exp'(x) = 1.

• • • - Dérivée de Io fonction èomposée exp ou


Notatism
eu désignera la fonction composée expou.
La dérivabilité des fonctions composées permet d'obtenir la propriété suivante :
l!k.Qpriété
Si u est une fonction dérivable sur un intervalle K, alors eu est dérivable sur K et (e"}' =u'e".
Exemple
Con.sidérons les fonctions f et g de IR vers IR définies par : f(x) = e 5x + 3 g(x) = eêosx.
f et g sont dérivables sur IR et leurs dérivées f ', g ' sont définies par : f'(x) = 5e5x + 3 ; g'(x) =- sinx ecosx.

• • • - Recherche de primitives comportant exp


A ctivité
Dans chacun des cas suivants, f et g sont des fonctions de IR vers IR définies ci-dessous.
Déterminer la dérivée de f, en déduire une primitive de g.
(1) f(x}=e- 3x +7•· . ; g(x)=e-3x +7
(2) f(x} =esinx g(x) = cos_x:,esim:
(3) f(x) =e-<" + 2.T - 1 g(x} = (x + l)e-.z + zx- 1

Fonction exponentielle népérienne · 111


La dérivée de la fonction eu permet de déterminer de nouvelles primitives.

Si u est une fonction dérivable sur un intervalle K,


alors la fonction eu est une primitive sur K de la fonction u'eu.

• • • - Les limites de référence


Propriétés
(1) lim e'" =+ oo (2) lim eX = 0 (3) lim eX=+oo
X--1+00 .t'-7-oo X---?+oo X

(4) lim xeX = 0 (5)


. e-t - 1
hm - - = 1 .
X-7 - oo .c-;O X

D émonstration
- Égalités (1) et (2) : (voir paragraphe 2.1).
- Utilisons la limite de la composée de fonction pour les égalités (3) et (4).
Égalité (3) : Égalité (4)
e-" ex
On a : pour tout x élément de IR, - = - - On a ; pour tout X élément de IR, X ex = eX X lneX,
x lneX
or : .
1im e·" = + oo et l'im -X- = + oo or: lim e-" = O et lim XlnX = 0
X->+ = X-;+=lnX X---? - oo X-+0

donc : lim eX = lim e-" = + oo. donc: lim xeX ; lim eXlnex =O.
X --> + = X X --> + = lneX X-7-oo X ---7 - OO

' ex - 1 ex eO
- Egalité (5) : - - est le taux de variation en 0 de exp, donc : lim - ·- -_ = exp'(O).
X x-;O X

• • • - Calculs de limites
• Utilisation de la composition des fonctions ou de~ opérations sur les fonctions

fet g sont des fonctions de IR vers IR défi.nies par : f(x) = el 2x - 31 ; g(x} = 2eX +3
eX _ •
Étudier la limite de f en - oo. Étudier les limites de g en + oo et en O. 1

Limite de f en - oo
Considérons la fonction u : x ~ 12x - 3 1.
Décomposons la fonctionf(voir schéma) ;f = exp ou.
Or : lim 1 2x - 3 1 = + oo et lim ex = + oo f
X-7-oo X---?+oo

donc : lim e 12x-3 1 = + oo.


X-7..:oo

Limite de g en + oo
g a pour ensemble de définition IR* car : e-" - 1 = O <=> x = O
2x + 3
C ons1'd,erons 1a .fonct10n
. v :x ~ - -- .
x- 1
Décomposons la fonction g (voir schéma); g = voexp. g
. . 2X + 3
0r : 1im ex = + oo et 1im =2
X->+ = X-> += X-1
. zex + 3 2
donc : 1
2~+= e-"-1 = .
Limite de g en 0
Pour tout élément de IR*, g(x) = ZeX + 3 = (zex + 3) x __l _
e-"-1 . e-"-1
et on a : lim (2e" + 3) = 5 lim (e-" - 1) =O.
x->0 x -; O

112 Fonction exponentielle népérienne


Le signe de (e" - 1) permettra donc de calculer la limite à gauche et la limite à droite en Ode x ~-1-.
. e"-1
Ona: e" - 1>0 ~ e">l
~ x>O,

on obtient le tableau de signes ci-contre ;


donc : lim - 1- = - oo lim - 1- = + oo 0
x:toeX - 1· x:;oeX - 1

d'où : lim Ze" + 3 = - oo lim Ze" + 3 =+ 00 ,

X4Ü tr - 1 x:;o e"-1

• Exemples d'utilisation de transformation d'écriture pour se ramener à une limite de référence

lim (x- eX) (2)


.
1l.Dl eX
Calculons les limites suivantes : (1) --
x~+oo X4+oo X-1

(3) lim (5 - 3x)e'" (4)


. e'"-e
1l.Dl --
x.-+-oo X4t X-1

Les opérations sur les limites conduisent à des formes indéterminées. Ramenons-nous à des limites de
référence.
• Une transformation d'écriture permet de calculer les limites (1) et (2) en utilisant : lim eX = +OO,
x ~+ oo X
En effet,
- pour tout nombre réel x, e"'
X - e-~ = x(l - -)
X

eX eX X
- pour tout x élément de IR\{t}, --=- X --
X- 1 X X-1·

• Une transformation d'écriture permet de calculer la limite (3) en utilisant: lim xeX =O.
4 00
En effet, x -

- pour tout nombre réel x, (5 - 3x)eX = 5eX - 3x eX.

• On remarque que la fonction X ~ eX - le est le taux de variation en 1 de la fonction exp,


x-
donc : lim eX - el
X41 X- '
= (exp)'(l) = e.

2. a Dans chacun des cas suivants, f est urie fonc- 2.c Calculer les limites suivantes :
tion de ~ vers ~ définie par une formule expli-
(1) lim (e" -x)
cite. X--++ oo

Déterminer l'ensemble de définition de f et sa (2) lim ~


dérivée{'. X-->+-7X - 3
e" - e-X 1 e"
(1) f(x) = e" + e-x (2) f(x) = e" + (3) lim
x-->+-e" - x
--
e" - 3
(4) lim (9x - 3)e"
X-++oo
2. b Dans chacun des cas suivants, déterminer une (5) lim ~
primitive sur~ de la fonction/ de~ sur~ défi- x-->+ - 5x- 2
nie par: 3e2x - 1
(6) lim ---
(1) f(x) = e5x x--> + - 5e" + 4
(2) f(x) = (x + l)e"., + 2x-t (7) lim e-5x+ 3
x-t+oo
(3) f(x) = e3x + 4

Fonction exponentielle népérienne 113


J._1... Fonction impaire
e-" - e- X
Étudions la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) = -e-" - -
+ e- X

• Ensemble de définition
On a: pour tout nombre réel x, e-" > 0 et e-x >O. o -
d'où: e-" + e- x * 0 donc:
• Ensemble d'étude
On vérifie que f est une fonction impaire.
On peut donc prendre pour ensemble d'étude l'intervalle (0 ; + oo(.

• Dérivée
- La fonction f est dérivable sur lit car les fonctions x ~ e-" et x ~ e- x sont dérivables sur IR.
- Soit x un nombre réel,
(ex - e- x)'(e-" + e- x) - (e-" - e-x)(e-" + e-x)'
f'(x) =

, 4
donc: pour tout nombre reel x, f'(x) = (e-". + e-X]Z
- La dérivée f' est donc positive sur IR.

• Limite en + oo
Le quotient de la limite en + oo donne une forme indéterminée.
Transformons l'écriture def(x) en mettant e-x en facteur au numérateur et au dénominateur.
eZX - 1
On a : pour tout nombre réel x, f(x) =--zx--- .
e +1
x 2 -1
La fonction[ est donc la composée de exp suivie de la fonction rationnelle u : x ~ xz + ;
1

lim e-" = + OO

{
x~+ oo

r: or: donc: lim f(x) = 1


l'lffi
---=
1 xz _
1 X~ +oo

x~+~ X 2 + 1

f = uoexp

• Tableau de variation sur [O ; + oo[ X 0 + OO

j'(x) +

f(x) ...... 1

114 Fonction exponentielle népérienne


• • - Représentation graphique de la fonction f
Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, /}. Désignons par (f,f) la représentation graphïgue de f.

• Asymptotes à C~rl en + 00

On a vu que: lim f(x) = 1.


x~+oo

Donc (~f) admet en+ oo une asymptots horizontale, la droite d'équation: y= 1.

• Tangente au point 0
La tangente à C~rl au point 0 a pour coefficient directeur 1.

• Construction de C~rl
Tableau de valeurs approchées Fenêtre de construction
X 0 0,5 1,5 1,9 2,2
xmin =- 3 ; Ymin =- 1
.t"max =3 ; Ymax =1
f(x) 0 0,46 0,76 0,9 0,95 0,97

L'étude précédente permet d'obtenir la représentation graphique (~ 0 ) de la restriction de f à [O ; + oo[.


(~ ) est alors obtenue à l'aide d'une symétrie de (~ 0 ) par rapport à l'origine 0 du repère .
1
. ;.

;_ +. 1 -JE...._. i
: :± ';· ±:J;t+ . 1

.+
: ---- ·,
,,...

. . ,.

• • • - Propriétés géométriques de(~,)


• Centre de symétrie
On a vu que f est une fonction impaire, par conséquent le point 0 est bien un centre de symétrie de (~/

• Point d'inflexion
Puisque le centre de symétrie 0 appartient à (~f), la courbe ('€!) traverse sa tangente en ce point. (On dit
que le point 0 est un point d'inflexion de (~f)).

Fonction exponentielle népérienne 115


3..2... Fonctions définies par intervalles
, {pour x E ]- oo; 0 ], f(x) =xe-'"
Etudions la fonction f de ~ vers ~ définie par : ] [ /( ) l
pour x E O ; + oo , x =x nx.

• • • - Variations de la fonction f
• Ensemble de définition

• Limites
lim f(x) = lim xex =0 lim f(x) = 0
.'t' -----7 -oo x~- oo
X--t-oo

lim f(x) = lim x lnx = + oo lim f(x ) = + oo


x --t +oo x ~ +oo X~+ OO

• Dérivée
• Sur]- 00 ; O],fcoïncide avec la fonction g de ~ vers IR définie par: g(x) = xeX.
g étant une fonction dérivable sur ~. f est donc dérivable sur ]- oo ; O[, dérivable à gau che en O et on a :

pour tout x élément de ]- oo ; O[, f'(x ) = g '(x ) = (1 + x)e-~


j'(O ) = g '(O) = 1
d 'où : pour tout x élément de J- oo ; OJ, f'(x) est du signe de (1 + x ).
• Sur JO ; + 00 (, f coïncide avec la fonction h de ~ vers IR définie par : h(x) = x1nx.
h étant une fonction dérivable sur ]O ; + oo(, f est donc dérivable sur ]O ; + oo( et on a :

pour tout X élément de ]0 ; + oo(, f'(x) = h '(x ) = 1 + lnx

d'où : pour tout X élément de JO ; + oo (, 1 + lnx 2: 0 <=> X 2: e- 1.

• Étude de la dérivabilité à droite en 0 de f


La fonction h n'est pas définie en O. Utilisons donc la définition de la dérivabilité à droite en o.
f n 'est pas dérivable à droite en 0
lim f(x) - f(O) = lim h(x) - f(O) = lim lnx = - oo.
x;;tO x-0 x;;tO X xo:o et lim f(x) - f(O) = - =.
x"""°'O X
>
• Tableau de variation
X + OO

f'(x)

+oo
f(x)

• • • - Représentation graphique de la fonction f


Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J}. Désignons par [<-6,1) la représentation graphique de f
• Tangentes
- La courbe (Cf61) admet des tangentes horizontales aux points E(- 1; - e- 1 ) et F(e- 1 ; - e- 1 ) .
- La courbe («61) admet au point 0 une tangente à gauche de coefficient directeur 1 et une tangente à droi-
te verticale.

116 Fonction exponentielle népérienne


• Asymptotes
La courbe (~1) admet en - oo une asymptote horizontale, la droite (OI).
• Construction de (~1)
Tableau des valeurs approchées
X - 4 -1 -0,6 -0,4 0 0,2 0,6 1,2 1,4 2
f(x ) 0,07 0,36 -0,32 -0,26 0 -0,32 -0,30 0 0,21 0,47 1,38

Fenêtre de construction
xmin = - 4 Ymin =-1
xmax = 2,5 Ymax = 2
Repère orthogonal
OJ = 201

"

. '--'+··· - .

+1

• • • - Propriétés géométriques de (C(5 f)


• Branches paraboliques
On a vu que : lim f(x)
x-++oo
=+ 00•

Soit M un point de (~1) d'abscisse x suffisamment grand. Étudions la position limite de (OM) lorsque x
tend vers + oo. 'l ~) f( ) h( )
Le coefficient de (OM) est ~ et lim -2 = lim __:!.. =lira lnx = + 00 •
X x-++oo X X-++oo X X-++oo
(~ )
La courbe 1 admet donc en+ oo une branche parabolique de direction _(OJ).

Fonction exponentielle népérienne 117 .


IE.1 Étude de la continuité et de la dérivabilité en x 0
·Ce TP a pour objet de fournir un exemple de fonction nécessitant une étude spécifique à une extrémité
de l'intervalle sur lequel elle est définie.
Exercice commenté
·f est la fonction définie sur [O ; 1] par :
pour x E ]O; 1], f(x) = (1 - e-.r)J.nx
{ f(O) = 0
Étudier la continuité et la dérivabilité en O.
• Étude de la continuité en 0
Il s'agit de calculer lim f(x) et de comparer cette limite à f{O}.
X :JO

En utilisant le produit des limites on obtient la forme indéterminée 1 0 x oo 1.


- Transformons l'écriture de f(x ) afin d 'utiliser des limites de référence.
e-X -1
f(x) = (x lnx) _x .
- On sait que : lim x lnx = O.
x-70
>
e-X - 1 eX - 1
- On constate que : x >-+ est la composée de x >--? - x suivie de x >--? - - •
-X X '

or : lim (- x) =0 et lim exX_ 1 = exp'(O) = 1


X-70 X-70

donc : lim e- x - 1 = 1.
X-70 -X
1
- Par conséquent: lim f(x) = {lim x lnx)(lim e- x - ) = Q
X-70 X-70 X-70 - X

donc : lim f(x) = f(O)


X -7 0
f est continue en O
• Étude de la dérivabilité en 0
Il s'agit de calculer : lim f(x}- f(O)
X-70 X-Q
>
. f(x ) - f(O)
On a: 1
}~o x- 0
>
Or:

donc : lim f(x) - f(O) = 0 f'(O) = 0


X-70 X-Ü
>

IP..2. Un exemple d'étude de fonction


Ce TP a pour objet de présenter un exemple d'étude de fonction comportant des méthodes classiques et
astucieuses d'étude de signe, de changement d'écriture, d'étude de limites, etc.
Exercice commenté
Étudier et représenter graphiquement la fonction f de IR vers IR définie par : f (x) =ln(x +1 + e-.r).
· • Variations de la fonction f
Ensemble de définition Dr de f
Soit x un nombre réel.
· x E Dr <=> x + 1 + e-x > o

118 Fonction exponentielle népérienne


Or nous ne savons pas résoudre algébriquement l'inéquation (I) x + 1 + e-x > O.
Pour cela, étudions le sens de variation de la fonction u de !R vers !R définie par : u(x) =x + 1 + J!-x.
La fonction u est dérivable sur IR et : X -OO 0 +oo
pour tout n ombre réel x, u'(x} = 1 - e-x. u '(x) - [Q] +
Le signe de 1 - e-x est donné par la résolution de
l'inéquation : 1 - e-x ~ O
On obtient : e--~ ~ 1
u (x)
----------. m ~
- x ~ o (car exp est croissante) Le tableau de variation de u montre que :
X ~ 0
pour tout nombre réel x, u(x} > O
Par conséquent,
Décomposition de f
La fonction f est la composée de u suivie de ln : f = ln ou.
Cette décomposition de f permettra alors de déterminer la dérivée et de calculer les limites de f
Limites def
On a: lim
x-++ oo
u(x} = + oo et lim
X-++oo
lnX = + oo d'où : lim
X-++oo
f(x) =+ 00 •

Pour le calcul de la limite en - oo de u, la somme des limites donne la forme indéterminée : t;;;;°-=-=.J .
Ramenons-nous à une limite de référence par une transformation d 'écriture.
1 xeX+eX+1
On a : u(x) = x + 1 + eX = eX (1} d'où : ln(u(x)} = ln(xeX + eX + 1) - ln (eX}

Pour tout nombre réel x, f(x} = - x + ln(xeX + eX + 1) (2)

On a : lim
X-+-oo
(xeX + eX + 1) =1 d'où : lim f(x}
x-+-oo
=+ 00

Dérivée Tableau de variation


u étant une fonction strictement positive et dérivable
X -OO 0 +OO
sur IR, la fonction! égale à ln ou est dérivable sur IR et:
, 1 x , f'( x ) = u'(x}
f'(x) - [fil +

pour tout nombre ree u(x}


f' est donc du signe de u'. f(x) ~ ~ ~OO
• Représentation graphique C «i:rl de f
Étude de la branche infinie en - oo
L'écriture (2) montre que : lim (f(x) + x) = O.
x.-..+-oo

La courbe (~ ) admet en - oo une asymptote oblique, la droite (D) d'équation y= - x.


Étude de la branche infinie en + oo
L'écriture (1) de u(x} ne permet pas d'étudier la limite en+ oo de la fonction x ~ f~)
On a : u(x) = x + 1 + ~ =x ( 1 + + x~) (3) !
d'où : f~x) =
1
+ x ln( 1 + 1: ! ! + x~)
On a: lim
x --; + oo
(1 + _!_+
X Xv
~) = 1 d 'où: lim
x -+ + oo X
f(x) =O
La courbe (~ ) admet en + oo une direction parabolique de direction (OI}.
Position relative de (~f) par rapport à (D)
Soit x un nombre réel. (f(x) - (- x)};::: 0 {::::> ln (xeX + eX + 1) ~ 0
(x + l)eX + 1 ~ 1
x+1~0
Par conséquent, (~f) et (D) sont sécantes au point A (- 1 ; 1)
our x > - 1 , (~ ) est au-dessus de (D) our x < - 1, (~ ) est en dessous de (D).
• Construire (~/

Fonction exponentielle népérienne 119


~ E xercices -
ENTRAINEMENT
/
\AtPour toutx de IR, on pose:
P(x) = 2x3 - x2 - 5x - 2.
/1· a) Vérifier que P(- 1) = O.
D éfinition et propriétés b) Écrire P(x) sous la forme d'un produit de trois fac-
algébriques teurs du premier degré.
c) En déduire la résolution dans IR de l'inéquation :
Simplifications d'écritures P(x) s O.
2. En utilisant les résultats de la question 1., résoudre
" ~"\x étant un nombre réel, simplifier les expres- dans IR les inéquations suivantes :
sions suivantes : (1) 2(lnx)3 - (lnx) 2 - 5lnx - 2 $ Q
(1) e3lns (2) eln2 + lns (3) ln(el") (4) ln(3e6x) (2) 2lnx + ln(ZX - 1) $ ln(5x + 2)

(6) 7x lne xe
r-1
3 1" 03 + 2 ln(lne) (7) e-lnz Système

1 x désigne un nombre réel strictement positif. 13 Résoudre dans IR2 les systèmes suivants :
{ 3eX-2~=11
Simplifier au maximum les ·expressions suivantes: eX+~=2 {eX+~=7
lru: lru: (l) (2) eX+Y=lQ
(l) e-•+ lnx (2) eln(x-1Je- lru: (3) _e_ (4 ) _e__
ln(eX) ln(eX'°) 5e.c - ~ = 19 ( 4 ) { ln(y + 6) - lnx = 3lnx
Résolution d'équations (3) { eX+Y=30 esxe11 = e- 6

..x::i. 3 Résoudre dans ~ les équations suivantes : 14 Résoudre dans IR les systèmes d'inéquations
(i)--e~ 1 =7 (2) eX- 3 =1 (3) ezx- 1 =6 suivants :
(4) e-x- 4 - 6=0 (5) eX + 3 + 2=1 (6) eX+ 3 +l...=2 (2) {2eX + 3~ = 13
2 eX+~ =5

Y 4 Résoudre dans IR les équations suivantes : Dérivées


(·1) 'Jeu + 5ezx - 2 = O
(2) e3x+1+,/e3x+1-6=0 " 15 Dans chacun des cas suivants, déterminer la
(3) (lnx) 3 + 4(lnx) 2 - lnx - 4 = O dérivée de la fonction f sur l'intervalle K donné:
r (1) f(x) = ezxlnx avec K = )0 ; + oo[
~ 5Résoudre dans IR les équations suivantes : V
, (2) f(x) = (x 3 + 4)e- x avec K =IR
(1) lnx =- 2 (2) lnx = ~
(3) ln(x2 ) = 16 (4) (lnx) 2 = 16 (3) f(x) =eX+ e--• avec K =IR
2
~-~>1. _Résoudre dans IR l'équation : (4) f(x) =
e-< - 2
avec K =IR
X 2 - 3X + 2 =O. e-• + 1
2. En déduire les solutions dans IR de l'équation : e-<- e-X
(lnx)2 - 3lnx + 2 = O. (5) f(x) = eX+ e- X
avec K =IR

)ç 7 Résoudre dans IR l'équation : (lnx) 2 - lnx =.2. (6) f(x) = e-<3 avec K =IR
1
Résolution d'inéquations . (7) f(x) = 1...
X
_e-X avec K =]O ; + oo[

8 Résoudre dans IR les inéquations suivantes : 16 Pour chacun des cas suivants, on considère la.
(1) e-ax - z > 3 (2) eX- 6 > 1 (3) e-zx + 3 :::: 6 fonction f de IR vers IR définie ci-dessous.
1 . Déterminer l'ensemble de définition Dr .
(4) e-x+ - a::::o
4 2
(5) eX+ <8 (6) eX- 3 + ~ $2 2. Démontrer que f est dérivable en tout élément de Dr
et calculer f'(x).
9 1. Factoriser : x 2 + x - 6. 1 1
2. En dédu ire les solutions dans IR de l'inéquati.on : (1) f(x) = e7 (2) f(x) = e zx + 1
(lnx) 2 + lnx - 6 s o. .
(3) f(x) =elru: (4) f(x) =(3x + 2)eX
(:ii Résoudre dans IR les inéquations suivantes :
I
(5) f(x) = : eX (6) f(x) =(2x2 - 6x + 7)eX
(1) 2ezx + 5eX - 3 s o (2) ezx - 5eX - 6 :::: o 1
(3) eZX + 8eX + 15 $ Q (4) eX - 4eX + 3 > 0
17 P est une fonction polynôme et a unk ombre réel.
j 1 On considère le polyn ome suivant : Démon trer que la fonc tion f définie de IR vers IR par
p (x) = - x3 + 7x - 6. f(x) = P(x) eax est dérivable sue IR et que f'(x) = Q(x) eax,
1. Écrire p(x) sous forme d'un produit de trois facteurs Q étant une fonction polynôme de même degré que P.
du premier degré. Application
2. Résoudre dans IR l'inéquation : elx - 7eX + 6 < O. (1) f (x) =(2x + 3)eX (2) f(x) =(x2 - 3)e-sx.

