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Université Hassan II – Casablanca Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.
Université Hassan II – Casablanca
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.

LICENCE PROFESSIONNELLE 2012-2013

Titre du cours……………

FISCALITE………………………………………………………

Professeur

Mohamed SOUAIDI…………………………………………………

Quota horaire

24

heures (Hors examen) soit 8 séances de 3H00……………

Téléphone

06

60 35 27 11………………………………………………………….

Adresses

électroniques:

souaidimohamed44@gmail.com

Date

Mercredi 17 octobre 2012

1. Objectif

- Maîtriser les 3 principaux impôts et taxes (TVA, IR et IS)

- Faire le calcul des impôts et taxes correspondants. ;

- Elaborer et déposer les déclarations fiscales correspondantes dans les délais légaux.

2. Objectifs opérationnels

En matière de fiscalité, la mise en œuvre de la pédagogie active passe nécessairement par la confrontation des étudiants à des situations problèmes dont la résolution appelle nécessairement la consultation de la législation en réglementation en vigueur ; En classe, la fiscalité ne peut être abordée que de manière pédagogique (au sens de la transposition didactique) : L’apprentissage qui consiste à puiser à la source (Code général des impôts notamment) les outils de résolution des problème fiscaux est une compétence fondamentale qu’il faut initier et développer chez les étudiants car dans le contexte professionnel où les problèmes de la fiscalité sont beaucoup plus complexe, le passage par la voie législative et réglementaire est incontournable ; Documentation et imprimés fiscaux ; Etudes de cas réels Au niveau de la TVA, il faut axer davantage sur le décalage d’un mois et la TVA non récupérable dans plusieurs domaines sans oublier les amendes et pénalités en cas de déclaration hors délais Au terme des apprentissages relatifs à l’IS, l’étudiant sera en mesure de traiter correctement une famille de situations problèmes en rapport avec cet impôt et notamment :

- le passage du résultat comptable au résultat fiscal compte tenu réintégrations, des déductions et des reports déficitaires,

- le calcul de l’IS exigible compte tenu de la cotisation minimale dont il saura déterminer la base,

- l’imputation de la cotisation minimale

- le calcul des acomptes provisionnels compte tenu des compléments d’impôt à verser ou de l’imputation des excédents d’impôts versés. L’IR salarial doit être maitrisé au même titre que la partie du code du travail nécessaire

- Au terme des apprentissages relatifs à l’IR professionnels, l’étudiant sera en mesure de traiter correctement une famille de situations problèmes en rapport avec cet impôt et notamment :

- Dans le régime du résultat net réel :

- le passage du résultat comptable au résultat fiscal compte tenu réintégrations, des déductions et des reports déficitaires,

- le calcul de l’IR exigible compte tenu de la cotisation minimale dont il saura déterminer la base

- Dans le régime du résultat net simplifié :

- le passage du résultat comptables au résultat fiscal compte tenu des dispositions légales en vigueur et en particulier des restrictions en matières des prélèvements effectués par l’exploitant, des provisions et du déficit reportable.

- Le calcul de l’IR exigible compte tenu de la cotisation minimale

Dans le régime du bénéfice forfaitaire, il faut connaitre le calcul du bénéfice forfaitaire, le calcul du bénéfice

minimum et le calcul de l’impôt exigible

du bénéfice minimum et l e calcul de l’impôt exigible Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
du bénéfice minimum et l e calcul de l’impôt exigible Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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Au terme des apprentissages relatifs à l’IR des capitaux mobiliers, l’étudiant sera en mesure de traiter correctement une famille de situations problèmes en rapport avec cet impôt et notamment : La détermination de la base imposable, la liquidation et le paiement de l’impôt.

3. Cours préalables

Fiscalité des entreprises

4. Contenu succinct

1ére partie :La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

- Champ d’application de la TVA

- Types d’opérations soumises à la TVA, opérations soumises à la TVA sur option, opérations exonérées avec ou sans droit de déduction

- Fait générateur de la TVA, décalage d’un mois sur charges, taux de la TVA, Cas de reversement de la TVA sur cession immobilisation

- Divers cas de TVA non récupérable (cadeaux, voitures de tourisme

- Déclarations de la TVA mensuelle et trimestrielle,

- Notions de Prorata de déduction

),

2éme partie : l’Impôt sur le revenu (IR) des salaires

- Le nouveau SMIG à partir du 1 er juillet 2011

- La prime d’ancienneté et les heures supplémentaires

- Le salaire de base, le salaire brut, le salaire imposable et le salaire net

- Le barème mensuel de l’IR

- La CNSS, la Mutuelle et la Retraite CIMR

- Application sur lIR Salaires

3éme partie : l’impôt sur les sociétés

- Champ d’application Personnes morales exclues de l’IS Exonérations de l’IS Base imposable

- Charges déductibles, Charges non déductibles, Déficit reportable

- Taux de l’IS et liquidation de l’IS, Possibilité non versement acomptes La cotisation minimale et son imputation sur l’IS dû, Imposition des plus values et profits réalisés ,Obligations comptables

- Amendes et pénalités

- Cas particuliers : Export exonéré à 100% (IS=00) et export soumis à 17,50%

3éme partie : Elaboration et dépôt des déclarations fiscales :

Dépôt du bilan, Paiement reliquat et des acomptes 1ére partie : l’impôt sur les sociétés

5. Evaluation

Assiduité……………………………………………………… 12,50%

12,50%

Travaux dirigés………………………………………………

Examen Contrôle………………………………………………25,00%

Examen Final…………………………………………………. 50,00%

6. Bibliographie

Comprendre et connaitre la FISCALITE au Maroc 4é édition de Mohamed SOUAIDI avec 30 exercices corrigés (vient de sortir de limprimerie le 10 octobre 2012)

(vient de sortir de l ’ imprimerie le 10 octobre 2012) Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
(vient de sortir de l ’ imprimerie le 10 octobre 2012) Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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5. Contenu détaillé

Séance

 

-

Détail du Contenu

Dates

- Présentation du plan de cours +Règles d’évaluation

   

- Introduction à la Fiscalité +

1ére partie : La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

- Champ d’application de la TVA

- Types d’opérations soumises à la TVA, opérations soumises à la TVA sur option, opérations exonérées avec ou sans droit de déduction

 

- Fait générateur de la TVA, décalage d’un mois sur charges, taux de la TVA, Cas de reversement de la TVA sur cession immobilisation

- Divers cas de TVA non récupérable (cadeaux, voitures de tourisme

),

- Déclarations de la TVA mensuelle et trimestrielle,

- Notions de Prorata de déduction

- CORRIGE Application TD n°1 sur la TVA

- TAF : TD n°2 et TD n°3 à faire et à rendre pour la séance prochaine

- CORRIGE: 2 TD (n°2 et n°3)

   

2éme partie : L’impôt sur le revenu des salaires

   

- Le nouveau SMIG à partir du 1 er juillet 2011

- La prime d’ancienneté et les heures supplémentaires

- Le salaire de base, le salaire brut, le salaire imposable et le salaire net

 

- Le barème mensuel de l’IR

 

- La CNSS, la Mutuelle et la Retraite CIMR

- Corrigé TD application n° 4 sur l’IR Salaires

TAF : TD n°5 + examen blanc TD n°6 (TVA+IR) à faire

et à rendre

la

séance prochaine

Corrigé Examens blancs TVA +IR Salaires

   

Examen de contrôle

 

3é partie : L’impôt sur les sociétés

   

- Champ d’application Personnes morales exclues de l’IS

- Exonérations de l’IS

- Base imposable de l’IS,

- Charges déductibles (cadeaux, voitures de tourisme dont la valeur est > 300.000, les avances en compte courant des associés )

- Charges non déductibles : cas des espèces >= 10.000

 

- Taux de l’IS et liquidation de l’IS,

- Possibilité non versement acomptes.

- La cotisation minimale et son imputation sur l’IS dû,

- Obligations comptables Amendes et pénalités

- Corrigé Application TD sur l’IS

- TAF : 2 TD sur l’IS à faire et à rendre la séance prochaine

Corrigé des 2 TD sur l’IS TAF : Examen blanc à faire (TVA+IR+IS) et à rendre la séance prochaine

   

Corrigé Examen blanc de Révision générale TAF : Préparer l’examen final de 3H sur la TVA, l’IR et l’IS

   

Examen final de 3H00

 
    9é Examen final de 3H00   Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
    9é Examen final de 3H00   Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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1ére partie :

La Taxe sur la valeur ajoutée

TVA Règles de calcul de la, du HT et du TTC

TVA=Taxe sur la valeur ajoutée ; H.T = Hors TVA et T.T.C= Toutes taxes comprises

 

1 : TVA à 20%

 

2 : TVA à 14%

TVA= H.T+ TVA et :

TVA= H.T+ TVA et :

= TTC : 6 ou TTC : 1,20 x0, 20

=

TTC : 1,14 x 0,14

TTC= H.T x 1,20

 

TTC= H.T x 1,14

H.T= TTC : 1,20

 

H.T= TTC : 1,14

3 : TVA à 10%

 

4 : TVA à 7%

TVA= H.T+ TVA et :

TVA= H.T+ TVA et :

= TTC : 11 ou TTC : 1,10 x0,10

=

TTC : 1,07 x 0,07

TTC= H.T x 1,10

 

TTC= H.T x 1,07

H.T= TTC : 1,10

 

H.T= TTC : 1,07

H.T x 1,07 H.T= TTC : 1,10   H.T= TTC : 1,07 Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
H.T x 1,07 H.T= TTC : 1,10   H.T= TTC : 1,07 Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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introduction à la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a démarré la première le 1 er avril 1986 suivie en deuxième patrtie de l’impôt sur les sociétés (IS) applicable au Maroc depuis le 21 janvier 1987 et de l’impôt sur le revenu (IR) applicable à partir du 1 er janvier 1990 pour les revenus salariaux et le 1 er janvier 1991 pour les quatre autres revenus : revenus professionnels, revenus fonciers, revenus des capitaux mobiliers et revenus agricoles. Mais, les revenus agricoles, comme on le sait, demeurent exonérés de l’IR jusqu’au 31 décembre 2013 après la prorogation d’exonération incorporée dans la Loi de finances 2009.

