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UNIVERSITÉ MICHEL DE MONTAIGNE-BORDEAUX 3

UFR HUMANITÉS –

DÉPARTEMENT DES LETTRES –

ANNÉE UNIVERSITAIRE 20 1 1 - 201 2

MASTER

Arts Lettres Langues (Domaine) Lettres et Ingénierie Culturelle (Mention)

SPÉCIALITÉ ÉTUDES LITTÉRAIRES

ParcoursParcours RecherchesRecherches enen ÉÉtudestudes LittérairesLittéraires (REEL)(REEL)

Responsable Jean-René VALETTE

jrvalette@u-bordeaux3.fr

– Guide de l’étudiant –

Contact administratif Christophe MORAND

Christophe.Morand@u-bordeaux3.fr

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SOMMAIRE

PRESENTATION DE LA SPECIALITE ÉTUDES LITTERAIRES

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PRESENTATION DU PARCOURS RECHERCHES EN ÉTUDES LITTERAIRES

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DESCRIPTIFS DES UE DU PARCOURS RECHERCHE

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Première année (M1)

Semestre 1 (S1) UE M1DRX1 — Littérature et sciences humaines 1

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UE M1DRX2 — Textes et discours 1

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UE M1DRU3 — Épistémologie et histoire de la discipline

18

UE M1DRX4 — Littératures 1 (séminaires individuels)

19

UE M1DRU7 — Mémoire 1

28

Semestre 2 (S2) UE M2DRX1 — Littérature et sciences humaines 2

29

UE M2DRX2 — Textes et discours 2

31

UE M1DRX3 — Langues

33

UE M1DRX4 — Littératures 2 (séminaires individuels)

37

UE M1DRU6 — Mémoire 2

46

Seconde année (M2)

Semestre 3 (S3) UE M3DRX1 — Littératures 3 (séminaires individuels)

47

UE M1DRU7 — Mémoire 3

54

Semestre 4 (S4) UE M4DRX1 — Littératures 4 (séminaires d’équipe)

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UE M1DRU2 — Mémoire 4

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ANNEXES

Annexe 1 — Fiche-navette type pour le choix d’un séminaire libre

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Annexe 2 — Apprendre à parler les langues vivantes à l’Université de Bordeaux 3

62

3

Annexe 3 — Directions de recherches

64

Annexe 4 — Contacts avec les enseignants-chercheurs

68

Annexe 5 — Conseils pour la présentation matérielle des rapports de séminaire et du

mémoire

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Annexe 6 — Emploi du temps

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Annexe 7 — Contact avec les responsables de la formation

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MASTER Arts Lettres Langues (Domaine) Lettres et Ingénierie Culturelle (Mention)

La spécialité ÉTUDES LITTÉRAIRES

Des objets communs

La mention Lettres et Ingénierie culturelle s’organise autour de trois types d’objets :

– Les textes, qu’ils soient ou non littéraires, parce qu’ils sont des supports d’expression et de communication, des « documents » de travail ou des « monuments » culturels ;

– Les langages, parce que c’est l’un de ceux-ci, le langage verbal, qui est mis en œuvre pour produire des discours, oraux ou écrits, et qu’il peut être interrogé au titre de moyen ou d’objet ;

– Les cultures, parce qu’elles sont constituées de ces savoirs d’arrière-plan que mobilisent les langages et que présupposent les textes.

Ces trois types d’objets sont au centre des problématiques couvertes, à divers titres, par chacune des deux spécialités qui composent la mention.

Un schéma d’organisation lisible

Le système des spécialités, complété éventuellement par des parcours ou des options, permet d’affiner l’offre proposée, en sériant des axes de recherche ou des visées professionnelles.

1. La spécialité Études littéraires, fondée à la fois sur le renforcement d’acquis culturels et de compétences d’expression, se propose d’initier à la recherche en études littéraires et d’assurer la formation des futurs professeurs de l’enseignement secondaire. Elle se ramifie en deux parcours (un parcours Concours et un parcours Recherche), ce dernier couvrant quatre options : Études latines, Études médiévales, Littérature comparée, Occitan.

2. La spécialité professionnelle Ingénierie de projets culturels, fondée elle aussi sur le renforcement d’acquis culturels et de compétences d’expression, prépare aux métiers de la culture.

Des cursus structurés

PARCOURS RECHERCHES EN ÉTUDES LITTERAIRES (REEL)

Le parcours recherche (Recherches en études littéraires/REEL) offre un socle d’initiation aux techniques de la recherche dans les champs de la littérature française, des littératures francophones, de la littérature latine, de la littérature occitane (médiévale et moderne) et de la littérature comparée. Il est adossé à deux grandes équipes de recherche, CLARE (Cultures Littératures Arts

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Représentations Esthétique) et TELEM (Textes, littératures : écritures et modèles).

Rassemblant des chercheurs d’origines disciplinaires diverses autour des trois axes fédérateurs de l’imaginaire, des arts, de l’histoire et des cultures, l’équipe CLARE propose trois projets transversaux : les écritures de l’histoire, éducations et humanisme, marges et marginalité. L’équipe TELEM, qui regroupe des chercheurs en littérature française, littératures francophones, littérature latine, littérature occitane, littérature comparée et sciences du langage, développe pour sa part seize programmes de recherche articulés autour de deux grands axes : littérature et politique, discours, esthétique et cognition.

Depuis sa création en 2005, le parcours recherche reçoit des étudiants issus de pays européens et extra-européens, notamment dans le cadre des nombreuses conventions passées entre l’université de Bordeaux 3 et des universités étrangères de tous les continents. La formation bénéficie également de l’engagement des deux équipes de recherche dans une vaste gamme de programmes de recherche internationaux et de l’invitation de professeurs étrangers pour des périodes de durée variable. Cette ouverture internationale est la garantie d’un contact avec les courants les plus importants de la recherche dans le champ des études littéraires.

PARCOURS CONCOURS

Tout en assurant aux étudiants une initiation à la recherche, à travers les enseignements qui leur sont communs avec le parcours recherche, les trois parcours concours s’attachent, d’une année sur l’autre, à renforcer les acquis disciplinaires ainsi que les compétences en didactique et en connaissance du système éducatif nécessaires à l’obtention du CAPES. En même temps qu’ils préparent aux épreuves du concours, aussi bien écrites qu’orales, les parcours concours visent à donner aux étudiants une solide maîtrise de leur discipline de spécialité et à développer simultanément réflexion théorique et savoir-faire pédagogique. L’initiation à leur futur métier comprend des cours de didactique générale et appliquée ainsi que des expériences de terrain.

Dans ce cadre, deux types de stage sont proposés : en première année, un stage d’observation de quelques jours dans un établissement scolaire, qui sera préparé et analysé avec l’équipe pédagogique ; en deuxième année, un stage « filé » sur six semaines en pratique accompagnée dans un collège ou dans un lycée. L’équipe pédagogique s’assure la collaboration de spécialistes de didactique et travaille en concertation avec des professeurs de collège et de lycée.

Pour plus d’informations sur ces parcours, on se reportera à la chemise « Préparer les concours de l’enseignement à l’université Bordeaux 3 ».

COMPETENCES VISEES

En matière de recherche, les compétences visées sont celles qui sont requises dans le champ des études littéraires, classiques et modernes : élaboration d’un projet scientifique, exploitation des ressources documentaires, rédaction d’un mémoire. Pour les parcours concours, il s’agit d’approfondir la formation générale disciplinaire reçue dans le cadre de la licence de lettres modernes ou de la licence de lettres classiques, de maîtriser les outils méthodologiques et d’acquérir un savoir-faire pédagogique adapté aux exigences du métier d’enseignant.

• Poursuites d’études

En cours de cycle, il est possible à un étudiant engagé dans le parcours recherche de se réorienter vers le parcours concours, et inversement.

À la fin de la première année, les demandes d’orientation vers la spécialité professionnelle Ingénierie de projets culturels et interculturels (IPCI) sont examinées par la commission pédagogique.

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Dans le prolongement du parcours recherche et des parcours concours, deux possibilités de poursuite d’études sont envisageables :

• Une préparation à l’agrégation de lettres modernes ou à l’agrégation de lettres classiques

(assurées à Bordeaux 3 pour les titulaires d’un master).

• Une inscription en doctorat si les notes obtenues dans le volet recherche sont satisfaisantes.

• Débouchés professionnels

Le projet professionnel du parcours recherche peut être orienté soit vers l’enseignement, soit vers les secteurs professionnels faisant appel à des compétences littéraires élevées, tournés vers des tâches de conception et de rédaction : métiers de la culture (édition), carrières administratives.

Les parcours concours préparent essentiellement au métier d’enseignant avec toutes les possibilités que celui-ci offre : enseignement en collège ou en lycée en France, enseignement à l’étranger.

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MASTER

Arts – Lettres – Langues (Domaine) Lettres et Ingénierie culturelle (Mention)

Le parcours RECHERCHES EN ÉTUDES LITTÉRAIRES

Objectifs pédagogiques et scientifiques

Le parcours Recherche Études littéraires s’adresse à tous les étudiants de Lettres modernes ou de Lettres classiques désireux de s’initier à la recherche dans les domaines de la littérature française et de l’approche linguistique des textes, de la littérature antique, de la littérature comparée, des littératures francophones et de l’Occitan.

Cette offre de formation, largement diversifiée, répond à un double objectif :

– venir en complément des savoirs fondamentaux enseignés au niveau de la Licence (L) ;

– ouvrir sur les études doctorales (D).

C’est dire qu’elle vise deux types de publics :

– les étudiants qui souhaitent valoriser leur cursus antérieur (Licence ou Licence + concours) par l’adjonction d’un volet Recherche, le Master permettant d’acquérir une formation spécialisée à Bac + 5 sur des compétences de recherche en études littéraires et de rédaction scientifique ;

– les étudiants qui souhaitent poursuivre au-delà du Master et s’engager dans la préparation d’une thèse de doctorat, le Master représentant alors le palier propédeutique vers la thèse.

Conditions d’accès – Équivalences – Étudiants non assidus

MASTER 1

Sont admis à s’inscrire, les étudiants titulaires d’une Licence de Lettres classiques ou de Lettres modernes (ancien régime) de l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3.

Doivent retirer une fiche d’accueil et constituer un dossier de candidature les étudiants venant d’une autre université, titulaires d’une Licence de Lettres classiques ou de Lettres modernes (ancien régime ou LMD).

Autres cas (autres diplômes français ou diplômes étrangers) : dossier de validations d’acquis à constituer.

MASTER 2

Sont admis à s’inscrire les étudiants titulaires d’une Maîtrise de Lettres modernes, de Lettres classiques (ancien régime) ou d’un Master 1 dans la spécialité Ingénierie de projets culturels ou

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dans le parcours Lettres classiques (mention Histoire, Histoire de l’art, Archéologie, spécialité Archéologie, Sciences de l’Antiquité et du Moyen Âge) de l’Université Michel de Montaigne- Bordeaux 3.

Doivent retirer une fiche d’accueil et constituer un dossier de candidature les étudiants venant d’une autre université, titulaires d’une Maîtrise de Lettres modernes, de Lettres classiques (ancien régime) ou d’un Master 1 dans une spécialité équivalente à celle d’Études littéraires ou au parcours Lettres classiques.

Autres cas (autres diplômes français ou diplômes étrangers) : dossier de validations d’acquis à constituer.

Par décision du CEVU, le jury de Master peut refuser à un étudiant de redoubler son année de

M2.

DISPOSITIONS PARTICULIERES

• Pour les titulaires de concours (CAPES, Agrégation) :

– Pour les certifiés : entrée en M1

o

Dispense d’un quart des UE de M1 – les UE M1DRX2 et M2DRX2

o

Ils sont tenus de valider les UE M1DRX1, M1DRX4, M1DRU7 ; M2DRX1, M2DRX3, M1DRX4, M1DRU6

– Pour les agrégés :

o Accès direct en M2

• Les étudiants non assidus

Il n’existe pas d’enseignement à distance pour le Master. Les étudiants dispensés d’assiduité, en particulier les étudiants résidant à l’étranger, dès lors qu’ils sont régulièrement inscrits (inscription administrative, bien sûr, mais aussi inscription pédagogique), doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

• Équivalences entre la spécialité Recherche Études littéraires et la spécialité Professionnelle Ingénierie de projets culturels

La mention associe étroitement les deux spécialités sur la base d’objets communs (textes, discours), avec l’ambition affichée de renforcer les acquis de culture générale. Ces deux spécialités ont en commun les cours et les TD proposés en M1 (UE M1DRX1, M1DRX2 et M2DRX1, M2DRX2).

La spécialisation se décide donc sur une partie de M1 et sur la totalité de M2.

Les étudiants souhaitant changer d’orientation à la fin de M1 doivent en faire la demande auprès du responsable du Master qu’ils veulent intégrer : leur dossier sera examiné par la commission compétente.

Il est également prévu des passerelles entre le Master Professionnel d’Ingénierie de projets culturels et le Master Professionnel des Métiers de la culture proposé dans le cadre de la mention Arts.

Articulation avec la préparation au CAPES

Depuis la rentrée 2010, une préparation au CAPES a été intégrée au Master (processus dit de « mastérisation »). Les étudiants sont invités à consulter les informations concernant cette filière pour prendre connaissance des relations qu’elle entretient avec la filière Recherche.

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Organisation d’ensemble du cursus

La formation, en deux ans, propose une initiation à la recherche. La première année offre un enseignement généraliste, destiné à situer les enjeux épistémologiques, méthodologiques et pratiques de la discipline. La seconde année est celle de la spécialisation. Dans le parcours recherche, elle se resserre sur les séminaires individuels et les séminaires des équipes de recherche. Quel que soit le parcours choisi, le master n’est décerné qu’après la soutenance d’un travail personnel de recherche devant un jury.

PREMIERE ANNEE

Des enseignements sont mutualisés entre les quatre parcours : programmes d’ouverture sur les sciences humaines (dont un, spécialement dédié aux parcours concours, sur les grandes questions d’esthétique, de poétique et d’histoire littéraire) et séminaires de recherche aux deux semestres (3 + 2 dans le parcours recherche, 2 + 2 dans les parcours concours) :

Au semestre 1, un enseignement en épistémologie de la discipline dispense des éléments de connaissance sur l’histoire et la pratique de l’enseignement de la langue et de la littérature françaises ;

Au semestre 2, prend place un enseignement de langue vivante, de grec, de latin ou d’occitan, destiné aux non-spécialistes qui pourront ainsi consolider le niveau CLES 2 acquis en licence.

Les séminaires se répartissent entre différents domaines disciplinaires (les intitulés des séminaires pouvant changer d’une année sur l’autre). Chaque étudiant reste en principe entièrement libre du choix de ses séminaires, mais il aura tout intérêt à construire un parcours cohérent autour de son projet de recherche. Pour l’y aider, quatre options sont proposées – Études latines, Études médiévales, Études occitanes, Littérature comparée –, qui comportent des séminaires prescrits et impliquent dans la plupart des cas l’inscription dans des séminaires offerts par d’autres formations.

En plus de ces enseignements de tronc commun, le parcours recherche propose aux étudiants le choix :

- Au semestre 1, entre une initiation aux théories qui ont cours dans le champ des études littéraires et l’entraînement à différents types d’écriture ;

- Au semestre 2, entre les pratiques du commentaire et de l’analyse littéraires et une initiation aux méthodes de l’édition critique et des études de genèse.

DEUXIEME ANNEE

Dans le parcours recherche, la formation ne comprend plus que des séminaires.

Le semestre 3 de la seconde année présente la même offre diversifiée en séminaires individuels qu’en première année, les étudiants étant tenus d’en choisir deux. La nouveauté consiste dans les séminaires d’équipe, qui fonctionnent habituellement avec des conférenciers invités : les étudiants doivent obligatoirement choisir un séminaire d’équipe parmi ceux qui sont proposés. Ces séminaires, qui se répartissent entre les deux équipes de recherche, CLARE et TELEM, commencent généralement au premier semestre, mais ne sont validés qu’au second.

Pour les étudiants qui ont choisi l’une des quatre options (Études latines, Études médiévales, Études occitanes, Littérature comparée), le choix du séminaire prescrit lié à chaque option (sur les trois séminaires que doit suivre l’étudiant de seconde année) dépendra obligatoirement de la couleur de l’option (« Auteurs latins », « Langue et littérature médiévale », « Littérature comparée », « Occitan »).

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UN MEMOIRE POUR INITIER A LA RECHERCHE

La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Ce travail exige de l’étudiant la capacité à élaborer une problématique autour d’un sujet et d’un corpus, à exploiter et discuter les travaux existants, enfin à construire et développer une réflexion argumentée satisfaisant aux critères de la recherche en lettres.

Une évaluation continue scande la progression semestre par semestre : sujet, corpus et problématique (S1), plan et bibliographie (S2), fragment rédigé (S3), rédaction finale et soutenance

(S4).

Le mémoire consacre l’initiation des étudiants à la recherche, que les meilleurs d’entre eux pourront poursuivre au niveau doctoral.

CONSTRUCTION DU PARCOURS PAR LETUDIANT : LES SEMINAIRES

C’est dans le choix des séminaires qu’il va suivre que l’étudiant peut donner une coloration particulière à son parcours de formation :

– En M1, il doit suivre cinq séminaires, trois au premier semestre et deux au second.

– En M2, il doit choisir l’un des trois séminaires d’équipe (1 séminaire pour CLARE, 1 séminaire pour TELEM, 1 séminaire commun CLARE/TELEM) qui couvrent les deux semestres, mais ne sont validés qu’au second semestre, et deux autres séminaires parmi ceux qui sont proposés au premier semestre.

Les séminaires dits « individuels » (autres que les trois séminaires d’équipe) proposés par la formation se répartissent entre différents domaines disciplinaires (à ne pas confondre avec les intitulés des séminaires, qui peuvent changer d’une année sur l’autre) :

– Auteurs latins

– Langue et littérature médiévales

– Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières

– Littérature moderne et contemporaine

– Littérature et linguistique

– Littératures francophones

– Littérature comparée

– Occitan

L’étudiant reste en principe entièrement libre du choix de ses séminaires, mais il aura tout intérêt à opérer ses choix de manière à construire un parcours cohérent autour de son projet de recherche. Pour l’aider dans la construction de son parcours, un système d’options a été prévu. Le cadre de ces options est purement contractuel : il vise non seulement à rendre plus lisible le parcours de l’étudiant, mais à crédibiliser ses choix d’orientation. Quatre options sont proposées : Études latines, Études médiévales, Études occitanes et Littérature comparée.