120 Fonction exponentielle népérienne


u
Primitives 16 Calculer les limites de chacune des fonctions
~Déterminer les primitives sur !R, de chacune suivantes, aux extrémités de l'intervalle K donné :
'
des fonctions suivants : (1) f : x - eX avec K = ]- 1 ; + '!"[
(1) f: x - e- «+ 3 ' (2) f: x - e2x x+ 1 ~v·f,..,.
(3) f : x - (- 2x + 3)e- x2 + 3x - t (2) f: x - ln(::: i) avec K = IR
r
(4) f :x :+ 3xeX2 - 1 1 (5) f:x-__JÉ__ I
......... 3eX + 2 17 Calculer les limites suivantes :
-!!.test la fonction définie sur IR par: X (1J lim et - :ix (2) lim e5X + 2
1 X -+-- X -+-oo
f(x)=eX+ 1· 5x ez.<+ 1
de f (On pourra écrire (3) lim L (4) lim
Déterminer les primitives sur
f(x) = 1 -
~
g(x}, où g est une fonction à déterminer.)
x-+ -oo X X-++ oo xz-
1 (5) rlffi x-e3x
-- (6) lim
eZX-5
10 On considère la fonction f définie sur IR par : .c -+-oo e-t+ 2 X-+ +oo X

f(x) = (eX ~ 2)2· ' # (7) lim (2x + 3)eX (8) lim x 2 + 1 eX
X-+- oo x-+- oo X = -t
1. (1) Déterminer les réels a, b etc tels que, pour tout x
différent de - 2 : 18 Calculer les limites suivantes :
_ _1 _ = a + bx + ____g__ eX - 1 -1
(x + 2)2 x +2 (x + 2)2 (1) rxlID eX-e
--
--> lX-1
(2) lim
X-+ 1 x-1
b) En déduire une autre écriture de f(x). xeX -
2. Déterminer les primit ives sur IR de f
1 _
rlffieX- e2
(3) lim
X-> 0 ~ - - {;)( (4) --
X-->2X-2
a
11 Déterminer les nombres réels et b pour que
(5) lim eX-1 (6) lim
e2.<- eX
la fonction : X -+ 0 x -+ + oo X
F : x - (ax + b)e-x ,oc
soit une primitive sur IR de la fonction :
f: x - (2x + l)e- x. • 19 On considère les fonctions f et g définies de IR
vers ~ par:
Il fest la fonction définie sur IR par : f(x) = eX+ 1 g(x) = 2 + eX.
f(x) = (x 2
- 4)e2x. On désigne par (r), (r1) et (r2) les représentations gra-
1. Déterminer les nombres réels a, ~ . et y pour que la phiques des fonctions exp,fetg dans le plan muni d'un
fonction F définie sur IR par : repère (0, I , J).
F(x) = (ax2 + ~ + y)ezx Montrer qu'il existe deux transformations l 1 et t 2 du
soit.une primitive sur IR de f plan telles que :
2. Déterminer la primitive sur IR de f qui s'annule en O. (r1) = t 1 (r) et (r2 ) =l 2(r).
Construire (r) puis (f1 ) et (riJ.
Calcul de limites D ' apr ès bac

:x 13 Déterminer les limites suivantes :


,
(1) lim eXlnx
.(' -) 0
(2) lim lnxe2x t
X-+ +oo
E tude de fonctions
>
1 1
(3) lim e7 (4) lim e-X 30 Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J) .
x -+ 0
<
X -+ + oo Étudier et représenter graphiquement les fonctions f, g ,
h et k de IR vers IR définies par :
(5) lim ~J (6) lim (e2X - eX) (
= eX ! 1
x-++ oo a-c+1 x -+ + oo
(1) f(x) (2) g(x) = e3x
ezx - 1 e2x- 1
(7) lim - - (8) lim
x--> OeX- 1 x -->+~ eX - 1 (3) h (x) = x-1-
e - 1
(4) k(x) = ezx + 1

'/
14 Calculer les limites de chacune des fonctions 31 Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J).
s uivantes, aux extrémités de l'intervalle K donné : 1. Étudier et représenter graphiquement la fonction f de
(1) f:x- e- x avec K =IR IR vers IR définie par : f(x ) = exp(l - eX).
2. On considère dans ~ l'équation :
(2) f·. x - lnx
eX ' avec K =J O; + oo( (E) - ezx + eX + 2 = o.
(3) f:x -xe- x avec K =IR Résoudre graphiquement puis algébriquement l'équa-
(4) f:x-x+l-eX , avec K =IR tion (E). Comparer ces deux résultats.
3. Déterminer graphiquement le nombre de solutions
(5) f: x - e - x2 1 avec K =IR de l'équation :
(E') - ezx + eX + m = O.
15 Calculer chacune des limites suivantes :
(1) run -. eX.
- (2) lim __lÉ__ 31 Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J).
X --> - ~2+eX X-4 + ~ 2eX -1
Étudier et représenter graphiquement les fonctions f et
e3x_ e2x 1
(3) lim 4 (4) lim (x+ 2)ex -) g définies de IR vers IR par :
X-+ 0 X X-4 1 f(x ) = 1 + eX- 2 g(x) = e-x + 2.
> >

0 Fonction exponentielle népérienne 121


)
On. désigne respectivement par ('€1) et ('€ ) les repré- 1. Étudier le sens de variation de f
sentation graphique de f et 9. g 2. Déterminer l'équation de la tangente (T) à la courbe
1 . Étudier les fonctions f et 9. (<f61J de f au point d'abscisse x 0 = - ln2. '
2. ~émon~er que ('€1) et ('€g) possèdent en commun un 3. Soit 9 la fonction définie par :
umque pomt A. · 9(x) =f(x) + ~ (x + ln2) + ~.
3. Déterminer les tangentes à ('€ ) et('€ ) au point A.
1 Calculer 9 '(x) et 9"(x) et déduire de g"(x) et puis de 9'(x)
4. Démontrer que (<f6 ) et (<'f6 ) sont symétriques par rap-
1 le signe de g(x).
port à la droite (D) d 'équatign x = 2.
5. Étudier la position de ('€ ) par rapport à la droite (D') 4. Tracer ('€ ) et (T) dans le même repère et déterminer
1 1
d'équation y = x. ~s positions respectives.

6. ,~~struire (<f61) et (<f6/


· ,~6 1. On considère la fonction g définie de IR! vers
&J3 On considère la fonction f définie de IR! vers IR
par : f(x) = e2x - x - 4.
~~ g(x) = e2x - 2x - 1.
a) Étudier le sens de variation de 9.
On désigne par (<f6 ) la représentation graphique de f b) En déduire le signe de g(x) suivant les valeurs de x.
dans le plan muni d'un repère orthonormé (O, I, J). 2. On considère la fonction f définie de IR! vers IR! par :
1. Déterminer là limite de f en - oo. f(x) = (x + l)e- 2x + x + 1. I
2. Étudier le comportement de f en + oo (mettre e-t en a) Étudier la fonction f
1 facteur dans l'expression de f(x)). (On mettraf'{x) sous la forme e- 2 xg{x).}
3. a) Justifier la dérivabilité de f sur IR! et donner l'ex- b) On désigne par ('€) la représentation graphique de f
pression de f'(x). dans le plan muni d'un repère orthonormé (0, I , J).
b) Déterminer les variations de f sur IR!. c) Montrer que ('€)) admet une asymptote oblique (D) en
4. Démontrer que la droite (Dl d'équation y =·-x-4 est + oo, en donner une équation.
asymptote à la courbe (<f6) en - oo, d) Étudier les positions relatives de (<f6) et (D).
Construire (<f6) et la droite (D). 3. a) Démontrer que f est une bijection de IR sur un
intervalle que l'on précisera.
~n considère la fonction f de IR! \ {ln2} vers IR! On désigne par f- 1 la bijection réciproque de f et par
définie par : .. r-
(<f6') la représentation graphique de 1 .
e-" b) Sur quelle partie de son ensemble de définition,f-1
f(x) + . \iX
=X est-elle dérivable ?
2(e - 2)
c) Construire (<'f6).
On désigne par (<f6) la représentation graphique de f 4. o: est un rwmbre réel supérieur ou égal à - 1. On
dans le plan muni d 'un repère orthonormé (0, I, J). désigne par .sll(o:) l'aire de l'ensemble des points M(x, y)
1 . Démontrer que la droite d'équation y = ln2 est une
du plan tels que :
asymptote verticale à la courbe (<f6). 7 - 15x5o:
2. a) Déterminer la limite de f en - oo, { x + 1 5 y sf(x).
b) Justifier que la droite (D1 ) d'équation y = x est une
asymptote à la courbe {<f6) en - oo . a) Calculer .sll(a) à l'aide d'une intérgation par parties.
3. a) Démontrer que : pour tout x distinct de ln2
b) Démontrer que .sll(o:) admet une limite elorsque X
tend vers + oo.
1 1
f(x);=x+ - + - - c) _Donner une valeur approchée de ( e - .sll(3)) à 10-2
• 2 e"lx - 2 pres.
b) En déduire la Ümite de f en + oo et justifier que la D 'après bac
droite (D 2) d 'équation y = x + ~ est une asymptote à
la courbe ('€) en + oo, Courbes asymptotes
,c) Démontrer que : pour tout x distinct de ln2
(e-" - 1)(8"' - 4) 39 On considère la fonction f de IR! vers IR! définie
f'(x) = -~--- 2x
(e\< - 2) 2 par : f(x) = _e_ .
e-" + 1
4. En déduire les variations de f
On désigne par ('€) la représentation graphique de f
5. a) Représenter graphiquement la courbe('€).
dans le plan muni du repère orthonormé (0, I, J).
b) Étudier graphiquement, suivant les valeurs du para-
1. Étudier le sens de variation de la fonction/
mètre réel m, l'intersection de('€) avec la droite d'équa-
2. On considère la courbe (r) représentation graphique
tion y= x +m. ·
de la fonction g définie par :
c) Retrouver algébriquement ces résultats.
g(x) = e-t -1.
D'après bac
a) Démontrer que (rJ est asymptote à ('€) en + "'°·
Utilisation d'une fonction auxiliaire b) Préciser les positions relatives de ('€) et (r).
3. Construire (rJ à partir de la représentation graphique
35 On considère la fonction f de IR tiers IR! définie de la fonction exponentielle.
par: f(x) = e 2x - 28"'. Sur le même graphique, construire ('€).

122 Fonction exponentielle népérienne


ions ieltes
Fonçtions puissances
1nde ou Perse ?
La légende dit que /'inventeur du ;eu d'échec demanda en récom-
pensé du blé, de sorte que chaque case contienne un nombre
double de grains que la précédente : 1 + 2 + 22 + 23 + ... + :;63
soit : 18 446 744 073 709 551 615 grains de blé !

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1 _q z ~ Gy 7,9 G f
r(.~ 4C.,f1v}
§_0 ~
Échiquier / histoire du nombre

1. Les nombres réels aa .. .. .. ..... ... .... ... ... . .. ................. .. 124
2. Les fonctions exponentielles de base a .. . . . . .. .. . . . . .. .. 125
3. Les fonctions puissances d'exposant a .. .......... ... .. .. 128
4. Exemples d'études de fonctions ............................. 131

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 123


a

• • • - Définition
Soit a un nombre réel strictement positif et r un nombre rationnel.
On sait que : a = elna
donc : ar = (elnay = erlna
or : e rlna a un sens lorsque r est un nombre réel ;

d'où la définition suivante :


Définition
a étant un nombre réel strictement positif et a un nombre réel quelconque, on appelle puissance de
a d'exposant a le nombre réel, noté a a, défini par: aa = ealna.

Pour tout nombre réel a strictement positif, pour tout nombre réel a, aa > O.
aa se lit : a exposant a.

Exemples
On a: 20,3 = eo,3tn2 = 1,23 7- 12 ,9 = e -12,9ln7 = 1 ,25 .

• • • - Propriétés
• Rappeler les propriétés de la puissance d'un nombre réel strictement positif d'exposant rationnel vues
au chapitre 1. Nous allons démontrer que ces propriétés restent valables lorsque l'exposant est réel.

Propriétés
Pour tout nombre réel strictement positif a, pour tout nombre réel a, (1) ln(aa) = alna.
Pour tous nombres réels strictement positifs a et b, pour tous nombres réels a et J},
(2) aa x ba = (ab)a (5) :: = (~)a

(4) (6)

D émonstration guidée
utiliser l'écriture : aa = ealna,
Pour établir les égalités, on pourra { ou bieIJ
comparer le logarithme népérien des deux membres de l'égalité.

·• • • - le nombre réel cfX, image de deux applications


a é\ant un nombre réel strictement positif et a un nombre réel quelconque, <fJ- peut être considéré comme :
.,
- . L'image de a par l'application : ~ ~ ~t - L'image de a par l'application : ~t ~ ~
X""' a" X""' x'1

telle qùe: telle que:

Cette applica~ion est constante pour : a = 1. Cette application est constante pour : a = O.

124 . Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


Fo

• • • - Définition
On a vu que les nombres réels aa nous conduisent à la définition de deux applications dont la première
est obtenue en fixant a et en faisant varier ex.

Définition
a étant un nombre réel strictement positif, différent de 1, on appelle fonction exponentielle de base
a, l'application

Pour tout nombre réel x, exp a(x) =a:"= eX1na [a> 0 ; a* 1] .

Remarque
La fonction exponentielle népérienne exp est définie par: exp(x) = eX; c'est la fonction exponentielle de
base e.

a étant un nombre réel strictement positif et différent de 1, la fonction exp0 est une bijection stricte-
ment monotone de IR dans iR: ;
- si 0 < a < 1 alors expa est strictement décroissante,
- si a>1 alors exp0 est strictement croissante.

D émonstration guidée
• On sait que : ax = e-dna.
Supposons : a> 0 et a,;:. 1 ,
on peut donc utiliser la décomposition ci-contre pour
prouver que exp 0 est bijective.
Par ailleurs, u 0 est la fonction linéaire de coefficient lna ;
son sens de variation est donc donné par le signe de lna.
(On peut utiliser la propriété donnant le sens de variation
t
de la composée de deux fonctions strictement monotones
pour étudier Je sens de variation de exp0 .)

De la propriété précédente, on déduit la propriété suivante :

a étant un nombre réel strictement positif et différent de 1, ex et ~ des nombres réels,


pour tous nombres réels ex et ~. aa. = al3 ~ ex = ~
si O< a< 1 alors pour tous nombres réels ex et ~. aa < ~13 ~ ex > ~
si a>1 alors pour tous nombres réels ex et ~. aa. < al3' ~ ex <• ~·

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 125


• • - Équations - Inéquations
Ces équations et inéquations ont l'inconnue en exposant.
• Exemple d'équations et d'inéquations de types autxl =bv(.rl ; aufxl < b 0 fxl

Résoudre dans R chacune des équations et inéquations suivantes :


(E) zax+ a= 5 (I) 3~+ os;, ..,. t,

On peut procéder par une transformation d'écriture en prenant le logarithme népérien des deux membres.
Résolution de l'équation (E) Résolution de l'inéquation (1)
= ln5
ln(z 3x + 8 ] ln[32x+ 9] s; ln[7- x + 11
(3x + 8)ln2 = ln5
(2x + 9)ln3 s: (- x + l)ln7
ln5 - 8ln2
X= 3ln2 ln7 - 9ln3
x S: ln 7 + Zln3 ; car ln7 + 2ln3 > 0
S -{ln5 - 8ln2} ln7 - 9ln3]
(E) - 3ln2 8 <1) = ]- ln7 + 2ln3
OO ;

Résoudre dans R chacune des équations et inéquations suivantes :


(E) 5û-t =- 3 (1) 54>--t > - 3.

Puisque la puissance d'un nombre réel strictement positif est un nombre réel strictement positif, on en
déduit que : - l'équation (E) n'a pas de solution ; S(EJ = 0 ;
- tout nombre réel est solution de l'inéquation (I) ; S(I) = R.

• Exemple d'équations et d'inéquations polynomiales

Résoudre dans R l'équation : (E) 3 x 4!JX + 5 x 7x - 2 = O.

On peut se ramener à la résolution d 'une équation du second degré à l'aide d 'une inconnu e auxiliaire.
L'ensemble de validité de (E) est R
L'équation (E) peut s'écrire (E) 3 x (7x) 2 + 5 x 7x - 2 = O
Choix de l'inconnue auxiliaire X = 7x
Résolvante de (E) (E') 3X2 + 5X - 2 = 0
Le nombre réel a est une solution de (E) ~ le nombre réel 7a est une solution de (E')
or, la résolution de (E') donne X= - 2 et X = ~
Les solutions de (E) sont donc les solutions des équations suivantes (1) et (2).
(1) 7x =- 2 (2) 7x =~
(1) n'a pas de solution. xln7 = ln( ~)
ln3
X= - ln7
l'ensemble des solutions de (E) est: (- ~~; }.

•Résoudre de la même manière l'inéquation: (I) 3 x 4gx + 5 x 7x - 2 >O.

·~E xercice
2.a Résoudre dans IR: (5) (~5 ~ zx-1
(1) z3x = 5 (6) zx+1>5"'
(2) 3x = 3t-6.t (7) 32.r + 3x - 6 = 0
(3) 5"'~ z53x (8) 32.r + 3x - 6 < 0
(4) 7x < 2 (9) 3x + 1 - 6 X 3- x =0

126 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


2,2. Variations et représentations graphiques de la fonction expa
• • • - Variations de exp a
Nous avons .déjà étudié le sen's de variation de la fonction expa à l 'aide de sa décomposition.
• Compléter cette étude en utilisant l'écriture : ax = e-'"lna.
On obtient les résultats suivants :
• Dérivée
La fonction expa est dérivable, donc continue, sur ~ et : pour tout élément X de ~' (a4)' = lna X a4. ,
• Limites
- Si O<a<l alors lim
X---+-oo
a4=+oo et lim
X ~ +oo
ax = o
- Si a>l alors lim
."\.·~- OO
ax = o et lim
X....++oo
a"=+oo

• Tableaux de variation
0<a < 1 a>1
X -1 0 +OO X -oo -1 0 +OO
a"lna a"lna +
+oo +OO
a" a<

0 0

• • - Représentations graphiques de exp0


Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, /}. On désigne par (<(J,a) la représentation graphique de exp0 .
• Tangentes
\Ces courbes (<(J,a) passent toutes par le point J, où elles admettent chacune une tangente de coefficient
directeur lna.
• Asymptote
en + oo lorsque 0 < a < 1,
La droite (OI) est une asymptote horizontale à (<(J,a)• { en_ lorsque a> 1. 00

• Représentations graphiques des fonctions expa


:""1Ei1 w
~il~miiw~+r~r=-~+<f~-u·m
·,· rr1t :n~t; - 1lf~i:lî
.. .~:-h1
,. . .;·-····
y c0,21 11 .,..,.,.....
i: 1
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-tt · 'H ...... ...;
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.. :;.
~t±tt::l:l -~ ~ .~ 1 :rnH
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El W- .,+:
~··'..,.:
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H J±tj
,i
Y 4x ~..~ F·t Y
•· . . ·
ex TT , .. -·CH

• ·-~, y (1/e)" b• = TLIIL lntjJt


y ( 1,8 )'

umIP ram
...._....
1- ...... -' lf/ ·-'· ~/ ri
a>1

c::·~fE

·~. :L llttt'l:li±Uttttt1tt
: r:::tt
··-++
y , ...

a>1
·.~ t _:.!;""T'i

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 127


3, 1 , Définition - Propriétés
On a vu que les nombres réels aa permettent de définir deux applications dont la seconde est obtenue
en fixant a et en faisant varier a.

Définition
a étant un nombre réel, différent de 0, on appelle puissance d'exposant réel a, l'application
fa: IR!~ IR
x~xx

Pour tout nombre réel strictement positif x, fa(x) = X1- = ealnx [a*- OJ.

Cas particuliers
n étant un nombre entier naturel non nul et m un nombre entier relatif non nul,
- si a = n, fn coïncide sur JO ; + oo( avec la fonction de IR vers IR définie par : fn(x) = xn
1
- si a= - n, coïncide sur JO ; + oo( avec la fonction de IR* vers IR définie par: f,,(x) = xn
.
- Sl <l
1
= n, coïncide sur JO ; + oo( avec la fonction de IR+ vers IR définie par : f,,(x) = nµ .
- si a= ïï·
m f m/n coïncide sur JO ; + 00 ( avec la fonction de IR+ vers IR définie par: f m/n(x) = n~

Propriété
a étant un nombre réel différent de 0, la fonction puissance d'exposant a, est une bijection de IR!
dans IR!.
Si a < 0, alors fa est strictement décroissante.
Si a > O, alors fa est strictement croissante.

D émonstration guidée
On sait que : X1- = ealnx.
Supposons: a*- O.
On peut utiliser la décomposition ci-contre pour prouver que fa est bijec-
tive.
!R! Va )1 IR exp J!
x ~ a.lnx ~eooru:
Par ailleurs, va est la fonction aln ; son sens de variation est donc donné
par le signe de a car ln est strictement croissante.
(On pourra utiliser la propriété donnant le sens de variation du produit
t
d'une fonction par un nombre réel et de la composée de deux fonctions
strictement monotones pour étudier le sens de variation de fa.)

De la propriété précédente,on déduit la propriété suivante :


Propriété
a est un nombre réel différent de 0, a et b des nombres réels strictement positifs.
aa=ba <=> a=b
si a < 0 alors aa < ba <=> a >b
si a > O alors aa < ba <=> a <b

128 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


3 2. Variations et représentations graphiques
•• Variations de fo.
.Vous avons déjà étudié le sens de variation de la fonction fa à l'aide de sa décomposition.
• Compléter cette étude en utilisant l'écriture : x"- = ealnx.
On obtient les tableaux de variation suivants :
• Tableaux de variation
O.>Û X 0 +OO

+OO
0

Représentation graphique de la
Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, J}. On désigne par (Cf!,a) la représentation graphique de fa·
• Lorsque o. < 0
La droite (OJ) est une asymptote verticale et la droite (OI) est une asymptote horizontale en + oo à (Cf!,a).
• Lorsque o. > 0
Recherche d'un prolongement par continuité en 0 de fa
La fonction fa est continue sur ]O ; + =[ et lim fa(x) = O.
x~o { pourx E IR~, g (x) =f.(x)
fa admet un prolongement par continuité en 0, la fonction ga définie par : g:(O) = a .
0
La représentation graphique de la fonction ga est donc la courbe (Cf!,a) U {O}.
Recherche d'une tangente au point 0 à la courbe (Cf!,j U {O}, représentation graphique de ga
Pour tout x élément de IR~, ga[x) - ga(O) = ri-- 1 .
X
Par conséquent :
ga(x) - ga(O) ga(x) - ga(O)
- lorsque 0 <o.< 1, lim
x~o x
= + oo - lorsque o.> 1, lim
x~o
= 0
X
> >
ga n'est pas dérivable à droite en 0, et (Cf!,a) U {O} ga a une dérivée à droite en 0 égale à 0, donc
admet en 0 une tangente verticale. (Cf!,a) U {O} admet en 0 une tangente horizontale.
Représentations graphiques de fa

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 129


3 3, Dérivée - Primitives - Limites
On sait que, a étant un nombre réel différent de 0, pour tout nombre réel x strictement positif, ri- = ea.l=.
Cette écriture nous a permis d'étudier les variations de la fonction fa : x >--7 ri-.
Récapitulons les résultats et complétons-les.