C’est le consommateur final qui paie la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est une taxe (impôt indirect) qui n’est supportée en définitive que par le consommateur final. Ce dernier s’en acquitte presque à son insu du fait que la taxe est incorporée dans le prix du produit acheté. Riche ou pauvre, on paie la la même taxe. C’est donc un impôt aveugle et, pour certains, il est même injuste. Car il n’est pas lié aux possibilités économiques du contribuable. En somme, la TVA n’est pas une charge pour l’entreprise. Celle-ci n’est qu’un intermédiaire. De ce fait, la TVA ne passe jamais dans les charges de la classe 6 en Comptabilité générale Cela étant, la TVA a été promulguée la première fois par la loi 30/85 du 20/12/85 publiée au BO N° 3.818 du 1/1/86 en remplacement de la taxe sur les produits et les services (TPS) en vigueur depuis 1961 au Maroc. Mais depuis 2006, la TVA a été incorporée dans le Code général des impôts (CGI) d’abord par la Loi de finances 2006 puis et, surtout, par la Loi de finances 2007.

Exemple simple pour comprendre la TVA

Une entreprise achète et vend un produit unique dit «A». Si le prix d’achat hors taxes (HT) est de 100 DH et la TVA de 20%, soit 20 DH le montant à payer au fournisseur Abel est le montant toutes taxes comprises (TTC) soit 120 DH = 100DH+20DH. Cette TVA payée au fournisseur s’appelle TVA Récupérable (ou Etat TVA récupérable sur achats selon le Plan comptable marocain. Elle est payée en même temps que le prix HT. Si le prix de vente du même produit était de 150 HT DH (en prenant une marge de 50%) et la TVA (20% du prix de vente HT) était de 30 DH, le client Amine devra payer le montant TTC de 180 DH = 150 HT+30 DH de TVA. Cette TVA encaissée auprès du client s’appelle TVA Facturée (ou Etat TVA facturée sur les ventes). De ce fait, nous sommes en face de 2 TVA :

A : TVA Facturée sur les ventes encaissée de …………………………+30

B : TVA récupérable sur achats décaissée de… ………

……

…… -20

C : TVA due

(A-B ou 30-20))………………………………………

…….+10

1. Cette différence (+10) est la TVA due (A-B) qu’il faudra payer à l’Etat, c'est-à-dire à la Perception du quartier, puisque son montant est Positif.

Mais, dans tous les cas, l’entreprise ne paie rien de sa poche. Elle a encaissée 30 de TVA du client et a décaissée 20 au fournisseur. Il lui reste donc 10 qu’elle doit régler à l’Etat. On dit que la TVA est neutre.

2. Si cette différence (TVA Facturée sur ventes, par exemple 30 -TVA récupérable sur les achats, par exemple 40) est négative, l’entreprise n’a rien à payer. Elle a même un crédit sur l’Etat qu’elle peut déduire le mois ou le trimestre suivant. On appelle ce crédit : TVA en rouge ou Crédit TVA. Ce qui est normal car l’entreprise a encaissé moins qu’elle n’a décaissé.

Section 1 : Champ d’application de la T.V.A

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est définie par l’article 87 du CGI comme une taxe qui s’applique :

1 aux opérations de nature industrielle, commerciale, artisanale ou relevant d’une profession libérale accomplie au Maroc ;

2 aux opérations d’importation ;

3 aux opérations visés ci-dessous, effectuées par les personnes, autres que l’Etat non entrepreneur, agissant à titre habituel ou occasionnel quels que soient leur statut juridique, la forme ou la nature de leur intervention. Cela étant, on distingue quatre (4) types d’opérations de TVA :

on distingue quatre (4) type s d’opérations de TVA : Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
on distingue quatre (4) type s d’opérations de TVA : Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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1. Opérations obligatoirement imposables au-delà d’un certain seuil notamment les commerçants dont le chiffre d’affaires de l’année précédente est égal ou supérieur 2.000.000 DH.

2. Opérations imposables sur option. Le contribuable en est exempt mais il peut opter à la TVA s’il le veut. Il le fait souvent, quand il a un intérêt ;

3. Opérations exonérées, SANS droit à déduction. C’est le cas, entre autres, des écoles qui sont exemptes de la taxe sur leurs services mais qui ne peuvent récupérer la TVA payée en amont aux fournisseurs. Ce qui est pénalisant tant pour ce secteur que pour les secteurs identiques ;

4. Opérations exonérées, AVEC droit à déduction. C’est le cas, entre autres, des exportateurs qui sont exempts de la taxe sur leurs ventes à l’étranger mais qui ne sont pas pénalisés au niveau de la taxe payée à leurs fournisseurs locaux ou même étrangers. Aussi, la loi leur permet de récupérer la TVA sur leurs achats en déposant une demande de Remboursement de la TVA payée en amont auprès de l’Administration fiscale locale.

1° Opérations obligatoirement imposables

Sont soumis à la TVA :

1. Les ventes et les livraisons par les entrepreneurs de manufactures de produits extraits, fabriqués ou

conditionnés par eux directement ou à travers un travail à façon ;

2. Les ventes et les livraisons en l’état réalisés par :

a. les commerçants grossistes, c’est à dire ceux qui sont inscrits à la patente comme tel ;

b. les commerçants dont le chiffre d’affaires de l’année précédente est égal ou supérieur à deux

millions (2.000.000) dirhams (avant le 1/7/96, le seuil était de 3.000.000 DH). Ces derniers ne peuvent remettre en cause leur assujettissement à la TVA que si leur chiffre d’affaires devient inférieur pendant 3 ans à ce seuil : Cas Pharmaciens

3. Les ventes et les livraisons en l’état de produits importés réalisés par les commerçants importateurs ;

4. Les Travaux immobiliers et les opérations de lotissements et de promotion immobilière ;

5. les opérations d’installations, de pose, de réparation ou de façon.

6. les livraisons visées ci dessus faites à eux mêmes par les assujettis à l’exclusion de celles portant sur des matières ou des produits exonérés conformément à l’article 8 ;

7. Les livraisons à soi-même d’opérations de travaux immobiliers etc.

12. Les opérations effectuées dans le cadre de leur profession par toute personne physique ou morale au titre des professions d‘avocat, interprète, notaire, adel (adoul), huissier de justice, architecte, métreur vérificateur, géomètre, topographe, arpenteur, ingénieur, Conseil et expert en toute matière (comptabilité, automobile etc.) et vétérinaire

2° : Opérations imposables sur option :

Peuvent, sur leur demande (option), prendre la qualité d’assujettis à la TVA sur leur déclaration :

1. Les commerçants et les prestataires de services qui exportent directement les produits, objets, marchandises ou services (pour la partie exportée). Dans la pratique, il est difficile, voire impensable, d’opter pour la TVA lorsque l’on est exportateur. En effet, l’exportateur qui va opter verra son produit devenir plus chère surtout qu’il va subir à l’entrée du pays du client étranger acheteur et la

TVA et les droits de douane en vigueur ;

2. Les «petits fabricants», les exploitants de taxis et les «petits propriétaires» qui réalisent un chiffre d’affaires annuel égal ou inférieur à 500.000 DH (avant 2009, ce montant était de 180.000 DH). En effet, au-delà de 500.000 DH de chiffre d’affaires par an, la TVA devient obligatoire ;

3. Les revendeurs en l’état de produits, autres que ceux commercialisant les produits exonérés ci-dessus (ventes de pain, de lait, de sucre, etc.)

Remarque :

1. la déclaration d’option (tout ou partie) à la TVA doit être adressée sous pli recommandé (avec AR)) au service des impôts et elle devient effective 30 jours plus tard.

2. Elle est valable pour une période de 3 années consécutives.

Ce qui veut dire qu’une fois qu’on a opté pour la TVA, on ne peut plus faire marche arrière pendant les 3

premières années.

faire marche arrière pendant les 3 premières années . Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
faire marche arrière pendant les 3 premières années . Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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3° Opérations exonérées sans droit déduction,

Ce sont les produits et les services suivants :

1. Pour les produits,

on distingue 5 sortes d’exonérations :

A : les ventes, autrement qu’à consommer sur place, portant :Le pain, le couscous, les semoules, les

farines servant à l’alimentation humaine ainsi que les céréales servant à leur fabrication, le lait et tous ses dérivés y compris le beurre de fabrication artisanale non conditionné, le sucre brut, les dattes conditionnées produites au Maroc ainsi que les raisins secs et les figues sèches, les produits de la pêche à

l’état frais, congelés, entiers ou découpés, la viande fraîche ou congelée, l’huile d’olive et les sous-produits des olives fabriqués par les unités artisanales ;

B ; abrogé

C : les ventes portant sur les bougies, le bois, le crin végétal, les tapis d’origine artisanale ; les métaux de

récupération (ajouté en 2009) Remarque : Les pharmaciens ne sont plus dispensés de la TVA si leur chiffre d’affaires dépasse le seuil de 2 millions DH

D : les opérations de ventes portant sur des ouvrages en métaux précieux fabriqués au Maroc, les

ventes de timbres fiscaux etc. émis par l’Etat, les prestations réalisées par les sociétés ou compagnies d’assurances relevant de la taxe sur les contrats

E : les opérations de ventes portant sur les journaux, les publications, les livres, les compositions, la

musique imprimée et les CD reproduisant les publications et les livres, les déchets provenant d’impression des journaux, le papier destiné à l’impression des journaux (la publicité sur les journaux est soumise à la TVA), les films cinématographiques, documentaires ou éducatifs, la distribution de films, les recettes brutes

provenant du spectacle cinématographique à l’exclusion de celles où il est d’usage de consommer sur place ;

2. Pour les services,

on distingue les ventes et les prestations réalisées par les petits fabricants et les petits prestataires dont le chiffre d’affaires est égal ou inférieur à 500.000 DH (180.000 DH avant 2009), les exploitants de taxis, les opérations d’exploitation de douches, hammams et fours traditionnels ;

3.

la livraison à soi même de construction d’une superficie couverte n’excédant de 300 m2 affectée à titre d’habitation principale pour une durée de 4 ans à partir de la date du permis d’habiter. Ce qui est valable également pour les sociétés civiles immobilières (SCI) d’une même famille destinée à leur logement ou encore pour les logements destinés à leur personnel ;

4.

Les coopératives d’habitation sont également concernées ainsi que le crédit foncier se rapportant au logement social, les associations à but non lucratif et les sociétés mutualistes ;

5.

les opérations d’escompte et réescompte des valeurs d’Etat, les opérations et les intérêts des avances consentis à l’Etat, les intérêts des prêts accordés par les banques aux étudiants de l’enseignement privé ou de formation professionnel dessinés à financer leurs études, les prestations de services afférentes à la restauration, au transport et aux loisirs scolaires fournis par les établissements d’enseignements privés au profit des élèves et des étudiants inscrits à leurs établissements ;

6.

Les prestations fournies par les Médecins, dentistes, Masseurs kinésithérapeutes, orthoptistes, orthophonistes, infirmiers, herboristes, sages femmes, exploitants de cliniques, maison de santé ou de traitement et exploitant de laboratoires d’analyses médicales :

7.

