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Mada Gasikara Fa ho azonao ilay tany vaovao.
Mada
Gasikara
Fa ho azonao ilay tany vaovao.

Finoana, fahamarinana, fahamasinana no filamatra. Ry Malagasy, Aza matahotra,

fahamasinana no filamatra. Ry Malagasy, Aza matahotra, “AZA MATAHOTRA, MINOA FOTSINY IHANY” (MARKA 5. 36).
fahamasinana no filamatra. Ry Malagasy, Aza matahotra, “AZA MATAHOTRA, MINOA FOTSINY IHANY” (MARKA 5. 36).
fahamasinana no filamatra. Ry Malagasy, Aza matahotra, “AZA MATAHOTRA, MINOA FOTSINY IHANY” (MARKA 5. 36).
fahamasinana no filamatra. Ry Malagasy, Aza matahotra, “AZA MATAHOTRA, MINOA FOTSINY IHANY” (MARKA 5. 36).
“AZA MATAHOTRA, MINOA FOTSINY IHANY” (MARKA 5. 36).
“AZA MATAHOTRA, MINOA FOTSINY IHANY” (MARKA 5. 36).

Si tu veux le louer - sache Qu'il faut que tu le fasses Avec le cœur Si tu veux le louer - lâche Les pensées qui t'attachent Et te font peur

Si tu veux le louer - aime Ton âme et celle aussi de ton voisin Si tu veux le louer - sème Le vent que tu récolteras demain Pa bizwen diplonm Pa bizwen latin Juste aimer son nom Et son Esprit Saint

Et l'on devient fou Fou de ce Dieu là Ce bon Dieu d'amour Bon Dieu tout en moi

Pa bizwen fose Froncer les sourcils Pa bizwen crisper Louer c'est facile Qui dit qu'on est saoul? Alors qu'on l'est pas Nous on sait qu'en nous C'est Dieu qui fait ça Je veux te louer!

[Chant liturgique du groupe Exo – Eclats 4 antilles – 2000].

« Le gouvernement de Madagascar est le plus mauvais sur la terre (…) à cause de la misère sans exemple des sujets de Sa Majesté, il serait de la plus grande humanité si elle et son gouvernement étaient renversés par des puissances étrangères et qu’un gouvernement fondé sur l’égalité et la justice fût placé à la tête de l’infortunée nation malgache ». “Journal de Raombana” Bulletin de l’Académie malgache, XII, 1930.

Rakoto (le prince RakotondRadama) « me disait qu’il lui était indifférent que ce fût la France ou l’Angleterre ou quelque autre nation qui possédât l’île, pourvu que le peuple fût bien gouverné ». I.Pfeiffer : Voyage à Madagascar, p.194.

[v. Bible et pouvoir à Madagascar au 19ème

siècle

Françoise Raison-Jourde –

Editions Karthala – 1991].

p.197 –

« Raha misy roa na telo amin’ny anarako vory mba hiantso ahy ao no hiangonako ».

« Raha misy roa na telo amin’ny anarako vory mba hiantso ahy ao no hiangonako ».

TABLE DES MATIERES

MESSAGE AUX JEUNES

11

Demain dépend de nous

14

Le

problème de Dieu – Preuves de l’existence de Dieu – « La preuve par 3 »

16

Le Créateur du monde est le maître de l’histoire

17

Jésus est le chemin qui conduit au Père

21

2000 ans après Jésus-Christ

21

Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu

21

L’île rouge, depuis 1820 – La marche d’une révolution

27

Pourquoi la Grande île reste-t-elle aussi pauvre ? Qu’as-tu fais de tes 40 ans ?

43

Des signes qui ne se trompent pas – Illusion ou réalité ?

46

Le « Jubilé » – Une fête qui remonte à Moïse et revint à l’aube du 3ème millénaire

49

Reconstruction de la Grande île et invention d’une identité chrétienne

50

Voyage au pays de Moramora

52

Les surprises ne sont pas finies !

55

Le

jour vient où l’on rebâtira les murs de votre capitale – « Tanà la Belle »

62

Coût de foudre à Antaninarenina

65

Quelques exemples concrets

65

DEOTERONOMIA, 29. 30 4

Sambatra ny firenena izay manana an’i Jehovah ho Andriamaniny 5 Indrisy, Tompo ô, hataoko ahoana no famonjy ny firenena? 6

Ny firenen’ny dragon’ny Asia Atsimo- Atsinanana

8

Manomboka mitodi-doha i Madagasikara

9

Amerika manana ny voninahitra sy ny laza

13

Adray, Jehovah Tompo ô! mihinana ny Malagasy fa tsy voky

14

Jery lavitra voalohany: Madà 2010 ?

15

Jery lavitra faharoa: Madà 2006?

15

Ho vary amin-dronono, tondrahan-tantely? / Ho ritry ny mosary ny tany?

15

Fa raha afaka amin’ny Jobily i Madagasikara, dia ho masina ho an’i Jehovah

17

Fahatafitan’ny firenena no mahamaika, fa tsy fijerena olona

18

Izaho manan-kanin-kohanina izay tsy fantatrareo

20

Mandram-pihavin’ny Tompo

20

Amboary ny làlan’i Jehovah. Ataovy mahitsy ny làlan-kalehany

21

O

kristianina, Efa nomena anao ny fahefana!

21

Jery lavitra fahatelo: Madà 2030 (Madagascar in love)?

22

Jery lavitra fahaefatra: Madà 2040?

23

Ny ray no mihinana (homana) voaloboka maharikivy, ka ny nifin’ny Malagasy no madilo

24

Kristianina miara-mitsangana amin’i Kristiny

24

Ny amin’ilay Nosy mitafy lamba jaky

27

Ny amin’ilay vehivavy janga, izay nitaingina ny bibi-dia nivolon-jaky

27

Variana, variana mijery, ilaozan’ny nosy mihahaka!

30

Ny ratsy nataon’ny Isiraely, sy ny nanirahan’Andriamanitra mpitsara hamonjy azy

34

Ny vahoaka Malagasy, mivondrona ho fanjakana homanista sy ekolojika

34

Areheto ô ! Areheto ny poteau !

38

Monsieur Solo, Monsieur Solo, nahoana hianao no manenjika Ahy?

38

Iza hianao Ramalagasy? Inona no tadiavinao?

40

Ny vato no hiantsoantso, Hosana! hosana! (Vonjeo re! Vonjeo re!)

42

Ny fihirana N°39

45

Ry taola-maina, mihainoa ny tenin’i Jehovah!

45

Ny fihirana N°488

47

Aloavy ho an’i Monsieur Kaisara izay an’i Monsieur Kaisara

48

Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah – eny, Andriamanitra Andriananahary,

dia Jehovah

52

Ny tombo-kase 7 – ny trompetra 7 – ny Loza 7

55

Ny fiverenan’i Jesoa fanindroany eny amin’ny rahon’ny lanitra

55

Mibebaha hianareo O Malagasy, ka minoa ny Baiboly

55

RESUME

70

INDEX

81

MESSAGE AUX JEUNES

Chers jeunes, c’est dans l’espérance que l’Eglise vous regarde : elle compte sur vous. Vous appartenez aux générations appelées à transmettre le don de la foi au nouveau millénaire. Le Christ, dans son amour vous invite à le suivre et vous envoie vers les confins de la terre (Madagascar). Prenez en mains le bâton du pèlerin qu’est la Parole de Dieu et annoncez avec courage la Bonne Nouvelle du Christ, qui révèle aux hommes et aux femmes de tous les temps leur grandeur et leur dignité de fils de Dieu. Présentez l’Evangile du Christ incarné dans votre vie, dans toute son absolue nouveauté. Vivez dans l’intimité avec lui, découvrez dans la prière les richesses de sa personne. Retournez à Jésus-Christ quand vous avez besoin de la grâce du pardon, cherchez-le dans l’Eucharistie, source de vie, servez-le dans les pauvres et dans les déshérités.

RY TANORA

Ry Tanora manerana ny tany Madagasikara: aza matahotra ny ho Olomasin’izao taona arivo vaovao izao hianareo ! Mahaiza mibanjina, tiava vavaka, manàna finoana marina, ary mahafoiza tena hanompo ny namana. Aoka ho mpikatroka mavitrika ao amin’ny Fiangonana ary ho mpampihavana. Mba hahatanteraka izany tarigetram-piainana izany, dia henoy ny Tenin’Andriamanitra, raiso ny Sakramenta, indrindra ny Eokaristia sy ny Fampihavanana. Tian’ny Tompo ho Apôstôly mafana fo hitory ny Evanjeliny hianareo, ary ho mpanorina totonlo vaovao ho an’ny Malagasy. Tsy afaka ny tsy hikely aina hianareo hanao izay azo atao rehetra hampijoroana izao Madagasikara izao vaovao, miorina amin’ny herin’ny Fitiavana sy ny famindram-po, amin’ny fanoherana ny tsy rariny rehetra, hanompoana ny mahantra rehetra.

Demain dépend de nous Imaginez l’avenir? – mais attention, en respectant les règles, c’est-à-dire, non

Demain dépend de nous

Imaginez l’avenir? – mais attention, en respectant les règles, c’est-à-dire, non pas avec

le rêve utopique de se fonder sur un nouveau commencement, un « jardin d’Eden tout neuf » ; mais en se basant sur notre réalité quotidienne s’appuyant elle-même sur les 6000 ans de notre Civilisation, et tout son héritage. Pour nous aider, je propose un outil objectif qui fixe à cet instant présent, les prérogatives et contraintes envisageables pour estimer cet Avenir le plus honnêtement possible : une Balance. D’un côté, super ! : le progrès médical et l’espérance de vie s’améliorent ; les progrès technologiques et ceux des liaisons et communications ; le progrès de l’armement dissuasif et celui des connaissances géographiques ; le progrès de l’exploitation des ressources et des capacités de production ; l’ouverture sur l’Espace et les promesses de futures technologies d’énergie ; le progrès des unions commerciales équilibrées ; le progrès du tourisme et des rencontres sportives forgeant une plus grande tolérance des peuples ; le progrès œcuménique bâtissant la paix et le respect inter-ethnies vers une philosophie et une identité universelle, pour que tous soient citoyens du monde avec les mêmes droits et valeur. Et le progrès de ceci,

de cela

super, super !

14

Dans cette perspective l’Avenir s’annonce bien ! tout rose ! Comme le dit la Bible :

« mangeons, buvons, jusqu'à notre mort ! ; marions-nous, faisons des enfants, paix et sécurité règnent ! » Etes-vous satisfait ? comme l’avenir qui nous sourit ? Bon, je vous encourage juste à bien dormir sur vos deux oreilles et faire de beaux rêves, tout rose ! Comment ? J’ai oublié l’autre plateau de la balance ! Ah, toujours cet optimisme puéril ! Alors, continuons de brosser le charmant tableau de notre avenir dans sa perspective antagoniste avec le premier progrès inéluctable qui saute aux yeux : la Démographie ou la croissance de la population mondiale (mais nous on n’est pas concerné ! il y a beaucoup de place chez-nous !) Avec population rime pollution ; déforestation massive ; désertion des campagnes et hypertrophie des cités ; réchauffement de l’air ; épuisement des ressources naturelles premières ; déséquilibre des balances commerciales d’où polarisation des richesses et endettement du tiers-monde d’où pression, embargos, exodes massifs, tensions politiques, risque de guerre qui rime avec risque nucléaire sans compter tremblements de terre, inondations, proliférations de nouveaux virus avec pouvoir de propagation démultipliée par le tourisme et commerce des denrées, Et cetera, et cetera. Mais non ! trop pessimiste ! c’est la vie ! un peu plus d’espoir « que diable ! » Faisons des enfants, ils trouveront bien une solution pour leur avenir ! Ah oui ? Depuis quand les enfants bâtissent « leur » avenir, sans compter réparer les dégâts et excès des aînés ? Mais ! j’ai oublié un facteur salutaire : Le Hasard, qui fait bien les choses ! Un petit coup de baguette magique et ça repart ! (Aoè !) Seulement, j’ai remarqué « un pavé » omniprésent dans la marre boueuse de l’Histoire et du progrès de l’humanité : Le Péché ! sur ce plan, depuis le « commencement », depuis Adam, depuis 6000 ans d’expériences, il n’a vraiment pas perdu de temps ! Voilà un « progrès » qui rapporte gros, et tant pis pour les autres ! avec lui, Satan croit avoir gagné, comme le Sida détruit à coup sûr tout le corps qui est contaminé. Oops, mais ne parlez pas de ça ! c’est déplacé et tabou !

Soyons positifs, parlons de nos futurs enfants et de leur avenir souriant ! Mais objectivement,

Soyons positifs, parlons de nos futurs enfants et de leur avenir souriant ! Mais objectivement, où en est notre imagination, ou plutôt notre défi du début ? Notre « Tableau » à présent ressemblerai à un joli troupeau de moutons gras et maigres, se côtoyant avec tolérance, gambadant et se multipliant allègrement sur les versants verdoyants d’un magnifique, volcan en instance d’éruption ! Que dire alors ? Justement ! Un gros hélicoptère tout blanc vient chercher quelques brebis traitées de folles par leurs congénères parce qu’elles se distinguaient de façon trop exubérante avec leur histoire de Foi simpliste en Un Christ- Sauveur mort sur une croix il y a 2000 ans, pensez-vous ! et de plus qu’elles croient ressuscité ! Le volcan nous tient chaud ! pourquoi se réveillerait-il maintenant ? Mais il se pourrait bien que Le « Pilote de l’hélico » soit ce Jésus ? Comme on se demande encore si c’est réellement Dieu qui aura fermé la Porte de l’Arche de Noé, avant le déluge ? De toi à moi précieux (précieuse) ami(e), où en est ton défi ? Moi, je possède à présent une foi et une assurance inébranlable en mon avenir, car je connais Celui qui en a les clefs et ce qu’Il fera avec ! C’est vrai, Il m’a dit que c’est bien Jésus « La Porte », et j’ai dû relever le Défi de La franchir, c’est vrai aussi qu’à Son Pas j’ai dû

m’écrouler lamentablement avec tous mes préjugés et mes péchés mis à nu. Pour çà, Il m’a bien tondu ! Mais quel soulagement lorsqu’Il m’a enfin tendu Sa Main et relevé ! Peut-être te crois-tu un « mouton musclé » qui court plus vite qu’une éruption volcanique ? Moi aussi j’avais les raisons de le croire en disant que tout ça c’est la faute de Dieu si Il existe, et que de toute façon j’allais faire mieux que Lui ! Mais voilà le constat sur l’Avenir de cette humanité et de sa planète ! Le Christ a dit : « On reconnaîtra un arbre à ses fruits ; un arbre mauvais ne peut porter de bons fruits » et ailleurs dans la Bible il est écrit « maudit est quiconque se confie en l’homme ; il est comme une herbe qui sèche et qui demain n’existe plus ». Aujourd’hui, L’appel de Dieu est semblable à un père au cœur meurtri qui exprime à son

mal d’indépendance et de

« adolescent » en

permissivité : « mon fils, ma fille, Je t’aime et Je ne t’empêcherai pas de faire – ta vie – ; mais, Ma Porte te reste ouverte jusqu'à ce que tu ne puisses plus la voir, alors n’attends pas trop ; cette – vie – est un volcan imprévisible ! Viens manger les fruits de mon Arbre, car tu le sais bien, quoiqu’ils soient séduisants les fruits de ce monde sont empoisonnés ! » (…) d’après les écrits de Hanta Châteaux – dans Mahereza, publié en 2000.

15

Le problème de Dieu – Preuves de l’existence de Dieu – « La preuve par 3 »

Une vaste part de l’humanité suppose de nos jours que la Bible n’est que folklore ancien et mythes, et que la science offre la seule image fiable de la réalité. « Dieu existe-t-il ? » Voilà une question fondamentale. Le problème de Dieu. C’est le problème suprême de la philosophie. Dans l’ordre de la réalité, comme dans l’ordre de la connaissance. Certains prétendent étudier le problème, soit en disant qu’il ne se pose pas, soit en niant Dieu. (Prétendre ne pas le résoudre comme l’a montré Pascal c’est le résoudre par la négative, s’est « parier contre »). Il est bien évident qu’une force commande la nature, soutient l’univers et le déroulement des phénomènes. Toute la question est de savoir si cette force suprême est un pouvoir aveugle, une loi impersonnelle et mécanique; ou bien si

c’est un être personnel, intelligent, ordonnateur et juste? Dès lors, la question qui se pose alors:

sur quoi nous appuyons-nous pour affirmer par la raison l’existence d’un Dieu personnel ? La raison pour affirmer l’existence de Dieu, se fonde soit sur des arguments a priori soit sur des conclusions tirées de l’expérience. Preuves tirées de l’expérience.

– Preuve psychologique, par l’idée du parfait.

Nous avons, dit Descartes, l’idée du parfait. Cette idée ne peut venir que d’un être parfait, qui l’a mise en nous « pour être comme la marque de l’ouvrier empreinte sur son ouvrage ». Quand bien même le parfait ne se manifesterait à nous que par la nécessité qu’il

nous impose, selon le mot de Malebranche, « d’aller toujours plus loin », cette nécessité ne saurait venir de nous, car elle nous dépasse.

– Preuves physiques, ni le monde, ni aucun des

êtres qui le composent n’existe par lui-même, il faut donc supposer un Etre inconditionné par qui tout existe. Aristote avait déjà dit que le mouvement éternel suppose un premier moteur éternel. Pascal, se référant à l’idée de création,

dit qu’il a fallu « une chiquenaude pour mettre ce monde en mouvement ». En effet, si l’on n’admet pas une cause initiale et inconditionnée, qui a créé le monde et qui le conserve, les causes secondes, qui sont à la fois « causée et causante », ne peuvent suffire à l’expliquer.

Ajoutons par la finalité, argument célèbre développé maint fois depuis Socrate jusqu’à nos jours ; d’où vient l’ordre que nous présente l’univers, dans les lois, comme dans les types ? C’est qu’il doit y avoir un ordonnateur suprême, autour de l’univers comme de notre raison. L’attribuer au hasard seule échappatoire c’est nier la raison. – Preuve morale, les preuves physiques étant approfondies, nous amènent à la preuve morale. Ce Dieu, cause suprême et inconditionnée du monde, suprême ordonnateur, créateur et principe de tout être, de toute intelligibilité, de tout ordre, de tout progrès, n’est pas une force aveugle, sourde, impersonnelle. Son action dans le monde le relève comme un Etre bon. Or, voici précisément qu’au fond de nous-mêmes nous découvrons une loi qui nous oblige sans nous contraindre et dont seul un être juste et bon peut être l’auteur. Nous découvrons en nous une exigence invincible de justice dont seul un être absolument juste peut être le garant. Enfin, l’expérience la plus haute, celle des mystiques, poursuivant l’élan créateur, nous montre en Dieu, selon le mot de Bergson, « l’amour qui a tout fait ». Dieu est l’auteur de la loi morale et le fondement du devoir. Dieu est le garant de la loi morale et de l’accord entre la vertu et le bonheur, qui est la justice. Dieu, enfin est amour. Kant a résumé d’une manière frappante les deux grands arguments en faveur de l’existence de Dieu, dans sa phrase célèbre : « le ciel étoilé au-dessus de nos têtes, la loi morale au fond de nos cœurs ». Remarquons, au surplus, que ces divers arguments, pris isolément, n’ont pas une force probante absolue – c’est la raison pour laquelle l’existence de Dieu ne peut être démontrée à la manière d’un théorème mathématique, et pourquoi elle peut toujours être niée par ceux qui les envisagent séparément. (Mais leur ensemble, par une convergence de probabilités rationnelles, emporte avec soi la certitude, pour tout esprit juste et désintéressé). Au bout de chaque avenue : (conscience, raison, ordre des lois et de l’évolution, excellence, finalité, expérience morale), nous est apparu Dieu, c’est-à-dire l’absolu personnifié. Un Dieu personnel. C.Q.F.D (ce qu’il fallait démontrer) !

16

Texte hebreu de l'Ancien Testament.

Texte hebreu de l'Ancien Testament . Le Créateur du monde est le maître de l’histoire Un

Le Créateur du monde est le maître de l’histoire

Un mathématicien israélien a découvert un code secret dans la Bible qui semble révéler les détails d’événements qui se sont produit des milliers d’années après que la Bible eut été écrite. – [v. La Bible : Le code secret – traduit de l’américain par Arthur G. H. Ynchboat –

1997].

Ce ne pouvait pas être une coïncidence. Les mots « l’assassin assassinera » barrent le nom de Yitzhak Rabin la seule fois que son nom en entier apparaît dans l’Ancien Testament. Le code de la Bible précisait que Rabin serait tué au cours de l’année qui, dans le calendrier juif, commençait en septembre 1995. Et, le 4 novembre, il était mort. Avant l’assassinat, personne n’avait pu trouver le nom de l’assassin, la date ou le lieu du crime. Mais seule l’année du meurtre annoncé était déchiffrable. Après que Rabin eut été tué, le nom de son assassin, Amir, fut immédiatement trouvé dans le code de la Bible. Il avait toujours été là, juste au-dessus du nom de Rabin, mais il était caché, bien qu’il fût évident pour tous. Personne ne peut vous dire si un événement qui est codé est prédéterminé ou si ce n’est qu’une possibilité. Ce n’est sans doute qu’une possibilité, que la Bible a codé toutes les possibilités et que c’est nous qui déterminons l’issue effective des choses.

17

« Le Génie de Vilna » affirma : « La loi est que tout ce qui a été, est et sera jusqu’à la fin des temps est compris dans la Torah, du premier au dernier mot. Et pas seulement au sens général, mais jusque dans les détails des détails de tout ce qui lui est advenu du jour de sa naissance à celui de sa mort. » Le code de la Bible est un programme informatique. Au chapitre 14 de la Genèse, où nous avons l’histoire des guerres d’Abraham avec les royaumes voisins, nous avons trouvé la date :

« Le feu du 3 de shevat . » C’est la date du calendrier hébraïque qui correspond au 18 janvier 1991. C’est le jour où Irak a lancé le premier missile Scud contre Israël. Mais qui savait il y a trois mille ans qu’il y aurait une guerre du Golfe, sans parler du missile qui fut lancé le 18 janvier ? Dieu. Le code de la Bible a été trouvé dans la version originale en hébreu de l’Ancien Testament, la Bible telle qu’elle fut écrite à l’origine. Traduit dans toutes les langues, ce livre est le fondement de toutes les religions occidentales. Le code de la Bible est œcuménique, l’information s’adresse à tous. Mais le code n’existe qu’en hébreu, parce que c’est la langue originale de la Bible. Le texte caché de la Bible était codé à l’aide d’une serrure à retardement qui ne s’ouvrirait que lorsque le premier ordinateur aurait été inventé. L’analyse randomisée indique qu’une information secrète est tissée dans le texte de la

Genèse sous forme de séquences de lettres équidistantes. Cet effet est significatif à

L’ordinateur a divisé l’intégralité de la Bible, soit une série de 304805 lettres, en 64 rangées

99,998%.

de

4772 lettres.

En dépit du scepticisme naturel des

Il

y a un nombre infini de mots croisés dans la

mathématiciens laïcs, personne ne pouvait trouver d’erreur dans la démonstration mathématique. Personne ne pouvait soulever d’objection à l’expérience qui demeurât sans réponse. Personne ne pouvait rejeter le fait déconcertant que la Bible était codée, et qu’elle

Bible. Chaque fois qu’un mot nouveau est découvert dans le code, de nouveaux mots croisés apparaissent. Les mots afférents se croisent verticalement, horizontalement et diagonalement. Mais le code de la Bible n’est pas une boule de

révélait des événements qui s’étaient produits après que le livre eut été écrit. Et les

cristal : vous ne pouvez rien trouver si vous ne savez pas ce que vous cherchez.

possibilités de trouver par hasard l’information

A

l’évidence, cela n’était pas du Nostradamus,

codée se trouvèrent en fin de compte réduites à une sur dix millions. La Bible est construite comme de gigantesques mots croisés. Elle comporte, du début à la fin,

ce n’était pas « Une étoile se lèvera à l’Est et un grand roi tombera », paroles qu’on peut interpréter de façon qu’elles correspondent à n’importe quel événement.

des mots codés qui nous racontent une histoire cachée. Sautez les intervalles X, d’autres intervalles X et encore des intervalles X, et le message secret apparaît ; chaque codage s’effectue en ajoutant 4 ième , 12 ième ou 15 ième lettre d’un texte donné pour composer un mot. Mais c’est plus qu’un simple code alterné. S’entrecroisant tout au long du texte connu de la Bible dans son intégrité, caché dans le texte hébreu de l’Ancien Testament, se trouve un réseau complexe de mots et de phrases, une nouvelle révélation. Il y a une Bible sous la Bible. La Bible n’est pas seulement un livre, c’est un programme d’ordinateur. Elle fut d’abord gravée sur la pierre, puis manuscrite sur un

Au lieu de cela, il y avait des détails aussi précis que ceux que rapportera la chaîne de télévision CNN : le nom entier de Rabin, le nom de son assassin, l’année de l’attentat. Bref, tout à l’exception du nom d’Amir avait été trouvé avant que cela advînt. Est-ce qu’une intelligence non humaine avait codé la Bible ? Le texte de l’Ancien Testament est établi depuis au moins un millier d’années. Pas une lettre n’en a changé durant ce temps-là et aucun spécialiste ne le conteste. Il en existe une version complète, le Codex de Leningrad, qui date de l’an 1008, et toutes les Bibles en hébreu qui existent sont identiques lettre pour lettre. Le monde a été créé. Le Créateur n’est pas

rouleau de parchemin et finalement imprimée, attendant que nous nous mettions à son niveau en inventant l’ordinateur. Maintenant elle peut être lue comme elle avait toujours été destinée à l’être. Pour trouver le code, il était nécessaire d’éliminer tous les espaces entre les mots et de changer tout l’Ancien Testament en une seule

restreint par le temps ou l’espace. Pour nous, le futur n’existe pas. Pour le Créateur, l’univers entier a été vu en une seule fois, du commencement à la fin. La science admet que, si nous connaissons la position de chaque molécule et de chaque atome, nous pouvons tout prévoir. En mécanique, si nous connaissons la position et

série continue de lettres, longue de 304805

la

vélocité d’un objet, une balle ou un fusée qui

unités. L’ordinateur effectue dans cette série la recherche de noms, de mots et de phrases occultés par le code alternatif. Il commence à la première lettre de la Bible et recherche toutes les séquences alternatives possibles, des mots épelés avec des intervalles d’une, deux, trois lettres, et cela jusqu’à plusieurs milliers. Il refait ensuite cette recherche en commençant par la deuxième lettre et recommence jusqu’à la dernière lettre de la Bible.

se dirige vers Mars, nous pouvons également prédire où et quand il atteindra son but. Sous cet angle-là, il n’y a donc pas de difficulté à connaître l’avenir. Mais ce qui étonnant c’est que le futur soit codé dans la Bible. La seule réponse est que Dieu existe. Si le futur peut être prédit, peut-il aussi être changé ?

18

Si nous avions été prévenus de Hitler, aurions- nous pu empêcher la Seconde Guerre mondiale ? Rabin, Kennedy ou Sadate auraient-ils pu être sauvés des balles d’un assassin ? Même si Amir ou Oswald avaient été retrouvés à l’avance dans le code la Bible, aurait-on pu les arrêter ? Existait-il une autre probabilité que les assassins soient pris et que Rabin ou Kennedy survivent ? La plupart des savants pensent qu’on ne peut certainement pas prédire des événements futurs si on ne peut même pas mesurer exactement

l’état actuel de l’univers ! Et il n’y a pas un futur, mais plusieurs futurs.

Hawking l’énonce dans

mécanique quantique ne prédit pas un seul résultat défini par une observation. Elle prédit un nombre d’issues différentes et nous décrit la probabilité de chacune d’entre elles. » Est-ce que la Bible, à l’instar de la mécanique quantique, nous présente toutes les possibilités ? Ou bien les prédictions codées sont-elles inévitables ? Certaines, comme l’assassinat de Rabin, ressortissent à cette dernière catégorie. Est-ce le cas de toutes les autres ? S’il existe un être étranger au système, extérieur aux trois dimensions, extérieur au temps et codé dans la Bible, ce code pourrait ne pas obéir à nos lois, scientifiques ou autres. Il nous faut admettre que nous ne sommes pas seuls, qu’il existe une intelligence au-dessus de la nôtre, il nous faut reconsidérer tout le reste. « La mécanique quantique est certainement imposante, a dit Einstein, mais une voix intérieure me dit que ce n’est pas encore la solution ultime. Cette théorie nous en apprend beaucoup, mais elle ne nous rapproche pas vraiment du secret du ‘Vieux’. Dieu ne joue pas aux dés. » Le code de la Bible est seulement un fait, c’est un fait établi. Tout ce qui a été, est et sera jusqu’à la fin des temps est compris dans la Torah (= les 5 premiers livre de la Bible). Personne ne sait encore si chacun d’entre nous, avec tout son passé et tout son avenir, n’est pas encore inclus dans un code supérieur de la Bible et si celle-ci n’est pas en fait un livre de vie. Mais, apparemment, chaque grand personnage et chaque événement majeur de l’histoire du monde peut être trouvé au niveau de décodage qui nous est accessible.

ces termes : « la

Le Ciel et l’Enfer ? C’est le genre de question qui jadis tourmenta le monde, mais que peu de savants et encore moins de journalistes prennent désormais au sérieux. Pourtant, le code la Bible nous force à nous poser de grandes questions. Le code n’existe pas seulement pour annoncer l’existence du codeur. La Bible a été codée pour nous adresser un avertissement destiné à nous permettre de conjurer l’Apocalypse qui nous menace. Quelqu’un a caché dans la Bible un avertissement, l’information qui nous est nécessaire pour prévenir la destruction de ce monde. L’Apocalypse a déjà commencé : le code de la Bible disait clairement que la Fin commençait maintenant, que l’année en cours, celle qui dans le calendrier moderne débutait fin 1995 et s’achevait fin 1996, marquait l’aube de l’Apocalypse annoncée depuis longtemps. Mais il ne dit pas quand la « Fin des jours » s’achèverait. Le code datant de trois mille ans dans le livre le plus important du monde alerte en faite le monde d’un danger sans précédent. Le code de la Bible pouvait-il donc être le « livre scellé » ? Il était scellé par une sorte de mécanisme à retardement qui ne pouvait pas être découvert avant que l’ordinateur fût inventé. Avions-nous vraiment ouvert le « livre scellé » ? Etait-ce la « Fin des jours » ? La Bible dit que son auteur est Dieu, qu’il a dicté les cinq livres originels à Moïse, sur le mont Sinaï. C’était en 1200 avant notre ère. Moïse entendit au sommet de la montagne la voix que nous appelons Dieu. Et cette voix lui donna les dix lois qui modelèrent la civilisation occidentale, les dix commandements, et elle lui dicta le livre que nous appelons la Bible. Mais dans le code, croisant les mots « Dix commandements » apparaissent les mots « Radio de la montagne de Dieu » et « La radio de la montagne les instruira ». Quand Dieu dit : « Prends garde, je fais une alliance : devant tous tes gens, j’accomplirai des miracles », le code dit « ordinateur ». La Bible est aujourd’hui le livre le plus connu au monde. Le code de la Bible est un « Rouleau secret ». La question est de savoir si, en assistant au film, nous pouvons le changer et si, en ouvrant

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le « livre scellé », nous ne pouvons que connaître l’horreur de la « Fin des jours » ou bien si nous pouvons la prévenir. Le code de la Bible est un ensemble de probabilités. Dans le livre scellé se trouvent tous nos futurs possibles. Chaque événement prédit semble être codé avec au moins deux issues possibles.

« Pour voir le futur, il faut regarder derrière soi », dit le livre d’Esaïe. Le passé proche :

Le plus proche que ce monde se soit jamais trouvé d’une Apocalypse, du moins depuis le Déluge, ce fut lors de la Seconde Guerre mondiale.

« Guerre mondiale », « Hitler » et

« Holocauste » sont tous codés ensemble dans

la Bible, dans le dernier livre de l’Ancien Testament. Les noms de tous les chefs de la Seconde Guerre mondiale, « Roosevelt », « Churchill » et « Staline », outre « Hitler », sont dans le code de la Bible. Tous les grands pays engagés

dans le conflit, « Allemagne », « Angleterre »,

« France », « Russie », « Japon » et « Etats-

Unis », sont également codés avec « Guerre mondiale ».

« Pearl Harbor », « Hiroshima » et

« Holocauste atomique » sont présents, chacun

désigné il y a trois mille ans dans la Bible.

L’année où la guerre a commencé, 1936, est codée à la fois avec « Guerre mondiale » et

« A.Hitler », et le mot « Nazi » apparaît dans le même passage. « L’holocauste » est codé avec 1942, l’année où la « solution finale », l’extermination massive de tous les juifs d’Europe, fut décidée. L’entrée soudaine de l’Amérique dans la guerre, quand les Japonais attaquèrent Pearl Harbor, est décrite dans le code de la Bible de façon réaliste. On trouve, codée avec le nom de

« Roosevelt », sa déclaration de guerre du 7

décembre 1941 : « Le président du pays, il a donné l’ordre de frapper le jour de la grande défaite. »

« Pearl Harbor » est également codé et les

mots « Destruction de la forteresse » le

croisent. La base navale est décrite comme l’emplacement de « la flotte ». Elle apparaît aussi avec « Guerre mondiale », « 7 décembre » et « Hiroshima ».

« Hiroshima » est épelé dans une séquence alternée de 1945, l’année où la bombe

atomique a été lancée. L’impact de cette première bombe atomique est également décrit : « Hiroshima pour mettre fin à la bataille mondiale », dans le passage de la Genèse où le texte courant dit : « Et le

Seigneur se repentit d’avoir créé l’homme sur

la Terre et son cœur en souffrit. »

La « Guerre suivante » était codée dans la Bible ensemble avec un texte secret qui annonçait : « Ce sera après la mort du premier ministre ». Tous les assassinats qui ont changé le cours de l’histoire, ceux d’Abraham Lincoln et du Mahatma Gandhi, d’Anouar el-Sadate et de Yitzak Rabin, aussi ceux de John et de Robert Kennedy, avaient été prévus dans la Bible. Il existe un schéma frappant dans les assassins

du monde moderne. Ce sont les chefs porteurs d’espoir qui sont tués. Et chacun d’eux est codé dans la Bible. Si le code est vrai, la « prochaine guerre » devait commencer après un assassinat, mais

elle serait déclenchée par un acte de terrorisme.

Il semble aussi nous avertir qu’au cours des

cent prochaines années il y aura une série de « grands tremblements de terre » dans le

monde entier. Trois années sont clairement codées avec « la grande terreur » : 2000, 2014

et 2113.

Le compte à rebours du véritable Armageddon avait-il commencé ? Le code de la Bible n’est pas la promesse d’un

salut divin. Ni la menace d’un désastre inévitable. C’est de l’information. Le message

du code de la Bible est que nous pouvons nous

sauver nous-mêmes.

