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Le vocabulaire des mathématiques

I. Vocabulaire général :
A) Les chiffres :
- les entiers : 0 zéro, 1 un, 2 deux, 3 trois, 10 dix, 20 vingt, 30 trente, 40 quarante,
100 cent, 1000 mille…
- les nombres ordinaux : 1er le premier, 2ème le deuxième, 2nd le second (s’il n’y en a
que 2), 10ème le dixième…
- les préfixes quantitatifs numéraux : « mono » et « uni » pour un seul (ex.
monoplan), « bi » et « di » pour deux (ex. bilatéral, qui se fait des deux cotés),
« octo » pour huit (ex .octogone, polygone à 8 cotés) …
- les décimaux : 342,15 se lit : trois cent quarante deux virgule quinze (342 est la
partie entière et 15 la partie décimale).
B) La ponctuation
- (…) : entre parenthèses ; […] : entre crochets ; {…} entre accolades ; / tel que
C) Les abréviations et les symboles
- a=>b : a implique b ; A <=>B: A est équivalent à B ; a Є D : a appartient à D ;
- + plus, - : moins, x : multiplier par ; A /B : A divisé par B ;> : strictement
supérieur à ; < : strictement inférieur à.

II. Définition du thème : Le raisonnement


A) Termes techniques et définitions
- Une proposition : expression mathématique que l’on peut vérifier sans ambiguïté
(ex. 3 est un nombre entier).
- Un postulat ou un axiome : proposition posée à la base d’une théorie dont il est
demandé qu’elle soit acceptée sans démonstration ( axiome d’Euclide : par un point,
il ne passe qu’une droite parallèle à une droite donnée).
- un théorème : proposition qui s’appuie sur des hypothèses et dont la vérité est
prouvée en conclusion d’une démonstration.
- une conjecture : certitude dont on n’a pas encore la preuve et qu’on cherche à
établir (ex. tout nombre pair est la somme de deux nombres premiers).
B) Expressions liées au thème
- Pour poser les données du problème : « Soit » ABC un triangle, « Considérons »
le cas d’un rectangle, « Etant donné » un triangle rectangle, « Posons » P(x)…
- Pour introduire des hypothèses ou des conditions : « Si on admet que», « En
supposant que », « A condition que », « Lorsque »
- Pour s’appuyer sur des théorèmes ou propositions : « D’après », « Selon », « On
sait que », « Par définition », « Puisque », « En se référant à »
- Pour conclure : « Alors », « Il en découle », « Ce qui donne », « On en déduit
que »

III. Définition de thèmes : Résolution d’équations


A) Termes techniques et définitions
- Equation : égalité entre deux quantités qui contiennent une ou plusieurs
inconnues. On parle d’équation à une inconnue, à deux inconnues…
- Degré d’équation : dans le cas d’une équation qui s’écrit p(x)= 0 où p(x) est une
fonction polynôme de la variable x, le degré du polynôme s’appelle le degré de
l’équation
- Déterminant : nombre défini par un algorithme sur une matrice carrée d’ordre n,
introduit en vue de résoudre un système d’équations linéaires
- Discriminant : dans une équation du second degré ax² + bx+c=0, le nombre
b²-4ac est ce qui permet de déterminer les solutions de l’équation
- Inéquation : inégalité conditionnelle existant entre deux quantités et dépendant de
certaines variables
B) Expressions liées au thème
- Résoudre une équation : trouver les valeurs de l’inconnue ou des inconnues qui
vérifient l’égalité.
- Résoudre un système : trouver les valeurs des inconnues qui vérifient toutes les
équations su système
- Intégrer une équation différentielle
- f’’(x) +f(x)=0 se lit f seconde de x plus f de x égale zéro
- Calculer l’équation… et déduire…
Le français en mathématiques
I. Les temps et ses formes
A) L’indicatif et l’emploi de l’impersonnel
Ce temps, et, notamment au moyen de l’impersonnel, a pour visée d’identifier et
d’expliquer un raisonnement, une fonction, selon plusieurs modalités :
- Nommer, désigner, définir : « On appelle, ».
- Etablir une équivalence : « Il est nécessaire de définir … ».
- Reformuler : « Cela signifie que… », « Cela veut dire que… ».
- Donner un exemple : « on peut prendre pour exemple », « il est possible
d’illustrer cela à travers… ».

B) L’emploi du conditionnel
Il s’agit ici de formuler soit une proposition qui doit par la suite être confirmée, soit
un effet qui est probable :
- « On pourrait envisager que … », « Cela reviendrait à ».

C) Le subjonctif
- Ce mode s'emploie pour un verbe qui dépend d'un autre verbe exprimant un
doute, un sentiment, une volonté, une possibilité ou un jugement, c'est-à-dire un
verbe subjectif : « Il ne faut pas croire que l’homme soit un être diabolique… ».
- On emploie aussi le subjonctif avec certaines conjonctions; on l'emploie en outre
dans certaines relatives pour exprimer le but, la restriction, le temps : « Bien que
…, il est nécessaire cependant… ».
D) L’infinitif et les consignes
L’infinitif peut être utilisé principalement dans deux registres distincts :
- Formulation des consignes et des problèmes : « Préciser si … », « Montrer que
F… », Calculer… », « Exprimer… », « Déterminer… », « Tracer… »,
« Donner… », « Représenter… », « Comparer… », « Etudier… »
- Formulation d’une restriction : « A moins de … », « A condition de … ».

II. Les outils de construction


A) Les connecteurs logiques
Le discours se caractérise par un raisonnement logique qui fait appel à des
arguments ou à des étapes, destinés à démontrer, confirmer ou réfuter une hypothèse
de départ. Il est possible de distinguer les connecteurs suivants :
- Arguments additionnés : « et aussi », « également », « en outre ».
- Reformulés : « Autrement dit », « En d’autres termes ».
- Reliés par une progression : « d’abord »… « puis »… « ensuite »… « enfin ».
- Liés par une gradation : « En premier lieu »… « en second lieu »… « en dernier
lieu ».
- Mis en parallèle : « d’une part »… « d’autre part », de même », « ni »… « ni ».
- Liés dans une relation binaire : « soit »… « soit », « ou »… « ou ».

B) La quantité
- Indéterminée : « des », « quelques », « plusieurs », « certains ».
- Du particulier au général : « aucun », « nul », « une grande partie », « la plupart
de », « presque tous », « tous les », « l’ensemble des ».
- Relative : « assez peu », « relativement », « suffisamment »,
« particulièrement ».

C) Les comparatifs et les superlatifs


- Comparer deux quantités : « autant de…que de », « plus de…que de », « moins
de…que de ».
- Comparaison non graduée pour établir une identité ou une ressemblance :
« comme », « tel que », « du même ordre », « similaire à », « de l’ordre de »,
« en ce sens », « dans ce même ordre d’idées ».
- Pour établir une dissemblance : « distinct de », « à la différence de »,
« contrairement à », « se distinguer de », « se caractériser par », d’autant moins
que ».
- Superlatif : « le plus », « le moins », « sans égal », « sans comparaison ».

III. Les expressions pour le raisonnement

A) Expressions relatives au temps


- Durée et intervalles : « durant », « pendant », « lors de », « depuis », « il y a »,
« après », « ensuite », « jusqu’à ».
- Fréquence : « jamais », « rarement », « régulièrement », »constamment »,
« perpétuellement » « sans cesse ».
B) condition et hypothèse
- L’équivalence : « pour que…il faut que / il suffit que ».
- La condition réalisable : « si » + présent ou passé composé ; « quand / lorsque /
dès que » + présent ou futur dans la principale.
- La condition non réalisable : « si » + imparfait + conditionnel dans la principale
- L’éventualité : « au cas où », « dans le cas où ».
- L’hypothèse peu probable : « en admettant que », « à supposer que ».
- La condition nécessaire : « à condition que + subjonctif ».
- La condition alternative : « selon que…ou que » + indicatif.
- La condition minimale suffisante « pour peu que » + subjonctif.

C) Cause, conséquence et but


La relation de cause peut être exprimée comme suit :
- Par des noms : « la cause », « la raison », « l’origine », « la source ».
- Par des verbes : « venir de », « provenir de », « s’expliquer par » « être né de » ;
« engendré par ».
- Par des conjonctions : « parce que », « car », « puisque », « étant donné que ».
- Par des prépositions suivies d’un nom : « « à cause de », « en raison de »,
« grâce à », « à force de ».
La relation de conséquence peut être exprimée comme suit :
- Par des noms : « l’effet », « l’aboutissement », « le résultat », « la portée ».
- Par des verbes : « produire », « créer », « entraîner ».
- Par des conjonctions de coordination entre la cause et la conséquence : « et »,
« alors, « c’est pourquoi », « en conséquence », si bien que », c’est la raison
pour laquelle ».
- Par un adverbe d’intensité : « tellement de…que », « tant de…que », « à tel
point que ».
Le but s’explicite selon les articulations suivantes :
- « Pour que / afin que / de manière que » + subjonctif.
- « Pour / afin de / en vue de / de façon à » + infinitif.
- « Pour / en vue de » + nom.

D) Opposition et concession
Il est possible d’exprimer la relation d’opposition comme suit :
- Par des relateurs : « mais / quand / et / alors que / tandis que / cependant / au
contraire / à l’opposé / inversement ».
- Par des noms : « le désaccord », « l’antagonisme », « le paradoxe »,
« l’antithèse ».
- Par des verbes : « s’opposer à », se heurter à », « réfuter ».
La restriction indique une opposition partielle :
- « il est vrai que… mais », « certes…toutefois », « bien que… en revanche ».
- « Néanmoins », « sauf que », « il n’en demeure pas moins vrai que ».

E) Conclusion
- « Alors / par conséquent / on en conclut que / Il en découle / il en résulte / ce qui
montre que / on en déduit que / donc ».