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Point 6 :

Nous sommes en présence d’un système stable. En effet, la population ne peut pas devenir
indéfiniment pauvre. Les pays d’Afrique de l’ouest touchés par le problème de l’exploitation
de l’or par des enfants, soit la Guinée, le Burkina Faso, le Mali peuvent être classés dans les
pays moins avancés, leur indice de développement humain est donc très bas et on aurait
tendance à dire qu’il est difficile de faire pire.
Cependant, malgré la relative stabilité de la boucle, on peut anticiper une dégradation au
niveau de l’agriculture et au niveau environnemental. En effet, aujourd’hui encore beaucoup
de familles africaines en zone rurale cultivent des terres. Ceci pourrait se dégrader si la
pollution des sols et des eaux continue et si les agriculteurs se voient dans l’impossibilité
d’exploiter leurs champs. On pourrait alors s’attendre à une recrudescence de chômage, à un
accroissement des problèmes alimentaires et à une augmentation de travailleurs miniers, ou
alors un exode rural important qui augmenterait l’habitat sous intégré dans les principales
grandes régions urbaines.
Nous pouvons différencier deux sortes de solutions. Les solutions à court terme et les
solutions à long terme. Il est clair qu’idéalement la mise en place des solutions à long terme
serait capable de modifier durablement le système dans la perspective d’une amélioration
définitive. Malheureusement, les solutions à court terme sont plus nombreuses et plus
accessibles.
Solutions à court terme :
ONG
• Dans un premier temps, l’aide des ONG qui agissent déjà depuis de nombreuses
années sur le terrain peut modifier certaines variables telles que la pauvreté en
fournissant des vivres, des vêtements. Les ONG peuvent aussi améliorer l’éducation
des enfants en proposant plus d’infrastructures et de personnels enseignants.
Cependant, cette solution ne modifie pas durablement le système dans le sens où l’aide
permanente est indispensable et le retrait des organisations donnerait au système
l’occasion de rétroagir. De plus, l’aide des ONG en matière alimentaire aggraverait la
dépendance.
Les ONG peuvent aussi améliorer l’information sur les risques liés au travail dans les
mines ou aux problèmes environnementaux. Mais nous avons à faire a une société très
pauvre qui se soucie avant tout de recevoir un salaire pour pouvoir se nourrir demain
plutôt que de prévoir de quelle maladie ils seront affectés dans vingt ans.
Solutions à long terme
Politique et système judiciaire
• La situation politique du pays joue un rôle primordial pour proposer et maintenir des
solutions. Le pouvoir judiciaire doit être amélioré et devrait pouvoir sévir dans des cas
d’abus. Il est aussi indispensable que le pouvoir judiciaire soit indépendant des deux
autres pouvoirs, car sinon, il n’aura pas moyen de réprimer l’exploitation de l’or
infantile. Mais interdire le travail des enfants dans les mines aurait deux conséquences
néfastes.
La première, est la mise en danger de l’économie locale, car le coût de la main-
d’œuvre adulte est plus élevé et donc, les exploiteurs vont engager moins de personne
et ainsi le rendement d’or de la mine sera moins grand. La deuxième conséquence, est
le fait que les enfants ne pourront plus travailler dans l’extraction d’or pour gagner un
minimum d’argent, car ceci est devenu illégal. Ils vont donc se tourner vers d’autres
sources de revenus tels que la prostitution. En conclusion, dans les deux cas, le
problème n’est pas réglé.
Education
• La mise en place d’un programme d’éducation évolué aurait des effets bénéfiques à
long terme, mais il est malheureusement impossible de forcer les familles à envoyer
leurs enfants à l’école. On peut alors imaginer un système qui allierait étude et travail.
Cela permettrait aux enfants d’acquérir une formation sans pour autant arrêter de
travailler, chose qui priverait leur famille d’un revenu nécessaire. Enseigner aux
enfants les rudiments de l’agriculture, les risques encourus lors de travaux miniers
autant au niveau sanitaire qu’environnemental, permettrait une prise de conscience des
risques liés au travail dans les mines.
• Économique : l’état doit plus s’impliquer dans l’économie du pays, notamment en
encourageant les producteurs locaux (les paysans) et en aidant à créer de l’emplois
(par exemple, en subventionnant les petites entreprises locales).

Discussion :

Le travail dans les mines peut aider à améliorer le système, si des conditions de travail sont
instaurées ainsi que des règles strictes en matière d’environnement. Le travail par les enfants
doit évidemment être prohibé ou strictement contrôlé.
Mais pour améliorer durablement le système, il faut prendre le problème à sa source, ou plutôt
sa source la plus influente. Une amélioration économique pourrait modifier la plupart des
variables. En effet, si l’économie est stimulée et que tous les secteurs sont développés, le pays
aura une forte croissance qui créera de l’emploi et permettra de lutter contre le chômage et
réduire la pauvreté. Avec une économie plus forte, l’éducation pourra être assurée et les
enfants ne seront plus contraints de travailler dans les mines. De plus, l’état pourra prendre en
main l’exploitation des mines et en faire profiter le pays.
Mais pour arriver à cela, il est impératif d’éradiquer toute corruption. Ce qui évidemment est
très difficile. A l’heure actuelle, ce sont les ONG qui semblent pouvoir fournir une aide
concrète à l’éducation et à la sensibilisation, même à court terme. L’apport direct à la
population reste une bonne alternative à la misère. Certaines ONG pratiquent le microcrédit
qui consiste à prêter des petites sommes d’argent à la population afin de leur permettre
d’améliorer leur activité commerciale. Cependant, il faut garder à l’esprit que l’aide financière
directe a souvent des effets pervers, car elle peut donner l’illusion d’aider, mais à long terme
on finit toujours par retomber dans la pauvreté.