Les appareils destinés aux handicapés et des opérations de contrôle de la vue effectuées au profit des déficients visuels par les associations reconnues par la Loi;

8.

Les ventes de médicaments anticancéreux, antiviraux des hépatites B et C (Les médicaments antimitotiques remplacés en 2009 par «anticancéreux) ;

Les opérations des associations de micro crédit à fin 2010

etc.

.9

10.

Les opérations réalisées par les centres de gestion de comptabilité agrées crées par la Loi n°57-90

pendant un délai de 4 ans à compter de la date d’agrément.

4 : Opérations exonérées avec droit déduction,

Certaines exonérations ouvrent droit à déduction comme les produits, biens et services imposables. Ce qui permet à l’entreprise de ne pas être pénalisée par les exonérations du fait de la non récupération de la TVA payée en amont.

du fait de la non récupération de la TVA payée en amont. Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
du fait de la non récupération de la TVA payée en amont. Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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C’est le cas des opérations portant sur :

1.

les produits et services rendus à l’exportation ;

2.

les marchandises ou objets placés sous le régime suspensif de Douane dit «A.T ou admission temporaire»

3.

les engins et filets de pêche destinés aux professionnels de la pêche maritime. C’est par voie réglementaire que sont fixées les dispositions réglementaires de l’exonération ;

4.

les engrais ;

5.

les articles destinés à usage exclusivement agricole (tracteurs, abri-serres, moteurs à combustion

interne, pompes etc;

 

6. les biens d’investissements acquis par les assujettis et destinés à être inscrit dans un compte d’immobilisation. L’exonération est accordée pendant 24 mois à compter du début de l’activité et ce, à la demande de l’assujetti, exonération qui se substitue à la déduction prévue .

 

7. les autocars, les camions et les biens d’équipements acquis par les assujettis et destinés à être inscrit dans un compte d’immobilisation, acquis par les entreprises de transport international routier (TIR), à condition de remplir les conditions prévues par l’article 102. L’exonération est accordée pendant 24 mois au maximum à compter du début de l’activité et ce, à la demande de l’assujetti, exonération qui se substitue à la déduction prévue.

 

8. les biens d’équipement destinés à l’enseignement privé ou de la Formation Professionnelle inscrits dans un compte d’immobilisation acquis par ces écoles à l’exclusion des véhicules automobiles autres que ceux réservés au transport scolaire collectif et aménagés spécialement à cet effet. L’exonération est accordée pendant 24 mois à compter du début de l’activité et ce, à la demande de l’assujetti, exonération qui se substitue à la déduction prévue.

9.

les biens mobiliers et immobiliers acquis par l’agence Beit Mal Al Qods Acharif ;

10.

les matériels éducatifs, scientifiques ou culturels importés en franchise de droits et taxes et destinés à l’UNESCO ;

11.

les acquisitions de biens d’quipements etc. par Al Akhawayn

12.

les biens d’équipements et matériels acquis les associations à but non lucratif s’occupant des personnes handicapées ;

13.

les biens d’équipements et matériels acquis le Croissant rouge ;

14.

les biens d’équipements et matériels acquis et les services effectués par la Fondation Mohammed VI ;

 

15.

les biens d’équipements et matériels acquis par la Fondation Hassan II pour la lutte contre le Cancer;

16.

les biens d’équipements et matériels acquis par la Ligue nationale de lutte contre les maladies cardio- vasculaires ;

17.

les biens d’équipements et matériels acquis et les services effectués par la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soltane ;

18.

les produits et équipements nécessaires à l’hémodialyse ;

19.

les médicaments destinés au traitement du diabète, de l’asthme, les maladies cardio-vasculaires et le SIDA ;

20.

Les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don, par les personnes physiques ou morales marocaines ou étrangères dans le cadre de la coopération internationale à l’Etat, aux collectivités locales et autres Ets publics ;

21.

Les biens, marchandises, travaux et prestations de services destinés à être livrés à titre de don, dans le cadre de la coopération internationale à l’Etat, aux collectivités locales et autres Ets publics

22.

Les biens, marchandises, travaux et prestations destinés à être livrés à titre de don aux gouvernements étrangers par le Maroc

23.

Les biens, marchandises, travaux, prestations financés par l’UE

24.

Les acquisitions de biens par la banque islamique (BID) etc.

25.

Les activités de Bank Al Maghrib

26.

Les intérêts et commissions sur les opérations de prêts et toutes opérations ainsi que les biens d’équipement nécessaires, les fournitures de bureau et effectuées par les banques offshore et les sociétés holding offshore.

27.

les opérations de cession de logements sociaux à usage d’habitation principale dont la superficie couverte est comprise entre 50 et 100 m2 et le prix de vente n’excède pas 250.000 DH Hors TVA. (Avant 2010, la valeur était de 200.000 DH). Il faut remplir certaines conditions pour bénéficier de

Il faut remplir certaines conditions pour bénéficier de Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Il faut remplir certaines conditions pour bénéficier de Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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l’exonération ;

28.

les opérations de constructions des cités, résidences et campus universitaires réalisées par des personnes physiques ou morales pendant une période maximale de 3 ans (au moins 250 chambres avec maximum 2 lits par chambre) et ce, dans le cadre d’une convention conclue avec l’Etat ;

29.

Les logements sociaux du projet Annassim Dar Bouazza et lissasfa réalisés par la société SONADAC;

30.

Les opérations réalisées par la société Sala Al Jadida etc

38.

Les biens et services acquis ou loués par les entreprises étrangères de productions audiovisuelles, cinématographiques et télévisuelles à l’occasion de tournages de films au Maroc à condition que la dépense soit égale ou supérieure à 5.000 DH

39. les biens et marchandises acquis à l’intérieur par les personnes physiques non résidentes au moment de quitter le Maroc pour tout achat égal ou supérieur à 2.000 DH. Sont Exclus de cette exonération les produits alimentaires (solides et liquides), les tabacs manufacturés, les médicaments, les pierres précieuses non montées, les armes ainsi que les moyens de transports à usage privé, leurs biens d’équipements et avitaillements et les biens culturels.

Régime suspensif de la TVA

Les entreprises exportatrices de produits et de services peuvent, sur leur demande, être autorisées à recevoir en suspension de la TVA les marchandises, matières premières et emballages irrécupérables nécessaires aux opérations d’exportation. Le montant de cette suspension ne peut être supérieur au montant du chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année écoulée.

Section 2 : Règles d’assiette de la TVA

1 : Le fait générateur= l’encaissement SAUF option pour le DEBIT

Le fait générateur de la TVA est constitué par l’encaissement total ou partiel du prix des marchandises et des prestations de services. Néanmoins, l’entreprise peut opter pour le régime des débits avant le 1 er janvier, ou dans les 30 jours du début de l’activité.

Comme la facture des ventes est le plus souvent supérieure à la facture des achats, à cause de la marge, la TVA sur les ventes risque d’être toujours supérieur à celle des achats sauf dans le cas d’investissements importants. Aussi, le régime des débits n’est pas économique pour l’entreprise sauf

a.

pour les exportateurs,

b.

les grandes surfaces et certaines pharmacies (Tous ceux qui vendent au comptant et paient à crédit) etc.

c.

les banques

De ce fait, la presque totalité des entreprises opte pour le régime des encaissements plus économique que le régime des débits.

Remarque : Avances des clients et fournisseurs TTC

Cependant, les encaissements partiels et les livraisons effectuées avant l’établissement du débit sont taxables. Donc, toute avance aux fournisseurs et toute avance des clients sont considérées comme toutes taxes comprises (TTC). C’est ainsi que les avances comprennent obligatoirement la TVA. Mais le Fait générateur se situe toujours au moment de la livraison des marchandises, de l’achèvement des travaux, ou de l’exécution du service

2 : Taux de la TVA

Il existe 4 taux depuis le 1 er janvier 2006. En effet, depuis cette date, la TVA sur les opérations de banque est passée de 7% à 10% tout comme la TVA sur les honoraires des avocats, des interprètes, des notaires, des adels, des huissiers de justice et des vétérinaires. De plus, la TVA sur ces honoraires est devenue récupérable alors qu’avant 2006, la TVA était perdue

récupérable alors qu’avant 2006, la TVA était perdue Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
récupérable alors qu’avant 2006, la TVA était perdue Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Université Hassan II – Casablanca Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.
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Cela étant, on distingue un (1) taux normal, trois (3) taux réduits et trois (3) taux spécifiques :

1.

Un taux (1) normal de 20% :

2.

Trois taux (3) réduits:

1.

Taux réduit de 7 % avec droit de déduction(donc TVA récupérable)

pour les ventes et les livraisons portant sur l’eau ainsi que les prestations d’assainissement, locations de compteurs d’eau et d’électricité, gaz de pétrole, huiles de pétrole et autres hydrocarbures gazeux, les produits pharmaceutiques ainsi que les matières et produits entrant intégralement ou pour une partie dans leur fabrication et les emballages non récupérables des produits pharmaceutiques ainsi que les matières et produits rentrant dans leur fabrication, fournitures scolaires avec les matières et produits rentrant dans leur composition, les aliments du bétail, le sucre raffiné ou aggloméré, les conserves de sardine, le lait en poudre, le savon de ménage, la voiture économique et les intrants (la TVA sur le péage des autoroutes passe 7% à 10%à compter de 2009) .

2.

Taux réduit de 10% avec droit de déduction (donc TVA récupérable

pour les opérations portant sur :

- Les opérations de vente de denrées ou de boisons à consommer sur place et les opérations de fournitures de logements réalisées par les hôtels à voyageurs, les restaurants exploités dans les hôtels à voyageur et les ensembles immobiliers touristiques etc,

- Les opérations de vente de denrées ou de boisons à consommer sur place réalisées dans les restaurants,

- Les opérations de restauration fournies au personnel des entreprises,

- Les opérations de locations d’immeubles à usage d’hôtels, de motels, de villages de vacances y compris le bar, le dancing, la piscine etc qui en font partie intégrante,

- Les huiles fluides alimentaires, le sel de cuisine, le riz usiné, les pâtes alimentaires,

- les opérations de Banque et crédit sont passés de 7% à 10% à partir du 1/1/2006,

- les opérations relatives aux valeurs mobilières effectuées par les sociétés de bourse etc….

- les opérations de crédit bail (Leasing) sont passées en 2008 à la TVA de 20% (au lieu de 10%). En effet, depuis le 1 er janvier 2007, date de la suppression de l’achat en exonération de la TVA pour toutes les entreprises ayant plus de 24 mois d’existence, les sociétés de leasing ont fait pression sur le Fisc pour l’obliger :

o soit à leur rembourser le crédit du fait qu’ils achètent les produits à la TVA de 20% et ne facturent leurs prestations de services qu’à la TVA de 10%

o soit à leur permettre de facturer leurs services à 20% au lieu de 10% comme pour les activités bancaires. Remarque : Le Fisc a tranché pour la 2éme solution (TVA à l’entrée à 20% et TVA sur le leasing à 20%) plutôt que de rembourser le différentiel de 10% en matière de TVA.