• • • - Dérivée de fa de la fonction composée lP


Propriété
a étant un nombre réel différent de 0,
- la fonction fa : x >--7 X'- est dérivable sur ~: et : 1 pour tout élément de ~t. (X'-)' = ar'--1 .1
- si u est une fonction strictement positive sur un intervalle K,
alors la fonction ua est dérivable sur K et: (un)• = a.u'un - 1
Exemple
Considérons la fonction f définie sur )0,6 ; + = [ par : f(x) = (5x3 - 3) 417 •
La fonction X >--7 5x3 - 3 est dérivable et strictement positive sur )0,6 ; + oo[,
La fonction[ est donc dérivable sur )0,6; +=[et on a:
i °
f'(x) = x 15x2 x (5x3 - 3) 4 ' 7 - 1 = 6 x x2 (5x3 - 3)- 3/7.
7

• • • - Recherche de primitives
De l 'expression de la dérivée de la fonction fn et de la fonction composée ua, il résulte la propriété s'!-i~
vante donnant de nouvelles primitives.
Propriété
a. étant un nombre réel différent de 0 et de - 1, XJ-+l
- une primitive sur )0 ; + oo( de la fonction x >--7 X'- est la fonction x >--7 a. + ,
1
- si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle K,
if+l
· alors une primitive sur K de la fonction u'un est la fonction a + .
1
Exemples
- Une primitive sur )0 ; + =[ de la fonction x >--7 x fi est la fonction x >--7 ~ x 1 + fi.
1 + ~3
- La fonction x >--7 (2x - 5) est dérivable et strictement positive sur )2,5 ; + oo[.
(2x - 5)1 +fi
Une primitive sur ]2,5 ; + oo[ de la fonction X >--7 2(2x - 5)fi est donc la fonction X >--7 - - - - - ,,,,.---
1 + ./3

• • • - Limites
- Si a.> 0 alors limxa =O et lim ri-=+ 00
X-? 0

- Si a<O alors et lim ri-= 0


X~ +oo

3.a On considère la fonction f de IR vers IR définie 3.b Déterminer les dérivées de chacune des fonc-
par : f(x) = (1 - x)n. tions f de IR vers IR définies par :
Quel est l 'ensemble de définition D de f?
Déterminer la dérivée de X....,. (1 - xr. (1) f(x) = -1 , (3) f(x) = fx21 + 1
X~ X
Déterminer une primitive sur D de la fonction
X,_,. (1 - x)n. (2) f(x) = ~ COS.\: (4) f(x) = Çs

130 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


Exemples d'études de fonEtion--------.

A.1. Comparaison des fonctions ln, exp et fa [a > O]


• • • - Introduction
• Position du problème
On sait que ln, exp et fa [a> O] sont des fonctions strictement croissantes qui tendent vers+ oo en+ oo.
PolIT les grandes valeurs de la variable, quel est le comportement de ces fonctions les unes par rapport
aux autres?
Nous allons, par des approches graphique et numérique, aborder la notion de « croissance comparée »
des fonctions.

• Approche graphique
Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, J).

Ci-contre, on a construit les représentations graphiques


des fonctions ln, exp et fa [a> O].

Dans la fenêtre de construction de ces graphiques,


il semble que: pour X >1, lnx < xn < e-".

Contrôlons cette conjecture par une approche numérique.


/
/
/
/
• Activité sur une approche numérique
On considère la fonction ln et la fonction racine carrée. Elles sont strictement croissantes et :
lim lnx = + oo lim /x = + oo,
X~+- X~+-

Ûn veut comparer le comportement de ces deux fonctions pour de grandes valeurs de la variable.

Pour cela,
- Déterminer les valeurs de x à partir desquels on a : lnx ~ 104 ; Jx ~ 104 .
- Comparer lnx et Jx pour quelques valeurs de x supérieures à 1.
- Étudier la fonction f: x ~ /-; - lnx.
Pour calculer lirn (,fx - lnx), on écrit : Jx - lnx = Jx (1 - l/nx),
X-7+ 00 X
1
on obtient : lirn
x-)+oovx
= ~ O lim
x-++ oo
(Jx - lnx) = + oo.

- Observer le tableau de variation de f et la repré- ~


sentation graphique de ln et x ~ Jx.
lnx
J
X 0 4 +OO

f'(x)

+OO
-
~ +

0
1 +oo
f(x)
----. 1 2- ln41 ~

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 131


- Donner une interprétation graphique du tableau de variation de f
- Aurait-il été possible de conjecturer sur le graphique, la limite en+ 00 de la fonction [?

Remarque
Étudier la croissance comparée de deux fon ctions f et g strictement croissantes qui tendent vers + oo en
+ oo, revient à étudier la limite en + oo de leur différence. Or, la différence de leur limite en + oo don ne la
forme indéterminée loo - ool .
Pour calculer lim {g(x) - f(x}], on pourra transformer l'écriture de g(x ) - f{x} en m ettant en facteur
x -++oo
g(x) ou f(x) , x étant un nombre réel suffisamm ent grand ; on obtient :
g{x) - f{x } = g(x [ 1 - f (x )] = f(x) [ 9 (x) - 1 ] ·
g{x ) f(x)
• Croissance comparées des fonctions ln et exp

Calculons : lim (eX - lnx).


X-++oo

Transformons l'écriture de la somme (eX - lnx), en mettant l'un des t.ermes en facteur, par exemple eX:

on a: eX - 1nx = eX(1 -
lnx
7 ) et 7lnx = lnx
x x eX.
X

On obtient: lim
X-4+~
lnx
eX
=O lim
X-++oo
(eX - lnx) = + oo 1
On dit que la fonction exp croît plus vite que la fonction ln.

• • • - Croissance comparées des fonctions fa et ln ; fa et exp


Calculons: lim (XX - lnx) [a> 0). Calculons : lim (eX - XX) [a> 0).
x-++oo x-++oo

- Transformons l'écriture : x<J. - lnx - Transformons l'écriture : e-" - x<J.


À..a - lnx = x<J. (1 - lnx) Er" - xa = Er" (1 - x<J.)
XX e"'
-
lnx = -1 XlnXX
-- x<J. = ectlnx - X
x<J. a x<J. Er"
- Décomposons la fonction!: x ~ 1~. - Décomposons la fonction[ : x ~ e alnx - x.

Considérons les fonctions u : x ~ 1~ et fa : x ~ x<J.. Considérons les fonctions v : x ~ alnx - x et exp.

'
'
'
'
f = uofa. r: '
f= expov

lim
X-++oo
l~ = 0 [a> O]
A. -
lim
X~ +oo v -
:'.: = 0 [a> O]
- On obtient : - On obtient :
lim (x<J. - lnx) =+ 00
lim
X '"""7 +OO
(e-" - x<J.) =+ 00

X-++oo

On dit qûe: fa [a> O] croît plus vite que ln. On dit que : exp croît plus vite que fa [a> O].

~ïi:Jcroît plus vite que 1 fa [a > O] !qui croît plus vite que ~

132 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


• • • - Conséquences des croissances comparées

Calculons: lim X"°'lnx [a> O].


x°10

- ln.l
X
- Transformons l'écriture: f(x} = X"°'lnx = - - -
{;f r:'
- Décomposons la fonction/
Cons1"d'erons 1a f onct10n
· u :x ~ lnx
X"°' .

lim -1= +oo - lnl._


On a:
{ x~O

lim
>
X

lnX = 0
x~+oo xcx
donc: lim
x~O
>
Gt
X
=0 lim X"°'lnx = 0
x~O

On démontre et nous admettons que : lim lx!CXe-"=0 [a>O]


X~- OO

~ • • • - Limites de référence
Propriété
Pour tout nombre réel strictement positif a,
. lnx
l IID -= 0
x~+ooe-"

lim x'llnx = 0 lim 1x 1cx e-" = O.


x~O X -? -oo

Conséquence
On sait que, a étant un nombre réel supérieur à 1, la fonction expa est strictement croissante et :
lim ax = + oo.
On peut donc comparer la croissance de la fonction expa avec celle de chacune des fonctions : exp, ln
etfcx [a >0].

4.a Calculer les limites suivantes.


5
(1) lim
x-+ + oo 3x
~ +-:5" (2) lim
X -++oo
x- 4 lnx 0 (3) lim
x -t+ oo
(7x - x 99) (4) lim
X -t+oo
(eX - x 99)
..3.. ..3.. .
(6) lim XeX (7) lim x 2 (lnx) 2 (8) lim x 2 (lnx) 2
X-> - ~ 3x f X -t 0 x-++oo

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 133


4 2 .. Fonctions comportant une fonction expa
Étudions la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) =:X .
• Ensemble de définition
Pour tout nombre réel x, 3x > 0,
• Dérivée
- La fonction f est dérivable (car les fonctions identité et exp 3 sont dérivables sur IR).
- Soit x un nombre réel
on a: f(x) = ~= x3-x = xe-xln3,
3x
1-xn3
d'où: f'(x) = (1-xln3)e-xln3. Pour tout nombre réel x, f'(x) =---
3x
- On en déduit que f'(x) est du signe de (1 - xln3).
• Limites
- Limite de f en - oo
lim xe- xln3 = - OO lim f(x) =- oo
X-+ - oo x~-oo

- Limite de f en + oo
Transformons l'écriture de f(x): pour tout nombre réel x,f(x) 1 x
= -n3 xln3
1 e"In3 •

Considérons les fonctions u et v définies par : u(x) =xln3 et v(x) =~


g
Décomposons g : x ~
xln3
e-" 103

lim xln3 = + oo
x-++oo
Ona: donc : lim f(x) =0
{ lim X =O
X~ +oo

x~+~ex

• Tableau de variation
1 1
0 91 0 33
ln3 "' • eln3 "' •

X -OO 0 1/ln3 + OO

f'(x) +

~o
f(x)

• Construction de C~rl
Tableau des valeurs approchées de f(x)
Le plan est muni du repère orthonormé (0, l, /).
Désignons par (~rl la représentation graphique
def

X - 1 - 0,5 0,5 1 2 3
f(x) - 3 - 0 ,87 0,29 0,33 0,22 0 ,11

c~,) admet au point 0 une tangente de coefficient


directeur 1, c'est la droite(.!\) d'équation y= x .
c~,) admet en + une asymptote horizontale, la
OO

droite (OI) .

.134 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


4.3.. Exemple d'étude d'une fonction du type: x ~ [u(x)]v(x)
Étudions la fonction f de ~ vers ~ définie par : f(x) =xx.
• • • - Variations de la fonction f
• Ensemble de définition Dr
On a : xx = eXlnx.
f est la composée de u : x ~ xlnx, suivie de exp, d 'où : f = exp ou.
• Limites
On a : lim xlnx = 0 et lim eX = 1; donc: lim f(x) = 1.
X-4 ·0 X-40
> >

On a : lim xlnx = + oo et +OO•, donc: lim f(x) =+ 00 )


X~+ OO X~ +oo

• Dérivée • Tableau de variation


f est dérivable en tout élément X de JO ; + oo[
. et f'(x) = u'(x)exp[u(x)J. X Ü +=
f'(x) +
1 Pour tout X de JO ; + oo(, f'(x) = (1 + lnx)e.rlnx

On a: f'(x) 2'. 0 Ç::> 1 + lnx 2'. O.


f(x) _______. +=

• • • - Représentation graphique de f
Le plan est muni du repère orthogonal (O, I, J}. On désigne par (~f} la représentation graphique de f

• Tangente en des points particuliers • Construction de C~rl


La fonction f est continue sur JO ; + oo[ et admet Établir une table de valeurs approchées de f(x).
une limite en O. Elle admet donc un prolongement On obtient la courbe ci-dessous.
par continuité en 0, la fonction g définie par : 1

pour tout x E JO ; + 00 (, g(x) = j(x) -i-'+ti

{ g(O) =1 'ht

c~,) u {J} est donc la représentation graphique (~gl


deg.

Contrairement à f, la fonction g est définie en 0 ; ' ++-r::


on peut donc étudier la dérivabilité de g en 0 et ,.; 'ltr i:J t:!:f
déduire l'existence éventuelle d'une tangente à '

(~ } au point f.
9 'C;'f,f ' :r· i'·t·t " ' "
· ~ :te·ci:;: :'j'.- ...
On a : g(x) - g(O) e-"lnx - 1 eX 1nx - 1 ':':f:'
- - - = lnx X ---
X X x lnx
t ,._
eX - 1
: ;H+
Or : lim xlnx = 0 et lim =1 (Cfl,f) ·~ t
X-40
>
X-40 X T ' -,.....-

donc : lim g(x) - g(O) =- oo


x;; 0 X

l c~rl admet une tangente verticale.


. ·+n', ~'"' .' · .. +l

0 e-1

Plus généralement, pour étudier la fonction x ~ [u(x)Jv(xl, il est conseillé d'utiliser la définition:
[u(x)Jv(x) = ev!x)ln[u[xJJ.

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 135


rp1 Recherche de primitives
Il est souvent difficile de reconnaître une expression du type : ( u(xl ) '( u{xl)a [a E R *) lorsque celle-ci
contient des radicaux.
Il est donc conseillé, dans la recherche de primitives, de mettre une expression contenant des radicaux
sous forme de puissances rationnels
Ce TP a pour objet de donner des exemples pour illustrer cette méthode.
Exemple
Dans chacun des cas suivanlB, d H •i!Mt' w primitive sur l'intervalle K de la fonction f définie ci-
dessous:
(1) f(x)
JX
=XI I=)O;+oa( (3) /lx)= xJ(:Mfl -1)5 K =)1; + oo[
(2) f(x) = _1- K = 1-- ; t( (4)
:r K =)1; + oo(
3 J1-x /lx) = .}(x' - 1)3

On désigne par F une primitive sur K de la fonction f


_..!!.. + 1 7
1 9 -2
= x2 x x- s = x-2
X 2 X 2 1
(1) f(x) F(x) = 9 = 7 =- 1 R
-2+1 - 2
_..!.+ 1 2
=_ l_ ~(1- x)Z
1
(2) f(x) = (1 - xf 3 F(x) = - (1-x) 3 =- (1- x )3
1 2 2
-3+l 3

5 2 t +1
7

(3) f(x) = x(x2 - 1)2 F(x) = ~ (x ~ 1) (x2 -


7
1J2
=7
1
J(xz - 1)7
2+1
_.1. + 1 1
(x3 -1f 2
3
(4) f(x) = x 2 [x3 - lf 2 F(x) = _l (x3 - 1) z 1
3 3 3 1
-2+1 -2

rp2 Étude d'équations comportant des puissances


d'exposants réels
Ce TP a pour objet de trouver le nombre de solutions de certaines équations que nous ne savons pas
résoudre.
La méthode exposée dans l'exercice commenté 1 consiste à mettre cette équation sous la forme f(x) = c
[c E R] ; puis à procéder par une étude graphique
L'exercice commenté 2 traite d'un cas plus complexe que l'on ramène au cas simple de l'exercice com-
menté 1. L'unicité de la solution de l'équation f(x) = c [c E R] est justifiée graphiquement.
Exercice commenté 1
Déterminer le nombre de solutions de l'équation: (E) 2-'" = x'.

• Transformation de l'équation (E)


- On sait que : pour tout nombre réel x, zx > O.
Par conséquent, toute solution de (E) est nécessairement strictement positive.

136. Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


- On sait que : la fonction ln est bijective donc, (E) est équivalente à l'équation : xln2 = 3lnx, donc à
1
l'équation : ~=~ . 2

• Étude graphique de (E)


, lnx
Etude de la fonction f: x ~x

0 na: '(x=
! ) 1 - lnx •
2
X

- A B (D)
X 0 e + oo e
f'(x) +
0 e3 4 p 5 6
f(x) ____.
------. 0

Résolution graphique
On sait que : 1 < 2 < e On sait que: e<3
donc : O < ln2 < 1 1 1
donc: - <-
3 e
0 < ln2 < _l_
3 3

On en déduit que: 0 < 1 ~2 < _l_,


La représentation graphique (<:(6~ de f et la droite (D) d'équation y = 1 ~2 se coupent en deux points A et
B d'abscisses respectives a. et p telles que : 1 <a.< e et P> e.
Conclusion
L'équation (E) admet donc deux solutions, l'une comprise entre 1 et e, l'autre plus grande que e.

Exercice commenté 2

Déterminer le nombre de solutions strictement positives de l'équation : (E) 2x + 3x = 7x,

• Transformation de l'équation (E)

(E) est équivalente à l'équation : (; )-'' + (~Y= 1.

• Variations de f définie sur [O ; + 00 [ par : f(x) = (;y +(~y.


2 3
On a : 7 < 1 et 7 < 1.
- Les fonctions x ~ (;Y
et x ~ (~Y sont strictement décroissantes sur [O ; + 00 [, par suite leur somme
f est strictement décroissante sur [O ; + =[.
- Par ailleurs : lim ( 72 )x = 0 et lim (l.-)x =O donc : lim f(x) = O
x-++ oo x~+oo 7 x-++oo

- Tableau de variation de f

+-1
• Nombre de solutions de l'équation (E)
f est une fonction continue et strictement décroissante sur [O ; + 00 [ et [O ; + !( =r) = ]O ; 2] ;
elle détermine donc une bijection de [O ; + 00 [ dans )0 ; 2).
Puisque 1 est élément de ]O ; 2], il existe un unique nombre réel a. tel que :
a. E [O ; + oo[ et f(a) = 1.

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 137


rp3 Étude d'une fonction du type uv
Dans Je cours, l'étude de la fonction x >-+ r apporte un premier exemple de ce type de fonction.
Ce TP a pour objet l'étude d'un exemple plus riche.
Exercice commenté
Étudier et représenter graphiquement la fonction f de R vers R définie par : f(x) = l4x2 - t l 314.
• Ensemble de définition Dr
Considérons la fonction u : x >-+ l 4x2 - 1 1.
Pour tout nombre réel x, x E Dr<=> 4x2 - 1 *O; donc :
1
Dr = ~ \ {- 2; 2 l
1

• Ensemble d'étude
On vérifie aisément que f est une fonction paire.
On peut donc prendre pour ensemble d'étude l'ensemble E défini par: E = [O; 21 [ U J21 ; + oo[
• Dérivée
f est une fonction définie par intervalle. Sur [O; + oo[. on a:
' - pour x E [O ; ~ [, f(x) = (- 4x2 + 1)314 et f'(x) = _ 6x (- 4x2 + l)-114

- pour X E ] ~ ; + oo(, f(x) = (4x2 - 1)314 et f'(x) = 6x(4x2 - l)-114

• Limites • Tableau de variation


- Limites en + oo . •tes en 1
- L mu 2
liffi l 4x2 - 1 I = + 00 lim 1 (4x2 - 1) = 0 X 0 1/2 +OO
On a: x--+ +- Ona: x:tT
{ { f'(x) +
lim X314 = + OO lim X3 14 = o
X-++ -

donc : lim
x~+oo
f(x) = + oo.
X--+0
>
donc : lim J(x)
Xjz
de même : lim J(x)
X-;;t T
=0
= O.
f(x)
----.o o~
+OO

Le plan est muni du repère {O, I, /). On désigne par (C(/, 0 ) la représentation graphique de la restriction de
f à [O ; ~ [ U ] ~ ; + oo{ et par (C(J,f) la représentation graphique de f

• Recherche de tangente à gauche et de tangente à droite au point A(- ~ ; 0)


- La fonction[ est dérivable, donc continue, sur (0; -i-r et sur]~ ; + oo(; mais non définie en ~ .
La courbe (C(/,0 ) admet un prolongement par continuité en ~,la fonction g définie par:
Pour x E [0 ; ~ ( U ] ~ ; + oo(, g(x) =f(x) et g( ~) = 0
Étudions l'existence de tangentes à la représentation graphique (C(/,) U {A} en A( ~ ; 0).
' . bil.t' 1
- D eriva 1 e d e g en 2 • Construction de (C(/,r)
• Soit X un élément de l ~ ; + oo[,
1
Ona: 2)
g(x) - g( (4xZ _ 1 p t4 2(2x _ 1)314 X (2x + 1)314
1 1 ZX-1
x-2 x-2
1
g(x)-g( J
2
donc' : lim 1 = +oo.
Xjz 1
x -2
• Soit x un élément de (0 ; ~ [,
1
g(x) - g(2)
on démontre de même que : lim 1
1
=- oo.
X"tT x-2
Par conséquent, la courbe (C(J,) U {Al, admet une tangente
verticale au point A.

138 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


~ E xercices ~,..~
ENTRAINEMENT (3) f(xl=(;}"+(;}"+(~}"-1
Primitives
L es nombres réels aa 9 Dans chacun des cas suivants, déterminer une
primitive sur Ill de la fonction f définie ci-dessous :
1 Simplifier l'écriture de chacun des nombres réels
suivants, a étant un nombre réel strictement positif : (1) f: X 1--7 5x 2x + (2) f: X 1--7 cf5ix
1 1 3x
(1) a 3 x a-2 (2) a2 x a5 (3) aû-7 x a 4 •9 (3) f: X t--7 3x (4) f: X t--7 - 2x+i
1
(4) a- 22 X .[a (5) (a-9)o.5 (6) (aZ,3)4 Limites
1
a2,01 a3
(7) (8) 10 Calculer les limites suivantes :
a6,1 a2 xex xeX
(1) lim - (2) lim - 5x
'1 Simplifier :
X-++oo 5x X~ - oo

1 1 (3) lim x3x (4) lim X3X


(1) 33 X 25 (2) 30.7 X 3--4,6 X 31,2 X---}+ oo X---} -oo

3
22 g-1,7
(3)
4
(4)
34,8
(5) F~\J(;y+(;y+(;Y-5]
16

3 Calculer une valeur approchée à 10- 3 près de :


1
(6) F~_J(;y +(;y+ (;y- 5]
(3) 7- 0,9
~. (4)
(1) 2a.s (2) 53
(7) lim x4-x (8) lim x4-x
3 2 X-++ X---} - oo
(6) 6 992-3
OO

(1,03)4 (5) 2 709 1 ·3

F onctions exponentielles F onctions puissances


Dérivées
de base a
11 Calculer les dérivées des fonctions numé-
riques f définies par :
(1) f(x) = xfx (2) f(x) = ~G: (3) f(x) = .~
3,ix

(4) 32x = 2 3x (5) 3 +_l__ = gx


3-x
(4) f(x) = ~/1 + sinx (5) f(x ) = 4/î + x 2

(7) 3x + 1 + gx-2 = 90 11 Dans chacun des cas suivants, écrire f(x) sous
2 la forme x'1- [a E Ill] et déterminer la dérivée de f
(9) 3 + _x = 9x
3 (1) f: X>--'> f;ii (2) f: X >--'> x•[x
5 Résoudre dans Dl les équations suivantes :
:\:0,5 x-ln3
(1) 2 x 102x + 3 x lOX - 5 = O (3) f: X>--'> - ·- (4) f :x >-'> -
(2) 3 X 102x + 7 X lQX - 6 = 0 x 1-e
4fX3
6 Résoudre dans Dl les inéquations suivantes : Primitives
(1) 43+x ~ 3sx (2) 106x - 103x < 2

(3) n )2x-1 s ( ~ )x (4) 7x S 7-x+l


(1)
13 Trouver les primitives des fonctions numé-
riques f définies par :
f(x) = \ (2) f (x) = ~lx
7 Résoudre dans Ill x Dl les systèmes suivants : X

2x - 2!1 = 8 { 2x2Zy= 64 (3) f(x) = x /-;; (4) f(x) = (1 + x 2),2


(l) { 2x + 2Y = 2[2 (2) lnx + 2lny = ln4
(5) f(x) = -1-
4x = 4Y { 3x + ([z )Y = 2zx+1 x )x
(3) { 4x + 1 = yx+4 (4) 3x + 27!1 = g.y+1
Limites
Dérivées 14 Calculer les limites suivantes :
8 Dans chacun des cas suivants, déterminer la (1) lim (x" 3[x) (2) lim (x" ~G:J
X--}+ oo X -+ 0
dérivée de la fonction f définie ci-dessous : 1

(1) f(x) = 2x (2) f(x) = 3x1nx (3) lim


x-++-
(1 + x 3 )
- 4
(4) lim
X--41
(1-x)· 2

<

Fonctions exponentielles - Fonctions puissances 1 39


E" tude de fonctions
En déduire la limite en + de la fonction f
00

2. Étudier les variations de la fonction f sur IR.


