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Bulletin d'information de l'Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l'Isère

Sommaire

Déplacement : les salariés en rade p. 6 Sécurité : la vigilance s'organise p. 5

Ecole : c'est mieux... p. 7

Directeur de publication : Jean-Pierre Gilquin - commission paritaire : 071 6 S 05801 ISSN 0338-5701 - Impression : Imprimerie Notre Dame - Montbonnot UD FO Isère - bourse du travail - 32 avenue de l'Europe - 38030 Grenoble cedex 02 - tél. 04 76 09 76 36 - fax 04 76 22 42 55 - courriel : udfo.38@laposte.net Prix le numéro : 0.80 € - Abonnement 1 an : 3,20 €

Editorial
Ce serait justice !

La présence dans les instances de gestion des organismes distributeurs des sommes syndicalistes. Est-ce bien utile ? Rappel des principes, repères et description du paysage pa

Le paritarisme, pour s'oc
Qu’est ce qui justifie le contrôle ouvrier ?
Depuis que les salariés cotisent, ils veulent surveiller l’organisme auquel ils versent leur salaire différé et ainsi s’assurer que la gestion vise à l’équilibre, à la pérennité. Le paritarisme, c’est le conseil de surveillance du salaire différé.

"C'est le conseil de surveillance des salaires différés"
Jean Pierre Gilquin, secrétaire général de l’Union départementale Isère, est un praticien expérimenté en matière de gestion paritaire. Il assure différents mandats au sein d'organismes paritaires. Son point de vue sur le paritarisme.

Le gouvernement a dévoilé son plan dit de retour « de la retraite à 60 ans ». Le décret permettra aux salariés qui disposent de leurs annuités (41,5 années ) et ayant commencé à travailler jeunes (18/19 ans ), de pouvoir partir à 60 ans et ainsi d’échapper à la loi de 2010 qui, rappelons-le, allongeait la durée et repoussait l’âge de départ au-delà de 60 ans. Autre amélioration : les périodes de chômage, de maladie et de maternité seraient prises en compte dans la limite de deux trimestres. Probablement insuffisant au regard de périodes de chômage de longue durée doublées d’un effet de seuil qui laissera encore trop de salariés en attente de pouvoir prendre leur retraite. De plus, aucune réponse n’est apportée aux salariés des plus petites entreprises (moins de 20) qui n’ont déjà jamais vu la couleur des 35 heures ! Le gouvernement Jospin avait temporisé et renvoyé l’application pour les entreprises de cette taille ; le gouvernement Raffarin avait enterré ce dossier laissant les entreprises de moins de 20 salariés à l’horaire légal de 39 heures payées 39 ! C’est pourquoi FO revendique que cette injustice cesse au plus vite et que les dix ans de retard de baisse d’horaire soient valorisés pour permettre des départs avant l’âge légal imposé par la loi de 2010. Ce ne serait que justice pour les 8 millions de salariés concernés. Jean-Pierre Gilquin, Secrétaire général.

Cogestion et paritarisme est-ce la même chose ?
Les partenaires sociaux (employeurs et salariés) gèrent différents organismes à vocation sociale, afin de les faire durer sur le long terme. Le paritarisme à la française se distingue du système imposé à l’Allemagne, qui s’oriente plutôt vers la cogestion. La différence est fondamentale : la cogestion est limitée aux entreprises affichant une présence syndicale ; ici, tous les salariés bénéficient de tous les accords conclus.

Est-il menacé ?
Après avoir progressé durant les Trente Glorieuses (1945 – 1973), le paritarisme a subi d'importants reculs suite aux attaques du patronat ou de nombreux gouvernements. Des syndicats de salariés, comme la CGT, voulaient l’accaparer au prétexte qu’elle est l’organisation la plus représentative. FO a endigué ces velléités, imposé un paritarisme équilibré et remanié via l’accord du 17 février 2011 sur la Modernisation du Paritarisme. Son esprit . améliorer l'efficience sociale et économique du service rendu par les organismes paritaires.