En M1, ce système prescrit à l’étudiant qui l’adopte le choix de quatre séminaires sur les cinq qu’il doit suivre au cours de l’année (le choix du dernier restant libre). Voici la liste de ces séminaires « prescrits » :

– Option Études latines :

o

Séminaire « Auteurs latins »

o

1 séminaire du Centre Ausonius (séminaire extérieur, hors Département)

o

1 séminaire de Langue et Littérature française du Moyen Âge ou 1 séminaire de littérature française de la Renaissance

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o Les étudiants qui souhaitent valider l’option Études latines devront voir suivi le cours de Langue latine (M1/S2)

– Option Études médiévales :

o

séminaires de Langue et littérature médiévales (le séminaire d’occitan médiéval peut constituer l’un de ces trois séminaires)

3

o

1 séminaire

d’Histoire

médiévale (séminaire

extérieur,

hors

Département)

ou

1 séminaire

d’Histoire

de

l’art

au

Moyen

Âge

(séminaire

extérieur,

hors

Département) ou le séminaire « Auteurs latins »

– Option Littérature comparée :

o 3 séminaires de Littérature comparée, dont deux seront dispensés en langue française, et le troisième en langue anglaise. Ce troisième séminaire peut être remplacé par un séminaire de littérature pris dans l’offre de l’UFR Langues (en concertation avec le directeur du mémoire)

– Option Occitan :

o

2

séminaires d’occitan

o

2

séminaires de Langue et littérature médiévales

En M2 :

– Les étudiants suivront obligatoirement, selon la couleur de leur option, le séminaire « Auteurs latins » pour l’option Études latines, le séminaire « Langue et littérature médiévales » pour l’option Études médiévales, le séminaire de littérature comparée pour l’option Littérature comparée, le séminaire d’occitan pour l’option Occitan.

En M1 comme en M2, si certaines options prescrivent de choisir à l’extérieur une partie des séminaires, dans tous les cas (dans un système à option ou hors option), l’étudiant ne doit pas prendre : 1) plus de deux séminaires extérieurs en M1 ; 2) plus d’un séminaire extérieur en M2.

SEMINAIRES EXTERIEURS

Sont dits « extérieurs » les séminaires qui sont domiciliés en dehors du Département des Lettres.

Parmi ces séminaires extérieurs, doivent être distingués les séminaires conventionnés (ils ont fait l’objet d’une convention entre les deux formations concernées et sont ouverts d’office aux étudiants de la spécialité Études littéraires) et les séminaires libres : l’étudiant qui désire suivre l’un de ces séminaires libres doit impérativement se procurer la fiche navette (voir infra, Annexe 1) et obtenir à la fois l’avis du responsable de la spécialité du Master de l’inscription principale et celui du responsable de la spécialité du Master de l’inscription secondaire.

Une partie des séminaires extérieurs conventionnés sont les suivants :

– Deux des séminaires (S1 et S2) du Centre Ausonius, accessibles aux étudiants de Lettres modernes en M1.

– Deux des séminaires interdisciplinaires (M1, S1 et S2) du CIBEL, sur l’Europe des Lumières, accessibles aux étudiants de Lettres modernes et qui peuvent entrer dans la définition d’un label « Europe des Lumières ». En accord avec leur directeur de recherche ou avec un membre de l’équipe pédagogique, les étudiants de la spécialité Études littéraires peuvent en effet choisir le label « Europe des Lumières », en combinant un enseignement pris dans les séminaires de leur Master et un enseignement pluridisciplinaire. Ainsi, à chacun des semestres de M1 (S1, S2, le lundi de 15h30 à 17h30), le label « Lumières » comprend deux séminaires dans le Master d’origine et un séminaire

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« Lumières » pluridisciplinaire (les cours pluridisciplinaires se font en français). Renseignements auprès de la responsable du label « Lumières » : Cécile Revauger (Cecile.Revauger@u-bordeaux3.fr) et, pour les Lettres, auprès de Catherine Ramond

(Catherine.Ramond@u-bordeaux3.fr).

Font également partie des séminaires conventionnés les séminaires d’Histoire et d’Histoire de l’art ouverts aux étudiants qui ont choisi l’option Moyen Âge.

Les informations sur les autres séminaires hors Département sont accessibles sur les sites des formations qui les hébergent.

RECHERCHE DOCUMENTAIRE

La bibliothèque Henri Guillemin (Lettres / Anglais) propose, pour le M1, une formation complémentaire à la recherche documentaire de la plus haute utilité : recherche bibliographique dans les catalogues et dans les bases de données, portails, revues en ligne, moteurs de recherche et évaluation des sites. Si votre responsable de séminaire ne vous guide pas lui-même, vous pouvez prendre directement contact avec le personnel de la bibliothèque.

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M1DRX1

(Semestre 1)

LITTERATURE ET SCIENCES HUMAINES 1

RESPONSABLE UE M1DRX1

Philippe BAUDORRE

Cette UE conduira les étudiants à confronter les problématiques et la méthodologie des études littéraires à celles d’autres sciences humaines : au cours de l’année 2011-2012, la philosophie, l’histoire de l’art, les études cinématographiques.

Parmi les six programmes proposés (trois par semestre) 1 , l’étudiant en choisira deux (un par semestre) : un assuré par un collègue extérieur à notre section de Lettres (marqué SH) et un assuré par un collègue de notre section (marqué L).

Ces six programmes s’organisent autour d’un même objet, le quotidien, abordé à travers des approches disciplinaires et un corpus différents.

LISTE DES INTERVENANTS

Pierre BEYLOT, Guillaume LE BLANC, Gérard PEYLET

Nombre d’heures : 24 heures – coef. 6 – crédits : 6

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Écrit Scolarité (volume horaire : 2h) Session 2 : Assidus : Écrit Scolarité (volume horaire : 2h) Dispensés d’assiduité : Écrit Scolarité (volume horaire : 2h)

L’évaluation des étudiants assidus se fera sous forme de contrôle continu à l’intérieur de chaque groupe. Les étudiants dispensés d’assiduité devront se référer au programme et à la bibliographie fournis par G. le Blanc (SH / 1 er semestre) et P. Baudorre (L / 2 nd semestre). L’évaluation se fera pour eux à la fin de chaque semestre sous forme d’un « écrit scolarité » et d’un essai sur un sujet lié au programme.

1 Deux autres programmes (un par semestre) sont réservés aux étudiants du parcours concours : M1DRX1 : « Théorie littéraire » ; M2DRX1 : « Esthétique littéraire ».

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Pierre Beylot (SH-Etudes cinématographiques)

« Vies ordinaires dans le cinéma et la télévision des années soixante »

Cet enseignement sera consacré à la représentation du quotidien dans les années soixante dans les magazines de reportage (Cinq Colonnes à la une, Les Femmes aussi), les documentaires (Chronique d’un été de Morin et Rouch, L’Amour existe de Pialat) et les films de fiction notamment de la Nouvelle Vague. On adoptera une approche transversale au champ télévisuel et au champ cinématographique au travers d’entrées thématiques (la banlieue, villes et campagne, le couple, la famille, la condition des femmes, les immigrés, le travail, etc.). Le fonds télévisuel très riche et diversifié pourra constituer le point d’ancrage principal à partir duquel des parallélismes avec les représentations filmiques pourront être tracés. On s’intéressera à ce que les films de fiction nous disent de la société plus qu’à leur appartenance à l’œuvre d’un auteur ou à une école esthétique telle que la Nouvelle Vague. L’approche privilégiera le travail de mise en scène de l’ordinaire, particulièrement de la parole de témoignage dans le reportage et le documentaire et du dialogue dans la fiction et du rapport qu’ils entretiennent avec le cadre spatial, social, culturel, dans lequel ils s’inscrivent.

Guillaume le Blanc (SH-Philosophie)

« L’écriture des vies ordinaires »

Ce cours se propose de repartir de quelques textes fondateurs qui se sont proposé comme tâche théorique de dire le quotidien (Lefebvre, de Certeau, Foucault). Proposant dans un second temps une lecture du livre de Foucault consacré au parricide Pierre Rivière et de son essai « la vie des hommes infâmes », il s’intéressera à la dynamique de l’enquête pour dire le quotidien et le faire passer dans le statut de la fiction. Ce séminaire souhaiterait croiser les sciences humaines et la littérature, en particulier Perec et Foucault. Il s’agira alors de réfléchir à l’engendrement de la fiction à partir de l’enquête.

Bibliographie De Certeau, L’invention du quotidien, tome 1 « arts de faire », réédition folio essais 2005. Eric Chauvier, Anthropologie de l’ordinaire, éditions Anacharsis, 2010. Arlette Farge et Michel Foucault, Le désordre des familles, 1982. Michel Foucault, « La vie des hommes infâmes », Dits et Ecrits, Paris, Gallimard, 1994. Guillaume le Blanc, Vies ordinaires vies précaires, Seuil, 2007. Henri Lefebvre, Critique de la vie quotidienne, Paris, l’Arche, 1958. Pierre Rivière, Moi Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma sœur, mon frère, Gallimard, 2007, folio, présentation par Michel Foucault. Michael Sheringham, Everyday Life, Oxford, 2006 Fictions de Perec

Gérard Peylet (L-Littérature française des XIXème et XXème siècles)

« Le quotidien et le vernaculaire dans les ‘romans de la terre’ »

Il s’agit d’étudier à travers quelques œuvres du XIXème siècle et d’aujourd’hui la relation entre la littérature et le terroir à travers l’évocation du quotidien, à travers des vies ordinaires. Les personnages de ces fictions semblent une émanation du territoire où ils vivent. Georges Sand dans ses romans champêtres présente une vision sensible de la classe paysanne. Elle décrit des relations sociales simples à travers le rythme du temps, de la journée, des saisons. Le réel documenté, appuyé sur la langue, nourrit la description de la campagne. Ecrivains de la même génération, Pierre Michon et Pierre Bergounioux sont dépositaires de l’héritage d’une province

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originelle où s’enracine leur œuvre. Toutefois, ces œuvres qui s’ancrent dans le quotidien rural contiennent une méditation plus large sur l’être dans le monde et dans le temps.

Programme : Georges Sand, Les Maîtres sonneurs (Folio) ; Pierre Michon, Les Vies minuscules (Folio), Pierre Bergounioux, Miette (Folio).

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UE 1MDRX2 (Semestre 1)

TEXTES ET DISCOURS 1 Approches critiques ou Types d’écriture

RESPONSABLE UE 1MDRX2

Jean-Paul ENGÉLIBERT

LISTE DES INTERVENANTS

Approches critiques ou Types d’écriture : Jean-Michel DEVÉSA, Danièle SABBAH, Joëlle de SERMET

Nombre d’heures : 24 heures – coef. 5 – crédits : 5

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Le détail des modalités d’évaluation peut varier selon les groupes. Il sera exposé par chaque enseignant en début de semestre.

Les étudiants dispensés d’assiduité doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

Approches critiques (1 groupe) ou Types d’écritures (2 groupes), au choix :

Approches critiques (1 groupe)

Intervenant : Jean-Michel DEVÉSA

Cet enseignement de 24 heures se propose d’introduire aux grandes approches critiques de la littérature : approches sociologique, psychanalytique, herméneutique, structuraliste, etc. Il s’agira, aussi bien pour les enseignants et chercheurs en littérature que pour les futurs médiateurs culturels,

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de réfléchir sur ce qu’est un geste critique, à partir d’exemples singuliers, dans le but d’en définir la portée et la fonction ; avec la perspective de s’y essayer à son tour.

Types d’écritures (2 groupes)

Intervenants : Danièle SABBAH, Joëlle de SERMET

Objectifs Cet enseignement de 24 heures a pour objet la production de texte ; conçu comme un atelier d’écriture, il est orienté vers la production scientifique (article, note critique, compte rendu, etc.) et l’écrit communicationnel (action culturelle).

Programme Ce cours, plus particulièrement destiné aux étudiants préparant un Master d’Études Littéraires, a pour objectif de les former aux techniques et méthodes de la recherche en littérature. De façon générale, on apprendra à élaborer, organiser et mettre en forme une réflexion et une écriture critiques dans une perspective monographique (sur un auteur, une œuvre) ou plus largement théorique. Concrètement, on examinera par exemple les problèmes posés par la détermination d’un sujet ou d’un axe de recherche, le choix d’une méthodologie, la sélection d’un corpus ou l’établissement d’une bibliographie. L’atelier d’écriture permettra la pratique d’exercices orientés vers la production d’écrits à valeur scientifique, qu’il s’agisse de supports à usage interne (note de lecture, note de synthèse) ou de documents faisant l’objet d’une évaluation ou d’une publication (compte-rendu critique, article, mémoire).

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UE M1DRU3 (Semestre 1)

ÉPISTÉMOLOGIE ET HISTOIRE DE LA DISCIPLINE

RESPONSABLE UE M1DRU3

Danielle SABBAH

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Écrit Scolarité (2h) Dispensés d’assiduité : Écrit Scolarité (2h) Session 2 : Assidus : Écrit Scolarité (2h) Dispensés d’assiduité : Écrit Scolarité (2h)

Nature de l’épreuve :

Commentaire et analyse de document(s) ou de citation portant sur les problématiques abordées.

L’épistémologie se donne pour objet d’étudier les modes de constitution d’une science donnée :

selon quels concepts (contre quels autres concepts), et selon quelle histoire.

Plus précisément, la discipline dite « Le Français », pose une double série de problèmes :

- d’une part les problèmes propres aux sciences humaines : à quelle(s) condition(s) une science

humaine est-elle possible ?

- d’autre part des problèmes spécifiques : quelles sont les délimitations de cette « discipline » ? La

langue ? La grammaire ? La littérature ? L’oral ou l’écrit ? Est-elle outil transversal ou discipline autonome, etc. Quels sont les discours, les objectifs, les exercices et leurs fondements théoriques ou historiques ?

Ces questions ne peuvent s’aborder sans examiner l’histoire de cette discipline aux contours variables selon les époques et les niveaux de l’institution, laquelle recouvre celle d’une très lente autonomisation par rapport à la place –– centrale, prestigieuse – de l’enseignement du latin et de ses méthodes.

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UE M1DRX4 (Semestre 1)

LITTÉRATURES 1 (séminaires)

RESPONSABLE UE M1DRX4

Danièle JAMES-RAOUL

LISTE DES INTERVENANTS

Katy BERNARD, Armelle DESCHARD, Nathalie GRANDE, Jean-Michel GOUVARD, Nelly LABÈRE, Charles MAZOUER, Gérard PEYLET, Isabelle POULIN, Jérôme ROGER, Jean-René VALETTE

Séminaires de premier semestre, au choix 3 séminaires (voir ci-dessus la présentation de la spécialité).

- Littératures 1A (1 séminaire dans une offre de 9 ou extérieur)

- Littératures 1B (1 séminaire dans une offre de 8 ou extérieur)

- Littératures 1C (1 séminaire dans une offre de 7 ou extérieur)

Nombre d’heures : 72 heures – coef. (15) – crédits : 15

CHOIX DES SÉMINAIRES ET MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Dans le souci d’éviter la surcharge des séminaires, ceux-ci fonctionnent sur le principe du numerus clausus, le maximum étant fixé à 25 étudiants par séminaire. À cette fin, il est demandé aux étudiants de procéder à leur pré-inscription avant d’effectuer leur inscription pédagogique. L’étudiant se pré-inscrit en inscrivant son nom sur l’une des listes qui seront affichées sur les panneaux ad hoc avant le début des cours de chaque semestre. Dès que le maximum est atteint, la liste du groupe ou du séminaire est retirée et plus aucune pré-inscription n’y est donc possible. L’étudiant doit ensuite faire enregistrer son inscription pédagogique par le secrétariat.

Une participation active et assidue aux séminaires est exigée. L’évaluation en tiendra compte.

Cette UE comportant trois séminaires, elle ne peut être validée que si tous les séminaires ont été évalués : la règle de compensation ne s’applique pas. L’absence d’une note entraîne

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automatiquement la mention « Défaillant » à l’UE, celle-ci ne pouvant être validée que si le ou les séminaires non évalué(s) le sont à la session suivante.

Le détail des modalités d’évaluation peut varier selon les groupes. Il sera exposé par chaque enseignant en début de semestre.

Les étudiants dispensés d’assiduité doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

SÉMINAIRE d’Armelle DESCHARD

Auteurs latins

Voyage littéraire à Rome

Les Latins aimaient Rome. C’était bien pour eux le centre du monde et la plus belle ville connue. Et ils demeuraient persuadés que leur admiration était justifiée. Nous lirons dans cette perspective une série de textes littéraires d’époque et de genres très variés qui évoquent les lieux de Rome. L’orientation sera littéraire : nous réfléchirons sur les sentiments et les émotions suscitées par les lieux de la Ville, en fonction de l’époque et du genre littéraire. La lecture des textes antiques sera appuyée sur des compléments topographiques nécessaires à cette « visite » de la Ville antique (un prélude à la visite de Rome ?).

Ce séminaire est ouvert aux étudiants qui aiment la culture antique sans qu’un niveau de langue soit requis. Les textes seront toujours présentés en version bilingue. Lors de l’évaluation, les travaux personnels des étudiants pourront comporter des traductions personnelles de textes, si leur niveau ou leur goût les y invite, mais ce type de travail n’est qu’une possibilité parmi d’autres (commentaire sur un choix de textes traduits, essai sur une question abordée en cours, dossier personnel, etc).

Une bibliographie sera donnée lors du premier cours.

SÉMINAIRE d ’Éléonore ANDRIEU et Jean-René VALETTE

Langue et littérature médiévales

De Guillaume d'Orange à Galaad La représentation du chevalier célestiel (XII e -XIII e siècles)

Nous proposons d’envisager le personnage du chevalier, tel qu’il apparaît, au centre de la littérature de langue romane et au début du XII e siècle, par le biais de quelques questions : pourquoi représenter un héros laïc sous les traits d’un homme d’armes, notamment dans les chansons de geste ? Pourquoi ajouter ensuite la thématique amoureuse, dans les premiers romans, à ce premier trait ? Pourquoi, enfin, mettre le Graal, à la fin du XII e siècle, sur son chemin ? Autrement dit, quels sont, aux XII e et XIII e siècles, les passages obligés qu’emprunte la représentation d’un héros, c’est- à-dire d’un personnage dont les qualités sont recevables par tous comme étant des qualités de nature supérieure ?

Il faut sans nul doute envisager, étant donné les traits fort spécifiques qu’exige « la construction d’une héroïcité » dans une société donnée, que le portrait du laïc en chevalier est bien, à cette période, tissé des valeurs les plus hautes de la société. Mais des problèmes concrets de représentation se posent alors : comment faire rivaliser cette héroïcité avec une autre, écrasante,

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celle du saint ? Jusqu’où peut-on aller dans la récupération et l’acculturation des qualités du saint ? Enfin, comment ménager malgré tout, de manière lisible, un « écart significatif » avec le saint ?

C’est tout cet aspect du travail des textes dits « littéraires » que nous étudierons, travail de reprises nombreuses et de subtils glissements, largement tendu vers un problème central : celui de la forme et de la place à donner, dans la représentation du héros, à la valeur la plus haute entre toutes, ce caractère « spirituel » (ou célestiel, comme le dit l’ancien français) qui fait l’objet d’âpres débats entre les textes et les groupes sociaux, et sans lequel nul personnage ne saurait prétendre être un héros. Le chevalier en ce sens n'est pas davantage un reflet du vrai aristocrate laïc (qui subit des distorsions nombreuses) qu’un reflet du saint, mais une autre proposition d’héroïcité, dont les limites sont celles du trait célestiel, puisqu’il faut bien que les récepteurs des textes, au cours des XII e et XIII e siècles, puissent recevoir, accepter et comprendre cette héroïcité.