3. Construire la courbe (~).
Comparaison de ln, exp et fo. [a > 0)
10 Étudier et représenter graphiquement chacune
15 Calculer les limites suivantes: des fontions numériques f, g et h définies par :
(1) ~~ + - ~ (2) ~~ + - (e" - x
2
)
a) f(x) = 1x1 x b) g(x) = (1 + x)X c) f(x) = x 1nx
(3) lim (lnx - x 2) (4) lim
2-<
- 11 a et b sont des nombres réels strictement posi-
x-t+oo X-++ooX tifs. On considère les fonctions f et g de IR vers IR défi-
nies par: f(x) = ax ; g(x) = b[x
(5) lim ~ (6) lim (x + 1) 2e"
X->+- lox .t-t+oo On désigne respectivement (~1) et (~u) les représenta-
tions graphiques de f et de g dans le plan muni du repè-
(7) lim x(lnx)3 (8) lim x3e-<
X-t+oo x-++oo re orthogonal (O, 1, J).
1. Trouver une relation entre a et b pour que (~ ) et (~ )
(9) lim (x2 - 2x) (10) lim ~ 1 9
X-++oo X->+- X 3 +1 aient une tangente commune.
On désigne par Aa,b le point de contact de ces deux
Fonctions comportant expa
courbes et par E l'ensemble des couples (a, b) vérifiant
16 Dans chacun des cas suivants, étudier et la relation obtenue entre a et b.
' 2. Trouver l'ensemble décrit par le point Aa.b lorsque le
représenter graphiquement la fonction f de IR vers IR
définie par : couple (a, b) décrit E.
3. Démontrer que la tangente commune en Aa,b aux
(1) f(x) = 2.c-3 (2) f(x) = 2 lxl courbes (~1) et (~9) passe par le même point A de (OJ).
(3) f(x) = 2.c_ 2-x (4) f(x) = 4x
2 I l L'objet de ce problème est la résolution de
17 On considère la fonction f de IR vers IR définie l'équation :
5-" (E1 ) x 10 = (1,l)X x E ]0 ; + oo(.
par: f (x) = -- . 1re partie
52.c - 1
1. Étudier le sens de variation des fonctions f et g de IR
1. Justifier que f est définie sur IR*.
vers IR définies respectivement par :
2. Démontrer que f est impaire.
3. Étudier les variations de f sur ]O ; + oo(. f(x) = x 10 ; g(x) = (l,l)x.
En déduire les variations de f sur ]- oo ; 0(. 2. Représenter graphiquement, dans le plan muni d'un
repère orthonormé, les restrictions à (0 ; 1,1] des fonc-
4. a) Résoudre dans IR l'équation : f(x) = ; . tions f et g.
b) En déduire les solutions de l'équation : f(x) = - ; . 3. On considère la fonction d de IR vers IR définie par :
d(x) = (l,l)X - x 10 .
Fonctions comportant fr, [a> O} a) Calculer d(l) et donner une valeur approchée à 10-2
18 Dans chacun des cas suivants, étudier et près de d(l,l).
b) Montrer que l'équation (E1 ) admet au moins une
représenter graphiquement la fonction f définie par :
solution a qui appartient à l'intervalle (1 ; 1,1].
(1) f: X i-7 X0,3 (2) f: X 1-7 .cl ,7
2" partie
(3) f: X i-7 x5.2 (4) f: X i-7 X-3,9
On considère l'équation :
(E2 ) x ln(l,l) - lOlnx = O.
1. Montrer que (E2 ) est une équation équivalente à (EJ
2 . On considère la fonction numérique cp définie par :
APPROFONDISSEMENT
cp(x) = x ln(l,l) - lOlnx.
19 On considère la fonction f de IR vers IR définie Étudier et représenter graphiquement cp. (On dési~
par : f(x) =x3-x. par (r) la courbe obtenue.)
On désigne par (~) la représentation graphique de f 3. Montrer que l'équation (E 2 ) admet une solution
dans le plan muni du reprère orthonormé (0, 1, J). unique ~et que : ~ E (685 ; 686(.
1. a) Déterminer la limite de f en - 00 •
4. Trouver un meilleur encadrement de ~. en déduire
· b) Déterminer la limite en+ oo de la fonction définie par: une valeur approchée de ~ ·
• X'4 -
xln3
- , D'après bac
e<ln3

140 Fonctions exponentielles - Fonctions puissances


C alcul intégral -

Du calcul d'aires à la notion d'intégrale


Les premiers calculs d'aires sont dus à Eudoxe (406-359 av. J. -C.}
et à Archimède (287-212 av. J.-C.}. Leur méthode, qui consistait
à encadrer la surface par deux polygones, fut développée par les
Arabes au /Xe siècle.
Fermat ( 1601-1665) introduisit la méthode des rectangles et, par
passage à la limite, donna les approches intuitives essentielles à la
notion d'intégrales, née à la même époque que le calcul différentiel.
C'est Cauchy et Riemann qvi firent de l'intégrale vne théorie pré-
cise {définition, notation}. Cette théorie fut achevée par deux
Français : Lebesgue (1875-1941} et Denioy (1884-1974).

De nos ;ours, le calcul intégral


intervient dans plusieurs
sciences telles que la phy-
sique, la statistique.. .
Riemann est considéré comme
le plus grand mathématicien
de son siècle.
« Sa grandeur réside dans le
caractère puissant de généra-
lité et la partie illimitée de ses
méthodes ».

Bernhard Riemann ·
mathématicien allemand - 1826-1866.

1. Intégrale d 'une fonction continue ... " ... :.. .. .. .. ..... .. .. 142
2. Techniques du calcul d'intégrales ... ..... .. ..... .. ..... .. ... 149
3. Calcul de grandeurs ........ ........ ...... ....... ... ........ ... .... . 154

Calcul intégral 141


r le
_ __ Notion d'intégrale d'une fonction continue
• • • - Définition
• Position du problème et définition
Nous avons défini les primitives d'une fonction continue. Pour certaines fonctions continues, il ne nous
a pas été possible d'exprimer algébriquement une primitive, bien que celle-ci existe ! C'est le cas de la
fonction inverse.
On peut se poser les questions suivantes.
•Quelle est la primitive qui prend la valeur ; en 0 de la fonction[ définie par: j{x) = 1 ~ xz?
• Quelle est la distance parcourue en t heures par un mobile dont la vitesse v est définie par: v(t) = et?
Pour résoudre de tels problèmes, nous utilisons une nouvelle notion: l'intégrale d'une fonction continue.
La définition d'une primitive permet de démontrer la propriété suivante :

f est une fonction continue sur un intervalle K, F une primitive sur K de f, a et b des éléments de K.
Le nombre réel .F(b) -.F(a) est indépendant du choix de la primitive F ; il est appelé intégrale de a à
b def.

On note: F(b)-F(a) = [.FCx)J: rf(x)dx


on lit: F(x) pris entre a et b somme de a à b de f(x)dx

• Variable muette dans une intégrale


La lettre x n'intervient pas dans le résultat de l'intégrale ft(x)dx ; on peut donc la remplacer par n 'im-
. a
porte quelle autre lettre différente de a et b ; on dit que x est une variable muette.
On a : J:f(x)dx "" ft(u)du = ff(t)dt = ... = F(b) -F(a).

• Conséquences immédiates de la définition d'une intégrale

f est une fonction continue sur un intervalle K, a et b des nombres réels quelconques de K, F une pri-
mitive de f sur K. On a : fb · fa fa
J f(x)dx
0
= - Jbf(x)dx J f(x)dx
0
=0

• • • - Intégrale et primitive
f est une fonction continue sur K contenant a, F est une primitive sur K de f qui s'annule en a.
Soit x un nombre réel élément de K ; on a : .F(x) = F(x) - F(a) = f'f(t)dt ;
Je.
donc Fest la fonction définie sur K par : F(x) = ff(t)dl.

f étant une fonction continue sur un intervalle K contenant a, x J


la primitive sur K de f qui s'annule en a est la fonction F définie sur K par : .F(x) = /(t)dt.

142 Calcul intégral


Exemples
• La primitive sur ]O ; + 00 [ de la fonction X ~ 1- qui s'annule en 1 est la fonction ln ;
X

donc pour tout x élément de IR~. bu:= Jirxydt.


1

• Un mobile part d'un point A à l'instant 0 et a une vitesse v en km/h définie par: v(t) =et.

La distance parcourue x (en km) après t heures est donnée par : x(t) = J: v(u)du = J: eudu = [eu]~= et - 1.

• • • - Intégrale et aire
2cm
• Unité d'aire, unité graphique d'aire
Le plan est muni du repère orthonormé (0, 1, J).
3cm
- L'unité d'aire, noté u.a, est l'aire du rectangle construit sur OIJ.
- Lorsque l'unité graphique sur chaque axe du repère, est exprimé en cm, en m, ... ,
l'unité graphique d'aire s'exprime en cm2 , en m 2 .•• 1 u.a vaut 6 cm 2

• Exemple introductif
Le plan est muni du repère orthogonal (0, 1, J). ' ' '
C2lla): (9l..): :<2llb)
f est une fonction continue, croissante et positive sur un intervalle '
Ja; b].
On désigne par :
c~,l la représentation graphique de f;
('2ll.J, ('2lla) et ('2ll,,J les droites parallèles à (OJ) et passant respective-
ment par les points de coordonnées (x; 0), (a; 0) et (b; 0);
.1.r la partie du plan limitée par: c~,>. (01), ('2lla) et ('2ll.J ;
.1 la partie du plan limitée par: C~,J. (OI), ('2ll0 ) et ('2tl,,).
On considère la fonction sl définie sur [a ; b] par :
pour x élément de [a ; b], sl.(x) =Aire de ôx
..'
'
{ sl.(a) =O
Démontrons que la fonction sl est une primitive sur [a ; b] de f.

On en déduira alors une interprétation graphique ~e J:rc t)dt. 1 a X b

Démontrons que la fonction sl est une primitive sur [a ; b] de f.


x 0 est un élément de [a; b].
- Soit h un nombre réel strictement positif tel que : x 0 + h E [a; b].
Désignons par E la partie du plan tramée sur le graphique ci-contre.
sl(x0 + h) - sl(x0 ) =aire de E
Cette aire est comprise entre les aires de deux rectangles :
f<xo + h) -- --- - --•- --- ---
on a : '
'
d'où:

or : lim f(x0 + h) = f(x0 ) (f étant continue en x 0 )


h ""' 0

done : ll·m . sl(xo + h) - .14.(xo) - '( ) -f( )


h - .14.d x 0 - x 0 •
h ""t 0

- Lorsque h est strictement négatif, on démontre de même que :


J

- Par conséquent, la fonction d est dérivable en x 0 et d'(x0) = f(x 0 ).

Calcul intégral 143


Donnons une interprétation graphique de f
La fonction s1 étant une primitive sur [a; b] de f, ff(t)dt = .ll'l(b) - .ll'l(a) = s1(b) =aire de 6.

• Propriété
- En utilisant la même situation que l'exemple introductif précédent, avec une fonction continue,
décroissante et positive, on obtient le même résultat.
- Lorsque la fonction f est continue, positive et quelconque, on examine la fonction sur chaque intervalle
où la fonction est monotone. On obtient encore le même résultat.
On démontre et nous admettons la propriété suivante :
Propriété
Le plan est muni du repère orthogonal (0, I , J) .
fest une fonction continue et positive sur un intervalle [a ; b] tel que a < b,
(~ ) la représentation graphique de f,
1
s:f(x)dx est l'aire de la partie 6 du plan limitée par : (~{), (On, les droites d'équations X = a et X = b.

a<x<b
M(x,y) E 6 <=> { 0 $y $f[x)
A
J:rcx)dx = aire de 6. J

1 a b

• Exemple
Interprétation graphique du nombre réel lna, (~) étant la représentation graphique de la fonction : x ~ 1-.
. X

a<:: 1 a51

~-ai~
J

0 a 0 a

1.b
1.a
(1) r~
Calculer les intégrales suivantes.

dt (2) i: t: dt
Les égalités suivantes sont-elles vraies ou
fausses?

(1) r ~ dx = [ lnx + 2 ]~
n

(4) f!-sinxdx
6
(2) fo2 sin xcos3xdx = [sin4x]:
2

1C On considère les fonctions f, g, h définies par :


(5) f~cosx
4
dx (6) f(1 + tan 2x)dx
6
f(x)
3
= -1+~- ; g(x) = tanx ; h(x) = -l 1
+x
- .

Peut-on calculer l'intégrale de f sur [- 2 ; 2] ?


(7) f,
1
2
~dt
2,1t
(8) f e-<dx.
Peut-on calculer l'intégrale de g sur [- n ; n] ?
Peut-on calculer l'intégrale de h sur [- 2 ; O] ?

144 Calcul intégral


1 ,2, Propriétés de l'intégrale
• • • - Égalité de Chasles

f étant une fonction continue sur un intervalle K et a, b, c des éléments de K,

J:rcxJdx =J:rcxJdx + f:rcxJdx.


Cette égalité est une conséquence directe de la définition de l'intégrale.
Exemple

C:Onsidérons la fonction définie par : { pour :x E 1-- ; 1), M = Zr+ 1


pour.r E [t; + oo(,flz) c:-.r + 4
• f est continue sur R. Calculons J:rcxJdx.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~--

Calcul de l'intégrale

f f(x)dx f f
= f(x)dx + t(x)dx = f (2.x + l)dx + r (-X + 4)dx

= [x2 + X]~ + [- ~
2
+ 4x J:= 6. ( (. )

Interprétation graphique
La fonction f étant positive sur [O ; 3], le calcul précédent peut 3 4
· être interprété comme somme des aires $11. et $11.' ci-contre.

fet g étant des fonctions continues sur un intervalle K, a et b des éléments de K, a un nombre réel
quelconque,
r
(fCx) + g(x))dx = f rcx)dx + r g(x)dx r af(x)dx =aJ:rcxJdx.

D émonstration
Soit F une primitive de f sur K et G une primitive de g sur K. On a :

r (rCx) + g(x))dx = (F + G)(b) - (F + G)(a) = [F{b) -.F{a)] + [G{b) - G(a)] = ftlx)dx + rg(x)dx.

r cif(x)dx = (aF)(b) - (aF)(a) = cx[.F{b) - .F{a)J = Cl f rcx)dx.

Exemple

On considère la fonction f définie par : On considère la fonction f définie par :


f(.r)
7
=6.r + ;;r:
Z,x
. f{.r) =cos2.r (cos2.r =i- + ~).
Il:

f est continue sur (3 ; 4). Calculons J:f(x)dx. f est continue sur (0 ; Tl·Calculons J:j(x)dx.

Calcul intégral 145


On désigne par u et v les fonctions définies par : On désigne par u et v les fonctions définies par :
u(x) = 1 ( ) cos2x
u(x) = Zx et v(x) = \ -- .
Z ~x
2 et v x = - 2- .
on a : pour tout x élément de [3 ; 4], on a: pour tout x élément de [O; ~],
f(x) = 3u(x) + 7v(x) f(x) = u(x) + v(x)
1t 1t 1t
4 4
donc : r\6x + 7;- )dx = 3 r u(x)dx + 7 r v(x)dx donc: J;cos 2xdx = J:u(x)dx + J:v(x)dx
J3 2,Jx J3 J3
= 3[x2J: + 7[rx]: = 3 x s + 7( f3 - 51. =[2
X ]-1- 1
0 + 4
[ .
sm2x
]-1-
0 =6
1t
+
[3

• • • - Inégalités et intégration

f
r
et g étant des fonctions continues sur un intervalle [a ; b],

' si f?:. 0 alors f


t(x)dx?:. 0 si f?:. g alors f t(x)dx ?:. g (x)dx.

D émonstration
Soitfune fonction continue et positive sur [a; b], Soient f et g des fonctions continues sur [a; b],
F une primitive defsur [a; b]. telles que :
On a : pour tout x élément de [a; b], F'(x) =f(x) pour tout x élément de [a; b],f(x) ?:. g(x)
or: f(x)?:. g(x) ~ f(x) - g(x)?:. O.

d'où : Fest croissante sur [a ; b] d'où : J: (r(x) - g(x) )dx?:. 0

donc : J:t(x)dx = F(b) - F(a)?:. o donc : J:t(x)dx ?:. J:g(x)dx.

Exemple
1t

Déterminer un encadrement de J:
6
x2sinx dx.

Soit x un élément de [ ~ ; ~] ; on a : ~ ::::; sinx::::; 1


J
donc:

d'où:

Remarque
On peut avoir f t(x)dx?:. 0 sans que la fonction f soit positive sur [a ; b] ;

pour s'en convaincre, faire l'activité suivante :

f est la fonction définie sur [ ! ;e 2


] par : f(x) = 1~.
La représentation graphique ci-contre de f montre que f ne
1
2
l re 0 J' e'

garde pas un signe constant sur le- ; e 2 ]. Calculons h ~·


e -------""---'.,.
:1 _ _ _ _ _ _ _ _ _.....

, "f"ier que x
Pour ce1a ven ~ x a pour pnm1tive
lnx . . . x ~
1 (lnx12.
2

146 ·Calcul intégral


• • • - Inégalité de la moyenne
Cette propriété est une conséquence de l'inégalité des accroissements finis appliquée à la fonction F
définie sur l'intervalle [a; b] par: F(x) = f:t(t)dt.
On peut aussi obtenir cette propriété à partir de la précédente.

f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b] tel que a < b, m et M sont des nombres réels.
f
- Si pour tout x élément de [a ; b], m S f(x) S M

- Si pour tout X élément de [a ; b], lf(x) 1 $ M alors r


alors m(b - a) $ t(x)dx S M(b - a).

ltCx) 1dx $ M(b - a).

D émonstration
' Les fonctions constantes x ~met x ~ M sont continues sur [a; b],
donc: pour tout x élément de [a; b], or: pour tout x élément de [a; b],

mSf(x) S M~ J:mdxS ft(x)dxS I:Mdx


r
if(x)I SM Ç::) - Msf(x)SM

d'où : m(b - a) s f t(x)dx s M(b - a). d'où : if(x) 1dx s M(b - a).

u•- Valeur moyenne d'une fonction


• Présentation
De la propriété précédente, on peut faire la remarque suivante :

m(b - a) s rbf(x)dx s M(b - a) - 1b rbf(x)dx s M.


Ç::) m s
la - a la
Si f est continue sur un intervalle [a ; b], f atteint son minimum m et son maximum M sur [a ; b) et il
existe un élément c de [a ; b] tel que : f(c) = - 1b rbf(x)dx.
-a la

Définition
f est une fonction continue sur un intervalle [a ; b] tel que a < b.
On appelle valeur moyenne de la foncti.on f sur [a ; b], le nombre réel -b 1 rbf(x)dx.
-a la

• Interprétations graphique et cinématique


• Le plan est muni du repère orthogonal (0, 1, J). H G
M
On désigne par A la partie du plan limitée par ('<61), (01),
les droites d'équations x = a et x = b.
Sur le graphique ci-contre on constate que :
b ~ a J:rct)dt F
1--__.:~====~--~E

(1) aire de ABCD Saire de As aire de ABGH m


D c
(2) aire de Il = aire de ABEF a c

• La vitesse moyenne d'un mobile est la valeur moyenne de sa vitesse v. En effet :

Vitesse moyenne=
distance parcourue 1
= -t- -t
ltz
v(t)dt =valeur moyenne de v.
durée du trajet 2- 1 t1

Calcul intégral 147


• Exemple 1

Calculons la valeur moyenne sur [O ; n] de la fonction f de IR vers IR définie par : f(x) =x - sinx.

La fonction[ est continue sur [O; n], car elle est la somme de deux fonctions continues sur [O; n].

Par conséquent, la valeur moyenne sur [O ; n] de la fonction f est ..!..


1t i"
0
(x - sinx)dx,

1
or: n i"
0 (x - sinx)dx rzx2 + cosx ] 0" = 7t1 (1ty- 2)
= n1 f1
2
=
2
1t----zn·
- 4

• Exemple 2

Donnons un encadrement du nombre réel r


ln(4 + tz)dt.

Considérons la fonction f: t ~ ln(4 + t 2 ).


La fonction f est continue et strictement croissante sur [1 ; 3) car elle est la composée de la fonction
t ~ 4 + t 2 qui est croissante sur (1 ; 3], suivie de la fonction croissante ln. Par conséquent,
on a: f(l) sf(t) sf(3)
c'est-à-dire : ln5 s ln(4 + t 2 ) s ln13

d'où: 2 x ln5 S f 1n(4 + t 2 )dt s 2 x ln13

donc: 3,21 s f 1n(4 + t 2)dt s 5,13.

• Exemple 3
f est la fonction numérique définie sur [a; b] par: f(x) =.il.
Déterminer en fonction de a et b le nombre réel c tel quef(c) soit la valeur moyenne defsur [a; b].
Quelle est la valeur de c si a = 1 et b = 3 ?
1
f(c) étant la valeur moyenne defsur [a; b] on a :f(c) = - b [bf(x)dx ::;: c3
-a Ja
[b 1 4 1 2 1 2
or : J/(x)dx = (b - a 4 ) = (b + a 2 )(b2 - a 2 ) = (b + a 2 )(b - a)(b + a)
4 4 4
d'où: ! (b 2 + a 2 )(b +a) = c 3.
La foiÎction f est continue et strictement croissante sur [a ; b], elle détermine donc une bijection de
[a; b] dans [f(a) ;f(b)].
Par conséquent il existe une et une seule valeur de c telle que : f(c) = (b2 + a 2)(b +a). !
c3 = ! (b 2
+ a 2 )(b + a) ~ c= ~ ! (b2 + a 2)(b + a).
Pour a = 1 et b = 3, on a : c = 3ho.

1.d Le plan est mµ~i du repère orthogonal (0,1,J) 1.f On pose : A(x) = - 8x3 + 24x2 + 3x - 9.
. Calculer la valeur moyenne sur [1 ; 3) de la a) Vérifier que: A(3) = O.
fonction exponentielle. Déterminer le signe de A(x) sur [1 ; 3).
Donner une interprétation graphique. b)f et g sont des fonctions numériques définies
par : f(x) = 26x2 - 3x et g(x) = 8x3 + 9.
1.e Le plan est muni du repère orthogonal (0,1,J).
Calculer la valeur moyenne sur (0 ; 1t) de la
f
On pose : I = t(x)dx et J =rg(x)dx.
fonction cosinus. Sans calculer les val eurs de 1 et J, prouver que
Donner une interprétation graphique. I ~ J.

