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328 LA VRAIE

CHÂPITRE QUATORZIÈME

DE LA CONSOMMATION DU SIÈCLE;

DE L'AVÈNEMENT DU SEIGNEUR;

ET DU NOUVEAU CIEL ET DE LA NOUVELLE ÉGLISE.

La Consommation du Siècle est le dernier temps ou la fin de


l'Églzse.

703. Sur cette Terre il y a ell plusieurs Églises, et toutes pal"


succession de temps ont été consommées, et apràs leur consom­
mation de nouvelles Églises ont existé, et ainsi jusqu'alt temps
présent; la consommation d'une Église se fait quand il n'y reste
plus aucun vrai Divin, à moins qu'il ne soit falsifié ou rejeté; et
dès qu'il n'y a plus aucun vrai réel, il ne peut y avoir auclln bien
réel, puisque toute qualité du bien est formée par les vrais, car le
bien est l'essence du vrai, et le vrai est la forme du bien, et sans
la forme il n'y a pas de qualité; le bien et le vrai ne peuvent pas
plus être séparés que la volonté et l'entendement, ou, ce qui est
la même chose, ne peuvent pas plus être séparé~ que l'affection
de l'amour et la pensée qui en résulte; c'est pourquoi, lorsque le
vrai est consommé dans l'Église, le bien y est aussi consommé, et
quand cela arrive, l'Église alors prend fin, c'est-à-dire qu'il y a
alors consommation de l'Église.
754. L'Êglise est consommée par diverses choses, principalement
par celles qui font que le faux apparaît comme vrai, et quand le faux
apparaît comme vrai, le bien qui en soi est le bien, et est appelé
bien spirituel, n'existe plus; le bien, qu'on croit alors être le bien,
est seulement le bien naturel que la vie morale produit. Ce qui
fait que le vrai est consommé et en même temps avec lui le bien,
c'est principalement la présence des deux Amours naturels, qui
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sont diamétralement opposés aux deux amours spirituels, et qui
sont appelés l'Amour de soi et l'Amour du monde; l'amour de
soi, lorqu'il est dominant, est opposé à l'amour envers Dieu, et
l'amour du monde, quand il est dominant , est opposé à l'amour
à l'égard du prochain; l'amour de soi, c'est le bien-vouloir pour
soi seul, et non pour autrui si ce n'est à cause de soi; pareillement
l'amour du monde; et ces amours, partout où ils trouvent de l'a-
liment, s'étendent comme la gangrène par le corps, et consument
successivement tout ce qui les touche: qu'un tel amour se soit
emparé des Églises, on le voit clairement d'après la Babylonie et
sa description, - Gen. XI. f il 9. Ésaïe, XIII. XIV. XLVII. Jérém.
L, et dans Daniel, IL 31 à 47. Ill. 1 à 7 et suiv. V. VI. 8 à 28.
VII. 1. à 14, et dans l'Apocalypse, xvn et xvru, depuis le com-
mencemcnt jusqu'à la fin, - Babylonie qui s'est enfin élevée à
un tel point, que non-seulement elle a transporté en elle la Divine
Puissance du Seigneur, mais qu'elle s'efforce encore avec un zèle
extrême de tr3nsporter' en elle tous les trésors du Monde. Que de
semblables amours s'élanceraient d'un grand nombre de chefs des
Églises séparées de la Babylonie, si leur pouvoir n'avait pas été
limité et par conséquent réfréné, c'est ce qu'on peut conclure
d'indices et d'apparences qui n'ont rien d'illusoire; qu'arrive-t.il
alors autre chose, sinon que l'homme, dominé par cet amour, se
regarde lui-même comme un Dieu, et regarde le Monde comme
tin Ciel, et qu'il pervertit tout vrai de l'Église? car le vrai lui-
même, qui en soi est Je vrai, ne peut être ni connu ni reconnu par
l'homme purement naturel, et ne peut être donné par Dieu à cet
homme, parce que ce vrai tombe dans nn réceptacle retourné, et
devient Je faux. Outre ces deux amours, il y a encore plusieurs
causes de la consommation du vrai et du bien, el par conséquent
de la consommation de l'Église, mais ces causes sont secondaires,
Ç,t subordonnées à ces deux amours.
755. Que la Consommation du Siècle soit le dernier temps de'
I~Église: on le voit dans la Parole par les passages où elle est nom-
mée, par exemple, par ceux-ci: « CONSOMMATION ET DÉCISION j'ai
entendu de la ]Jm't de Jéhovah sur toute la terre. - « Ésaïe,
XXVIII. 22. - « La CONSOMMATION est décidée, débordée est la
justice, Ca?' CONSOMMATION ET DÉCISION le Seigneur Jéhovah
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Sébaoth va (aù'e dans toute la terre. » - Ësaïe, X. 22, 23. ­

Il Pm' le (e>j du Zèle de Jéhovah sem dévm'ée toute la terre,

parce qut! CONSOMMATION prompte il fera de tous les habitants


de la terre . .. - Séphan. I. 18. - Dans ces passages, par la Terre
il est signifié l'Église, parce qu'il est entendu la terra de Canaan
où était l'Église; que l'Église soit signifiée par la Terre, on le voit
confirmé d'après un très-grand nombre de passages de la Parole
dans l'ApOCALYPSE REVELEE, N"' 285, 902, Il Enfin sur l'oiseau
des abominatiuns (sera) la DÉSOLATION, et juSqu'A LA CONSO~f­
lIfATlON ET J~A DÉCISION elle se "épandra sur la DÉVASTATlON. l)

- Dan. IX. '2ï ; - que ces paroles aient été dites par Daniel SUI'
III fin de l'Église Chrétienne d'aujourd'hui, on le voit dans 1\Iat­
thieu, - XXIV. 15. - (1 En dévastation sera tuute la terre,
CONSOMMATION cependant je ne (eraipoint. )) - Jérém.IV. 2ï. ­
l( Encore point n'a été CONSOMMÉE l'iniquité des Émor1'éens. »
- Gen. XV. 16. - « J éhot'ah dit: Je descendrai, et je verrai si
selon son cri qui est venu jusqu'à Moi, ils ont (ait LA CONSOM­
MATION. " - Gen. XVIII. 2'1 ; - il s'agit lâ de Sodome. Le der­
nier temps de l'Église Chrétienne d'aujourd'hui est aussi entendu
par la Consommai ion du Siècle dans ces passages: « Les Disciples
demandèreut à Jésus: Quel sera le signe de ton A vènement et
de J.A CONSOMMATlON nu SIÈCLE? .. - XXIV. 3. - « Au temps
de la moisson je dirai aux moissonneurs: Cueillez JJ,'emih'e­
ment l'ivraie pour la brûler,. mais amassez le froment dans
. mon g,'enier,. de même il en sera à la CONSOMMATION DU SIÈCLE. »
- Matth. XIII. 30, 40. - « Dans la CONSOMMATION DU SIÈCLE,
les Anges sm'tiront et sépareront les méchants du milieu des
justes. » - l\Ia tth. XIII. 49. - « Jésus dit aux Disciples: Voici,
JIIloi, avec vous je suis jusqu'à la CONSOMMATION DU SIÈCLE)) ­
- Matllt. XXVIII. 20. - Il faut qu'on sache que la Vastation,la
Désolation, la Décision, signifient la même chose que la Consom­
mation; mais la Désolation sigllifie la consommation du vrai; la
Vastation, la consommation du bien, et la Décision, la c'oOlsom­
mation complèLp. de l'un et de l'autre; et que la plénitude des
temps, dans laquelle le Seigneur est venu dans le Monde et dans
laquelle il doit venir, est aussi la Consommation.
ï56. La Consommation du Siècle peut être illustré par diverses
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choses dans le Monde naturel, car dans ce monde toutes et cha­
cune des choses qui sont sur la terre vieillissent et se.consomment.
mais ijar d'alternatives vicissitudes appelées Cercles des choses;
les temps parcourent ces cercles tant dans le commun que dans la
partie: dans le Commun, l'Année passe du printemps à l'été, et
par l'été :1 l'automne, et finit dans l'hiver, .et de l'Iuver revient au
printemps, mais ce cercle appartient à la chaleur; dans la Partie,
le Jour passe du matin à midi, et par midi au soir, et finit dans la
nuit, et de la nuit revient au matin, mais ce cercle appartient à la
lumière. Tout homme aussi parcourt le cercle de la nature; il
commence la vie par l'enfance, de là il s'avance dans l'adolescence
et dans la jeunesse, et de celle-ci dans la vieillesse, et il meurt;
il en est de même de tout oiseau du ciel et de toute bête de la
terre. Tout arbre aussi commence par un germe, parvient fi sa
hauteur complète, et décroîl successivement jusqu'à ce qu'il
tombe. Il en arrive de même à tout arbuste el à tou le plan le, et
même à toute feuille et à toule fleur, et aussi à l'humus même
qui par le temps devient stérile; il en est encore de même d'une
eau slagnante, qui successivement se corrompt. Toutes ces choses
sont d'alternatives consommations, qui sont natul'elles et relatives
au temps, mais toujours périodiques, car lorsqu'une chose a passé
de son origine à sa lin, une autre semblable commence; ainsi tout
nait et périt, et de nouveau nail, afin que la création soit conti­
nuée. S'il en arrive de même à l'Église, c'est parce que l'~e
~t l'~glise, et que. dans le commun HIa constitue; or, mie gé­
nération suit l'aulre, et il y a une variélé parmi tOIlS les mentais
(animz) , et l'iniquilé, une fois enracinée quant à l'inclination pour
elle, passe dans la postérité, et Ile peut être extirpée que par la
régénération qui est faiLe par le Seigneur seul.
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Aujoù?'d'hui, c'est le dernier temps de l'Église Chrétienn!!. qui


a été prédit et décrit par le Seigneur dans les Évangéltstes et
dans l'Apocalypse.

757. Que la Consommation du siècle signifie le dernier temps


d'une Église, cela vient d'être montré dans l'Article précédent; de
là on voit clairement ce qui est entendu par la Consommation du
siècle, dont le Seigneur a parlé dans les Évangélistes, l\fatth. XXIV,
Marc, XIII. Luc, XXI; car on y lit: « Jésus s'étant assis SU?' la
Montagne des Olivim's, vers Lui s'avancèrent les Disciples en
particulier, en disant: Quel sera le signe de ton Avènement et
de la Consommation du siècle? Il -l\Iallh. XXIV. 3 ; --:- et alors
le Seigneur commença à prédire et à décrire la Consommation,
telle qu'elle devait successivement être jusqu'à son Avènement,
et qu'alors il viendrait dans les nuées du ciel avec puissance et
gloire, et rassemblerait ses élus, outre plusieurs choses, Vers. 30.
3f, lesquelles ne sont nullement arrivées dans la destruction de
Jérusalem. Là, le Seigneur décrit ces choses dans un discours
prophétique, où chaque mot. a son poids; ce que chacune des
expressions enveloppe a été expliqué dans les ARCA 'ES CÊLE!>TES,
N°S 3353 à 3356, 3486 à 3489, 3650 à 3655, 3751 à 3757,3998 à
390f, 4057 à 4060, 4229 à 423f, 43a2 à 4335, 4422 à 4424.
758. Que toutes ces choses que le Seigneur a dites aux disciples
aient été dites du dernier temps de l'Église Chrétienne, on le voit
clairement d'après l'Apocalypse, où de semblables choses sont
prédites sur la Consommation du &iècleet sur l'Avènement du
Seigneur; elles ont toute!' été expliquées en particulier dans )' A­
POCALYPSE RÉVÉLÉE, imprimée en f 766: puis donc que les choses
que le Seigneur a dites devant les Disciples sur la Cunsommation
du siècle el Sllr son Avènement, coïncident avez celles qn'il a ré­
vélées ensuite sur le même sujet par Jean dans l'Apocalypse, on
voit clairement qu'il n'a pas entendu d'autre Consommation que
celle de l'Église Chrétienne d'aujourd'hui. De plus, il a aussi été
prophétisé dans Daniel sur la fin de cette Église: c'e!'t pourquoi le
Seigneur dit: Quand vous verrez l'abomination de la désola-
t(
RELIGION CHRÉTIENNE. 333
lion, pl'édite par Danielle Prophète, étahlie dans le lieu saint,
que celui qui lit fasse bien attention. » - l'tfaUh. XXIV. HL Dan.
IX. 27; - pareillement aussi dans les autres Prophètes. Qu'il y
ait aujourd'hui dans l'Église Chrétienne une telle abomination de
la désolation, cela sera clairement montré dans l'Appendice, où
l'on verra qu'il ne reste plus dans J'Église un seul vrai réel, et que
même, si une Nouvelle Église n'était pas établie à la place de celle
d'aujourd'hui, " aucune chair ne pow'rait être sauvée, » selon
les paroles du Seigneur dans l\Iatthieu, - XXIV. 22. - Que l'É­
glise Chrétienne, telle qu'elle est aujourd'hui, ait été consommée
et dévastée à ce point, c'est ce que ne peuvent pas voir sur la
terre ceux qui se sont confirmés dans les faux de cette Église; et
cela, parce que la confirmation du faux est la négation du vrai,
aussi met-elle une sorte de voile sous l'entendement, et par là elle
veille à ce qu'il n'entre en dessous aucune aull'e chose gui ar­
rache les cordages et les pieux, par lesquels elle a conslruit et
posé so» syslème théologique comme une tenle solide. Qu'on
ajoute à cela, que le Rationnel-naturel peut confirmer tout ce qui
lui plaît, ainsi le faux aussi bien que le vrai, et qu'après la confir­
mation, l'un et l'autre se montre dans une selI,blable lumière,
et l'on ne connaît pas si c'est lIne lumière phantastique telle qu'elle
existe dans un songe, ou si c'est une lumière vraie telle qu'elle
existe dans le jour: mais il en est tout autrement du Rationnel­
spirituel, dans lequel sont ceux qui portent leurs regards vers le
Seigneur, et son t par Lui dans l'Amour du vrai.
759. De là vient que toute Eglise formée de ceux qui voient par
des confirmations se présente comme si elle était seule dans la lu­
mière, et comme si toutes les autres, qui en différent, étaient dans
les ténèbres; car ceux qui voient par des confirmations différent
peu des hihoux qui voient la lumière dans l'ombre de la nuit, et
qui pendant le jour voient le soleil et ~es rayons comme obscu­
fité; telle a été et telle est anssi aujourd'hui toute Eglise qui est
dans les faux, quand une' fois elle a été fondée par des chets qui
se sont considérés eux-mêmes comme des lynx, et qui se sont fait
de la propre intelligence une lumière du matin, et de la Parole
une lumière du soir. Est-ce que l'Eglise Juive, quand elle eut été
entiè'rement dévastée, ce qui arriva lorsque notre Seigneur vint
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dan~le Monde, ne criait pas hautement par la bouche de ses scribes
et de ses docteurs de la loi, qu'ayant la Parele, elle était seule
dans la lumière céleste? Et cependant ils ont crucifié le Messie ou
le Cht'ist, qui était la Parole elle-même et le tout dans tout ce
qu'elle renferme. Est-ce autre chose que crie l'Eglise, qui est en­
tendue dans les Prophètes et dans l'Apocalypse par la Babylonie?
Ne crie-t·elle pas qu'elle est la Reine et la Mère de toutes les
Eglises, et que toutes les autres, qui se relirent, sont des filles
bâtardes, qui doivent être excommuniées? Et elle s'exprime ainsi
quoiqu'elle ait chassé du Trône et de l'Autel le Seigneur Sauveur,
et qu'elle se soit mise à sa place. Est-ce que toute Eglise, jusqu'à
celle qui est hérétique au suprême degré, quand Ulle fois elle a été
reçue, ne remplit pas les contrées et les villes de ce cri, que seule
elle est orthodoxe et œcuménique, et que c'est elle qui possède
l'Evangile que l'Ange qui volait dans le milieu du ciel a annoncé?
- Apoc. XIV. 6. - Et qui est-ce qui n'endend le vulgaire se fai­
sant l'écho de la voix des chefs? Est-ce qne tous ceux du synode
de Dordrecht ont vu la Prédestination autrement que comme. une
Etoile tombantdu Ciel sur leurs Tètes? Et n'ont-ils pas serré dans
leurs bras ce dogme, comme les Philistins l'idole de Dagon dans
le temple d'EbenEzer à Asdod, et comme les Grecs le Palladium
dans le tetilple de l\lÎnel'Ve? En effet, ils l'ont appelé le Palladium
de la religion, ne sachant pas que l'étoile tombante est un météore
d'une lumière phantastique qui, lorsqu'elle tombe dans le cer­
veau, peut confirmer un faux quelconque, ce qui se fait par des
illusions, au point qu'on la croit une )I\mière vraie, et que l'on
décrète que c'est une étoile fixe, et qu'enfin l'on jure que c'est
rl'astre des astres. Qui est-ce qui parle avec plus de persuasion, sur
.l la certitude de sa phantaisie, que le _Naturaliste~Ath~e? Ne se mo­
l que-t-il pas de tout cœur des Divins de Dieu, des Célestes du Ciel,
Î et des· Spirituels de l'Eglise? Quel est le Lunatique qui ne croit
pas q,le sa folie est sagesse, et que la sagesse est folie? Qui est-ce
qui par la vue de l'œil distingue la lumière trompeuse du bois
pourri de la lumière de la lune? Celui qui déteste les odeurs bal­
samiques, comme le font les femmes affectées d'une maladie uté­
rine, ne les repousse~t-i1 pas de' ses narines, et ne leur préfère­
t-i1 pas les odeurs, fétides? et ainsi du reste. Tout cela est rapporté
RELIGION CHRÉTIENNE. 335
pOli' senir d'illustration, afin qu'on sache que pal' la lueur natu­
rel~.!1Je oT!-.!!~-..QQ.!!lliliLp'as, avant que la vérité b-rille du-ciel
If'1/ dans sa lumière,q~'~-RLt~e est Q.rrivée à sa_ consommation, c'est­
à-dire, qu'elle est absolnment dans les faux; car le faux Ile voit
pas l~ai, mais le vrai voit le faux; et tout llOmme est tel, qu'il
( peut voir et comprendre le vrai. quand il l'entend ; mais une fois
) confirmé dans les faux, il ne peut introduire le vrai dans f'ente~­
\ d~ment-de~~anière qu'il y reste, parce"qüe levrilnet;;;~v;au­
Icune place, et si par aventure il entre, la foule de faussetés qui y
sont rassemblées le chasse cemme hétérogène.

Ce dernier temps de l'Église Ch1'étienne est la Nuit même dans


laquelle ont fini les Églises précédentes.

i60. Que sur celle Terre, après sa Création, il y ait eu quatre


Églises dans le Commun, qui ont succédé l'une il l'autre, on peut
le voir dans la Parole tant Historique que Prophétique, surtout
dans Daniel, dans lequel ces quatre J~glises sont décrites par la Sta­
tue que Nébuchadnézar VIt en songe, Chap. II; el ensuite par les
quatre Bêtes monta nt de la mer, Chap. VII. La Première Église,
qui doit être appelée la Très-An<}ienne, a existé avant le déluge;
sa consommation ou sa fin est décrite par le· Délnge. La Seconde
~glise, qui doit être appelée l'Ancienne, a exjsté dans l'Asie, et
en partie dans l'Afrique; elle a été consommée et a péri par les
Idolâtries. La Troisième Église était l'Église Israélite, commencée
al' la promulgation du Décalogue sur la Montagne de Sinaï, con­
tinuée par la Parole écrite par Moïse et par les Prophètes, et con­
sommée ou finie par la profanation de la Parole, dont la plénitude
a eu lieu an temps où le Seigneur est venu dans le l'tronde, alJssi
les Juifs L'ont,ils crucifié, Lui qui était la Parote. La· Quatrième
ltslise est l'Église Chrétienne, instaurée par le Seigneur au moyen
des Évangélistes et des Apôtres; cette Église :l eu deux époqu~s; 1 A ...
l'une depuis le temps du Seigneur jus u'au Concile deNICée, et .,
l'autre d~uis ce Concile jusqu'à ce jour; mais dans le conrs de (Z''''
1 celte seconde époque elle s'est divisée en trois, en Église Grecque, j

~ Église Catholique-Romaine, et Église Réformée; cepeîiOaiÎt celles.­


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336 LA VRAIE
ci ont touLes été appelées Chrétiennes. De plus, au-dedans de cha­
que Église commune, il y a eu plusieurs Églises particulières qui,
bien qu'elles se fussen t retirées de l'Église commune, en ont tou­
jours reLenu le nom, comme il est arrivé pour les hérésies dans
l'Église Chrétienne.
761. Que le dernier temps de l'Église Chrétienne soit la Nuit
même dans laquelIe ont fini les Églises précédentes, on le voit par
la prédiction du Seigneur sur elle dans les Évangélistes et dans
Daniel; dans les Évangélisteg, d'après ces passages: " On verra
l'Abomination de la désolation, et il y aura une affliction grande..
telle que point il n'yen a eu depuis le commencement du Monde
jusqu'à présent, et point il n'yen aura,. et si n'étaient abrégés,
ces jours, aucune chair ne serait sauvée. » Et enfin: cc Le Soleil
sera obscurci, la Lune ne donne?'a point sa lueur, et les Étoiles
tomberont du Ciel. )) - MaUh. XXIV. 15, 21,22,29. - Ce temps
est même appelé Nuit ailleurs dans les Évangélistes; par exemple,
dans Luc: « En cette Nuit-là ils seront deux sur un même lit,
un sera pl'is, et (autre sera laissé. 1) - XVII. 34; - et dans
Jean: « JI me faut opérer les œuvres de Celui qui.M'a envoyé,
viendra la Nuit, où personne ne pourra opérer. l) - IX. 4. ­
-Comme dans le milieu de la nuit toute lumière s'en va, et que le
1Seigneur est la vraie Lumière, - Jean, I. 4 et suiv. VIII. 12. XII.
3S, 36, 46, - c'est pour cela qu'il a dit aux 'Disciples, quand il
est monté au Ciel: « Moi, avec vous je suis jusqu'à la Consom­

imation du szècle. .. - l\fanh. XXVIII. 20 ; - et alors il s'en va ?


_d'auprès d'eux vers la Nouvelle Église.\ Que ce dernier temps de •
l'Église sQit la Nuit même danslaquelle ont fini les Églises précé­
dentes, on le voit aussi dans Daniel par ces passages: " Enfin sur
l'oiseau des abominations (sua) la Désolation, et jusqu'à la
Consommation ef;.à la Décision elle se répandra sur la Dévas­
tation. » --.: IX. 27 ; - il est bien évident d'après les paroles du
Seigneur, - l\fatth. XXIV. 18, - que ceci a été pré'dit de la fin de
l'Église Chrétienne: puis, par ce passage dans Daniel sur le qua­
trième Royaume ou la quatrième Église représentée par la statue
de Nébuchadnézar: « Quant d ce que tu as vu le jer mêlé avec
l'argile de potier, c'est qu'ils se mêleront par la semence de
l'homme, mais ils n'auront point de cohérence l'un avec l'autre.
RELIGION CHRÉTIENNE 337
de même que le fer ne se mêle pas avec l'argile. Il -II. 43;­
la seme.nce de l'homme est le vrai de la Parole: et aussi par ces
paroles sur la quatrième Église représentée par la quatrième Bête
montant de la mer: Il Voyall( je fus en visions de nuit, et voici,
une ql,atrième Bêle, te~'1'ihle et f07'midable; elle dévorera toute
la ter7'e, et la foulera et récrasera. lt - VII. 7, 23, - paroles
par lesquelles il est entendu qu'elle consommera tout vrai de l'É­
glise; et alors il y aura Nuit, parce que le vrai de l'Église est la
lumière. Plusieurs choses semblables sont prédiles de celle Église
dans l'Apocalypse, surtout dans le Chap. XVI, où il s'agit des
coupes de la colère de Dieu, répandues sur la. terre, par lesquelles
sont signifiées les fauSosetés qui alors inonderont et perdront nt­
glise, Pareillement dans beaucoup de passages des Prophèles; par
exemple dans ceux-ci: cc Ne sera-t·il pas ténèbres If!... jow' de
Jéhovah, et non lumière, ohscurité et non splendeur? Il - Amos,
V, 18, !O. Séphan. I. Hi: - puis: « En ce jour-là, Jéhovah 7'e­
gardera vers la terre; et voici, trfnèhres, et la lumière s'ob­
scurcira dans ses ruines . .. - Ésaïe, V. 30. VIII. 22; -le jour
d~ J~h e~t le jour de l'avènement ou Seig~eur, ­
762. Si Quatre Églises, depuis la Création du Monde, ont existé
sur ceLLe Terre, c'est selon l'ordre Divin, qui veut qu'il y ait un
commencement et sa fin, avant qu't.!'l !10uveau c0O!mencement
surgi~s_e ; 'de là vient que le jour commence par le m3tin, puis s'a­
vance et finit par la nuit, ilt après la nuit commence de no~veau;
et que l'année commence par le printemps, puis de l'été va il l'au­
tomne, et finit par l'hiver, et après l'hiver commence de nouveau;
c'est pour qu'il en soit ainsi. que le soleil se lève à l'orient, puis
s'avance par le midi vers l'occident, et finit par le septentrion,
pour se lever de nouveau, Il en est de même des Églises; la Pre­
, mière QU la Très-Ancienne a été com~ le ~I, le printemps et
2 l'Grient; la Seconde ou l'Ancienne a été comme le jour, l'été et le
'5 midi; la Troisième, comme le soir, l'autorrme etÏ'occident; et la
1- QlJat!!ème, com"!e là nuit, j'hiver et le septe.E.!r!~n. De ces pro:
~resiions selon l'ordre les anciens sageli ont ~onclu quatre Ages
du Monde; ils appelaient le premier l'âge d'or; le second, l'âge
d'arient; I~ troisième, J'âge d'airain, et le quatrièllle, l'âge de fer;
les ltilises el1u-1JlÎmes ont été représentées au moyen de ces mé­
a ~
.338 LA VRAIE
taux par la statue de Nébuchadnézar. En outre, l'Église devant le
Seigneur se présente comme un seul homme, et ce Très-Grand
Homme doit parcourir ses âges comme le petit homme,. c'est-à­
dire, aller de l'enfance il J'adolescence, et par celle-ci à la jeunesse,
et enfin il la vieillesse, et alors quand il meurt, il doit ressusciter;
le Seigneur dit: « Si le grain de froment tombant dans la terre
ne meurt pas, seul il reste,. mais s'il meurt, beaucoup de fruit
il porte. » - Jean, XII. 24.
763. S'il est selon l'ordre que le premier marche vers son der­
nier dans le Commun et dans le Particulier, c'est afin qu'il existe
une variété de toutes choses, et que par les variétés existe toute
qualité, car la qualité est perfectionnée par des différences en re­
lation avec des choses plus ou moins opposées; qui est-ce qui ne
peut voir que le Vrai reçoil sa qualité par cela qu'il yale faux, -et
le Bien par cela qu'il yale 1\1al, de même que la Lumière reçoit
la sienne par cela qu'il y a l'Obscurité, et la Chaleur par cela qu'il
yale Froid? Que serait la couleur, s'il y avait seillemr.nt le blanc
et non le noir? la qualité des couleurs intermédiaires, venant d'ail- .
leurs, ne serait qu'imparfaite. Que serait le Sens, sans la rela­
tion; et la relation, si ce n'était avec ùes opposés? Est-ce que la
vue de l'œil n'est pas offusquée par le blanc seul, et vivifiée par la
couleur qui intérieuremeut tire quelque chose du noir, comme la
cOllleur verte? Est-ce que l'oreille ,n'est pas assourdie par un même
ton qui en frappe continuellement les organes, et réveillée par
une modulation qui est variée par des relations? Y a-t-il quelque
chose de beau sans une relation avec quelque chosè de laid? Aussi,
pour que la beauté d'une. jeune fille se présente d'une manière
frappante, place-t-on à côté, dans certaines peinture5, une image
difforme? Qu'est-ce que le plaisir ou le bonheur, sans une relation
avec la peine et le malheur? Qui est-ce qui ne devient pas insensé
d'après une seule idée constante, si la variété résultant de choses
qui se tournent vers les opposés ne s'interpose pas ?'II en est de
même dans les choses spirituelles de l'Église, dont les opposés se
réfèrent au mal et aÏJ faux, qui cependant ne procèdent pas du Sei­
gneur, mais viennent de l'homme, lequel a le libre arbitre qu'il
peut tourner vers un bon usage ou vers un mauvais usage; il en est
de cela comme de l'obscurité et du froid; l'obscurité et le froid
RELIGION CHRÉTIENNE. 339
ne procèdent pas du Soleil, mais viennent de la Terre qui par des
circonvolutions ~uccessives se soustrait et se détourne, et cepen-
dant sans ces mouvements successifs il n'y aurait ni jour ni an-
née, et par suite ni aucune production ni aucun homme sur la
terre. J'ai appris que les Églises qui sont dans des biens différents
~t dans des vrais différents, pourvu que leurs biens se réfèrent à
l'amour envers le Seigneur, et leurs vrais à la foi au Seigneur, sont
comme autant de Pierres précieuses dans la Couronne d'un Roi.

Après cette Nuit vient le Matin, et l'A vènement du Seigneur


est ce Matin.

764. Puisque les Étais successifs de l'Église dans le commun


et dans le particulier sont déCl'i~s dans la Parole par les quatre
temps de l'au née, qui sont le printemps, l'été, J'automne et l'hi-
ver; et par les quatre temps du jour, qui sont le matin, midi, le
soir et la nuit, et puisque l'É~li§.e d'aujourd'bui dans le Christia-
nisme est la, :uil, il s'ensuit qu'à présent arrive le-~'iâtin, c'est-à-
di-;:~ le premie,' temps de la Nouvelle Église. Que les états suc-
cessifs de l'Église soient décrits dans la parole par les quatre états
de la lumiêre du jour, on le voit par ces passages: « Jusqu'au
SOIR et au MATIN, deux mille trois cents, alm's sera justifié le
saint; la vision du SOIR et du MATIN est la vérité. )1 - Dan. VIII.
14, 26 ..- « A Moi l'on crie de Séir: Sentinelle, qu'y a+il tou-
chant la NUIT? La sentinelle a dit .' Le MATIN est venu, et aussi
la NUIT. li - Ésaïe, XXI. 11. i 2. - " Vient la fin, vient le MATIN
sur toi, hahitant de la terre; voici, le JOUR est venu, le MATIN
aparu.» - Ezéch. VII. 6, 7,10. - "Jéhovah au MATIN, au
l'lATIN son jugement produira à la lumière, il n'y manquera
point.»- Séphan. 111. O. - ft Dieu (est) au milieu d'elle, Dieu
la secourra quand paraîtra le MATIN.» - Ps. XLVI. 6. - «J'ai
attendl~ Jéhovah, mon âme attend le Seigneur de la part de
ceux qui guettent le MATIN, qui guettent le l\fATIN, cm' avec Lui
beaucoup de Rédemption, et Lui rachètera Israël. ,,- Ps. CXXX.
5 à 8.- Dans ces passages, par le Soir et par la Nuit il est en~
tendu le dernier temps de l'Église, et par le Matin son premier
310 LA VRAIE
temps; le Seigneur Lui-Même est aussi appelé Matin dans les pas­
sages suivants: « Tl a dit, le Dieu d'Israël; avec moi il aparlé.
le Rochel' d'Israël, Lequel est comme la LUMIÈRE AU MATI"', d'un
lfA1'IN sans nuages. Il - Il Sam. XXIII. 3, 4. - « Moi, je suis la
racine et la race de David, (ÉTOILE bl'il/ante et du MATIN. » ­
Apoc. XXII. i6. - ,,'Dès l'utérus, de l'AuRORE et toi la rosée de
ta jezmesse. » - l's. CX, 3 ; - ces passages concernenl le Sei­
gneur. Comme le Seigneur est le Malin, c'est pour cela même
qu'it esl ressuscité du sépulcre de gr.a~d Matin. po!!r_ commencer
une Nouvelle Égl~e, - Marc, XVI. 2, 9. - Qu'on doive attendre
l'Avènement du Seigneur, on le voit clairement par la prédiction
du Seigneur sur cel AYènement, dans l\'lallhieu: Jésus étant as­
sis sur la Montagne des Oliviers, vers Lui s'avancèl'ent les Dis­
ciples, en disant: Dis-nous quel sera le SIGNE DE TON AVÈNE­
MENT et de la Consommation du. Siècle. » - XXIV. 3. - « Après
j'affliction de ces jours, le Soleil sera obscurci, et la Lune ne
donnera point sa lueur, et les Étoiles tomberont du Ciel, et les
puissances des Cieux seront ébranlées: alors apparaîtra Ul:
SIGNE DU FILS DE L'HOMME, et fon verra LE FILS DE L'HOMMK
VEN.4.NT DANS I.ES NUÉES DU ClEL AVEC FonCE ET GLOIRE. " - Ibid.
VeTs, 29, 30. l\farc, XIII. 26. Luc, XXI. 27. - « Comme it en fut
aux jours de Noé, de même il en sm'a aussi à (A VÈNEMENT DU
FILS DE L'HOMME; c'est pourquoi, vous, soyez prêts, parce qu'à
! heure que vous ne pensez pas. LE FILS DE L'HOMME VIENDRA. » ­
Ibid. Vers. 37,39, 44,46. - DansLuc: QUAND LE FILS DE L'HOMMK
VIENDRA) est-ce qu'il trouvera la toi surlaten'e?» -XVIII. 8.­
Dans Jean.: Jésus dit de Jean: Si je veux qu'il reste JUSQU'A CE
ft

QUE JE VIENNE. » - XXI. 22, 23. - Dans les ACles des Apôtres:
.. LONqu'ils virent Jésus enlevé au Ciet, deux hommes se tenaient
f debout près d'eux en vêtements blancs, et leur dÙ'ent : Ce Jésus
) qui a été enlevé d'avec vous au Ciel, VIENDRA DE ~A MÈME MANIÉRK
1 QUit vous L'AVEZ VU AI-LANT.AU CIEL. p - l, 9, 1.Û, 11.. - Dans
l'Apocalypse: l( Le Seigneur, Dieu des Saints Prophètes, a en­
voyé son Ange pOUt' montrer à ses sm'vitew's les choses qui
doivent arriver; VOICI, JE VIENS; heureux celui qui garde les
oommandements de ce Livre; et VOICI, JE VIENS, et ma récom­
atm
pense avec lI/oi, que je donne LI chacun seLon son œuvre. )..
RELIGION CHRÉTIENNE. 3H
- XXII. 6, 7, 12. - Et encore: « Moi JÉsus, j'ai envoyé mon
Ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Moi, je suis
la Racine et la Race de David, rÉtoile brillante et du matin.
L'Esprit et la Fiancée disent: VIENS; el que celui qui écoute
dise: VIENS,. el que celui qui a soif VIENNE et que cûui qui
veut prenne de l'eau de la vie gratuitement. Il - ibid. Vers. 16.
17. - Et encore: « Il dit, celui qui atteste ces choses: OUI, JE
VIENS; Amen. OUI, VIENS SEIGNEUR JÉSUS. LA GRACE DU SEIGNEUR
JÉSUS-CHRIST (soit) AVEC VOUsTo1.js,Amen. II -Ibid. Vers. 20, 2i.
766. Le Seigneur est préselJt chez tout homme, et il presse et
insiste afin d'être reçu; et quand l'homme Le reçoit, ce qui arrive
lorsqu'il Le reconnaît pour son Dieu Créateur, Rédempteur et
Sauveur, c'est son premier avènement, qui est appelé le Point du
jour; à partir de ce temps l'homme commence à être illustré quand
à l'entendement dans les choses spirituelles, et à s'avancer dans
une sagesse de plus en plus intérieure, et à mesure qu'HIa reçoit
du Seigneur, il s'avance par le matin dans le Jour, et ce jourper­
siste chez lui dans la vieillesse jusqu'à la mort, et après la mort il
vient dans le Ciel vers le Seigneur Lui-Même; et l~, quoiqu'il soit
mort vieux, il re\'ient dans le malin de son fige, et il continue du­
. rant l'éternité à croître dans la sagesse qui a été implantée dans
le Monde naturel.
767. L'homme qui est dans la foi au Seigneur, et dans la cha­
rité à l'égard du prochéiin, est l'Église dans le particulier, et l'É­
glise dans le commun est composétl de pareils hommes. Il y a cela
(Je merveilleux, que tont ange a le Seigneur devant ses regards.
. dans quelque conversion de corps et de face qu'il soit; en effet, le
/, ( ~jg!!!lur est le S..QleiLQu Ciel Angélique, c'est lui qui apparaît de­
~ vant les yeux des Anges, quand ils sont dans tine méditation spi­