- les opérations effectuées dans le cadre de leur profession par : les avocats, les interprètes, les notaires, les adels, les huissiers de justice et les vétérinaires (Article 89 de la loi) (Les architectes, les experts et topographes sont soumis à 20% de TVA) ;

- le péage dû pour emprunter les autoroutes du Maroc

3. Taux réduit de 14% :

On distingue 2 sortes de TVA, l’une avec droit de déduction et l’autre sans droit de déduction :

TVA à 14% avec droit de déduction (TVA récupérable) :

- Le beurre à l’exclusion du beurre de fabrication artisanale (exonéré)

- Les graisses alimentaires (animales ou végétale) et les margarines, le Thé en vrac ou conditionné.

- Le café a été transféré à 20% depuis des années.

- Les opérations de transport de voyageurs et de marchandises, le véhicule utilitaire économique et le Cyclomoteur économique ainsi que les produits et les matières entrant dans leur fabrication,

- L’énergie électrique (+chauffes eaux solaires depuis 2007) Remarque : Les opérations de Travaux immobiliers (B.T.P) qui étaient en 2008 taxées à 14% sont transférées à 20% en 2009

en 2008 taxées à 14% sont transférées à 20% en 2009 Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
en 2008 taxées à 14% sont transférées à 20% en 2009 Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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TVA à 14% sans droit de déduction (TVA non récupérable) :

- Les prestations et services rendues par tout agent démarcheur ou courtier

d’assurance à raison de contrats apportés par lui à une entreprise d’assurances.

4- Taux spécifiques de TVA :

Vins et boissons alcoolisées : 100 DH l’hectolitre

Or et platine : 5 DH à partir du 1/1/2011 (4 DH par gramme avant 2011)

Argent

:

0,10 DH à partir du 1/1/2011 (0,05 DH par gramme avant 2011)

Article 100 Loi de finances 2011

DH par gramme avant 2011) Article 100 Loi de finances 2011 Section 3 : Les Déductions

Section 3 : Les Déductions

Le principe de déduction est simple : La TVA récupérable réglée aux fournisseurs en amont est déduite de la TVA facturée aux clients en aval sur les ventes :

si le solde est positif, il y a lieu de le régler par chèque à la perception avant le 20 du mois après le mois ou le trimestre considéré,

si le solde est négatif, il est reporté au mois ou trimestre suivant où il est déduit en même temps que la TVA récupérable de cette période.

1- : Décalage d’un mois sur les Charges

Cependant, le droit à déduction ne prend naissance qu’à l’expiration d’un délai d’un mois appelé "DECALAGE", c’est à dire le mois suivant celui du règlement des factures d’achat de marchandises ou de prestations de service ou encore celui de l'établissement des quittances de douane.

Ce «décalage» n’est exigé que pour la TVA récupérable sur les Charges, c'est-à-dire la TVA récupérable sur la classe 6 du plan comptable marocain. Par contre, le «décalage», d’un mois, n’est pas nécessaire pour les biens susceptibles d’amortissements et inscrits dans un compte d’immobilisations, c'est-à-dire la classe 2 du plan comptable. Donc, pas de décalage d’un mois pour la TVA grevant les immobilisations à condition de respecter les trois (3) conditions suivantes :

1. Les biens doivent être inscrits dans un compte d'immobilisations :

2. Les biens doivent être conservés pendant une période de 5 ans ou de fractions d’années. Dans le cas contraire, il faut reverser les 1/5é non conservés

Exemple : Vente le 14/1/2010 d’un PC acheté le 15/12/2008 pour DH 12.000 TTC Corrigé : On a conservé le bien en 2008, 2009 et 2010 soit 3 ans sur 5 ans. On doit reverser la TVA sur 2/5 soit (12.000/6=2.000 ) x 2/5= 800 DH

3. Les biens doivent être affectés à la réalisation d'opérations soumises à la TVA ou exonérées.

2- Le Prorata de déduction

Pour bien comprendre la notion de prorata (dont la colonne figure au verso de la déclaration mensuelle ou trimestrielle de TVA), il faut prendre un exemple d’un grossiste qui achète et vend 2 produits dans un même local :

La Farine qui est exempte de la TVA

Le Thé qui est soumis à la TVA au taux de 14%

S’il réalise durant l’exercice 2006 environ 4.000.000 DH de chiffre d’affaires de Thé et 6.000.000 DH de

DH de chiffre d’affaires de Thé et 6 .000.000 DH de Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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chiffre d’affaires de Farine, il ne peut pas récupérer en 2007 la totalité de la TVA grevant ses charges et ses immobilisations. Aussi, il y a lieu de calculer le prorata 2007 calculé sur la base du chiffre d’affaires 2006 :

4.000.000(Thé)/4.000.000+6.000.000= 40% de prorata. En résumé, s’il achète un PC avec imprimante et logiciels inclus pour 24.000 DH TTC (TVA 20%), il ne peut pas récupérer la totalité de la TVA payée à son fournisseur soit 24.000 TTC : 6 = 4.000 DH (ou 24.000 : 1,2) x 0,20=4.000 DH). Il ne récupérera que 40% x 4.000 DH soit 1.600 DH. Il aura perdu 60% de la TVA soit 2.400 DH correspondant à la Farine dans le chiffre d’affaires total soit : 6.000.000/10.000.000 = 60%. Le Prorata a donc lieu quand le contribuable effectue parallèlement des opérations taxables et des opérations situées en dehors du champ. C’est le cas de METRO, MARJANE, ACIMA, LABELVIE etc. leur prorata est proche de 90% Aussi, le montant de la TVA récupérable est affecté d’un PRORATA calculé comme suit :

Numérateur = Chiffre d’affaire taxable + opérations exonérés avec droit de déduction (cas des exportations selon l’article 92) + opérations exonérées (cas des admissions temporaires dit régime suspensif de l’article

94).

Dénominateur = Montant du numérateur + opérations exonérées (exonérées de TVA sans droit de déduction selon l’article 91) + opérations Hors Champ de la TVA . Pour les entreprises nouvelles, un Prorata provisoire est déterminé d’après les prévisions. Ce prorata est définitivement retenu si le prorata réel dégagé ne dépasse pas de +1/10é le prorata provisoire. En cas de variation du prorata de +/- 5%, il y a lieu de régulariser :

soit en effectuant la déduction complémentaire si le prorata augmente de +5% ;

soit en effectuant le reversement supplémentaire si le prorata diminue de +5%.

Déclaration de prorata :

Les entreprises assujetties au Prorata sont tenues de déposer avant le 1 er avril de l’exercice N+1 une déclaration de prorata sur imprimé modèle contenant les mentions suivantes :

le prorata établi sur un imprimé-modèle avec les éléments utilisés pour le calcul de ce prorata

le prix d’achat ou de revient TVA incluse de l’ensemble des biens inscrits dans un compte d’immobilisation acquis au cours de l’année précédente.

Section 4 : La TVA non récupérable

C’est une TVA que l’entreprise a payée et versée mais qu’elle ne peut pas récupérer conformément à la Loi. Cette TVA concerne les biens, produits, matières et services suivants :

1. Les biens, produits, matières et services non utilisés par les besoins d’exploitation.

2. Les immeubles et locaux non liés à l’exploitation.

3. Les véhicules de transports de personnes à l’exclusion de ceux utilisés pour les besoins du transport public ou collectif du personnel des entreprises (voiture de tourisme)

4. Les produits pétroliers non utilisés comme combustibles, matières ou agents de fabrication à l’exclusion du Gasoil :

a. utilisé pour les besoins d’exploitation des véhicules de transport collectif routier ou ferroviaire des personnes et des marchandises ainsi que le Gasoil ;

b. utilisé pour les besoins de transport routier des marchandises par les assujettis pour leur compte et par leurs propres moyens,

NB : Car la TVA sur ce gasoil est désormais récupérable pour toutes ces catégories mais jamais pour les voitures de tourisme selon l’adage L’accessoire suit le principal».

5. Les achats et prestations revêtant un caractère de libéralités. On peut prendre comme exemple ici les cadeaux.

6. les frais de mission, réception ou de représentation (TVA sur Hôtels-restaurants)

7. Les opérations énumérées au b) du 3° de l’article 99 comme les prestations et services rendues par

99 comme les prestations et services rendues par Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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tout agent démarcheur ou courtier d’assurance (TVA à 14%)

8. Les opérations de livraison portant sur les produits, ouvrages et articles visés à l’article 100 (soit la vente de vins, d’or et d’argent).

9. 50 % du montant de la taxe ayant grevé les achats, travaux ou services dont le montant est égal ou supérieur à 10 000 DH et dont le règlement n’est pas justifié par un chèque bancaire non endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou virement bancaire. Ces conditions ne sont pas applicables cependant aux achats d’animaux vivants et aux produits agricoles non transformés C’est ainsi que tout achat en espèces à partir de 10.000 entraîne la perte de la moitié (1/2) de la TVA y compris des avances faites sur des factures payées finalement par chèque.

Section 5 : les déclarations

Il y a 2 types de déclarations : trimestrielles et mensuelles.

la déclaration mensuelle (Rose) est obligatoire :

1. Si le chiffre d’affaires est >= à 1.000.000 dirhams,

2. pour toute personne n’ayant pas d’établissement au Maroc

la déclaration trimestrielle (Bleue) est conseillée :

1. Si le chiffre d’affaires est inférieur à 1.000.000 dirhams,

2. Pour les nouveaux redevables TVA pour l’année en cours,

3. Pour les contribuables exploitant des établissements saisonniers ou exerçant une activité

saisonnière. La loi précise que pour bénéficier du régime de la déclaration mensuelle, il faut déposer chaque année avant le 31 janvier une demande. Or, la déclaration mensuelle n’est pas économique pour l’entreprise qui n’y est pas obligée. Car au lieu de profiter de la trésorerie générée par la TVA pendant 3 mois, on doit payer cette taxe tous les 19 jours à compter de 2011

Relevé détaillé des déductions :

La déclaration de la TVA doit être accompagnée d’un relevé détaillé comportant les renseignements suivants indispensables : références des factures, désignation exacte des biens et services ou travaux et leur valeur, le numéro de l’identifiant du fournisseur, son nom et, éventuellement son adresse, le montant de la TVA figurant sur la facture ou mémoire, le mode de paiement et sa référence.