148 Calcul intégr~I


\

Techniques du ealeul d'intégra es- -


-~:=i Exemples d'utilisation de primitives
• • • - Intégrale des fonctions du type : u'(x) x lP(x) [a E IR*]
Exemple

On donne la foncti9n f de lffi vers lffi définie par : On donne la fonction f de lffi vers lffi définie par :
3x2 - 4x+l
f(x) = - - - - - - f(x) = sinxcos3x.
~(x3 - zx2 + X - 5)3
1t

f est continue sur [3 ; 4). Calculons rf(x)dx. f est continue sur [O; ;1. Calculons f:f(x)dx.
On désigne paru la fonction polynôme définie par: On désigne paru la fonction cosinus.
u(x) = x 3 - 2x2 + x - 5.
On a: pour tout x élément de (3 ; 4], On a: pour tout x élément de (0; 7t J,
f(x) = u'(xJ[ u(x)
_.3_
4

r
u' x ua [a E IR*\{- 1}] a pour primitive a...+ ,
f(x) = - u'(x)u3 (x).
u<x+l
3

ua+1
u' x ua [a E IR*\{- 1}] a pour primitive a+ ,
1 7t ~- 1t
1

donc: ft(x)dx_ = f u'(x)u-%- (x)dx = 4 x [ u f (x)



J: donc: f:f(x)dx = -f:u'(x)u (x)dx
1t
3

1t

= 4 X [ (x3 - 2x2 +X - 5) °4 ]4
t = [u44(x) ]-03 = - 41 [cos4x ]-03
3

15
64.

• • • - Intégrale des fonctions du type : u'(x)eu(xl


Exemple
'----
On donne la fonction f de lffi vers IR définie par : On donne la fonction f de lffi vers lffi définie par :

f(x) = (x - 3 )eX2 - 6x + 5 f(x) = (2x - _1 -)etanx- x2


cos x 2
n

f est continue sur [1 ; 4). Calculons rj{x)dx. f est continue sur [O ; ~ ]. Calculons J)cx)dx.
On désigne par u la fonction définie par : On désigne p ar u la fonction définie par :
u(x) = eX2 - 6x + 5 . u(x) =taux - x 2 •
On a : pour tout x élément de [1 ; 4] , On a: pour tout x élément de [O : ~],
f(x) = ~ u'(x)eu(xJ f(x ) =- u'(x)eu(x)

or: la fonction u'eu a pour primitive eu or: la fonction u'eu a pour primitive eu ·

donc: f1
4f(x)dx = _.!_ f4u'(x)eu(xldx
2 1
donc: Jof~f(x)dx = - Jof~u'(x)eu(x)dx
1t

=~ [ eX2 - 6x +s ]: =. -[etanx-x2]!
16- 7t2
e- 3 - 1
= 1 :- e -----r6.
-z-

C~lcul int~gral 149


• • • - Intégrale des fonctions du type:~~/
Exemple

On donne la fonction f de IR vers IR définie par : On donne la fonction f de IR vers IR définie par :
f(x) = . 2x+ 3 f(x) = cotanx ; (cotanx = ~)
SlllX
x2+3x+5
f est continue sur [- 1 ; O]. Calculons f{Cx)dx. f est continue sur [O ; ; ]. Calculons J:f(x)dx.
lt

On désigne par u la fonction polynôme définie par : On désigne par u la fonction sinus.
u(x) = x 2 + 3x + 5.
Ona: pour tout x élément de [- 1 ; O], On a: pour tout x élément de [O ; ~],
u'(x) u'(x)
f(x) = u(x) et u(x) > O f(x) = u(x) et u(x) > O
or: la fonction u' a pour primitive lnu ou ln[- u) or : la fonction u' a pour primitive lnu ou ln(- u)
u u

donc:
f- 1
of(x)dx = f o u'(x) dx
- 1u(x)
donc: J:f(x)dx
lt

= r3 u'(x) dx
lt

J1'._ u(x)
= [ ln(x
2
+ 3x + 5) r 1
2 2

= [ ln(sinx) ]~
[3
lt

2
5
=ln
3 . = ln
2 .

• • • - Intégrale d'une fonction rationnelle


Exemple
On donne la fonction rationnelle f définie par : On donne la fonction rationnelle f définie par :
f[x) = 2x3 + 9x2 + 5 . f(x) = 2x2 + X - 1
(x - 1) 2 (x + 1)3 (x - l)(x + 3) 2
f est continue sur [2 ; 4]. Calculons Licx)dl:. f est ~ontinue sur [2 ; 3]. Calculons f
t(x)dx.

2 '- 3 1 15 7
On établit que : f(x) = )2 + On établit que : j(x) - +---
(x - 1 [x + 1)3 · B(x - 1) B(x + 3) 2(x + 3)2

On désigne paru et v les fonctions polynômes défi- On désigne paru et v les fonctions polynômes défi-
nies par : u(x) = (x - 1) ; v(x) = (x + 1). nies par : u(x) = (x - 1) ; v(xJ = (x + 3).
On a : pour tout x élément de [2 ; 4], On a : pour tout x élément de [2 ; 3),
2u'(x) 3v'(x) j(x) = l._ u'(x) + 15 v'(x) _ J__ v'(x)
f(x) = [u(x)]2 + [v(x)]3 8 u(x) 8 v(x) 2 v'(x)
u(x) > 0 et v(x) > 0
or : la fonction u~ a pour primitive - 1 or : la fonction u' a pour primitive lnu ou ln(- u)
u (n- l)un-1 u

donc: r4f(x)dx = r4
Jz J2
2
(x - 1)2
dx + r4_3_ dx
J2 (x + 1)3 donc : f fix)dx

= 2X [ - 1 ]4 +3X [2[x- +1 1) ]4 1 r3

= lfJz X
1
1 dx + S
15 e1 7 r 1
Jz 3dx- zJz(X + 3)2dx
3

(x - 1) 2 2 2 - X+

108
= 75= 1,44.

150 Calcul intégral


• • • - Intégrale d'une fonction trigonométrique
Exemple 1
On donne la fonction fae IR vers IR définie par : On donne la fonction f de IR vers R èléfiiïie par :
f(x) =cos6x. n f(x) =cos3x. n
/est continue sur [ ~ ; ~].Calculons J;rcxJdx. f est continue sur [ ~ ; ~].Calculons J.J'cxJdx.
4 4

En linéarisant cos6x,
on a :
_ cos6x + 6cos4x + 15cos2x + 20 .
cos 6x - 3 2 On a : j{x) = cos3x = cos2xcosx = (1 - sin2x)cosx
32 32 32

donc:
1
f!f(x)dx = 32 f!cos6xdx + 16 f!cos4xdx donc:
3
f.~lx)dx = f!cosxdx - J!sin xcosxdx 2

4 4 4 4 4 4

f:cos2xdx
lt 1t

+ ;~ + ~ f:dx
4 4
1t
1 . 3 . 15 . 5x]2
= [ 192 sm6x + 64 sm4x + 64 sm2x + 8 n
4

Exemple 2
On donne la fonction l ë:le IR vers IR définie par : On donne la fonction f de IR vers IR définie par :
f(x) =cos2xsin3x. n f(x) = sin3xcos3x. n
f est continue sur [ ~ ; ;1.
Calculons J.J'cx)dx.
4
f est continue sur [ ~ ; ;1.Calculons f.J'Cx)dx. 4

On a : f(x) = cos x 2
sin 3x = cos 2x sinx(l - cos x ) 2
On a : f(x) = sin = 3
xcos 3x sin 3xcosx(l - sin 2x)
= sinx cos 2x - sinx cos4x = sin3x cosx - cosx sin 5x
donc : donc:
1t 1t 1t

J:f(x)dx = J:sinxcos 2xdx - J:sinxcos4xdx f!f(x)dx


4 4 4 4
1t 1t

= [- ~ 3
cos x ) +
3
Jl-
~ [ cos x 5
]!4
R emarque
Dans la recherche d'une primitive de la fonction f définie par x ~ sin.Px cosqx, on peut éviter de linéari-
ser lorsque p ou q est impaire.

2.a On donne les fonctions f et g de IR vers IR défi- 2.b Calculer les intégrales.
nie par:
x3 (1) fczx -1)e<2 -xdx (2) fc1-2x)(x 2 -x)fdx
() 2x2 +3x+4
f(x) = - - ; g x= x 2- 1 .
x2 - 4
Vérifier que f est de la forme : (3) r3 - 2x +5 (4) r• J lnx -
9
1 dx
J1 (- x2 + 5x + 3) 5 Je• x
ax+ _ b_ + _ c _
n n
x - 2 x+2
et que g est de la forme : a+ _l!._ + _ c _
X - 1 X+ 1
(5) r - T c?sxdx
)_2'.. smx
2
(6) f3
0
s in 2xcos 2xdx

1 .!_
n n
2 2 2
Calculer les intégrales : r j(x)dx et r g(x)dx.
J_ 1 Jo (7) fo sinxcos6xdx (8) fn sinxcos 7xdx.

Calcul intégral 151


2 ,2. Intégrale d'une fonction paire, impaire, périodique
Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, J).
On pourra expliquer les résultats suivants en considérant l'aire de deux parties du plan qui se corres-
-+
pondent par la symétrie d'axe (OI), la symétrie de centre 0 ou la translation de vecteur T 01.

On démontre et nous admettons les propriétés suivantes :

Si f est paire
alors J_°[Cx)dx = J:j{x)dx et f [Cx)dx = 2J:j{x)dx

Si f
-aop
est impaire
alors f rcx)dx =- rj{x)dx
-a O
et f[lx)dx = 0

~
Si f est périodique de période T
alors f fi.:Jc1x = rj{x)dx

Exemple 1

Calculons l'intégr ale


If _ ..!!_
9
dx
cos2 3x · Calculons l'intégrale r! :::
3
dx.

x ~ - 1- - est contmue
. et paire n_ ; -1tl .
. sur [- g1 x ~ 1
- :; est continue et impaire sur [- 3 ; 3).
COS 23 X 9 1 + v

donc :
I f dx
1t - - -
- g COS23X
=2 lfO
-dx
23-
-
COS X
= 32 [ tan3x ]%.
O
donc :
1
3
1 - eX
_ 1 + eX dx = O.
3

Exemple 2

Calculons l'intégrale r +-j- sin2 3xdx [a E !R] (sin2 a


1 -
= - - --
cos2a
2

x ~ sin23x est continue et périodique de période 2


;.

donc : r + ?f Sin23x dx = Io ?f Sin 23x dx = ~ Io?f (1 - COS6x)dx = [~ X - Si~5x ]: = ~ .


-
2.c On considère les fonctions f et g de IR vers IR 2.d On considère la fonction f de IR vers lR définie
définiea par :f(x) =x 4 sinx ; g(x) = (1 + x 2 )tanx. par : f(x) = ln(cosx).
n Démontrer que :
r+
Calculer '. J_ _;;,f(x)dx
. 2
1: 4
g(x)dx.
1:
n

ln(cosx)dx = ff
X

ln(l - sin 2x)dx.


4

152 C~lcul intégral


2,3. Intégration par parties

f et g sont deux fonctions dérivables sur un intervalle [a ; b).


Si les fonctions dérivées f' et g' sont continues sur [a; b]

alors J:rcx)g(x)dx =[tcxJg(x) fa - f o'(x)f(x)dx


D émonstration
f et g sont deux fonctions dérivables sur un intervalle [a; b].
Pour tout x élément de [a; b], ifg) '(x) =f'(x)g(x) + g'(x)f(x).
Si les fonctions f' et g' sont continues sur [a ; b] alors les fonctions f'g, f'g', f'g + f'g' sont continues
sur [a; b],

donc : r ifg)'(x)dx = rf'(x)g(x)dx + f u'(x)f(x)dx = [r(x)g(x) l:.


Exemple 1
On considère la fonction f définie par : On considère la fonction f définie par :
f(x) =(2x + 3)e2' f(x) =xlnx
f est continue sur [O ; 1). Calculons ft(x)dx. f est continue sur (1; 2). Calculons J:t(x)dx.

Posons : 1 u(x) = 2.x + 3 ; on a : 1 u '(x) =2 Posons: u(x) =lnx ; on a: u'(x) =;


v'(x) = e2' v(x) = eX xz
v'(x) = x v(x) =2
On calcule cette intégrale en posant : On calcule cette intégrale en posant :

ft(x)dx = [(2x + 3)eX l:- J: 2 eXdx. ff(x)dx = [ ~x 2


lnx l~ - ~ f xdx.

Exemple 2
On considère la fonction h définie par : h(x) =x2siiu.
h est continue sur [O ; 3
1t "
1. Calculons Jo h(x)dx. r!'
1t

Calculons: fo3 xcosxdx.


Posons : lj{x) = x2 ; on a : lf'(x) = 2.x Posons: 1 u(x) = x ; on a: u'(x) = 1
g'(x) = sinx g(x) = - cosx v'(x) = cosx . 1
v(x) = sinx

- On calcule cette intégrale en posant : On calcule cette intégrale en posant :


1t Jt 1t

1
1t Jt 1t
3 3
3
h(x)dx = [- x 2cosx 17+ 2 fo xcosx dx.3
fo xcosx = [x sinx ]:- fo sinx dx.

2.e Utiliser une intégration par parties pour calcu- 2.f Utiliser deux intégrations par parties pour cal-
ler: culer:

f2
lt 1t

.,\t. (1) 12
0
xsinxÜX < (2) fxJx + 1 dx
""
2
(1) J:x e-<dx (2)
0
x 2sinxdx

(3) f xlnxdx (4) f tntdt (3) fx h - xdx i (4) .fx 2 h - xdx.

Calcul intég~al 153


3 1 . Calcul d'aires
Calcul de l'aire d'une partie du plan limitée par l'axe des abscisses et
une courbe
Le plan est muni du repère orthogonal (0, I, f).
f étant une fonction continue sur un intervalle [a ; b], de représentation graphique («6), nous nous pro-
posons de calculer l'aire de la partie !J. du plan limitée par («6), (OI), les droites d'équations respectives :
x =a etx = b.
• Cas où f est une fonction continue et positive
On sait que,
Si f est une fonction continue et positive sur [a ; b],
!J. la partie du plan définie par : M(x,y) E !J. <:::> { a:::; x ::;;fb( )
Ü ::;y:::; X

alors f
aire de !J. = t(x)dx
a
J

0 b

• Cas où f est une fonction continue et négative


Sif est une fonction continue et négative sur [a; b] on pourra considé-
rer l'opposée de f, la fonction - f. C'est une fonction continue et positi-
ve sur [a; b]. Sa représentation graphique («6' ) est le symétrique de (C{5)
par rapport à (OI).
Les parties du plan !J. et !J.' définies ci-dessous sont symétriques par rap-
port à l'axe (OI), elles sont donc superposables.
a ::;;x::;;b , {a::;;x::;;b
M(x,y) E !J. <:::> { f(x) :::; Y ::;;o ; M(x,y) E !J. <:::> 0 :::; Y:::; (- f)(x) a b

On a: aire(!J.') .= J:r- f)(x)dx = - J:t(x)dx

donc: aire(!J.) = aire(!J.') = - f


t(x)dx

• Cas où f est fonction continue et quelconque


Les résultats précédents permettent de calculer
l'aire de la partie du plan !J. limitée p&\1a repré-
sentation graphique (C{5) d'une fonction continue,
l'axe (OI), les droites d'équations : x =a et x = b.
Dans le cas de figure ci-contre,

on a : aire(!J.) =- f:t(x)dx + f
t(x)dx - Lbf(x)dx

Exemple
Le plan est muni du repère orthogonal (0, 1, J).
(~) est la représentation graphique de la fonction polynôme f définie par : f(x) = x3 - 3x2 + 2.
Calculons l'aire de la partie !J. du plan limitée par (C{5), (OI), les droites d'équations : x = - 1 et x = 2.

154 Calcul intégral


Étude du signe de f
X - oo - 1 1- ./3 2 1+13 +OO

f(x) +
-2 4
Calcul d'aire i [3 i
1
1- 1 2
On a : aire(A) =- f(x)dx + f(x)dx - f(x)dx

1
= [- -
4 x4+x3 - 2xr- -1

1
[3 + [ -1
1- !3

4 x4 - x3+2x 1-1
1- /3
1

1
+ [--
4 x4+x3 - 2x 1 2
1

D'où : . aire(A) == 5,75. -3

Calcul de l'aire d'une partie du plan limitée par deux courbes


On veut calculer l'aire de la partie (A) du plan limitée par les courbes (~1) et (~9 ), représentations gra-
phiques des fonctions f et g continues sur [a; b], et les droites d'équations x =a et x = b.
Soit k un nombre réel tel que :
pour tout x élément de [a ; b]. f(x) + k ~ 0 et g(x) + k ~ O.
-+
Désignons par A' l'image de A par la translation de vecteur k OJ.
-+
A' est limité par les représentations graphiques de x ~ f(x) + k, k OJ

donc : aire(A) = aire(A') = r


x ~ g(x) + k, les droites d'équations : x =a et x = b.

[f(x) + k]dx - r [g(x) + k]dx.

d'où : aire(A) = r [f(x) - g(x)]dx

Exemple
Le plan est muni du repère orthogonal (0, 1, J). (~) est la représentation graphique de la fonction f
, . x2-x+2
defime par : f(x) = - - - -
x- 2
Calculons l'aire de la partie A du plan limitée par(~), la droite (~) asymptote de (~), les droites
d'équation x =-
3 et x 1. =-
On a : f(x) =x + 1 + _!_ et lim
X - 2
_!_
X~+~ X - 2
=0 ; J

donc: (21J) est la droite d 'équation y = x + t.


Dans l'intervalle [- 3 ; - 1], la droite (21J) est au-dessus de la
courbe(~).

Donc : aire(A) = 1 - 1[f(x)-(x + l)]dx =


-3
i-1
3
_!_2
x-
= [4ln(2 -x)t: = 4ln ~.

3.a Le plan est muni du repère orthonormé (0, 1, J) , 3.b Le plan est muni du repère orthonormé (0, 1, J).
l'unité graphique étant 2 cm. On considère la droite(~) d'équation y = ~ -1,
On considère la fonction f de IR vers R définie
par : f(x) =x - xln(- x). (~) est la représenta- la courbe (~) d 'équation : y = - x2 - 4x - 2.
tion graphique de la fonction f Déterminer les points d'intersection de (~) et
Calculer l'aire de la partie 6. du plan limitée (~).
par (~). l'axe des abscisses, les droites d'équa- Calculer l'aire de la partie du plan limitée par
tions : x = - 4 et x = - 1. les courbes (~)et(~).

Calcul intégral 155


....:!!~Calcul approché d'une intégrale
• • • - Recherche de méthodes de calcul approché
Il n 'est pas toujours possible de calculer l'intégrale f t(x)dx. Cependant, lorsque la fonction f est conti-
nue et positive, nous nous proposons de donner des méthodes de calcul approché de l'aire de la partie
du plan limitée par la représentation graphique ('«) de f, (OI), les droites d'équations : x = a et x = b.
Pour cela,
- on subdivise l'intervalle [a; b] en n intervalles de même amplitude;
.... on calcule une valeur approchée de 91(.ôk) l'aire de ~k ;
- on fait la somme de toutes les valeurs approchées des aires des t:..k.
Pour calculer l'aire de t:..k, on utilise habituellement l"une des méthodes J
suivantes. Les figures ci-dessous permettent de déterminer les rec-
tangles Rk, Rk+ l' R'k et le trapèze Tk.) --,,O-t-~~-~-k~..,..k~+-,1c--:b-

Méthode du rectangle Méthode du trapèze Méthode du point milieu

Mk+l
---- ----+- --- ---- --

Ü J Xk Xk•1 Q Xk Xk+1

.s<i(Rk) :::; .s<i(t:..k) :::; .s4(Rk+1) .s<i(t:..k) "' .s<i(Tk)

• • • - Exemple d'utilisation de la méthode des rectangles


Le plan est muni du repère orthogonal (O, 1, J). f est une fonction continue, positive et croissante
sur l'intervalle [0,1 ; 0,8] définie par : f(x) =} 1 . .
Sans calculer l'intégrale, cherchons une valeur approchée du nombre
nx Jo,a 1
l.nx- dx.
0,1

Pour cela,
partageons (0,1 ; 0,8] en 7 intervalles d'amplitude 0,1.
8
L'intégrale f o,
-
1
dx est l'aire de la partie du plan limitée par f(O,S)
Jo.1 1nx
(~), (OI), les droites d 'équations : x = 0 ,1 et x = 0,8.

Désignons par S1 la somme des aires des rectangles tramés gris


et par S 2 la somme des aires des rectangles hachurés.
. J0,8 -1
On a: - dx :::; S 2 ;
S 1 :::; - f<0.6)
1nx 0.1
S1 = O,l(f(O,l) + /(0,2) + f(0,3) + f(0,4 ) + f(0,5) + f(0,6) + f(0,7)]
f(0,4)
S2 = O,l(f(0,2) + f(0,3) + f(0,4) + f(0,5 ) + f(0,6) + f(0,7) + /(0,8))
Le calcul des valeurs approchées de S1 et S 2 donne :
0 ,8 1 0 0,1 0,4 0,6 0,8
0,918:::;
J0.1
=-1
nx
dx :::; 1,323

• Déterminer une valeur approchée de l'intégrale, calculer l'erreur S 2 - S1 et donner une interprétation
graphique de cette erreur.

156 Calcul intégral


3, 3. Calcul de volumes
L'espace est muni du repère orthogonal (0, I, /}.
• Unité de volume, unité graphique de volume
• L'unité de volume, noté u.v., est le volume du parallélépipède construit à
partir des points 0, I, J, K.
• Lorsque l'unité graphique sur chaque axe du repère est exprimée en cm, en
m ... , l'unité graphique de volume s'exprime en cm3 , en m 3 •••
• Exemple introductif 1 u.v. vaut 24 cm3
Volume d'un cylindre droit exprimé par une intégrale
On considère un cylindre droit d'axe (OK), dont les bases sont contenues dans deux plans parallèles au
plan (OIJ) et ayant respectivement pour équation: z =a et z = b [a< b].
On désigne par :
~ l'aire d'une base
°V le volume 1
1
1
g l'application : [a ; b] ~ ~ ---- ---~z--··-
z ""'g(z), ~(z) étant l'aire de la section du cylindre 1
. <"( ) _ t121 avec un plan parallèle à (OIJ) et de côté z.
J
1

0 n a d one . v z - ;:Ji). b o' ---


On obtient: °V= (b - a)~ = a g(z)dz. /
On démontre et nous admettons la propriété suivante.

Le volume °V de la partie d'un solide limitée par les plans ~ et ~ d'équations respectives :
z =a et z =b [a < b]
I:
est déterminé (en u.v.) par: °V= g(t)dt,
~(t) étant l'aire de la section du solide par le plan ~ d'équation z = g(t) [a s t s b].

