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n 14

http://www.electronique-magazine.com
http://www.electronique-magazine.com
L’ELECTRONIQUE PAR LA PRATIQUE n 14

J UILLET 2000
JANVIER 2000

Vidéo :
Générateur
de signaux vidéo

Audio :
Booster 70 W
pour la voiture...
ou le salon

Informatique :
Séquenceur
N° 14 - JUILLET 2000

4 voies
pour caméras
France 27 F – DOM 35 F
EU 5,5 € – Canada 4,95 $C
SOMMAIRE
Edito .................................................................................................... 5 Un booster 70 watts classe H .................................................... 48
Voici revenu le temps des vacances. Vous, nous, la Poste… Pour la voiture… ou le salon

Shop’ Actua ...................................................................................... 6


Voici un amplificateur audio de puissance réalisé
à l’aide d’un seul circuit intégré fabriqué par Phi-
Toute l’actualité de l’électronique… lips. Le TDA1562 dispose d’un étage amplificateur
dynamique. Normalement, il débite 20 watts sur 4
Informatique pour électroniciens .............................................. 10 ohms, mais en présence de pointes, lorsque le
5ème partie : Programmation du microcontrôleur PIC volume de la musique monte brutalement, il fournit jusqu’à 70 watts,
pour le séquenceur vidéo 4 voies donnant l’impression de disposer d’un amplificateur considérablement
Si vous nous avez suivis depuis le début du déve- plus puissant.
loppement de notre prototype, vous devez avoir
entre les mains le circuit imprimé habillé de tous
ses composants. Toutefois, l’emplacement du
Une pointeuse automatique par transpondeurs (4) ............ 54
4ème partie et fin : Le programme de gestion
microcontrôleur est toujours vide ! Nous allons, ce Nous concluons, avec cet article, notre description
mois-ci, réaliser le programme de gestion du séquenceur et ainsi com- d’une pointeuse automatique par transpondeurs.
mencer les premiers tests de fonctionnement. Il s’agit du programme utilisé pour la gestion du
système. Via l’interface PC, et grâce à ce pro-
Un lecteur-enregistreur de cartes SIM .................................... 16 gramme, il sera possible d’écrire et de lire les don-
Dans cet article, nous voulons vous proposer un nées, de les traiter et de les imprimer.
projet qui fera le bonheur de tous les possesseurs
de téléphone cellulaires. En effet, par l’intermé-
diaire d’un ordinateur PC, il permet d’insérer rapi-
Microcontrôleurs PIC ............................................................ 70
10ème partie - Chapitre 2
dement des noms et des numéros de téléphone, La pratique : l’écriture de programmes
de les classer par ordre alphabétique ou bien par ville, de corriger les Nous continuons, avec ce deuxième chapitre de la
erreurs et d’éliminer les numéros obsolètes. En un mot comme en cents, 10ème partie, l’apprentissage de l’écriture des
vous pourrez gérer à votre guise l’annuaire téléphonique de votre GSM. programmes pour les microcontrôleurs PIC. Voici
Bien entendu, vous pourrez voir sur le moniteur de votre PC, tous les
encore trois programmes qui vous permettront de
numéros mémorisés dans n’importe quelle carte SIM.
mieux comprendre et de commencer à bien maî-
Une serrure électronique à clé "Button Key" .................... 26 triser les possibilités de la carte de test et par conséquent, la pro-
grammation.
Aujourd’hui, si vous devez remplacer une serrure
traditionnelle par une serrure électrique ou élec-
tronique, de très nombreuses solutions sont pos-
Cours d’électronique en partant de zéro (14) ...................... 68
Vous réaliserez d’abord une expérience, simple et
sibles. Basées sur des techniques diverses, mais
intéressante, qui a pour but de vous montrer com-
d’égale efficacité, chacune est spécifique pour telle
ment obtenir une tension électrique avec une
ou telle application. Il y a de quoi vous mettre dans l’embarras du choix.
tranche de citron. Précisons tout de même, avant
Nous vous proposons une serrure électronique de conception nouvelle,
d’aller plus loin, que la tension générée par cette
caractérisée par une très haute fiabilité de fonctionnement, pourvue, en
pile au citron a une puissance dérisoire, c’est-à-dire qu’elle ne fournit
outre, d’un système anti-sabotage capable d’activer une sirène ou un
qu’un courant très faible, incapable d’alimenter une radio, ou même
autre signal d’alarme dès lors qu’une personne non autorisée tente de
d’allumer une ampoule, aussi petite soit-elle. Cette expérience n’est
manipuler le système.
autre qu’une reprise de celle effectuée par Alessandro Volta en 1800,
Un générateur économique de signaux vidéo ...................... 36 lorsqu’il réussit à prélever la première tension électrique de sa pile rudi-
mentaire.
Remarquable et compact, ce générateur de mire Vous étudierez ensuite les interrupteurs et commutateurs.
a été étudié pour vérifier les moniteurs vidéo à Enfin, vous fabriquerez un petit gadget électronique qui vous permettra
entrée composite, les téléviseurs pourvus d’une de mettre en pratique les connaissances acquises tout en préservant
prise SCART (péritel), mais aussi les câbles le plaisir de l’amusement
coaxiaux utilisés dans les installations de télévi-
sion en circuit fermé. L’utilisation d’un microcontrôleur permet de pro-
duire une image avec un texte défilant et d’afficher l’heure.
Les Petites Annonces .................................................................... 77
Un interrupteur microphonique .................................................. 41 L’index des annonceurs se trouve page .................................. 78
R1
C1
R2 Une nouvelle rubrique. Nos lecteurs nous envoient
C3
CE NUMÉRO A ÉTÉ ROUTÉ À NOS ABONNÉS LE 21 JUIN 2000
7 IC1
3
une petite réalisation, si elle présente un intérêt
6
2
général, nous la testons et nous la décrivons. Nous
MICRO.

R3
4

commençons par un simple interrupteur micro-


R5 R6
HOT LINE TECHNIQUE
M R4
phonique (vox) qui permet d’exciter un relais avec Vous rencontrez un problème lors d’une réalisation? Vous ne trouvez
un coup de sifflet ou un battement de mains. pas un composant pour un des montages décrits dans la revue ?
UN TECHNICIEN EST À VOTRE ÉCOUTE
Pour vos achats, choisissez de préférence nos annonceurs. le matin de 9 heures à 12 heures : les lundi, mercredi et vendredi
sur la HOT LINE TECHNIQUE d’ELECTRONIQUE magazine au :
C’est auprès d’eux que vous trouverez
les meilleurs tarifs et les meilleurs services. 04 42 82 30 30
Le bon d’abonnement se trouve page 46
E D I T O
Voici revenu le temps des vacances !
Même si nous vous souhaitons autant de soleil que pos-
sible, n’oubliez pas votre fer à souder. Nous vous avons
concocté un numéro de début d’été dont la plupart des
montages ne nécessiteront pas de transporter tout le
labo !
Souvenez-vous que votre revue préférée paraît en août.
Vous la trouverez sur votre lieu de vacances. Pensez à
emporter tous vos anciens numéros pour les “éplucher”
tranquillement sous le parasol !

Vous, nous, la Poste…


Depuis deux mois, de nombreux abonnés ont reçu leur
revue avec du retard. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls
à subir ce désagrément car tous les éditeurs ont été
logés à la même enseigne.
Nous n’avons pas l’habitude de rejeter une quelconque
responsabilité sur qui que ce soit. Mais cette fois, la
coupe est pleine. Nous aurions apprécié que la Poste
communique sur les mouvements sociaux divers qu’elle
subit actuellement au lieu d’invoquer de sombres justifi-
cations à ses inadmissibles retards. La “glasnost” ne
semble pas avoir pénétré cette “administration”.
Nous avons donc décidé de ne pas rester silencieux.
Pour satisfaire nos abonnés et, bien entendu, pour leur
offrir un service de qualité, nous remettons les revues à
la Poste en moyenne 8 jours avant la mise en place chez
les marchands de journaux.
La Poste s’est engagée, auprès des éditeurs, à distribuer
ces revues en 4 jours ouvrables. Même si ces délais ne
sont que très rarement respectés, en temps normal,
l’abonné reçoit son magazine en moins de 7 jours, donc,
toujours avant les marchands de journaux.
Lors des mouvements sociaux, les revues “routées” sont
reléguées au “quatrième sous-sol”. En effet, lorsqu’il
faut résorber le retard, tout le courrier “normal” en souf-
france augmenté du courrier récent, passe avant elles.
Que chaque corporation défende ses intérêts, cela se
comprend parfaitement. La Poste, elle le dit d’ailleurs
haut et fort, est un service public. Nous aimerions
qu’elle le reste et qu’elle “assure”, à l’instar de ces sta-
tions “service” qui ont redécouvert ce que le mot “ser-
vice” voulait dire, pour le plus grand plaisir de l’automo-
biliste !
Le monde de la communication bouge vite, extrêmement
vite. La Poste a déjà perdu une bonne partie du marché
du petit colis. A très brève échéance, elle perdra le
transport du courrier pour cause d’Internet et de coût :
3 francs pour une lettre qui mettra entre 24 et 72 heures
pour atteindre son destinataire contre quelques cen-
times pour plusieurs dizaines de courriers qui arriveront à
destination en quelques secondes.
Les attentes de la clientèle évoluent, si la Poste n’ap-
prend pas très vite à y répondre, la concurrence s’instal-
lera sur tous ses secteurs d’activité et nous perdrons un
service public que de nombreux pays, parmi les plus
modernes, nous ont longtemps envié.

Electroniquement vôtre,
James PIERRAT, Directeur de publication
elecwebmas@aol.com
NOUVEAUTÉS

Shop’ Actua
Dans cette rubrique, vous découvri-
rez, chaque mois, une sélection de
nouveautés. Toutes vos informations
sont les bienvenues.
Shop’ Actua
ELECTRONIQUE magazine
BP29
35890 LAILLÉ

GRAND PUBLIC
LEXIBOOK T30 dont la portée est d’environ 100 m. mentation… Grâce à une seule pile au
L’émetteur se branche à la sortie de lithium CR2, il est possible de procéder
toute source audio chaîne Hi-Fi, TV, etc. à 720 relevés GPS d’une durée
L’équipement est doté d’un filtre anti- moyennne de 20 secondes. En fonc-
inter férences, permettant d’avoir un tionnement permanent, cette pile pour-
son clair en toutes circonstances. Trois rait ainsi durer 12 heures avec une
fréquences d’émission commutables mesure toutes les minutes… ou encore
garantissent la compatibilité avec 4 heures en acquisition “non-stop”.
d’autres dispositifs UHF présents dans L’EEPROM contient les éphémérides
l’entourage. Le casque, très confortable, des satellites ce qui évite, à chaque
ne pèse que 160 g équipé de son accu. changement de pile, d’avoir à réinitiali-
Il est doté de coussinets d’oreilles en ser complètement l’acquisition des don-
mousse anallergique. Son ali- nées. Par ailleurs, cela permet d’ef-
mentation est constituée d’un fectuer les mesures de position en
LEXIBOOK lance une nouvelle collection accu BA 151, offrant une moins de 4 secondes. GPS PATHFIN-
de jeux LCD de poche avec écran cou- autonomie de 4 heures, DER, c’est son nom, dispose également
leur et visualisation sur un miroir réflé- rechargeable directement d’un affichage rétro-éclairé, pour les
chissant. Les plus petits se glissent sur l’émetteur. La barouds nocturnes. Sa mémoire peut
dans la poche, les autres trouveront leur gamme de prix s’étend stocker jusqu’à 200 waypoints, chacun
place dans le cartable (pensez à la ren- de 690 FF (pour le RS d’eux pouvant recevoir un nom sur 14
trée !) ou dans un sac. S’adressant aux 30) à 1 590 FF. caractères pour accompagner ses lati-
enfants de 6 ans et plus, ils les embar- www.sennheiser.com ◆ tude et longitude. Les routes sont éga-
quent dans le monde magique de Walt lement mémorisées (100 points) avec
Disney, les mettant, suivant le jeu, dans datation aux points de passage. Son
la peau de Mickey, Donald ou Picsou. CASIO affichage montre la position présente,
Alimentés par une ou deux piles AG13 les waypoints, les paramètres de navi-
fournies, protégés par des boîtiers aux gation sous forme graphique, direction,
couleurs vives, ils existent en version vitesse, etc. GPS PATHFINDER fonc-
porte-clés (79 FF) ou de luxe (99 FF). A tionne avec 8 satellites au maximum.
acheter avant de partir en vacances en La partie “horloge” est précise à +/-15
prévision d’éventuels jours pluvieux ! secondes par mois. L’affiche s’effec-
www.lexibook.com ◆ La puce qui contient toute l’électronique tue au format 12 ou 24 heures. Un
propre au fonctionnement d’un récep- calendrier est programmé jusqu’en
teur GPS n’est pas bien grande. Ce qui 2039. Elle dispose, par ailleurs, d’un
SENNHEISER prend de la place c’est l’alimenta- bipper horaire et d’une fonction
tion, l’affichage, les boutons “alarme” pour ne pas oublier de se
Des nouveaux réveiller le matin ! GPS PATHFIN-
de commande. Intégrée
dans un appareil déjà DER est un peu plus grosse
existant (téléphone qu’une traditionnelle montre bra-
mobile, par exemple), elle celet. Elle mesure 65,5 x 66,6 x
SENNHEISER met à la portée de tous le transforme rapidement 29,6 mm et pèse, équipée de sa
les amateurs de Hi-Fi, une nouvelle en vrai GPS. CASIO a réussi pile, 138 g. Elle résiste aux écla-
gamme de casques en technologie radio le tour de force consistant à boussures mais n’est pas entière-
UHF, les RS 30, RS 40, RS 60 et RS intégrer cette puce dans une ment étanche. Son bracelet comporte
80. Ainsi, le RS 30, d’un prix très abor- montre bracelet ! Outre l’exploit un dispositif de sécurité évitant de
dable, se compose d’un casque récep- que constitue cette opération, il y avait perdre le précieux objet.
teur stéréo HDR 30 et d’un émetteur un problème de taille à résoudre : l’ali- www.casio.com ◆

ELECTRONIQUE 6 magazine - n° 14
NOUVEAUTÉS

GRAND PUBLIC LIBRAIRIE


ZIC3 Comprendre

par la simulation
VUIBERT
Compatible PC ou Mac, vement, il n’y a ni pleu-
Zic3 est un lecteur-enre- rage ni scintillement à
gistreur de MP3 fabri- craindre lors de l’écoute,
qué en France. dans toutes les situa-
tions : jogging, VTT, etc.
Au look sympa, sa cou- Alimenté par deux piles alca-
leur jaune rappelle celle du soleil. Il est lines de 1,5 V, le Zic3 peut évidemment
léger (90 g), compact (10 x 40 x être relié à votre chaîne Hi-Fi ou votre
60 mm), solide et simple à utiliser. Il autoradio. Il est livré avec des écou-
permet des enregistrements musicaux teurs, un câble de raccordement pour
de grande qualité, à par tir d’Internet PC, pour Mac, un CD-ROM avec logiciel
ou d’un CD, et restitue un son numé- de compression (pour faire vos propres
rique parfait. enregistrements), un mini CD conte-
nant des échantillons de musiques
Le support d’enregistrement est consti- MP3, une housse en Néoprène, un sup-
tué de car tes multimédia interchan- port de carte multimédia.
geables et réenregistrables et ce, jus-
qu’aux capacités de 4 Go annoncées Il est vendu sans carte pour 990 F et,
pour un futur proche. suivant la capacité de la carte choisie, Cet ouvrage de Serge DUSAUSAY
entre 1 390 F et 2 290 F. couvre deux domaines : l’électronique
Aucune pièce mobile n’étant en mou- www.axilium.fr/zic3/ ◆ des courants faibles et l’automatique
(systèmes asservis). Il est séparé en
deux par ties : une étude de 43 cas
(chacun d’eux étant affecté d’une note
LABORATOIRE de difficulté de 1 à 5), analysés par
la simulation, couvrant des schémas
simples ou plus complexes et un
METRIX cours (en fait, 13 rappels de cours)
touchant aux amplis opérationnels,
systèmes bouclés, transistors,
boucles à verrouillage de phase, etc.
Une nouvelle surchauffe en De nombreux schémas, graphes et
gamme d’ali- cas de sur- courbes illustrent les 400 pages de
mentations de charge. Les ce livre. En préambule, l’ouvrage offre
laboratoire voit sor ties, dou- au lecteur une notice simplifiée de
le jour chez blement iso- PSPICE. Un index des mots clés rend
METRIX. Trois lées par rap- la consultation du livre par ticulière-
produits, avec por t au ment aisée. En effet, on aimera la syn-
une, deux ou secteur, s’ef- thèse hypertexte proposée au début
trois sor ties, fectuent par de chaque chapitre : mots clés,
qui ajoutent à des bornes notions de cours associées au cas
la légendaire de sécurité traité, autre cas ayant un rappor t
robustesse des matériels de la marque, “double puits”, même pour la prise direct. Comme il serait fastidieux de
légèreté, économie et modernité. Ces de terre. reproduire tous les modèles de simu-
alimentations sont équipées d’un trans- Tension et courant sont affichés par lation, un CD-ROM est fourni avec l’ou-
formateur torique à haut rendement qui des LED vertes à haute luminosité. Sur vrage. Il contient des versions d’éva-
réduit à la fois le volume et le poids et le modèle AX 503, la sor tie supplé- luation d’outils CAO (dont PSPICE) et,
dispense de l’utilisation d’un ventila- mentaire est réglable en tension, entre bien sûr, les fichiers correspondant
teur. Un exemple, l’AX 503 pèse 6 kg 2,7 et 5,5 V pour un courant de 5 A. aux exemples décrits. Destinés aux
contre 9,5 kg pour le modèle précé- Par ailleurs, pour les modèles 2 et 3 élèves en IUT d’électronique, licence
dent !). Leur technologie linéaire garan- voies (AX 502 et AX 503), les deux sor- et maîtrise EEA, écoles d’ingénieurs
tit stabilité et faible bruit. ties principales peuvent être couplées orientées vers l’électronique et for-
La sécurité de ces alimentations n’a en mode asservi ou en série. mation continue. Cet ouvrage, parti-
pas été oubliée : elles disposent Le modèle monovoie porte la référence culièrement dense, répondra sans nul
d’une limitation électronique du cou- AX 501. Les trois alimentations sont doute à leurs attentes. Il est en vente
rant en cas de cour t-circuit et d’un garanties 3 ans. dans la librairie ÉLECTRONIQUE au
contrôle de température évitant toute www.chauvin-arnoux.com ◆ prix de 210 F + 35 F de port.

ELECTRONIQUE 7 magazine - n° 14
NOUVEAUTÉS

DISTRIBUTEURS TECHNOLOGIE
GRIFO
Tout pour le tube plat de chez THOMSON

THOMSON multi- fait entre le masque et le verre, et


média appor te sont par faitement plats, à l’extérieur
une innovation comme à l’intérieur.
avec une nou-
velle génération Le tube MANTA a donc pour objectif
de tubes extra annoncé d’offrir aux fabricants de télé-
plats. Répon- viseurs la meilleure qualité d’image
dant aux des tubes de cette catégorie, l’utili-
attentes des sation d’un verre foncé assurant un
marchés exi- excellent contraste de l’image, le tout
geants (qualité sans distorsion dans les angles (ce
d’image, esthé- qui n’est pas le cas des écrans plats
tique des télévi- traditionnels).
seurs, etc.), ils
sont le dévelop- Nous verrons donc, sous peu, appa-
pement d’une technologie exclusive raître les premiers appareils équipés
baptisée “Tension Mask”, visant à de ces tubes, à la plus grande satis-
obtenir le parallélisme le plus par- faction des téléspectateurs exigeants.

Avez-vous déjà visité le site web de


GRIFO, notre fidèle annonceur ? KITS
Si vous êtes passionné par la pro-
grammation des microprocesseurs et
Module
avant d’envoyer,
microcontrôleurs, vous trouverez pro- pendant 1 seconde,
bablement votre bonheur parmi les un signal +5 V sur la
composants (EPROM, PAL, etc.), cartes, sor tie correspon-
kits de développements, claviers, dante. Pour complé-
accessoires, logiciels et documenta- Vu chez GOTRONIC, ce module (entiè- ter le montage, pré-
tion distribués par GRIFO. rement assemblé) permettant de voir un HP 8 ohms,
reconnaître jusqu’à 15 mots que un micro électret et 3 boutons pous-
En promotion récemment, un vous aurez enregistrés auparavant soirs. L’alimentation s’effectue en 5 V.
ensemble complet basé sur le 80c32, à l’aide d’un micro électret. Placé Ce module a pour dimensions 50 x 50
par exemple. Signalons que les dans le mode Stand-Alone, le module x 13 mm.
manuels des cartes peuvent être télé- attend la reconnaissance d’un mot www.gotronic.fr/ ◆
chargés au format PDF, ce qui permet
de se faire une idée quant à leurs pos-
sibilités. LOGICIELS
www.grifo.it/ ◆

E44 ELECTRONIQUE

toujours meilleur ! Une nouvelle référence


Prévu pour la mi-juillet, sur le site web La nouvelle version de la suite logi- sont déjà disponibles.
de E44 ELECTRONIQUE, une inter face cielle PROTEUS vous donne la pos- Proteus se décompose désormais en
“off-line” constituée d’un petit logiciel sibilité de simuler des circuits élec- trois gammes.
à télécharger pour gérer vos com- troniques complets, code processeur Proteus VSM : système de simulation
mandes, effectuer des recherches sur compris ! Vous pouvez désormais tes- virtuelle basé sur un noyau SPICE3F5
le catalogue, consulter des informa- ter votre futur circuit avec des LCD, adapté pour la simulation mixte.
tions complémentaires (textes, photos pavé numérique,… et processeur, en Proteus PCB : pour la conception de
et animations) tout en étant déconnecté anticipant sur sa fabrication. Le nou- vos schémas et circuits imprimés (ISIS
de l’Internet et dans la plus grande veau simulateur VSM (Virtual System et ARES).
confidentialité grâce au cr yptage des Modeling) autorise une exécution en Proteus Lite : gamme réduite avec tou-
informations relatives à vos carte ban- pas à pas du code assembleur jours plus de modules (oscilloscope,
caire et adresse… source. Des modèles pour les pro- analyseur logique, LCD,…)
www.e44.com ◆ cesseurs PIC16F8x, 8051 et 8052 www.multipower-fr.com ◆

ELECTRONIQUE 8 magazine - n° 14
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I N F O R M AT I Q U E
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Conception et réalisation
d'un prototype
5ème partie : Programmation
du microcontrôleur PIC
pour le séquenceur vidéo 4 voies

Figure 1 : Le prototype une fois câblé.


L’emplacement du microcontrôleur PIC reste encore vide…

Si vous nous avez suivis depuis le début du développement de notre


prototype, vous devez avoir entre les mains le circuit imprimé
habillé de tous ses composants. Toutefois, l’emplacement du
microcontrôleur est toujours vide! Nous allons, ce mois-ci, réaliser
le programme de gestion du séquenceur et ainsi commencer les
premiers tests de fonctionnement.

a conception d’un programme commence par une Bien qu’étant le langage le plus facile à se procurer, nous
sérieuse lecture des spécifications fonctionnelles n’utiliserons pas “l’assembleur” pour développer ce pro-
du cahier des charges (voir article p 8, revue n° 8). gramme. En effet, depuis la naissance de cette revue, un
C’est de là que toute la logique du programme cours très complet sur la programmation des PIC en lan-
sera élaborée. gage assembleur est donné en fin de chaque magazine.
Reprendre cette technique de programmation serait redon-
L’organigramme représenté en figure 2 présente le dérou- dant. Nous utiliserons plutôt un langage de programma-
lement que nous avions imaginé lors de la rédaction du tion évolué : Le Basic. La programmation des microcon-
cahier des charges. Cette base nous ser vira de point de trôleurs avec ce langage demande de disposer d’un
départ pour notre réflexion. “Compilateur Basic” pour obtenir au final un fichier de type

ELECTRONIQUE 10 magazine - n° 14
I N F O R M AT I Q U E

.HEX téléchargeable directement dans


le PIC. Nous utiliserons tout au long Résumé des parties parues dans les articles précédents :
de cet ar ticle le programme “Compi- Objectif : Réalisation d’un prototype à partir d’outils informatiques. Le système à réaliser est un
séquenceur vidéo 4 voies entrée, une voie sortie.
lateur Basic” de microEngineering Labs 1ere Partie (revue n° 8) : Définition du cahier des charges.
(Internet : http://www.melabs.com). 2ème Partie (revue n° 9) : Le schéma structurel (électronique) du système.
3ème Partie (revue n° 10) : La simulation de la partie audio du séquenceur.
4ème, 5ème et 6ème Parties (revues n° 11-12-13) : La réalisation du circuit imprimé
Toutefois, les parties critiques du pro-
gramme seront aussi fournies en lan-
gage assembleur pour satisfaire les 1er mot envoyé 5ème mot envoyé
plus calés. Dans tous les cas, il vous “C” Mode Voie Ct1 Ct2
faudra aussi vous munir impérative- Caractère 8 bits 8 bits 8 bits 8 bits
ment du “data sheet” du PIC16F84 de début Variable Mode Variable Voie Dizaine de Unité de la
(disponible sur Internet à l’adresse de trame seconde de la variable
http://www.microchip.com). 8 bits variable Ctemp. Ctemp.

Avant de se lancer dans l’explication du Trame de commande en provenance du PC.


programme, nous allons définir l’orga-
nisation des différentes données en Les mots Ct1 et Ct2 représentant res-
mémoire ainsi que le protocole de com- pectivement les dizaines et les unités
La zone de déclaration
munication entre le PC et le séquenceur. de la variable Ctemp. des constantes
et des variables
La variable Ctemp devra être reconsti-
L’organisation tuée de la façon suivante : Comme pour tout programme, les pre-
des données mières lignes ser vent à définir les
Ctemp = 10 x Ct1 + Ct2. constantes et les variables utilisées
Afin d’assurer une logique dans la struc- dans la suite du programme. Pour les
ture du programme, nous allons utiliser A réception, le séquenceur devra constantes, la déclaration se résume
trois variables principales stockées en mémoriser ces trois valeurs dans les aux trois adresses en EEPROM des
EEPROM interne pour définir à tout variables définies précédemment trois variables principales.
moment “l’état de fonctionnement” du (Mode, Voie, Ctemp) puis envoyer l’ac-
séquenceur. L’utilisation de l’EEPROM cusé de réception “OK”. Les variables sont, quant à elles, plus
assure un maintient des informations nombreuses. On trouve notamment V1,
de fonctionnement, même après une Après avoir défini ces quelques élé- V2, V3 et V4 qui représentent des
coupure secteur. Nous définirons ces ments généraux, nous allons mainte- variables d’ordre “général” utilisées
trois variables de la façon suivante : nant détailler chaque étape de l’orga- sans fonction précisément définie. On
nigramme général. Vous pourrez suivre trouve ensuite “Tempo”, qui est utili-
Mode : variable qui indique le mode de le résultat en vous repor tant au pro- sée uniquement pour le comptage du
fonctionnement en cours. gramme final présenté en fin d’article. temps de séquencement et pour finir,
Valeur 00h : Mode automatique “Relais” qui permet de gérer
Valeur différente de zéro: Mode manuel. l’état des relais. Les deux
Voie : variable qui indique la voie active variables “RXPC” et “TXPC”
en mode manuel. sont définies par rapport à des
Valeur: de 01h à 04h: numéro de la voie. pattes du microcontrôleur :
Ctemp : variable qui indique le temps PORTB.0 (patte 6 du micro-
entre deux commutations dans le mode contrôleur) pour le premier bit
automatique. du por t B et PORTB.1 (patte
Valeur : 00h - FFh : temps en seconde. 7) pour le deuxième. Ces deux
signaux servant, bien entendu,
Ces trois variables auront les positions pour la gestion de la liaison
suivantes dans l’EEPROM interne : sérielle avec le PC.

Variables Adresse EEPROM interne


Mode 00h L’initialisation
Voie 01h système
Ctemp 02h
Si nous suivons le début de
l’organigramme présenté en
La communication figure 2, nous rencontrons un
avec le PC premier bloc intitulé “Initiali-
sation du système”. Nous
Comme dans toutes communications devons ici initialiser les diffé-
entre systèmes, il se doit de définir un rentes entrées/sorties, para-
protocole de communication pour assu- métrer le Timer et les inter-
rer un dialogue cohérent. Pour notre ruptions. Ceci reste toutefois
projet, nous utiliserons la simplicité en valable en langage assem-
définissant arbitrairement une trame Figure 2 : L’organigramme général de bleur, la programmation en
de commande générée par le PC en fonctionnement. Basic évite une grande partie
direction du séquenceur comme suit : de ces taches préliminaires.