Section 6 : Recouvrement de la TVA

Paiements spontanés :

Les contribuables imposés sous le régime, soit de la déclaration mensuelle soit de la déclaration trimestrielle, doivent souscrire spontanément une déclaration qu’ils doivent déposer soit avant la 20 du mois suivant (depuis le 1/1/2011) de la déclaration mensuelle, soit avant le 20 du mois suivant le trimestre (depuis le 1/1/2011) de la déclaration trimestrielle. Si la différence entre la TVA facturée sur ventes et la TVA récupérable sur achats dégage un solde positif, ils doivent déposer en même temps que ladite déclaration le chèque correspondant. Dans le cas contraire, ils doivent signaler le crédit de TVA à récupérer lors de la prochaine période.

de TVA à récupérer lors de la prochaine période. Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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2éme partie :

L’IMPOT SUR LE REVENU (IR) DES SALAIRES

Sont considérés comme revenus salariaux au titre de l’IR, les traitements, les salaires, les indemnités et émoluments, les allocations spéciales et autres rémunérations allouées aux dirigeants, les pensions, les rentes viagères ainsi que les avantages en argent ou en nature

2-1 : Champ d’application et base de calcul

Exemptions de l’IR :

Ces exemptions sont les suivantes :

1. les indemnités destinées à couvrir les frais engagés ;

2. Les allocations familiales à raison de 200 DH pour chacun des 3 premiers enfants et 36 DH pour chacun des 3 autres servies par la CNSS ;

3. Les majorations de retraites ou de pension ;

4. Les pensions d’invalidité servies aux militaires et ayant causes ;

5. Les rentes viagères accordées aux victimes d’accidents ;

6. les indemnités journalières de maladie (IJM), d’accident et de maternité et les allocations décès servies par la CNSS ;

7. les indemnités de licenciement (légales), les indemnités de départ volontaire et toutes indemnités de dommages et intérêts servies par les tribunaux en cas de licenciement et ce, dans la limite fixée par le code du travail (article 41code) ;

8. Les pensions alimentaires ;

9. Les retraites complémentaires ;
10. les prestations servies dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie pour une durée au moins égale à 8 ans ;
11. La part patronale des cotisations retraites et CNSS ;
12. La part patronale des primes d’assurance groupe couvrant le risque de maladie, maternité, invalidité et décès ;
13. Les bons représentants de nourriture ou d’alimentation délivrés par les employeurs à leurs salariés dans la limite de vingt (20) Dirhams (10 DH avant 2008) par salarié et par jour de travail avec un maximum de 20% du salaire brut imposable. (Non cumulable avec indemnité chantier)
14. L’abondement, n’excédant pas 10% de la valeur de l’action, instauré par la loi de finances 2001 dans le cadre des « stocks options »permettant aux SA de proposer à leurs salariés l’achat de leurs propres actions à un prix inférieur à leur valeur réelle sous réserve du respect de certaines conditions ;
15. les salaires versés par la banque islamique de développement (BID) à son personnel ;
16.

l’indemnité de stage brute plafonnée à 6.000 DH pour une période allant du 1 er janvier 2006 au 31 décembre 2010 (prolongé par article 57 au 31 décembre 2012 par la loi de finances 2011) versé au stagiaire, lauréat de l’enseignement supérieur ou de la formation professionnelle, qui est recruté par les entreprises du secteur privé. Cette exonération est accordée pour une période de 24 mois, renouvelable pour une durée de 12 mois supplémentaire, en cas de recrutement définitif. Le stagiaire doit, néanmoins, être inscrit depuis au moins 6 mois à l’ANAPEC (agence nationale pour la promotion de l’emploi). Cette avantage n’est valable qu’une seule fois. En cas de dépassement, le stagiaire perd l’exonération.

cas de dépassement, le stagiaire perd l’exonération. Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales. 17° les bourses d’études. 2-2 : Détermination du revenu

17° les bourses d’études.

2-2 : Détermination du revenu imposable

I : Cas général : Le montant du revenu net imposable est obtenu en déduisant des sommes brutes payées :

l’un ou plusieurs des 17 éléments exonérés ci-dessus

les éléments visés à l’article 59 de la Loi, notamment les déductions pour charge de famille.

On distingue les pourboires (désormais soumis à la retenue à VRP, et les

rémunérations occasionnelles (avec 30% de retenue) en général et celle des enseignants en particulier (avec 17% de retenue)

II : Cas particuliers :

2-3 : Déductions

Sont déductibles des salaires bruts (article 56) :

I : les Frais inhérents à la fonction ou à l’emploi : (dits Frais Professionnels)

Ces frais(Frais professionnels) sont normalement au taux de 20% plafonnés à 30.000 DH/ an depuis le 1/1/2010 (soit 2.500 DH /mois) sauf taux supérieurs pour les professions suivantes :

- 25 % pour le personnel des casinos et cercles supportant des frais de représentation et de veillée ou de double résidence ; - 35 % pour les ouvriers d'imprimerie de journaux travaillant la nuit, ouvriers mineurs, les artistes dramatiques, lyriques, cinématographiques ou chorégraphiques, artistes musiciens, chefs d'orchestre - 45 % pour les journalistes, rédacteurs, photographes et directeurs de journaux, agents de placement de l'assurance -vie, inspecteurs et contrôleur des compagnies d'assurances des branche-vie, capitalisation et épargne, voyageurs, représentants et placiers de commerce et d'industrie, personnel navigant de l'aviation marchande comprenant : pilotes, radios, mécaniciens et personnel de cabine navigant des compagnies de transport aérien, pilotes et mécaniciens employés par les maisons de construction d'avions et de moteurs pour l'essai de prototypes, pilotes moniteurs d'aéro-clubs et des écoles d'aviation civile. - 40 % pour le personnel navigant de la marine marchande et de la pêche maritime. Pour le calcul de la déduction prévue au A ci-dessus le revenu brut imposable auquel s'applique le pourcentage s'entend non compris les avantages en argent ou en nature. Pour le calcul des déductions prévues ci-dessus, le revenu brut auquel s'appliquent les pourcentages s'entend du montant global des rémunérations acquises aux intéressés y compris les indemnités versées à titre de frais d'emploi, de service, de route et autres allocations similaires, exclusion faite des avantages en argent ou en nature.

II : les retenues supportées pour la constitution de pension ou de Retraite étrangers ; de 2% à 6% maximum dans le privé (CIMR ou compagnie d’assurance)

III : les retenues pour la prévoyance sociale

pour nationaux et

CNSS au taux de 4,29% plafonnées à 6.000 DH de

et CNSS au taux de 4,29% plafonnées à 6.000 DH de Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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salaire soit 6.000 x 4,29%= 257,40 DH de retenue maximale

IV : La part salariale des primes d’assurance groupes Maladie (Mutuelle) couvrant les risques maladies, invalidité et décès de 2% à 6% selon les compagnies d’assurances et selon l’effectif. Mais, si la société n’a pas de Mutuelle privée, elle doit faire cotiser obligatoirement son personnel à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) au taux de 2%

V : Le remboursement en principal + intérêts normaux des prêts obtenus, ou du coût d’acquisition et la rémunération convenue d’avance dans le cadre du contrat «Mourabaha» (Loi finances 2010) pour l'acquisition ou la construction des opérations de cession de logements sociaux à usage d'habitation principale dont la superficie couverte est comprise entre cinquante (50) et cent (100) m2 et le prix de vente n’excède pas deux cent cinquante mille (250.000) dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée (Loi de finances 2010).

2-4 : Calcul de la Paie

1- Temps du travail (d’après le code du travail)

Le nouveau Code du travail, promulgué par la loi n° 65-99, objet du dahir n° 1-03-194 du 11 septembre 2003, a été publié au BO n° 5.167 en version arabe (qui fait foi) le 8 décembre 2003 (et au BO du 6 mai 2004 en français). Il est entré en vigueur à compter du 7 juin 2004, soit un délai de 6 mois après la publication en Bulletin officiel du texte en arabe. Depuis l’application du nouveau Code du travail, le temps de travail a été réduit par l’article 184 :

dans les entreprises non agricoles de 2.496 heures par an à 2.288 heures par an sans diminution du salaire, soit 44h par semaine soit 2.288/12 mois = 190,66= arrondis à191Heures

dans les entreprises agricoles de 2.700 heures à 2.496 heures soit 48h par semaine.

2- Heures supplémentaires :

Elles sont admises par le nouveau code (article 196) pour faire face à «des travaux d’intérêt national ou à des surcroîts de travail» à condition de recevoir des indemnisations conformes à la loi. Elles sont payées en un seul versement en même temps que le salaire dû (article 198). Si ces heures sont réparties d’une «manière inégale sur l’année», on compte le supplément (article 199) :

à partir de la dixième (10é) heure incluse durant la journée (pour les analystes, les suppléments doivent être comptés au-delà de la 44ème heure pas semaine).

à partir de la 2.289éme incluse quand les heures sont calculées annuellement.

Quel que soit le mode de rémunération du salarié (Article 201), les heures supplémentaires donnent lieu à une :

Majoration de 25% si ces heures sont effectuées entre 6 h et 21 heures pour les activités non agricoles et entre 5 h et 20 h pour les activités agricoles ;

Majoration de 50% si elles sont effectuées entre 21h et 6 h du matin (c'est-à-dire la Nuit) pour les activités non agricoles et entre 20 h du soir et 5 h du matin pour les activités agricoles ;

Majoration de 50% si les heures sont effectuées le jour de repos hebdomadaire pour les activités non agricoles et 100% pour les activités agricoles ;

Majoration de 100% si les heures supplémentaires sont effectuées un jour férié.

3 : Prime d’ancienneté :

C’est la seule prime rendue obligatoire Elle est, fixée par l’article 350 du Code du travail à :

+5% du salaire versé après +2 ans de service

+10% du salaire versé après +5 ans de service

+15% du salaire versé après +12 ans de service

+20% du salaire versé après +20 ans de service

+25% du salaire versé après +25 ans de service

NB : Ledit article précise, cependant, que l’obligation de payer la prime d’ancienneté est faite sauf dans le

de payer la prime d’ancienneté est faite sauf dans le Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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cas de l’existence d’une clause du contrat de travail qui fixe le salaire d’après l’ancienneté, le règlement intérieur ou une convention collective, normalement plus avantageuse.

4 : Historique du S.M.I.G durant la dernière décennie

Double augmentation 2004 de 5%+5% :

Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui était de 7, 98 DH par heure avant le 1 er juillet 1999 est passé à 8,78 DH par heure depuis le 1/7/1999 avant de connaître une double augmentation avec la mise en application du nouveau code du travail. En effet, depuis le 7 juin 2004, on assista une double augmentation du SMIG de :

+5 %, d’abord le faisant passer de 8,78 Dh à 9,22 Dh l’heure

+5 %, enfin, à compter du 1 er juillet 2004 faisant passer le SMIG horaire de 9,22 à 9,66 DH l’heure,

et ce, suite aux accords tripartites du 30 avril 2003.