L r1 rituelle: la même chose arrive dalls_le Monde chez l'homme en


qui e;t l'Église, "quant à la vue de son esprit; mais comme-cette
) vue est voilée par la vue naturelle que caressent les antres sens.
, dont les objets sont des choses qui appartiennent au coT()s et au
) monde, l'homme ignore cet état de son esprit; cet aspec.t ~lI~i-
~~~ur, dans quelque conversion que J.:~oit, tire son origine de
ce que tout vrai dont procèdent la sagesse et la foi, et tout hien
par lequel existent l'amour et la charité, yiennent du_Seigneur, el
3j2 LA VRAIE
appar'tiennent au Seigneur dans l'homme, et Clue par suite chaque
vrai de la sagesse est comme un miroir dans lequel est le Sei­
gneur, et chaque hien de l'amour est l'image du Seigneur; de là
vient cette merveille. Au contraire, l'esprit mauvais se détourne
continuellement du Seigneur, et porte sans cesse ses regards vers
son amour, et cela aussi dans quelque conversion de corps et de
face qu'il soit: la cause est la même, mais en sens inverse: car
tout mal est nans une certaine forme l'image de son alllour ré­
~lIant, et. le faux qui provient du mal présente cette image comme
dans un miroir, Que quelque chose de semblable ait aussi été im­
planté dans la nature, on peut le conclure de cerIaines ~ermina­
tions qui sont entourées de plantes herbacées, en ce qu'elles s'ef­
forcent de les surpasser en hauteur, afin de regarder le soleil;
puis, en ce que quelques-unes se tournent vers lui· depuis son le­
ver jusqu'à son coucher, afiu de mûrir ainsi sous son anspice, et
je ne doute point qu'il n'y ait une pareille inclination et un pareil
effort dans toutes les branches de chaoue arbre, mais comme il n'y
a pas en elles l'élasticité de flexion et de conversion, l'acte s'est
arrêté. Que tous les gouffres et tous les ·syrles de l'Océan se di­
rigent aussi d'eux-mêmes circulairement selon la marché com­
mune du soleil, cela est évident pour un observateur. Pourquoi
n'en serait-il pas de même de l'homme, qui a été créé à l'image
de Dieu, il moins qu'en se servant de son libre arbitre il ne tourne
d'un autre côté cette inclination et cet effort insités en lui par le
Créateur? Cela peut aussi être comparé à une fiancée,'en ce qu'elle
porte continuellement à la vlIe de son esprit quelque chose de l'i­
mage de son fiancé, et le voit dans ses présents comme dans des
miroirs, et désire ardemment son arrivée, et en ce que, quand il
a~rive, elle le reçoit avec une joie dans laquelle l'amour de son
cœur bondit.
RELiGION CHRÉTIENNE.

L'Avènement du Seigneur n'est point son Avènement pour dé­


truire le Ciel visible et la Ter're habitable, et créer un Nou­
'veau Ciel ~t une Nouvelle Terre, comme plusieurs l'ont cru
jusqu'à présent, parce qu'ils n'ont pas compris le sens spiri­
tuel de la Parole.

768. L'opinion qui domine aujourd'hui dans les Églises est que
le Seigneur, lorsqu'il viendra pour le jugement dernier, appar:.ll­
tra dans les nuées du Ciel avec les Anges et le son de trompettes;
qu'il rassemblera tOIlS ceux qui habitent sur la Terre, et en même
tèmps tous ceux qui y sont morts; qu'il séparera les mé('hants
d'avec les bons, comme un berger sépare les boucs d'avec les bre­
bis; qu'alors il précipitera les méchants ou les boucs dans l'enfer,
ét élèvera les bons ou les brebis dans le Ciêl; qu'en même temps
il créera un nouveau èiel visible et une Nouvelle Terre habitable;
que sur cetle terre il fera descendre une Ville, qui sera appelée la
Nouvelle Jérusalem, dont la s(ruclure sera selon la description
qui en est faiLe dans l'Apocalypse, Chap. XXI, à savoir, de jaspe et
d'or, les fondements' de sa muraille de pierres précieuses, sa hau­
teUl', sa largeur et sa longueur égales, chacune de douze mille
stade$ ; que dans celle Ville seront rassemblés tous les élus, tant
ceux qui virent que ceux qui sont morts depuis le commencement
du ~fonde, et qu'alors ceux-ci reviendront dans leurs corps, et
jouiront de la joie éternelle dans celte Ville magnifique comme
dans leur Ciel. Celte Opinion sur l'avènement du Seigneur, et sur
le Jugement Dernier, est aujourd'hui dominante dans les Églises
Chrétiennes.
769. Quant à l'état des Ames après la mort, ce que l'on croit
:Aujourd'hui universellement et singulièrement, c'est que les Ames
humaines après la mort sont des Souffles, dont on se fait une idée
èomme d'un souffle de vent, et que, parce qu'elles sont telles,
elles sont réservées jusqu'au jour du jugement dernier, soit dans
le centre de la terre où est leur Quelque part (Pou), soit dans le
Limbe des anciens pères; mais sur ces points on diffère, les uns
éensent. que les âmes sont des formes éthérées ou aériennes, et
344, LA VRAIE
qu'ainsi elles sont comme des fantômes et des spectres, et que les
unes habitent dans l'air, d'autres dans les forêts, et d'autres dans
les eaux; quelques autres, au contraire, pensent que les âmes des
morts sont transportées dans les planètes ou dans les. étoiles, et
qu'elles y ont des demeures; d'autres s'imaginent qu'elles ren­
trent dans les corps après mille ans; mais la plupart cr·oient
qu'elles sont réservées Jusqu'au Lemps où tout le Firmament pé­
rira avec le Globe Terraqué, ce qui arrivera par un feu s'élançant
du Centre de la Lerre, 011 jeté du Ciel comme une foudre univer­
selle; qu'alors les sépulcres seront ouverts, et que les âmes ré­
servées revêtiront de nouveau leur corps, et 5eront transportées
dans cette Ville sainte de Jérusalem, et ainsi h;lbiteront ensemble
sur une :lUtre terre dans leurs corps illustrés, les uues plus bas,
les autres plus haut, parce que la hauteur de la ville doit être de
douze mille stades, comme sa largeur et sa longueur, - Apoc.
XXI. 16.
770. Lorsqu'on demande à un Ecclésiastique ou à un Laïque, s'ils
croient fermement toutes ces choses; par exemple, que les An­
tédiluviens avec Adam et Êve, et les Postdiluviens avec Noé et ses
ms, puis Abraham, Isaac et Jacob avec tous les Prophètes et les
Apôtres, sont, de même que les Ames de tous les autres hommes,
ellcore réservés dans le Centre de la terre, ou s'ils voltigent dans
l'éLher ou dans l'air; puis aussi, s'ils croient que les Ames revê­
tiront de nùuveau leur corps, et s'uniront. à ces corps, qui ce­
pendant sont les uns des cadavres rongés par des vers, de:ii rats et
.Ies poissons; d'autres,comme en Égypte, des momies consom­
mées par les hommes; et d'autres des squelettes brûlés par le so­
leil et tombés en poussière; et encore, s'ils croient qu'alors les
éLoiles du Ciel tomberont sur la terre, qui cependant est plus pe­
tite qu'une seule de ces étoiles; et si toutes ces opinions ne sont
pas des paradoxes, que la raison même dissipe, comme elle a cou­
tume de faire pour les choses contradictoires; alors quelques-uns
ne rél'ondent rien, d'autres répondent que cela appartient à la foi.
sous l'obéissance de laquelle l'entendement doit être mis; d'autres
disent que non-seulement ces choses là, mais encore plusieurs
autres qui sont au-dessus des rationnels, appartiennent à la TouLe­
Puissance Divine; et dès qu'ils nomment la Foi et la Toute-Puis­
RELIGION CHRÉTIENNE. 345
sance, la raison est chassée, et alors la saine raison est dissipée et
devient comme rien, ou devient comme un spectre et est appelée
folie; ils ajoutent: Ces chol'ies ne sont.:elles pas conformes à la
Parole? Qui est-ce qui ne doit pas penser et parler d'après eHe?
711. Qlle la Parole dans la leUre· ait été écrite par des Appa­
rences et des Correspondances, et qu'en conséquence dans cha­
cune de ses parties il y ait un Sens spirituel, dans lequel la vérité
est dans sa lumière, et un Sens de la lettre dans lequel la vérité
est dans l'ombre, c'est ce qui a été montré dans le Chapitre sur
l'Écriture Sainte. Afin donc que l'homme de la nouvelle Église,
ne s'égare pas, comme l'homme de la vieille Eglise, dans l'ombr..e
dans laquelle est Je sens de la lettre de la Parole, surtout au sujet
rlu Ciel et de l'Enfer, de sa Vie après la mort, et ici, de l'Avène­
ment du Seigneur, il a plu au Seigneur d'ouvrir la vue de mon
esprit, et ainsi de m'introduire dans le !\fonde spirituel, et de
m'accorder non-seulement de parlel' avec les esprits et les anges,
et avec mes parents et mes amis, même avec des rois et des prin­
ces, qui avaient terminé leurs destinées dans le Monde naturel,
mais encore de voir les merveilles du Ciel et les horreurs de l'En­
fer, et qu'ainsi l'homme n'habite pas dans un Quelque part (Pou)
de la terre, et ne voltige pas aveugle el muet dans l'air ou dans
le vide, mais qu'il vit homme dans un eorps substantiel, dans un
état beaucoup plus parfait, - s'il vient parmi les bienheureux, ­
qu'auparavant lorsqu'il vivait dans un corps nJatérie1. C'est pour­
quoi, afin que l'homme ne s'enfonce pas plus avant dans l'Opinion
sur la destruction du Ciel visible et de la Terre habitable, et ainsi
rsur le Monde spirituel, par une ignorance d'après laquelle I~-
turalisme et eT.! m.§..me temps l'athéisnle, - qui aujourd'hui p.!rmi

j l,es Érudits ont comme,!cé à..~:enraciner_dans ~~ m~.!l!~1 rationnel in­


térieur, - se répandent plus au large, comme la gangrène dans la
chair, et mème dans son Menlal externe, d'après' lequel il parle,
(il m'a été enjoint par le Seigneur de publier diverses choses, d'a­
{ près ce que j'ai vu et entendu, tant sur le CIEL ET L'ENFER que
1sur LE Jt.:GEMENT DERNIER; et aussi d'expliquer l'ApOCALYPSE,
OÙ il s'agit de l'Avènement du Seigneur, du Ciel précédent et du
Ciel nouveau, et de la Sainte Jérusalem; en lisant ces choses et
en les comprenant, chacun pourra voir ce qui est elllendu par
346 LA VRAIE
l'Avènement du Seigneur, et alls~i par le Nouveau Ciel et par la
Nouvelle Jérusalem.

Cet Avènement du Seigneur, qui est le Second, a lieu afin que


les méchants soient séparés d'avec les bons, et que ceux quz
ont cru et croient au Seigneur soient sauvés, et afin qu'avec

. --------­
eux il soit formé unNouveaa Ciel A~éli[j'l!5, et une Nou­
velle Egli.se da'!}s les -JEres,. et sans cet Avènement aucune
Chaù' ne pouvait être consm'vée, - Matth. XXIV. 22.

772, Il vient d'être montré, dans J'Article précédent, que ce Se­


cond Avènement du Seigneur n'a pas lieu pour déll'1lil'e le Ciel
visible et la Terre habitable: que ce soit, non pour détruire quel­
que chose, mais pour édifIer, par conséquent non pour condam­
ner, mais pour sauver ceux qui depuis le premier Avl:nement du
Seigneur ont cru en Lui, et ceux qui dans la suite y croiront, on
le voit par ces paroles du Seigneur: « Dieu a envoyé son Fils
dans le Monde, non pour juge1'/e Monde, mais pOUl' que soit
sauvé le Monde par Lui,. celui qui croit en Lui n'est point jugé,
mais celui qui ne croit pas a déjà été jugé, pm'cc qu'il n'a pas
cru au Nom de l' Ullique-Eugelld1'i Fils cl,e Dieu. » - Jean, III.
{ï, 18: - et ailleurs: « Si quelqu'un entend mes paroLes et ne
croit point, Jl'Joi, je ne le juqe point; car je suis venu non pour
juger le ~A1onde, mais pour sauve1' le Monde,. celui qui me re­
jette, et ne reçoit point mes paroLes, il a qui le juge,. la Pm'ole
que j'ai prononcée, c'est elle qui le jugera. " -'- XII. 47, 48. ­
jUe le Jugement Dernier ait été fait dans le Monde 'spirituel dans
(!'~née 1 jit c'est ce qui a été montré dans l'Opuscule du Ju­
GEMENT DER!\JER, publié à Londres en 1758, et dans la CONTI-'
NUATION SUR GE JUGEMENT, publiée à Amsterdam en 1763; je l'at­
tesle, parce que je l'ai vu de mes propres yeux en pleine veille.
Il 7n. Qne l'Avènement du Seigneur soit pour former un~­
~ ~u Ciel de c.eux qui ont cru en Lui, et pour inSla!lrer u~ no!!"
Z v~glise avec ceux qui dans la ~uiLe croiront en Lui, c'est parce
que ce sont-là les deux fin~ de son Avènement; la_fin même de
l~ati~ ~~ l'l'niv_e!] . n'a pa.~_Jté autre que de former avec les
RELIGION CHRÉTlE~NE. 347
hommes un Ciel Angélique, dans lequel tous ceux qui croient en
; Dieu vinaient dans une béatitude éternelle, car le Divin Amour,
qui est en Dieu et essentiellement Dieu, ne peut pas t~ldreàautre
"- chose, et la Divine Sagesse, qui aussi est en Dieu et Dieu, ne peut
(pas non plus produire autre chose. Puisque l~ Créa!.Lo~~d~Univ8rs
1 ~u pour ~~I~ ~iel AngéUque co~posé du Genre .Humain-:-et e~
5même temps l'Egl.jse_dans les terres, car c'est par elle que l'homme
ldoit pa"sser daiis le Ciei,"etpuisq"ue la SâlvalTondes hornme< qui est
effectuée sur des hommes devant naître dans le Monde, est ainsi
une continualion de la création, c'est pour cela que dans la Parole
itest dit çà et là créer, et que par là il est entendu fo~ p.Q!!r_le
Ciel, comme danséêS passages: " Un cœur pur CRÉE en moi, ô
Dieu, etunesp1'itfermeinnove aumili~ude moi. » - Ps. LI. 12.
- « Tu ouvres ta main, elles sont rassasiées de bien; tu envoies
ton esprit, ELLES SO~T CRËÉES. - Ps. ClV. 28, 30. - « Le peu­
ple, qui SERA CRÉÉ, louera Jah. Il - Ps. Cil. 19. - Ainsi a dit
Jéhovah ton CRÉATEUR. Jacob! ton FORMATEUR, IS1'aM: Je t'ai
,'acheté, je t'ai appelé pm' ton nom: quic()nque est appelé de
mon Nom, pour ma gloire JE L'AI CRÉÉ. » - Esaïe, XLIII. 1, 7~""
-=- (1 Au jour où tu as été CRÉÉ, ces choses ont été préparées;
parfait tu étais dans tes voies depuis le jour que tu fus CRÈÉ,
jusqu'à ce que (ut trouvée la perversité en toi. 1) -Ezéch.
XXVIU.13, US.; - ceci a étéditdu roi de Tyr.» Afinqtt'onvoie,
et que l'on connaisse, et que l'on considère, et que l'on com­
prenne que la main de Jéhovah a fait cela, et que le Saint d' Is­
1'aël l'a CRÉÉ. » - Esaïe, XLI. 19. 20. - D'après ces passages
on peut voir ce qui est entendu par Créer dans les suivants: « J é­
hfJvah qui CRÉE les Cieux, qui étend la Terre, qui donne une
dme au peuple sur elle, et un esprit à ceux qui y marchent. »
- Esaïe. XLII. 5. XLV. 12,18. - .. Voici, JE CRÉE UN CIEL, NOU­
VEAU ET UNE TERRE NOUVELLE; réjouissez~vous pour l'éternite
à cause de ce que je vais CRÉER; voici, Moi, JI' VArs CRÉER JÉRU-
S~LE~(joie.» -T Esaïe, LXV, ~ "" "
ii4. La présenèe du Seigneur est perpétuelle chez" chaque­
homme, soit méchant soit bon, car sans sa préseDca nul homme­
ne vit; mais son Avènement est seulement chez ceux qui Le re­
ç~t ; ce so~eux ~i croient··en" ~,ïi et font ses coffiïnande­
348 LA VRAn:
ments : la présence perpétuelle du Seigneur fait que l'homme de­
vient rationnel, et qu'il peut devenir spirituel; ce qui fait cela.
c'est la Lumière procédant du Seigneur comme Soleil dans le
Monde spirituel, Lumière que l'homme reçoit par l'entendement,
et celle Lumière est la vérité par laquelle il a la rationnalité; mais
l'Avènement du Seigneur est chez celui qui conjoint la chaleur à
cette lumière, c'est-à-dire, l'amour à la "érité, car la chaleur pro­
cédant de ce même Soleil esLfa;our en~ Dieu et à l'égard du
prochain. La seule présence du Seigneur, et par suite l'illustra­
tion de l'entendement, peut être comparée avec la présence de la
Lumière solaire dans le Monde; si celle lumière n'est pas con-­
jointe avec la cllaleur, tout sur la terre est en désolation; mais
l'avènement du Seigneur peut être comparé au retour de la cha­
leur, qui se fait dans la saison du printemps, el comme alors 1
chaleur se conjoint à la lumière, la terre s'amollit, les semences
poussent et portent des fruits; il Y a un semblable parallélisme
entre les spirituels dans lesl\uels est l'esprit de l'homme, et les
naturels dans lesquels est son corps.
. ,77 Q. Il en est de l'homme de l'Église dans le concret ou dans
te composé de la même manière qu'il en est de l'homme dans l'in:;­
. dividuel ou dans le particulier: l'homme dans le concl'et ou dans
le composé est l'Église parmi plusieurs hommes, et l'homme dans
l'individuel ou dans le parficulier est l'Église dans chacun de ces
hommes. Il est selon l'ordre Divin qu'il yait des commùns el des
particuliers, et qu'il y ait en même temps les uns et les autres _
dans chaque chose, et que les particuliers n'existent pas et ne
subsistent pas autrèment; ainsi rien de particulier intérieurement
dans l'homme, à moins qu'il n'y ait des communs, dont les parti­
culiers soient entourés; les particuliers dans l'homme sont les vis­
cères et les parties qui .Ies composent, et. les communs sont le-s
enveloppes, qui non-seulement sont autour de tout l'homme t
mais encore autour de chaque viscère, et autour de chaque partie
du viscère; il en est de même dans toute bête, dans tout oiseau
et dans tout insecte; et il en est de même dans tout arbre, dans
tout arbrisseau et dans toute semence; on ne peut pas tirer un
son d'un instrument à cordes ni d'un instrument ft vent, à moins
qu'il n'y ait un très-commun, d'où chaque partie de la modu­
RELIGION CHRÉTIENNE. 349
lation tire son commun afin d'exister; il en est aussi de même
de chaque Sens du corps, comme la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût
et le toucher, et aussi de même de tou~ les Sens internes, qui ap­
partiennent au mental. Cel.a est rapporté pour illustration, afin
qu'on sache que de même dans l'Église il y a des Communs et des
Particuliers, et aussi des très-Communs, et que c'est de là que les
quatre Églises ont procédé en ordre; de ceLLe progression est issu
le très-Commun de l'Église, el successivement le commun et le
particulier tle chaque Église. Dans l'homme aussi il y a deux Très­
Communs dont tous les communs el chaque particulier des com­
muns tirent leur existence? ces deux Très-Communs dans son
corps sont le Cœur et le Poumon, et dans sqn esprit la Volonté et
l'Entendemeilt; des uns el des autres dépendent toutes les choses
de ~a vie tant dans le commun que dans le particulier; sans eux
elles se disperseraient et mourraient: il en serait de même de
tout le Ciel Angélique et de tout le Genre Huma.in, et même de
tout le !\fonde Créé, si toutes choses dans le commun et chaque
chose dans le particulier ne dépendaient de Dieu, de son Amour
et de sa Sagesse.

Ce second Avènement du Seigneur t'st un avènement non pas


en Personne, mais dans la Parole qui p1'ocède de Lili, et qui
est Lui-Même.

776. On lit dan'ï plusieurs passages que le Seigneur doit venir


dans les nuées du Ciel, par exemple, - Matth. XVII. 5. XXIV.
30. XXVI. 64, Marc, XIV. 61,62. Luc, IX, 34, 3iS. XXI. 2ï. Apoe.
I. 7. XIV. H. Dan. VII. 13; - mais jusqu'à présent personne n'a
connu ce qui a été entendu par les Nuées du Ciel; on a cru que le
Seigneur y apparaîlrait en Personne. ~Iais que par les Nuées u
Ciel il soit entendu la Parole dans le Sens de la letlre, et qne par la
Gloire et la Puissance dans lesquelles le Seigneur doit aussi "enir,
- Afallh. XXIV. 3U. - il soitentendu le sensspirituel de la Parole.
cela a été caché jusqu'à présent, parce que personne jusqu'à ce
jour n'avait même conjecturé qu'il y eût dans la Parole~s
~P!rilUellel que celui qu'ello renferme. Mainlenant, parce que le
LA VRAIE

Sens spirituel de la Parole m'a été ouvert par le Seigneur, et qu'il


m'a été donné d'être avec les Anges et les Esprits dans leur Monde
comme l'un d'eux, il a été dévoilé que paJ:J!. Nuée .du Ci~l il est
\ enten9u I~P!rQ.l~d~ns le SeE~el, par la Gloire la Parole
1 dans le Sens spirituel, et par la Puissance la puissance du Sei­
1gneur par la Parole. Que la Nuée du Ciel ait cette signification, on
peut le voir par ces passages dans la Parole: (( Personne comme
Dieu, ô Jeschu1'ltn! chevauchant dans le Ciel, et dans sa ma­
gnificence sur les NUÉES. » - Deutér. XXXIII. 26, 27. - (( Chan­
tez à Dieu, louez son IV am, t1xaltez celui qui chevauche sur les
NUÉES. \1 - Ps. LXVIII. 5, - (( Jéhovah chevauchant sur une
\ NUÉE LÈGÈRE. ) - Esaïe, XIX. 1. - Cllevaucher signifie instruire
Î d~~s_les Divins vrais d.'apr~s la Parole, car le cheval 's!gnifie l'en~
(tendement de la Parole, vou' Apor.. RÉvÉL. N° ~98; qUI est-ce qUI
ne voit pas que Dieu ne chevauche point sur des nuées? De plus:
(( Dùm chevauchait sur des Chérubins, et il posa pour sa tente
les NUEES DES CIEUX. » -·Ps. XVIII. H li 13; -les Chérubins
signifient aussi la Parole, voir l'ApOCALYPSE RtvÉLEE, N°· 239,
672. - .. Jéhovah lie les eaux dans ses NUÉES, et il étend sur
son trône sa NCÈE. ) - Joh. XXVI. 8,9. - (( Donnez la force à
Jéhovah, sa force sur les NUÉES, " - Ps. LXVIII. 35.- Jého­ (l

vah a c?'éé sur tout habitacle de Sion tme NCÉE pendant le jow',
car sllr toute gloire une couverture. » - Ésaïe, IV. 5; - la Pa­
.role dans le Sens de la lettre était aussi représentée par la NUÉE,
dans ItAquelle descendit Jéhovah sur la Montagne de Sinaï, lors­
qu'il promu) gua la Loi; les choses de la Loi, qui furent alors pro­
mulguées étaient les prémices de la Parole. Pour confirmation "il
sera encore ajouté ceci: D3ns le Monde spirituel il y a des Nuées
comme dans le ~Ionde naturel, mais d'une autre origine; dans le.
Monde spirituel il ya des Nuées brillantes parfois au-dessus des
Cieux Angéliques, et des Nuées noires sur les Enfers; les Nuées
brillantes au-dessus des Cieux Angéliques signifient l'obscurité
dans ces cieux d'après le Sens littéral de la Parole, mais quand
ces Nuées sont dissipées, elles signifient que les Anges sont d:rns
la clarté d'après le sens spirituel; mais les Nuées noires sur les
Enfers signifien t la falsification et la profanation de la Parole. Si
les Nuées dans le I\Ionde spirituel ont de telles significations, cela
RELIGION CHRÉTIENNE. 351
vient de ce qiJe la Lumière, qui procède du Seigneur comme So-
leil de ce Monde, signifie le Divin Vrai, aussi le Seigneur est-il
appelé la Lumière. - Jean, 1. 9. XII. 85; - c'est de là que la-Pa-
role Elle-Même, qui est conservée dans les sanctuaires des temples
du Monde spirituel, apparaît environné d'uue lumière éclatante;
et son obscurité est annoncée par des Nuées.
777. Que le Seigneur soit la Parole, on le voit clairement par
ces passages dans Jean: Il A u commencement était la Parole, et
la Pm'ole était chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! et la
Parole Chaù' a été faite. Il - 1. l,U. - Que la Parole dans ces
passages soit le Divin Vrai, c'est parce que le Divin Vrai n'esl chez
les Chrétiens que d'après la Parole, qui est la source d'où toutes
les Églises qui tiennent leur nom du Christ puisent les eaux vives
dans leur plénitude, hi en que comme dans une nuée dans laquelle
est son Sens naturel, mais dans la gloire et la puissance dans les-
quelles sont le Sens spirituel et le Sens céleste; que dans la Parole
il y ait trois Sens, le Naturel, le Spirituel et le Céleste, l'un au
dedans de l'autre, c'est ce qui a été montré dans le Chapitre sur
l'ÉCRITURE SAI~TE, et Jans le Chapitre sur le DECALOGUE Oll CA-
TÉCHISME; il est donc évident que par la Parole dans Jean, il est
entendu le Divin Vrai; c'est même ce qu'atteste encore Jean dans
sa Première Épitre : « Nous savons que le Fils de Dieu est veliU,
et nous a donné rENTENDE~IENT, afin que nous connussions le
VRAI,. et nous sommes dans le VRAI, dans son Fils Jésus-Christ. Il
- V. 20. - Etc'elit pour cela que le Seigneur a dit tant de Jois,
« AMEN Je vous dis .. Il et Amen dans la Langue Hébraïque est la

Vérité; que Lui-l\'lêmesoit l'AMEN, on le voit dans l'ApocaIY{Jse,-


Ill. 14, - et LA VÉRITÉ, on lè voit dans Jean. - XIV. 6. - Quand
<ln consulte les Erudits de ce siècle sur ce qu'ils entendent par la
Parole dans Jean, - J. f, - Ils disent que c'est la Pal'ole dans la
suréminence, et la Parole dans la suréminence, qu'est-ce autre'
chose que le Diyin vrai.? D·après cela, il est évident que le Sei-
gneur do~aussi maintena~!-apparaître ~ans la Pa'role; si ce n'est
pas ëiï Persolîne, c'est parce que depuis son ascension dans le Ciel
il est dans son Humain glorifié, et que dans cet Humain il ne peut
apparaître à aucun homme, à moins qu'auparavant il ne lui ouvre
les yeux de l'Esprit, et cela ne peut être fait chez aucun de ceux.
352 LA VRAIE
qui son t dans les maux et par suite dans les faux, ainsi chez au­
cun des houcs qu'iJ_a_plac~sl- gauche: c'est pourquoi quànd il
s'est manifesté aux disciples, il ouvrit auparavant leurs yeux, car
. on lit: li Et lew's yeux furent ouverts, et ils Leconnurent ; et Lui,
inviszbleildevintpoureux. ,,- Luc, XXIV, 3t. - La même chose
arriva aux Femmes près du sépulcre après la résurrection; aussi
virent-elllls alors assis dans le sépulcre, et parlant avec elles, des
Anges qu'aucun homme ne peut voir avee l'œil matériel. Que les
Apôtres, avant la résurrection du Seigneur, aient vu le Seigneur
dans l'Humain glorifié, non pas des yeux du eorps, mais en esprit,
ce qui, après le réveil, apparait comme ayant eu lieu pendant le
sommeil, cela est constant d'après la transtîguration devant Pierre,
Jacques et Jean, en ce qu'alors ils étaient accablés de sommeil. ­
Luc, IX. 32, - Il est donc vain de croire que le Seigneur apparaέ
<; tra dans une nuée du ciel~n Pe~sonne, ma~s la \vé~ité est q~p-=­
~ paraîtra dans la Parole ql!.l-prOCe~ d~ __L!!I, eL_ q~ p~conséqu~~t
1 est Lui:Même.
i78. Chaque homme est son amour et son intelligence, et tout
ce qui procède de lui tire son e;)sence de ces deux essentiels ou
de ces deux propres de sa vie; c'est pourquoi les Anges connais­
sent l'homme, Lei qu'il est essentiellemenf, d'après un très-court
commerce avec lui; par le Son ils connaissent son amour, et par
le Langage son intelligence; et cela, parce qu'il y a deux univer­
saux de la vie de chaque homme, la volonté et l'entendement, el
que la Volonté p.st le réeeptacle et la demeure de son amour, et.
l'E'ntendement le réceptacle et la demeure d·e son intellïgence;
c'est pourquoi tout ce qui procède de l'homme, soit action soit
disconrs, fait l'homme et. est l'homme. lui-même. De la même ma­
nière, mais dans un degré suréminent, le Seigneur est le Divin
Amour et la Divine Sagesse, ou, ce qlli revient au même, il est le
Divin Bien et le Divin Vrai, car sa Volonté appartient au Divin
Amour et le Divin Amour appartient à sa Volonté, et son Entell­
dement appartient à la Divine Sagesse, et la Divine Sagesse ap­
partÎent à son Entendement, la Forme. humaine en est le cont~­
nant; d'après cela, on peut juger comm.6nt le Seigneur est. la Pa­
role. Alais, tout au contrail'e, celUI qui est contre la Parole, c'est­
à-dirè, contre le Divin Vrai de la Parela, par conséquent contre
RELIGION CHRÉTIENNE. 353
le Seigneur et son Eglise, est son mal et son faux, non-seulement

quant au mental, mais aussi quant aUI effets du mental par le

corps, effets qui se réfèrent aux actions et aux paroles.

Ce Second Avènemelit du Seigneur est fait par l'intermédiaire


d'un homme, devant lequel le Seigneur s'est mani/esté en
Personne, et qu'il a rempli de son esprit, pour enseigner
d'après Lui les Doctrines de la Nouvelle Eglise au moyen de
la Parole.

779. Puisque le Seigneur, comme il vient d'être montré, ne


peut pas se manifester en Personne, et que cependant il a prédit
qu'il viendrait, et qu'il fonderait une nouvelle Église, qui est la
Nouvelle Jérusalem, il s'ensuit qu'il doit faire cela par l'intermé­
diaire d'un homme qui puisse non-seulement recevoir par l'en­
tendement les doctrines de cette Église, mais encore les publier
par la presse. Que le Seigneur s'est manifesté devant moi son ser­
viteur, et m'a chargé de cette fonction, et qu'après cela il a ouvert
la vue de ml1n Esprit, et m'a ainsi introduit dans le Monde spi­
rituel., et m'a donné de voir les Cieux et les Enfers, et auso;i de
parler avec les anges et les espri ts, et cela continuellement pen.
1 dant plusieurs années jusqu'à présent, je l'atteste comme étant la
1 vérité; j'atteste pareillement que, depuis le premier jour de cette

\ vocation, je n'ai reçu d'aucun Ange rien de ce qui concerne les


1 Doctrines de cette Église, mais que j'ai tout reçu du Seigneur seul
pendant que je lisais la Parole.
780. Pour cette fin, que le Seigneu.r pût être sans cesse présent,
il m'a découvert le Sens spirituel de sa Parole, dans lequel le Di­
vin Vrai est dans sa lumière, et dans cette lumière il est conti­
nuellement présent; car sa présence dans la Parole ne vient pas
d'aHléurs que par le Sens spirituel; à travers la lumière de ce Sens
elle passe dans l'ombre, dans laquelle est le Sens de la lettre; il en
est de cela comme de la lumière du Soleil pendant le jour au tra­
[vers d'une nuée interposée; que le Sens de_.~ lettre de la Parole
( soit comme une J'!!!ée, et que le Sens spirituel soit a glOire, el le
Seigneur-Lui-l\Iême le Soleil d'où procède ra Lumière, et qu'ainsi le­
~ !3
LA VRAIE
Seigneur soit la Parole, c'est ce qui élé démontré ci-oossus: Que
:l
. la Gloire, dans laquelle il doit venir, - Matlh. XXIV. 39, -sέ
.gnitie l~~ Vrai dans sa lumi~.re, dans laquelle est le Sens.spi­
rituel de la Parole, on le voit clairement par cas passages: « tJne
voix (il y a) de qui crie dans le désert: Préparez le chemin de
Jéhovah: la. gloire de Jéhovah sera révélée, et ils la verrOnt,
toute chair ensemble.» - Ésaïe, XL. 3, f> • ...,..- cc Sois illuminée,
parce qu'est venue' TA LUMIÈRE, et LA GLOIRE DR JÉHOVAH sur toi
s'est levée. » - És. LX. f à, 22. - « Je te donneraipour alliance
au peuple, pour LUMIÈRE DES NATIONS; et MA GLoIRB.à'un.autre
je ne donnerai point. » - Esaïe, XLII. 6, 8. XLVlll. i i. - ft Alors
éclatera comme l'Aurore TA LUMIÈRE. LA GLOIRE DE JÉHOVAH te
recueiltera.» - Es. LVIII. 8. - « DE LA. GLOIRE DE JÉHOVAH se~a
remplie toute la Terre. " - Nomb. XIV. 2t. Esaïe, VI. t, 2, 3.
~XVI. 18. - cc Aucommencement était la Parole; en Elle la Vîe
était, et la Vie était LA LUMIÈRE DES HOJlfMES; c'était LA.Lu­
IlBÈRE VÉRITABLE; et la Parole Chair a été laite, et nousavons
vu SA GLOIRE, GLomE COMME DE L'UNIQUE-EJ.'{GENDRÉ DU'PÈRE. »
- Jean, I. 1, 4, 9, 14. - « Les cieux "aconteront J.A GWIUE DE
DIEU. >t- Ps. XIX. 2. - « LA GLOIRE DE DIEU illustrera la Sainte
Jérusalem, et sa Lampe l'Agneau sem; et les Nations, quisont
sauvées, dans sa LUMIÈRE marcheront. - Apoc. XXI. 23, 24.,
S 25; - el en outre, dans beaucoup d'autres passages. Si. ~ g~
1. ~nifie le Divin Vrai d@2 ~plénitude, c'est parce que (()'Qt ce
qui est magnifique dans le Ciel vient de la .Lumière ~ui procède
r du Seig!!Q!!..r ; et la Lumière, procédant du Seigneur cQmme. Soleit
1du Ciel, dans son essence est le Divi!1yrai. . .

Cela est entendu par le Nouveau Cielet la Nouvelle Terre, et


par la Nouvelle Jérusalem descendant du Ciel, dans t'Apo­
calypse.

781.. On lit dans l'Apocalypse: c<le vis un Nouveau Ciel et


une lVouv.elle Terre, car le précédent Ciel et la précédente

..A Térreétaient passés. ~t moi, Jean, je vis la ville Sainte. Jéru­

'-~Ct"---
RELIGION CHRÉTIENNE. 355
salem N(Juvelle, descendant de Dieu par le Ciel, parée comme
utle Fiancée ornée pour son Mari. li - XXI. 1, 2. - .On lU de
même dans Esaïe : '« Voici, je crée un Ciel nouveau et une Terre
nouvelle;' soyez dans l'allégresse et tressaillez de joie pour 1'é­
terni,té; et voici, Moi, je vais créer Jérusalem joie, et son peu­
ple allégresse. » ...:..- LXV..17, 18. - Qu'aujourd'hui le SeignelH"
forme un Nouveau Ciel de Chrétiens, qui dans le Monde ont reconnu..
et après leur sortie du l\londe ont pu reconnaître que le Seigneur est
le Dieu du Ciel et de la Terre, selon ses paroles dans Matthieu, -,
XXVIII. 18, - c'est ce qui a été montré ci-dessus dans ce Cha- .
pitre.
i82. Si la Nouvelle Eglise est enlendue par la Nouvelle Jérusa­
lem descendant de Dieu par le Ciel, - Apoc. XXI, - c'est par Ge-'­
que Jérusalem était la Métropole dans la Terre de Canaan, et que
là il Yavait le Temple, l'Autel, les Sacrifices, ainsi le Culte Divin
même, auquel trois fois dans l'an.née chaque mâle dé toute .cette
terre avait ordre de venir;' puis, parce que le Seigneur a é.té dans'
Jérusalem~ et a enseigné dans son Temple, t"t ensuite 'ya glorifié_
son Humain. C'est de là que par Jérusalem est signifiée l'Eglise.
Que l'Eglise soit entendue par Jérusalem, c'est ce que l'on voit
clairement dans l'Ancien Testament par les Prophétiques sur l'E-.
gl~se Nouvelle que le Seigneur devait instaurer, en ce qu'elle y est
ap.pelée Jérusalem. Il ne sera rappor.té que les passages d'après
lesquels quiconque est doué d'une raison inléEieure peut voir que
par Jérusalem il esl entendu l'Eglise. Soient seulement ceux­
ci: '( Voici, je C1'ée UN CIEL NQUVEAU ET UNE TERRE NOUVELLE,
et ron ne se souviendra point des precédents; voici, Moi, je
VAIS CRÉER JÉRUSALEM joie, et son peuple allégresse, afin que je
me réjouisse sUr JÉRUSALEM, et que.je m'égaie sur mon peu­
ple. Alors le loup et l'agneau paÎl1'ont ensemble: on ne fera
point de mal dans toute La Montagne de ma sainteté. » - Esaïe,
LXV. i 7, 18, i 9, 2~. - « A cause de Sion je ne me tairaipoint,
et à cause de JÉRUSALE'AI je ne me 1'eposerai point, jusqu'à ce
que sm'te comme la spLendew' sa justice, et que son Salut
comme un flambeau soit allumé. Alors verront les Nations ta
justice, et tous les Rois ta gloire, et l'on t'appeller.a d'un Nom
nouveau q'!Je la bouche de Jéhovah énoncera; et tu seras une
356 LA VRAIE
Couronne d'honneur et un Turban de Royauté dans la main de
ton Dieu. Jéhovah se complaira en toi, et ta terre sera mariée.
Voici, ton Salut vient; voici, sa récompense (est) avec Lui; et
on les appellera le Peuple de sainteté, les Rachetés de Jeho­
vah; et toi, tu seras appelée Ville recherchée, non déserte. » ­
- Esaïe, LXII f à 4, H, i2. - « Réveille-toi, réveille-toi, re­
vêts-toi de ta force, Sion; revêts-toi de tes habits d'ornement,
JÉRUSALEM, Ville de sainteté, parce que chez toi ne continue­
1'ont plus à venir l'incirconcis et le souillé. Dégage-toi de la
"poussière, lève-toi, assieds-toi, JÉRUSALEM. Mon peuple connaî­
tra mon Nom en ce jour-là; car Moi, je suis celui qui dit: Me.
voici. Jéhovah a consolé ~on peuple, il a racheté JÉRUSALEM. »
- Esaie, LU. 1, 2, 6, 9. - « Réjouis-toi, fille de Sion, tressaille
de tout ton cœur, fille de JÉRUSALEM,. le roi d'Israël (est) au
milieu de toi,. ne crains plus de mal,. il s'égaiera sur toi avec
joie, il se reposera dans ton amo,ur; il tressaillera sur toi avec
jubilation,. je vous mettrai en 1'enom et en louange parmi tous
les peuples de la terre. " - Séphan. Ill. f4 à f 7, 20. - « Ainsi
a dit Jéhovah ton Rédemptew', disant à JÉRUSALEM' Tu serfZ$­
habitée. » - Esaïe, XLIV. 24,26. - « Ainsi a dit Jéhovah: Je
retournerai vers Sion, et j' habiterai au milieu de JÉRUSALEM;
de là sera appelée JÉRUSALEM la Ville de vérité; et la Monta­
gne de Jéhovah Sébaoth, la montagne de sainteté. ,) - Zachar.
VlII.3, 20 à 23. - «Alors vous connaitrez que Moi, Jéhovah
votre Dieu, j' habite dans Sion, Montagne de ma sainteté, et
sera JÉRUSALEM sainteté. Et il m'rivera en c~ jour-là, que les
montagnes distilleront du mO'lU, et que les collines couleront
en lait; et JÉRUSALEM S81'a assise durant génération et géné­
ration. " - Joël, IV. 1. 7 à 2f. - « En ce jour-là le germe de Jé­
hovah sera en honneur et en gloire,. et il ar1'ivera que le 1'esté
en Sion et le résidu dans JÉRUSALEM, Saint sera appelé, qui­
conque a été écrit pour la vie dans JÉRUSALEM. » - Esaïe, IVe. 2,
3. - « Dans fextrémité des jours il arrivera que la Montagne
de la maison de Jéhovah sera établie comme Tête des monta­
gnes, ,car de Sion sortira la Loi, et la Parole de Jéhovah, de
JÉRUSALEM. Il - Michée, IV. f, 2. 8. - « En ce temps-là, on ap­
pellera JÉRUSALEM le Trdne de Jéhovah, et s'assemhleront toutes
RELIGION CHRÉTIENNE. 357
les nations à cause du Nom de Jéhovah à JÉRUSALEIlI, et elles
n'iront plus après la confirmation de leur cœur mauvais. Il -
Jérém. III. i 7. - « Regarde Sion la ville de notre Füesolennelle.
que tes yeux voient JÉRUSALEM, l'Habitacle tranq'tlille, le Ta-
bernacle qui ne sera point déplacé; ôtés ne seront point ses
pieux à pe'l'pétuité, et ses cordages ne seront point rompus.»
- Esaïe, XXXIII. 20; - outre plusieurs autres passages; par
exemple, Esaïe, XXIV. 23. XXXVII. 32. LXVI. 10 à 14. Zacharie.
XII. 3, 6 à J.O. XIV. 8, H, i2, 21. Malach. III. 2, 4. Ps. CXXIL
1 à 7. Ps. CX.XXVII. 4, 5, 6. - Que là par Jérusalem il soit en-
tendu l'Eglise que doit restaurer le Seigneur, et non la Jérusalem
habitée par les Juifs, cela est évident d'après chaque partie de la
description de Jérusalem dans les passages rapportés; par exem-
pIe: Que Jéhovah-Dieu va créer un Ciel nouveau et Ulle Terre
nouvelle, et alors aussi Jérusalem; qu'elle sera une Couronne
d'honneur et un Turban de ro)'auté ; qu'elle sera appelée Sainteté.
et la Ville de vérité, le Trône de Jéhovah, l'Habitacle tranquille.
le Tabernacle qui ne SGra point déplacé; que le loup et l'agneau y
paîtront ensemble; que les montagnes y distilleront du moût et
que les collines y couleront en lait, et qu'elle sera assise durant gé-
nération et génération; outre plusieurs autres expressions, même
au sujet du Peuple; par exemple : Qu'il est saint, écrit pour la
..vie, qu'ils sont les rachetés de Jéhovah. De plus, dans tous ces
passages il s'agit de l'Avènement du Seigneur, surtout de son Se-
cond Avènement, quand Jérusalem sera telle qu'elle y est décrite;
car auparavant elle n'était pas la mariée, c'est-à-dire qu'elle n'é-
tait pas devenue la Fiancée et l'Epouse de l'Agneau, comme il est
dit de la Nouvelle Jérusalem dans l'Apocalypse. La précédente
.Eglise ou l'Egliiie d'aujourd'hui est entendue par Jérusalem dans
,D~niel. et son commencement y est décrit par ces paroles: « Sa-
che et perçois que depuis la sortie de la Parole jusqu'à ce
J}u'on rétablisse et bâtisse JÉRUSALEM, jusqu'au Messie le Prince.
(il y a) sept semaines,. et après soiXante-deux semaines sel'ont
rétablis et Mtis la place et le fossé, mais dans 1angoisse des
temps. » - IX. 25 ; - mais sa fin y est décrite par ces paroles
« Enfin sur l'Oiseau des abominations (sera) la désolation, et
jusqu'à la consommation et à la décision elle se répandra sur
358 LA VRAIE
la dévastation. » - Vers. 27 j - ce sont ces derniers événements
-.qui SQnt entendus par ces paroles du ,Seigneur dans MatlbielH
« Quand vous verrez l'ahominatiun de la désolation, préd'ite

-par Daniel le Prophète, ·établie en lieu saint, que celui qui lit
tasse attention. » - XXIV. 10. - Que par Jérusalem, dans-l6!Y pas­
-sages ci-dessus rapportés, il n'ait pas été entendu Jérusalem ha­
bitée par les Juifs, on peut le voir dans la- Parole par ie& passages
,où il est dit de cette ville q-u' elle. a été entièr-ement perdue et
,qu~elle sera détruite, par exemple, - Jérém. V. L VI. 6, 7.· VII.
17,18, et l"uiv. VIII. 6, 7, 8,etsuiv.IX.10 i 11, 13,et·suiv.XIII.
9,10, t4. XIV. 16. LamElD!. 1. 8,9,17. Ezéch. IV. 1 à t7. V. 9 à
t7'. XII. 18. 19. X.V. 6,7,8. XVI. 1 à 63. XXIII. 1 à 40. Mallh.
-xxm. 37, 38. Luc, XIX. 41 à 44, XXI. 20, 21, 22, XXIII. 28,29,
.30, - et dans beaucoup d'autres passages; et aussi dans celix où
elle est appelée Sodome, - Esaïe, III. 9. Jérém, XXIII. 14. Ezéch.
XVI. 46, 48, - et ailleurs.
783. Que l'Eglise appartienne au Seigneur, el que d'après le
Mariage Spirituel, qui est celui du Bien et du Vrai, le Seigneur
,soit appelé Fiancé et Mari, et l'Eslise Fiancée et Epouse,cela est
-connu des Chrétiens d'après la P~role, surtout d'après ces passa­
-ies: '! Jean a dit du Seigneur: Celui qui a la FIANCÉE, FIANCÉ il
est,. mais l'ami du FIANCÉ, celui qui se tient debout et L'écoute,
se ?'éjouit à cause de la voix du FIANCE. - Jean, III. 29. - '
« Jésus dit: Tant quOavec eux est le FIANCÉ, les FILS DES NOCES
ne peuventjeitner. lI-l\fallh. IX. 10. !\farc, Il. 19, 20. Luc, V.
-30. - (( ,le vis la Ville Sainte, Jérusalem nouvelle, descendant
de Dieu parle Ciel, parée comme une FJA~CÉE ORNÉE POUR SON
MARI. II - Apoc. XXI. 2. - Il L'Ange dit à Jean .. Viens, je-te
montrerai LA FIANCÉE, DE L'AGNEAU L'EpoUSE,. et· de la Monta­
gne il lui montra la Ville, la Sainte Jérusalem. » - Apoc. XXI. 9.
10. - Il Le temps des NOCES DE ,;AGNEAU est venu, et SON ÉPOUSE
s'est parée,. Heureux' ceux qui AU SOUPER DES NOCES DE L'A­
GNEAU ont été appelés. Il -'Apoc. XIX. 7,9. - cr Moi,jesuisla

.Racine et la Race de lJavid, l'$.toile h1'illante et du matin;


L'ESPRIT ET LA FIANCÉE disent: Viens,. et que celui -qui.a soit.
vienne,. et que celui q'fli veut, prenne de l'eau de la vie gratui­
.tement. " - Apoc. XXII. t6, t 7.
RELIGION CHRÉTIENNE. 359
784. Il est conforme à l'Ordre Divin que le Nouveau Ciel soit
formé avant que la Nouvelle Église le soit sur la terre; en effet, il
la .l'Église Interne et l'Église Ex-terna, et l'Église Int~rne fait un
nec l'Église dans le Ciel, ainsi avec le Ciel; or, l'Interne doit être
formé avant l'Externe, et ensuite l'Externe est formé par l'Interne;
qu'il en soit ainsi, cela est connu du clergé dôlns le }londe. Au­
tant ce nouveau ciel, qui fait l'In.terne de l'Église chez l'homme,
prend de l'accroissemeut, autant de ce nouveau Ciel descend la
nouvelle Jérusalem, c'est-à-dire, la nouvelle Église; cela ne peut
donc pas se fôlire en un moment, mais cela se fait à mesure que
les faux de la précédente Église 50nt éloignés; car le nouveau ne
peut entrer où les faux ont été précédemment engendrés, à moins
qu'ils ne soient déracinés, ce qui doit se faire chez l'Ecclésiastique
et par suite chez le Laïque; car le Seigneur' a dit: « Pe1'sonne ne
met du vin nouveau dans des outres vieil/es, autrement se rom­
pent les outres, et le vin se répand; mais on met du vin nou­
veau dans des outres neuves, et tous les deux se conservent. ,.
-l'rfatlh. IX.n. Marc, Il, 22. Luc, V.37, 38. Que cela ne se
fasse qu'à la Consommation du siècle, par Llquelle est entendue
h.fin de l'Église, on le ,"oit par CtlS paroles du Seigneur; " Jésus
dit: Semblable est le Royaume des Cieux à un homme qui avait
semé. de bonne semence dans son champ; or, pendant que dor­
maient les hommes, vint son ennemi, et il y sema de l'Iv.raie,
et ils'en alla, Mais quand eut poussé l'herbe, alors pm-ut aussi
l'Ivraie; or, s'approchèrent les se1'Viteurs du maitl'e de 'mai­
son, et ils lui dirent: Veux-tu que nous allzons, et que nous
cueillions f Ivraie. Mais il leur dit: Non. de peur quepeut-être,
en C'ueillantf Ivraie, vous n'arrachiez avec elle le H'oment.
Laissez croître ensemble l'un et r autre jusqu'à la moisson, et
au temps de la moisson je dù'ai aux moissonneurs: Cueillez