Bibliographie

ŒUVRES

Le Cycle de Guillaume d’Orange. Anthologie, choix, traduction, présentation et notes de Dominique Boutet, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », 1996. La Quête du Saint-Graal, roman en prose du XIII e siècle, éd. Fanni Bogdanow, trad. Anne Berrie, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », 2006.

ÉTUDES

> Lectures indispensables avant la rentrée

BASCHET, Jérôme, La Civilisation féodale. De l’an mil à la colonisation de l’Amérique, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2009 [2004]. GUERREAU-JALABERT, Anita, « Le temps des créations (XI e -XIII e siècle) », Histoire culturelle

de la France, t. 1, Paris, dir. M. Sot, J.-P. Boudet, A. Guerreau-Jalabert, Seuil, coll. « Points », 2005 [1997], p. 115-259. ZINK, Michel, Littérature française du Moyen Age, Paris, PUF, 2004.

> Lectures fortement recommandées au début du semestre

IOGNA-PRAT, Dominique, Ordonner et exclure. Cluny et la société chrétienne face à l’hérésie, au judaïsme et à l’islam (1000-1150), Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2000 [1998]. STANESCO, Michel, D’armes et d’amour. Études de littérature arthurienne, Orléans, Paradigme,

2002.

SÉMINAIRE de Katy BERNARD et Nelly LABÈRE

Occitan médiéval

Nord/Sud Il paraît que les histoires d’amour finissent mal, en général…

Forme narrative brève, la nouvelle apparaît dans l’indétermination de ses origines. Qu’elle se dise novas ou novella, la langue d’oc et d’oïl témoignent d’une même racine commune : l’envie de dire bref. Si l’économie des mots va de pair avec la légèreté, c’est que les temps nouveaux impliquent une récriture de la vie. « C’est dans les vieux pots que l’on fait les bonnes soupes » : la nouvelle s’empare de cet adage pour réactualiser les formes anciennes du répertoire médiéval. La novas d’oc serait-elle une adaptation de la lyrique des troubadours et des grandes idées de la fin’amor ? Au contraire, la nouvelle d’oïl serait-elle l’héritière du fabliau comme « littérature du derrière » ? La dame, dans sa relation à l’homme, dans son rapport au corps, semble se définir comme le point d’« encrage » du désir, moteur à la création. Engendrant l’écriture, elle donne corps au texte et féconde le champ littéraire. Le recueil d’oïl en porte la trace et se fait la matrice ordonnée de nouvelles qui se multiplient. La dame chantée par les poètes d’oc sort enfin du silence et semble

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apparaître dans la splendeur de cette puissance qu’ils ont tant célébrée. Au centre des thèmes évoqués, la sexualité. Elle engage non seulement une réflexion sur sa représentation mais aussi sur sa justification. Elle participe encore d’un retournement carnavalesque où le haut et le bas s’inversent pour dire un nouvel ordre du monde. Nord et sud se rejoignent alors pour témoigner du désir et de son accomplissement par une célébration du langage.

Une sélection de novas et novellas sera faite au sein du corpus désigné, aucune connaissance préalable de l’occitan et de l’ancien français n’est requise. Des textes bilingues seront fournis ou, à défaut, des traductions.

Bibliographie

. Textes

Boccace, Le Décaméron, éd. et trad. C. Bec, Paris, Le Livre de Poche, 1994. Cent Nouvelles nouvelles, éd. F. P. Sweetser, Genève, Droz, 1996. Fabliaux Érotiques. Textes de jongleurs des XII e et XIII e siècles, éd. L. Rossi et R. Straub, Paris, Gallimard, 1992. Nouvelles occitanes du Moyen Âge, éd. J.-Ch. Huchet, Paris, Flammarion, 1992. LAVAUD René, et NELLI René, Les Troubadours, l’œuvre poétique (1 re éd. Bruges, 1960), Paris, Desclée de Brouwer, « Bibliothèque Européenne », 2000, t. I.

. Études de langue

ANDRIEUX, Nelly, CROIZY-NAQUET, Catherine, GUYOT, France, et OPPERMANN Évelyne, Petit traité de langue française médiévale, Paris, PUF, 2000. ROMIEU, Maurice, et BIANCHI, André, Iniciation a l’occitan ancian, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, « Saber lenga », 2002. ROMIEU, Maurice, et BIANCHI, André, La Lengua del trobar, precis de grammatica d’occitan ancian, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2000.

. Études critiques

DUBUIS, Roger, Les « Cent Nouvelles Nouvelles » et la tradition de la nouvelle en France au Moyen Âge, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 1973. HUCHET, Jean-Charles, Le Roman occitan médiéval, Paris, PUF, 1991. JEAY, Madeleine, Donner la parole : l’histoire-cadre dans les recueils de nouvelles des XV e -XVI e siècles, Montréal, CERES, 1992. LABÈRE, Nelly, Défricher le jeune plant. Étude du genre de la nouvelle au Moyen Âge, Paris, Champion, 2006. LAFONT, Robert, et ANATOLE, Christian, Nouvelle histoire de la littérature occitane moderne, Paris, PUF, t. I, 1970. LAFONT, Robert, Histoire et anthologie de la littérature occitane, t. I (1000-1520), Presses du Languedoc, 1997. LIMACHER-RIEBOLD, Ute, Entre « novas » et « Romans », pour l’interprétation de Flamenca, Alessandria, Edizioni dell’orso, 1997. LAVAUD René, et NELLI, René, Les Troubadours, l’œuvre poétique (1 re éd. Bruges, 1960), Paris, Desclée de Brouwer, « Bibliothèque Européenne », 2000, t. I. PIROT, François, « Des Novas médiévales aux nouvelles occitanes modernes », Revue des langues romanes, XCVI, 2, 1992.

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SÉMINAIRE de Nathalie GRANDE

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières

Conteuses et malicieuses La représentation des rapports hommes/femmes chez les conteuses de la fin du XVII e siècle

Le conte de fées littéraire, tel qu’il apparaît et se développe à la fin du XVIIe siècle, est un genre doublement féminin, par son origine (le premier conte merveilleux est officiellement publié par Mme d’Aulnoy en 1690) et par ses auteurs, majoritairement des auteures. Considérant que le principal sujet concerne la sempiternelle question des rapports entre hommes et femmes, pas seulement lors de la relation amoureuse mais aussi dans les diverses déclinaisons familiales possibles (père/fille ; mère/fils ; frère/sœur etc.), il apparaît particulièrement stimulant d’explorer comment les conteuses ont traité de ces rapports à travers le filtre du merveilleux. L’élaboration littéraire spécifique au conte a en effet donné aux conteuses l’occasion d’expériences de pensée que n’aurait sans doute pas permis une écriture attachée au vraisemblable. Quelles sont ces expériences ? Que révèlent-elles des scénarios fantasmatiques féminins ? Que nous apprend-elle de la condition féminine de jadis et d’aujourd’hui ?

Bibliographie DEFRANCE Anne, Les Contes de fées et les nouvelles de Mme d’Aulnoy (1690-1698), Genève, Droz, 1998. JASMIN Nadine, Naissance du conte féminin. Mots et merveilles : les contes de fées de Mme d’Aulnoy (1690-1698), Paris, Champion, 2002. RAYNARD Sophie, La Seconde préciosité - Floraison des conteuses de 1690 à 1756, Tübingen, « Biblio 17 », Gunter Narr Verlag, 2002. ROBERT Raymonde, Le Conte de fées littéraire en France de la fin du XVII e siècle à la fin du XVIIIe siècle, PU Nancy, 1981. SERMAIN Jean-Paul, Le Conte de fées, du classicisme aux Lumières, Paris, Desjonquères, 2005.

On se reportera également à la collection « Bibliothèque des Génies et des fées » qui a pour ambition de publier l’intégralité ou presque des contes parus aux XVIIe et XVIIIe siècles (vingt volumes prévus). En particulier le premier volume est consacré aux contes de Mme d’Aulnoy ; le deuxième aux contes de Mlle L’Héritier, Mlle Bernard, Mlle De la Force, Mme Durand, Mme d’Auneuil ; le troisième aux contes de Mme de Murat).

Corpus d’étude Mme d’Aulnoy, Contes des fées, éd. Nadine Jasmin, Paris, Honoré Champion 2008. Acheter la version brochée, beaucoup moins chère (autour de 18 euros quand même) que la version reliée (plus de 100 euros…). D’autres textes seront distribués en cours.

SÉMINAIRE de Charles MAZOUER

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières

Théâtre et religion, du Moyen Âge au XVIII e siècle

À l’origine de tout théâtre se trouve la religion : il en va ainsi pour le théâtre européen, né dans les églises, au cœur du culte chrétien, avec les drames liturgiques en latin. En France comme dans le reste de l’Europe, se développèrent ensuite les mystères, en langue vernaculaire cette fois et sur la

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place publique, particulièrement entre 1450 et 1550. Ni la Réforme et la grande coupure de la chrétienté occidentale, ni l’humanisme et son retour à l’Antiquité n’empêchèrent le développement d’une tragédie biblique et chrétienne au XVI e siècle. Le siècle classique envisagea avec beaucoup plus de réticence les sujets chrétiens, qui donnèrent pourtant les chefs-d’œuvre de Polyeucte (Corneille), du Véritable Saint Genest (Rotrou) ou d’Athalie (Racine). Quant aux Lumières, elles utilisèrent le théâtre pour dénigrer la religion. Ce séminaire, à travers un certain nombre d’œuvres de théâtre marquantes choisis en fonction de l’effectif et des goûts des participants, réfléchira aux rapports entre la religion et l’activité théâtrale, sur une longue durée.

Bibliographie On trouvera un bon cadre général sur le sujet dans LIOURE, Michel, Le Théâtre religieux en France, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1983. Pour les précisions, jusqu’au XVII e siècle, se reporter aux quatre ouvrages de MAZOUER, Charles : Le Théâtre français du Moyen Âge, Paris, SEDES, 1998 ; Le Théâtre français de la Renaissance, Paris, Champion, 2002 ; Le Théâtre français de l’âge classique. 1. Le premier XVII e siècle, Paris, Champion, 2006 ; Le Théâtre français de l’âge classique. 2. L’apogée du classicisme, Paris, Champion, 2010.

SÉMINAIRE de Gérard PEYLET

Littérature moderne et contemporaine

Études sur l’imaginaire en littérature. Poétique de l’espace, personnages et espace

L’objet de ce séminaire est de s’initier aux méthodes de recherche sur l’imaginaire à travers l’étude des paysages et de l’espace dans trois œuvres du XIX e siècle. On étudiera comment paysages et espace se transforment en une géographie mythique et comment les personnages ont été créés par rapport à cet espace. Dans L’Ensorcelée est à l’œuvre la métamorphose du paysage normand intérieur marqué par l’Écart et la Magie (visuelle et érotique). Dans Sonyeuse est à l’œuvre la transformation de Brocéliande en jardin décadent malade, en déclin. Enfin, Aurélia atteste la mise en place d’un décor fantastique caractérisé par l’ambivalence. Il faudra aussi se pencher sur la question d’écriture de ces trois œuvres : Aurélia et Sonyeuse posent d’abord le problème du genre de la nouvelle par rapport au roman L’Ensorcelée. On s’intéressera aussi à travers ces trois œuvres à la question du récit poétique ainsi qu’aux notions parfois mêlées de merveilleux et de fantastique.

Bibliographie

. Textes

Gérard de Nerval, Aurélia, Paris, Gallimard, « Folio ». Jules Barbey d’Aurevilly, L’Ensorcelée, Paris, Gallimard, « Folio ». Jean Lorrain, Sonyeuse, Paris, Séguier, « Bibliothèque décadente ». Lecture complémentaire :

George Sand, Laura, Voyage dans le cristal, Toulouse, Petite Bibliothèque de l’Ombre.

. Études

BACHELARD, Gaston, La Poétique de l’espace, Paris, PUF, 1974. BERHIER, Philippe, Barbey d’Aurevilly et l’imagination, Genève, Droz, 1978. COLLOT, Michel, L’Horizon fabuleux, t. I, Paris, Corti, 1988. COMBE, Dominique, Récit et poésie, une rhétorique des genres, Paris, Corti, 1989. DURAND, Gilbert, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, 11 e éd., Paris, Dunod, 1995. SCHAEFFER, Gérard, Espace et temps chez George Sand, Paris et Lausanne, Payot et La Baconnière, 1981.

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TADIÉ, Jean-Yves, Le Récit poétique, Paris, PUF, 1978. TUZET, Hélène, Le Cosmos et l’Imaginaire, Paris, Corti, 1988.

SÉMINAIRE de Jérôme ROGER

Littérature moderne et contemporaine

Expérience(s) de lecture et chemin(s) de la critique

« Un changement de lecteur, écrit Paul Valéry, est comparable à un changement dans le texte même ». A plus forte raison le critique est un lecteur qui introduit ou tente d’introduire un changement parfois décisif dans la lecture d’une œuvre : quelques exemples illustrent nous le rappellent : le Contre Sainte Beuve de Marcel Proust, le Sur Racine de Roland Barthes, le Jean- Jacques Rousseau de Jean Starobinski. En d’autres termes, la critique est un art de lire et de faire lire, qui renvoie d’abord à des expériences et à des manières singulières de critiquer.

Ce séminaire se donne donc pour double objectif d’apprendre à lire - ou à relire – la critique littéraire et d’interroger en retour notre propre rapport aux textes, dans une perspective qui associe expérience personnelle et analyse distanciée.

La critique universitaire ne sera pas nécessairement privilégiée : la critique des écrivains comme la « critique à chaud » qui paraît dans la presse ou dans les revues, pourra trouver sa place. On ne négligera pas non plus des formes moins connues de la critique comme le portrait d’écrivains ou la correspondance. Le corpus n’est pas non plus pas limité a priori à la littérature française.

L’évaluation portera sur une production orale du type Exposé, ou écrite du type Essai ou Dossier, qui pourra porter sur une œuvre particulière en montrant comment elle est ou a été saisie par la critique, ou inversement, en présentant une hypothèse critique et une œuvre (ou plusieurs) à laquelle elle s’est intéressée.

Bibliographie

Les étudiants peuvent d’ores et déjà consulter en bibliothèque suivants ( éventuellement se procurer les volumes disponibles en collection de poche). Pour commencer :

PROUST, M., Contre Sainte-Beuve, suivi de Essais et articles, éd. de P. Clarac et Y. Sandre, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1971, coll. « Folio », 1994. SAINTE-BEUVE, C. A., Pour la critique, textes rassemblés et présentés par A. Prassoloff et J.-L. Diaz, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1992.

*

Chemins actuels de la critique (Les), Colloque de Cerisy, sous la direction de G. Poulet, éd. intégrale, Paris, Plon, 1967.

*

AUERBACH, E., Mimesis : la représentation de la réalité dans la littérature occidentale, Gallimard, 1946, « TEL ». BACHELARD, G., La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, 1960. GRACQ, J. En lisant en écrivant, Corti, 1982. PONTALIS, J.-B., Après Freud, Paris, Gallimard, 1968, nouv. éd. coll. « TEL ». POULET, G., La Conscience critique, J. Corti, 1971. RICHARD J.-P., Onze Études sur la poésie moderne, Paris, Seuil, 1964, coll. « Points ». RICHARD, J.-P., Microlectures, Seuil, 1979. ROUSSET, J., Forme et signification. Essai sur les structures littéraires de Corneille à Claudel, Corti, 1961. SARTRE, J.-P. Situations I, Gallimard, 1947, coll. “Folio”.

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STAROBINSKI, J., La Relation critique, dans L’Œil vivant II, Paris, Gallimard, 1967. STAROBINSKI, J., Jean-Jacques Rousseau, la transparence et l’obstacle, Paris, Gallimard, 1958, coll. « TEL ».

SÉMINAIRE de Jean-Michel GOUVARD

Littérature et linguistique

Charles Baudelaire : un poète moderne ?

L’objet de ce séminaire est de replacer dans son contexte culturel et historique la poésie de Charles Baudelaire, et de montrer comment l’auteur des Fleurs du mal a peu à peu construit sa poétique et sa poésie, en critiquant non seulement les procédés de composition qui étaient à l’œuvre dans les années 1840, mais aussi la conception même que l’on avait de la poésie. Nous étudierons tout d’abord un certain nombre de poèmes de Charles Baudelaire écrits au début des années 1840, en privilégiant la dimension intertextuelle, afin de fixer les principales caractéristiques de sa démarche poétique, et quelques-unes des techniques d’écriture qu’il affectionne. Puis nous examinerons plusieurs passages des Fleurs du mal, dans l’édition de 1857, afin de mieux déterminer en quoi Charles Baudelaire se démarquait de ses prédécesseurs, en particulier par le recours à des procédés bien spécifiques, et en quoi il a pu ainsi apparaître comme un poète résolument « moderne ».

Bibliographie

Il convient de lire ou relire Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire dans l’édition de 1857 (de préférence, une édition avec les variantes, et les dates de composition des textes). On pourra également consulter :

– Hugo Friedrich, Structure de la poésie moderne, Livre de Poche, collection « Références ».

– Jean Prévost, Baudelaire. Essai sur l'inspiration et la création poétique, Paris, Zulma, 1997.

– Graham Robb, La poésie de Baudelaire et la poésie française 1838-1852, Paris, Aubier, 1993.

Validation : étude d’un poème de Baudelaire, à l’exception de ceux vus dans le cadre du séminaire.

SÉMINAIRE d’Isabelle POULIN

Littérature comparée

Le pouvoir et l’enfant : la perspective des générations dans le récit

Á partir de récits d’exil mettant en scène plusieurs générations, il s‘agira d’interroger les pouvoirs de transmission de la fiction, sa capacité à créer du lien dans le temps.

Plusieurs niveaux de réalité sont concernés dans les œuvres de Vladimir Nabokov et de Jordi Soler qui serviront de point de départ à la réflexion : celui de l’histoire racontée, qui confronte parents, grands- parents et enfants à la violence de l’histoire ; celui de la narration, qui mêle les voix, les langues et les plans, qui confronte les pensées et les actes, suggérant souvent un très troublant lien de cause à effet entre mauvais usage de la parole et trous de mémoire ; celui de l’écriture enfin, placée sous le signe de ces déplacements sans fins qui ont marqué l’histoire du XXe siècle (fuite de la Russie soviétique ou de l’Espagne franquiste en l’occurrence), et dont Edward Saïd souligne avec une très grande justesse les enjeux propres : « Ces épreuves engendrent une urgence, pour ne pas dire une précarité de la vision et une fragilité de l’énoncé, qui rend l’usage du langage bien plus intéressant et provisoire qu’il ne l’aurait

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été autrement 2 ».