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rs des sommes récoltées, via les charges pesant sur les salaires, prennent du temps aux n du paysage par trois mandataires FO.

s'occuper de nos affaires
"Nous veillons à la qualité des prestations"
Pierre Comtesse, salarié de Pôle Emploi, est administrateur de la Caf de l’Isère (Caisse d’allocation familiale) nouvelle formule (une seule caisse en Isère au lieu de deux) depuis octobre 2011.

Repères
• Paritaire… La gestion est paritaire lorsque les représentants des salariés et des employeurs forment, à égalité, le conseil d’administration. Il faut aussi que ce conseil ne soit pas une chambre d’enregistrement de décisions prises par d’autres, par exemple le gouvernement ou le parlement. • … ou presque : ainsi les instances du périmètre santé et prévoyance, à l’inverse de celles de la formation professionnelle, ne sont-elles pas réellement paritaires. Qu’une décision sorte de la logique du ministère ou du budget voté par le parlement, elle est est cassée ! C’est le cas à la CPAM (Caisse primaire d’Assurance Maladie), à l’Urssaf (qui collecte les cotisations sociales), à la Caf (Caisse d’Allocations familiales) ou à la Carsat (ex-Caisse régionale Assurance Maladie). • Néanmoins, l’effet réseau est toujours intéressant : toutes ces structures sont des lieux de contact entre les partenaires sociaux, des ponts vers les réalités concrètes de la vie et des besoins des salariés. Et un endroit où consolider des liens et infléchir les règles en leur faveur. • Des sous… : 0,75 % de la collecte des sommes allouées à la formation professionnelle sont partagés à parts égales entre les dix syndicats de patrons et de salariésqui gèrent les organismes collecteurs des fonds de la formation professionnelle (OP CA/Organisme paritaire collecteur agréé et Opacif/ organisme paritaire agréé du Congé individuel de For-mation).

Administrateur FO à la Caf, cela consiste en quoi ?
Je représente FO au conseil d’administration où nous avons deux titulaires et deux suppléants. En tant qu’administrateurs, nous veillons à la qualité des prestations versées aux allocataires, nous votons les budgets et déterminons la politique de la caisse en matière d’action sociale notamment. Nous sommes présents dans la commission qui attribue les aides.
Pierre Contesse : « siéger dans une instance paritaire est une expérience enrichissante. Il est important d’être dans une institution qui aide les familles et finance des structures d’action sociale ».

tions syndicales et une association de familles, sans oublier des personnes qualifiées issues de la société, la direction de la Caf ainsi que le personnel de la Caf.

Comment est composé le conseil d’administration ?
Sont représentés au conseil : les salariés et les employeurs par le biais de leurs organisa-

La cohabitation est-elle une bonne chose ?
Oui. Nous avons tous un souci du service rendu aux familles. Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation et nous, FO, influons dans ce sens.

"Je regrette l’absence de publicité auprès des salariés"
Elisabeth Cerdan siège à l'UNIFAF (formation professionnelle), à la MT2I (Médecine du Travail) et à la CDME (Cellule départementale de Maintien dans l’Emploi des handicapés). «Le paritarisme, ce sont des syndicats patronaux et de salariés qui adaptent la loi dans un secteur donné, c'est de la négociation», explique-t-elle. Toute personne mandatée par un syndicat et lui devant donc logiquement des comptes, peut siéger. A l'image de ce qui se fait dans les entreprises, on retrouve dans ces instances paritaires les représentants des patrons et des salariés. La présidence alterne entre les parties. Côté finances, les pratiques varient en fonction des budgets. Il y a éventuellement défraiement et prise en compte des pertes de salaire. Sinon, comme à MT2I ou à la CMDE, c'est du bénévolat, tout comme, partout cette fois, le travail préparatoire aux réunions. "C'est quelque part freiner le paritarisme" relève la syndicaliste. Les permanents syndicaux sont un moyen d'assurer un travail de qualité bénéfique aux salariés. Suivant les secteurs, l'ambiance change. Mais depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la représentativité, les relations se sont tendues entre syndicats de salariés. C'est plus serein à la CDME ou à MT2I qu'à UNIFAF où l'employeur veut s'approprier la formation professionnelle. Siéger dans les instances paritaires permet d’en comprendre les mécanismes. C'est aussi un droit de regard sur leur fonctionnement. Et plus encore que dans les entreprises.