ELECTRONIQUE 11 magazine - n° 14
I N F O R M AT I Q U E

Nous devons uniquement définir le port


A en sortie : soit “TRISA=0 ”. ;************************* Transmission sérielle *****************************
;* *
;* Routine de transmission série d’un caractère. *
Lecture du mode ;* La variable Regout contient les données à émettre *
;* DX est le bit du port A qui doit être utilisé pour l’envoi *
en cours et sélection ;* Count est une variable utilisée pour compter les bits *
du fonctionnement ;* *
;*****************************************************************************
Afin de permettre au système de
Xmtr movlw 8
reprendre un état cohérent après une movwf Conteur ; 8 bits à transmettre.
coupure secteur, la première tache à bcf Port_A,DX ; Envoi du bit de Start (DX=0).
effectuer dans le programme principal X_next call Delay ; On attend la longueur d’un bit.
est de lire le mode de fonctionnement rrf Regout ; Rotation pour faire basculer la donnée
du séquenceur avant la coupure sec- ; à transmettre dans la CARRY.
btfsc STATUS,CARRY ; Test du bit qui doit être transmis
teur. Pour cela nous devons simple- bsf Port_A,DX ; Le bit=1, on active la sortie (DX=1).
ment lire la variable “Mode” situé à btfss STATUS,CARRY
l’adresse 00h de l’EEPROM interne. bcf Port_A,DX ; Le bit=0, on désactive la sortie (DX=0).
Selon le résultat de la lecture, il fau- decfsz Conteur ; Si compteur = 0, alors on transmet le bit de Stop.
dra diriger le programme vers le label goto X_next ; Sinon, on transmet le bit suivant
“AUTO” ou “MANU”. La lecture de l’EE- ;
X_Stop bsf Port_A,DX ; Envoi du bit de stop (DX=1)
PROM est obtenue par la commande call Delay
basic “READ”. X_Over goto X_Over ; L’émission est finie…

;***************************** Réception **************************************


Le mode manuel ;*
(Label “MANU”) ;*
;*
Routine de réception série.
La variable RcvReg contient la donnée reçue
;* DR est le bit du port A utilisé pour la réception
Dans ce mode, nous devons commu- ;* Compteur est une variable utilisée pour compter les bits
ter la voie indiquée par une trame en ;*
provenance du PC. La première des ;******************************************************************************
taches est de lire la voie à activer puis ;*
d’enclencher le relais correspondant. Rcvr btfsc Port_A,DR ; Test du bit de Start (DX=0 ?).
goto Rcvr ; bit de Start non trouvé, on boucle…
Dans un second temps, le séquenceur movlw 8 ; bit de Start détecté
doit attendre l’arrivée d’une trame pour movwf Conteur ; On initialise le compteur de bit à 8.
effectuer les nouvelles consignes. Pour clrf RcvReg ; On initialise à 00h la variable de réception
détecter l’arrivée d’une trame, le pro- call Delay2 ; On attend une demi-période pour le positionner
gramme attend la réception du carac- ; au milieu du bit de Start.
Delay2=Delay1 / 2
tère “C”. Après détection, un saut au
R_next call Delay1 ; On attend le bit suivant (la longueur d’un bit).
sous-programme RECT permet de récu- bcf STATUS,CARRY ; On efface le bit de CARRY.
pérer les quatre données suivantes rrf RcvReg ; Positionnement du bit suivant
dans les variables V1, V2, V3 et V4 et btfsc Port_A,DR ; Le bit = 1 ou 0 ?
les stocker en EEPROM dans Mode, bsf RcvReg,MSB ; Le bit = 1, on actualise la variable
Voie et Ctemp. ; de réception
decfsz Conteur ; Dernier bit ?
goto R_next ; Non on continue
Comme nous pouvons le voir dans le R_Over goto R_Over ; Réception effectuée.
listing final, avant de mémoriser les
valeurs, nous enlevons les valeurs 30h Figure 3.
aux variables reçues : cette opération
ayant pour effet de convertir un chiffre
codé en ASCII en valeur numérique. Par simplifie énormément ces lignes de L’envoi du code d’acquittement ne
exemple, 33h en ASCII représente le programme par l’utilisation des com- posant pas de problème par ticulier,
chiffre 3. Pour les plus calés, le listing mandes Serin et Serout. nous traiterons plus particulièrement
de la figure 3 donne un exemple de rou- l’écriture en EEPROM. Une fois de plus
tine d’émission et de réception sérielle La routine DELAY doit être calculée de l’utilisation du langage basic simplifie
écrit en langage assembleur. Le basic façon à créer une temporisation égale les choses à travers les deux instruc-
à la longueur d’un bit, soit : 1 / vitesse tions “Read et Write”. Les routines de
en baud. Par exemple pour une vitesse la figure 4 illustrent un exemple de pro-
de transmission de 9 600 bauds cédé de lecture et d’écriture de l’EE-
DELAY=1/9 600=104.16 µs. La rou- PROM en langage assembleur.
tine DELAY sera réalisée par une boucle
calculée en fonction de la durée de
chaque instruction la constituant. Le mode automatique
Mais continuons notre programme en Le mode automatique doit permettre
décrivant le dernier bloc de la séquence: un séquencement des voies selon un
la mémorisation en EEPROM des don- inter valle de temps (exprimé en
nées reçues ainsi que l’envoi d’un seconde) inscrit dans la variable Ctemp.
accusé de réception pour le PC. Après lecture de cette valeur, nous

ELECTRONIQUE 12 magazine - n° 14
I N F O R M AT I Q U E

devons activer la voie 1 pour débuter


le séquencement. L’attente de la pro- LECTURE D’UNE DONNEE EN EEPROM
chaine commutation doit se faire tout Note : CONFIG_ADDR contient la position dans l’EEPROM de la donnée à lire.
en scrutant la liaison série afin d’inter- BCF STATUS, RP0 ; Sélection de la Bank 0.
cepter d’éventuelles trames en prove- MOVLW CONFIG_ADDR ; Chargement de l’adresse à lire
nance du PC. Pour cela nous pouvons MOVWF EEADR ; dans le registre EEADR
utiliser la temporisation inclue dans la BSF STATUS, RP0 ; Sélection de la Bank 1.
BSF EECON1, RD ; Lecture de l’EEPROM
routine Serin. En effet, cette routine a BCF STATUS, RP0 ; Sélection de la Bank 0
la particularité de pouvoir attendre un MOVF EEDATA, W ; Ecriture de la donnée lue dans le registre W (W= EEDATA).
caractère pendant un temps donné. En
combinant cette instruction avec la ECRITURE D’UNE DONNEE EN EEPROM
Note : CONFIG_ADDR contient l’adresse d’écriture et DATA la donnée.
variable “tempo”, nous réalisons faci-
lement la boucle de séquencement. BCF STATUS, RP0 ; Sélection de la Bank 0.
MOVLW CONFIG_ADDR ; Chargement de l’adresse
Après décomptage de “tempo” jus- MOVWF EEADR ; dans le registre EEADR
MOVLW DATA ; Chargement de la donnée à écrire
qu’à zéro, nous réalisons une rota- MOVWF EEDATA ; dans le registre EEDATA
tion à gauche de la variable “relais” BSF STATUS, RP0 ; Sélection de la Bank 1
de façon à activer le relais suivant. BCF INTCON, GIE ; Suppression de toutes les interruptions.
Une simple détection de débordement BSF EECON1, WREN ; On passe en mode “écriture”
(Relais=%00010000) permet d’ini- MOVLW 55h ;
tialiser de nouveau le premier relais MOVWF EECON2 ; Ecriture de 55h dans EECON2
MOVLW AAh ;
(Relais=%00000001). MOVWF EECON2 ; Ecriture de AAh dans EECON2
BSF EECON1,WR ; Mis à un du bit WR pour l’écriture physique
Pendant ce temps, Si une trame PC ; de la donnée.
arrive (détection du caractère “C”) le BSF INTCON, GIE ; On autorise les interruptions.
programme saute une nouvelle fois au
sous-programme RECT afin de saisir et Figure 4.
de sauvegarder les nouvelles données
de fonctionnement. Write Mode,0 ‘ Ces lignes sont utilisées uniquement
Write Voie,1 ‘ au premier lancement du programme pour
Le bouclage final “Goto MAIN” permet Write Ctemp,5 ‘ initialiser correctement l’EEPROM
de recommencer le processus (fin de
la boucle principale de la figure 2). Ceci permet de placer le séquenceur tensions se trouvant sur le support (il
dans le mode automatique avec un n’est pas logique de trouver une tension
temps de séquencement de 5 sur une patte configurée en sortie par
Un petit souci secondes. Il va de soi que ces lignes exemple). Dès la mise sous tension, la
à la première devront être supprimées lors de la première LED devrait s’allumer et le pre-
mise sous tension… deuxième utilisation du séquenceur. mier relais être activé. Le séquencement
des LED devrait alors commencer avec
La première mise sous tension pose Après téléchargement du programme un intervalle de temps de 5 secondes.
un problème. Les trois variables prin- dans l’EEPROM du PIC par l’intermédiaire
cipales ne sont pas encore initialisées d’un programmateur adapté, nous pou-
(Mémoire 00h, 01h et 02h de l’EE- vons effectuer notre premier essai… Une multitude de
PROM dans un état indéterminé) : le programmes différents
programme ne se trouve pas dans un Avant d’insérer le microcontrôleur pro-
état cohérent. Nous devons donc les grammé sur son support, il convient de La souplesse de la technique de pro-
initialiser en insérant les trois lignes prendre quelques précautions d’usage grammation permet d’envisager plu-
suivantes en début de programme : en contrôlant notamment les différentes sieurs programmes dif férents pour

ELECTRONIQUE 13 magazine - n° 14
I N F O R M AT I Q U E

‘******************************************
‘* Programme de gestion de SEQ4 *
‘* *
‘******************************************

Include “modedefs.bas” ‘Include pour les routines sérielles

Mode con 0 ‘Adresse en EEPROM du mode en cours.


Voie con 1 ‘Adresse en EEPROM de la voie en cours.
Ctemp con 2 ‘Adresse en EEPROM du temps de commutation en cours.

V1 var byte ‘Variable d’ordre général.


V2 var byte ‘Variable d’ordre général.
V3 var byte ‘Variable d’ordre général.
V4 var byte ‘Variable d’ordre général.
Tempo var byte ‘Variable pour la gestion du temps de séquencement.
Relais var byte ‘Variable pour la gestion des relais.

RXPC var PORTB.0 ‘Définition de la sortie RS232 pour la communication avec le PC.
TXPC var PORTB.1 ‘Définition de l’entrée RS232 pour la communication avec le PC.

‘**************** INITIALISATION SYSTEME **************

TRISA=0 ‘Port A en sortie

‘ Write Mode,0 ‘Ces lignes sont utilisées uniquement


‘ Write Voie,1 ‘au premier lancement du programme pour
‘ Write Ctemp,5 ‘initialiser correctement l’EEPROM

‘**************** PROGRAMME PRINCIPAL ******************

MAIN: Read Mode,V1 ‘Lecture en EEPROM du mode en cours.


If V1=0 then AUTO ‘Si on est en automatique, on saute à AUTO.

MANU: Read Voie,V1 ‘Sinon on est en mode manuel et on lit la voie en cours.
If V1=1 then Relais=1 ‘Mis à jours de la variable de sortie en fonction de la voie en cours.
If V1=2 then Relais=2
If V1=3 then Relais=4
If V1=4 then Relais=8
PORTA=Relais ‘Ecriture sur le port A.
Serin RXPC,T9600,[“C”] ‘Attente d’un début de trame
Gosub RECT ‘Puis saisie et sauvegarde des 4 caractères qui composent la trame.
Goto MAIN ‘On retourne en début de programme principal.

AUTO: Relais=1 ‘Mode automatique. On actionne le relais n°1.


ATT1: Read Ctemp,Tempo ‘Lecture du temps en cours et sauvegarde dans la variable “Tempo”.
PORTA=Relais ‘Ecriture sur le port A.
ATT2: Serin RXPC,T9600,1000,B1,[“C”] ‘On attend pendant 1 seconde le début d’une trame.
‘Si le caractère “C” n’arrive pas, on saute en B1.
Gosub RECT ‘Si on reçoit le début de trame, on saisit et sauvegarde les 4 caractères
‘qui composent la trame.
Goto MAIN ‘On retourne en début de programme principal.

B1: Tempo=Tempo-1 ‘On attend “Tempo” secondes avant de commuter la voie suivante.
if Tempo>0 then goto ATT2
Relais=Relais<<1 ‘Si Tempo=0, on effectue une rotation de la variable relais
‘pour activer la voie suivante.
If Relais=%00010000 then Relais=1 ‘Si on dépasse le quatrième relais, on réactive le premier.
Goto ATT1 ‘Puis on retourne en attente de trame.

‘************** Routine de réception et d’enregistrement de trame *********

RECT: Serin RXPC,T9600,V1,V2,V3,V4 ‘On attend de recevoir 4 caractères sur la liaison série.
write Mode,V1-$30 ‘On sauvegarde le mode
write Voie,V2-$30 ‘On sauvegarde la voie
write Ctemp,(V3-$30)*10+(V4-$30) ‘On sauvegarde le temps de séquencement.
Serout TXPC,T9600,[“OK”] ‘Envoie du code “OK” comme acquittement.
Return ‘Retour au programme principal.

arriver au même résultat. Je vous programme réinscriptible vous permet informatiques, en réalisant le pro-
invite donc à imaginer votre propre une incroyable souplesse de déve- gramme de gestion du séquenceur
programme avec des contraintes loppement. depuis le PC. Nous développerons
propres à votre application (choix du cette fois-ci le programme avec le lan-
séquencement sur 2, 3 ou 4 voies – Le mois prochain, nous terminerons gage Basic gratuit “QBASIC”.
Séquencement “aller/retour” etc…). cette série d’ar ticles sur la concep-
L’avantage de posséder une mémoire tion de prototypes à l’aide d’outils ◆ M.A.

ELECTRONIQUE 14 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

Un lecteur - enregistreur
de cartes SIM
Dans cet article, nous voulons vous proposer un projet qui fera le
bonheur de tous les possesseurs de téléphone cellulaire. En effet,
par l’intermédiaire d’un ordinateur PC, il permet d’insérer rapidement
des noms et des numéros de téléphone, de les classer par ordre
alphabétique ou bien par ville, de corriger les erreurs et d’éliminer
les numéros obsolètes. En un mot comme en cent, vous pourrez
gérer à votre guise l’annuaire téléphonique de votre GSM. Bien
entendu, vous pourrez voir, sur le moniteur de votre PC, tous les
numéros mémorisés dans n’importe quelle carte SIM.

otre revue pose d’annuaires sup-


continuera plémentaires, en dehors
toujours à de la car te SIM, nous
vous sur- vous en déconseillons
prendre en l’utilisation (sauf si cela
vous proposant des pro- vous est indispensable,
jets non seulement en raison d’un très grand
techniquement éprou- nombre de numéros, par
vés, mais également exemple). En effet, si votre
capables d’influencer téléphone tombe en panne,
votre qualité de vie en vos annuaires seront alors
la rendant plus facile et perdus. Il en sera de même
plus agréable, même dans le déroulement des petites, mais lorsque vous voudrez acheter un
parfois ennuyeuses, activités quotidiennes ! appareil plus récent ou plus performant.

Ceux qui possèdent un téléphone portable, auront constaté Rappelez-vous donc, si vous jetez une vieille carte SIM, que
que pour introduire en mémoire tous les noms et les numé- celui qui la trouvera pourra facilement lire les numéros de
ros de téléphone correspondants, il faut y passer un temps téléphone de tous vos amis, parents et autres, à moins que
non négligeable. En outre, si après les avoir mémorisés vous ne l’ayez protégée avec un code PIN.
vous vous apercevez avoir commis des erreurs, vous ne
pouvez que perdre à nouveau du temps pour les corriger. Le projet que nous vous présentons dans ces lignes vous
permettra d’insérer rapidement tous les numéros que vous
Si, par ailleurs, vous disposez d’une seconde carte SIM, désirez en utilisant un ordinateur doté d’un système d’ex-
vous devrez ressaisir tous les noms avec leur numéro, avec ploitation Windows 95-98.
le risque d’en oublier quelques-uns.
Comme votre “annuaire” téléphonique peut être mémorisé
Généralement, les numéros de téléphone ne sont pas enre- sur le disque dur de l’ordinateur, vous pouvez toujours le
gistrés dans une mémoire du portable, mais sur la carte rappeler pour “l’écrire” en quelques secondes dans une
SIM elle-même (voir figure 1). Si votre téléphone GSM dis- carte SIM quelconque. De plus, vous pouvez le modifier,

ELECTRONIQUE 16 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

insérer de nouveaux numéros, effacer


les numéros obsolètes de manière
rapide et sûre et ce avec une grande
facilité. SIM-CARD

Par exemple, si vous faites l’acquisition


d’un second téléphone portable pour
votre fils, vous pouvez insérer, dans sa
car te SIM, de manière automatique,
tous les numéros que vous avez déjà
mémorisés dans la vôtre, en effaçant
ceux qui ne lui serviront pas et en ajou-
tant ses numéros personnels.

Avec cet accessoire, celui qui a un com-


merce de vente de téléphones por-
tables, peut fournir à ses clients un Figure 1 : Tous les numéros de téléphone d’un portable cellulaire sont mémori-
ser vice supplémentaire que d’autres sés dans la carte SIM. En insérant cette carte dans le lecteur/enregistreur,
ne sont pas encore en mesure d’offrir. vous pourrez voir sur l’écran de l’ordinateur, s’afficher tous les numéros mémo-
risés, en insérer de nouveaux, corriger les erreurs, etc.
Il suffit en fait, que le client commu-
nique les numéros qu’il veut mémori- Une fois l’installation terminée, dans A côté de “Network”, “A id:” précise
ser dans sa nouvelle carte SIM et en le menu programme, vous trouverez les combien de numéros il est possible de
quelques secondes, il disposera d’un icônes relatives au programme. mémoriser dans la carte SIM et com-
téléphone portable complètement opé- bien de caractères peuvent êtres utili-
rationnel. “GSMSIM - HELP - Uninstall GSMSIM”. sés pour chaque nom.

Lorsque vous aurez réalisé cet acces- En cliquant sur l’icône relative au Si 40 x 8 apparaissent, cela signifie
soire téléphonique, vous pourrez rendre démarrage du programme GSMSIM, que la car te SIM n’accepte pas plus
d’appréciables services à vos proches vous pouvez en lancer l’exécution. de 40 numéros et que les noms ne
et à vos amis qui ne manqueront pas peuvent pas dépasser 8 caractères.
de vous solliciter pour créer leur propre Avant tout, vous devez relier la sortie de
annuaire et le sauvegarder sur dis- l’interface au port série COM1 ou COM2 Si par contre 120 x 14 apparaissent,
quette. de l’ordinateur, par un câble adéquat. cela signifie que vous pouvez insérer,
dans la car te SIM, 120 numéros de
Avant de passer à la description du Si le port COM1 est déjà utilisé par un téléphone et que les noms peuvent
schéma électrique et à sa réalisation périphérique, vous vous raccorderez au comporter jusqu’à 14 caractères.
pratique, nous vous expliquerons com- port COM2 mais vous n’oublierez pas
ment utiliser le programme qui com- d’aller dans le menu “Setup” pour y Sur la ligne “ICC id:” apparaît le numéro
plète le lecteur/enregistreur de cartes sélectionner “COM2”. d’identification de la car te SIM qui
SIM. contient également le numéro de l’opé-
rateur et celui de la nationalité, par
Pour lire la carte SIM exemple pour la France le numéro natio-
La disquette nal est le 33.
avec le programme Si vous avez une car te SIM déjà pro-
grammée et si vous voulez lire tous les Dans les lignes qui composent le docu-
Avec le kit de l’appareil, vous trouve- noms et les numéros de téléphone ment actif, sont visualisées les noms
rez une disquette. Elle contient le pro- qu’elle contient, vous devez l’insérer et les numéros de téléphone contenus
gramme “GSMSIM” que vous devez ins- dans le lecteur, et cliquer sur l’icône dans la mémoire de la carte SIM (voir
taller dans votre ordinateur. “Read” avec la souris. figure 9).

Pour ce faire, introduisez la disquette Vous verrez immédiatement apparaître Avant de les modifier ou d’en insérer
dans le lecteur et, après avoir cliqué dans la fenêtre, en haut à droite, un de nouveaux, d’en effacer ou de chan-
sur “Démarrer”, cliquez sur “Exécuter”. “thermomètre” (voir figure 8) qui pro- ger leur ordre, nous vous suggérons de
gresse de gauche à droite. Lorsqu’il les enregistrer dans l’ordinateur.
Lorsque sur l’écran apparaît la fenêtre aura terminé sa course, vous verrez
de la figure 3, vous devez taper au cla- apparaître le contenu de “l’annuaire”. De cette manière, si par erreur vous
vier : Bien entendu, les données qui appa- ef faciez des noms ou des numéros
raissent sur l’écran demeurent toujours impor tants, vous aurez toujours une
“A: Setup”, puis cliquer sur “OK”. sur la carte SIM car le programme ne copie des données d’origine de votre
procède qu’à leur lecture. carte SIM.
Par défaut, le programme est installé
dans le répertoire : Au-dessus du “thermomètre”, sur la Important :
ligne “Network” apparaît le nom du Si vous avez inséré un code de blocage
“C:\Program Files\GSMSIM”. réseau auquel vous êtes raccordé. Si (code PIN) dans votre carte SIM, une
votre opérateur est SFR, vous verrez fenêtre apparaîtra à l’écran dans
Vous pouvez, à votre guise, choisir un apparaître “SFR”, si c’est Itinéris, “Iti- laquelle vous devrez rentrer ce code
chemin et un répertoire différent. néris” et si c’est Bouygues “Bouygues”. secret.

ELECTRONIQUE 17 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

carte dans votre téléphone Supposons que nous ayons inscrit les
et à l’aide du clavier, entrer noms dans l’ordre suivant :
le numéro PUK qui est
fourni avec chaque car te 001 Louis GSM
SIM. 003 Maison
002 Anne GSM
005 Doct. Blanc
Pour mémoriser 004 Bureau
les données
Figure 2 : Après avoir inséré la disquette
dans l’ordinateur En cliquant sur l’icône “Renum”, vous
dans le lecteur, cliquez sur “Exécuter”. verrez changer les numéros situés sur
Pour mémoriser dans l’or- la gauche de façon croissante. Chaque
dinateur tous les noms et nom sera renuméroté suivant l’ordre
les numéros de téléphone, choisi avec les déplacements.
il suf fit de cliquer sur
l’icône “Save” et, dans la 001 Louis GSM
fenêtre qui apparaît (voir 002 Maison
figure 11), taper dans la 003 Anne GSM
ligne “Nom”, le nom que 004 Doct. Blanc
vous voulez attribuer au 005 Bureau
fichier, par exemple “num-
Figure 3 : Dans la fenêtre qui apparaît, tapez tel”, puis cliquer sur “Enre- Pour mémoriser cette liste dans votre
“A:Setup” au clavier, puis cliquez sur “OK”. gistrer”. Ce fichier sera carte SIM, cliquez sur l’icône “Write”
immédiatement mémorisé et tapez “Entrée”.
dans le réper toire GSM-
SIM avec le nom “num-
tel.adn”. Pour appeler un fichier
Il va de soi que le fichier Prenons le cas où vous voulez récu-
peut être sauvegardé sur pérer les noms et les numéros de télé-
disquette également. phone que vous avez déjà saisis et
sauvegardés dans votre propre car te
SIM pour les enregistrer dans la carte
Pour déplacer SIM du téléphone portable que vous
une ligne venez d’of frir à votre épouse ou à
votre fils.
Lorsque la liste complète
des numéros mémorisés Pour rappeler ce fichier, cliquez sur
dans la carte SIM apparaît l’icône “Open” et vous verrez apparaître
Figure 4 : Par défaut, le programme sur le moniteur, vous pou- la fenêtre de la figure 12.
est installé dans le répertoire vez facilement en modifier
“C:\Program Files\GSMSIM”. l’ordre. Cliquez à présent sur le texte “num-
tel.adn”, puis sur “Ouvrir” et vous ver-
Pour vous expliquer com- rez apparaître à l’écran tous les noms
ment faire, nous allons et les numéros enregistrés dans le
donner un exemple simple fichier.
avec 5 noms seulement.
Pour les transférer dans la carte SIM
001 Louis GSM
du nouveau portable, insérez la carte
002 Anne GSM
dans le lecteur de notre interface, puis
Figure 5 : Après avoir cliqué sur la commande 003 Maison
cliquez sur l’icône “Write”.
“NEXT”, une fenêtre de chargement 004 Bureau
du programme apparaît. 005 Doct. Blanc
Dans la fenêtre située en haut, vous
voyez le “thermomètre” qui se déplace
Si vous ne rentrez pas le code secret En admettant que vous vouliez obtenir de la gauche vers la droite (voir figure
ou si vous en rentrez un erroné, non l’ordre suivant : 13). Lorsqu’il aura terminé sa course,
seulement vous ne réussirez jamais à vous retrouverez, dans la nouvelle carte
lire les noms et les numéros mémori- Louis GSM SIM, tous les numéros qu’elle peut
sés dans la carte SIM, mais vous devez Maison contenir.
savoir qu’au terme du troisième essai Anne GSM
infructueux, la car te SIM se bloque, Doct. Blanc
après quoi elle est inutilisable. Pour Bureau Mise à jour du fichier
éviter que cela ne se produise, notre
programme ne vous permettra pas d’ef- Vous devez sélectionner la ligne que Le programme prévoit la possibilité de
fectuer la troisième tentative. vous souhaitez déplacer puis, en main- fusionner deux ou plusieurs fichiers ou
tenant appuyé la touche gauche de la de mettre à jour un document nouveau
Toutefois, si elle venait à se bloquer, souris, la faire “glisser” à sa nouvelle ou déjà existant, simplement en cli-
pour la débloquer, il faut introduire la position. quant sur l’icône “Open”.

ELECTRONIQUE 18 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

Figure 7 : Si le port “COM1” est déjà occupé par un péri-


phérique, après avoir cliqué sur “Setup”, sélectionnez le
port “COM2” en cliquant sur la deuxième ligne.

Figure 6 : En cliquant 2 fois avec le bouton gauche de la


souris sur l’icône “GSMSIM”, sur l’écran vous verrez appa-
raître cette fenêtre. Avant de poursuivre, vous devrez déjà
avoir relié le lecteur/enregistreur à l’ordinateur et avoir
choisi un des ports “COM”.

En fait, en cliquant sur cette icône lors- ouver t. Dans le


qu’un “annuaire” est déjà à l’écran, second cas, le Figure 8 : Après avoir inséré la carte SIM dans son connec-
une fenêtre apparaît dans laquelle vous document affiché teur, cliquez sur l’icône “Read” et, en haut, vous verrez le
pouvez choisir si vous désirez fusion- à l’écran sera “thermomètre”, progresser vers la droite.
ner le document que vous souhaitez fermé avant que
ouvrir avec celui affiché ou bien si vous l’autre ne s’ouvre.
voulez ouvrir ce document comme docu- déplacez le curseur sur la commande
ment autonome (répondez à la “Delete”, dont l’icône représente une
demande en cliquant sur “no”). Pour effacer un nom corbeille, et cliquez. Toutefois, avant
que la ligne soit définitivement effacée,
Dans le premier cas, les paramètres Si vous voulez éliminer un nom de votre il apparaît le message, visible sur la
contenus dans le document que vous “annuaire”, sélectionnez la ligne à sup- figure 14, où il est demandé de confir-
ouvrez seront visualisés à la suite de primer (cette ligne sera mise en évi- mer l’élimination des paramètres en
ceux déjà existants dans le document dence avec une autre couleur), puis cliquant sur “OK”.

Figure 9 : Le chargement de la carte SIM terminé, sur Figure 10 : En cliquant sur “File” et puis sur “Save”, tous
l’écran vous devez voir apparaître tous les noms et les les noms et les numéros stockés dans la carte SIM seront
numéros de téléphone stockés dans sa mémoire. mémorisés dans le répertoire “GSMSIM”.

Figure 11 : En cliquant sur “Save”, une fenêtre s’ouvre, Figure 12 : Pour voir à l’écran tous les noms et les numé-
dans laquelle vous devez donner un nom à votre fichier. ros de téléphone déjà mémorisés dans l’ordinateur, cli-
Nous avons utilisé “numtel”, mais vous pouvez choisir un quez sur “File”, puis sur “Open” et lorsque la fenêtre appa-
nom quelconque qui ne doit cependant pas dépasser 8 raît, cliquez sur “numtel.adn” et ensuite sur la commande
caractères. “Ouvrir”.