Double augmentation 2008/2009 : 5%+5%

C’est le décret 2-08-292 du 9 juillet 2008 publié au BO n°5654 du 7 août 2008 qui a fixé les augmentations du SMIG Horaire en 2008 comme suit :

une 1ére augmentation du SMIG de 5% faite à compter du 1 er juillet 2008 faisant passer le SMIG de 9,66 DH à 10,14 DH

une 2éme augmentation du SMIG horaire de 5% sera opérée le 1 er juillet 2009 pour le faire passer à

10,64 DH l’heure. Quant au SMAG agricole, il passe de 50 DH à 52,50 DH 1 er juillet 2008, soit 5% de plus, de 52,50 DH à 55,12 DH la journée à compter du 1 er juillet 2009, soit 5% de plus.

Textiles : 4 augmentations entre 2008 et 2011

Mais, comme en 2004, le secteur textile, tourné vers l’export et très concurrentiel, suivra, lui, des augmentations spéciales d’un total identique de 10% mais étalé en quatre (4) étapes sur 4 ans :

- une 1ére augmentation de 2,50% le 1 er juillet 2008 faisant passer le SMIG de 9,66 DH à 9,90 DH l’heure,

- une 2éme augmentation de 2,50% le 1 er juillet 2009 faisant passer le SMIG de 9,90 DH à 10,04 DH l’heure,

- une 3éme augmentation de 2,50% le 1 er juillet 2010 faisant passer le SMIG de 10,04 DH à 10,39 DH l’heure,

- une 4éme augmentation de 2,50% le 1 er juillet 2011 faisant passer le SMIG de 10,39 DH à 10,64 DH l’heure. En juillet 2011 le SMIG sera identique dans tous les secteurs.

Double augmentation SMIG en 2011/2012 : 10%+5%

C’est le décret 2-11-247 du 1er juillet 2011 publié au BO n°5959 du 11 juillet 2011 (version arabe) qui a fixé les augmentations du SMIG Horaire pour le commerce, l’industrie, les services et l’agriculture :

- Le 1 er juillet 2011 : une 1ére augmentation du SMIG de 10% faisant passer le SMIG de 10,64 DH à 11,70 DH l’heure et une autre du SMAG le faisant passer à 60,63 la journée

- Le 1 er juillet 2012 : une 2éme augmentation du SMIG horaire de 5% pour le faire passer à 12,24 DH l’heure et une autre du SMAG le faisant passer à 63,39 DH la journée

6 augmentations SMIG pour le textile étalées sur 3 ans 2011-2013

Comme en 2008, le législateur a réparti l’augmentation du SMIG pour le textiles sur 3 ans à raison de 2 augmentations pas an :

- Le 1 er juillet 2011 : une 1ére augmentation du SMIG de 2,5% pour porter le SMIG à 10,91 DH l’heure.

- Le 1 er décembre 2011 : le SMIG sera porté à 11,17 DH l’heure

- Le 1ér juillet 2012 : le SMIG sera porté à 11,44 DH l’heure

- Le 1 er décembre 2012 : le SMIG sera porté à 11,70 DH l’heure

- Le 1 er juillet 2013 : le SMIG sera porté à 11,97 DH l’heure

- Le 1 er décembre 2013 : le SMIG sera porté à 12,24 DH l’heure

décembre 2013 : le SMIG sera porté à 12,24 DH l’heure Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
décembre 2013 : le SMIG sera porté à 12,24 DH l’heure Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Université Hassan II – Casablanca Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.
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Augmentation des allocations familiales :

Les allocations familiales ont été augmentées de 33% à compter du 1 er juillet 2008, passant de 150 DH à 200 DH par enfant pour chacun des 3 premiers enfants (pas de changement pour les 3 autres toujours, le 4é, le 5é et le 6é me enfant à 36 DH chacun).

5: Les différents types de salaires

On distingue le salaire de base du salaire brut et du salaire imposable : :

1. SALAIRE BRUT= SALAIRE DE BASE + indemnités+ primes+ heures supplémentaires.

2. SALAIRE IMPOSABLE = Salaire brut - Retenues exonérées (CNSS +Retraite +Mutuelle + frais professionnels)

3. SALAIRE NET= Salaire brut retenues réelles (CNSS + Mutuelle+ retraite+ IRT etc.)

2-5 : Principales retenues sur salaires :

On distingue quatre (4) principales retenues sur salaires

1.

Retenue de la CNSS obligatoire (taux de 4,29% sur un salaire plafonné à 6.000)

2.

Retenue de la Retraite (facultative pour le Patron) au taux convenu avec la Caisse de retraite (CIMR ou autres compagnies d’assurances) de 3% à 6%

3.

Retenue de la Mutuelle (obligatoire depuis l’avènement de l’AMO) au taux en vigueur avec la compagnie d'assurance ou Retenue obligatoire de 2% au titre de l’assurance maladie obligatoire (AMO) si l’entreprise n’est pas affiliée à une mutuelle privée, c'est-à-dire à une Compagnie d’assurances.

4.

L'impôt sur le Revenu (IR), qui est une retenue obligatoire sauf si le salaire n’atteint pas le minimum imposable ; La loi permet également de déduire du salaire brut pour le calcul de l'IR deux (2) autres retenues :

5.

le Remboursement en principal +Intérêts normaux des prêts pour la construction ou l'acquisition de logements économiques ou sociaux ;

6.

Les intérêts (TTC) des prêts accordés pour l'acquisition ou la construction de logements à usage d'habitation principale et ce, dans la limite de 10% du revenu imposable.

2-6 : Barème IR applicable le 1 er janvier 2010

C'est un impôt sur salaire retenu à la source par l'employeur et réglé par ce dernier à la perception du quartier le mois suivant. L'IR est calculé à partir du montant imposable. Mais, pour le calcul de l’IR, le salarié bénéficie d’une exonération d’impôts de 20% au titre des frais professionnels, plafonnés à 30.000 DH par an soit 2.500 DH par mois, comme expliqué ci-dessus depuis le 1 er janvier 2010.

Le barème mensuel de l’I.R, inchangé depuis le 1/7/99, a été modifié à 3 reprises par le Code général des impôts (CGI) à compter du 1 er janvier 2007, du 1 er janvier 2009 et du 1 er janvier 2010

du 1 e r janvier 2009 et du 1 e r janvier 2010 Mohamed SOUAIDI ………Licence
du 1 e r janvier 2009 et du 1 e r janvier 2010 Mohamed SOUAIDI ………Licence
Université Hassan II – Casablanca Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.
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Barème de l’IR Mensuel du 1/1/ 2007 au 31/12/2008

 

Tranches

 

Taux

 

Somme à déduire

 

1

0 -

2.000

0%

 

0

2

2.001

à 2.500

15%

 

-300

 

3

2.501

à 3.750

25%

 

-550

 

4

3.751

à 5.000

35%

 

- 925

 

5

5.001 à 10.000

40%

 

-1.165

 

6

+10.000

 

42%

 

-1.375

 

Barème de l’IR Mensuel du 1/1/ 2009 au 31/12/2009

 
   

Taux

 

Somme à déduire

 

1

 

0 -

2.333

0%

 

0

2

 

2.334

à 3.333

12%

 

-279,96

 
 

3

 

3.334

à 4.166

24%

 

-679,92

 
 

4

 

4.167- 5.000

 

34%

 

- 1.097,22

5

 

5.001-12.500

 

38%

 

-1.297,60

6

 

+12.500

 

40%

 

-1.548,00

 

Barème IR Mensuel à compter du 1 er janvier 2010 à ce jour

   

Tranches

 

Taux

 

Somme à déduire

1

 

0 à 2.500

 

0%

 

0

2

 

2.501

à 4.166

10%

 

-250

3

 

4.167

à 5.000

20%

 

-666,67

4

 

5.001

à 6.666

30%

 

-1.166,67

5

 

6.667 à 15.000

 

34%

 

-1.433,33

6

 

+15.000

 

38%

 

-2.033,33

Remarques :

1. Taux spéciaux : Les rémunérations et indemnités versées à des personnes ne faisant pas partie du personnel permanent de l'entreprise sont soumises à l'IR au taux de 30% non libératoire de la déclaration de revenu global (ex 9.000) sauf les vacations versées à des enseignants vacataires qui sont soumises, elles, à 17% libératoire de toute déclaration. ;

2. Déductions pour charges de famille : L'impôt calculé selon le barème ci-dessus est l'IR célibataire. Pour les contribuables mariés avec ou sans enfants, il faut déduire en plus des retenues pour charges de famille appelées "Déductions" à raison de 30 DH par personne à charge avec un maximum de SIX (6) déductions par contribuable, soit un conjoint et cinq enfants. En effet, la loi sur l'IR accorde un maximum de 2.160 DH par salarié par an soit (2.160 : 6=180 DH ) ou 6 déductions x 30 DH x 12 mois =2.160 DH.

3. Bien entendu, les enfants au delà des cinq premiers ne sont pas pris en compte. Et, les enfants de + 21 ans ne sont pris en compte sauf s’ils poursuivent leurs études (maximum 25 ans)

sauf s’ils poursuivent leurs études ( maximum 25 ans ) Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
sauf s’ils poursuivent leurs études ( maximum 25 ans ) Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Université Hassan II – Casablanca Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.
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CHARGES PATRONALES CNSS, AMO et OFPPT

 
 

Part

Part

Total

Observation

Salariale

Patronale

1- Allocations Familiales

0

6,4%*

6,4 %

Salaire brut

2- Prestations Sociales

4,29%

8,60%

12,89%

Sal. plafonné à 6.000 DH

3- Taxe Formation Prof.

0

1,60%

1,60%

Salaire brut

4- AMO seule

2%

3,50%*

5,50%

Salaire brut

Sous/total

6,29%

19,70%

25,99%

 

OU

4 bis- AMO si Mutuel. Privée

0

1,50%

1,50%

Salaire brut

TOTAL

6,29%

20,10%

26,39%

 

Rappel des règles de calcul de la Paie :

1-

Salaire brut

Salaire de base+ heures supplémentaires. + primes+ indemnités diverses

2-

Salaire

Salaire brut - retenues exonérées (CNSS +Mutuelle + Retraite + Frais professionnels de 20% ou plus plafonnés à 2.500 DH)

imposable

3-

Déductions

30 DH par personne à charge avec un maximum de 6 personnes y compris le conjoint

pour

charges de

famille

4-

IR célibataire

Salaire imposable x Barème IR mensuel (Taux somme à déduire)

5-

IR marié…

IR Célibataire- déductions pour charges de famille (30 DH x nombre de déductions pour charge de famille- Maximum 6 déductions )

6-

Net………

Salaire brut- Retenues réelles (CNSS + Mutuelle + Retraite + IR marié + etc.)