Sur le périmètre santé et prévoyance, les mandataires FO perçoivent, comme les autres, 30 € plus les frais de déplacement par réunion.

Elisabeth Cerdan : « siéger n'est pas une sinécure, mais c'est intéressant… ».

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Valéo
Forte progression de FO aux élections de l’usine Valeo à SaintQuentin-Fallavier. Avec 6 élus au comité d’établissement, tous collèges confondus, le syndicat a obtenu un peu plus de 40 % des suffrages, soit une progression de 20 % par rapport aux dernières élections.

A la 36e heure…
Les heures supplémentaires, dit le Code du Travail, sont dues au-delà de la 35e heure de travail hebdomadaire. Il faut s’assurer, cependant, de l’existence ou non d’une convention collective ou d’un accord d’entreprise modifiant cela. Les heures supplémentaires sont majorées de 25% jusqu'à la 43e heure inclue puis de 50 %. Elles sont calculées à la semaine ou à l’année au-delà de 1607 heures. Elles peuvent être récupérées, y compris sur décision unilatérale de l’employeur, sous forme de repos compensateur majorées de 25 et 50 %. Au-delà d’un contingent annuel de 220 heures, elles ouvrent droit, en plus, à repos compensateur, calculé différemment si l’entreprise a plus ou moins de 20 salariés.

La question

Satma
Frédéric Boyer, délégué syndical à la Satma, entreprise de métallurgie sise à Goncelin, a saisi le conseil des prud’hommes de Grenoble pour obtenir le retrait d’un avertissement reçu suite à un tract syndical. La conciliation n’ayant pas abouti, l’Union départementale soutiendra Frédéric en bureau de jugement courant novembre.

me les heures normales. Au-delà le taux horaire est majoré de 25 % jusqu’à la 43e heure inclue puis de 50 %. Certaines conventions collectives prévoient un pourcentage d’heures complémentaires supérieur à 10 %.

Supplémentaires et obligatoires

Les heures supplémentaires s’imposent au salarié dans la limite de la durée légale du temps de travail (10 heures/jour, 48 h par semaine, 44 h de moyenne sur les 12 dernières semaines travaillées) ou des conventions collectives.
La défiscalisation Le salarié touche environ 22 % de cash de plus, mais faute de cotisations payées, elles ne sont donc pas comptabilisées pour le chômage, la maladie et la retraite.

Samse

En cas de temps partiel

La liste FO présentée pour la première fois à la plateforme logistique de la SAMSE à Brézins a obtenu tous les sièges du premier collège. Avec la représentativité, FO a pu désigner un délégué syndical, Stéphane Reyes (photo ci-dessus) Une réunion de concertation de tous les élus FO du groupe Samse est prévue dans les semaines à venir.

Un salarié à temps partiel peut faire 10 % d’heures en plus de son contrat de travail en heures complémentaires rémunérées com

Contact. 06 07 35 83 29.

Si le patron ne paie pas
• Il faut d’abord réclamer ce paiement, par écrit si nécessaire, sans attendre, ou/et en passant par les élus du personnel, s’ils existent. • Devant la justice, il est bon de fournir… tout élément prouvant que les heures ont été faites : agendas détaillants les heures réalisées (en écrivant avec des stylos différents), ajouter d’autres éléments (rdv, etc…) pour éviter de s’entendre dire que ces éléments ont été rédigés pour les besoins de la cause. • Des attestations de collègues, de clients… etc. • Pas de fichier informatique, facilement falsifiable et rarement pris en compte par les juges. • Ne pas se dire que l’employeur a les éléments, il ne les fournira pas !