Au malentendu qui règne, dit-on, entre les générations (concept sur la mise en place duquel nous reviendrons), et que ne manquent pas d’accentuer les situations d’émigration, l’œuvre d’imagination semble substituer une qualité ou capacité d’écoute qui en fait un lieu de partage et de mémoire privilégié. On essaiera de comprendre pourquoi.

BibliographieBrisure à senestre (Bend Sinister, 1946), Vladimir Nabokov, Folio Exilés de la mémoire (Los Rojos de Ultramar, 2004), Jordi Soler, 10/18 Le monologue d’Hamlet (Hamlet III, 1), traductions réunies et présentées par F. Diamond, collection « Translations », PUB, 2011.

Une bibliographie critique et théorique sera donnée à la première séance.

2 Réflexions sur l’exil et autres essais, Edward Saïd, Arles, Actes Sud, 2008.

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M1DRU7

(Semestre 1)

MEMOIRE 1

RESPONSABLE UE M1DRU7

Martine MATHIEU-JOB

Nombre d’heures : ad lib. – coef. 2 – crédits : 2

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Choix du sujet - Problématique Dispensés d’assiduité : Choix du sujet - Problématique Session 2 : Assidus : Choix du sujet - Problématique Dispensés d’assiduité : Choix du sujet - Problématique

La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Ce travail exige de l’étudiant la capacité à élaborer une problématique autour d’un sujet et d’un corpus, à exploiter et discuter les travaux existants, enfin à construire et développer une réflexion argumentée satisfaisant aux critères de la recherche en lettres.

Une évaluation continue scande la progression semestre par semestre :

- S1 : Sujet, corpus et problématique

- S2 : Plan et bibliographie

- S3 : Fragment rédigé

- S4 : Rédaction finale et soutenance

Pour valider chacun des quatre semestres, les étudiants devront, à chaque fois, obtenir une note de leur directeur de recherche.

Ils sont invités à prendre contact dès avant la rentrée avec un enseignant-chercheur afin de déterminer un sujet, de commencer les premières lectures et de mettre en place un programme de travail.

On notera que si tous les enseignants-chercheurs peuvent officiellement diriger un mémoire de master, les maîtres de conférences devront, pour la soutenance, solliciter le concours et la signature d'un professeur des universités ou d’un maître de conférences habilité à diriger des recherches. L’annexe 3 (« Directions de recherche ») indique le domaine de spécialité des enseignants- chercheurs ainsi que leur statut. L’annexe 4 (« Contacts avec les enseignants-chercheurs ») est constitué d’un répertoire des adresses électroniques. Signalons enfin que l’annexe 5 contient des conseils pour la présentation matérielle des rapports de séminaire et du mémoire.

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M2DRX1

(Semestre 2)

LITTÉRATURE ET SCIENCES HUMAINES 2

RESPONSABLE UE M2DRX2

Philippe BAUDORRE

Cette UE conduit les étudiants à confronter les problématiques et la méthodologie des études littéraires à celles d’autres sciences humaines : au cours de l’année 2011-2012, la philosophie, l’histoire de l’art, les études cinématographiques.

Parmi les six programmes proposés (trois par semestre), l’étudiant en choisira deux (un par semestre) : un assuré par un collègue extérieur à la section de Lettres (marqué SH) et un assuré par un collègue de notre section (marqué L).

Ces six programmes s’organisent autour d’un même objet, le quotidien, abordé à travers des approches disciplinaires et un corpus différents.

LISTE DES INTERVENANTS

Philippe BAUDORRE, Sabine du CREST, Jean-Paul ENGÉLIBERT

Nombre d’heures : 24 heures – coef. 5 – crédits : 5

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Écrit Scolarité (volume horaire : 2h) Session 2 : Assidus : Écrit Scolarité (volume horaire : 2h) Dispensés d’assiduité : Écrit Scolarité (volume horaire : 2h)

L’évaluation des étudiants assidus se fera sous forme de contrôle continu à l’intérieur de chaque groupe. Les étudiants dispensés d’assiduité devront se référer au programme et à la bibliographie fournis par G. le Blanc (SH/1 er semestre) et P. Baudorre (L/2 nd semestre). L’évaluation se fera pour eux à la fin de chaque semestre sous forme d’un « écrit scolarité » et d’un essai sur un sujet lié au programme.

30

Philippe Baudorre
(L­ Littérature
française
contemporaine)
 


« Vies de l’homme ordinaire »

En
 publiant,
 en
 1977,
 La
 Vie
 des
 hommes
 infâmes,
 Michel
 Foucault
 ouvrait
 la
 voie
 à
 des
 travaux
 d’historiens
 (Alain
 Corbin,
 Arlette
 Farge),
 ou
 de
 sociologues,
 qui
 souhaitaient
 prendre
pour
 objet
les
«
 gens
de
peu
 »,
l’ 
 «
 homme
 ordinaire
 »
 (Michel
de
Certeau),
celui
 «
 qu’aucune rumeur flatteuse ou pas ne rend célèbre sinon l’accident d’un récit, dont la vie a quelque chose de gris et d’ordinaire au regard de ce qu’on estime d’habitude digne d’être raconté » (Foucault). Vies minuscules de Pierre Michon, Des hommes de Laurent Mauvignier, D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère, ces titres sont significatifs comme Sortie d’usine ou Daewoo de François Bon : la littérature contemporaine s’efforce aussi de retracer le parcours de celui qui ne laisse pas de trace, qui n’a parfois pas de visage, de voix, de nom. Ce cours confrontera ces différentes approches, historienne, anthropologique, littéraire, des « récits de vie ordinaire », et les questions communes qu’elles soulèvent : l’usage de la « trace » (documents et archives), la restitution de la voix, la fidélité ou la trahison, la place de l’ « auteur ».

Sabine du Crest (SH-Histoire de l’art moderne)

« Le quotidien dans l'art moderne »

Le
 cours
 sera
 orienté
 autour
 de
 la
 notion
 fiction/non
 fiction
 dans
 la
 représentation
 du
 quotidien,
notamment
à
partir
de
la
peinture
de
nature
morte,
de
la
peinture
dite
 "de
la
 réal ité"
et
de
la
peinture
de
genre.
 De
la
 "Corbeille
de
 fruits"
du
Caravage
aux
intérieurs
 hollandais
 du
 XVIIe
 siècle
 ou
 au
 "Bocal
 d'olives"
 de
 Chardin,
 de
 nombreuses
 peintures
 paraissant
décrire
le
quotidien
permettront
de
 fonder
une
interrogation
 sur
les
capacités
 mimétiques
 de
la
 peinture,
 question
 fondamentale
 de
l'histoire
 de
l'art.
On
 s'interrogera
 également
sur
le
rapport
objet/objet
d'art. 
 
 Conseil
 bibliographique
 :
 Tzvetan
 Todorov,
 Éloge
 du
 quotidien.
 Essai
 sur
 la
 peinture
 hollandaise
du
XVIIe
siècle , 
Pari,
Points
(Essais),
2004
[1993]


Jean-Paul Engélibert (L-Littérature comparée)

« 
 Les
travaux
et
les
jours
 »

D.
Viart
a
mis
en
évidence
le
« 
 retour
au
réel 
 »
de
la
littérature
française
des
années
80.
A
 travers
 l’attention
 à
 ce
 que
 Pérec
 nommait
 l’ 
 «
 infra‐ ordinaire
 »,
 l’écrivain
 entend
 témoigner
d’un
rapport
au
monde
inaperçu
et
fondamental.
De
nombreux
auteurs,
comme
 François
Bon,
ont
entrepris
de
raconter
ainsi
le
travail,
en
se
consacrant
à
ses
habitudes
et
 ses
 routines
 si
 bien
 ancrées
 que
 nous
 ne
 les
 voyons
 plus.
 La
 littérature
 convoquant
 le
 monde
du
travail
s’ouvre
à
d’autres
manières
de
voir,
d’autres
plans
de
connaissance,
qui
 passent
 par
 d’autres
 rythmes,
 d’autres
 structures
 narratives
 et
 surtout
 d’autres
 investissements
 du
 sujet
 dans
 ce
 qu’il
 r aconte.
 Aussi
 cet
 investissement
 correspond‐ il
 à
 l’essor
de
nouveaux
modes
narratifs
 :
le
récit
plutôt
que
le
roman,
l’enquête
plutôt
que
la
 fiction
réaliste.
Ainsi
William
T.
Vollmann
( Poor
People,
2007)
par
exemple
ou
sur
un
autre
 mode
Franck
Magloire
(Ouvrière ,
2002)
ou
Martine
Sonnet
( Atelier
62 ,
2008).


Le
cours
portera
sur
le
développement
de
cette
littérature
du
quotidien
des
années
80
à


aujourd’hui,
en
France
et
dans
le
monde
anglo‐ saxon,
et
essaiera
de
décrire
et
sérier
ses
 procédés
 afin
 d’en
 cerner
 les
 enjeux
 esthétiques
 et
 politiques.
 Une
 bibliographie
 sera
 donnée
à
la
rentrée. 


31

UE M2DRX2 (Semestre 2)

TEXTES ET DISCOURS 2 Lecture du texte ou Textologie

RESPONSABLE UE M2DRX2

Joëlle de SERMET

LISTE DES INTERVENANTS

Éric BENOIT, Dominique CHANCÉ, Alexandre GEFEN, Gérard PEYLET

Nombre d’heures : 24 heures – coef. 5 – crédits : 5

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Un groupe à choisir parmi Lectures du texte (3 groupes) ou Textologie (1 groupe)

Dans le souci d’éviter la surcharge des groupes, les TD fonctionnent sur le principe du numerus clausus, le maximum étant fixé à 30 étudiants par groupe. À cette fin, il est demandé aux étudiants de procéder à leur pré-inscription avant d’effectuer leur inscription pédagogique. L’étudiant se pré-inscrit en inscrivant son nom sur l’une des listes qui seront affichées sur les panneaux ad hoc avant le début des cours de chaque semestre. Dès que le maximum est atteint, la liste du groupe ou du séminaire est retirée et plus aucune pré-inscription n’y est donc possible. L’étudiant doit ensuite faire enregistrer son inscription pédagogique par le secrétariat.

Le détail des modalités d’évaluation peut varier selon les groupes. Il sera exposé par chaque enseignant en début de semestre.

Les étudiants dispensés d’assiduité doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

32

Lectures du texte

Intervenants : Éric BENOIT, Dominique CHANCÉ, Alexandre GEFEN

Objectifs Cet enseignement de 24 heures est conçu comme une initiation aux techniques d’explication des textes littéraires et à la pratique du commentaire.

• Lectures du texte (1)

Intervenant : Éric BENOIT

Programme À partir de textes de tous les siècles et de tous les genres, ce groupe sera orienté par la pratique du commentaire et de l’explication des textes littéraires, par l’entraînement à des micro-lectures précises où le fond et la forme seront simultanément pris en compte dans l’analyse.

• Lectures du texte (2)

Intervenant : Dominique CHANCÉ

Programme Après une mise en train méthodologique, le cours prendra pour objet les auteurs que les étudiants proposeront à l'étude, en rapport avec leurs projets de recherche.

• Lectures du texte (3)

Intervenant : Alexandre GEFEN

Programme Trouver dans l’ancien ce qu’il y a de nouveau, trouver dans le nouveau ce qu’il y a d'ancien :

tel sera le projet de ce groupe de lectures, où un choix de romans récents nous donnera l’occasion d’expliquer certaines des œuvres les plus séduisantes et originales de l’extrême contemporain, c’est-à-dire de trouver les outils et les méthodes pour les faire revivre, pour les réarticuler au monde, aux dehors de la littérature, comme au passé de notre culture.

Textologie - Édition critique de correspondance

Intervenant : Gérard PEYLET

Cet enseignement vise à réfléchir sur le texte dans sa matérialité, depuis les premiers brouillons jusqu’à l’édition imprimée diffusée dans le commerce, en passant par le manuscrit et les différents états imprimés du texte, enfin proposé à la lecture et soumis à l’interprétation. Il faudra prendre conscience du fait qu’un texte a une longue histoire. La critique génétique ou critique de genèse s’attache ainsi aux étapes qui vont de l’idée première de l’œuvre à l’état du texte remis à l’imprimeur. Mais le même texte connaît d’autres états, d’autres éditions ; c’est cette fois la tâche de l’édition critique de repérer tous ces états et, de quelque manière, de les fournir au lecteur.

Le cours vise à présenter un ensemble de conseils, de garde-fous, de précautions indispensables qui s’avéreraient utiles à tout jeune chercheur tenté par l’édition d’une correspondance. La première partie du cours exposera les règles générales (collecte des documents, établissement du texte, publication du texte). La seconde partie – avec des exercices appliqués – portera sur un exemple de correspondance du XIX e siècle.

Bibliographie HAROCHE-BOUZINAC, Geneviève, L’Épistolaire, Paris, Hachette, 1995. QUINET, Edgar, Lettres à sa mère, t. I, II, III, Paris, Champion, 1995, 1998, 2003.

33

UE M2DRX3 (Semestre 2)

LANGUES

RESPONSABLE UE M2DRX3

Armelle DESCHARD

LISTE DES INTERVENANTS

Katy BERNARD et Guy LATRY (occitan), Armelle DESCHARD (latin), Carine HERZIG (espagnol), Marie-Lise PAOLI (anglais), Mélina MAKINSON (grec)

Nombre d’heures : 36 heures – coef. 4 – crédits : 4

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Une langue à choisir parmi une offre de 6.

Allemand

Cours mutualisé avec d’autres préparations (prendre contact avec la responsable de l’UE, Armelle Deschard et avec le responsable de la formation, Jean-René Valette)

Anglais

Intervenant : Marie-Lise PAOLI

Niveau linguistique requis Si parler de prérequis en compréhension écrite et orale de l’anglais serait déplacé pour des étudiants non spécialistes de cette discipline, une réelle disponibilité pour se confronter aux difficultés linguistiques des ouvrages écrits en anglais présents dans les bibliographies des sujets traités en Master semble néanmoins indispensable.

Objectifs

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Il s’agit d’amener les étudiants entrant en Master à une compétence linguistique leur permettant d’utiliser l’anglais comme outil de travail (working knowledge), tant à l’écrit qu’à l’oral dans le parcours qu’ils ont choisi. Aussi l’enseignement proposé tient-il compte de la spécificité de chaque parcours pour offrir une formation en langue différenciée, répondant aux exigences propres à chaque discipline représentée, tant dans les études à orientation littéraire que linguistique.

Programme Le programme a été conçu pour les étudiants de la spécialité Études littéraires. L’accent est mis à la fois sur l’acquisition de la langue critique et sur la familiarisation avec les concepts et les méthodes propres à la critique anglo-saxonne par la fréquentation des grands textes de la théorie littéraire ainsi que des articles et ouvrages critiques en langue anglaise. Cet apprentissage se double d’un entraînement à une approche bilingue des faits littéraires par l’étude comparative des deux langues de travail des étudiants (français / anglais) et une réflexion menée à partir de la découverte dans leur traduction anglaise de textes français fondateurs de la critique littéraire internationale. Cette formation passe par des exercices de nature variée : compréhension écrite et orale, rédaction de résumés et compte rendus, exposés, traduction.

Bibliographie Les indications bibliographiques seront fournies en début d’année après répartition des étudiants dans les deux groupes, l’enseignement étant assuré par deux intervenants distincts, spécialistes respectivement de critique littéraire et de linguistique appliquée.

Espagnol

Intervenant : Carine HERZIG

Niveau linguistique requis

Cet enseignement s’adresse à des étudiants ayant étudié l’espagnol en LV1 ou LV2 dans

l’enseignement secondaire et ayant également suivi un enseignement dans cette langue depuis leur entrée à l’université.

Objectifs Entraînement à la pratique de l’espagnol écrit et oral.

Programme

Le groupe étant composé d’étudiants inscrits en Master recherche, la moitié du séminaire sera consacrée à la littérature espagnole baroque, en particulier au théâtre du Siècle d’Or (XVI e-

XVII e siècles), ses caractéristiques, ses grands auteurs, ses grandes œuvres, ses mouvements et ses

évolutions. Les étudiants devront produire des fiches de lecture, de brèves monographies, des présentations de personnages, etc., à l’oral. Chaque exposé sera suivi d’un débat et fera l’objet

d’une évaluation. Cet enseignement sera orienté d’autre part vers la pratique de la langue écrite sous la forme de divers exercices de traduction (thèmes, versions) et de grammaire, avec révision de vocabulaire chaque semaine.

Bibliographie

. Dictionnaire

1998

Grand

Larousse

Espagnol-français

/

Français-espagnol,

Paris,

Larousse-Bordas,

(Dictionnaire bilingue).

. Grammaire

GERBOIN, Pierre, et LEROY, Christine, Grammaire d’usage de l’espagnol contemporain, Paris, Hachette, 1994.

35

. Lexique AYUSO DE VICENTE, Victoria, Términos literarios, Madrid, Éd. Akal, 1997. FREYSSELINARD, Éric, Le Mot et l’Idée. Espagnol 2, vocabulaire thématique, Ophrys.

Par ailleurs, nous recommandons vivement la lecture de l’ouvrage de Marcelin Défourneaux, La vie quotidienne en Espagne au Siècle d’Or, Paris, Hachette.

Occitan

Intervenants : Katy BERNARD et Guy LATRY

Niveau linguistique requis Aucune connaissance de l’occitan médiéval ou moderne n’est requise ; des textes bilingues seront distribués.

Objectifs Ce cours se propose d’aborder la langue occitane dans ses réalisations non littéraires et ses différents supports.

Programme

1) Usages non littéraires de l’occitan médiéval Étude de textes de caractère historique et scientifique : textes traitant du catharisme et des autres hérésies méridionales ; opuscules présentant des études de mœurs ou de caractère (le clerc, la sorcière, la femme, le bourgeois, etc.) ; traités de médecine ; livres de sciences divinatoires ou de magie. Une initiation à la paléographie sera proposée selon les documents utilisés.

2) Usages non littéraires de l’occitan moderne

Approches de l’usage public de l’écrit occitan du XVI e au XX e siècle, privilégiant les interventions dans la vie sociale et politique : publications liées à un contexte historique (Fronde, révolutions de 1789 et 1848), textes occitans dans la presse régionale (1870-1940), chanson protestataire après

1968.

Bibliographie

1) Usages non littéraires de l’occitan médiéval BARTSCH, Karl, Chrestomathie provençale, Raphèle-les-Arles, CPM (reprint de l’éd. de 1868). BEC, Pierre, Anthologie de la prose occitane du Moyen Âge, Avignon, Aubanel, 1977, t . I.

BEC, Pierre, Anthologie de la prose occitane du Moyen Âge, Vent Terral, Enèrgas, 1987, t. II. NELLI, René, et LAVAUD, René, Les Troubadours : l’œuvre épique et l’œuvre poétique, Bruges, Desclée de Brouwer, « Bibliothèque Européenne », 1960. ROMIEU, Maurice, et BIANCHI, André, Iniciacion a l’occitan ancian (19 textes du Moyen Âge commentés), Bordeaux, PUB, « Saber Lenga », 2002. ROMIEU, Maurice, et BIANCHI, André, La Lenga del Trobar, Bordeaux, PUB, « Saber Lenga »,

2002.