7-

Allocations

200 DH pour chacun des 3 premiers enfants (1 er , 2é et 3é) et 36 DH pour chacun des 3 enfants suivants (4é, 5é et 6é) payées désormais directement aux salariés

familiales

8-

Net payer

Salaire net + Allocations familiales servies par la CNSS.

Salaire net + Allocations familiales servies par la CNSS. Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Salaire net + Allocations familiales servies par la CNSS. Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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3éme partie :

L’IMPOT SUR LES SOCIETES (IS)

L’impôt sur les sociétés (IS) a remplacé à partir du 21/01/87 l’ancien impôt sur le bénéfice professionnel (IBP). C’est le deuxième grand volet de la réforme fiscale entamé par la loi cadre de 1984. L’IS a, ainsi, été promulgué la première fois par la loi 24/86 publiée au B.O. 3873 du 21/1/87 avant sa fusion avec les autres impôts et taxes dans le cadre du Code général des impôts (CGI) en 2007.

3-1 : Champ d’application

L’IS est calculé sur l’ensemble des produits, bénéfices et revenus des sociétés et autres personnes morales assujetties.

3-1-1 : Personnes imposables à l’IS :

On distingue les personnes morales obligatoirement passibles de l’IS et les personnes passibles sur option :

A. Personnes obligatoirement passibles de l’I.S

1. Les sociétés quels que soient leur forme et leur objet (SA,SARL),

2. Tous les «établissements publics» et autres personnes morales se livrant à une exploitation à caractère lucratif,

3. les associations et les organismes légalement assimilés,

4. les fonds créés par voie législative ou par convention ne jouissant pas de la personnalité morale et dont la gestion est confiée à des organismes de droit public ou privé. L’imposition de l’IS est établie au nom de cet organisme gestionnaire.

5. Les Centres de coordination d’une société non résidente ou d’un Groupe international dont le siège est à l’étranger (toute filiale ou établissement d’une société ou groupe de sociétés).

B. : Personnes passibles de l’IS sur option :

Les sociétés en nom collectif (SNC) et les sociétés en commandite simple (SCS), ne comprenant que des personnes physiques ainsi que les sociétés en participation, peuvent sur option être soumis à l’IS conformément à l’article 2 du CGI.

3-1-2 : Personnes morales exclues de l’I.S

1.

Les sociétés en nom collectif (SNC) et les sociétés en commandité simple (SCS) ne comprenant que des personnes physiques ainsi que les associations en participation sont exclues de l’IS sauf si elles optent pour l’imposition à l’IS. Mais l’option devient irrévocable depuis la Loi de finances 2009 (article 2 du CGI). En somme, on ne peut plus revenir à l’IR.

2.

Les sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques ;

3.

Les sociétés à «objet immobilier», dites sociétés immobilières transparentes, quelque soit leur forme, dont le capital est divisé en parts sociales ou actions nominatives (Art.2) ;

4.

Les GIE définis par la loi 13-97 du 5/2/99 depuis 2001.

3-1-3 : Produits soumis à la retenue à la source

1.

les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés (visés à l’article 13 : dividendes, intérêts de capital, boni de liquidation, réserves mis en distribution) versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes physiques ou morales bénéficiaires, qu’elles aient ou non leur siège ou domicile fiscal au Maroc ;

2.

les produits de placement à revenu fixe (visés à l’article 14 : obligations, bons de caisse, intérêts des dépôts à terme et prêts et avances) versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes physiques ou morales bénéficiaires, qu’elles soient imposables, exonérés ou exclues du

, qu’elles soient imposables, exonérés ou exclues du Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
, qu’elles soient imposables, exonérés ou exclues du Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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3.

champ d’application et ayant au Maroc leur siège social, leur domicile fiscal ou un établissement ; les produits bruts (visés à l’article 15 : redevances diverses, commissions et honoraires etc ), versés, mis à la disposition ou inscrits en compte des personnes physiques ou morales non résidentes.

3-1-4 : Territorialité :

On distingue 2 cas :

1.

Qu’elles aient ou non un siège au Maroc, les sociétés sont imposables à raison de leurs produits, bénéfices ou revenus relatif :

aux biens qu’elles possèdent, à l’activité qu’elles exercent et aux opérations lucratives qu’elles réalisent au Maroc, même à titre occasionnel ;

dont le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu d’une convention tendant à éviter la double imposition ;

2.

les sociétés n’ayant pas leur siège au Maroc, dites «sociétés non résidentes» sont imposables à raison des produits bruts (visés à l’article 15) qu’elles perçoivent en contrepartie d’un travail ou service de leurs propres succursales ou établissement au Maroc soit pour le compte d’autres personnes physiques ou morales indépendantes, domiciliées ou exerçant une activité au Maroc.

3-1-5 : Exonérations de l’IS :

On distingue plusieurs types d’exonérations : à 100%, réductions permanentes, exonérations temporaires et réductions temporaires :

I : Exonérations et impositions (taux réduit) permanentes A : D’une manière permanente à 100 % :

1. Les associations sans but lucratif pour les opérations conformes à l’objet social sauf leurs établissements de ventes ou de services ;

2. la ligue nationale de lutte contre les maladies cardiovasculaires ;

3. la fondation Hassan II pour la lutte contre le cancer etc.

B : Exonération suivie d’imposition permanente au taux réduit :

1. les Entreprises exportatrices (depuis le 1/7/96) qui réalisent dans l’année un chiffre d’affaires à l‘exportation, bénéficient pour le montant dudit chiffre d’affaires de :

l’exonération totale (100%) de l’IS pendant une période de 5 années à compter de la 1ére opération d’exportation à l’exclusion des entreprises exportatrices des métaux de récupération ;

de l’imposition au taux réduit (Taux 17,50% à compter de 2008) au delà de cette période 5 ans.

2. les entreprises, autres que celles exerçant dans le SECTEUR MINIER, qui vendent à des

entreprises installées dans des plates formes d’exportation des produits finis destinés à l’Export, bénéficient, au titre de leur chiffre d’affaires réalisé avec lesdites plates-formes de :

l’exonération totale (100%) de l’IS pendant une période de 5 années à compter de la 1ére opération d’exportation.

l’imposition au taux réduit au delà de 5 ans (Taux 17,50% à compter de 2008) ;

leurs

établissements, pour la partie de la base imposable correspondant à leur chiffre d’affaires réalisé en devises dûment rapatriées par elles ou par le biais d’agences de voyages :

l’exonération totale (100%) de l’IS pendant une période de 5 années à compter de l’exercice au cours duquel la 1ére opération d’hébergement a été réalisée en devises ;

l’imposition au taux réduit au delà de cette période (Taux 17,50% en 2008).

Pour en bénéficier, il suffit pour cela, de produire en même temps que leurs déclarations fiscales, un état faisant ressortir pour chaque établissement:

3.

les

entreprises

hôtelières (depuis le 1 er

juillet

2000),

bénéficient,

au

titre

l’ensemble des produits correspondants à la base imposable

des produits correspondants à la base impos able Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
des produits correspondants à la base impos able Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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le chiffre d'affaires réalisé par chaque établissement ainsi que la partie de ce chiffre d’affaires exonérée totalement ou partiellement de l’IS. L’inobservation de ces conditions entraîne la déchéance du droit à l’exonération ou à la réduction outre les majorations prévues par la loi.

C : Exonération permanente de retenue à la source :

Les produits suivants sont exempts de la retenue à la source sous certaines conditions :

1

le produit des actions, parts sociales et revenus assimilés, à savoir : dividendes, sommes distribuées et provenant de prélèvements sur les bénéfices, les dividendes perçus tant par les organismes de placement collectif des valeurs mobilières (OPCVM) que par les organismes de placements en capital risque et les banques offshore ou holding offshore ainsi que ceux versées par les sociétés installées dans les zones franches etc;

2

les intérêts et autres produits similaires servis aux établissements de crédit, aux OPCVM, aux

fonds de placement collectifs en titrisation, aux organismes de placement de capital risque, aux titulaires des dépôts et autres placements effectués en monnaie étrangère convertible ;

3

les intérêts perçus par les sociétés non résidentes au titre des prêts consentis à l’Etat, des

dépôts en devises ou en dirhams convertibles, des prêts octroyés en devises pour une durée égale ou supérieur à 10 ans et des prêts octroyés en devises par la Banque BEI dans le cadre de programmes approuvés par le Gouvernement etc.

2

D : Imposition permanente au taux réduit (Taux 17,50% à compter de 2008) :

1. les entreprises minières exportatrices bénéficient d’une réduction au taux réduit de l’IS à

partir de l’exercice au cours duquel la 1ére opération d’exportation a été réalisée. Les entreprises minières qui vendent à des entreprises qui les exportent bénéficient de la même réduction ;

2. les entreprises ayant leur domicile fiscal ou leur siège social dans la province de Tanger et y

exerçant une activité principale, bénéficie d’une réduction au taux réduit de l’IS.

II : Exonération et imposition au taux réduit temporaire :

A : Exonération suivie de l’imposition temporaire au taux réduit :

1. les entreprises qui exercent dans les zones franches d’exportations bénéficient de :

- l’exonération totale (100%) de l’IS pendant les 5 premières années à compter de la première opération d’exportation ;

pendant les 20

exercices consécutifs suivants ; Toutefois, les entreprises intervenant dans le cadre d’un chantier de travaux ou de montage dans lesdites zones sont soumises au taux de droit commun.

- la réduction au taux réduit prévu à l’Article 20 de la loi, soit 8,75%,

2.

l’agence spéciale Tanger- méditerranée etc.

B

: Exonérations temporaires :

1. les revenus agricoles tel que défini par la loi sont exonérés jusqu’au 31 décembre 2013 ( Loi de finances 2009) ;

2. les titulaires de toute concession d’exploitation de gisements d’hydrocarbures bénéficient de l’exonération totale (100%) de l’IS pendant les 10 premières années à compter de la date de la

concession ;

3. les centres de gestion de comptabilités agréés sont exonérés de

l’agrément.