premièrement l'Ivraie, et liez-la en faisceaux pow' la brûle1',
mais amassez le Froment dans mon grenier. La Moisson, c'est
la Consommation du siècle; de même qu'est cueillie r Ivraie, et
qu'au feu elle est brûlée, de même il en sera à la Con.~omma­
tion du siècle. • - Matth. XIII. 24 à 30, 39, 40. - Là, par le
Froment sont entendus les vrais et les biens de la Nouvelle Eglise,
el par l'Ivraie les faux et les maux de l'Eglise précédente; que par
360 LA VRAIE
la Con!lommation du siècle il soit entendu la fin de l'Eglise, on le
voit dans le premier Article de ce Chapitre.
;785. Qu'en toute chose il y ait un Interne et un Externe, et
que l'Externe dépende de l'Interne, comme le corps dépend de
son âme, on le voit par un examen convenable de chaqne chose
dans le Monde: Chez l'homm_me cela est manifeste; tou t son corps
dépend de_~~n mental, et par suite ~ans chaque chose qui proeède
de l'homme il y a ~n interne et un externe, dans chacune de ses
actions il y a la Volonté du menlal, et dans chacune de ses ex­
pressions il y a l'Entendement du mental, pareillement dans cha­
cun de ses Sens. Dans chaque oiseau et dans chaque Mte, et même
dans chaque insecte et dans chaque ver. il y a un interne et un
externe; puis aussi dans chaque arbre, dans chaque plante et dans
chaque 'germe, et même dans chaque pierre et dans chaque grain
de pcussière de l'hnmus ; pour illustrer cela, il suffit de quelques
,exemples pris (b.ns le ver à soie, l'abeille et le grain de poussière:
C'est d'après l'interne du ver à soie que son externe Ilst porté à
filer la soie, et ensuite à voler comme papillon; c'e!lt d'après l'in­
terne de l'abeille que son externe est porté à sucer le miel des
.fleurs, et à construire des cellules d'une forme admirable ~ l'in­
r terne du grain de poussière de l'humus, d'après lequel son externe
-est porté, est son effort pour féconder les semences; il exhale de
, son petit sein quelque chose qui s'introduit dans les intimes de la
1 semence, et la pou~se 2 produire; et cet interne en suit la végé­

, tation jusqu'à une nouvelle semence. Il en arrive de même dans


les 0pp0f>és, dans lesquels il y a aussi un interne et un externe;
ainsi dans l'araignée, l'interne d'après lequel son externe est' porté,
~st la faculté et par suite l'inclination à construire artistement une
toile, du milieu de laquelle elle épie les mouches qui volent pour
les dévorer; il en est de même dans tout autre insecte nuisible,
et dans chaque serpent, et aussi dans chaque bête féroce des fo­
rêts: pareillement dans chaque homme impie, astucieux et fourbe.
RELIGION CHRÉTIENNE. 361

Cette Nouvelle Église est la Couronne de toutes les Eglises qui


jusqu'ici ont été sur le Globe terrestre.

786. Il a été montré ci-dessus que sur celle .terre, depuis le


commencement, il y a eu dans le commun quatre Eglises: Une
avant le Déluge, une autre après le Déluge, une troisième l'Israé- .
lite, et une quatrième nommée Chrétienne; et comme toutes les
Eglises dépendent de la connaissance et de la reconnaissance d'un
seul Dieu, avec lequel l'homme de l'Eglise peut être conjoint, el.
qu'aucune de ces quatre Eglises n'a été danlS cette vérité, il s'en­
SUIt qu'à ces quatre Eglises il doit succéder une Eglise, gui con­
naîtra et reconnaîtra un seul Dieu; le Divin Amour de Dieu, quand
il a créé le Monde, n'a pas eu pour fin autre chose que dc eOlljoin­
dre l'homme ~ Soi, et de Se conjoindre à l'homme, et ainsi d'habi­
ter avec l'homme. Si les Eglises précédentes n'ont point.été dansla
vérité, c'est parce que la Très-Ancienne Eglise, qui a existé avant
le Déluge, a adoré un Dieu invisible, avec lequel aucune conjonc­
tion n'est possible; il en a été de même de l'Ancienne Eglise qui
a existé après le Déluge; l'Eglise Israélite a adoré Jéhovah, qui
en soi est Dieu invisible, - Exod. XXXIII. 18 à 23, - mais sous
une forme humaine que Jéhovah Dieu revêtait au. moyen d'un
Ange, et dans laquelle il apparut à Moïse, à Abraham, il Sarah, à
Hagar, à Guidéon, à Josué, et parfois aux Prophètes, laquelle
forme Humaine était réprésentative du Seigneur qui devait venir;
et comme c.etle forme était représentative. c'est aussi pour cela
que toutes et chacune des choses de leur Eglise ont été faites re­
présentatives; que les Sacrifices et toutes les autres choses de
leur culte aient représenté le Seigneur qui devait venir, et qu'ils
aient été abrogés quand il fut venu, cela est notoire. La quatrième
Eglise, qui a été appelée Chrétienne, a reconnu de bouche, il est
vrai, un seul Dieu, ~ais en trois Personnes dont chacune en par­
ticulier ou par elle-même était Dien, ainsi une Trinité divisée et
non pas unie en une seule personne; de là s'est attachée dans le
mental l'idée de trois Dieux, quoiqu'il yait sur les lèvres le mot
d'un seul Dieu; et de plus les Docteurs de .l'Eglise, d'après leur
362 LA VRAIE

Doctrine même, qu'ils ont fabriquée après le Concile de Nicée,


enseignent qu'il faut croire en Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu
l'Esprit Saint, tous trois invisibles, com·me"existant avant le Mond~
dans une semblable Essence Divine; - et cependant, ainsi qu'il a
été dit ci-dessus, avec Dieu invisible la conjonction n'est pas pos­
sible; - ne sachant pas encore qu'un seul Dieu, qui est invisible,
est venu dans le Monde et a pris l'Humain, non-seulement pour
racheter les hommes, mais encore pour devenir visible, et ainsi
conjongible, car on lit: li La Parole était chez Dieu, et EhEU
ELLE ÉTAIT, LA PAROLE! et LA PAROLE CHAIn.A ÉTÉ FAITE. Il ­
Jean, I. i, 14 ; - et dans Esaïe : Un Enfant nous est né, un Fils
nous a été donné, son Nom est DIEU, Héros, PERE D'ETERNITÉ. )
~ IX. 1> ; - et dans les Prophètes, il est dit plusieurs fois que Jé­
hovah Lui-Même viendra dans le Monde, et sera Rédempteur, ce
qui aussi a été fait dans l'Humain qu'il a pris.
787. Que celle Nouvelle Egli~e soit la Couronne de toutes les
Eglises qui jusqu'ici ont été sur le Globe terrestre, c'est parce
qu'elle adorera un seul Dieu Visible, dans lequel est Dieu invisible,
comme l'âme est dans le corps; que la conjonction de Dieu avec
l'homme soit possible de cette manière, et non autrement, c'est
parce que l'homme t\st naturel, et"par suite pense :naturellement,
et que la conjonction doit être dans Ja pensée, et ainsi dans l'affec­
tion de son ~mour, et cela a lieu quand l'homme pense à Dieu
comme homme. La conjonction avec Dieu invisible est comme la
conjonction de la vue de l'œil avec l'étendue de l'univers, dont
on ne voit pas la fin; et au~si' eomme la vue qui, au milieu de
l'océan, tombe sur J'air et sur la mer, et se perd dans leur immen­
sité; mais la conjonction avec Dieu visible est comme si l'on voyait
un homme qui, dans l'air ou sur la mer, étend les. mains et invite
à venir dans ses bras; car toute conjonction de Dieu avec l'homme
doit aussi être une conjonction réciproque de l'homme avec Bieu,
et cette conjonction réciproque n'est possible qu'avec Dieu visible.
Que Dieu avant d'avoir pris l'Humain n'aiL point été visible,
le Seigneur l'enseigne Lui-Même dans Jean: cc Ni la voix du
Père vous n'avez entendu jamais, ni son aspect vous n'avez
vu. )1· - V. 37 ; - et dans Moïse: « Personne ne peut voir Dieu
lit'vivre. )) - Exod. XXXIII. 20. - Mais que Dieu soit vu par son
RELIGION' CHRÉTIENNE.

Humain, le Sèigncur l~enseigne ·dans Jean: « Dieu, personne ne


le vit jamais, l'Unique-Engendré Fils qui est dClns le sein dit
Père. Lui, L'a exposé. » - I. t8 ; - et dans le Même: Il Jésus
dit: Moi je süis le chemin, la vérité et la vie, personne ne vient
au Père que par Moi; celui qui Me connaît, connaît le Père, et
qui Me voit, voit le Père. » XtV. 6, i, 9. - Qu'il y ait c.on­
jonction avec Dieu invisible parDieu visible, ainsi par leSeigneu'f,
Lui-Même l'enseigne dans ces passages: « Jésus dit; Demeurez en
Moi, et Moi en vous; celui qui demeure en lVoi et Moi en lui, ce­
lui-là porte du fruitbeaucoup. Il -Jean, XV. 4,5. - « En ce jour.
là vous connaîtrez que Moi (je suis) dans le Père, et vous en Moi,
et Moi en vous. » - Jean, XIV, 20. - « Moi, la gloire que Tu
-M'as donnée, je la leur ai donnée, afi'n qu'ils soient un, CQmme
nous; nous sommes un, Moi en eux et Toi en Moi, afin que l'a­
mour dont Tu M'as aimé soit en eux, et Moi en eux. " - Jéan,
XVII. 2f, 22, 23, 26; et aussi VI. 56. - Puis aussi, que le Père el
Lui sont un; et qu'il faut croire en Lui pour avoir la vie éternelle.
~ue le salut dépende de la conjonction av,ec Dieu, cela a été am­
-plement montré ci-dessus.
788. Que ceUe Eglise doive succéder aux Eglises qui ont existé
depuis le commencement du Monde, et durer aux siècles des
siècles, et qu'ainsi elle doive être la Colironne de toutes les Eglises
qui ont été avant elle, c'est ce que Daniel a prophétisé; d'abord,
lorsqu'il a raconté el expliqué à Nabuchadnézar son songe sur les
qua-Ire Royaumes, par lesquels sont entendues les qualre Eglises
-représentées par la Stalue qu'il avait vue, disant: « Bans leurs
jours, le Dieu des Cieux fera surgi1' un Royaume, qui dans les
,siècles ne périra point, et détruira tous ces Royaumes; lui,
"'tZu contraire, subsistera dans les siècles. )) - Il. 44, - et cela
se fera «par la Pierre qui devip,(un R9.2..her _g!'and!-'emEJÏE!!nt
r toute la Terre. » - Vers. 35; - par le Rocher, dans la Parole.
)-ikst en-tend~ 1~§.Eljgn~!!F ~a..n_~.~~ Divin' Vr.ai. El le même Pro­
phète dit ailleurs: Il Voyant je jus en visions de nuit, et voici,
avec les Nuées des Cieux comme le Fils' de l'homme: et il Luz
fut donné Domination, et Gloire et Royaume,. et tous les peu­
ples, nations et langues Le serviront; sa Domination (sera) une
-domination du siècle, laquelle nepassera point, et Sfm Royaume
364 LA VRAIE
(un royaume) qui ne périra point. » - YH. 13, 14 ; - et il a dit
cela après qu'il eut vu les quatre grandes Bêtes qui montaient de
la mer, yers; 3, par lesquelles ont aussi été représentées les quatre
Eglises précédentes; que cela ait été prophétisé par Daniel sur ce
temps-ci, on le voit par les paroles de ce prophète, Chap. XII. 4 ;
puis par les paroles du Seigneur, - Matth. XXIV. US, 30. - I l est
dit pareillement dans l'Apocalypse: (1 Le septième Ange sonna de
la trompette, et il se fit des voix grandes dans le Ciel, disant.­
Les Royaumes du Monde sont devenus (ceux) de notre Seigneur
et de son Christ, et il règnera aux siècles des sièclps. - XI. -15.
709. En outre, les autres Prophètes, en beaucoup d'endroits,
ont fait des prédictions sur cette Eglise, et annoncé quelle elle doit
être; quelques-uns de ces passa~es vont être rapportés; dans Za­
charie: cc Il y aw'a un jour, lequel est connu de Jéhovah; ce ne
sera ni un jour ni une nuit, parce que vers le temps du soir, il
Y aura de la lumière; en ce jour-là sortù'ont des eaux vives de
Jérusalem, et Jéhovah sera en Roi sur toute la teN'e; en ce
jour-là Jéhovah sera w.~, et son Nom un. » - XIV. 7, 8,9.­
Daus Joël: « Il arrivera en ce jour-là que les montagnes dis­
tilleront du mottt, et que les collines couleront en lait; et Jé­
rusalem sera assise durant génération et génération. )l - IV.
17 à 21. - Dans Jérémie: En ce temps-là on appellera Jéru­
(1

salem le Trône de Jéhovah, et seront rassemblées toutes les


Nations à cause du Nom de Jéhovah à Jérusalem, et elles n'i­
70nt plus après la confirmation de leur cœur mauvais.» - Ill.
i 7. Apoc. XXI. 24, 26, - Dans Ésaïe: « Que tes yeux voient Jé­
rusalem, l'Habitacle ü'anquille, le Tabernacle qui ne sera point
déplacé; ôtés ne seront point ses pieux à perpétuité, et ses cor­
dages ne seront point rompus. ') - XXXIII. 20; - dans ces pas­
sages, par Jérusalem est enteudue la Sainte Jérusalem nouvelle,
décrite dans l'Apocalypse, Chap. XXI, par laquell~ il est enlendu
la Nouvelle Église; de nouveau dans Ésaïe: Il Il sortira un Ra­
meau du tronc â Is~aï; et sera la Justice la ceinture de ses
reins, et la Vé1'ité la ceinture de ses cuisses; c'est pourquoi le
loup demeurera avcc l'agneau, et le léopard avec le chevreau,
le veau et le lionceau et le bétail gras ensemble, et unpetit
garçon les conduira. La génisse et r ours paîtront, ensemhle
RELIGION CHRÉTIENNE. 365
coucheront leurs petits; l'entant à la mamelle jouera sur le
. trou de la vipère, et sur lei caverne du basilic renfant sevré sa
main mettra; ils tle feront point de mal, et ils ne se corrom-
prontpoint dans toute la montagne de ma Sainteté, parce que
remplie sera la terre de la science de J éliovah. Il arrivera en
ce jour-là que la Racine d'Issaï, dressée pour enseigne des
peuples, les Nations la cherche1'ont, et sera son repos gloire. )1
...;....XI. 1, 5 à 10; - que ces choses n'aient pas encore eu lieu
dans les Églises, et moins encore dans la dernièr-e, cela est no-
toire. Dans Jérémie: « Voici, les jours viennent, où je trai-
terai une alliance nouvelle; et ce sera cette alliance: Je don-
nerai ma loi au milieu d'eux, et sur leur cœur je l'écrirai,
et je leU" serai pour Dieu, et ils Me seront pour peuple; tous
Me connaîtront depuis le plus petit jusqu'au plus grand. )) -
XXXI. 31 à 34. Apoc. XXI. 3 ; - il est notoire aussi que ces
choses n'ont point été données aux Eglises jusqu'à présent; et
cela, parce qu'elles ne se sont point adressées à Dieu visible, que
tous connaîtront, et parce que Lui-Même est la Parole, ou la Loi,
qu'il mettra au milieu d'eux, et qu'il écrira sur leur cœur. Dans
Esaïe; '11 A cause de Jérusalem je ne me reposerai point, jus-
qu'-à ee que sorte comme la splende-u?' sa justice, et que son
salut comme mi flambeau soit allumé; et l'on t'appellera d:un
nom nouveau que la bouche de Jéhovah énonctra, et tu seras
l1NE COURONNE D'HONNEUR et UN TURBAN DE ROYAUTÉ dans la
main de ton Dieu. Jéhovah se complaira en toi, et ta terre SERA
MARIÉE. Voici, ton Salut vient; voici, sa Récompense (est) avec
Lui; et on les appellera le peuple de sainteté, les rachetés de
Jéhovah; et toi, tu seras appelée Ville recherchée, et non dé-
serte. » - LXII. t à 4, 11, 12.
790. Ce que sera celte Eglise est décrit amplement dans l'Apo-
ealypse, où il s'agit de la fin de l'Eglise précédente ei du lever de
)a Nouvelle: cette Nouvelle Eglise est décrite par la Nouvelle Jéru.
salem, et par ses magnificences, et il est dit qu'elle sera la FiaD-
cée et l'Epouse de l'Agneau, - XIX. 7. XXI. 2, 9. - De plUll, je
transcrirai de l'Apocalypse seulement ces paroles; quand la Nou-
velle Jérusalem fut vue descendant du Ciel, il est dit: Il Voici le
Tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux,
366 LA. VRUE
et ils seront son peuple, Lui-M~me seru, avec eux leur Dieu; et
les nations, qui sont sauvées, dans sa lumière marcheront, et
de nuit il n'y au?'a point là. Moi, Jésus, j'ai envoyé mon Ange_
pour vous attester ces choses dans les Eglises; Moi, je suis la
Racine et la Race de David, l'Etoile brillante et du matin; l'Es- _
. prit etia Fiancée disent: Viens; et que celui qui écoute dise:
Viens; et que celui qui a soif vienne; et que celui qui veut,
prenne de l'eau de la vie gratuitement. Oui~ viens, Seig1J-eU1~­
Jésus, Amen.» - XXI, 3.24,25. XXII. 1.6, 1.7, 20.

MEMORANDUM.

_ i9t. Après que cet Ouvrage fut terminé, le Seigneur convoqua


ses douze Disciples, ceux qui L'ont suivi dans le Monde, et le jour
d'ap'rès il Jes envoya tous dans LE MONDE SPIRITUEL, pour prê­
cher l'EVANGILE (LA BONNE NOUVÊLLE) que le SEIGNEUR DIEU ~
JÉSUS-CHRIST règne, Lui dont le Royaume sera dans les siècles
d,es siècles, selon ce qui a été prédit dans Daniel, VII. 14, et dans
'Apocalypse, XI. 1.5 ; et que bienheureux sont ceux qui au sou­
per des noces de l'Agneau ont été appelés. -Apoc. XIX. 9; ­

ceci a été fait le 19° Jour du Mois de Juin de l'Année 1.iiO. C'est

là ce qui a été ent~-par ces pirorës- düSeig~~ it enVe1'ra

ses Anges, et ils ?'assembleront ses élus depuis les extrémités

d"ésCieuxjusq.u'à leurs extrémités. Il - Mauh. lXIV. 31. -­

SUPPLÉMENT.

792. Il a été traité du l\Ionde spirituel dans un Ouvrage spécial

sur LE CIEL ET L'ENFER, dans lequel il à été donné un grand

nombre de détails sur ce l'fonde; et comme tout homme va dans

ce Monde après la mort, l'Etat où s'y trouvent les hommes a aussi

été décrit. QU~ ne sait ou ne peut savoir que l'homme vit .après la

mort, parce qu'il est né homme, et a été créé image de Dieu, et

parce que le Seign-eur enseigne cela dans sa Parole? Mais quelle

Vie il aura, c'est ce qu'on a ignoré jusqu'à présent; on a cru qu'a­


RELIGION O1IRÉT1ENNE. 367
lors il serait une Ame, de laquell~ on ne s'est formé d'autre idée
que comme dl! l'éther ou.de l'air, qu'ainsi c'est un Souffle tel q~
l'homme le rend par la bouche quand il meurt, dans lequel ~
pendant son vilal réside, mais sans une vue telle que celle de
l'œil, sàn~ une ouïe telle qu.e celle de l'oreille,' et sans un langage
tel que celui de la bouche.; lorsque cependant l'homme après la
mort. est également homme, et tellement homme, qu'il ne sait
autre chose sinon qu'il est encore dans Je Monde précédent; il
voit, il entend, il parle CO\l1me dam, Je Monde précédent; il mar­
che. il court, il s'assied comme dans le Monde précédent; il se
c.ouche, il dort et s'éveille comm!l dalis le Monde précédent ; il
mange et il boit comme dans le Monde précédent; il jouit du dé­
)Jee conjugal comme. dans le Monde précédent; en un mot, il est
homme quant à toutes choses-· et quant à chaque chose. D'après
cela, il est évident que la mi>rt. est non pas l'extinction, mais la
c.Dntinuation de la vie, et que c'est seulement un passage.
793. Que l'homme soit également homme après la mort, quoi­
qu'alors ÎlIle se montre pas devant les yeux du corps matériel.
ceb. devient constant d'apr~s les Anges vus par Abraham, par Ha­
gar, par Gédéon, par Qaniel, et par quelques-uns des Prophètes;
d'après les Anges vus dans Je sép.ul({re du Seigneur, et ensuite très­
souvent par Jean; ainsi qu'il est dit dans l'Apocalypse; surtout
d';lprès le Selgn-eur Lui-Même qui, par le toucher et par la man­
~ucation1 montra aux Disciples qu'il était Homme, et cependant
d~vint invisible devant leurs yeux; qui est-ce qui peut être dans
I~ délire au point de ne pas reconnaître que, quoique devenu in­
visible, il était égaleD)ent homme? Si les Disciples L'ont vu, c'est
parce qu'alors les yeux de lenr Esprit ont été ouverts, et -que.
quand ces yeux sont ouverts, les choses qui sont dans le Monde
Spirituel sont vues aussi clairement que celles qui sont dans le
l\fonde Naturel. Entre l'homme dans le Monde naturel et l'homme.
dans le Monde spirituel, il y a cette différence, que celui-ci est.­
revètu dÔun corps substantiel, et celui-là d'un corps matériel dans
le dedans duquel est son~corps substantiel; ôr, l'homme substan­
tiel voit l'homme sub§tanliel aussi clairement que l'homme ma­
tériel voit l'homme m:rlériel; mais thomme subslantiel ne peut
pas voir l'homme matérjel; et l'homme matériel 1!8 peut pas voir
368 LA VRAIE
l'homme substantiel, à cause de la différence entre le matériel et
le substantiel, différence qui peut être décri te telle qu'elle est,
mais Don en peu de mots.
794. D'après les choses que j'ai vues pendant tant d'années, je
peux faire les déclarations suivantes: Dans le Monde spirituel il
y a des Terres comme dans le Monde naturel, et il y a des Plaines
et des Vallées, des Montagncs et des Collines, et aussi des Fon­
taines et des fleuves; il Y a des Paradis, des Jardins, des Bois et
des Forêts; il Y a des Villes, et dans ces villes des Palais et des
Maisons; il Y a des Écritur~s eL des Livres; il Ya des Fonctions et
des· Commerces; îl Y a de l'Or, de l'Argent et des Pierres pré­
cieuses; en un mot, il y a, Lant en général qu'en particulier,
toutes les choses qui sont dans le l\Ionde naturel, mais ces choses
dans les Cieux sont immen&ément plus parfaites. l\fais il y a cette
différence que toutes les choses qu'on voit dans le l'fonde spirituel
sont créées en un moment par le Seigneur, comme Maisons, Pa­
radis, Alimenls, etc., et qu'elles sonf..créées selon la correspon­
dance avec les intérieurs des Anges et des Esprits, intérieurs qui
sont leurs affections et les pensées résultant de leurs affections,
tandis que toules celles qu'on voit dans le Monde naturel existent
et croissent d'après une semence.
795. Puisque cela est ainsi, et que chaque jour j'ai parlé là
avec des Nations et des Peuples de ce Monde, ainsi non-seulement
avec des Européens, mais aussi avec des habitants de l'Asie et
de J'Afrique, par conséquent avec des personnes de Religions dif~
férentes, j'ajouterai co.mme supplément à cet ouvrage une courte
description de l'État de quelques-un's d'eux. Il faut tenir pour
certain que l'État, tant de chaque Nation et de chaque Peuple en
général que des individus .n particulier, dans le Monde spirituel,
est selon la reconnaissance de Dieu et le culte de Dieu, et que tous
. ceux qui de cœur reconnaissent un Dieu, et qui, après ce temps,
reconnaissent le Seigneur Jésus-Christ pour Dieu Rédempteur et
Sauveur, sont dans le Ciel, et que ceux qui ne Le reconnaissent pas
sont sous le Ciel, et y sont instruits j et que ceux qui retiennent l'ins.
struction sont élevés dans le Ciel, mais que ceux qui ne la retien­
nent point sont jetés dans l'Enfer; parmi ces derniers viennent
aussi ceux qui, comme les Sociniens, se SOllt adressés seulement
RELIGION CHRÉTIENNE. 369
à Dieu le Père, et celJX qui, comme les Ariens, onl nié la Divinité
de l'Huma.in du Seigneur; car le Seigneur a dit: « MOI JE surs LE
CHEMIN. LA VERITE ET LA. VIE. PERSONNE NE VIENT AU PÈnE QUE
PAR MOI; et à Philippe. qui voulait voir le Père. il a dit: « QUI ME
1)

vOIr ET ME CaNNAIT, VOIT ET CaNNAIT LE PEllE. » - Jean, XIV. 6, el


suiv.

De Luther, de Mélancltton et de Calvin dans le Monde spirituel.

796. Je me suis très-souvent entretenu avec ces Trois Chefs,


qui ont été des Réformateurs de l'Église Chrétienne, et par là j'ai
su quel a été l'État de leur vie depuis le commencement jusqu'à
ce jour. Quand à LUTHER. dès le premier instant, quand il arriva
dans le Monde spirituel, il fut un trés-ardent propagateur et dé­
fenseur de ses dogmes, et son zèle pour eux s'accrut à mesure que
s'accroissait la multitude des adhérents et partisans venus de la
Terre; il lui fut donné une Maison, telle qlle celle qu'il a\'ait à Eis­
leben pendant sa vie dans le COJ'pS; et au milieu de celte maison il
dressa un siége un peu élevé sur lequel il s'asseyait. et par une porte
tenue ouverte il admettait ses auditeurs, et les disposait en rangs;
il plaçait le plus près de lui ceux qui lui étaient le plus favorables. et
après eux ceux qui étaient moins favorables, et alors il parlait sans
s'interrompre. et parfois il permettait qu'on lui fit des questions,'
afin de pouvoir d'après quelque principe reprendre de nouveau le'
fil d'un discours terminé. D'après cette faveur générale il finit par
s'imbiber de la PERSUASION; dans le Monde spirituel la persuasion
est d'Une telle efficacité, que nul ne peut résister, ni pader contre
ce qui est dit; mais comme c'étà.il une sorte d'ellchantement mis
en usage par les anciens, il lui fut sérieusement interdit de parler
dorénavant d'après celte Persuasion; ct ensuite il enseigna comme
auparavant d'après la l\1émoire, et en même temps d'après l'En-­
tendement; une pareille Persuasion, qui est une espèce d'enchan­
tement, a sa source dans l'amour de soi, d'après lequel elle devient
enfin telle, que quand quelqu'un contredit, elle attaque non·seule­
lement le fond de la question, mais aussi la Personne l3l1e-mêllle.
Ce fut là l'Etat de sa vie jusqu'au Jugement Dernier, qui aété fait
n. ~.
370 LA VRAIE
dans le Monde Spirituel en i 757 ; mais llll an après celte époque,
il fut transféré de sa première Maison dans une autre, et en même
temps dans un autre état: et comme il apprit que moi, qui suis
dans le Monde naturel, je conversais avec ceux qui sont dans Je
Monde spirituel, il vint avec plusieurs autres vers moi; et, après
quelques demandes et quelques réponses, il perçut que c'était au­
jourd'hui la fin de la précédente Eglise, et le commencèment de
la Nouvelle Église, sur laquelle a prophétisé Daniel, et qui a été
pl'édite par Je Seigneur Lui-l\fême dans les Évangélistes, et que
cette Nouvelle Église est entendue par la Nouvelle Jérusalem dans
l'Apocalypse, et par l'Évangile éternel qu'un Ange qui ,'olait dans
le milieu du Ciel annonça aux habitants de la TelTe, XIV, 6; il
fut fort indigné, et son indignation s'exhala en reproches; mais
comme il perçuL que le Nouveau Ciel, qui a été fait et qui se
fait, s'augmentait de ceux qui reconnaissent le Seigneur seul pour
Dieu du Ciel et de la Terre, selon les paroles du Seigneur Lui­
Mêmi, - Matlh. XXVIII. 18, - et qu'il 'remarqua que les Assem­
blées de ceux qui se réunissaient chaq'le jour près de lui dimi­
nuaient, il'cessa de faire des reproches, et alors il s'approcha' pius
}lrès de moi, et commença à converser avec moi plus familière­
ment; et après qu'il fuL convaincu qu'il avait tiré, non pas de la
Parole mais de la propre intelligence, le principal Dogme sur ia
Justification par la foi seule, il se laissa instruire sur le Seigneur,
sur la Charité, sur la vraie Foi, sur le Libre Arbitre et enfin sur
la Rédemption, et cela. uniquement d'après la Parole; enfin après
conviction il commença à douner son appui aux Vérités sur les­
quelles la Nouvelle Église est étab! ie, et ensuite à se confirmer de
plus en plus lui-même dans ces Vérités; pendant ce temps il était
chez moi chaque jour, et alors toutes les fois q.l'il rassemblait ces
Vérités, il 5e meltait à rire de' ses précédents Dogmes comme de
choses qui étaient diamétralement opposées à la Parole; et je l'ai
entendu dire: « Qu'on ne soit pas surpris de ce que je me suis
emparé de la Foi seule justifiante, et ai privé la Charité de son
essence spirituelle, et de ce que j'ai aussi enlevé aux hommes tout
Libre Arbitre dans les choses spirituelles, et admis plusieurs au­
tres choses qui dépendent de la foi seule, quand une fois elle a été
reçue, comme les anneaux dépendent d'une chaîne, puisque mon
RELIGION CHRÉTIENNE. 371
but était d'être entièrement &éparé des Catholiques-Romains,
but que je n'ai pas pu atteindre ni obtenir autrement; je ne sois
donc pas étonné de m'être égaré, mais je m'étonne qu'un seul
homme en radotant ait pu produire tant de radoteurs. ) Et il re-
gardait de côté quelques Écrivains dogmatiques de son temps,
d'une grande renommée, fidèles sectateurs de sa doctrine, leur
reprochant ainsi de n'avoir pas vu dans l'Éoriture Sainte les op-
positions qui cependant sont saillantes. Il m'a été dit par des
Anges examinateurs que ce Chef est dans un État de conversion,
plus que beaucoup d':lUtres qui se sont confirmés dans la Justifi-
cation par la foi seule, parce que dans sa jeunesse, avant d'entre-
prendre la Réforme, il s'était imbu du Dogme de la prééminence
de la Charité; c'est aussi pour cela qu'il a donné de si bons ensei-
gnements sur la Charité tant dans ses Écrits que dans ses Ser-
mons; de là il est résulté que la foi de la justification chez lui a
été implantée dans son homme Externe naturel, mais n'a pas été
enracinée dans son homme Interne spirituel. Il en est tout autre-
ment de ceux qui, dans leur jeunesse, se confirment contre la spi-
ritualité de la Charité; ce qui arrive aussi de soi-même, quand la
justification par la foi seule est affermie par les confirmations. J'ai
conv~sé avec Je- Prince de Saxe, avec lequel Luther avait. vécu
daus le Monde; ce Prince m'a raconté qu'il avait souvent blâmé
Luther, surtout d'avoir séparé la Charité d'avec la Foi, et d'avoir
déclaré celle-ci salvifique et non l'autre, tandis que non-seule-
ment l'Écriture Sainte conjoint ces deux Moyens universaux du
salut, mais que même Paul préfère la Charité à la Foi, en disant,
qu'il y a trois choses, la Foi,l'Espb'ance et la Charité, et que
des trois la plus grande est la Chm'ité, - 1 Cor. XIII, i3 ; -
mais que Luther avait chaque fois répondu qu'il ne pouvait pas
faire autrement à cause des Catholiques-Romains. Ce Prince est par mi
les heureux.
i97. Quant à ~IÉLANcHToN, il m'a été donné de savoir sur son
Sort, tel qu'ilfut d'abord quand il vint dans le Monde Spirituel,
et tel qu'il a été dans la suite, plusieurs détails que j'ai obtenus
non-seulement par des Anges, mais aussi par lui-même, car j'ai
conversé quelquefois avec lui, mais non pas aussi souvent ni
d'aussi près qu'avec Luther; si ce ne fut pas aussi souvent ni
372 LA VRAIE
d'aussi près, c'est qu'il ne pouvait pas approcher de même, parce
qu'il avait appliqué son étude seulement à la Justification par la
Foi seule, et non à la Charité, et que j'étais entouré d'Esprits an­
géliques qui étaient dans la Charité, et ceux-ci empêchaient l'ac­
cès près de moi. J'ai appris que dès qu'il fut entré dans le Monde
'spirituel, il lui fut préparé une Maison semblable à la maison dans
laquelle il demeurait dans le Monde; cela se fait aussi pour la plu­
part des nouveaux venus, de sorte qu'ils ne savent autre chose
sinon qu'ils sont encore dans le Monde naturel, et que le temps
éeoulé depuis la 1\'10rt a seuiement été comme un sommeil. Dans
sa Chambre aussi tout était semblable, une Table semblable, un
Bureau semblable avec ses compartiments, et une Bihliothèque
semblable; c'est pourquoi dès qu'il y vînt, se croyant ré\'eillé d'un
sommeil, il se plaça aussitôt à la Table, et il continua à écrire, el
alors sur la Justification par la foi seule, et de même pendant
quelques jours, et rien absolument sur la Charité; cela ayant été,
perçu par les Anges, il lui fut demandé par des envoyés, pourquoi
il n'écrivait pas sur la Chanté; il répondit que dans la Charité it
n'y avait rien de l'Église, car si la Charité ~tait reçue comme un
attribut essentiel de l'Église, l'homme s'attribuerait aussi le mérite
de la justification et par conséquent du salut, et par là aussi il
priverait la Foi de son essence spirituelle; quand les Anges qui
~taient au-dessus de sa tête eurent perçu cette réponse, et que les
Anges, qui lui avaient été associés lorsqu'il était hors de sa maison,
l'eurent entendue, ils lie retirèrent, car des Anges sont associés à
chaque Nouveau venu dans le commencement; quelques semai­
nes après celte séparation, les choses qui étaient à son usage dans,
la Chambre commencèrent à s'obscurcir, et enfin à disparaître, au
point qu'il n'y restait plus rien que la Table, du Papier et un En­
.crier; et de plus sa Chambre quant aux murailles apparaissait
enduite de chaux, le plancher recouvert d'une m:l.lière de brique
jaune, et lui-même dans un vêtement plus grossier; comme il
s'en étonnait, et demandait autour de lui: " Pourquoi cela? " il re­
t;ut pOUl' réponse que c'était parce qu'il avait repoussé de l'Église
la Charité, qui en est cependant le Cœur; mais comme il Ilt tant
de fois des objections, et qu'il continua à écrira sur la Foi comme
l'unique essentiel de l'Église et l'unique moyen de salut, et à re­
RELIGION CHRETIENNE. 373
pousser de plus en plus la Charité, il se vit tout-à-coup sous terre
dans un Bagne où étaient ses semblables; et lorsqu'il voulut en
sortir, il fut retenu, et il lui fut annoncé qu'il n'y avait point d'au­
tre sort pour cellx qui jettent la Charité et les bonnes OEuvré'5
hors des portes de J'Église; cependant, comme il était lin des Ré­
formateurs de l'Eglise, il en fut r~tiré par ordre du Seigneur, et
remis dans sa précédente Chambre, où il y avait seulement une Ta­
ble, du Papier et un Encrier; mais néanmoins d'après ses idées con­
firmées il remplissait son papier de là mème erreur, aussi ne put­
il être préservé de se voir tantôt replongé vers ses compagnons
captifs, et tantôt relâché; quand il était relâché, il apparaissait
revêtu d'une peau au poil hérissé, parce que la Foi sans la Charité
est froide. Il me raconta lui-même que derrière sa Chambre il en
avait été ajouté une autl'e où il y avait trois Tables, près des-·
quelles étaient assis des dogmatistes semblables à lui, qui avaient
aussi rélégué la Charité en exil; et que là quelquefois il apparais­
sait aussi une qU3lrième Table,sur laquelle ils voyaient sous diverses
formes des objets monstrueux, dont cependant ils n'étaient pas
effrayés; il ajoura qu'il avait conversé avec eux, et que de jour en
jour il avait été confirmé par eux. Cependant, après quelque' temps,
frappé de crainte, il se mit à écrire quelque chose sur 1a Charité,
mais ce qu'il avait mis un jour sur le papier, il ne l'y voyait pas le
lendemain; car c'est ce qui arrive là à chacun; lorsqu'on met
quelque chose sur le papier d'apl'ès l'homme Externe seul et non
en même temps d'après l'homme Interne, ainsi d'après la con­
trainte el non (l'après la liberté, cela s'efface de soi-même. Mais
après que le Nouveau Ciel eut commencé à être instauré par le
Seigneur, il se mit à penser, d'après la lumière provenant de ce
Ciel, qu'il était peut-être dans l'erreur; c'est pourquoi, par anxiété
pour son pr{)pre sort, il sentil en lui l'impression de quelques
idées intél'ieures sur la Charité; dans cet état il consulla la Pa­
role, et alors ses yeux furent ouverts, et'il vit qu'elle était entiè­
rement remplie de L'AMOUIl E:'<lVERS DIEU, ET DE L'AMOUR A L'É­
GARD OU PROCHAIN; qu'ainsi, comme le Seigneur le dit, cie ces
deux Commandements dépendent la Loi et les Prophètes, c'est·à­
djre, toute la Parole; dès ce moment il a été transféré intérieu­
remenL dans le Midi vers l'Occident, et ainsi dans une autre l\fai­
3740 LA VRAIE
son, d'où il me parla, en disant que maintenant ce qu'il écrit sur
la Charité ne disparaît pas comme auparavant, mais que le lende­
main cela se présente obscurément. Une chose qui m'étonna,
c'est que. lorsqu'il marche, ses pas sont entendus avec bruit
commo les pas de ceux qui marchent avec des souliers ferrés sur
des dalles. A ce qui précède. il faut ajouter que, quand quelques
nouveaux venus du Monde entraient dana sa Chambre pOUl' cau­
ser avec lui et le voir, il appel~il à lui l'un de ces esprit magiques
qui par des phantaisies pouvaient produire diverses apparences
décentes, et alors cel esprit embellissait sa Chambre d'ornements.
et de tapis avec des ros.aces, et plaçai t comme une bibliothèque
au milieu; mais dès que ces nouveaux venus s'en allaient, ces ap­
parences disparaissaient, et l'enduit de chaux et le vide reparais­
saient: mais ceci avait lieu quand il était dans l'Élat précédent.
798. Quant à CALVIN, voici ce que j'en ai appris: I. Dès qu'il
3rriva dans le Monde spirituel, il se crut encore dans le Monde oÙ
il était né; et quoiqu'il eut appris des Anges, qui au commence­
mént lui avaient été associés, qu'il était dans leur l\fonde et non
dans le sien antérieur, il disait: (1 J'ai le même corps, les mêmes
mains, el de semblables sens... Mais les Anges l'instruisirent que
maintenant il était dans un corps substantiel, et qu'auparavanl il
était non-seulement dans ce même corps, mais aussi dans un
corps matériel qui enveloppait le corps substantiel, et que le corps
matériel ayant été rejeté, il lui restait le corps substantiel) d'a­
près lequel l'homme est homme; il comprit cela d'abord. mais le
lendemain il retomba dans sa première croyance qu'il élait en­
core dans le l'tlonde où il était né ; cela provenai t de ce qu'il était
homme sensuel, ne croyant que ce qu'il tirait des objets des sens
du corps; de là il était arrivé qu'il avait conclu d'après la propre
Intelligence, et non d'après la Parole, tous les Dogmes de sa foi;
s'il a cité la Parole, ce fut à cause du peuple, pour en obtenir
l'assentiment. n. Après cette première période, ayant laissé les
Anges, il erra de côté et d'autre, et il s'informa où étaient ceux
qui dans les temps Anciens avaient cru à la PREDESTINATION; et
11 lui fut dit qu'ils étaient loin de là, renfermés et couverts er.­
dessus, et qu'il n'y a d'entrée vers eux que par la partie de der­
rière sous terre; mais que cependant les disciples de Godes­
RELIGION CHRÉTIENNE. 375
chalk circulent' encore librèment, et sc rassemblent quelquefois
dans un lieu qui, dans la Langue spirituelle, est appelé Pyris ; et
comme il désirait ardemment leur compagnie, il fut conduit à
leur Assemblée, où quelques-uns d'eux se trouvaient réunis; et
quand il arriva parmi eux, il fut dans le plaisir de son cœur, et il
lia avec eux une amitié intérieure. III. l\'lais après que le s secta­
teurs de Godeschalk eurent été emmenés vers leurs frères dans la
caverne, l'ennui s'empara de lui; c'est pourquoi il chercha çà et là
un asile, et enfin il fut reçu dans une certaine société, où étaient
des esprits absolument simples, et aussi parmi eux des esprits re­
lIgieux, et quand il découvrit qu'ils ne savaient rien de la Prédes­
tination, et n'en pouvaient rien saisir, il se retira dans un Angle de
celte Société, et il s'y tint caehé pendant beaucoup de temps, et il
n'ouvrit la bouche sur aucune chose de l'Église, il avait été pourvu
à cela, afin qu'il sortît de son erreur sur la Prédestina tion, et afin
que fussent complétées les bandes de ceux qui, après le Synode
de Dordrecht, s'étaien t attachés à celle détestable .hérés ie, et qui
tous successivement étaient rélégués dans la Caverne vers les
consociés. IV. Enfin des modernes Prédestinaticns ayant demandé
où é-tait Calvin, et une recherche ayant été faite, il fut trouvé aux
extrémités d'une Société qui se composait d'esprits entièrement
simples; c'est pourquoi il en fut retiré, et fut condùit vers pll
certain Chef qui s'élait laissé amorcer par une semblable hérésie ~
ce Chef le reçut donc dans sa Maison, et le garda, et cela jùsqu~à
ce que le Nouveau Ciel eùt commencé à être instauré par le Sel­
~neur; et alors, comme ce Chef, qui le gardait, fut rejeté avec sa
troupe, Calvin se relira dans une maison de prostituées, et il y
resta pendant quelque temps. V. Et comme alors il jouissait de la
'liberté d'àller de côté et d'autre" et de s'approcher aussi de plus
près vers l'endroit où j'étais, il me fut donné de converser avec
lùi, et d'abol'd sur le Nouveau Ciel, lequel aujourd'hui est fondé
avec ceux qui reconnaissent le Seigneur seul pour Dieu du Ciel et
de la Terre, selon ses prôpres paroles, - MatLh. XXVIII. 18; - et
de lui dire que ceux-là croient que le Seigneur et le Père sont un,
..:- Jean, X. 30 ; - qu'il est Lui-Même dans le Père, et que le Père
est en Lui; que celui qui Le voit et Le connaît, voit et connaît le '
Père, - Jean, XIV. 6 à 11 ; - et qu'ainsi il ya un seul Dieu dan~
376 LA VRAIE
J'Egli5e comme dans le Ciel. D'abord, selon sa coutume, il ne ré­
pondait rien à ce que je lui disais; mais après une demi-heure il
rompit le silence, et il dit: « Le Christ n'a-t-il pas été Homme,
fils de l\farie fiancée à Joseph? Comment un homme peut-il être
adoré comme Dieu?» Et je dis: « Jésus-Christ n'est-il pas notre
Rédempteur et notre Sauveur, Dieu et Homme? Il A cette question
il répondit: .. Il est Dieu et Homme, cependant la Divinité ne lui . 1

appartient pas, mais elle appartient au Pèfë,-;; Et-fe lui deman­


dai : Où- est alors le Christ? " Il dit:
ft
- "Î1 est dans les lieux les
pl!1s b_a8 du cLeL{in in/iJ:rtis),. ) ce qu'il confirma par cela qu'il
s'est hnmilié devant le Père, etJ~!.Jaissé crucifier; à ces paroles
il ajouta sur son culte dés railleries, qui alors entrèrent brusque­
ment dans sa mémoire du Monde, et qui en général étaient ~ue
son CuILe n'est autre chose qu'une Idolâtl:re;il youlai( ajouter des
paroles infâmes sur ëë culte,maisÏ8s Anges qui étaient chez rn-ai
resserrèrent ses lévres; pour moi, par zèle de le converti.', je lui
dis, que le Seigneur notre Sauveur non-seulement est Dien et
Homme, mais qu'aussi en Lui Dieu est l'Homme el l'Homme est
Dieu, et je confirmai cela d'après Paul, en ce que toute plénitude
de la Divinilé habite corporellement en Lui, - Coloss. II. 9 ; - et
d'après Jean, en ce qu'Il est le vrai Dieu et la Vie éternelle, ­
1 Epit. V. 20, 21; - puis, d'après ces paroles du Seigneur Lui­

Même, que la volonté du Père est, que quiconque croit au Fils ait

la vie éternelle, et que cel~ ..cIui .!lé croit pas au Fils ne voie pas

la vie, mais que la colère de Dieu demeure sur lui, - Jean, Ill.

36. VI. 40;- et j'ajouterai que la Foi symbolyque, qui est appelée

Foi Athanasienne, enseigne que dans le Christ Dieu et l'Ho,!!-me

sont non pas deux mais un, et qu'ils sont dans une seule Per­

.sonl'Je comme l'~~e_ ~e ~~!:J)S da~~un homme. Aprè~ m'avoir

entendu, il l'épondit: c( Que sont toules c,!-s .phrase~ queJ.!Ul~_ti­

rée de la Parole, sinon aes-frivolités fla Parole n'est-elle pas ]e

Livre- de toutes les hérési;s? ëi par conséquent n'est-elle--pas

<êomme la gil'Ouette qui, sur les toits et liS navires, tourne çà et

là selon le_ ~nt? c'est LA PREOESTINATION SEULE qui renferiie

toutes les choses de la Religion; elle est l'Habitacle et la Tente de

. convention pour tout ce qUi concerne la Religion; et la Foi, par


laquelle se font la Justification et la Salvalion, en est le Lieu se­
RELIGION CHRÉTIENNE. 37'1
cret et le Sanctuaire; est-il_un--h.!>mJ!l_e qui ait le Libre Arbitre
dans les choses spirituelles? toutes les choses du salut ne sont­
elles pas gratuites? c'est pour uoi, je n'écoute et ne erçois les
arguments CO"îllr6 ces dôgmes; et ainsi contre la Prédestination,
que comll'le desérüëtations de l'estomac et comme pes borboryg­
m~; et puisqu'il en est ainsi, rai pensé en moi-même que le
Temple où l'on est instruit sur un autre sujet, et d'après la Pa­
role, est, avec ceux qui y sont alors rassemblés, comme une Mé·
nagerie où sont ensemble des brebis· et des loups, mais ceux-ci
emmuselés par les Lois civiles de la justice, afin qu'ils ne s'élan­
cent pas contre les brebis; - par les brebis j'entends les prédes­
tinés; - et que les Prédications oratoires, qui s'y font alors, ne
sont que des sanglots poussés par la poitrine; Mais je vais donner
ma confession de foi, qui est celle:'ci : Il y a un Dieu, et ce Dieu est
Tout-Puissant, et il n'y a de salut que pour ceux qui ont été élus