ELECTRONIQUE 19 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

rubrique, après quoi, il faut


Pour cliquer sur “Write” pour
insérer des écrire dans la carte SIM.
nouveaux noms
Pour insérer de nouveaux
Par ordre
noms et leurs numéros de alphabétique
téléphone, vous devez cliquer ou par préfixe
sur l’icône “NewR”. Cette
action fait apparaître la Si vous cliquez sur la ligne
fenêtre visible à la figure 17, “Alpha identifier”, lorsque
Figure 13 : Toutes les données mémorisées apparaissent
complétée d’un tableau qui automatiquement à l’écran. A présent, vous pouvez appor- la rubrique apparaît, tous
reproduit tous les caractères ter toutes les modifications que vous souhaitez, cor- les noms seront automati-
pouvant êtres utilisés. rections, éliminations des noms ou bien en ajouter des quement placés par ordre
nouveaux. alphabétique, alternative-
Pour saisir les noms et les ment en ordre croissant et
numéros, utilisez le clavier décroissant.
de l’ordinateur.
Si au lieu de cela vous cli-
Dans la ligne “Alpha identi- quez sur la ligne “Dialling
fier”, vous pouvez écrire jus- Number”, tous les noms
qu’à 15 caractères maximum. seront automatiquement
Néanmoins, rappelez-vous ce placés par ordre de préfixe,
qui a été dit plus haut concer- alternativement croissant et
nant le nombre maximal de décroissant.
caractères que votre car te
SIM peut accepter. Si vous
dépassez le nombre maximal, Contrôle
gardez à l’esprit que tous les sur les fonctions
caractères ne seront pas
mémorisés. Figure 14 : Pour éliminer un nom de votre rubrique, il faut Si vous faites une fausse
d’abord le sélectionner, puis cliquer sur l’icône “Delete”. manipulation, celle-ci sera
Après avoir écrit dans la pre- Une fenêtre de confirmation apparaît, la validation se fait signalée sur l’écran. Même
mière ligne le nom, déplacez en cliquant sur “OK”. lorsque vous voudrez effa-
le curseur sur la seconde cer des lignes de votre
ligne “Dialling Number” dans “annuaire”, l’ordinateur vous
laquelle apparaît +33 et écrivez le En laissant inscrit le numéro +33, vous demandera une confirmation.
numéro de téléphone. pourrez téléphoner à par tir de l’exté-
rieur du territoire vers la France, si vous En cliquant sur “OK” l’élimination sera
Les deux lignes remplies, cliquez sur l’enlevez, vous ne pourrez plus le faire. effectuée, en cliquant sur “Annuler”
“Update” et le nouveau nom avec son l’opération sera annulée.
numéro de téléphone apparaîtra dans Si, pendant la phase d’écriture du nom
le document actif. ou du numéro, vous avez commis une Si vous n’avez pas introduit la car te
erreur, pour la corriger, il suffit de dépla- SIM de façon correcte dans son lec-
Note : Vous pouvez choisir de laisser ou cer le curseur sur la ligne et de cliquer teur ou si vous ne l’avez pas bloquée,
d’éliminer le numéro +33. Si vous le rapidement 2 fois. Sur le moniteur, vous le texte suivant apparaît sur l’écran :
conservez, celui-ci remplace le 0 du pré- verrez apparaître la fenêtre de la “SIM card not present” (voir figure 18).
fixe. Ainsi, si vous deviez rentrer le figure 17, dans laquelle vous pourrez Si le câble qui relie l’interface à l’ordi-
numéro 0442823030, vous ne taperez effectuer toutes les corrections dési- nateur a un fil coupé ou inversé, le mes-
derrière le “+33” que “442823030” rées. La correction terminée, vous sage suivant apparaît sur l’écran: “Can’t
pour obtenir “+33442823030” sans devrez de nouveau cliquer sur “Update” find the Card Reader” (Lecteur de carte
espace. pour insérer la ligne correcte sous la introuvable) (voir figure 19).

OPEN

LOCK

Figure 16 : Après avoir ouvert le couvercle du connecteur SIM pré-


Figure 15 : Pour ôter la carte SIM du téléphone, sent sur l’interface, introduisez la carte SIM dans sa fente, fermez
il suffit d’ouvrir le couvercle sous lequel elle est le couvercle et bloquez-le en déplaçant la petite lamelle métallique
située, puis la retirer avec précaution. supérieure dans le sens de la flèche marquée “Lock” (fermer).

ELECTRONIQUE 20 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

Pour sortir Lorsque sur les deux broches


du programme 13 et 8 nous avons une ten-
sion de +10 volts, sur les
Pour sor tir du programme broches de sor tie respec-
GSMSIM, il suf fit de posi- tives, nous avons un niveau
tionner le curseur sur l’ins- logique 0 (donc 0 volt) et
cription “Exit” dans le menu lorsque nous avons -10 volts
“File” ou bien de cliquer sur les broches 13 et 8, en
dans la case de fermeture sor tie nous obtenons un
du programme. niveau logique 1 (donc une
tension de +5 volts).
Après vous avoir expliqué
comment vous servir du pro- Le circuit intégré IC3 est un
gramme GSMSIM, passons CMOS CD4069, équivalent
à présent à la description au MC14069, qui contient
du schéma électrique de 6 inverseurs.
l’inter face.
L’inverseur IC3/C est utilisé
Figure 17 : Pour insérer de nouveaux noms dans votre
“annuaire”, cliquez sur l’icône “NewR” et, sur l’écran, comme oscillateur à quartz
Schéma vous verrez apparaître tous les caractères et les symboles de référence, pour générer
électrique qui peuvent être utilisés. Pour entrer les noms et les numé- une fréquence d’horloge de
ros de téléphone, vous pouvez, soit utiliser le clavier, soit 3,5495 MHz.
Comme vous pouvez le voir cliquer avec la souris sur le caractère désiré.
sur la figure 22, ce circuit est Cette fréquence d’horloge,
très simple car, pour le réa- après avoir été appliquée
liser, il suffit de trois circuits intégrés Le circuit intégré IC1 est un AD232, qui aux deux inverseurs IC3/D et IC3/E,
plus un régulateur de tension. peut être remplacé par un MAX232. Sa qui font of fice de séparateurs, est
fonction est de conver tir les niveaux envoyée à la broche 3 du connecteur
logiques TTL en niveaux logiques SIM, qui correspond à la broche “CK”.
RS232 et vice-versa. Grâce à ce circuit
intégré, il est possible de communiquer L’inverseur IC3/B prélève l’impulsion
soit en émission, soit en réception avec de reset de la broche 12 du MAX232
le port série de l’ordinateur. et l’applique sur la broche 2 du connec-
teur SIM, qui correspond à la broche
Dans le tableau qui suit, nous avons “RESET”.
Figure 18 : Si vous n’avez pas intro- reporté les valeurs de tension relatives
duit la carte SIM dans l’interface, aux niveaux logiques TTL et RS232, de L’inverseur IC3/A nous sert pour dia-
ce message apparaît. manière à ce que vous puissiez com- loguer avec l’ordinateur par l’intermé-
prendre plus facilement le travail que diaire d’un seul fil, comme vous pou-
peut faire ce circuit intégré. vez le voir sur la figure 22, il va à la
broche 7 “DATA” du
connecteur SIM.
TTL RS232
Niveau logique 1 + 5 volts – 10 volts L’inverseur IC3/F est uti-
Niveau logique 0 0 volt + 10 volts lisé pour faire clignoter
Figure 19 : Si vous n’avez pas relié
l’interface à l’ordinateur, ce mes-
la diode LED DL2 “DATA”
sage apparaît. IC1 est alimenté par la broche 16 avec de couleur jaune durant le transfert des
une tension stabilisée de 5 volts mais, données.
grâce à un convertisseur interne, on
obtient de façon toute à fait automa- Une fois que la carte SIM a été intro-
tique, les tensions de +10 volts et –10 duite dans son connecteur, avant de
volts qui servent pour dialoguer, avec lire des données, ou d’en écrire, l’or-
les bons niveaux nécessaires, avec le dinateur contrôle, par l’intermédiaire
port série de l’ordinateur. du microcontrôleur IC2, que le montage
Figure 20 : Si votre carte SIM est ne comporte pas d’erreurs, que la carte
protégée par un code PIN, ce mes- De ce fait, si nous appliquons un niveau SIM soit effectivement bien à sa place
sage apparaît. logique 0 (donc 0 volt) sur la broche dans le lecteur, que son couvercle soit
d’entrée 10, nous retrouverons une bien refermé, que le câble série ne soit
tension de +10 volts sur la broche de pas coupé, etc.
sor tie 7. Si, par contre, nous appli-
quons un niveau logique 1 sur la broche Si ce microcontrôleur détecte une ano-
10 (donc +5 volts), nous retrouvons malie, il n’autorise pas l’ordinateur à
une tension de –10 volts sur la broche dialoguer avec l’inter face, afin d’évi-
7 de sortie. ter que la car te SIM ne soit endom-
Figure 21 : Avant d’écrire dans la magée.
carte SIM, une confirmation est Il en est de même pour les deux
demandée. autres por tes contenues dans ce cir- La diode LED DL1 “BUSY” de couleur
cuit intégré. ver te, connectée sur la broche 6 de

ELECTRONIQUE 21 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

T1
12 V
S1

8V E U
RS1 IC4
SECT. 220 V
C10 M C11
R8
0V

ON DL3

C6 R7 C9

C5 IC3-C 14
13 12 11 9 8
10
IC3-D IC3-E
2 16
RESET
1 4 XTAL
Vcc CK
C3 IC1 C4 C7 C8
1 2 3
CONN. 1 3 5
IC3-B R6

RTS 13 12 3 4
7 CONN. 2
TXD 7 10
3
RXD 8 9
2

LOOK

OPEN
IC3-A C
DTR R5
4 6 15 1 2 B
TR2 5 6 7
GND E GND N.C. DATA
5 C2

R2 R3
1
R1 7
TR1 5 6
C 5
B 3 IC2 7
4
IC3-F R4
DL1
E
DS1 C1 8 6 BUSY DATA DL2

Figure 22 : Schéma électrique de l’interface lecteur/enregistreur qui, une fois reliée à un ordinateur tournant sous Win-
dows 3.1-95 ou 98, vous permet d’écrire, de lire, de mettre à jour, d’éliminer et de mémoriser de nouveaux correspondants
dans une carte SIM pour téléphones portables.

IC2, indique lorsque l’interface est acti-


vée pour dialoguer avec la carte SIM. Liste des composants
Pour alimenter tous les circuits inté- R1 = 47 kΩ XTAL =
Quartz 3,579 MHz
grés présents sur cette interface, il faut R2 = 10 kΩ DS1 Diode 1N4150 =
une tension stabilisée de 5 volts que R3 = 220 Ω RS1 =
Redresseur 100 V 1 A
nous prélevons du circuit IC4. R4 = 220 Ω DL1-DL3 Diodes LED =
R5 = 10 kΩ TR1-TR2 =
Transistors NPN BC547
R6 = 22 kΩ IC1 Intégré MAX232=
Réalisation pratique R7 = 4,7 MΩ IC2 =
PIC 12C508 programmé
R8 = 220 Ω IC3 CMOS 4069 =
Sur le circuit imprimé, vous devez mon- C1 = 470 nF polyester IC4 =
Régulateur MC78L05
ter le peu de composants visibles sur C2 = 1 µF électrolytique T1 Transform. 3 W=
la figure 24. C3 = 1 µF électrolytique (T003.02) sec.
C4 = 1 µF électrolytique 0-8-12 V 0,2 A
Pour commencer, insérer les trois sup- C5 = 1 µF électrolytique S1 = Interrupteur
por ts pour les circuits intégrés, puis C6 = 100 nF polyester CONN.1 = Prise 9 broches
sur la partie basse du circuit imprimé, C7 = 27 pF céramique CONN.2 = Connecteur
insérez le connecteur de la carte SIM C8 = 27 pF céramique pour SIM-CARD
et soudez ses broches sur les pistes C9 = 100 nF polyester
en cuivre en prenant soin de ne pas C10 = 470 µF électrolytique Toutes les résistances sont des 1/4W
provoquer de cour ts-circuits par un C11 = 10 µF électrolytique à 5 %.
excès de soudure.

ELECTRONIQUE 22 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

SECTEUR 220 V

VERS LE PORT SÉRIE


DE L'ORDINATEUR

CONN. 1

( FEMELLE)

T1
( mod. T003.02 )

RS1
S1
C2 C4 C3
C10
C6 IC1
IC4
R6 C5 C11
TR2
C8
R8 R5
R7
XTAL
IC3

C9 C7
R4 R1

IC2 C1

TR1 DS1
R2
R3

CONN. 2

OPEN

Figure 23 : Photo du circuit imprimé avec tous les


A A A
composants en place. Dans le connecteur femelle,
situé en haut, sera introduite la prise mâle du câble K K K
qui sert à relier l’interface au port série de l’ordi- LOCK
nateur. DL3 DL2 DL1

ON DATA BUSY

Après ces composants, vous pouvez insérer les


quelques résistances et la diode DS1 en orientant
Figure 24 : Schéma d’implantation des composants et brochage
sa bague vers le quartz.
des circuits intégrés vus de dessus, du transistor BC547 et du
régulateur MC78L05 vus de dessous.
Poursuivez le montage par la mise en place des Note : le circuit intégré référencé EP1446 est un microcontrôleur
deux condensateurs céramiques C7 et C8, puis PIC12C508 programmé spécialement pour cet appareil.
par les condensateurs polyester C1, C6, C9 et tous
les condensateurs électrolytiques en veillant bien
à leur polarité. Insérez ensuite le pont redresseur RS1 dans la position
requise, sa patte “+” en bas à droite (voir figure 24).
A présent, montez le quartz en position horizontale, à la
droite du circuit intégré IC3, et fixez-le au circuit imprimé Sous ce pont redresseur, insérez le régulateur IC4, en pre-
par un point de soudure. nant soin de tourner le côté plat de son boîtier vers la droite.

ELECTRONIQUE 23 magazine - n° 14
TÉLÉPHONIE

+V -V 14 13 12 11 10 9

1 2 3 4 5 6 7 8

AD 232

+V 13 12 11 10 9 8

Figure 25 : Le circuit imprimé entièrement câblé est installé dans un boîtier plas-
tique. Ce dernier dispose d’une face avant percée et sérigraphié. De la face
1 2 3 4 5 6 GND avant de ce boîtier, sort le connecteur équipé d’un couvercle permettant d’in-
troduire la carte SIM (voir figure 1).
4069

A K

DIODE
A K
LED

1 8
2 7
3 6
4 5

EP 1446

M Lorsque vous insérerez les deux tran- la tension du secteur 220 volts. Ceci
sistors TR1 et TR2, orientez le côté plat fait, placez le transformateur d’ali-
E S de leur boîtier vers la gauche. mentation T1.
MC 78L05 Le corps de ces semi-conducteurs est Pour connecter les diodes LED et l’in-
placé à une distance du circuit imprimé terrupteur S1 au circuit imprimé, il faut
d’environ 5 à 6 millimètres. insérer et souder des picots sur le cir-
cuit imprimé.
B
Sur la partie haute du circuit imprimé,
E C il faut mettre en place le bornier à vis Après avoir terminé le montage, il ne
à deux plots afin de pouvoir appliquer vous reste plus qu’à insérer, dans leur
BC 547 suppor t respectif, les trois cir-
cuits intégrés, en orientant leur
repère-détrompeur vers la
CTS - 5 4 -RTS droite.
DSR - 6 3 - RXD
3 - TXD
GND - 7 2 - TXD
DTR - 4 2 - RXD
DCD - 8 1 - GND Coût de
GND - 5 1 - DCD
la réalisation
13 1
5 1
25 14 Tous les composants pour réa-
9 6
liser le lecteur/enregistreur de
RI - 22 20 - DTR carte SIM tels qu’ils sont repré-
RING - 9 6 - DSR sentés sur la figure 24, y com-
CTS - 8 7 - RTS pris le circuit imprimé et le boî-
Figure 27 : Si, sur votre ordinateur, vous dis- tier percés et sérigraphiés, ainsi
Figure 26 : Des neuf broches pré- posez d’un port série équipé d’une prise à que le câble de liaison inter-
sentes sur le connecteur femelle de 25 broches, et comme le brochage pour les face/ordinateur et le programme
sortie, seules les broches 2, 3, 4, signaux RXD, TXD, DTR, GND et RTS n’est de gestion du système : env.
5 et 7 sont utilisées. Nous les avons pas compatible avec celui d’un connecteur
repérées par de la couleur jaune sur 9 broches, nous vous conseillons d’utiliser 450 F. Le circuit imprimé seul :
le dessin. un adaptateur DB25/DB9. env. 55 F.
◆ N. E.

ELECTRONIQUE 24 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Une serrure
électronique
à clé "Button Key"
Aujourd’hui, si vous devez remplacer une serrure traditionnelle par
une serrure électrique ou électronique, de très nombreuses solutions
sont possibles. Basées sur des techniques diverses, mais d’égale
efficacité, chacune est spécifique pour telle ou telle application. Il y a
de quoi vous mettre dans l’embarras du choix. Nous vous proposons
une serrure électronique de conception nouvelle, caractérisée par une
très haute fiabilité de fonctionnement, pourvue, en outre, d’un système
anti-sabotage capable d’activer une sirène ou un autre signal d’alarme
dès lors qu’une personne non autorisée tente de manipuler le système.

our la mise en service à


distance, il existe les radio-
commandes ou les télécom-
mandes radio ou à infrarouge, La serrure dont il est
avec des codages plus ou question est basée sur
moins complexes. Pour la commande les “Button Key” de la
directe sur place, nous pouvons choi- société Dallas. C’est une
sir entre les claviers à combinaisons clé qui a la forme d’une pile
(digicode), les clés par badge magné- bouton type CR1632 (res-
tique, par car tes à puce ou par trans- semblant une à pile pour
pondeurs. Toutes techniques dont nous montre) contenant un microchip
avons eu l’occasion de parler ces derniers (microcontrôleur) capable, s’il est ali-
temps, proposant même, pour chacune menté avec deux contacts (comme ceux
d’elles, différents montages facilement réa- d’une pile ordinaire), de générer un code
lisables. digital de 48 bits et de l’envoyer à notre mon-
tage en un temps de 5 millisecondes seulement.
Aujourd’hui, nous voulons vous proposer une nou-
velle serrure électronique caractérisée principalement par Pour exploiter cette clé, nous avons développé l’application
une très haute fiabilité de fonctionnement, pour vue, en décrite dans ces pages.
outre, d’un système anti-sabotage capable d’activer une
sirène ou un autre signal d’alarme dès lors qu’une personne Il s’agit d’une serrure à combinaisons, idéale pour com-
non autorisée tente de manipuler le système. mander des appareillages divers, aussi bien des systèmes

ELECTRONIQUE 26 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

d’alarme ou d’ouverture de portail que On peut également repor ter les LED
de simples serrures à gâche électrique. LD1 et LD2, ainsi que les contacts
“KEY”, sur un petit boîtier externe ou
La gestion de l’ensemble est confiée sur une plaquette isolante qui sera fixée
à un microcontrôleur ATMEL de type à quelques dizaines de centimètres de
AT89C2051, à 8 bits, capable à lui la carte “serrure”, de l’autre côté d’une
seul, de commander toutes les opéra- porte par exemple.
tions utiles, de la mémorisation des
codes à la lecture, de la commande Les signalisations à LED servent, en
des relais avec les temporisations adé- plus de l’utilisation normale de la ser-
quates aux signalisations lumineuses. rure, d’indicateurs de procédure durant
les phases d’apprentissage et d’effa-
cement de la mémoire.
Fonctionnement
du circuit Une dernière LED (LD5), clignote en
permanence durant l’exécution du pro-
En résumé, le fonctionnement du cir- gramme, et se veut être une espèce
cuit se déroule comme suit : de témoin de “marche”. aux piles Lithium CR1632) et contien-
nent un microcontrôleur complexe relié
Lorsqu’une “Button Key” (nous verrons Ceci était une description un peu som- extérieurement à deux électrodes. L’élec-
par la suite comment elles sont faites) maire de l’unité. Nous reviendrons trode centrale est la positive, l’électrode
à deux contacts métalliques est sur les détails, mais avant tout, il est externe la négative.
appuyée sur les deux électrodes (KEY) intéressant d’aller à la découver te
de la carte “serrure”, le microcontrô- des “Button Key” et en par ticulier Celles-ci constituent ainsi les deux élec-
leur procède à son alimentation et à la celle que nous utilisons dans ce pro- trodes d’alimentation, à travers les-
lecture de la trame transmise. Il jet, afin de pouvoir af fronter le quelles se propagent également les
recherche ainsi le code correspondant schéma électrique avec les notions données.
et va voir dans la mémoire EEPROM utiles à sa compréhension.
externe (U3) s’il trouve une trame équi- En pratique, une fois la clé alimentée,
valente. Dans l’affirmative, il active le le circuit intégré interne envoie ses bits
relais de sortie pour une durée impo- Les “Button Key” sous forme série, pilotant avec ceux-ci
sée par l’intermédiaire des trois dip- un transistor qui charge les deux fils
switchs (DS1 A, B, C) entre 0,5 et 4 La première chose à dire est que de d’alimentation, produisant une série
secondes. Il active également un signal tels dispositifs, sont mis au point par de niveaux logiques qui pour autant
acoustique à l’aide de son buzzer BZ. la société Dallas Semiconductor, un n’en altèrent pas le fonctionnement.
De plus, la LED verte est allumée à la fabricant américain, peut-être ignorée
place de la rouge. La LED verte s’éteint des débutants, mais bien connue des Pour notre serrure électronique, nous
à son tour lors de la désactivation du concepteurs car elle s’est spécialisée utilisons le modèle DS1990A, parmi
relais, confirmant ainsi le bon dérou- dans la fabrication de modules hybrides les plus simples (si on peut dire !).
lement de l’opération. variés et d’autres moutons à cinq
pattes parmi lesquels se trouvent les A l’intérieur, nous trouvons une ROM
Si, par contre, la “Button Key” ne se “Real Time Clock” (RTC), (horloges en programmée en phase de fabrication
trouve pas parmi celles autorisées et temps réel) des ordinateurs. avec une technique LASER très pré-
apprises par le système, la procédure cise, afin de garantir une sécurité
d’alarme est activée, le relais de sor- Les “Button Key”, se présentent, nous maximale et l’univocité de la com-
tie n’est pas activé, par contre, celui l’avons déjà dit, comme des piles bou- mande. Le contenu de la mémoire
qui commande l’alarme est activé ton d’un diamètre d’environ 16 mm et n’est autre que le numéro de série de
durant 30 secondes. Il ferme le contact de 3 mm d’épaisseur (elles ressemblent la production.
OUT2, permettant la commande des
appareils de signalisations externes,
sirènes, etc.

Le buzzer confirme tout de même l’ac-


quisition de la clé en émettant un bip.

Il est possible de stopper le système


en insérant une “Button Key” valide.
Le relais d’alarme RL2 est alors
désactivé.

Pour faciliter les opérations et avoir un


contrôle visuel optimal, côté extérieur,
de l’activité du système, nous vous
conseillons de monter des LED LD1 et
LD2 sur le panneau avant du boîtier qui
abrite l’appareil. Ces LED sont la répé-
tition (mise en parallèle) des LED LD3
et LD4 montées sur la platine.

ELECTRONIQUE 27 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Chaque fois qu’elle est mise sous ten- Après la mise sous tension et une RAZ, excité à la suite de la reconnaissance
sion, la clé génère, sous forme série, le microcontrôleur ATMEL (U2) initialise d’une “Button Key” valide.
le code qui permet de la distinguer. Les les I/O (entrées/sorties) en assignant
données émises en premier, sont les broches 2, 3, 6, 8, 9, 11 et 15 La correspondance du temps par rap-
constituées d’un byte indiquant le type comme entrées et 7, 12, 14, 16, 17, port à la position des dip-switchs est
(family code), après ce byte, 6 autres 18 et 19 comme sorties. La broche 13 donnée dans le tableau 1.
bytes sont envoyés, ils expriment le fonctionne, quant à elle, comme ligne
code réel (serial code). Le dernier byte bidirectionnelle pour la transmission La cellule RC (C7/R27) sert à effectuer
transmis (CRC) représente la check- des données à partir, et vers, l’EEPROM une RAZ à la mise sous tension, en
sum de la trame envoyée. série U3. appliquant une impulsion positive à la
broche de RST (1) du microcontrôleur.
Les lignes 2, 3 et 6, servent pour lire
La carte “serrure” l’état des dip-switchs de DS1 qui sont Notez que toutes les lignes sont pour-
A, B et C, chacun d’eux permettant vues de résistances de tirage au posi-
Nous allons examiner ce qui se produit d’imposer un temps déterminé, temps tif de l’alimentation, car elles ne sont
dans la carte lorsqu’elle est alimentée. pour lequel le relais RL1 doit rester pas intégrées dans le microcontrôleur.

Figure 1 : Schéma électrique de la carte “serrure”.

ELECTRONIQUE 28 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

La LED DL5 (marche) est commandée RL1, s’il est ouver t et “bi-stable” Les LED LD3 et LD4, (qui correspon-
par la broche 7 à travers un transistor (ON/OFF) s’il est fermé. dent aux LED LD1 et LD2 situées sur
NPN T6 et clignote constamment, aussi la face avant du boîtier du montage,
bien lorsque le programme se déroule J3, permet l’ef facement total de la sur un boîtier extérieur ou sur une pla-
normalement, que durant la phase d’ef- mémoire EEPROM externe (U3) (un bref quette isolante) donnent les informa-
facement de la mémoire. Les cavaliers contact lorsque J1 est fermé). tions d’utilisation et par ticipent aux
J1, J2 et J3 servent pour imposer les signalisations en mode apprentissage.
diverses modalités de fonctionnement. Les signalisations transmises par les
LED, sont particulièrement importantes En apprentissage (J1 fermé) les deux
J1 commande le passage en mode et intéressantes. LED clignotent alternativement et cha-
“apprentissage” s’il est fermé (en fonc- cune toute les 0,5 seconde s’il y a déjà
tionnement normal, il doit être en posi- La LED jaune (LD5) pulse avec un des codes en mémoire, sans codes,
tion ouverte). rythme de 0,5/0,5 secondes en mode elle pulse à une fréquence de 1/1
normal (serrure) par contre, lorsque l’ef- seconde, indiquant ainsi, qu’il convient
J2 permet la commande en mode facement est activé par J3, elle clignote de procéder à la mémorisation du code
“monostable” (à impulsions) du relais à la fréquence d’environ 4 hertz durant d’au moins une clé.
une vingtaine de
secondes (ceci est le A chaque fois qu’une clé est approchée
temps nécessaire pour des contacts de la plaquette, le buzzer
“nettoyer” la mémoire) ; sonne et la LED jaune s’allume pour la
ensuite, le clignotement même durée que la note acoustique
ralentit pour passer à un émise.
r ythme d’un flash par
seconde environ, indi-
quant qu’il n’y a plus Fonctionnement
aucun code valide et que du système
pour pouvoir utiliser le sys-
tème, il faut nécessaire- Voyons maintenant pas à pas, pour
ment ouvrir J3 et procéder résumer, le fonctionnement du système
à l’auto-apprentissage après l’initialisation.
d’une ou plusieurs clés.
Si les trois cavaliers sont ouverts, tout
Si on ne le fait pas, le est au repos, LD5 clignote et LD3 est
système repasse en allumé en permanence.
mode normal, la LED
jaune continue son cli- Supposons partir du début et avoir U3
gnotement lent. complètement vide (dans la pratique

Le microcontrôleur ATMEL
Pour nous changer un peu
de nos chers PIC de Micro- RST/VPP VCC
chip, nous avons voulu (RDX) P3.0 P1.7
(TDX) P3.1 P1.6
essayer les produits de la XTAL2 P1.5
société ATMEL, utilisant XTAL1 P1.4
pour la serrure électro- (INT0) P3.2 P1.3
(INT1) P3.3 P1.2
nique un composant réfé- (T0) P3.4 P1.1 (AIN1)
rencé 89C2051. (T1) P3.5 P1.0 (AIN0)
GND P3.7

Ce microcontrôleur est
basé sur une architecture 8 bits très riche.

En interne, il est composé par une mémoire Flash Eprom de 2


kiloctets garantie pour 1 000 cycles, une RAM de 128 x 8 bits,
trois por ts pour un total de 15 lignes entrées/sor ties, deux
timer/compteurs de 16 bits, un UART programmable avec une
ligne TXD (broche 2) et RXD (broche 3) avec possibilité de les
activer par programme pour réaliser directement des liaisons
série, un comparateur analogique et 6 niveaux d’interruptions. Il
dispose naturellement d’un oscillateur d’horloge interne à quartz
de 11 à 12 MHz.