La Chanson de la Croisade Albigeoise, Paris, Le Livre de Poche, « Lettres Gothiques », 1989.

2) Usages non littéraires de l’occitan moderne BOYER, Henri, et GARDY, Philippe (dir.), Dix siècles d’usages et d’images de l’occitan. Des troubadours à l’Internet, Paris, L’Harmattan, 2001 (disponible MSHA – Pol). L’Occitan dans la presse régionale du Midi (XIX e -XX e siècles), Revue des Langues Romanes, 1973, 2 (Montpellier).

Grec

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Intervenant : Mélina MAKINSON

Le cours est destiné à des étudiants « débutants ». Il doit leur permettre d’exploiter des textes en langue originale dans le cadre d'un travail de recherche. L'acquisition des bases de la langue grecque (morphologie, syntaxe, vocabulaire) sera menée conjointement à la traduction de textes variés, en relation avec les domaines de spécialisation des étudiants.

Les documents de travail seront fournis en cours.

Latin

Intervenant : Armelle DESCHARD

Le cours de langue latine s’adresse à tous les étudiants désireux de parfaire leur niveau de latin. L'objectif est la version. On proposera une méthode qui leur permettra d'aborder la traduction des textes latins avec sérénité, particulièrement s'il est dans leur projet de se présenter au concours de l'Agrégation après leur Master.

Les étudiants devront avoir fait du latin durant les trois années de leur licence ; ils pourront avoir commencé l'étude de cette langue en première année. L'enseignement sera adapté au niveau moyen du groupe et des exercices de remise à niveau seront proposés à ceux qui en auraient besoin. Une bibliographie sera donnée le premier jour.

37

UE M2DRX4 (Semestre 1)

LITTÉRATURES 2 (séminaires)

RESPONSABLE UE M2DRX4

Eric BENOIT

LISTE DES INTERVENANTS

Eric BENOÎT, Katy BERNARD et Guy LATRY, Jean-Paul ENGÉLIBERT, Aurélia GAILLARD, Catherine MAGNIEN, Martine MATHIEU-JOB, Charles MAZOUER, Fabienne RIHARD- DIAMOND, Jean-René VALETTE

Au choix 2 séminaires (voir ci-dessus la présentation de la spécialité).

- Littératures 2A (1 séminaire dans une offre de 9 ou extérieur)

- Littératures 2B (1 séminaire dans une offre de 8 ou extérieur)

Nombre d’heures : 48 heures – coef. (8) – crédits : 8

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Dans le souci d’éviter la surcharge des séminaires, ceux-ci fonctionnent sur le principe du numerus clausus, le maximum étant fixé à 25 étudiants par séminaire. À cette fin, il est demandé aux étudiants de procéder à leur pré-inscription avant d’effectuer leur inscription pédagogique. L’étudiant se pré-inscrit en inscrivant son nom sur l’une des listes qui seront affichées sur les panneaux ad hoc avant le début des cours de chaque semestre. Dès que le maximum est atteint, la liste du groupe ou du séminaire est retirée et plus aucune pré-inscription n’y est donc possible. L’étudiant doit ensuite faire enregistrer son inscription pédagogique par le secrétariat.

Cette UE comportant deux séminaires, elle ne peut être validée que si tous les séminaires ont été évalués : la règle de compensation ne s’applique pas. L’absence d’une note entraîne automatiquement la mention « Défaillant » à l’UE, celle-ci ne pouvant être validée que si le ou les séminaires non évalué(s) le sont à la session suivante.

Une participation active et assidue aux séminaires est exigée. L’évaluation en tiendra compte.

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Les étudiants dispensés d’assiduité doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

SÉMINAIRE DE DANIÈLE JAMES-RAOUL

Langue et littérature médiévales

Penser et représenter la femme au Moyen Âge

Si des voix féminines se font entendre en littérature, tout au long du Moyen Âge, elles demeurent cependant fort rares, à la marge : la littérature et, partant, l’image qu’elle offre de la femme, des femmes, relèvent encore presque exclusivement de la parole et du regard des hommes, qui plus est, très souvent de clercs, justement soustraits à la société des femmes. Il n’est donc guère étonnant que la femme, mal connue, située ou maintenue à distance, soit pensée et représentée dans la littérature plus souvent de manière décalée, paradoxale ou fantasmatique que de manière neutre, entre blâme et éloge, entachée des pires défauts et responsable des maux de l’homme, ou parée de toutes les qualités, idéalement polies sur le vélin. En s’appuyant sur un large corpus textuel, le séminaire s’attachera en particulier à voir quel objet littéraire nous est livré (à comparer à la réalité historique que nous pouvons approcher) et à étudier comment le Moyen Âge pense la différenciation sexuelle et met en scène l’opposition masculin/féminin.

Choix bibliographique

DUBY Georges et Michelle PERROT (dir.), Histoire des femmes en Occident, 2. Le Moyen Âge, dir. Christiane Klapisch-Zuber, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2002. BOHLER Danielle (dir.), Voix de femmes au Moyen Âge, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,

2006.

LEFEVRE Yves, « La femme du Moyen Âge en France dans la vie littéraire et spirituelle », dans

Pierre Grimal (dir.), Histoire mondiale de la femme. 2. L’Occident, des Celtes à la Renaissance, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1974, p. 79-134. LEJEUNE Rita, « La femme dans les littératures française et occitane du XI e siècle au XIII e siècle. L’image de la femme dans la littérature », Cahiers de civilisation médiévale, n° 20, 1977, p. 201-

217.

VERDON Jean, La femme au Moyen Âge, Paris, Jean-Paul Gisserot, 1999.

SÉMINAIRE de Jean-René Valette

Langue et littérature médiévales

Les écoles de pensée du XII e siècle et la littérature romane. Abélard et les romans de Tristan

Souvent présentée comme une période charnière, la « Renaissance du XII e siècle » voit fleurir les écoles : école de Laon, de Saint-Victor, de Paris, de Chartres, école d’Abélard aussi, auxquelles on peut ajouter le groupe formé par les Porrétains ou bien encore les « écoles du cloître » (chartreux, cisterciens, clunisiens). L’« âge des écoles » marque ainsi le passage d’une forme de vie intellectuelle à une autre, l’évolution de la culture monastique vers la culture urbaine, qui verra la naissance de l’université de Paris au XIII e siècle et l’avènement de la scolastique.

Au moment où se produit un tel essor, la littérature en langue romane connaît une seconde naissance. La langue d’oc voit s’épanouir la lyrique tandis qu’au nord de la Loire, dès les dernières

39

années du XI e siècle, les chansons de geste se répandent, avant que les romans et la poésie des trouvères ne fassent leur apparition.

Loin d’être étrangers l’un à l’autre, ces deux phénomènes entretiennent des rapports nombreux et complexes. Quelques travaux ont déjà exploré ces liens — entre l’école de Chartres et les romans antiques, entre Abélard et les romans de Tristan, entre les cisterciens et les romans du Graal, entre Alain de Lille et le Roman de la Rose. Hugues de Saint-Victor est aujourd’hui l’un des auteurs les plus sollicités par la critique littéraire quand il s’agit d’exporter les notions théologiques. A côté de ces pistes, qui méritent d’être infléchies ou approfondies, il s’agira également de s’interroger sur les conditions de possibilité d’une telle mise en relation. Quel modèle utiliser ? Modèle traditionnel des sources et des influences ? Modèle issu de la confrontation des discours, clérical et laïque, au moment où naît une écriture en langue vernaculaire ? Selon une dernière perspective, il sera loisible de s’attacher aux stratégies littéraires mises en œuvre, à la façon dont s’opère l’investissement de la fiction littéraire par les contenus doctrinaux, à la manière dont la narration diffuse la pensée abstraite et l’incarne, aux phénomènes d’hybridation.

Au cours de l’année 2011-2012, nous nous intéresserons aux rapports qu’entretiennent les romans de Tristan et la pensée d’Abélard.

Bibliographie

ŒUVRES

Tristan et Iseut. Les poèmes français, La saga norroise, éd. Daniel Lacroix et Philippe Walter, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », 1989. Lettres d’Abélard et Héloïse, éd. Eric Hicks et Thérèse Moreau, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », 2007.

ÉTUDES

• Généralités DUBY, Georges, Dames du XII e siècle Vol. 1, Héloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres, Paris, Gallimard, 1995. JOLIVET Jean et VERGER, Jacques, Bernard-Abélard ou le cloître et l'école, Paris, Fayard-Mame,

1982.

LECLERCQ, Jean, L’Amour des lettres et le désir de Dieu. Initiation aux auteurs monastiques du Moyen Âge, Paris, Cerf, 1957.

VERGER, Jacques, La Renaissance du XII e siècle, Cerf, coll. « Initiations au Moyen Âge », Paris,

1996.

ZINK, Michel, Littérature française du Moyen Age, Paris, PUF, 2004.

• Sur Abélard et Héloïse, voir le choix bibliographique figurant aux pages 34-35 de l’édition des Lettres d’Abélard et Héloïse citée plus haut.

• Sur les romans de Tristan, voir Baumgartner Emmanuelle, Tristan et Iseut. De la légende aux récits en vers, Paris PUF, coll. « Études littéraires », 1987. [Contient une très utile bibliographie] Une bibliographie complète sera fournie dès le premier cours.

SÉMINAIRE de Catherine MAGNIEN

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières

La femme à la Renaissance, femmes de la Renaissance

Programme

Auteur, muse, mécène, dédicataire ou thème traditionnel, chantée ou honnie, la femme est à la Renaissance un acteur culturel et un objet littéraire que l’on étudiera sous plusieurs de ses facettes :

40

- Les femmes et l’accès à la culture

- La femme et la religion : catholicisme, évangélisme et calvinisme ; sainte, martyre,

protectrice, sorcière…

- La querelle des femmes

- La femme en poésie : muse ou poétesse

- Princesses mécènes ou auteurs

- Manuels, nouvelles, romans, genre épistolaire: une littérature destinée aux femmes ?

Orientations bibliographiques générales Madeleine LAZARD, Les aventures de Fémynie. Les femmes et la Renaissance, Paris, Fayard, 2001. Evelyne BERRIOT-SALVADORE, Les Femmes dans la société française de la Renaissance, Genève, Droz, 1990. Linda TIMMERMANS, L’accès des femmes à la culture (1598-1715), Paris, Champion, 1993. Eliane VIENNOT, La France, les femmes et le pouvoir, Perrin, 2006.

Quelques lectures MARGUERITE de NAVARRE, L’Heptaméron, Paris, Folio-Gallimard, 2000; Poésies chrétiennes, Paris, Le Cerf, 1996 Louise LABE et Pernette DU GUILLET, Poésies, édit. Françoise Charpentier, Paris, Gallimard, 1983. Helisenne de CRENNE, Les Angoysses douleureuses, Saint-Etienne, 2005. Marguerite de Valois, Mémoires, Saint-Etienne, 2004.

Un site internet Celui de la SIEFAR, société pour l’étude des femmes d’Ancien Régime

SÉMINAIRE d’Aurélia GAILLARD

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières

Expériences singulières des sens au XVIII e siècle Sensations et émotions au croisement de la littérature, de la science et de l’esthétique

L’objet de ce séminaire est double :

- d’une part, faire découvrir un champ de recherche : celui des discours ou des fictions qui présentent des expériences sur les sens, avec un renversement de la hiérarchie entre la vue et le toucher au cours du XVIII e siècle (entre Locke, 1690 et La Plastique de Herder, 1778), une remise en cause de la taxinomie traditionnelle et une spécialisation croissante des domaines des arts qui en découlent (musique, poésie, peinture, sculpture). Ces expériences mettent en scène des aveugles (celui de Cheselden, Saunderson), des sourds et muets, des statues ou des poupées qui s’animent et traversent tous les genres (le discours, l’article de dictionnaire ou d’Encyclopédie, l’utopie, la fiction scientifique, le voyage imaginaire, le conte libertin) et toutes les formes d’art (la littérature, la peinture, la sculpture, la musique), et aussi tous les auteurs, connus (Diderot, Rousseau, Voltaire, Montesquieu, Herder) ou « mineurs » (Tiphaigne de La Roche, Boureau-Deslandes). Le « sensualisme », comme courant philosophique, rencontre alors la question de l’esthétique : le XVIII e siècle est le siècle de l’émotion, avec injonction de l’art à émouvoir à (presque) tout prix. Quel est donc l’enjeu de ces expériences, de ces mises en scène, imaginaires ou réelles ? En quoi une fiction merveilleuse peut-elle bien « prouver » quelque chose ?

- d’autre part, il s’agit d’un séminaire qui permet de faire comprendre ce qu’est un objet transversal de recherche : une part importante du cours sera ainsi consacrée à la méthodologie

41

de ce type de recherche transversale, à l’élaboration d’un sujet, d’un corpus, d’une bibliographie au croisement de disciplines diverses (littérature, arts, sciences). Il ne s’agira pas tant de montrer un objet tout constitué que de faire découvrir le processus par lequel on construit son propre objet d’étude.

Textes d’appui (une bibliographie sera fournie dans le cours) :

1. Anthologie : Pygmalions des Lumières, prés. Par Henri Coulet, Paris, Desjonquères, 1998.

2. J-B. Du Bos, Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, Paris, ENSBA, 1993 (Partie1).

3. Denis Diderot, La Lettre sur les aveugles, La lettre sur les sourds et les muets, GF.

4. Jean Galli de Bibiena, La Poupée, Paris, Desjonquères.

5. J. G. Herder, La Plastique, trad. Pénisson, Cerf, 2010.

SÉMINAIRE d’Éric BENOIT

Littérature moderne et contemporaine

L’expérience poétique

Les travaux de ce séminaire réfléchiront sur l’expérience de la poésie : expérience de vie, mais surtout expérience d’écriture, expérience du langage. Parmi les pistes de réflexion que nous explorerons :

- L’expérience vécue (ou : crises de vie),

- La création poétique (ou : l’inspiration, « …d’où elle vient ni ou elle va… »),

- Le sujet lyrique (ou : Qui parle ?),

- Représentation et expression (ou : référence et différence),

- Penser la poésie (ou : ce qu’en disent les poèmes, les poètes, les critiques, les philosophes),

- Le rythme (ou : la langue en travail),

- Le silence en poésie (ou : d’une parole précaire)…

La démarche de ce séminaire impliquera que, plutôt que de nous restreindre à un programme particulier, nous circulerons dans l’ensemble des œuvres poétiques (surtout françaises, et surtout des XIXème et XXème siècles, mais pas exclusivement), ainsi que dans les textes de réflexion sur la poésie (textes critiques, philosophiques, ou eux-mêmes poétiques).

Bibliographie Outre les nombreux volumes publiés dans la collection « Poésie »-Gallimard, on pourra consulter, par exemple :

- La Poésie, textes critiques XIVème-XXème siècles, anthologie de textes introduits et présentés par J.-M. Gleize, Paris, Larousse, 1995.

- FRIEDRICH, Hugo, Structure de la poésie moderne (1956), Paris, Le Livre de Poche, 1995.

- HEIDEGGER, Martin, Approches de Hölderlin, Paris, Gallimard, 1962.

- HEIDEGGER, Martin, Chemins qui ne mènent nulle part (1949), Paris, Gallimard, 1962.

- HEIDEGGER, Martin, Acheminements vers la parole (1959), Paris, Gallimard, 1976.

- MAULPOIX, Jean-Michel, Du Lyrisme, Paris, Corti, 2000. - PINSON, Jean-Claude, Habiter la terre en poète, essai sur la poésie contemporaine, Champ Vallon, 1995. Une bibliographie plus complète sera donnée à la première séance du séminaire.

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SÉMINAIRE de Martine MATHIEU-JOB

Littératures francophones

Représentations de l’espace insulaire en crise

Les littératures insulaires francophones, dès la phase de leur émergence, se sont élaborées à partir d’une déconstruction radicale des clichés mystificateurs d’une littérature exotique qui avait longtemps et uniment chanté les beautés fantasmatiques d’îles enchanteresses. Cette déconstruction se doublait alors d’une volonté de se réapproprier l’espace insulaire trop longtemps aliéné, à l’image de l’élan insufflé par la poésie épique du Cahier du retour au pays natal du Martiniquais Aimé Césaire, ou de Lamba du Malgache Jean-Jacques Rabemananjara ou bien encore par le réalisme merveilleux d’un romancier haïtien comme Jacques Stephen Alexis.

Les écrivains contemporains poussent plus loin encore cette mise en question de la représentation insulaire en présentant des œuvres dans lesquelles l’île se déréalise ou se brouille, tant sous le coup d’un désenchantement historique que du fait de la difficulté à faire corps avec elle dans l’écart que creusent soit la viduité d’un enfermement soit le retour après un long exil.

Bibliographie

. Textes

Dany Laferrière, L’Énigme du retour, Paris, Grasset, 2009.

Barlen Pyamootoo, Bénares, Paris, Éd. de l’Olivier, 1999. Michèle Rakotson, Juillet au pays. Chroniques d’un retour à Madagascar, Bordeaux, Elytis, 2007.

. Études

DALEMBERT, Louis-Philippe, et TROUILLOT, Lyonel, Haïti, une traversée littéraire, Paris, Culturefrance/Philippe Rey, 2010. HOFFMANN, Léon-François, Littérature d’Haïti, Vanves, EDICEF, Agence Universitaire de la Francophonie, 1995. Océan Indien, Nouvelles Études Francophones, 23, n° spécial, 2008. VERGES, Françoise, et MARIMOUTOU, Carpanin, Amarres. Créolisations india-océanes, Paris, L’Harmattan, 2005.

SÉMINAIRE de Jean-Paul ENGÉLIBERT

Littérature comparée

L’animal aujourd’hui : au-delà de la fable ?

Programme

Envisagé depuis Descartes comme l’autre de l’homme, pure machine vivante, incapable de penser et de sentir, l’animal change de statut au XXe siècle, grâce aux progrès de l’éthologie et aux évolutions d’une société de plus en plus soucieuse de lui. La littérature enregistre ce changement en cherchant à représenter les animaux pour eux-mêmes, ou du moins à inquiéter le genre bien connu de la fable. « L’animal a autre chose à faire et autre chose à être que de représenter l’homme », écrit Elisabeth de Fontenay dans Le Silence des bêtes (1998). Le roman, le récit, l’essai, tentent d’aborder l’animal, sans en faire le masque ou la caricature d’une humanité certaine d’elle-même. C’est au contraire la différence qui le sépare de l’homme qui est questionnée : la spécificité humaine devient problématique. Si l’humain demeure l’enjeu de ces textes, ce n’est plus parce qu’on sait ce qu’il en est, mais parce que le sens des mots « humain », « humanité » ou « humanisme » a cessé d’être évident. On s’interrogera sur le sens historique de cette évolution à la fois littéraire, éthique et politique.