• Volume de la boule et du cône


Activité
On veut retrouver par la propriété piéCédente, la formule du volume a•une tiOUle ae rayon R. et celui
d'un c6ne droit de révolution de hauteur h et dont la base est un disque de rayon R..
h

Le plan ~t d'équation z = t [- R s t s R] coupe la Le plan ~ d'équation z = t [O S t S h] coupe le


boule suivant un disque de rayon r(t) et d'aire g(t). cône suivant un disque de rayon r(t) et d'aire g (t).
•Exprimer g(t)en fonction de R et t. •Exprimer ~(t)en fonction de R, h et t.
• Dans les deux cas, exprimer °V à l'aide d'une intégrale; calculer cette intégrale. Comparer les résultats
ainsi obtenus avec les formules usuelles.

calcul intégral 157


Tpt Encadrementd'une intégrale comportant ln
Exercice commenté 1
1. Étudier la position relative des représentations graphiques des fonctions ln et x ~ ,~.
En déduire un encadrement de la fonction ln sur (1; + oo(,
2. Utiliser les résultats précédents ponr encadrer les intégrales suivantes :
a) rxlnx dx b} fa x21nx dx
x ,x J1 J1 X' + <? + 1
ex étant un nombre réel strictement supérieur à 1.
Trouver a pour que dans chacun des cas, l'intégrale soit inférieure à 1.
~~~~~~~~~~~~

1. On constate graphiquement que:


pour tout X élément de (1 ; + oo(, 0 $ ln.x < [x (1)
Cette constatation graphique est confirmée par l'étude des variations de la fonction x ~ lnx - [x.
2. Soit X un élément de (1 ; + oo(;
on a: 0 $ lnx < [x d 'après (1) 1 < ..!..
on a : 0 $
x4+ x 2 + 1 x4
x 2 lnx x2~
d'où: 0 $ < ~ d'après (1)
d'où: 0 $
lnx
< -X1 x4 +x2 +1 ...
xJX x 2 lnx 1
0 $ <
x4 + x 2 + 1 X~
or: r l dx= lncx
1 X
or: l adx
1 xJX =
[-[xzr1

donc: 0 < faxJX


lnx dx < lncx.. donc : O
<l a x 2 lnx
_ x4 2
. 1
dx < 2(1 - c l·
- 1 1 +X + 1 .;<:J..
fa lnx dx < 1 x 2 lnx
f
a
Nous voulons avoir : Nous voulons avoir: x4 dx < 1
J1 X~ i +x2 + 1
il suffit alors de poser : lncx = 1 il suffit alors de poser: 2(1- +)=1
c'est-à-dire : ex= e. c'est-à-dire : ex = 4 • ../CX
e lnx
D'où :
i
-z;-dx < 1.
1 x,x
D'où:

- d::I=•· Calcul d'une intégrale .comportant ln


Exercice commenté 2
Calculer: f c4x + l)lnxdx.

Cette intégrale est du type : f t (x)lnx dx.

Nous ne connaissons pas une primitive sur [2 ; 3} de la fon ction f(x}lnx. Néanmoins, en utilisant judi-
cieusement une intégration par parties, nous pouvons nous ramener à l'intégration d'une fonction ne
contenant pas la fonction ln.
Posons : 1 u(x ) = lnx donc : lu '(x) = ..!..
Z:
d'où : r( 4x +
v'(x) = 4x + 1
2
1)lnx dx = [ (Zx + x )lnx l:-r
v(x) = 2 + x
(2x + 1)dx = [ (2x2 + x )Inx - (x2 + x ) l:
donc: r (4x + l)lnxdx = Zlln(3) - 10ln (2) - 6

158 Calcul intégral


-~3! o !'.l Fonction définie par une intégrale
Ce TP a pour objectif d'étu dier une fonction définie par une intégrale en utilisant la définition d'une pri-
mitive et les propriétés géométriques d'une intégrale.
Exercice commenté 3
Le plan est muni d'un repère orthogonal (0, I, J). f est la fonction définie sur IR par : f(x) = e-..-2.
1. Étudier sommairement et représenter graphiquement f
2. On considère la primitive F sur [O ; + oo[ de f qui s'annule en O.
- Écrire F(x) sous forme d'intégrale ; justifier que la fonction Fest bien définie sur [O ; + oo[.
- Donner une interprétation de F(x) pour les valeurs positives et les valeurs négatives de x ; en dédui-
re la parité de F.
- Étudier le sens de variation de F (on ne calculera pas les limites).

1. Étude sommaire et esquisse de la représentation graphique de f

Dr= IR
f est une fonction paire ;
f est une fonction dérivable sur IR et
2
1pour tout nombre réel x, f'(x) =- 2xe-x

lim (- x 2 ) =- oo
on a: lirn e-x 2 = 0 ; car { x --+ +
00
'
x ~ += lim eX = 0
x~- =

On en déduit le tableau de variation de f et l'esquisse de («6).


X 0 +OO

'f'Cx) +

f(x )
o ~ ----. 0
-x 0 X

2. Étude de la fonction F
Expression de F(x) sous forme d'intégrale
La fonction f étant continue sur !R, elle admet sur [O ; + 00 [ des primitives.
Désignons par F celle qui s'annule en O.
Par définition :
pour tout X élément de [O ; + oo[, F(x) = Lxe- 12
dt.

Interprétation graphique de F{x)


Soit x un nombre réel strictement positif.
Par définition ( voir graphique),
on a : Aire de .:l1 = F(x) ; Aire de .:l2 = F(- x)
or : Aire de .:l 1 = Aire de .:l2
d'où : F est une fonction paire.
Sens de variation de F
Par définition, la fonction Fest dérivable sur [O ; + oo[ et

pour tout X élément de [O ; + oo[, F'(x) = e-x2

On en déduit que Fest une fonction strictement croissante sur [O ; + 00 [.

Calcul intégral 159


-~;:r,, Détermination de primitives
Ce TP a pour objet de compléter les TP2 et TP3 par une méthode de détermination de primitives de cer-
taines fonctions du type fg.
Cette méthode consiste à :
- définir la primitive sous forme d'intégrale ;
- expliciter cette primitive en calculant l'intégrale à l'aide d'une ou de deux intégrations par parties.

Exemple 1
À l'aide d'une intégration par parties, déterminer la primitive F sur~ qui s'annule en ~ , de la fonc-
tion f de ~ vers ~ définie par :
f(x) =xsinx.
• La primitive F est la fonction de f( Yers ~ définie par :

F(x ) = J; 2
t sint dt.

j,-• Calcul de cette intégrale par une intégration par parties :


onpose : l u(t)=t ; ona: uTtl = 1
v'(t) = sint 1v[t ) = - cost

on obtient : J:
:1
t sint dt = - [ t cost J: J;
2
+
2
cost dt

d' où : F(x) = - x cosx + sinx - 1.

Exemple 2
À l'aide de deux intégrations par parties, déterminer la primitive G sur ~ qui s'annule en ~, de la
fonction g de ~ vers ~ définie par : .
g(x) = x2cosx.
• La primitive G est la fonction de ~ vers ~ définie par :

G(x) = J; 2
t 2 cost dt.

• Calcul de cette intégrale par deux intégrations par parties :


on pose : Iu(t) = t 2
·an a: Iu'(t) = 2t
v '(t) = cost v(t) = sint

on obtient : G(x) = [ t 2 sint J: - zJ:


2 2
t sint dt

1t2
d 'où: G(x) = x 2 sinx - 4 - 2F(x)
1t2
G(x) = x 2 sinx - 4 + Z(xcosx - sinx + 1).

160 Calcul intégral


IJ E xercices ~•~
ENTRAINEMENT 8 Dans chacun des cas suivants, calculer la
valeur moyenne sur l'intervalle K de la fonction f défi-
nie ci-dessous.
I ntégrale d'une fonction (1) f: x >-+ e-x K = [ln2 ; ln3]
(2) f:x>-+x3+x - 3 K = [1 ; 3)
continue sur un intervalle
(3) f simu
:x>-+-2- K = [O; ~]
'j 1 Calculer les intégrales suivantes :
e"
v (1) J.
3

0
(-
2
x + 4x + l)dx (2) f1
e clx
X
(4) f:x>-+ - -
1 + e"
K= [O; 3)

9 Dans chacun des cas suivants, calculer la


r~
dx
f
l
(3) o 1 +X '>! (4) valeur moyenne sur l'intervalle K de la fonction f défi-
nie ci-dessous.
(1) f(x) =x 2 K = [1; 2]
J,."~ tanxdx
ln3
y (5)
6
(6)
J.
0 e"dx (2) f(x) = 2sin2x K = (1; ~]
(3) f(x) = tanx K = [- ~ ; ~ ]
1 On considère la fonction f définie de IR vers IR
par : f(x) = x + l 1 - e-x I. 10 1. Démontrer que pour tout t;:: 0,
f
1 .
1- t < 1- < 1 - t + t 2
Calculer _{(x)dx. - 1- + t- .
En déduire : que pour tout x ;:: 0,
3 On considère les intégrales 1 et J ci-dessous :
n n
x2
x- 2 s ln(l + x) s x -
t:z x3
+ 3· z
1 = s;sin 2xcos4 xclx et J = s;cos2xsin4xclx. 2. Trouver un encadrement analogue pour - 1 ::; t ::; O.
x - ln(l+x) 1
1. Calculer 1 + J et 1 - J. En déduire que : lim - -
x-+0 x2 -2·
2. En déduire 1 et J. _,.

4 On considère les intégrales 1 et J ci-dessous : 11 On sait que: pour tout t ;:: 0, 1 ::; et.
n n 1. Démontrer que : pour tout t;:: 0, 1 + t::; e' .
1=s;(x+1)cos2xdx et J = s;(x + 1)sin2xdx. (Utiliser une intégration.)
2. Démontrer que : .
1. Calculer 1+Jet1 - J. t2 t3 tn t
pour tout t;:: 0, 1 + t + 2! + 3 ! + ... + n ! Se·
2. En déduire 1 et J.
(Utiliser la démonstration par récurrence.)
f 5 On considère_ la fonction f de [O ; f l vers IR 11 Démontrer que pour tout t élément de (0 ; 1],
définie par : f(x) = sm3x . · o ::; e1 -
1 ::; e x t.
COS X
1. Démontrer que f est dérivable sur [O ; ~) et que : (On pourra intégrer et sur [O ; 1).)
En déduire que :
pour tout élémentx de [O; fl. f'(x) = ~ + ~. pour tout u élément de [O ; 1],
2. Calculer 1 = rt ~ clx. cos X ... cos X 1 + u ::; e" ::; 1 + u + ~ u.
Jo COS X
3. En déduire une relation entre les intégrales 1 et J,
T echniques du calcul
f
n

J=
4
~ clx. Calculer J.
o COS X d'intégrales
Inégalités et intégrale; Utilisation d'une primitive pour calculer une intégrale
6 Démontrer que : pour tout x élément de (0 ; 1) 13 Calculer chacune des intégrales suivantes :
et pour tout entier naturel non nul n,
x"<~<xn
2 -1+x4- .
f1
(1) ( 1 ~X J' (2) r x2 ~~X+ 3 clx
En déduire que: Z(n + l) S
1
J0
xn 1
1 + x4clx ::; n + 1·
.... (3) S:x / x z + tdx
1
7 Démontrer que : pour tout nombre réel positif t,
(5) S:e- xclx
3
3
sinx clx

r
1 . (6) {

2
x-~ S ln(l +x) Sx.
l - t ::; t+l $1.
En déduire que : pour tout nombre réel positif x,
(7) r;3x + ldx
)
(8)
0
clx
Jx + 1

Calcul intégral 161


14 Calculer chacune des intégrales suivantes: 11 Linéariser sin2x cos4 x.
2n

(1) f (x 2
+ JX + k)dx
Calculer l'intégrale
f 0
sin 2xcos 4xdx.

"
2

(2) I:(~ +1 ! X + 2x2+ 2)dx


Calculer de même { cos 2x sin4x dx.

Il Calculer les intégrales suivantes en linéarisant:


15 Calculer chacune des intégrales suivantes :
(1) f"cos2xdx (2) f"sin2xdx (3) f" si°: dx
(1) J:
" 2
sin 5x dx
" 4
(2) J:sin xdx
0 0

16 Calculer chacune des intégrales suivantes :


O COS X

(3) s: sin2x cos4x dx (4) f_,_


2
sin2 (2x)cos2 (3x)dx

(1) J: (2x - 5)(x 2


- 5x + l)dx
13 Calculer les intégrales ci-dessous en évitant la

t: er-e-r linéarisation :
(2) JO X+ 3 cJx (3)
3
--dx
- 3 (x2 + 6x - 1)3 er + e-r

(4) J(zx -
z
5
1
1 - - -)dx
(x + 1) 2
(5) f5 vX-
3
~dx
2 2 "
(4) { sin2xcosxdx

f Jxz
- 2 X
(7) f 1 _ x_·- dx
(6)
- 3
- - dx
- 1 -1 J9-xz (5) 1:-
"
sin 2xcosxdx
"
(6) J:sin 4xcosxdx

(8) Il ~dx
0 l+e"
(9 ) J
0
1
-1
(lnx +ln x)dx
X
2

X
2

14 1. Transformer en une somme cosx cos2x cos3x.


2. Calculer les intégrales l et J définies ci-dessous :
17 Calculer les intégrales suivantes : Tcosx sin x cos3x dx
J fo"cos x cos;x dx.
2

J: J=
2
l = et 2
" 0
(1) 2sin2xdx (2) J; cosxdx
5 Utilisation de la parité ou de la périodicité dans le cal-
'3
(3) (' ue" 2+1 du
J,12
(4) S: u J 2u2 + 1 du
cul d'une intégrale

\f 15 Utiliser la parité ou la périodicité pour calcu-


(5)J2~
l 1

0 ht + 1
(6)
J2
l 2 e"du
u
ler les intégrales suivantes :
2n 2n

2
2x + 1
J2
(1) _ ~x - sinx)dx (2) _ ~2 - cosx)dx
J2
(7)
J1X2 +X+ l
dx (8) (1
Jo
1 X+
2x2 + 4x + 5
cJx
(3) 1:
lt

(cosx - sinx)dx. (4) 1:


lt

tanxdx

f: "
lt 2 3
( ) (T cosx dx
9 (10) ezcosxsinxdx
Ji Jsinx 3
Intégration par parties

18 Calculer les intégrales : () 16 Calculer les intégrales suivantes à l'aide d'une


intégration par parties :
~1) fo x 2 +3x+l dx . (2)f1 5x5+3x3[3 dx
-1 2x+3 -1x4+x2 + 1 (1) f1nxdx (2) f1n(4x-l)dx
19 On considère le polynôm e f(x) défini par :
f(x) = (1 + x)" (n E ~) . (3) Jz lnx dx
1 xz
1. Calculer J:t(x)dx. 17 Calculer les intégrales suivantes à l'aide d'in-
2. Après avoir transformé fpar la formule du binôme, tégrations par parties :
donner une autre expression de f
0
t(x)dx. .
(1) f ;e.:dx (2) fp + x)e"dx . (3) J12x + ldx
e"

r
3. En déduire la valeur de : - 1
1 1 1 2 1 n
1 + z-Cn + 3 Cn + ... + n + 1 Cn.
(5) 1 (x + 2)e" + 1dx
Utilisation de la linéarisation dans le calcul
d'une intégrale 18 Calculer les intégrales ci-dessous à l'aide d'in-
tégrations par parties ;
10 Linéariser sin 4x.
Calculer l'intégrale S:sin x dx. 4 (1) J:xcosxdx (2) (czx2-l)cos3xdx

162 Calcul intégral


n
f
n
4 2 ,/
x 2sinx dx
Calcul~ de grandeurs
(3) 2!. (4) { x2sinxdx

L
6n n
3 2
(5) x2sin xdx 2
(6) fo x2cosxdx Fonction définie par une intégrale
n
2 36 f est la fonction définie sur )- 1 ; + oo( par :
(7) fo" x cos2xdx x St
f(x) = J1 1 + t dt.
19 Calculer les intégrales suivantes à l'aide d'in- 1. Calculer f(l).
tégration(s) par parties. 2. Déterminer la dérivée f' de f

(1) S:x/1-xdx (2) { \2,/1-xdx 37 On considère la fonction f définie de IR vers IR


par: f(x) = J:(et + 3e-t)dt.
30 1. Déterminer les nombres réels a, b, c tels que :
1 a bx+c 1: Indiquer sans calculf'(x) etf(O).
x 2. Étudier les variations de f.

2. Calculer r
2
x(xi + 1) =

x(x 2\ l)dx.
3 . À l'aide d'une intégration par parties,
+ x2 + 1 ·
3. m étant un nombre réel donné, déterminer dans IR le
nombre de solutions de· l'équation : f(x) = m.

38 Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, J).


1 1 On considère la fonction f de IR vers IR définie par :
calculer J.!. x(x~ l)dx.
2
f(x) = fxl
el t dt.
Jo
+e
1. Indiquer sans calcul f'(x) et f(O).
31 1. Démontrer que pour tout no_mbre réel x: 2. Étudier les variations de f.
cos3x = ~ cos3x + 3cosx. 3. Démontrer que : pour tout nombre réel x ,
f(x) = x + ln(e-x + 1) - ln2.
2. À l'aide d'une intégration par parties,
1
En déduire que la droite d'équation x - ln2 est une
calculer }i (2x + l)cos x sinx dx.
2 asymptote à la représentation graphique ('<6) de f.
4. Construire ('<6). "
2

'*
D'après BAC
31 On considère la fonction f définie sur [ ~ ; 11 39 On considère la fonction f de IR vers IR définie
par : f(x) = ln 1tan~ I · 3x3-5x2 +2x-1
1. Calculer f'(x) . par : f()
x = x2 - 4x + 4 .
2. À l'aide d'un intégration par parties, déterminer la 1. Préciser l'ensem ble D1 de définition de f.
n
2. Déterminer les nombres réels a, b, c et d tels que,
valeur exacte du nombre 13- ~t . t .
Ji cos sm pour tout nombre réel x :

33 On considère les intégrales I et J ci-dessous : f(x) = ax + b + x ~ 2 + (x ~ 2)2 ·


3. Donner une primitive de f sur [- 1 ; 1).
I= J: "
x 2cos2x dx et J = J:n
x 2sin2x dx.
Calculer f {~x)dx.
1. Calculer I + J.
2. Calculer I - J à l'aide d'une intégration par partie.
3. En déduire 1 et J. PROBLEMES
34 Calculer les intégrales suivantes à l'aide d'in- 40 Le plan est muni du repère (O, I, J).
tégrations par parties. On considère la fonction f de IR vers IR définie par :
n 3-x
f(x) =x + ln - - .
(1) s:e2"cosxdx (2) [ e2"x2sin3xdx 1 +x
2 On désigne par ('<6) la représentation graphique de f
n n 1. Étudier les variations de f et construire ('<6).
2
fo2 (2x + l )sinxdx 2. Calculer à l'aide d'une intégration par parties les inté-
(3) { e-"sinxdx

.0 35 Calculer les intégrales suivantes à l'aide de


(4)
grales : 2 f f2
l n(x + l)dx et ) ln(- x + 3)dx.
1 1
deux intégrations par parties.
/ J2
(1) - l(x2 + 2x + 3)e-" dx (2~ r ln 2xdx
3. Calculer l'aire de la partie du plan limitée par ('<6),
(OI), les droites d'équations : x = 1 et x = 2.

41 Le plan est muni du repère (0, I, J).


(3) J:x 2
ef dx (4{f (x 2
2 + l)e-"dx On considère la fonction f de IR vers IR définie par :
f(x) = xlxl.
(5) f X ln2x dx (6) f e-"sinxdx
On désigne par ('<6) la représentation graphique de f.
1. Étudier les variations de f et construire ('<6).
n 2. Calculer l'aire de la partie du plan limitée par ('<6),
(7) fo2 e3x cos3x dx .(8) tfe3xsin3xdx (OI), les droites d'équations : x = O et x =- 2.

Calcul Intégral 163


- · --- -
--
-- - -- -
41 Le plan est muni du repère (0, I, Jl. sur IR. En déduire que l'équation f(x) = 0 admet une
On considère la fonction f de IR vers IR définie par : solution unique notée a.
4 3. Prouver que: 0,7 5, a 5, 0 ,8.
f(x) = x + 1 + (x - 2)2· 4. Calculer en fonction de l'aire de la partie du plan
On désigne par ('<6) la représentation graphique de f limitée par ('<61), (OI) et (OJ).
1. Étudier les variations de f et construire ('<6).
2. Calculer l'aire de la partie du plan limitée par ('<6), les 49 Le plan est muni du repère orthonormé (0, 1, J).
droites d'équations : y = x + l, x = 3 et x = 15. On considère la fonction f de IR vers IR définie par :
f(x) = e-xcosx.
43 Le plan est muni du repère (0, I , J). On désigne par (~rl la représentation graphique de f
On considère la fonction f de [- ~ ; ~ ] vers IR définie 1. Étudier les variations de f et construire ('<61 ) sur
par : f(x) = tan2x. [ 1t • 1t l
-2·2·
On désigne par ('<6) la représentation graphique de f 2. Déterminer deux nombres réels a et b tels que :
1. Étudier les variations de f et construire (~).
(acosx + bsinx)e-.r soit une primitive de f
2 . Calculer l'aire de la partie du plan limitée par ('€).
(Ol), (QJ) et la droite d'équation : x = z;. 3. Calculer l'aire de la partie du plan limitée par ('<61) et
les droites d'équations : x =- T,x = ~ .
44 Le plan est muni du repère orthonormé (O. 1. J).
On donne la fonction f de R vers R définie par : 50 On considère la fonction :
f(x) = x - e:ix. f(x) = ln(l + eX). JÀ
1. Étudier les variations de f On se propose de calculer: /Cx)dx [Â. E IR].
2. Construire la représentation graphique ('<6) de f 1. On désigne par I(Â.) cette intégrale. Quel est le signe
(unité graphique : OI = OJ = 3 cm). de I(Â.) ?
3. Calculer l'aire (en cm2) de la partie du plan limitée par 2. a) Trouver deux nombres réels a et b tels que :
('<6), (OI) et les droites d'équations : x = - 4 et x = - 1.
pour tout nombre réel x, ~ = a + _b_.
À l+eX l+eX
'j..45 Le plan est muni du repère orthonormé (0, l, J). Calculer : Jol- + eX dx .
1
-
On donne la fonction f de IR vers R définie par :
1 b) f' étant la fonction dérivé de f. calculer f + f'.
f(x) = 1-x2 ·
c) Calculer : I(Â.).
1. Étudier les variations de f
2. Construire la représentation graphique ('<6) de f '
51 1. x est un nombre réel.
(unité graphique : OI = OJ = 4 cm).
3 . Déterminer deux nombres réels a et b tels que: On pose : F(x) = J:10tdt.
f(x) =_a_ + _ b_ . Calculer F(x). (Mettre 10t sous la forme fl-t.)
1- X 1 +X
4. Calculer l'aire (en cm 2
) de la partie limitée par ('<6),
2. Résoudre l'équation : x E IR, F(x) = 6.
(OI) et les droites d'équations : x = O et x = ~. J..
51 On considère la fonction g de IR vers R définie
par : g(x) = 1 - e2x - 2xe2x.

chée de l'intégrale A définie par : A = r:


46 On se propose de calculer une valeur appro-
~x6'
On considère pour cela les deux intégrales B et C défi-
1. Démontrer que: lim g(x) = 1.
X-t-oo
2. Étudier le sens de variation de g. Calculer g(O).
Déduire des variations de g l'e signe de g(x) suivant les
valeurs de x. Jx
nies par : B = ro ~ et C= Lso ~2 • 3. a) Calculer 2te2tdt à l'aide d'une intégration par
parties. 0

1 . Démontrer que : A5' B. b) En déduire la primitive de la fonction g qui prend la


2. Dém'o ntrer que : B - A 5, C. valeur 3 en o.
3. Déduire un encadrement de A. 4 . On considère la fonction f de IR vers IR définie par :
f(x ) = x + 3 - xe2x . ('<6) est la représentation graphique
47 Le plan est muni du repère orthonormé (O, 1, J). de f dans le plan muni du repère orthonormé (O, I, J)
On considère la fonction f de IR vers IR définie par : (unité 2 cm).
/ f(x) = eX(l - eX). a) Étudier les variations de f
' On, désigne par ('<61) la représentation graphique de f b) Démontrer que la courbe ('<6) admet pour asymptote
1. Etudier les variations de f et construire ('<61 ). en - la droite (D) d'équation : y = x + 3.
00

2 . Calculer l'aire sd(k) de la partie du plan limitée par Étudier suivant les valeurs de x les positions relatives
('<61), (OI), (OJ) et la droite d'équation: x =le [k < O]. de (D) et de (<fb ).
3. Déterminer une valeur approchée de sil(- 3) à 5.10- 3 . c) Démontrer que ('<6) coupe l'axe des abscisses en deux
4. Calculer lim sl(k). points que l'on désignera par A et B (A ayant une abs-
k--+ -oc
cisse inférieure à celle de B).
48 Le plan est muni du repère orthonormé (0, I, J). d) Déterminer et justifier un encadrement d'amplitude
On considère la fonction f définie sur ]- 1 ; + par : 00 [ 0,1 de l'abscisse de B.