Le fait que la structure des microcontrôleurs ATMEL soit compa-


tible avec les instructions du standard MCS51 inventé et utilisé
par INTEL est très important. Notre application fait “tourner” le
programme mieux décrit dans l’organigramme de déroulement
visible dans ces pages.

ELECTRONIQUE 29 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Figure 2 : Schéma d’implantation Figure 3 : Dessin du circuit imprimé


des composants de la carte “serrure”. à l’échelle 1.

La LED jaune clignote lentement (1/1 Ces impulsions, amplifiées par T8, rejoi-
seconde) par contre, elle aurait un gnent l’entrée de la “Button Key” dans
rythme plus soutenu, si nous lui avions laquelle le chip interne les reçoit sous
déjà “appris” le code d’une clé. forme de variation de la tension d’ali-
mentation.
Si nous voulons en mémoriser d’autres
(rappelez-vous que le système peut en La trame en provenance du circuit “ser-
enregistrer et en valider 100 !) Il faut rure” terminée, la clé, placée sur les
fermer J1, LD5 s’éteint et LD3-LD4 contacts marqués “KEY” sur le schéma
commencent à clignoter à un r ythme de la figure 1, répond en faisant pulser
de 0,5/0,5 seconde. la même ligne d’alimentation par l’en-
voi de 8 bytes. U2 les reçoit sur sa
A partir de ce moment, toute “Button broche 15 et procède à leur déchiffrage.
Key” qui sera appuyée sur les contacts
sera lue et son numéro de série sera Les informations acquises, le pro-
recopié en EEPROM. gramme procède à l’extraction du pre-
mier mot indiquant le type de clé. Ainsi,
La séquence correcte est la suivante : il vérifie que c’est bien une DS1990S.
Dans le cas contraire, il annule l’ap-
En mettant en contact la “Button Key” prentissage et retourne en attente jus-
avec les électrodes de la car te “ser- qu’à ce qu’une nouvelle clé entre en
rure”, on active le microcontrôleur U2. contact avec les électrodes externes.
Il détecte la charge produite par l’in-
termédiaire de la ligne appliquée au Si tout va bien (la clé est une
collecteur de T8, qui produit un niveau DS1990S…), il lit les 6 bytes suivants,
ce n’est pas toujours le cas, car le com- haut sur la broche 15. constituant le numéro de série, ainsi
posant, à l’achat, peut contenir des que le dernier (CRC) et effectue une
données erratiques, c’est pour cette A travers la broche 16, U2 émet, en vérification sur l’exactitude de la trame.
raison qu’il est conseillé d’effectuer un mode série, la commande de généra- Ceci fait, si les données ont été reçues
effacement avant le premier charge- tion des données, sous forme d’im- correctement, il les sauvegarde dans
ment de données). pulsions. la mémoire EEPROM.

ELECTRONIQUE 30 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Notez que, devant charger jusqu’à 100


Liste des composants numéros de série dif férents, la
mémoire doit être par ticulièrement
R1 = 4,7 kΩ DZ2 = Diode zener 5,6 V copieuse, voici pourquoi pour U3, nous
R2 = 4,7 kΩ LD1 = LED rouge 5 mm avons choisi une 27C65, de 64 kilo-
R3 = 4,7 kΩ LD2 = LED verte 5 mm bits (8 x 8 k).
R4 = 4,7 kΩ LD3 = LED rouge 5 mm
R5 = 4,7 kΩ LD4 = LED verte 5 mm Durant l’apprentissage d’une “Button
R6 = 4,7 kΩ LD5 = LED jaune 5 mm Key”, le microcontrôleur commande un
R7 = 4,7 kΩ U1 = Régulateur 7805 “1” logique sur la broche 19 durant
R8 = 4,7 kΩ U2 = µcontrôleur AT89C2051 environ 1 seconde, provoquant la satu-
R9 = 4,7 kΩ program. (MF289) ration du transistor T1 et activant le
R10 = 4,7 kΩ U3 = Mémoire 24C65 buzzer, lequel émet une note acous-
R11 = 10 kΩ U4 = Intégré 40106 tique d’égale durée afin de confirmer
R12 = 10 kΩ T1 = Transistor NPN BC547B l’opération. LD5 produit un clignote-
R13 = 10 kΩ T2 = Transistor NPN BC547B ment par l’ef fet de l’impulsion au
R14 = 4,7 kΩ T3 = Transistor NPN BC547B niveau logique “1” que U2 envoie sur
R15 = 4,7 kΩ T4 = Transistor NPN BC547B la broche 7.
R16 = 4,7 kΩ T5 = Transistor PNP BC557B
R17 = 4,7 kΩ T6 = Transistor PNP BC557B Maintenant, ouvrons le cavalier J1 et
R18 = 4,7 kΩ T7 = Transistor NPN BC547B nous voyons que le système retourne
R19 = 2,2 kΩ T8 = Transistor NPN BC547B au mode normal, dans lequel il doit
R20 = 4,7 kΩ Q1 = Quartz 11,0592 MHz fonctionner comme lecteur de “Button
R21 = 220 Ω RL1 = Relais 12 V 1 RT min. Key” et “serrure” électronique.
R22 = 220 Ω RL2 = Relais 12 V 1 RT min.
R23 = 220 Ω DS1 = Dip-switch 4 inter Lorsqu’une “Button Key” entre en
R24 = 1,5 kΩ BZ = Buzzer 12 V avec oscillateur contact avec les électrodes de la carte
R25 = 220 Ω L1 = Self de choc VTK200 “serrure”, il peut se passer deux
R26 = 1 kΩ choses, suivant que la clé est valide
R27 = 10 kΩ Divers : ou inconnue.
R28 = 220 Ω 1 Bornier 2 pôles
C1 = 100 nF multicouche 3 Borniers 3 pôles Dans le premier cas (clé déjà mémori-
C2 = 220 µF 16 V électrolytique 1 Support circuit intégré sée), dès que le contact est établi sur
C3 = 1000 µF 25 V électrolytique 2 x 4 broches les deux électrodes, la communication
C4 = 100 nF multicouche 1 Support circuit intégré a lieu suivant la procédure décrite plus
C5 = 22 pF céramique 2 x 7 broches avant. Le programme procède à la
C6 = 22 pF céramique 1 Support circuit intégré recherche dans l’EEPROM d’un numéro
C7 = 10 µF 16 V tantale 2 x 10 broches de série correspondant et, s’il le trouve,
C8 = 100 nF multicouche 3 Connecteurs en bande cela veut dire que la clé est de celles qui
C9 = 100 nF multicouche 2 broches sont habilitées à commander la serrure.
D1 = Diode 1N4007 3 Cavaliers pour connecteurs
D2 = Diode 1N4007 en bande De ce fait, le programme active les rou-
D3 = Diode 1N4007 1 Circuit imprimé réf. S289. tines de gestion des sorties et agit ainsi:
D4 = Diode BAT 85
D5 = Diode 1N4007 Sauf indication contraire, toutes les Il donne une impulsion positive sur la
DZ1 = Diode zener 5,6 V résistances sont des 1/4 W à 5 %. broche 19 faisant sonner le buzzer BZ

Le montage de la carte de base ne présente aucune est fixé un petit rivet ou une vis uti-
difficulté. lisé pour le contact central de la clé
et une vis pour constituer le contact
Le support des contacts de la clé est fabriqué en uti- latéral.
lisant une plaquette de matériau isolant sur lequel
Ne vous préoccupez pas de la qualité
des contacts, le temps requis pour la
lecture des “Button Key” est telle-
ment bref (moins de 5 ms) que quel
que soit le système utilisé, le fonc-
tionnement est correct.

ELECTRONIQUE 31 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

durant 1 seconde et, simultanément, sor te, LD3 (rouge) est pratiquement Dans le cas ou la “Button Key” en
il met au niveau haut la broche 17, pro- mise en cour t-circuit et s’éteint, elle contact avec les électrodes n’est pas
voquant la saturation de T2 qui active s’allumera de nouveau, lorsque le une de celles mémorisées auparavant,
le relais RL1 dont les contacts se fer- temps imposé par DS1 sera écoulé. La la procédure se cantonne, comme cela
ment entre C et NA puis se rouvrent à broche 12 se remet à “0”, bloque T4 a été décrit un peu plus avant, à l’ac-
la fin du temps prévu (sur la base des et met T5 en conduction. quisition du numéro de série et, au
conditions imposées par les dip-switchs moment de la comparaison avec les
A, B, C). Si J2 est ouver t, le relais RL1 est numéros sauvegardés dans la mémoire
activé et se désactive après le temps EEPROM, ne trouvant pas la corres-
En outre, la broche 12, normalement prévu par les dip-switchs. Si J2 est pondance, le microcontrôleur active la
au “0” logique, commute au niveau fermé, le relais est activé au premier routine d’alarme, car il détecte une ten-
“1”, faisant passer en conduction le contact d’une “Button Key” et désac- tative d’accès avec une clé inconnue.
transistor T4 et allume, de ce fait, LD4 tivé au contact suivant de la même
(ver te) pour le même temps durant clé. C’est le mode de fonctionnement En premier lieu, il force au niveau “1”
lequel le relais RL1 est activé. De la bi-stable. durant une seconde la broche 19, fai-

Organigrammes du programme

MF289 PROGRAM

Initialisation des ports I/O


Fait clignoter LED jaune (run) Fais clignoter LED
rouge et verte
Eteint LED jaune
OUI
J1 fermé ? PROGRAM
NON
J3 fermé ?
OUI

bistable OUI NON astable


J2 fermé ?
OUI
J3 fermé ?

Eteint LED verte NON


Eteint LED verte
Allume LED rouge Allume LED rouge
Désactive le relais
Fait clignoter LED jaune
Efface mémoire
Eteint LED jaune
NON NON
Touch memory ? Touch memory ?
NON
OUI OUI Touch memory ?

OUI
NON NON
Code valide ? ALARME Code valide ? ALARME
OUI OUI Lecture code et
sauvegarde en mémoire
Fait clignoter LED jaune
Eteint LED rouge Allume LED verte
Allume LED verte Active le relais pour
Active le relais le temps programmé

OUI
J1 fermé ?
NON
Touch memory ? NON
OUI

OUI NON
Code valide ? ALARME RETURN

Toutes les fonctions logiques de la carte de base sont confiées à un micro-


contrôleur 8 bits de la société ATMEL. Le programme chargé dans le micro- ALARME

contrôleur peut facilement être compris en obser vant les trois organi-
grammes représentés ci-dessus. Active le relais alarme
Démarre temporisateur 20 sec.

En fonctionnement normal, le microcontrôleur ne fait pas autre chose que


de tester la présence d’une “Button Key” et lorsqu’il en détecte une, il
s’occupe de faire commuter le relais dans le cas d’un fonctionnement bi- Touch memory ?
OUI

stable ou bien active le relais pour une durée déterminée en cas de sélec- NON
tion du mode de fonctionnement astable.
NON NON
Temps écoulé ? Code valide ?

Tout cela est vrai à condition que la clé mise en contact avec notre sys- OUI OUI

tème ait, au préalable, été mémorisée à l’aide de la routine PROGRAM.


Désactive le relais alarme
Celle-ci permet la mémorisation de 100 “Button Key”. Si la clé mise en
contact avec notre système n’est pas valide et que son code n’a pas été
mémorisé précédemment, le microcontrôleur procède à l’activation de la RETURN
routine ALARME.

ELECTRONIQUE 32 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Fonctions des cavaliers mesure de bloquer une porte qui empêche la fuite de la per-
Sur notre carte de base, trois connecteurs pourvus de sonne qui tente de saboter la serrure électronique.
cavaliers sont disponibles. Leurs fonctions sont les sui-
vantes : En somme, dans la pratique, les applications possibles sont
innombrables. Ce qui est important à retenir, c’est qu’avec
J1 = Apprentissage. Normalement ouvert. une clé non habilité, la sortie OUT normale (OUT1) reste au
repos et que, par contre, la sortie OUT2 d’alarme est activé
J1 doit être fermé pour faire l’apprentissage des “But- durant 20 secondes. De ce fait, pour pouvoir opérer de nou-
ton Key”, ce qui permet d’activer le mode “PROGRAM”. veau, il faut attendre cet intervalle de temps.
Ainsi, il faut mettre successivement en contact les clés
à programmer et attendre la note de confirmation. A la Clairement, celui ou celle qui possède la bonne clé et qui
fin de l’apprentissage, ouvrir J1. s’aperçoit qu’il a utilisé une autre clé peut immédiatement
remédier à son erreur en insérant la bonne clé dans le lec-
J2 = Fonctionnement du relais. Ouver t = monostable. teur, afin que le microcontrôleur termine la procédure
Fermé = bi-stable. d’alarme.

J2 permet le choix du mode de fonctionnement du relais :


s’il est laissé ouvert, le relais est commandé en impul- Détection d’une “Button Key”
sion et à chaque activation, il est excité et retombe après
le temps déterminé par DS1. Cela vaut la peine de s’arrêter un instant pour décrire la
méthode particulière d’identification d’une “Button Key”,
J2 fermé, on obtient la condition de fonctionnement bi- en fait, comment est détecté le contact.
stable, pour laquelle le relais RL1 colle dès le premier
contact d’une “Button Key” valide et décolle au contact Le microcontrôleur produit, de manière cyclique, un niveau
suivant. logique haut sur la broche 16, faisant commuter conti-
nuellement et lentement (avec une période de charge 1/1
J3 = Effacement de la mémoire. Normalement ouvert. seconde) le transistor T8, qui à son tour ferme et dégage
la ligne vers les électrodes marquées “KEY”.
Pour effacer la mémoire EEPROM (entièrement et en une
seule fois), il faut laisser J1 fermé et mettre J3 briève- Au relâchement, s’il n’y a aucune clé, le collecteur repasse
ment en court-circuit. au niveau haut et T7 est saturé du fait de la présence des
résistances R19 et R24.

sant émettre une note acoustique au buzzer, uniquement


pour avertir que la lecture a été effectuée.

En fait, c’est l’unique signalisation donnée à l’utilisateur, étant


donné que les LED LD3, LD4 et LD5 demeurent au repos.

En outre, le microcontrôleur ATMEL met au niveau haut la


broche 18 durant 20 secondes, activant pour la même durée
T3 et, avec lui, le relais RL2, qui ferme les contacts de
OUT2, ce qui permet de commander une centrale d’alarme
ou bien d’alimenter une sirène, un gyrophare ou tout autre
moyen qui permet d’attirer l’attention.

Dans une application de sécurité maximale, les contacts


du relais pourraient commander une serrure électrique en

Programmation
de la temporisation du relais
Après avoir été activé, le relais de sortie (RL1) reste dans
cet état durant un temps déterminé. Ce temps dépend de
la position sur laquelle se trouvent placés les dip-switchs
de DS1. La durée d’allumage de la LED verte est équiva-
lente au temps de collage du relais. Le tableau suivant,
illustre la correspondance entre les trois combinaisons et
les intervalles de temps qu’il est possible d’obtenir.

Temps (s) A B C
0,5 OFF OFF OFF
1 ON OFF OFF
2 OFF ON OFF
3 OFF OFF ON
Tableau 1.

ELECTRONIQUE 33 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Lorsqu’une clé entre en contact avec La construction le sens représenté sur le plan d’im-
les deux électrodes de la car te, dès plantation.
que la broche 16 du microcontrôleur Nous pouvons à présent voir comment
repasse au zéro logique et que T8 se se construisent la serrure et la pla- Montez le régulateur de tension U1, en
bloque, le courant qu’il absorbe sur la quette destinée à accueillir la “Button faisant attention de placer la par tie
carte de base est suffisant pour blo- Key”. Il faut, en premier lieu bien métallique de son boîtier en direction
quer T7 faisant apparaître un niveau entendu, disposer du circuit imprimé ; de T1.
haut sur la broche 15. U2 sait quand utilisez votre méthode habituelle.
il active ou désactive T8, c’est pour Les relais sont du type miniature avec
cela que s’il détecte cette condition Le circuit gravé et percé en main, com- une bobine 12 volts.
durant la période d’interdiction, cela mencez à placer toutes les résistances,
signifie qu’il y a présence d’une “But- les diodes au silicium, en vous rappe- Le buzzer a également une polarité qu’il
ton Key”. lant que la bague qui ser t de repère faut respecter, le quar tz n’a pas de
d’orientation est aussi la cathode. sens précis.
Pour cela, il génère la commande de
lecture de la ROM (33 en hexadécimal) Passez au montage des suppor ts de Après avoir terminé le montage de
le long de la ligne d’alimentation et vers circuits intégrés, en orientant leur tous ces composants, procédez à une
les deux électrodes, puis il attend repère-détrompeur de positionnement vérification minutieuse de votre tra-
quelques instants la réponse de la clé dans le sens indiqué sur le plan d’im- vail, afin de déceler une éventuelle
et, enfin, il ferme le cycle en provoquant plantation des composants. erreur.
la saturation du transistor T8, bouclant
ainsi la liaison. Montez les condensateurs, en prenant Si tout va bien, insérez les circuits inté-
soin de positionner convenablement les grés, chacun dans leur suppor t res-
La condition logique de la broche 15 est modèles électrolytiques dont la polarité pectif en prenant soin de placer le
ignorée, du moins jusqu’à ce que le tran- des pattes est à respecter absolument. repère-détrompeur de positionnement
sistor T8 redevienne bloqué. En fait, tant dans le sens requis, et en évitant de
que le microcontrôleur ne remet pas à Insérez et soudez les transistors en plier les broches qui pourraient alors
zéro la broche 16. faisant attention de les placer dans se casser.

Le protocole des “Button Key”


Les “Button Key” sont des composants mandes du bus à deux fils. Dans notre Les bits qui sortent les premiers, sont
innovateurs réalisés par la société amé- serrure électronique, nous utilisons le dans un byte indiquant le type (family
ricaine Dallas Semiconductor. Ils se modèle de clé DS1990A, parmi les plus code) du composant, après lequel arri-
présentent, vus de l’extérieur, comme simples, car son boîtier renferme une vent 6 autres bytes exprimant le
des piles “bouton” d’un diamètre d’en- ROM programmée de façon univoque, numéro de série (serial number), tou-
viron 16 mm et d’une épaisseur un en usine, avec une technique LASER jours dans le format caractérisé, à
peu supérieure à 3 mm. très précise, afin de garantir une sécu- savoir les bits les moins significatifs
rité maximale. au début et, ensuite, ceux de poids
Ces “clés” contiennent dans leur boî- supérieur.
tier, un puisant microcontrôleur CMOS
relié à l’extérieur par deux électrodes La série est complétée par un dernier
dans lesquelles le pôle positif est le byte (CRC) qui représente la check-
plot central et le négatif la couronne sum de la trame complète. En fait,
extérieure. Ces deux électrodes c’est un byte déterminé sur la base
constituent les bornes d’alimentation des 7 précédents. La checksum per-
au travers desquelles se propagent met à l’unité de lecture de vérifier si
également les données. les adresses ont été acquises sans
aucune erreur.
En pratique, une fois alimenté, le cir-
cuit interne génère, sous forme série, Les applications d’une telle clé sont
tous les bits qui le caractérisent, pilo- Le contenu de la mémoire est le nombreuses et concernent tous les
tant un transistor qui charge les deux numéro de série de fabrication. Pour champs d’application touchant à la
fils d’alimentation, produisant une le lire, il faut alimenter le dispositif et sécurité, au contrôle d’accès et à l’au-
série de niveaux logiques qui n’en envoye,r sous forme de commutations tomatisation en général.
altèrent pas pour autant le fonction- le long de la ligne d’alimentation, la
nement. Ceci grâce au réseau de commande Read ROM (lecture de la Les “Button Key” peuvent êtres col-
diode et condensateur qui prend la ROM). La “Button Key” répond en émet- lées sur un porte-clés de façon à pou-
tension au repos et durant les niveaux tant ce qu’elle contient sous forme voir les appuyer facilement contre les
hauts, isolant le système lorsque les série, en par tant des bits les moins deux électrodes positionnées de façon
électrodes sont fermées par le Mos- significatifs (du bas) puis s’arrête. opportune sur le panneau de lecture.
fet de sortie.

Toujours entre les plots du “bouton”,


on trouve également une ligne logique
qui transmet les impulsions à l’unité
de contrôle, pour recevoir les com-

ELECTRONIQUE 34 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Comme nous l’avons déjà dit plus Utilisez une autre vis, que vous place- L’aspect pratique étant terminé, il ne
haut, pour le repor t des LED et des rez au-dessous de la première écartée reste plus qu’à se procurer une ali-
contacts “KEY”, vous pouvez utiliser de celle-ci de la valeur du rayon de la mentation capable de fournir 12 à 15
soit une face du boîtier du montage, “Button Key”. Cette vis sera reliée à la volts avec un courant d’au moins 200
soit un boîtier déporté, soit une pla- carte de base par un fil la connectant milliampères et à la connecter aux
quette isolante. à la masse. points V +/– en respectant la polarité.

Pour matérialiser le contact Les deux fils dont nous venons de par-
central, utilisez une vis, ler, seront donc, en réalité, reliés aux Coût de la réalisation
fixée sur la face avant, points marqués “KEY” sur la carte “ser-
et de laquelle partira rure”. Tous les composants tels qu’ils sont
un fil qui sera relié représentés sur la figure 2, y compris
au contact de L1 Quant aux LED de signa- le circuit imprimé, une “Button Key” et
sur la car te lisation, elles sont pra- le microcontrôleur ATMEL : env. 440 F.
“serrure”. tiquement reliées La clé “Button Key” seule ou supplé-
en parallèle sur mentaire : env. 40 F. Le circuit imprimé
les LED de la seul : env. 45 F. Le microcontrôleur pré-
carte de base à programmé seul : env. 235 F.
l’aide de trois ◆ G. V.
conducteurs.

En fait, n’importe quel


système de contact de
votre invention fera
l’affaire, pour peu
qu’il soit en
mesure d’être
touché par le
centre et par
le pour tour de
la clé sans risque
de faux contact.

ELECTRONIQUE 35 magazine - n° 14
VIDÉO

Un générateur
économique
de signaux vidéo
Remarquable et compact, ce générateur de mire a été étudié pour
vérifier les moniteurs vidéo à entrée composite, les téléviseurs pourvus
d’une prise SCART (péritel), mais aussi les câbles coaxiaux utilisés
dans les installations de télévision en circuit fermé. L’utilisation d’un
microcontrôleur permet de produire une image avec un texte défilant
et d’afficher l’heure.

orsqu’une instal- Dans une petite installation,


lation de télévision les problèmes se solderont
en circuit fermé est par la per te de quelques
mise en ser vice, heures mais dans une ins-
qu’elle soit destinée à tallation plus complexe, si
la surveillance par l’intermé- quelque chose va de travers, gare !
diaire d’une ou plusieurs
caméras ou bien à la dif- En ayant à sa disposition un générateur de
fusion de clips vidéo repro- signaux vidéo, il est possible de tester immé-
duits à l’aide d’un magnéto- diatement chaque câble, cela permet d’inter venir
scope, une des phases à rapidement pour d’éventuelles corrections.
effectuer préalablement à l’ins-
tallation des moniteurs et des Toutefois, les générateurs disponibles dans le commerce,
autres appareils, est le passage des coûtent des sommes que seuls les installateurs profes-
câbles conclu par un essai qui garan- sionnels peuvent supporter mais que les techniciens ama-
tisse la validité des connexions. teurs ne sont pas prêts à débourser.

En l’absence d’instruments de mesures par ticuliers, on Pour cette raison, nous avons voulu proposer à nos lec-
peut omettre cette procédure et relier en aval du ou des teurs, le projet d’un générateur de signaux vidéo compo-
téléviseurs ou moniteurs les caméras ou magnétoscopes sites sous la forme d’un petit appareil simple et compact,
devant produire les images, puis s’assurer, une fois l’ins- installé dans un boîtier d’un modèle équipé d’un petit com-
tallation terminée, si tout se passe bien. partiment où on peut loger une classique pile de 9 volts.

ELECTRONIQUE 36 magazine - n° 14
VIDÉO

Un générateur
vidéo économique
Ce petit générateur, est capable de
produire non seulement une image
fixe avec une échelle de gris de 8
niveaux, mais également une ins-
cription qui défile et l’heure que l’on
peut corriger à l’aide de deux boutons
poussoirs.

Le tout est facilement reproductible par


quelqu’un qui a un minimum d’expé-
rience dans les montages électro-
niques, avec un investissement déri-
soire au regard du service rendu.

Notre circuit est non seulement adapté


aux tests des câbles coaxiaux pour les
installations de TV en circuit fermé,
mais aussi pour vérifier les téléviseurs
équipés d’une prise SCART ou les moni-
teurs vidéo composites, qu’ils soient Figure 1 : Schéma électrique du générateur de signaux vidéo.
en noir et blanc ou en couleurs.

Cer tes, l’image est en noir et blanc, et le bleu. Le mélange de ces trois cou- Si, en supprimant le signal, l’écran appa-
mais nous ne pouvions pas prétendre leurs produit les diverses tonalités de raît coloré et non blanc, le défaut est
plus avec le microcontrôleur PIC utilisé couleurs, du violet au rouge. La pré- dans le tube; dans le cas contraire, il se
pour effectuer toutes les opérations sence des trois couleurs dans des pro- passe quelque chose dans l’électronique.
nécessaires. portions égales donne le blanc.
Un système plutôt ef ficace pour le
Toutefois, l’image est suffisante pour Si une couleur vient à manquer, le savoir avec certitude consiste à prendre
contrôler la géométrie de l’écran (tra- rouge par exemple, l’écran produit une une résistance (aux alentours de 3,3
pèze, coussin, parallélogramme), la pré- couleur jaune à la place du blanc. Si à 10 k en fonction de la tension de
sence de perturbations ou d’inter fé- c’est le bleu qui manque, le vert pré- cathode), de relier une extrémité à la
rences de natures diverses, la déflexion vaut, si ce dernier manque, le blanc masse et de faire toucher l’autre extré-
mais aussi les couleurs. apparaît légèrement violet. mité, premièrement sur la cathode de
la couleur rouge, puis sur celle du vert
En effet, lors du contrôle d’un télévi- Voici expliqué pourquoi, même avec et ensuite du bleu.
seur couleur et bien que le fond soit une image en noir et blanc, nous pou-
en noir et blanc, s’il manque une cou- vons contrôler un téléviseur ou un moni- L’écran doit tout d’abord apparaître
leur, le blanc n’apparaît pas blanc, mais teur couleur. rouge, puis vert et ensuite bleu.
coloré dans de la partie du tube catho-
dique endommagé ou si une des cou- Dans la pratique, un bon technicien sait Si nous ne voyons aucune de ces trois
leurs est inactive. que s’il manque une couleur, la cause couleurs, le défaut est dans le tube
peut être recherchée dans le tube cathodique et, dans ce cas, il y a peu
Pour comprendre la chose, il faut reve- cathodique (un filament brûlé ou la de choses à faire.
nir à l’étude de l’optique et dire qu’une cathode concernée coupée) ou bien
image à émission de lumière se forme dans le driver RGB ou dans l’étage final Il est bien évident que le test évoqué ci-
dans l’œil humain avec trois couleurs (circuit imprimé accolé aux broches du dessus ne doit être effectué si on sait
fondamentales qui sont le vert, le rouge tube cathodique). “où on met les mains” sinon, il est facile

La mise en boîte !
Le montage terminé, vous pouvez
l’installer dans un cof fret plas-
tique (TEKO P7) doté d’un loge-
ment pour une petite pile de 9
volts. Reliez les deux plots du cir-
cuit imprimé marqués + et – Val
à l’aide de deux fils aux électrodes
se trouvant dans le logement pour
la pile. Il convient également d’in-
terposer un interrupteur relié en
série sur le fil rouge du positif de
la pile 9 volts.