et prédestinés par Dieu le Père; tout autre a été marqué pour son
sort, c'est-à-dire, pour son destin. » A ces mols, je répliquai avec
feu: " Tu prononces des choses abominables; retire-toi, mauvais
esprit; ne sais-tu pas, puisque tu es dans le Monde spirituel,
qu'il y a un Ciel et qu'il y a un Enfer, et que ·la Prédestination
enveloppe ceci, que les uns ont été inscrits pour le Ciel et les au­
tres pour l'Enfer? n'as-tu pas pu te former de Dieu une autre idée
que comme d'un Tyran qni admet ses Clients dans une Ville, et
livre tous les autres à des supplices?; Rougis-en de honle. Il En- .
sui le, je lus devant lui ce qui, dans le Livre dogmatique des Évan­
géliques, appelé FORMULE DE. CONCORDE, a été écrit au sujet de la
Doctrine erronée des CALVINISTES, sur le Culte du Seigneur, et
sur la Prédestination; sur le CULTE DU SEIGNEUR, ces paroles:
« Que c'est, ne damnable ldoldtrie, si la confiance et la loi du
cœur sont placées non pas seulement sur sa Nature Divine,
mais aussi sur sa Nature Humaine, et si l'honneur de l'ado­
ration est dirigé vers rune et l'autre Nature. )) Et sur la PRÉ­
DESTINATION, celles-ci: (' Que le Christ est mort non pour tous
les hommes, mais pour les Elus seuls. Que Dieu a créé la plus
grande partie des hommes pour la damnation éternelle, et ne
veut pas que la plus grande partie se convertisse et vive~ Que les
Elus et les Renés ne peuvent perdre ni la Foi ni l'Esprit saint,
378 LA VRAIE
quoiqu'ils commettent des péchés énormes et des crimes de tout
genre. ll'Jais que ceux qui ne sont point Elus sont néèessaire­
ment damnés, et ne peuvent parvenir au salut, lors même
qu'ils seraient mille fois baptisés, et approcheraient chaque
jour de l'Eucharistie, et lors même qu'ils mèneraient la vie la
plus sainte et la plus irréprochable qu'il soit possible de me­
ner. Il - Pag. 837, 838 de l'Edition de Leipsik, Année 1756.­
Après cette lecture, je lui demandai, si ce qui avait été écrit dans
ce Livrll était de sa Doctrine, ou non; et il répondit que c'était de.
sa doctrine, mais qu'il ne se rappelait pas si ces paroles mêmes,
bi~n qu'elles fussent sorties de sa bouche, avaient été tracées par
sa plume. Alors, tous les serviteurs du Seigneur se retirèrent
d'avec lui; et lui se hâta de prendre un chemill qui conduisait à
une caverne, où sont ceux qui ont confirmé chez eux le Dogme­
exécrable de la Prédestination. Dans la suite, je me suis entretenu
avec quelques-uns de ceux qui ont été renfermés dans cette Ca~
verne, et je me suis informé de leur sort; et ils m'ont ~it qu'ils
sont contraints de travailler pour leur nourritUl'e, que tous entre
eux sont ennemis, que chacun cherche le moyen de faire du mal à
l'autre, et lui en fait lorsqu'il trouve quelque léger motif;et que c'est.
là le plaisir de leur vie. On peut voir, en outre, ce qui a été écrit ci­
dessus, N"' 485 il 488,sur la Prédestination et sudes Prédeslinatiens.
799. J'ai eu des cOllversations avec plusieurs autres, tant avec
. des Sectateurs de ces trois Chefs, qu'avec des Hérétiques, et il
m'a été donné de conclure de toutes ces conversations, que tous
ceux d'entre eux qui ont mené Javie de la Charité et de plus.
ceux .qui ont aimé le Vrai parce que c'est le Vrai, se laissent ins­
truire dans le Monde spirituel, et acceptent les Doctrinaux de la
Nouvelle Eglise; mais que ceux qui se sont conlirnles dans des.
faux de religion, et aussi ceux qui ont mené une vie mauvaise,
ne se laissent pas instruire, et qu'ils s'éloignent peu à peu dt}
Nouveau Ciel, et se consocient peu à peu avec leurs semblables
qui sont dans l'Enfer, où de plus en plus ils se confirment el
s'obslinent contre le Culte du Seigneur, jusqu'au point de ne pas
supporter d'entendre prononcer le Nom de Jésus; tandis que dans
le Ciel tous au contraire reconnaissent unanimement le Seigneur
pour le Dieu du Ciel.
RELIGION CHRÉTIENNE. 379

Des Hollandais dans le Monde Spirituel.

800. Dans le Traité DU CIEL ET DE L'ENFER, il a été rapporté


que les Chrétiens, chet qui la Parole est lue, et chez qui il y a
connaissance et reconnaissance du Seigneur Réd@lIlpteur et Sau­
veur, occupent le Milieu parmi les Nations et les Peuples de tout
le Monde spirituel, et cela, parce que chei eux il y. a la plus grande
Lumière spirituelle, et que de là comme d'un Centre la Lumière
est propagée dans toutes les périphéries jusqu'aux dernières, se­
lon ce qui a été montré dans le Chapitre sur l'ECRITURE SmiTE,
ci-dessus, Nus 267 à 272. Dans ce Milieu, les Chrétiens Réformés
ont obtenu des places selon l,a réception de la Lumière Spirituelle
procédant du Seigneur; et comme les Hollandais possèdent celle
Lumière plus profondément et plus pleinement jointe à leur lueur
naturelle, et sont par suite plus aptes que les autres il recevoir les
choses qui apparti~nnent il la raison, ils ont pour cela même ob­
tenu dans ce l\lilieu Chrétien des places à l'Odent et au Midi, il
l'Orient d'après la faculté de recevoir la Chaleur spirituelle, et au
Midi d'après la faculté de recevoir la Lumière spirilllelle. Que les.
Plages dans le Monde spirituel ne soient pas comme les Plages
dans le Monde naturel, et que les habitations selon les Plages
soient des habitations selon la réception de la Foi et de l'Amour,
et· qu'à l'Orient soient ceux qui excellent en Amour, et au ~Jidi
ceux qui excellent en Intelligence, on le voit dans le Traité DU
CIEL ET DE L'ENFER, N°S 141 à i 53.
8ùL Si les Hollandais sont dans ces Plages du Milieu Chrétien,
c'est parce que le Commerce est leur Amour final, et l' Argent
(Pecunia) , l'A moul' moyen qui serl, et parce que cet Amour final
est spirituel; mais lorsque l'Argent est l'Arnoul' final, el le Com­
merce l'Amour moyen qui sert, comme chez les Juifs, l'Amour
final est naturel, et il tient de l'avarice. Si l'amour de commer­
cer, lorsqu'il est final, est spirituel, c'est d'après son usage, en
ce qu'il sert au bien commun, avec lequel le bien propre, il est
vrai, est cohérent et semble préféré au bien commun, parce que
l'homme pense d'après son homme naturel; mais néanmoins \01'5­
380 LA VRAIE
que le Commerce est la fin, cet amour est aussi la fin, et cha­
cun est considéré dans le Ciel d'après l'Amour final; en effet,
l'Amour final est comme seigneur du Royaume, ou comme maUre
de la Maison, et tous les autres amours sont comme ses sujets et
ses domestiques; et, en outre, l'Amour final réside dans les su­
prêmes et les intimes du mental, et les amours moyens sont au­
dessous et hors de lui, et ils le servent au moindre signe; dans
cet amour spirituel sont les Hollandais plus que tous les autres;
mais les Juifs sont dans l'amour inverse, c'est pourquoi leur
amour de comme"rcel' est un amour entièrement naturel, dans le­
{luel il Il'Y a de caché intérieurement'rien du bien commun, mais
seulement des choses tirées du propre.
802. Les Hollandais tiennent plus fermement que les autres aux.
principes de leur H.eligion, et ils ne s'en écartent point; et s'ils
sont convaincus que telle ou telle chose n'est pas d'accord, ils
n'affirment jamais, mais ils se tournent en arrière et restent im­
mobiles; par conséquent ils se détournent aussi de l'illtuition in­
térieure du vrai, cal' ils renferment leur Ratiùnnel sous l'obéis­
sance. Puisqu'ils sont tels, c'est pour cela qu'après la mort, quand
ils viennent dans le Monde Spirituel, ils sont préparés d'une ma­
nière particulière pour reeevoir les spirituels <lu Ciel, qui sont les
Divins Vrais; on ne les enseigne pas, parce qu'ils ne reçoivent
pas, mais le Ciel leur est décrit tel qu'il est, et ensuite il leur est
donné d'y monter et de le voir, et alors tout ce qui concorde avec
leur génie est introduit en eux; ainsi, quand ils ont été congédiés,
ils reviennent vers les leurs avec le plein désir' du Ciel: si alors
ils ne reçoivent point ce Vrai, que Dieu est un en Personne et en
Essence, que ce Dieu est le Seigneur Rédempteur et Sauveur, et
qu'en Lui est la Divine Ti'inité; ni ce Vrai, que la Foi eL la Cha­
rité dans la connaissance et dans le langage ne font rien sans la
vie de la foi et de la charité, et qu'elles sont données par le Sei­
gneur lorsqu'on fait pénitllncc après s'être examiné; s'ils se dé­
tournent de ces vrais quand ils sont enseignés, et qu'ils penseet
toujours de Dieu, qu'il y en a trois quant aux Personnes, et de la
Religion, seulement qu'elle existe, ils sont l'éduils à des misères,
elle Commerce leur esl enlevé, de sorte qu'ils se voient poussés
aux dernières extrémités; et alors ils sont conduits vers ceux qui,
RELIGION CHRÉTIENNE. 381
étant dans les Divins Vrais, ont tout en abondance, el chez qui
le Commerce est florissant; et là il leur est insinué du Ciel celte
pensée: Il D'où vient que ceux-ci sont tels?» et en même temps
celle réflexion sur leur Foi et sur leur Vie:. (( C'est qu'ils ont en
aversion les maux comme péchés; » quelque peu aussi ils recher-
chent et perçoivent la concordance avec leur propre pensée et
leur propre réflexion; cela a lieu de temps en temps: enfin ils
pensent d'après eux-mêmes que, pour sOI·tir de leul's misères, il
faut qu'ils croient comme eux, et qu'ils vivent comme eux, et
alors selon qu'ils reçoivent cette Foi, et qu'ils vivent ceLLe vie de
la Charité, l'opulence et le bonheur de la vIe leur sont donnés.
C'est de cette manière que ceux qui, dans le Monde, ont mené
quelque vie de la Charité, sont corrigés pàr eux-mêmes, el sont
préparés pour le ciel. Ceux-ci ensuite deviennent plus Constants
que les autres, au point qu'ils peuvent être appelés des Constan-
ces; et ils ne se laissen t détourner ni par aucun raisonnement, ni
par aucuue illusion, ni par aucune obscurité llltroduite par des
sophismes, ni par aucune vision à contre-sens qui ne proviend.'ait
que de confirmations; car ils deviennent plus perspicaces qu'ils
n'étaient auparavant.
803. Les docteurs qui enseignent dans leurs lycées s'appliquent
beaucoup aux mysticités de la foi d'aujourd'hui, surtout ceux qui
y sont appelés Coccéiens; et comme de leurs mysticités naît iné-
vilablemenlle dogme de la Prédestination, et que la prédestina-
tion a en outre été établie par le Synode de Dordrecht, elle est
aussi semée et implantée comme l'est dans un champ une semence
prise du fruit d'un al'bre.. De Ü vient que les Laïques parlent
beaucoup entre eux da la Prédestination, mais de diverses ma-
nières ; les uns l'embrassent à· deux mains ; d'autres seule-
ment d'une main, el l'approuvent en riant ~ d'autres, la rejettent
commc un serpent; car ils ignorent les mysticités de la foi, d'où
cette Vipère est sortie; s'ils les ignorent, c'est parce qu'ils sont
occupés de leur commerce, et que les mysticités de cette foi frap-
pent, il est vrai, leur entendement, mais ne pénètrent pas en lui ;-
c'est pourquoi le dogme de la Prédestination chez les Laïques, et
aussi chez les Ecclésiastiques est comme un Simulacre en forme
humaine placé sur un écueil en mer, tenant à la main une grande
382
conqu~,qui brille comme d'or; à sa vue quelques pilotes dans
leurs courses abaissen t la voile du mât pour l'honorer et le véné­
rel'; d'autres lui font seulement un signe des yeux et le saJuent ;
e(d'Qutres le sifflent comme quelque chose de ridicule. Ce dogme
est aussi comme un Oiseau inconnu apporté de l'Inde et placé
. sur une tour elevée, les uns jurent que c'est une Tourterelle,
d'autres augurent que c'est un Coq, et d'autres affirment par ser­
ment et crient: Certainement c'est un Hibou.
804. Les Hollandais sont facilement distingués des autres dans
le l\londe spirituel, parce qu'ils apparaissent dans des vêtements
semblables à ceux qu'ils avaient dans le Monde naturel, avec cette
différence, que ceux qui ont reçu la Foi et la Vie Spirituelle sont
dans des vêtements plus brillants. S'ils apparaissent dans des vê­
tements semblables, c'est parce qu'ils restent constamment dans
les principes de leur Religion, et que tous dans le Monde spirituel
sont vêtus selon t:es prin.cipes ; e'est pourquoi ceux qui y sont dans
les Divins Vrais ont des vêtements blancs et de fin lin.
805. Les villes où habitent les Hollandais sont gardées d'une
maniére particulière; toutes les Rues y sont couvertes, et dans les
rues il y a des Portes, afin qu'ils ne soient pas vus du haut des
rochers et des collines d'alentour; ceJa est fait pour eux à cause
de la prudence insitée en eux de cacher leurs desseins et de ne
point divulguer leurs in ten tions ; car ces choses secrètes sont dé­
couvertes dans le l'londe spirituel par les regards. Quand il vient
quelqu'un avec l'intention d'examiner leur état, au moment où il
doit sortir, il est conduit aux Portes fermées des rues, el il est ra­
mené et conduit ainsi à plusieurs 'portes, et cela jusqu'à lui causer
le plus grand ennui, et alors on le laisse aller; ils agissent ainsi
pour qu'il ne revienne point. Les Epouses qui aspirent à dominer
snI' les ~Ial'is habitent dans un côté de la Ville, el ne viennent
avec les Maris que lorsqu'elles sont invitées, ce qui se fait d'une
manière polie; et alors ils les conduisent aussi à des Maisons où
les Epoux vivent sans qu'il y ait empire de l'un sur l'autre, et ils
leur font voir combien leurs Maisons sont ornées et propres, et
combien est grand pour eux le plaisir de la vie, et que cela leur
vient de l'amour mutuel et conjugal; ceBes qui y font attention et
en sont affectées renoncent à la domination et vivent avec leurs
RELIGION CHRÉTIENNE. 383
maris; et alors ils obtiennent uue habitation plus près du Milieu,
et sont apvelés Anges: cela vient de ce que l'Amour vraiment
conjugal est l'Amour céleste qui est sans domination.

Des Anglais dans le Monde spirituel.

806. Il Ya deux Etats de la pensée chez l'homme, l'état Ex­


terne et l'état Interne: dans l'état Externe l'homme est dans le
Monde naturel, dans l'état Interne il est dans le l\londe spirituel;
ce!l Etats font un chez les bons, mais ils ne font pas un chez les
méchants; il est rare que dans le Monde on voie à découvert
quel est l'homme quant à son Interne, parce que dès l'enfance
il a ap\Jris à être moral et rationnel, et il aime à le paraîlre ;
mais dans le Monde spirituel on voit clairement quel il est, ear
l'homme est alors esprit, et l'esprit est l'homme Interne. Main­
tenant, comme il m'a été donné d'être dans ce Monde; et d'y voir
quels sont les hommes Internés de tel Royaume et de tel autre, il
me faut, parce que cela est important, le manifester,
807. Quant il la Nation Anglaise, les meilleurs d'enlre les An­
glais sont au Centre de tous les Chrétiens; et cela, parce qu'ils ont
une Lumière intellectuelle intérieure; cette lumière n'apparaît à
Ilersonne dans le Monde naturel, mais elle apparaît bien visible­
ment dans le Monde spirituel; ils tiren~ cette lumière de la li­
berté de parler et d'écrire, et par conséquent de penser : chez les
autres peuples, qui ne ~ont pas dans une telle liberté, cette lu­
mière n'ayant point d'issue est étouffée. Toutefois, cette Lumière
n'est point active par elle-même, mais elle devient active par les
autres, surtout par les hommes de réputation et d'autorité; dès
que quelque chose est dit par eux, cette lumière briBe. Pour cette
raison, dans le Monde spirituel, on met à leur tête des Modéra­
teurs, et on leur donne des Prêtres d'une grande réputation et
d'un puissant génie, aux jugements desquels ils acquiescent d'a­
près ce caractère qui leur est propre,
808. Il Y a entre -eux une ressemblance de caractères (am'mi),
d'après laquelle ils se lient familièrement a\'ec des amis qui sont
de leur patrie, et rarement avec d'autres; ils se portent aussi
384 LA VRAIE
secours mutuellement, et ils aiment la sincérité. Ils ont de l'a­
mour pour la Patrie, et du zèle pour sa gloire; et ils regardent.
les étrangers, comme quelqu'un du haut de son Palais regarde
avec une luneLle d'approche les habitants de la ville et ceux qui
errent alentour. Les affaires politiques du Royaume occupent leurs
mentaIs et s'emparent de leurs cœurs, parfois au point de détour­
ner leurs esprits des études d'un jugement plus sublime, par les­
quelles s'acquiert l'intelligence supérieure; ces études, il est vrai.
sont faites dans la jeunesse par eeux qui s'y appliquent dans les
Universités, mais elles passent comme un météore; .cependant
par elles leur rationalité devient vive, et brille d'une lumière d'a­
près laquelle ils forment de belles images, comme un Prisme de
cristal tourné vers le soleil ferme des iris, et teint de couleurs
fauves le plan mis au devant.
809. Il Ya deux grandes Villes semblables à Londres, dans les­
qnelles la plupart des Anglais viennent après la mort; il m'a été
donné de voir la première Ville et aussi de m'y promener. Le mi­
lieu de cette Ville est à l'endroit où est, dans Londres, l'Assem­
blée des Marchands, qui est appelée l'Exchange; là résident les
Modérateurs: au·dessus de ce Milieu est l'Orient, au-dessous
l'Occident, au côté droit le Midi, au côté gauche le Septentrion.
Dans la Plage orientale habitent ceux qui, plus que tous les au­
tres, on t mené la vie de la charité, il y a là des Palais magnifi­
ques; dans la Plage méridionale habitent les sages, chez lesquels
il y a plusieurs choses splendides; dans la Plage septentrionale
habitent ceux qui, plus que tous les autres, ont aimé la liberté de
.parler et d'écrire; dans la. Plage occidentale habitent ceux qui
prônent la Justification par la foi seule; à droite là, dans cette
Plage, est l'entrée dans cette ville, et là en est aussi la· sortie;
~~ux qui vivent mal sont envoyés dans cet endroit: les Prêtrcs._
qui sont dans l'Occident et qui enseignent cette Foi seule, n'osent
pas entrel' dans la ville par les grandes rues, mais ils y entrent par
des ruelles étroites, parce qu'on ne souffre pas dans la Ville même
. d'autres habitants que ceux qui sont dans la Roi de la Charité.
J'en ai entendu se plaindre des Prédicateurs de l'Occident, de ce
qu'ils al'l'angent lenrs sermons avec tant d'àrt et d'éloquence.
et y enveloppent tellement la Justification pal' la foi, inconnue
RELIGION CHRÉTIENNE. 385

à ceux de la ville, qu'on ne sait s'il faut ou non faire le bien'; ils

prêchent la foi comme bien intrinsèque, .et ils séparent ce bien

du bien de la charité, qu'ils appellent m~ritoire, et par consé­

quent non accepté par Dieu. Mais quand ceux qui habitent dans

la Plage Orientale et dans la Plage Méridionale de la Ville enten':

dent de tels sermons, ils sortent des Temples: et les Prédicateurs

sont ensuite dépouillés du sacerdoce.

810. J'ai eu plus tard connaissance de plusieurs raisons pour


lesquelles les Prédicateurs sont dépouillés du sacerdoce; on m'a
dit que la principale, c'est qu'Ils composent leurs sermons, non
d'aprè~ la Parole, ni par con.séquent d'après l'Esprit dè Dieu,
mais d'après leur lueur rationnelle, et ainsi d'après leur esprit
propre; ils tirent de la Parolcl, il est vrai, des textes comme pré­
ludes, mais ils les touchent seulement des lèvres, et ils les aban­
donnent comme choses sans saveur, et choisissent aussitôt dans
la propre intelligence quelque chose de goût, qu'ils tournent dans
leur bouche et agitent sur leur langue comme des mets délicats,
et c'est ainsi qu'ils enseignent: ou m'a dit que par suite dans leurs
discours il n'y a pas plus de spirituel, qu'il D'yen a dans les chants
des oiseaux de présages; et que ce sont des aJlégories bien ornées
comme le sont des perruques artistement frisées et poudrées sur
une Tête chauve: on comparait les mysticités de leurs sermons
sur la JustifiGation par la foi seule aux Cailles jetées de la mer sur
le camp des fils d'Israël, dont plUSieurs mi11iers d'entre eux mou­
rurent, - Nomb. XI; - mais on comparait il la manne tOllibée
du Ciel les dogmes théologiques sur la Charité et la Foi réunies.
Un jour, j'entendais leurs Prêtres parler eutre eux sur la Foi
seule; et je vis un certain simulacre formé par eux, ,qui représen­
tait leur Foi seule; dans leur lueur, qui était une lueur de phan­
taisie, il apparaissait comme un grand Géant; mais quand la lu­
mière du Ciel fut introduite, il apparut dans la partie supérieure
comme un monstre, et dans la p~rLie inférieure comme un ser­
pent; à cetle vue ils se retirèrent, et les assistants jetèrent le sI­
mulacre daRs un étang.
. 8it. L'autre grande ville; appelée aussi Londres, n'est point ­
dans le Milieu Chrétien, mais elle est éloignée. de la première, et
vers le septentrion: dans celte ville viennent après la mort, ceux
~ ~
386 LA VIlo\.IE
qui -sont intrrieurement méchants. Il y a dans son milieu une
communication ouverte avec l'Enfer, par laquelle ils sont aussi
tour à tour engloutis. ­
8i2. D'après ceux de l'Anglelerre qui sont dans le l\fonde spi­
rituel, il a été perçu qu'ils ont une double Théologie, l'une d'a­
près la Doctrine de 'leur foi, et l'autre d'après la Doctrine .~e la
Charité; d'après la Doctrine de la foi pour ceux qui sont initiés
dans le sacerdoce, et d'après la Doctrine de Iii- Charité pour la
plupart des Laïques, surtout pour cenx qui demeurent en Ecosse
et dans ses confins; les partisans Je là foi seule redoutent d'en:­
trer en.contestation avec ceux-ci, parce que ceux-ci les combattent
non-seulement avec la Parole, maIs aussi avec la· Raison; cette
Doctrine de la Charité est dans la Prière qu'on lit, chaque jour de
Sabbath, dans les Temples devant ceux q~i.1 s'lpprochent
.
du Sacre­
ment de la Cène; dans celle prière il est dit ouvertement que
s'ils ne sont pas dans la Charité et ne fuient pas les maux comme
péchés, ils se jettent dans la damnation éternelle; ct que J'ail­
leurs, s'ils s'approchaient de la Sainte Communion, le Diable en­
trerait en eux, comme il entra dans Judas.

Des Allemands dans le Monde spirituel.

8'13. On sait que les Habitants de chaque Royaume di"isé en


plusieurs Province~ ne sont pas d'un génie semblable, et qn'entre
eux ils diffèrent singulièrement, comme diffèrent universellement
les habitants des divers Climats sur le globe; niais que néanmoins
il règne un génie commun parmi ceux qui sont sous un même
Roi, et par suite sous une m·ème loi éLablie, Quant à l'Allemagne,
elle est, plus que les Royaumes qui l'environnent, divisée en plu­
. sieurs Dominations; il Y â là un Empi re, sous j'aulorité univer­
selle duquel elles sont toutes, mais cependant le Prince de chaque
domination jouit en particulier d~un droit despotique, car il y a là
de grands et de petits Etats; et chaque chef dans le sien est comme
un Monarque: et, en outre, la Religion y est'divisée ; dans certains
'Etats sont ceux qui se nomment Evangéliques, dans d'autrës· sont.
des Réformés, dans d'autres, dlls Catholiques-Romains; celle di­__ J
RELIGION CHRÉTIENNE. 387
versité d'A-uto~ilés et en même temps de Religions fait que les Al­
lemands; quant aux caractères (aiiimi) , aux iliclinations et à la
vie, ne peuvent pas aussi facilement que les autres Nations et les
autres Peuples être décrits d'après ce que j'ai vu dans le Monde
~piriluel : mais comme il règne toujours partout un Génie Com­
mun parmi les Peuples d'une même Langue, celui-ci peut en
quélque sorte être vu et décrit d'après une collection d'idées réu­
nies en un.
8t 4. Comme les Allemands sont en particulîer dans chaqne
Etat sous un Gouvernement despotiquè, ils ne sont pas par consé:
quent dans la Liberté de parler et d'écrire comme les Hollandais
et l~s An-glais ; et quand la Liberté d~ parler et d'écrire a éLé res­
treinte. la Liberté de penser, c'est-à-dire, de voir clairement les
choses dans leur étenrlue, est en même temps tenue aussi en res­
triction; .car c'est comme un bassin de fontaine tellement clos de
tOllscôLés, quel'eau s'y êlèvejusqu'à l'orificed.la Veine, desorteque
la Veine elle-même ne jaillit plus; la Pensée est comme la veine,
et le Langage est comme le bassin; en un mot, l'influx s'adapte à
l'efflux; de mêm(' l'Entendement venant du supérieur est en rap­
port avec la libêrté d'énoncer et de manifester au dehors ce qui a
été pensé: c'est pourquoi celle noble Nation donne peu d'alléntion
aux choses du jugement, mais se livre aux choses de mémoire;
de là vient que les Allemands sont principalement adonnés à
l'Histoire Littéraire, ~t qu'ils meltent leur confiance tians leurs
Hommes de réputation et d'érudition, citent en foule leurs déci­
sions, et souscrivent à leur avis: cet' état est représenté dans le
Monde spirituel par un Homme qui porte des livres sous son bras,
et qui, lorsque quelqu'u,n discute sur une chose de jugement, lui
dit: Je vais te donner une réponse, et aussitôt tire quelque livre
de dessous son bras, et le liL
8i5. De cet ét;lt des Allemands résultent plusieurs choses, et
entre autres celles-ci: ils tiennent gravés dans la mémoire les spi­
rituels de l'Eglise, et les élèvent rarement dans l'Entendement
su péri ur, mais ils les mettent seulement dans l'Entendement in­
férieur d'après 'lequel ils en raisonnent, _ainsi tout autrement que
les .Nations hbres -; celles-ci, quant aux choses spirituelles de l'E­
glise, qui sont appelées Théologiques, sont commè les 'Aigles qui
38~ LA, VRAIE
s'élèvent à une très-grande haute~r, et les Nations non-libres sont
comme des Cygnes sur une rivière. Les Nations libres sont aussi
comme de grands Cerfs à cornes élevées qui parcoureut les cam~
pagnes, les bois et les forêts en pleine liberté, tandis que les Na­
tions non-libres sont comme des Cerfs retenns dans des Par~
pour les amusements d'un Prince. Enfin les Peuples libres sont
comme ces Chevaux volants, que les Anciens nommaient Pégases,
qui volaien t non-seulemen t sur les Mers, mais encore' sur les Col-:­
Îines nommées Parnasses, el au~si sur les Musées au-dessous de
ces collines, tandis que les Peuples non-affranchis sont co~me de
"igoureux Chevaux bien harnachés dans les· Ecuries des Rois. Il
en est de même des différences de jugements dans les choses
mystiques de la Théologie; les Ecclésiastiques, en Allemagne,
tant qu'ils sont écoliers, écrivent sur des cahiers ce qui sort de la
bouche des Maîlres d:ms les Universités, et ils conservent ces
cahiers commè des preuves d'érudition; et quand ils ont été inau­
gurés au sacerdoce, ou qu'ils ont été nommés professeurs dans
des Gymnases, ceux-ci dans les tribunes, et ceux-Iii dans les
chaires, puisent pour l'ordinaire leurs paroles canoniques dans
les dictées dont il vient d'être parlé. Leurs Prêtres qui n'ensei­
gnent pas d'après l'Orthodoxie prêchent communément, l'Esprit
Saint, ses admirables opérations, et ses excitations de' sain tetés
dans les cœurs; ceux qui enseignent d'après l'Orthodoxie d'au­
jourd'hui sur la Foi apparaissent aux Anges comme décorés d'une
couronne composée de feuilles de chéne ; mais ceux qui enseignent
d'après la Parole sur la charité ct sur ses œuvres apparaissent
aux Anges comme décorés d'une couronne composée de feuilles.
odoriférantes de laurier. Là, les Evangéliques, dans les disputes
avec les Réformés sur les vérités, apparaissent comme s'ils dé­
chiraient des vêtements; et cala, parce que les vêtements signi­
fient les vérités. .
816. Je m'informai où l'on trpuvait les Hambourgeois dans le
Monde spirituel, et il me fut dit qU'Ils n'apparaissaient nulle part
réu~is en une Socié~é, ni à plus (orte raison dans une Ville, mai~
qu'ils étaient disséminés et entremêlés 'avec les Allemands dans
diverses plages; et lorsque j'en demandaf la ~aison,. il m~ fut ré­
pondu que c'élaitparce que leurslne~tals faisaien.L de continuelles
RELIGION CHRÉTIENNE. 389
inspections et comme des pérégrinations au dehors de leur Ville.
et très-peu ail dedans; car tel est l'état du Mental de l'homme
dims le Monde naturel, tel est son -état dans le -Monde spirituel»
en effet, le Mental de l'homme est son Esprit, ou l'IlOmme pos­
thume vivant après sa sortie du corps matériel.

Des Catholiques-Romains dans le Monde spirituel.

817. Les Catholiques-Romains dans le l'Ionde spirituel appa­


~aissent autour et au-dessous des Protestants, et en ont élésépa­
rés par des intervalles qu'il est défendu de franchir; mais néan­
moius des Moines par des artifices' clandestins se ménagent une
communication, et même ils envoient par des sentiers inconnus
des émissaires pour séduire ; mais ils sont suivis à -la piste, et
aprés qu'ils ont éLé punis, ou ils sont renvoyés vers les leurs, ou
ils sont jetés dans l'enfer.
8i8. Après le Jugement Dernier, qui a été fait dans le Monde
spirituel dans l'Année 1757, l'état de tous, et par conséquent
aussi des Catholiques-Romains, a été changé au point qu'il n'est
pas permis de s'assembler en 'masses comme auparavant; mais il
a été disposé pour chaque Amour, soit bon, soit mauvais, des
chemins dans lesquels ceux qui arrivent du Monde naturel entrent
aussitôt et vont vers les Sociétés correspondantes à leurs amours;
ainsi les méchants sont portés vers les Sociétés qui sont dans t'En­
fer, et les bons vers les Sociétés qui sont dans le Ciel: il a été
ainsi pris des m~u!:.esd! _Q.ur qu'ils ne se formassent pas des Cieux
artificiels c0..mme aupar~ant. Dans le 7M'onde d-es esprits, qui tient
le milieu entre le Ciel et l'Enfer, il y a de semblables sociétés en
très-grand nombre, car il y en -a autant qu'il y a de Genres et
d'Espèces d'affections de l'Amour du bien et de l'Amour di! mal ;­
et pendant l'intervalle qui s'écoule avant qu'ils soient ou élevés
au Ciel ou jetés dans l'Enfer, ces esprits bons et ces esprits mau­
vais ~ont en eon.i.Q!Leti.on spirituelle avec les hommes du Monde,
et cela,--pareeque ceux-ci sont aussi au m'îlieu entre le Cief-et
l'Enfer.
819. Les -Catho1iques~Romaîns ont une sorte de Consistoire~
390 LA VRAIE
dans la Plage Méridionale vers l'Orient, où les Principaux d'entre
eux s'assemblent et tiennent conseil sur divers sujelsqui concer­
nent leur Religion, pl'Ïncipalement sur la manière de t~r le Vul­
gaire dans une aveugle obéissance, et d'étendre leur Domination';
mais il n'y est admis aucun Esprit qui dans le l\ionde ait été Pape.
par !U~jsQ!l qu'il porte en lui une ressemblance d'Autorité Di·
vine, provenant de ce qu'ij s;étaiï arrogé dans le Monde le pouvoir
du S~ignéür: ilu'est pas permis non plus à aucun cardinal d'en­
trer dans ce Consistoire, et cela, à cause de la suréminence; les
Cardinaux cependant se réunissent dans une vaste Chambre au­
deS50US d'eux; toutefois, après une session qui dure quelques jour~,
ils sont transportés, mais il ne m'a pas élé donné de savoir où. Il
"y a aussi une autre Assemblée Jans la Plage Méridionale vers l'Oc­
cident lJ~, leur
........
occupation est d'introduire le vulgaire crédule
~-

dans le Ciel; ils y disposent autour d'eux plusieurs sociélés qui


sont dans div~r~ Plaisi!s exter.n~s ; dans les unes il y a des Danses;
dans d'autres, des Concerts; dans d'autres, des Processions; dans.
d'autres, des Théâtres et des Spectacles; dans d'autres, il y a des
esprits qui par des phantaisies présentent diverses espèces de ma­
gnificences; dans d'autres, on ne fait que plais:lOter et ~r;
dans d'autres, on parle amiçalement; là, de choses religieuses;
ailleurs, de matières civiles; et même, en certaine; endroits, de
choses lascives; et ~insi du reste: ils envoient les crédules daïïS
l'une de ces sociétés ~elon la volupté -de chacun, appelant cela -le
cièl ; mais tous, après y être resté un ou deu~ jours, sont saisis
~eE.!!!.l(etseretirent, parce que ces Plaisirs so'.!! ~ternes_ et~n
internes; de cette manière aussi, plusieurs sont détachés des fri­
volités de la foi sur le pouvoir d'introduire dans le Ciel. Quant à
ce qui concerne spécialement le Culle des Catholiques-Romains.
il est presque semblable à leur Culte dans le Monde; il consiste
pareillement en Messes, dites dans une Langue non-commune aux
esprits, Ir.ais formée de mots_ ret~tis~ts ...9u~riment une
sainteté exter~e et un tremblement, et qu'ils ne comprennent
nûllement:- - ~ - -- -­
820 Tous ceux qui viennent de la Terre dans le Monde spiri­
tue sont tenus au commencement dans la Confession de foi el
dans la Religion de leur Patrie; par conséquent aussi les Catho­
RELIGION CHRÉTIENNE. ' 39t'
]jques~Romains;c'est pourquoi, ils ont toujours à leur tête, quel-
que Pape représentatif, qu'ils adorent aussi avec le même rite que
dans le l\fonde. Il est rare que quelqu'un, qui a été Pape dans le
Monde, soit mis à leur tête après son décès; mais cependant celui
qui fut revêtu de la Dignité Papale, il ya 30 ou 40 ans, leur a~té
donné pour chef, parce qu'il avait maintenu dans son C~!!!)l.lIe!a
Parole était plus sainte qu~on ne le croit, êt que le Seigneur devait
être ador.ç. Il m'a été donné de converser avec lui; et il m'a dit
q!J.'il ado':3it le Seig!,ley,ueul, parce qu'II est Dieu à qui :lppartient
tout pouvoir dans le Ciel el sur Terre, selon ses propres paroles,
- Matth. XXVllI. i8; - et que les invocations des Saints étaient
des choses ridicules; que dans le l\Ionde il avail eu l'intention de
r~staurer cetle Église, ~ qiil ~'a;3iLPâs pu, p~r d~- raison~
<I.!!'il m'a exposées. Je l'ai vu, quand la graud Ville septentrionale,
dans laquelle étaient'des Catholiques-'Romains et en même temps
Jes Réformés, a élé détruite au jour du Ju~ement Dernier; il était
porté dans une litit!:e,' et il fut transporté en lieu de sûreté. Sur
les côtés de la grande société, dans laquelle il remplit la fonction
de• Pape, il il été établi des- Gymnases, où se renden..t ceux qui ont-
-r--....-.~

des doutes au sujet de la Religion; et là, il Ya des Moines convertis,


(@i les ensêignent sur Dieu Saûveur Christ, et aussi sur la Sainteté
de la Parole; et ces l'ioines les laissent libres de se détour~rdes
sanctifications introduites dans l'Église Catholique-Rômarn-e; ceux
qui admettent cet enseignement sont introduits dans une vaste
Société, où sont ceux qui se sont retirés du ~ulLe du Pape et des
Saints; el quand ils y entrent, ils sont comme ceux qui se réveil-
l~t ~rès ,!n profond assoupissement,- et commëCëûX liwjoïîfs-
senr des agréments du printemps après les désagréments ~e l'hi-
v~r j ou comme un voyageur sur mer, quand il touche le port; et
alors ils sont ipvit,és à des Festins par ceux qui sont d:lns cette
société, e't on leur donne à boire un Vin généreux dans dis Coupes
de cri!\tal ; et j'ai 'appris que les Anges envoient du Ciel :lU nou-
veau venu un plat sur leqùel il y a de la Manne de la même forme
et du même goût que celle qui tombait sur le camp des fils d'Is-
raël dans le désert; ce plat est présenté à la ronde aux Convives,
ei chacun a I~ liberté d'en goûter.
S!!. Tous ceux de la Religion Catholique-Romaine, qui. re-

fi
392 LA VRAIE
marquent qu'ils vivent après la mort, et qui dans. le Mond.e pré­
cédent ont plus pensé à DLeu qu'à la Papauté, et ont fait les ·œu­
,:res de la charité d'après un _cœur sim le, sont facilement dé­
tournés des superstitions de cette Religion, lorsqu~tls ont été ins­
truits que le Seigneur Lui-Même, le Sauveur du Monde, régne
là ; il leur est aussi facile de passer du Papisme au Christianisme,
que d'entrer dans un Temple dont les portes sont ouvertes, que
de traverser la Salle des Gardes à la Cour quand on est mandé par
'le Roi, que de lever la tête et de porter ses regards vers le ciel
quand on y entend' des voix: mais quant à ceux qui dans le cours
de leur vie dans le Monde ont rarement pensé à Dieu: si toutefois
ils yont pensé, et qui n'ont aimé le CuIte que pour sesfêteS;-iI
leur est, au c'Ontraire, aussi difficile Je se détourner des supersti­
tions de cette Religion, que d'entrer dans un Temple dont les
portes sont fermées, que de traverser la Salle des Gardes à la Cour
quand le Roi le défend; et aussi difficile qu'à un serpent sous l'her­
be de porter ses regards Vers le Ciel. Une chose étonnante, c'est
que tous ceux de cette Religiosité Catholique, qui arrivent dans le
Monde spirituel, n'y voient point le Ciel, où sont les Anges; il y a
-êlu,dessus d'eux comme une Nuée obscure qui borne leur vue;
mais dès qu\m' converti vieiïi ve~s les convertis,' le Ciel s'ouvre,
eJ parfois ils y voient des Anges vêtus de blanc, vers lesquels aussi
ils sont élevés, après que le temps de la préparation est achevé.

Des Saints des Catholiques-Romains dans le Monde spirituel.

822. On sait que l'homme tient de ses parents un mal Insité ou


liéréditaire, mais il en est peu qui sachent où ce mal habite dans
sa plénitude; il habite dans l'amour de posséde! les biens de tous
les autres, et dans l'amour de dômmër; car ëëdernier amour-ëst
tél,-que.- autant on lui lâchelabÏ1dé, autant il s'élance, jusqu'à
s'embraser du désir de dominer sur tous, et enfin jusqu'à vouloir
être invoqué et adoré comme Dieu: cet Amour est le serpent qui
trompa Ève et Adam; en effet, le serpent dit à la Femme: « Dieu
$ait qu'au jour où vous mangerez du fruit de cet Arbre, ou­
-verts seront vos yeux,
, et QU'ALORS VOUS SEREZ COMME DIEU. li ­
RELIGION CHRÉTIENNE. 393
Gan. III. 4, ts; - autant donc l'homme se précipite dans cet
Amour aprês lui avoir lâché la bride, autant il se détourne de
Dieu et se lourne vers lui-même, et devient son propre adol'a­
leur, et alors il peut invoquer Dieu d'une bouche brûlante de
l'amour de soi, mais d'un cœur glacé du mépris pour Dieu; et .
alors les Divins de l'Église peuvent aussi servir pour moyens, mais
comme la fin est la domination, il n'a à cœur les moyens que se­
lon qu'ils servent. Un leI homme, s'il est élevé aux honneurs su­
. prêmes, est pOlir lui-même dans son image comme Atlas portant
le Globe terraqué sur ses épaules, et comme Phœbus conduisant
avec ses chevaux le soleil autour de la terre.
823. Comme l'homme d'après l'hérédit3ire est tel, c'est our
cela que tous ceux qui ont été faits saints Jlar des Bulles du Papé
sont éloignés des regards des autres dans le-i!~nde spiriluel;et
semt renférmés, et que tout commeree âvec leurs adorateurs leur
est interdit; et cela, afin que cette racine des maux, la pire de
loutes, ne soit pas excitée chez eux, et qu'ils ne soient pas pous­
sés dans des délires phantastiques, tels que sont les délires chez
les démons: dans de tels délires viennent ceux qui, lorsqu'ils ont
vécu dans le Monde, ont ardemment désiré être. fails saints après
la mor.t afin d'être invoqués. .
824. Beaucoup de Catholiques-Romains, principalement les
l\loines, quand ils arrivent dans le Monde spirituel, chercbentles
Saints, surtout le Saint de leur Ordre, mais ils ne les. trouvent pas,
ce qui les étenne; mais ensuite on leur apprend qu'ils sont mêlés,
soit avec ceux qui sont dans le Ciel, soit avec ceux qui sont dans
la Terre Inférieure, èt que dans l'un comme dans l'autre endroit
ils ne saven t rien du culte ni de l'invocation qui leur sont adres­
sés, et que ceux qui en savent quelque chose et veulent être in­
voqués, tombent dans des délires et parlent en insensés. Le Culte
.des S_aint~~st u;e telle abomination dans le Ciel, ~qu~on
. en entende parler pour être saisi d'horreur, parce qu'autant un
c.!11te est décerné à un homme, autant le Culte est enlevé au Sei­
gneur, car ainsi
- il ne peut être adoré Seul;
- .
et si le Seigneur n'est
pas adoré Seul, il se fait un partage qui détruit la communion et
la félicité de la vie provenant de la communion. Pour que je susse
quels sont les Saints des Catholiques-Romains afin que je les fisse
394 LA VRAIE
connaître, il en fut retiré de la Terre inférieure jusqu'à cent, qui
savaient qu'ils avaient été faits Saints; ils montèrent en tournant
le dos, quelques-uns seulement la face en avant ;et j'ai conversé
avec l'un d'eux, qu'on me dit être Xavier; celui-ci, pendant qu'il
'me parlait, était comme insensé; cependant il put me raconter
que dans le lieu où il avait été renfermé avec d'autres, il n'était
pas insensé, mais qu'il devient insensé toutes les fois qu'il pense
.qu'il est Sain t et qu'il veut être invoqué: j'entendis murmurer la
même chose par ceux qui étaient derrière. Il en est autrement des
prétendus Saints dans le Ciel; ceux-ci ne savent absolument rien
de ce qui se passe sur la terre, et il ne leur est pas donné de par­
ler à aucun de ceux des Catholiques-Romains qui sont dans celle
superstition,de crainte qu'il n'entre chez eux quelque idée sur ce sujet.
825. De cet état des Saints chacun peut conclure que les Invo­
calions qu'on leur adresse ne sont que des choses ridicules; et de
plus, je puis affil'm~r qu'ils n'entendent pas plus les Invocations
qui leur sont adressées sur la terre, que ne los. entendent leurs
statues le long des chemins, pas plus que les murs d'un Temple,
pas plus que les oiseaux qui ont lenrs nids dans les tours. Leurs
serviteurs dans le Monde disent que les Saints règnent avec le
Seigneur Jésus-Christ dans le Ciel, mais cela est une fiction et
une invention; en effet, ils ne règnent pas plus avec le Seigneur
qu'un palefrenier avec un Roi, qu'un portier avec un Magnat, et
qu'~n coureur avec un Prince; car Jean-Baptiste a dit du Sei­
gneur: « Je ne suù pas digne de délier la cQurroie de son sou­
lier. » - Marc, I. 7. Jean, I. 27. - Que peuvent être alors ces
prétendus sa·ints ?
~6) Il apparaît quelquefois aux Parisiens qui sont dans une
société du Monde spirituel ulle Femme il une moyenne hauteur,
avec un vêtement resplendissant et un visage cOlIIme d'une Sainte,
et elle dit qu'elle est GE~ŒVIÉVE: mais quand quelques-uns d'eux
~ommencent à l:adorer~ aussitôt son visage change, et aussi son
vêtement, et elle devient semblable à une Femme vulgaire; et
elle leur fait des reproches de vouloir~r une femme qui, ch;z
ses compagnes, n'e::;t p-;s plus en estime qü'une servante, s'éton­
nant que les hommes du Monde se laissent aller il d,e pareilles
niaiseries.
RELIGION CHRÉTIENNE. 395'
"-S!7. J'ajouterai ici ce fail très-digne d'être rapporté: Un jour,
MARIE, MERE DU SEIGNEUR, passa, et elle fut vue au-dessus de la'
Tête, en vêtement blanc; et alors, s'étant un peu arrêtée, elle dit
qu'elle avaitété la Mère du Seigneur, et qu'à la vérité il était né
d'elle, mais qu'ayant été fait Dieu, il s'était dépouillé de tout l'Hû­
main qu'il tenait d'elle, el que par conséquent elle I:adO!~I-.
