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Communications

Numériques
PARTIE 2

Radio tower

Ridha BOUALLEGUE
Professeur en Télécommunications @ Sup’Com
Directeur de l'Unité de Recherche Systèmes de Télécommunications 6'Tel @ Sup'Com
Fax : +216 71 858 340 Tel perso : +216 98 348 219

Web : http://www.supcom.mincom.tn/~ridha/6tel/home.html http://ridha.bouallegue.googlepages.com/


Ridha.bouallegue@gnet.tn ; ridha.bouallegue@gmail.com ; ridha.bouallegue@supcom.rnu.tn, innovcom@utm.rnu.tn ;
Transmission Numérique
en bande de base

Chapitre I : Transmission en bande de


base sur canal idéal

Ridha BOUALLEGUE 2009 37


Codage en Ligne

Ridha BOUALLEGUE 2009 38


Codes en ligne : Principe

 Transmission d ’une suite d’éléments binaires k de durée Tb chacun


- émis aux instants kTb
- p0=Pr{k=0} , p1=Pr{k=1}
- iid dans {0,1} ( p0= p1=1/2)
Codage en ligne binaire :
 Associer au bit 0 ( resp. 1) un signal S0(t) ( resp. S1(t) ) de durée Tb tel que :
Si(t) = 0  t [0, Tb[ pour i  {0,1}
d’où, à : k = 0  S0(t-k Tb)
k = 1  S1(t-k Tb)
 A la suite {k } le codeur en ligne associe le signal :
k  
e(t )  S
k  
i (k ) (t  kTb ) où i(k)  0 (resp.1) si  k  0 (resp.1)
Codes en ligne : Principe

 En pratique, S0(t) et S1(t) s’expriment en fonction d’une forme d’onde unique


h(t) de durée Tb
Si(t) = Ai h(t) , i  {0,1}
 On parle alors de Modulation d’Impulsion en Amplitude (Pulse Amplitude
Modulation : PAM)
 Le signal en sortie du codeur en ligne s’écrit alors :

k  
e(t )  a
k  
i(k ) h(t  kTb )   ak h(t  kTb )
k

où a k  A0 (resp.A1 ) si  k  0 (resp.1)
Codes en ligne : Principe

Codage en ligne M-aire :


 A n éléments binaires (n-uplet) on associe Si(t) de durée T=nTb choisi parmi
M=2n signaux

e(t )   Si ( k ) (t  kT ) où i(k)  0,1,. . . , (M - 1)


k

 Si(t) = aih(t) de durée T et ak : symbole M-aire dans { A0 , A1 ,. . ., A M-1 }

e(t )   ak h(t  kT )
k

 A débit binaire D, la rapidité de modulation R se réduit à:


D
R
log 2 ( M )
Codes en ligne
Densité spectrale de puissance d ’un code en ligne

Densité spectrale de puissance d ’un code en ligne


 e(t )   ak h(t  kT )
k

Interprété comme étant le résultat d ’un filtrage de a(t) par un filtre de


réponse h(t) où
a(t )   ak  (t  kT )
k

 e(t) = a(t)  h(t) a(t) e(t)


h(t) , H(f)

 Donc e(f) = a(f)H(f)2


où e(f) : densité spectrale de puissance de e(t)
a(f) : densité spectrale de puissance de a(t)
H(f) : transformée de Fourier de h(t)
Codes en ligne
Densité spectrale de puissance d ’un code en ligne
 Dans le cas général de symboles ak corrélés (formule de Benett):

 a2
2 a2 
m 2 
k
a( f ) 
T

T

k 1
a
'
( k ) cos( 2 k f T ) 
T
a
2  ( f  )
k   T
où : ma  moyenne des symboles ak
 a2  variance des symboles ak
a' (k )  fonction d' autocorrélation centrée normalisée des ak

 Puisque les k sont stationnaires, alors les ak sont aussi stationnaires:

ma  E[a n ] n
σ a2  E[(a n  ma )2 ] n
E [ (an  ma ) (an  k  ma ) ]
a' (k )  n, k
σ a2
Codes en ligne
Densité spectrale de puissance d ’un code en ligne
 e dépend donc de la TF(h(t)) (forme d’onde) et des statistiques des
symboles ak . Elle comprend, en fonction de f , une partie continue et une
partie discrète :

 a2 2 a2 
  (f) H( f )  H ( f )  a' (k ) cos(2 k f T )
c 2 2
e
T T k 1


ma2 k
  (f) 2  H( f ) ( f 
d 2
e )
T k   T

Remarque : - Lorsque ma  0  γe(f)  γec(f)


T
- Lorsque H( 0 )   h(t)dt  0  γe(f  0 )  0
0
Codes en ligne : Critères de choix

 Le code en ligne doit être choisi pour assurer la compatibilité


entre débit et bande passante du milieu de transmission(choix de
M)

 Le spectre du code en ligne doit être nul au voisinage de zéro,


pour éviter toute interférence avec le courant continu de
téléalimentation des répéteur-regénérateur
 La présence d ’une raie à la fréquence 1/T dans le spectre du
code en ligne facilite la récupération du rythme de transmission en
réception
 En imposant certaines règles au codage des symboles ak, le
récepteur peut détecter la présence d ’erreurs de transmission et
estimer la qualité de liaison

Ridha BOUALLEGUE 2009 45


Exemples de codes en ligne à symboles
indépendants
 Les symboles ak sont donc indépendants et identiquement distribués (iid):
on a alors a’(k)=0  k ≠ 0
Alors:  a2 ma2 
k
a( f )  
T T2
 ( f  )
k   T