ELECTRONIQUE 37 magazine - n° 14
VIDÉO

Si nous voulons synthétiser le fonc-


Pour essayer les téléviseurs tionnement du générateur, nous pou-
vons dire qu’après l’initialisation des
Ce générateur vidéo est adapté pour reil N/B, mais aussi le fonctionne- entrées/sorties, le programme princi-
résoudre une multitude de problèmes, ment d’un téléviseur couleur. En fait, pal démarre et procède à la génération
parmi lesquels, le test des liaisons même une image en noir et blanc peut des signaux de luminance par l’inter-
coaxiales dans les installations de TV mettre à dure épreuve un tube catho- médiaire d’une routine assez complexe.
en circuit fermé, la vérification de la dique couleur. Si vous avez un doute,
qualité des images d’un téléviseur ou pensez que le blanc est composé de
d’un moniteur vidéo composite, les la somme des couleurs verte, bleue La génération
réglages de la géométrie et de la et rouge en quantité égale, donc si de l’image
déflexion du cadre de n’importe quel une des trois couleurs venait à man-
tube cathodique. quer, à la place du blanc, une couleur Le signal de synchronisation est éga-
différente pourrait apparaître. Si, par lement généré par cette routine et est
Dans le premier cas, il suffit de relier exemple, le rouge manque, le cadre composé du mélange des impulsions
le connecteur BNC monté sur le câble paraîtra jaunâtre, par contre, il tendra pour la synchronisation verticale et pour
coaxial dans la prise femelle BNC de vers la couleur violette si c’est le vert l’horizontale (au-dessus du niveau du
votre dispositif, puis d’aller voir ce qui qui manque. noir, chaque 64 µs, correspondant à
apparaît sur l’écran du moniteur dis- 58,48 µs pour le tracé d’une ligne et
posé à l’autre extrémité du câblage. Par ailleurs, le cadre blanc dans à 11,52 µs pour le retour du spot élec-
l’échelle des gris permet de régler tronique, durant lequel est effectuée
En laboratoire, l’instrument est très l’amplificateur RGB et l’amplificateur l’extinction) nécessaire au moniteur
utile pour enregistrer l’amplitude, la final situé sur le circuit imprimé accolé pour reconstruire correctement l’image.
largeur et d’autres paramètres (tra- au tube cathodique. A condition tou-
pèze, coussin, parallélogramme) de tefois que des trimmers de réglage Le signal de luminance est une tension
l’écran d’un moniteur, aussi bien que se trouvent sur ce circuit. qui, en fonction de son amplitude,
celui d’un téléviseur, pourvu qu’il soit détermine si le point de l’écran mar-
équipé d’une prise SCART ou tout au En fait, si le blanc tend vers une des qué à un instant donné doit être blanc,
moins d’une entrée vidéo composite. trois couleurs fondamentales, vous noir ou gris plus ou moins sombre.
devrez renforcer les deux restantes
Mais, outre la géométrie, nous pou- ou bien atténuer celle qui prédo- Plus l’amplitude est importante, plus
vons vérifier le contraste d’un appa- mine. le point est sombre et vice-versa.

de prendre une bonne secousse (la pola- Une fois l’alimentation en service, par Pour l’exactitude, selon le standard de
risation du tube cathodique met en l’intermédiaire de l’interrupteur S1, la la TV en noir et blanc, le signal vidéo
œuvre des tensions négatives de 200 diode zener DZ1 limite à 5,1 volts le est de 1 volt crête à crête, modulable
à 400 volts !), ou d’endommager les cir- potentiel fourni aux broches 4 et 14 du entre 25 et 75 %.
cuits. En outre, le contact avec les microcontrôleur.
cathodes doit être le plus bref possible A 25 %, (pied du blanc) correspond l’in-
et, dans tous les cas, inférieur à 2 Le microcontrôleur démarre, il exécute tensité lumineuse maximale du phos-
secondes, afin d’éviter des dommages la phase d’initialisation et assigne les phore, ainsi le blanc est plus intense.
dus à un courant de cathode excessif. lignes RA0, RA1, RA2, RA3 et RB4 en
tant que sortie et les lignes RB6 et RB7 Liste des composants
Bien, après ces brefs rappels de vidéo- en tant qu’entrées.
technique et en laissant aux experts R1 = 470 Ω
les diverses considérations, nous pou- C’est des 5 premières lignes que sor- R2 = 270 Ω 1 W
vons penser à notre circuit, cer tains tent les signaux de luminance (broches R3 = 1,8 kΩ 1 %
qu’après une courte explication, vous 18, 1 et 2) avec lesquels sont compo- R4 = 1 kΩ
saurez tous comment l’utiliser au mieux. sées les 8 combinaisons de gris (2 à R5 = 470 Ω 1 %
la puissance 3 permet 8 possibilités), R6 = 270 Ω
la broche 17 fournit le signal de syn- R7 = 910 Ω 1 %
L’étude du schéma chronisation composite et le signal de C1 = 1 µF 25 V électrolytique
l’inscription, en l’occurrence “VIDEO C2 = 22 pF céramique
Le schéma dévoile la simplicité de l’en- TESTER” et l’heure. C3 = 22 pF céramique
semble. Tout est piloté par le micro- DZ1 = Zener 5,1 V
contrôleur PIC16C84, programmé pour Quant aux deux entrées, chacune lit LD1 = Diode LED rouge 5 mm
gérer tout le système. l’état d’un bouton poussoir : U1 = PIC16C84 préprogrammé
Q1 = Quartz 4 MHz
Le microcontrôleur utilise trois routines P1 permet l’avancement de l’heure P1 = Poussoir pour ci
principales, le timer pour l’horloge, le d’une unité à chaque pression, P2 a une P2 = Poussoir pour ci
défilement du texte “VIDEO TESTER” fonction analogue, mais pour les S1 = Interrupteur
et la génération de l’image fixe consti- minutes. Les deux poussoirs étant du VAL = Pile 9 V
tué d’un fond et d’une barre de 8 type normalement ouver t, le déclen-
niveaux de gris. chement se fait sur un front descendant. Divers :
1 Support 2 x 9 broches
Le quartz est un 4 MHz et c’est donc Dans le PIC16C84, le programme 1 prise BNC pour ci
la fréquence de l’horloge qui scande impose une résistance de pull-up sur 1 Boîtier plastique TEKO P7
chaque pas du programme. chacune des broches 12 et 13.

ELECTRONIQUE 38 magazine - n° 14
VIDÉO

Par contre, 75 % équivaut au noir, qui Ceci dit, nous laissons de côté la syn- tions est mis à jour, en ajoutant une
por te à l’obscurcissement le point thèse des signaux vidéo, regroupés sur unité.
concerné de l’écran. le point de sor tie “OUT” (connecteur
BNC), et passons à l’étude de l’horloge. Il faut noter que l’heure est affichée
Notez que les impulsions de synchro- Cette dernière est implémentée à l’aide dans le format, heures et minutes, res-
nisation se trouvent au-dessus du d’une routine appropriée et d’un timer. pectivement avec deux chif fres à
niveau du noir, afin de ne pas interfé- gauche et deux chiffres à droite en bas
rer avec l’image. de l’écran.
L’horloge
Ceci est obtenu aussi parce qu’elles Il est possible de modifier l’état de l’hor-
tombent normalement dans l’intervalle Routine et timer sont toujours initiali- loge en agissant sur les deux poussoirs
de retour de la trace, qui dure sés à la mise en ser vice du circuit et P1 et P2.
11,52 µs, contre à peine 5,76 µs de sont capables de générer une inter-
chaque impulsion de synchronisation ruption périodique qu’un compteur (soft- Le réglage manuel de l’heure est indis-
de ligne. ware) utilise pour cadencer le déroule- pensable pour mettre le système à
ment du temps. l’heure à chaque fois que l’on éteint
Dans notre cas, le signal vidéo ne peut l’appareil.
pas être analogique, mais digital et il A chaque minute qui passe, le signal
est produit par l’intermédiaire de la com- relatif à la composition des inscrip- En effet, à la coupure de l’alimenta-
binaison logique des trois lignes tion, le compteur software se
RA1, RA2 et RA3 : il en dérive un met à zéro. Cela est inévitable
nombre limité de combinaisons dans un appareil portatif, conçu
de gris qui, à l’inverse de celles pour être allumé uniquement
obtenues avec une caméra (ana- sur le lieu du test.
logique…), peuvent être au
nombre de 8 maximum. Toutefois, si vous montez le
générateur en position fixe en
En fait, chaque ligne peut être à l’installant à demeure sur l’éta-
0 et à 1 logique et les trois bli de votre laboratoire, vous
lignes permettent d’en obtenir pouvez penser à une alimenta-
23 (2 puissances 3). tion continue à par tir du sec-
teur et à une petite batterie en
Voici expliqué pourquoi la bande tampon qui maintienne la ten-
horizontale est formée de 8 car- sion de 5 volts, même en cas
rés, dont la tonalité passe du d’une coupure de courant.
noir (à gauche) au blanc (à Figure 2 : Schéma d’implantation
des composants.
droite).
Le générateur
Le premier est obtenu avec les de texte
trois broches positionnées de
manière à obtenir le maximum Le signal des inscriptions sort
d’amplitude à un instant donné, de la broche RB4 et rejoint la
le second correspond à une sortie coaxiale à travers la résis-
combinaison qui porte la valeur tance R6.
instantanée de l’amplitude égale
à 25 % du maximum. La même ligne, produit l’ins-
cription “VIDEO TESTER” qui se
Entre ces points, il existe une déplace de droite à gauche sur
série de compromis, en fait des l’écran.
amplitudes qui baissent au fur
et à mesure que l’on tend à Cette inscription est produite à
s’approcher du blanc. l’aide d’une routine software qui
permet d’anticiper, selon une
De cela, nous pouvons déduire période constante, la position
qu’en modifiant les valeurs des des caractères après un certain
résistances R3, R5 et R7 on nombre de balayages du cadre.
arrive à modifier non seulement
le fond de l’image, mais égale- En fait, le texte est translaté
ment la couleur des 8 carrés. d’un caractère au bout d’une
seconde, utilisant la même
Actuellement, les valeurs des base de temps que l’horloge.
résistances sont dimensionnées
pour avoir un blanc réel et un Pour des raisons de simplicité,
noir le plus sombre possible. Il nous n’entrerons pas dans le
est évident que si vous changez détail de cette routine assez
quelque chose, vous pouvez arri- Figure 3 : Dessin du circuit imprimé complexe, mais nous arrêtons
ver à obtenir un blanc plus à l’échelle 1. ici afin de passer à la par tie
“sale” et un noir plus clair. construction de notre appareil.

ELECTRONIQUE 39 magazine - n° 14
VIDÉO

La construction
Pour réaliser le dispositif, il faut avant Le générateur vidéo produit une sorte de mire composée d’un fond noir au
tout préparer le circuit imprimé dont milieu duquel est disposée une ligne formée de 8 carrés avec différents niveaux
vous pourrez trouver le tracé en figure de gris. Celui de gauche est noir, par contre celui de droite est totalement
3 à l’échelle 1. blanc. Au-dessus, nous avons un texte
“VIDEO TESTER” qui défile lentement
Après gravure et perçage, vous pouvez et au-dessous, est indiquée l’heure
insérer les résistances et la diode zener générée par l’horloge de la “machine”,
en prenant soin d’orienter sa bague dans le format : heures et minutes.
vers le circuit intégré. Entre les deux chiffres, une barre incli-
née change de position à chaque
Passez au montage des condensateurs seconde.
en portant une attention particulière à
C1 dont les pattes sont polarisées. La photo d’illustration montre claire-
ment l’image que vous devrez voir sur
Installez et soudez le quartz de 4 MHz l’écran.
en position verticale.

N’oubliez pas la LED dans la position dans le compartiment pile et les relier Dans le cas ou vous voudriez utiliser
clairement représentée sur le schéma ensuite aux points du circuit imprimé le générateur sur un établi, une bonne
d’implantation des composants. Il faut marqués + et – Val. solution consiste à l’installer dans un
la souder à une certaine hauteur du cir- coffret équipé d’une petite alimenta-
cuit imprimé afin de permettre son Il est pratique d’insérer un interrupteur tion secteur.
dépassement du coffret plastique dans dans le fil positif afin de pouvoir
lequel sera logé le générateur (voir la éteindre l’appareil. L’alimentation peut aussi être externe,
photo du prototype). d’un modèle de celles équipées d’une
Le montage terminé et le circuit fiche femelle et capable de délivrer une
Les boutons poussoir, sont également imprimé installé dans le coffret, vous tension de 9 à 12 volts avec un cou-
soudés sur le circuit imprimé. Ils sont pouvez mettre en place le microcon- rant d’environ 100 milliampères.
du modèle KSA au pas de 5 x 5 mm et trôleur PIC16C84 dans son support en
du type normalement ouvert. prenant soin de bien orienter son Pour alimenter l’appareil, fixez une prise
repère-détrompeur, comme cela est au fond du coffret en reliant une élec-
Pour la sor tie du signal, nous avons représenté sur le schéma d’implanta- trode au plus et l’autre à la masse.
prévu une prise coaxiale du type BNC tion de la figure 2.
femelle d’un modèle pouvant se sou-
der directement sur le circuit imprimé. A présent, l’appareil est prêt à l’em- Coût de la réalisation
Il faut enfoncer cette prise bien à fond ploi, vous pouvez l’essayer immédia-
dans ses trous de fixation avant de la tement en mettant en place une pile Tous les composants tels qu’ils appa-
souder. neuve de 9 volts sur les clips. raissent sur la figure 2 pour réaliser ce
générateur de signaux vidéo, circuit
En ce qui concerne l’alimentation, Si la LED reste éteinte, cela veut dire imprimé percé et sérigraphié compris
comme nous avons utilisé un modèle que vous avez commis une erreur. Tou- mais sans boîtier et sans pile : env.
de coffret TEKO référence P7, doté d’un tefois, ne vous inquiétez pas, le micro- 180 F. Ce microcontrôleur seul : env.
logement pour une pile de 9 volts, vous contrôleur ne risque rien, étant donné 120 F. Le circuit imprimé seul : env.
pourrez souder les deux fils (rouge et qu’il est protégé par la diode Zener qui, 25 F.
noir) aux petits clips en cuivre situés à ce moment-là, ne fournira qu’une ten- ◆ F. D.
sion inverse de 0,6 volt.

Le réglage
Vérifiez qu’en déplaçant l’interrupteur
en position ON (fermé), LD1 s’illumine.

Reliez la prise qui dépasse du boîtier


à l’aide d’un câble coaxial équipé d’une
fiche BNC à un moniteur vidéo compo-
site ou à un téléviseur équipé d’une
prise SCART (péritel).

Vous devez voir apparaître le cadre de


l’image et l’inscription qui défile.

Si vous utilisez un téléviseur, n’oubliez


pas de le régler sur le canal AV, sinon
vous ne pourrez pas voir le signal
entrant par la prise péritel.

ELECTRONIQUE magazine - n° 14
BOITE À IDÉES

Un interrupteur
microphonique
(vox)
omme vous pouvez le voir, il le condensateur électrolytique C6 soit
s’agit d’un simple interrup- complètement déchargé.
teur microphonique qui per-
Liste des composants
met d’exciter un relais avec Le trimmer R6 de 1 mégohm, qui est
un coup de sifflet ou un bat- relié entre la broche de sortie 6 et la R1 = 10 kΩ
tement de mains. broche inverseuse 2 du premier ampli- R2 = 470 kΩ
ficateur opérationnel IC1, ser t pour R3 = 470 kΩ
Si, par l’intermédiaire de l’inverseur S1, régler la sensibilité du microphone. R4 = 4,7 kΩ
on relie la base du transistor TR1 sur la R5 = 220 kΩ
broche 1 de IC2/A, le relais s’active et, Pour l’amplificateur opérationnel IC1, R6 = 1 MΩ trimmer
après quelques secondes, se désactive. j’ai utilisé un TL081, puis j’ai essayé R7 = 100 kΩ
de le remplacer par un LS141 et par R8 = 1 MΩ
Pour augmenter le temps de collage du un LF351. Dans tous les cas, le mon- R9 = 1 kΩ
relais, il suffit de remplacer le conden- tage fonctionne sans avoir besoin de R10 = 680 Ω
sateur C6 de 1 microfarad par un 2,2 la moindre modification.
R11 = 10 kΩ
ou 4,7 microfarads.
Je vous recommande de souder le R12 = 47 kΩ
Si, par l’intermédiaire de l’inverseur S1, condensateur C3 de 100 nanofarads C1 = 100 nF polyester
on relie la base du transistor TR1 sur directement entre les broches 7 et 4 C2 = 1 µF électrolytique
la broche 13 de IC2/B, le relais s’ac- de IC1, par-dessus le circuit intégré. C3 = 100 nF polyester
tive et demeure dans cette position. C4 = 100 nF polyester
Si vous voulez placer le microphone C5 = 100 µF électrolytique
Pour le désactiver, avant de renouve- loin du circuit imprimé, vous pouvez le C6 = 1 µF électrolytique
ler le coup de sifflet initial ou de taper faire, à la seule condition d’utiliser du DS1 = Diode silicium 1N4150
dans les mains, il faudra attendre que câble blindé. DS2 = Diode silicium 1N4150
DS3 = Diode silicium 1N4150
DZ1 = Diode zener 6,8 V 1 W
VCC 13 12 11 10 9 8 8 +V 6 5 TR1 = Transistor NPN BC547
Q
S
D
_ R
Q
CK
B S1 = Inverseur
CK
_
Q
R
Q
S
D
IC1 = Intégré TL081
M M E C
1 2 3 4 5 6 GND 1 2 3 -V
IC2 = Intégré CMOS 4013
BC 547
MICROPHONE RELAIS 1 = Relais 12 V 1 RT
4013 TL 081
DL1 = Diode LED
MICRO. = Microphone avec élec.
Brochage des 4013 et TL081, du microphone et du BC547.

Comme microphone, j’ai uti-


R9 lisé une capsule micropho-
12 V
C3 C5
nique amplifiée qui est
R1 R2 DZ1 DL1
C1
connectée au montage en
3 7 IC1 DS1 8 respectant sa polarité.
C4 R10
6 S DS3
9 13
D Q
2
6
4
5 S 1
IC2-B RELAIS 1
Pour alimenter ce relais micro-
MICRO. D Q
11
CK
R
Q
12 R11 B
C
phonique, il faut utiliser une
R3 IC2-A S1 TR1
R5 R6
CK Q
10
E
tension de 12 volts continue
R8
M R4 3 R 2 R12 qui pourra être fournie par un
4
C2
R7 petit bloc ali-
DS2
C6 mentation du
commerce.
Schéma électrique de l’interrupteur microphonique.
◆ N. R.

ELECTRONIQUE 41 magazine - n° 14
AUDIO

Un booster 70 watts
en classe H
pour la voiture… ou le salon

Voici un amplificateur audio de puissance réalisé à l’aide d’un


seul circuit intégré fabriqué par Philips. Le TDA1562 dispose
d’un étage amplificateur dynamique. Normalement, il débite
20 watts sur 4 ohms, mais en présence de pointes, lorsque
le volume de la musique monte brutalement, il fournit jusqu’à
70 watts, donnant l’impression de disposer d’un amplificateur
considérablement plus puissant.

es audiophiles, les la seconde, sur la dynamique de la


concepteurs de polarisation.
montages passion-
nés de sonorisation Pour la classe D, l’audio est
mais également les transformé en impulsions
techniciens qui travaillent sur les modulées en largeur, ampli-
appareils haute-fidélité, connaissent tous fiées par des amplificateurs
plusieurs configurations possibles pour réa- qui travaillent en commutation
liser un amplificateur de puissance. Ces et reconstruites à la sor tie de
configurations sont mieux connues sous le nom l’étage push-pull à travers un filtre L/C,
de “classes”. Tous ces spécialistes de la Hi-Fi savent, avant d’atteindre le haut-parleur. Le rendu
par exemple, qu’un amplificateur de classe A est celui qui d’une telle configuration est excellent et les
garantit la meilleure linéarité ainsi que la plus grande pureté dissipateurs sont réduits au minimum, pour la
du son, et qu’un autre, de classe AB, représente le meilleur simple raison que les transistors n’ont pas de
compromis entre la qualité de l’audio, le coût de la réali- polarisation et travaillent en mode “on/off”.
sation et la consommation d’énergie. Il existe d’autres
classes de fonctionnement telles que la B et la C ainsi que Quant à la classe H, elle implique un mode particulier de
la classe D et la classe H. Ces deux dernières sont peu fonctionnement en ce qui concerne l’alimentation. En effet,
connues car rares sont les montages qui font appel à elles. tension et courant sont adaptés en sortie en fonction de l’in-
tensité du signal BF qui est appliqué sur l’entrée de l’ampli.
Pour prendre un raccourci, on peut dire que la classification Ceci permet de répondre aux exigences de puissance du
A, AB, B et C, est faite sur la base de la polarisation, c’est- moment. C’est en somme un circuit “dynamique”, qui per-
à-dire du fonctionnement au repos des transistors ou des met de “dimensionner” l’amplificateur pour une puissance
tubes électroniques composants l’étage final de l’amplifi- relativement réduite, en consentant toutefois, pendant des
cateur (que l’on suppose de type push-pull). hausses du niveau sonore, à donner au haut-parleur toute
la puissance instantanée qui ser t à obtenir une par faite
Les deux classes les plus récentes sont la D et la H. La pre- reproduction, pleine, consistante et sans aucune distorsion.
mière se définit sur le type de signal amplifié, tandis que Ceci est aussi valable à la puissance maximale, à laquelle

ELECTRONIQUE 48 magazine - n° 14
AUDIO

Caractéristiques techniques
Alimentation ..................................................12 Vcc
Consommation maximale..............................150 mA
Puissance de sortie constante ....................20 watts
Puissance de pic supportée ........................70 watts
Protection thermique ....................................125 °C
Protection décharges électrostatiques ....automatique
Indication distorsion signal ..................par diode LED
Muting ......................................................ON / OFF
Activation à distance ..............................par contact

quer que l’étage ondes BF déphasées d’une demie


audio, constitué période l’une par rappor t à l’autre,
d’un amplifica- nécessaires à piloter les deux étages
teur dif férentiel amplificateurs.
d’entrée, ser t à
augmenter le Le circuit intégré comprend également
niveau du signal une ligne de protection contre les
un amplificateur muni d’une alimenta- en garantissant la protection contre les courts-circuits et les surcharges en sor-
tion traditionnelle ne peut bien travailler interférences, ainsi qu’à produire deux tie, ainsi qu’une protection thermique.
qu’avec une musique d’intensité
constante mais qui entrera en distor-
sion en présence d’un pic de signal.

L’amplificateur que nous vous propo-


sons dans cet article est un amplifica-
teur Hi-Fi à circuit dynamique, réalisé
avec un seul circuit intégré récemment
produit par Philips. Il s’agit d’un boos-
ter alimenté sous 12 volts continus, qui
ne développe normalement pas plus de
20 watts sur des haut-parleurs de 4
ohms d’impédance. Le circuit intégré
incorpore un convertisseur de tension
basé sur une ligne à découpage qui uti-
lise deux condensateurs électrolytiques
de nivellement externes. Aux faibles
niveaux du signal BF, la puissance ne
dépasse pas les 20 watts, même si
l’audio augmente d’intensité : bien sûr,
cela demande l’intervention permanente
du convertisseur de tension, qui aug-
ment la dissipation de puissance et
donc, la température du chip. C’est pour
cette raison que le fabricant a prévu
une protection thermique qui intervient
chaque fois que la température du semi-
conducteur atteint 125 °C.

L’amplification
dynamique
Lors de pics, qui peuvent se traduire
par les passages d’une musique douce
à une musique plus for te, comme un
morceau de batterie ou une séquence
orchestrale, le circuit débite sur les
haut-parleurs une puissance maximale
proche des 70 watts RMS.

Pour comprendre comment fonctionne


le TDA1562Q et comment l’utiliser, il Figure 1 : Schéma électrique du booster 70 W, classe H. Si vous décidez de
faut se référer au schéma synoptique réaliser un ampli stéréo, ce schéma représente une des deux voies.
de la figure 5 sur lequel on peut remar-

ELECTRONIQUE 49 magazine - n° 14
AUDIO

Pour finir, on trouve un circuit logique, article : le schéma électrique est déjà pure) de l’amplificateur. Pour complé-
responsable de la gestion de toutes suffisamment éloquent et suffirait à ter le circuit, on a prévu deux entrées
les fonctions, des convertisseurs de expliquer tous les choix, mais il nous de contrôle, l’une pour permettre l’al-
tension et de l’unité de diagnostique. semble toutefois judicieux de com- lumage du booster en même temps
menter les différents détails. qu’un dispositif tel que l’autoradio, et
l’autre pour forcer la fonction “Mute”
L’étude du schéma Commençons par dire que nous avons à n’impor te quel moment, toujours
utilisé la broche 16 (I/O) et la logique grâce à des systèmes externes, tels
On peut dès à présent décrire notre uti- qui y est attachée, en laissant le cir- qu’un processeur de son, un micro-
lisation du circuit intégré Philips pour cuit du Mode Select gérer le “power- processeur ou un téléphone GSM.
réaliser le booster proposé dans cet up” (allumage) et le “power-down” (cou-
L’entrée du signal audio à amplifier se
trouve au point “IN” par rapport à la
masse : de là, la BF atteint la broche
1 (entrée non-inverseuse du différen-
tiel) à travers le condensateur de décou-
plage C6, qui bloque l’éventuel signal
continu présent sur la sortie du circuit
de pilotage du booster.

L’entrée inverseuse du différentiel est


reliée à la masse à travers le conden-
sateur C7, de même valeur que C6. Le
condensateur électrolytique C8 permet
de mettre à niveau la tension de réfé-
rence produite par le différentiel.

Liste des composants


Figure 2 : Schéma d’implantation des composants. R1 = 100 kΩ
Lors du montage, veillez bien au sens des composants polarisés. R2 = 22 kΩ
R3 = 15 kΩ
R4 = 1 kΩ
R5 = 22 kΩ
R6 = 100 kΩ
R7 = 10 kΩ
R8 = 470 Ω
R9 = 10 kΩ
R10 = 470 Ω
R11 = 470 kΩ
C1 = 4700 µF 25 V
électrolytique
C2 = 100 nF multicouche
C3 = 10 µF 63 V électrolytique
C4 = 4700 µF 25 V
électrolytique
C5 = 4700 µF 25 V
électrolytique
C6 = 470 nF 63 V polyester
pas de 5 mm
C7 = 470 nF 63 V polyester
pas de 5 mm
C8 = 10 µF 63 V électrolytique
D1 = Diode 1N4148
T1 = Transistor PNP BC557B
T2 = Transistor NPN BC547B
T3 = Transistor NPN BC547B
T4 = Transistor NPN BC547B
LD1 = Diode LED rouge 5 mm
U1 = Intégré monolithique
Philips TDA1562Q

Divers
1 Prise RCA pour c.i.
2 Borniers 2 pôles pour c.i.
2 Cosses “fast-on” mâles
Figure 3 : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1. pour c.i.

ELECTRONIQUE 50 magazine - n° 14
AUDIO

C4 et C5 sont les condensateurs de pour pouvoir l’allumer et


mise à niveau de l’élévateur de tension l’éteindre à distance
(booster) et sont respectivement appli- sans retirer les 12 volts :
qués sur le positif et sur le négatif. Leur ceci permet, par
valeur détermine la puissance maxi- exemple, de commander
male supportée par l’amplificateur. le booster avec la sortie
“remote” (commande à
On connecte le haut-parleur entre les distance) de l’autoradio,
broches 7 et 11 qui sont les sorties des en évitant de devoir com-
amplificateurs de puissance configurés muter l’alimentation, ce
en “pont”. L’alimentation générale appli- qui obligerait à utiliser de
quée aux bornes + et – 12 volts est fil- gros interrupteurs.
trée par C1 et C2. La résistance R1 sert nécessaire au fonction-
à faciliter la décharge de ces derniers nement, l’amplificateur Dans une application
une fois l’alimentation déconnectée. tout entier s’allume en domestique, l’entrée “ON”
mode “muting”. Après peut être utile pour blo-
Voyons à présent la gestion de la moins d’une seconde, le quer l’amplificateur jus-
logique, en commençant par observer circuit peut amplifier le qu’à ce que l’on ait allumé
le circuit relié sur la broche 4 : pour le signal et le rendre audible le préamplificateur, afin de
comprendre, on doit imaginer ne pas sur le haut-parleur. On ne pas entendre d’éven-
avoir les transistors T2 et T3, et donc obtient donc un “soft- tuels sons distordus. En
supposer appliquer l’alimentation au start” (démarrage en dou- Figure 4 : tous les cas, l’état normal
circuit en ayant tous les condensateurs ceur), qui empêche le Brochage du circuit correspond à la mise au
déchargés. Dans ce cas-là, au départ, classique “tonk” dans le intégré monolithique niveau logique haut (de +5
la broche 4 est au niveau logique zéro, haut-parleur et sert ainsi Philips TDA1562Q. à +15 Vcc) du point “ON”,
donc le circuit intégré est en “standby” d’anti “bump” (coup), limi- de façon à maintenir le
(pause) et ne consomme que quelques tant également les sollicitations sur l’ali- transistor T3 saturé, lequel bloque le
microampères. mentation, car la montée en consom- transistor T2, en garantissant à C1 de
mation est plus graduelle. pouvoir se charger lentement.
Lorsque la tension présente aux bornes
de C3, qui est chargé par l’intermédiaire Les transistors T2 et T3 servent pour Le cavalier J1 est mis en place lorsque
de la résistance R6, atteint le niveau piloter l’ampli de l’extérieur, c’est-à-dire l’entrée de contrôle à distance n’est

ELECTRONIQUE 51 magazine - n° 14
AUDIO

tance, sachez qu’en laissant ouvert ou


en laissant le point “muting” à zéro, le
TDA1562Q travaille normalement. Par
contre, si on lui applique un niveau
logique 1 (pouvant aller de +5 à +15
Vcc), le transistor T4 est saturé et bas-
cule la broche 16 au niveau logique
bas, mettant ainsi l’amplificateur en
“fast-muting” (silence immédiat).
Remarquez qu’en libérant la ligne de
commande “MUTING”, le signal revient
à la sor tie après le premier niveau
logique zéro relevé à l’entrée BF.