tenant comme son Dieu, et ne veul point que qui que ce soit le re~
connaisse pour son Fils, paree qu'en Lui tout est Divin.

Des Mahométans dans le Monde spirituel.'

828. Les Mahométans, dans le Monde spirituel, apparaissent der­


rière les Catholiques-Romains dans l'Occident, et forment comme
un cercle autour d'eux ; s'ils apparaissent le plus près derl'ière les
Chrétiens, c'est parce qu'ils reconnaissent notre Seigneur pour Je
plus grand Prophète, le plus sage de tous, qui a été envo~~é d~5
le Monde afin d'instruire les hommes, et aussi pour Fils de Dieu.
Chacun, dans ce Monde, habite à mie distance du Milieu, où sont
les Chrétiens, selon la Confession du Seigneur et d'un Seul Dieu,
car cette confession conjoint les esprits (animi) au ciel. et cons­
titue leur distance de l'Orient, sur lequel eslle Seigneur.
8'29. Comme la Religi.on réside dans les suprêmes chez l'homme,
et que les inférieurs de rhomme vivent et brillent d'après ses su­
prêmes, el comme Mahomet est mêlé à la Religion dans leurs es­
prits (mâmi); c'est pour cela qu'un Mahomet est toujours placé
en leur présence; et aiin qu'ils tournent leurs faces vers l'Orient
sur lequel est le Seigneur, c~ Mahomet est placé au-dessous du
Milieu Chrétien: ce n'est pas le Mahomet qui a écrit l'Alcoran,
mais c'est un autre qui en remplit la fonction; ce n'est pas non
plus toujours le même, mais il est changé: à l!!!..~ _certaine ép..Q­
~,c'était u!!...§axon qui, ayant été pris par les Algériens, s'était
fait Mahométan; comme il avait auslii été Chrétien, il était quel­
cïïïëfoiSPOUSsé à leur dire du Seigneur qu'il n'avait pas été Fils
de Joseph, mais qu'il était le Fils de Dieu lUême. A ce Mahoillet
en succédèrent'ensuite d'autres. Dans l'endroit où le Mahomet a
396 LA VRAIE
son siége, il apparaît un feu comme d'un pelit flambeau, afin qu'il
soit connu; mais ce feu n'est visible que pour les Mahométans..
830. Mahomet, celui qui a écrit l'Alcoran, ne vient pas aujour­
\ d'hui en leur présence; il Dl 'a été dit que dans les premiers temps
J il était à leur tête, mais que, parce qU'Il avait voulu dominer sur

l'toutes les choses de leur Religion comme un Dieu, il avait été


chassé de son siége, qu'il occupait au-dessous des Catholiques·
Romains, et avait été relégué vers le côté droit près du midi. Un
jour, une Société de Mahométans fut excitée par d,es esprits ma­
( licieux à reconnaître Mahomet pour Dieu; afin que la sMilion fut
) apaisée, Mahomet fut élevé de la terre inférieure, ct leur fut mon­
tré, et alors je le vis aussi; il apparut semblable aux esprits cor­
) porels qui n'ont aucune perceptioJl intérieure, sa face tirant sur
le noir; et je l'en tendis prononcer ces paroles: Moi, je suis votre
(1

Mahomet, et aussitôt il fut comme englouti.


83t Les Mahométans sont en hostilité contre les Chrétiens,
principalement à cause de la croyance en trois Personnes Divines,
et par suite à cause du culte de trois Dieux, tous trois Créateurs;
et de plus, contre les Catholiques-Romains à cause de leurs gé­
nuflexions devant .des simulacres'; et par conséquElnt ils appellent
ceux-ci idolâtres, et ceux-là fanatiques, disant qu'ils fclnt Dieu à
trois têtes, et qu'ils prononcent tout haut un et tout bas 1 trois;
qu ils divisent par conséquent la Toute-Puissance, et en font trois
d'une seule qui n'appartient qu'à un; ét qu'ainsi ce sont comme
des Faunes avec trois carnes, une pour chaqwe Dieu et en même
temps trois pour un, et que c'est de cette manière qu'ils prient,
qu'ils chantent, et qu'ils déclament dans les chaires. .
83~. Les Mahométans ont leur Ciel, comme toutes les Nations
qui reconnaissent un seul Dieu, aiment le juste et font Je bien par
religion, mais il est en dehors du Ciel Chrétien: toutefois, le Ciel
Mahométan est distingué en deux; dans le Ciel inférieur ils vivent
décemment avec plusieurs épouses; mais il n'y a d'élevés de ce
Ciel dans le Ciel supérieur. que ceux qui renoncent aux concubi­
nes, et qui reconnaissent le Seignenr notre Sauveu,r, et en même
temps sa domination sur le Ciel et sur l'Enfer. ~pQris qu'il
leur est impossible de penser que Dieu le Père et notre Seigneu)'
sont un, mais qu'il leur est 'possible de croIre qu'il domine sur ,les
RELIGION CURÉTIENNE. 397
Cieux et sur les Enfers parce qu'il est le Fils de Dieu le Père. C'est
au moyen de celte Foi chez eux qu'il leur est donné par le Sei­
qneur de monter dans leur Ciel supérieur.
833. Comme la Religion Mahométane a été reçue par un plus
grand nombre de Royaumes que la Religion Chrétienne, cela peut
être un scandale pour ceux qui pensent à la Divine Providence,
et qui en même temps croient que nul ne peut être sauvé que ce­
lui qui est né Chrétien; mais la Religion Mahométane n'est pas un
scandale pour ceux qui croient qM toutés choses appartiennent il
la Divine Pr.Qyid_ence ; ceux-ci rp.cherchent en quoi la Divine Pro­
vidence est là, et mêm.e ils le-trouvent; elle est en cela, que--raRe­
ligion Mahon1étane reconnaît le SeIgneur pour le plus grand Pro­
phète, le plus Sage de tous, et aussi pour le· Fils de Dieu; mais
comme les Mahométans ont fait du Koran le seul Livre de leur
Religion, et que par suite Mahomet, qui l'a écrit, est gravé dans
leurs Densées, et reçoÎtd'eux. une sorte de culte, c'est pOllrcela
qu'ils pensent peu à notre Seigneur. Pour qu'on sache pleinement
que celte ~e1igioo a été Sus~ilée par la Divine Pro\,i~~lce, ann Èe
délruire les idolâlri~ ~'!!n_ grand nombre de Nations, ce sujet va
être traité dans un certain ordre; mais d'abord il sera parlé de
l'origine des Idolàtries. Avant cetle Religion, il y avait un Culte ido­
lâtre répandu dans la plupart des Royaumes du globe terrestre; et
cela, parce que les Églises, avant l'Avènement du Seigneur étaient
toutes des Églises représen!ati,!,-es ; telle était aussi l'Église Israé­
lite; là, le Tabernacle, les habils d'Aharon, les sacrifices, toules
les choses du Temple de Jérusalem, et aussi les statuts, tout était
~préseD lalif.: et chez les Anciens il y-avait la science des Corres­
pondances, qui est aussi la science des ReprésentatioQs, la Science
même des sciences, cultivée surtout par. les Égyptiens; de là leurs.
Hiéroglyphes. Par cette science ils avaient. su ce que signifiai en t
les Animaux de tout genre, ce que signifiaient les Arbres de tout'
genre, ce que signifiaient les Montagnes, les Collines, les Fleuves,
les Fontaines, ce. que signifiaient le Soleil, la Lune el les Étoiles;
par cette Science ils avaient eu aussi la connaissance des spiri­
tuels, puisque les choses qui étaient représenlées, lesqoolles- sont
de celles qui appartiennent à la sagesse spirituelle chez les Anges
dans le Ciel, étaient les origines. MainteJlant) comme tout leur
398 LA VI\AIE
Cul~e .ét~.iJI\ep'réselltatif; consistant en de pures Correspondances,
voilà pourquoi ils ont eu des Cultes sur les Montagnes et sur les
Collines, et aussi dans l(ls Bocages et dans les Jardins; et voilà
pourquoj ils ont sanctifié les Fontaines, etonl fait en outre des
images taillées de Chevaux, de llœufs, de Veaux, d'Agneaux, et
même d'Oiseaux, de P6issons, de Serpent.s, et Jes ont .placées près
des Temples, et dans leurs Parvis, el aussi dans leurs Maisons.
dans un ordre selon les spirituels de l'Église auxquels elles cor­
respondaient, ou qu'elles représentaient et par suite signifiaient.
Après cette époque, quand la science des Correspondances fut
oblitérée, leurs descendants commencèrent à adorer ces Images
taillées comme saintes en elles-mêmes, ne sachant pas que les
Anciens, leurs Pères, n'aVaiel]t vu rien de saint en elles, mais
les avaient seulement considér~es comme représent~nt selon les
correspondances les choses Saintes. De là. ét3ient nées les Idolâ­
tries qui avaient rempJi tant de Royaumes du globe. Afin que
ces Idolàlries fussent extirpées, il a été pourvu par la Divine Pro­
vidence du Seigneur à ce ~ue fût établie une Nouvelle Religion
accommodée aux génies des Orientaux, dans laquelle il y aurait
aussi quelque chose de l'un et l'autre Testament de la, Parole, et
qui enseignerait que l~ Seigneur est venu dans le Monde, et qu'il
était le plus grand Prophète, le plus Sage de tous, et le Fils de
Dieu: cela fut fait par Mahomet, de qui cette Religion a reçu le
nom. D'après cela, il est évident que celte Religion a été suscitée
par la Divine, Providence du Seigneur, et a été acconlmodée,
comme i~ a été dit, aux génies des Orientaux, afin de détruire les
idolâtries de tant de Nations, et de leur donner quelque connais­
sance du Seigneur, afin qu'ils vinssent dans Je Monde spirituel,
, ce qui arrive après la mort: celte Religion n'aurait pas été reçue
par tant de Royaumes, et n'aurait pas pu y extirper les Idolâtries,
si elle n'eût pas été conforme aux idées de leurs pensées; surtout
si la Polygamie n'eût pas été permise, par ce motif aussi, que les
Orientaux, sans celte' permission, se seraient livrés avec encore
plus d'ardeur que les Européens à de honteux adultères, et au­
raient péri.
_ 834. Un jour, il m'a été donné. de percevoir quelle est la Cha­
1.eur de leur alllo,!r ?olygâPlique.; . je, parlais ,avec' un esprit qui
RELIGION CHRÉTIENNE. 399
avait tenu la place de Mahomet; et ce Remplaçant, après une con­
versation avec lui à distance, fit passer vers moi une cuiller d'é­
bène et d'autres objets, qui étaient des indices que la cuiller ve­
nait de lui; e.t en même temps il fut ouvert de divers lieux une com­
munication pour la chaleur de leur amour Polygamiaue. laquelle,
de certains lieux, fut sentie comme la chaleur dans les Bains après
qu'on s'est lavé, de certains autres. comme la chaleur dans les
Cuisines où l'on fait bouillir les viandes; de quelques-uns, com!De
li! chaleur dans des Tavernes où des aliments fétides sont exposés
en vente; de quelques autres. comme la chaleur dans les Labora­
toires dés Pharmaciens, où se préparent des émulsions et autres
médicaments semblables; de ceux-ci, comme la chaleur dans les
mauvais lieux et dans les tabagies; et de ceux-I~, comme la cha­
leur dans les Boutiques où l'on vend des peaux, des cuirs et des
souliers: il y avait aussi dans cette Chaleur comme quelque chose
de rance, d'âpre et de caustique provenant de la Jalousie. Au con­
traire, la chaleur dans les Cieux Chrétiens, lorsque le Plaisir de
leur amour est senti comme Odeur, est odoriférante comme dans
les Jardins et dans les Vignes, et comme dans des Bosquets de
roses; en qùelques endroits, comme dans des Cabinets d'aromates;
et en d'autres, comme dans les Pressoirs et dans les Celliers: que
les Plaisirs des Amours dans le Monde spirituel soient très-sou­
vent sentis comme Odeurs, on le voit çà et là daJls mes MÉMO­
RABLES à la fin des Chapitres.

Des Africains dans le Monde spù-itu.el; et aussi quelques ob­


servations concernant les Nations (ou Gentils)

830. Les Nations qui n'ont aucune connaissance du Seigneur


apparaissent, dans le Monde spirituel, au-delà de ceux qui en
ont connaissance, de telle sorte cependant que les dernières pé­
riphéries soient formées de ceux qui sont absolument idolâtres,
et qui, dans le Monde précédent, ont adoré le Soleil et la Lune.
Mais ceux qui reconnaissent un seul Dieu, et qui appliquent à.Ja
Religion, et par suite à la vie, des Préceptes tels que sont ceux du
Décalogue, communiquent plus immédiatement avee les Chréti~ns
400 LA VRAIE
qui sont dans le Milieu; car ainsi la communication n'est inter­
ceptée ni par les Mahométans ni par les Catholiques-Romains. Les
Nations ont aussi été l!jstinguées selon leurs génies et leurs facul­
, tés de recevoir la lumière procédant du Seigneur par les Cieux;
en effet, parmi elle~ les unes sont Intérieures et les autres Exté­
rieures, ce qui leur v~ent en partie du Climat, en partie de la
Souche dont elles sortent, en partie de l'Éducation, et en partie
de la Religion. Les Africains ~t Intérieurs plus ue tous les
autres.
836. Tous ceux qui reconnaissent et adorent un seul Dieu Créa­
teur de l'Univers, aiment Il avoir de Dieu l'idée d'un Homme; ils'
disent q~e personne ne peut avoir de Dieu ~~e autre id~ quand
ils entendenldirë-que plusieurs se forment de Dieu une idée comme
d'un Éther ou d'une petite Nuée, ils demandent où sont ceux-là;
et quand on leur dit qu'ils ~ont parmi~s _~hrétiens, ils nient que
êela -soit possillle ; mais on leur répond que caux-là ont unetëile
idée, parce que Dieu dans la Parole est appelée Esprit, et qu'ils ne
pensent d'un Esprit que comme d'une substance d'Éther, ou de quel­
que forme de Nuée, ne sachant pas que tout Esprit et tout Ange est
homme; cependant il a été examiné si l'idée spirituelle de ceux-là
est semblable à leur idée naturelle, et il a été découvert qu'ell.e n'est
pas semblahle chez ceux qui reconnaissent intérieurement Je Sei­
gneur Sauveur pour Dieu du Ciel et de la Terre. J'ai entendu Ull
Prêtre qui disait, que personne ne peul avoir une idée du Divin
Humain, el je l'ai vu transporté vers différentes Nations, de plus
en plus intérieures, et. aussi vers leurs Cieux, et enfin vers le Ciel
Chrétien, et partout il lui fut donné communication de leur per­
ception intérieure sur Dieu, et il remarqua qu'en eux il n'y avait
d'é1utl'e idée de Dieu gue l'idée d'un Homme ~n, et que 11iomrn;;,
qui est l'image et la ressemblance de Dieu, n'aurait pas pu être
créé par un Dieu qui aurait été autre.
837. Comme les _Africai~ l'emp~I~!l~ sur les autr~s
par.. le jugement i~érieur, j'ai eu avea eux des conversations sur
des sujets d'une investigatiQIl plus élev.ée, et dernièrement sur
Di6U, sur le Seigneur Rédempteur, et· sur l'homme Intérieur et
. l'homme Extérieur; et cOJllme ils trouvaie~t beaucoup de piai~ir
dans ces conversatiens, je vais rapporter quelques-unes diS choses
RELIGION CHRÉTIENNE. 401
qu'ils perçurent sur ces trois sujets d'après la vue intérieure: Sur
DIEu; il fut dit, qu'il est certainement descendu, et s'est fait voir
aux hommes, parce qu'il est leur Créateur, leur Protecteur et leur
Conducteur, et parce que le Genre Humaiu lui appartient; q~il
voit,~urt et conduit par sa Providence t~~t_ch_~cune des
choses ui sont dans les Ci~ux et sur la Terre, et regarde les biens
de ces choses comme en Lui-l\lême, et se regarde Lui-Même dans
ces biens; et cela, parce qu'il est le Soleil du Ciel Angélique, qui
est vu aussi haut au-dessus du Monde spirituel que le Soleil de
la terre au-dessus du Monde naturel, et que celui qui est le So­
leil voit, parcourt et conduit providentiellement toules et cha­
cune des choses qui sont au-dessous; et comme c'est son Divin
Amour qui apparaît comme Soleil, il s'ensuit qu'il procure aux très­
grands et aux très-petits de chaque chose ce qui appartient à la vie,
et aux hommes ce qui appartient à l'amour et à la sagesse, pa.r ~
chaleur de ce SoleIl ce qui appartient à l'amour, et par sa lumière
ce qui appartient à la sagesse. Si donc VOliS vous formez de Dieu
l'idée u'il est le il_de l'UniY.ers, certainement d'après celle
idée vous verrez et reconnaîtrez sa Tou te-Présence, sa Toute-
Science, et sa Toute-Puissance. - '
838. Ensuite il y eut conversation avec eux au sujet du SEI­
GNElJJI SAUVEUR; et il fut dit, que Diell dans son essence est le
Divin Amour, et que le Divin Amour est comme le Feu le plus
rur; et puisque l'Amour, considéré en lui-même, ne lend à autre
chose qu'à devenir un avec un autre qu'il aime, et te Divin Amour,
à autre chose qU'à s'unir à l'homme et à unir l'homme à lui au
point que Lui-l\Iême soit dans l'homm'e et l'homme dans Lui, et
puisque le Divin Amour est comme le Feu le plus pur, il est évi­
dent que Dieu parce qu'il est tel, ne pouvait nullement être dans
l'homme, ni faire que l'homme fût eo Lui, car il réduirait ainsi
l'homme tout eotier en une fumée excessÎ\'ement subtile; mais
c9 mm e Dieu d'après SQ.n. essence brûlait de l'Amour de s'unir
avec l'ho.!!!!!le: .il étaiUJéce~~alre q~'i( se v.oilât d'un corps, co~ve­
~ab~ po_t!!J!l réceetion et our ~!, conjonction; c'est pourquoi il
descendit et prit l'Humain selon l'Ordre établi par Lui dès la Créa­
, tion du Monde, Ordre qui était, que d'après une Vertu propagée
de Lui il fût conçu, qu'il fût porté dans un utérus, qu'il naquît,
il ~
402 LA VRAIE
et en~uite qu'il crût en sagesse et en amour, el qu'il approchât
ainsi vers l'union avec sa Divine Origiue; et c'est de cette ma­
nière que Dieu a été fait ~omme, ~que l'Ho~~~t devenu
Dieu. Qu'il en soit ainsi, l'Ecriture qui traite de Lui, laquelle est
chez les Chrétiens, et est appelée la Parole, renseigne et l'atteste
clairement; et Dieu Lui-Même, qui dans son Humain est ap­
p'elé Jésus-Christ, dit que le Père est en Lui, et Lui dans le Père,
e~e celui ui Le voit, voit le r.ère, outre plusieurs au-tres choses
sur le même sujet. Que Dieu, dont l'Amour est comme le Feu le
plus pur, t:!'ait p'as_Ru autrement s'unir à ~me, ni unir ~m­
me à Lui, la raison aussi le voit: Est-ce que le Feu du Soleil, tel
qu'il est en soi, peut toucher l'homme, et qui plus est entrer en
lui, à moins qu'il ne voile ses rayons par les atmosphères, et ne
se présente ainsi convenablement en tempél'ant sa cllaleur? Est-ce
que l'Éther pur peut se répandre autour de l'homme, et qui
plus est influer dans les bronches de ses poumons, ~u'il
ne glit env!I.9.PI!é ~'air, et ne devienne ainsi convenable? Un pois­
son ne peut pas même vivre dans l'air, mais il vit dans l'élément
qui convient à son existence. Rien plus,· sur terre, p:u' sa· per­
sonne ou immédiatemerrt un Roi ne peut pas méme administrer
dans son Royaume toutes et chacune des choses, s'il n'a recours
à des Préposés supérieurs et inférieurs qui consti tuent ense1.ll.Qle
son COI'PS Roval. L'Ame de l'homme ne peut pas non plus se faire
roir r un autre, lier commerce avec lui, ni communiquer des
preuves de sOn amour, L!!!.Q..ins que ce ne soit al' le Corp~ ; com­
Illent donc Dieu le pourrait.i[Sinon par l'Humain qui Lui appar-.
tient? Les Afl'icains, ayant entendu ces explications, les perçu~ent
mieux que tous les autres, parce qu'ils sont intérieurement ralil!n­
nels, et que chacun est favorable selon qu'il per~.oï"i1a chose~-­
839. Enfin la conversation s'enga~ea sur L'HOMME INTÉRIEUR
ET L'IIO~IME EXTÉRIEUR; et il fut dit que les hommes qui perçùi­
vent intérieurement les choses sont dans la lumière du vrai, qui
est la lumière du Ciel, et que les hommes qui perçoivent exlé­
rielJrement les chosés ne sonl dans aucune lumière du vrai, parce
qu'ils sont seulement d'ans la lumière du' Monde; qu'ainsi les
1· hommes Iritérieùrs sont dans l'intelligWLet.d.aJls la: s~esse;;­
-------­
2 léShommès -Exierieurs . ans la folie et· dans une vision à contre·
',"
RELIGION CHl\ÉTlE~NE. 403
sens: que les hommes Intérieurs sont spirituels, parce qu'ils pen-
sent d'après re$prit élevé au-dessus' du corps, aussi voient-ils: les
vrais dans la lumière; mais que les.h.ommes Extérieurs sont 1la-
turels-sensuels, parce qu'ils pensent d'après les illusions des sens
du corps, aussi voient-ils les vrais comme dans un brouillard, .et
quand ils méditent sur eux, voient-ils les faux corn-me des vrais:
que les hommes Internes sont comme ceux qui se tienllentdans
la campagne sur une Montagne, ou dans une ville sur une Tour,
ou en mer sur la Hune d'un navire; et que les hommes Exlernes
sont comme ceux qui se tiennent dans la vallée_au pied de la mon-
tagne, ou dans un cachot,sous la tour, ou dans le navire au-des-
sous de la hune, lesquels ne voient que les objets les plus proche~ :
et, de plus, les hommes Internes sont comme ceux qui habit8Jlt
au second ou au troisième étage d'une !\faisan ou d'un Palais, dont
. les murs sont une continuité de fenêtres en verres de cristal, et
. qui voient au. loin de tout côté dans la ville, et y distinguent jus-
qu'au moindre édifice; et les homme.> Externes sont comme ceux
qui .habitent dans un rez-de-chauSSée, dont les -fenêtres sont en
papier collé, ~~_e voiërÏt pas mêmeJ~ rue hors de la maison,
mais ne voient que ceqürest aa~aison, eïencore seulement
à l'aide d'une chandelle ou dl1 foyer: les hommes Inlernes sont
A aussi comme des Aigles qu i du haut des airs voient d~ns IIne large
étendue tout ce qui est au.-desso1ls d'eux; et les hommes Externes
2.. sont au contraire c~ des coqs chantant très-haut sur un per-
choir devant les poules qui grallent la lerre: et, en outre, les hom-
mes Internes perçoirent que les choses qu'ils savent, relativtlment
à celles qu'ils ne savent pas, ne sont que comme l'-eau d'une cruche
relativement à l'eau d'un lac ; et~ hommes Externes el' oivent
qu'ils sa~~t. Celle conversalion fut très-~gréable pOl1r les
Mricains, parce que, d~p-ti!~~ ~e intérieure, don-t ils jouissent
plus q!-!-e~s_aulres, ils reconnurent que cela es~ ainsi.
_840. Comme les Africains sont tels, ils se-fait à cause de oela-chez
'-eux aujourd'hui. une Révélation qui.,. commencée-dans un Lieu, va
de ce li eu- à l'entour, mais non jusqu'aux Mers; ilsd~aig~es
. Etra ers ven~tl de tEUi'ope, qùiLcroient 'lue l'homme ~~vé
par laAoi .se.!!!th-et ainsi· eulement ,ar p"'~er·et· ~Ier, e~n
en. mê~e ..temps.. p.ar. vouloir- et faire;:: il disent qli1il Tr'y··a' aucun
--- ----- --
LA VRAIE

homme, ayant un culte quelconque, qui n~ viv~selon sa Ileli~n.


et que, s'il ne le fait pas, il ne eut que de!-enir ~t'!.pide et mé­
chjlnt, _parçe.lIll'~Jo!:§.Jl ne reçoit rien du Ciel; ils nomment même
- stupidit~ la malice ingéni~se,~~c~ qu'ef! elle ïly_a non p~_la
vie mais la mort. J'ai conversé quelquefois avec Augustin, qui
da;; le troisième siècle avait été Evêque à Hiponne en Afriqu~ ; il
m'a dit qu'il est aujourd'hui avec eux, et leur inspire le culte du
Seigneur, et_~que ]à il Y a..!!..n esppir de p'ropao"er ce Nouvel Evan­
gile dans les Régions circonvoisines. J'ai entendu la joie des Anges
sur celte Révéiation, de ce que par elle il leur est ouv6!:LI!-~~m­
muliication avec ]e Rationnel humain, qui jusqu'ici avait été fermé
par ce Dogme universel, que l'Entenàement doit être sous l'obéis­
sance à la foi des Eccltsiastiques.

Des Juits dans le Monde spirituel.

841. Avant le Jugement Dernier qui a été fait en l'Année 1757,


les Juifs apparaissaient sur le côté gauche du Milieu Chrétien, dans
une Vallée qui s'y trouve; après ce Jugement ils flirenL transférés
au Septentrion, et tout commerce leur fut interdit avec les Chré­
~s, si ce n'est avec ceux qui erraient hors des Villes. Il y a dans
cette Plage deux grandes Villes, dans lesquelles les Juifs après la
mort avaient été transportés; avant le Jugement ils les appelaient
Jérusalem, mais après, ils leur ont donn~ un autre nom, p~e
~uis le Jugement 'par Jérusalem il est entendu l'Eglise quant
à la Dôëlr.!!Je, dâilSïâQüeJle lésëigrÏëurseul esud_oré. A-leur tête
sont établis dans leurs villes des Juifs convertis, qui les avertis­
sent de ne point parler du Christ d'une manière insullante, et pu­
nissent ceux qui malgré cela le font. Les Rues de ces Villes sont
remplies de. boue où l'on enfonce jusqu'aux talons, et les Maisons,
pleines d'ordures qui répandent une odeur infecte, ce qui fail
qu'on ne peut en approcher. Ensuite je remarquai que plusieurs
de cette Nation avaient aussi obtenu un lien de résidence dans la
- ---
P~e Méridionale; et, quand je demandai qui étaient ceux-Iâ, il
me fut répondu que c'étaient ceux qui avaient peu estimé le Culte
des autres Juifs. et douté que le Messie vint jamais, el ui sur ~i.
RELIGION CHRÉTIENNE. 405
'verses choses dans le Monde avaient ensé d'après la raison et
vécu se 2n" c·eueJals.on; !! p!.!!p;;t de ceu~-ci se compoSë des Juifs
qui sont nommés Portugais.
842. Quelquefois il apparait aux Juifs, au-dessus d'eux, à une
moyenne hauleur, un Ange avec un Bâlon à la main; et il leur
donne à croire qu'il esl Moïse, el les exhorle à renoncer à leur
folie sur l'allente du Messie, même li où ils sont, parce que le
Messie est le Christ, qui les gouverne eux et tous; que lui· même
le sail, et que lorsqu'il était dans le Monde il avait su aussi quel­
que chose du Christ; après avoi~du ces aroles, ils se re­
tirent eU!Lp-lus ,!rand _nombre les oublient, eLlle - d'enlre eux
les retiennent. Ceux qui les retiennent sont envoyés dans des Sy"'"
nagogues composées de Juifs convertis, et ils y sont instruits, et
lorsqu'ils ont élé instruits, des vêtements neufs leur sont donnés
en remplacement de vêtements déchir~s, et on leur donne la Pa­
role neltement écrite, puis une habitation dans une ville assez
belle: ceux, au contraire, qui ne reçoivent. pas ces exhorlations
sont rejelés, el la plupart dans des Forêls el des Déserts, OÛ ils
~l!ettent entr..e eux ~es bri~.n~~g~s. - --~'-
843. Les Juifs trafiquent dans le Monde spirituel, comme dans
I~ Monde naturel, avec divers objets, surtout avec des Pierres
précieuses, que par des voies inconnues ils s'acquièrent du Ciel,
où les Pierres précieuses son t en abondance. S'il trafiquent avec
des Pierres précieuses, c'est parce qu'ils lisent la Parole dans sa
La'ngue originale, el regardent comme Saint le Sens de la lettre,
et que les Pierres précieuses corresJlondent au Sens de la lettre;
que l'origine spiriluelle de ces Pierres soit le sens de la lettre de
la Parole, et que leur correspondance vienne de là, Olt le voit ci­
dessus dans 18 Chapitre sur L'EcRàURE SAINTE, N°S 2t 7, 2t 8. Ils
peuvent aussi par artifice en préparer de semblables, et introduire
la phanlaisie qu'elles sont réelles; mais ceux qui agissent ainsi
sont sévèrement punis par leurs Chefs.
844. Les Juifs savent moins que tous les aulres qu'ils sont
dans le Monde spirituel, mais ils se croient encore dans le Monde
naturel; et cela, parce qu'ils sonl e!!.t0..rement .hommes E~es,
et qu'ils ne pensenl nullement sur la Religion d'après l'intérieur:
c'est pourquoi ils parlent
_._----­aussi du Messie de la même m~re .
LA, VRAIÈ

qu'auparavant, et quelques-'uns disent qu'il viendra avec David; et


quë:~splendissant de diadêmés, il· marchera devant eux. et
les introduira dans la Terre de Canaan, et desséchera en chemint­
én élevant son bâton, les. fleuves q'u'ils auront à traverser; ~e
lèS Chrétrens, qu'entre eux ils a ellent aussi Gentils, saisiront
alors le pan de le-U-rS-;-êtements, en les supplian t de leur permettre
de les accompagner, et qu'eux recevront les Riches selon leurs
J'ichesses, et que ceux-ci aussi seront à leuv service: ils se con­
firment en cela par les paroles qu'ils lisent dans Zacharie; VIII.
23, et dans Esaïe, LXVI. 20; et sur David, qu'il viendra et sera
leur Roi et leur Pasteur, d'après Jérémie, XXX. 9; et d'après Ezé­
c1liel, XXXIV. 23 à 25; XXXVII. 23 à 26; ne·voulant nullement
comprendre que dans ces passages pas David est entendu notre
Seigneur Jésus-Christ; et que par les Juifs sont entendus ceux qui
seront de son Eglise.
840. Quand on leur demande s'ils croient fermement qu'ils
viendront tous dllns la Terre de Canaan, ils disent qu'alors tous
y. viendront, et qu'alors les Juifs morts ressusciteront, et que
de leurs tombeaux ils entreront dans cette Terre; quand on lem'
réplique qu'ils ne peuvent nullement sortil' des tombeaux, puis­
qu'eux-mêmes vivent après la mort, ils répondent qu'alors ils
descendront et entreront dans leurs corps, et qu'ils vivront ainsi.
Quand on leur dit que celle Terre n'est pas assez grande pour les
contenir 10US, ils répondent qu'elle sera alors agrandie. Quand on
leur dit que le Royaume du Messie, puisqu'il eflt le Fils de Dieu,
doit être non sur la Terre milis dans le Ciel, ils répondent que la
Terre de Canaan sera alors le Ciel. Quand on leur dit qu'ils ne
~avent pas où est Bethléem d'Ephratah, où doit naître le ~Iessie.
selon la prédiction dans Michée, V, i, et dans Davi~, Ps. CXXXU.
6, ils répondent que la Mère du Messie enfantera néanmoins là;
et quelques-uns, que là où ene enfantera sera Bethléem. Quand
on leur dit: « Comment le Messie peut-il habiter avec des hommes
si méchants 1,. et gue l'on confirli'le cela par un grand nombre de
passages tirés de Jérémie, et surtout par le cantique de Moïse, --­
Deutér. XXXII. -:- où il est dit qu'î1s sont très-méchants, ils ré­
pondent que parmi les Juifs il y a et des bons et des méchants, el
.que ce sont les méchants qui ont été entendus dans ces passages.
RELIGION CHRÉTIENNE. 401
Quand on leur dit qu'ils tirent leur origine d'une canaa,nite et de
la scortation de Juda avec sa hru, - Gen. XXXVIII, - ils répon­
dent que ce n'était pas une scortation; mais quand on réplique
que cependant Juda a commandé qu'on la fît sortir à cause de sa
scortation et qu'on la brùlàt, ils s'en vont pour se consulter, et
après la cousultaLi-on ils disent que ce fut seulement le Lévirat,
qu'Onan son second fils, et Schélah son troisième fils, n'avaient
pas rempli; et ils ajoutent qu'un très-grand nombre d'entre eux
~ont de la Tribu de Lévi, à qui fut dOIiné le sacerdoce; il suffit~
disent-ils que nous soyons tous sortis d'Abraham. Quand on leur
dit que dans la P~role il y a intérieurement un sens spirituel dans
lequel il est beaucoup question du Christ ou Messie, ils répondent
qu'il n'en est pas ainsi; mais quelques-uns d'eux disent qu'inté­
rieurement dans la Parole, ou au fond de la Parole, il n'y a que
de l'or: sans parler de plusieurs autres choses semblables.
• • • • *
846. (1 Un jour, je fus élevé quant à mon Esprit dans le Ciel-.
» Angélique, et là introduit dans une Société; et alors quelques­
" uns des Sages dè cette société s'approchèrent de moi, et me di­
)1 rent: cc Qu'y A-T-IL DE NOUVEAU DELA TERRE? )) Je leur dis: (1 Il

.. Y a cela de Nouveau, que le Seigneur a révélé des Arcanes qui


", en excellence surpassent les Arcanes révélés depuis le commen­
Il cement de l'Église jusqu'à présent. Il Ils demandè'rent quels
Ȏtaient ces Arcanes; je dis: C(Les voici :(jJDans la Parole il
Il Y a dans toules et dans chacune de ces choses UN SENS SPI RI­
~ TUEL correspondant au Sens naturel, et la Parole par ce Sens
Il est la conjonction· des hommes de l'Église avec le Seigneur, et
"aussi la consociation avec les Anges; et la sainteté de la Parole
» réside dans ce Sens.C!1. Les CORRESPONDANCES, dont est com­
. II posé le Sells spirituel, ont été découvertes. Il Les Anges. deman­
Il dèrent si les habitants du globe savaient auparavant quelque
l).-chose des Correspondances. Je dis qu'ils n'en savaient absolu­
Il ment rien, et qu'elles étaient restées cachées depuis des milliers.
Il d'années, à savoir, d'epuis le temps de Job; et que chez ceux
• qui onL vécu dans ce temps, et auparavant l la Science des Cor­
JO respondances étaiL la Science des sciences, d'où leur venait la

iD, sagesse, parce que c'élait la Connaissance des choses Spiri­


408 LA. VILlIE
.. tuelles qui appartiennent au Ciel et à l'Eglise; mais que cetle
".Science, ayant été changée en Idolalrie, fut oblitérée et per­
l) due, d'après la Divine Providence du Seigneur, au point que
» personne n'en voyait aucune trace: mais que cependant elle

Il vient d'être dévoilée par le Seigneur, afin qu'il se fasse une


» conjonction des hommes de l'Eglise avec L\li-~Iême, et une COll­
.. sociation avec les Anges; et elles se font par la Parole, dans
"laquelle toutes et chacnne des choses sont des Correspon­
» dances. Les Anges furent ravis de joje de ce qn'il avait plu au

.. Seigneur de révéler ce grand Arcane si profondément caché


» pendant des milliers d'années; et ils dirent que cela avait été
Il fait, afin que l'Eglise Chrétienne qui est fondée sur la Parole,

» et qui e~t maintenant à sa fin, revive de nouveau, et tire son

"Esprit du Seigneur par le Ciel. Ils s'informèrenl si par cette


n Science il a été dévoilé aujourd'hui ce que signifie le BAP­
» TÈ~IE, et ce que signifie la SAINTE CÈNE, sur lesquels jusqli'à
li présent on a pensé des choses si diverses; et je répondis que
» cela a été dévoilé.Q!.1. Ensuite je dis qu'aujourd'hui il a été
fait des révélations par le Seigneur sur LA VIE DE L'HomIE
'"J.PRÈS LA MORT. Les Anies dirent: Quelles révélations sur la
ft

li" Vie après la mort? Qui ne sait que l'homme vit après la mort? "

.... Je répondis: « On le sait, et on ne le sait pas; on dit que c'est.


» non pas l'homme, mais l'Ame de l'homme, et que celle-ci vit
)l esprit; et de l'esprit on s'est formé une idée comme du vent ou
D de l'éther, et l'on croit qu'elle ne vit homme qu'après le jour

" du Jugement Dernier, et qu'alors les choses èorporelles, qu'on a


» laissées dans le Monde, quoique rongées par les vers, les rats et
» les poissons, seront rassemblées et de nouveau rétablies en forine

» de corps, et que les hommes ressusciteront ainsi, » Les Ange


)i dirent.: Comment donc? Qui est-ce quine sait pas que l'homme
ft

.. vit homme après la mort, avec celte seule di/f~rence, qu'alor


» il vit homme substantiel, et non homme matériel comme aupa­
)1 ravant, et que l'homme substantiel voit l'homme substantiel,
» absolument comme l'homme matériel voit l'homme matériel, et,
" qu'on n'y connait pas une seule différence, excepté qu'on est
Il dans un état plus parfait. (lYJ Les Anges firent cette question:

« Que sait-on sur notre Monde, et sur le CIEL et l'ENFER?» J6


RELIGION CHRÉTIENNE. 4.09
» répondis qu'on ne savait rien; mais qU'aujourd'hui il a éLé dé­
.. voilé par le Seigneur quel est le Monde dans lequel les Anges
» et les Esprit vivent, :tinsi quel est le Ciel et quel est l'Enfer;
Il puis ·aussi que les Anges et les Esprits sont en conjonction avec

" les hommes, ouLre plusieurs Merveilles sur ces sujets. Les Anges
Il se réjouirent de ce qu'il a plu au Seigneur de faire ces révélations,

Il afin que l'homme ne soit plus par ignorance dans l'incertitude sur

Il son immortalité(V. De plus, je leur dis: « Il a été révélé aujour­

II d'hui par le Seigneur, que dans votre !\Ionde il ya un autre So­

" LEIL que dans le nôtre; que le Soleil de votre ~Ionde est pur
" Amour, et le Soleil de notre Monde pur Fen; que c'est pour
.. cela que tout ce qui prQcède de votre Soleil, puisqu'il est pur
.. Amour, tient de la Vie, et que tout ce qui procède du nôtre,
Il puisqu'il est pur Feu, ne tient rien de la vie; et que de là vient

Il la distinction entre le SPIRITUEL et le NATUREL, distinction


.. qui, jusqu'à présent inconnue, a été aussi dévoilée. Ces révéla-"
.. tions ont fait connaître d'où vient la Lumière qui éclaire de sa­
» gesse l'Entendement humain, et d'où vient la Chaleur qui em-

II brase d'amour la Volonté humaine.~-:) En outre, il a été dé­

li voilé qu'il y a Trois Degrés de la vie, et que par suite il y a


)
" trois Cieux; que le Mental de l'homme a été distingué en ces
l "trgis Degrés, et que par suite l'Homme comspond aux tr~s
l. Cieux. » Les Anges dirent: (< Est-ce qu'on ne savait pas cela":IU-.
" paravant? .. Je répondis qu'on avait connaissance des Degrés
» entre le plus et le moins, mais qu'on ie savait rien des Degrée.
» entre l'antérieur et le postérieur.(y!Ü Les Anges demandèrent
Il si, outre ces choses, il en avait été révélé plusieurs autres. Je
.. répondis qu'il en avait été révélé beaucoup, à savoir: Sur LE
l) JUGEMENT DERNIER;" sur LE SEIGNEUR, qu'il est le Dieu du Ciel
1) et de la Terre, qu'il n'y a qu'un seul Dieu et en Personne et en

.. Essence, en qui est la Divine Trinité, et que ce Dieu est le Sei­


" gneur; puis, sur LA NOUVELLE ÉGLISE qui doit être instaurés
» par Lui, et sur LA DOCTRINE de celle Église; sur LA SAINTETÉ
"DE I:ÉCRITURE SAINTE; que l'Apocalypse aussi" a été révélée;
" et de plus sur LES HABITANTS DES PLA~ÈTES, et sur LES TERRES
» dans l'Univers; ouLre plusieurs révélations Mémorables et Mer­
» veilleuses du Monde spirituel, par lesquelles beaucoup de
no LA. VRAIE

.. choses qui appartiennent à la sagesse ont été dévoilées du


.. Ciel. «

. 84i. " Ensuite je dis aux Anges qu'il avait encore été révélé"
Il quelque chose dans le Monde par le Seigneur; ils demandèr~nt
» ce que c'éLait; je répondis que c'était sur L'AMOUR VRAIMENT~
Il CONJUGAL, et sur ses Délices spirituels; et les Anges dirent: « Qui·

)l no sait que les délices de l'Amour conjugal surpassent les dé­


»lices de tous les amours? et qui ne peut concevoir que toutes
» les béatitudes, touLes les félicités et toutes les plaisirs qui puissent

Il jamais être donnés pu le Seigneur, ont été rassemblés dans un~

Il certain amou·r, parce que cet amour corre..sp~nd à l'Amour du Sei­

l) gneur et de l'Église, et que le Réceptacle de ces choses est l'Amour.

» v);iment Conjugal, qui peut les recevoir et les percevoir en un,


» Sens plein? » Je répondis: « Les hommes ne savent pas cela, parce:
)l qu'ils ne se sont pas adressés au Seigneur, et qu'en conséquence
Il-ils n'ont pas fui les Convoitises de la chair, et ainsi n'ont pas­
Il pu êlre régénérés; or l'Amour vraiment conjugal vient unique..,
» ment du Seigneur, et est donné à ceux qui sont régénérés paIl<
» Lui; et ce sont aUiisi ceux-là qui sont reçus dans la Nouvelle·
)1 Église du Seigneur, entendue dans l'Apocalypse par. la Nouvelle·

l) Jérusalem. » A cela. j'ajoutai: « Je doute que dans le Monde au­


» jourd'hui on veuille croire que ceL Amour en lui-même soit spi­

l) rituel el vienne ·de la Religion; et cela, parce qu'on ne conserve·

" de lui qu'une idée corporelle: c'est pourquoi. comme· cet AmoH(t.
" est selon la Religion, il est spirituel chez les spirilUels. naturel
» chez les naturels, et ent.ièrement charnel chez les adultères.
848. Il Les Anges étaient très-réjouis de tout ce qu'ils venaient
)l d'entendre, mais ils perce\'aient de la tristesse en moi; et ils me.
Il demandèrent d'où me venait celle tristesse; je leur dis: " De ce

II que ces Arcanes aujourd'hui révél~s par le Seigneur, quoiqu'en.

»-excellence et en dignité ils surpassent les Connaissances divul­


Il guées jusqu'à ce jour, sont néanmoins regardés sur la Terre.

» comme n'ayant aucune importance. )1 Les Anges en furent éton...:


Il nés, et ils demandèrent an Seigneur qu'il leur fût permis de<

lI. pOl'terleul's regards sur le Monde; el ils y regardèrent, eL voici,

II il n'y avait que des ténèbres: et il leur fut dit d'écrire ces Ar­

)l- canes sur un Papier, et que le Papier serilit jeté sur. la. Terre, eb:,
RELIGION CHRÉTIENNE ..
» qu'ils verraient un prodige; et il fut fait ainsi, et voici, le Papier
" sur lequel ces Arcanes avaient été écrits fut jeté du Ciel, et dans
Il sa chute, pendant qu'il était encore· dans le Monde spirituel, il

l> brillait camme une Etoile; mais lorsqu'il tomba dans le Monde
.... naturel, la lumière disparaissa-it:; et, à me~lire qu'il tombait, elle
» s'obscurcissait: et, quand il eut été ~nvoyé par les Anges dans
,,.- des Assemblées où étaient des savants et des érudits d'entre les
» Ecclésiastiques et les Laïques, il fut entendu de la part de plu-
» sieurs un murmure au milieu duquel on distinguait ces mots:
» Qu'est-ce que cela? est-ce quelque chose? Que nous importe que
Il nous sachions ces choses ou que nous ne les sachions pas? Ne

» sont-ce pas des productions du Cerveau? » Et il semblait que


») quelques-uns prenaient le P'apier et le p1iaient, le roulaient et
JO le déroulaient entre leurs doigts; et aussi, que d'autres le dé-
Il chiraient et voulaient le fouler aux pieds; mais ils étaient em-

» pêchés par le Seigneur de commettre cette action coupable, et


» il fut ordonné aux Anges de retirer ce papier et de le garder; et
Il comme les Anges étaient ùevenus tristes et pensaient: Cl Jusques

l> à quand cela durera-t-il? » il leur fut dit: " JUSQU'A UN TE~IPS,
» ET DES TE~IPS, ET LA MOI1JE D'UN TEMPS. Il - Apoc. XII. 14.
849. II Après cela, j'entendis sortir des lieux inférieurs un mur-
l> mure hostile, et en même temps ces paroles: « FAIS DES MI-
l> RACLES ET NOUS CnOIRONs. Il Et je répliquai: « Ne sont-ce pas l't
» des Miracles? Il Et il fut répondu: « Non, ce ne sont pas des Mi-
» racles. II Et je leur dis: Quels Miracles voulez-vous donc?- » Et
»ils dirent: «Manifeste et révèle les choses à venir, et nous au-
i> font la foi. Il M:lis je répond is:
lC De telles révélations ne vien-
. Il nent pas du Seigneur, parce qu'autant l'homme connaît l'ave-
» nir, autant sa raison et son entendement, avec la prudence et
II la. sagesse, tomhent dans l'inaction, s'engourdissent et ~e dé-

» truisent.» Et j'adressai celle autre question: lC Quels autres


» Miracles ferai-je? Il Et alors on cria: .. Fais-en de semblables à

» ceux de Moïse en Egypte... Et je répondis: <c Peut-être, en les


)) voyant, endurciriez-.vous \'os cœurs comme Pharaon et le!;
)) Egyptiens? » Et il fut répondu: " Non. » Et de nouveau je dis:
Cl Assurez-IDOi que vous -ne danserez pas autour du veau d'or, et

)) ne l'adorerez pas, comme les descendants de Jacob le firent, un


412 LA VRAIE
"mois après avoir vu toute la Montagne de Sinaï en feu, et avoir
" entendu Jéhovah Lui-Même parler du milieu dn feu; ainsi, après
" le Miracle qui était le plus grand de tous. » - Le Veau d'or
» dans le sens spirituel est la Volupté de la chair; - et il fut
" répondu des Lieux inférieurs: « Nous ne serons pas comme le~
)l de~cendants de Jacob.» Mais alors j'entendis qu'il leur fut dit
II du Ciel: « Si vous ne croyez pas Moïse et les Prop~ètes, c'est­
» à-dire, la Parole du Seigneur, vous ne croirez pas, d'après les
» Miracles, plus que l'es descendants de Jacob dans le désert, ni
l) plus qu'ils n'ont cru, lorsqu'ils ont vu de leurs propres yeux les
)l Miracles faits par le Seigneur Lui-Même, quand il était dans le

» Monde.»
850. l) Ensuite, je vis mon 1er des Lieux infél'ieurs, d'où ces pa­
l) roles avaient été entendues, quelques Esprils qui, s'adressant à
" moi d'un ton sévère; dirent: « Pourquoi ton Seigneur t'a-t-il ré­
" vélé, à toi qui est Laïque, et non à quelque membre du Clergé,
" les Arcanes que tu viens d'énumérer en une si longue série. » A
l) ces mots je répondis: C'est que cela a pin au Seigneur qui m'a
)l préparé à celte fonction dès ma première jeunesse; toutefois,
,. me reportant en arrière, je vous adresserai celle question: Pour
II quoi le Seigneur, lorsqu'il était dilns le Monde, a-t-il choisi pour