C : Réduction temporaire au taux réduit pendant 5 ans,

l’IS pendant 4 ans suivant

1 la réduction est accordée pour les entreprises installées dans certaines préfectures ou

provinces déterminées par le décret n° 2-98-520 du 30/6/1998 (BO 4599 bis du 1/7/98), à savoir : Al

Hociema, Berkane, Jerada, Nador, Oujda-Amgad, Taounate, taourirt, Taza, Tétouan, Chefchaouen, Larache, Tanger Assilah, Beni Makada, Tata, Smara, Boujdour, Guelmim,

Assilah, Beni Makada, Tata, Smara, Boujdour, Guelmim , Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Assilah, Beni Makada, Tata, Smara, Boujdour, Guelmim , Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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Oued Dahab, Tan Tan,

La principale condition est que les opérations de travaux et de vente de biens et services effectuées soient effectuées exclusivement dans les dites préfectures et provinces

Sont exclus de cette exonération : les établissements stables des sociétés n’ayant pas leur siège au Maroc attributaires des marchés, les établissements de crédit, Bank Al Maghrib, Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), sociétés d’assurances et agences immobilières.

2 Les entreprises artisanales à travail essentiellement manuel ;

3 Les établissements privés d’enseignement ou de formation professionnelle. La même Réduction au taux réduit pendant 5 ans est accordé aux :

4 Promoteurs qui réalisent pendant 3 ans des campus d’au moins 150 chambres depuis la Loi de

dont la capacité d’hébergement

est au maximum de deux (2) lits par chambre et ce, pour les revenus provenant de la location de ces cités et campus universitaires, dans le cadre dune convention conclue avec l’Etat ;

D : Taux spécifiques entreprises Offshore :

finances 2009 (500 chambres avant 2008, 250 chambres en 2008)

1. les Banques offshore sont soumises :

soit à un taux spécifique de 10% pendant les 15 années ;

soit au taux forfaitaire de 8% du montant HT TVA des marchés.

Après, ces banques seront taxées au taux de droit commun.

2. Les sociétés «Holding offshore» sont imposées forfaitairement à 500 dollars US par an pendant

15 ans, libératoire de tous impôts

Conditions d’exonérations :

C’est l’article 7 de la loi qui fixe les conditions des diverses exonérations.

1. Pour les coopératives, il faut que les activités bénéficiant de l’exonération se limitent à des matières premières auprès des adhérents et leur commercialisation ;

2. ou si le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 5 millions DH hors taxes si elles exercent des activités de transformation ou de matières collectées auprès de leurs adhérents ;

3. pour les promoteurs immobiliers, ils doivent tenir une comptabilité séparée pour chaque programme de construction ou pour chaque cité ou campus et joindre :

deux exemplaires de la convention signé avec l’Etat et du cahier des charges.

Un état du nombre de logements sociaux réalisés ainsi que le montant du chiffre d’affaires.

Le même article décrète le non cumul des avantages.

3-2 : Base imposable

C’est à partir du résultat fiscal qu’est calculé l’impôt sur les sociétés (IS) d’un exercice après imputation, s’il y a lieu, du déficit des 4 derniers exercices non prescrits. Cependant, la comptabilité générale ne fait ressortir que le résultat comptable, dégagé par le Compte de produits et Charges (CPC), qui est égal à la différence, entre la totalité des produits de la classe 7 et la totalité des charges de la classe 6. Les stocks sont évalués au prix de revient ou au cours du jour si le prix de revient lui est inférieur Pour calculer le résultat fiscal, il y a lieu de faire des redressements extracomptables dans le tableau de passage du résultat comptable au résultat fiscal (Tableau n°3) en :

ajoutant les réintégrations fiscales : c’est à dire toutes les charges déduites en comptabilité mais non admises sur le plan fiscal ;

retranchant toutes les déductions fiscales : c’est à dire les avantages accordés sur le plan fiscal mais non admis sur le plan comptable : Cas des abattements supprimées en 2009,

3-2-1 Produits imposables :

Pour le législateur, les produits imposables s’entendent :

1. des produits d’exploitation constitués par le chiffre d’affaires comprenant les recettes et les créances acquises, donc même non payées, la variation de stocks de produits de la classe 7, les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même, les subventions d’exploitation, les autres

elle- même, les subventions d’exploitation, les autres Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
elle- même, les subventions d’exploitation, les autres Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
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produits d’exploitation, les reprises d’exploitation et les transferts de siège.

2. des produits financiers constitués par les produits de titres de participations et autres titres immobilisés, les gains de change, les écarts de conversion constatés (augmentation des créances et diminutions de dettes qui sont évalués à la clôture de chaque exercice et qui sont imposables au titre de l’exercice de leur constatation), les intérêts courus et autres produits financiers, les reprises financières et les transferts de charges.

3. des produits non courants comprenant les produits de cession, en cours ou en fin d’exploitation, des immobilisations, les subventions d’équilibre et les autres reprises de subventions d’investissement, les autres produits non courants y compris les dégrèvements obtenus de l’administration, les reprises non courantes et les transferts de charges ;

4. les subventions et dons reçus de l’Etat, des collectivités locales ou des tiers. Mais, s’il s’agit de subventions d’investissements, la société peut les répartir sur la durée d’amortissement des biens financés par ladite subvention ;

5. Les opérations de pension.

3-2-2 Charges déductibles :

Ce sont des charges admises par le Fisc. Si elles sont justifiées par des factures, des tickets de caisse ou des pièces probantes, elles passent normalement dans les charges en augmentant ces dernières et en diminuant le bénéfice et, par voie de conséquence, l’impôt sur les sociétés (IS). Si ces charges ne sont pas justifiées et même si elles rentrent dans l’exploitation de la société, elles ne sont pas admises. Il faut donc les réintégrer pour diminuer les charges et augmenter le bénéfice et, par voie de conséquence, augmenter l’Impôt (IS ou IR). Dans tous les cas, ces charges déductibles comprennent:

I : les charges d’exploitation constituées par

A. les achats de marchandises revendus en l’état et les achats consommés de matières et produits ;

B. les autres achats externes engagées ou supportées pour les besoins de l’exploitation y compris :

1. les cadeaux publicitaires d’une valeur unitaire maximale de 100 DH portant soit la

raison sociale, soit le nom ou le sigle de la société, soit la marque de ses produits. Ce montant très bas oblige la plupart des PME qui ont besoin de faire des cadeaux à leurs clients, banquiers et fournisseurs à chercher à tricher sur la quantité pour respecter la loi.

2. les dons en argent ou en nature octroyés aux Habous publics et à l'entraide nationale, aux associations reconnues d’utilité publique (Dahir 15/11/58) et aux œuvres sociales des entreprises publiques et privées ainsi qu’aux œuvres sociales des institutions qui sont autorisées par la loi qui les institue, dans la limite de 2 %0 (deux pour mille) du chiffre d’affaires ;

C. Les impôts et taxes à la charge de la société, y compris les cotisations supplémentaires émises au cours de l’exercice, à l’exception de l’I.S, de la TVA, et de l’IR ;

D. Les charges du Personnel (charges salariales et patronales) y compris les aides au logement, les indemnités de représentation et les autres avantages en argent ou en nature accordés ;

E. les autres charges d’exploitation ;

F. les dotations d’exploitation comprenant :

1° les dotations aux amortissements

a. des immobilisations en non valeur qui doivent être amortis sur 5 ans (20%) à compter du 1 er exercice de leur constatation. Avant 2007, on pouvait les amortir en totalité sur le 1 er exercice.

b. des biens corporels et incorporels dans la limite des taux admis par les usages de chaque

profession, industrie ou branche d’activité (en réalité ce sont les taux admis par le Fisc). L’amortissement est déductible à partir du 1er jour du mois d’acquisition. La société peut toutefois différer l’amortissement jusqu’au jour de l’utilisation effective pour les biens meubles non utilisés immédiatement. I L’amortissement est calculé sur la valeur d’origine hors TVA sauf si la TVA n’est pas récupérable comme c’est le cas des voitures de tourisme. Toutefois, le taux d’amortissement des véhicules de transport de personne ne peut être inférieur à 20 % l’année et la valeur totale fiscalement déductible répartie sur 5 ans ne peut être supérieure à 300.000 DH par véhicule, toute taxe comprises. En cas de cession ou de retrait, les profits et plus values sont calculés en tenant compte de la valeur nette comptable

sont calculés en tenant compte de la valeur nette comptable Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
sont calculés en tenant compte de la valeur nette comptable Mohamed SOUAIDI ………Licence Professionnelle………
Université Hassan II – Casablanca Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.
Université Hassan II – Casablanca
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales.

(VNA) à la date de la cession.

La valeur d’origine est constituée par :

le coût d’acquisition comprenant le prix d’achat + les frais de transport, d’assurances, droit de douane et frais d’installation ;

le coût de production pour les immobilisations produites par l’entreprise ;

la valeur d’apport et la valeur contractuelle figurant sur le contrat ;

la contre valeur du bien acquis en devises.

En cas de leasing ou de location des véhicules de transport de personnes, la part de la redevance ou montant de location supportée par l’utilisateur et correspondant à l’amortissement au taux 20 % par an sur la partie du véhicule excédant 300.000 DH n’est pas déductible pour la détermination du résultat fiscal. Cette limitation ne s’applique pas cependant pour les locations n’excédant pas 3 mois non renouvelable et pour les véhicules utilisés pour le transport public, utilisés pour le transport collectif du personnel et scolaire, utilisés par les entreprises de locations conformément à leur objet et par les ambulances. En cas de non comptabilisation de la dotation, la société perd le droit de déduire la dite annuité sur le résultat du dit exercice et des exercices suivants. (Avant 2007, la société conservait le droit de pratiquer cette déduction à partir du 1er exercice suivant la période normale d’amortissement). Si le prix d’un bien amortissable a été compris par erreur dans les charges d’un exercice non prescrit,

la situation de la société est régularisée et les amortissements pratiqués à partir de l’exercice qui suit l’exercice de régularisation

2° les dotations aux provisions :

Elles sont constituées en vue de faire face soit à la dépréciation des éléments de l'actif, soit à des charges ou des pertes non encore Réalisées et que des évènements en cours rendent probables. De plus, les charges et les pertes doivent être nettement précisées quant à leur nature et doivent permettre une évaluation approximative de leur montant. Cependant, la dotation aux provisions pour créances douteuses La déductibilité de la provision pour créances douteuses, dit la loi, est conditionnée par l’introduction d’un recours judiciaire dans un délai de douze (12) mois suivant celui de sa constitution. Lorsque, au cours d'un exercice comptable ultérieur, ces provisions reçoivent, en tout ou en partie, un emploi non conforme à leur destination ou deviennent sans objet, elles sont rapportées au résultat dudit exercice. Lorsque la régularisation n'a pas été effectuée par la société elle-même, l'administration procède aux redressements nécessaires. Toute provision irrégulièrement constituée, constatée dans les écritures d'un exercice comptable n