Nous concluons la description du


schéma électrique avec le circuit de
diagnostique, utilisé de la manière la
plus simple, c’est-à-dire pour com-
mander une diode LED qui indique par
son clignotement la condition de dis-
torsion du son. En fait, la broche 8
contrôle un transistor PNP (T1), qui
allume la diode LD1 lorsqu’il reçoit sur
sa base un niveau logique zéro, et la
laisse éteinte en présence d’un niveau
logique 1 (collecteur ouvert).
Figure 5 : Schéma synoptique du TDA1562Q.
En reprenant les concepts exposés pré-
pas utilisée pour être cer tain de gar- L’autre ligne de contrôle à distance, cédemment dans la description du fonc-
der le niveau logique 1. En mettant appelée “MUTING”, sert à couper l’am- tionnement du circuit intégré, nous
“ON” à zéro, c’est-à-dire en laissant J1 plificateur à tout moment grâce à un voyons que la broche 8, déjà citée, se
ouvert, le transistor T3 reste bloqué et niveau TTL ou CMOS. Cette ligne est trouve au niveau logique bas (zéro) lors-
permet à R5 de polariser la base du utile en voiture lorsqu’on utilise un télé- qu’on relève le court-circuit sur la sor-
transistor T2, lequel est alors saturé phone portable équipé d’un kit mains tie du pont, tant vers la masse que vers
et bascule donc la broche 4 du circuit libres muni, justement, d’une com- l’alimentation. Le niveau zéro est pré-
intégré au niveau logique bas, en met- mande “muting”. Pour utiliser conve- sent également lorsque la protection
tant tout en “standby”. nablement cette ligne de contrôle à dis- thermique est intervenue.

Figure 6 : Principales caractéristiques techniques du circuit intégré TDA1562Q. La puissance


de sortie du chip est de 55 watts avec distorsion de 0,5 % et de 70 watts en acceptant une distorsion de 10 %.

ELECTRONIQUE 52 magazine - n° 14
AUDIO

La broche 8, au contraire, Pour le câblage d’alimenta-


pulse pendant les périodes tion et pour celui du haut-
de surcharge, c’est-à-dire parleur, nous avons utilisé,
lorsque l’amplificateur de puis- pour notre prototype, des
sance commence à couper cosses mâles pour circuit
les pics, et si un court-circuit imprimé de type “fast-on”,
est repéré entre les broches très adaptées pour les ins-
du haut-parleur, elle se porte tallations en automobile.
alors dans ce cas au niveau
logique haut toutes les 50 µs Une fois le montage ter-
et au niveau logique bas miné, le circuit est prêt à
toutes les 20 millisecondes. être utilisé puisqu’il ne
requiert ni réglage, ni cali-
On peut donc voir, grâce à la brage préliminaire. La seule
diode LED, si le circuit inté- chose indispensable, c’est
gré fonctionne normalement, un radiateur ayant une résis-
ou s’il présente ne serait-ce tance thermique de 2 °C/W,
qu’une anomalie. Souvenez- à fixer à l’aide de deux vis
vous toutefois que dans des au TDA1562.
conditions normales, la diode
LED LD1 doit être éteinte. Plusieurs solutions pour la
Figure 7 : Notre amplificateur utilise un circuit intégré mise en place de ce radia-
monolithique Philips capable de débiter une puissance de teur. Vous pouvez choisir
L’amplificateur 70 watts sur 4 ohms, en partant d’une tension d’intercaler une entretoise
d’alimentation de 12 volts. Ces résultats sont rendus
en version stéréo possibles grâce à un fonctionnement en classe H.
d’aluminium d’environ 1 cm
d’épaisseur (voir le détail
Il est évidemment possible de sur la figure 8), ou bien de
réaliser un booster stéréophonique en La réalisation pratique bloquer directement le radiateur contre
montant deux circuits analogues et en la sur face métallique du circuit inté-
les alimentant en parallèle: dans ce cas, Laissons de côté la théorie et voyons gré. Dans ce cas, il faut bien faire
les haut-parleurs doivent avoir la même ce qu’il faut faire pour réaliser l’ampli- attention à ce que la cosse de
phase (respectez la polarité indiquée sur ficateur. connexion la plus proche (alimentation
le schéma électrique). Chaque entrée négative) ne touche pas le dissipateur.
“IN” est bien évidemment reliée à la sor- Il faut dire que le montage est assez Pour améliorer le transfert de la cha-
tie droite ou gauche du préamplificateur simple et à la portée de n’importe quel leur, il est conseillé d’étaler sur les
ou de l’autoradio. Quant aux entrées de électronicien, même débutant, c’est sur faces en contact une fine couche
commande à distance, si vous les utili- pourquoi personne ne doit se décou- de graisse silicone.
sez, connectez ensemble le “ON” des rager : il y a peu de composants et tous
deux canaux et faites de même avec le sont faciles à trouver. Pour isoler le dissipateur du circuit inté-
“MUTING” : il suffira donc de les contrô- gré, vous pouvez insérer une mince feuille
ler avec le même niveau logique. Une fois le circuit imprimé gravé et de téflon ou de mica, sans vous soucier
percé, vous pouvez insérer et souder des vis qui peuvent être métalliques.
les résistances et l’unique diode au
silicium en veillant au sens de sa A ce stade, vous pouvez relier un haut-
bague. C’est ensuite le tour des parleur de 4 ohms (qui suppor te au
condensateurs (attention à la polarité moins 50 watts, même si l’on conseille
des électrolytiques) et des transistors, un modèle ayant une puissance nomi-
que vous devrez tous orienter comme nale de 70 watts) à la sor tie et rac-
indiqué sur le schéma d’implantation corder, à l’aide d’un câble blindé muni
de la figure 3. à son extrémité d’une prise RCA, la sor-
tie d’une source BF au connecteur “IN”.
Il en va de même pour la diode LED
rouge, LD1, dont la partie arrondie doit En alimentant le montage avec une ten-
être dirigée vers T4 et R1. N’oubliez sion continue de 12 à 14 volts, soit avec
pas les deux straps, que vous réalise- une batterie soit avec une alimentation
rez en utilisant des chutes de queues capable de débiter au moins 5 ampères,
de résistances. après quelques instants, vous pourrez
écouter le fruit de votre travail !
Pour l’entrée audio, nous avons prévu
une prise RCA pour circuit imprimé. Pour
le contrôle à distance (ON, MUTING), Coût de la réalisation
vous pouvez utiliser des borniers au pas
de 5 mm. Si vous ne souhaitez pas béné- Tous les composants pour la réalisa-
ficier du contrôle à distance parce qu’un tion de ce booster 70 watts classe H
amplificateur sans fonctions particulières tels qu’ils apparaissent sur la figure 2 :
vous suffit, vous pouvez exclure ces bor- env. 230 F. Le circuit imprimé seul :
Figure 8 : Vue sur l’entretoise alu. niers du montage. Dans ce cas, vous env. 35 F.
pouvez souder définitivement le pont J1. ◆ P. G.

ELECTRONIQUE 53 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Une pointeuse
automatique
par transpondeurs
4ème partie et fin :
Le programme de gestion

Nous concluons, avec cet article, notre description d'une pointeuse


automatique par transpondeurs. Il s'agit du programme utilisé pour la gestion
du système. Via l'interface PC, et grâce à ce programme, il sera possible
d'écrire et de lire les données, de les traiter et de les imprimer.

ous voici tuer toutes les opérations souhai-


parvenus tées, impressions comprises.
à la fin
du projet Le programme, bien que pourvu de
décrivant nombreuses options, est très simple
une pointeuse auto- à utiliser. Même les
matique par transpondeurs. personnes peu
familiarisées à
Après le côté "hardware" pour lequel nous avons rédigé l’utilisation d’un
trois ar ticles, nous ne pouvions pas faire l'économie du PC n’éprouveront
côté "software" : le programme de gestion. Sans lui, notre aucune difficulté.
système serait incomplet.
L’installation du pro-
Avec ce programme, réalisé en Visual Basic, il est possible gramme ne présente
de télécharger et de traiter les données mémorisées dans pas de difficultés
l’unité de lecture. C'est la solution la plus simple pour obte- particulières car il est
nir, pour tous les collaborateurs, l’impression complète des fourni sur un CD fonctionnant en installation automatique.
heures travaillées, des heures supplémentaires, des retards,…
Le programme ne prévoit évidemment pas toutes les situa-
Avant que nous ne rentrions de plein pied dans l'analyse tions possibles, car elles sont innombrables. Toutefois les
du programme, nous vous conseillons de relire le paragraphe solutions qu'il propose couvriront la grande majorité des cas.
"Pour se rafraîchir la mémoire ", publié dans le précédent
numéro (ELM numéro 13, pages 46 et 47). Le programme de gestion, est fourni avec l’interface pour
PC (FT325) car, sans ce matériel, il ne présente aucun inté-
rêt. Même la section du traitement des données ne peut
Le programme pas "tourner" de manière autonome du fait que l’acquisi-
de gestion du système tion des données ne peut se faire que par voie radio. Avant
de charger et de mettre en ser vice le programme, il faut
Le programme de gestion permet de décharger les données vérifier les paramètres de votre PC et indiquer la virgule (,)
de l’unité de lecture, afin de les écrire sur le disque dur comme séparateur décimal et le point (.) comme symbole
d'un ordinateur PC. Ceci fait, il sera alors possible d’effec- de regroupement des chiffres.

ELECTRONIQUE 54 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

Pour vérifier et éventuellement modi- Le nom du collaborateur correspondant sont alors transférées dans le PC et
fier ces paramètres, il faut sélection- à la carte doit être rentré au clavier du sont disponibles pour le premier trai-
ner : dans le menu Démarrer, Para- PC. Dans ce mode, le système asso- tement. Un "thermomètre" défile, visua-
mètres, Panneau de configuration, cie aux codes des transpondeurs lus, lisant l’état du transfert des données.
Paramètres régionaux, Nombres. les noms des collaborateurs. Par la
suite, les noms pourront être modifiés En cas d’erreur, la trame est retransmise
Comme on peut le voir dès le premier ou ef facés. Après l’af fectation des jusqu’à ce que la transmission soit cor-
menu, le programme peut être subdi- car tes aux différents collaborateurs, recte. Le système effectue 30 tentatives
visé en deux blocs principaux : GES- le système est opérationnel. avant de bloquer le transfert et signale
TION LECTEUR et TRAITEMENT l’impossibilité de poursuivre l’opération.
DONNÉES. Après quelques jours, nous pourrons
effectuer le déchargement des données Il est important de noter que malgré le
Gestion de l’unité mémorisées dans l’unité de lecture en déchargement des données, celles-ci
utilisant la commande appropriée ne sont pas éliminées de l’unité de lec-
de lecture et "Déchargement données". Les données ture. Pour les effacer, il faut cliquer sur
déchargement le bouton "Effacement
des données mémoire".
Gestion de l’unité de lecture
Après avoir sélectionné la pre- et déchargement des données Toutefois, avant d’effectuer
mière option, il faut renseigner cette opération, il est
les paramètres de la liaison conseillé d'entrer dans le
série en sélectionnant le port menu de traitement des
utilisé et la vitesse de trans- données, d’effectuer toutes
mission à 19 200 bauds. les corrections éventuelles
et de sauvegarder le fichier
A ce point, nous pouvons dans l’archivage historique.
également vérifier, et éven-
tuellement modifier, les para-
mètres relatifs à la date et à
Gestion
l’heure. et correction
des erreurs
Nous pouvons aussi vérifier
le nombre de passages Pour la gestion des infor-
mémorisés en activant la mations, deux archivages
fonction : "Etat mémoire". sont utilisés : l’archivage
temporaire (où aboutissent
La possibilité de modifier à les données à peine
tout instant l’heure de l’unité déchargées) et l’archivage
de lecture (utilisée pour les historique (sur lequel il n’est
pointages) permet d'obtenir plus possible d’intervenir),
la précision maximale du sys- utilisé pour les impressions
tème. et pour les rapports.

Dans cette phase, il convient L’archivage temporaire nous


aussi de vérifier les fonctions permet de corriger les éven-
"Blocage unité lecture" et tuelles erreurs et d’appor-
"Déblocage unité lecture" en ter des modifications aux
contrôlant que sur l’afficheur données déchargées.
la même inscription apparaît.
Une fois cette phase com-
Nous pouvons ainsi com- plètement terminée, nous
mencer le processus de pouvons transférer les don-
mémorisation des cartes à nées dans l’archivage his-
transpondeur en cliquant sur torique et, à ce moment seu-
la fonction relative à cette lement, effectuer une
opération : "Nouvelle carte". remise à zéro de la mémoire
Rappelons que chaque carte de l’unité de lecture.
possède un code unique. En
d’autres termes, il ne peut Il faut noter, qu’il n’est pas
exister deux cartes avec un possible d’effectuer un
code identique. déchargement si les données
de la mémoire temporaire
Après avoir activé cette fonc- n'ont pas été transférées
tion, sur l’afficheur apparaît vers la mémoire historique.
le message "Insérer la
carte)". Nous disposons alors Le programme dispose d’une
de 30 secondes pour appro- procédure pour la correction
cher la carte du capteur. des erreurs les plus évi-

ELECTRONIQUE 55 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

En utilisant le menu "Inser tion mou- Ces informations sont donc “gelées”
vements", nous pouvons écrire manuel- et ajoutées aux données du prochain
lement l’heure manquante avec l’index déchargement.
approprié (entrée ou sortie).
Une fois les corrections des erreurs
De manière analogue, si un collabora- terminées et avant d'effectuer le trans-
teur a pointé deux fois au même fert dans l’archivage historique, le pro-
moment ou bien a pointé en entrée et gramme procède à une dernière vérifi-
en sortie au même moment, il est pos- cation des données et au signalement
sible d’effectuer la correction avec une d’éventuelles erreurs résiduelles.
extrême simplicité. Il est même pos-
dentes : un transpondeur non codé, un sible de changer le code d’un collabo- Certains que notre fichier ne comporte
nombre disparate de passages, etc. Pour rateur pour le cas où celui-ci aurait plus aucune erreur, nous pouvons pro-
la correction, diverses options existent perdu son transpondeur. céder à la remise à zéro de la mémoire
qui rendent cette procédure très simple. de l’unité de lecture et transférer les
Avec la commande "Déchargement données dans l’archivage historique.
Les encadrés "Gestion des erreurs" et données" le programme ef fectue le
“Correction des erreurs” mettent en transfer t de toutes les données Avant tout, il faut définir comment gérer
évidence quelques menus utilisés pour mémorisées dans l’unité de lecture les horaires de travail, adopter un
ces fonctions. vers l’archivage temporaire du PC. On horaire flexible ou bien fixe. Il faut aussi
notera que les mouvements du der- définir les écar ts pour les retards et
En pratique, sur la base des erreurs nier jour ne sont
mises en évidence par le système, pas pris en
nous devons apporter les modifications compte si le Correction des erreurs
nécessaires. Si, par exemple, le pro- transfer t est
gramme nous demande de contrôler ef fectué durant
les mouvements de tel collaborateur les horaires de
pour un jour déterminé, nous pouvons travail car les
facilement nous rendre compte que la données sont
personne a probablement oublié de évidemment
pointer à l’entrée ou à la sortie. incomplètes.

Gestion des erreurs

ELECTRONIQUE 56 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

ceux concernant les heures supplé- n’est pas signalé. Il suffit que le col- En d’autres termes, il est possible de
mentaires. laborateur soit présent à son poste de définir si le crédit pour les heures sup-
travail durant le nombre d’heures légal. plémentaires est déclenché au terme
du dépassement d’un quart d’heure,
Options de Le programme prévoit aussi la possi- d'une demi-heure ou d’une heure.
fonctionnement bilité de choisir, en cas de retard, après
des horaires de travail combien de minutes “tombe” la sanc- Ces précisions sont extrêmement
tion ainsi que l'importance de celle-ci. importantes du fait que, lors du trans-
Notre programme, dans le cadre de En d’autres termes, si l’on fixe une tolé- fer t de l’archivage temporaire à l’ar-
l’horaire de travail, permet deux pos- rance de 5 minutes et si l’on prévoit chivage historique, les horaires effec-
sibilités : horaire fixe ou horaire flexible. une sanction de 30 minutes en cas de tifs d’entrée et de sor tie sont
retard, l’employé qui entre à 8,36 au transformés en heures travaillées avec
Dans le premier cas, il existe un horaire lieu de 8,30 verra sa feuille de paye addition des heures supplémentaires
de travail bien déterminé et les colla- amputée d’une demi-heure. et soustraction des périodes de retard.
borateurs sont tenus de le respecter.
La valeur du temps défalqué peut être Dans l’élaboration de ces transforma-
Si, par exemple, l’horaire prévoit l’entrée sélectionnée par pas de 15 minutes tions, le programme tient compte des
à 8 heures 30 et que le collaborateur (15, 30, 60 minutes etc.) Par contre, paramètres sélectionnés.
arrive à 8 heures 40, le retard est consi- pour le retard toléré, il est possible de
gné par la perte d’un quart d’heure ou sélectionner une valeur quelconque, En pratique, si nous allons voir les don-
d’une demi-heure même si le retard n'est avec un minimum d’une minute. nées relatives à un collaborateur défini
que de 10 minutes sur l’horaire prévu. et ce pour un jour quelconque, nous
Ce menu permet également de définir découvrons qu'il a travaillé 8 heures
Dans le cas d’un horaire flexible, même la période minimale après laquelle le plus une demi-heure supplémentaire
si un horaire précis de travail est prévu, crédit des heures supplémentaires est ou bien seulement 7 heures et trois
si le collaborateur entre avec 10 déclenché (il faut pour cela que le quarts d'heure car il est arrivé en retard
minutes de retard, mais sor t 10 temps de travail imposé soit atteint ou et ainsi de suite.
minutes après la fin du travail, le retard dépassé).
Gestion de
Gestion des horaires l’archivage historique
Les menus relatifs à l’archivage histo-
rique sont donnés dans l'encadré "Ges-
tion de l'archivage historique".

Le programme prévoit la possibilité (notes


de gestion) d’ajouter pour n’importe quel
jour et pour n’impor te quel nom une
annotation (maximum 5 caractères) pour
signaler les jours fériés éventuels, les
arrêts maladie, les congés, etc.

Il est suffisant de sélectionner le jour


et le collaborateur auquel se réfère l’an-
notation.

Il est également possible d’effacer de


l’archivage historique, les collabora-
teurs qui sont absents ou qui ont quitté
l'entreprise, de manière à ce qu’ils
n’apparaissent pas dans les sélections
suivantes.

Dans l’archivage historique, les nou-


velles données sont ajoutées aux pré-
cédentes, de manière à former un
fichier unique qu’il sera utile de "net-
toyer", passé un certain temps. Ce sont
les données les plus anciennes qui
sont concernées. Nous avons donc
prévu la possibilité d’éliminer des
périodes déterminées qui ne sont plus
utiles (menu "Eliminer mois/année).

Les données contenues dans l’archi-


vage historique peuvent être imprimées,
en faisant appel au menu approprié

ELECTRONIQUE 57 magazine - n° 14
SÉCURITÉ

avec lequel il est possible de sélec- quant sur le bouton "Tous", tous les appointements) ou bien les jours de
tionner un type quelconque d’impri- noms sont évidemment sélectionnés). présence d’un seul collaborateur, etc.
mante. Le menu propose deux calen-
driers, un relatif à la date de début de Il est ainsi possible, par exemple, d’im-
la sélection et l’autre à celle de fin. Il primer l’horaire de travail mensuel de Pour conclure
est aussi possible de sélectionner le tous les collaborateurs (pour passer à
ou les collaborateurs intéressés (en cli- la comptabilité afin de calculer les Le programme que nous avons mis au
point ne peut évidemment pas prévoir
Gestion de l’archivage historique toutes les possibilités individuelles.
Retenons toutefois qu’il s’applique à
au moins 70 à 80 % des cas, permet-
tant d’améliorer, de manière significa-
tive, la gestion du personnel.

Rappelons que ce programme a été


réalisé pour pouvoir fonctionner avec
les matériels décrits dans les précé-
dents articles et uniquement avec eux.
C'est la raison pour laquelle il est
nécessaire de disposer de l’unité de
lecture et de l’interface pour le PC pour
voir fonctionner correctement le pro-
gramme (et vice-versa).

Coût de la réalisation
Tous les composants, le circuit
imprimé percé et sérigraphié, la bobine
de lecture et le microcontrôleur pro-
grammé pour réaliser un lecteur de
transpondeurs : env. 195 F (attention,
vous avez besoin de 2 cartes lecteur).
Description dans ELM numéro 11,
pages 27 à 33.

Tous les composants, le circuit imprimé


percé et sérigraphié, les modules Aurel
pour la transmission et la réception des
données, le microcontrôleur programmé
et l’afficheur 2 lignes de 16 caractères
pour réaliser la carte de base lecture :
env. 1 165 F. Description dans ELM 12,
pages 38 à 46.

L’antenne accordée sur 433 MHz pour


obtenir la portée maximale du système:
env. 100 F. Les transpondeurs peuvent
être choisis parmi les modèles en
forme de por te-clefs ou de car te
magnétique : env. 95 F.

Tous les composants, le circuit imprimé


percé et sérigraphié, le microcontrôleur
programmé, l’antenne et le boîtier ainsi
que le programme de gestions des don-
nées pour réaliser l'inter face PC : env.
330 F. Description dans ELM 13,
pages 46 à 51.

En ce qui concerne le boîtier de l’unité


centrale déportée, il est possible d’uti-
liser un boîtier en plastique quelconque
de dimensions adéquates. L’ensemble
des dispositifs (unité de lecture et inter-
face PC) nécessite une alimentation
par le secteur 220 volts.
◆ F. D.

ELECTRONIQUE 58 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

Microcontrôleurs
PIC
10ème partie - Chapitre 2
La pratique :
l'écriture de programmes

Nous continuons, avec ce deuxième chapitre de la 10ème partie,


l’apprentissage de l’écriture des programmes pour les
microcontrôleurs PIC.

oici encore à l’adresse “04h” où se


trois programmes trouvait la routine défi-
qui vous permet- nie par le label “INT”.
tront de mieux com- Cette routine ne faisait
prendre et de com- que complémenter, c’est-
mencer à bien maîtriser les à-dire inverser le niveau
possibilités de la carte de test et logique présent sur la patte
par conséquent, la programmation. du micro auquel le buzzer
est relié. Dans cette nouvelle
application, par contre, la
Programme même routine s’occupe de recharger
pour générer deux tons le timer avec la variable “SON”.
avec le buzzer
La première par tie du programme
Dans le premier chapitre de cette dixième partie, nous avons (label “INIT”) ser t à initialiser le timer
vu comment utiliser l’interruption générée par le timer et le prescaler avec un rapport de division permettant d’ob-
“TMR0” pour produire un son ou une fréquence sur le buz- tenir un son à la fréquence désirée. La logique des inter-
zer de la carte de test. Afin de mieux comprendre les tech- ruptions est aussi initialisée et l’interruption d’overflow du
niques d’utilisation du timer et de l’interruption associée, timer est activée. A ce moment-là, le programme s’occupe
nous allons analyser maintenant un autre programme simple de générer alternativement deux notes de fréquences
qui permettra, cette fois, de faire générer au buzzer un son diverses en utilisant deux constantes définies par “SON1”
très similaire à celui d’une sirène bitonale. Le programme et “SON2”. Etant donné que la routine d’interruption recharge
en question a été appelé DEMO5. Son listing est donné en le timer avec la variable “SON”, les constantes “SON1” et
figure 1 et l’organigramme correspondant en figure 2. “SON2” sont transférées alternativement dans celle-ci. Cette
opération doit évidemment être faite à des inter valles de
Comme vous pouvez l’obser ver, une grande par tie de ce temps réguliers.
programme est identique que celle qui générait un son à
fréquence fixe. Rappelons, en par ticulier, que le “TMR0” Le programme principal, qui commence à l’étiquette “MAIN”,
était utilisé pour générer une interruption à chaque fois que charge d’abord “SON1” dans “SON”, rappelant ensuite deux
le compteur du timer allait en “overflow” (dépassement). fois la routine “DELAY”. Cette dernière, que nous avons déjà
Lorsque l’interruption était générée, le programme sautait analysée lors des parties précédentes du cours, est utilisée

ELECTRONIQUE 60 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

minée par la valeur de “SON1”, est réa-


lisée. Une fois l’exécution des deux rou-
tines “DELAY” terminée, le programme
“recharge” la variable de “SON” avec
la constante “SON2” et exécute deux
autres routines “DELAY” pendant les-
quelles est générée une note de fré-
quence différente de la première, les
valeurs de “SON1” et de SON2 étant
différentes l’une de l’autre.

Le programme revient alors à l’étiquette


“MAIN”. Le résultat final est que l’on
a généré pendant une demi-seconde
un son d’une certaine fréquence et pen-
dant une autre demi-seconde un son
d’une fréquence différente.
La carte de test a été réalisée afin de pouvoir apprendre de façon simple et
rapide les techniques de programmation du microcontrôleur PIC. La carte dispose
des ressources suivantes : 8 LED, 1 afficheur LCD alphanumérique, 1 clavier Programme
matriciel, 1 afficheur 7 segments, 2 boutons poussoirs, 2 relais, 1 buzzer piézo. pour gérer le clavier
La réalisation complète de la carte de test a été décrite dans ELM numéro 12,
pages 72 à 78. Analysons maintenant le programme
DEMO6 réalisé dans le but de gérer le
pour introduire des retards dans les pro- des intervalles de temps beaucoup plus clavier matriciel connecté à la carte test.
grammes (environ une demi-seconde serrés, la routine d’interruption géné- Pour cette application, nous devons
avec un quartz de 4 MHz). Pendant que rée par le timer, qui s’occupe de pilo- avant tout déplacer le cavalier de JP3
ces deux routines sont exécutées, à ter le buzzer avec la fréquence déter- à JP1 de façon à rendre le clavier à

Cours PIC - DEMO5 BSF INTCON,5 ;Activation du timer


list p=16c84, f=inhx8m MOVLW SON
MOVWF TMR0 ;Configuration du timer
PORT_A EQU 05 ;Port A = registre 05 MOVLW 00
PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h TRIS PORT_B ;Port B configuré en sortie
TMR0 EQU 01 ;Registre du timer = 01h MOVLW 018H
COUNT_1 EQU 0CH ;Compteur TRIS PORT_A ;Port A configuré en entrée
COUNT_2 EQU 0DH ;Compteur MOVLW 0FF
STATUS EQU 03 MOVWF COUNT_1 ;Initialisation COUNT_1
INTCON EQU 0BH MOVLW 0FF
TMR0 EQU 01H MOVWF COUNT_2 ;Initialisation COUNT_2
OPT EQU 01 BSF INTCON,7 ;Autorise les interruptions
SON EQU 0EH
#define SON1 0B9 ;Programme principal ****************************************
#define SON2 0E0
MAIN MOVLW SON1
ORG 00 ;Vecteur de reset MOVWF SON ;Charge SON1 dans SON
GOTO INIT CALL DELAY
CALL DELAY
;Routine d’interruption ************************************* MOVLW SON2
MOVWF SON ;Charge SON2 dans SON
INT ORG 04 CALL DELAY
MOVF PORT_A,0 ;Port_a en sortie CALL DELAY
XORLW 01 GOTO MAIN ;Retour à MAIN
MOVWF PORT_A ;Complémente RA0
MOVFW SON ;Routine DELAY **********************************************
MOVWF TMR0 ;Charge le timer avec SON
BCF INTCON,2 DELAY
BSF INTCON,7 ;Réinitialisation du timer DECFSZ COUNT_1,1 ;Décrémente COUNT_1
RETFIE GOTO DELAY ;Si COUNT_1<>0, va à DELAY
MOVLW 0FF
;Initialisation ********************************************* MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
DECFSZ COUNT_2,1 ;Décrémente COUNT_2
INIT ORG 0050H GOTO DELAY ;Si COUNT_2<>0, va à DELAY
BSF STATUS,5 MOVLW 0FF
BCF OPT,5 ;Mode timer MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
BCF OPT,3 ;Prescaler du timer MOVLW 0FF
BSF OPT,0 MOVWF COUNT_2 ;Recharge COUNT_2
BSF OPT,1 RETURN ;Retourne au programme
BCF OPT,2 ;Rapport de division ;principal
;du prescaler
BCF STATUS,5 END
Figure 1 : Programme DEMO5 pour générer deux tons avec le buzzer.