II Disciples des Pêcheurs, et non quelques-uns des Docteurs de la


.. loi, des Scribes, et des Prêtres ou Rabbins? Agitez cela entre
.. vous, et concluez d'après le jugement, et vous en trouverez la
)) raison ... Celte réponse fut suivie d'un murmure, et ensuite il y
» eut silence.

851. » Je prévois que beaucoup de ceux qui liront les Mémo­


)) l'ables, placés dans cet ouvrage à la suite des Chapitres, croiront·
II que ce sont des inventions de l'imagination; mais j'affirme dans
)l la vérité que ce sont des choses, non pas inventées, mais véri­
II tablement vues et entendues, non pas vues et entendues dans

II un certain État du Mental assoupi, mais dans un État de pleine

)) veille: en effet, il a plu au Seigneur de Se manifester Lui-Même


II à moi, et de m'envoyer pour enseigner les choses qui appar­
,. tiendront à sa Nouvelle Église, laquelle est entendue dans l'A­
» pocalypse par la Nouvelle Jérusalem; c'est pour cette fin qu'il a

l) ouv~rt les intérieurs de mon Mental ou de mon Esprit; par là il


RELIGION CHRÉTIENNE. 4i3
» m'a été donné d'être dans le Monde spiriluel avec les Anges, et
» en même temps dans le Monde naturel avec les Hommes, et
» cela continuellement depuis Vingt-sept Ans. Qui aurait su dans

_» le Monde Chrétien quelque chôse sur LE CIEL et sur L'ENFER,


» s'i! n'avait prus au Seigneur d'ouvrir à quelqu'un la Vue de son

» esprit, et de le lui montrer et enseigner? Que des choses telles


» que celles qui ont été décrites dans les MÈ~IORABLES, apparais­

» sent dans les Cieux, on le voit clairement par les choses sem­
» blables, qui out été vues et décrites dans l'Apocalypse par JEAN,
» et aussi par celles qui ont été vues et décrites- dans la Parole de
» l'Ancien Testament par les PROPHÈTES. Dans l'ApOCALYPSE:
» Jean a vu le FILS DE L'HOMME au milieu des sept Chandeliers;
»Il a vu un Tabernacle, un Temple, une Arche, un Autel dans le
» Ciel; un Livre scellé de sept sceaux, ce livre ouvert et des Che­
" vaux qui en sortaient; quatre Animaux autour d'un Trône
»douze mille Elus de chaque Tribu; des Sauterelles qui mon·
» taient de l'abîme; nne Femme qui enfanta un Fils mâle, et qui
» s'enfuit dans le désert à cause d'un Dragon; deux Bêtes mon­
» tant, l'une de la mer, l'autre de la terre; un Ange qui volait au

» milieu du Ciel, ayant l'Evangile éternel; une Mer de velTe mêlée


» de feu; sept Anges ayant les sept dernières plaks; des Coupes
" répandues par eux sur la terre, sur la mer, sur les fleuves, sur
JO le soleil, sur le trône de la bête, sur l'Euphrate et dans l'air;
" une Femme assise sur une Bête .couleur d'écarlate; le Dragon
» jeté dans un étang de feu et de soufre; un Cheval blanc; un
» grand Souper; un Nouveau Ciel et une Nouvelle Terre j la Sainte
"Jérusalem descendant du Ciel, décrite quant à ses portes, à sa
» muraille et aux fondements de sa muraille; puis un Fleuve
» d'eau de la vie, et des Arbres de vie qui portaient du fruit cha­
» que mois, outre plusieurs choses qui toutes ont été vues par
» JEAN, et vues pendant qu'il était, quant à son esprit, dans le
» Monde spirituel et dans le Ciel; outre celles qui ont été vues par
» les ApOTIlES après la résurrection du Seigneur, celles qui ont

II été vues ensuite par PIERRE, - Act. Apôt. XI; - et celles qui
II ont été vues et entendues par PAUL. De plus, dans l'Ancien
1) Testament, celles qui on t été vues par les PROPHÈTES; par
» exemple, ËztCHIEL, a vu quatre Animaux, qui étaient des Ché­
414 "LA VRAIE
.. rubins, - Chap. 1 el X; - un_ Nouveau Temple el une Nouv.el~e
» ·'Ferre, el un Ange qui les .mesurait, -"Chap. XL à XLVIII;_

Il jl a été transporté à Jérusalem, et il y a vu des abominations;


" et il ful aussi transpol'té dan's la Chaldée, - Chap. VIII el XI.
Il - La même chose est arrivée à Zacharie; il a ~u un Homme. à
Il cheval en lre des myrtes, - I. 8, et suiv. ; - il a vu quatre Cornes,
Il et ensuite un Homme avec un cordeau :de mesure à la main, ",.-

.. Il~ ; - il a vu un Rouleau qui volait el un Éphab, - V. i, 6; =-


Il il a vu quatre Chars entre deux montagnes, el des Chevaux, ..,-

» VI. 1 el suiv. - Il en est de même de DANIEL: il" a . vu quat,re


: >l Bêtes Illontant de la mer, - VIII. 1, et suiv. ; - il a vu le Fils
~ " deJ'homme venant dans les nuées du ciel, Dont la Domination
» ne passera point, et Dont le Royaume ne périra point, - VII.
Il 13,1.4; il" a vu les comba!s d'un Bélier et d'un Bouc,·- VIII.

» 1 et suiv. ; - il a vu l'Ange Gabriel, et il a parlé avec lui, ~


' » IX. - Le serviteur d'Élisée a vu des Chariots el des Chevaux de
» feu autour d'Élisée, et il les a vus lorsque ses yeux eurent été

» ouverts, - II Rois, VI. 17. - D'après ces exemples, et plusieurs


» autres qui sonl dans la Parole, il est constanl que les choses qui

Il existent dans le Monde spirituel ont apparu à plusieurs avant


)1 et après l'avènement du Seigneur; qu'y a-t-il donc d'étonnant

)) qu'elles apparaissent encore à présent que l'Église commence,


" ou que la Nouvelle Jérusalem descend du Ciel? »
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T,,'""'-l,. Ir
RELIGiON 'OHR~TIENNE.
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"1Î-t!. ,-ê. A Mil"'; i~é S.
INDEX GÊNËRkL DES' CONTENUS.
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1"'''''112- :r ~
I:? ----.. .
ta Foi d'u Nouveau Ciel 'et de la. Nouv~èlle ÉgNse dans la forme
"lniverselle'el d3ns la fàl'me 'parti()ulière,'N?S, t à 'S. \A. f'

CHAPITRE 'r.

".
-_1r_,
.- _-
J"
V·1~
1

1 • Il l,t;,I ('II Il .•
1. Toute l'Écriture Sainte, et par suite toutes les doctrines des
Églises dans le Monde Chrétien, enseignent qu'il y a un Dieu, et
ql!e Dieu est 'Un, ,N°" 5 à, 7.
2. L'influx universel, procédant de Dieu dans' les âmes des
(. hommes·J.-est ,qu'il Yrla un Dieu et qu'il est Un, N° 8.
3. De.là vientJ,que dans 'le Monde entier il n'y a, pas u'1~ ~a­
ti,oon, ay,atlt lUne Reli.gion el unellRaisQo saine,l' qui ne reco,!uaisse
Dieu, et que Diell estUn, N°S 9, to.
4d.. el,NâJti(}Ds et .les Peupl~s ont eu et ont, d'a:prè~ plusieurs
causes, des opinions difféfen~~s, sur la q\lalité de ce Dieu' Un N° i~L j

, @,.' f,a11R:ai~on~,,11Uql:aige:,1 d;~près un" gr;lnQ. 1Dombre de ,choses


<liln~, ,le':l\loqd~, peu,t perAeV,o,ir et conclure, ~i' elle "le veut, qu'JJ,y
alun Die,u, et qu'il ~st UIiI'lN° " S i~,h13\
6,.1 ~iiLn'y·'avi:l.it pas, Un ;$eult Dieu, l'Unive,rs ,n,'aurait IPU :.ni être
(J~.réé~ ni;#re·cgns,erv,éo, N° 1.3. 1,,1 " 1 •

7. L'homme qui ne r~confla~t 'pa,~1 Dieu est" el(c~munié 'de l'É­


/'igtise ~tiqanmé",N,°IH'" \;
~"Rie:n,~e:J!Égl;iseln:e~t en eobér~flce chez Th()!Dme, qui ..reçon­
nait, non un seul Dieu, mais plusieurs dieu,x,.,Ne {5.
,.
u..- (''''''''''
~ 1 - - Ir t.'1-:; i
4:16 LA VRAIE
1

t;nv... r
Du Divin Être, qui est Jéhovah. -_._~. cz..~

1. Ce Di~u Un est appelé Jéhovah d'après l'Être, par consé­


quent, parce que seul il Est, il a Été et il Sera, et parce qu'il est
le Premier elle Dernier, le Commencement et la Fin, l'Alpha et
l'Oméga; N° 19.'
2. Ce meu Un est la Subsistance même et la Forme même, et les
Anges et les Hommes sont des substances et des formes ,«'a,près
L~i; et autant ils sont en Lui et Lui en eux,' autant ils sont ses
Images et ses Ressemblances, N° 20.
3. Le Divin Être est l'Être en Soi, et en même temps l'Exister
en Soi" N°S 21, 22.
4. Le Divin Être et Exister en Soi, ne peut produire un autre
Divin, qui soit l'Être èt l'Exister en Soi, par conséquent un autre
Dieu de même Essence n'est pas,admi&S'ible, N° 23.
'5. La pluralité des Dieux dans les Siècles anciens, et aussi de
nos jours, n'a existé que parce qu'on n'a pas, compris le Divin'
Être, N° 24. .-' '3" - 3
I/h.-... Mi2"'(:""QL~Uo- N~ 2. ~ .- 'u; - - '-, 10 l'i P-i
[Je l'Infinité, ou de l'Immensité et de l'Eternité de Dieu. it- ~. "3

1. Puisque Dieu Est et Existe en Soi, et que toutes choses dans

l'Univers sont et existent d'après Lui, il est Infini, N° 28.

~. Puisque D'ieu 3' été avan'tle Monde, ainsi avant i"origin'e des

Espaces et des Temps, il est Infini, N~ 29.

3. Depuis q'ue le Monde a été fait, Dieu est dans l'Espace ,sans

espace, et dans le Temps sans temps, N° 30. '

4. Relativement aux Espaces l'Infinité, est appelée Immensité,

et relativement aux Temps elle est appelée Éte'rnité; et bien qu'il

y ait ces rapports, cependant il n'y" a ni'en 'de l'espace dans l'IIil­

'mensité de meu, ni· rien du temps dans l'Éternité de.Dieu, N° 31.

5. La Raison, illustrée par un grand ,nombre de faits dans le


, Monde, peut voirll'Infini'té de' Dieu'. N° 32.'
6. Tout ce qui a été cré'é est Fini~ et l'Infini est dans les ,finis

commé dans des Réoeptacles, et dans 'les Hommes comme dans

ses Images, N9 8 33, 34.

,/1 .; ..-.
Vh--.. 1 U2 ""- ,:>,~ ~..lc... If;" S '::> --t. L
St::-o$ ~
,.-.-e.. _-,­
--rD'
RELIGION CHRÉTiENNE. 417

'l6n-.L:.:E
De l'Essence de Dieu, Essence qui est le Divin Amour et la
Divine Sagesse. ~ 5g 0

t. Dieu est l'Amour même et la Sagesse même, et ces deux font

~on Essence, N° 37.

2. Dieu est le Bien même et le Vrai même, parce que le bien­

appartient à l'Amour, et que le Vrai appartient il la Sages~e, N° 31'S.

3. D~eu, étant l'Amour même et la Sagesse même, est la' Vie'

même, qui est la Vie en Soi, N°' 39, 40. •

4. L'Amour et la Sagesse en Dieu font un, N°' 4t, 42.


5. L'essence de l'amour est d'aimer les autres hors de soi, de

vouloir être un avec eux, et de les rendre heureux par soi, N°' 43,

.44, 45.

6. Ces Essentiels oe l'Amour Divin ont élé la cause oe la Créa­

lion de l'Univers, et sont la cause de sa Conservation, N°S 46, 47.

lA--- 11.L-;"" 0 ~ ~ 4.. /lU 4-9 - - - ~, -:fI ...- 80

• De la. Toute-Puissance, de la Toute"Science et de la l'oute­


P1'ésence de Dieu. ~. 8 '

t. La Toute-Puissance, la Toute-Science et la Toute-Présence

appartiennent à la Divine Sagesse d'après le Divin Am~ur, N°S 50,

St.

2. La Toute-Puissance, la Toute-Science et la Toute·Présence

de Dieu ne peuvent être connues, si l'on ignore ce que c'est que

l'Ordre, et si l'on ne sait pas relativement à l'ordre, que Dieu est

l'Ordre, et qu'il l'instant de la Création il a introduit l'Ordre, tant

dans l'Univers que dans toutes et dans chacune des choses de l'U­

nivers' N°S 52 il 55.

a. La TOtlle-Puissance de Dieu, tant dans l'Univers que dans

toules et dans chacune des choses de l'Univers, procède et opèl'e

selon les Lois de son ùl'dre, N°s 56 à 58.

4. Dieu est Tout~Sachant, c'eit-à-dire qu'il perçoit, voit et sait

toules choses, tant en ~énéral qu'en particulier, jusqu'aux plus

minutieuses qui sont faites selon l'Ordre; et aussi d'après cellès­


~ ~
418 <);f"J--Z
LA VRAIE
ci toutes celles qui sont faites contre l'Ordre, N°S 59 à 6'1.
5. Dieu est Tout-Présent depuis les Premiers jusqu'aux Der­
niers de son Ordre, N°S 63, 64.
6. L'Homme a été créé forme de l'Ordre Divin, N°S 65 à 67.
7. AUlant l' Homme vit selon l'Ordre Divin, autant' il est dans
la puissance contre le mal et le faux d'après la Divine Toute·Puis­
s:mce, et autant dans la sagesse sur le Bien et le Vrai, d'après la
Divine Toute-Science, et autant danR Dieu d'après la Divine Toule­
Présence, N°S 08 à 70.
fl1..p._ -....... "'~4~5 N'-'" 1-/ ~+tr - ;·'r./ Oo

-r"
J'1.c'.5 /J

01
De la C1'éation de l'Univers.
' °.5
Personne ne peut se former une idée juste de la Créèltion de
l'Univers, si quelques connaissances générales données d'avance
ne mettént pas l'Entendement dans un état de perception; voir
ces cOllnai~sances, N° 75.
La Cr:éation de l'Univers eRt décrite .par cinq MÉMORABLES',
N°S 76, 77, 78, 79, 80. ~ rr-
lïO.: 12.~

\ CHA~TRE II.

1 Du SEIGNEUR RÉDEMPTEUR. - - - - - ­
~I""-LJ.
r0 J,2'

1. Jéhovah Dieu est descendu et a pris l'Humain pour racheter


et sauver les hommes, N°S 82 à 84.
2. Jéhovah Dieu est descendu comme Divin Vrai, qui est la Pa­
role, et cependant il n'a point séparé le Divin Bien, N°S 85 à 88.
3. Dieu a_pris l'Humain selon son Ordre Divin, N°S 89 à 91.
4. L'Humain par lequel Dieu s'est envoyé dans le Monde est le
Fils de Dieu, N°S 92, 93, 94. .
5. Le Seigneur ilar les actes de, la R.égemption "s'est fait la Jus­
tice, N°S 95, 96.
,6. Le S~igneur, par les mêm~s al.'Jes, S'est uni au Père, et le
Père. S'est u,ni àJL,ui, N°' ~9~ à 100..
~~­
RELIGION CHRÉTIENNE. 4.19
7. Ainsi Dieu a été fait Homme, et l'Homme Dien en une seule
Personne, N°S 101 à 103.
8. La progression vers l'uniou a' été l'état de son Exinanition,
et l'Union elle-même est l'élat de sa Glorification, N°S 104 à 106.
9. Désormais nul d'entre les Chrétiens ne vient dans le Ciel.
sinon celui qui croit au Seigneur Dieu Sauveur, et qui s'adresse à
Lui Seul, N°S 107, 108.
10. Corollaire, sur l'État de l'Église avant l'Avènement du Sei-
gneur, et sur son État après cet Avènement,'N° 109. __ .,.,
cD l4A..~ rvr....::'""" ~.f.tz-5 N '..1 /1 0 ~ J 13
f\JO, rI' 1 ~ 'j.. /11'

(1' :q+
· De la Rédemption.

1. La Rédemption même a été la subjugation des Enfers et l'or-


dination des Cieu.x, et par l'une et l'autre la préparation fi une
Nouvelle Église spirituelle, N°S 115, 116, 117:
2. Sans celle Rédemption aucun homme n'aurait pu être sauvé,
et les Anges n'auraient pu subsister dan$l'état d'intégrilé, N°S t 18,
H9, 120.
3. Ainsi le Seigneur a racheté non-seulement les hommes,
mais aussi les Anges, N°S 121, 122. .
4. La Rédemption a été une OEuvre purement Divine, N° 123.
1) Cette Rédemption elle-même n'a pu être fait.e que par Dieu
incarné, N°S 124, 125.
O. La Passion de la croix a été la dernière Tentation que le Sei-
gnel1r a subie comme Très-Grand Prophète, et elle a été le ll10Jen
<le la Glorification de son Humain, c'est-à-dire, 'de. l'union avee le
Divin de son Père, mais elle n'a pas été la Rédemption, N°S 126 à
131. '
i. La croyance que la Passion de la croix a été la Rédemption
elle-même, est l'erreur fondamentale de l'Église; et cette erreur,
jointe à l'erreur snI' les trois Personnes Divines de toute éternité,
a tellement perverti toute l'Èglise, qu'il ne reste rien de spirituel
en elle, N°S 132, 133.
rr
c? l;ol. .... t:::A:- ~ IV' :> """i, ~s '1 13 ~ ..:: /3 ':} - .2. DI;: 2./,
-G r>"-"- :I
420 LA. VRA.IE

CHAPITRE Ill.
---J"à,.-u-1.
DE L'EsPRIT SAINT FT DE LA DIVINE OPÉRATION. - f·~t+

f. L'Esprit Saint est la Divine' Vérilé, et alJssi la Dh'ine Verl..


et la Divine Opération, procédant de Dieu Uo, en qui eSt la Divine
Trinité; ainsi procédant du Seigneur Dieu Sauveur, N°' H9, t40,
tH,'
2. La Divine Verlu et la Divine Opération, qui sont entendues
par l'Esprit Saint, sont en général la Réformation et la Régénéra­
tion; et selon celles-ci, l'Innovation, la Vivification, la Sanctifica­
tion et la Justification ;et, selon ces dernières, la' Purification des
maux, et la Rémissio'n des péchés, et enfin la Salvatio,\, N°' 142 à
f45, .
3. Celle Divine Vertu et celle Divine Opération, qui sont en,,;
tendues pat l'envoi de l'Esprit Saint, chez les EccJési~stiques spé­
cialement, sont l'Illustration etl'Inslruction, N°' H6, H7, U8.
4. Le Seigneur opère ses Verlus dans ceux qui croient en Lui,
N°S H9, HW, 15L
5. Le Seigneur opère de Lui-Même d'après le Père, et non '/.lice
versd, N°S 153, 154, 155.
6. t'esprit de l'homme est son Menlal, et tout ce qui en pro­
cède, N°S 156, f 57,
Corollaire: il· n'est dit nulle rart dans l'Ancien Teslament que
les Prophètes ont parlé d'après le Saint-Esprit, mais il est dit qu'ils
ont parlé d'après Jéhovah-Dieu; il en est autrement dans le' Nou­
veau Testament, N° 108. ­
~~_C o/~ .. ,.,.,. .:..' rç1 .:::- J C - - fr-' ~ 3~.- ~5'5
RELIGION CHRÉTIENNE. 421
--";IY'-'-'I:
De la Divine Trinité. t' '2..5' S

t. Il Ya une Divine Trinité, qui est le Père, le Fils et l'Esprit


Saint, N° 5 164, t 65.
2. Ces Trois, le Père, le Fils et l'Esprit Saint, sont les trois Es­
sentiels d'ull seul Dieu, ql:li font un, comme l'Ame, le Corps et
t'Opêration chez l'homme, N°S 166 à 169. .
3. Avant le Monde créé il n;y avait pas celle TriniléJ mais apl'ès
lè 'Ionde créé, quand Dieu a été incarné, elle ,a été pourvue ct
faite, et alors dans le Seigneur Dieu Rédempteur et Sauveur Jésus­
·Christ, N°S 00,171.
4. La Trinité desDivines Personnes de toute éternité, ou avant
'Je Monde créé, est dans les idées de la pensée une Trinité de
Diëux, et l'idée de trois Dieux ne peut êtreetfacee par la confes­
sion orale d'un seul Dieu, N°' 172, 173.
5. La Trinité des Personues a été inconnue dans l'Église Apos­
tolique, mais elle a été tirée du Concile de Nicée, et pa.r sui te eIle
~ été introduite dans l'Église Catholique- Ronuine, et est passée
{Ïe.Jà dans les Églises qui s'en son t séparées, N°s 174 à· 176.
6. De la Trinité Nicéenne et en même temps Athanasienne est
.sortie la Foi qui a perverti toute l'Église Chrétienne, N°' 177, 178.
7. De là résulte que cette Foi eSt l'abomination de la ·désola­
tion, et l'affliction teIle qu'il n'yen a pas eu et qu'H n'yen aura
pas, 'que le Seigneur avai t prédites dans Daniel, dans les Évangé­
listes et dans l'Apocalypse, N°S 179., 180, 18t..
, 8. Puis ceci, que si un Nouveau· Ciclet une Nouvelle Église
n'étaient pas fondés par le Seigneur, aucune chair ne serait sau­
vée, N° H!~.
9. De la Trinité des Personnes, dont chacune en particulier est
Dieu, selon le Symbole d'Athanase, se sont élevées sur Dieu un
.grand nombre d'idées discordantes et hétérogènes, qui sont des
phantaisies et des avortements, N°' 183, 184.
r",.....J::;: -rt:,..... O/\Jo- L,~ N '-l l'g S-:: (7?~ - - l'r %.~~ - 21(
422 LA VRAIE

CHAPITRE IV.
-r.~Î

DE L'ÉCRITURE SAINTE OU DE LA PAROLE DU SEIGNEUR. -/,,2.q 2.


1. L'ÉcritLre Sainte ou la Parole. est le Divin Vrai même, N°S
189 à 192.
2. Dans la Parafe il ya un Sens spirituel, ignoré jusqu'à pré­
sent, N° :1.93.
- Ce que c'est que le Sens spirituel, N° :1.94.
- Ilu Seigneur procèdent lc Divin Céleste, le Divin Spirituel
et le Divin Naturel, N° :1.95.
- Le Sens spirituel est dans tou les et dans chacune des
cllOses de la Parole, démontré N°S 196, 197, i 98.
- Le Seigneur, quand il était dans le Monde, a parlé par
CorrespondanCes, ainsi spirituelleme,nt aussi lorsqu'il parlait
naturellement, N° :1. 9U .
.- C'est d'après le Sens Spirituel que la Parole a été Divine­
ment inspirée, et est sainte dans chaque mot, ND 200.
- Le Sens spirituel de la Parole a été igooré jusqu'~l pl'ésent~,
inais chez les Anciens il était connu; des Correspondances chez
ceux-ci, N°S 201 à 207.
- Le Sens spirituel de la Parole ne sera donné désormais
qu'à celui qui est par le Seigneur dans les vl'ais réels, N° 20$.
- Merveilles conc~rnant la Parole d'après son Sens spiritueJ~
N° 209.
3. Le Sens de• la lettre de la Parole est la dase, le Conlenant et "­
l'Affermissement de son S~ns Spirituel et de son Sens Céle:;tc.
N°S 2iO à 2\,3. ~.
4. Le Divin Vrai dans le sens de la lettre. de la Parole eSI dans
son Plein, dans son Saint et dans sa Puissance, N°' 2i 4, 215~
216.
- Les Vrais du Sens de la lettre de la Parole sont entendus
par l~s Pierres précieuses, dont étaient composés les fonde­
/p""'""-T
RELIGION CHRÉTIENNE. 423
ments de la Nouvelle Jérusalem, comme il est dit dans l'Apoca­
lypse; et cela d'après la Correspondance, N° 2i i .
. .:. . . Les Biens et les Vrais de la Parole dans la sens de sa lettre
sont entendus par l'Urim et le Thumin sur l'Éphod d'Aharod,
N° 2i8.
- Les mêmes Biens et les mêmes Vrais sont entendus par
les Pierres précieuses dans le Jardin d'Éden, où il est dit, dans
Ézéchiel, que le Roi de Tyr avaiL été, N° 219.
- Les Vrais et les Biens (lans les derniers, tels. qu'ils sont
dans le sens de la lettre de la Parole, ont été représenrés pa'r
les Rideaux, les Voiles et les Colonnes du Tabernacle, N° 22(1.
- Les mêmes Vrais et les m';mes Biens sont pareillement
entendus par les Externes du Temple de Jérusalem, N- 22t.
- La Parole dans sa Gloire a élé représentée dans le Sei­
gneur, lorsqu'il a été transHguré, N° 222.
- La puissance de la Parole dans les derniers a été repré­
senlée par les Naziréens, N° 223.
- De ['ineffable Puissance de la Parole, N° 224.
5. [.a Doctrine de l'Église doit être puisée (lans le Sens de l~
lettre de la Parole, el être confirmée par ce Sens, N°S 225, 229',
2'0.· \
- La Parole sans la Doctrine n'est point eomprise, N°S 226,
227, '228.
- La Doctrine doit ~tre ptlisée dans le Sens de la lettre de
l~ Par'ole, et être confirmée par ce Sens, N° 229.
- Le Vrai réel, qui doit appartenir à la Doctrine, ne se mon­
,
tre, dans le Sens de la lettre de la Parole, qu'à ceux qui sont
.dal}s l'illustration par le Seigneur, N°S 23f, 232, 233.

~ (, 6. Par le Sens de la leltre de la Parole il y a conjonction avec le

Seigneur, et consociation avec les Anges, N°S 234 il 239. '


7. Dans tous les Cieux il y a la Parole, et par suite il y la Sa­
gesse Angélique, N°S 240,24:1.,242.
8. L'Église existe d'après la Parole, et tel est l'entendement d:é
la Parole chez l'homme, telle est l'Église chez lui, N°S 243 à 247'.
9. Dans chaque chose de la Parole il yale Mariage du Seigneur
et de l'Église. et par suite le Mariage du Bien et du Vrai, N°S 248
à 253.

~.-... T
,4,24 .·LA VRAIE
10. Des Hérésies peu,vent être tirées du Sens de la lettre de la
Parole, mais les confiru;er est dangereux, N°S 254 à 260.
- Plusieurs choses dans la Parole sont des apparences du
vrai, dans lesquelles sont cachés les vrais réels, N° 257 .
" - De la contirmalion des apparences du vrai naissent des il­
lusions, N° 258.
- Le Sens de la leLLre de la Parole est une Garde pour, les
vrais réels, qui sont cachés en dedans, N° 260.
- Le Sens de la lettre de la Parole a été représenté,par les
"Chérubins,' et il est sign ifiépar eux dans la Parole, N° 260.
1 i. Le Seigneur dans le Monde a accompli toutes les choses de
la Parole, et par là il a été fait la Parole, c'est-à-dire, le Divin
Vrai, même dans les derniers, N°S 261, 262,263.
1.2. Avant celte Parole, qui aujourd'hui est dans le Monde, il y
a eu une Parole qui a été perdue, N°s 264, 265, 266.
13. Par la Parole la Lumière est même communiquée à ceux
qui sont hors de l'Église, et qui n'ont pas la Parole, N°S 267 à 272.
i4. S'il n'y avait pasune Parole, personne ne saurait qu'il y a

iun Dieu. un Oiel et un Enfer, une Vie après lIa mort, et personne

à plus forte raison ne connaîtrait le Seigneur, N°S ~73 à 276.

c....: 1 ~,"",o~!,te.s. N?: '-1'1- ....- ~'2S'1-' -- N' 3'+':')130

CHAPITRE V.
~,..;._ T'
iMTÉOIHSME Ou DÉCALOGUE, EXPPQUÉ QUANT A SON SENS EXTERNE
l'Il \' ET ~ SON SENS!NTERNE. ~----~ f '1~1'

~'1 "i. Le Décalogul':j. été l,a Sainteté mêm~ dans l'Él;lise Israélite;

de la sainteté de l'Arche da,ls laquelle était la ·Loi, N°S 283 à 286,.

2. LEl Décalogue dans le, sens de la lettre contient les préceptes


communs de doctrine et de vie, et daosle sens spirituel et le,. sens
iopl.este il contient universelle.ment tOllS les ,préceples, N°S 287 à
290.
" 3.PRE~IER PRÉCE~TE: " n',y, aura point à'autre Dieu devant

mesJapes, N°' ,291. à 296.

4. SECO'ND PRÉCEPTE: Tu ne prendras point le Nom de Jéhl}vah


RELIGION CHRÉTIENNE. 4;'21)

,ton Dieu en vain, car pour innocent ne tiendTapoint Jéhovah ce­


lui qui aura pris son Nom en vain, N°S 297 à 306.

, o. TROISIÈAIE PRÉCEPTE: Souviens-toi du jour du Sabb'athpour

"le sanctifier; six ,jours tu travailleras" et tu feras tOute ton œuvre,'

mais, le septième jour, Sabbath il Jéhovah ton Dieu, N°S 30t à 304..
6. QUA,TRIÈAIE PRÉCEPTE: Honore ton Père et ta Mère, afin que
soient prolongés tes jours sur la terre que Jéhovah ton Dieu le
-donne, N°S 305 à 308.
7. CINQUlÉME PRÉCEPTE: Tu ne tueras point, N°' 3091l 312.
8. SlXIÈ~IE PRÉCEPTE: Tu ne commettras point adultère, N°S 3 t3

2 3t6.

9. SEPnÉME PRÉCEPTE: Tu ne voleras point, N°' 3ii à 320.


10. HU,IT1È~1E PRÉCEPTE: Tu ne répondras point contre ton

prochain en faux témoin, N°s 321 à 324.

t ,1. NEUVIÈME ET DrXIÉ)IE PRÉCEPTE: .Tu ne convoiteras point.

la Maison de ton prochain, lu De convoiteras point l'Épouse de

ton prochain, ni son Serviteur, ni sa Servante, ni son Bœuf, ni son

Ani, ni aucune chose qui soit à ton Prochain, N°S 325 à 328.

t2. Les Dix Préceptes du Décalogue contiennent. tout ce qui

alJpartient à ramonr envers Dieu, . et tout ce qui appartient à l'a­


mour à l'égard du prochain, N°S 329 à 33L ~""-'--- 1

Qke-t::::-. ML;~rvJ,'.t.....J _. N':.. 3~L ..: 335" ~---- fr 4o'L}- 4-~S

CHAPITRE VI.
--n,nv.-:I
DE LA FOI.' f,4-3'

PRÉFACE: La Foi est le Premter par le temps, mais la Charité


est, le Premier par la fin, (le but j, N° 336.
cri La Foisalvifique est la Foi au Seigneur Dieu Sauveur Jésus-
Christ, N°S 337 à 339. .
- Parce 'qu'il est Dieu visible, dans lequel est I)ieu invisible.
N° 339.
!2.(La'Foi, en somme, est que celui qui viL bien, et ,cro.it selon
tes règles, est sauvé par le Seigneur,. N°' 340 à 342.
426 • LA 'VRAIE '7 'i:'

- Le Premier poinl dé la Foi en Lui est la Reconnaissance


qu'il est le FILS DE DIEU, N° 342.
m L'homme reçoit la Foi, par cela qu'il s'adresse au Seigneur,
. qu'il s'instruit des vérités d'après la Parole, et qu'il vit selon ces
vérités, N°S 343 à 348.
- De l'Èlre de la Foi; de l'Essence <Je la Foi; de l'État de la
Foi, et de la Forme de la Foi, N°S 344, et suiv.
- De la Foi· purement naturelle; c'est une persuasion qui
simule !:l foi, N°S 345 il 348. '
-.!7L'abond·\Dce des véri~és liées ensemhle comme en un fais­
ceau exalte et perfectionne la foi, N°' 349 il 304.
- Les Vérités de la foi sont multipliables il l'infini, N° 3~0.
- La disposition des Vérités de la foi est en séries, ainsi
comme en petits faisceaux, N° 3iH.
- Selon J'ahondance. et la cohérence des Vérités la foi est
perfectionnée, N°S 352, 353.
- Les Vérités de la foi, quelque nombreuses qu'elles soient,
et quelqu~ diflérentes qu'elles paraissent, font urt par le Sei­
gneur, N° 354.
- Le Seigneur est la Parole, il est le Dieu du .Ciel et de la
Terre, le Dieu.de toute Chair, le Dieu de la Vigne ou de l'Eglise,
le Dieu de la foi, et la Lumière même, la Writé et la Vie éternelle;
montré d'après la Parole, N° 354.
[j? La Foi sans la Charité n'est point la foi, et la Charité sans la
Foi n'est point la charité, et l'une et l'autre n'est vive qlie par le
Seigneur, N°S 251> il 261.
- L'homme peut s'acquérir la foi, N° 356.

- L'homme peut s'acquérir la charité, N° 357.

- L'homme peut aussi s'acquérir la vie de la foi et de la cha­


rité. N° 358.
- Cependant rien de la foi, rien de la charité, ni rien de la
vie de l'une et de l'autre ne vient de l'homme, mais tout vient
du Seigneur seul, N° 359.
- Différence entre la Foi naturelle et la Foi spiri.tuelle, celle­
ci est en dedans de celle-là par le Seigneur, N°' 360, 36i.
, ~I Le Seigneul', la Charité et la Foi font un, comme Il Vie, la
Volonté et l'Entendement dans l'homme; et, s'ils sont divisés, cha­
-r;~ '1'

RELIGION CHRÉTIENNE. 427


cnn est perdu, comme une perle réduite en poudre, N°S 362 à 367.
- Le Seigneur, avec tout son Divin Amour, avec loute sa Di . .
vine Sagesse, ainsi avec toute sa Divine Vie, influe ch,ez chaque
homme, N° 364.
- Par conséquent le Seigneur influe chez chaque homme avec
toute l'Essence de la Foi et de la Charité, N° 365.
- Ces choses qui influent du Seigneur sont reçues par l'homme
selon son état et sa forme, N° 366.
- Or, l'homme qui divise le Seigneur, la Charité et la Foi
n'es pas une forme qui reçoit, mais il est une forme qui détruit,
N° 367.
[fi Le Seigneur est la Charité et la Foi dans l'homme, et l'homme
est la Char!té et la Foi dans le Seigneur, N°S 368 à 372.
- Il Ya aV(ic Dieu une conjonction par laquelle l'homme a le sa­
Jut et la vie éternelle, N° 369.
- La conjonction n'est pas possible avec Dieu le Père, mais elle
est possibl~lavec le SeigIJeur, et par le Seigneur a\'ec Dieu le Père,
N° 370.
--:- La conjonction avec le Seignenr est réciproque, c'est-à-dire
que le Seigneur est dans l'homme, et l'homme dans le Seigneur.
N° 31t.
- Cette co[}jonctioll réciproque du Seigneur et de l'homme se
fai~ parIa ëharilé et par La Foi, N° 372. . .- .
Œ'.l La Charité et la Foi sont ensemble dans les bonnes OEuvres,
N°S 373 à 377.
- La Charité est le bien-vouloir, et les bonnes OEuvres sont le
hien-faire d'après le bien-vouloir, N° 374.
- La C!~arité et la Foi ne sont que des choses mentales et
caduques, si, quand cela est possible, elles ne sont pas déterminées
en des œuvres, et n'y coexistent pas, N°S 375, 376.
- La Charité seule ne produit pas de honnes OEuvres, et bien
moins encore la Foi seule, mais la Chari té et la Foi réunies en pro­
duisent, N°. 377.
(]lIl y a la Foi vraie, la Foi bâtarde et la Foi hypocrite, N°S 378
à 38L .
- L'Église Chrétienne dès son berceau a commencé à être
infestée et déchIrée par des Schismes et des Hérésies, N° 3iR.
\28 'LA 'vRAIE
- La Foi vraie est unique, c'est l'a Foi ail Séigneur'Dièü'Sàu­
veur Jésus-Christ, et elle demeure chez ceuX: tIui èt1oienl'qu'il est le
Fils de Dieu, le Dieu du Ciel et de la 1'ette;:~t un avec le ~Pète,
N° 379.
- La Foi b:llarde est toute Foi qui s'élo-igne de la v,raie Foi qui
est unique, et elle demeure chez ceox qui montentpàr url autre len­
droit, et regardent le Seigneur Non comme Dieu, mais seulement
comme Homme, N° 380.
-La Foi,hypocrite n'est point une Foi, N° 38'L
ŒQO! Il n'y'a aucune Foi chez les méchants, N°· 382 à'384.
- Il n'y a aucune Foi chez les méchants, parce que le mal appàr­
tient à l'Enfer, et que la Foi appartient au Ciel, N° 383'.
- Il n'y a aucune Foi dans le Christianisme chez 'tous ceux qui
rej'6tt~nt le Seigneu.L etj~Parole. quoiqu'ils vivent moralement et
rationnellement, et même quoiqu-;-i1s parlent, 'enserginen'tet écrivent
sur la foi, N° 384. '-r;,,,,,,,",,,- T
S..R-ft t1;',.".~",,~&.s' {Io/:" 385"";' 3~'l ~}-f .$'0"5'::523

CHAPITRE VII.
-r;rn........I

DE LA CHARITÉ; ou DE L'AMOUR A CÉGARD 'DU PROCHAIN ;ET DES


BONNES ŒuvlIES.
- - ~','Ô24

rr. .
- Il Ya trois Amours universels: L'Amour du Ciel, l'A'mour du
Monde, et l'Amour 'delsoi, N°S '394., 395,39'6.

- De la Volonté et de.l'Ehtêndein6:D't, N° 39.'7. : 1. ,

- Du Bien et 'du Vuai', N° 398. '

- De 'l'Amour, en générll\, N° 399.

- De l'Amourde: soi et d'e .l'Amour du Mentle"en,parliculier, N°

400.

- De l'hommé' Interne et de '1'honime Externe, N°40L

- De l'homme purement Naturel et Sensuel, N° 402.

121 Ces trois 'Amours, 101'squ'ils ont -été ré~lièt6menl subor­

donnés,perfectionnent l'homme; mais lorsqu'ils ont été irré:gu­

lièrement stlbordonnés, ils le'perverlissentret le 'renversent, N°S -4û3,

404,405. .

7"P'-<..-1:
RELIGION CHRÉTIENNE. 429
Œ Tou~ ho~jlIe;.d~nsJesin.gulier aS,t le Proch.ain., qui d,oilêtre ai­
mé, mais selon la qualité de. s~n bien, N°' 406 à 411.
(4) L'Homme dans le phiriel, c'est-il-dire, une Société petite ou
grande, et l"Homme dans le composé de ces Sociétés, c'est-à·dire,
la Patrie, est le Prochain qui doit être aimé, N°S 412, 413, 414.
l]7L'Église est le Prochain, qui doit être aimé dans un degré su­
périeur; et le Royaume du Seigneur est le Prochain qui doit être ai·
mé dans le suprême degré, N°S 4Hî, 416.
fFl Aimer le Prochain, ce n'est pas, considéré efl soi, aimer la
Personne, mais c'est aimer le BielJ qui est dans la Personne; N°S
417., 4'18, 419.
[) La Charité et les Bonnes OEuvres sont deux choses distinctes
comme le bien-vouloir et le bien-faire, N°' ,no, 421.
8) La Charité même est d'agir avec justice et fidélité dans l'office,·
le travail et l'ouvrage, qu'on a à exercer, et avec ceux avec qui on a
quelque commerce, N°S 422, 423, 424.
Œ"J Les BIENFAITS de la Charité consistent à donner aux pau­
vres et à secourir les indigents, mais avec prudence, N°' 4'!5 à
428.
l!Q1 Il Y a les DETTES de la Charité, les IInes Publiques, d'autres
Domestiques, et d'autres Privées, N°S 429 Il 432.
IID Les DÉLASSEMENTS de la Charité sont les Dîners, les Sou­
pers et les réunions, N°S 433, 434. .
r.r21 La Première chose de la Charité est d'éloigner les maux, et
la Seconde de faire les biens qui sont-utiles au prochail, N06 435
à 438.
@) L'homme, (bns les Exercices de la Charité, ne place pas le
mérite dans les OEuvres, lorsqu'il croit que tout bian vient du Sei­
gneur, N°S 439 à 442.
[Ii La Vie morale, lorsqu'elle est en même temps spirituelle, est
la Charité. N°' 443, 444, 445.
.& Une Amitié d'amour liée a'·ec l'homme, quel qu'il soit quant
à l'esprit, est préjudiciable apr.ès la mort, N°S 446 à 449.
@111 Y a une Charité bâtarde, une Charité hypocrite el une
Charité morte, N°S 450 à 453 .
.. @ L'Amitié d:amour entre les méchants est tine H:line intes-·
Ine entre eux, N°S 454, 455.
430 LA VRAIE
([[J De la conjonction de l'amour envers Dieu et de l'amour à
l'égard du Prochain, N°S 456, 457, 458. ~~ -X
t
é) IA.",-t::;::- 11~ -;.., ~ NA ~~5 tY~ ,. '-':0 ;::- 4-('2.. f' 'ft(~:: {;o
-

lJo ,.,. e- CHAPITRE VIII.

L
"!f

: l
Do LIBRE ARBITRE. - - - -
,
'r -1

i. Préceptes et Dogmes de l'Église d'aujourd'hui sur le Libre


Arbitre, N°S 463,464, 465.
2. Les deux Arbres placés dans le Ja.rdin d'Éden, l'un de Vie
l'autre de la Science du bien et dil mal, signifient que le Libre Ar­
bitre dans les choses spirituelles a été donné à l'homme, N°S 466 à
469 ..
3. L'homme n'est point la Vie, mais il est un Réceptacle de la vie
qui procède de Dieu, N°S 470 à 474.
4. L'homme, tant qu'il vit dans le Monde, est tenu dans le milieu
entre le Ciel et l'Enfer, et là dans l'Équilibre spirituel, qui est le
Lihre Arbitre, N°S 475 à 478. .
5. De la Permission du mal, dans laquelle e$t l'homme Interne
de' chacun, il résulte évidemment que l'homme a le Libre Arbitre
dans les choses spirituelles, N°S 479 à 482.
6. S;lns le Libre Arbitre' dans les choses spirituelles,. la Parole
ne serait d'aucun usage, par conséquent l'Église ne serait rien non
plus, N°S 483. 484, 485.
7. Sans le Libre Arbitre dans les choses spi rituelles, il fi 'y au­
rait rien de l'homme, par quoi il pourrait se conjoindre réciproque­
• ment au Seigneur, et par suite point d'Imputation; il Yaurait seu­
lement la Prédestination, qui est abominable, N° 485.
- Effets abominables de la Prédestination divulgués, N°S 486,
487,488.
8. Sans le Libre Arbitre dans les choses spirituelles, Dieu se­
rait cause du mal, et ainsi il n' y aurait aucune Imputation, N°S 489
à 492.
9. Tout spirituel de l'Église qui entre dans la èiberté, et est reçu
..-.-.
/~" ........,,- T'l
RELIGION CHRÉTIENNE. 4-3t
d'après la Liberté, reste; mais non, quand il en est autrement, N°S
493 à 496.
tO. La Volonté et l'Entendement de l'homme sont dans ce Libre
Arbitre; mais faire le mal, cela a été réprimé par les lois dans l'un
et l'au~re Monde, le Spirituel et le Naturel, parce qu'autrement la
Société dans l'un et J'autre périrait, N°S 497,498,499.
11. Si les hommes n'avaient pas 1e Libre Arbitre dans les choses
spirituelles, ils pourraient tous sur le globe entier en un seul jour
être amenés à croire au Seigneur; mais cela ne peut pas être fail,
parce que ce qui n'est pas reçu parl'homme d'après le Libre Arbitre
ne reste point, N°S 500, 50t, 502.
- Aujourd'hui il ne se fait pas de Miracles, parce qu'ils ôtent le
Libre Atbitre dans les choses spirlluelles et contraignent, N°
SOL
$i">t" H.,;:/'Y'o 9 "2...... ~.e......stVOJ ~o 3 ..- - '5 c <fi' - II' 'r.3.:;-b's

CHAPITRE IX. 7",~1J....·

DE LA PÉNITENCE. -/' Q4

1. La Pénitence est la première chose de l'Église chez l'homme,


N°S 5iO 5U.
i ~ ,

2~ La Contrition, qu'on dit aujourd'hui précéder la Foi, et être


suivie de la consolation de l'Evangile, n'est pas la Pénitence, N°S
!H2à5i5.
'.3. La seule l Confession de lèvres qu'on est Pêcheur n'est pas la
Pénitence, N°S 5'16 à 519.
4'. L'homme naît enclin aux"maux de tout genre; et, s'il ne les
éloigne en partie par la Pénitence, il demeure en eux, celui qui et
demeure en eux ne peut être sauvé, N°S 520 à 524.
_ Ce que c'est que l'accomplissement de la Loi, N°S 523, 524.
5. La connaissance du péehé, et l'examen d'un péché chez soi-
même, commencenlla Pénitence, N°S 525,526,527.
6. La Pénitence actuelle est de s'examiner, de connaître et recon-
naitre ses péchés, de supplier le Seigneur, et de commencer une
nouvelle vie, N°S ~28 à 531.
~/'U-"7f

432 LA VRAIE
7. La vraie Pénitenc.e est d'examiner non-seulement les actes'
de sa vie, mais aussi les intentions de sa volonté, Nol 532, 533~
53i.
8. Ceux qui ne s'examinent point, mais qni néanmoins renoncent
aux maux, parce qu'ils sont des péchés, font aussi Pénitence; ,~t cette
Pénitence a lieu chez ceux qui font par reli~ien les OEuvres de la
Charité, N°· 535, 536, 537.
9. Il faut que la Confession soit faite devant le Seigneur Dieu
Sauveur, "et qu'il y ait alors supplication pour le secours et pour la
puissance de résister aux maux, N°· 538,539,560.
10. La Pénitence actuelle est facile chez ceux qui l'ont faite quel­
quefois, mais très-réfractaire pour ceux qui ne l'ont pas faite, N°S
56!,062,563.
i t. Celui qui n'a jamais fait Pénilence, ou qui ne s'est jamais re­
gardé intérieurement ni scruté, ne sait pas enfin ce que c'est que le
mal qui damri'e, ni ce que c'est que le bien qui sauve, N°S 564, 565,
566. . ~~TJ
é)lA.-..... L c ~;:""fI6>.~ A('0 5"&''). 5 1-0 _ ~h 9$j ...-110
0,-

CHAPITREX.
~-.e~~

DE LA RÉFORMATION ET DE LA RÉGÉNÉRATION. ~- ;'.' III

1. L'homme, s'il n'est une seconde fois engendré, et comme


créé de nouveau, ne peUL entrer dans le Royaume de Dieu, N°S 572
à 575.
2. La Nouvelle Ganération ou Nouv~lle Création est l'œuvre du
Seigneur seill par la Charité et par la Fot, comme les deux Moyens,
l'homme coopérant, N°' 576,577, 5i8.
3. Tous ayant été rachetés, tous peuvent être régénérés, chacun
selon son état, N°S 5i9 à 582.
4. La R~génération se fait absolument de la même manière que
l'homlJl~ est conçu, est porté dans l'utérus, naît et est élevé, N°S
5~3 à 086.
5. Le Premier acle de la nom'elle génération e~t appelé Réfor-'
'1:.~"I\
RELIGION CHRÉTIENNE. .4.3.3
malion, il appartient à l'Entendement; le Second acte egt appelé
Régénération, il appartient à la Volonté et par suife à l'Entendement,
N°S 587 à 590. .
6. L'homme Interne doil d'abord tifre réformé, et par lui l'homme
Externe j et ainsi l'homme est régénéré, N°S 591 à 595.
7. Quand cela arrive, il s'élève un combat entre l'homme Interne
et l'homme Externe, el alors celui qui est vainqueur domine sur l'au­
tre, N°S 596 à 600.
8. L'Homme régénéré a une nouvelle Volonté et un nouvel Entcn..
dement, N°S 60l à 606.
9. L'Homme régénéré est en communion avec les Anges du Ciel,
et le non-régénéré en communion avec les Esprits oel'Enfel', N°·
607 à 610.
10. Autant l'homme est régénéré, autant sont éloignés les péchés,
et cet éloignement est la Rémission des péchés, N°S 6i 1. à 6U.
H. La Régénération n'est point possible sans le Libre Arbitre
dans les choses spirituelles, N°S 6i5, 61.6, 617.
i2. La Régénération n'est pas possible sans les vrais, par les­
quels est formé la Foi, et avec lesquels se conjoint la Chari té, N°'
6iB,619,620.
[ - Quelques observations sur le Sexe masculin et sur le Sexe fé­
minin dans le Règne végétal, N° 585J --C;,-,..L î1
~ rt,L1-" 'VL-~ N -..! &'2..1 e-- ~'2.. ')- JI' IÇt.,. ,.... l('tl

CHAPITRE XI.
q'~""-J- IT'

DE L'IMPUTATION. ;.1(1
L La Foi de l'Eglise d'a.ujourd'bui, qui seule est dite justifier, et
l'Imputation, font un, N°S 626, 627.
2. L'Imputation appartenant à la Foi d'aujourd'hui est double,
l'une du Mérite du Christ, et l'autre du Salut qui en résulte, N'" (j.28
à 631.
3. La Foi, qui est imputative du mériLe et de la justice du Chris~
Rédempteur, est d'abord sortie des Décrets du Synode de Nicée
sur les Trois .Personnes Divines de toute éternité, foi qui depuis
Il. 28
--.­I<)~f'/t
434 LAf "VRAIE -
cette époque jusqu'à présent a été reçue par tout le Monde Chré­
tien, N°S 632 à 635.
4. La Foi imputative. du mérite du Christ n'a point été connue
dans l'Eglise Apostolique, qui a précédé le Concile de Nicée, et
elle n'est entendue nulle part dans la Parole,. WS 636 à 639.
5. L'Imputation du mérite et de la justice du Christ est impossible,

.N°s 640, 64f, 642.

6. II Ya imputation, mais du bien et du mal, et en même temps

.de la foi, N°S 643 à 646.

(i)La Foi et l'lmputation de la Nouyelle Église ne peuvent nul·


lement être de compagnie avec la Foi et l'Imputation de la précé­
dente ltglise; et si elles sont ensemble, il se fait Ulle telle collision
et un tel conflit, que le lout rle l'Église chez l'homme périt, N°S 647.
64.8,649.
8. Le Seigneur impute à tout homme le bien, etl',Enfer impute à

tout honfme le mal, N°S 650 à 653.

9. La Foi fait la sentence ft l'égard de ce a\'ee quoi elle se con­

joint; si la vraie Foi se conjoint avec le bien, la.sentence est l'our

la vie éternelle; mais si la IFoi se conjoint avec le mal, la sentence

est pour la mort éternelle, N°S 654 à 657. .

10. La Pensée n'est imputée à personne, mais la Volonté est im­

putée, N°S 658, 659, 660.

[i)~ f1.L;....~'A If?.l Cc f :- C,eC -- /1' /~'7 :~/<t,

.CBAPITRE XII.
'To~'IT'
---'

Du BAPTÊME r .#J..11
1. Sans la connaissance du Sens spiri~uel de la Parole, personne

ne peut savoir ce que les deux Sacrements,.le Baptême et la Sainte

Cène, enveloppent et effectuent, N°' 667, 668, 669.

~. Par l'Ablution, qui est appelée Baptême, il est entendu l'A­


blution spirituelle qui est la Purification des maux et dès faux, et
. ainsi la Régénération, N°S 670 à 673.
3. Comme la circoncision dit cœur ,él'ait représentée par la cir­

concision dU I prépuce, le, Baptême a'ét,é'.institué à la place de la

'j;. f7'-L-.. " Î Î


RELIGION CHRÉTIENNE. us
Circoncision, afin que l'Église Interne succédât à l'Église· Externe
qui, dans toutes et dans c4acune de se& choses) était une figure
de l'Église Interne, N°S 674, 675,676.
4. Le Premier Usage du Baptême est l'Introduction dans l'Église
Chrétienne, et en même temps l'Insertion parmi les Chrétiens dans
le "'fonde spirituel, N°S 677 à 68ù.
5. Le Second Usage du Baptême est que le Chrétien connaisse
et reconnaisse le Seigne~lr Jésus-Christ .Rédempteur et Sauveur, et
qu'il Le suive, N°S 68i, 682, 683.
6. Le Troisième Usage du Baptême, qui est l'usage final, c'est que
l'homme soit régénéré, N°S 684 à 687.
7. Par le Baptême de Jean a été préparé le chemin pour que