f(x) = - 1
- ln(l + x). 5. Tracer la courbe ('«) et la droite (D).
1 +x a) a est un nombre réel négatif. Exprimer en cm2 l'aire
On désigne par ('<61) la représentation graphique de f .sd(a) de la partie du plan limitée par(<€), (D), l'axe des
1 . Étudier les variations de f et construire ('<6/ ordonnées et la droite d'équation x =a.
2. Démontrer que f détermine une bijection de ]- 1 ; + oo[ b) Calculer : lim .sd(a).
ex~ -QO

164 Calcul intégral


S uites numériques

Ls «suites de nombres » engendrent /'idée de récurrence, dont


Blaise Pascal (7 654) tire le raisonnement par induction complète.
C'est le mathématicien Augustin Cauchy qui montra à Laplace la
nécessité d'une étude précise des notions de convergence ou de
divergence d'une suite.
Son œuvre est très riche. If reconstruit en particulier /'analyse avec
des concepts de base précisément définis et reste ainsi, pour le
début du X/Xe siècle, le plus grand rénovateur de /'analyse.

Augustin Louis Cauchy


mathématicien français - 1789-1857.

1. Généralités ... .. ....... ..... .. ...... .. ... .. .... .... .. ....... ........ ..... 166
2. Convergence .. .... .. .. .... .. ..... ....................... .......... ..... 170
3. Suites arithmétiques et géométriques .. .. .. .. ...... .. .. .. . 1 77
· 4. Résolution de problèmes concrets ........................ : 1~3 .

Suites numériques 165


,
Gé e
_ _ _ Détermination et sens de variation d'une suite
••• Tableau récapitulatif
<D Détermination d'une suite
On appelle suite numérique, toute fonction de vers ~.

Suite définie par une formule explicite Suite définie par une formule de récurrence
un = n ln(n + 1) = f (n ) V
0
=6 1
f étant la fonction de ~ vers R définie par :
{ vn+1 =- --zvn + 3 = g(vn)
f(x) = x ln(x + 1) g étant la fonction de IR vers IR définie par :
1
g(x) = -
2 x+3

UoO 2 3

® Sens de variation
u est une suite numérique, n 0 un nombre entier naturel.

• u est croissante à partir de l'indice n0 • u est décroissante à partir de l'indice n 0


si et seulement si si et seulement si
pour tout nombre entier naturel n supérieur pour tout nombre entier naturel n supérieur
ou égal à n 0, un ~ un+t ou égal à n 0 , u n 2: un+t

• u est .strictement croissante à partir de l'in- • u est strictement décroissante à partir de


dice n 0 l'indice n 0
si et seulement si si et seulement si
pour tout nombr~ entier naturel n supérieur pour tout nombre entier naturel n supérieur
ou égal à n 0 , un< un+t ou égal à n 0 , un > un+t
u est dite monotone lorsqu'elle est soit croissante, soit décroissante.
u est dite strictement monotone lorsqu'elle est soit strictement croissante, soit strictement
décroissante.

.Pour étudier le sens de variation d'une suite numérique u, on peut utiliser l'une des méthodes
suivantes:
- on compare un et un+t' ce qui revient aussi à étudier le signe de un+t - un ;
u
- pour une suite à termes positifs, on compare ~+i et 1 ;
n
r . lorsque u est définie' par une "formule - lorsque u est définie par une formule de
explicite : un= f(n) récurrence : un+t = g(un)
oq étudie le sens de variation de la fonction f. on utilise un raisonnement par récurrence
(éventuellement le sens de variation de g).

·· 166 Suites numériques


• • • - Exemples
Étudions le sens de variation de la suite u définie Étudions le sens de variation de la suite x définie
3n + 2
par : un = 2n - 1 . par: {

' '
- - - '
-1- - - - '
- 1- - - -

u6 ---:-:-:-}-:-:-:-:~:-:-:-:-:~:-:-:-.:::_--~.--"'--=-=-'"'"""--.---

J
,'' ,''

2 3 4 5 6

Étudions, de deux manières, le sens de variation de Considérons la fonction h : x >--+ x3 - 2.


u. Pour tout n élément de N, xn+i = h(xn).
Sl'gne de u n+1 -
u n
On vérifie que h est strictement croissante sur IR.
Pour tout n élément de N*, Démontrons pur récurrence que :
- 7 pour tout nombre entier naturel n, xn > xn+l
un+1 - un= (2n + 1)(2n -1 ) < O
- On a : x 0 > x 1
- Supposons que : ,
d'où : u est strictement décroissante à partir de pour un nombre entier naturel k, xk > xk+i
l'indice 1. donc : h(xk) > h(xk+il
Utilisation de la fonction f: IR ~ IR d'où : xk+l > xk+z
3x+ 2 - Par conséquent :
x>-+ 2x - 1
pour tout nombre entier naturel n, xn > xn+i
Pour tout n élément de N*, un = f(n).
On vérifie, par le signe de sa dérivée f', que f est
strictement décroissante sur [1 ; + 00 [.

La suite u est donc strictement décroissante à par- La suite x est donc décroissante.
tir de l'indice 1.

Étudions le sens de variation de la suite w définie par : w n= ;n.


Soit n un élément de N.
On a: wn > 0
Wn+1 1
Wn =3
w
n+1 < l
wn 0 2 3
La suite w est donc strictement décroissante.

1.a On considère la suite v définie par : Contrôler cette conjecture. -


v0 = 1
{ vn+1 = 2vn - 2 1.b On considère la suite x définie par :
1
• 1'' 1 1
Calculer les quatre premiers termes de v. xn = 1 + n2 + 2 + nZ + .. · + n + n 2 - ·•
Représenter graphiquement sur l'axe des abs-
cisses les premiers termes de cette suite. Calculer les cinq premiers termes.
Émettre une conjecture sur le sens de variation Étudier le sens de variation de,"çellte suite,_.
de V.

Suites numériques 167"


t.2. Comparaison
• • • - Comparaison de deux suites
• Activité

On veut comparer les suites u et v définies par :


2n-1 3
un =-
n--2
=j{n) vn =--
n- 2 =h(n),
t et h étant les fonctions définies par :
j{x) 2x-1
=--2 h() 3
=--2
X- - X
X- .
'
Pour cela, ~~~~J ~~ ~~ ~ - - -- : («5h)
' ' '
' '
- déterminer les cinq premiers termes de chacune ' '
de ces suites par le calcul ou par le graphique ; 2 3 4 5
- comparer les termes de même indice et émettre
une conjecture;
- contrôler cette conjecture en étudiant le signe de
Un - V.
n

Définition
u et v sont des suites de même ensemble de définition, n 0 un nombre entier naturel.
Lorsque pour tout nombre entier naturel n supérieur à n 0 , un:;::- vn,
..
on dit que: u est supérieure à v à partir de l'indice n 0 •
On dit aussi que : v est inférieure à u à partir de l'indice n 0 •

• Exemple

Comparons les suites u et v définies respectivement par : u,. = n12 et v11 = 2 n + 1 .


1

Approche numérique Étude algébrique


Soit n un élément de N*,
n 1 2 3 4 5 6 7 . _ _ n 2 - 2n - 1
1 1 0 n a . vn un - n2(2n + 1)
1 1 1 1 1
un 1 g donc : (vn - un) est toujours du signe de n 2 - Zn - 1
1
4 16 1 215 36 49
1 1 1 1 1 donc de (n - 1 + [z)(n - 1 - [z)
vn 3 1
5 7 g1 1 1
11 13 15 d'où : pour tout n supérieur à 3, vn - un> 0
v est donc supérieure à u à partir de l'indice 3.
D'après cette table de valeurs, il semble que :
pour tout n supérieur à 3, un< vn. 1-J2 . 1+ f2
Contrôlons cette conjecture par le calcul.
0 2 3

• • • - Suites majorées, minorées, bornées


• Exemple introductif
u0 = - 3
La suite u est définie par : {
· Un+1
= :run
1 + 2 = (u )
g n
g étant la fonction de IR vers IR définie par : g(x) = ~ .l:" + 2.
Démontrons que : pour tout nombre entier naturel n, - 3 :::; u 11 < 3.

168 Suites nùmériques


Étude graphique Étude algébrique
• Démontrons par récurrence que :
pour tout n élément de N, - 3 :Sun< 3.
- On a : - 3 :S u 0 < 3 (car u 0 = - 3)
- Supposons que :
pour un nombre entier naturel k , - 3 :S uk < 3
1
donc : 1 ::; 3 uk + 2 < 3
d'où : 1 :S uk+t < 3 ; - 3 :S uk+t < 3
-3 - Conclusion :
Ce graphique permet de conjecturer que : pour tout nombre entier naturel n, - 3 :Sun< 3.
la suite u est croissante et u 0 :Sun :S 3. • On dit que : la suite u est minorée par - 3 et majo-
Contrôlons cette conjecture par le calcul. rée par 3 ; c'est une suite bornée. ='

Définition
On dit qu'une suite numérique u définie sur une partie Ede N est:
- minorée s'il existe un nombre réel m tel que : - majorée s'il existe un nombre réel M tel que :
pour tout n élément de E, un ~ m. pour tout n élément de E, un :S M.
- positive si elle est minorée par O. - négative si elle est majorée par O.
- bornée si elle est à la fois minorée et majorée.

• Exemple 1

n 2 -10n + 21
w est la suite définie par : w
n
= -n 2-- -6n-+-11-
Démontrons que w est minorée par - 1 et majorée par 2.
Désignons par fla fonction définie sur [O ; + oo[ par:
X 0 1 4 +OO
f[x) = x2 - 10x + 21 .
x2 - 6x + 11 f'(x) - 0 - 0 +
L'étude des variations de f donne le tableau ci-contre.
On déduit de ce tableau de variation que : / 2 1
f est minorée par - 1 et majorée par 2.
La suite w est donc minorée par - 1 et majorée par 2 .
f(x)
~~ ~-1 /
• Exemple 2
1 1 1
test la suite définie sur N* par: t,1 = - + + ... + n + n2.
, l · b ' 1 + n2 2 + n2
Demontrons que a smte t est ornee.
1 1
Soit n un élément de N* ; tn est égal à la somme des n termes: ~, , . .. , •
l+n 2 +n2 n+n 2
Chaque terme de cette somme est inférieur ou égal à~ et supérieur ou égal à - 1- 2 ;
1+n n+n
n < 1 1 1 < n
donc: n + n 2 - 1 + n 2 + 2 + n 2 + ··· + n + n 2 - 1 + n 2

or: n = _1_>_!_ . _n_< 1


n + n2 1 + n - 2 ' 1 + n2 -
d'où: 0,5 :S tn $ 1. La suite test majorée par 1 et minorée par ~ , elle est do.ne bornée.

1.c Démontrer que les suites suivantes sont bor- 1.d On considère la suite u définie sur N par :
nées. 9 .
2n- 3 u 0 = 2 et un+l = - - -
(1) u = -- (2) un = ln(n + 1) - Inn .. 6 - un
n 5n- 2 Démontrer par récurrence que :
2n + cosn pour tout n élément de N, un < 3.
(3) un = Jn2 + 2 - n (4) u n =
n2 Étudier le sens de variation de la suite u.

. Suites numériques 169


-~i.. Notion de convergence d'une suite numérique
• • • - Approche de la notion de convergence
• Exemples introductifs

Étudions, pour les grandes valeurs de n, le com- Étudions, pour les grandes valeurs de n, le com-
portement de la suite u définie par : portement de la suite v définie par :
2n+ 1 v0 =0
un = n +1 { vn+1 = ~ vn +5
Approches graphique et numérique Approc/les graphique et numérique
2

4 5

• Compléter la table de valeurs approchées suivante : • Compléter la table de valeurs approchées suivante :

:n l5 ~
2 3 3 3 4 5
1 110 110 1 10 1 2 X 10 X 10 110 110 1 1 1 5 1 8 1 10 1 11 ! 12 1 13 1 14 : 151

Les termes de la suite deviennent de plus en plus Les termes de la suite deviennent de plus en plus
proches de 2, lorsque n devient de plus en plus proches de 10, lorsque n devi ent de plus en plus
grand. grand.
Étude de la distance 1u,. - 2 1 Étude de la distance 1v 11 - 101
1 - On multiplie membre à membre les égalités sui-
- On a : 1u,. - 2 1 = n + 1 vantes,
- On démontre que : v 1 - 10 = 0,5 (v 0 - 10)
à partir de l'indice 9 999 999 999, 1u,. - 21 < 10-10 . v2 - 10 = 0,5 (v 1 - 10)

10-10 10-10 v,. - 10 = 0,5 10)


(v,._1 -

On obtient l'égalité suivante :


2
v,. - 10 = (0,5)" x (v 0 - 10)
no mbre fini tous les termes nombre fini 10
de termes à partir de l'indice de termes donc : 1v,. - 10 1 = 2 ,.
9999 999 999 - On démontre que :
à partir de l'indice 37, 1vn - 10 1 < 10-10 .
Conclusion Conclusion
La distan ce entre un et 2 devient aussi petite que La distance entre v,. et 10 devient aussi petite que
l'on veut à partir d'un certain indice. l'on veut à partir d'un certain indice.
On dit que la suite u converge vers 2.
On écrit: lim u = 2
n~+oo 1l 1 La suite v converge vers 10.

ou plus simplement : limu,. = 2. On écrit: limvn = 10.

1 70 Suites numériques
-- Suites divergentes
• Exemples introductifs

Étudions, pour les grandes valeurs de n, le comportement de la suite v définie par : { vo =~ 1


"n+t -v-n •
C'
Approche graphique

Les termes d'indices pairs sont égaux à 2 et les


termes d'indices impairs sont égaux à ~ .
La suite v n'a donc pas de limite.
La suite v n'est pas convergente, on dit qu'elle est
divergente.

• Exemple

Étudions, pour les grandes valeurs de n, le comportement de la suite u définie par : un = 5 x 3n•

Approche graphique Ces approches montrent que les termes de la suite


u deviennent très grands lorsque n devient de plus
112 -- --- ----- - - -- --------------------------- en plus grand. Contrôlons ce résultat par le calcul.

Étude algébrique
Déterminons n pour que un soit supérieur à 10 20 .
1020
ln 5
2 Ona: 5 X 3n > 10 20 n>
ln3
Approche numérique 20
donc: n > 42 ~ un > 10
n 10 30 50 60
un 295245 1 ,3 x 101 5 3,59 x 10 24 2,12 x 1029 On démontre de même que : n > 105 ~ un> 1050 .

Conclusion
Pour tout nombre réel strictement positif A, aussi grand que l'on veut, il existe un indice n 0 tel que :
n > n 0 ~ un> A.
La suite numérique n'est pas convergente, elle est donc divergente.
A

nombre fini de termes tous les termes à partir de u,,.

On dit aussi que la suite u diverge vers + oo et on écrit : limun = + oo.


Lorsqu'une suite u est telle que - u diverge vers + oo, on dit que u diverge vers - oo et on écrit :
limun =- oo.

Suites numériques 171


2.2. Limite d'une suite numérique /

• • • - Limite d'une suite définie par une formule explicite

f est une fonction de IR vers IR, u la suite définie par la formule explicite un = f(n). c
Si f admet une limite en + oo alors u admet la même limite.
• Exemple
Étudions la limite de chacune des suites u, v, w, t définies respectivement par :
2
un = 1- 2n v = ln(l + n) w = 2n + n - 3 tn = exp(:2n + 3 ) ·
n + 1 n n2 n Sn + 4 n- 1

=ln ( n 2 - n+1) 5n2 - 4n - 5


Yn zn =
n3 3n2 + 2

Étude de la limite de u Étude de la limite de w


On considère la fon ction f: IR ~ IR On considère la fonction h : IR ~ IR
X >4 1- 2X 2x2 +x - 3
x +1 5x + 4
On a : lim f(x) =- 2 On a : lim h(x) = + oo
X~ +oo
or: un = f(n) or: wn = h(n)
donc : limun = - 2 donc : limwn = + oo
La suite u converge vers - 2. La suite w diverge vers+ oo, '
Étude de la limite de v Étude de la limite de t
On considère la fonction g : IR ~ IR On considère la fonction k : IR ~ IR
ln(1 + x)
X'""""--- X'"""" exp ( -2x+3)
x2 x-1
- 2x + 3
ln[x(1 + .!:l] k est la composée de x'""""" x _
1 suivi de exp.
Ona: g(x) = - - - - - 2x + 3
x2 lim
X--t+oo x-1 = - 2
lnx 1 1 Ona {
=- 2 + 2X ln(1 + -) lim eX = e-z
X X X-; - 2
donc : lim g(x) = 0 donc: lim k(x)=e- 2
x--t+ oo x--t+oo
or: vn = g(n) or: t 11 = lc(n)
donc : limv,, = 0 donc : limt11 = e- 2
La suite v converge vers O. La suite t converge vers e- 2 •
Étude de la limite de y Étude de la limite de z
On considère la fonction p : IR ~ IR On considère la fonction q : IR ~ IR ,___ _ __
X,_..,. ln (2 -X~ + 1) X'""""
5x2 -4x-5
3x2 + 2
2
On a : lim
x-;+~
(x x3x + 1) = 0 et
- lim lnX = -
x .... o
00
5x2 - 4x - 5 --y3
f5
Ona: lim 2
2 x-++oo 3x + 2
donc : lim
x-; + ~
ln (x
x3
x + 1) = -
- oo
or: zn = q(n)
Yn =p(n)
~
or:
donc : limy11 = - oo don c : limzn =
La suite y diverge vers - oo. La suite z converge vers ~·
Remarque
Lorsque la fonction f n'admet pas de limite en+ oo, on ne peut rien conclure sur la convergence de la
suite u définie par : un = f (n).

172 Suites numériques


• • • - Propriétés fondamentales
Une suite numérique étant une fonction de ~ vers IR, on démontre et nous admettons que les propriétés
permettant l'étude des limites des fonctions de IR vers IR restent valables pour les suites numériques.
• Tableau récapitulatif

Limite et opérations
Les propriétés sur la limite d'une somme, la limite d'un produit, la limite d'un quotient de
suites sont les mêmes que celles sur les limites de fonctions en + oo,
Les indéterminations sont étudiées cas par cas.

Passage à la limite dans une inégalité


u et v sont des suites numériques convergentes,
si à partir d'un certain indice, u.,:::; v., alors limun $ limvn.
Cette propriété ne permet pas de calculer des limites, donc de reconnaître des suites conver-
gentes, mais de comparer leurs limites.

Calcul de limites par comparaison

l est un nombre réel ; u, v, w sont des suites numériques

Si à partir d'un certain indice, Si à partir d'un certain indice, Si à partir d'un certain indice,
Un ;;:: Vn et limvn : + 00 u., s v., et limv.. = - oo vn $ un $ wn et ,
alors limun =+ oo alors limun =- oo limv., =limw., =l
1 alors limu., = l

• Exemples
Étudions la convergence de la suite u définie par : Étudions la convergence de la suite v définie par :
un =n 2 + sin2n. v.. =cos2n - n Inn.
Soit n un nombre entier naturel. Soit n un nombre entier naturel.
On a: - 1 s sin2n Ona:
n - 1 s n 2 + sin2n
2 cos 2 n - n lnn S 1 - n lnn
donc : n 2 - 1 s u., donc : v .. s 1 - n lnn
or : lim(n2 - 1) = + oo or: lim(l - nlnn)=-oo
d'où : limu.. = + oo d'où : limvn =- oo
La suite u diverge vers + oo. La suite v diverge vers - oo.

Étudions la convergence de la suite w définie par : u étant une suite à termes positifs convergeant
n 2 + (- 1)" vers 0, calculons la limite de chacune des suites v
wn = n2 et w définies par :
1-3u.,
V=-- - et
n u., + 2
Soit n un nombre entier naturel. On a:
n2 - 1 n 2 + (- 1)" n2 + 1
Ona: - n2- <
- n2
$ - - 2- . 1
n d'où: 1imvn = 2
2 . n2 + 1 - 1
- 1 - 1 ---nz- -
Or : ---nz-
limn - et 1rm
limw., = + oo.
d'où : limw.. = 1
La suite w converge vers 1.

Suites numériques 173


Convergence d'une suite monotone
• Exemple introductif

u est la suite définie par : { :o =: 1+ u~ .


n+l 2un
On veut étudier le sens de variation et la convergence de la suite u .
Par le graphique, il semble que u est décroissante et - Supposons que pour u n élément k de N, u k ~ 1,
minorée par 1 ; contrôlons cette conjecture. 1 + u~ - 2uk (u k - 1)2
donc : u k+t - 1 = = ~ O
2uk _2u k
d'où : uk+t ~ 1
- Par conséquent, pour tout n élément de N, un~ 1.
La suite u est donc minorée par 1.
Étudions le sens de variation de u
Soit n u n élément de N, on a :
1 - u~ 1 +un
u n+1 - u n = -2- - = (1 - u n) X - 2- - $ O.
0 un un
Démontrons par récurrence que : La suite u est donc décroissante.
pour tout n élément de N, u,, 2'. 1 La suite u est décroissante et minorée est-elle
- On a : u 0 2'. 1 , (car u 0 = 8) convergente ?

On démontre et nous admettons les propriétés suivantes : '

- Toute suite décroissante et minorée est convergente.


- Toute suite croissante et majorée est convergente.
- Toute suite croissante et non majorée diverge vers + oo.
- Toute suite décroissante et non minorée diverge vers - oo.

• Exemples

Étudions le sens de variation et la convergence de la suite v définie par : { vo = =}2 +VII.


vn+1 - \
-

- Par conséquent,
1 pour tout élément n de N, 0 < vn $ 2.
Démontrons par récurrence que v est croissante
- On a : v 1- v0 > O
- Supposons que :
pour un élément p de N, v p+t - vP > 0
donc: vp +z - v p+t = /2 + vp+i - J2+ vP
Démontrons par récurrence que : - - - - - - - - >0
pour tout n élément de N*, 0 < v,, $ 2 J2 + vp+t + J2 + vP
- On a : O < v1 $ 2 - Par conséquent,
- Supposons que : pour tout n élément de N, v11+1 > v11 •
pour un élément p de N*, 0 < vP s 2. la suite v est donc croissante
d 'où : 2 < 2 + v P s 4
Conclusion
0 < [z < J2 + vP $ 2 v étant croissante et majorée, elle est donc conver-
donc : 0< v p+t $ 2. gente.

174 Suites numériques


Étudions le sens de variation et la convergence des suites u et w, définies respectivement par :
u 0 = - 0,5
{ un+l = un(l + un)
{w =
0 12
wn+l = 0,25wn + 3.
L'étude graphique de ces suites permet d'émettre des conjectures qui seront contrôlées par le calcul.
Étude de la suite u Étude de la suite w

-0,5 : 0
' (.1.)

Démontrons par récurrence que : Démontrons par récurrence que :


pour tout n élément de N, - 0,5 < u,, $ 0 pour tout n élément de N, wn 2 4
- On a : - 0,5 < u 0 $ 0 - On a: w 1 2 4
- Supposons que : - Supposons que :
pour un élément p de N, - 0,5 < up $ 0 pour un élémentp de N , wP 2 ~
On a : 0,5 <
0 <
1 + uP
- up
$ 1
$ 0,5