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Bibliographie Coetzee, J.M., Disgrâce (1999), trad. C. Lauga du Plessis, Paris, Seuil, coll. « Points » et Elizabeth Costello (2003), trad. C. Lauga du Plessis, Paris, Seuil, coll. « Points ». Kafka, F., « Le terrier » (1924) in Un Jeûneur et autres nouvelles, trad. B. Lortholary, Paris, GF- Flammarion, et « Un compte rendu pour une académie » (1919), in Dans la colonie pénitentiaire et autres nouvelles, trad. B. Lortholary, Paris, GF-Flammarion. Rigoni Stern, M. Le Livre des animaux (1990), Lyon, La Fosse aux ours, 1999, et Hommes, bois, abeilles (1980), Lyon, La Fosse aux ours, 2001. Rolin J., Un chien mort après lui (2009), Paris, Gallimard, coll. « folio ». Une bibliographie critique et théorique sera donnée à la première séance.

SÉMINAIRE de Fabienne RIHARD-DIAMOND

Littérature comparée

Infinie finitude L’ubiquité utopique de la poésie au XX e siècle

Ce séminaire propose une réflexion sur les principes et les stratégies d’écriture déployés par un pan majeur de la poésie occidentale au XX e siècle afin de rejoindre l’immanence sensible du vécu et son « sens » paradoxal, qui se confond avec la force de présence ou d’existence d’un monde éclaté, infiniment ouvert, et reconnu comme dépourvu de « signification » extérieure à lui-même. Rejet de toute logique référentielle ou mimétique au profit d’un « art de présentation » et de création plaçant l’accent sur les qualités concrètes et la littéralité du langage ; délinéarisation et fragmentation de l’écriture poétique ; brouillage de l’identité du sujet de l’énonciation et des coordonnées spatiales et temporelles au profit d’une impersonnalité et d’un espace sans lieu, d’un temps désorienté ; jeu plus ou moins subversif avec les limites de la poésie et de l’art ; esthétique du collage ; brouillage de la frontière entre poésie et prose, exploration et exploitation des rapports de la poésie avec d’autres domaines de la création artistiques (en particulier les arts visuels : peinture, photographie, cinéma) ; abandon de la notion d’œuvre et de l’idéal de clôture qu’elle suppose au profit d’une poésie conçue comme acte, geste, expérience ou travail, auxquels le lecteur est invité à activement participer, moins pour interpréter le monde et la vie que pour les transformer : autant d’aspects dont nous explorerons la cohérence et la portée, des modernistes aux « post-modernes » , en plaçant délibérément l’accent sur les exemples français et américains.

Bibliographie Les textes de base du séminaire seront rassemblés dans une anthologie qui sera distribuée à la première séance, et à laquelle s’ajoutera une bibliographie plus complète où les étudiants pourront choisir un sujet d’exposé ou de mini-mémoire. La bibliographie critique et théorique sera également distribuée à la première séance.

SÉMINAIRE de Katy BERNARD et Guy LATRY

Occitan médiéval et moderne

L’épopée occitane : modernité d’un genre ancien

Genre aussi ancien que la littérature elle-même, l’épopée semble avoir jeté ses derniers feux au XIX e siècle, du moins dans les grandes langues nationales. Pourtant, l’épopée connaît, à la même époque et au-delà, une vigueur inattendue dans les nations émergentes (Finlande, Estonie), mais aussi auprès des minorités linguistiques visant à l’autonomie politique, comme la Catalogne, ou à la

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reconnaissance culturelle à l’intérieur de l’État-nation, comme les régions de langue d’oc. Initiée par la Mireille de Mistral – épopée paradoxale, fondée sur un fait-divers, et dont l’héroïne est une adolescente –, et surtout Calendal, plus conforme aux canons héroïques du genre, l’épopée occitane prend, avec le Poème du Rhône du même Mistral, une tonalité méditative et funèbre. Elle sera celle de Morte et vive du Gascon Michel Camelat, et plus encore celle de l’Enterrement à Sabres d’un autre Gascon, Bernard Manciet. Dans cette dernière œuvre, le choix du genre qui veut paraître anachronique, va de pair avec un traitement profondément original de la matière et de l’énonciation (la polyphonie y est de règle) et de la versification. Deux parutions récentes témoignent de la vitalité du genre : Sorrom borrom de Sergi Javaloyès, dont la trame suit elle aussi le cours d’un fleuve, et Epòs/Ethòs de Félix Castan, à la fois itinéraire intellectuel et épopée de l’idée occitane.

Bien avant eux, au XIII e siècle, une œuvre occitane d’une modernité encore perceptible aujourd’hui renouvelait le genre de l’épopée : la Chanson de la Croisade albigeoise traitait « à chaud » de l’expédition militaro-religieuse menée à l’appel du Pape contre l’hérésie cathare. Un premier rédacteur, quoique partisan de la croisade, en tenait une chronique qui en dénonçait les excès. Prenant la plume où le premier l’avait laissée, un second rédacteur faisait de la suite du récit l’épopée d’un peuple uni autour de ses souverains, les comtes de Toulouse, Raymond VI, et surtout le « jeune prince » Raymond VII. Le traitement des faits par les deux auteurs et particulièrement par le continuateur anonyme nous permet de nous projeter dans un monde sur le point de disparaître, et de connaître des hommes tels que les auteurs n’avaient que peu à faire pour les transformer en héros. Les comtes de Toulouse, le vicomte de Trencavel et le comte de Foix trouvent là, sous la plume de l’anonyme, la confirmation de leurs lettres de noblesse dans un monde qui ne s’attache plus aux règles de la chevalerie ni à ses valeurs. Simon de Montfort représentant de ce monde chevaleresque perdu trouve quant à lui un ennemi bien plus grand que les comtes de Toulouse et leurs vassaux, la Providence divine elle-même. Ainsi, par le personnage de Simon de Montfort, la chronique et l’épopée se teintent d’une atmosphère tragique ajoutant à l’originalité de la Chanson de la Croisade Albigeoise, assurant dans le paysage littéraire médiéval une place unique à cette œuvre dans laquelle la philosophe Simone Weil voyait « la plus belle expression d’une civilisation tout entière ».

Les œuvres au programme seront étudiées en édition bilingue. Aucune connaissance préalable de l’occitan n’est requise.

Bibliographie

. Textes

Chanson de la Croisade contre les Albigeois, éd. E. Martin-Chabot, les Belles Lettres, 1961, 3 vol. ; Henri Gougaud, Chanson de la Croisade Albigeoise, Paris, Le Livre de Poche, « Lettres gothiques », 1989. Frédéric Mistral, Mirèio (Mireille, 1859). Frédéric Mistral, Calendau (Calendal, 1864). Félix Gras, Tolosa, 1882. Joseph Roux, La Chansou lemousina (La Chanson limousine), 1889. Frédéric Mistral, Lou Poüemo dóu Rose (Le Poème du Rhône) (1897), Paris, Aralia, 1997. Miquèu de Camelat, Mòrta e viva, Toulouse, Letras d’òc, 2009 [1 re éd. Mourte e bibe, 1920]. Mas-Felipe Delavouët, Istòri dóu rei mort qu’anavo a la desciso (Histoire du roi mort qui descendait le fleuve), dans Pouemo II, Paris, José Corti, 1971. Bernard Manciet, L’Enterrament a Sabres (L’Enterrement à Sabres), Paris, Gallimard, « Poési », 2010 (1 re éd. 1989). Bernard Manciet, Lo Brèc (La Blanche Nef), Pau, Reclams, 2006. Félix-Marcel Castan, Epòs/Ethòs, Montauban, Cocagne, 2010. Sergi Javaloyès, Sorrom borrom (Le Songe du Gave), Pau, Reclams, 2010.

. Études

BRENON, Anne, Petit précis du catharisme, Portet-sur-Garonne, Loubatières, 1996.

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DUVERNOY, Jean, Le Catharisme : la religion et l’histoire des cathares, Toulouse, Privat, 2 vol.,

1976-1979.

LABARTHE, Judith, L’Épopée, Armand Colin, 2002. MADELÉNAT, Daniel, L’Épopée, Paris, PUF, 1986. MARTEL, Philippe, Les Cathares et l’histoire. Le drame cathare devant ses historiens (1820- 1999), Toulouse, Privat, 2002. NIEL, Fernand, Albigeois et Cathares, Paris, « Que sais-je ? », PUF, 1983. NOVIS, Émile [Simone Weil], « L’agonie d’une civilisation vue à travers un poème épique », Cahiers du Sud, 1942, Écrits de Marseille (1940-42), Œuvres complètes, t. IV, vol. 1, Paris, Gallimard, 2008. ROQUEBERT, Michel, L’Épopée cathare, Toulouse, Privat, 4 vol., 1970-1989. ROQUEBERT, Michel, Simon de Montfort, bourreau et martyr, Paris, Perrin, 2005. THIESSE, Anne-Marie, La Création des identités nationales, Europe XVIII e -XX e , Paris, Éd. du Seuil, 1999.

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M1DRU6

(Semestre 2)

MEMOIRE 2

RESPONSABLE UE M1DRU6

Martine MATHIEU-JOB

Nombre d’heures : ad lib. – coef. 8 – crédits : 8

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Plan - Bibliographie Dispensés d’assiduité : Plan - Bibliographie Session 2 : Assidus : Plan - Bibliographie Dispensés d’assiduité : Plan - Bibliographie

La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Ce travail exige de l’étudiant la capacité à élaborer une problématique autour d’un sujet et d’un corpus, à exploiter et discuter les travaux existants, enfin à construire et développer une réflexion argumentée satisfaisant aux critères de la recherche en lettres.

Une évaluation continue scande la progression semestre par semestre :

- S1 : Sujet, corpus et problématique - S2 : Plan et bibliographie

- S3 : Fragment rédigé

- S4 : Rédaction finale et soutenance

Pour valider chacun des quatre semestres, les étudiants devront, à chaque fois, obtenir une note de leur directeur de recherche.

Voir aussi la page consacrée à l’UE M1DRU7 Mémoire 1.

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UE M3DRX1 (Semestre 3)

LITTÉRATURES 2 (séminaires)

RESPONSABLE UE M2DRX4

Catherine MAGNIEN

LISTE DES INTERVENANTS

Philippe BAUDORRE, Didier COSTE, Géraldine PUCCINI-DELBEY, Jean-Michel GOUVARD, Danièle JAMES-RAOUL, Pierre LAFORGUE, Catherine MAGNIEN, Jean-Rémi MANTION, Charles MAZOUER

Au choix 2 séminaires (voir ci-dessus la présentation de la spécialité).

- Littératures 3A (1 séminaire dans une offre de 9 ou extérieur)

- Littératures 3B (1 séminaire dans une offre de 8 ou extérieur)

Nombre d’heures : 48 heures – coef. (20) – crédits : 20

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu (exposé ou rapport) Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Dans le souci d’éviter la surcharge des séminaires, ceux-ci fonctionnent sur le principe du numerus clausus, le maximum étant fixé à 25 étudiants par séminaire. À cette fin, il est demandé aux étudiants de procéder à leur pré-inscription avant d’effectuer leur inscription pédagogique. L’étudiant se pré-inscrit en inscrivant son nom sur l’une des listes qui seront affichées sur les panneaux ad hoc avant le début des cours de chaque semestre. Dès que le maximum est atteint, la liste du groupe ou du séminaire est retirée et plus aucune pré-inscription n’y est donc possible. L’étudiant doit ensuite faire enregistrer son inscription pédagogique par le secrétariat.

Cette UE comportant deux séminaires, elle ne peut être validée que si tous les séminaires ont été évalués : la règle de compensation ne s’applique pas. L’absence d’une note entraîne automatiquement la mention « Défaillant » à l’UE, celle-ci ne pouvant être validée que si le ou les séminaires non évalué(s) le sont à la session suivante.

Une participation active et assidue aux séminaires est exigée. L’évaluation en tiendra compte.

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Les étudiants dispensés d’assiduité doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

SÉMINAIRE de Géraldine PUCCINI-DELBEY

Auteurs latins

Penser et représenter le corps à Rome Corps, Violence et Identité

L’objectif de ce séminaire est d’explorer la construction de l’identité générique à Rome à partir de l’analyse de textes appartenant à des genres littéraires divers (historiographie, mythes, épopée, poésie élégiaque, fiction latine) en mettant en avant le rôle de la littérature dans le questionnement sur l’identité générique, lié au questionnement sur le corps et la sexualité. Nous appréhenderons ainsi diverses manières dont les Romains ont pensé leur corps et l’ont représenté, et commenterons quelques pratiques et usages du corps. Nous étudierons en particulier le rôle de la violence corporelle dans la formation de l’identité générique et dans la différenciation sexuelle. Comment les Romains ont-ils pensé et mis en scène l’opposition masculin/féminin ? Comment la violence physique peut-elle revêtir, dans certains contextes, un rôle positif et structurant ? Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage.

Suivre ce séminaire n’exige aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version

bilingue.

Le séminaire s’adossera à une manifestation à laquelle les étudiants seront conviés à assister : une journée d’études sur « Le corps et les cinq sens : positions du débat philosophique dans l’Antiquité », qui se déroulera le vendredi 21 octobre 2011, salle 2 de la MSHA.

Une bibliographie plus complète sera distribuée en début d’année.

Orientations bibliographiques Constructions of the Classical Body, ed. J. I. Porter, Ann Arbor, 1999.

J. Butler, Bodies that matter. On the discursive limits of « sex », New York, 1993. Histoire des femmes en Occident, tome I : L'antiquité, sous la direction de P. Schmitt Pantel, sous la direction de G. Duby et M. Perrot, Plon, 1991.

D.

Gourevitch et M.-T. Raepsaet-Charlier, La femme dans la Rome antique, Hachette Littératures,

2001.

F.

Héritier, Masculin-Féminin, 1, La pensée de la différence, Paris, Odile Jacob, 1996.

Id., « Une anthropologie symbolique du corps », Journal des Africanistes, 73/2, 2003, p. 9-24.

M.

Johnson, T. Ryan (eds.), Sexuality in Greek and Roman Literature and Society : A Sourcebook,

2004.

T.

Laqueur, La fabrique du sexe : essai sur le corps et le genre en Occident, Gallimard, 1992.

L.

K. McClure (ed.), Sexuality and Gender in the Classical Sources, 2002.

Ph. Moreau, Corps romains, Grenoble, J. Millon, 2002.

F. Prost et J. Wilgaux (dir.), Penser et représenter le corps dans l’Antiquité, PUR, 2006.

G. Puccini-Delbey, La vie sexuelle à Rome, Paris, Tallandier, 2007.

J.-N. Robert, Eros romain. Sexe et morale dans l’Ancienne Rome, Paris, Les Belles Lettres, 1997.

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SÉMINAIRE de Danièle JAMES-RAOUL

Langue et littérature médiévales

Contrainte et création : la genèse de l’œuvre médiévale

Quand il s’agit de création humaine et non divine, artistique et non théologique, dire que la création est contrainte, elle a ses contraintes sonne presque comme une évidence. Les contraintes peuvent être, tout d’abord, d’ordre externe : elles agissent directement sur le sujet, imposées par les circonstances de l’existence (la politique, la société, la religion, le langage, les tabous, etc.) ou liées à l’intimité de la vie (la folie, une névrose, le mal-être, le malaise, les obsessions, etc.). Elles peuvent être, ensuite, d’ordre interne, c’est-à-dire inhérentes au support de la création : outre le manuscrit en lui-même, interviennent par exemple, dans une création littéraire, le sujet, le genre, la forme, versifiée ou non, le mètre, le lexique, les préceptes théoriques guidant la manière d’écrire. En privilégiant les spécificités médiévales, c’est sous ce double aspect que le séminaire abordera le sujet. On envisagera la création marquée au sceau des contraintes, aussi bien externes qu’internes, aussi bien subies que librement adoptées, choisies, inventées, qui stimulent, orientent ou libèrent justement l’imagination créatrice et dont témoigne, pour finir, ce qui reste au moderne de ce temps :

l’œuvre créée. En une époque où l’on ne conçoit pas en ce monde de création ex nihilo autre que la Création divine, la genèse de l’œuvre demeure certes presque toujours mystérieuse et les créateurs anonymes : les questions de poiétique autant que de poétique seront ainsi au cœur des recherches de ce séminaire.

Le corpus de travail sera fondamentalement textuel, mais des incursions dans des domaines autres que littéraires ne sont pas exclues.

Le séminaire s’adossera à deux manifestations de l’université de Bordeaux auxquelles les étudiants devront participer : une journée d’études sur « Le vers au Moyen Âge », qui se déroulera le 18 novembre 2011, et un colloque international, « Contraintes & Création », qui se tiendra les 15-16- 17 décembre 2011.

Bibliographie CHRETIEN DE TROYES, Le Conte du Graal (Perceval), éd. Félix Lecoy, Paris, Champion, « CFMA », 1975, 2 t. [ ou toute autre édition : le texte médiéval sera différent, mais, pour une fois, cela servira notre propos…] DELAY Florence et Jacques ROUBAUD, Graal théâtre, Paris, Gallimard, 2005. Première Continuation de Perceval (La), éd. William Roach, trad. Colette-Anne Van Coolput- Storm, Paris, LGF, Le Livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », 1993. ROUBAUD, Jacques, La Belle Hortense, L’enlèvement d’Hortense, L’exil d’Hortense [ trois ouvrages ] , Paris, Seuil, 1996. GUIETTE, Robert, « D’une poésie formelle en France au Moyen-Âge », Revue des Sciences humaines, 54, avril-juin 1949, p. 61-68 ; repris dans Forme et senefiance, Genève, Droz, « Publications romanes et françaises », 1978, p. 1-15. JAMES-RAOUL, Danièle, Chrétien de Troyes, La griffe d’un style, Paris, Champion, 2007, en particulier, « Chapitre 1, Le socle rhétorique », p. 41-129.

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SÉMINAIRE de Catherine MAGNIEN

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières :

L’image de Rome au XVI e siècle

Programme

Roma Roma non est: d’Erasme à Du Bellay, voire à Montaigne, nombreux sont les écrivains qui ont dressé cet amer constat. En dépit des prétentions de la Curie, la Rome des papes, la capitale de la chrétienté, n'a décidément rien de commun avec la Rome républicaine ou impériale. L'enjeu du séminaire sera d'examiner les représentations - principalement littéraires, mais pas exclusivement - de cette tension entre idéal antique et réalité contemporaine à travers l'analyse de textes très variés :

poésies françaises et latines (Du Bellay, O. de Magny, J. Grévin, Janus Vitalis), tragédies dites romaines (Garnier, Muret), journaux de voyage (Montaigne), littérature narrative (Rabelais), satirique (la Mappemonde papistique) ou même guides touristiques (Rabelais/Marliani). Mais on pourra y adjoindre peinture, gravure et sculpture. Enfin si certains sont tentés par une extension pouvant aller de la Rome antique à la villa Médicis aujourd’hui, leurs travaux et leurs réflexions seront bien entendus les bienvenus.