Jéhovah le Seigneur pût descendre dans le Monde, et achever la
Rédemption, N°S 688 à 691. 'J0 ~ Ii:
51'x ~~')'\Joo..~ N'" C'1 L --t::"1+ ~;,.. 2./ro ...-Z-t::S

CHAPITRE XIII.

DE; LA SAINTE CÈNE. . f"


, \ .
1. Sans la connaissance des Correspondances des choses natu­
relles avéc les choses spirituelles, personne ne pellt connaître les
fruits de l'Usage de la Sainte Cène, N°S 698 à 70I ..
2. D'après la connaissance des Correspondances on sai t ce qui
est entendu par la Chair et l)ar le Sang du Seigneur, et qu'il est
entendu la même chose par le Pain et par le Vin, c'est-à-dire que
lIaI' la Chair du Seigneur et par le Pain il est entendu le Divin Bien
de son Amour, et aussi tout bien de la Charité, et que par le Sang
du Seigneur et par Je Vin il est entendu le Divin Vrai de la Sa­
gesse, et aussi tout vrai de la Foi, et par la Manducation l'appropria.
tion, Nos702it7tO.
1 ­ Il est montré d'après la Parole ce qui est entendu par la Chair.
N~704,705. .
- Par le Sang, N° 706,
- Par le Pai·n, N° 707.
436
- Par leVin, N° ï08.
LA VRAIE -
-n, rro-tL <1T

3. Ces choses étant bien entendues; on peut comprendre que la


Sainte Cène contient universellement et singulièrement toutes les
choses de l'Église et toutes celles du Ciel, NU" 7.1 1 à 715.
4. Dans la Sainte Cène est le Seigneur tout entier, et sa Rédemp­
tion toute entière N°S 716, H7, 718. .

o. Le Seigneur est présent chez ceux qui s'approchent dignement'


de la Sainte Cène, et illeuÎ' ouvre Je Ciel; et il est même présen t chez:
ceux qui s'en apprO'chr.nt indignement, mais il ne leur ouvre pàs le
Ciel: par conséquent, de même que le Baptême estl'introductioll
dans l'Église, de mê~e la Sainte Cène estl'tntroduction dans le Ciel.
N°S 719,720,721.
6. De la Sainte Cène s'approchent dignement ceux qui sont dans
la Foi au Seigneur et dans la Chal'Ïté à l'é'ga.rd du prochain, ainsi ceux
qui ont été Rég~Qérés, N°'", 722 à 724.
7. Ceux qui approchent dignement de la Sainte Cène sont dans
le Seigneur et le Seigneur est en eux, par conséquent par la Sainte
Cène serait la conjontion avec le Seigneur, N°S 725, 726, 727.
8. La Sainte Cène est, pour ceux qui s'en approchent digne!lJent.
cOlllme une marque et un sceau qu'ils sont les fils de Dieu, N°S 728.
7~9, 730.
~ 1-1.i:~ «p... ~~ rI"'...! f"3 1 e.-- -:;'52-. - - 1-1' ;zq 3 ..:. 31:t-

CHAPITRE XIV.
~I>'-A-I\
,DE LA CONSOMMATION DU SIÈCLE;' DE L'A vÈNEMENT DU SEIGNEUR;
ET DU NOUVEAU CmLET tE LA NOUVELLE EGLISE. - ; , "3'2~

1. La Consommation du Siècle est le Dernier temps ou la fin de


l'Église, Nos 753 fi 7M.
2. Aujourd'hui, c'est le Dernier temps de l'Eglise Chrétienne,

qui a été prédit et décrit par le Seigneur dans les Évangé listes et

dans l'Apocalypse, N°S 757, 758, 759.

3. Ce dernier temps de l'Église Chrétienne e$t la Nuit même dans

laquelle ont fini les Églises précédentes, N°S 760 à 763.

-TB""-"-_ } ï
RELIGION CHRÉTIENNE. 437
~. ~près cette Nuit vient le Matin, et l'Avènement du Seigneur
~t ce Mat,in, N°S 764 à 767.
5. L'Avènement du Seigneur n'est point son Avènement PQur
-détruire le Ciel visible et la Terre habitable, el créel' un Nouveau
Ciel et tihe Nouvelle Terre, comme plusieurs l'ont cru jusqu'à pré­
.sent, parce' qu'ils n'ont pas compris le Sens spirituel de la Parole,
N°s 768à 771,
6. Cet Avèneme.nt du Seigneul', qui est le Second, a liell afin
que les méchants soient séparés d'avec les bons, et que ceux qui ont
cru et croient au Seigneur soient sfluvés, et afin qu'avec eux il soit
fqrmé un Nouveau Ciel Angélique, et une Nouvelle Église dans les
terres; et sans cet Avènement aucune Chair ne pouvait être conser­
vée, -l\falth. XXIV. 22,'- N°s 772 à 775.
7. Ce Second Avènement du Seigneur est un avènement non pas

en Personne, mais dans la Pa}ole qui procède de Lui" et qui est Lu:...

Même, Nos776, 777, 778.

8. Ce Second AvènemenL du Seigneur est fait par l'intermédiaire


d'un homme, devant lequel le Seigneur s'est manifesté en Per­
-sonne, et q,u'i! a rempli de son esprit, pour enseignel' d'après Lui
les Doctrines de la Nouvelle Église au moyen de la Parole, N°S 779,
780.
9. Cela est entendu par le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre,
et par la Nouvelle Jérusalem descendant du Ciel, - Apocalypse,
Chap. XXI, -Nos781 à 783.
10. Cette Nouvelle Église est la Couronne de toutes les Églises
.qui jusqu'ici ont éLé sur le Globe terrestre, N°s 786 à 791.
~.; ~d<-, "- - /If.!!. ~1! - f "!:>(;'k;
~ r'1-é/-ô .

SUPPLEMENT. '1 'Î" f'ro-L -1'i"

il. Ou MOl'DE SPIRITUEL; quel il est, N°S 792 à 795. --- r· 3~'
2. De LUTHER dans le Monde spirituel, N° 796. . }. ?,b'j
3. De MÉLA~CHTON dans le Monde spirituel, N° 797. -"- }, n /
4. De CALVIN dans le Monde spirituel, N°s 798, 799. - f ne,..
5. Des HOLLANDAIS dans le Monde spirituel, N°S 800 à 805. -- r n1
7;;.n.J 'J'""
438 LA VRAIE
6. Des ANGLAIS dans le Monde spirituel, N°- 806 à 812; - 1&J. r
7. Des ALLEMANDS dans le Monde spirituel, N°' 8i3 à 8i6, -;,?'U"
8. Des CATHOLIQUES·RoMA-INS dans le ltlonde spirituel, N°' -8i 7 à
820. - - - - - - - - - - . f . 3'i?1
9. Des SAINTS DES CATHOLIQUES-ROMAINS dans le Monde spiriluêl,
l
NoJ 822 à 827. _ _- - - - - 3'f"L..
iO. Des MAHOMÉTANS dans le Monde spirituel, N°' 828 à 834;- ,315"'
r.r
i i. Des AFIHCATNS dans le Monde spirituel; et aussi quel-
ques,observalio'Ds concernant les NATIONS (ou GENtiLS), N°' 835 à
840. - - - ---- f-3'"}
i2. Des JUIFS dans le Monde spil'ÏLuel, N°' 8H à 845. - f &r"'lt-
CJà--..1]:
1:'" o<.>.~i'<> ~_ '1 ~:... " ~ t, -4.J 1 r- ~ 4-31
~.,,~..t.i- ,'.1Jt,~ ... ~~~I,...:......J" (.J"''''(7 t.1"'"'- -4-<j~
G. '7.S't.... b".... 'fQ,.......... --r .vt'!T _ b" 1-- '0 b>

\
\;
RELIGION CHRÉTIENNE. 439

INDEX DES MÉMORABLES.

(!) J'entendis quelques Esprits, nouvellem~nt al'rives, parlel'


entre eux des trois Personnes Divines de tonte éternité; et alors
l'un d'eux, qui dans le Monde avait été Primat, développa les
idées de sa pensée sur ce mystère, en disant que son opinion a été
et est encore que les Trois Personnes dans le Ciel sont assises sur
des Trônes élevés, Dieu le Père sur un Trône d'or fin uvec un
Sceptre dans la main; Dieu le Fils, à la droite, sur un Trône d'ar­
gent très-pur avec une Couronne sur la tête; et Dieu l'Esprit
Saint, sur un Trône de Cristal resplendissant, tenant dans sa main
la culombe sous la fOl'llle de laquelle il apparut quand le Christ
fut baptisé; que tout autoul' d'eux, en triple rang, brillaient par
l'éclat des pierres précieuses des lampes suspendues; et que loin
de ce Cercle se tenait une quantité innombrable d'Anges qui ado­
raient eL glorifiaient. En outl'e, il parla de l'Esprit Saint, - com­
ment il donne la foi, purifie et justifie. Il dit que plusieurs de son
Ordre avaient donné le l lr approbation à ses idées, croyant que moi
aussi, parce que j'étais laïque, je lcs approuverais: .mais alors, la
·faculté de parler m'ayant été donnée, je lui dis que dès mon en­
fance j'avais embrassé l'idée que Dieu est un ; en conséquence je
développai de\'ant lui ce qu'enveloppe la Trinité, et ce que signi­
fient le Trône, le Sceptre et la Couronne, 10rsqJe dans la Parole
ces expressions se disent de Dieu: à cela j'ajoutai que tous ceux
-qui croient trois Personnes Divines de toute éternité, ne peuvent
faire autrement que de croire trois Dieux; et, en outre, je lui dis
que l'Essence Oivine n'est point divisible, N° i 6. - --r r
--r"' ..........., ."2-'2.
[[JConversation des Anges au sujet de Dieu,J- que son Divin
est le Divin Être en Soi, et non de Soi (à Se), et que ce Divin Être
est Un, le Même, le Soi-Même, et Indivisible: que Dieu n'est pas
-dans un lieu, mai~ qu'il est chez ceux qui sont dans un lieu: que
-son Divin Amour apparaît aux Anges comme Soleil: que la Cha­
440 LA VRAIE
leur qui procède de ce Soleil est dans son essence l'Amour, et que
la Ltllnière qui en procède est dans son essence la Sage~se, N° 25. 7:r~'
- Les Attributs divins procédants, qui sont la Création, la Ré­
demption et la Régénération, appartiennent à un seul Dieu, et non à
Trois, N° 26. -1/.:."'-<-. '!: f"'f,P-"3 ~
nID Comme je percevais qu'une immense multitude d'hommes
egt dans la persnasion que toutes choses appartiennent à la Na­
ture, et qu'ainsi la Nature est Créatrice de l'univers, j'eus dans
un Gymnase, où il y avait des Esprits de cette sorte, une .con­
versation avec un Esprit ingénieux sur ces trois points: t ° La
Nature appartient-elle à la vie, ou la Vie appartient-elle à la na­
ture? 2° Le Centre appartient-il à l'étendue, ou l'Étendue appar­
tient-elle au centre? Sur le Centre et l'Étendue de la Nature et
de la Vie. Et je ltiÏ dis que le Centre de la nature est le Soleil du
monde naturel, et que l'Étendue de la nature est le !\londe même
de ce soleil; que le Centre de la vie est le Soleil du Monde spiri­
tuel, et qne l'Étendue de la vie est le Monde même de ce soleil; ces
propositions furent développées de par et d'autre, et enfin le vrai
t
fut montré, N° 35. "'f,,~ 1: .c;" 2­
UYJ Je fus conduit à une sorte de Théâtre de la sagesse, où des
quatre plages avaient été rassemblés des Esprits augéliques, aux­
quels il a,'ait été enjoint du ciel de mettl'e en discussion ces trois
Arcanes: :t Qu'esl-ce que l'Image de Dieu et qu'est-ce qiJe la
0 l

Ressemblance de Dieu? 2° Pourquoi l'homme ne naît-il dans la


science d'auëlln amour Jorque cependant les bêles et les oiseaux.
l

naissen t dans la science de Lous leurs amfJ,urs? 3° Que signifie


l'Arbre de vie, et que signifie l'Arbre de la science du bien et du
mal? El, de plus, il leur avait été enjoint de réunir les trois Décisions
dans llne seule sentence, et de la rapporter aux Anges du ciel. La
discussion ayant eu lieu, la Sentence fut rapportée, el elle fut ac­
ceptée par les Anges, N° 48. /1!Jr>v-J: ,f..' :+'
fI! .J'entendis comme un bruisseme!lt de la mer, provenant de
mauvais Esprits qui étaient immédiatement au-dessus de l'Enfer;
c'était un tumulte qui existait parmi eux, parce qu'ils entendaient
dire au-dessus d'eux que Dieu Tout-Puissant s'élait astreint à
l'ordre. Un certain E:;prit mon la du lieu où ils étaient, et m'inter­
pella vivement sur ce sujet, en disant ql~ Dieu, parce qu'il est Tout>­
RELIGION CHRÉTIENNE. 44t
Puissant, ne s'est astreint à aucun ord.'e; et, ayant été interrogé
~ur l'ordre, je dis: :1.° Que Dieu est Lui-l\'Ième l'Ordre. 2° Qu'il a
créé l'homme d'après l'Ordrè, dan5 l'Ordre et pour l'Ordre. 3° Qu'il
a créé son Mental rationnel selon l'Ordre du Monde spirituel, et
son Corps selon l'Ordre du Monde naturel. 4° Que par suite c'est
une Loi de l'ordre que l'homme par son petit monde spirituel ou
micro-urane doive gouverner son petit monde naturel ou micro-
cosme, comme Dieu par son Macro-Urane ou Monde spirituel gou-
verne son Macrocosme ou Monde na tu rel. 0° Que de là découlent
plusieurs Lois de l'ordre, oont une partie est donnée dans ce
l\'Iémorable: Il est ensuile décrit ce qui est arrivé à ces Esprits,
N° 7:1.. 'I:P_..._'I ~ At:?t!} ,
[Yi: Du Raisonnement de quelques Es rils Hollandais et Anglais,
<lans le Monde spirituel, sur \'Imp~tation et ~ination :
D'un cÔté, pourquoi Dieo, étant Tout~Puissant, n'impute-t-il pas
à tous la justice de son Fils, et n'e les rachète-t-i! pas tous, puis-
qu'étant Tout-Puissant il peuL de Lous ies Satans de.l'Enfer faire
des Anges 4u Ciel, eL que même. s'il lui plaît, il peut de Lucifer,
du Dragon et de chaque Bouc faire des Archanges? Et pOUl' cela,
que lui faut-il de plus qu'un peLit moi? D'un autre côté, que Dieu
~st l'Ordre même, et qu'i! ne peut rien faire contre les Loi~ de son
Ordre, parce que ce serait agir contre Lut-Même: outre plusieurs
autres arguments, par lesquels ils discutaient entre eux sur ce sujet,
N°72. "'G..-.. r ~ l ô ' - . ,
\±il: Ensuite j'eus un entretien avec d'autres, qlti étaient dans
la foi de la Prédestination, et qui la déduisaien~ de la p~issance
absolue de Dieu ou de la Toule-Puissance: Ils alléguaient que s'i!
en était autrement, la puissance de Dieu serait moindre que celle
d'un Hoi du Monde qui gouverne seul, qui peut tourner les lois de
la Justice comme les paumes de ses mains, et agir' despotique-
ment comme Octave· Auguste, et même despotiquement comme
Néron. A ~ela je répondis que Dieu a créé le Monde, et tout ce qui
le compose, d'après Lui-Même comme Ordre; qu'ains} il y a in-
troduit l'Ordre, et que les Lois de son ordre sont en aussi grand
nombre qn'il y a de Vérités dans la Parole: et alors j'énumérai
(IUelques Lois de l'Ordre, et je montrai celles qui concernent Dieu
et qnelles elles sont, et celles qui concernent l'homme et quelles
442 LA VRAIE
elles sont; et que ces lois ne pellren.t être changées, parce que
Dieu est 1'0rd r.e Même, et que l'homme a été créé image de l'ordre
de Dieu, N° 63. '/0"""'" l N'J. 1- 5 ". a 'r .
LY.iii? J'eus une conversation sur la Toute-Puissance Divine avec
une réunion d'Esprits composée d'Ecclésiastiques et de Laïques:
Ils dirent que la Toute-Puissance est illimitée, et qu'une Toute­
Puissance limitée et une contradiction. A cela je répondis, qu'il
n'y a pas contradiction à agir tout-puissamment selon les lois de
)a Justice avec Jugement, aussi est-il dit dans David, que la Justice
et le Jugement sont le soutien du Trône de Dieu, - PS, LXXXIX.
15, - et qu'il n'y a pas contradiction à agir tout-puissamment
selon les lois de l'Amour d'après la Sagesse; mais que r.'est une
contradiction, que Dieu puisse agir contre les lois de la Jllstice et
de l'Amour, et que ce serait agir sans Jugement ni Sagesse; eL
"qu'une telle Contradiction est renfermée dans la foi de l'ÉglisQ
d'aujourd'hui, qui prétend que Dieu peut rendre juste l'injuste, et
enrichir l'impie de tous les dons du salut et Jes récompenses de
la vie: j'entrai en outre dans plusieurs détails sur cetle Foi et sur
la Toute·Puissance, N° 74. , . ",,-,,-1: r~ lOb .
@ Un jour, comm3 fétais im méditation sur la Création de
l'Univers par Dieu, je fus condùit en esprit vers quelques sages, .
qui d'abord se plaignirent des i.dées qu'ils s'étaient faites dans le
Monde concernant la Création de l'Univers tirées du Chaos, et con­
cernant la Cr~ation tirée du néant, parce que ses idées obscurcis­
sent, troublent et pervertissent la méditation sur la C,'éation de
l'Univers par Dieu; c'est pourqlloi sur leur demande, quel était
mon sentiment, jc leur dis, qu'il est inutile de conclure quelque
chose sur la Création de l'Univers, si l'on ne sait pas qu'il y a deux
Mondes, le MonJe Spirituel et le Monde Naturel, et que dans l'ull'
et l'autre il y a un Soleil; que le Soleil du Monde spirituel est le
pur Amour, ail milieu duquel est Dieu, et que de ce soleil procè­
ùent toutes les choses spirituelles qui en elles-mêmes sont subs­
tantielles ; que le Soleil du Monde naturel est le pur Feu, et que
de ce soleil proviennent toutes les choses naturelles qui en elles­
mêmes sont matérielles; et que lorsqu'on sait cela 011 peut con­
clure que la Création de l'Univers vient de Dieu, et comment elle
a eu Heu. Il en est présenté aussi une légère esquisse, N° i6.
--r; ~ J: t'--O L. {/ "
RELIGION CI-IRltTIENNE. 443
Œ: Qnelques Salans de l'ETlfer désiraient ardemment s'entrete-
nir avec des Anges du Ciel, dans l'inlention de les convaincre que
toutes choses proviennent de la Nature, et que Dieu est seulement
un mot, si par lui on n'enlend pas la nature; et i11eut' fut permis
de monter; et alors quelques Anges descendirent du Ciel dans le
Monde des Esprits pour les entendre; à la vue des Anges, les Sa-
tans accoururent avec fureur, en disant: « Vous êtes appelés Anges,
parce que vous croyez qu'il y a un Dieu, et que relativement la
Nature n'est rien; et cependnnt vous croyez cela, quoique ce soit
conlre tous les sens; est-il un de vo~ cinq sells qui sente autre
chose que la Nalure?" Après ces propos et plusieurs autres pro-
noncés avec la même violence, les Anges leur rappelèrent ,1 la
mémoire que mainlenant ils vivent après la mort, et qu'ils n'a-
vaient pas même cru cela auparavant; et alors ils leur tirent
voir les beautés et les splendenrs du Ciel, et ils leur dirent que
ces choses y sont, parce que là tous croient en Dieu; et ensuite
ils leur tiren t voir les chose5 atlreuses el immondes de l'Enfer, en
Ieul' disant que ces choses y sont, parce qne là on croit il la Na-
ture. Par la vue de ces choses les Satans fnrent d'abord con vain-
éus qu'il y a un Dieu, et qu'il il. créé 1" nalure; mais il mesur~ qu'ils
{Iescendirent l'amour du mal revint, et boucha leur entendement
par la partie supérieure; après qu'il eut élé bouché ils crurenl,
ëomme précédemment, que toules choses appartiennent à la Na-
ture, et que rien n'appartient à Dieu, N° 77. ~--T ro..~ Il 'L
Œr Le Type de la Création de l'Univers m'a été monlré par les
Anges d'une manièl'e vivante (ad vivum) : Je fus conduit dans le
Ciel, et il me fut donné d'y voir. toutes les choses qui étaient du
Règne animal, toutes celles qui étaient du Règne végétal, et loutes
celles qui étaient du Règne minéral, lesquelles étaient absolumenl
semblables aux objets de ces lrois Règnes dans le Monde naturel;·
el alors ils me dirent: (( Toules ces choses dans le Ciel sont créées
en un moment par Dieu, et elles subsistent tant que les Anges
sont intérieurement dans l'état de l'amour el de la foi quà-ni. à la
. pensée.» Ils ajoulèrentque cette Cré3tion en un moment aUesleévi-
demment la Création de choses semblables, et même une Création
semblable. dans le Monde naturel, avec la seule différence, que les
choses naturelles enveloppent les choses spiriluelles, el qu'il a élé
444 LA. VRA.IE
pourvu par Dieu il cette enveloppe à cause des générations de l'une
par l'autre, par lesquelles la Création est perpétuée: qu'en con­
séquence la Création de l'Univers a été hite de la même Rlanière
quela création se fait à tout moment dans· le Ciel: que cependant
tOlites les choses qui, dans les trois Règnes de la nature, sont nui­
sibles et hideuses, et dont il est fait une énumération, n'ont point
été créées par Dieu, mais qu'elles ont eu leur origine en même
temps que l'Enfer, N° 78. -r&",-"-'I ~ I l '
!!!p Conversation sur la Création de l'Univers avec quelques
Esprils qui, dans le Monde, avaient été célèbres par leur érudi­
tion, lesquels s'exprimant d'après les idées qu'ils avaient précé­
demment adoptées, dirent: l'Un, que la Nature s'était créée
elle-même: un Autl'e, que la Nature a l'assemblé ses élémellls en
tourbillons, et que de leur collision a été formée la. Terre: et un
Troisième, que c'était du Chaos, qui en grandeur égalait une
grande pal,tie de l'Univers, et que d'abord s'en étaient élancées
les parties les plus pures qui avaient· constitué le Soleil et les
Étoiles, puis les parties moins pures dont furent formées les At­
mosphères, et enfin les parties grossièl'es d'où proveuait le globe
terraqué: A la demande, d'où provenaient les Ames humaines,
ils dirent que l'éther s'élait aggloméré en de petites· sphères dis­
tinctes, et que celles-ci s'introduisent dans ceux qui vont naître
et constituent les âmes, et qu'après la mort ells volent dans l'é­
Ih~r vers leur précédent bataillon, et de là rentl'ent chez d'autres.
selon la Métempsycose de l'antiquité. Ensuite un Pr~tre, par de
solides raisons en faveur de la Création de l'Univers pal' Dieu,
montl'a que tout ce qu'ils avaient dit était un insipide falras, et
les fit rougir de honte; mais néAnmoins ils retombèrent dans leurs
précédentes rêveries, N° 79.-;;'~ 'I r~ Il'8
. [Xill1. Entretien sur Dieu, sur le Ciel Angélique et sur la Religion •
.avec un satan qui, ne sachant autre chose, sinon qu'il était en­
core dans le Monde précédent, dit que Dieu est l'Univers, que le
Ciel Angélique est le firmamenL almosphérique, et qne la Reli­
gion e~t un charme pOUl' f~sciner la populace; outre plusieurs
aulres folies: mais après qu'il eut été rappelé à son souvenir que
maintenant il vit apl'ès la mo!'t, el qu'auparavant il n'avait pas
uu à celle vie, il a\'OU3:1 l'instant même qu'il déraisonnait; mais
RELIGION CHRÉTIENNE.

dès qu'il se fut retourné et retiré, il âéraisonna de même qu'au~


paravant, N° 80.- --r~ 'I" r-~ '2...3
[X(y~ Je vis pendant la nuit tomber sur la terre un Feu fol'et
que le vulgaire appelle Dragon; je remal'quai le lieu olt il était
tombé; la terre y était un mélange de soufre et de poussière fe.'­
rugineuse·; et quand le malin j'y allai pour examiner, j'y vis deux
Tenles; et alors il tomba Lout à coup du Ciel un Esprit, vers le­
quel je m'approchai, et je lui demandai pourquoi il élait tombé
du Ciel; il répondit.: II J'ai été précipité l'al' les Anges de Michel,
parce que j'ai dit que Dieu le Père et son Fils sont deux et non
un. " Et il me dit que tout le Ciel Angélique croit que Dieu ~e
Père et son Fils sont un, comme l'âme et le corps sont un, et
que les Anges confirment cela par un grand nombre de passages'
de la Parole; .et, en outre, d'après la raison, en ce que l'üme du Fils
ne vient que du Père, et que par suite elle est dans le Corps à
l'instar du père: et il ajouta que dans le Ciel, il est vrai, il avait
cenfessé, ainsi que précédemment sur la lelTe, que Dieu est un;
mais que, comme la confession de la bouche et la pensée du men­
lai n'élaient pas d'accord en cela, les Anges lui ont dit qu'il ne
croyait en aucun Dieu, parce que l'une dissipe l'autre; et il dit
que c'était pour cela qu'il avait été précipité. Le lendemain, étant
revenu au même lieu, Je vis, à la place des· deux tentes, deux
Statues faites d'une semblable poussière qui était mélangée de
.soufre et de fer; rune des statues représentait la Foi de l'Eglise
d'aiJjourd'I.lui, et l'autre sa Charité; elles étaient toutes deux su­
perbement vêtues, mais les vêtements avaient été. mis par des
phantaisies; comme ces slatue~ étaient composées de cette pous­
sière, une pluie envoyée du ciel les fit Ioules deux bouillonner et
s'e;nbra~er, N° HO.-""70~ -r l'~ 15éj
fu! Dans le Monde spirituel on ne peut parler que comme on
pen~e, au:rement"ce flu'il y a d'hypocrisie est manifesté par le
son; et par conséqueut dans l'Enfer on ne peut nommer J.ESl1S,
parce que Jésus sign·jtle Salut; ceci donne le moyen de savoir par
expérience combien il y en a aujourd'huI, dans le Monde Chré­
tien, qui croient que le Christ est aussi Dieu quant à son Humain;
en conséquence dans un endroit où avaient élé rassemblés plu­
sieurs Esprits lant Ecclésiastiques que Laïques, il ieur fut proposé
446 LA VRAIE
de prononcer DIYIN-HmIAIN; mais il y en eut à peine quelques.
uns qui purent extraire de la pensée ces deux mots ensemble, et
par conséquent les énoncer: on confirmait devant eux, par plu..,
sieul's passages de la Parole, que le Seigneur quant à l'Humain
était aussi Dieu,' particulièt'ement par les passages de l\Iatth.
XXVIlI. f8. Jean, l. f, 2, f4. XVII. 2. Coloss. II. 9. 1 Ep. Jean,
V. 21., et aussi par d'autres, mais ils ne purent jamais prononcer
DIVIN-HmlAIN; et ce qui étonna beaucoup, c'est que .les Évangé­
liques ne le purent pas non plus, quoique leur Orthodoxie ensei­
gne que dans le Christ Dieu est Homme et l'Homme est Dieu; .et
l'on fut encore plus étonné de ce que les Moines ne le purent pas
non plus, eux qui cependant adorent saintement le Corps du Christ
dans l'Eucharistie. Par ces épreuves on découvrit qu'aujourd'hui
IdS Chrétiens, quan t à la plus grande partie, sont intérieurement
ou Ariens ou Sociniens, et que ceux-ci, s'ils adorent le Christ
comme Dieu, sont des hypocrites, N° i if. ~ ~ ':I r-~ 1&;"3
[XYP Débats au sujet de l'Opuscule, Expositzon sommaÙ'e de
la Doctrine de la Nouvelle Éqlise, publiée par moi à Amsterdam,
et surtout sur ce point qui s'y troll\'e Iraité, que c'est, non pas
Dieu le Père, mais le Seigneur Dieu Rédempteur, à qui l'on doit
s'adresser et qu'on doit adorer; on argumentait de ce que dans
l'Oraison Dominicale il est dit: Not1'e Père, qui es dans les
(1

Cieux 1 Soit sanctifié ton .Vom! Vie1lue ton Royaume!» qu'en


conséquence c'est à Dieu le Père qu'on doit s'adresser. Je fus ap~
pelé pour terminer ces débats, ~t alors je démontrai que Dieu le
Père dans son Divin ne peut être abordé, mais qu'il peut l'être
dans son Humain; el qu'en Lui le DivÎn et l'Humain étant une
seule Personne, le Seigneur est ce Père; que cela a -aussi été con­
firmé par la Parole, tant par la ·Parole de l'Ancien Testament où
le Fils de Dieu est appelé Père d'éternité, et en beaucoup d'en-.
droits .Iéhovah Rédempteul" Jéhovah-Justice ct D;eu d'Israël, que
plI' la Parole du Nouveau Testament dans un grand nombre de
passages; et qu'ainsi, quand on s'adresse au Seigneur Dieu Ré­
dempteur, cn s'adresse au Père, et qu'alors son Nom est sanctifié
t't son Royaume vient; outre plusieurs autres choses, N° H2. t ''-+
(XVIi"! Je vis une Armée SUI' des Chevaux roux et noÏ'rs; tous
les cavaliers, la' face tournée vers la queue des chevaux et le dos
RELIGION CHRÉTIENNE. 447
vers leur tête, appelaient au combat des Cavaliers montés sur des
Chevaux blancs; et cette plaisante Armée sortait. du lieu qui est
appelé, dans l'Apocalypse, Armageddon, - XVI. f6, - et était
composée de ceux qui, dans leur jeunesse, s'étaient imbus des dog­
mes sur la justification par la fQi seule, et qui dans la suite. lors­
qu'ils eurent été élevés à des fonctions éminentes, avaient rejeté
des internes de leur mental les choses qui appartiennent à la foi
et à la religion, et les avaient placées dans les externes de leur
corps, où enfin elles s'étaient dissipées. Ils sont décrits tels qu'ils
ont apparu dans Armageddon ; on apprit qu'ils voulaient livrer
combat aux Anges de Michel, ce qui eut lieu aussi, mais à une
certaine distance d'Armageddon ; et là il Y eut combat entre eux
sur la manièl'e d'entendre, dans l'Oraison Dominicale, ces paroles:
" Notre Pè'e, qui es dans les Cieux! Soit sanctifié ton Nom!
Vienne ton Royaume! Il et alors les anges de Michel dirent que le
Seigneur RédempteUl' et Sauveur est le Père pour tous dans !es
Cieux, puisqu'il a enseigné Lui-Même {}ue le Père et Lili sont lin;
que le Père est en Lui et Lui dans le Père; que celui qui Le voit,
,"oit le Père; que toutes les choses du Père sont en Lui; que la
volonté du Père est qu'on croie au Fils, et que ceux qui ne croient
pas au Fils ne vel'ront point la vie, mais que la colère de Dieu
restera sur eux; que tout pouvoir lui a été donné dans le Ciel et
sur Terre; qu'il a pouvoir SUl' toute chair; et, de plus, que per­
. sonne n'a vu ni ne peut voir Dieu le Père, si ce n'est le Fils seur
qui esl dan51e Sein du Père, outre plusieurs autres choses. Après
ce combat, les Armageddoniens vaincus furent e parLié jelés dans
l'Abîme, dont il est parlé dans l'Apocalypse, Chap. IX, et en par­
tie env~yés dans le déserl, N° t t 3. -ro~ Z ~ l '+ .
J XVIII~ Je fus dans un Tell} pleoù il n'y a\'ai L point de fenètres,
mais au milieu du toil il y avait une grande ouverlure; et ceux qui
y étaient assemblés discouraient sur I:l REOHIPTION, disant ona­
nimement que la Réd6ll1ption avait été faile par la Passion de la
croix; mais pendant qu'ils dissertaient ainsi, une Nuée noire cou­
ni L l'ou verture du toit, et par sui te les ténèbres se répandirent
dans le Temple; mais, peu llprès, cette NlJée fut dissipée par des
Anges qui descendirent du Ciel, eL qui alors envoyèrent l'un d'eux
dans le Temple, pour insll'Uirssur la Rédemption ceux qui y
448 LA VRAIE
étaient assemblés, Il leur dit que la Passion de la croix a été, nOD
la Rédemption, mais la subjugation .des Enfers, l'ordination des­
Cieux, et ainsi le rétablissement des choses qui, tant dans le­
Monde spirituel que dans le Monde nètturel, avaient été renver­
sées; et que, sans cela, aucune Chair n'aurait pu être sauvée: et..
sur la Passion de la croix, il dit que par elle a été ac.::omplie l'u­
nion intime avec le Père; et que, quand elle est prise pour la Ré­
demption, il en résulte un grand nombre de dogmes' indignes de­
Dieu et même abominables; par exemple, que' Dieu avait résola
la damnation de tout le GeOl'e humain, quI' le Fils a pris sur lui
celte damnation, gt qu'ainsi il a rendu Je Père propice, et ra par
son intercession ramené dans sa Divine Essence. qui est l'Amour
et la Miséricorde; outre plusieurs autres choses, qu'il est scanda­
leux d'attribuer à Dieu, N° 134. -r:;.~--r ~!l.,o(
tXIX~ Je vis Je Soleil du Monde spirituel, dans lequel est Jého­
vah Dieu dans son Humain; et alors du Ciel fUl enlendu ceci;
IL N'Y A QU'UN SECL DiEU ; mais quand l'id~e de J'unité de Dieu
fut tombée dans Je Monde des Esprits, elle y fut changée se­
lon les formes des mentaIs, et entin en l'idée de trois Dieux; et
même un de ces Esprits raisonnant sur ce sujet confirma l'idée de
trois Dieux par ces arguments, qu'il y a: un Dieu qui a créé toutes
choses, un Autre qui a racheté tous les hommes, et un Troisième­
. qui opère toutes choses; et aussi, qu'il y a un Dieu qui fail l'impu­
tation, un Autre la médiation, et un Troisième qui les inscrit dans
l'homme, .et ainsi met en lui la foi par laquelle il le justifie. Mais.
comme la Foi d rois Dieux avait perverti toute l'Église t'hrétienne.
-je leur découvris, d'après la perceplion qui m'en fut donnée, ce qui
est entendu chez Dieu Un, par Médiation, Intercession, Propitiation
et Expialion, à savoir, que ce sont 1;) quatl'e attributs de l'Humain
de Jéhovah Dieu; que JéhO.\1.<lh Dieu sans l'Humain ne pouvant
s'approcher de l'homme ni l'homme s'approcher de Lui, la Mé­
diation signifie que l'Humain est l'intermédiaire; l'Intercession,
qu'il y a ulle perpétllelle médiation; la Propitiation, qu'il ya pour
chaqu~ homme un accès fa\'orable vers Dieu.; et l'Expiation, qu'il
y a aussi accès favorable pour les pécheurs, et tout cela par l'Hu­
main, N° 135. ~""lZ...:! - /,,~e-. .2oy.. .
Œ!~ J'entrai dans un Gymnase où l'on agilait celle question:
RELIGION CHRETIENNE. 449
Comment doit-on entendre ce qui est dit du Fils de Dieu, qU'IL
ES:r;\.5SIS A LÀ DROITE DU PERE? Les opinions élaient divisées,
tous cependant pensaient que le Fils est réellement 'assis ainsi;
mais on demandait pourquoi; alors quelques-uns croyaient que
c'était à cause de la Rédemption; d'autres, quec'étail f1ar amOllI';
d'autres, afin qu'il fût le Conseiller du Père; d'autres, afin que les
Anges Lui rendissent honneur; d'autres, parce quïl Lui a été
donné de régner à lA place du Père; d'autres, afin que le Père
exauçât ceux pour qui il intercédait; on agitait en outre celle
autre question: Est-ce le Fils de Dieu de loute éternité qui e~t
assis ainsi, ou est-ce le Fils de Dieu né dans le 1\londe? Quand
j'eus entendu ces opiuions, je levai la main, en demandanL qu'il
me fût permis de parler, et de dire ce qui est entendu par être
assis à la droite de Dieu; et je dis qu'il est enlendu la Toute­
Puissance de Dieu par l'Humain qu'il a rris, car par cel Humain
il a fait la Rédemption, c'esl-~-dire qu'il a subjugué les Enfers,
créé un Nouveau Ciel Angélique, et instauré tine Nourelle É~lise;
je confirmai par la Parole, dans laquelle la Droite signifie la Pui~­
sance, que c'est là ce qui est entendu par être assis à la droite; et
ensuite cela fut confirmé du Ciel par l'apparence d'une Main
Droite sur eux, main dont la puissance leur imprima une si grande 70__ !..
. terreu\' qu'ils furent presque tous privés de sentiment, 0 i36. - t'--'1f-!Zo '+
[Rii! Dans le !\-Ionde spirituel, je fus conduit dans une sorte de

Consistoire, où étaient assemblés les Hommes Célèbres qui avaient

vécu avant le Concile de Nicée et ont été ap elés Pères ApO~lO­

liqlles, et aussi les Hommes Illustres qui ont vécu nprès ce Con­

cile; et je vis que quelques-uns rie ceux-ci apparaissaient aVC(j

le Menton chauve et la Tète couverte de perruques frisées faites

avec des chevenx de femmes; mais lès premiers avaient lous du

la barbe et des chevellxnaturels. Devant eux se (enaiL 1111 Per­

sonnage qui nvait été juge et arbitre des écrivains de ce sièclt~; Il

commença par ulle scrL~ de Inmenlalion, en disant :_ li Il s'esl ('1eIf\

o'entre les LaÏtjues un homme, q'Ji a nrraché de son sanctuaire

notre Foi, laquelle cepenclalH est une étoile qui brille jOllrct

nuit devant nOlis; mais cet homme a agi ainsi, parce qu'il perd la

vue dans les mystères de celle foi, et il n'a pas \"11 en elle la jus­

tice du Christ, ni par conséquent les merveilles de sa justification;

il ~
450 LA. VRAIE
et cependant celte Foi est en trois Personnes Divines, et ainsi en
Dieu tout entier: et comme il a iransféré sa foi dans la Seconde
Personne, et non pas même dans cette Personne, mais dans l'Hu­
main de cette Personne, il ne peut se faire autrement que le Na­
turalisme ne découle de là. " Au discours de ce Personnage ap­
plaudirent ceux qni a~aient vécu après Je Concile de Nicée, en
disant qu'il est impossible qu'il y ait une autre foi, et que la foi
vienne d'autre part. Mais les Pères Apostoliques, qui ont vécu
avant le siècle ne ce Concile. saisis d'indignation, rapportèrent
plu:-:ieurs choses qui sont dites dans le ciel sur la Foi de Nicée et
sllr la Foi d'Athanase, voir qnelles elles sont. Toulefois, comme
le Président du Consistoire avait été associé quant à l'esprit avec
nn certain écrivain de Leipsik, je m'adressai à lui, el je démontrai
par la Parole, que le ChrISt est Dieu, même quant ~ l'H~f!lain, puis
aussi par le Li,;re dogmatique des Évangéliques, appelé FORMULE
nE CO'lCORDE, que dans le Christ Dieu est Homme et l'Homme
est Dieu; (HIIS enCOI'e, que la confession d'Augsbourg approuve
surtout ce culte du Seigneur; sans pader de plusieurs ChOH'S,
auxquelles il ne répondit pas un mot; et il se tourna d'un autre
('ôté. Ensuite je m'adressai à un autre Esprit, qui avait été asso­
cié il un Personnage éminent de Gothembourg, qui avait souillé
le Culte du Seigneur par une injure encore plus grande: enfin ces
deux injures furent déclarées être des mensonges inventés avec
astuce pour effrayer les volontés, et les détourner du Saint Culte
du Seigneur, N° 137. -ro~ r ~ filo
)XXIO Il apparut une Fumée qui s'élevait de la Terl'e inférieure,
et il fut dit que les fumées ne sont autre chose que des faux en
masse; et alors quelljues Anges eurent le désir d'examinel' quels
étaient les faux qui fumaient ainsi, et ils descendirent, et ils ren­
contrèrent qualre Troupes d'Esprits, dont deux étaient composées
de savants et d'ignorants d'entre les Ecclésiastiques, et deux d'é­
rudits el d'illellrés d'entl'e les Laïques, qui tous confirmaient entre
eux qu'il faut adorer le Dieu invisible, et qu'alors ceux qui L'a­
dorent ont la sainteté et sont exaucés; qu'il en serait autrement
si le Diel] visible étAit adoré: la sainteté et l'action d'être exaucés
par Dieu invisible, ils les confirmaient de diverses manières, et ils .
disaient que c'est pour cela qu'ils reconnaissent trois Dieux de
RELIGION CHRÉTIENNE. 45t
,toute éternité, qui sont invisibles; mais il leur fut montré que le
.culte d'un Dieu invisible, et à plus forte raison, de trois Dieux in­
visibles, est un culte nul; pour que cela fut confirmé, on tira des
Enfers Socin et Arius a\'cc qllelquef.-uns de leurs sectateurs, qui.
tous avaient adoré une Divinité invisIble; qnand ils parlaient d'a­
l)rès leur mental naturel ou externe, ils disaient qu'il y a un Dieu~
quoiqu'invisible; mais quand leur mental externe était bouché et
leur mental interne ouverl, et qu'ils étaient forcés de divulguer
leur confession sur Dieu d'après ce mental interne, il::; disaient:
.. Qu'est-ce que Dieu? nous n'avons pas vu sa forme, et nous n'a­
vons pas entendu sa voix; qu'est-ce donc que Dieu, sinon un être
.de raison, ou la nature?» Mais ils furent instruits qu'il a plu il
Dieu de descendre, et de prendre l'Humain, afin qu'on vît sa
forme et qu'on entendit sa voix ; ces paroles entrèrent dans leurs
oreilles sans produire aucun effet, N° t59. --r~ __-r ~ '2-~1
\xxnd Il s'agit d'abord des Étoiles dans le Monde naturel, et
de la probabilité qu'elles sont en aussi grand nombre que les So­
ciétés angéliques dans le Ciel, puisque chaque Société y brille
parfois comme une Étoile. Ensuite je parlai avec les Anges d'un
chemin qui apparait cou\erl d'une foùle innombrable d'esprits,
et qui est le chemin par lequel passent tous ceux qui ont quitté le
Monde naturel pour !e Monde spir.iluel; je m'approchai de ce
chemin en compagnie des Anges, et nous appelâmes dOllze hom­
mes de ceux qui y étaient, el nous leur demandâmes ce qu'ils
croyaienL du Ciel el de J'Enfer, et de la vie après la morl; et comme
ils ne savaienl auLre chose. sinon qu'ils étaient encore dans le
Monde naturel,' ils répondil'enl d'après l'idée qu'ils avaient ap­
portée avec eux: Le PRE"IEI\: Que ceux qui vivent moralement
viennenl dans le Ciel, el que personne ne va dans l'Enfer, parce
que tous vivent moralement. Le SECOND: Que Dieu gouverne le
Ciel, et le Diable l'Enfer, et qu'étant opposés l'un à l'autre, l'un
appelle bien ce que l'autre appelle mal; et qne l'homme hypo­
crite, se tenanl dans l'un et l'autre parti, peut également "ivre
sous la domination de l'un el sous celle de l'autre. Le TROIS/ÈME:
Qn·il n'y a ni Ciel, ni Enfer, « Qui en est revenu ?Qui en a donné
des nouvelles? .. Le QUATRIE~lE : Que personne n'a pu en revenir
ni en donner des nouvelles, parce que, quand l'homme meurt,
402 LA VRAIE
. c'est ou un spectre ou tin souffle. Le CINQUIEMÉ: Qu'il faut ill.

tendre jusqu'au jour du jugement dernier, et qu'al~rs on en aura

des nouvelles, et l'on saura tout; mais en disant celà il)'iait en s06

. cœur. Le SIXIE~IE: Comment l'àme de l'homme, qui n'est qu'un

1(

souffle, peut-elle reven il' dans son corps rongé par les vers, et.

rentrer dans son squelette brûlé ou réduit en poussière?» Le SEP­

TltME; Que les hommes après la mort ne peuvent pas plus viVl'c­

que les bètes et les oiseaux, qui sont égalenient rationnels. Le

HUITIÈME: Qu'il croit au Ciel, mais qu'il ne croit point à l'Enfer,

-parce que Dien-est Tout-Puissant et peut sauver tous les hommes.

Le NEUVIEME : Que Dieu étant rempli de grâces ne peut envoyer

qui que ce soit dans un feu éternel. Le DIXIÈME: Que personne

ne lJeut aller dans l'Enfer, parce que Dieu a envoyé son Fils, qui

a fait expiation pOlir LouS, el a enlevé les péchés de tous. « Qu'est­

ce que peut le diable con [re cela?» Le O~ZIÈME, qui était un Prêtre:

Que ceux-là seuls sont sauvés, qui ont oblenu la . foi; et que l'É·

lection appartient à l'Arbilre du Toul-Puisl\ant. Le DOUZIÈME,

qui était un PoliLique: Qu'il ne veut rien dire du Ciel ni de l'En­

fer; m,~is qu'il faut laisser. les PrêLres en pal'ler, afin que par un

lien invisible les mentaIs du vulgaire soient tenus altachés aux

lois el aux chefs. Apr~s avoir entfmdu ces divers sentiments, les

anges furent interdits de surprise; mais ils les réveillèrent, par

cela qu'ils Jes instruisirent qu'ils vivaient maintenant après la

morL; et ils les introduisirent dans le Ciel, mais ils n'y restèrent
pas longtemps, parce qu'il fut reconnu qu'ils étaient entièrement
. naturels, ct que par suite leurs occiputs étaient excavés; il est 1.-.;
t
padé, en dernier lieu, de celle excava:ion, et de sa· cause, ~t60: tlo'3
1XXI~ J'entendis un bruit comme celui qUf\ fait une Meule, et
aY,lnt suivi la fiil'ection d'u bruit, je vis une mai,on léz,mlée, dont
J'f\utl'ée était sous terre, et dan.:; celte maison un Homme qui re­
cueil13it !lans la Parole eL dans les Lirees un grand 1I0mure de
passages !'our LA JUSTIFICATION PAR LA FOI SEULE, passages que
des secrétaires à CÔLé de lui trallscrivaient dans lItI volume. Lui
ayant demandé ce qu'il recueillait mainLenant, il répondit: « Des
extraits pour prouver que Dieu le Père s'était éloigné de la grâce
envers le genre humain, et qu'en conséqnence il avait envoyé le
Fils pour faire expiation etpropitiation.» A cela je répondis, qll'il.est
RELIGION CHRÉTIENNE.
~pposé à l'Écr.iture et à la raison, que Dieu ait pu se détourner ,de
I~ grâce; que de celle manière il se serait aussi détourné de son
-essence, et qu'ainsi il ne serait point Dieu; et comme je lui dé-
montr.1i cela jusqu'à la conviction, il entra en fureur et ordonna
:lUX secrétaires de me jeter dehors; mais comme je sortis de mon
plein gré, il lança après moi un livr~ue sa main saisit aù hasard,:
et ce livre était la Parole, N° 16L t>""'-"L-:r FY- Vr4
G~xY1 Il y eut une discussion entre les Esprits sur celte ques-
lion: Peut-on voir quelque vrai réel dans la Parole, si l'on ne
s'adresse point immédiatement 3U Seigneur, qui est 'la Parole elle-
même? l\Iais comme il y en ayait qui contredisaient, il fut fait une
expérience; et alors ceux qui s'aMessèrent fi Dieu le Père ne vi-
rent aucun vrai, mais tous ceux qui s'adressèrent au Seigneur vi-.
rer.t les nais. Pendant que celle discussion continuait, quelques
Esprits montèrent de l'Abîme, ~ doM il est parlé, ~ Apoc.lX. - où
l'on discute sur les arcanes de la justification par la foi seule; ils di-
rent qu'eux s'adressaient il Dieu le Père, et qu'ils voyaient leurs
·.arcanes dans une lumière claire; mais il leur fut répondu qu'ils les
voyaient dans une lumière phantastlque, et' qu'ils n'avaient pas
même un seul Vrai. Indignés de cette réponse, ils exposèrent d'a-
près la Parole plusieurs propositions, qui étaient des vrais; mais
H leur fut dit qu'en elles-mêmes elles étaient des vrais, mais qu'en
eux elles étaient falsifiées: pour leur prouver "que cela était ainsi,
ils furent conduits dans une maison, où il y avait une Table, sur
laquelle la lumière influait directement du Ciel, et il leur fut dit
d'écrire sllr lin papier ces vrais qu'ils avaient avancés d'après la
Parole~ et de meUre le papier sur cette table; lorsque cela eut éte_
fait, ce papier, sur lequel les vrais avaient été écrits, brillait
'Comme IIne Étoile, mais quand ils approchèrent et fixèrent la vue
dessus, le papier apparut noirci comme par de la suie. Ensuite on
fut conduit vers une Table sêmblable, sur laquelle était placée la
Parole environnée d'un Arc-en-Ciel; un certain Chef de la doc-
trine sur la foi seule l'ayant touchée de sa main, il se fit une ex-