donc : wp+l 2 4 (car wp+1 = wP + 3) !
- Par conséquent,
donc: 0$ - uP(l + up) $ 0,5 pour tout n élément de N , wn 2 4.
d'où: -0,5 $ up(l + up) $ 0
-0,5 $ up+l $ 0 Sens de variation de w
- Par conséquent,
pour tout n élément de N, - 0,5 $ un $ O.
pour tout n élément de N, wn+l - wn = 43 (4 - wn)

Sens de variation de u
la suite w est donc décroissante.
pour tout n élément de N, un+l - un = u~ 2 0,
la suite u est donc croissante.
Conclusion Conclusion
La suite u étant croissante et majorée, elle est donc La suite w étant décroissante et minorée, elle est
convergente. donc convergente.

,
Etudions le sens de variation et la convergence de la suite t définie par : { tt 0 = =
1
t
n+l 2 n + n.

Démontrons par récurrence que : Démontrons que la suite t est croissante


pour tout n élément de N, tn 2 0 Pour tout n élément de N, tn+l - t,, 2 0
(car tn+l - tn = tn + n)
- On a : t 0 2 0 (car t 0 = 1) La suite t est donc croissante.
- Supposons que : Démontrons que t n'est pas majorée
pour un élément k de N, tk 2 0 Pour tout n élément de N, tn+t 2 n ;
Ona: donc la suite t n'est pas majorée.
Conclusion
- Par conséquent, La suite t étant croissante et non majorée, elle
pour tout n élément de N, t,, 2 O. diverge vers+ oo.

Suites numériques 175


• • • - Convergence d'une suite définie par une formule de récurrence
• Limite de la composée d'une suite suivie d'une fonction
Nous admettons que la propriété donnant la limite de la composée de deux fonctions reste valable pour
la composée d'une suite suivie d'une fonction. On obtient alors l'énoncé ci-dessous :

a et l sont des éléments de l'ensemble IR u {- OO; + oo},


g est une fonction définie sur un intervalle K, u une suite à valeurs dans K
Si {limu,, = a
lim f(x) = l alors limf(u,,) = L
x°"'a

• Limite d'une suite définie par une formule de récurrence


On dém ontre et nous admettons la propriété suivante :

g est une fonction continue sur un intervalle K,


u une suite à valeurs dans K définie par la formule de récurrence : u,,+1 =g(u,,).
Si u est convergente alors sa limite est une solution a de l'équation g(x) =x.
On dit que a est un point fixe de la fonction g.
- Cette propriété ne permet pas de démontrer qu'une suite est convergente, mais de calculer la limite
d'une suite sachant qu'elle est convergente {voir TP p. 186).
- Cette propriété est une implication ; sa contraposée donne la remarque suivante :
Remarque '
g est une fonction continue sur un intervalle K,
u une suite à valeurs dans K définie par la formule de récurrence un+i = g(un) ;
si l'équation g(x) = x n'admet pas de solution dans K, alors la suite u est divergente.
Exemple
,
Etudions la convergence de la suite u définie par : { u 0 =1_ 1.
un+t - u,, + u.
n
Ce graphique permet de conjecturer que u diverge.
Contrôlons cette conjecture par la remarque précédente.
Considérons la fonction g : x ~ x + l.. X
on a : u,,+1 = g (u,,).
Résolvons l'équation : g(x) = x
1
· t,
ces -a- d.ire : -= o
X
Cette équation n 'admet pas de solution.
0
La suite u est donc divergente.

2.a On sait que les suites u , v, w définies ci-dessous 2.b On sait que la suite u définie ci-dessous est
sont convergentes. Calculer leurs limites. divergente.
u 0 = -0,5 u - 1
(u) { uo - = u + 1...
(u) { un+t = u,,(1 + u,,) n+1 " un

(w) { w 0 = 12
Démontrer que la suite u est strictement crois-
w 11+1 = 0,25(1 + wn) sante.
Par un raisonnement par l'absurde, en déduire
(v) {vo=-1 qu'elle diverge vers + oo.
v,,+1 = Jz + v,,

176 Suites numériques


3,1. Suites arithmétiques
• • • - Tableau récapitulatif
© Définition
Une suite est dite arithmétique lorsqu'il existe un nombre réel r appelé raison tel que :
pour tout nombre entier naturel n, un+t = u,. + r.
Détermination Formule explicite Représentation graphique
Une suite arithmétique est La suite arithmétique de rai- Suite arithmétique de raison 2
entièrement déterminée par la son r et de premier terme uP et de premier terme 0
donnée d 'un terme et de sa est définie par :
raison. u,. = u p + (n - p)r

@ Sens de variation
u est une suite arithmétique de raison r. On sait que :
Pour tout nombre entier naturel n, un+t = u,. + r et un+t - u,. =r.
Par conséquent,
si r<0 si r=0 si r>O
alors u est strictement alors u est constante alors u est strictement
décroissante croissante

@ Somme de termes consécutifs


u est une suite arithmétique, u + u 11
- pour tout nombre entier naturel n, u 1 + u 2 + ... + u ,. = n 1
2
premier terme + dernier terme
- somme den termes consécutifs égale à n x
2
premier terme de la somme ~ r dernier terme de la somme
Uk + U k+p-1
+ U k+1 + ... + U k+p =p
Uk 2
nombre de termes de la somme J

@ Convergence
uest la suite arithmétique de raison r et de premier terme u 0 • On sait que :
pour tous nombres entiers naturels n et p tels que p < n, un = uP + (n - p )r.
Par conséquent,
si r<O si r =0 si r> 0
alors u diverge vers - oo alors u converge vers u 0 alors u diverge vers + oo

Suites numériques 177


••• Exemples
• Calcul de termes et des éléments caractéristiques
Calculons les cinq premiers Donnons l'expression des n pre- Déterminons la nature et les élé-
termes de la suite arithmétique miers termes puis déterminons ments caractéristiques de la
u de raison 3 et telle que u 5 = 10. la formule explicite de la suite u suite v définie par :
de premier terme ln2 et de rai-
vn = - ~ -1,5.
son 3.
On a : u 5 = u 4 + 3 ; Soit n un nombre entier naturel. v 0 = - 1,5
d'où : u 4 = u 5 - 3 = 7. On a : u 1 = ln2 + 3 Soit n un élément de N ; on a :
De même: u2 = u1 + 3
vn+1 - vn
u3 = U4 -3 =4
U 2 =U 3 - 3 = 1 =- n; 1
- 1,5 - (- ~ - 1,5)
U 1 = u2 - 3 = - 2 un = un-1 + 3 =-0,5
u0 = u 1 - 3 = - 5. d'où : un = ln2 + 3n donc : v est la suite arithmétique
(en additionnant membre à de premier terme - 1,5 et de rai-
1 membre.) son - 0,5.

• Calcul de la somme de termes consécutifs et son utilisation


Exemple 1
u est une suite arithmétique de raison r. On pose S 11 = u 0 + u 1 +... + u 11_ 1 [n E ~ *].
,
Sachant que : Sachant que : Sachant que :
u0 =2 ; r= 6, u 19 = 2 ; r =- 25, U0 =7 ; u 94 = - 181,
calculons u 29 et S 30• calculons u 0 et S 20• calculons r et Sw
u 29 = u 0 + 29r = 176 = u 0 + 19r u 94 = u0 + 94r
U 94 - U O
= u 19 - 19r = 477 r - - - - =-2
94
uo + u29 uo + u19 UO + U94
S 30 = 30 X = 2670 S20 = 20 X = 4790 S95 = 95 X =- 8265
2 1 2 2

Exemple 2
u est une suite arithmétique de raison r. On pose Sn= u 0 + u 1 + ... + un-t ln E N *).

Sachant 9ue r Sachant que Sachant que :


S 10 = 10 ~ 2 + 45,3 r = ,3, u27 = 9,5 ; s28 = 140, u 0 =- 3 ; un-l = 69 et Sn= 330,
calculons u 0 et u 9 • calculons u 0 et r. calculons n et r.

On a: u +u On a: On a:
u o + u z7 U o + un- 1
SlO = 10 X _ 0_ _9 8 28 = 28 X - - - - Sn = n x - - --
2 2 2
u9 = u 0 + 9/J donc: donc:
2Sza 2S11
2u0 + 9[3 uo = 28 - Uz7 = 0,5 n ---=10
S10 = 10 x
2
donc: Ona: On a:
= 8 10 - 45,'3 = [2
u 27 = u 0 + 27r Un-t = u 0 + (n - l)r
UO 10 donc: donc:
1
= u 0 + 9r = /2 + 9[3 3 r =8
27

1 78 Suites numériques
Exemple 3
Calculons la somme des multiples de 11 compris entre 1420 et 1600.
Les nombres entiers naturels multiples de 11 sont les termes d'une suite arithmétique de raison 11 ;
Ona: 129x11<1420<130xll et 145X11<1600<146xll;
les multiples de 11 compris entre 1420 et 1600 sont donc: 130 x 11; 131 x1 1; ... ; 144x11; 145 x 11.

Désignons par S leur somme.


premier terme de la somme : 130 X 11 = 1430
dernier terme de la somme : 145 xll =1595
nombre de termes de la somme : 145 - 129 = 16
1430 + 1595
Par conséquent : S = 16 X = 24 200.
2

• Étude d'une suite définie par une formule de récurrence homographique

Soit u la suite numérique définie sur N par : {:0 =! un - 1


n+l Un+ 3
Calculons u 1 , u 2 , u 3 et u 4 • Prouvons que, pour tout entier naturel n, un > - 1.
Démontrons que la suite v définie sur N par : vn = __!_l
un+
est une suite arithmétique.
Exprimons v n puis un en fonction de n et étudions la convergence de la suite u.

Calcul des premiers termes de u Démontrons que v est une suite arithmétique
1 1 3 Soit n un élément de N ;
U1 = 0 ; Uz = - 3 ; U3 = - 2 ; u4 - 5· 1 1
= - - --
Démontrons par récurrence que : u -1
_ n_ _ + 1
pour tout n élément de N, un > - 1. un+ 3
- On a : u0 > - 1 (car u0 = 1) 1 Un+3 1 1 1
- Supposons que: = 2 X un + 1 = 2 + un + 1 = 2 + vn ;
pour un nombre entier naturel k, uk > - 1 ; donc v est une suite arithmétique de raison 0 ,5 et de
4
on a: uk+1 = 1 - uk + 3 et uk > - 1 premier terme 0,5 ;
donc: +3 >2 1 n n+1
uk d'où: vn = z-+z-= -2-
1 < 1._
uk +3 2 1 1-n
4 un =~- 1 =1 + n ·
1- - - >-1
· uk +3
uk+t >- 1 Convergence de la suite u
- Conclusion : Pour tout n é1ément de N, un = 11 -+ nn ;
pour tout n élément de N, un > - 1. on en déduit que: limun = - 1.

3.a On considère la suite u définie sur N par : 3.b Dans chacun des cas suivants, (un) est une
u =1 suite arithmétique de premier terme u0 et de
{ 0 2un
raison r.
u,.+1 = un+ 2
Démontrer que la suite v définie sur N par Exprimer le terme général u,. en fonction de u 0
et der.
vn = i~n est une suite arithmétique.
(1) u 0 = 40 r= -6
Préciser sa raison et son premier terme. (2) u 0 = - 2 r =1
Exprimer v,. puis u,. en fonction den.
Calculer v 0 + v1 + ... + v,. en fonction de n. (3) u 0 = 4 ,. = 3
Étudier la convergence de u. (4) u 0 = - 5 r=- 3

Suites numériques 1 79
-===-~ Suites géométriques
••• Tableau récapitulatif

<D Définition
Une suite est dite géométrique lorsqu'il existe un nombre réel q appelé raison tel que :
pour tout nombre entier naturel n, un+l = qun.
Détermination Formule explicite Représentation graphique
Une suite géométrique est La suite géom étrique de rai- Suite arithmétique de raison
entièrement déterminée par la son q et de premier terme vP ~ et de premier terme 4
donnée d 'un terme et de sa est définie par :
raison. vn = qn-pvp

0 ~ u, Uo

® Sens de variation
v est la suite géométrique de premier terme v 0 et de raison q [q -:f:. 0 ; q -:f:. 1 ; v0 -:f:. O].
On sait que:
pour tout nombre entier naturel n, vn+l = qvn et vn = qnv0 et vn+l - vn =qn(q - 1)v0 •
Par conséquent,
si v 0 < 0 et q < 0 si v 0 < 0 et 0 < q < 1 si v 0 < O et q > 1
alors v n'est pas monotone alors v est strictement alors v est strictement
croissante décroissante

si v 0 > 0 et q < O si v 0 > 0 et 0 < q < 1 si v 0 > 0 et q > 1


alors v n'est pas monotone alors v est strictement alors v est strictement
décroissante croissante
l

@ Somme de termes consécutifs


v est une suite géométrique de raison q [q -:f:. 1], qn _ 1
- pour tout nombre entier naturel n , v 1 + v 2 + ... + v ,, = v1 ;
q-1
qnombre de termes _ 1
- somme de n termes consécutifs égale à x premier terme.
q -1

180 Suites numériques


@ Convergence
v est une suite géométrique de premier terme v 0 et de raison q [q "# O ; q "# 1 ; v 0 "# O].
On sait que: pour tout nombre entier naturel n, vn = qnv0 •
Par conséquent,
si v 0 < 0 et q < - 1 ~ ~<0 ~ -1<q<1 si v 0 < 0 et q > 1
alors v n'a pas de limite alors v converge vers 0 alors v diverge vers - oo

(6)

si v 0 > 0 et q < - 1 si v 0 > 0 et - 1 < q < 1 si v0 > O et q > 1


alors v n'a pas de limite alors v converge vers 0 alors v diverge vers + oo

(D) .----- -------- -- , (~)


' :
'

'

• • • - Exemples
• Exemple 1
Calculons le premier terme de Donnons l'expression des n pre- Déterminons la nature de la
la suite géométrique v de raison miers termes et déterminons la suite v définie par :
- 3 et telle que v4 = 81. formule explicite de la suite géo- 3n-1
métrique de raison ln2 et de pre- vn =211"·
mier terme 1.
1
Soit n un élément de N. Vo= 3
V
V 3 =~=-2 7 On a : v 1 = v0 ln2 Soit n un élément de N ; on a :
v2 = v1 ln2 3n 3 3n-1
V =~=9
= 2n+1 = Z X ---z;t"
2 - 3
3
V vn= vn_1ln2 = 2vn
v1 =~=-3
d 'où : vn = v0 (ln2)n = (ln2)n donc : v est la suite géométrique
V = Ï=l
- 3
(en multipliant membre à de premier terme ~ et de raison
0 membre.)
1,5.
• Exemple 2
v est une suite géométrique de raison q. On pose : Sn = v0 + v1 + ... + v _
11 1
[n E N*] .
Sachant que : Sachant que : Sachant que :
1 1
V0 = 2 j q = 5, V
0
= 343 j v 3 = 1, Vg = 625 j q = S '
calculons v3 et S 4 • calculons q et s4. calculons v 0 et S 9 •
v3 = v0 q 3 = 250 = voqn-1
1 = 5i = 55
q 7 q9q n - 1
q4- 1 488281
= v0 q _ l = 400. =V - - =
Oq - 1 625 .

Suites numériques 181


• Exemple 3

v est une suite géométrique de raison q. On pose Sn = v 0 + v 1 +... + vn-l [n E N*).

Sachant que : Sachant que : Sachant que :


1 59048 1
q =3 ;n =10 et Sn = 19683 q = 2; v0 = 7 et S11 = 1785 q = 3" ; Sn = 3267 et vn_1 = 27
calculons v 0 et vn-1" calculons n et v ...1 • calculons n et v 0 •

qR - 1 qn-1
= Vo q-1; =V --
Oq - 1
= S./q - 1) vn-1 = voqn- 1 ;
q-1 .L 1 = 256.
= 2. i:-o
=Sn qn-1
Or : 256 = 2 8 = <f ; donc : vSnn-1 = qn- 1 1
---;;=r x -::-
q q 1 _,
donc: n = 8. qn-1 = il et n = 5.
V
d'où : v0 = q~=l = 2187 .

• Exemple 4 : Étude d'une suite définie par une formule de récurrence affine

On considère la suite numérique u définie par : { uo = : 2


un+1 - 3 un+ 1
On considère la suite v définie sur N par vn =un - 3.
Démontrons que v est une suite géo~étrique. Exprimons vn puis u,, en fonction den.
Étudions la convergence de u.

Démontrons que v est une suite géométrique


Soit n un élément de N ; vn+t =un+t - 3 =( ; u" + 1) - 3 =; (un - 3) =; vn;
'tr"ique d e raison
. 2
done v est une ,SUI•te
geome 3 ;
,
pour tout élement de N, vn =cr f 2)n
f
Vo =- cr f
et un= 3 - cr 2)n
. 2)n
Convergence de la suite u ·
v est une suite géométrique de raison ; ; or : 0 < ; < 1 ; donc limv = 0 ; par conséquent limu = 3.

3.c On considère la suite u définie sur ~ par : 3.d Dans chacun des cas suivants, (v,,) est une suite
{ uo = 1 2u,, -1 géométrique de premier terme v0 et de raison q.
un+l = 2u,. + 5 Exprimer le terme général v,, en fonction de v0
et de q.
Démontrer que la suite v définie sur ~ par : q =1._
(1) v0 = 3
v,. =
2
~·: i est une suite géométrique. (2) v0 = - 3 q=5
2

(3) Vo=
2
3 q = -1-
Exprimer v,, puis u,, en fonction de n. 3
Étudier la convergence de u. (4) 1
Vo= Z q=-3

182 Suites numériques


Les suites constituent un outil puissant qui permet la résolution de problèmes relevant de phénomènes
discrets aussi variés que la variation d'une population d'individus, la constitution ou l'amortissement
d'un capital ...
Pour résoudre de tels problèmes, nous procéderons suivant les étapes ci-dessous :
[i] la modélisation du problème, qui consiste ici à rechercher une suite permettant de décrire la
\ situation ;
~ la résolution mathématique du problème ;
ra:J l'interprétation des résultats obtenus mathématiquement, d'où la solution du problème posé.

• • • - Problèmes divers
• Exemple 1
Un jeune planteur décide de créer une cacaoyère dans une vaste forêt. Il décide de mettre en valeur
deux hectares la première année et, chacune des années suivantes, un hectare et demi de plus que
l'année précédente. Calculons la superficie totale de la plantation au bout de six années.
Recherche d'une suite permettant de décrire la situation
Désignons par un la superficie (en hectare) défrichée la nième année.
On a : ut = 2 et un+t = un+ 1,5.
Les superficies défrichées année après année sont déterminées par la suite arithmétique u de premier ,
terme 2 et de raison 1,5.
Calcul de la superficie totale S défrichée au bout de 6 ans
On a: s = ut + Uz + U 3 + U4 + U5 + U13 ; u6 = ut + 5 X 1,5 ut = 2.
donc: S = 6 X [2u1 + 5 X 1 ,5) = 34 ,5 .
2
Le jeune planteur aura mis en valeur 34,5 hectares au bout de six années.

• Exemple 2
L'appartenance à une association de mathématiciens est assujettie aux conditions suivantes:
- un droit d'adhésion de 8 000 francs; ·
- et une cotisation annuelle de 5 000 francs.
Quelle est la somme totale déboursée par dix membres sachant que le premier a 10 ans d'ancienneté,
le deuxième a 9 ans d'ancienneté, le troisième a 8 ans d'ancienneté, et ainsi de suite jusqu'au dernier
qui a un an d'ancienneté ?
Recherche d'une suite permettant de décrire la situation
Posons : u0 = 8 000 ;
désignons par un la somme déboursée par un membre après n année(s) de présen ce à l'association (n ~ 1).
On a : un = u 0 + 5 OOOn.
La suite arithmétique de premier terme 8 000 et de raison 5 000 permet de calculer la somme déboursée
par chacun des dix membres.
Somme totale déboursée par les dix membres
On a : u1 =8 000 + 5 000 = 13 000 ; u 10 = 1 3 000 + 9 x 5 000 = 58 000.
u + u
d 'où : s = ul + U 2 + ll3 + U4 + U 5 + u 6 + U 7 + Ua + Ug + ulO = 10 X 1 2 lO = 355 000:
Les dix membres ont déboursé la somme de 355 000 francs.

Suites numériques 183


• Exemple 3
Une balle rebondit en avançant chaque fois d'une longueur égale à la Ill(>itié de la précédente.
Sachant que le premier bond mesurait 1 m, quelle est la distance parcourue au bout de 10 rebonds ?

Recherche d'une suite permettant de décrire la situation


Désignons par vn la longueur du nième bond.
1
On a : vn+l = 2 vn ;
la suite v ainsi définie est donc une suite géométrique de raison ~ .
Calcul de la distance S parcourue après 10 rebonds
(0,5)1° -1
On a: - - - - v1 = 1,998.
0,5 -1
Au bout de dix rebonds, la balle aura parcourue environ 2 m .

• • • - Démographie
Un pays A a un taux de croissance démographique de 0,4 % par an. Un pays B a un taux de crois-
sance de 3%.
Au 1er janvier 1999, le pays A compte 40 millions d'habitants et le pays B, 30 millions.
1°) Quel sera le nombre d'habitants de chacun des pays A et B au 1er janvier 2009 ?
2°) En quelle année la population doublera dans chacun des pays ?

Recherche d'une suite permettant de décrire la Recherche d'une suite permettant de décrire la
situation de la population dans le pays A situation de la population dans le pays B '
Posons : u 0 = 40 000 000 et désignons par u n la Posons : v 0 = 30 000 000 et désignons par vn la
population dans le pays A au 1er janvier 1999 + n population dans le pays B au 1er janvier 1999 + n
(n 2: 1). (n 2: 1).
0,4u0 ( 0,4)
u1 =u0 +
Ona:
100 = u 0 1 + 100 = 1,004 u 0 . On a :
un+l = 1,004 un vn+l = 1,004 vn
Les nombres réels un sont donc les termes de la Les nombres réels vn sont donc les termes de la
suite géom étrique de raison 1 ,004 et de premier suite géométrique de raison 1,03 et de premier
terme u 0·• terme v 0 .
d'où : un = (1 ,004)nu0. d'où : Vn = (1 ,03)n v0 .

.Population en 2009 dans le pays A Population en 2009 dans le pays B


u 10 = (1,004) 10 X 40 000 000 = 41 629 109. v 10 = (1,03)10 X 30 000 000 = 40 317 491.
Nombre n d'années nécessaires pour que la Nombre n d'années nécessaires pour que la ·
population de A double population de B double
Résolvons dans IR l'équation suivante : Résolvons dans IR l'équation suivante :
(1,004)X X 40 000 000 = 80 000 000 (1 ,03)XX 30 000 000 = 60 000 000
(1,004)X = 2 (l ,03)X = 2
xln(l,004) = ln2 xln(1,03) = ln2
ln2 ln2
X = -- -- X=
ln(l,004) ln(1,03)
ln2 ln2
or: 173 < ln(1,004) < 174 or: 24 < < 25
ln(1 ,03)
d'où: n = 174. d'où: n = 25.
La population de A doublera en 2173. La population de B doublera en 2023.

184 Suites numériques


Amortissement de capital
Un véhicule coûte 80 millions de francs en 1998. Il se déprécie de 20 % par an; (c'est-à-dire que son
prix de revente baisse de 20 % par an).
1°) Quelle est la valeur du véhicule au bout de cinq ans ?
2°) On suppose que pendant la même période les