A la fin, ce sont nos actions qui déterminent

l’issue. Nous nous retrouvons donc où nous avons toujours été, à une grande différence près : nous savons maintenant que nous ne sommes pas seuls. Il se peut que nous soyons convaincus intellectuellement de l’autorité de la Bible, nous en serons encore plus convaincus lorsque notre vie se pliera à son autorité. La Bible est la parole de Dieu. Il nous parle, aujourd’hui encore, à travers elle. Les vérités de la Bible sont toujours actuelles parce que Dieu lui-même ne change pas, ni dans sa nature, ni dans ses relations avec les hommes. La Bible garde donc son mordant. Quels sont les objectifs pratiques qu’elle vise à réaliser ? Elle dirige les hommes vers Jésus.

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Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. Jésus est le chemin qui

Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

Jésus est le chemin qui conduit au Père

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu », dit Jésus, « et croyez en moi » (Jean 14. 2) ; « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.

6).

2000 ans après Jésus-Christ

Un homme sur trois est un chrétien. Aujourd’hui, le christianisme est la seule religion présente sur tous les continents. Faut-il rappeler ? On ne naît pas chrétien, on le devient par le baptême. Avec 2 milliards de baptisés, les chrétiens représentent la 1 ère religion du monde, loin devant l’islam (env. 1,1 milliard), l’hindouisme (env. 800 millions), le bouddhisme (env. 360 millions), les animistes (env. 235 millions). Au sein de cette force, l’Eglise catholique

romaine regroupe 1 milliard d’âmes : 1/6

ème

de

l’humanité ; le protestantisme : (Eglise Luthérienne, l’Eglise réformée, Eglise Anglicane, Eglise évangélique) revendique 735 millions de croyants ; tandis que l’orthodoxe

comprend 215 millions de personnes. Si l’on regarde la présence chrétienne sur les 5

continents, l’Amérique vient en tête (env. 720 millions), devant l’Europe (env. 560 millions), l’Afrique (env. 360 millions), l’Asie (env. 285 millions) et l’Océanie (env. 25 millions). Même s’il est très minoritaire en Asie et dans les pays musulmans, le christianisme est donc réparti sur toute la planète. Première religion du monde, le christianisme englobe presque 2 milliards de fidèles, soit environ 33% de la population mondiale (projection fin 1999). Le christianisme est une religion du voyage. Il suffit de regarder sa présence sur une carte du monde. « Viens, suis-moi » (Matthieu 19. 21) ; « lève- toi et marche » (Actes des Apôtres 3. 6) ; « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Mathieu 28. 19) : les injonctions de Jésus pour appeler et envoyer en mission ont été entendues à chaque génération. Des hommes et des femmes sont partis pour repousser les frontières du monde connu. C'est pourquoi il est écrit: « Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin » – Quelqu’un a parlé de Jésus comme d’un « passant considérable » (vahiny soa). Les chrétiens qui se réclament du Christ ne sont pas tous « considérables » (soa), loin de là, mais « passants » (vahiny), ils le sont tous. Le christianisme est la religion qui prêche aux hommes, pour s’unir à Dieu, l’adoration, l’amour, l’imitation de Jésus, Messie d’Israël, et Fils de Dieu. Quatre époques en son histoire : sa naissance en Orient (1 e – 2 e siècle), son essor en Méditerranée (3 e – 10 e siècle), son évolution en Occident (11 e – 18 e siècle), son expansion dans le monde (19 e – 20 e siècle).

Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu

Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu (La Grande île, Ndlr) ; n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit : « Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis » (Ecclésiaste 7. 14) ? Ou, n'avez- vous pas lu dans la Bible que : « Mieux vaut un enfant pauvre et sage qu'un roi vieux et insensé qui ne sait plus écouter les avis » ? (Ecclésiaste 4. 13) – Cette dernière phrase nous rappelle le mot dans Juges selon lequel :

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« Les enfants d'Israël firent encore ce qui déplaît à l'Éternel – Et l'Éternel les vendit entre les mains de Jabin, roi de Canaan –, et il opprimait avec violence les enfants d'Israël depuis 20 ans » (Juges 4. 1 – 3). – (Comprends-tu ce que tu lis?)

ans » (Juges 4. 1 – 3). – (Comprends-tu ce que tu lis?) Andrianampoinimerina le 1

Andrianampoinimerina le 1 er roi de l’Imerina (né en 1787, mort en 1810)

Notons, Dans la Grande île au 19 ième siècle :

– Radama 1 er avait 19 ans lorsqu'il devint roi (1810-1828); il régna 18 ans. Contrairement à son père, le roi Radama 1 er ne croyait guère aux sampy. C'est le « Fanjakana Merina » dirigé par Radama 1 er fils et successeur d’Andrianampoinimerina, que Robert Farquhar gouverneur britannique de l’île Maurice, appuie et reconnaît en 1817 comme le « Royaume de Madagascar ». Pendant le règne de Radama 1 er , le roi est entouré de douze élèves particulièrement doués (les « fameux douze » de Royal School) (1820), qui aideront les missionnaires de la London Missionary Society à la traduction de la Bible (1824). Le reste de l'histoire de Radama 1 er est contenu dans le livre intitulé Madagascar et le Christianisme, Histoire Oecuménique.

– Ranavalona 1 re avait 38 ans lorsqu'elle devint

reine (1828-1861); elle régna 33 ans. Elle fit ce

qui déplaît au Seigneur. (…) Je ne vous interdis pas de prier, mais vos pratiques ne sont

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pas celles de nos ancêtres, vous changez les nôtres, et vous dites: « Croyez en lui! … Suivez ses coutumes! … Craignez-le! … Souvenez-vous de lui! ». Vous traitez ainsi les coutumes des ancêtres, vous ne vous adressez

pas à vos prières aux vertus du ciel et de la terre sacrée! … N'est-ce pas là changer les coutumes des ancêtres, ô Imerina- Ambaniandro? … Je n'admets pas que cela se fasse sur mes terres et dans mon Royaume, ainsi dit Ranavalomanjaka. Le reste de l'histoire de Ranavalona 1 re est contenu dans le livre intitulé Madagascar et le Christianisme, Histoire Oecuménique.

– Radama II avait 31 ans lorsqu'il devint roi

(1861-1863); il régna 2 ans. Il rouvrit Madagascar aux Européens et au christianisme (1861). Il proclama la liberté de conscience:

« La terre assombrie devenait la terre lumineuse (évangélisée) ». Il a dit : « non seulement je permets, mais j’ordonne, je veux que vous ayez toute latitude de prêcher la religion chrétienne ouvertement, avec le plus d’éclat possible ». Le roi Radama II a aboli la peine de mort. Il a allégé la corvée. Il fixe au 1 er janvier le début de la nouvelle année

malgache, et supprime la célébration de l'Alahamadibe (= Fandroana : une fête dont la date était calculée en fonction de l’astrologie malgache). Il a conclu avec Lambert une Charte permettant aux étrangers de posséder de la terre malgache. Le reste de l'histoire de Radama II est contenu dans le livre intitulé Madagascar et le Christianisme, Histoire Oecuménique.

– Rasoherina (1863-1868) ou « Rabouda », du

malgache Rabodo (v. Larousse) monta sur le trône à la mort du roi Radama II; elle régna 5 ans. Tout le reste de l'histoire de Rasoherina

est contenu dans le livre intitulé Madagascar et le Christianisme, Histoire Oecuménique

– Ranavalona II (1868-1883); elle régna 15

ans. Elle fit ce qui plaît au Seigneur. C’est à Dieu qu’elle confie les lourdes responsabilités mises sur ses épaules. « Tsy adidiko izaho irery » aimait-elle à répéter « fa adidiko izaho

sy Andriamanitra ». Sur son ordre, on brûla publiquement tous les sampy, les talismans royaux (1868). Après avoir reçu en privé le baptême, la reine Ranavalona II déclara publiquement son adhésion à Jéhovah (1869), et bénit la foule. La pose simultanée de la première pierre du temple, dans l’enceinte du palais royal Rova « Ny Masoandro », marquait

la volonté de remplacer la religion

traditionnelle par le christianisme. Le pouvoir

a reçu la lumière. Sa tâche nouvelle consiste à

tirer la population des ténèbres, et non pas à maintenir la population à l’attachement aux

cultes ancestraux. Le reste de l'histoire de Ranavalona II est contenu dans le livre intitulé Madagascar et le Christianisme, Histoire Oecuménique.

– Ranavalona III avait 21 ans lorsqu'elle devint

reine (1883-1896); elle régna 13 ans. Tout le reste de l'histoire de Ranavalona III est contenu dans le livre intitulé Madagascar et le Christianisme, Histoire Oecuménique.

Et, selon ce qui est écrit dans le livre des Rois :

– Ezekias roi de Juda avait 25 ans lorsqu'il

devint roi; il régna 29 ans à Jérusalem. Il fit ce

qui plaît au Seigneur (2Rois 18);

– Manassé roi de Juda avait 12 ans lorsqu'il

devint roi; il régna 55 ans à Jérusalem. Il fit ce qui déplaît au Seigneur (2 Rois 21);

– Amon roi de Juda avait 22 ans lorsqu'il

devint roi; il régna 2 ans à Jérusalem. Il fit ce qui déplaît au Seigneur (2 Rois 21);

– Josias roi de Juda avait 8 ans lorsqu'il devint

roi; il régna 31 ans à Jérusalem. Il fit ce qui plaît au Seigneur (2Rois 22). Josias renouvelle l’alliance avec Dieu (2Rois 23). Josias apporte

« la réforme religieuse » (2Rois 23);

– Joachaz roi de Juda avait 23 ans lorsqu'il

devint roi; il ne régna que 3 mois à Jérusalem.

Il fit ce qui déplaît au Seigneur ( 2 Rois 23);

– Joaquim roi de Juda avait 25 ans lorsqu'il

devint roi; il régna 11 ans. Il fit ce qui déplaît

au Seigneur (2 Rois 24);

– Joakin roi de Juda avait 18 ans lorsqu'il

devint roi; il régna que 3 mois à Jérusalem; il fit ce qui déplaît au Seigneur; « 1 ère

déportation » (2 Rois 24);

– Sédécias roi de Juda, avait 21 ans lorsqu'il

devint roi; il régna 11 ans à Jérusalem. Il fit ce qui déplaît au Seigneur (2Rois 24); – Nabucodonosor de Babylone assiège Jérusalem (2Rois 25); Prise de Jérusalem; « 2 ème déportation » (2Rois

25);

– Guedalia, gouverneur du pays de Juda (2Rois

25);

– Le roi de Babylone gracie Joakin (2 Rois

25);

La seconde partie du 2 ème livre des Rois (2Rois 18 -> 25) : concerne les 130 années environ pendant lesquelles le royaume de Juda va subsister seul, jusqu'à ce que le roi

Nabucodonosor de Babylone vienne s'emparer de Jérusalem, détruise le temple et déporte en Babylonie l'élite de la population de Juda. L'histoire du « Fanjakana Merina » du 19 ième siècle (1817-1896), concerne les 70 années environ pendant lesquelles le royaume de l'Imerina va subsister seul, jusqu'à ce que les pays colonisateurs viennent s'emparer de Madagascar. En 1896, à la suite d'insurrections (Menalamba), la Grande île (l’île rouge) fût annexée et la reine déposée en 1897. Les autorités coloniales ont déporté en Algérie (1897) l'élite de la population de Grande île. Exemple, pour ne citer que ceux-là : le 1 er ministre Rainilaiarivony, et la reine Ranavalona III. De 19 ième siècle (1817->1897), au 20 ième siècle (1958->2001) –, concerne les 130 années environ de l'histoire du « Royaume (République) de Madagascar ». Dans la Grande île d’aujourd’hui, la situation n’est plus une situation de débat. C’est une situation de crise. Devant le désastre constaté, les déceptions à répétition, qui a le droit moral de diriger le pays ? Que dire alors ? Voici la question qu’il faut poser – Qui va diriger le pays après cette 3 ème République 2 ème partie (bis) ? – Qui va conduire La Grande île dans « Le pays promis » ? (Le plus beau de tous les pays), Comme réponse voici d'abord : Du rêve socialiste au cauchemar du ‘kere’. (Ratsiraka a oublié Didier !) Vous savez, n'est-ce pas, ce que dit l'Ecriture dans le passage où le 7 ème ange sonna de la trompette (sirène); et les 24 anciens (loholona) disaient: « Le temps est venu de détruire ceux qui détruisent la terre » (Apocalypse 11. 18). Comme le déclare l'Ecriture: « C'est le moment pour toi de régler tes affaires, car tu ne survivras pas à ta maladie » (Esaïe 38. 1). Et ailleurs l'Écriture dit encore:

« Non, ce n'est pas n'importe qui que l'on doit accuser ou couvrir de reproches. Mais c'est avec toi, le grand-prêtre, que je suis en procès, déclare le Seigneur. Tu vas trébucher en plein jour, et ton compère, le prophète, trébuchera lui aussi dans la nuit » (Osée 4. 4). C'est pourquoi, Majesté, daigne accueillir favorablement mon conseil : renonce à tes péchés et à tes fautes, pratique la justice et sois bon envers les pauvres ; peut-être qu'ainsi le

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temps de ta prospérité se prolongera (lire Daniel 4. 24; et 2Rois 22. 17 - 20). Que dirai-je encore? Le temps me manquerait pour parler de la Grande île, et de son peuple Malagasy (pauvre). Mais ce qui s'y trouve a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Seigneur ; et si vous croyez en lui, vous aurez la vie par lui. Et de rendre perceptible le lien entre évangélisation et développement. Comme le déclare l'Ecriture: « Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu » (Psaume 33. 12). Et encore: « Heureux l'homme qui a recours à lui ! » (Psaume 34. 9 – 10). – (Que chacun, s'il a des oreilles, écoute bien ce que l'Esprit dit aux Eglises!) Voici ce que je déclare, moi qui entends les paroles de Dieu, qui pénètre les secrets du Très-Haut et contemple les visions envoyées par le Tout-Puissant, car il se révèle à moi lorsque je l'adore. Je vois ce qui arrivera, mais ce n'est pas pour aujourd'hui, je discerne un événement, mais il se produira plus tard: un astre apparaît parmi les descendants de Jacob. – « Ny filohampirenena malagasy dia ho modely sy hanandratra ny fivavahana kristianina ». Je me permets de vous renvoyer à la lecture du 12 ème livre de la Bible qui est Le livre d'Esaïe chap. 44, v. 26 – 28; et le dernier livre ou Révélation chap. 2. 26 – 28. La Grande île sera sainte ! Madagascar reviendra à Dieu ! – (Comparer Matthieu 6. 33). Comme le déclare l'Ecriture: « Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre (Madagascar) comme au ciel » (Matthieu 6. 10). « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (Matthieu 23. 39). – Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen! Je demande alors: « Seigneur saint et véritable, jusques à quand attendras-tu pour juger les habitants de la Grande île et les punir de nous avoir mis à mort? » (Apocalypse 6.10). Je demande encore: Le peuple de la Grande île n'aurait-il pas compris? Comme réponse, voici ce qu'annonce l'Ecriture: « Je lui ferai payer ainsi le temps qu'elle consacrait à Baal et aux dieux de cette espèce » (Osée 2. 15). « Le Seigneur est en procès contre les habitants du pays (Madagascar) » (Osée 4. 1). – Qui est l'auteur de ces événements? Mais que dit l'Écriture? « Le Seigneur, c'est moi et personne d'autre. A part moi il n'y a pas de

Dieu. Tu ne me connais pas, mais je te mets au travail » (Esaïe 45. 5).

« Je fais la lumière et je crée l'obscurité. Je

procure le bonheur et je crée le malheur. Oui, c'est moi le Seigneur qui réalise tout cela »

(Esaïe 45. 7).

« Convertissez-vous donc, et vivez! » –

Autrement « La conversion de la Grande île » (v. Le livre d'Esaïe chap. 45, v. 20 - 25 ; et Le livre d'Ezékiel chap. 3, v. 1 - 21). Voilà ce que j'ai aussi observé sur la Grande île: Le Temple royal, achevé en 1869, inauguré en 1880 par la reine Ranavalona II; – 126 ans après, le feu détruise le Temple du Rova; (1Rois 6. 12). Pourquoi ? Parce que le peuple Malagasy a abandonné le Seigneur leur Dieu, de L'Indépendance nationale (1960), jusqu'à

nos jours. Ils ont adoré d'autres dieux. Comme le déclare l'Ecriture: « Pourquoi le Seigneur a- t-il traité ce pays et ce temple d'une telle manière?», et on leur répondra: « C'est parce que les Israélites ont abandonné le Seigneur leur Dieu, qui avait fait sortir d'Egypte leurs ancêtres; le Seigneur leur a infligé tous ces malheurs (Madagascar : 6 ème pays le plus pauvre ; Antananarivo : 2 ème ville la plus sale

du monde), parce qu'ils ont adoré d'autres dieux » (1Rois 9. 8 - 9) ; selon qu'il est écrit :

« Il ne cessa pas de commettre les mêmes

péchés que Jéroboam, qui avait poussé le peuple d'Israël à pécher en adorant les veaux d'or » (1Rois 12. 28).

« L’argent », dit Ratsiraka, « est le veau d’or du 21 ème siècle ». Je demande encore : (130 années environ, 1869->2000) : Pourquoi ne faites-vous pas réparer le temple du Rova ? (2Rois 12. 8) (Comparer Esdras 5. 11 – 12), Autrement dit Renouvellement de l’alliance avec Dieu. Et « Réforme religieuse » dans la

Grande île. « Construction nationale, Identité chrétienne et Modernité ». Ce programme (v. 2 Rois XXIII) contient ce que la Grande île veut réaliser et ce qu'il a déjà réalisé en partie. Que dirai-je encore? L'Ecriture déclare :

« Maudit soit-il par le Seigneur, l'homme qui

tentera de reconstruire cette ville. Il en creusera les fondations au prix de son fils aîné; il en posera les portes au prix de son fils cadet » (Josué 6. 26). Quel seul moyen peut sauver maintenant la Grande île ? L’aide de Dieu ! Comme il est écrit dans Le livre des Rois:

« Quand les Malgaches seront battus par leurs

ennemis parce qu’ils t’auront désobéi, s’ils te

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demandent pardon, s’ils te louent, s’ils te prient et te supplient, toi, Seigneur, dans le ciel, sois attentif, pardonne leurs péchés et rends-leur les terres que tu as données autrefois à leurs ancêtres, puisqu’ils sont ton peuple. « Ou bien, quand le ciel se fermera et qu’il n’y aura plus de pluie parce que les Malgaches t’auront désobéi, s’ils se tournent vers toi pour te prier, s’ils te louent et si, humiliés, ils cessent de te désobéir, toi, Seigneur, dans le ciel, sois attentif et pardonne leurs péchés, puisqu’ils sont tes serviteurs et ton peuple; puis fais tomber la pluie sur cette terre qui t’appartient et que tu leur as donné en propriété. « Quand le pays sera frappé par la famine ou la peste, quand les céréales sécheront ou pourriront sur pied, quand les sauterelles et les criquets arriveront en masse, quand des ennemis opprimeront les Malgaches jusque dans leurs villes fortifiées, quand se produira n’importe quelle catastrophe ou n’importe quelle épidémie, si les Malgaches, ton peuple, frappés du plus profond remords, t’adressent des prières suppliantes, s’ils se tournent vers toi et lèvent les mains pour te prier, toi, Seigneur, dans le ciel où tu habites, sois attentif, pardonne-leur, interviens et traite chacun selon sa conduite, puisque tu connais son cœur. En effet, toi seul tu connais le cœur de tous les hommes. Agis de cette manière, afin que les Malgaches te respectent toujours, tout le temps qu'ils vivront sur cette terre (Madagascar : l’île de Salomon) que tu as donnée à nos ancêtres » (v. le 1 er livre des Rois chap. 8: La prière solennelle de Salomon). – Comparer Romains 10. 9 – 10. Voici les paroles du Ranavalomanjaka (Ranavalona II), reine de Madagascar (1868- 1883): Discours de consécration du temple du Rova – 1880):

« Izaho Ranavalomanjaka, noho ny fahasoavan'Andriamanitra sy ny sitrapon'ny vahoaka, Mpanjaka ny Madagaskara sy Mpiaro ny lalan'ny Taniko, Noho ny fitahian'Andriamanitra, ka tanteraka sy notovin'Andriamanitra tamiko ny zavatra niriko sy nangatahiko Taminy, fa itokanana anio ny Trano Fivavahana izay naoriko ho Azy eto amy ny Lapako, hitoriana ny Filazantsarany Jesosy Kraisty, hanjakan'ny Fanahy Masina, dia hovakiko aminareo ny Kopen'ny taratasy izay napetrako amy ny Vato fehizoro : –

aminareo ny Kopen'ny taratasy izay napetrako amy ny Vato fehizoro : – Antananarivo Kapitaly – Citadelle

Antananarivo Kapitaly – Citadelle royale

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Kope ny teny natao ao anatin'ny Vato fehizoro amy ny Trano Fivavahana ao anati-Rova. Noho ny Herin'Andriamanitra sy ny Fahasoavany Jesoa Kraisty Tompo, Izaho Ranavalomanjaka, Mpanjaka ny Madagaskara, No nanorina ity Trano Vato Fivavahana ity tamy ny 13 Adimizana (20 July), ny taonany, Jesoa Kraisty Tompo, 1869, ho Trano Fivavahana, sy ho Fiderana, ary Hanompoana an'Andriamanitra, Mpanjakan'ny mpanjaka, ary Tompon'ny tompo, araka ny teny ao amy ny Soratra Masina, amy ny alalany Jesoa Kraisty Tompo, izay maty noho ny heloky ny olona rehetra, ary nitsanga indray ho fahamarinana sy famonjena izay rehetra mino sy tia Azy. Koa noho izany, dia tsy azon'olombelona ravana ity Trano Vato naoriko ho Trano Fivavahana ity, na iza na iza Mpanjaka amin'ity Taniko ity, mandrakizay mandrakizay; fa raha mandrava ity Trano Fivavahana amin'Andriamanitra naoriko ity, dia tsy Mpanjaka amy ny Madagaskara Taniko. Koa amin'izany, Izaho dia nanao ny sonian'ny anarako tamy ny tanako eto, sy ny kasen'ny Fanjako. (Sonia) Ranavalomanjaka, Mpanjaka ny Madagaskara. Marina ity teny ity, ary sonian- tànan-dRanavalomanjaka, Mpanajaka ny Madagaskara, marina tokoa io. Hoy (Sonia) Rainilaiarivony, Prime minister sy Commander-in-Chief amy ny Madagaskara. – Mr. William Pool, avy amy ny London Missionary Society, no nanao ny mariky ity Trano Vato Fivavahana ity. – Koa miara-mitokana ny Trano eto isika anio Alakamisy, 1 Alakarabo (8 April), 1880, ka lazaiko aminareo Ambanilanitra, fa tsy azon'olona ovana izany teniko izany, hoy Ranavalomanjaka, Mpanjaka ny Madagaskara, nosoratana tao amy ny Lapako ao Tsarahafatra tamy ny 1 Alakarabo (8 April), ny taon'ny Tompo, 1880. – Tenin-dRanavalomanjaka, Mpanjaka ny Madagaskara, marina tokoa io teny io, hoy Rainilaiarivony, Prime minister sy Commander-in-Chief amy ny Madagaskara. – Hohasoavin'Andriamanitra anie ny Andriamanjaka. – Notontaina tamy ny presin'ny Mpanjaka ny Madagaskara, ao anati-Rova. » (v. Invitation à participer à l'inauguration du Temple du Rova – 1880). –

Que dire alors? « Maintenant le royaume retournera à la maison de David » (1Rois 12.

26).

(Izao ny fanjakana dia hody amin'ny taranak'i Davida ihany) Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit:

« Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J'en réparerai les ruines, et je la redresserai, Afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, Ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, Dit le Seigneur, qui fait ces choses » (Actes des Apôtres 15. 15). Vous savez, n'est-ce pas, ce que dit l'Ecriture dans le passage où Salomon se tint devant l'autel du Seigneur, en face de tous les Israélites:

« – Seigneur Dieu d'Israël, accomplis également ce que tu avais promis à ton serviteur David mon père, lorsque tu lui as dit:

« Si tes descendants se conduisent loyalement

à mon égard comme tu l'as fait toi-même, je

t'assure qu'il y aura toujours devant moi l'un d'entre eux qui régnera après toi sur le peuple d'Israël » (1Rois 8. 25).

Et que lui répondit Dieu: « – Si tu te conduis envers moi comme ton père David, de manière sincère et loyale, Si tu fais tout ce que je t'ordonne, Si tu obéis aux lois et aux règles que je t'ai données, Sache que j'affermirai pour toujours l'autorité du roi sur le peuple d'Israël, comme je l'avais promis à ton père David en lui disant qu'il y aurait toujours l'un de ses descendants qui régnerait, après lui, sur le peuple d'Israël » (1Rois 9. 4 -5). Ainsi, Dieu d'Israël, réalise maintenant, dans la Grande île, je t'en supplie, cette promesse faite

à ton serviteur Salomon, mon père!

Holà, chrétiens de tout Madagascar Assemblez-vous ! Les 6 millions, les 40 p. 100 de la population (projection fin 1999), Le peuple du Seigneur Unissez-vous contre tous les partis, contre tous les pourris ! Si on est uni comme « une famille » on peut les vaincre ! unis grâce à l’enseignement de Jésus-Christ !

(Marc 9. 40) Dieu n'était pas avec la 2 ème République (Nombres 14. 41); mais Madagascar a besoin d'être gouverné, et nous le ferons (Proverbe 31. 9). Cela n’est-il pas écrit dans la Bible ? « Car ceux que bénit l'Éternel posséderont le pays, Et ceux qu'il maudit seront retranchés ». (Psaume 37. 22).

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L’île rouge, depuis 1820 – La marche d’une révolution Aujourd’hui, et depuis 1960, Madagascar est

L’île rouge, depuis 1820 – La marche d’une révolution

Aujourd’hui, et depuis 1960, Madagascar est – on le sait – devenue une république indépendante, jeune et fière de vivre. –

Il serait juste cependant d’évoquer aussi qu’à partir de l’Indépendance nationale, l’Etat est en pleine décomposition (existence de parti politique plus de 100), Les coups d’Etat se sont succédés : 5 coups d’état depuis la 1 ère République (1972), jusqu’au 3 ème République (2002) – amenant au pouvoir des hommes qui ont mèné des politiques contradictoires. De « la Charte de la révolution socialiste Malagasy », à « Ento miakatra, i Madagasikara », et jusqu'à nos jours à « l’humaniste et écologique » – un fait est évident : le peuple Malagasy n'a pas obtenu ce qu'il recherchait. Je suis désolé ! Il suffit pour s'en convaincre de rappeler premièrement dans la Grande île d’aujourd’hui, Antananarivo, capitale de Madagascar, fait partie des villes les plus polluées du globe (2 ème ville la plus polluée après Rio de Janeiro-Brésil) ; quatre fois plus que la norme recommandée en plomb (pb) par l’O.M.S ; caractérisée par un taux d’hygrométrie faible ( L’air que nous respirons manque d’humidité) ; – Secondement les ravoretra, déjà dénoncés par Samoëla (célèbre chanteur), s'aggravent ; car dans une saleté et une puanteur indescriptibles y vivent des milliers de Malgaches. Une poussière puante et dense, la fumée qui va ça et là au gré du vent, tout est sale (maimbo no masiso ; firenena mena be vovoka !) – mais personne n’y prête attention.

– Mais que dit l'Écriture? « ton camp devra

donc être saint, afin que l'Éternel ne voie chez toi rien d'impur, et qu'il ne se détourne point de toi » (Deutéronome 23. 14). J'ai observé une autre situation qui existe dans la Grande île (l’île rouge) :

Notre île est devenue une ruine, un désert, un objet de malédiction, comme on le voit aujourd'hui. La couverture forestière ne recouvre aujourd’hui que 10% du territoire. Les inégalités sociales, déjà dénoncées en 1975, s'accroissent, enrichissement d’une minorité ; selon qu'il le dit dans le Livre du Deutéronome : « L'étranger qui sera au milieu de toi s'élèvera toujours plus au-dessus de toi, et toi, tu descendras toujours plus bas » (28.

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43) ; « Il te prêtera, et tu ne lui prêteras pas; il sera la tête, et tu seras la queue » (28. 44). Mais surtout la foi des chrétiens (les six

Combien il est nécessaire que le roi (prezidà)

Finalement c’est Salomon qui devient roi. Son règne sera essentiellement marqué par la construction du temple et du palais royal.

millions, les 40 p. 100 de la population de la Grande île), subit une crise grave : La religion

Malheureusement il finira sa vie dans l’infidélité et l’idolâtrie (1Rois 2. 13 –> 11.

traditionnelle exerce sur beaucoup un attrait

43).

grandissant. (Animistes 55% ; musulmans 5% ; chrétiens 40% , Ndlr).

Dieu a permis alors que le royaume soit déchiré : Les tribus du Nord n’acceptent pas de

(Adray, Jehovah Tompo ô ! 70% amin’ny

se

soumettre à l’autorité du fils de Salomon, et

Malagasy no mbola miaina anaty fahantrana

se

donnant un autre roi (1Rois 12. 1 –> 14. 20).

lalina –, 60% amin’ny Malagasy no tsy mihinana ny ampy – v. Déclaration du Millénaire – 2001). Que dire alors? Le peuple de la Grande île n'aurait-il pas compris? Comme réponse, voici

Désormais, et pendant deux siècles environ, deux royaumes Juda et Israël, vont exister côte à côte ; ils seront tantôt alliés, tantôt adversaires (1 Rois 14. 21 –> 22. 53). – L’histoire de l’île rouge au 19 ième siècle.

d'abord – L’histoire de Madagascar au 19 ième siècle, sous le règne de Radama 1 er (1820),

Préalable nécessaire à la démarche à entreprendre – L’histoire des « Fanjakana

jusqu’à la dernière monarchie sous le règne de

Merina » –

commence pratiquement avec

Ranavalona III (1896), l’histoire de son peuple, et ses dirigeants. Ici, nous n'avons pas l’intention de faire une analyse exhaustive de cette société ni de décrire l'histoire du 19 ième siècle malgache, d'autres écrits et publications l'ont fait avant nous, il suffit de s'y reporter. Je me permets de vous renvoyer à la lecture de

Andrianjaka (1610- 1630) qui s’ets emparé d’Analamanga, « la colline bleue » sur laquelle il a construit son palais et les campements de ses soldats, et lui a donné le nom d’Antananarivo, « la ville aux 1000 guerriers », la capitale actuelle. Pendant un siècle et demi, il n’y a pas de changement : le royaume se maintient grâce à

2 ouvrages complémentaires : Bible et pouvoir à Madagascar au 19 ème siècle – Françoise Raison-Jourde – Editions Karthala – 1991 ; et Madagascar et le Christianisme, Histoire Œcuménique – Editions Karthala – 1993. De Radama 1 er (1820) à Ranavalona III (1896) et jusqu'à nos jours, un fait est incontestable :

soit fidèle à Dieu. Une telle fidélité est source de prospérité nationale, alors que l'idolâtrie et la désobéissance à Dieu conduisent inévitablement à la catastrophe. (Demain dépend de nous !) Pour comprendre la signification de l’histoire

des alliances et à des mariages. L’histoire de Madagascar est complexe. Pour ce qui est des temps reculés, elle n’a pas encore été parfaitement établie. Mais la suite mouvementée des événements qui se déroulèrent dans la Grande île depuis Andrianampoinimerina (né en 1787, mort en 1810) nous est parfaitement connue. En 1787, Andrianampoinimerina est devenu roi ; le 1 er roi de l’Imerina : un royaume qui comprenait les hauts plateaux du centre ; il a

entamé la conquête de l’île toute entière : « ma rizière » aimait-il à répéter « se termine à la mer ».

de la Grande île du 19 ième et 20 ième siècles

A

sa mort en 1810, la moitié de l’île est déjà

malgaches (La plus belle énigme du monde), Voyons successivement sur ce qui est écrit dans le 1 er livre des Rois, et le 2 ème livre des Rois – à l’origine les deux livres des Rois ne

sous sa domination et bien organisée. Radama 1 er (1810 1828), fils d’Andrianampoinimerina, élargit sa domination sur toute l’île (à l’exception des grands états des Sakalava et des Antandroy) ;

constituent qu’un seul ouvrage. Dans la division actuelle le 1 er livre des Rois raconte le règne de Salomon, fils de David, et de ses premiers successeurs :

c’est le « Fanjakana Merina » dirigé par Radama 1 er , que Robert Farquhar gouverneur britannique de l’île Maurice appuyait et reconnaissait, en 1817, comme le « Royaume

Au moment où David est devenu trop vieux pour exercer effectivement le pouvoir royal, deux de ses fils intriguent en vue de lui succéder (1Rois 1.1 –> 2.12).

de Madagascar ».

Radama 1 er était un admirateur de Napoléon, il

voulut créer une armée semblable à celle des français.

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Pour cela il ouvrit les frontières aux étrangers qui jusqu’alors avaient rôdé près des côtes. Les missionnaires anglais et protestants ont le champ libre : les premières écoles ont ouvert leurs portes. Ceci est dû aux traités anglo- malgaches de 1817 et 1820. Pendant le règne de Radama 1 er – le roi est entouré de 12 élèves particulièrement doués. Exemple, pour ne citer que ceux-là : Ramaka (appelé Rasahisahy) fait partie des « fameux douze » de Royal School (1820) ; qui aideront les missionnaires de la London Missionary Society à la traduction de la Bible (1824). – En 1828, la 1 ère épouse de Radama 1 er , Mavo, lui a succèdé ; elle se fait appeler Ranavalona 1 ère (1828-1861). D’après certains historiens, Mavo, n'aurait pas dû lui succéder, ce dernier aurait donc pris illégalement le pouvoir. (Miala tsiny raha miresaka zavatra tsy hainao) . En politique elle est tout le contraire de son mari : ennemie de toute ingérence étrangère, y compris pour le christianisme, respectueuse des gardiens des sampy, et traditions ancestrales qu’elle a essayé de perpétuer. C’est pourquoi tous les missionnaires de la London Missionary Society étaient expulsés (1835). La prédication de « la Bonne Nouvelle » n’est plus tolérée, et il n’est plus

question pour les sujets de la reine de renier les coutumes ancestrales (fombandrazana). Les chrétiens sont persécutés et tués (la 1 ère femme martyre malgache est protestante et s’appelle Rasalama suppliciée en 1837) ; le christianisme fut interdit et les traités anglo- malgaches déchirés ; a commencé alors un despotisme fait de cruauté et de tortures qui lui valut le surnom de « la sanguinaire » : Des martyrs marchèrent au supplice de la lapidation

en chantant des cantiques à la gloire de Jésus-

Christ (1857) ; décapités ; brûlés vifs ; lapidés ; têtes tranchées et exposées sur des piques ; corps suppliciés deviennent la proie des chiens errants.

A sa mort en 1861, son fils Rakoto (le prince

RakotondRadama), son préféré, qui lui a succédé. –

Radama II (1861-1863) est proclamé roi, dès

le début de son règne il négligea les usages

établis par ses prédécesseurs ; et il n’offrit plus d’importance aux « dieux visibles » (sampy) ;

a ouvert à nouveau les portes aux européens et au christianisme (1861) ; (mais se fait assassiner après quelques années de règne, dans un coup d’état).

Il proclama la liberté de conscience: « La terre assombrie devenait la terre lumineuse (évangélisée) ; « Non seulement je permets, mais j’ordonne, je veux que vous ayez toute latitude de prêcher la religion christianisme ouvertement, avec le plus d’éclat possible ». Les chrétiens protestants se réunissaient ainsi au grand jour. Le roi Radama II a aboli la peine de mort. Il a allégé la corvée. Il a fixé au 1 er Janvier le début de la nouvelle année malgache, et supprimé la célébration de l'Alahamadibe, (Fandroana : une fête dont la date était calculée en fonction de l’astrologie malgache). Il a conclu avec Lambert une Charte permettant aux étrangers de posséder de la terre malgache (1862). Le roi Radama II a décidé de mener une politique libérale ; entend ouvrir le peuple Malagasy aux influences extérieures et au commerce international. Il a formé son gouvernement ; pour ne citer que ceux-là : les 2 frères Rainivoninahitriniony premier ministre, et Rainilaiarivony commandant en chef de l’armée ; Rainimaharavo leur cousin ministre des affaires étrangères. Autour du roi Radama II s’opposaient d’un côté ses amis les Tsy menamaso, composés en particulier d’andriana de l’Atsimondrano, « les tribus du Sud » ; de l’autre la famille de Rainiharo, les Andafiavaratra, « les tribus du Nord », qui avaient favorisé l’arrivée de Radama II au pouvoir. Il est désemparé devant ces manifestations, d’autant qu’en même temps se précise le conflit pour le pouvoir entre les Tsy menamaso et les Andafiavaratra. Le premier ministre Rainivoninahitriniony, qui avait l’armée avec lui va forcer le roi Radama II à livrer les Tsy menamaso, il a refusé. Le roi Radama II est mort secrètement étranglé dans la nuit du 11 mai 1863. – Rasoherina (1863-1868), l’épouse du roi Radama II, est aussitôt proclamée reine par, Rainivoninahitriniony, premier ministre du roi Radama II. Femme de tête, profondément attachée à la tradition ancestrale, elle a adopté une attitude très neutre à l’égard du christianisme. Autour d’elle, les gardiens des sampy restaient très présents comme l’étaient également les traditionalistes, qui réclamaient l’abolition du christianisme (1863).

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Rainivoninahitriniony par sa brutalité et son ivrognerie a été remplacé par son frère Rainilaiarivony commandant en chef de l’armée (1864) – qui fut le premier ministre inamovible, et le mari des 3 dernières

malgaches jusqu’en 1895 ;

jusqu’à la fin de règne de Ranavalona III le dernier monarque de Madagascar. Les traités signés par le roi Radama II sont remis en cause (1865) : en particulier la Charte Lambert et la permission aux étrangers d’être propriétaires dans la Grande île. En 1865, on a assisté à un véritable retrait en faveur des protestants ; et puis avec les catholiques. Mais un traité avait été signé avec la Grande Bretagne la même année, renouvelant celui de 1862 ; assurant ainsi la liberté religieuse pour les missionnaires et pour le peuple Malagasy ; de même un traité analogue fut également signé avec la France. – En 1868, à la mort de la 1 ère , c’est la 2 ème épouse de Radama II qui devenait reine, avec le nom de Ranavalona II (1868-1883) ; Celle- ci a cherché à réorganiser l’administration de l’état et à créer les codes civil et pénal. Le mouvement se précipita avec l’avènement de la reine Ranavalona II ; avant même son baptême, elle se déclara chrétienne ; et au jour de sa présentation au peuple, le jour de son couronnement, aucun gardien des sampy n’était présent. C’est à Dieu qu’elle confie les lourdes responsabilités mises sur ses épaules – Sur son ordre on brûla publiquement (1868) tous les sampy les talismans royaux. Le premier ministre Rainilaiarivony s’est converti au protestantisme ; il était trop occupé par la politique pour ne pas sentir le mouvement qui attirait de nombre d’officiers et leur famille vers le christianisme protestant ; les tenants de la religion ancestrale ne pouvaient le soutenir. La reine Ranavalona II et son premier ministre Rainilaiarivony ont reçu le baptême (1869). La reine Ranavalona II avait opposé fidélité aux ancêtres royaux (razana) et choix du christianisme, et dénoncé l’anarchisme des convertis. Les sampy royaux étaient remplacés par une Bible posée près du trône. L’estrade du Palais royal était ornée des mots : « Gloire à Dieu et paix sur terre, bienveillance aux hommes ».

souveraines

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La reine Ranavalona II était entourée, assistée par des jeunes chrétiens. Pour ne citer que ceux-là : Victoire Rasoamanarivo, Jeune fille de la cour, jeune chrétienne. Après avoir reçu en privé le baptême, la reine Ranavalona II déclara publiquement (1869) son adhésion à Jéhovah ; et bénit la foule. La pose simultanée de la première pierre du Temple dans l’enceinte du palais royal Rova (Ny Masoandro) – marquait la volonté de remplacer la religion ancestrale par le christianisme. Le baptême ainsi que l’organisation d’un culte hebdomadaire au Temple royal du Rova, achevé en 1869, inauguré en 1880, ont amené l’extinction de la représentation fabuleuse du souverain, personnage céleste sur terre, échappant aux lois du genre humain. La personne royale, abaissée au niveau de l’humanité, est devenu un exemple de représentation nouvelle dans les rapports entre sujets et souverain. Le pouvoir a reçu la lumière ; sa tâche nouvelle a consisté à tirer la population des ténèbres, et non pas à maintenir la population à l’attachement aux cultes ancestraux. – En 1883, sous le règne de Ranavalona III (1883-1896), nièce de Ranavalona II, la guerre entre Madagascar et la France était inévitable :

son 1 er éclatement (1883), est précédé par une décennie de tensions. D’une part, les Français réclamaient le droit de pouvoir de s’implanter définitivement dans la Grande île ; et exigeaient du moins la reconnaissance du droit de propriété sur les bâtiments et sur les terres ; et la liberté de commerce ; – d’autre part la monarchie merina a décidé de garder son indépendance et sa souveraineté sur tout Madagascar ; et de défendre l’inaliénabilité des terres appartenant aux ancêtres. Les gouvernants s’opposèrent à la politique annexionniste de la France sur Madagascar. La reine Ranavalona III, dernier monarque de Madagascar a regné pendant 13 années environ, jusqu’à ce que les pays colonisateurs sont venus s’emparer de la Grande île (l’île rouge). Les directions qu’ont pris les relations internationales aggravaient davantage les tensions. Une conférence internationale est convoquée à Berlin (1885), qui élabora les principes pour régler pacifiquement le partage de l’Afrique, le « continent non civilisé ».

La convention de « Zanzibar-1890 » est en effet l’un des accords préconisés à Berlin. Par elle, Londres reconnaît le protectorat de la France sur Madagascar, et Paris celui de l’Angleterre sur Zanzibar. La convention de Zanzibar apparaît ainsi comme un acte unilatéral que la reine Ranavalona III a refusé nettement. La guerre

La seconde partie (v. 2Rois 18 –> 25) concerne les 130 années environ pendant lesquelles le royaume de Juda va subsister seul, jusqu’à ce que le roi Nabuchodonosor de Babylone vienne s’emparer de Jérusalem ; détruise le Temple et déporte (2 ème déportation) en Babylonie l’élite de la population de Juda (v. 2Rois 25).

(1895) a lieu justement parce que la France, ne

A

travers l’histoire de Madagascar au 19 ième

pouvant pas obtenir un consentement de la

(pour un siècle environ), un fait est évident :

monarchie de Tananarive par voie

prospérité et bien-être dépendent absolument

diplomatique. A décidé alors de transformer le

de

la foi en Dieu. De l’idolâtrie et du mépris de

protectorat reconnu par le pacte Franco-

la

loi de Dieu ont toujours résulté et résulteront

Anglais, en protectorat réel imposé par la force. Il y eut alors la révolution populaire. Ces bouleversements étaient à l’origine de

toujours jugement et désastre, – même mot pour le 20 ième siècle malgache. Cela n'est-il pas écrit dans la Bible ? Désormais, et pour deux siècles environ, deux royaumes, deux religions

l’insurrection des Menalamba (1895), soulèvement en masse contre le pouvoir colonial, qui sont des partisans de la religion ancestrale, et ont proclamé qu’ils agissaient au nom de Ranavalona III – un des plus violents mouvements de résistance à l’invasion

vont exister côte à côte, ils seront tantôt alliés, tantôt adversaires (v. 1Rois 14 –> 22). – Madagascar au 20 ième siècle l’histoire de son peuple, et ses dirigeants – en 1973, les forces françaises évacuèrent la Grande île, et elle est sortie de la Zone Franc; époque marquée par

étrangère que l’histoire malgache n'ait jamais

de

troubles (rotaka), qui dura jusqu'en 1975, et

connu. L’hostilité des Menalamba au christianisme a

où le Directoire militaire joua un rôle important, composé d’officiers de l’armée.

frappé tous les contemporains. Cela est bien

Le président Tsiranana Philibert donna (1972)

souligné dans le journal de l’Antananarivo

le

pouvoir au général Gabriel Ramanantsoa, et

Annual (1897) : – Ils voulaient extirper le christianisme, la foi, l’amour, et la confiance en Jésus-Christ. Pour y parvenir, ils détruisirent le temple, ils déchirèrent et brûlèrent toutes les Bibles. – La reine Ranavalona III, dernière reine de Madagascar, contrainte à l’exil en 1897 (d’abord à la Réunion puis à Alger) par le général français Gallieni ; et a commencé alors la domination coloniale de la France qui durera 64 ans. Ainsi se termine l’histoire de la Grande île (l’île rouge) au 19 ième siècle. – Que dire alors ? Le 2 ème livre des Rois (v. La Bible) raconte le règne des derniers monarques des royaumes de Juda et d’Israël. La première partie (v. 2Rois 1 –> 17) nous mène jusqu’à la ruine du royaume d’Israël, mal gouverné par des rois infidèles à Dieu. En raison de leur endurcissement, Dieu permet à Salmanasar, roi d’Assyrie, de venir s’emparer de Samarie, la capitale du royaume israélite du Nord ; et de déporter une partie de la population de Juda (1 ère déportation).

démissionna. Ce dernier a formé un nouveau gouvernement avec comme ministre de l’intérieur le colonel Richard Ratsimandrava, comme ministre des affaires étrangères le capitaine de frégate Ratsiraka Didier ; et comme ministre des affaires sociales Zafy Albert: ce sont les 3 acteurs principaux de l’histoire de la Grande île au 20 ème siècle. Après une tentative de coup d’état, fin 1974, le général Gabriel Ramanantsoa a renoncé au pouvoir en faveur de son collaborateur le colonel Richard Ratsimandrava qui – est assassiné dans des circonstances encore aujourd’hui mystérieuses, 6 jours à peine après avoir pris le pouvoir. (Il a fait un grand choix en voulant conduire la bataille du développement par le fokonolona, pour le fokonolona et avec le fokonolona). Nous sommes le 15 février 1975. Un Directoire militaire a vu le jour, et au mois de juin 1975, il s’est transformé en « Conseil Supérieur de la Révolution » présidé par Ratsiraka Didier. Zafy Albert a passé à l’opposition. Le 12 février 1975, alors que le corps du colonel Richard Ratsimandrava était encore

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veillé à La Catalane (Camp de la gendarmerie), la famille du défunt a demandé au Directoire militaire qu'il soit promu général de brigade à titre posthume, mais cette instance a refusé. Le 21 décembre 1975, suite à un référendum, qui a approuvé entre autre la « Charte de la révolution socialiste Malagasy », Ratsiraka Didier est élu président de la République Démocratique de Madagascar ; c’est la 2 ème République ; est reélu président en 1982. Réélu en 1989, il doit faire face à un soulèvement populaire qu’il ne pouvait juguler en dépit de la répression (1992). L’élection d’Albert Zafy à la tête de l'Etat inaugurait la 3 ème République (1993). Mais Ratsiraka revenait au pouvoir pour la 4 ème fois et reprenait la Présidence de la Grande île, le 9 février 1997 avec un projet de « République humaniste et écologique ». – Que dire alors ? Liant son évolution et sa « révolution socialiste » à l’intérieur aux transformations nécessaires dans les relations internationales marquées par la mondialisation ; l’organisation mondiale du commerce ; l’admission de la Chine au sein de l’O.M.C ; le triomphe du christianisme sur le socialisme athée (Chute du communisme Russe) ; et l’amalgame de l’islam au terrorisme ; la Grande île (l’île rouge) se doit être logique avec elle-même. Son choix du christianisme, facteur de stabilité et de promotion des pauvres, est à la fois une contribution à la paix dans la Grande île, et une option lui permettant de favoriser une évolution pacifique et juste dans les relations internationales. Ce programme contient ce que la Grande île veut réaliser et ce qu'il a déjà réalisé en partie. C’est la raison de notre ouverture vers les Etats chrétiens. Pour ne citer que ceux-là : Les Etats- Unis d’Amérique, la France, l’Angleterre, l’Italie, et le Vatican. – Que dirai-je encore? Vous savez, n'est-ce pas, ce que dit l'Ecriture dans le passage où Jésus donnait à tous son enseignement au moyen de beaucoup de paraboles : « Je leur parlerai au moyen de paraboles, je leur annoncerai des choses tenues secrètes depuis la création du monde » (Psaume 78. 2 – 3) ? Mais que lui répondit ses disciples: « Pourquoi leur parles-tu au moyen de paraboles ? » (Matthieu 13. 10) Il leur répondit: « Vous avez reçu, vous, le secret du Royaume de Dieu, mais les autres

gens entendent toutes choses sous forme de paraboles, afin qu’ils puissent bien regarder mais sans vraiment voir, ils puissent bien entendre mais sans vraiment comprendre, sinon ils se tourneraient vers Dieu et Dieu leur pardonnerait ! » (Esaïe 6. 9 -10) De même, dans le temps présent, il reste un petit nombre de gens que Dieu a choisis par bonté. Il les a choisis à cause de sa bonté et non pas à cause de leurs actions, sinon la bonté de Dieu ne serait vraiment de la bonté. – Le peuple de la Grande île n'a pas obtenu ce qu'il recherchait. Avez-vous oublié les paroles d'encouragement que Dieu vous adresse comme à ses fils? « Je ne te laisserai pas, je ne t'abandonnerai jamais » (Josué 1. 5). Jésus dit aussi: « N'aie pas peur, petit troupeau! Car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume » (Luc 12. 32). Comme le déclare l'Ecriture: « Encore un peu de temps, très peu même, et celui qui doit venir viendra, il ne tardera pas » (Habacuc 2.3 ). Vous savez, n'est-ce pas, ce que dit l'Ecriture dans le passage où Josué appela les prêtres et leur dit: « Chargez sur vos épaules le coffre de l'alliance du Seigneur » (Josué 6. 6). (Ento ny fiaran'ny fanekena – ary asio mpisorona fito mitondra anjomara fito mafy faneno eo alohan'ny fiaran'i Jehovah). Dieu dit aussi: « N'aie pas peur et ne te laisse pas abattre. Prends toute ton armée et pars à l'attaque d'Aï. Regarde, je te livre le roi d'Aï ainsi que son peuple, sa ville et son territoire. Tu traiteras cette ville et son roi comme tu as traité Jéricho et son roi » (Josué 8. 1- 2). – (Rotaka – 1991). Comme le déclare l'Ecriture: « Soldats d'Israël, écoutez! Aujourd'hui vous êtes sur le point de combattre vos ennemis. Face à eux, ne vous affolez pas, ne tremblez pas. Le Seigneur votre Dieu vous accompagne pour combattre avec vous contre vos ennemis et vous donner la victoire » (Deutéronome 20. 3- 4). C'est ainsi que devait s'accomplir le passage de l'Ecriture qui déclare: « Le Seigneur mit les Amorites en déroute devant les Israélites » (Josué 10. 10). Et un autre texte dit encore:

« Josué et les Israélites finirent par infliger aux Amorites une très grande défaite, une défaite totale » (Josué 10. 20). – (Rotaka – 2002). De même, dans le temps présent: A quoi comparerons-nous les Amorites ? Je demande donc: « Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a

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perdu courage et a peur? Qu'il retourne chez lui, afin de ne pas démoraliser les autres ». – (Sahia mijoro hifanandrina !) Allons de l'avant notre révolution triomphera « Avec l'aide de Dieu! » (2Maccabées 8. 21- 23) – Comme le déclare l'Ecriture : (v. (Deutéronome 8. 7 – 20) :

« Le Seigneur votre Dieu va vous faire entrer dans un bon pays, arrosé par des torrents et par l'eau de nombreuses sources qui jaillissent des profondeurs dans la plaine ou dans la montagne. C'est un pays où poussent le blé et l'orge, la vigne, le figuier et le grenadier, un pays qui abonde en huile d'olive et en miel; le pain ne vous y sera pas rationné et vous n'y manquerez de rien. De ses roches on peut extraire du fer, et de ses montagnes du cuivre. Vous y aurez de quoi vous nourrir abondamment, et vous remerciez le Seigneur votre Dieu de vous avoir donné ce pays. (…) Ne pensez jamais que vous avez atteint la prospérité par vous-mêmes, par vos propres forces. Souvenez-vous, c'est le Seigneur votre Dieu qui vous donne les forces nécessaires pour atteindre cette prospérité, et il confirme ainsi, aujourd'hui encore, l'alliance qu'il a conclue avec vos ancêtres. Si vous oubliez le Seigneur votre Dieu, si vous vous mettez à rendre un culte à d'autres dieux, à les adorer et à les servir, je vous avertis solennellement aujourd'hui que vous disparaîtrez complètement. Oui, si vous n'obéissez pas au Seigneur votre Dieu, vous disparaîtrez comme les nations que le Seigneur va éliminer à votre approche ». – Ce « programme » contient ce que la Grande île veut réaliser et ce qu'il a déjà réalisé en partie. Cela n'est-il pas écrit dans la Bible ? Vois, je mets aujourd'hui devant vous la bénédiction « fitahiana » et la malédiction « fanozonana » (Tantely amam- bahona, hoy hianareo, ny fiainana) – la bénédiction, si vous obéissez aux commandements de l'Éternel, votre Dieu, que je vous prescris en ce jour; la malédiction, si vous n'obéissez pas aux commandements de l'Éternel, votre Dieu, et si vous vous détournez de la voie que je vous prescris en ce jour, pour aller après d'autres dieux que vous ne connaissez point (Deutéronome 11. 26 – 28). (Comparer Esaïe 7. 15 – Rehefa mahalala

handa ny ratsy sy hifidy ny tsara izy, dia rononomandry sy tantely no ho fihinany). La Grande île doit faire un choix entre

« Razanahary » (mot à mot: dieu ancêtre,

dieu

nature, et dieu soleil) et Jéhovah. Et bien entendu la réforme (traduire ‘fanavaozam- panahy’) part du sommet, c’est-à-dire qu’elle s’investit d’abord dans la personne du Président, pièce maîtresse du dispositif religieux traditionnel, et donc du nouvel ordre à venir. Autrement la conversion de la Grande île à Jéhovah. En ce jour là, dit le Seigneur, je serai un Dieu qui répond: je répondrai aux besoins du ciel, qui répondra aux besoins de l’ Androy (kere), et tout cela répondra aux besoins de Madagascar (v. Osée 2. 23 – 24). « En effet le Seigneur votre Dieu est un Dieu plein d’amour, qui ne vous abandonnera pas, ne vous exterminera pas et n’oubliera jamais l’alliance qu’il a conclue avec vos ancêtres » (Deutéronome 4. 25 – 31). Je m'adresse maintenant aux (futurs) gouvernants de la Grande île. Vous savez, n'est-ce pas, ce que dit l'Ecriture dans le passage où Dieu apparut au roi Salomon: « Que pourrais-je te donner? Demande-le-moi » (1Rois 3. 5). Et que lui répondit le roi? « Veuille donc, Seigneur, me donner l'intelligence nécessaire pour gouverner ton peuple et pour reconnaître ce qui est bon ou mauvais pour lui. Sans cela, personne ne serait capable de gouverner ton peuple, qui est considérable » (1Rois 3. 9). Mais que lui répondit Dieu? « Tu n'as demandé pour toi-même ni de vivre longtemps, ni de devenir riche, ni que tes ennemis meurent; tu as demandé de pouvoir gouverner mon peuple avec intelligence et justice. C'est pourquoi, conformément à ce que tu as demandé, la richesse et la gloire; pendant toute ta vie, tu en auras plus qu'aucun autre roi. Enfin, si tu fais ce que je désire, si tu obéis à mes lois et à mes commandements comme ton père David, alors je prolongerai ta vie » (1Rois3. 11 – 14). Je demande alors : Le peuple de la Grande île n'aurait-il pas compris ? Déjà Bossuet (1669) écrivait : « Une main invisible rédige notre histoire. Efforçons-nous de la faire belle ». Il avait raison à ce détail près, que notre vie ne pourra être belle, que si nous en laissons la direction à Dieu.

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Et les paroles des prophètes s’accordent avec cela, car la Bible déclare : « On a mis par écrit devant lui la liste de ceux qui reconnaissent et respectent son autorité » (Malachie 3. 16) ; Et encore : Quand tu devras aller à droite ou à gauche, tu entendras ces mots prononcés derrière toi : « Voici le chemin à prendre » (Esaïe 30. 21) – De même, le sage a la conviction qu'à un moment donné interviendra le jugement de Dieu. Voilà ce que j'ai aussi observé sur la Grande île, l’histoire de son peuple et de ses dirigeants – Souvenez-vous de vos anciens dirigeants. Pensez à la façon dont ils ont vécu et sont morts. – Faut-il rappeler également qu’ aujourd’hui (26 ans après la mort du colonnel Richard Ratsimandrava), il reste un blanc dans le dossier – Le nom du coupable ? Que le Seigneur te punisse! « Car tous ceux qui auront pris l’épée périront par l’épée ». – « Le chef de l’Etat Richard Ratsimandrava ainsi que deux de ses gardes de corps, ont été assassinés, dans la soirée du mardi 11 février 1975 par Zimbo Paul Bert et sa bande, fonctionnaires au G.M.P » – La vérité d’Etat révélée par le général Andriamahazo Gilles le 12 février 1975. Didier Ratsiraka, opposé au « fokonolona » du chef de l’Etat Richard Ratsimandrava, est aussitôt nommé chef de l’Etat par les membres du Directoire militaire. Homme de tête, profondément attaché à la tradition ancestrale. La 2 ème République a adopté une attitude très neutre à l’égard du christianisme. Autour de la 2 ème République, les tangalamena restent très présents comme le sont également les ampanjaka. En 1975, le Directoire militaire a court- circuité l’armée, en procédant à la cooptation le 14 juin 1975, présidé par le général Andriamahazo. Le Capitaine de frégate Didier Ratsiraka en est sorti vainqueur. Officier de la marine, il fut le premier Président inamovible, en détenant trois mandats présidentiels au cours de la 2 ème République malgache (1975 – 1991). La Grande île devint une république démocratique à orientation Socialiste, fin de l’ancien régime de néocolonial. Les accords signés par le gouvernement de la 1 ère République sont remis en cause. (Voir La Charte de la révolution socialiste Malagasy).

Pour ne citer que ceux-là : Retrait de la Zone Franc ; évacuation des bases militaires française d’Ivato et d’Antsiranana ; suppression de l’occupation étrangère (vazaha) dans la Grande île ; dénonciation des accords de coopération de 1960 avec la France (1973) ; mais le 4 juin, signature de nouveaux accords de coopération avec la France la même année, renouvelant celui de 1960, assurant ainsi la liberté nationale ; deux partenaires égaux en droit. (Didier Ratsiraka, à son retour de Paris, après avoir signé les nouveaux accords de coopération en 1973, avait été accueilli au pays « comme Jésus-Christ l'a été à Jérusalem le dimanche des Rameaux »). (Son rayonnement international est né de sa décision de sortir la Grande île de la Zone Franc, de rompre les relations diplomatiques avec l’Afrique du Sud, d’en nouer avec l’U.R.S.S, avec la République Populaire de Chine et de nombreux autres pays du bloc de l’Est). Vers la fin de l’année 1974, le général Ramanantsoa, tiraillé de tous les côtés, était à bout. Certains n’hésitèrent pas à exiger son retrait de la scène politique. Ce qui expliquait le coup d’Etat avorté du 31 décembre 1974 – puis le conseiller militaire du général, le colonel Bréchard Rajaonarison se retrancha au camp de la G.M.P à Antanimora. Au cours d’un conseil des ministres, à Ampahibe, le général Ramanantsoa a dit à ses collaborateurs qu’il n’était pas satisfait de leur travail. C’est ainsi, qu’il a fait procéder à des enquêtes par différents services officiels et a demandé qu’on fasse des écoutes téléphoniques. Plus tard, dans un autre conseil, il a refait les mêmes observations ; – le colonel Richard Ratsimandrava, ministre de l’Intérieur réplique : « Mon général, c’est à cause de vos ministres, il y en a qui font des affaires ». Le 25 janvier 1975, à la stupéfaction générale, le chef de l’Etat s’est retiré et a donné les pleins pouvoirs au colonel Richard Ratsimandrava. Le général Gabriel Ramanantsoa aurait fait la proposition, en premier lieu, à Didier Ratsiraka – qui posa au préalable 5 conditions. Parmi ces conditions, citons en passant quelques unes :

« Je ne veux pas voir Richard Ratsimandrava à Madagascar. Dans un premier temps je vais le nommer Ambassadeur à Pékin. – Je ne veux

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pas de ce fokonolona qui est une institution spécifiquement merina (…) ». Le général Ramanantsoa ne céda pas à ses exigences – « Tsy mila an’ialahy aho ! » – C’est ainsi qu’il a fait appel à Richard Ratsimandrava qui s’était montré favorable – « Ekeo ny fitondrana fa ampiako ialahy ! » Ce choix du chef de l’Etat ne fit pas l’unanimité au sein de la classe politique. – Bréchard Rajaonarison figurait aussi parmi les déçus. Furieux, il explosa dans une colère telle qu’il n’était plus en mesure de contrôler ses propos : « Du sang va couler. Il faut éliminer Ratsimandrava ». Puis, il adressa une lettre de menace aux autorités : « 40 gendarmes côtiers ont été arrêtés. Vous serez responsable du sang côtier. A vous de réfléchir nous ne nous laisserons pas décapiter. Si vous persistez dans votre choix, bonne chance ! » Pendant que Richard Ratsimandrava formait son gouvernement dans la nuit du 5 au 6 février, des Rayamandreny, émissaires originaires du sud-est de Madagascar étaient envoyés au camp du G.M.P. Ils étaient accompagnés, entre autres, du Docteur Razanabahiny Marojama et du magistrat Sambson Gilbert, directeur de la Police nationale qui allait être nommé ministre de l’Intérieur du gouvernement Ratsimandrava. Vu le temps limité accordé par le général Ramanantsoa au colonel Ratsimandrava, environ 24 heures, le gouvernement présenté à Ampahibe pour le transfert de pouvoir n’est pas définitif. Le nouveau chef de l’Etat avait prévu un remaniement ministériel, a-t-on dit, au plus tard dans un mois après, le temps de régler les affaires courantes. – (Il devait rencontrer le colonel Bréchard Rajaonarison, d’une manière imminente, le lendemain de son assassinat, car il n’y avait plus de problème entre eux). Dans la nuit du 11 février 1975, RichardRatsimandrava est mort assassiné sans qu’on sache son meurtrier ; investi 6 jours plus tôt dans les fonctions de Chef de l’Etat. – Dès que Richard Ratsimandrava est décédé, (au nom d’un « Tsy miamboho adidy aho mon général »), les membres du Directoire militaire fait proclamer chef de l’Etat, le jeune Capitaine de frégate, Didier Ratsiraka, qui prépara l’avènement de la 2 ème République. Un bon nombre d’acteurs de la Grande île, après 1972,

ont emmené bien des secrets dans leurs tombes (Les partisans de Ratsimandraviste, Ndlr). Didier Ratsiraka était trop occupé par la politique pour ne pas constater le mouvement qui attirait bon nombre de gens de son entourage par la religion ancestrale.

Le retour de la vénération des ancêtres trouvait un écho de sympathie de la part des traditionalistes. La Bible était remplacée par la Charte de la révolution socialiste Malagasy, posée près du trône. L’estrade du palais royal était ornée des mots : « Le développement de tout homme et

le développement de tout l’homme ».

La 2 ème République était entourée, assistée par des vieux tenant la religion ancestrale (notamment les deux frères Rapisikidy et

Rapanandro). Désormais la 2 ème République se déclara chrétienne. Le mouvement se précipita avec l’avènement du Pape Jean-Paul II (1989). C’est à Dieu que la 2 ème République confie les lourdes responsabilités mises sur ses épaules. Au nom d’un « Tsy hanatrika joro intsony ny tenanay ». La 2 ème République déclara publiquement son adhésion à Jéhovah. (An’Andriamanitra ny fanjakana).

A la périphérie d’ Antananarivo Atsimondrano

le palais (Rovan’ny Mavoloha) que fit construire Ratsiraka, le seigneur et maître de Madagascar de 1975 à 2001, c’est maintenant

la résidence présidentielle, marque la volonté

de promouvoir la tradition ancestrale, « la Malgachisation ». Le pouvoir a reçu « le socialisme », sa tâche nouvelle a consisté à tirer la population de la pauvreté, (et non pas à maintenir la population à l’attachement au christianisme). – L’élection d’Albert Zafy à la tête de l'Etat inaugure la 3 ème République (1993). Zafy Albert demeure l'unique président de la République de l'histoire a avoir financé sur fonds publics la célébration de l'Alahamadibe. Sous le gouvernement de la 3 ème République (1 ère partie), le conflit entre Madagascar et la France est inévitable ; mise en veilleuse des

accords de la 6 ième commission mixte Franco– Malgache. D’une part les Français réclamaient le droit de pouvoir s’implanter définitivement dans la Grande île, et exigeaient du moins la reconnaissance du droit de propriété sur les bâtiments et sur les terres, et la liberté de commerce.

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D’autre part, le gouvernement de Zafy Albert a décidé de garder son indépendance et sa souveraineté, et de défendre l’inaliénabilité des terres appartenant aux ancêtres. Le gouvernement s’opposa à la politique annexionniste de la France sur Madagascar. Pendant les trois 1 ère années de la 3 ème République, la Grande île va subsister seule, sans obtenir la coopération des pays riches. En 2000, « le Jubilé », les relations internationales de Madagascar reprennent de plus bel. Une conférence internationale est convoquée en Egypte, le « sommet du Caire –2000 », est apparu comme celui de l’espoir et de la survie envers l’Afrique (la Grande île). Par le sommet du Caire, le président français Jacques-Chirac a appelé les pays créanciers, le groupe de la Banque mondiale, du F.M.I, et le Club de Paris, à suivre l’exemple de la France, qui a annulé 100 p. 100 de ses créances publiques envers le continent Africain. La 7 ième commission mixte Madagascar – France est, en effet, l’un des accords préconisé au Caire, que la 3 ème République (2 ème partie) a accepté favorablement, grâce au consentement du gouvernement de Andrianarivo Tantely. Des aides à gogo pour combattre la famine dans la Grande île d’aujourd’hui – Que dire alors ? « Pour voir le futur, il faut regarder derrière soi », dit le livre d’Esaïe. Car, comme le déclare l'Ecriture: « Ce qui arrive maintenant comme ce qui arrivera plus tard s’est déjà produit dans le passé. Dieu fait que les événement se répètent » (Ecclésiaste 3.

15).

Pensez aux jours d’autrefois, remontez le cours des années ; demandez à vos parents et aux vieillards de vous raconter le passé. – Pour le livre des Juges, ce qui arrive à Israël dépend de la relation que ce peuple entretient avec Dieu. Lorsqu’il est infidèle à Dieu, il est opprimé par les populations locales ou voisines, « Les enfants d'Israël firent encore ce qui déplaît à l'Éternel; et l'Éternel les livra entre les mains des Philistins, pendant 40 ans » (Juges 13 1) ; mais lorsqu’il est revenu à Dieu et l’a appellé au secours, Dieu l’a délivré. « Les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel, et l'Éternel leur suscita un libérateur qui les délivra » (Juges 3. 9). – En 1975, Ratsiraka avait déjà été le problème personnel des autres colonels évincés ; en

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1991, il était encore le problème du cartel hétéroclite des « Forces Vives Rasalama ». En 2001, il est resté le problème de ceux qui veulent se servir Ravalomanana uniquement pour assouvir une vendetta personnelle, a-t-on

dit. Faut-il rappeler également que le procès qui se déroula du 21 mars au 12 juin 1975 et au cours duquel comparurent 302 inculpés, ne réussit pas à faire transparaître la vérité. (Raharaha Ratsimandrava – 1975). De même, le 20 mai 1975, à l’initiative de Didier Ratsiraka, le Directoire militaire amnistiant 270 des 302 inculpés, bien avant la fin du procès. Pourquoi ? Les témoignages de certaines personnes-clés de cette période telles que les généraux Gabriel Ramanantsoa et Gilles Andriamahazo, ainsi que Ratsiraka Didier auraient pu aider à comprendre bien des mystères. Mais on ne l’a pas fait, pour quelle raison ? (sacrée question) En tout cas, dans cette affaire triste, il faut reconnaître, le colonel Richard Ratsimandrava

a été victime d'un adim-poko et d'un adin-

drazana. Il est pour le moins curieux que les thuriféraires de l’anti-apartheid (anti-sioniste,

anti-ceci, anti-cela) soient contre l’alternance ;

et que les partisans de l’injustice soient ceux-là

mêmes qui sont les plus virulents aristarques de l’humanisme ; en fait la contradiction n’est

qu’apparente. Ainsi parle l'Éternel : « Parce que tu as laissé échapper de tes mains l'homme que j'avais dévoué par interdit, ta vie répondra de sa vie,

et ton peuple de son peuple » (1Rois 20. 42).

Que celui qui est sage prenne garde à ces choses! Que celui qui est intelligent les comprenne! Car les voies de l'Éternel sont droites; Les justes y marcheront, Mais les rebelles y tomberont. Ile (Madagascar), faites silence pour m'écouter! ( Esaïe 41) « Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, Je donne la prospérité, et je crée l'adversité; Moi,

l'Éternel, je fais toutes ces choses » (Esaïe 45. 7). – D’après le 1 er livre des Rois :

« Le roi Achab (traduire prezidà) laisse assassiner Nabot ». La saisie ou la vente forcée d’une terre étaient illégale en Israël. L’héritage d’un homme devait être transmis à la génération suivante.

Mais les droits du peuple n’embarrassaient guère Jézabel. Pendant que son mari boude comme un enfant, elle s’arrange tranquillement pour liquider Naboth. Il lui faut seulement inventer une accusation blasphématoire – renforcée évidemment par de nombre réglementaire de témoins – et les terres du « criminel » sont confisquées. Elie, le vieux prophète de malheur, demeure la seule ombre au tableau, et Elie dit la vérité.

Pourtant il ne s’agit pas d’une simple répétition d’événements – les événements contemporains chevauchent ceux d’autrefois, le futur est

« crypté » dans les textes qui parlent du passé biblique ; redisant avec le psalmiste : « Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier » (Psaumes 119. 105).

Et un autre texte dit encore : « C’est la gloire de Dieu de cacher une chose, et la gloire des rois de chercher à la comprendre » (Proverbes 25. 2).

Ensuite conduisez-le hors de la ville et jetez-lui des pierres jusqu’à ce qu’il meure ». Les anciens et les autorités de la ville de Nabot firent ce que Jézabel leur avait ordonné dans ses lettres. Ils convoquèrent la population à une cérémonie de jeûne et demandèrent à Nabot de présider cette assemblée. Les deux vauriens se placer en face de Nabot

et se mirent à l’accuser devant tout le monde

en disant : – Nabot a maudit Dieu et le roi ! Aussitôt on le conduisit hors de la ville et on lui jeta des pierres jusqu’à ce qu’il meure. Alors les autorités de la ville envoyèrent un messager informer Jézabel que Nabot avait été exécuté à coups de pierres et qu’il était mort. Lorsque Jézabel apprit cela, elle alla dire à

Achab : – Va prendre possession de la vigne que Nabot, de Jizréel, refusait de te vendre. En effet, il est mort.

A cette nouvelle, Achab se rendit à la vigne de

«

Achab prend la vigne de Naboth –

Nabot et en prit possession. – Le reste de

en plein jour » (Matthieu 10. 27) ; Et « Pour

condamnation d’Elie ». Comme il est écrit dans le 1 er livre des Rois (v. 1 Rois 21) – Après ces événements, voici ce qui arriva : Il y avait à Jizréel un homme appelé Nabot ; il possédait dans cette ville une vigne, tout près d’un palais appartenant à Achab, roi de Samarie. Un jour Achab dit à Nabot : – Cède-moi ta vigne pour que je puisse m’en faire un jardin potager, puisqu’elle est juste à côté de mon palais ; en échange je te donnerai une vigne bien meilleure, ou si tu préfères, je t’en payerai

l’histoire d’Achab est contenu dans le livre intitulé Actes des rois d’Israël ; on y raconte tout ce qu’il a fait, comment il s’est construit un palais richement décoré d’ivoire, et combien de villes il s’est fait bâtir. Que dire alors ? Beaucoup de gens se demandent qui a tué le colonel Ratsimandrava. Pourquoi l’a-t-on assassiné ? (Il existe un schéma frappant dans les assassins du monde moderne. Ce sont les chefs porteurs d’espoir qui sont tués).

le prix. Mais Nabot lui répondit : – Je n’ai pas le droit devant le Seigneur de te céder la vigne que j’ai héritée de mes ancêtres ! Achab s’en retourna chez lui, déçu et furieux à cause de la réponse de Nabot. (…) Jézabel (sa femme) lui dit alors : – Vraiment, tu oublies que tu es le roi d’Israël ! Relève-toi ! (…) C’est moi qui vais te donner la vigne de Nabot, de Jizréel. Elle écrivit des lettres au nom du roi Achab, elle les marqua avec le cachet royal et elle les fit porter aux anciens et aux autorités de la ville où habitait Nabot.

Faut-il affronter l’histoire ou fermer, au nom de « la stabilité », la parenthèse de cette épisode sanglante de nos 40 ans de République ? 26 ans après, il reste toujours un blanc dans le dossier : « le nom du coupable » ? n’y avait-il pas de chrétiens parmi les gouvernants ? Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur: « Vous êtes mes témoins » (Esaïe 43. 10). « Je t'ai établi pour être la lumière des nations » (Esaïe 49. 6). « Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le

voir le futur, il faut regarder derrière soi », dit

Dans ces lettres, elle avait écrit ceci :

le

livre d’Esaïe. –

«

Convoquez la population à une cérémonie de

Il

faut d’abord bien situer le contexte pour y

jeûne, et demandez à Nabot de présider cette assemblée. En face de lui, placez deux vauriens, qui l’accuseront d’avoir maudit Dieu et le roi.

voir clair. Juste après sa nomination comme ministre de l’Intérieur et sa confirmation en tant que commandant de la Gendarmerie en

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mai 1972, il a reçu des menaces relatives en sa qualité de gendarme et à son origine raciale. Les menaces reçues par Richard Ratsimandrava concernaient deux points : « Un officier de gendarmerie ne doit pas commander

l’administration territoriale et la police ; – il était trop prétentieux pour sa modeste origine pour cumuler deux grandes fonctions (sic) ». Quand le gouvernement Ramanantsoa a commencé à battre de l’aile –, le colonel Richard Ratsimandrava a voulu savoir son thème astral et celui de Madagascar. Il a donc rencontré à son bureau des mpanandro.

hono ny satan’i Madagasikara,

Alahamady ny tonon’androko, zakako tsara ny fitondrana », dit le colonel Richard Ratsimandrava. – Madagascar est sous le signe d’Alakaosy, comme thème astral je suis Alahamady. Je peux diriger le pays sans incompatibilité ; – ne vous inquiétez pas, tout se déroule selon la vision astrale ! (sic) – Ampahibe aussi avait consulté des astrologues. C’est cette vision des astrologues (mpanandro) qui aurait été à l’origine du bref délai (24h) donné au nouveau chef de l’Etat pour former son gouvernement. Le 5 février 1975, le général Gabriel Ramanantsoa cède les pleins pouvoirs au colonel Richard Ratsimandrava :

« Après réflexion, en toute âme et conscience, j’ai décidé d’user de l’article 3 de la loi référendaire du 8 octobre 1972, qui me donne le droit de nommer mon remplaçant en cas d’empêchement. Mon choix s’est porté sur le colonel Richard Ratsimandrava. Je le nomme donc devant vous, messieurs les présidents du Conseil Supérieur des Institutions et du Conseil National Populaire pour le Développement (C.N.P.D) et messieurs les membres du gouvernement, et lui donne les pleins pouvoirs qui m’ont été accordés pour diriger le pays ». Cette nouvelle retransmise sur la radio et la télévision nationales (rtm) surprit la population en fin d’après-midi du 5 février 1975. Mais que s’était-il donc passé pour que le général baisse ainsi les bras ? Il donne lui-même la réponse dans son discours :

« Le peuple m’a donné les pleins pouvoirs pendant 5 ans pour diriger la nation. Je me suis efforcé de renforcer l’unité nationale.

« Alakaosy

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Malheureusement, celle-ci se trouve aujourd’hui, sérieusement menacée du fait d’une poignée de perturbateurs. La guerre civile plane sur le pays. Le gouvernement que j’ai dirigé n’avait pas de cohésion et, encore moins, d’unité d’action indispensable au redressement de la Grande île. La nation est en crise ». (Le pouvoir brûlait la main du général, il en avait peur). – Le 11 février 1975, vers 20h, le colonel Richard Ratsimandrava, à qui le général Gabriel Ramanantsoa venait de confier les pleins pouvoirs 6 jours plus tôt, tomba et périt dans une embuscade à Ambohijatovo (à La Résidence du Rova actuelle). Qui avait commandité cet assassinat ? sacrée question ! En tout cas, cet assassinat du colonel Richard Ratsimandrava ne doit rien au hasard. Il était sinon programmé du moins prévisible – et se termina dans un bain de sang dans la prise du camp du G.M.P, foyer de la sédition, à flanc de colline à Antanimora. La prophétie d’un devin qu’il venait de consulter, quelques semaines auparavant, s’était accomplie. « Méfiez-vous ! Le sang coulera à flots autour de vous et soyez vigilant, la mort vous guette ». La mise en garde de cet astrologue et devin à qui il demanda de décrypter le mystère de son futur proche, n’était qu’un simple avertissement qui ne pouvait pas le soustraire de son tragique destin, comme si c’était déjà inscrit quelque part. Le reste de l’histoire (résumé) sur l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava est contenu dans les deux magazines R.O.I Madagascar – février 2000 ; et février 2001. Quoique le président Ratsiraka Didier ait promis la vérité sur l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava, cette vérité n’a pas encore vu le jour 27 ans après sa mort. Je demande encore : Le peuple de la Grande île n’aurait-il compris ? Mais que dit l'Écriture (la Bible) ? « L'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger ». (Ny Anjelin’i Jehovah mitoby manodidina izay matahotra azy ; Ka mamonjy azy). (Ary izany dia nanjo azy mba ho anatra, sady voasoratra izany ho fananarana antsika). – Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre

instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. Comme le déclare l’Ecriture :

« Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! » Et encore : « L'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger » (Psaume 34. 7). C'est pourquoi il dit encore ailleurs:

« Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel; et c'est à cause de ces abominations que l'Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l'Éternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, l'Éternel, ton Dieu, ne le permet pas » (Deutéronome 18. 10 – 14). « Tu seras pour l'Éternel un peuple saint, comme il te l'a juré, lorsque tu observeras les commandements de l'Éternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies. – « Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu n'observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd'hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage : – « Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans les champs » (Deutéronome 28. 9 ; 15 ; 16). « Aussi les enfants d'Israël ne peuvent-ils résister à leurs ennemis; ils tourneront le dos devant leurs ennemis (traduire : miamboho), car ils sont sous l'interdit; je ne serai plus avec vous, si vous ne détruisez pas l'interdit du milieu de vous. Dit le Seigneur, l'Éternel. – Oui, ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Il y a de l'interdit au milieu de toi, Israël; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu'à ce que vous ayez ôté l'interdit du milieu de vous » (Josué 7. 12 ;

13).

Mais je dis, non pas moi, mais le Seigneur – Quand cesserez-vous de pencher tantôt d’un côté, tantôt de l’autre ? (1Rois 18. 21) ; Ou bien c’est le Seigneur qui est le vrai Dieu, et alors rendez un culte au Seigneur ! Ou bien c’est Razanahary qui est le vrai Dieu, et alors rendez un culte à Razanahary ! (mot à mot :

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dieu ancêtre, dieu soleil) ; (Raha Jehovah no Andriamanitra, manaraha Azy ; fa raha Bala kosa, dia manaraha azy). Saul, appelé aussi Paul, le premier dit : « Jésus est le Seigneur ! » (1Corinthiens 12. 3) Aux autres, ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dis: Le peuple Malagasy ne l'a-t-il pas su? « Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah – eny, Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah, Izy no mahalala, ary ny Malagasy hahalala koa ». Les gouvernants ont été stupides, Ils n'ont pas cherché l'Éternel; C'est pour cela qu'ils n'ont point prospéré. « Oui, Madagascar, tu oublies ton protecteur, celui qui t’a mis au monde, tu négliges le Dieu qui t’a donné la vie ! » Ne dis jamais : « Autant à payer par le gouvernement », car c’est toi qui paies, et le gouvernement est celui que tu as voulu et pour lequel tu portes l’uniforme rouge écarlate. (Le rouge est la couleur de Madagascar !) Dans la Grande île il ne reste plus de gens fidèles à Dieu, plus personne n’y est honnête. Tous ne pensent qu’au meurtre, ils se guettent les uns les autres. Ils sont maîtres dans l’art de faire le mal. Les chefs et les juges exigent des cadeaux « valopy », les hommes influents disent bien haut leurs désirs et intriguent pour les réaliser. Peut être vous prônez une méthode de guérison par autosuggestion (Méthode Coué) : ‘Je suis guéri.’ – ‘La Grande île est riche’. – ‘Je suis guéri.’ – ‘La Grande île est riche’. – (A répéter pendant 40 jours) ; mais cela fait 40 ans que ça dure et rien ne changera tant que les mêmes causes produiront les mêmes effets. Il n’y a pas des malades, tous identiques s’ils sont frappés d’un même mal. L’histoire le sait et continue de le répéter. Comme l’a dit le général Ramakavelo :

« Madagascar doit lutter contre l’injustice (traduire ‘tsi-fahamarinana’ plutôt que contre la pauvreté » – [v. le journal MIDI Madagascar – N° 5176 – 18 août 2000]. En effet, ce n’est pas normal que les gouvernants demandent des aides et crédits à l’extérieur, mais en même temps, ils laissent faire les ‘fraudeurs’, comme l’a dit aussi Patrick Rajaonary, le président du SIM (Syndicat des Industriels de Madagascar) – [v. MIDI Madagascar – 17 mars 2001 – N°5354 –

p.2].

De même, la « démocratie », la « bonne gouvernance », c’est aussi la « juste répartition des richesses », dit Abbé Pierre, et « l’honneur d’une nation, c’est de loger ses habitants ». Et ce n’est pas tout. L’Eglise de Jésus-Christ à Madagascar (F.J.K.M) appelle aussi pour la croisade contre la corruption – [v. MIDI Madagascar 17 mars 2001 – N°5354 – p.5] ; selon ce que dit la Bible : « Mais celui que Dieu a ressuscité n'a pas vu la corruption » (Actes des Apôtres 13. 37 – Fa izay natsangan’Andriamanitra tsy mba tratry ny fahalovana). La Bible nous prépare au combat. Le chrétien y puisera l’ardeur dont il a besoin pour se pénétrer de la doctrine de la Bible. Si, par exemple, il ne saisit pas l’enseignement de la Bible sur la nature humaine, il sera incapable de parler face aux prétentions de l’humanisme du 21 ème siècle –, et les slogans qui vont avec comme « le développement de tout homme et le développement de tout l’homme » (Fampandrosoana ny olona sy ny maha-olona). S’il ne saisit pas bien le sens de la mort et de la résurrection du Christ, il ne peut pas espérer amener les autres à Jésus comme à leur Sauveur. Les vérités de la Bible sont toujours actuelles parce que Dieu lui-même ne change pas, ni dans sa nature, ni dans ses relations avec les hommes. Quels sont les objectifs pratiques qu’elles visent à réaliser ? Elles dirigent les hommes vers Jésus. Voilà ce que j’ai aussi observé sur la Grande île : Les opprimés crient leur détresse et personne ne leur vient en aide. Le pouvoir est du côté des oppresseurs, si bien que personne ne peut leur venir en aide. Mais je dis : il faut lutter contre la pourriture (fahalovana). C’est difficile, mais encore plus nécessaire (mila olom-baovao, olon’Andriamanitra, hanavotra tantsaha !) Mais je dis : N'avez-vous jamais lu dans les Écritures :

« Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre Criera lui-même et n'aura point de réponse » (Proverbe 21. 13) ? « Nations, chantez les louanges de son peuple! Car l'Éternel venge le sang de ses serviteurs, Il se venge de ses adversaires, Et il fait l'expiation pour son pays, pour son peuple » (Deutéronome 32. 43)

« Où sont les dieux auprès desquels vous cherchiez refuge ? » (Deutéronome 32. 37) Et un autre texte dit encore : « Ils ne connaissent pas d'autre dieu que leur force » (Job 12. 6).

Dans la Grande île d’aujourd’hui les Malgaches ne croient plus en rien. Pour eux le christianisme ne veut rien dire. Ils s’intéressent beaucoup plus à l’autonomie des provinces, au développement intégré, et au développement humain. Les gouvernants (Rayamandreny) manquent à leur devoir. Ils connaissent Dieu ‘Andriamanitra Andriananahary’, mais ils ne l'honorent pas et ne le remercient pas comme il convient de le faire pour Dieu. Depuis Andrianampoinimerina chacun agit comme bon lui semble. Les gasy se sont compromis avec les idoles. Nous voyons, en effet, que le peuple Malagasy

a abandonné, le Seigneur, pour pratiquer

l'idolâtrie. On triche dans l’espoir de pouvoir gagner. Et c’est tout. Pire encore, il demande

des réponses à une idole de bois ; c'est un bout

de bâton (fàntaka) qui lui fait des révélations !

Les Rayamandreny se sont prostitués en se

séparant de leur Dieu. Sur les collines ils font monter la fumée de leurs sacrifices. (Le zébu

est la matière 1 ère et principale du sacrifice).

C'est pourquoi les gasy se prostituent, Et les

Rayamandreny (Mpanabe) sont adultères. Comme dit le proverbe : « Un peuple sans discernement est un peuple perdu » (Ka dia ho lavo ny firenena tsy misaina), Dans ce même temps, je dis encore au peuple:

Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. Madagascar s’est montré aussi indomptable qu’un zébu refusant de se laisser mettre le

joug. Pourquoi donc le Seigneur devrait-il le traiter comme des agneaux qu’on mène dans

de vastes pâturages ?

« La terre » a-t-on dit, « première épouse de Dieu » – (ny tany vadiben’Andriamanitra). Croyez-vous que l'Écriture parle en vain? Mais que dit l'Écriture? D’après le Livre d’Osée chap. 2, v. 7 – 16 – (…) Elle (la Grande île) annonce en effet : « Je veux courir après mes amants (vazaha), eux qui me donnent mon pain et mon eau, ma laine et mon lin, mon huile et mon vin ». Mais moi, le Seigneur, je vais lui barrer la route par une haie d’épines ; (avec les fameuses conditionnalités, 50 p. 100

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seulement, des emprunts contractés auprès du F.M.I – 2001, ont été effectivement décaissés – identique pour la Banque mondiale) ; je vais l’entourer d’un mur pour l’empêcher désormais de trouver le chemin (le chemin de

la croissance ?) C’est en vain qu’elle essaiera de rejoindre ses amants (vazaha); elle cherchera à les atteindre mais sans le moindre succès. Alors elle (la Grande île) se dira : « Il faut que je revienne à mon premier mari, car j’étais heureuse alors, bien plus qu’aujourd’hui ! » Elle méconnaît ceci : c’est moi qui lui ai donné le blé, le vin et l'huile fraîche ; c'est moi qui l'ai enrichie de l'argent et de l'or dont elle s'est servie pour Baal (traduire ‘Razana’). C'est pourquoi je vais lui reprendre mon blé au temps de la moisson et mon vin au temps des vendanges. Je vais lui arracher ma laine et mon lin, qui lui servaient à couvrir ce que l'on cache par pudeur. Oui, je la déshabillerai (la Grande île) sous le regard de ses amants (vazaha). Personne ne m'en empêchera. (…) Je détruirai ses vignes et ses figuiers, dont elle disait : « C’est le salaire que m’ont versé mes amants ». (…) Je lui ferai payer ainsi le temps qu'elle consacrait à Baal (razana) et aux dieux de cette espèce (sampy) ; (…) se paraît d'anneaux et de colliers (ody), elle courait après ses amants (vazaha), et moi, elle m'oubliait, déclare le Seigneur. Je vais donc la reconquérir et la reconduire au désert (kere), où je lui ferai la cour. – (Comparer Deutéronome chap. 2, v. 1 ; et 14). Dans le temps présent : Qu’est-ce que Dieu, Andriamanitra Andriananahary, attend de la

Grande

des

gouvernants (Rayamandreny) ? La question peut-être ne se pose pas ; la solution vous l’avez déjà. Aoè ! Vous allez courir après la Banque mondiale et le F.M.I ; avec le P.A.S III (3 ème programme d’ajustement structurel qui couvre la période 1999 – 2001) – vous allez réaliser vos programmes gouvernementaux correspondant au cadre stratégique de lutte contre la pauvreté pour la Grande île. Vous avez un projet de société pour le pays notamment avec les trois fonds (traduire :

fonds national de solidarité) ; et la création des villages IDEES-XXI (un programme qui consiste en l’intégration du développement, de

île

et

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l’environnement, de l’éducation et de santé pour le 21 ème siècle). Que dire alors ? Savoir parler ne prouve pas qu'on ait raison ! et c'est dans l'exécution que nous discuterons les succès et les erreurs ; ce qu'il faut continuer et affermir et ce qui doit disparaître. – Cela n'est-il pas écrit dans la Bible ? « Le Seigneur déjoue les plans des nations, il fait obstacle aux projets des peuples. Mais les plans du Seigneur sont définitifs, ce qu'il a projeté tient de siècle en siècle ». Madagascar a suffisamment prouvé son échec tout au long de sa longue marche de 14400 jours (40 ans). Nos (futurs) gouvernants feront-ils demain ce qu’ils n’ont pas fait hier ? Le Monde a été fait pour nous ; car il est dit dans l'Écriture : « L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2. 15). Le peuple de la Grande île n'aurait-il pas compris ? Ici à Madagascar le riz quotidien est vraiment obtenu à la sueur du front. Le S.M.I.G vaut 160.000 Fmg par mois (aujourd’hui – 2001). N'avez-vous pas lu cette parole de l'Écriture:

« Vous mangerez, et vous ne serez point rassasiés » (Lévitique 26. 26) ? – Ce passage de l’Ecriture s’est réalisé aujourd’hui, dans la Grande île. Que dirons-nous donc? Dieu serait-il injuste? Certainement pas! De même, dans le temps présent, 65 p. 100 des Malgaches vivent avec moins de $1 par jour; chiffre publié par l’O.N.U ($1 qui valait 260 Fmg en 1960 coûte 6600 Fmg, aujourd’hui – 2001), Madagascar est classé parmi les pays pauvres très endettés (P.P.T.E.). Il fait partie des échantillons de pays aux indicateurs macro- économiques défavorables, malgré les programmes d’ajustement structurel (P.A.S) de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Un programme théorique élégant qui permet de réconcilier sur le papier les considérations de rééquilibrage dans le court terme, [intervention en cas de déséquilibre temporaire de la balance de paiement avec la F.A.S.R (Facilité d’Ajustement Structurel Renforcé), devenue F.R.P.C (Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance) du F.M.I] – Et celles qui touchent à l’amélioration de la

croissance dans le long terme, [développement du potentiel économique notamment du Secteur Privé avec le C.A.S (Crédit d’Ajustement Structurel) de la Banque mondiale]. Mais le programme souffre de quelques faiblesses qui se manifestent pleinement lors de la mise en œuvre effective. Les instruments choisis se révèlent inefficaces dans le contexte des économies du Sud, dont Madagascar. Tout ceci incite à un relatif scepticisme aux résultats des programmes d’ajustement de la Banque mondiale et du F.M.I. Madagascar continue toujours de figurer dans la queue des classements établis ici et là, par les organismes de développement; et les médias. Son P.I.B /hab. (200 $ par hab. et par an) étant l’un des plus faibles au monde. D’après le rapport de la Banque mondiale,

pour 1994, Singapour a le plus fort P.I.B / hab., avec 27223 $. Le Mozambique est, selon les mêmes sources, le pays le plus pauvre du monde, avec un P.I.B de 133 $ par habitant, en

1996.

En 1960, Madagascar figurait dans le peloton de tête des anciennes colonies françaises, avec notamment la Côte d’Ivoire, et le Sénégal, avec un P.I.B/ hab. compris entre 350 et 500 $. Quarante ans après, (35 ans d’aides et de fidélité avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, plus communément appelée Banque mondiale), le P.I.B /hab. des Malgaches tombait à 200 $. Pourquoi ? – Les pays qui avaient à peu près le même niveau de revenu que Madagascar en 1970 (en terme de P.I.B /hab.), le dépassent tous très largement aujourd’hui. Exemple, pour ne citer que ceux-là : l’Inde dont le niveau de P.I.B /hab. était de 0,6 fois celui de la Grande île en 1970, est aujourd’hui à 1,5 fois, tandis que la Corée du Sud, qui était à 1,7 est à 43,4. Faut-il rappeler également que depuis l’Indépendance nationale (1960), la Grande île a suivi les idéologies les plus contradictoires et adopté les institutions les plus variées, sans trouver pour autant l’équilibre politique et le développement économique ? Et c’est tout. Pire encore, des hommes de toutes générations, de toutes compétences, de toutes formations, se sont succédés au pouvoir – en vain. Je suis désolé !

Et avec cela s'accordent les paroles des

chroniqueurs, selon qu'il est écrit – dans

le doute – 2000 » – d’après

Sylvain Urfer, Jésuite, lauréat de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. – La pauvreté actuelle de la société malgache est avant tout morale (fahantrana toe-panahy, toe- tsaina), avant d’être organisationnelle et économique. Voilà ce que j'ai aussi observé sur la Grande île. Dans certains pays (USA) on ne reconnaît de Madagascar que ses Lémuriens (Babakoto). Indépendamment de sa compétitivité en terme de coûts de facteurs, Madagascar est en fait handicapé par son image. Une image de pays aux immenses potentialités où règnent les injustices (tsi-fahamarinana). Et il serait dangereux de cultiver l’illusion que le remaniement des gouvernants (mpitondra) suffirait pour résoudre le problème de la Grande île. Ouvrons-nous les yeux ! Le problème n’est pas là ! Alors cessons de remplacer des gouvernants par d’autres qui feront les mêmes choses, mais changeons « le système », c’est-à-dire renversement de valeurs (manova toe-tsaina, toe-panahy). Le problème ce n’est pas « le capitaine », c’est « le bateau » (le système). En effet, le système n’est pas seulement les hommes et les femmes en place, mais c’est l’ensemble des valeurs, et des traditions véhiculées et amplifiées au fil des ans. Révolution et changement de gouvernants ne font souvent qu’échanger des ensembles de maux contre un autre. La Bible dit pourquoi – Le mal n’est pas seulement extérieur ; il est au plus profond de l’homme. Etonnant, l’Evangile ! Il renverse les valeurs habituelles (la fortune, le pouvoir, la popularité) qui n’ont aucune importance pour Dieu. La venue de Jésus-Christ dans ce monde est la démonstration de ce renversement de valeurs ; comme Dieu lui même l’a dit :

« L’espoir et

« L'homme ne vit pas de pain seulement » (Deutéronome 8. 3). C’est pourquoi, le Seigneur déclare : – « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6. 33).

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Toutes ces promesses sont valables pour nous, aujourd’hui ! « Si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3. 29). « Vous mangerez et vous vous rassasierez, Et vous célébrerez le nom de l'Éternel, votre Dieu » (Joël 2. 26). – (Finoana, fahamarinana, fahamasinana no filamatra). (Ry Malagasy aza matahotra, fa ho azonao ilay tany vaovao). – (Raha Jehovah no Andriamanitra, manaraha Azy). Allons de l'avant notre révolution triomphera. « Avec l’aide de Dieu ! » (La clef est là !)

Pourquoi la Grande île reste-t-elle aussi pauvre ? Qu’as-tu fais de tes 40 ans ?

Terre, écoute-moi, j'ai quelque chose à t'expliquer; je veux te raconter ce que j'ai découvert. Car j'ai certainement un témoin dans le ciel,

oui, j'ai quelqu'un là-haut qui témoigne pour moi.

Je dis la vérité, j'appartiens au Christ et je ne

mens pas; ma conscience guidée par le Saint- Esprit, m'assure aussi que c'est la vérité: mon cœur est plein d'une grande tristesse et d'une douleur continuelle. Pour l'amour de mes compagnons, de mes

frères (gasy), je fais pour toi des vœux de paix. Pour l'amour de la Grande île du Seigneur mon Dieu, je demande pour toi le bonheur.

Si vous cherchez dans la Bible, vous pourrez

lire ceci :

« Ils sont les membres du peuple d'Israël: Dieu

a fait d'eux ses fils et leur a accordé sa

présence glorieuse; il a conclu ses alliances avec eux et leur a donné la loi, le culte, les promesses ».

Je

ne veux pourtant pas dire que la promesse

de

Dieu a échoué.

En effet, les descendants d'Israël ne sont pas tous le vrai peuple d'Israël; et les descendants d'Abraham ne sont pas tous ses vrais enfants, car Dieu a dit à Abraham: « C'est par Isaac que tu auras les descendants que je t'ai promis » (Genèse 21. 12). C'est-à-dire: ce ne sont pas les enfants nés conformément à l'ordre naturel qui sont les enfants de Dieu; seuls les enfants nés conformément à la promesse de Dieu sont considérés comme les vrais descendants. Car

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Dieu a exprimé la promesse en ces termes:

« Au moment indiqué je reviendrai et Sara aura un fils » (Genèse 18. 10). Et ce n'est pas tout. Les deux fils de Rébecca avaient le même père, notre ancêtre Isaac. Mais Dieu a son plan pour choisir les hommes:

son choix dépend de l'appel qu'il leur adresse et non de leurs actions. Pour montrer qu'il demeure fidèle à ce plan, Dieu a dit à Rébecca alors que ses fils n'étaient pas encore nés et n'avaient donc pas accompli ni bien ni mal: « L'aîné servira le plus jeune » (Genèse 25. 23). Comme le déclare l'Ecriture: « J'ai aimé Jacob, mais j'ai repoussé Esaü » (Malachie 1. 2 – 3). Que dirons-nous donc? Dieu serait-il injuste? Certainement pas! Car il dit à Moïse: « J'aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j'aurai compassion de qui je veux avoir compassion » (Exode 33. 19). Cela ne dépend donc pas de ce que la Grande île veut ni de ses efforts, mais uniquement de Dieu qui a pitié. Dans l'Ecriture, Dieu déclare au roi d'Egypte (prezidà) : « Je t'ai établi roi précisément pour montrer en toi ma puissance et pour que ma renommée se répande sur toute la terre » (Exode 9. 16). Alors que Dieu pouvait adoucir le cœur de Pharaon – comme il le fit pour Paul (appelé Saul)–, il le laissa simplement suivre ses penchants naturels. Dieu l’abandonna – le laissa agir à sa guise, de telle sorte qu’en définitive la puissance de Dieu fût évidente pour tous. Ainsi, Dieu a pitié de qui il veut et il endurcit le cœur de qui il veut. Depuis plus de 40 ans, la majorité des Malgaches est déçue et la plupart se demandent si nous ne sommes pas maudits (La Grande île est classée P.P.T.E.), Voilà le sort d'une nation qui lève le poing en jetant un défi à Dieu, le Tout-Puissant! Comme le déclare l’Ecriture : « Edom, je vais faire de toi la dernière des nations, celle que tout le monde méprise » (Jérémie 49. 15). Je demande donc: Dieu aurait-il rejeté son peuple? Certainement pas! Vous savez, n'est-ce pas, ce que dit l'Ecriture dans le passage où Salomon se tint devant Dieu, en face de tous les Israélites:

« Quand la famine, la peste, la rouille, la nielle, les sauterelles d'une espèce ou d'une autre, seront dans le pays, quand il y aura des fléaux

ou des maladies quelconques; si un homme, si tout ton peuple d'Israël fait entendre des prières et des supplications- exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et pardonne » (1Rois 8.

37).

Mais que lui répondit Dieu? « J'exauce ta prière et ta supplication que tu m'as adressées » (1Rois 9. 3). De même, dans le temps présent, le peuple de la Grande île n'a pas obtenu ce qu'il recherchait (le bon pays où coulent le lait et le miel). Pourquoi? Parce que les membres du peuple de la Grande île ne cherchaient pas à être agréables à Dieu par la foi, ils pensaient l'être par des œuvres.

« Ils ne connaissent pas d'autre dieu que leur force » (Job 12. 6).

(Fahavitantena ara-tsakafo (sic) amin’ny taona 2000 ; Raisintsika izay paik’ady mahery vaika hiasa (sic) amin’ny taona 2005, mba hiarina izany amin’ny taona 2015). Ils se sont heurtés à la « pierre qui fait trébucher », dont parle l'Ecriture:

« Voyez, je pose en Sion une pierre qui fait

trébucher, un rocher qui fait tomber. Mais celui

qui croit en lui ne sera pas déçu » (Esaïe 28.

16).

Que dire encore? « On ne rebâtit pas ce que Dieu démolit! » Comme le déclare l'Ecriture:

« Personne ne peut redresser ce qu'il a courbé. Lorsque tout va bien, soyons heureux; lorsque

tout va mal, réfléchissons » (Ecclésiaste 7. 13 -

14).

En construisant votre propre pays Madagascar vous vous révoltez contre Dieu. « Tu as abandonné le rocher qui t'a fait naître, Et tu as oublié le Dieu qui t'a engendré ». Le meilleur est que Dieu est avec la Grande île. Pourquoi la Grande île reste-t-elle aussi pauvre ? (malgrè ses atouts en ressources humaines et en richesses naturelles) – Comme réponse, voici d'abord ce qu'annonce le premier ministre Andrianarivo Tantely, pour le programme du gouvernement –, une croissance économique est prévue, croissance soutenue dont le taux devrait atteindre au cours de la période 2001-2003 une moyenne annuelle de 6%.

« A l’horizon 2015 », a-t-on dit, « la pauvreté passera de plus de 70% de la population à moins de 35% » (v. Déclaration du Millénaire – 2001).

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Madagascar réunit maintenant toutes les conditions pour l’accroissement de la Grande île. Exemple, pour ne citer que ceux-là : Le programme national d’appui au secteur privé, P.N.S.P (2000), un cadre de référence devant permettre d’assurer la cohérence et la synergie des actions en faveur du secteur privé (S.P), locomotive du développement ; changement du D.C.P.E des institutions des Bretton Woods, par le document cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, D.C.S.L.P (2000); 7 ème commission mixte, nouvelle formule, qui donne un champ plus large aux S.P, et O.N.G, la plus importante de toutes, au plan des relations bilatérales (2000) ; retour de confiance des bailleurs de fonds marqué notamment par le déblocage du C.A.S II 1 ère

tranche de 120 millions de $ de la Banque mondiale ; signature du F.I.D IV (le plus important projet financé par la Banque mondiale depuis 1960) ; obtention de la F.A.S.R du F.M.I (devenu facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, F.R.P.C) de 110 millions de $ ; suppression des dettes de Madagascar (emprunts bilatéraux) rentrant dans le cadre du « jubilé 2000 » par les autres pays ; parmi les chiffres égrenés : la France a effacé environ 120 millions de $ des dettes malgaches ; 192 millions de $ par l’Italie ; 161 millions de $ par le Club de Paris ; signature de l’accord avec la Banque mondiale sur le projet d’appui au développement rural, P.A.D.R (2001) pour un montant de 89 millions de $, complémentaire du F.I.D IV de 110 millions de $. Dernièrement (2001) le gouvernement de Georges W Bush vient d’ouvrir le marché américain aux produits malgaches (textile, et non-textile) dans le cadre de l’A.G.O.A (Africa Growth and Opportunity Act), plus communément appelée Africa Bill. L’Union Européenne (U.E) s’ouvre aussi aux produits des pays P.M.A en supprimant les barrières douanières pour aider les pays du « 1/4 monde » pays pauvres à entrer dans la

(pays

globalisation ; sont classés P.M.A

moins avancés) les pays ayant rempli les 3 critères suivants : le revenu annuel par habitant est moins de $ 900, un retard dans le développement du capital humain (santé, scolarisation, alphabétisation), une vulnérabilité économique (baisse de la production agricole, instabilité des exportations).

Les dirigeants du G8 ont achevé leur « sommet de Gênes » Italie, (2001) par l’engagement solennel d’accroître leur aide au « 1/4 monde ». Devant tout cela, sans oublier une Grande île

aussi belle et fascinante. (Ses pierres contiennent du saphir, Et l'on y trouve de la poudre d'or) La question « Pourquoi Madagascar reste-t-il aussi pauvre? » n’a pas de réponse. C’est la question à laquelle tout le peuple Malagasy doit réfléchir et apporter une réponse (en ce 40 ème anniversaire de l’Indépendance nationale) On comprend cette interrogation dans les autres pays africains par la présence des guerres civiles qui est en effet un facteur de recul économique. Exemple, pour ne citer que ceux-là: Ethiopie, et Rwanda. « Comparaison », a-t-on dit, « n’est pas raison » ; mais pourtant les chiffres parlent d’eux-mêmes en matière de richesse, (de P.I.B). La valeur des richesses (le P.I.B) des malgaches s’établisse à 3 milliards de $ à fin

1999.

La valeur de la Société Microsoft est estimée à 224 milliards de $. Son président, William Gates, plus connu sous le nom de Bill Gates, 42 ans, cofondateur de Microsoft, sa fortune est estimée 40 milliards de $ en 1999 ; ses logiciels équipent aujourd’hui 90% des ordinateurs de bureau du monde. – [Source le GBR 99 – Guinness Book of World Records]. La richesse de Madagascar, le P.I.B malgache ne correspond que 1/13 e de la fortune actuelle de Bill Gates, le P.D.G de la Société Microsoft. Le P.I.B le plus élevé du monde est celui des U.S.A : 7300 milliards de $. « Voilà déjà 40 ans que nous avons eu l ‘indépendance. Qu’avons-nous fait pour notre pays pour qu’il s’appauvrisse ainsi ? » Une question que le Cardinal Razafindratandra, président du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar (F.F.K.M), a soumis récemment aux intellectuels malgaches. Ils pansent à la légère la plaie de la Grande île :

Paix! paix! (‘ny andon'ny lanitra sy ny tsiron’ny tany …’) disent-ils; Et il n'y a point de paix; Ils seront confus, car ils commettent des abominations; Ils ne

45

rougissent pas, ils ne connaissent pas la honte; C'est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent, Ils seront renversés quand je les châtierai, dit l'Éternel. Comme le déclare l’Ecriture : « Je briserai l'orgueil de votre force, je rendrai votre ciel comme du fer, et votre terre comme de l'airain » (Lévitique 26. 19). Et s'ils te disent: « Où irons-nous? » Tu leur répondras: Ainsi parle l'Éternel: A la mort ceux qui sont pour la mort, A l'épée ceux qui sont pour l'épée, A la famine ceux qui sont pour la famine ! (Jérémie 15. 2) – C'est pourquoi les poètes disent:

[Le ‘kere’, impitoyable, poursuit sa conquête. Il s’incruste, s’enracine jusque dans les entrailles de la terre disséquée par la sécheresse. Enfer, sur une terre promise à la damnation. Et cette terre n’est pas une illusion. Elle porte un nom : Androy. (…) Chagrin immense, incommensurable de l’Androy tout entier qui a perdu son peuple, torturé et massacré par le maudit kere. (…) J’ai entendu des enfants, des hommes implorer un quelconque soutien. Et je n’ai pas attendu les vaines décisions de tous ces soi-disant gouvernants. Ils sont encore perdus derrière les paperasses, les discours, les séminaires, les quêtes. (…) Et puis, les gouvernants attendent encore, et avec quelle patience, l’aide des étrangers. De ces inconnus qui soupirent devant leur petit écran en déplorant le sort d’un peuple agonisant. Une lointaine réalité ! Viendront sûrement à compte-gouttes les supposés dons : un peu d’eau pour atténuer la soif de milliers d’enfants. Un peu de vivres pour nourrir des milliers d’affamés. Un peu de savon pour les nettoyer au seuil de la mort. Un peu de médicaments pour soigner leurs ventres pourris d’ascaris. Et beaucoup de friperies qui ne serviront à rien sinon à ensevelir les corps vomis par l’agonie. Beaucoup de ces dons inutiles qui finiront tôt ou tard sur les marchés douteux des villes repues de corruption (…) Tel un linceul de sable mou, il ensevelit l’Androy (…) – d’après les écrits de Lila Ratsifandrihamanana – Ministre des Affaires Etrangères – dans Esquisse, publié en 1999 ]. Voilà la conclusion de tout ce qui a été dit : la Grande île a tout, sauf Dieu. Oui, Madagascar, tu oublies ton protecteur, celui qui t’a mis au monde, tu négliges le Dieu qui t’a donné la vie !

Des signes qui ne se trompent pas – Illusion ou réalité ? Selon ce qui

Des signes qui ne se trompent pas – Illusion ou réalité ?

Selon ce qui est écrit dans Deutéronome chap. 28 :

20 L'Éternel enverra contre toi (Madagascar) la malédiction, le trouble et la menace, au milieu de toutes les entreprises que tu feras, jusqu'à ce que tu sois détruit, jusqu'à ce que tu périsses promptement, à cause de la méchanceté de tes actions, qui t'aura porté à m'abandonner. –

21 L'Éternel attachera à toi (Madagascar) la peste, jusqu'à ce qu'elle te consume dans le pays dont tu vas entrer en possession. –

23 Le ciel sur ta tête sera d'airain, et la terre sous toi sera de fer. –

24 L'Éternel enverra pour pluie à ton pays de la poussière et de la poudre ; il en descendra du ciel sur toi jusqu'à ce que tu sois détruit. ( La sécheresse, les criquets et le vent qui transporte le sable sur les cultures – sont les 3 plaies qui par intermittence s’abattent inexorablement sur la Grande île). –

25 L'Éternel te fera battre par tes ennemis (‘resin’ny fahantrana, Madagasikara’) (…) et tu seras un objet d'effroi pour tous les royaumes de la terre. (Ici tout le monde a faim, même les animaux). – 28 L'Éternel te frappera de délire, d'aveuglement (‘fahajamban’ny mpitondra’), d'égarement d'esprit (fahaverezan-kevitry ny mpitondra), –

29 et (Madagascar) tu tâtonneras en plein midi comme l'aveugle dans l'obscurité, tu n'auras point de succès dans tes entreprises, et tu seras tous les jours opprimé, dépouillé, et il n'y aura personne pour venir à ton secours. –

33 Un peuple que tu n'auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé. –

36 L'Éternel te fera marcher, toi (Madagascar) et ton roi (prezidà) que tu auras établi sur toi, vers une nation (‘firenena kere – saozanina’) que tu n'auras point connue, ni toi ni tes pères. Et là, tu serviras d'autres dieux, du bois et de la pierre. – 37 Et (Madagascar) tu seras un sujet d'étonnement (figagana), de sarcasme et de raillerie (fanesoana), parmi tous les peuples chez qui l'Éternel te mènera. –

38 (Madagascar) Tu transporteras sur ton champ beaucoup de semence; et tu feras une faible récolte, car les sauterelles (valala) la dévoreront. –

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39 (Madagascar) Tu planteras des vignes et tu les cultiveras; et tu ne boiras pas de vin et tu ne feras pas de récolte, car les vers (kakana) la mangeront. – 40 Tu auras des oliviers dans toute l'étendue de ton pays; et tu ne t'oindras pas d'huile, car tes olives tomberont. – 43 L'étranger (vazaha) qui sera au milieu de toi (Madagascar) s'élèvera toujours plus au-dessus de toi, et toi, tu descendras toujours plus bas (6 ème pays le plus pauvre); – 44 il te prêtera, et tu ne lui prêteras pas; il sera la tête, et tu seras la queue. – 45 Toutes ces malédictions (ozona) viendront sur toi (Madagascar), elles te poursuivront et seront ton partage jusqu'à ce que tu sois détruit (ringana), parce que tu n'auras pas obéi à la voix de l'Éternel, ton Dieu, parce que tu n'auras pas observé ses commandements et ses lois qu'il te prescrit. – 46 Les malédictions (ozona) seront à jamais pour toi et pour tes descendants (‘gasy’) comme des signes (famantarana) et des prodiges (fahagagana). – 47 Pour n'avoir pas, au milieu de l'abondance de toutes choses, servi l'Éternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur, – 48 (Madagascar) tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette (tsi-fananana) de toutes choses, tes ennemis que l'Éternel enverra contre toi. (…) – 49 L'Éternel fera partir de loin, des extrémités de la terre, une nation qui fondra sur toi d'un vol d'aigle, une nation (vazaha) dont tu n'entendras point la langue, – 50 une nation (vazaha) au visage farouche, et qui n'aura ni respect pour le vieillard ni pitié pour l'enfant. – 51 Elle mangera le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol, jusqu'à ce que tu sois détruit (Madagascar); (…) – 61 Et même, l'Éternel fera venir sur toi (Madagascar), jusqu'à ce que tu sois détruit (ringana), toutes sortes de maladies et de plaies (sida) qui ne sont point mentionnées dans le livre de cette loi. – 63 De même que l'Éternel prenait plaisir à vous faire du bien et à vous multiplier, de même l'Éternel prendra plaisir à vous faire périr et à vous détruire; et vous serez arrachés du pays dont tu vas entrer en possession. – 64 L'Éternel te dispersera parmi tous les peuples, d'une extrémité de la terre à l'autre; et là, tu serviras d'autres dieux que n'ont connus ni toi, ni tes pères, du bois et de la pierre. – 65 Parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille, et tu n'auras pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds. L'Éternel rendra ton cœur agité (miemponempona), tes yeux languissants

(pahina), ton âme souffrante (fahakiviam- panahy). – 66 Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, tu douteras de ton existence. – 68 Et l'Éternel te ramènera sur des navires en Égypte, et tu feras ce chemin dont je t'avais dit: Tu ne le reverras plus! Là, vous vous offrirez en vente à vos ennemis, comme esclaves et comme servantes; et il n'y aura personne pour vous acheter. – Je demande alors: N'auraient-ils pas entendu ce message? Mais oui, ils l'ont entendu! L'Ecriture déclare: « Leur voix s'est fait entendre sur la terre entière, et leurs paroles ont atteint le bout du monde ». Je demande encore: Le peuple de la Grande île n'aurait-il pas compris? Comme réponse, voici d'abord ce qu'annonce Moïse (Deutéronome 32. 21): « Je vous rendrai jaloux de ceux qui ne sont pas une vraie nation (traduire ‘karana’), dit Dieu, j'exciterai votre colère contre une nation sans intelligence ». Vous savez bien aussi que Dieu n'aime pas l'infidélité de son peuple – une sorte de prostitution, concernant les cultes rendus aux ancêtres (razana) et aux talismans (sampy) – et les cultes rendus aux autres dieux « Razanahary » (mot à mot : dieu ancêtre, dieu nature, et dieu soleil). Eh bien, parmi les dieux, qui peut nous expliquer ce qui est arrivé à toi Madagascar ? Qui est l’auteur de ces événements ? N'êtes- vous pas dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu? Mais que dit l'Écriture? « Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Joël 3. 5). Mais comment feront-ils appel à lui sans avoir cru en lui? Et comment croiront-ils en lui sans en avoir entendu parler? Et comment en entendront-ils parler si personne ne l'annonce? Et comment l'annoncera-t-on s'il n'y a pas des hommes envoyés pour cela? Comme le déclare l'Ecriture: « Qu'il est beau de voir venir des porteurs de bonnes nouvelles » (Esaïe 52. 7). Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. Je demande alors: Est-il possible de croire encore en Jésus-Christ 2000 ans après sa naissance ? – Le mot péché a-t-il encore un sens quand la morale semble se fonder sur les sondages

47

d’opinion ? Croyez-vous que l'Écriture parle en vain? Je demande encore : Qu’est-il écrit dans la Bible ? (Le Grand Livre des Générations). Comment la comprends-tu quand tu la lis ? un livre vieux plus de 2000 ans ; on le présente à quelqu’un qui sait lire, en lui disant : « Lis donc ceci » ; mais il répond : « Impossible, l’écrit est scellé ». On le présente alors à quelqu’un qui ne sait pas lire, en lui disant :

« Lis donc cela » ; mais il répond : « Je ne sais pas lire ». (Comparer Actes des Apôtres 8. 29 – 31 ; 2Pierre 3. 16). – Mais que dit l'Écriture? « Je t'ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu'aux extrémités de la terre (traduire ‘tany farany’) » (Actes des Apôtres 13. 47). Elle déclare aussi : « Apporter aux pauvres (traduire ‘mahantra’ » une bonne nouvelle » (Luc 4. 18). Et je dis : Dieu m’a ouvert les yeux. J’ai compris que j’ai une mission : « Lire, Et faire lire la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aux gouvernants (Rayamandreny) de Madagascar ( ‘tany farany mahantra’) ». (Et maintenant, c’est le Seigneur Dieu qui m’envoie et me donne son Esprit). Avant de dire que la Bible n’est pas d’actualité, il faut la lire avec respect en acceptant d’être transformé par elle. Elle est le feu qui réchauffe, marteau qui brise, eau qui nettoie, lait qui nourrit, viande qui fortifie, lumière qui guide, glaive qui combat, miroir qui révèle. Elle est « à l’œuvre en vous, les croyants », « capable de vous édifier », « vivante et active –pénétrante – opérant un discernement ». Si vous cherchez dans Esaïe (le 12 ème livre de la Bible), vous pourrez lire ceci :

[J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. – Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point. – Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri. Je dis: Jusqu'à quand, Seigneur? Et il répondit: Jusqu'à ce que les villes soient dévastées Et privées d'habitants; Jusqu'à ce

qu'il n'y ait personne dans les maisons, Et que le pays soit ravagé par la solitude; – Jusqu'à ce que l'Éternel ait éloigné les hommes, Et que le pays devienne un immense désert, – Et s'il y reste encore un dixième des habitants, Ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne Conservent leur tronc quand ils sont abattus, Une sainte postérité renaîtra de ce peuple].

C'est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit:

« Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,

N'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, Le jour de la tentation dans le désert (kere), Où vos pères me tentèrent, Pour m'éprouver, et ils virent mes oeuvres Pendant 40 ans » (Hébreux 3. 7 –9).

« Alors dans ma colère, j’ai fait ce serment : ils

n’entreront pas au pays où je leur avais préparé le repos » (Psaume 95. 11). Qui sont ceux qui ont entendu la voix de Dieu et se sont révoltés contre lui ? Ce sont nos ancêtres, nos gouvernants. Ceux qui avaient été les premiers à entendre la Bonne Nouvelle.

« Pendant 40 ans, cette génération n’a suscité

en moi que du dégoût. Ces gens ont perdu la tête, ils n’ont pas compris ce que j’attendais d’eux » (Psaume 95. 10). (On a perdu 40 ans !) Contre qui Dieu a-t-il été en colère pendant 40 ans ? Contre ceux qui avaient péché, et qui tombèrent mort dans le désert (traduire ‘kere’). Leurs consciences se sont fermées à la voix de Dieu. Quand Dieu a fait ce serment : « Ils n’entreront jamais dans le pays où je leur ai préparé le

repos », de qui parlait-il ? Il parlait de ceux qui s’étaient révoltés. Dans la Grande île d’aujourd’hui nous voyons aussi que le peuple Malagasy, ceux de cette génération n’ont pas pu entrer dans ce repos (la terre promise par Dieu ; le pays promis ; la ville sainte). N’est-ce pas vrai ? parce qu’ils n’avaient pas cru ; comme le déclare l’Ecriture :

« Ils méprisèrent le pays des délices; Ils ne

crurent pas à la parole de l'Éternel » (Psaume 106. 24).

« Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source

d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des

citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l'eau » (Jérémie 2. 13).

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« Le départ d’Abraham », par Molnar Josef (1821 – 1899).

Le départ d’Abraham », par Molnar Josef (1821 – 1899). Le « Jubilé » – Une

Le « Jubilé » – Une fête qui remonte à

l’aube du 3ème

millénaire

Cela n'est-il pas écrit dans le Livre du Lévitique (le 3 ème livre de la Bible) ? « Lors de l’année du ‘Jubilé’, chacun de vous pourra rentrer en possession de ses terres » (Lévitique 25. 13). « Lors de l’année du ‘Jubilé’, ce champ reviendra au Seigneur » (Lévitique 27.

21).

Je demande alors : N’auraient-ils pas entendu ce message ? Mais oui, ils l’ont entendu ! l’Ecriture déclare : « Leur voix s’est fait entendre sur la terre entière, et leurs paroles ont atteint le bout du monde » (Psaume 19. 5). Je demande encore : Madagascar reviendra-t-il au Seigneur ? Le « Jubilé » c’est l’année de la libération : – Libération de la terre ; – Libération des prisonniers ; – Effacement des dettes. Le président italien Carlo Azeg lio Ciampi a gracié, lors du « Jubilé » 2000, le turc Mehmet Ali Agça, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’attentat contre le pape Jean- Paul II en 1981. Autre coïncidence ou hasard

Moïse

et

revint

à

du calendrier, c’est ce jour là que les dirigeants nord-coréen Kim Jong II et sud-coréen Kim Due-jung ont signé un accord à Pyongyang en Corée du Nord, dans lequel les 2 pays s’engagent à œuvrer en faveur de la réunification de la péninsule coréenne. Les frontières sont ouvertes de nouveau pour permettre aux familles séparées de se retrouver, après un demi-siècle de tensions. L’éligibilité de Madagascar à l’I.P.P.T.E, 6 ème pays le plus pauvre, n’est pas due ni aux 66% de la population pauvre ni à la performance discutable de la Grande île (sic) ; mais à la pression de l’opinion occidentale contre la Banque mondiale et le F.M.I, lors de l’année du « Jubilé » 2000, le 2000 ème anniversaire du Christ, conduisant à l’assouplissement des fameuses conditionnalités. Cette éligibilité de Madagascar à l’I.P.P.T.E (l’initiative d’allégement de la dette des pays pauvres très endettés), devrait permettre de réduire les intérêts de la dette de 62 millions $ par an de 2001 à 2019 ; et d’orienter la politique de réduction de la pauvreté notamment vers l’éducation et la santé, jubilent les gouvernants de Madagascar. – Depuis « le

49

point de décision » du 22 décembre 2000 pour l’effacement d’environ 40 p.100 de la dette extérieure, soit au total 1,5 milliards de $ [ ça c’est dans l’esprit de Noël; et c’est le plus beau Noël de ma vie] – la dette de Madagascar se chiffre à 4,4 milliards de $, fin 1999 – sans les annulations successives, la dette se chiffre aujourd’hui le double du montant indiqué. – [v. Madagascar : Le pays des illusions et de la prestidigitation – Zafimahova Serge – 2001].

et de la prestidigitation – Zafimahova Serge – 2001]. Reconstruction de la Grande île et invention

Reconstruction de la Grande île et invention d’une identité chrétienne

Pour « construire » ou « reconstruire », il est souvent nécessaire de « détruire » – même mot que pour la Charte de la révolution socialiste Malagasy – p. 84. La Grande île (l’île rouge) doive apporter des « réformes » (v. 2Rois chap. 23), pour sortir de cette « pauvreté » (v. Deutéronome chap. 28). « Reconstruction de la Grande île et invention d’une identité chrétienne » (v. Hébreux 11. 10) ; redisant avec le psalmiste : « Si l'Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent

50

travaillent en vain » (Psaumes 127. 1). Le développement ne sera pas seulement économique, même avec une croissance à double chiffre. Il est aussi politique, culturel, humain, spirituel. Autrement dit : « Toekarena mifototra amin’ny fahalalana an’i Jehovah » ( Le christianisme au niveau politique, le capitalisme au plan économique). Mais devrait-il encore y avoir un débat ? « Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses » (Deutéronome 8. 17). Comparer Jérémie 9. 24. De même, on ne rebâtit pas ce que Dieu démolit ! Quel seul moyen peut sauver maintenant la Grande île ? L’aide de Dieu ! Cela n’est-il pas écrit dans la Bible ? – « Alors quiconque invoquera le nom de l'Éternel sera sauvé ». Il est urgent de réagir si on veut éviter d’avoir une « génération perdue de Rayamandreny » dans un Madagascar pourri – « Firenena hanjakan'ny fahalovana, na ny loha na rambo ; feno ny tsi-fahamarinana rehetra » (Esaïe 1. 10). – (Ny loholona sy ny manan-kaja no loha, Ary ny mpaminany izay mampianatra lainga no rambo). Que dire encore ? « Etre malgache est une chose ; être chrétien est une autre » ; voilà tout ce que j'ai observé de mes yeux ; clairement entendu de mes propres oreilles. Il suffit pour s'en convaincre de rappeler :

Marc 3. 35. « Car, quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère ». Ne dit-on pas, en une sorte de proverbe: « Le discernement est propre des vieillards, l'expérience est le privilège du grand âge »? (Ao amin'ny fotsy volo ny fahendrena, ary ny fahela-velona no ahazoam-pahalalana) Mais en fait, le discernement et l'expérience appartiennent à Dieu, et il possède aussi puissance et savoir-faire. (Ireo teny manala tsiny tononinareo ireo dia ‘ohabolana lavenona’ foana – ary moa raha maro vava, dia ho marina va? – ary na dia ‘tsy manan-tsiny’ aza hianareo, dia hanao anareo ho meloka Jehovah – ary mànda fotaka ihany ny màndanareo). Savoir parler ne prouve pas qu'on ait raison! Vos arguments ne sont que de la poudre aux yeux et vos raisonnements des murailles de boue.

De même, il y a une culture de défaitisme dans la Grande île (traduire: ‘asa tandrametaka’). Vous savez, n'est-ce pas, qu'il y a une unicité frappante entre : performance; identité; et

culture. Que dire alors? Le peuple de la Grande île n'a pas obtenu ce qu'il recherchait (6 ème pays le plus pauvre). Je demande alors: Le peuple de la Grande île n'aurait-il pas compris? Il faut, « Travailler vite et bien pour le bien du peuple, chacun aura assez à manger, et il y a aura même des restes » (2Rois 4. 43), –

« Suivre l’influence de Jésus-Christ au jour le

jour », c’est-à-dire « Faire du christianisme une source de bonnes valeurs » (soatoavina ara- panahy), – « Aussi tôt dit, aussi tôt fait ! Projet

conçu, projet réalisé ». – Et un Madagascar riche et moderne. C’est le vœu de mon âme assoiffée (Deutéronome 28. 1). Voilà une entreprise difficile à réaliser mais qui n’est pas impossible. Un défi qui doit être affronté avec zèle et beaucoup d’optimisme, mais l'essentiel est de commencer, et le devoir de continuer une fois la route tracée. Nous avons qu’un choix : être ou disparaître. Nous avons choisi d’être chrétien, quoiqu’il nous en coûte (Jean 15. 18). La Révolution doit triompher ! « Avec l’aide de Dieu ! » (2Maccabées 8. 21 ; 23)

« Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés,

Vous tous qui êtes aux extrémités de la terre

(tany farany) ! Car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre » (Esaïe 45. 22).

« Otez donc les dieux étrangers qui sont au

milieu de vous, et tournez votre cœur vers l'Éternel, le Dieu d'Israël » (Josué 24. 23). (Ny fandresena dia miaraka amin’ny anaranao – Ho anao irery ny voninahitra – Tia Anao izahay – , Tiako i Madagasikara). Le temps du double jeu et de l'ambiguïté est

terminé. Libérés des fausses paralysies, sachez recevoir dans la joie la consigne du Christ :

« Peuple Malagasy lève-toi et marche! »

Allons de l'avant notre révolution triomphera.

« Avec l’aide de Dieu ! » (2Maccabées 8. 21-

23)

Che Guevara, héros, de la révolution cubaine

(1959) dit : « Si cette révolution n’a pas pour but de changer les gens, elle ne m’intéresse pas ». C’est presque une phrase de la Bible ! La Bible parle, n’est-ce pas, de la nécessité de

« naître de nouveau » ?

51

Les promesses électorales non tenues, la dépendance économique, les manœuvres

ouvertes ou subtiles d'agression, de sabotage dans la Grande île ; et de l'analyse objective de la situation à Madagascar (dégradation des mœurs, paupérisation du plus grand nombre en dépit du discours officiel) ont convaincu – nous (ankizy an-kehitriny) génération d'aujourd'hui que : l'accroissement de la nation est inséparable du christianisme; sinon c'est accepter de courir à la défaite.

Je me permets de vous renvoyer à la lecture du

Livre de Job chap. 12, v. 14 – 25. « On ne rebâtit pas ce que Dieu démolit ! » Convertissez-vous donc, et vivez ! J'ai observé une autre situation qui existe dans

la Grande île: il ne faut pas s'étonner de voir le

pauvre opprimé ni de voir le droit et la justice

bafoués dans le pays. En effet, un personnage haut placé est couvert par un plus grand que lui et tous deux sont protégés par des gens plus haut placés encore.

Il serait préférable pour Madagascar d'avoir un

président qui favorise le travail des champs,

c'est-à-dire, qui défend ceux qui sont au bas de l'échelle sociale: les paysans (tantsaha). – (Olom-baovao, olon’Andriamanitra, hanavotra tantsaha). De même, les statistiques de la banque mondiale rappelaient récemment que 75 p. 100 de la population de la Grande île vivait en dessous du seuil de pauvreté. Au-delà du constat froid et technocratique, il appartient à l’Eglise (ny fiangonana) de prendre part à cette réalité sociale. Autrement, notre christianisme est le christianisme des pauvres. Comme le déclare l'Ecriture: « Voici ce que Dieu le Père considère comme la religion pure et authentique: prendre soin des pauvres ». Comparer Proverbe 31. 9. En effet: à quoi cela sert-il qu'un homme dit :

« j'ai la foi », s'il ne le prouve pas par ses actes? Cette foi peut-elle le sauver? Supposons qu'un frère ou une sœur aient besoin de vêtements (T-shirt) et n'aient pas assez à manger.

A quoi cela sert-il que vous leur disiez: « Au

revoir, portez-vous bien; chauffez-vous et nourrissez-vous suffisamment! », si vous ne leur donnez pas ce qui est nécessaire pour vivre?

Il en est ainsi de la foi: à elle seule, si elle ne se manifeste pas par des actes, elle est morte (traduire 'ny asa vita no hifampitsarana') – Apocalypse 20. 13. Comparer 1Timothée 5. 8. L’attention portée aux pauvres est l’un des critères majeurs de l’appartenance au Christ. Elle doit marquer l’engagement temporel du chrétien. Le Christ est venu apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres (lire Luc 4. 18). Aucun de ses disciples, aucun de ses frères, n’est dispensé de prendre part à ce travail exigeant, salutaire et gratifiant. L’amour pour l’homme, et en premier lieu pour le pauvre dans lequel l’Eglise voit le Christ, se traduit concrètement par la promotion de la justice. Celle-ci ne pourra jamais être pleinement mise en œuvre si les hommes ne voient pas celui qui est dans le besoin, qui demande un soutien pour vivre, non pas comme un gêneur ou un fardeau, mais comme un appel à faire le bien, la possibilité d’une richesse plus grande. En effet, il ne s’agit pas seulement de donner son superflu, mais d’apporter son aide pour faire entrer dans le cycle du développement économique et humain des peuples entiers qui en sont exclus ou marginalisés. Ainsi Ravalomanana disait-il « L’Eglise a pour mission d'expliquer aux chrétiens qu'il leur faut une nouvelle vision pour atteindre les objectifs définis clairement, face aux différents défis à relever par la Grande île ». (Comparer Jérémie 23). Les poètes (Rabodo) en ont parlé ainsi : – Ny firenena izay ho atsangantsika, Dia firenena tena vanona, Ka andeha hiaraka hihira isika, hoe : « Tiako, i Madagasikara ». Ka sahia, andeha hiara-dia, Aza kanosa fa avia. (Prezidà) Ravalomanana no hitondra antsika, Fa mandresy no toromarika. FINOANA, FAHAMARINANA, FAHAMASINANA no filamatra. Ny herim-po sy ny fitiavana No hanavotra ity firenena. Ka sahia andeha hiara-dia, Aza kanosa fa avia. Ravalomanana no hitondra antsika, Fa mandroso no toromarika. Ny hatanoranao sy ny herinao, No tokinay Ravalomanana o.

Ry Malagasy aza matahotra, Fa ho azonao ilay tany vaovao –, Comparer Juges 5 : « Le cantique de Débora ». « Des chefs se sont mis à la tête du peuple en Israël, Et le peuple s'est montré prêt à combattre:

Bénissez-en l'Éternel! » (Juges 5. 2).

« Joueurs de fanorona » – par H. Ratovo – 1913.

5. 2). « Joueurs de fanorona » – par H. Ratovo – 1913. Voyage au pays

Voyage au pays de Moramora

Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m'en rend témoignage par le Saint- Esprit : J'éprouve une grande tristesse pour la Grande île, et j'ai dans le cœur un chagrin continuel. Desséchés par la misère et la faim, les gasy fuient dans les lieux arides, Depuis longtemps abandonnés et déserts. J'attendais le bonheur, et le malheur est arrivé; J'espérais la lumière, et les ténèbres sont venues. Ce n'est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Voici, en effet, la parole de la promesse : selon qu'il le dit dans Esaïe : « En ce jour, le rejeton d'Isaï sera là comme une bannière pour les peuples; Les nations se tourneront vers lui, Et la gloire sera sa demeure. Et il y aura une route pour le reste de son peuple, Qui sera échappé de l'Assyrie, Comme il y en eut une pour Israël, Le jour où il sortit du pays d'Égypte » (Esaïe 11. 10 ; 16) ; Ésaïe dit aussi: « Quand le nombre des fils

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d'Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé. Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sur la terre ce qu'il a résolu » (Esaïe 10. 22 – 23). Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l'injustice? Loin de là! Car il dit à Moïse: « Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j'aurai compassion de qui j'ai compassion » (Exode 33. 19). Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Car l'Écriture dit à Pharaon: «Je t'ai établi roi précisément pour montrer en toi ma puissance et pour que ma renommée se répande sur toute la terre » (Exode 9. 16) – Dans le passage déjà cité – Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. Tu me diras: Pourquoi blâme-t-il encore ? Car qui est-ce qui résiste à sa volonté ? Mais que dit la Bible ? O homme, toi plutôt, qui es-tu pour contester avec Dieu ? Le vase d'argile dira-t-il à celui qui l'a formé:

« Pourquoi m'as-tu fait ainsi ? » Le potier n'est- il pas maître de l'argile, pour faire avec la même masse un vase d'honneur et un vase d'un usage vil ? Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d'entre les Juifs, mais encore d'entre les païens (les gasy) ; selon qu'il le dit dans Osée:

« J'appellerai mon peuple celui qui n'était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n'était pas la bien-aimée; et là où on leur disait: Vous n'êtes pas mon peuple! ils seront appelés fils du Dieu vivant » (Osée 2. 25 ; 1). Et, comme Ésaïe l'avait dit auparavant: « Si le Seigneur des armées Ne nous eût laissé une postérité, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe » (Dans la Grande île, le SIDA, pour l’instant du moins, n’est pas aussi répandu qu’en de nombreuses nations africaines ; de toute façon, une certaine absence des valeurs est en train de miner toute une génération ; dans cette confusion les divorces et la prostitution sont en augmentation, et les maladies sexuelles deviennent endémiques). Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende! Une voix dit: Crie! Et il répond: Que crierai-je? « L'herbe sèche, la fleur tombe; Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement ». Monte sur une haute montagne, O chrétien, pour publier la bonne nouvelle; Élève avec force ta voix, Madagascar, pour publier la bonne

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nouvelle; Élève ta voix, ne crains point, Dis aux villes de la Grande île : Voici votre Dieu! Voici, le Seigneur, l'Éternel vient avec puissance, Et de son bras il commande; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent. Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. Selon ce qui est écrit dans Ésaïe, le prophète: « Il mangera de la crème et du miel, Jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien » Esaïe 7. 15. – (Rehefa mahalala handa ny ratsy sy hifidy ny tsara izy, dia rononomandry sy tantely no ho fihinany) ; « Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l'Éternel. En ce jour-là,

j'exaucerai, dit l'Éternel, j'exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre (Madagascar); la terre exaucera le blé, le moût et l'huile, et ils exauceront Jizreel » (Osée 2. 21 –24). Comparer Osée 1. 4. Jérémie, de son côté, s'écrie au sujet d'Israël :

« En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l'appellera: L'ÉTERNEL NOTRE JUSTICE » (Jérémie 23. 6). C'est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom; C'est pourquoi il saura, en ce jour, Que c'est moi qui parle: me voici! « Qu'ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie la paix! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, Qui publie le salut! De celui qui dit à Sion: ton Dieu règne! » (Esaïe 52. 7). Comparer Marc 1. 2 – 3. Ésaïe dit aussi: « Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent; Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point » (Esaïe 35. 3 – 4). Et encore : « Sahia », dit Ravalomanana, « manao dingana lehibe ! » ; Je crierai encore

mijoro

plus

hifanandrina ! » (Matthieu 10. 28 ; Deutéronome 20. 8) ; « Soyez le témoin de la Vérité prônée par les Saintes Ecritures ! » J'ai observé une autre situation qui existe sur la Grande île : 180 ans environ de christianisation – Et quelle est la situation religieuse ? Il y a 40% de chrétiens ; 5% de musulmans ; le reste suit la religion traditionnelle. Et c’est tout. Pire encore, La

fort :

« Sahia

religion ancestrale exerce sur beaucoup un attrait grandissant. Exemple, pour ne citer que ceux-là : [v. K7 tvm – mars 2001 – Fombandrazana : Fitampoha ; Comparer 2Rois 23. 18 ; et 17. 7 – 20] ; – mais surtout la foi du peuple de Dieu subit une crise grave :

« manandro, manao joro, milalao faty, manompo faty, mivavaka amin’ny razana, manala faditra, ary ny toy izany ». – (« Faditra ! Faditra ! disent-ils, Ho lasan’ity izay tsy tsara; ho lasan’ity izay tsy soa e! Andriamanitra, e! Andriananahary! » Le zébu est la matière 1 ère et principale du sacrifice, Ndlr). – Mais que dit la Bible ? « C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé » (1Corinthiens 5. 6 –7). – « Est-ce à vous de prendre parti pour Baal? est- ce à vous de venir à son secours? Quiconque prendra parti pour Baal mourra avant que le matin vienne » (Juges 6. 31). Comparer Deutéronome 28. 15 : « Menaces de malheur ». Quoi donc ? être chrétien en l’an 2000 n’est pas la même chose que l’être en 1820. N’est-ce pas ? (Le malgache n’est pas assez chrétien, je suis désolé, pour renoncer à ses fomba, traditions ancestrales qui souvent frôlent le spiritisme). Il suffit pour s'en convaincre de rappeler :

« Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers » (1Samuel 15. 22). « Qu'ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l'Éternel » (Esaïe 1. 11) ; Comparer 1Corinthiens 7. 19. Que dis-je donc? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque chose? Nullement. Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu (1Corinthiens 10. 20). Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ? Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, mettez-vous sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des impies (gasy), vous ne veniez à déchoir de votre fermeté ; Veillez donc attentivement sur vos âmes, afin d'aimer l'Éternel, votre Dieu ; Selon ce qui est écrit dans Deutéronome :

« Ne les craignez point; car l'Éternel, votre Dieu, combattra lui-même pour vous » (Deutéronome 3. 22) ; « Otez donc les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre cœur vers l'Éternel, le Dieu d'Israël » (Josué 24. 23) ; « Sache donc que c'est

l'Éternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa miséricorde jusqu'à la

et

qui observent ses commandements »

(Deutéronome 7. 9). Comparer Exode 20. 5 –

6.

Je demande alors : Est-il possible que chacun continue à vivre comme il lui semble bon ? De nos jours pour les questions de foi, on prône à une doctrine de la tolérance, à un culte de la nature, et de la raison. Chacun est libre de choisir sa religion, nous dit-on ; mais la vérité

ne dépend pas de ce que nous pensons ; selon l'Écriture :

« Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité » (Jean 17. 17). Comparer Josué 23. 11 –

1000 ème génération envers ceux qui l'aiment

13.

Contrairement à ceux que beaucoup pensent, les principaux problèmes de Madagascar ne sont pas politiques, économiques, sociaux, et écologiques, – ce sont des problèmes moraux

(toe-tsaina, sy toe-panahy) ; selon qu'il le dit dans Jean : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir

le Royaume de Dieu » (Jean 3. 3). Comparer

Matthieu 6. Sache donc en ce jour, et retiens dans ton cœur que l'Éternel est Dieu, en haut

dans le ciel et en bas sur la terre, et qu'il n'y en

a point d'autre ; selon ce qui est écrit dans

Josué : « C’est l'Éternel, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre » (Josué 2. 11). Mais je dis: N'ont-ils pas entendu? Au contraire! « Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde » (Psaume 19. 5). Mais je dis: Le peuple Malagasy ne l'a-t-il pas su? Osée le premier dit : « Leur cœur est partagé: ils vont en porter la peine. L'Éternel renversera leurs autels, détruira leurs statues » (Osée 10. 2).

Et Josué pousse la hardiesse jusqu'à dire:

« Otez donc les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre cœur vers l'Éternel, le Dieu d'Israël » (Josué 24. 23). « J'ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant » (Esaïe 65. 2).

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Quoi donc? Ce que Madagascar cherche, il ne l'a pas obtenu. N’est-ce pas vrai ? (Le chemin de la croissance, Ndlr). Constat – 2001, « Pauvreté du peuple Malagasy de la Grande île (l’île rouge) ». Paupérisation du plus grand nombre en dépit

du discours officiel (P) ; Assimilation

biens publics au patrimoine personnel des gouvernants (A) ; Un Rayamandreny adultère (U) ; Vingt ans de socialisme Malagasy :

« Vahoaka fadiranovana, mahantra fara fahoriana » (V) ; Retard technologique (R) ; Exploitation frauduleuse des ressources naturelles (E) ; Tanà, 2 ème ville la plus polluée

du globe après Rio de Janeiro Brésil (T); Éternel ajustement structurel (E). Devant tout cela – sans oublier une nature aussi belle et fascinante que perfide alternant les cyclones destructeurs et les sécheresses endémiques, la Grande île (l’île de moramora) dit : « La vie est douce ! » (O gasy adala, iza no namosavy anareo?) Les Malgaches se livrent à la colère, Ils ne crient pas à Dieu quand il les enchaîne. – (Fa Madagasikara dia mirakitra fahatezerana ; Tsy mitaraina izy, na dia afatony aza ; Nefa tsy

misy manao hoe : Aiza

Mpanao ahy). Qui nous fera voir le bonheur (le bon pays) ? Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel! selon ce qui est écrit dans le Psaume 119 ème : « Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier » (Ps 119. 105). – C'est pourquoi il dit encore ailleurs: « Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! » (Esaïe 52. 7). Mais tous n'ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il:

« Seigneur, Qui a cru à notre prédication? » Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ. Mais que dit l'Écriture? 1°- « Heureux ceux qui sont doux, dit Jésus, car ils recevront la terre que Dieu a promise ! » (Matthieu 5. 5) ; 2°- « Si vous appartenez au Christ, vous êtes alors les descendants d’Abraham et vous recevrez les biens que Dieu a promis » (Galates 3. 29) ; 3°- « Vous devez donc comprendre que ceux qui vivent selon la foi sont les vrais descendants d’Abraham » (Galates 3. 7) ; L’Ecriture a prévu que : 4°- « Dieu a promis à

Abraham et à ses descendants qu’ils recevraient le monde » (Romains 4. 13).

Andriamanitra,

des

Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères :

« Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel » (Exode 33. 3). Ésaïe dit aussi: « Il sortira d'Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui » (Esaïe 11. 10) ; « Il a pitié de toutes ses ruines; Il rendra son désert

semblable à un Éden » (Esaïe 51. 3). Comparer Esaïe 51. 17 : « Réveille-toi, réveille-toi! lève- toi, Jérusalem ». (O gasy mifohaza amin’izay ! aza matory intsony!)

Et je dis : « Ton Dieu est roi » ; « Mpanjaka

Andriamanitrao! ».

C'est pourquoi il dit encore

ailleurs : « Invoque-moi, et je

(Jérémie 33. 3) ; Car le monde est à moi et tout

ce qu'il renferme (Ps 50. 12). « S'il crie à moi,

te répondrai »

je l'entendrai, car je suis miséricordieux » (Exode 22. 26). Mais je dis: N'ont-ils pas entendu ? – Toute la question est là ! – L’après moramora ?

? – Toute la question est là ! – L’après moramora ? Les surprises ne sont

Les surprises ne sont pas finies !

A l’aurore du 21 ème siècle, toutes les nations

attendent des grands changements, souhaitent une vie meilleure : « Joie, bonheur, prospérité, fraternité et paix ! disent-ils; Et il n'y a point de

paix ». Aujourd’hui, les anges du mal ont

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frappé l’Amérique. Demain, ça pourrait être un autre pays. Pourquoi ? sacrée question ! J’ouvre une parenthèse (Anaovy sary tsara

tarehy hoe izaho ! dia asivo ,ondry’

tarehy, dia asivo ,omby’ be dia be, dia asivo ,osy’) : Que veut dire ceci ? Mais ceci traduit

ce qui a été dit par le chef de l’Etat, lors d’un discours : – « Il faut revenir à une pensée politique humaniste (sic), – un pacte de non-agression,

de fraternité (sic) afin d’éviter et de prévenir

les affrontements religieux à Madagascar – où

il n’y pas de place pour la théologico-

politique ». – [v. Discours du président Ratsiraka – Mavoloha – 26 septembre 2001] ; – « Hiantso ny mpitankazomanga (sic), tangalamena, ary ny mpanjaka hiaraka hitana

tady mahazaka iray izahay, hanao fanekempihavanana (sic) ». – [v. Midi Madagascar – 14 Juillet 2000 – N°5146 – p.10]. –

Comparer Josué 9 : « L’alliance avec les gens

de Gabaon » ; et Esaïe 30 : « Une politique que

Dieu condamne » (Le discours du président Ratsiraka satisfait Madagascar mais déçoit les chrétiens),

Il serait juste cependant d’évoquer aussi les

chrétiens qui, sur tous les continents, défendent

la démocratie et ont payé parfois de leur vie le combat pour la paix, la liberté et le pain des pauvres. Quand la justice et les droits de l’homme sont bafoués par le pouvoir politique, des chrétiens sont souvent aux avant-postes de la protestation et de la lutte. Exemple, pour ne

citer que ceux-là : le F.F.K.M (Le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes à Madagascar). Ils sont pour le christianisme la vraie promesse du 21 ème siècle. (Fa raha misy olona toa tia ady, dia tsy manana izany fanao izany isika, na ny fiangonan’Andriamanitra) ; Comparer Zacharie 4. 6. – Mais je dis : Que veut dire ce discoureur (Il n’y pas de place pour la théologico-politique à Madagascar) ? c’est clair ! « I don’t understand ». D'autres, l'entendant annoncer Dieu est souverain (an’Andriamanitra ny fanjakana), disaient : Il semble qu'il annonce des divinités étrangères.

A quel jeu joue la Grande île (l’île rouge) ?

(Faut-il rappeler également que construire la révolution sur le principe que l’homme est le

tsara

seul artisan de son histoire en excluant Dieu c’est préparer la route au totalitarisme?) Mais je dis : Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec

l'infidèle ? (2Corinthiens

rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: « J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (Lévitique 26. 12). « Jamais je ne romprai mon alliance avec vous » (Juges 2. 1). C'est pourquoi, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur : Vous, Vous ne traiterez point d’alliance avec les habitants de ce pays, vous renverserez leurs autels. Mais vous n'avez point obéi à ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela? J'ai dit alors: Je ne les chasserai point devant vous; mais ils seront à vos côtés, et leurs dieux vous seront un piège (Juges 2. 2 – 3) ; « Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d'impur! Sortez du milieu d'elle! Purifiez- vous, vous qui portez les vases de l'Éternel! » (Esaïe 52. 11) ; selon qu'il le dit dans Samuel :

6. 15) ; – Quel

« Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout puissant » (2Samuel 7. 14) ; (« S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit pour toi comme un païen » ; Matthieu 18. 17) ; – A Madagascar, c'est le baptême protestant de 1869 qui conditionne notre particularité historique. – Comparer Ezékiel 20. 37. – Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas: c'est par là que nous connaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur. – Comparer Juges 3. 28 ; – Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses? Je dis: C'est ici la parole que l'Éternel adresse à Zorobabel:

« Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon esprit, dit l'Éternel des armées » (Zacharie 4. 6). – Comparer Matthieu 10. 29. Qui es-tu, grande montagne, devant Zorobabel (mot à mot : Zerao babela) ? Tu seras aplanie. Il posera la pierre principale au milieu des acclamations: « Grâce, grâce pour elle! » C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, dit Jésus, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes,

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je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux (Matthieu 10. 32 – 33) ; « Quiconque croit en lui ne sera point confus » (Esaïe 28. 16). Et Paul pousse la hardiesse jusqu'à dire:

« Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ » (2Corinthiens 10. 5). Et je dis : N'avez-vous jamais lu ces paroles :

« Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu » (Psaume 33. 12) ? (Aoka tsy hisy zanakavavy na zanakalahin’ny Isiraely hanolo- tena hijangajanga ho fanompoan-tsampy ; v. Deutéronome 23. 18) ; Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu n'observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd'hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi (Madagascar) et qui seront ton partage:

(Deutéronome 28. 15) – C'est là ma défense contre ceux qui m'accusent. C'est pourquoi le pays sera dans le deuil, Tous ceux qui l'habitent seront languissants, Parce qu'il n'y a point de vérité, point de miséricorde, Point de connaissance de Dieu dans le pays (Osée 4. 3 ; 1) ; – Ils donnèrent à ce lieu le nom de Bokim – « MITOMANY NY TANY MADAGASIKARA » (Juges 2. 5). (Ary nanao izay ratsy eo imason’i Jehovah ny Zanak’Isiraely, fa nanompo ireo Bala ka nahafoy an’i Jehovah ; v. Juges 2. 11). – Comparer Job 31. 38. J'ai attendu vainement la réaction des gens à propos du discours du président (Ndlr :

Discours du président Ratsiraka – Mavoloha – 26 Septembre 2001), Mais aucun n'a réfuté ses paroles. Ne dites pas cependant : « En lui nous avons trouvé la sagesse; C'est Dieu qui peut le confondre, ce n'est pas un homme! » (Hitanay ny fotony : Andriamanitra no maharesy azy, fa tsy olona). Il ne s'est pas adressé directement à moi: Aussi lui répondrai-je tout autrement que vous. Voilà pourquoi je dis: Écoute! Moi aussi, j'exposerai ma pensée. Je suis jeune, et vous êtes des vieillards. (Ratsiraka et Zafy ont 65 ans et 75 ans). C'est pourquoi j'ai craint, j'ai redouté de vous faire connaître mon sentiment. Je disais en moi-même: « Les jours parleront, Le grand nombre des années enseignera la sagesse »

(Aoka ny fahanterana no hiteny, Ary aoka ny hamaroan’ny taona no hampianatra

fahendrena). Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'esprit, Le souffle du Tout Puissant, qui donne l'intelligence; Ce n'est pas l'âge qui procure la sagesse, Ce n'est pas la vieillesse qui rend capable de juger. (Kanefa ny fanahy izay ao anatin’ny zanak’olombelona, sy ny fofonain’ny Tsitoha no maha hendry azy. Tsy dia ny fahalebiazana no maha hendry, Ary tsy dia ny fahanterana no ahalalana ny rariny).

A mon tour, je veux répondre aussi, Je veux

dire aussi ce que je pense. Car je suis plein de paroles, L'esprit me presse au dedans de moi; Je n'aurai point égard à l'apparence, Et je ne flatterai personne; Car je ne sais pas flatter : Mon créateur m'enlèverait bien vite. (Fa feno teny ny foko ; Manery ahy ny fanahy ato anatiko; Aoka tsy hizaha tavan’olona akory aho, Ary aoka tsy handrobo olona). Maintenant donc, Madagascar, écoute mes discours, Prête l'oreille à toutes mes paroles! L'esprit de Dieu m'a créé, Et le souffle du Tout Puissant m'anime. Si tu le peux, réponds-moi, Défends ta cause, tiens-toi prêt! Devant Dieu je suis ton semblable, J'ai été comme toi formé de

la boue. Mais tu as dit à mes oreilles, Et j'ai entendu le son de tes paroles: « Nous ne voulons pas La théologico-politique, dans la Grande île ».

Je te répondrai qu'en cela tu n'as pas raison,

Car Dieu est plus grand que l'homme. (La Grande île a tort en politique et tort en matière de religion) ; selon qu'il le dit dans Josué :

(Josué 22. 22) : – « Le Seigneur est le Dieu suprême, oui, il est le Dieu suprême, et il sait pourquoi nous avons agi ainsi. Tous les Israélites le sauront également ! Si c’est une révolte, une faute grave commise contre le Seigneur, qu’il ne nous laisse pas en vie plus longtemps ! – « Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah – eny, Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah, Izy no mahalala, ary ny Isiraely hahalala koa ; raha fiodinana na fahadisoana amin’i Jehovah (aza mba mamonjy anay akory Hianao anio) ».

Veux-tu donc disputer avec lui, Parce qu'il ne rend aucun compte de ses actes? (Job 33. 13). Dieu parle cependant, tantôt d'une manière, Tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde.

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Dieu parle dans l’évangile d’un ,grand abîme’ entre le séjour des croyants et celui des incrédules. Après la mort, il est impossible de passer de l’un à l’autre. Sa parole pour ceux qui sont encore sur la terre (la Grande île) est sans ambiguïté : « Ils ont Moïse et les

prophètes; qu'ils les écoutent » (Luc 16. 26 ; 29 ; 31). Ils ont la Bible, ils connaissent le chemin, qu’ils le suivent ! C’est sur la terre que Jésus a accompli l’œuvre de la Rédemption et – c’est sur la terre (la Grande île) que nous devons nous tourner vers lui pour être sauvés ; selon qu'il le dit dans Luc : « Le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés » (Luc 5. 24). Et je dis : Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi (Madagascar ; l’île pied) et marche ! » (Actes des Apôtres 3. 6) ; Et encore : « A tes résolutions répondra le succès; Sur tes sentiers brillera la lumière » (Job 22. 28) ; – (Ary raha misy kasainao hatao, dia hotanterahina aminao, Madagasikara, Ary hamirapiratra amin’ny làlanao ny mazava). Et encore : « Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier » (Psaumes

119. 105) ; – (Fanilon’ny tongotro, Sy

fanazavana ny làlako ny teninao). Même s’il y a de prétendus dieux au ciel et sur la terre – et, en fait, il y a beaucoup de « dieux » et de « seigneur », – il n’en est pas moins vrai que pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, qui a créé toutes choses et pour qui nous vivons ; il n’y a également qu’un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses existent et par qui nous vivons (1Corinthiens 8. 5 – 6). Examinons maintenant la situation dans la Grande île (l’île rouge) :

Il est vrai que « nous avons tous la connaissance », comme vous le dites. Mais cette connaissance remplit l’homme d’orgueil, tandis que l’amour nous fait progresser dans la foi. Celui qui s’imagine connaître quelque chose ne connaît pas encore comme il devrait connaître. (Car, si quelqu'un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple

d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?). Mais celui qui aime Dieu est connu par lui ; selon qu'il le dit dans l’évangile selon Matthieu : Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les

brebis (ondry) d'avec les boucs (osy); et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Matthieu 25. 32 – 34). – En ce jour-là (2003 ?), dit le Seigneur, elle (La Grande île) m’appellera « mon mari » et non plus « mon Baal, mon Maître ». J’écarterai de son langage le nom même de Baal et des dieux de cette espèce, on ne les prononcera plus. Alors je conclurai pour mon peuple (Malgache) un pacte solennel ; J’éliminerai du pays (Madagascar) les arcs, les épées, toutes les armes, et je permettrai à mon peuple de dormir enfin tranquille. En ce jour-là, dit le Seigneur, je serai un Dieu qui répond : je répondrai aux besoins du ciel, qui répondra aux besoins de la terre (Madagascar), qui répondra aux besoins du blé, du vin nouveau et de l’huile fraîche ; et tout cela répondra aux besoins du peuple Malagasy. (Si je rencontre le président Ratsiraka, je lui ferai part de mon analyse), « Regarde de ta demeure sainte, des cieux, et bénis ton peuple d'Israël et le pays que tu nous as donné, comme tu l'avais juré à nos pères, ce pays où coulent le lait et le miel » (Deutéronome 26. 15). Comparer 1Corinthiens 10. 4. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Donnez-nous une place dans vos cœurs! Nous n'avons fait tort à personne, nous n'avons ruiné personne, nous n'avons tiré du profit de personne. Ce n'est pas pour vous condamner que je parle de la sorte; car j'ai déjà dit que vous êtes dans nos cœurs à la vie et à la mort. J'ai une grande confiance en vous, j'ai tout sujet de me glorifier de vous; je suis rempli de consolation, je suis comblé de joie au milieu de toutes nos tribulations. – (« Fa izay rehetra isan’ny velona dia mbola hantenaina », hoy ny Mpitoriteny « fa ny amboa velona no tsara noho ny liona maty ») (Fanantenana indray izao ny miaraka aminao), (Ny velona dia ny velona ihany no hidera Anao, tahaka izao izaho anio izao),

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Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. Et moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu. Et je dis : « Je suis l'ami de tous ceux qui te craignent, Et de ceux qui gardent tes ordonnances » (v. Psaume 119. 63). Comparer Psaume 31. 7. Car, quiconque fait la volonté de Dieu, dit Jésus, celui-là est mon frère, ma sœur, et ma mère (Marc 3. 35) ; et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre (Madagascar) – Actes des Apôtres 1. 8. Je demande alors : N’auraient-ils pas entendu ce message ? Mais oui, ils l’ont entendu ! Je dis alors, non pas moi, mais le Seigneur :

« Allez, faites de toutes les nations (Madagascar) des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28. 19) ; Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin (Matthieu 24. 14). C'est pourquoi, lorsque vous verrez « l'abomination de la désolation », dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, – (que celui qui lit fasse attention!) :

« Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu'à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur » (Daniel 9. 27). Comparer Daniel 11. 31 ; et 12. 11 :

« Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l'abomination du dévastateur, il y aura 1290 jours ( 2003 ?) ». Je demande encore : Le peuple de la Grande île (l’île rouge) n’aurait-il pas compris ? Comme réponse, voici d’abord ce qu’annonce Monsieur Ben Marofo : « Nous sommes entièrement d’accord sur le pacte proposé par le président qui voit loin (sic), nos chefs religieux vont se réunir et faire part de la position des musulmans, – nous invitons nos frères chrétiens à réfléchir profondément sur la proposition présidentielle » – [v. MIDI Madagascar – 27 septembre 2001 – N°5513 –

p.2].

Maintenant, que dirons-nous après cela, ô notre Dieu? Car nous avons abandonné tes commandements, que tu nous avais prescrits par tes serviteurs les prophètes ! selon ce que dit l'Écriture: « Tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point

tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils; car ils détournaient de moi tes fils, qui serviraient d'autres dieux, et la colère de l'Éternel s'enflammerait contre vous:

il te détruirait promptement » (Deutéronome 7. 1 –5) ; et Comparer Esdras 9. 11 – 12. J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, qu'il n'y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que Dieu agit ainsi afin qu'on le craigne.

« Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé », dit le livre d’Ecclésiaste. (Izay atao izao dia efa natao fahiny ; ary izay mbola ho avy dia efa nisy fahiny ihany koa ; ary mbola tadiavin’Andriamanitra indray izay efa lasa). En effet :

– Le peuple d'Israël, les sacrificateurs et les Lévites ne se sont point séparés des peuples de ces pays, et ils imitent leurs abominations, celles des Cananéens, des Héthiens, des Phéréziens, des Jébusiens, des Ammonites, des Moabites, des Égyptiens et des Amoréens. Car

ils ont pris de leurs filles pour eux et pour leurs fils, et ont mêlé la race sainte avec les peuples de ces pays; et les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre ce péché (Esdras 9. 1 –2). Alors la colère de l'Éternel s'enflamma contre Israël, et il dit :

– Puisque cette nation a transgressé mon alliance que j'avais prescrite à ses pères, et puisqu'ils n'ont point obéi à ma voix, C'est ainsi que je mettrai par elles Israël à l'épreuve, pour savoir s'ils prendront garde ou non de suivre la voie de l'Éternel, comme leurs pères y ont pris garde (Juges 2. 20 ; 22). J'ai dit alors, non pas moi, mais le Seigneur :

« Je ne les chasserai point devant vous; mais ils seront à vos côtés, et leurs dieux vous seront un piège » (Juges 2. 3).

N'avez-vous pas lu cette parole de l'Écriture :

« Comment Satan peut-il chasser Satan »

(Marc 3. 23) ? Les poètes en ont parlé ainsi :

[Les hommes ne croient au diable, c'est vieux

jeu;

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Plus question de pieds fourchus ni de dards enflammés, Ainsi en a décidé le monde. Mais qui donc alors met des entraves et tend des pièges aux hommes de bonne volonté? Qui donc s'empresse de semer l'ivraie dès que

Dieu a semé le bon grain? Puisqu'ils ont décidé que ce n'est pas le diable, il faut les croire, Mais qui donc alors fait le travail que lui seul faisait jusqu'ici? Il n'est plus, nous dit-on, le lion rugissant cherchant qui il dévorera, Mais alors pourquoi ces querelles incessantes, Dans les familles, dans l'Eglise, dans les gouvernements et entre les Etats? De grâce, que quelqu'un se présente et nous explique enfin Comment tant de violences et tant de crimes se commettent chaque jour. Le diable est hors de cause, on a voté qu'il n'existait pas! Mais nous, les simples, nous voudrions savoir qui donc l'a remplacé? Poème d'Alfred Hough]. Voici la question qu’il faut poser: « Who is my enemy ? » (sacrée question) « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, dit Jésus, et celui

qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est

pas digne de moi » (Matthieu 10. 37) ; « Car

désormais 5 dans une maison seront divisés, 3 contre 2, et 2 contre 3 » (Luc 12. 52).

O Madagascar : Crie maintenant! Qui te

répondra? Auquel des saints t'adresseras-tu? – « (J’atteste que) il n’y pas de divinité si ce n’est Allah (et que) Mahomet est l’envoyé d’Allah ». Il suffit de prononcer cette formule pour être considéré comme musulman. Mais que dit l'Écriture (La Bible) ?« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils » (1Jean 2. 22). Croyez-vous que l'Écriture parle en vain? « C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous » (Jacques 4. 5). Comparer Jacques 4. 4 : Ne savez-vous pas

qu’être ami du monde, c’est être ennemi de Dieu ? Celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu – Personne ne peut rester neutre. Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: « Ainsi, parce que tu es tiède,

et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apocalypse 3. 16). Soit vous êtes avec Dieu, soit vous êtes avec le monde. Ainsi Gothlieb disait-il : « Politika moa iny ka raikitra ! » (mot à mot : Politiquement incorrecte). Vous les plaisantins, qui dirigez ce peuple de la Grande île (l’île rouge) ! Vous dites: Nous avons fait une alliance avec l’Islam, Nous avons fait un pacte avec les Musulmans (Islamiste); Quand le fléau débordé passera, il ne nous atteindra pas, Car nous avons le

« fihavanana » pour refuge et le « fahendrena »

pour abri. (Sanatria raha hanaiky ny anareo ho marina aho ! Mandra-pialan’ny aiko dia tsy hanaiky ny tenako ho manan-tsiny aho). Mais que dit l'Écriture (La Bible) ? « Voici, la crainte du Seigneur, c'est la sagesse; S'éloigner du mal, c'est l'intelligence » (Job 28. 28). Que dit-elle donc? « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur » (Deutéronome 30. 14). Or, c'est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé (Romains 10. 9) ; selon ce que dit l'Écriture: « Quiconque croit en lui ne sera point confus » (Esaïe 28.

16).

C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel à la Grande île (l’île rouge) :

Malheur, dit l'Éternel, aux enfants rebelles, Qui prennent des résolutions sans moi, Et qui font des alliances sans ma volonté, Pour accumuler péché sur péché ! – et les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre ce péché (v. Esaïe 30. 1 ; et Esdras 9. 2). Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu'il a de moi N'est qu'un précepte de tradition humaine (fombandrazana). – C'est pourquoi je frapperai encore ce peuple Malagasy Par des prodiges et des miracles; Et la sagesse de ses sages périra, Et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra ; Car le Royaume de Dieu ne consiste pas en paroles,

mais en puissance (1Corinthiens 4. 20) ; – je veux l'attirer et la conduire au désert (kere), et je parlerai à son cœur (Osée 2. 16). Pourquoi ? Car l'Éternel a un procès avec les habitants du pays (Madagascar), Parce qu'il n'y

a point de vérité, point de miséricorde, Point de

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connaissance de Dieu dans le pays. Il n'y a que parjures et mensonges, Assassinats, vols et adultères; On use de violence, on commet meurtre sur meurtre. N’est-ce pas vrai ? Croyez-vous que le Seigneur ne l’ait pas remarqué ou qu’il l’ait oublié ? C'est pourquoi le pays sera dans le deuil, Tous ceux qui l'habitent seront languissants (Osée 4. 3) ; « Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu » (Matthieu 7.19). Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit : « Et toi, fils de l'homme, prophétise, Et frappe des mains! Et que les coups de l'épée soient doublés, soient triplés! C'est l'épée du carnage, l'épée du grand carnage, L'épée qui doit les poursuivre » (Ezékiel 21. 19). – N'êtes-vous pas dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu? Mon peuple consulte son bois (tapakazo), Et c'est son bâton (fàntaka) qui lui parle; Car l'esprit de prostitution égare, Et ils se prostituent loin de leur Dieu « Andriamanitra Andrinanahary »; Comparer Josué 22. 22 ; – Les gasy se sont compromis avec les idoles. Quel seul moyen peut sauver maintenant la Grande île ? « L’aide de Dieu ! » Cela n’est-il pas écrit dans la Bible ? « Alors quiconque invoquera le nom de l'Éternel sera sauvé » ; « Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu ! » (Je pense que la Grande île est en réel danger, mais que ce danger peut être évité ), Mais je dis : C'est l'Éternel, qu'il fasse ce qui lui semblera bon! Malheur à Ariel, à Ariel, Cité dont David fit sa demeure! Ajoutez année à année, Laissez les fêtes accomplir leur cycle. Puis j'assiégerai Ariel; Il y aura des plaintes et des gémissements; Et la ville sera pour moi comme un Ariel (Esaïe 29. 1 – 2). Que celui qui est sage prenne garde à ces choses! Que celui qui est intelligent les comprenne! Car les voies de l'Éternel sont droites; Les justes y marcheront, Mais les rebelles y tomberont. Et voilà la conclusion de tout ce qui a été dit :

le devoir de tout homme est de respecter Dieu en obéissant à ses ordres. « Mihavana amin’Andriamanitra anie hianareo ». Que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et

de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! – Voilà ce que j’ai aussi observé sur la Grande île (l’île de Salomon) 40 ans dans le kere, Enfer sur une terre promise à la damnation. Et c’est tout. Pire encore, du rêve socialiste au cauchemar du kere. Un esprit d’indépendance qui coûte cher. Madagascar continue doucement vers la mort. Pourquoi l'Éternel a-t-il ainsi traité ce pays (manontany ny tanora) ? Mais que dit la Bible ? Parce qu'ils ont abandonné l'Éternel, leur Dieu, – parce qu'ils se sont attachés à d'autres dieux, se sont prosternés devant eux et les ont servis; voilà pourquoi l'Éternel a fait venir sur eux tous ces maux (1Rois 9. 9). Mais devrait-il encore y avoir un débat ? (sacrée question) Pourquoi donc le peuple de la Grande île s'abandonne-t-il à de perpétuels égarements ? Les gasy persistent dans la tromperie, Ils refusent de se convertir. (Ils ne connaissent pas d'autre dieu que leur force). Le malheur viendra sur toi, Sans que tu en voies l'aurore; La calamité tombera sur toi, Sans que tu puisses la conjurer; Et la ruine fondra sur toi tout à coup, A l'improviste (Esaïe 47. 11). Écoutons la fin du discours : Le F.F.K.M (Le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes à Madagascar), dit non au pacte avec les musulmans. – [v. D.M.D – N°755 – 8 novembre 2001]. Je te le dis, nous disons, notre espérance a un nom : ‘Jésus Christ’. – (Ny fandresena dia miaraka amin’ny anaranao – Ho anao irery ny voninahitra – Tia Anao izahay). – Que dire alors ? « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau » (Apocalypse 7. 10) ; « Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles! Amen! » (Apocalypse 7. 12). « Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre (Madagascar) comme au ciel » (Matthieu 6. 10) ; « Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin » (Matthieu 6. 13). Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen.

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Le jour vient où l’on rebâtira les murs de votre capitale – « Tanà la

Le jour vient où l’on rebâtira les murs de votre capitale – « Tanà la Belle »

Lire Juges 13. 1 et 3. 9. « Des chefs se sont mis

à la tête du peuple en Israël, Et le peuple s'est montré prêt à combattre: Bénissez-en l'Éternel! » (Juges 5. 2). FACILE / ASSIS PAR TERRE – Non, non, non, pas comme ça ! DEBOUT pour ton héritage ! « O chrétien lève-toi et marche ! » (Actes des Apôtres 3. 6). « Avance en pleine eau » (Luc 5. 14). « Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel » (Exode 33. 3). Les hommes de sens seront de mon avis, Le sage qui m'écoute pensera comme moi. Afin

que l'impie ne domine plus, Et qu'il ne soit plus un piège pour le peuple. (Mba tsy hanjakan’ny ratsy fanahy, Ary tsy ho voafandrika ny vahoaka). Ô vous, nos ennemis ! ne riez pas de notre sort. Même si nous sommes tombés, nous nous relèverons ! même si nous sommes dans l’obscurité, le Seigneur est notre lumière ! ; selon qu'il le dit dans Juges : dans le passage déjà cité : « Des chefs se sont mis à la tête du peuple en Israël, Et le peuple s'est montré prêt

à combattre: Bénissez-en l'Éternel! » (Juges 5.

2).

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Rois, écoutez! Gouvernants, prêtez l'oreille! Je chanterai, oui, je chanterai à l'Éternel, Je chanterai à l'Éternel, le Dieu d'Israë1.

« Périssent ainsi tous tes ennemis, ô Éternel!

Ceux qui l'aiment sont comme le soleil, Quand il paraît dans sa force » (Juges 5. 31). Conduis avec ton bâton de berger le peuple qui t’appartient, Seigneur. Il se tient à l’écart sur une terre inculte entourée de vergers. Conduis- le, comme autrefois, dans les pâturages du Bachan et du pays de Galaad. Comme à l’époque où tu nous fis sortir d’Egypte, réalise pour nous des prodiges. Aucun dieu n’est semblable à toi, Seigneur, tu supportes et pardonnes les péchés de ceux de ton peuple qui ont survécu. Ta colère ne dure pas toujours, car tu prends plaisir à nous manifester ta bonté. Une fois encore tu auras pitié de nous, tu ne tiendras pas compte de nos fautes, tu jetteras nos péchés au fond de la mer. Tu manifesteras ton amour fidèle aux descendants d’Abraham et Jacob, comme tu l’as promis autrefois à nos ancêtres. – C’est à Jacob que le Seigneur avait déclaré :

« Désormais ton nom sera Israël » (Jacob est le

22 ième descendant depuis Adam) – selon ce que dit l'Écriture: Dieu lui dit: – Ton nom est Jacob; tu ne seras plus appelé Jacob, mais ton nom sera Israël. Et il lui donna le nom d'Israël (Genèse 35. 10) ; Dieu lui dit: – Je suis le Dieu tout puissant. Sois fécond, et multiplie:

une nation et une multitude de nations naîtront de toi, et des rois sortiront de tes reins (Genèse 35. 11) ; « Je te donnerai le pays que j'ai donné à Abraham et à Isaac, et je donnerai ce pays à ta postérité après toi » (Genèse 35. 12). Ce n'est point à dire que la parole de Dieu soit restée sans effet. Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël, et, pour être la postérité d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. (Comparer Romains 9. 6 – 9). Voici, en effet, la parole de la promesse:

Et vos petits enfants, dont vous avez dit: Ils deviendront une proie – et vos fils, qui ne connaissent aujourd'hui ni le bien ni le mal, ce sont eux qui entreront dans le « bon pays », c'est à eux que je le donnerai, et ce sont eux qui le posséderont. Mais vous, tournez-vous, et

partez pour le « désert », dans la direction de la « mer Rouge » (Deutéronome 1. 39 – 40). « Le jour vient où l’on rebâtira les murs de votre capitale. Ce jour-là (2003 ?) on portera plus loin les limites de votre territoire » (Michée 7. 11) (Les autres provinces méritent de connaître le même développement qu’Antananarivo), Ainsi Ravalomanana disait-il –, Nous nous appuierons sur le privé pour un décollage économique indispensable –, nous disposons du savoir-faire et de produits de qualité reconnue –, nous devons nous ouvrir de nouveaux marchés tant internes qu’externes –, Les investisseurs étrangers pourront venir en toute sécurité –, et nous réunirons toutes les conditions de leur implantation sur le territoire national dans des cadres juridiques et institutionnels clairs. (Mandehana, ry iraka faingam-pandeha), Comparer 2Chroniques 7. 14 ; et Esaïe 7. 15. Je demande alors : N’auraient-ils pas entendu ce message ? Mais oui, ils l’ont entendu ! L’Ecriture déclare :

« Leur voix s’est fait entendre sur la terre entière, et leurs paroles ont atteint le bout du monde ». De même, l'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes « enfants », nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ. (Ary raha zanaka dia mpandova ; eny, sady mpandova an’Abrahama no mpiray lova amin’i Kristy koa). Et nous tenons pour d'autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs; sachant tout d'abord vous-mêmes qu'aucune prophétie de l'Écriture ne peut être un objet d'interprétation particulière, car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussé par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. Et je dis : Éternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël! que l'on sache aujourd'hui que tu es Dieu dans la Grande île, que je suis ton serviteur, et que j'ai fait toutes ces choses par ta parole! Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple Malagasy reconnaisse que c'est toi,

Éternel, qui es Dieu, et que c'est toi qui ramènes leur cœur! « Otez donc les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre cœur vers l'Éternel, le Dieu d'Israël » (Josué 24. 23). « Mahalehibe ny firenena Izy, nefa mandringana azy koa ; mampihahaka ny firenena Izy, nefa mitondra azy hody indray –

Ary izao no anarany : Jehovah fahamarinantsika » (Job 12. 23 – 25 ; Jérémie

23. 6).

Comme il est écrit dans Le livre des Psalmoi :

« Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu! » (Psaume 33. 12). Mais c'est aux jeunes que je tiens à lancer un appel direct ou plutôt une question: Que voulez-vous vraiment ? marcher lentement vers la mort –, ou profiter de la vie en étant avec le

Seigneur. Quoi qu'il en soit du passé qui, peut-être, vous était jusqu'à ce jour assez peu ou, hélas, mal connu, c'est l'avenir qui compte désormais: le vôtre et celui de tous ceux qui vous sont chers. Il sera ce que vous le ferez avec les chefs que vous aurez su vous donner. La flamme du nationalisme ne s'est jamais éteinte, mieux, elle s'est ravivée! Nous, générations d'aujourd'hui (ankizy an-kehitriny tompon'ny taona 2000), nous ne faillirons pas à

cette tradition – ne serait-ce qu'en souvenir du sang versé par nos martyrs. Exemple, pour ne citer que ceux-là: le vaillant Rafaralahy Andriamazoto (1838), Rafaravavy Mary (1836), Rasalama (1837), RakotondRadama (1863), et Ratsimandrava (1975) – (v. Hébreux

13. 7).

Voilà ce que j'ai aussi observé, sur la terre, en ce qui concerne l’Europe on admet aujourd’hui, qu’en règle générale, plus un pays est « chrétien » plus il échappe à la pauvreté ; et que le christianisme a triomphé sur le socialisme athée. (Chute du communisme Russe). Jamais auparavant un empire ne s’est désintégré alors qu’il possédait trente mille armes nucléaires, quarante mille tonnes d’armes chimiques et de dizaine de milliers de

savants et de techniciens (L’'intelligence athée, a-t-on dit, est stérile), Mais que dit la Bible ? « Voici, je mets

en

Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus » (Esaïe 28. 16).

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L'honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, « Un rocher de scandale, Un filet et un piège » (Esaïe 8. 14) ; Ils s'y heurtent pour n'avoir pas cru à la parole, et c'est à cela qu'ils sont destinés. Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur:

« Je t'ai établi pour être la lumière des nations (Madagascar) » (Esaïe 49. 6). Quoi donc ? « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire » (Jean 6. 44). (Tsy misy olona mahay manatona Ahy, raha tsy taomin’ny Ray Izay naniraka Ahy). Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein (Romains 8. 28). « De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l'élection de la grâce » (Romains 11. 5). Jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté (2Corinthiens 3. 15 ; 16) ; « L'Éternel te frappera de délire, d'aveuglement, d'égarement d'esprit » (Deutéronome 28. 28) ; « Dieu leur a donné un esprit d'assoupissement, Des yeux pour ne point voir, Et des oreilles pour ne point entendre, Jusqu'à ce jour » (Deutéronome 29. 3) ; « de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés » (Marc 4. 12). Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. Mais je dis, non pas moi, mais le Seigneur : « Ne pensez plus aux événements passés, Et ne considérez plus ce qui est ancien. Voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d'arriver » (Esaïe 43. 18 – 21). Comparer Deutéronome 7. 6 ; Vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde (1Pierre 2. 10). Il est écrit dans les prophètes: « Vous n'êtes pas mon peuple! on leur dira: Fils du Dieu vivant! » (Osée 2. 1). Dieu a promis un « nouveau ciel », et une « nouvelle terre », où la justice habitera, et voilà ce que nous attendons. « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée! » (Voninahitra any amin’ny avo indrindra ho an’Andriamanitra ! Ary fiadanana ho ety ambonin’ny tany amin’ny olona ankasitrahany; Luc 2. 14). Une ère nouvelle s’ouvre, pour le peuple Malagasy, le « jour de la réconciliation ».

Jusqu'à ce jour (2002), quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs cœurs ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté (2Corinthiens 3. 15 ; 16). Faisons de cette année, l’année de « La conversion de la nation » à Jehovah. Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit: « Au temps favorable je t'ai exaucé, Au jour du salut je t'ai secouru » (Esaïe 49. 8). « Voici maintenant (2002 ?) le temps favorable, voici maintenant le jour du salut ». C'est pour cela qu'il est dit: « Israël, reviens à l'Éternel, ton Dieu, Car tu es tombé par ton iniquité » (Osée 14. 1). « Secoue ta poussière, lève-toi, Mets-toi sur ton séant, Jérusalem! Détache les liens de ton cou, Captive, fille de Sion! » (Esaïe 52. 2). « Réveille-toi (Madagascar), toi qui dors, Relève-toi d'entre les morts, Et Christ t'éclairera » (Ephésiens 5.

14).

(Madagascar), toi qui dors, Relève-toi d'entre les morts, Et Christ t'éclairera » (Ephésiens 5. 14). 64

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Coût de foudre à Antaninarenina

« Midobodoboka be ny amponga be ». « Areheto ô, areheto ny Poteau, Areheto ny Poteau Rakoto, fa jamba izany population ».

Areheto ny Poteau Rakoto, fa jamba izany population ». Propagande présidentielle – 2001. 65 Quelques exemples

Propagande présidentielle – 2001.

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Quelques exemples concrets

– « Avance en pleine eau, et jetez vos filets

pour pêcher» (Luc 5. 4) ; « L'Éternel est avec toi, vaillant héros! » (Juges 6. 12). Tout d'abord il faut, et ceci est évident, sans prendre compte du fait que la Grande île est constitutionnellement laïque, tous nos dirigeants (étaient) sont chrétiens. Ne dit-on pas, en une sorte de proverbe: « Le discernement est propre des vieillards, l'expérience est le privilège du grand âge »? Mais en fait, le discernement et l'expérience appartiennent à Dieu, et il possède aussi puissance et savoir-faire. Dans la Grande île d’aujourd’hui, Ratsiraka et Zafy ont 65 ans et 75 ans ; Moïse, serviteur de l'Éternel, était âgé de 120 ans lorsqu'il mourut ; sa vue n'était point affaiblie, et sa vigueur n'était point passée (Deutéronome 34. 7). Que dire alors? L'âge des leaders n'est pas un problème. Ils connaissent Dieu, mais ils ne l'honorent pas et ne le remercient pas comme il convient de le faire pour Dieu. Au contraire, leurs pensées sont devenues stupides et leur cœur insensé s'est rempli d'obscurité. Ils déclarent être savants mais ils sont fous. Il suffit pour s'en convaincre, de rappeler : Zafy Albert demeure l'unique président de la République de l'histoire a avoir financé sur fonds publics la célébration de l'Alahamadibe. « Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation infidèle! » (Psaume 43. 1) Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Ils sont sans conscience et ne tiennent pas leurs promesses. Ils ont montré tour à tour leur talent, sans que cela ait empêché le pays de sombrer. Voilà tout ce que j'ai observé de mes yeux, clairement entendu de mes propres oreilles. Tout ce que vous savez, je le sais, moi aussi, et je ne me crois pas plus stupide que vous! Mais moi, je veux parler à Dieu, au Tout-Puissant: je veux me plaindre à lui. Quant à vous, vous trichez avec la vérité, Vous offrez tous des remèdes de charlatans. – (Dokotera tsy mahomby hianareo rehetra; na ny loha na ny rambo. Ny loholona sy ny

manan-kaja no loha, Ary ny mpaminany izay mampianatra lainga no rambo). Le F.F.K.M (Le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes à Madagascar) devrait faire la part des choses politiques. Et faire du christianisme une religion d'Etat – (Fa hianao no mifidy, fa tsy izaho), dans un pays où le S.M.I.G vaut 160.000 Fmg / mois ; et 66% ou 2/3 des Malgaches vivent avec moins de 1$ par jour. [Imaginer monsieur Ben Marofo, musulman immuable, devenu un jour président, la plupart des Malgaches le deviendraient ! – v. Le journal Madagascar Tribune – 11 septembre 2001 – N°3851 – p.

9].

Pour quelle raison? Comme réponse, voici d'abord ce que Dieu le Père considère comme la religion pure et authentique: « Prendre soin des pauvres » (Esaïe 1. 17) ; – 2° « Heureuse la nation qui a le Seigneur comme Dieu » (Psaume 33. 12) ; – 3° « Il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois » (Apocalypse 17. 14) ; – Jésus dit aussi: « Allez donc auprès des hommes de toutes les nations et faites d'eux mes disciples » (Matthieu 28. 19). – Je demande encore: Le peuple de la Grande île (l'île rouge) n'aurait-il pas compris ? Combien faudra-t-il d'inondations, combien faudra-t-il d'incendies, combien faudra-t-il de drames collectifs pour que les accusés sachent se lever d'eux-mêmes et partir ? (Mandrapahoviana no handavanao tsy hanetry tena eo anatrehako? alefaso ny oloko mba hanompo Ahy). – Le F.F.K.M doit s’impliquer dans la société politique. Cette option est de surcroît avalisée par la Constitution dont il fut l’initiateur. Celle-ci précise, dans son article 77, que « le Sénat comprend, pour deux tiers, des membres élus en nombre égal dans chaque circonscription électorale par les représentants des collectivités territoriales et, pour un tiers, des membres représentants les forces économiques, sociales, culturelles et cultuelles nommées par le président de la République sur présentation des organisations librement constituées ». Voici donc les « forces cultuelles » participant au pouvoir législatif, selon l’article 41 de la même Constitution : « le pouvoir législatif, formé par l’Assemblée nationale et le Sénat ». Ce que confirme le représentant du F.F.K.M :

« En fait, s’engager dans l’action sociale en faveur de la justice et la transformation du monde socio-politique relève du rôle des Eglises ». – [v. Le journal MIDI Madagascar – 9 octobre 2001 – N°5523 – p.3]. – N’est-ce pas vrai ? C'est pourquoi les poètes disent: « O mitsanga hianao ry mino fa ilainan’ny taninao ! » L’Écriture déclare : « Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1Corinthiens 12. 26) ; « Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues » (1Corinthiens 12. 28). – « Je hais le divorce et celui qui se rend coupable de violence, dit le Seigneur, le Dieu d’Israël et de l’univers. Prenez donc garde à vous-mêmes et ne trahissez pas vos engagements » (Malachie 2. 16). Maintenant, à vous cet ordre, gouvernants de la Grande île ! – redisant avec le psalmiste : « Je hais ceux qui s'attachent à de vaines idoles, Et je me confie en l'Éternel » (Psaume 31. 7). Attends un peu, et je vais poursuivre, Car j'ai des paroles encore pour la cause de Dieu. N'avons-nous pas tous un seul père « Andriamanitra Andriananahary » ? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi donc sommes-nous infidèles l'un envers l'autre, En profanant l'alliance de nos pères? A Madagascar, c'est le baptême protestant de 1869 qui conditionne notre particularité historique. Dieu est grand, mais sa grandeur nous échappe, Le nombre de ses années est impénétrable. Il attire à lui les gouttes d'eau, Il les réduit en vapeur et forme la pluie; Par ces moyens il juge les peuples, Et il donne la nourriture avec abondance. – (Fa mampisavoana ny rano Izy, Dia milatsaka ho ranonorana aman-javona izany ; Fa ireny zavatra ireny no itsarany ny firenena, Sady anomezany hanina betsaka. (Na alatsany ho famaizana – Raha tokony ho an’ny taniny izany – na ho famindrampo kosa). Ile rouge, sois attentif à ces choses! Considère encore les merveilles de Dieu! Voilà ce que j'ai aussi observé sur la Grande île : Le déluge universel est ici chez lui. Et pour rendre la vie plus mouvementée et

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précaire, il y a les cyclones, qui par intermittence, balayent la côte avec une fureur inouïe ; secondement la famine décime des familles entières, les frontières du kere ne se limitent plus au Sud du pays. Quoi donc ? Dieu est-il injuste quand il

déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes). Loin de là ! Les gasy se livrent à la colère, Ils ne crient pas à Dieu quand il les enchaîne. – (Fa Madagasikara dia mirakitra fahatezerana. Tsy mitaraina izy, na dia afatony aza. Nefa tsy misy manao hoe : Aiza Andriamanitra, Mpanao ahy). Je demande encore ; et encore : Le peuple Malagasy n’aurait-il pas compris ? La Bible déclare :

– « Le Seigneur est le Dieu suprême, oui, il est le Dieu suprême » (Josué 22. 22). Vous dites :

« Le peuple Malagasy souverain, résolu à

promouvoir et à développer son héritage de société pluraliste et respectueuse de la diversité, de la richesse et du dynamisme de ses valeurs éthico-spirituelles et socio- culturelles, notamment le fihavanana et les croyances au Dieu Créateur Andriamanitra Andriananahary » – (v. Préambule – Constitution de la République de Madagascar – 1998). – Que veut dire ce logorrhée ? (On ne sait pas si c'est du lard ou du cochon). Le temps du double jeu est terminé. Otez donc

les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre cœur vers l'Éternel, le Dieu d'Israël. Le décalogue dans Exode XX commence ainsi :

– « Je suis le Seigneur ton Dieu ; Tu n’adoreras pas d’autres dieux que moi ». (Que celui qui a des oreilles pour entendre entende). Comparer Deutéronome 28 : « Promesses de bonheur » /

« Menaces de malheur ».

Le 1 er malheur est passé (kere : 1960 –> 2001) ; selon qu'il est écrit dans le livre des psaumes : « Pendant 40 ans j'eus cette race en dégoût » (Psaume 95. 10 – 11). Voici il vient encore 2 malheurs après cela. Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des oeuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni

entendre, ni marcher; et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols (Apocalypse 9. 20 – 21).

Ile rouge, faites silence pour m'écouter! Je vois ce qui arrivera, mais ce n’est pas pour aujourd’hui ; je discerne un événement, mais il se produira plus tard :

« Guerre dans la Grande île » – « Grand

tremblement de terre » – « Dans les années 2002-2006 » – « Y changerez-vous quelque

chose ? » ; selon qu'il le dit dans le Livre du Lévitique :

« Je ferai venir contre vous l'épée, qui vengera

mon alliance » (Lévitique 26. 25). Et il est écrit dans les prophètes : « C'est l'épée

du carnage, l'épée du grand carnage, L'épée qui doit les poursuivre » (Ezékiel 21. 19) ; « Et la grande ville fut divisée en trois parties, et les villes des nations tombèrent, et Dieu, se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère » (Apocalypse 16. 19). (« Commander », hoy hianareo, « c’est prévoir ! ») Quoi donc ? je l’ai dit, je le répète ; et encore, et encore : « Changer de Comportement ! » ou

« Mourir ! » (S'ils écoutent et se soumettent, Ils

achèvent leurs jours dans le bonheur, Leurs années dans la joie. S'ils n'écoutent pas, ils périssent par le glaive, Ils expirent dans leur aveuglement). Bien que tu dises que tu ne le vois pas, Ta cause est devant lui : attends-le ! Mais, parce que sa colère ne sévit point encore, Ce n'est pas à dire qu'il ait peu souci du crime. Vos yeux le verront, Et vous direz : « Grand est l'Éternel Par delà les frontières d'Israël ! » Je demande alors : N’auraient-ils pas entendu ce message ? Mais oui, ils l’ont entendu ! Pourquoi avez-vous commis une faute aussi grave à l'égard du Dieu d'Israël? Pourquoi cessez-vous maintenant d'obéir au Seigneur? En construisant votre propre pays Madagascar vous vous révoltez contre lui. « Oui, Madagascar, tu oublies ton protecteur, celui qui t’a mis au monde, tu négliges le Dieu qui t’a donné la vie ! » N'avez-vous pas lu cette parole de l'Écriture :

Si Édom dit: « Nous sommes détruits, Nous relèverons les ruines! » Ainsi parle l'Éternel des armées: Qu'ils bâtissent, je renverserai, Et on les appellera « pays de la méchanceté »,

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« Peuple contre lequel l'Éternel est irrité pour toujours » (Malachie 1. 4) ? Vos yeux le verront, Et vous direz: « Grand est l'Éternel Par delà les frontières d'Israël ! » (Que celui qui lit fasse attention !) « Formez des projets, et ils seront anéantis; Donnez des ordres, et ils seront sans effet: Car Dieu est avec nous » (Esaïe 8. 10). – « Des chefs se sont mis à la tête du peuple en Israël, Et le peuple s'est montré prêt à combattre: Bénissez-en l'Éternel! » (Juges 5. 2). – (Tena faly aho !) Dans la Grande île d’aujourd’hui, le père de la province autonome (mot à mot : Aban’ny faritany mizaka-tena) choisit la fête de l’Indépendance nationale, le 26 juin 2001, pour briguer un 5 ème mandat présidentiel. « Je suis encore disposé à continuer », a-t-il déclaré, « si le peuple le veut ! » (v. 1Rois 22 :

« Achab veut reprendre la ville de Ramot ») Vous dites : « Les fonctions de président de la République requièrent une expérience confirmée ». Mais « l’expérience ressemble à une lampe sur le dos », a-t-on dit, « Elle n’éclaire que le chemin parcouru ». (Comparer Psaume 119. 105) ; – Vous dites au peuple :

« Il vaut mieux continuer ce qui a été commencé plutôt que sauter les yeux fermés ». Que veut dire ce logorrhée ? (Comparer 1Samuel 8. 7). (Tsy hanangana andriana izahay, fa izay sitraky ny fonao ihany no ataovy, v. 2Rois 10.

5).

– Le Grand-frère Bréchard Rajaonarison soutient Ratsiraka Didier de 1975 à 1992 ; et 1996 jusqu'à aujourd'hui –, La « fianakaviamben’ny mpanjaka » (sic) « maroseragna mahafaly » (sic) soutient le président candidat Ratsiraka Didier ; l’association appelle tous les ampanjaka (sic), tangalamena et sojabe (sic) à suivre sa voie. (v. 1Rois 22 : « Les prophètes de métier prédisent le succès »). – Ile rouge, faites silence pour m'écouter! Imagines-tu avoir raison, Penses-tu te justifier devant Dieu, Quand tu dis: « Il faut revenir à une pensée politique humaniste (sic), où il n’y pas de place pour la théologico-politique » ? Et encore : « L’islam (sic) est une religion de paix » ! C'est à toi que je vais répondre, Et à tes amis en même temps.

Mais que dit l'Écriture (La Bible) ? (Nefa ahoana no lazain’ny Soratra ?) Est-ce à vous de prendre parti pour Baal? est- ce à vous de venir à son secours? (Juges 6. 31) ; Et en ce jour l'on donna à Gédéon le nom de Jerubbaal (mot à mot : Zerao Bala), en disant: « Que Baal plaide contre lui, puisqu'il a renversé son autel » (Juges 6. 32) ; Gédéon bâtit là un autel à l'Éternel, et lui donna pour nom « l'Éternel paix » (Juges 6. 24) Les gasy ne connaissent pas le chemin de la paix (Jehovah no fiadanana), Quel est l'homme qui aime la vie, Qui désire la prolonger pour jouir du bonheur? « Recherche et poursuis la paix » (Psaume 34. 15). Mais je dis: N'ont-ils pas entendu? Au contraire! « Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu'aux extrémités du monde » (Psaume 19. 4 – 5). Mais je dis: Le peuple Malagasy ne l'a-t-il pas su? N'avez-vous pas lu « Le cantique de Débora » dans la Bible, lorsqu'elle rendit la justice en Israël (Juges chap. 5) ? Ou, n’avez-vous pas lu, dans le livre des Juges : « Les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel, car Jabin avait 900 chars de fer, et il opprimait avec violence les enfants d'Israël depuis 20 ans » (Juges 4. 3) ? Nous sommes le 12 octobre 2001, le chef de l’Etat, candidat à sa propre succession, semble temporiser à Antsirabe en prononçant un discours bilan de ses 20 ans de pouvoir, et un discours testament qu’on ne lui connaît pas (C’était au cours de l’inauguration de l’académie de sports), C’est ainsi qu’il a formulé un testament sous forme de bénédiction, pour son futur successeur à Mavoloha ; pour ne citer que ceux-là : – « Plus performant que Didier Ratsiraka (sic) ; attaché à l’unité nationale (sic), au développement et à la paix ; capable de gérer (sic) les 6 provinces autonomes » ; Comparer Nombres 27. 15 : « Josué est désigné pour succéder à Moïse ». – Les événements contemporains chevauchent ceux d’autrefois, le futur est crypté dans les textes qui parlent du passé biblique. Un même verset peut contenir des histoires du passé –, du présent –, de l’avenir. Notons : Il y a 7 « prezidà » de 1960, à 1975, et jusqu'à nos jours : Tsiranana ; Ramanantsoa ; Ratsimandrava ; Andriamahazo ; Zafy ;

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Ratsirahonana ; Ratsiraka. – (Iza izao prezidà faha 8 izao ? « Ilay mpiady mahery »). Croyez-vous que l'Écriture parle en vain? Que dit-elle donc?

« Il détruisit 7 nations dans le pays de Canaan et remit leur territoire à son peuple comme

propriété » (Actes des Apôtres 13. 19) ; – « cet homme correspond à mon désir, il accomplira tout ce que je veux qu’il fasse » (Actes des Apôtres 13. 22). Des jours viennent, dit Iahvé, où je susciterai à David un germe juste ; il régnera en roi, il sera sage et fera droit et justice dans le pays. Des jours viennent, dit Iahvé, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda, une alliance nouvelle (Jérémie 23. 5 ; et 31. 31). En ce jour-là, Débora chanta ce cantique, avec Barak, fils d'Abinoam :

« Des chefs se sont mis à la tête du peuple en Israël, Et le peuple s'est montré prêt à

combattre: Bénissez-en l'Éternel! » (Juges 5. 2) ; « Rois, écoutez! Princes, prêtez l'oreille! Je chanterai, oui, je chanterai à l'Éternel, Je chanterai à l'Éternel, le Dieu d'Israël » (Juges 5. 3) ;

« Réveille-toi, réveille-toi, Débora! Réveille- toi, réveille-toi, dis un cantique! Lève-toi, Barak, et emmène tes captifs, fils d'Abinoam! » (Juges 5. 12) ;

« Alors un reste du peuple triompha des

puissants, L'Éternel me donna la victoire sur

les héros » (Juges 5. 13) ;

« Des cieux on combattit, De leurs sentiers les

étoiles combattirent contre Sisera » (Juges 5. 20) ; « Maudissez Méroz, dit l'ange de l'Éternel, Maudissez, maudissez ses habitants,

Car ils ne vinrent pas au secours de l'Éternel, Au secours de l'Éternel, parmi les hommes vaillants » (Juges 5. 23) ;

« Périssent ainsi tous tes ennemis, ô Éternel!

Ceux qui l'aiment sont comme le soleil, Quand il paraît dans sa force. Le pays fut en repos pendant 40 ans » (Juges 5. 31). Voilà ce que j'ai aussi observé sur la Grande île: On crie contre la multitude des oppresseurs, On se plaint de la violence d'un grand nombre; Mais nul ne dit: « Où est Dieu,

mon créateur ? » Car ainsi nous l'a ordonné le Seigneur :

« N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas

dans les villes des Samaritains; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël » (Matthieu 10. 5 – 6). –

Attends un peu, et je vais poursuivre, Car j'ai des paroles encore pour la cause de Dieu. Je prendrai mes raisons dans la Bible (Mon Livre de référence), Et je prouverai la justice de mon créateur ; Bien que tu dises que tu ne le vois pas, ta cause est devant lui: attends-le! Mais, parce que sa colère ne sévit point encore, Ce n'est pas à dire qu'il ait peu souci du crime. Dieu est puissant, mais il ne rejette personne; Il est puissant par la force de son intelligence. Il ne laisse pas vivre le méchant, Et il fait droit aux malheureux. Il ne détourne pas les yeux de dessus les justes, Il les place sur le trône avec les rois (prezidà), Il les y fait asseoir pour toujours, afin qu'ils soient élevés. « Attache-toi donc à Dieu, et tu auras la paix; Tu jouiras ainsi du bonheur » (Job 22. 21) ; « Reçois de sa bouche l'instruction, Et mets dans ton cœur ses paroles » (Job 22. 22). « Tu seras rétabli, si tu reviens au Tout Puissant, Si tu éloignes l'iniquité de ta tente » (Job 22. 23). « Il les avertit pour leur instruction, Il les exhorte à se détourner de l'iniquité » (Job 36. 10). Dieu est grand par sa puissance; Qui saurait enseigner comme lui ? Qui lui prescrit ses voies? Qui ose dire : « Tu fais mal ? » « Souviens-toi d'exalter ses oeuvres, Que célèbrent tous les hommes » (Job 36. 24) ; « Les enfants d'Israël crièrent à l'Éternel, et l'Éternel leur suscita un libérateur qui les délivra » (Juges 3. 9). Et voilà la conclusion de tout ce qui a été dit :

(Le nombre de livres que l’on pourrait écrire est illimité et il est épuisant de consacrer beaucoup de temps à l’étude) Le devoir de tout homme est de respecter Dieu en obéissant à ses ordres. N’a-t-il pas promis dans la Bible : « Jusqu'à votre vieillesse je serai le même, Jusqu'à votre vieillesse je vous soutiendrai; Je l'ai fait, et je veux encore vous porter, Vous soutenir et vous sauver » (Esaïe 46. 4) ? Mais je dis, non pas moi, mais le Seigneur : « Il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé » (Matthieu 5. 18). Que dirons-nous de plus? « Si vous appartenez au Christ, vous êtes alors les descendants d'Abraham et vous recevrez les biens que Dieu a promis » (Galates 3. 29) ; « Dieu a promis à Abraham et à ses descendants qu'ils recevraient le monde » (Romains 4. 13). – « Amen ! Louez Dieu ! »

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Mada Gasikara
Mada
Gasikara
Mada Gasikara « Aoka ho faly ny lanitra ary ho ravo ny tany; Ary aoka holazaina

« Aoka ho faly ny lanitra ary ho ravo ny tany; Ary aoka holazaina any amin’ny firenena hoe:

Jehovah no Mpanjaka » (1 Tantara 16. 31). Sambatra ny firenena izay tahaka izany; Eny,
Jehovah no Mpanjaka » (1 Tantara 16. 31).
Sambatra ny firenena izay tahaka izany; Eny, sambatra ny firenena izay manana an'i Jehovah ho Andriamaniny.
« Ozony dia ozony ny mponina ao, satria tsy mba tonga hanampy an’i Jehovah izy,
« Ozony dia ozony ny mponina ao, satria tsy mba tonga hanampy an’i Jehovah izy, eny, tsy nanampy an’i Jehovah –
–

hamely ny mahery » (v. Mpitsara 5. 23) –, « JEHOVAH FAHAMARINANTSIKA » (v. Jeremia 23. 6).

DEOTERONOMIA, 29. 30.

izay miteraka zava-mangidy sady mahafaty;

18 ary raha ren’izany olona izany ny tenin’ity fanozonana ity, dia hiarahaba tena ao am-pony izy ka hanao hoe: Hanam-piadanana aho, fa hanaraka ny ditry ny foko, – handringanana ny leony mbanin’ny mangetaheta 1 .

19 Ary Jehovah dia tsy hety hamela ny helony, fa hanetroka amin’izany lehilahy izany ny fahatezeran’i Jehovah sy ny fahasaro-piarony, ary hitoetra aminy ny fanozonana rehetra izay voasoratra amin’ity boky ity, ka hovonoin’i Jehovah tsy ho eo ambanin’ny lanitra ny anarany.

20 Dia hosarahin’i Jehovah amin’ny firenen’Isiraely rehetra ho amin’ny loza izy, araka ny fanozonana rehetra amin’ny fanekena izay voasoratra amin’ity bokin’ity lalàna ity.

21 Ary hiteny ny taranaka any aoriana, dia ny zanakareo izay hitsangana handimby anareo, sy ny vahiny avy amin’ny tany lavitra, raha mahita ny kapoka natao tamin’ity tany ity sy ny faharariana izay nampahararian’i Jehovah azy – 22 fa ho solifara sy sira ary fahamaizana ny tany rehetra eo: tsy hofafazana izy, na hanirin-javatra, sady tsy hisy ahitra akory hitrebona ao, tahaka ny nandravana an’i Sodoma sy Gomora sy Adma ary Zeboima, izay noravan’i Jehovah tamin’ny fahavinirany sy ny fahatezerany – 23 dia hiteny ny firenena rehetra hoe:

Nahoana Jehovah no dia nanao toy izany tamin’ity tany ity? Inona no hevitry ny firehetan’izao fahatezerana lehibe izao?

24 Dia hiteny ny vahoaka ka hanao hoe: Satria izy nahafoy ny faneken’i Jehovah, Andriamanitry ny razany, izay nataony taminy fony Izy nitondra azy nivoaka avy tany amin’ny tany Egypta. 25 Fa nandeha izy ka nanompo andriamani-kafa sady niankohoka teo anatrehany, dia andriamanitra izay tsy fantany sady tsy nomena azy; 26 dia nirehitra tamin’ity tany ity ny fahatezeran’i Jehovah, ka nataony tonga taminy avokoa ny fanozonana rehetra izay voasoratra eto amin’ity boky ity; 27 ary fahavinirana sy fahatezerana ary fahatezerana mirehitra no nandroahan’i Jehovah azy tsy ho eo amin’ny taniny sy nampandehanany azy ho any amin’ny tany hafa, tahaka ny amin’izao anio izao.

28 An’i Jehovah Andriamanitsika ny zava-miafina; fa antsika sy ny zanatsika mandrakizay kosa ny zavatra ambara, hankatoavantsika ny teny rehetra amin’ity lalàna ity. 30 Ary rehefa tonga aminao izany zavatra rehetra izany, dia ny fitahiana sy ny fanozonana izay nataoko teo anoloanao, ary mahatsiaro izany ao am-ponao any amin’ny firenena rehetra izay androahan’i Jehovah Andriamanitrao anao hianao, 2 ka miverina amin’i

Jehovah Andriamanitrao sy mihaino ny feony amin’ny fonao rehetra sy ny fanahinao rehetra, araka izay rehetra andidiako anao sy ny zanakao anio,

3 dia hampodin’i Jehovah Andriamanitrao avy amin’ny fahababoana hianao, ary hamindra fo aminao Izy ka hanangona anao indray avy any amin’ny firenena rehetra izay nampielezan’i Jehovah Andriamanitrao anao.

4 Raha misy aminao voaroaka any amin’ny faravodilanitra, dia avy any no hanangonan’i Jehovah Andriamanitrao anao, ary avy any indray no hanalany anao.

5 Dia hampidirin’i Jehovah Andriamanitrao ao amin’ny tany izay nolovan’ny razanao hianao, ka holovanao izany; ary hanisy soa anao Izy sy hahamaro anao mihoatra noho ny razanao.

6 Dia hoforan’i Jehovah Andriamanitrao ny fonao sy ny fon’ny taranakao hitiavanao an’i Jehovah Andriamanitrao amin’ny fonao rehetra sy ny fanahinao rehetra, mba ho velona hianao.

7 Ary hataon’i Jehovah Andriamanitrao amin’ny fahavalonao sy ny mankahala anao izay nanenjika anao ireny fanozonana rehetra ireny.

8 Dia hihaino ny feon’i Jehovah indray hianao ka hanaraka ny didiny rehetra, izay andidiako anao anio.

9 Ary hataon’i Jehovah Andriamanitrao manana amby ampy hianao amin’izay hahasoa anao, dia amin’ny asan’ny tànanao sy ny ateraky ny kibonao sy ny ateraky ny biby fiompinao ary ny vokatry ny taninao; fa ho faly aminao indray Jehovah ka hahasoa anao, araka izay nahafaliany tamin’ny razanao,

10 raha mihaino ny feon’i Jehovah Andriamanitrao hianao, hitandremanao ny didiny sy ny lalàny, izay voasoratra amin’ity bokin’ny lalàna ity, ka miverina amin’i Jehovah Andriamanitrao amin’ny fonao rehetra sy ny fanahinao rehetra.

11 Fa izao lalàna izao, izay andidiako anao anio, tsy dia saro-pantarina aminao, ary tsy lavitra.

12 Tsy any an-danitra izany ka hanaovanao hoe: Iza no hiakatra any an-danitra haka azy ho antsika, mba hohenointsika ka harahintsika?

13 Ary tsy any an-dafin’ny ranomasina izany ka hanaovanao hoe: Iza no hankany an-dafin’ny ranomasina haka azy ho antsika mba hohenointsika ka harahintsika? 14 Fa eo akaikinao indrindra ny teny, dia eo ambavanao sy ao am-ponao, mba harahinao.

15 Indro efa nataoko teo anoloanao andro-any ny fiainana sy ny soa ary ny fahafatesana sy ny loza, 16 tamin’ny nandidiako anao andro-any ho tia an’i Jehovah Andriamanitrao ka handeha amin’ny làlany ary hitandrina ny didiny sy ny lalàny ary ny fitsipiny, mba ho velona hianao ka hihamaro, ary mba

1 Na: hanampiana fahamamoana amin’ny hetaheta.

[Ny Baiboly – Ny Soratra Masina – p. 194]

Sambatra ny firenena izay manana an’i Jehovah ho Andriamaniny

JEHOVAH o, aza ny fahatezeranao no ananaranao ahy, Ary aza ny fahaviniranao no amaizanao ahy. Mamindra fo amiko, Jehovah o, fa reraka aho; Sitrano aho, Jehovah o, fa mihozohozo ny taolako. Ny fanahiko koa dia mangovitra loatra; Fa Hianao, Jehovah o, mandra-pahoviana? Miverena, Jehovah o, afaho ny fanahiko; Vonjeo aho noho ny famindramponao. Fa tsy misy fahatsiarovana Anao any amin’ny fahafatesana, Any amin’ny fiainan-tsi-hita iza no hidera Anao? Efa sasatry ny misento aho; Mampitsinkafona ny farafarako isan-alina aho Sady mahampo-dranomaso ny fandriako. Lanin’alahelo ny masoko; Efa pahina izy amin’ny ataon’ny mpampahory ahy rehetra. Miala amiko, hianareo mpanao ratsy rehetra; Fa Jehovah efa nandre ny feon’ny fitomaniako. Jehoavh efa nandre ny fangatahako; Jehovah no handray ny fivavahako. Ho menatra sy hangovitra indrindra ny fahavaloko rehetra; Hihodina izy ka ho menatra tampoka. (Fivavaky ny olona anarin’Andriamanitra. – Salamo nataon’i Davida). Mba ho tahaka ny zava-maniry maroroka ny zanakai-lahy, Ary ho tahaka ny vato fehizoro voasoratra tsara toy ny fomban’ny lapan’andriana ny zanakai-vavy. Ho feno ny trano fitehirizanay, ka hisy vokatra betsaka samy hafa karazana; Hiteraka arivoarivo sy alinalina ny ondrinay any an-tsahanay; Hahazaka be ny ombinay, Ary tsy hisy ho rava, na ho lasan-kobabo, Sady tsy hisy fitarainana any an- dalambenay. Sambatra ny firenena izay tahaka izany; Eny, sambatra ny firenena izay manana an’i Jehovah ho Andriamaniny. – Salamo 144 Nataoni Davida.

m o 1 4 4 N a t a o n ’ i D a v

66% ou 2/3 des gasy vivent avec moins de $1 par jour.

5

Indrisy, Tompo ô, hataoko ahoana no famonjy ny firenena?

“Fa ny sabatro dia mamon-dra any amin’ny lanitra ; Indro, hidina hihatra amin’i Edoma iny,

Sy amin’ny firenena voatendriko haringana, mba ho fitsarana azy”. Iza moa Ity avy any ‘Edoma’, ka ‘mena’ mangatrakatraka ny fitafiany, Dia Ity Izay mareva-pitafiana, Sy miandranandrana amin’ny haben’ny heriny ? Nahoana no ‘mena’ ny fitafianao, Ary ny ankanjonao no tahaka ny an’izay manosihosy ny famiazam-boaloboka ? Manao ahoana ny toetran’ny

mizotra araka ny marina

va ? mandeha araka ny hitsiny va ? Manontania tena hoe:

Fantatrao va ny sitrapon’Andriamanitra mahakasika ny Malagasy sy ny tany Madagasikara? Inona no porofo azoko aroso hanamarinana ireo zavatra inoako? Mbola hitombina va ireo porofo arosoko raha dinihina amin’ny alalan’ny Baiboly tenin’Andriamanitra? “Fahavitantena ara-tsakafo”, hoy hianareo, “amin’ny taona 2000”. “Fahasalamana ho an’ny daholobe”, hoy hianareo “amin’ny taona 2000”. “Ny firenena matanjaka amin’ny taona 2000”, hoy hianareo, “dia izay afaka mamelona ny mponina ao aminy, ary afaka manondrana ny ambimbavany any ivelany”. Ahoana ary no izy? Izay notadiavin’ny Malagasy dia tsy azony. Moa tsy izany va? Ary izany dia nanjo azy mba ho anatra, sady voasoratra izany ho fananarana antsika. Zinona izao nataoko izao, raha oharina amin’izay nataonareo? (ary inona no azoko atao, raha oharina amin’ny nataonareo?) Fa izao no lazaiko:

Mbola tanora aho, fa hianareo kosa efa fotsy volo,

Madagasikara ?

Koa dia niaoriandriana aho aloha, fa tsy sahy nanambara aminareo izay fantatro. Hoy izaho: Aoka ny fahendrena no hiteny, Ary aoka ny hamaroan’ny taona no hampianatra fahendrena.

6

Anjarako kosa izao, koa dia hamaly aho; Eny, izaho hanambara izay fantatro; Fa feno teny ny foko; Manery ahy ny fanahy ato anatiko. Indro, niandry ny teninareo aho, Ary nandinika ny teny nalahatrareo, Mandra- pihevitrareo izay holazaina; Eny, nihaino dia nihaino anareo (lehibe) aho, Fa he! tsy nisy naharesy lahatra an’ny prezidà hianareo, Na nahavaly ny teniny akory; Fandrao hianareo hanao hoe: Hitanay ny fotony:

Andriamanitra no maharesy azy, fa tsy olona. Tsy nandaha-teny hamely ahy anefa izy; Ary tsy araka ny teninareo no havaliko azy. Kanefa, na dia izany aza, tsy resaka mahabe loa-bary; tsy teny famalifaliana na fandokafana amin’ny mpizara sakafo mba hahazoana tombony. Ary araka izany koa no voasoratra hoe:

,,Aoka ihany ho anao ny fanomezanao, ary ny valim-pitianao omeo ny hafa; nefa hovakiko amin’ny mpanjaka (prezidà) ihany ny soratra, ary hampahafantariko azy ny heviny” (Daniela 5. 17). Aoka samy hihaino ahy; Izaho koa mba hanambara izay fantatro. Aoka tsy hizaha tavan’olona akory aho, Ary aoka tsy handrobo olona. Fa tsy mba mahay mandrobo aho. ‘Rombo ! Rombo!’ hoy hianareo ‘Rombo ! Rombo !’ Raha izany, dia halain’ny Mpanao ahy faingana aho – (Je n'aurai point égard à l'apparence, Et je ne flatterai personne; Car je ne sais pas flatter:

Mon créateur m'enlèverait bien vite). Kanefa, masina hianao, ry prezidà, mihaino ny alahatro, Ary mandranesa ny teniko rehetra. Homen’ny Tompo famindrampo anie ny ankohonan’ny filohan’ny Nosy – araka ny voalaza teo hoe: – ny Tompo anie hampahita azy famindrampo amin’ny Tompo amin’izay andro izay ; fa ny sasany tsy manana ny fahalalana an’Andriamanitra ; ny hampahamenatra anareo no ilazako izany. Fa hoy izy: Tsy mahasoa ny olona, ny mihavana amin’Andriamanitra.

“Tsy mila théologico-politique”, hoy hianareo, “Madagasikara”. Ka manao teny maro ho enti-miady amin’Andriamanitra. Inona no holazaiko aminareo? Hidera anareo va aho? Tsy hidera anareo amin’izany aho. – Raha manao tahaka izany hianareo, dia mbola hamaly anareo tokoa aho, koa rehefa afaka izany, vao hitsahatra aho. Manome fiadanana Andriamanitra, ka iza no mahay manameloka? Na amin’ny firenena, na amin’ny olona tsirairay. “L’Islam”, hoy hianareo, “religion de la paix”. Moa hianareo handahatra ho an’i Bala va ? Hianareo va no hamonjy azy? (Mpitsara 6.

31)

,,Fa Andriamanitra saro-piaro eo aminao Jehovah Andriamanitrao” (Deoteronomia 6.

15).

,,Jehovah no fiadanana” (Mpitsara 6. 24). Iza no tsy hatahotra? Ary iza no tsy hankalaza ny anaranao, Tompo ô? Raha amin’izao fiainana izao, dia mahantra indrindra noho ny olona rehetra isika Malagasy. Ary ,,noho izany dia mitomany ny tany, Ary reraka izay rehetra mitoetra ao aminy” (Hosea 4. 3). – Ary araka izany koa no voasoratra hoe:

,,Mihaino ny tenin’i Jehovah, hianareo Zanak’Isiraely! Fa Jehovah manana ady amin’ny mponina amin’ny tany, Satria tsy misy fahamarinana, na fitiavana, na fahalalana an’Andriamanitra eo amin’ny tany” (Hosea 4. 1). Ary hoy koa Izy:

,,Hovaliana Samaria noho ny helony, Fa niodina tamin’Andriamaniny izy; Ho lavon- tsabatra izy” (Hosea 14.1). Hoy izaho:

Inona ny vokatr’izay fihetsiketsehana (kabary) bediabe izay? Ahoana ary? mba hiantra ny mahantra ka hahatsiaro ny tenin'i Jesoa Tompo, izay manao hoe: “Mahasambatra kokoa ny manome noho ny mandray”. ,,Raha mihaino ka manaiky Azy izy, Dia lany amin’ny fiadanana ny androny; Fa raha tsy mihaino kosa izy, Dia ho voan’ny fiadiana” (Joba 36. 11; 12).

Fa ,,ny mpihatsaravelatsihy dia mirakitra fahatezerana; Tsy mitaraina izy, na dia afatony aza” (Joba

36. 13).

Madagasikara manao bontolo amin’ny ady amin’ny fahantrana ara-ekonomika (miaraka amin’ny 'document de stratégie pour la réduction de la pauvreté', D.S.R.P ; sy ny 'projet de soutien au développement rural', P.S.D.R) ; mizihitra amin’ny fahendreny ny mpitondra ny Madagasikara. ,,Vive Madagascar tsy mandohalika”, hono, ,,Madagasikara mitraka ! ” – (Ireo no rahona tsy misy rano, entin’ny rivotra; hazo fararano, nefa tsy misy voany, indroa maty, voafongotra; kintana mifindrafindra, ka toy ny olona vaky sambo izy).

Dia hoy izaho: Ny làlan’ny fiadanana tsy fantan’ny Madagasikara. Jehovah no fiadanana! (Mpitsara 6. 24) Madagasikara ô, Mifohaza ho amin’ny fahamarinana. Miandry ny mazava isika, nefa indro ny maizina, Ary fahazavana, fa mbola ao amin’ny aizim- pito ihany no andehanantsika. Ary noho izany dia hoy izaho:

Mahadiso hevitra anareo, mpitondra hajaina sy ny lehibe, ny tsi-fahafantaranareo ny Soratra Masina na ny herin’Andriamanitra. “Ny tànako ihany” (ny programako ihany), hono, “no namonjy ahy” (Mpitsara 7. 2). ,,Dia izay mitondra ny herin’ny tànany ho andriamaniny” (Joba 12. 6). Fa izao no lazaiko, nefa tsy izaho, fa ny Tompo:

,,Ho voaozona izay olona mahatoky olona, Sy manao ny nofo ho sandriny” (Jeremia 17.

5);

,,Hotahina izay olona matoky an’i Jehovah, Dia izay manana an’i Jehovah ho tokiny” (Jeremia 17. 7); ,,Sady tsy hiteny amin’ny asan’ny tanànay intsony hoe: Ry Andriamanitray ô” (Hosea

14. 4);

,,Raha misy tsy tia ny Tompo, aoka ho voaozona izy” (1Korintiana 16. 22). Fa iza moa no tsy mahalala izay zavatra toy izany?

7

Ny firenen’ny dragon’ny Asia Atsimo- Atsinanana Adray, Jehovah Tompo ô ! Madagasikara dia isan’ny tany

Ny firenen’ny dragon’ny Asia Atsimo- Atsinanana

Adray, Jehovah Tompo ô ! Madagasikara dia isan’ny tany vitsivitsy tatsinanana, tsy mandroso fa mihemotra, tsy tahaka ny firenen’ny dragon’ny Asia. – (La Grande île s’enfonce dans la pauvreté! Les dragons du Sud-Est asiatique s’en sortent! (En 1896, la Grande île n’était pas loin du Japon ; en 1960, elle était côte à côte avec l’île Maurice et la Corée du Sud). ,,Tsy misy tahaka azy eny ambon'ny tany, Izay voaforona tsy hahalala tahotra. Ny avo rehetra jereny avokoa; Mpanjakan'ny bibi- dia rehetra izy” (Joba 41. 25). Milaza ny marina ao amin'i Kristy aho, fa tsy mandainga, sady miara-milaza amiko ao amin'ny Fanahy Masina koa ny fieritreretako, fa mafy ny alaheloko ny Malagasy (rahalahiko), ka tsy mety mitsahatra ny fahorian'ny foko. Ary mitsangana hiampanga an'ny tany Madagasikara ny fahantrany, ka dia tondromaso akaiky izany. Fa ,,fialokalofana ny fahendrena, ary fialokalofana ny vola” (Mpitoriteny 7. 12) –

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(D’après le rapport de la Banque mondiale, pour 1994, le Singapour a le plus fort P.I.B /hab. avec 27223 $. (Le Mozambique est, selon les mêmes sources, le pays le plus pauvre du monde, avec un P.I.B de 133 $ par habitant, en 1996 Pour la Grande île, le P.I.B /hab. et par an des Malagasy, est de 200 $). Ahoana ary? Tsy voalazan'ny Soratra Masina koa va :

,,Izao rehetra izao dia homeko Anao, raha hiankohoka eto anatrehako Hianao” ? – (Izahao Matio 4 : Ny nakan’ny devoly fanahy an’i Jesoa). Inona ary no holazaintsika ny amin'ny izany zavatra izany? Kanefa tsy lazaiko fa foana ny ,Sain-dalin'i Satana’ tsy akory. (Raha misy manan-tsofina, aoka izy hihaino). Ary indray: Araka izay lazainy eo amin’i Josoa hoe: ,,Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah – eny, Andriamanitra Andriananahary, dia Jehovah, Izy no mahalala, ary ny Isiraely hahalala koa” (Josoa 22. 22). Ary hoy koa Jesoa:

,,Jehovah Andriamanitrao no hiankohofanao, ary Izy irery ihany no hotompoinao” (Matio 4. 10). Ary indray koa:

,,Ary hitako ny lohany anankiray, izay toa voa ka efa ho faty; nefa sitrana ihany ilay feriny saiky nahafaty azy; ary gaga ny tany rehetra nanaraka an’ilay bibi-dia” (Apokalypsy 13. 3). Fa izao lazaiko: Iza no tahaka ny firenena Japoney (Japon)? ary iza no mahay miady aminy? (Ohatra, mahay karate-do). Firenena Japoney – fivavahana bodisma 99,9%, fitambarana nosy miisa 3.000 mahery – Firenena Japoney voa mafy ka resy tamin’ny taona 1945, – rava ny bomba ataomika; anefa sitrana ny taniny – eny, sitrana ny toekarenany; firenena nahazo fanampiana betsaka tamin’ny Amerika, tamin’ny « plan marshall », nanomboka ny taona 1948-1952 – ny taona 1955- 1973, mihoatra ny 10%, ny fitombon’ny toekarena Japoney isan-taona

(taux de croissance économique plus de 10 p. 100 par an) – ary figagana amin’ny tany rehetra izany tahaka ny amin’izao anio izao (miracle japonais) – 2° eran-tany, ara-toekarena manaraka any Amerika; 1° eran-tany amin’ny fanamboarana fiara sy sambo; 3° eran-tany amin’ny lamba (textile); 1° eran-tany amin’ny elektronika sy robotika; anefa firenena, (‘hiangaran’ny natiora’), tsy manana harena an-kibon’ny tany, sy firenena handalovan’ny horohoron-tany (‘loza voa-janahary’) hatrany hatrany; ny firenena bodista, tany tatsinana any Asia, (Asie du Sud-Est), manodidina azy dia miray aminy amin’ny varotra sy ny tsenam- barotra vaovao ataony, ary maka-tahaka azy, – tahaka ny firenen’ny dragona: Shina (Chine); Korea (Corée); Taihanina (Taiwan); Singapora (Singapour); Malaizy (Malaisie); Indonezy (Indonésie); Filipiana (Philippines); sy Taïlandy (Thaïlande); Sy ny sisa sy ny sisa. Ahoana ary? –

(Thaïlande); Sy ny sisa sy ny sisa. Ahoana ary? – Manomboka mitodi-doha Madagasikara i “Efa manomboka

Manomboka

mitodi-doha

Madagasikara

i

“Efa manomboka mitodidoha”, hoy hianareo, “ny toekaren’ny Madagasikara”. – (Ainsi le président Ratsiraka disait-il, Madagascar devra devenir le nouveau dragon de l’Océan Indien). Fa izao no lazaiko: Ny menarana dia fetsy noho ny bibi-dia rehetra araka ny Soratra Masina; – Hanky! efa nataon’Andriamanitra hoe: ,,Raha hiankohoka eto anatrehako Hianao (Madagasikara), dia ho Anao avokoa izany rehetra izany? araka ny Soratra Masina. – (Lioka 4. 6 – 7). Anefa tsy lazaiko fa foana ny ,Sain-dalin'i Satana’ tsy akory. – (Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau qui a été immolé) – Apokalypsy 13. 8. Ary araka izany koa no voasoratra hoe:

,,Ary noraran’ny Fanahy Masina tsy hitory ny teny tany Asia izy” (Asan’ny Apostoly 16. 6); ,,Ozony dia ozony ny mponina ao, Satria tsy mba tonga hanampy an’i Jehovah izy” (Mpitsara 5. 23); ,,Ireo dia hiady amin’ny Zanak’ondry, ary ny Zanak’ondry haharesy azy, satria Tompon’ny tompo sy Mpanjakan’ny mpanjaka Izy, ary haharesy azy koa izay momba Azy, dia olona voantso sy voafidy ary mahatoky” (Apokalypsy 17.

14).

Voasoratra hoe koa:

,,Jehovah Andriamanitrao ihany no hiankohofanao, ary Izy irery ihany no hotompoinao” (Matio 4. 10); Sady tsy hiteny amin’ny asan’ny tanànay intsony hoe: Ry Andriamanitray ô (Hosea 14. 4). Ary hoy izaho: Mihainoa, ry Madagasikara:

Jehovah Andriamanitra! Jehovah dia iray ihany! Koa mihainoa, ry Madagasikara, ka mitandrema hanaraka izany, mba hahita soa hianao, ary mba hitomboanareo indrindra (= taux de croissance économique plus de 10 p. 100 par an), araka izay nolazain’i Jehovah, Andriamanitry ny razanao, taminao – dia any amin’ny tany tondradronono sy tantely

(3T);

( Hovohan’i Jehovah ho anao ny lanitra, tranony fitehirizan-tsoa, handatsahany

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ranonorana amin’ny fotoany sy hitahiany ny asan’ny tananao rehetra). Izahao Deoteronomia 6. 3; Matio 6. 33 – Fa ,,katsaho aloha ny fanjakany sy ny fahamarinany, dia hanampy ho anareo (Malagasy) izany rehetra izany”. ,,Dia tany izay tandreman’i Jehovah Andriamanitrao; ny mason’i Jehovah Andriamanitrao mitsinjo azy mandrakariva hatramin’ny fiandohan’ny taona (01 janoary) ka hatramin’ny fiafarany (31 desambra)”; Deoteronomia 11. 12; ,,Ary hihinan-kanina hianao (Malagasy) ka ho voky” (Deoteronomia 11. 15). – (Araka ny voalazany tamin’ny razantsika), Tamin’i Abrahama sy ny taranany mandrakizay. Ary hoy koa Izy :

,,Ry Zanak’Isiraely ô, aza miady amin’i Jehovah, Andriamanitry ny razanareo; fa tsy hambinina hianareo” (2Tantara 13. 12). Ary araka izany koa no voasoratra hoe :

Fa ,,avy tany amin’ny faran’ny tany izy hihaino ny fahendren’i Solomona”. Ary koa: ,,Ary velona izy (Madagasikara) ka niara-nanjaka tamin’i Kristy arivo taona” (Apokalypsy 20. 4). Fa ,,raha an’i Kristy Madagasikara, dia taranak’i Abrahama sy mpandova araka ny teny fikasana” (Galatiana 3. 29). Ary hoy izaho:

,,Aza manaraka izay andriamani-kafa amin’ireny andriamanitry ny firenena manodidina anareo (Ohatra, Allàh; Mahomet; Bouddha) – fa Andriamanitra saro-piaro eo aminao Jehovah Andriamanitrao” (Deoteronomia 6.

14);

,,Mba hahita soa hianao (Madagasikara) ary mba hidiranao handova ny tany soa izay nianianan'i Jehovah tamin'ny razanao homena azy” (Deoteronomia 6. 18). – ,,Aza mety hofitahina hianareo; ny fikambanana amin’ny ratsy ( tsi-kristianina) manimba ny fitondrantena tsara” (1Korintiana 15. 33) –, fandrao ho resin’ny fitak’i Satana isika, fa fantatsika ny hafetseny. ,,Raha misy tsy tia ny Tompo, aoka ho voaozona izy” (1Korintiana 16. 22); Koa mampahafantatra anareo aho Fa ,,Jesoa no Tompo” (1Korintiana 12. 3). Indro, voalazako aminareo rahateo izany. –

10

Eny; tsy mbola novakinareo va ny teny manao hoe: ,,Tsy hisy ho foana akory amin’ny lalàna, na dia litera iray na tendron- tsoratra iray aza” (Matio 5. 18)? Ary koa: ,,Ny fitiavana, mino ny zavatra rehetra, manantena ny zavatra rehetra” (1Korintiana 13. 7). Ary indray koa: ,,Ary izy rehetra nisotro ny fisotrom-panahy iray ihany; fa nisotro tamin’ny vatolampy fanahy izay nanaraka aza izy, ary Kristy izany vatolampy izany” (1 Korintiana 10. 4). Raha tàhiny mitaraina hiampanga ahy ny taniko (Joba 31. 38); Raha tàhiny aho nanao ny volamena ho fanantenako, Na nanonona ny volamena tsara hoe: ,Ry tokiko ô’; (Dia heloka hanamelohan’ny Mpitsara koa izany; Fa ho nihatsaravelatsihy tamin’Andriamanitra Izay any ambony aho) Joba 31. 24; 28; ,,Mandehana, ka mitaraina amin’ireo andriamanitra efa nofidianareo; aoka ireo no hamonjy anareo amin’ny andron’ny fahantranareo” (Mpitsara 10. 14). Kanefa isika (kristianina), araka ny teny fikasany (promesse), dia manantena lanitra vaovao sy tany vaovao, izay itoeran’ny fahamarinana Fa izao no lazaiko, nefa tsy izaho, fa ny Tompo: Fa ,,izay mirehareha, aoka Jehovah no ho reharehany” (Jeremia 9. 23). ,,Izay rehetra manana dia homena”, hoy ny Tompo, ,,fa ny amin’izay tsy manana, na dia izay ananany aza dia halaina aminy” (Lioka 19. 26). (Ahoana no tokony ho hevitr'izany?) Fa amin’ny sisa, dia hoy izaho, fa tsy ny Tompo: ,Toekarena mifototra amin’ny fahalalana an’i Jehovah’ (mba hahazoanareo soa fanindroany). ( Le christianisme au niveau politique, le capitalisme au plan économique). Moa araka ny fihevitry ny olona va no itenenako izany, sa ny Soratra Masina mba milaza izany koa? Fa voasoratra eo amin’ny Baiboly hoe:

“Sambatra ny firenena izay manana an’i Jehovah ho Andriamaniny, Dia olona nofidiny ho lovany” (Salamo 33. 12). Ary koa :

“Ny fanjakana amin’izao tontolo izao dia efa lasan’ny Tompontsika sy ny Kristiny” (Apokalypsy 11. 15). Manome fiadanana Izy, ka iza no mahay manameloka? Na amin’ny firenena, na

amin’ny olona tsirairay. (Izany no avaliko izay manadina ahy). Dia ho tanteraka ny teny voasoratra hoe: Fa ,,tsy maintsy manjaka Izy” (1Korintiana 15. 25); – mba tsy hisy fototra sy antony afa-tsy Andriamanitra ihany. Fa ,,an’i Jehovah ny tany (Madagasikara) sy izay rehetra eo aminy” (Salamo 24. 1). ,,Izay lehibe amin’ny hery sy ny fitsarana mbamin’ny fahamarinana tanteraka dia tsy mba mampahory” (Joba 37. 23). – araka ny voalaza teo hoe: ,,Fa ny nataon’ny olona ihany no ampanodiaviny azy, Ka mamaly ny olona rehetra araka ny làlany avy Izy” (Joba 34. 11). (Na amin’ny firenena, na amin’ny olona tsirairay). Na alatsany ho famaizana – Raha tokony ho an’ny taniny izany – na ho famindrampo kosa (Job 37. 13). Ary rehefa re izany rehetra izany, dia izao no faran’ny teny: Andriamanitra no atahory, ary ny didiny no tandremo, fa izany no tokony hataon’ny olona rehetra. O Madagasikara: – Amin’ny andro mahafaly dia mifalia; ary amin’ny andro mahory

mieritrereta;

fa

nampifanandrifin’Andriamanitra ireo, mba tsy hahitan’ny olona akory izay ho avy any aoriany. Mitodiha, ka mibebaha amin’ny fahadisoanareo rehetra –, ka manaova ,fo vaovao’ sy ,fanahy vaovao’ ho anareo; fa nahoana no ho faty hianareo, Ô Malagasy? (Ezekiela 18. 32) Ary rehefa tonga aminao ireo famantarana ireo, dia ataovy izay azon’ny tànanao atao ( I.P.P.T.E; D.S.R.P; P.S.D.R; F.I.D IV; Sy ny sisa sy ny sisa), fa Andriamanitra no momba anao (1Samoela 10. 7). ,,Fantatro fa hainao avokoa ny zavatra rehetra” (Joba 42. 2). Ary tsy izany ihany, minoa anatra hianareo, ry mpitondra ny tany Madagasikara – ,,Manompoa an’i Jehovah amin’ny fahatahorana” (Salamo 2. 11); ,,Ry lehibe, mandra-pahoviana no hataonareo ho henatra ny voninahitro” (Salamo 4. 2). Saino ny asan’Andriamanitra; fa iza moa no mahahitsy izay nataony ho meloka?

Iza no tsy hatahotra? Ary iza no tsy hankalaza ny anaranao, Tompo? Fa ,,isaorana anie Andriamanitra, Izay manome antsika ( Madagasikara) ny fandresena amin’ny alalan’i Jesoa Kristy

Tompontsika”. Manao zava-dehibe tsy takatry ny saintsika Izy. Ary raha Kristy no torina fa natsangana tamin’ny maty, ahoana no ilazan’ny sasany eo aminareo fa tsy misy fitsanganan’ny maty? Mandra-pahoviana re vao hihodina hijery ny Tsitoha, Madagasikara? Ary nahoana no tsy mamela ny fahadisoako sy manaisotra ny heloko Hianao? Fa izao dia efa handry any amin’ny vovoka Madagasikara. – (Madagascar est classé 6 ème pays le plus indigent du monde ; non, de la planète et de ses environs ; 66% ou 2/3 des Malagasy vivent avec moins de $1 par jour). Fa izao no lazaiko:

,,Tsy manana volafotsy na volamena aho, fa izay ananako no omeko anao ( Madagasikara): Amin’ny anaran’i Jesoa Kristy avy any Nazareta, mitsangantsangàna” (Asan’ny Apotoly 3 .

6).

Mitsangàna ry Malagasy! Mifohaza, mifohaza, ry Madagasikara! Kere ny tany. Miady gisitra. – (La Grande île est classée parmi les pays pauvres très endettés, P.P.T.E) ; Efa-polo taona ao an-tany- maizina (tunnel). Eny, izany no mampitepotepo ny foko, Ka mampiemponempona azy hiala amin’ny fitoerany. Mba ampianaro anay ary izay

holazainay aminy ; Fa tsy hitanay

izay

halahatray noho ny aizina ; Tsy hita ankehitriny (2001) ny mazava, Izay mamirapiratra any amin’ny rahona. Ny Tsitoha, tsy mahita Azy isika ; Izay lehibe amin’ny hery sy ny fitsarana mbamin’ny fahamarinana tanteraka dia tsy mba mampahory. Koa izany no atahoran’ny olona Azy. Fa ,,ny nataon’ny olona ihany no ampanodiaviny azy, Ka mamaly ny olona rehetra araka ny làlany avy Izy” (Joba 34.

11).

(Na amin’ny firenena, na amin’ny olona tsirairay).

11

,,Moa tsy Andriamanitra va no mijery ny làlako, Ka manisa ny diako rehetra?” (Joba 31. 4). ,,Manisa ny firenireneko Hianao; Ataovy ao an-tavoahanginao ny ranomasoko; Tsy eo amin’ny bokinao va ireny?” (Salamo 56. 8) Ary nahoana no tsy mamela ny fahadisoako sy manaisotra ny heloko Andriamanitra? Fa izao dia efa handry any amin’ny vovoka, Madagasikara. Rahoviana re no hifoha aho? Inona moa ny heriko, no hanantena aho? Haniry va ny zozoro, raha tsy eny amin’ny fotaka? Hitrebona va ny harefo, raha tsy misy rano? “Gaga ny angady sy ny harona”, hoy hianareo, “fa tsy nisy vodiny ny vomanga”. Toy izany no làlan’izay rehetra manadino an’Andriamanitra; Ary ho very ny fanantenan’ny ratsy fanahy; Fa ny tongony ihany ny mahatonga azy eo amin’ny fandrika harato, Ka manitsaka eo amin’ny harato izy. Koa ankehitriny (2001), na dia voapetraka aza ny rafitra rehetra, moa hambinina va Madagasikara, mandritra ny efa-polo taona manaraka? Nivadika ny fanekena izy, ka hiarina va ? – Ary araka izany koa no voasoratra hoe:

,,Mba hietry ny fanjakana ka tsy hiarina, mba hotandremana ny fanekeny ka haharitra” (Ezekiela 17. 14). Fa ,,Izaho kosa dia hidera anao, Satria mahavonjy anao ny tànanao ankavanana” (Joba 40. 14). Fa hoy izaho: Sao tsy nahare izy? Tsia; Fa ,,Efa nivoaka ho any amin’ny tany rehetra ny feony”. Fa hoy izaho: Sao tsy nahalala ny Malagasy? Voalohany, Mosesy manao hoe:

,,Izao hampialona anareo amin’izay tsy firenena, dia amin’izay firenena adala no hampahasosorako anareo”. (Ohatra, ny firenen’ny dragon’ny Asia). Fa sahy mihitsy Josoa ka manao hoe:

,,Tsy homba anareo intsony Aho, raha tsy holevonina tsy ho eo aminareo ny zavatra efa voaozona” (Josoa 7. 12). – ,,Koa aza mivavaka ho an’ity firenena ity hianao, Ary aza manandratra fitarainana sy fivavahana ho azy, Na mifona amiko; Fa tsy hihaino anao Aho” (Jeremia 7. 16).

Ahoana ary no izy? Mangina, ka mialà amiko hianareo, mba hitenenako; Fa aoka hanjo ahy ihany izay hanjo ahy. ,,Mitsangàna, manamasina ny vahoaka” (Josoa 7. 13); Dia ho tanteraka ny teny voasoratra hoe: ,,Mba hohamarinina amin’ny teninao Hianao, Ary hahery, rehefa manana ady (ohatra ady amin’ny fahantrana)” (Salamo 51. 4). Mihainoa, ahy hianareo mponina ao Madagasikara mba hihainoan’ Andriamanitra anareo kosa. – Ahoana ary? “Fa firenena tsy hendry izy, ka tsy hamindra fo aminy ilay nanao azy, ary tsy hiantra azy ilay namorona azy” (Izaia 27. 11). – “Koa miverena re ho amin’ilay efa nihatahanareo fatratra” (Izaia 31. 6).

ilay namorona azy” (Izaia 27. 11). – “Koa miverena re ho amin’ilay efa nihatahanareo fatratra” (Izaia

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Amerika manana ny voninahitra sy ny laza

Dia hoy Jehovah tamin’ny Satana: Indro, eo an-tànanao izay ananany rehetra; fa ny tenany ihany no aza aninjiranao ny tànanao. Dia nivoaka Satana niala teo anatrehan’i Jehovah (Joba 1. 12) ; (Anefa tsy lazaiko fa foana ny ,Sain-dalin'i Satana’ tsy akory). – Tsy fantatrareo va ny hevitr’ireto zavatra ireto? Tsy varidimiventy ihany va no vidin’ny tsintsina roa? nefa tsy misy na dia iray akory aza amin’ireny ho latsaka amin’ny tany, raha tsy avelan’ny Rainareo (Matio 10. 29). Ary araka izany koa no voasoratra hoe:

Fa ,,tsy misy tahaka azy eny ambonin’ny tany, fa olona marina sy mahitsy izy sady matahotra an’Andriamanitra ka mifady ny ratsy” (Joba 1. 8); Ary Satana dia namaly an’i Jehovah ka nanao hoe :

Tsy Hianao va no nanao fefy manodidina azy sy manodidina ny tranony ary manodidina izay ananany rehetra ? Notahinao ny asan’ny tànany, ka manenika ny tany ny omby aman-ondriny (Joba 1. 10); Fa ahinjiro ange ny tànanao, ka tendreo izay ananany rehetra – Dia ,,Nisy afon’Andriamanitra latsaka avy tany an-danitra ary nandoro ny ondry aman- osy sy ny ankizilahy ka nandevona azy” (Joba 1. 16). Toy izany Amerika – (Ohatra, 11 septambra 2001) – Fiombonan’ny fanjakana mizaka- tena 50 (Etat fédéral d’Amérique du Nord); fivavahana kristianisma 98%; 1° eran-tany amin’ny sehatra maro. – Amerika manana ny voninahitra sy ny laza (Romana 2. 7) – dia toy izany koa amin’izao andro ankehitriny izao, Amerika mamatsy vola ny tany rehetra; Firenena Amerika manana prezidà sahy mijoro kristianina sy manambara ny finoany ampahibemaso:

“Tsy azo atao ny manapaka ara-drariny an’izao tontolo izao tsy misy an’Andriamanitra sy ny Baiboly” (G. Washington). –

“Ny Baiboly no mahay manamboatra olona tsara indrindra eto ambonin’ny tany” (T. Jefferson). – “Amin’izay olona rehetra manana ady sarotra, eto an-tany, tiana ho lavorary, dia toroko hevitra izy handinika ny Baiboly” (T. Roosvelt). – Ny Amerikana, hoy izaho, tafiditra ao amin’ny tany kanana, araka izay nolazain’i Jehovah. Nahoana moa? ,,Satria tanteraka tamin’ny fanarahana an’i Jehovah, Andriamanitry ny Isiraely, izy” (Josoa 14. 14). Izahao, ny voasoratra ao amin’ny bokin’ny Deoteronomia toko 28, ny soa ho valin’ny fanarahana an’i Jehovah –, 1 Raha mihaino tsara ny feon’i Jehovah Andriamanitrao hianao ka mitandrina hanaraka ny didiny rehetra, izay andidiako anao anio – dia hasandratr’i Jehovah Andriamanitrao ho ambonin’ny firenena rehetra amin’ny tany hianao. – 10 Dia ho hitan’ny firenena rehetra ambonin’ny tany fa ny anaran’i Jehovah no antsoina aminao, dia hataotra anao izy (‘God bless America!’). 11 Ary hataon’i Jehovah manana amby ampy izay hahasoa anao, dia ny ateraky ny kibonao sy ny ateraky ny biby fiompinao ary ny vokatry ny taninao, any amin’ny tany izay nianian’i Jehovah tamin’ny razanao homena anao. 12 Hovohan’i Jehovah ho anao ny lanitra, tranony fitehirizan-tsoa, handatsahany ranonorana amin’ny fotoany sy hitahiany ny asan’ny tananao rehetra (‘made in America: Levi’s; Hollywood; CNN; Yahoo!; Intel; IBM; Microsoft; Apple; Coca-Cola; McDonald’s; Walt Disney; Boeing; GM; Ford; sy ny sisa sy ny sisa’). Ary hampisambotra ny firenena maro hianao, fa hianao kosa tsy hisambotra. 13 Dia hataon’i Jehovah ho lohany hianao, fa tsy ho rambony; ary ho ambony tokoa hianao fa tsy ho ambany (‘proud America!’), raha mihaino ny didin’i Jehovah Andriamanitrao, izay andidiako anao anio, ka mitandrina sy manaraka azy. – 14 Ary aza manaraka andriamani-kafa hanompo azy. Izahao “Ny faneken’i Jehovah tamin’ny Isiraely, sy fananarana azy, andrao misy mandika izany fanekena izany” (Deoteronomia toko 29 – sy Deoteronomia toko 32).

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Adray, Jehovah Tompo ô! mihinana ny Malagasy fa tsy voky Araka izay voasoratra ao amin’ny

Adray, Jehovah Tompo ô! mihinana ny Malagasy fa tsy voky

Araka izay voasoratra ao amin’ny Levitikosy 26 : Fitahiana sy ozona.

1 Aza manao andriamani-tsi-izy; ary aza manangana sarin-javatra voasokitra, na manao tsangambaton-tsampy na manorina vato soratana hiankohofana eo amin'ny taninareo (Madagasikara): fa Izaho no Jehovah Andriamanitrareo.

2 Tandremo ny Sabatako, ary hajao ny fitoerako masina: Izaho no Jehovah. 3 Raha manaraka ny lalàko sy mitandrina ny didiko hianareo (Malagasy) ka mankato izany – dia 12 handeha eo aminareo Aho ka ho Andriamanitrareo; ary hianareo ho oloko.

14 Fa raha tsy mihaino Ahy kosa hianareo ka tsy mankato ireo didy rehetra ireo, 15 ary hamavoinareo ny didiko, na halan'ny fanahinareo ny fitsipiko, ka tsy ankatoavinareo ny didiko rehetra, fa ivadihanareo ny fanekeko, 16 Izaho kosa dia hanao izao aminareo (Malagasy): hanisy fampitahorana aminareo Aho, dia areti- maha-sahozanina sy tazo mahamay, izay manimba ny maso sy mandany ny aina; ary hafafinareo foana ny voan-javatrareo, fa ny fahavalonareo no hihinana azy. – 19 Ary horavako ny reharehan'ny herinareo, ka hataoko toy ny vy ny lanitrareo, ary toy ny varahina ny taninareo; ary ny herinareo ho lany foana; 20 fa tsy hahavoka-javatra ny taninareo (Madagasikara). – 25 Dia hampiditra sabatra aminareo Aho ho valin'ny nivadihanareo ny fanekena; ary rehefa tafangona eo anatin'ny tanànanareo