plosion avec fracas, et ce chef fut lancé dans un coin de la cham-
bre, et. il y res!a étendu comme mort pendant une demi-heure.
D'après ces épreuves, on fut convaincu que lOus les vrais, qui
>étaient· chez eux d:après la Parole, étaient en eux-mêmes des vrais,
454 LA VRAIE '""J.P'-C- ':E ,. .~1'
mais que dans leurs mentaIs ils étaient des vrais falsifiés, N° 162. J
(Xi VU Dans le Monde Spiriluel il y a des Climats cODlme dans
le Monde Naturel, et par suite il ya aussi des Zônes boréales, où
sont des neiges et des glaces, Un jour que j'y avais été conduit en
esprit, j'entrai dans un Temple alol's couvert de neige, éclairé à
l'intérieur par des lampes, où derrière l'Autel je vis un Tableall
sur lequel il y avait cetle inscription: TI\Ii'\ITJ<; DIVINE, PÈRE.
FILS ET ESPI\IT SAIl"T, QUI ESSEi'\TJELLDIEi'\T SOi'\T UN, ~IAIS PES­
SO;';i'\ELLE~IENT TROIS; et j'entendis un Prètre prêcher sur quatre
Mystères de la Foi, à l'égard desquels il faut meUre l'entende­
ment sous l'obéissance de la fci; voir Je Mémorable. Après la
prédication, les Auditeur" rendirent des actions de gràces auPrê­
tre pour son sermon si rempli de sagesse; mais comme je leur­
demandai s'ils avaient compris quelque chose, ils répondirent:
~ Nous avons tout saisi il pleines oreilles;· pourquoi demandes-tu
si nous avons compris? L'entendement n'est-il pas stupéfié dans
de tellet> matières?» Le Prêtre, qui était présent à cette conver- __
sation ajouta: ~< Parce.que vous avez entendu et n'avez pas compris. ·/dM.(..!.
vous êtes heul'eux, puisque de 1:\ vous vient le salul, » N° Hm. f' .1:++
1XXVII! Le l\lENTAL HUMAIN a été distingué en trois Régions,
comme le Ciel où sont les Anges; et les choses Théologiques chez
seux qui aimelltles vrais, parce que ce sont des vrais,resident
dans la région suprême du l\fental, les choses morales sont sous
elles dans la région moyenne, les choses politiques sont sous celies­
ci dans la dernière région, et les diverses sciences constituent la
porle. Mais chez ceux qui n'aiment pas les vrais, les choses Théo­
logigues sont dans la région infime, et s'y mêlellt avec les propres
de l'homOl,e, et ainsi avec Jes illusions des sens; et de là vient que
.quelques-uns ne peuvent nullement percevoir Jes choses Théolo­
~ires, N; 186. 'ff>f"'-'L 'E rr~ "L'if
XXVlII. Je fus conduit vers un endroit où étaient ceux qui sont
entendus dans l'A pocalypse par le FAUX PROPHETE; et là, je fus
imité par eux à voir leur Temple; et je les suivis, et je le vis; et
au milieu de ce temple il y avait l'image d'une Femme, vêtue
d'une robe d'écarlate, tenant dans la main droite une monnaie:
d'or, et dans la gauche une chaîne de perles; mais et l'image et
le temple étaient le produit d'une· phantaisie ; or,. quand les inlé­
RELIGION CHRÉTIENNE.
rieurs de mon mental eurent été ouverts par le Sei 5neur, au lieu
d'un Temple je vis une maison crevassée, et au lieu de la femme
je vis la bête telle qu'elle est décrite dans l'Apocalypse, - Chap.
XIII. 2 ; - et sous le sol un marais dans lequel la Parole était pro­
fondément cachée : mais bientôt après le Vent oriental ayant
souflé, le Temple fut emporté, le marais fut mis à sec, et la Pa­
role fut vue à découvert; et alors par la lumière provenant du
Ciel il apparut un TABERNACLE. tel qu'était celui d'Abraham,
quand trois AngesYinrent, et lui annoncèrent la naissance pro­
chaine d'Isaac: et, plus tard, une lumière apnt été ep,v-Oyée du
second Ciel, au lieu du Tahernacle il apparut un TE~IPLE sembla­
ble à celui de Jérusalem: <Iprès cela, une Lumière venant du troi­
sième Ciel resvlendit, et alors le Temple disparut, et on vit le SEI­
GNEUR SEUL, debout sur la Pierre du fond, où était la Parole;
mais comme une trop grande sainteté remplissait alors les men­
laIs, cette lumière fut soustraite et remplacée par une lumière du
second Ciel, d'après laquelle revint le précédent aspect du Tem- ".,-.... l
pIe, et au dedans de ce Temple celui du Tabernacle, N° 18i. r .2..~'2-
lXXIX~. Je vis un Palais magnifique, dans lequel il y avait uu
Temple, et dans ce Temple étaient placés des siéges en triple
rang: un Concile y avait été convoqué par le Seigneur, afin qu'on
délibérât sur le SEIGNEUR SAUVEUR, et sur l'ESPRIT SAINT; et lors­
qu'il y eut autant d'Ecclésiastiques rassemblés qu'il y avait de
siéges, on COIllI1.ença le Concile; et comme il s'agis!'ait du Sei­
gneur, la première Proposition fut celle-ci: QU! EST CELUI QUI A
l'RIS L'HUMAIN DANS LA VIERGE MARlE? Et alors un Ange, qui se
tenait debout auprès de la Table, lut devant eux les paroles que
l'Ange Gabriel dit à MariE': UN ESPRIT SAINT VIENDRA SUIl TOI, El'
UNE VERTU VU TRÈS-HAUT T'OMBRAGERA, ET CE QUI NAITRA DE TOI
SAINT SERA APPELE FILS DE DIEU, - Luc, I. 35, - et aussi celles
qui sont dans à-Iallhieu, - I. 20, 25; - et en outre pluslellrs pas­
sages dans les Prophètes, où il est dit que Jéhovah Lu j-l'dême
viendra dans le Monde, el où Jéhovah Lui-Même est appelé Sau­
veur, Rédempteur, et Jm;tice, d'après lesquels il fut conclu que
Jéhovah Lui-Même a pris l'Humain. La seconde délibération slIr
le Seigneur fut celle·ci: LE PÈRE ET LE SEIGNEUR JESUS-CURlsr
NE SONT-ILS PAS UN, CO~I"'E L'AME ET LE CORPS SONT UN? Et cela
t56 LA VRAIE
fut confirmé par un grand nombre de passages dans la Parole..
·et aussi par la Foi symbolique de l'Eglise d'aujourd'hui; d'aprés
, cela il fut conclu qlle l'Ame du Seiv;neur était de Dieu le Père,
et qu'ainsi son Humain est Divin, et que c'est à cet Humain qu'il
faut s'adresser pour s'adresser au Père, puisque Jéhovah Diell
cs'est envoyé par cet Humain dans le Monde, et s'est rendu visible
aux yeux des hommes, et par' conséquent' accessible. Ensuite vint
la Troisième délibération, qui concernait l'EsPRIT SAINT; et d'a­
bord fut discutée l'idée slIr les trois Personnes Divines de toute
éternité, et il fut établi d'aprè~ la Parole que lé Saint Divill, <lui
est appelé Esprit Saint, procède du Seigneur d'après le Père. En­
fin, parsuite des délibérations prises dans ce Concile, on décréta
èOmme Conclusion, que dans le Seigneur Sauveur il y a la Divine
Trinité, laquelle est le Divin à quo (de ([ui tout procède) qui est
appelé Père, le Divin Humain qui est appelé Fils, el le Divin pro­
cedant qui est appelé Esprit Saint, et qu'ainsi il y a lin seul Dieu
dans l'Eglise. Le Concile étant terminé, on donna à ceux qui
avaient élé assis sur les siéges des vêtements splendides; et ils fu­
rent conduits dans le Nouveau Ciel, N° 188. "'Gr"'-L?: J't~f5g't-
\ ~XX! Je vis dans une crèche de gr.1ndes Bourses, dans les­

que les il y avait de l'I\rgenlen grande quantité, et pl'ès de ces

hourses des Jeunes gens qui les gal'daient, puis dans la chambre

la plus proche jevis des Vierges modestes avec Hne Épouse ehaste,

et nans une autre chambre deux Enfant~; et enfin I,lne Femme dé­

hauchée et un Cheval mon: et, plus tard, je filS instruit de ce que

chacune de ces choses si~nifiait, et que par elles était représentée

et décrite la Parole, telle qu'elle eSl en elle-même, et telle qu' die

est aujourd'hui, N° 277. ÎD~'S r~ 3b~ ,

Œ.X~ Je vis une écriture, telle qu'il y en a dans le Ciel su­

prême' ou troisième Ciel; elle consistait en lettres formées de li­

gnes courbes avec des croissants tournés vers le haut; et il me fut

dit qu'à ces lettres, en partie, étaient semblables les lettres Hébraï­

ques dans le temps très-ancien, quand elles étaient plus arquées

qu'elles ne le sont aujourd'hui; et que la Voyelle H, q'Ji a élé

ajoutée aux noms d'Abram et de Saraï, signifie l'Infini et l'Éternel.

Les Anges expliquèrent ùevant moi le sens de quelques mols .d~ns

le Psaume XXXII. Vers. 2, d'après les ~e~les lettres ou" s)'ll:\be's ;­


RELIGION CHRÉTIENNE. 457
leur sens était,. que le S:eigne'fl'r est même miséricordieux pour
,ceux 'l.!!:.(font le mal, N° 278. ~rt'-A- 'I l'-~ -u;g
\!XXII.' Avant la Parole Israélite il y a eu une Parole, dont les
Livl'es Prophétiques éLa ient appelés É1\ONCÉS, et les Livres Histo­
riques, GUERRES DE JÉIIOVAH, et outre ces Livres, il y en avait
encore un autre appelé JASCHAR; ces trois Livres sont même
nommés dans noire Parole; cetle Ancienne Parole était dans la
Terre de Canaan, dans la Syrie, la Mésopotamie, l'Arabie, l'Assy­
rie, la ChalMe, l'Égypte, il Tyr, à Sidon, et à Ninive; mais comme
elle était remplie de correspondances qui signifient d'une ma~
nière éloignée les célestes et les spirituels, ce qui donna lieu à
des idolâtries, la Divine Providence la fitdispal'aître. J'ai appris
que Moïse a extrait de celte Parole ce qu'il a r3pporté sur la Créa­
lion, sur Adam et Ève, sur le Déluge, et sur Noach et ses troi"
Jils, mais non au-delh. Celte même Parole est encore conservée
chez des peuples dans la GRANDE TARTARIE, et ils y puisent les
préceptes de leur foi et' de leur vie; cela m'a été rapporté. dans le
Monde spirituel, par des Anges qui provenaient de celle contrée,
N°2i9. ~ ~ i'-~ UJ
{XXXIII! Ceux qui sont dans le Monde spirituel ne peuvent pas
apparaître à ceux qui sont dans le Monde naturel, ni vice versâ;
ainsi les Esprits et les Anges ne peuvent pas êire vus par les
hommes, ni les hommes être vus par les Esprits et les Anges, à
cause de LA DIFFÉRENCE ENTRE LE SPIRITUEL ET LE NATUREL, ou,
.ce qui est la même chose, entre le substantiel et le matériel: c'est
1à l'origine d'après laquelle il ya chez les Esprits et les Anges ulle
tout autre Langue, ulle tout autre' Écl'iture, et aussi une "1;out
avtre Pensée, que celles qui sont· chez les hommes: il a été dé­
l·oilé qu'il en est ainsi par une vive expérience, qui a consisté en
ce qlle des Esprits entraient vers les leurs et revenaient vers moi
alternativement, et ainsi faisaient la comparaison: par là il fut
découvert que dans la Langue spirituelle il n'y a pas même un
$eul mot qui soit semblable à un mot d'une Langue naturelle; ql,le
leur Ecriture se compose de syllabes, dont chacune enveloppe le
sens d'une chose spéciale; et qlle les idées de leur pensée ne tom­
bent point dans les idées de la pensée naturelle: la cause de ces
différences vient de ce que les Esprits et les Anges sont dans les
458 LA VRAIE
<

princi pes, et que les hommes sont dans les principiés, ou de ce


que les Esprits et les Anges sont dans les antérieurs, desquels
comme causes procèdent les postérieurs, et que les hommes sont
dans les postérieurs qui proviennent des antérieurs. Il m'a été dit
qu'une semblable diflérence existe entre les langues, les écritures
et les pensées des Anges du troisième Ciel et celles des Anges du
second Ciel, N° 280. 'ÎÔ-.- '7 jL~"3:+/ .
\jXXIYJ. DE L'ÉTAT DES nOMMEs APRÈS LA MORT, en général;
et de l'étal de ceux qui se sont confirmés dans les faux de la Doc­
trine, en particulier: sur les uns et sur les aulres ont été failes
les observations suivantes: 1° Les hommes, pour l'ordinaire, sont
ressuscités le troisième jour après la mort; et alors ils ne savent
autre chose, sinon qu'ils vivent encore dans le Monde précèdent;
2° Tous arrivent dans un Monde qui tient le milieu entre le Ciel
et l'Enfer, et qui est appelé Monde des Esprits. 3° Là, ils sont
transférés dans différentes Sociétés, et on examine ·ainsi quels ils
sont. 4° Là, les bons et les fidèles sont préparés pour le Cid, et
les mauvais et les non-lidèles sont préparés pOUI~ l'Enfe~ 5° Après
la préparation, qui dure quelques années, uri chemin est ouvert
aux bons vers une societé du Ciel, où ils doivent vivre éternelle­
ment, et un chemin vers l'Enfer est ouvert aux mauvais; outre
beaucoup d'autres détails, Ensuite l'Enfer est décrit tel qu'il est,
et il est dit que là sont appelés Sat:lllS ceux qui sont dans les faull:
par confirmation, et Diables ceux qui SOllt dans les maux de la
vie N° 281: --ri>'""-L. 1: ~ 3~6'
]Xxxv! J'entendis ,'enir de I~ Terre inférieure, qui est immé­
diatement au-dessus de l'Enfer, les cris: OH! QU'ILS SONT JUSTES!
OH QU'ILS SONT ÉRUDITS! OH QU'ILS SONT SAGES! et comme j'étais
étonné 'qu'il y eût aussi là des Justes, des Érudits et des Sages, je
descendis, et j'approchai d'abord vers le lieu où l'on criait: OH
QU'ILS SONT JUSTES! et là,. je vis un e sorte de Tribunal, où sié­
geaient des Juges d'injustices, qui avaient pu pen·ertir adroitement
les lois et lourner les jugem ents en faveur de cellx qu'ils proté­
geaient; ainsi leurs jugements étaient des décisions arbitraires; et
lorsque les sentences étaient portés aux clients, ceux-ci criaient­
tout le long de la roule: Oh qu'ils sont Justes! Ensuite les Anges
me dirent que de tels juges ne peuvent pas même voir la moindre

/
RELIGION CHRÉTIENNK 459
chose du juste; peu de temps après, ces Juges furent précipités
dans l'Enfer, et les livres de leurs lois furent changés en cartes à
jouer; et, au lieu de juger, il leur fut donné pour emploi de préparer
du fard, pour mettre sur les visages des prosti tuées, et les chan­
ger ainsi en beautés, N° 332. ~I""-A- T r-~ 4-~
. lxxxv]! En,suite j'allai vers le lieu où l'on criait: OH QU'ILS SONT
ERUDITS! et je vis une Assemblée d'Esprits qui raisonnaient pour
savoir si TELLE CHOSE EST, ou N'EST PAS, sans chercher si ELLE
EST DE TELLE MANIÈRE; et par suite ils s'arrêtaient au premier
pas sur chaque chose, ainsi ils la touchaient seulement en dehors,
et ne pénétraient pas en dedans; de même aussi sur Dieu: Ya­
t-il un Dieu? Pour m'assurer qu'ils étaient tels, je leur posai celle
question: Quelle doit être la Religion }Ja1' laquelle l'homme est
sauvé? Ils répondirent qu'il faHait d'abord mettre en discussion:
1° Si une Relibion est quelque chose: 2° s'il y a une Religion qui
30it plus efficace qu'une autre; 3°. s'il y a une vie éternelle, et
ainsi s'il y a quelque salvation ; 4° sïl ya un Ciel et un Enf,er. Et
alors ils se mirent à discuter le premier Point: Si une Religionest
quelque chose, et ils dirent que ce point exigeait de si nom­
breu~es recherches qu'il ne pourrait être résolu ell un an, et l'ur)
d'eux dit qu'il ne pourrait l'être en cent ans; à cela je répliquai,
qu'en attendant ils étaient sans religion; mais néanmoins ils dis­
cUlaient ce premier Point avec tant d'adresse que la Cohorte des
assistants criait: OH QU'ILS SONT iÉRUDITS! Il me fut dit par les
Anges que de tels Esprits apparaissent comme des statues; et que,
plus tard, ils sont envoyés dans des dé~erts, où entre eux ils ba­
billent et ne prononcent que de vaines paroles, N° 33~ 'fo~'1 r"'3-4... 4-2..3
\XxxvII! Je vins ensuite vers la troisième Assemblée, d'où j'a­
vais entendu le cri: OH QU'ILS SONT SAGES! et je découvris que là
étaient réunis ceux qui ne peuvent voir que le vrai est vrai, mais
qui cependant peuvent faift: que tout ce qu'ils veulent apparaisse
comme vrai, et qui par suite sont appelés CONFIRlIIATEURS; je re­
marquai aussi qu'ils étaient tels, d'après les diverses réponses aux
propositions, par exemple, de faire vrai que la Foi est le tout de
l'Église; et ensuite, que la Charité est le tout de l'Église; et aussi, .
que la foi et la charité ensemble sont le tout de l'Église; et comme
ils confirmaient chacune de ces propositions, el les ornaient d'ap­
460 LA VRAIE
parences, an point q1l'elles brill3ient comme des vrais, les assis­
tants criaient: On, QU'ILS SO:'iT SAGES! EnsuiLe quelques questions
badines leur furent aussi proposées, afin qu'ils en fissent des vrais,
car ils disent qu'il n'y a de vrai que ce que l'homme fait vrai; ces
questions badines étaient de prouver que la lumière est l'obs­
curité, et l'obscurité la lumière; puis aussi que le corbeau est
blanc et non pas noir; et ils le firent, de sorte que 'ces proposi­
tions apparaissaient absolument comme des vrais; voir leurs con­
firmations dans le MÈMonABLE, Il me fut dit à le~r sujet par les
Anges, que de tels confirmalenrs ne possèdent pas même un grain
d'entendement, parce que tout ce.qui est au-dessns du rationnel
che~ eux a éLé fermé, et que Lout ce qui est au-dessous du ration­
nel a été oUI'ert; or, ce qui est au-dessous ou .rationnel peut con­
firmer Lout ce qui plaît, mais ne peut roir que le \Tai est vrai;
aussi cela n'est-il pas le fail de l'homme intelligent; mais pouvoir
voir que le vrai est vrai el que le faux est faux, c'est là le fait de
l'homme intelligent, N° 334 . .....,-;~ '7: r~ 4-'4: .
IXXXVIII~ Je convel'sai avec des Esprits qui, dans le Monde na­
turel, avaient joui d'nne grande renommée d'érudition, lesquels
discutaient entre eux sur les IDÉES IN~ÉES, s'il y en avait chez les
110mmes comme chez les bêles; et alors un Esprit Angélique in­
tervint dans la discussion, et leur dit: (( Vous disputez sur de
la laine de chèvre; il n'y a aucune idée innée chez les hommes,
et il n'yen a pas non plus chez les bêtes. n A ces mots, tous s'em­
pOI'tèrent; mais la faculté de parler lui ayant 'été donnée, il dit
d'abord au sujet des bêtes, qu'il n'y a point d'idées innées en
elles, et cela, parce qu'elles ne pensent point, mais qu'elles agis­
sent seulement d'après l'instinct qui leur vient de leur amour na­
turel; cetinstinct qui fait l'analogue de la volonté chez elles in­
flue immédiatement dans les sens d.e leur corps, et e)"cite ce qui
concorde avec cet alJJQur et le favorise; et cependant les idées se
disent de la pensée seule; il confirma par di.\'ers moyens que chez
les bêtes il ya seulement la sensation, et qu'il n'y a aucune pen­
sée; il le confirma particulièrement par les merveilles que I;on
~onnaÎt sur les araignées, les abejlles et l.es ver.s à soie, en disant:
Est-ce que l'A raignée, quand elle .forme sa toile, pense dans sa
petite têle, qu'elle doit être lissée pour tels ou tels us.a~es!· Est'
RELlGION CHRèTfENNE. 46t
ce que l'Abeille pense d'ails sa petite tête: « De ces fleurs je suce­
rai lé lIliel, et de celles~ci la cire; avec la cire je éonstruirai des
cellules en série con Linue. et j'y déposerai du miel en abondance,
alin qu'il y ell a'iL aussi assez pour l'hiver, etc. ? » Est-ce que le
Vers à soie, encoré à l'état de vers, pense dans sa pe~ite têLe:
« Je vais maintenant me mettre à filer ma soie, et quand je l'aurai
filée, je volerai el folàLI'erai avec mes semblables, ~t pourvoirai il
ma postérité'? » N'en est-il pas de mêlne pour les Betes et POU)'·
les Oiseaux? A l'égard des homllle~ il dit, que chaque mèl'e et
chaque nourrice, et aussi chaque père, sait que chez les enfants
nouvellement nés, il n'y a abSOlument aucune idée innée; qu'il n'y
a aucuue idée chez eux a:vant qu'ils aienL commencé à penser, et
qU'alors les idées naissent et se forment selon toute qualité de la
pensée qu'ils ont puisée par l'instruction; que cela arrive ainsi,
parce qu'il n'y a d'inné chez l'homme que la faculté de savoir, de
'Comprendre et d'être sage, el l'inclination à aimer lion-seulement
'Soi.-mê1l'le et le monde, mais encore le prochain et Dieu: LEIBNITZ
et WOLF écoulaient à distance, eL LEIBNlTZ applaudit, mais il en
fut autrement de Wolf, N° 330. -"G~ '2 /'-~ i.r3'
(XXXIX] Un jour, un Esprit Angélique fiL voil' clairemenL CE QUE
C'EST Ql'T~ LA FOI ET LA CHARITÉ, et ce que leur conjonction opère;
ï le fit voir clairement par une comparaison avec la Lumière et la
Chaleur, quand elles sont ensemble dans une troisième chose, parce
<lue dans le Ciel la Lumière dans son essence est le Vrai de la foi, et
que la Chaleur dans son essence est le Bien de la charité; qu'ainsi,
de même que la Lumière sans la Chaleur, telle qu'elle e~t en hi­
ver dans le )londe, dépouille les arbres <le leurs fe\lilles et de
leurs fruits, de même la foi sans la charité; et de même que la
Lumière conjointe il la chaleur, telle qu'eile est au printemps, vi- J;,"'-<--L
r
vine loutes cli.oses, de ltJ~me la foi conjoiute à la charilé, l! 3~ '/Sob
\xCl Deux Anges descelldirent, l'un du Ciel Orien lai où l}on est
dans l'alllour, et l'autre du Ciel Méridional où J'on esL dans la sa­
~esse, et parlèrent de l'essence des Cieux, si elle était l'Amour 011
la Sagesse; et ils tombèrent d'accord qu'elle élaitl'Amour et par
suite la Sagesse, eL qu'ainsi Dieu avait créé les Cieux d'après l'A­
mour par la ::iagesse, Ne 386. ~ ---2: "'0 c... 5"1­
IX~I~ Après cela, j'entrai dans un Jardin où je me promenai
462 LA VRAIE
avec un Esprit, qui me condllisit ensuite vers un Palais qu'on ap­
pelait le TE31PLE DE LA SAGESSE; il etait quadrangulaire, les mu­
railles étaient de cristal, la toiture de jaspe, et les fondements de
diverses pierres précieuses; cet Esprit me dit que personne n'y
peut entrer que celui qlli croit que ce qu'il sail, comprend ct
~oûte avec sagesse, est ~i peu relativement à ce qu'il ne sait pas,
ne eomprend pas et ne goùte pas avec sagesse, qu'à peine est-ce
quelque chose; et comme je croyais cela, il me fut donné d'entrer,
et je vis que tout ce temple était construit en forme lumineuse.
Dans ce Temple je l'acon lai ce que je venais d'apprendre des deux
Anges slIr l'Amour et la Sagesse, et l'on me demanda s'ils avaient
parlé aussi du Troisième, qui est l'Usage; et l'on me dit que l'A­
mour et la Sages~e
~
sans l'Usag'e sont seulement des êtres en idée, .-rJo"""
u

mais que dans l'Usage il~ deviennent des réalités; et qu'il en est --r
de même de la Charité, de la Foi et des Bonnes OEuvres, ~~82: 5'6 3 r
XLII. Un des Esprits du Dragon m'invita à \'oil' les plaisirs de
leur amour, et me conduisit vers une espèce d'AMPHITHÉATRE,
sur les bancs duquel étaient assis des Satyres et des Prostituées;
et alors il me dit: « Tu vas voir notreDivertissement; )l et il ouvrit
une porte, et fit entrer comme de jeunes taureaux, des béliers, des
cllevreaux et des agneaux; et peu après par une autre porte il fit
entrer des lions, des panthères, des tigres et des loups, qui s'é­
lançaient sur le bétail, et ils le déchiraient et le massacraient;
mais tOlites ces choses que j'avais \'ues avaieut été produites par
des fanlaisies. Après avoir yu cela, je dis au Dragon: « Dans pen
tu verras ce théâtre changé en lin Étang de feu et de soufre.)) Le'
Divertissement terminé, le Dragon sortit entouré de ses satyres et
de ses prostituées, et il vit un troupeau de brebis, d'où il comprit
qu'il y avait da~s le voisinage une Ville oes Jérusalémiles, et
l'ayant vue, il se sentit embrasé du désil' de s'en emparer et d'en
chasser les habitants; mais comme elle était ceinte tune muraille,
il résolut de s'en emparer par ruse, et alors il envoya un esprit
expert en enchantement, qlli, ayant été introduit auprès des ci­
loyens de celte ville, parla 3vec adresse sur la Foi et sur la Cha­
rilé, principalement sur celle des deux qui lient le premier rang,
et si ta Charité contribue en quelque chose au salut; mais le Dra­
gon, irrité de la réponse, sortit de la Ville et rassembla un graud
RELIGION CHRÉTIENNE. 463
nombre d'esprits de sa troupe, et commença à assiéger la Ville;
mais tandis qu'il s'efforçait de la preudre et de l'envahir, le feu du
Ciel les consuma, selon ce qui a été prédit dans l'ApOCALYPSE,
Chap. XX. 8,9. - N° 388. -T,;,t,.;a.<I r~ 5'1/
(XLiii! Un jour, il me fut envoyé du Ciel un Papier, qui contellait
une exhortation à reconnaître le Seigneur Sauveur pour Dieu du
Ciel et de la Terre, selon ses paroles dans Matthieu, - XXVIII. f 8;
- mais on con~nlta- deux Évêques, qui étaient là, sur ce qu'il fal­
lait faire; ceux-ci dirent qu'il fallait renvoyer le Papier au Ciel,
d'où il venait; quand ce renvoi eut été fait, celle société s'enfonça.
mais non profondément: le lendemain, quelques-uns en remontè­
rent, et racontèrent quel sort ils y avaient subi; PUif; là aussi, ils
étaient allés auprès des Evêques, et leur avaient fait des reproches
sur le con!'eil qu'ils avaient donné; ils leur avaient dit plusieurs
choses sur l'état de l'Église aujourd'hui; ils avaient blâmé leur
Doctrinesur la Trinité, sur la Foi justifiante, sur la Charité, et sur
d'autres points conMrnant l'Orthodoxie des É\"êque!', et les avaient
priés de s'en désister, parce que c'était contre la Parole, mais en
vain; et comme lcnr foi, ils l'appelaient morte, et même diaboli-:
que, selon Jacques dans son EpîLre, l'un des Évêques prit sa mitre
de dessus sa tête, et la mit !'lUI' la table, en disant qu'il ne la re­
prendrait pas avant d'avoir tiré vengeance des railleries sur sa foi;
mais alors apparut un monstre montant des enfers" semblable à
la bête décrite dans l'ApOCALYPSE, Chap. XIII. 1, 2, qui prit la
l\Iitre et l'emporta, N° :j89 . .--r;,~:!: ~ 6 J~
ŒLlY) Je m'approchai d'une Maison, ou ceux qlli s'y trouvaient
rassemblés discutaient entre eux, si le bien qlle l'homme fail dans
l'état de justification par la foi estnn bien ùe religion ou non; il
Y eut consentement unanime que par bien de religion Il est en­
tendu un bien qui contrihue au !'alut: la victoire fut pour ceux
qui étaient d'avis que tout bien que l'homme fait ne contribue en
rien au salut, parce que aucun bien volontaire de l'honime ne
peut être conjoint a\'ec un bien gratuit, pUisque la salvation se
fait gratutternent ; qu'au~un bien venant de l'homme ne peut pas
non plus être conjoint avec le Mérite du Christ, par lequel il ya
uniquement salvation; que l'opératIOn de l'homme Re peut pas
non plus être conjointe avec l'Opération de l'Esprit Saint, qui fait
464 LA VRAlI!:
tout sans le secours de l'homme; d'oi! ils concluaient que les
borin'es œuvres, même dans l'étàt de justification par la foi, ne
coillribueÎ1L en rien au salut, maï's que la foi seuie le donne. En
entendant ces raisonnements, deux Gentils, qui se tenaient à l'en­
trée, dirent entre eux: (( Ils n'ont aucune religion ;qui ne sait, que
faire du bien au prochain pour Dieu, ainsi d'après Dieu, et avec
Dieu~ c'est la religion, » N° 390. '1ô~"1 !''''Y- 520 .
- (iLV J'entendis des Anges gémir de ce qu'il y a aujourd'hui
Hans l'Église une telle INDIGENCE SPIRITUELLE, qu'on ne sait plus.
rien, sinon qu'il y a trois Personnes Oivines, et que la foi seule
·sauve; et sur le Seigneur, seulement les faits historiques, et qu'on
ignore profondément ce qui est rapporté dans la Parole sur le Sei­
gneur, sur son Unité avec le Père, SUI.' sa Divinité et sur son Pou­
voir; et ils dirent qU'lin Ange avait été envoyé par eux pour exa­
miner s'il y avait aujourd'hui une telle indigence chez les Chré­
tiens; et que cet Ange ayant demandé à un Cb.-rétien quelle était
la Religion qu'il professait, celui-ci avait répondu que· c'était la
Foi; qu'ensuite l'ayant inLerrogé sur la Rédemption, sur la Régé­
nération et sur la Sahation, il avait répondu que toutes ces choses
étaient de la Foi; et aussi à l'égard de la charité, qu'elle était
dans la foi, parce que personne ne peUL par soi-même faire le bien.
Ensuite l'Ange lui diL.: « Tu as répondu comme quelqu'un qui joue
de la flûte su~ un seul ton, je n'entends pour réponse que la foi,
mais si tu ne connais que cette foi, .tu ne sais rien; » et alors il le
conduisit vers ses compagnons daus un désert, où il n'y avait pas
même de l'herbe, etc., N° 391. -rD~ r f-~ 52..1 .
Œ!.. VI! Je vis cinq Gymnases environnés chacun d'une lumière
différente, j'entrai ;lvec plusieurs Esprits dans le Premier qui ap­
pàraissait comme dans une lumière ennammèe; il Y avait là une
nombreuse assemblée; et le Président proposa aux membres de
manifester leurs sentiments sur la CHARITÉ; eL, aussilôt que la
discussion fut ouverte, un PltEl\llER dit que selon son sentiment
la Charité était iJ Moralité inspirée par la foi; un SECOND, que c'é­
lait la Piété inspirée par la commisération; un TROIS1Èl\IE, qu'elle
consistait à faire du bien à chacun, tant ilU méchant qu'au bon;
. un QUATRIÈME, qu'elle consistait il être utile en toute manière à
parents et amis; un CINQUIÈME, qu'elle consistait à faire l'aumône
RELIGION CHRÉTIENNE. 465
aux pauvl'es et à secourir les indigents; un SIXIÈME, qu'elle con­
...sistait 11 bâtir des Hôpitaux, des Maisons pour les ~lalades, pour
'-les Orphelins; UII SEPTIÈME, qu'elle consistait à enrichir les .Tem­
pIes et à faire du bien aux l\linistres qui en font le service; un
HUITIÈME, que c'était la vieille Fraternité Chrétienne; un NEu­
VIÈME, qu'elle consistait à remettre à chacun ses faute:;: chacun
_d'eux confirma son sentiment par des argUl~lents, mais ils sont
trop nombreux ponr qu'ils puissenl êlre rapportés ici, on peut les
voir dans le l\fK~lORABLE même. Après cela, il me fut aussi per­
mis de donner mon ~entimenl, et je dis que la Charité consisté à
agir, dans toule œuvre et dans tout emploi, d'après l'alllour de la
Justice avec le jugement, mai3 d'après un Amour qui ne procède
d'autre part qne du Seigneur Dieu Sauveur; et après que cela eut
été démontré, j'ajoutai que toutes les choses qui venaient d'êlre
dites sur la Charité par les neuf célèbres Personnage~ élaient de
bons doculllents de la Charité, pour\"u qu'elles fussent. f<lites d'a­
près la justice avec le jugement; et, comme la Justice et le juge­
ment ne viennent pas d'autre part que du Seigneur Sauveur,
POUI'VU qu'elles fussent faites par l'homme d'après le Seigneur:
cela fut approuvé par plusieurs dans leur homme In terne, mais 'Î",-..ut.. I
'p0n encore de même dans leur homme Externe, N° 459. r~C;'8~
\XLVU) J'entendis de loin comme un gl'incement de dents, au- .

quel était mêlé comme le bruit qu'on fait en cognant; et je m'ap­

prochai de ces sons, et je vis une petite maison construite en joncs

joints ensemble; el, au lieu d'un grincement de dents et d'un bruit

qu'on fait en cognant, j'entendis en dedans de la petite maison des

altercations au sujet de la Foi et de la Çharité, pour décideI' la­

quelle des deux était l'essentiel de l'Église; ceux qui étaient pOlir

la Foi produi~irent leurs Argumentg, en disant que la Foi est gpi­

riLueHe parce qu'elle vient de Dieu, et que la Charité est nalul'elle

parce qu'elle vient de l'homme; ceux, au contraire, qui étaie:lt

l)our la Charilédirenl que la Charité est spil'ituelle, et que la Foi

est naturelle si elle n'a pas été conjointe à la Charité. Un certain

Syncrétiste qui voulait terminer la contestation, donna aussi. son

opinion, en confirmant qlle la Foi est spirituelle, et la Charité seu­

lement naturelle; mais il lui fut dit qu'il y a deux vies morales,

l'une spirituelle et l'autre naturelle, et que dans l'homme qui vit

JI. 30
466 LA VRAIE
d'après le Seigneur il y a la vie morale spirituelle, mais que dans
l'homme qui ne vit pas d'après le Seignenr il y a la vie morale na­
turelle, telle qu'elle existe chez les méchants, et parfois chez les
Esprits dans l'Enfer, N° 460. f;/'>'.L-"7 ~ 5<t~
'Xï:Viiïl Je fus conduit en esprit dans un certain Jardin situé
dans la Plage méridionale, et là je vis assis sous un Laurier des
Ésprits qui mangeaient des figues; je leur demandai comment Ils
comprenaient que l'homme peut faire le bien d'après Dieu, et tou­
jours cependant comme pa" lui-même; ils répondirent que Dieu
opère le bien intérieurement dans l'homme.. mais qne si l'homme
le fait d'après sa volonté et d'après son entendement, il le souille
hlilement que ce n'est plus le bien; mais sur cela je dis, que
l'homme est seulement un organe de la vie; et que, s'il croit au
Seigneur, il fait Je bien par lui-même d'après le Seigneur; mais
que, s'il fle croit pas au Seigneur, et plus encore s'il ne croit en
aucun Dieu, il fait lé" bien par lui-même d'après l'Enfer; et qu'en
outre le 'Seigneur a donné à l'homme le Libre Arbitre defaire d'a­
près l'un ou d'après l'autre: que le Seigneur ait donné ce Libre
Arbitre, cela fut confirmé par la Parole, en ce que le Seigneur a
commandé à l'homme d'aimer Dieu et le prochain, d'opérer des
biens de la charité comme l'arbre produit des fruits, et de faire
ses préceptes pOlir être sauvé, et en ce que chacun était jugé se­
lon ses Œuvres; que toutes ces choses n'auraient pas étê com-'
mandées, si l'homme ne pouvait pas faire le bien par lui-même
d'après le Seigneur. Après leur avoir dit cela, je leur donnai des
branches d'un cep, et les branches dans leur mains produisirent des
raisins, etc., N° 461 ..--r,9#'n..L- r ~c.. boa
[XLIX~ Je vis un PonT MAGNIFIQUE. et dans ce port des Navil'es
grands et petits, et sur les bancs de jeunes garçons et de jeunes
filles; ils attendaient des TORTUES, qui devaient sortir de la mer;
et quand elles en sortirent, je vis qu'elles avaient deux Têtes, l'une
qu'elles retiraient à volonté dans les coquilles de leur corps, et
l'autre qui apparaissait dans une forme comme homme, et avec
celle-ci elles parlaient aux jeunes garçous et aux jeunes filles; et
ces enfants, à cause de leurs discours élégants, les caressaient et
leur faisaient des présents. Après que j'eus vu ces choses, il me
fut expliqué par un Ange ce qu'elles signifiaient, à savoir, que ces
RELIGION CHRÉTIENNE. 467
i~rtues représentaient ces hommes d~ns le Monde, et par suile
~utant d'Esprits après la mort, qui disent que Dieu, chez ceux qui
o~nt obtenu 'la foi, ne voi 1. rien de ce qu'il pensent et font, mais
regarde seuillment il la foi qu'il a renfermée dans les intérieurs de
leur mental; et que les mème~ 'devant les 'Assemblées dans les
iemples prononcent des choses s,aintes d'après la Parole, absolu­
ment comme les autres, mais avec la grande Tête qui a l'appa­
rence d'un homme, dans laquelle alors ils font en~rer la petite, ou
bien la retirent dans lenr corps. Ensuite les mêmes furent vus
dans l'air dans un l\"avire volant avec sept voiles, et ils étaient là
c.ouronnés de lauricr et en vêtements de pourpre, criant qu'ils
,étaient les Chefs des sages de tout le Clergé; mais ce n'étaient que
h~s images de leur faste, qui profluaient des idées de leur mental;
(lt comme ils étaient sur terre, je parlai avec eux d'abord d'apl'ès
la Raison, el ensuite d'après l'Écriture Sainte; et, par plusieurs
uguments, je leur démontrai que leur Doctrine était insensée, et
que comme clle était opposée à l'Écriture Sainte elle provenait de
l'~nfer. Mais les Arguments dout je me servis dans celte démons­
tration étant trop étendus pour qu'ils puissent être rapporté3 ici,
(ln peut les voir dans le ME)IOBABLE même, Après cela ils furent
vûs dans un lieu sablonneux, dans des vêtements en lambeaux, et
les reins entourés de filets de pêcheur, à travers lesquels appa-' ,,-.
raissaient leurs nudités; et enfin ils furent envoyés dans la société Jo,...... l
qïlÎ est sur les con lins de la société des ,Machiavélistes, N° 462. /' ... ~ 60"3
CS Il fut convoqué un Comice" qu.i tint séance dans un Temple

rond, dans lequel sur les côlés il y avait des Autels, et près des au­

tels étaient assis les membres du comice, mais il n'y avait pas là

de Président; c'est pourquoi, chaque membre qui voulait parler

s'élançait de lui-même au milieu du temple eL déclarait son senti­

ment. Ils commencèrent une discussion sur LE LmRE ARBITRE DANS

LES CHOSES SPIRITUELLES, et re PRE~IIEI\ qui s'élança s'écria: « Il

n'y a pas plus de Libre Arbitre dans ces choses chez l'homme que

chez 1épouse de Loth, quand elle eut été changée en slatue de

sel. » Le SECOND:II n'yen a pas plus que chez la bête et chez le.

chien. Il Le TROISIE~IE: «Il n'yen a pas plus que chez la taupe,

et chez le hibou pendant la lumière du jour. Il Le QUATRIÈME:

« Si l'homme avait le Libre Arbitre dans les cboses spirituelles, il

468 LA VRAIE
deviendrait maniaque, et se croirait comme un dieu, qui pent se
régénérer et se sauver lui-même. Il Le CINQUIEME lut, dans le Li­
vre des Évangéliques intitulé FOR~IULE DE C01\CORDE, que l'homme­
n'a pas plus de Libre Arbitre dans les choses spirituelles qu'une
souche et qu'une pierre, et que sur ce sujet il ne peut rien compren­
dre, penser, vouloir, ni même s'appliquer ou s'adapter à recevoir
le spirituel, etc.; voir ci-dessus, N° 464. Après cela, il me fut aussi
permis de parler, et je dis: « Sans le Libre Arbitre dans les choses.
spirituelles qu'est-ce que l'homme, sinon une brute? Et à quoi ser­
vent sans ce Libre Arbitre tous les dogmes Théologiques? »i\Iais
ils me répondirent: Ct Lis nos ouvrages Théologiques, et tu n'y
trouveras rien de spirituel, et tu verras que le spirituel y a été
tellement caché en dedans, qu'il n'en apparaît pas même l'ombre;.
lis donc ce que notre Théologie enseigne sur la Justification, c'est­
à-dire, sur la rémission des péchés, sur la régénération, sur la'
sanctification et sur la salvation; tu n'y verras rien de spirituel,
parce que ces choses influent par la foi sans aucune conscience d8
l'homme; notre Théologie a même repoussé la charité loin du
spirituel, et aussi la pénitence hors de SOli contact; et en outre,
quant à la Rédemption, elle a attribué à Dieu des pl'opriélés pu­
rement humaines-naturelles, qui sont, que Dieu avait enveloppé le
genre humain sous une damnation universelle; que son Fils a pris
sur lui celle damnation, et qu'ainsi il a rendu le Père propice; l'in­
tercession et la médiation auprès du Père sont-elles autre chose?
Il est donc évident que dans toute notre Théologie il n'y a rien de
spirituel, . ni même rien de rationnel, mais que tout est purement.
llaturel au-dessous du spirituel et du rationnel. Il Mais alors la
foudre tomba tout-à-coul' du ciel, et les membres du comice s'é­
, lancèrent tout effrayés, et chacun s'enfuit dans sa maison,
·N° 503. -ro~!E. F~ 4-'3
UJ] Je conversai avec deux Esprits, dont l'ull aimait le bien et
le vrai, el l'autre le mal et le faux, et je décoUHis qu'ils jouissaient
l'un et l'autre d'une semblable faculté de pensel' rationnellement;
mais quand celui qui aimait le mal et le faux pensait livré à lui­
même, je remarquais qu'il s'élevait de l'enfer comme une fumée,
-et qu'elle éteignait la clarté qui était au-dessus de la mémoire; au
n traire, quand celui qui aimait le bien et le vrai était livré à lui­
RELIGION CHRÉTlE~NE. 469
même, je voyais comme une flamme douce qui descendait du Ciel
~t éclairait la région de son mental au-dessus de la mémoire, et
par suite aussi les choses qui étaient au-dessous de cette mémoire.
Ensuite, je conversai sur LE LIBRE ARBITHE DANS LES CHOSES SPI-
RITUELLES avec celui qui aimait le mal et le faux, eL au nom seul
de ce Libre Arbitre il s'emporta, et s'écria: « Personne ne peuL
remuer ni le pied. ni la main pour faire quelque bien spirituel, ni
I.t langue ni la bouche pour prononcer quelque vrai spirituel, et
~insi ne peut même s'appliqner ni se disposer à recevoir quoi que
.ce soit de spirituel; l'homme n'esl-JI pas mort et pUl'ement passif
dans les choses spirituelles? Comment ce qui est 1lI0rt et pure-
ment passif peut-il de soi-même faire le bien et prononcer le vrai?
N'est-ée pas là aussi ce gue dit notre Église? » L'autre, au contraire
qui aimait le bien el le vrai, s'exprima ainsi sur le Libre Arbitre
dans les choses spirituelles: « Sans ce Libre Arbitl'e, qlle serait
toute la Parole? et sans lui que serai t l'Église, la Religion, le Culte
de Dieu,. ainsi que serait le Ministère? et d'après la lumière de
mon entendement, je sais que l'homme sans celle Liberté spiri-
tuelle ne serait pas homme, ce serait une bêle, car s'il est un
homme et non Ilne bête, c'est d'après ceLLe Liberté; et de plus, je
sais que sans le Libre Arbitre dans les choses spirituelles il n'y
~urait pas chez l'homme de vie après la mort, ainsi pas de vie
éternelle, parce qu'il n'y aurait a~cune conjonction de l'homme
.avec Dieu; c'est pourquoi, nier ce Libre Arbitre n'appal'tient qu'à
ceux qui dans les choses spirituelles sont devenus fous. Il Ensuite
je vjs sur un arbre un serpent volant, qui présenta du fruit de cet
arbre à celui qui avait nié le Libre Arbitre dans les choses spiri-
tuelles, et dès qu'il tn eut mangé, il apparut une fumée qui mon-
tàit de l'enfer, et qui éteignit la partie supérieure de son mental ra-
tionnel quant 11 la lumière, N° 504. -r:, Y"".Q.. 2E. r~ 4-+
@ Un jour, j'entendis un bruit comme le frottement de deux
meules de moulin l'une contre l'autre, et je m'approchai vers le
lieu d'où provenait ce bruit, et je vis une Maison où il y avait plu-
sieurs cellules, dans lesquelles des Érudits .de ce siècle étaient
assis, et confirmaient la Justification par la foi seule; et, m'étant
~pproché d'une cellule, je demandai à l'un d'eux de quel sujet ils
:s'occupaient dans ce moment; il répondit: " De l'ACTE DE LA Jus-
470 LA VRÀIÊ
TIFICÀT10N,· qui est la tête de' toules les choses de la Doctrine dan!;
notre Orthodoxie. » Et je lui demandai s'il connaissait quelque si­
gne qui indiquât quand la Foi justifiante est introduite, el quànd
elle a été introduire; et il répondit que cela se fait passivement et
non activement ; alor~ je lui dis: li Si tu ôtes l'actif en cela, tu ôtes
aussi le réceptif, .et ainsi cel acte ne serait qu'une c.hose purement
idéale, qu'on nomme être de raison, et par conséquent ce n'est que
la statue, la femme de Loth, ne rendant d'autre son que celui du sel,
effleurée par la plume de l'écrivain, ou pal' l'ongle de son doigt. ,.
Ce personnage prit avec emportement le cha·ndelier pour le jeter
contre moi, mais la chandelle s'étant alors éteinte, il le jeta contre
son compagnon, N° 5ù~. ~,..-wL-!E S'<:>
[LIu1 Je vis deux Troupeaux, l'un e boucs, l'autre de brebis;
mais lor~que je les regardai de près, au lieu de bOllCS et de brebis,
je vis des hommes, et je perçus qùe le troupeau de boucs se com­
posait de ceux qui font salvi tique la foi seule, et que le troupeau
de brebis se· composait de ceux qui font salvifiques la Charité et
en même temps la Foi; il ma demande, pourquoi ils étaient là,
ceux que j'a"ais vus comme boucs répondirent qu'ils tenaient un
Concile, paree qu'il leur avait été découvert que ce passage de
Paul, .. L'homme est justifié par la foi smis œuvres de loi, » ­
Rom. 1II. 28, - n'avait pas été bien compris, puisque lit par la
Foi il est entendu. non pas la foi d'aujourd'hui, mais la foi au Sei­
gneur Sauveur, et que par OEuvres de loi il est entendu, non pas
les OEuvres de la 101 du Décalogue, mais les OEuvres de la loi de
l\Joïse, qui étaient des ri les ; - ce qui aussi a élé démontré; - el
ils dirent qu'ils avai~lit conclu que la foi produit les bonnes am­
vres comme l'Arbre produit les fruils. