Vous êtes sur la page 1sur 2
34 Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique « La dette publique est
34 Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique « La dette publique est
34 Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique « La dette publique est

34

34 Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique « La dette publique est un
Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique
Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique

« La dette publique est un instrument qui permet aux plus riches de s’enrichir encore plus. Les riches adorent la dette publique. »

Emmanuel todd dans L’Université Syndicaliste Magazine (US Mag, 14/11/2011)

avril 2012 - prix libre

Magazine (US Mag, 14/11/2011) avril 2012 - prix libre La courbe“Dette sans intérêts“montre l’évolution

La courbe“Dette sans intérêts“montre l’évolution qu’aurait suivi le mon- tant annuel de la dette (stock) en l’absence du paiement des intérêts (financement par des emprunts à taux zéro, remboursement du capital seul) comme c’était le cas en France avant 1972. Dire que la dette (avec ou sans intérêts) représente 20 % du PIB signifie que le montant/stock de la dette est équivalent à 20 % de

la richesse produite en France en un an. Autrement dit, si cette dette devait être remboursée en une seule fois il faudrait y consacrer 1/5 de la richesse produite dans l’année: soit vivre normalement du mois de janvier au début du mois d’octobre (80% de l’année) et consacrer la richesse pro- duite lors des trois mois restant à rien d’autre qu’à rembourser la dette

Signez,

faites signer l’appel national :

www.audit-citoyen.org

LA dEttE pUbLIQUE, QUE FAIRE ? poUR QUI ? poURQUoI ?
LA dEttE pUbLIQUE,
QUE FAIRE ?
poUR QUI ? poURQUoI ?

1 - Exigeons la transparence de la dette !

À quels créanciers l’État doit-il, combien ? Si nous avons une dette aussi lourde qu’on nous le dit, la moindre des choses serait que l’on sache à qui l’on doit ces

milliards

La transparence est un préalable pour déterminer

la part illégitime de la dette et organiser sa répudiation. C’est le sens de la campagne pour l’audit citoyen.

2 - Résistons, opposons-nous aux politiques de rigueur !

En France comme en Europe, résistons aux mesures de rigueur qui nous font payer des choix politiques en faveur de la finance ! Refusons la TVA sociale qui transfère sur l’impôt le plus injuste les cotisations qui devraient être prélevées sur les richesses produites !

Opposons-nous à la ratification par la France du projet de traité intergouvernemental européen ‘’sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire’’ (TSCG ) qui renforce la stupide « règle d’or » interdisant tout déficit dépassant 3 % du PIB : la Cour de Justice de l’Union européenne appliquerait même des sanctions financières si un Etat refusait de transposer cette règle dans sa Constitution. Non à cette nouvelle atteinte à la souveraineté populaire !

à cette nouvelle atteinte à la souveraineté populaire ! D’où vient la dette publique ? La

D’où vient la dette publique ?

La dette française, ainsi que les autres dettes européennes, provient essentiellement de deux causes, toutes deux politiques.

Les gouvernements ont réduit sciemment les recettes de l’État !

De 1982 à 2010, les recettes de l’État exprimées en pourcentage du PIB (produit intérieur brut) sont passées de 23 % à 15 %. Le taux d’imposition des revenus les plus élevés a chuté de 65 % à 41% en vingt ans ; avec le maintien du taux de 1999, 15 milliards d’euros de plus rentre- raient dans les caisses de l’État Côté entreprises, l’impôt moyen sur les sociétés est passé de 45 % en 1986 à 33 % aujourd’hui - et il n’est que de 8 % pour les entreprises du CAC40 qui échappent à l’impôt ! Résultat, l’ensemble des exonérations et baisses d’impôts instaurées par les seuls gouvernements Sarkozy représente un manque à gagner pour l’État de 100 milliards d’euros par an - d’après le rapport du parlementaire UMP Gilles Carrez (2010) !

Source : Muriel Pucci et Bruno Tinel, « Réductions d’impôts et dette publique : un lien à ne pas occulter », OFCE, 2010.

Les États ne contrôlent plus la création de la monnaie ! En France, la loi
Les États ne contrôlent plus la
création de la monnaie !
En France, la loi dite « Pompidou-Giscard » de
1973 a interdit à l’Etat d’emprunter à la Banque de
France. Depuis 1994 et le Traité de Maastrich, la
même interdiction s’applique à la Banque Centrale
Européenne.
L’État français et les autres États membres de
l’eurozone se financent donc auprès d’investis-
seurs privés, ce qui leur coûte cher
La courbe “Recettes“ représente
l’ensemble des recettes monétaires
de l’État et des administrations
publiques (principalement impôts
et cotisations sociales) et la courbe
“Dépenses“, les dépenses de l’État
et des administrations publiques
(prestations sociales, fonctionnement
et
service de la dette).
La différence entre recettes et
dépenses représente le solde
budgétaire. En cas de déficit,
dépenses supérieures aux recettes,
l’État doit emprunter.
La courbe “Dépenses hors intérêts“
montre l’évolution qu’auraient
connues les dépenses de l’État et
des administrations publiques en
l’absence du versement d’intérêts
(cas d’un financement du déficit par
des emprunts à taux zéro).

Pour investir, les États doivent en effet émettre des obligations publiques, achetées par des créanciers privés sur les marchés globalisés. Cela revient à un prêt, au taux d’intérêt fixé par le créancier, notamment en fonction des notes attribuées par les agences de notation. Les banques qui achètent les obligations font une bonne opération : elles prêtent en fait à 3% (taux actuel pour la France) des sommes qu’elles empruntent à 1% auprès de la Banque centrale ! Ces intérêts sont totalement illégitimes !

En France les intérêts payés sur la dette entre

ce

qui correspond par exemple au coût de créa- tion d’un million de lits d’hôpitaux !

1980 et 2008 sont estimés à 1300 milliards

En plus de ces coupes dans les recettes, l’Etat creuse encore son déficit en socialisant les pertes d’acteurs privés et en se subsituant à leur contribution : 275 milliards versés entre 1992 et 2010 pour compenser des exonérations de cotisations sociales (« charges ») dont aucune étude ne prouve l’efficacité à maintenir ou créer des emplois !

L’État choisit donc de se priver de recettes et se retrouve ensuite contraint d’emprunter, très cher, auprès de ceux à qui il fait des cadeaux Le problème n’est pas que nous dépensons trop comme le répète Sarkozy : ce sont des politiques favorables à la finance qui creusent la dette !

« Rien de tel que la pression des marchés financiers pour que les politiciens mettent en œuvre une politique économique et sociale impopulaire. »

FMI, rapport du 22/11/2010.

Source : Muriel Pucci et Bruno Tinel, « Réductions d’impôts et dette publique : un

Source : Muriel Pucci et Bruno Tinel, « Réductions d’impôts et dette publique : un lien à ne pas occulter », OFCE, 2010.

3 - Imposons une autre politique!

Le système bancaire doit être socialisé, c’est à dire mis sous contrôle citoyen : c’est à nous de pouvoir décider collectivement quels projets doivent être financés. Il faut revoir la fiscalité en mettant en place, notamment, un impôt sur le revenu véritablement progressif ; il faut augmenter les salaires ce qui serait autant de recettes supplémentaires pour la protection sociale. Enfin il faut redonner aux États le droit d’emprunter directement auprès de la banque centrale pour enlever à la sphère financière le pouvoir anti-démocratique qu’elle exerce aujourd’hui.

La crise de la dette ne traduit pas une situation économique catastrophique qui nous obligerait à nous serrer la ceinture ! C’est le résultat de choix politiques qu’il faut renverser !

NON à la dictature de la finance ! OUI à une démocratie véritable !