Code NRZ (Non Retour à Zéro) : NRZ binaire


h(t)
 ak  1 si  k  1 V t  0,Tb 
 h(t)   V
ak  1 si  k  0  0 ailleurs
t
Exemple: 0 Tb
1 0 0 1 1 1
Exemples de codes en ligne à symboles
indépendants
DSP du NRZ binaire : ak amplitudes dans {1,-1} sont iid
 ma=0 et a2=1
 sin fTb   jfTb
 H ( f )  VTb   e
 fTb 
2
 a2  sin fTb 
 e ( f )   ec ( f )  H ( f )  V 2Tb  
2
 T  fTb 
Exemples de codes en ligne à symboles
indépendants
NRZ M-aire:
 h(t) : porte de durée T=nTb
 ak : Amplitudes dans { ± 1, ± 3,. . ., ± ( M - 1 ) } sont aussi iid
 ma=0 et a2 = ( M2 – 1 ) / 3
 sin fT   jfT
 H ( f )  VT   e
 fT 
2
 a2 M 2  1 2  sin fT 
 e( f )   ( f )  H( f )  V T  
c 2

 fT
e
T 3 

Exemple de codage de Gray


3 10 00 00 11 01 11
dibit ak
1 00 -3
-1 01 -1
-3
2Tb 11 +1
10 +3
Exemples de codes en ligne à symboles
indépendants

Code RZ binaire

ak  0 si  k  0 h(t)
 
 ak  1 si  k  1 V
t

V t  0 ,Tb  0 Tb Tb
h(t)  
 0 ailleurs

 ma=1/2 et a2=1/4

2
V  Tb  sin fTb  V 22  sin k   k 
2 2 2

e( f )       
  f  
4  fTb  k 4  k   Tb 
Exemples de codes en ligne à symboles
indépendants
Code RZ binaire

 Pour λ=1/2
fTb
2
 
2
V Tb  sin  V2 V2 1  2k  1 
e( f )   2   ( f ) 2  
 f  
16  fTb  16 k 4 2k  1
2
   Tb 
 2 

La présence de la fréquence 1/Tb facilite la récupération du rythme


Exemples de codes en ligne à symboles
indépendants
Code biphase binaire ( code Manchester)
h(t)
  Tb 
  V t  0 , 2  V
  
 V t   Tb ,T 
t
ak  1 si  k  0   2 b
 h(t)     0.5Tb Tb
 ak  1 si  k  1  0 ailleurs -V


 ma=0 et a2=1 

fTb
2
 
fT  sin 
 e ( f )  V 2Tb sin 2 b  2 
2  fTb 
 
 2 

Remarques :
- DSP nulle à f=0
- pas de raie, ce qui complique la
restitution de l’horloge bit au niveau du récepteur
Exemples de codes en ligne à symboles
dépendants
Code bipolaire (AMI : Alternate Marked Inversion)
 La corrélation des symboles est réalisée en affectant alternativement
les valeurs +1 et -1 aux symboles ak lorsque k=1
 ak  0 si  k  0
 ma=0 et a2=1/2
ak  1 si  k  1
 La fonction d’auto-corrélation normalisée a’(k) des symboles ak est
donnée par:
 1 k 0

a' ( k )   1 / 2 k 1
 0 k 2

 La DSP du code bipolaire s’annule à f = 0 indépendamment de la


forme d’onde 1 1  1  1
a( f )     cos(2fTb ) 
2
sin (fTb )
2Tb Tb  2  Tb
 a ( f  0)  0
Exemples de codes en ligne à symboles
dépendants
 Le plus souvent, une forme d’onde de type RZ est utilisée pour le code
bipolaire
h(t)
Code bipolaire RZ   T  V
V t  0 , b 
h(t)    2 t

 0 ailleurs
0 1/2Tb Tb

1 0 0 1 1

Tb

V 2Tb  fT 
e( f )  sin 2 (fTb )sinc 2  b 
4  2 
Exemples de codes en ligne à symboles
dépendants
 Avantages du code bipolaire RZ :
- Simple à mettre en œuvre
- Permet la détection d’erreurs
-Densité spectrale de puissance nulle à l’origine (avantage pour la
téléalimentation)
-Récupération du rythme facile ( le redressement double alternances du
code bipolaire permet d’avoir un code RZ binaire possédant une raie à la
fréquence 1/Tb dans sa densité spectrale de puissance)

 Inconvénient : Une présence d’une très longue suite de zéros fait décroître
fortement l’amplitude de cette raie et la puissance du signal recueilli après
filtrage devient insuffisante pour récupérer le rythme de transmission.

Code HDBn (Haute Densité Bipolaire d’ordre n)


Exemples de codes en ligne à symboles
dépendants
Code HDBn : code bipolaire dans lequel on interdit plus de n zéros
successifs

Si on a une suite de n+1 zéros successifs, le (n+1)-ième zéro est codé par
ak= ±1 en satisfaisant les règles suivantes:
- Le signe est choisi de telle manière qu’il viole la règle d’alternance
- Les viols doivent satisfaire entre eux la règle d’alternance pour ne pas
avoir de symboles de moyenne non nulle
- Si le viol possède un signe contraire au 1 précédent, on code le premier
zéro de la suite des n+1 zéros par un ak= ±1 de même signe que le viol
qui lui succède (symbole de bourrage) pour éviter que le viol ne
s’interprète comme un bit 1

Exemple : Algorithme du HDB3


Exemples de codes en ligne à symboles
dépendants
k → 0 0 0 0

+ Polarité du -
dernier viol

+ Polarité du - + Polarité du -
dernier 1 dernier 1

ak -1 0 0 -1 0 0 0 -1 0 0 0 +1 +1 0 0 +1
B- 0 0 V- 0 0 0 V- 0 0 0 V+ B+ 0 0 V+

1 0 1 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1
1 B+ V+

-1 V-