ELECTRONIQUE 61 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

matrice et l’afficheur sept seg- Notez bien que ces lignes d’en-
ments opérationnels. Le pro- trées sont tenues normalement
gramme est donné en figure 3 DEMO5 à un niveau logique haut par 4
et l’organigramme en figure 4. résistances (R18/R21).
Un extrait du schéma général de Interruption
la car te de test (figure 1, ELM Initialise ports timer La lecture du clavier s’effectue
numéro 12, page 73), corres- et interruptions de la façon suivante: on impose
pondant à la connexion du cla- un “0” sur une colonne, en par-
Complémente
vier au microcontrôleur est donné tant, par exemple, de la pre-
en figure 5. RA0 mière colonne, alors qu’on
SON = SON1 laisse les autres lignes à un
Charge le timer niveau haut, puis on va lire les
Le clavier matriciel Appelle DELAY avec SON 4 lignes d’entrées. Si aucune
2 fois touche n’est pressée, on lira
Le clavier matriciel est réalisé simplement 4 niveaux logiques
Rétablit
avec des boutons poussoirs hauts. S’il se trouve, cepen-
reliés au croisement d’une série SON = SON2 les interruptions dant, qu’un des boutons qui
de conducteurs disposés en croisent la première colonne
lignes et en colonnes. Par Appelle DELAY avec les 4 lignes est appuyé,
exemple, si vous voulez utiliser RET cela court-circuitera la ligne cor-
2 fois
un clavier à 16 touches, ces der- respondante avec la colonne.
nières sont disposées de façon Etant donné que la colonne se
à relier, lorsque l’on tape des- trouve à niveau logique “0”, la
sus, les croisements d’une Figure 2 : Organigramme du programme DEMO5. ligne où est positionné le bou-
matrice conductrice constituée ton sur lequel nous avons
de 4 lignes et de 4 colonnes. Ce appuyé se por tera aussi à
système se révèle être très pratique microcontrôleur sont reliées aux 4 niveau logique “0”. Nous ne lirons donc
puisqu’il limite le nombre de connexions lignes du clavier (en vert). plus sur les entrées 4 niveaux hauts
vers le microcontrôleur. mais 3 niveaux hauts et
Par exemple, si 16 1 bas. En identifiant la
touches séparées s’in- colonne que nous avons
ter facent, il faudra 32 “activée “et la ligne que
lignes d’entrées/sorties nous avons trouvée
(2 pour chaque touche). basse, nous pouvons
Le clavier matriciel n’a identifier de façon cer-
besoin, lui, que de 8 taine la touche pressée.
lignes d’entrées/sorties, Bien sûr, il faudra effec-
qui correspondent aux 4 tuer cette opération
lignes et aux 4 colonnes. pour les 4 colonnes.
En électronique, la
grande majorité des cla- Observons maintenant
viers, y compris ceux des le programme qui effec-
PC, sont réalisés de tue cette opération
cette façon. Le clavier (DEMO6). Le listing
matriciel est géré à tra- semble un peu long,
vers un procédé de scru- mais il est très facile à
tation des lignes et des comprendre. Comme
colonnes. d’habitude, la première
par tie comprend l’ini-
Pour comprendre ce qui tialisation des ports : le
se passe, analysons le port B est configuré moi-
schéma de branchement tié en entrées, moitié en
du clavier connecté à la sorties, pour réaliser la
carte test (figure 5). On lecture du clavier. Le
utilise, en pratique, tout port A est configuré en
le por t B du microcon- sortie, puisque c’est à
trôleur (8 lignes d’en- lui qu’est relié le déco-
trée/sor tie) et on va deur BCD - 7 segments
faire fonctionner 4 lignes qui nous permettra de
en sor ties (de RB0 à visualiser la touche qui
RB3) et 4 en entrées (de est pressée.
RB4 à RB7) donc :
Après cette opération,
- les 4 lignes de sor tie les 4 lignes de sortie du
du microcontrôleur sont port B sont mises à “1”
reliées aux 4 colonnes Figure 5 : Extrait du schéma général de la carte de test à travers 4 instructions
du clavier (en rouge), concernant le clavier matriciel. “BSF”. Le véritable pro-
- les 4 lignes d’entrée du gramme de lecture com-

ELECTRONIQUE 62 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

Cours PIC - DEMO6


list p=16c84, f=inhx8m
DEMO6
PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h
PORT_A EQU 05 ;Port A
Initialise les ports Mets W sur port_A
ORG 00 ;Vecteur de reset
GOTO INIT

;Initialisation ********************************************* Sélectionne la


première colonne
INIT ORG 0000H
MOVLW b’11110000’
TRIS PORT_B ;Configure le port B

pour 4 colonnes
Lis la première ligne
MOVLW b’00000000’
TRIS PORT_A ;Configure le port A
BSF PORT_B,0 OUI

pour 4 lignes
BSF PORT_B,1 Touche appuyée ? W=7
BSF PORT_B,2 NON
BSF PORT_B,3 ;Met les sorties
;à l’état haut Lis la deuxième ligne
;Programma principale ***************************************
OUI
Touche appuyée ? W=4
MAIN ;——————————————————-
BCF PORT_B,0 ;RB0=0, c’est-à-dire NON
;la première colonne

BTFSS PORT_B,4 ;Touche 7 appuyée ? Sélectionne la


MOVLW d’7’ ;Si appuyée, charge 7 dans W deuxième colonne
BTFSS PORT_B,5 ;Touche 4 appuyée ?
MOVLW d’4’ ;Si appuyée, charge 4 dans W
BTFSS PORT_B,6 Lis la première ligne
MOVLW d’1’
BTFSS PORT_B,7
MOVLW d’15’ OUI
Touche appuyée ? W=8
;———————————————————-
BSF PORT_B,0 ;RB0=1 NON
BCF PORT_B,1 ;RB1=0, c’est la seconde
;colonne

BTFSS PORT_B,4 ;Touche 8 appuyée ? Figure 4 : Organigramme du programme DEMO6.


MOVLW d’8’ ;Si appuyée, charge 8 dans W
BTFSS PORT_B,5
mence à partir de l’étiquette “MAIN”. Tout d’abord, la pre-
MOVLW d’5’ mière colonne est mise à “0” avec l’instruction “BCF
BTFSS PORT_B,6 PORT_B,0”, qui abaisse à niveau “0” la ligne “RB0”. Il ne
MOVLW d’2’ reste plus, alors, qu’à aller tester l’état des 4 lignes.
BTFSS PORT_B,7
MOVLW d’0’
;———————————————————- Pour faire cette opération on utilise l’instruction “BTFSS”
BSF PORT_B,1 ;RB2=0 qui va justement tester un bit du port B (bit qui correspon-
BCF PORT_B,2 ;pour la troisième colonne dra à chaque fois à une ligne différente). Si elle trouve le
bit à l’état haut, elle saute l’instruction suivante, alors que
BTFSS PORT_B,4
MOVLW d’9’ si elle le trouve à l’état bas, elle l’exécute.
BTFSS PORT_B,5
MOVLW d’6’ Si la touche que nous sommes en train de vérifier a été
BTFSS PORT_B,6 pressée, la ligne correspondante se trouvera à l’état bas
MOVLW d’3’ et donc l’instruction qui suit “BTFSS”, et qui sert à charger
BTFSS PORT_B,7
MOVLW d’14’ dans le registre “W” la valeur correspondant à la touche
;———————————————————- pressée, sera exécutée. Si, au contraire, la touche n’a pas
BSF PORT_B,2 ;RB3=0, été pressée, le programme continuera simplement en allant
BCF PORT_B,3 ;pour la quatrième colonne vérifier l’état des autres touches.
BTFSS PORT_B,4
MOVLW d’12’ En pratique, notre programme est constitué de 16 blocs iden-
BTFSS PORT_B,5 tiques, regroupés en 4 sous-programmes. On sélectionne
MOVLW d’11’ une colonne et l’on teste les quatre lignes : si la ligne est
BTFSS PORT_B,6 basse, la valeur correspondante à la touche pressée est char-
MOVLW d’10’
BTFSS PORT_B,7 gée en “W”. A la fin des 16 opérations de lecture, on trou-
MOVLW d’13’ vera dans le registre “W” soit, si aucune touche n’a été pres-
BSF PORT_B,3 sée, la valeur qui s’y trouvait précédemment, soit, si une
;———————————————————- touche a été pressée, la valeur correspondant à celle-ci.
MOVWF PORT_A ;W est mis sur le port A
;pour la visualisation
On procède alors, avec l’instruction “MOVWF PORT_A” au
GOTO MAIN Figure 3 : Programme transfer t, sur le por t A, auquel est relié l’afficheur, de la
DEMO6 pour gérer le clavier. valeur de “W”. On obtient alors une visualisation immé-
END
diate de cette valeur.

ELECTRONIQUE 63 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

Vous noterez que même si la routine Programme vier matriciel (les nombres 0 à 9) et de
prévoit la lecture des touches [ A ], [ B ], mémoriser les touches pressées. Lors-
[ C ], [ # ] et [ * ], celles-ci ne peuvent
de mémorisation qu’on appuie sur la touche [ * ], l’affi-
être visualisées dans la mesure où le et d’affichage des cheur doit visualiser séquentiellement
décodeur utilisé (l’intégré 4511) n’ac- touches clavier les touches acquises précédemment.
cepte en entrée que des nombres BCD
de 0 à 9. Les autres caractères non Nous voulons maintenant vous propo- En observant le listing de la figure 6,
visualisables ont pour résultat ser un programme plus complet qui vous pourrez noter que ce programme
d’éteindre l’afficheur. vous permettra d’apprendre quelques est réellement plus complexe que le
fonctions impor tantes dans la pro- précédent : dans les initialisations,
Le programme que nous venons d’ex- grammation des PIC. Son listing est vous trouverez le registre “CPT-
poser est très utile pour la lecture et donné en figure 6 et l’organigramme en TOUCHE” qui vous permettra de mémo-
la visualisation immédiate de la touche figure 7. Ce nouveau programme, riser le nombre de touches qui aura
appuyée. appelé DEMO7, est chargé de lire le cla- été pressé ainsi que deux autres

Cours PIC - DEMO7 BTFSS PORT_B,7 ;Teste touche 0


list p=16c84, f=inhx8m CALL TOUCHE_0

PORT_B EQU 06 ;Port B = registre 06h BSF PORT_B,1


PORT_A EQU 05 ;Port A BCF PORT_B,2 ;RB2=0, troisième colonne
COUNT_1 EQU 0C ;Compteur
COUNT_2 EQU 0D ;Compteur BTFSS PORT_B,4 ;Teste touche 9
CPTTOUCHE EQU 0F CALL TOUCHE_9
FSR EQU 04H
INDF EQU 00 BTFSS PORT_B,5 ;Teste touche 6
CALL TOUCHE_6
;Initialisation *********************************************
BTFSS PORT_B,6 ;Teste touche 3
INIT ORG 0000H CALL TOUCHE_3
MOVLW b’11110000’
TRIS PORT_B ;Configure port B BSF PORT_B,2
MOVLW b’00000000’
TRIS PORT_A ;Configure port A GOTO MAIN
BSF PORT_B,0
BSF PORT_B,1 ;**************************************************************
BSF PORT_B,2
BSF PORT_B,3 ;Colonne à 1 TOUCHE_0 MOVLW d’0’
MOVLW 0FF MOVWF PORT_A ;Visualisation de la touche
MOVWF COUNT_1 ;Initialise COUNT_1 ;appuyée
MOVLW 0FF MOVWF INDF ;Charge à l’adresse pointée par FSR
MOVWF COUNT_2 ;Initialise COUNT_2 INCF FSR ;Incrémentation du compteur
MOVLW h’10’ INCF CPTTOUCHE ;Incrémentation de CPTTOUCHE
MOVWF FSR ;FSR pointe l’adresse 10h CALL DELAY
MOVLW 1 TOUCHE_0_1 BTFSS PORT_B,7 ;TOUCHE encore appuyée ?
MOVWF CPTTOUCHE ;CPTTOUCHE à 1 GOTO TOUCHE_0_1 ;Si oui, attend
RETURN ;sinon, retour
;Programme principal ****************************************
TOUCHE_1 MOVLW d’1’
MAIN BCF PORT_B,0 ;RB0=0, première colonne MOVWF PORT_A
BTFSS PORT_B,4 ;Teste touche 7 MOVWF INDF
INCF FSR
CALL TOUCHE_7 ;Si touche appuyée, INCF CPTTOUCHE
;va à TOUCHE_7 CALL DELAY
TOUCHE_1_1 BTFSS PORT_B,6
BTFSS PORT_B,5 ;Teste touche 4 GOTO TOUCHE_1_1
CALL TOUCHE_4 RETURN

BTFSS PORT_B,6 ;Teste touche 1 TOUCHE_2 MOVLW d’2’


CALL TOUCHE_1 MOVWF PORT_A
MOVWF INDF
BTFSS PORT_B,7 ;Teste touche * INCF FSR
CALL TOUCHE_15 INCF CPTTOUCHE
CALL DELAY
BSF PORT_B,0 TOUCHE_2_1 BTFSS PORT_B,6
BCF PORT_B,1 ;RB1=0, seconde colonne GOTO TOUCHE_2_1
RETURN
BTFSS PORT_B,4 ;Teste touche 8
CALL TOUCHE_8 TOUCHE_3 MOVLW d’3’
MOVWF PORT_A
BTFSS PORT_B,5 ;Teste touche 5 MOVWF INDF
CALL TOUCHE_5 INCF FSR
INCF CPTTOUCHE
BTFSS PORT_B,6 ;Teste touche 2 CALL DELAY
CALL TOUCHE_2 TOUCHE_3_1 BTFSS PORT_B,6

Figure 6 : Programme DEMO7 pour mémorisation

ELECTRONIQUE 64 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

registres, “FSR” et “INDF”, utilisés Cette fois, cependant, si une touche est appelée, elle permet de visualiser
dans les microprocesseurs PIC pour est pressée, l’instruction “CALL” le chiffre 1 sur l’afficheur relié au port
mémoriser une donnée dans une case appelle une sous-routine spécifique, A et d’exécuter ces trois instructions :
de mémoire RAM. une pour chaque touche appuyée (cette MOVWF INDF
solution n’est cer tainement pas la INCF FSR
Les registres “COUNT_1” et meilleure pour réaliser la mémorisation INCF CPTTOUCHE
“COUNT_2” sont utilisés comme à l’ha- des touches mais elle se prête bien à
bitude dans la routine “DELAY”. Tou- une explication didactique). La première instruction déplace le
tefois, le “corps” du programme prin- contenu de “W”, qui est la valeur cor-
cipal est semblable au précédent, dans Analysons donc une de ces routines, respondant à la touche pressée (la
la mesure où il effectue la scrutation puisque les autres sont toutes simi- touche [ 1 ]), dans le registre “INDF” uti-
des lignes et des colonnes (notez que laires, excepté pour les valeurs mémo- lisé dans les PIC pour adresser le registre
seule la lecture des touches 0 à 9 et risées. Si l’on appuie, par exemple, sur spécifié par “FSR” qui, dans notre cas,
de la touche [ * ] est effectuée). la touche [ 1 ], la routine “TOUCHE_1” contient le nombre 10 hexadécimal.

GOTO TOUCHE_3_1 TOUCHE_9_1 BTFSS PORT_B,4 ;Teste touche 9


RETURN GOTO TOUCHE_9_1
RETURN
TOUCHE_4 MOVLW d’4’
MOVWF PORT_A ;TOUCHE 15 = * pour reproduire les numéros mémorisés
MOVWF INDF
INCF FSR TOUCHE_15 CALL DISPLA ;Vas à la routine DISPLAY
INCF CPTTOUCHE CALL DELAY
CALL DELAY RETURN
TOUCHE_4_1 BTFSS PORT_B,5 ;Teste touche 4
GOTO TOUCHE_4_1 ;Routine DISPLAY **********************************************
RETURN
DISPLAY DECFSZ CPTTOUCHE
TOUCHE_5 MOVLW d’5’
MOVWF PORT_A GOTO DISP1 ;Si il y a des touches
MOVWF INDF ;mémorisées, vas à DISP1
INCF FSR MOVLW h’10’ ;Sinon réinitialise FSR
INCF CPTTOUCHE ;et CPTTOUCHE
CALL DELAY MOVWF FSR
TOUCHE_5_1 BTFSS PORT_B,5 ;Teste touche 5 MOVLW 1
GOTO TOUCHE_5_1 MOVWF CPTTOUCHE
RETURN RETURN ;Retour

TOUCHE_6 MOVLW d’6’ ;Routine de visualisation *************************************


MOVWF PORT_A
MOVWF INDF DISP1 MOVLW h’10’
INCF FSR MOVWF FSR ;Pointe la première adresse
INCF CPTTOUCHE DISP MOVF INDF,0 ;Charge la première adresse
CALL DELAY MOVWF PORT_A ;Affiche
TOUCHE_6_1 BTFSS PORT_B,5 ;Teste touche 6 CALL DELAY
GOTO TOUCHE_6_1 CALL DELAY ;Laisse affiché
RETURN MOVLW 0FF
MOVWF PORT_A ;Eteins l’afficheur
TOUCHE_7 MOVLW d’7’ CALL DELAY ;Attends
MOVWF PORT_A INCF FSR ;Pointe l’adresse suivante
MOVWF INDF DECFSZ CPTTOUCHE
INCF FSR GOTO DISP ;Si il y a encore un chiffre à
INCF CPTTOUCHE ;visualiser, vas à DISP
CALL DELAY MOVLW h’10’
TOUCHE_7_1 BTFSS PORT_B,4 ;Teste touche 7 MOVWF FSR
GOTO TOUCHE_7_1 MOVLW 1
RETURN MOVWF CPTTOUCHE
RETURN ;Retour
TOUCHE_8 MOVLW d’8’
MOVW PORT_A ;Routine de retard ********************************************
MOVWF INDF
INCF FSR DELAY DECFSZ COUNT_1,1 ;Déc. COUNT_1
INCF CPTTOUCHE GOTO DELAY ;Si différent de 0, vas à DELAY
CALL DELAY MOVLW 0FF
TOUCHE_8_1 BTFSS PORT_B,4 ;Teste touche 8 MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
GOTO TOUCHE_8_1 DECFSZ COUNT_2,1 ;Déc. COUNT_2
RETURN GOTO DELAY ;Si différent de 0, vas à DELAY
MOVLW 0FF
TOUCHE_9 MOVLW d’9’ MOVWF COUNT_1 ;Recharge COUNT_1
MOVWF PORT_A MOVLW 0FF
MOVWF INDF MOVWF COUNT_2 ;Recharge COUNT_2
INCF FSR RETURN ;Retour au programme principal
INCF CPTTOUCHE
CALL DELAY END

et affichage des touches clavier.

ELECTRONIQUE 65 magazine - n° 14
TECHNOLOGIE

Donc, l’instruction “MOVWF INDF”


transfère le contenu de “W”, à travers Routine Routine
le registre “INDF”, dans le registre indi- touche 15 touche 5
qué par “FSR”. Etant donné que “W”
contenait “1” et que “FSR” contenait
Décrémente Visualise 5
“10h”, le résultat de la “MOVWF INDF” CPTTOUCHE
est d’écrire “1” dans le registre “10h”,
OUI Charge 5 dans
qui appartient justement à la zone RAM CPTTOUCHE = 0 ? la position pointée
des registres d’utilisation générale. NON par FSR
FSR pointe à la Rétablis
Puis, tant “FSR” que “CPTTOUCHE” première position CPTTOUCHE et FSR Incrémente FSR
sont incrémentés, ce qui signifie que
“FSR” ne contiendra plus “10h” mais Incrémente
Lis et visualise RET
“11h”, et donc qu’à la prochaine pres- la donnée CPTTOUCHE
sion de la touche le code correspon-
dant sera mémorisé à la position RAM Eteins l'afficheur OUI Touche encore
d’adresse “11h”. De cette façon, les appuyée ?
touches sont mémorisées séquentiel- Incrémente FSR NON
lement, au fur et à mesure qu’elles
DEMO7
sont appuyées, dans la zone RAM, en Décrémente
RET
partant de la case à l’adresse “10h”. CPTTOUCHE
Initialise les ports
Avant de sor tir de la routine, il faut NON
Compte-touche = 0 ?
attendre que le bouton pressé soit relâ- OUI Initialise :
ché. Dans ce but, les instructions sui- CONT_1, COUNT_2,
Rétablis
vantes ont été insérées : FSR, CPTTOUCHE
CPTTOUCHE et FSR

TOUCHE_1_1 BTFSS PORT_B,6


Sélectionne
pour 4 colonnes

GOTO TOUCHE_1_1 RET


la colonne
pour 4 lignes

Lorsque la touche est relâchée, le pro- Lis la première ligne


gramme peut continuer et exécuter
OUI
l’instruction “RETURN”. Touche appuyée ? Appelle touche 7
NON
Voyons maintenant ce qui se passe
lorsque l’on appuie sur la touche [ * ]
qui, comme vous le savez, permet de Figure 7 : Organigramme du programme DEMO7.
visualiser les touches pressées (mémo-
risées en RAM) jusqu’alors.
fois la routine “DELAY” car, si on omet- Et la suite ?
Tout d’abord, la touche [ * ] force le tait cette routine, vous ne parviendriez
microcontrôleur à mettre en route la pas à voir les chiffres car ils seraient Rendez-vous dans le prochain numéro
routine “DISPLAY”. Dans cette routine, visualisés trop rapidement. où le cours sera consacré à l’afficheur
on décrémente d’abord “CPTTOUCHE” LCD. Nous verrons comment réaliser
puis, ensuite, on vérifie que des Les deux instructions suivantes sont : un programme simple capable de stoc-
touches aient été acquises : en effet, ker des phrases et des nombres en
si aucune touche n’a été pressée avant MOVLW 0FF mémoire et, après les avoir convertis
la touche [ * ], le programme doit igno- MOVWF PORT_A en caractère ASCII, de les envoyer à l’af-
rer la section de visualisation et retour- ficheur qui les visualisera. Nous verrons
ner au programme principal. Dans ce Elles ser vent à éteindre temporaire- également comment adapter ces pro-
cas, on veille également à rétablir la ment l’afficheur de façon à donner un grammes à d’autres microcontrôleurs.
valeur de “CPTTOUCHE” et de “FSR”. effet de clignotement entre un chiffre
Si, au contraire, des touches ont été et l’autre. La condition de “blanking”
appuyées, “CPTTOUCHE” contiendra le s’obtient avec ces deux instructions Petite précision
nombre de touches pressées et le pro- car le décodeur 4511 éteint, comme
gramme “sautera” à l’étiquette “DISP1” nous l’avons déjà dit, l’afficheur si le Nous vous rappelons que bien que la
où le registre “FSR” est initialisé pour code en entrée ne correspond pas à carte de test ait été conçue, à l’origine,
se diriger vers la première case un chiffre compris entre 0 et 9. “FSR” pour fonctionner avec le PIC16C84 ce
mémoire écrite (adresse “10h”) avec est alors incrémenté afin de pouvoir dernier peut être remplacé broche à
les instructions : aller vers la position de mémoire sui- broche par son successeur le
vante. On décrémente également “CPT- PIC16F84. Tous les programmes
MOVF INDF,O TOUCHE” et, si son contenu n’est pas conçus pour le 16C84 fonctionnent
MOVWF PORT_A arrivé à “0”, on revient au label “DISP”. sans aucune modification avec le
Dans le cas contraire, le programme 16F84. N’ayez donc aucune crainte,
De cette façon, on lit la première case continue en restaurant les valeurs ini- toutes les connaissances que vous
mémoire RAM indiquée par “FSR” pour tiales correctes de “FSR” et de “CPT- avez acquises ne seront pas perdues !
la transférer ensuite au port A pour être TOUCHE” de façon à pouvoir reprendre Bien au contraire !
visualisée. On appelle maintenant deux le cycle normal du programme. ◆ R. N.

ELECTRONIQUE 66 magazine - n° 14
LE COURS

14

N

Apprendre
ÇO
LE

l’électronique
en partant de zéro
UNE PILE Vous réaliserez d’abord une expérience, simple et intéressante, qui
AU CITRON ! a pour but de vous montrer comment obtenir une tension électrique
avec une tranche de citron. Précisons tout de même, avant d’aller
Pour fabriquer cette pile, vous devez plus loin, que la tension générée par cette pile au citron a une puis-
tout d’abord vous procurer des chutes sance dérisoire, c’est-à-dire qu’elle ne fournit qu’un courant très faible,
de cuivre et de zinc que vous pourrez incapable d’alimenter une radio, ou même d’allumer une ampoule,
trouver gratuitement chez n’impor te aussi petite soit-elle. Cette expérience n’est autre qu’une reprise de
quel tôlier. En effet, de tels métaux celle effectuée par Alessandro Volta en 1800, lorsqu’il réussit à pré-
sont utilisés par ces ar tisans pour lever la première tension électrique de sa pile rudimentaire.
fabriquer les gouttières et les chéneaux Vous étudierez ensuite les interrupteurs et commutateurs.
des maisons.
Enfin, vous fabriquerez un petit gadget électronique qui vous per-
Dans les chutes, vous découperez des mettra de mettre en pratique les connaissances acquises tout en pré-
bâtonnets de 5 cm de long et de servant le plaisir de l’amusement.
0,6 cm de large environ.

Prenez un citron et coupez-le en Vous devez souder un morceau de fil L’électrode de cuivre placée dans la
tranches épaisses de 1,5 à 2 centi- de cuivre sur l’électrode de zinc de la première tranche correspond à la
mètres. Disposez ces tranches sur une première tranche, et le relier ensuite à broche positive de la pile, tandis que
assiette pour éviter que le jus ne l’électrode de cuivre de la seconde. l’électrode de zinc de la dernière tranche
salisse votre plan de travail. Vous souderez alors un autre morceau correspond à la broche négative.
de fil sur l’électrode de zinc de la
Piquez ensuite un bâtonnet de cuivre seconde tranche, puis vous le relierez Si vous reliez les pointes de touche
ainsi qu’un bâtonnet de zinc, dans à l’électrode de cuivre de la troisième d’un multimètre à cette “pile” à 3 élé-
chaque tranche, à l’opposé l’un de tranche (voir figure 385). ments, vous prélèverez une tension
l’autre. d’environ 2,4 volts, ce qui signifie que
l’on peut prélever une tension d’envi-
En appliquant les pointes de touche ron 0,8 volt sur chaque tranche de
d’un multimètre sur ces deux élec- citron, car en fait : 0,8 x 3 = 2,4 volts.
trodes de fortune, de façon à ce que
celle du positif touche le cuivre et que Une fois cette première expérience
celle du négatif touche le zinc (voir effectuée, prenez 3 petits verres en
figure 384), vous prélèverez une ten- plastique et placez-y une électrode de
sion d’environ 0,8 volt. cuivre et une de zinc, puis versez-y du
jus de citron de façon à mouiller les
Pour obtenir une tension supérieure, électrodes sur un centimètre ou deux.
vous devez utiliser 3 tranches de citron,
en plaçant dans chacune d’elles une Après avoir relié les électrodes en
électrode de cuivre et une électrode de série, de la même façon que précé-
zinc. demment, et que vous appliquez, à
chaque extrémité du montage, la
pointe de touche positive du multi-
mètre sur l’électrode en cuivre et la
pointe de touche négative sur l’élec-
trode en zinc, vous prélèverez une ten-
sion d’environ 2,8 volts, ce qui
démontre qu’en utilisant plus de jus
de citron, on réussit à prélever de
chaque verre une tension de 0,93
volt.

ELECTRONIQUE 68 magazine - n° 14
LE COURS

Figure 384 : En insérant un bâtonnet de cuivre et un bâtonnet


de zinc dans une tranche de citron, vous pourrez prélever de Figure 385 : En reliant en série trois tranches de citron, vous
cette pile rudimentaire une tension d’environ 0,8 volt. pourrez prélever une tension d’environ 2,4 volts.

d’un verre contenant du jus de citron lorsque ses contacts se touchent, fai-
(voir figure 386), vous réussirez à pré- sant passer la tension appliquée sur
lever de cette pile rudimentaire une ten- l’une de ses broches sur la broche
CARBONE ZINC sion de 0,93 volt. opposée (voir figure 390).

En reliant en série deux verres, vous On dit d’un interrupteur qu’il est
prélèverez une tension d’environ 1,86 “ouver t” ou bien “of f”, lorsque ses
volt, en en reliant trois, une tension contacts ne se touchent pas, et que
d’environ 2,8 volts, et en en reliant par conséquent le flux du courant est
quatre, la tension montera jusqu’à 3,8 interrompu (voir figure 390).
volts environ.
Dans n’importe quel appareil, que ce
Grâce à cette expérience toute simple, soit une radio, un amplificateur ou une
nous vous avons montré comment on télévision, on trouve un interrupteur
peut réaliser une pile rudimentaire et destiné à couper ou à appliquer la ten-
comment on peut augmenter la valeur sion d’alimentation au circuit.
d’une tension en reliant en série plu-
sieurs éléments.
Figure 386 : En insérant une électrode Les inverseurs
de cuivre et une électrode de zinc dans
un petit verre plastique et en y versant INTERRUPTEURS Les inverseurs ont 3 broches car ils
du jus de citron, vous obtiendrez une ET COMMUTATEURS contiennent trois contacts.
tension d’environ 0,93 volt. A la place
de l’électrode de cuivre, vous pourrez Pour laisser passer ou interrompre En agissant sur le levier de commande,
utiliser la barre de carbone cylindrique
qui se trouve à l’intérieur d’une pile de
une tension d’alimentation ou un on ouvre un contact qui automatique-
1,5 volt ou de 4,5 volts. signal HF dans un circuit électrique, ment ferme le contact opposé ou vice-
on utilise des contacts mécaniques versa (voir figure 389).
contenus dans un compo-
Si vous ne parvenez pas à trouver des sant appelé “interrupteur”,
chutes de cuivre et de zinc, ne vous “inverseur” ou “commuta-
découragez pas. Procurez-vous des teur”.
piles cylindriques de 1,5 volt déchar-
gées, ou bien alors des piles carrées Rappelons brièvement les
de 4,5 volts et ouvrez-les. caractéristiques qui dif fé-
rencient ces trois compo-
Comme la partie externe de ces piles sants.
est en zinc, vous pourrez en découper
une petite bande qui vous servira pour
l’électrode négative. Comme vous pour- Les interrupteurs
rez remarquer, l’électrode centrale de
ces piles, qui correspond à l’électrode Les interrupteurs ne dispo-
positive, est composée d’une petite sent que de deux broches
barre cylindrique de carbone, et non car ils ne contiennent que
pas de cuivre. deux contacts.

Si vous placez cette petite barre de car- On dit d’un interrupteur qu’il
bone et une chute de zinc à l’intérieur est “fermé”, ou bien “on”,

ELECTRONIQUE 69 magazine - n° 14
LE COURS

tion “4 circuits” sert à indiquer que ce


commutateur est composé de 4 cir-
cuits, tous munis de 3 contacts.

Les commutateurs 6 circuits - 2 posi-


tions (voir figure 399) disposent de 6
curseurs (voir A, B, C, D, E et F) qui se
ferment sur 2 contacts. L’indication “6
contacts” sert à indiquer que ce com-
mutateur est composé de 6 circuits,
tous munis de 2 contacts.

Etant donné que sur le corps des com-


mutateurs rotatifs à plusieurs “circuits”,
les contacts sur lesquels les curseurs
se ferment ne sont jamais indiqués,
nous avons représenté chaque circuit
Figure 387 : Les interrupteurs et les inverseurs peuvent être de formes et de par un dessin. En cas de doute, vous
dimensions différentes. Les doubles inverseurs, comme vous pouvez le voir sur ce
dessin, contiennent deux inverseurs séparés. pourrez repérer chaque contact à l’aide
d’un multimètre réglé sur la position
“ohmmètre”.
En reliant un inverseur comme sur le 395) disposent d’un seul curseur qui
schéma de la figure 391, on pourra se ferme sur un seul des 12 contacts Outre les commutateurs rotatifs, il
éteindre l’ampoule A et allumer l’am- externes. existe d’autres commutateurs appelés
poule B ou vice-versa. “digitaux” munis d’une fenêtre dans
Les commutateurs rotatifs 2 circuits - laquelle apparaît un chiffre de 0 à 9
On trouve également dans le commerce 6 positions (voir les figures 393 et (voir figure 400).
des doubles inverseurs contenant deux 396), disposent de 2 curseurs (voir A
inverseurs séparés (voir figure 387). et B) qui se ferment sur 6 contacts. Pour changer ce chiffre, il suffit de tour-
En fait, l’indication “2 circuits” sert à ner le petit bouton cranté qui se trouve
indiquer que ce commutateur est com- sur leur corps ou d’appuyer sur les bou-
Les commutateurs posé de 2 circuits munis de 6 tons “+” et “–”.
contacts.
Les commutateurs se dif férencient En appuyant sur le bouton “+”, le
des interrupteurs et des inverseurs Les commutateurs 3 circuits - 4 posi- chiffre de la fenêtre augmente d’une
car ils sont munis d’un axe sur lequel tions (voir les figures 394 et 397) dis- unité, tandis qu’en appuyant sur le
est fixé un curseur. En faisant tourner posent de 3 curseurs (voir A, B et C) bouton “–”, le chiffre diminue d’une
l’axe, donc le curseur, on ferme l’un qui se ferment sur 4 contacts. En fait, unité.
après l’autre les contacts qu’ils l’indication “3 circuits” ser t à indi-
contiennent. quer que ce commutateur est com- Ces commutateurs peuvent être de type
posé de 3 circuits, tous munis de 6 “décimal” ou de type “binaire”.
On peut trouver des commutateurs à contacts.
un ou à plusieurs curseurs et avec dif- Les commutateurs “décimaux” pos-
férents contacts : Les commutateurs 4 circuits - 3 posi- sèdent 11 pistes en cuivre sur leur
tions (voir figure 398) disposent de 4 verso (voir figure 401), numérotées de
Les commutateurs rotatifs 1 circuit - curseurs (voir A, B, C et D) qui se fer- 0 à 9 et également indiquées par la
12 positions (voir les figures 392 et ment sur 3 contacts. En fait, l’indica- lettre C.

2 2
1 2
1 1

Figure 388 : En déplaçant le levier externe d’un interrupteur, une petite pièce interne de métal ouvrira ou provoquera un court-
circuit entre les broches 1 et 2. Dans tous les schémas électriques, l’interrupteur est représenté avec le symbole graphique
de droite.

2 2 2
1
1 1
3 3 3

Figure 389 : En déplaçant le levier externe d’un inverseur, une petite pièce interne de métal ouvrira les broches 1 et 3 ou
provoquera un court-circuit entre les broches 1 et 2, ou vice-versa. Dans tous les schémas électriques, l’inverseur est représenté
avec le symbole graphique de droite.

ELECTRONIQUE 70 magazine - n° 14
LE COURS

La lettre C est la broche du curseur,


FERMÉ = ON OUVERT = OFF
donc en tournant le bouton cranté ou
en appuyant sur les boutons placés à
l’avant, on fermera la broche C avec
les pistes numérotées 0, 1, 2, 3, 4, 5,
6, 7, 8, et 9.
PILE PILE
Les commutateurs décimaux peuvent
être comparés à un simple commuta-
teur rotatif “1 circuit - 10 positions”. Figure 390 : Quand les broches 1 et 2 sont en court circuit, on dit que l’interrupteur
est “FERME” ou bien en position “ON”. Quand les broches 1 et 2 ne sont pas
Les commutateurs binaires se diffé- reliées, on dit que l’interrupteur est “OUVERT” ou bien en position “OFF”. En
rencient des commutateurs décimaux position “ON”, la tension passera de la broche 1 vers la broche 2. En position
car ils n’ont que 5 pistes en cuivre (voir “OFF”, le flux de la tension sera interrompu.
figure 402), numérotées 1, 2, 4 et 8
et indiquées par la lettre C.
A A
La lettre C correspond toujours à la 2 2
broche du curseur, et donc, en tournant 1 1

le bouton cranté ou en appuyant sur les


3 B 3 B
deux boutons placés à l’avant, on fer-
mera la broche C avec l’une ou plusieurs
des pistes numérotées 1, 2, 4, et 8.
PILE PILE
En fait, en tournant le curseur sur les
dix positions, de 0 à 9, on fermera ces
contacts : Figure 391 : En ce qui concerne les inverseurs, lorsque les broches 1 et 2 sont en
court-circuit, la tension passe de la broche 1 (broche placée au centre) vers la
chiffre 0 = contact C ouvert broche 2 sans que la broche 3 soit alimentée ou vice-versa. Donc, si l’on relie deux
chiffre 1 = contact C fermé sur 1 ampoules aux broches 2 et 3, quand on allumera l’ampoule A, on verra s’éteindre
chiffre 2 = contact C fermé sur 2 l’ampoule B ou vice-versa.
chiffre 3 = contact C fermé sur 1+2
chiffre 4 = contact C fermé sur 4 Comme vous pouvez le remarquer, le Donc, si le chiffre 3 apparaît dans la
chiffre 5 = contact C fermé sur 1+4 curseur de ce commutateur binaire se fenêtre, le curseur sera immédiatement
chiffre 6 = contact C fermé sur 2+4 commute sur un ou plusieurs contacts commuté sur les pistes 1+2 pour pou-
chiffre 7 = contact C fermé sur 1+2+4 1, 2, 4 et 8, de façon à obtenir une voir obtenir la valeur 3. Si le chiffre 2
chiffre 8 = contact C fermé sur 8 valeur égale à la somme du nombre qui apparaît, le curseur sera seulement
chiffre 9 = contact C fermé sur 1+8 apparaît dans la fenêtre. commuté sur la piste 2.

10 11
9 12
8
7
S1
6
5
4 1
3 2

Figure 392 : Représentation graphique


d’un commutateur à 1 circuit - 12
positions. Si, sur un même schéma
électrique, il y a trois commutateurs
identiques, le premier s’appellera S1,
le second S2 et le troisième S3.

6 6 4 4 4
5 5
3 3 3
4 4
S1/A S1/B S1/A S1/B S1/C

3 3
2 2 2
2 2
1 1 1 1 1

Figure 394 : Représentation graphique d’un commutateur à


Figure 393 : Représentation graphique d’un commutateur à 3 circuits - 4 positions. Sur un schéma électrique, les trois
2 circuits - 6 positions. Dans un schéma électrique, A et B circuits sont indiqués avec le même chiffre, S1/A, S1/B et
peuvent être placés à une certaine distance l’un de l’autre. S1/C.

ELECTRONIQUE 71 magazine - n° 14
LE COURS

1 4

S1 S1/A 1 S1/A S1/B


1
6

4 1
6
12
1 4
1 S1/B
S1/C

Figure 397 : Sur la galette d’un


Figure 395 : Sur la galette d’un Figure 396 : Sur la galette d’un commutateur à 3 circuits - 4 positions,
commutateur à 1 circuit - 12 positions, commutateur à 2 circuits - 6 positions, on trouve 3 curseurs, S1/A, S1/B, et
on trouve un seul curseur. on trouve 2 curseurs, S1/A et S1/B. S1/C.

1
1 3 1 S1/B
S1/A S1/B S1/A S1/C
1 1
3

1 3 1

S1/F S1/D
S1/D S1/C 1
1
3 1 S1/E

Figure 398 : Sur la galette d’un Figure 399 : Sur la galette d’un
commutateur à 4 circuits - 3 positions, commutateur à 6 circuits - 2 positions,
on trouve 4 curseurs, S1/A, S1/B, on trouve 6 curseurs, S1/A, B, C, D,
S1/C et S1/D. E et F.

Si le chiffre 7 apparaît, le curseur sera Ce commutateur spécial est normale-


Figure 400 : Dans les commutateurs
commuté sur les pistes 1+2+4 pour ment utilisé dans de nombreux mon- digitaux (roues codeuses), on trouve
pouvoir obtenir la valeur 7. Si le chiffre tages digitaux et vous découvrirez vous- une fenêtre dans laquelle apparaît un
9 apparaît, le curseur sera commuté même, lorsque l’on vous les chiffre compris entre 0 et 9. Sur cette
sur les pistes 1+8 pour pouvoir obte- présentera, combien ils permettent de photo, vous pouvez observer deux
nir la valeur 9. résoudre de nombreux problèmes. roues codeuses digitales couplées.

C C
0
1
2 8
3
4 4
5
6 2
7
8
9 1

Figure 401 : Sur le circuit imprimé des commutateurs Figure 402 : Sur le circuit imprimé des commutateurs binaires
décimaux (roues codeuses décimales) se trouvent 11 pistes (roues codeuses binaires) se trouvent 5 pistes en cuivre,
en cuivre. La piste du curseur rotatif est toujours indiquée indiquées C, 1, 2, 4 et 8. La piste indiquée par la lettre C
par la lettre C. est celle du curseur.

8 8

Figure 403 : Etant donné que l’on peut assembler ces commutateurs, il est possible
de les coupler de façon à obtenir des blocs de 2, 3, 4, ou 5 circuits. Pour pouvoir les
fixer sur la face avant d’un boîtier, on placera des flasques de chaque côté des blocs.

ELECTRONIQUE 72 magazine - n° 14
LE COURS

UN GADGET
ÉLECTRONIQUE
SIMPLE
Pour améliorer vos connaissances
techniques en électronique, il faut que
vous les mettiez toujours en pratique
et c’est pour cette raison que nous
vous proposons des montages simples
et très utiles pour des débutants en
électronique.

En réalisant ces montages, vous


apprendrez à connaître de nouveaux
composants et lorsque vous verrez que
ces circuits fonctionnent immédiate-
ment dès qu’ils sont alimentés, vous Figure 404 : Après avoir monté le circuit et l’avoir inséré à l’intérieur du boîtier,
constaterez que l’électronique n’est vous pourrez immédiatement jouer, en compagnie de vos amis, avec ce gadget
pas aussi difficile que vous le pensiez électronique fabriqué de vos propres mains.
au départ.

Le montage que nous vous présentons et un jeu, moins connu mais non moins
dans cette leçon est un jeu électronique amusant, appelé “les jumeaux”.
simple qui ne manquera pas de susci- 10 20 30 40
ter l’intérêt de vos amis, qui s’étonne- Dans ce deuxième jeu, il ne faut addi-
ront de votre réalisation, sachant que tionner que les points qui apparaissent
vous débutez dans ce domaine. dans les cases dans lesquelles les
deux diodes LED s’allument. Donc, si
Ne soyez pas inquiets de trouver, sur deux diodes LED s’allument dans les
le schéma, des composants et des cases 10 et 30, vous aurez réalisé un
symboles dont vous ignorez encore le Figure 405 : Dans le jeu des total de 40 points, si les deux diodes
sens. Dans une prochaine leçon nous “jumeaux”, il ne faut additionner que LED s’allument dans les cases 20, 30
vous expliquerons en détail ce qu’ils les points qui apparaissent dans les et 40, vous aurez réalisé un total de
cases dans lesquelles les deux diodes
sont ainsi que leur fonctionnement. LED s’allument ensemble. Dans cet 90 points.
exemple, il faudra additionner les
Une fois que vous aurez terminé la réa- cases 20 et 30 seulement sans les Lorsque les deux diodes LED s’allu-
lisation de ce montage, vous disposerez cases 10 et 40 qui n’ont qu’une seule meront dans les quatre cases, vous
en fait de deux jeux, un dé électronique diode LED allumée. obtiendrez le maximum, qui est de 100

DS3

DL13 DL12
10 20 30 40 DL1 DL3 DL5 DL7 DL9 DL11 DL13

DL1 DL3 DL5 DL7 DL15 DL9 DL15 DL10


6V

DL11 DL14

DL2 DL4 DL6 DL8 DL10 DL12 DL14


DL6 DL2 DL8 DL4

C5
JUMEAUX R6 R7 R8 R9 R10 R11 R12 R13
DÉS

S1 C6
DÉS 12 13 14 15 16 17 18 19
2 20
P1 JUMEAUX
R5 C3 R14
IC1-A IC2 IC1-C
DS2
14
8 13
1 11
R1 10 3 4 5 6 7 8 9 10 11
9 12 C4

DS1 5
R3 R4 4
1
3
6 CP1
C1 R2 C2 7
IC1-B 2
IC1-D

Figure 406 : Schéma électrique du gadget électronique.

ELECTRONIQUE 73 magazine - n° 14
LE COURS

6V

CP1

DL13 DL12

K K
DL9 DL15 DL10

DS3
K K K DL1 K DL3 K DL5 K DL7 K
C5
DL11 DL14

K K DL6 K DL2 K DL8 K DL4 K S1


R13 R12 R11 R10 R9 R8 R7 R6

DS2 R3 R1

R14 R4
R5
C3

C4
C6

C2
IC2 IC1
C1

DS1 R2 P1

Figure 407 : Schéma d’implantation des composants du gadget électronique. Si vous vérifiez bien la valeur exacte de chaque
composant avant de le souder, le circuit fonctionnera instantanément à la mise sous tension.

points, tandis que si aucune diode LED Si le circuit intégré IC2 court-circuite à
Liste des composants ne s’allume ou une seule dans les masse les résistances R12 et R13,
quatre cases, vous obtiendrez le mini- seules les diodes LED DL13 et DL14,
R1 = 220 Ω mum, c’est-à-dire 0 point. ainsi que la diode LED DL15 s’allument.
R2 = 100 kΩ
R3 = 1 MΩ Ceci étant dit, nous pouvons à présent Lorsque le condensateur C1 se sera
R4 = 10 kΩ nous pencher sur le schéma de la totalement déchargé, la NAND IC1/A
R5 = 1 kΩ figure 406 pour expliquer comment ce n’enverra plus le signal carré qu’il géné-
R6 = 150 Ω circuit fonctionne. rait sur la broche 1 du circuit intégré
R7 = 150 Ω IC2, et par conséquent, la combinai-
R8 = 150 Ω En appuyant sur le bouton P1, la ten- son des diodes LED alors allumée le
R9 = 150 Ω sion positive d’alimentation de 6 volts restera.
R10 = 150 Ω charge le condensateur électrolytique
R11 = 150 Ω C1. En relâchant le bouton, la tension L’interrupteur S1, relié à la broche 2
R12 = 150 Ω positive emmagasinée par ce conden- de IC2, nous permet de sélectionner
sateur électrolytique va alimenter les un des deux jeux. Quand S1 envoie la
R13 = 330 Ω
broches 8 et 9 de IC1/A, ce compo- tension de 6 volts sur la broche 2, seul
R14 = 22 kΩ
sant marqué d’un symbole étrange dont le jeu de dés est activé, alors que
C1 = 100 µF électrolytique
nous ne vous avons pas encore parlé quand S1 soustrait cette tension posi-
C2 = 47 nF électrolytique et qui, en fait, n’est autre qu’une porte tive, c’est au tour du jeu des jumeaux
C3 = 100 nF polyester logique appelée NAND. d’être activé.
C4 = 100 nF polyester
C5 = 22 µF électrolytique Tant que ce condensateur C1 est Dans ce circuit se trouvent trois autres
C6 = 100 nF polyester chargé, une fréquence à onde carrée por tes NAND IC1/B, IC1/C et IC1/D
DS1 = Diode 1N4150 entre par la broche 1 du rectangle noir dont nous ne vous avons pas encore
DS2 = Diode 1N4150 appelé IC2, qui n’est autre qu’un cir- expliqué la fonction.
DS3 = Diode 1N4007 cuit intégré digital programmé, et res-
DL1-DL15 = Diodes LED sort par la broche 10 de IC1/A. On utilise la NAND IC1/B pour exciter
IC1 = Intégré CMOS 4093 la petite capsule piézo-électrique CP1
IC2 = µcontrôleur Ce circuit intégré permet de court-cir- nécessaire pour pouvoir obtenir un son.
préprogrammé cuiter à masse de façon aléatoire, les
EP5009 résistances R6, R7, R8, R9, R10, R11, Les NAND IC1/C et IC1/D reliées à la
P1 = Bouton poussoir R12 et R13. broche 11 du circuit intégré IC2 empê-
S1 = Inverseur chent que les diodes LED ne s’allument
CP1 = Vibreur piézo Si le circuit intégré IC2 court-circuite à de façon aléatoire avant que l’on ait
masse les résistances R6 et R7, appuyé sur le bouton P1.
Toutes les résistances sont des 1/4 seules les diodes LED DL1 et DL2,
watt à 5 %. ainsi que les diodes LED DL3 et DL4 Ajoutons, pour finir, que les quatre
s’allument. portes NAND IC1/A, IC1/B, IC1/C et

ELECTRONIQUE 74 magazine - n° 14
LE COURS

IC1/D se trouvent à l’intérieur d’un petit toutes les broches sur les pistes en devez tout d’abord plaquer le corps des
circuit intégré, le CD4093 (voir figure cuivre correspondantes. résistances sur le circuit imprimé, puis
411). souder leurs deux pattes en coupant
Si vous avez encore quelques difficul- l’excès de fil à l’aide d’une petite paire
Les chif fres repor tés en correspon- tés pour souder, repor tez-vous à la de pinces coupantes.
dance des quatre côtés du circuit inté- leçon numéro 5.
gré IC2 indiquent la position des Après les résistances, vous pouvez insé-
broches sur son corps (voir figure 411). Poursuivez le montage en insérant rer les diodes au silicium DS1 et DS2
toutes les résistances aux emplace- en plaçant le côté entouré d’une bague
Ces chiffres n’ont aucune utilité pour ments indiqués R1, R2, R3, etc. (voir de leur corps de verre comme indiqué
qui réalise notre montage, car les figure 407), en vérifiant leur valeur à sur le dessin de la figure 407. Si vous
pistes en cuivre présentes sur le cir- l’aide du code des couleurs (voir leçon orientez cette bague dans le sens
cuit imprimé LX.5009, ser vent à relier numéro 2). contraire, le circuit ne fonctionnera pas.
chaque broche sans erreur possible.
Comme nous vous l’avons déjà expli- La diode au silicium DS3, dont le corps
Le circuit doit être alimenté avec une qué dans les précédentes leçons, vous est en plastique, doit être placée à
tension stabilisée de 6 volts que vous
pouvez prélever de l’alimentation
LX.5004 que nous vous avons propo-
sée dans la leçon numéro 7 (voir la
revue ELM numéro 7).

En alimentant le circuit avec une ten-


sion supérieure, de 7 volts par
exemple, on court le risque de “griller”
le circuit intégré IC2.

La diode DS3 reliée en série au fil posi-


tif d’alimentation sert à éviter le pas-
sage de vie à trépas des deux circuits
intégrés dans le cas où la tension posi-
tive serait, par inadvertance, reliée au
fil négatif.
Figure 408 : Photo du montage vu du côté des composants.
Réalisation pratique
du jeu électronique
Si vous commandez le kit LX.5009,
vous recevrez tous les composants
nécessaires pour réaliser ce montage,
y compris le circuit imprimé déjà gravé
et percé, ainsi que le boîtier plastique
muni d’une face avant également gra-
vée et percée.

Une fois que vous aurez le circuit


imprimé, vous pouvez commencer à
insérer les deux supports des circuits
intégrés IC1 et IC2, aux emplacements
indiqués sur la figure 407. Après avoir
placé le corps de ces supports sur le
circuit imprimé, vous devez en souder
Figure 409 : Le même circuit, observé du côté des soudures.

Figure 410 : Une fois les diodes LED montées sur le circuit imprimé, en ayant bien veillé à insérer la patte la plus courte (voir
figure 411) dans les trous indiqués par la lettre K (voir figure 407), montez les entretoises autocollantes, placez la face avant,
puis retournez le tout et après avoir fait sortir toutes les têtes des diodes LED, soudez soigneusement leurs pattes.

ELECTRONIQUE 75 magazine - n° 14
LE COURS

proximité du condensateur électroly-


1 20
tique C5, en orientant vers le bas la 2 19
VCC 13 12 11 10 9 8
bague présente sur son corps. 3 18
4 17
5 16
A K
Vous pouvez à présent monter tous les 6 15
7 14
condensateurs polyester et les deux 8 13 DIODE
électrolytiques, C1 et C5, en insérant 9 12 LED A K
10 11 1 2 3 4 5 6 GND
leur broche positive dans le trou du cir-
cuit imprimé indiqué par le symbole “+”. EP 5009 4093

Si la polarité n’est pas indiquée sur le


Figure 411 : Connexions des deux circuits intégrés EP5009 et 4093, vues du
corps de ces condensateurs électroly- dessus, ainsi que celles des broches A et K des diodes LED.
tiques, contrôlez la longueur des deux
broches : la plus longue est toujours la
broche positive. sur la par tie autocollante des entre- Si les broches des circuits intégrés sont
toises, puis retournez le tout de trop écartées pour les faire entrer dans
Après ces composants, vous pouvez manière à faire sor tir les têtes de leurs emplacements, vous pouvez les
insérer le bouton poussoir P1, puis l’in- toutes les diodes LED par les trous rapprocher en les écrasant légèrement
terrupteur S1 et fixer le vibreur piézo- de la face avant. Vous pouvez alors contre une surface rigide.
électrique CP1 sur la par tie haute du souder leurs pattes sur le circuit
circuit imprimé en soudant le fil noir imprimé, en coupant la partie en excé- Le corps de ces circuits intégrés doit
dans le trou de la masse et le fil rouge dant à l’aide des pinces coupantes. être appuyé avec force dans les sup-
dans le trou au-dessus de la diode LED por ts de façon à ce que toutes les
DL7. Cette opération est un peu complexe broches s’enfoncent à leur place. Nous
et demande de la patience mais elle vous conseillons de vérifier attentive-
Montez ensuite toutes les diodes LED permet que toutes les diodes LED sor- ment qu’il en soit ainsi, car il arrive
sur le circuit imprimé, en insérant la tent de façon égale sur la face avant, souvent qu’une broche sorte du sup-
patte la plus courte, la cathode, dans ce qui est quand même plus esthétique port, au lieu de prendre sa place.
le trou indiqué par la lettre K. Veillez que d’avoir des diodes qui sortent plus
bien au sens des LED sinon elles ne ou moins. Bien sûr, même si les diodes Si vous voulez vérifier que le circuit
s’allumeront pas. ne sont pas parfaitement alignées, le fonctionne bien avant de le mettre en
circuit fonctionnera, mais il est préfé- place dans son boîtier, il vous suffit
Vous devez insérer les diodes LED de rable, pour le “coup d’œil”, que vous de relier les deux fils d’alimentation
couleur verte dans les trous des cases travaillez dans les règles de l’art pour rouge et noir à une alimentation, telle
des jumeaux, et celles de couleur rouge obtenir un résultat le plus présentable que la LX.5004 par exemple, réglée
dans les trous des dés. possible. pour fournir une tension de 6 volts en
sortie.
Une fois le montage terminé, vous
Important devrez insérer les deux circuits inté- Au début, toutes les diodes LED seront
grés dans leurs supports respectifs, éteintes, mais dès que vous appuyez
Avant de souder les pattes des diodes en faisant très attention au côté de sur le poussoir P1, vous verrez toutes
LED sur les pistes en cuivre, nous leur corps sur lequel se trouve l’en- les diodes LED clignoter rapidement
vous conseillons de monter, dans les coche-détrompeur en U. Comme il pour ensuite ralentir jusqu’à ce que les
quatre trous latéraux du circuit apparaît très clairement sur la figure diodes du score final restent allumées.
imprimé, les entretoises plastiques 407, cette encoche en forme de U doit
(voir figure 410). Une fois cette opé- obligatoirement être tournée vers la Une fois vérifié que le circuit fonctionne
ration effectuée, placez la face avant gauche. correctement, vous pouvez le placer à
l’intérieur de son boîtier plastique.

Pour faire sortir les deux fils d’alimen-


tation rouge et noir, vous devez faire
un trou sur l’arrière du boîtier plastique.

Coût de la réalisation
Tous les composants tels qu’ils appa-
raissent sur la figure 407 pour réaliser
le jeu électronique y compris le circuit
imprimé et le boîtier percés et sérigra-
phiés : env. 220 F.

Tous les composants pour réaliser l’ali-


mentation (telle que la LX.5004 décrite
dans le numéro 7 d’E.L.M.) y compris
Figure 412 : Pour fixer la face avant sur le circuit imprimé, vous devrez tout d’abord le circuit imprimé et le boîtier percés
insérer les entretoises plastiques dans les trous du circuit imprimé prévus à cet et sérigraphiés : env. 430 F.
effet, puis retirer le papier protecteur qui couvre la surface autocollante. ◆ G. M.

ELECTRONIQUE 76 magazine - n° 14