34 Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique
34
Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique

Le blog :

http://cacmpl.over-blog.com/

Le collectif montpelliérain pour l’audit citoyen de la dette publique est soutenu par :

Attac Montpellier, CADTM, EELV Montpellier, FASE 34, FSU 34, CGT-CIRAD, LDH 34, NPA 34, PCF Montpellier, PG 34, Solidaires 34, Survie, Vie Nouvelle.

Rejoignez-nous, il y a forcément un collectif près de chez vous !

Pour contacter l’un des 5 collectifs existant dans l’Hérault (Sète, Béziers, Cœur d’Hérault, Pic St-Loup et Montpellier) écrivez à : audit-citoyen@bemol.listes.vox.coop

REFUSONS

LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ !

Partout en Europe, on nous répète que la situation est grave et qu’il faut de la rigueur pour redresser les comptes publics

L’austérité, c’est une politique de casse sociale

Ainsi en Grèce : dans la fonction publique, gel ou baisse (jusqu’à 20 %) des salaires, suppres- sion de 150 000 postes d’ici à 2015 sur un total de 700 000 emplois ; concernant les retraites :

amputation des pensions de 7 % en moyenne et recul de l’âge de départ à la retraite de 60 à 67 ans d’ici à 2014 ; hausse de la TVA de 13 %

(avant la crise) à 23 % ; privatisations en cours ou prévues d’une partie des actifs publics dans les sociétés nationales de gaz, d’électricité et d’exploitation minière, les autoroutes, la poste En France nous ne sommes pas en reste : re- traites amputées, salaires des fonctionnaires

nous subissons

gelés pour 3 ans, TVA sociale

un plan d’austérité qui ne dit pas son nom.

et une impasse économique !

La situation de la Grèce bien sûr, mais aussi celle de l’Espagne sont exemplaires. En 2010, l’État espagnol avait déjà réduit ses dépenses :

baisse des salaires des fonctionnaires de 5 %, réduction des investissements

En décembre 2011, un nouveau plan de rigueur est annoncé : 9 milliards d’euros de coupes budgétaires, hausses des impôts di- rects et indirects (TVA)

Résultat pour 2012 ? La Banque d’Espagne prévoit une récession, avec une chute de 1,5% du PIB et un chômage supérieur à 23 % !

une chute de 1,5% du PIB et un chômage supérieur à 23 % ! Toutes ces

Toutes ces politiques d’austérité ne peuvent aboutir qu’à une récession, donc à une nouvelle baisse des recettes fiscales, donc à une augmentation de la dette par rapport au PIB ! Un cercle vicieux est alors enclenché : pour rembourser la dette, l’État est contraint d’emprunter En réalité, les mesures d’austérité n’ont qu’un seul but :

transférer le maximum de richesses de la sphère publique vers la sphère financière.

LES AGENCES DE NOTATION

Ce sont des entreprises privées qui évaluent les risques liés aux prêts pour les investisseurs. Elles attribuent des notes aux emprunteurs selon le risque qu’ils présentent de ne pas pouvoir rembourser. Plus la note d’un emprunteur est élevée (le fameux AAA), plus le taux auquel il emprunte est bas ; une baisse de la note indique un plus grand risque que le prêt ne soit pas remboursé, et entraîne plus d’intérêts à payer pour emprunter. Les deux principales, Standard&Poor’s et Moody’s, sont des compagnies américaines très florissantes ; malgré leur aveuglement dans la crise des subprimes (elles avaient noté AAA des produits complètement toxiques, dérivés d’hypothèques de personnes non solvables), elles continuent d’être écoutées par les investisseurs et craintes par les gouvernements Le rôle politique qu’elles jouent est totalement illégitime, en particulier quand elles font pression pour que les États prennent des mesures anti-sociales : Standard&Poor’s conseille ainsi à la France d’assouplir les « rigidités de son marché du travail » !

les « rigidités de son marché du travail » ! LE POINT SUR LA SITUATION Fin

LE POINT SUR LA SITUATION

Fin septembre 2011, le montant de la dette publique française (dite « au sens de Maastricht ») s’élevait à un chiffre record d’environ 1 700 milliards d’euros répartis en trois composantes :

• Dette de l’État et des administrations centrales : 79,4 %

• Dette des collectivités locales : 9,1 % Stable et proche de 3 % jusqu’au début des années 2000, cette dette a ensuite augmenté en rai- son des transferts de compétence de l’Etat aux collectivités locales sans compensation suffisante. Dette des administrations de la Sécurité Sociale : 11,5% Inférieure à 5% jusqu’au début des années 2000, ce pourcentage a augmenté ensuite en raison de l’extension du chômage et de la réduction des cotisations patronales par les gouvernements successifs.

La dette totale ainsi calculée représente environ 85% du PIB (produit intérieur brut) de notre pays (65% environ avant la crise de 2008). Le remboursement de cette dette (capital et intérêts, c’est à dire le « service de la dette ») représente 37 % des dépenses de l’État et des administration centrales. C’est de loin le premier poste budgétaire : c’est 3 fois le budget de l’éducation (second poste),12,5 fois celui consacré au travail et à l’emploi !

79,4 % dette de l’État et des administrations centrales

79,4 % dette de l’État et des administrations centrales 9,1 % dette des collectivités locales 11,5
9,1 % dette des collectivités locales
9,1 % dette des
collectivités locales

11,5 % dette des administrations de la Sécurité Sociale

LA DETTE : UN FARDEAU QUE NOUS

ALLONS LÉGUER AUX « GÉNÉRATIONS FUTURES » ?

C’est une menace qu’on nous présente

souvent

hériterait d’une dette d’environ 25.000 euros !

Chaque nouveau-né français

Ce calcul est absurde :

- d’une part, ce n’est pas seulement une dette que reçoivent les nouvelles générations, mais

aussi un patrimoine très important : des écoles,

des routes, des biens publics

ce patrimoine

étant estimé par l’INSEE à 13.000 milliards d’euros, soit 10 fois plus que la dette.

- d’autre part, ce n’est pas une génération entière

Tandis que certains sont

plongés dans la précarité et doivent se serrer la ceinture pour rembourser la dette, d’autres font partie des créanciers qui touchent des profits intéressants liés à cette dette !

qui hérite de la dette

Ce n’est donc pas une génération qui s’endette sur le dos de l’autre, mais une catégorie d’ultra-privilégiés qui profitent de l’endettement des autres !

COMMENT RÉDUIRE ou ANNULER UNE DETTE D’ÉTAT ?

1

2

3

Refus de paiement

Il

n’est pas exceptionnel que des dettes publiques ne soient pas honorées, de façon délibérée, par les Etats, surtout

si

elles sont importantes. Il en a été ainsi, par exemple, des fameux emprunts russes.

Dilution de la dette par l’inflation

A la fin de la seconde guerre mondiale, les dettes publiques des protagonistes, notamment celles des « vainqueurs »

étaient considérables. En 1945, celle de la France représentait environ 160 % du PIB. Elle a été épongée en quelques années seulement par le biais d’une inflation soutenue. Dès le début des années 1950 elle était déjà réduite à moins de 40 % du PIB. Il y a deux conditions à la mise en oeuvre d’une telle politique : le contrôle du volume de la masse monétaire par l’Etat (souveraineté monétaire, abandonnée en 1973) et l’existence de dispositifs sociaux appropriés comme « l’échelle mobile des salaires » qui fut supprimée en France en 1982.

Suspension du paiement de la dette et négociation avec les créanciers.

Le remboursement des dettes publiques ne constitue pas une obligation absolue. En effet, l’obligation ne vaut que pour « des dettes contractées dans l’intérêt général de la collectivité ». Plusieurs Etats se sont appuyés là-dessus pour

effacer une partie de leur dette : après avoir déterminé la part illégitime de sa dette, l’Equateur en a ainsi effacé 40 %

en 2007, l’Argentine 75 % en 2002

et le pays a renoué avec une croissance de 8 % dès l’année suivante !