Bibliographie Du Bellay, Les Antiquités, Le Songe et Les Regrets Magny, Les Soupirs Montaigne, Journal de voyage

SÉMINAIRE de Charles MAZOUER

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières :

Le spectacle de théâtre au XVII e siècle

Il s’agira d’élargir la vision traditionnelle du théâtre classique comme texte édité, lu (et commenté

dans les classes !) et de prendre en considération tous les aspects de la représentation théâtrale :

diversité des lieux, constitution des troupes, analyse de la scène et du jeu – bref, de considérer tous les éléments des propositions théâtrales dans la société du XVII e siècle. Il faudra donc s’attacher aussi à la réception du théâtre par le public et par la critique. Des témoignages et des documents de toute nature, généralement déjà exploités par les historiens du théâtre, aident à analyser ces différents aspects. On se reportera aux textes anciens et à la critique moderne. On cherchera aussi à trouver les traces du spectacle de théâtre dans les textes mêmes édités par les dramaturges – didascalies sur le décor, les objets ou le jeu de l’acteur ; préfaces polémiques comme celles de

Selon l’effectif du

Racine ; pièces de comédiens comme L’Impromptu de Versailles de Molière

séminaire et le goût des présents, on choisira plus particulièrement tel aspect, tel type de documents et telles œuvres.

Bibliographie :

On ne peut pas parler du spectacle de théâtre sans avoir une idée précise des œuvres théâtrales.

- Manuels généraux :

MAZOUER, Charles, Le Théâtre français de l’âge classique. I. Le premier XVIIe siècle, Paris, Champion, 2006, et Le Théâtre français de l’âge classique. II. L’apogée du classicisme, Paris, Champion, 2010 ;

- Pour la seconde moitié du siècle, on complétera, pour la tragédie, par

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ROHOU, Jean, La Tragédie classique. Histoire, théorie, anthologie (1550-1793), nouv. éd. actualisée, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009,

-et, pour la comédie, par GILLOT, Michel et SERROY, Jean, La Comédie à l’âge classique, Paris, Belin, « Belin Sup Lettres », 1997.

Les références de livres spécialisés seront données à la rentrée.

SÉMINAIRE DE JEAN-RÉMI MANTION

Littérature de la Renaissance, de l’Âge classique et des Lumières :

Le sublime

C’est à Boileau que l’on doit, à l’âge classique, l’introduction dans la théorie littéraire, et plus largement dans la réflexion esthétique, de la catégorie du sublime. Il traduit, en effet, et commente en 1674 le texte anonyme grec Du Sublime qu’il attribue – à tort – au rhéteur Longin. Cette traduction aura une fortune européenne. En 1757, Edmund Burke publie sa Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau, ouvrage décisif par sa portée dans la pensée allemande. Kant donnera, de fait, au sublime sa place définitive dans la spéculation philosophique en incluant ce concept dans sa Critique de la faculté de juger (1790). On se propose de suivre à travers ces trois œuvres (Boileau, Burke, Kant), et à partir de l’original grec, le sort de l’opposition du beau et du sublime dans la production littéraire et dans la réflexion artistique du XVIII e siècle (dans l’Histoire de l’art dans l’antiquité de Winckelmann, 1764, par exemple).

Bibliographie LONGIN, Traité du sublime, trad. de Boileau, Paris, Le Livre de Poche, « Bibliothèque classique »,

1995.

SAINT GIRONS, Baldine, Le Sublime de l’antiquité à nos jours, Paris, Desjonquères, 2005.

SÉMINAIRE DE PHILIPPE BAUDORRE

Littérature moderne et contemporaine

La « seconde vie » Editer des textes de presse, de l’imprimé au numérique

A partir du début du XIX e siècle, les écrivains participent très largement au développement de la presse, qui pour sa part constitue un grand laboratoire poétique, inventeur, expérimentateur de formes nouvelles. Mais si les livres échappent au temps, les journaux sont, eux, liés à leur temps. Ils sont datés, au double sens du terme, et condamnés par essence à le rester. Pourtant certains fragments de ces périodiques, peuvent échapper au naufrage, à l’engloutissement, pour trouver refuge dans des livres. Ils connaissent alors une « seconde vie », peut-être la vraie vie à laquelle aspire tout écrit, celle qui garantit, sinon l’éternité, du moins une chance de survie. Cette forte tradition éditoriale a largement contribué à l’histoire de la littérature des deux derniers siècles, puisqu’une grande part de celle-ci trouve son origine dans les pages des périodiques. Cette tradition mérite une étude complète, historique, socio-économique, poétique. Bien des auteurs sont concernés (cf. indication bibliographique) mais aussi bien des genres et bien des collections ou éditeurs. Les pratiques innovantes, et plus particulièrement la constitution de corpus numérisés, bouleversent aujourd’hui ces pratiques éditoriales, tout en s’inscrivant dans le prolongement de savoir-faire très anciens car, comme leurs devancières, elles restent soumises à la question centrale du projet éditorial qui leur donne sens. Quels que soient les moyens utilisés, quels qu’en soient le format et le

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support, deux questions sous-tendent tout projet d’édition – tout particulièrement quand ce projet consiste à exhumer un document ancien - : que veut-on faire et pour qui ? C’est à la lumière des réponses apportées que doit être ensuite envisagée la question du « comment ? ».

Pour aborder cette question à la lumière d’un corpus très ouvert, précisé et présenté lors des premières séances - et dont quelques éléments sont plus bas donnés en bibliographie - nous soumettrons les œuvres étudiées, quel que soit leur support, à un certain nombre de questions:

1)

Qui ? Quel est l’opérateur, l’éditeur ou le maître d’œuvre de l’édition?

2)

Quand ? Quel délai écoulé entre la première et la « seconde vie » ?

3)

Où ? Quels éditeurs, formats et collections ?

4) Quoi ? Quels textes accèdent à cette seconde vie, en terme de genre, de thèmes ? Quels sont

5)

les sacrifiés ? Pourquoi ou pour quoi et donc pour qui ? – réflexion autour du projet éditorial.

6)

Comment ? peut être alors posée l’analyse des modalités d’édition mises en œuvre.

Bibliographie Corpus indicatif, non limitatif, qui pourra être sollicité: œuvres de Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Guy de Maupassant, Octave Mirbeau, Jules Barbey d’Aurevilly, Colette, Albert Camus, François Mauriac, Georges Bernanos, Joseph Kessel, Antoine de Saint-Exupéry, Marguerite Duras, Hervé Guibert. Les éditions de référence seront données lors des premières séances.

SÉMINAIRE de Pierre LAFORGUE

Littérature moderne et contemporaine

Hugo, Les Misérables Approches génétique, sociogénétique et sociocritique

Les Misérables seront lus comme le roman du XIX e siècle, c’est-à-dire comme le roman qui se propose de penser le XIX e siècle dans son historicité. De fait, le roman embrasse tout le XIX e siècle romantique, dans la fiction (1815-1833), dans le discours (1815-1848) et dans l’écriture (1845- 1862) ; à partir de lui, tout le XIX e siècle romantique est appréhendé, dans tous ses aspects.

Toute édition du roman convient (Folio, GF), mais la plus commode est celle des Œuvres complètes, t. Romans II, Robert Laffont, « Bouquins ».

Les étudiants sont invités à lire Les Misérables pendant les vacances d’été, puis, pourquoi pas, à les relire pendant le premier semestre de la nouvelle année universitaire, au rythme d’une partie par semaine… Lecture complémentaire : La Fin de Satan, Gallimard, « Poésie ».

SÉMINAIRE de Jean-Michel GOUVARD

Littérature et linguistique

Les Mots de Jean-Paul Sartre : une question de style

Publié en 1964, Les Mots de Jean-Paul Sartre constitue l’un des grands textes autobiographiques de la seconde moitié du vingtième siècle. Tout en relatant son enfance, l’auteur privilégie avant tout son rapport aux mots et à la littérature, dans une perspective critique qui le conduit à favoriser la voix de l’écrivain qu’il est devenu sur celle de l’enfant qu’il fut. L’objet de ce séminaire sera de montrer comment le projet autobiographique de Sartre se traduit dans l’écriture même du texte, par le recours à des procédés qui lui donnent à la fois forme et sens.

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En attendant la rentrée, hormis Les Mots (Folio, Gallimard), il est conseillé de lire quelques autobiographies contemporaines, comme Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir (Folio, Gallimard), Enfance de Nathalie Sarraute (Folio, Gallimard), ou encore La Forme d’une ville de Julien Gracq (José Corti). On complètera éventuellement cette première approche par La Chute d’Albert Camus (Folio, Gallimard) et L’Idiot de la famille de Sartre (Tel, Gallimard).

SÉMINAIRE de Didier COSTE

Littérature comparée

Le livre hors du livre

Il s'agit de se demander ce que nous disent sur la représentation, sur la fiction, sur l'autoréflexivité littéraire et sur la notion autotélique de fonction poétique du langage un ensemble assez vaste d'œuvres qui se donnent pour raison d'être ou pour horizon de sens un livre inexistant, fictif, voire impossible, dont l'image virtuelle est construite par l'œuvre en question.

Ces livres hors du livre peuvent être désignés comme les originaux d'une traduction fictive , le manuscrit perdu hasardeusement reconstitué ici, la place marquée dans la bibliothèque de Babel, le Livre total dont un quelconque livre actuel ne fait que désigner le manque, le livre qui réunirait les infinies possibilités combinatoires du texte donné, le livre censé lu dont nous n'avons d'autre trace que des commentaires critiques, le livre en quête d'auteur, etc.

À la différence du tout-venant de la métafiction, nous avons affaire à un cas particulier, mais d'autant significatif, de citation, de mise en abyme et de métalepse: insertion en blanc, réduplication sans modèle, construction sur le vide, écriture en creux qui produit/accueille l'être d'une absence scripturale.

Le corpus moderne est vaste, de Mallarmé (vu par Blanchot) à E. Vila Matas et Peter Carey en passant, par exemple, par Gide, Borges, Sarraute, Brautigan et Calvino.

En nous penchant sur un certain nombre de ces œuvres (et sur leur réception critique), nous ne chercherons ni à faire l'apologie d'une certaine involution littéraire ni à la condamner, ni davantage à bâtir une typologie structurale systématique, mais plutôt, à travers une combinaison d'approches esthétiques, psychanalytiques et historiennes, à nous demander ce que ces négativités paradoxales peuvent nous apprendre sur les malaises de la référence, sur la perte des soutiens et liens fondationnels (mythes, livres sacrés, épopées nationales, etc.), sur le jeu et ses limites dans la production du sens, sur les failles de l'esthétique de la singularité et de l'originalité, mais aussi sur les multiples moyens déployés pour contourner l'échec de la littérature ou tromper sa mort. En bref, le livre absent, virtuel, infini ou impossible, hors du livre, devrait nous en apprendre un peu plus sur le livre réel tel qu'il se pose dans le monde ou face à lui.

Bibliographie Parmi les lectures proposées, outre les « classiques » attendus (tels que Tristram Shandy, Les Faux- monnayeurs, ou diverses Fictions de Borges) :

Richard Brautigan, L'Avortement Italo Calvino, Par une nuit d'hiver un voyageur Peter Carey, Ma Vie d'imposteur Julio Cortazar, Marelle Milorad Pavic, Le Dictionnaire Khazar Nathalie Sarraute, Les Fruits d'or Enrique Vila Matas, Bartleby et compagnie

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M3DRU2

(Semestre 3)

MEMOIRE 3

RESPONSABLE UE M3DRU2

Martine MATHIEU-JOB

La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Ce travail exige de l’étudiant la capacité à élaborer une problématique autour d’un sujet et d’un corpus, à exploiter et discuter les travaux existants, enfin à construire et développer une réflexion argumentée satisfaisant aux critères de la recherche en lettres.

Nombre d’heures : ad lib. – coef. 10 – crédits : 10

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Fragment rédigé Dispensés d’assiduité : Fragment rédigé Session 2 : Assidus : Fragment rédigé Dispensés d’assiduité : Fragment rédigé

Une évaluation continue scande la progression semestre par semestre :

- S1 : Sujet, corpus et problématique

- S2 : Plan et bibliographie - S3 : Fragment rédigé

- S4 : Rédaction finale et soutenance

Pour valider chacun des quatre semestres, les étudiants devront, à chaque fois, obtenir une note de leur directeur de recherche.

Voir aussi la page consacrée à l’UE M1DRU7 Mémoire 1.

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UE M4DRX1 (Semestre 4)

LITTÉRATURES 4

RESPONSABLES UE M4DRX1

Éric BENOIT et Gérard PEYLET

LISTE DES INTERVENANTS

Éric BENOIT, Jean-Michel DEVÉSA, Martine MATHIEU-JOB

Nombre d’heures : 24 heures – coef. 10 – crédits : 10

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Contrôle continu Dispensés d’assiduité : Oral Session 2 : Assidus : Oral Dispensés d’assiduité : Oral

Au choix 1 séminaire d’équipe parmi les 3 (on rappelle que les séminaires d’équipe couvrent les deux semestres, mais ne sont validés qu’au second semestre : voir ci-dessus la présentation du parcours).

Une participation active et assidue au séminaire est exigée. L’évaluation en tiendra compte.

Les étudiants dispensés d’assiduité doivent impérativement prendre contact dès le début de l’année universitaire avec les responsables des enseignements qu’ils ont choisis, afin de convenir avec eux des modalités selon lesquelles ils seront évalués.

SÉMINAIRE DE L’ÉQUIPE CLARE

Littérature française moderne et contemporaine

Responsable du séminaire : Gérard PEYLET

L’Ennui

Après avoir consacré son colloque 2011 à la notion de la Mélancolie, le centre LAPRIL, composante de l’équipe CLARE, a choisi d’aborder en 2012 la question de l’ennui.

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L’ennui est une notion clé dans la littérature de la deuxième moitié du XIX e siècle, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas chercher l’expression de l’ennui avant ou après cette période. Si le passage de la mélancolie romantique à l’ennui fin de siècle représente en effet une évolution historique essentielle pour la compréhension de l’ennui au XIX e siècle, l’ennui pourra être étudié également en dehors de ce contexte historique exceptionnel.

La distinction entre un phénomène de mode, une attitude, une souffrance existentielle ou un ennui d’essence pascalienne pourra être approfondie. Il sera indispensable aussi de distinguer l’ennui de la mélancolie. Mélancolie et ennui ont un lien avec le vide, le vide ressenti au présent. Mais dans l’ennui, ce vide est une sorte d’atonie, d’état qui s’étale, sans relief. L’ennui, c’est la résignation au vide, à la monotonie, c’est l’impuissance à ouvrir une faille, une brèche dans cet état monocorde.

Pour définir l’expérience de l’ennui, quelle que soit l’époque envisagée, ne faut-il pas partir du rapport de l’homme au temps ? L’ennui, c’est le sentiment de l’éternelle permanence. Nul futur n’est à venir, rien n’adviendra jamais à un présent qui se répète. Ce temps mort est le temps de l’ennui. La vie ne peut plus être sentie que comme déception, répétition, absence, non-être.

Ce n’est plus l’objet qui déçoit le sujet, c’est le sujet qui se déçoit lui-même. L’expérience de l’ennui relève d’une sorte d’incapacité originelle à être affecté. Ce n’est pas l’objet du désir qui se dérobe au sujet, c’est le désir lui-même qui disparaît.

Bibliographie Bauchet, Emmanuel, Le sentiment d’ennui dans la littérature française du XVIII e siècle (1715- 1778), Atelier national de Reproduction des Thèses, 1999. Dédéyan, Charles, Le nouveau mal du siècle de Baudelaire à nos jours, SEDES, 1972. Digo, René, De l’ennui à la mélancolie. Esquisse d’une structure temporelle des états dépressifs, Privat, 1979. Huguet, Michèle, L’ennui et ses discours, Presses universitaires de France, 1984 Joris-Karl Huysmans, A veau l’eau, U.G.E, collection 10/18, 1975Jankélévitch, L’aventure, l’ennui, le sérieux, Aubier Montaigne 1976 Jonard, Norbert, L’ennui dans la littérature européenne : des origines à l’aube du XX e siècle, Champion, 1998. Leconte, Frantz Antoine, La tradition de l’ennui splénétique en France de Christine de Pisan à Baudelaire, P. Lang, 1995. Pierre Loti, Fleurs d’ennui, Calmann Lévy, 1891 Moravia, L’ennui, Flammarion, 2003 Pascal, Blaise, Pensées, édition de Michel Le Guern, in Œuvres complètes t. II, Paris, Gallimard, "Bibliothèque de la Pléiade", 2000. (chapitre 8 des Pensées, § 123 à 129 pp. 582-588, et en particulier § 126 pp. 583-587) Sagnes Guy, L’Ennui dans la littérature française de Flaubert à Laforgue, A.Colin, 1969 Raymond (Didier), Schopenhauer, Paris, Seuil, "Ecrivains de toujours", 1995. Volumes collectifs :

Poètes du spleen : Leopardi, Baudelaire, Pessoa, H. Champion, 1997. Poétiques du néant : Leopardi, Baudelaire, Pessoa, SEDES, 1998

Le séminaire sera prolongé par un colloque à la MSHA (salle Jean Borde) les 7, 8 et 9 mars

2012.

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SÉMINAIRE DE L’ÉQUIPE TELEM – CENTRE « MODERNITES » (Centre de recherche sur les modernités littéraires) - PROGRAMME « Apories, paradoxes, et autocontradictions »

Littérature française moderne et contemporaine

Responsable du séminaire : Éric BENOIT

Apories, paradoxes et autocontradictions : la littérature et l’impossible

Le mot de Barthes selon lequel « la modernité commence avec la recherche d’une littérature impossible » se vérifie abondamment depuis plus de deux siècles : Rousseau, Flaubert, Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Kafka, Bataille, Artaud, Borgès, Beckett, Blanchot, Jabès… Ce Séminaire explorera la situation d’œuvres fondées sur le paradoxe ou l’aporie : lorsque le texte dit l’impossibilité de dire, écrit l’impossibilité d’écrire, lorsque la parole advient en disant son extinction, lorsque l’inspiration naît de la perte d’inspiration, ou que l’énonciation réalise l’inverse de ce que déclare l’énoncé.

Bibliographie La bibliographie sera distribuée lors de la première séance.

Calendrier Les séances auront lieu de janvier à avril (S4) le vendredi de 13 h. 30 à 15 h. 30. Le calendrier sera affiché à la rentrée.

SÉMINAIRE COMMUN DE L’ÉQUIPE CLARE ET DE L’ÉQUIPE TELEM (Textes, Littératures : Écritures et Modèles)

Littératures francophones

Responsables du séminaire : Jean-Michel DEVÉSA et Martine MATHIEU- JOB

Une Littérature-monde en français

Définitions, illustrations, questionnements

Programme

Ce séminaire se propose de traiter des manifestes et publications se revendiquant d'une littérature- monde en français, de les replacer dans une perspective « historique » par rapport aux manifestes et catégorisations antérieurs (littératures coloniales ; littératures francophones ; littératures postcoloniales ; etc.) pour en étudier les divers enjeux : éditoriaux, idéologiques, et surtout esthétiques.