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Agglomération grenobloise

Sécurité : l’agression de trop
Consternation car si les insultes et les menaces sont encore trop courantes dans cette profession. Une agression de cette gravité situe la violence à un autre niveau. Impuissance, car la direction de Lancry Sécurité n’est intervenue sur le site qu’après une demande écrite faite par un salarié alors sans mandat syndical. Les agents avaient alors besoin de reconnaissance et de soutien. Mais le discours de la direction a suscité un sentiment très mitigé.

Stages
Un stage destiné aux élus des Comités d’entreprise (CE) se tiendra du 10 au 14 septembre à Grenoble. Les frais pédagogiques doivent être pris en charge sur le budget de fonctionnement du CE et les élus ne subissent aucune perte de salaire (pris en charge par l’employeur). Un stage Carsat, formation sur la prévention des risques professionnels aura lieu à Grenoble également, les 6 et 7 novembre. Les jours sont à prendre sur les délégations syndicales.

Inscription au 04 76 09 76 36

Movsar Khabizayev, Saykhan Durdiev et Mustapha Letrech, représentant syndical de section syndicale.

Entreprise sous-traitante du magasin Carrefour à Echirolles, la société Lancry Sécurité, dont le siège est parisien, compte une quarantaine de salariés isérois. C’est à la suite d’une agression au couteau subie par un agent lors d’une intervention que la colère, latente, est montée d’un cran. Consternation et impuissance sont les sentiments qui ont régné suite à cette agression qui aurait pu finir en drame.

Avertie par le syndicat du magasin où FO est bien représentée, l’Union départementale a contacté les salariés et, après quelques rencontres, Mustapha Letreche a accepté le mandat de représentant de section syndicale. Appuyé par le délégué central national et la structure départementale de FO, il portera les revendications de ses collègues sur les conditions de travail particulières du site et sur les salaires (la principale revendication nationale est une revalorisation de 10% des minimas conventionnels).

Art et design
Nouvel établissement créé en 2011, l’Ecole supérieure d’Art et de Design dispense de l’enseignement à tout public, des enfants jusqu’aux personnes âgées dans tous les domaines de l’art. Leurs premières élections professionnelles sont programmées le 25 juin. FO présente 12 candidats, dont 8 enseignants.

Voir sur http://www.fo38.fr

Argent et formation
Jean Le a récemment été désigné représentant de section syndicale chez Apic Sécurité. Cette société iséroise dont le siège est à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs compte plus d’une cinquantaine de salariés.

GSF
Gaëtano Dell Accio a été désigné délégué syndical dans cette grande entreprise de nettoyage industriel (300 salariés) intervenant un peu partout en Isère, principalement dans l’agglomération grenobloise. Fort d’une expérience ancienne dans ce secteur, ce délégué considère que l’organisation du dialogue social, correct, permettra de relayer avec succès les de-mandes des salariés.

Jean, depuis quand travailles-tu dans la sécurité ?
Depuis 12 ans. J’ai apporté à cette société mon expérience en self défense et les agents ont été formés. J’avais d’ailleurs été embauché pour cela. Aujourd’hui responsable d’agence, je gère les plannings, j’assure le suivi des clients et je suis également sur le terrain.
Jean Le, représentant de section syndicale

agresser physiquement. Notre travail est de faire de la dissuasion, mais nous n’avons aucun moyen de défense ni de protection.

ECM Technologie
Une liste FO a été présentée dans le collège encadrement ECM Technologie, fabricant de fours industriels à Grenoble. Sur les 4 sièges à pourvoir, 3 l’ont été par les candidats FO qui ont obtenu plus de 50 % des suffrages.

Quelles sont les principales difficultés dans ton secteur professionnel ?
Pour le « prévol » (ndlr. prévention du vol dans les commerces), il est courant que les agents se fassent insulter et quelquefois

Que faut-il améliorer ?
Les salaires qui sont de l’ordre du SMIC. Avoir des formations plus adaptées pour pouvoir désamorcer des conflits et apprendre un minimum à se défendre en cas d’agression physique.

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Socamel
Neuf suppressions d’emplois via un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) chez Socamel, entreprise de la métallurgie à Renage (140 salariés). Rappelant que l’entreprise fait appel à de l’intérim et que se produisent des départs dans le cadre du plan amiante, FO considère qu’il s’agit ni plus ni moins d’une manière de "se débarrasser de ceux que la direction considère qu’ils ne sont plus utiles !"

Isère

La SNCF déraille un peu

Petites entreprises
La campagne en vue des élections dans les entreprises de moins de 11 salariés, en décembre, a débuté par des distributions de tracts dans des zones artisanales. Pour participer à cette mobilisation importante, puisque les résultats entreront dans le calcul de la représentativité des centrales et qu’environ 80 000 salariés sont concernés en Isère, contacter L’Union départementale.

En 2013, les lignes Grenoble-Valence, Grenoble-Chambéry, Grenoble-Saint-Andréle-Gaz subiront des travaux avec des dégradations du service. Le trajet s'allongera d'une dizaine de minutes pour Grenoble-Saint-André-le-Gaz. La coupure estivale de 2013 entre Grenoble et Chambéry sera à l'identique de celle de 2012, avec un allongement du temps de transport parfois très notable. La coupure de la ligne Grenoble-Valence entre Valence et Moirans impliquera des temps de transport qui augmenteront notablement. En résumé,et sur le papier, le temps de transport d'un trajet passant par Moirans augmentera de 35 minutes.

pourrait se raccourcir avec l'ouverture de la VSP. La voie spéciale partagée est la voie réservée au bus, qui pourrait s'étendre jusqu'à Voreppe prochainement. Dans les réunions des comités de ligne où elle a récemment décidé d’être, l'Union départementale porte le point de vue et les intérêts des salariés, usagers du train au quotidien. C’est d’autant plus utile que les participants voient souvent le monde de

Les revendications de FO :
• une fréquence de moyens de transport de substitution identique à celle du train, • un temps de trajet ne dépassant pas les 10 minutes du temps de trajet en train, • à défaut une réduction de 80% du coût de l’abonnement. La SNCF n’a pas répondu positivement. Une indemnisation des usagers est cependant à l'étude. Certains trajets directs pourraient être ajoutés. De plus, le temps de trajet entre Saint Marcellin et Grenoble

l’entreprise dans sa version… idyllique.

Contact au 06 22 61 48 91

Vienne
L’union locale de Vienne se réunira le 29 juin à 16 h 30 dans ses locaux, chemin des Aqueducs. Tous les syndicats de cette zone sont invités à venir débattre de la situation, à partager leurs expériences et organiser le réseau FO sur ce territoire.

L'Union départementale appelle les représentants syndicaux, mais aussi les salariés isolés, à la contacter pour les problèmes rencontrés au travail relatifs à ces travaux.

Contact : transport@fo38.fr.

Grenoble

Consommateurs
Ils sont très efficaces parce qu’ils s’appuient sur une équipe juridique experte et expérimentée, mais aussi parce qu’ils connaissent bien, dans le département, les têtes des réseaux à impliquer pour résoudre les problèmes que rencontre le salarié lorsqu’il est un consommateur. Ils, ce sont les militants de l’Afoc (Association FO des consommateurs).

Ca carbure à la Compagnie de Chauffage !
d’économie mixte, la Compagnie de Chauffage emploie 205 salariés répartis sur sept sites de Grenoble et agglomération. Elle assure la transformation et la distribution d’énergie sur ces communes. Depuis sa prise de mandat, Claude n’a pas chômé. Tout d’abord les négociations salariales en début d’année : les syndicats ont obtenu 2,55 % d’augmentation et 0,70 € par ticket restaurant. Puis les élections le 31 mai. Malgré la présence de quatre syndicats pour la première fois, FO a obtenu 34,5 % des voix au comité d’entreprise et une légitimité pour signer les accords (CGT 12,8 %, Unsa 12,8 %, CFDT 23,2 %).

Redynamiser l’équipe FO, donner au travail syndical son sens collectif et surtout, retrouver une éthique: "Si tu as un mandat, tu payes une cotisation », déclare Claude Sultana, nouveau délégué syndical. Second réseau urbain de France, société

Contact au 04 76 09 97 76 à Grenoble, au 04 76 05 97 18 à Voiron et au 04 74 93 27 50 à Bourgoin-Jallieu.

Claude Sultana : "L’employeur veut dénoncer les accords, il y aura remise en cause des acquis. Nous associerons les salariés avant toute décision".

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Isère

Ce que veulent les policiers
Les policiers sont sous pression, gérant depuis longtemps et "perpétuellement l’urgence, en sous-effectif", rappelle Daniel Chomette, responsable isérois d’Unité Police FO (70 % des voix en Isère chez les gradés et gardiens de la paix). Ils côtoient la violence et la mort pour euxmêmes, comme à Chambéry récemment, ou à Noisy-le-Sec où un braqueur n’a pas survécu au tir d’un policier. Lorsque ce dernier a été inculpé d’homicide volontaire et a vu son salaire suspendu, la vague de colère et d’amertume est montée jusqu’à mettre ses collègues dans la rue, notamment le 10 mai. Depuis, le nouveau ministre a beaucoup parlé et promis. quotas à remplir, du service public transformé en boîte de production ! Le ministre a dit : fin de la baisse continue des effectifs et des policiers en renfort devraient commencer à arriver même s’il n’est pas simple de les former en un temps court, ne serait-ce que parce que les écoles de policiers ont été démantelées !" Daniel Chomette ajoute : « Une commission présidée par un sénateur remettra, fin juillet, un rapport sur les conditions d’exercice du métier de policier. Je rappelle que nous ne demandons pas un permis de tuer mais à être protégés, comme tous les serviteurs de l’Etat, jusqu’à ce que la justice ait tranché. Autrement dit : pas de suspension de salaire avant condamnation !"

Travail et handicap

Anne-Marie Baroz, Déléguée départementale de la CDME

250 participants et une trentaine d’intervenants, la journée régionale Travail et Handicap du 10 mai à Alpes Congrès à Grenoble a été riche d’enseignement. Quatre tables rondes (une de trop assurément !) et des zooms sur les principales problématiques de l’insertion des travailleurs handicapés en milieu de travail ordinaire, ont permis aux syndicalistes de mieux comprendre comment agir efficacement.

Pas un permis de tuer !
Nous voulons, dit le leader départemental :"La fin de la course à l’échalote avec les primes au mérite, de l’abattage avec les

Sur www.fo38.fr : explications sur la mort du braqueur de Noisy et celle du policier de Chambér, réactions à la proposition de remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité, aux idées d’extrême-droite dans la police.
une intervenante du CDTHED (Comité pour le Droit au Travail des Handicapés et l’Egalité des Droits).

Isère

Ecole : un mieux à confirmer
Vincent Peillon, ministre de l'Education, a multiplié les déclarations sur les écoles : création de 1000 postes, marche arrière sur les évaluations des élèves en CE1/CM2 des enseignants et révision des rythmes scolaires. Martine Jarry est secrétaire du SNUDI-FO 38 (Syndicat national Unifié des Directeurs, Instituteurs et Professeurs des Ecoles). "Cela faisait partie des revendications. Nous avons demandé à ce que les déclarations soient transformées en décrets". C'est chose faite pour l'évaluation des enseignants et celle des élèves! La création de 1 000 postes est positive, mais 5 000 postes ont été supprimés depuis 5 ans. "Nous allons prochainement négocier la répartition des postes. Certaines organisations syndicales ont été paralysées par les élections. L'a-politisme de FO est de plus en plus apprécié. Il permet d'avoir des revendications constantes avant, pendant et après les élections".
Martine Jarry : « Il faut sortir de la RGPP (Révision générale des Politiques publiqes)».

Chefs d’établissements
Indépendance et Direction, syndicat de chefs d’établissements du second degré de l’Education nationale, a décidé de rejoindre FO. "On veut faire de nous des managers payés à la performance. Nous ne dirigeons pas des entreprises devant faire du chiffre d’affaire", a expliqué ce syndicat qui représente environ 20 % des personnels de direction en Isère comme en France.

Prisons
Les adhérents du vigoureux syndicat FO de la prison de Varces, près de Grenoble, ont manifesté le 10 mai à Paris à l’initiative de FO Pénitentiaires, après avoir bloqué l’entrée de la prison deux jours en avril. Nul n’ignore, aujourd’hui, l’état honteux de beaucoup de prisons du pays ni les problèmes de surdensité, avec leur cortège de difficultés pour les détenus comme pour les personnels.

Les rythmes scolaires seront étudiés pendant l'été, et le ministre recevra les syndicats. Une loi d'orientation sur l'école aussi est prévue. Le SNUDI-FO abordera les négociations sans a priori, en se basant sur ses revendications.

Plus d’infos sur www.fo38.fr

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« Marre de voir tout un tas d’injustices. Marre de ne pas comprendre ceci ou cela. Marre de ceux qui nous prennent pour des abrutis ! »

« Marre d’être pris pour des abrutis»

Ghislaine Brasselet :

Ghislaine Brasselet, la cinquantaine, ouvrière chez Ere Plastique, à Crémieu, en a marre mais pas seulement. « Je ne veux pas me retrouver jetée comme un mouchoir usagé, sans le moindre espoir ni le moindre choix. Mon mari a vécu cela. Terrible ! Je ne le veux pas pour d’autres. Je me suis demandé : Comment me protéger ? Défendre les autres? ». La réponse a été : "se syndiquer". A la CGT d’abord, pour vivre une « année d’enfer » parce que la manière de fonctionner de ce syndicat ne correspondait pas à son idée, de ce qui est bien en ce domaine. « Mais cela m’ennuyait de ne pas montrer, dans cette entreprise, qu’il existe une autre manière de faire du syndicalisme ». Ce sera FO, organisation honorablement connue dans la famille Brasselet. C’est ainsi que depuis les dernières élections professionnelles en date, deux des trois élus au comité d’entreprise, dont Ghislaine Brasselet qui siège également au CHSCT (Comité d’hygiène, Sécurité et conditions de travail), sont FO. Ce n’est pas une sinécure. D’abord parce que l’environnement de travail est dur.

Ghislaine Brasselet : « Régler tous les problèmes n’est pas possible mais je suis beaucoup à l’écoute des collègues et, si nécessaire, je vais à la pêche aux infos ».

Il vaut mieux être bien informée…

"Il faudrait obtenir l’aménagement de certains postes de travail. Un exemple ? Nous faisons beaucoup de soudure à l’ultrason et nous avons des soucis d’oreille. Je vais demander un caisson. Il y a aussi ce poste où il faut toujours avoir les bras levés…". Et les chefs d’équipe ne connaissent pas tous le sens des mots politesse et respect. « Certains croient être sortis de la cuisse de Jupiter. On se demande comment ils peuvent penser une chose

pareille ! Je dirais que l’encadrement intermédiaire n’a pas le niveau», récapitule la syndicaliste. Dans cet environnement, c’est chaque jour que se joue la partie puisqu’il faut "toujours se battre, corps et âme". Avec méthode, en utilisant le comité d’entreprise et le CHSCT et en s’appuyant sur le réseau FO. "Je suis beaucoup à l’écoute des collègues et, chaque fois que nécessaire, je vais à la pêche aux informations, notamment auprès de l’union locale de Bourgoin-Jallieu".

Ensemble évoluons vers demain

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