Il s'agira ensuite de proposer de lire et étudier des textes d'écrivains (signataires ou non de ces manifestes) qui, par leur déplacement entre les espaces géographiques, linguistiques et culturels, ne peuvent plus être assignés à une aire géographique unique, à une identité fixe et réductrice et donnent de ce fait à leur écriture en français une résonance singulière, une hybridité créatrice.

Seront invités à intervenir lors de certaines séances du séminaire des chercheurs travaillant sur ces questions (Jean-Fernand Bédia ; Jean-Marc Moura – à confirmer –) mais aussi des écrivains

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représentatifs qui viendront parler de leur pratique d'écriture (Alain Mabanckou en décembre 2011 – à confirmer – ; Kangni Alem en février 2012 ; Leonora Miano en mars 2012).

Corpus d’étude

Alain Mabanckou, Lettre à Jimmy à l’occasion du vingtième anniversaire de ta mort, Paris, Fayard,

2007.

Alain Mabanckou, Demain j’aurai vingt ans, Paris, Gallimard, 2010. Kangni Alem, Apprentissage de la mémoire, in Théâtre, vol. 1 : Apprentissage de la mémoire, Nuit de cristal, La saga des rois, Bertoua, Cameroun, Ndze, 2009. Léonora Miano, Blues pour Elise, Paris, Plon, 2010.

Premiers éléments de bibliographie critique « Pour une littérature-monde », Le Monde, 16 mars 2007.

Pour une littérature-monde, Collectif sous la direction de Michel le Bris et Jean Rouaud, Paris, Gallimard, 2007. Je est un autre, pour une identité-monde, [Collectif], Paris, Gallimard, 2010. Dominique Combe, Les Littératures francophones, Questions, débats, polémiques, Paris, P.U.F.,

2010.

Jean-Marc Moura, Littératures francophones et théorie postcoloniale, Paris, P.U.F., 2007.

Volume horaire et répartition dans l’année : 12 x 2 heures = 24 heures

Ce séminaire se déroulera le mercredi de 15h30 à 17h30 sur les deux semestres

S1 : quatre séances

- Mercredi 23 novembre : 1 ère séance commune (J.-M. Devésa / M. Mathieu-Job)

- 3 séances sous la responsabilité de J.-M. Devésa : 30 novembre ; 7 décembre ; 14 décembre

S2 : 8 séances

- 2 séances sous la responsabilité de J.-M. Devésa : 18 janvier ; 25 janvier

- 5 séances sous la responsabilité de M. Mathieu-Job : mercredi 1 er février ; 8 février ; 15

février ; 7 mars

- Dernière séance commune (J.-M. Devésa / M. Mathieu-Job) : 14 mars.

Evaluation

Contrôle continu.

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M4DRU2

(Semestre 4)

MEMOIRE 4

RESPONSABLE UE M4DRU2

Martine MATHIEU-JOB

Nombre d’heures : ad lib. – coef. 20 – crédits : 20

MODALITÉS D’ÉVALUATION

Session 1 : Assidus : Soutenance du mémoire Dispensés d’assiduité : Soutenance du mémoire Session 2 : Assidus : Soutenance du mémoire Dispensés d’assiduité : Soutenance du mémoire

Mémoire d’une centaine de pages présenté lors d’un oral de soutenance devant un jury d’au moins deux personnes, comprenant au moins un professeur ou enseignant-chercheur habilité à diriger des recherches, ou assimilés.

LISTE DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS 3

Éléonore ANDRIEU, *Philippe BAUDORRE, *Éric BENOIT, Béatrice BLOCH, Florence BOULERIE, *Dominique CHANCÉ, *Didier COSTE, Ève de DAMPIERRE, Anne DEFRANCE, *Jean-Michel DEVÉSA, Sophie DUVAL, *Jean-Paul ENGÉLIBERT, Véronique FERRER, *Aurélia GAILLARD, Jean-Pierre GARRIDO, Alexandre GEFEN, Violaine GIACOMOTTO, *Jean-Michel GOUVARD, *Nathalie GRANDE, Valéry HUGOTTE, *Danièle JAMES-RAOUL, Lia KURTS, Nelly LABÈRE, *Pierre LAFORGUE, Béatrice LAVILLE, *Guy LATRY, Denis LOPEZ, *Brigitte LOUICHON, *Catherine MAGNIEN, Gilles MAGNIONT, *Jean-Rémi MANTION, *Martine MATHIEU-JOB, *Charles MAZOUER, Anne-Laure METZGER, Vérane PARTENSKY, *Gérard PEYLET, Florence PLET, *Isabelle POULIN, Catherine RAMOND, Fabienne RIHARD-DIAMOND, *Jérôme ROGER, Danièle SABBAH, Joëlle de SERMET, Agathe SULTAN, *Jean-René VALETTE, Michel WIEDEMANN

3 Le nom des enseignants-chercheurs ayant rang de professeur ou étant habilité à diriger des recherches est précédé d’un astérisque.

ANNEXE 1

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FICHE-NAVETTE TYPE POUR LE CHOIX D’UN SÉMINAIRE LIBRE

Année universitaire 2011/2012

Fiche à compléter et à faire compléter puis à rendre à l’UFR au plus tard le 15 octobre pour le 1 er semestre, le 15 février pour le 2 ème semestre

NOM de l’étudiant :……………………………………………………………………………………

Prénom :…………………………………………………………………………………………………………………………………………

N° carte étudiant :……………………………………………………………………………………………………………………………….

Inscrit dans le Master (libellé) :………………………………………………………………………

……………………… …………………………………………………………………………………

Dépendant de l’UFR : …………………………………………………………………………………………………………………………

Souhaite poursuivre, dans le cadre de l’UE/matière (n° ou libellé) : …………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………… les cours du séminaire extérieur (intitulé précis) : …………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………… du Master (intitulé, année et UFR) : ……………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Avis du responsable de la spécialité du Master de l’inscription principale :

(par cet avis, le responsable porte une appréciation sur la validité pédagogique du choix de l’étudiant)

Fait à

, le

Signature :

Nom du signataire :

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Avis du responsable de la spécialité du Master de l’inscription secondaire :

(par cet avis, le responsable indique les prérequis du séminaire choisi, si l’étudiant est autorisé à suivre le cours, et si avis favorable, s’engage à communiquer la note au secrétariat d’UFR d’origine de l’étudiant)

Code Apogée du séminaire :

Fait à

, le

Signature :

Nom du signataire :

Retour à l’UFR le :

Original : à l’intéressé

Copies : à l’UFR d’inscription principale

au responsable du Master d’inscription principale

à l’UFR de l’inscription secondaire

au responsable du Master de l’inscription secondaire

ANNEXE 2

62

APPRENDRE À PARLER LES LANGUES VIVANTES À L’UNIVERSITÉ DE BORDEAUX 3

Pour n’importe quelle Licence à laquelle l’étudiant s’inscrit, il va, en plus, choisir une ou plusieurs langues vivantes.

Ces langues ne sont pas intégrées aux cours de Licence, mais, à la fin de ce cursus (L), un Certificat de langue sera demandé :

pour entrer à l’IUFM,

ou pour passer en Master (M) à l’Université de Bordeaux 3,

ou pour partir à l’étranger sur un programme d’échanges.

De plus, il est toujours très utile (et parfois nécessaire) de pouvoir mentionner un Certificat de langue dans un CV.

Pour apprendre une / des langues, il y a plusieurs possibilités :

Pour continuer une langue déjà étudiée, comme l’anglais, l’allemand , l’espagnol :

Il faut s’inscrire au CLES (Certificat de Langue de l’Enseignement Supérieur) pour l’une de ces 3 langues. Dans ce cas, l’étudiant suit des cours pendant le 2 e semestre de l’année (2h de cours par semaine, méthodes interactives) et, à la fin du 2 e semestre, il peut passer le CLES niveau 1 ou niveau 2 selon ses compétences.

Et/ou pour continuer ou commencer une autre langue vivante :

On peut choisir entre 21 langues :

Arabe, Chinois, Coréen, Grec moderne, Hébreu moderne, Hongrois, Italien, Japonais, Polonais, Portugais, Roumain, Russe, Serbo-croate, Slovaque, Suédois, Tchèque, Turc, Basque, Catalan, Occitan (mais on peut aussi commencer l’allemand en « grands débutants »).

Pour apprendre l’une de ces langues, il faut s’inscrire au CLUB (Certificat de Langue des Universités de Bordeaux).

Dans ce cas, l’étudiant suit des cours pendant 3 ans (3 h. par semaine la 1 re année, 2 h. par semaine les années suivantes ; méthodes interactives). Au bout de ces 3 années, il peut passer le CLUB niveau 1 (éventuellement un CLUB niveau 2, s’il en a les compétences).

Remarque : pour les langues « régionales » (basque, catalan, occitan), il suit des cours pendant 2 ans (2 h. par semaine). À la fin de cet apprentissage, il peut passer le CLUB niveau 1.

Conditions d’accès d’inscription :

Sont admis à s’inscrire les étudiants déjà inscrits en L ou M, les titulaires du baccalauréat (ou du ESEU « A », ou du DAEU « A », ou d’un diplôme étranger admis en équivalence du baccalauréat français).

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1. Pour une langue (en plus du cursus) : l’inscription est gratuite pour un étudiant inscrit en Licence, Master ou Doctorat.

2. Au-delà d’une langue (en plus du cursus), il faut acquitter des droits d’inscription. Par langue supplémentaire pour un étudiant inscrit en Licence ou en Master : 75 euros pour la seule inscription pédagogique ; 50 euros pour l’inscription au Certificat.

3. Les auditeurs libres doivent acquitter des droits d’inscription : 150 euros pour la seule inscription pédagogique ; 75 euros pour l’inscription aux épreuves du CLUB.

Les étudiants « spécialistes » ne peuvent s’inscrire au CLES / CLUB de leur langue de spécialité.

Pour tout renseignement, s’adresser au SUIO, bâtiment « Accueil des étudiants », au Service Accueil (hall administratif).

ANNEXE 3

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DIRECTIONS DE RECHERCHES

Seuls sont en principe habilités à diriger un travail de recherche les enseignants-chercheurs qui ont rang de professeur ou les MCF qui sont titulaires d’un DE ou d’une HDR : leur nom est précédé d’un astérisque (*).

Un enseignant-chercheur non habilité peut toutefois être choisi à titre de directeur. Il devra alors, pour la soutenance, solliciter le concours d’un professeur ou d’un MCF habilité.

1. Langue et littérature françaises

ANDRIEU, Éléonore : Littérature médiévale, historiographie

*BAUDORRE, Philippe : Littérature et histoire du XX e siècle

*BENOIT, Éric : Littérature des XIX e et XX e siècles : Poésie, Mallarmé, Bernanos, Jabès – Critique littéraire

BLOCH, Béatrice : Français contemporain (du Nouveau Roman aux parutions les plus récentes) – Théories de la lecture et de la réception – Question des rapports entre littérature, musique et les autres arts

BOULERIE, Florence : Littérature du XVIII e siècle : histoire des idées

*CHANCÉ, Dominique : Littérature des Antilles françaises et de la Caraïbe

DEFRANCE, Anne : Littérature des XVII e et XVIII e siècles : genres narratifs (roman, conte, nouvelle)

*DEVÉSA, Jean-Michel : Surréalisme et des avant-gardes – Littérature négro-africaine – Représentation de la sexualité et du genre (« Gender ») dans la littérature et les arts contemporains

DUVAL, Sophie : Études proustiennes – Sémiotique et stylistique – Théorie et analyse du comique littéraire.

*FERRER, Véronique : Poésie baroque et littérature spirituelle de la fin du XVI e siècle et du début du XVII e siècle.

*GAILLARD, Aurélia : Le fabuleux – La littérature et les arts – L’histoire des idées – Le grand âge classique (1660-1760) – Le tournant 1700 et l’âge rococo (1720-1740).

GEFEN, Alexandre : Théorie de la littérature – Littérature narrative de la fin du XIX e siècle (Schwob, Jarry, Gourmont) et du XX e siècle (Aragon, Cendrars, Jouve, Yourcenar, Perec, Quignard, Michon, Macé) – Édition et publication électronique.

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GIACOMOTTO, Violaine : Littérature du XVI e siècle – Physique néo-aristotélicienne de la Renaissance – Articulation entre les discours savants et le discours littéraire – Poésie scientifique de la Renaissance

*GOUVARD, Jean-Michel : Métrique – Morphologie du français

*GRANDE, Nathalie : Littérature et société au XVII e siècle : accès des femmes à la culture, la fiction narrative en prose

HUGOTTE, Valéry : Poésie des XIX e et XX e siècles – Littérature contemporaine

*JAMES-RAOUL, Danièle : Littérature arthurienne – Silence et parole – Poétique et rhétorique médiévales, questions de style

KURTS, Lia : Sémiotique générale et sémiotiques spécifiques (verbales et non verbales, musicales visuelles ou autres), plus spécifiquement, sémiotique de la poésie (XIX e et XX e siècles) – Rapports entre musique et langage du XVIII e siècle à nos jours – Stylistique – Énonciation – Rythme – Pragmatique

LABÈRE, Nelly : Littérature médiévale, récit médiéval (XIV e -XV e siècles)

*LAFORGUE, Pierre : Littérature française XIX e -XX e siècle. Sociocritique du romantisme (1780- 1870) - Hugo, Balzac, Sand, Michelet, Baudelaire. - Breton et le surréalisme. - Césaire. Genet, Claudel. - Génétique et sociogénétique.

LAVILLE, Béatrice : Littérature réaliste et naturaliste – Génétique textuelle – Sociocritique

LOPEZ, Denis : Littérature du XVII e siècle : histoire littéraire, littérature et société, pouvoir et littérature, histoire des styles et des genres, poésie du XVII e siècle, littérature et éducation

*LOUICHON, Brigitte (IUFM d’Aquitaine) : Théorie de la lecture littéraire – Littérature de jeunesse – Adaptation des œuvres classiques et patrimoniales – Didactique de la littérature à l’école primaire – Roman du premier XIX e s.

*MAGNIEN, Catherine : Humanisme, Renaissance, en particulier Montaigne (édition des Essais et Du Bellay, BEF)

MAGNIONT, Gilles : Histoire de la langue, stylistique et formes littéraires au XVII e siècle

*MANTION, Jean-Rémi : Littérature du XVIII e siècle – La littérature artistique des Lumières – Esthétique du paysage et du jardin-paysager à la fin des Lumières – La peinture du néo-classicisme

*MATHIEU-JOB, Martine : Littératures coloniales et postcoloniales de l’océan Indien et du Maghreb – Écritures exotiques – Récits de voyage

*MAZOUER, Charles : Histoire du théâtre français, en particulier du Moyen Âge au XVIII e siècle – XVII e siècle – Littérature et musique – Littérature et spiritualité

*PEYLET, Gérard : Littérature romantique et fin de siècle (George Sand et Huysmans)

PLET, Florence : Littérature médiévale – Onomastique littéraire – Moyen Âge dans l’imaginaire moderne

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RAMOND, Catherine : Littérature française du XVIII e siècle, théâtre, roman, histoire et poétique des genres.

*ROGER, Jérôme : Littérature du XX e siècle, et plus particulièrement : la poésie ; la critique (et la théorie) littéraires ; les formes de l'essai ; les écritures de soi (autographie).

SABBAH, Danièle : Littérature contemporaine – Poésie – Écriture du traumatisme – Critique génétique des manuscrits contemporains.

SERMET, Joëlle de : Œuvre poétique de Michel Leiris – Poésie et autobiographie – Définition et théorie du lyrisme – Énonciation poétique contemporaine.

SULTAN, Agathe : Rapports entre musique et poésie au Moyen Âge (XI e -XV e siècles : des troubadours aux Grands Rhétoriqueurs, en particulier chez Guillaume de Machaut et dans l’ars subtilior) – Genres et formes de la lyrique, arts de rhétorique, traités musicaux, théories de la notation.

*VALETTE, Jean-René : Littérature médiévale — Romans arthuriens — Littérature européenne du Graal — Merveilleux et fantastique –– Histoire des idées (les écoles de pensée du XII e siècle ; la pensée scolastique) — Écriture mystique — Bible et littérature.

WIEDEMANN,

graphiques.

Michel

:

Lexicologie

des

mots

techniques

Illustration

du

livre

Arts

2. Littérature comparée

*COSTE, Didier : Théorie littéraire et mondialisation culturelle (spécialement domaines indien, australien et latino-américain modernes et contemporains) – Traductologie littéraire et axiologie – Histoire et théories de la représentation – Esthétiques réalistes mondiales (fiction, cinéma, arts plastiques) au XX e siècle – Poétique de la poésie, poétiques formelles des poésies de langues européennes

DAMPIERRE, Ève de : Domaines linguistiques : anglais, italien, arabe

*ENGÉLIBERT, Jean-Paul : Le roman d’aventure aux XIX e et XX e siècles – Robinsonnades et utopies du XVIII e au XX e siècle – Littératures coloniale et postcoloniale – Mythe de l’homme artificiel – Représentations de l’animal dans la littérature narrative – Œuvre de J. M. Coetzee

GARRIDO, Jean-Pierre : Domaine italien

METZGER, Anne-Laure : Littératures française, anglaise et allemande de la Renaissance – Questions de traduction – Rapport texte-image – La figure du fou, du bouffon

PARTENSKY, Vérane : Littérature d’Europe du Nord – XIX e siècle : romantisme, décadence, symbolisme – Arts plastiques et littérature – Image – Littérature et sacré

*POULIN, Isabelle : Littérature et monde contemporain : connexions (discours scientifiques, écritures de l’affect) et exclusions (exil, analphabétisme, violence de l’Histoire) – Critique et bilinguisme ; critique des traductions ; œuvre de Vladimir Nabokov – Domaines linguistiques :

anglais, russe, espagnol, italien

RIHARD-DIAMOND, Fabienne : Poésie et fiction en prose des XIX e et XX e siècles, domaines français, allemand, britannique et américain – Le quotidien dans la littérature moderne et

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contemporaine – Usages littéraires de « l’insignifiant » – Rituel et poésie – Peinture et poésie au XX e siècle – Littérature et histoire

3. Occitan

*LATRY, Guy : Littérature occitane moderne – Littérature populaire en occitan gascon

4. Études latines

DESCHARD, Armelle : Langue et littérature latine : en particulier, domaine de la littérature latine étudiée sous l'angle de la sémantique.

*PUCCINI-DELBEY, Géraldine : Littérature et civilisation latine, en particulier écriture de la fiction narrative en prose latine ; représentations du corps, de l'amour, de la sexualité et du genre, place et rôles de la femme dans la littérature latine; philosophie de l'époque impériale.

ANNEXE 4

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CONTACTS AVEC LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS

ANDRIEU, Éléonore : elandrieu@wanadoo.fr

BAUDORRE, Philippe : philippe.baudorre@u-bordeaux3.fr

BENOIT, Éric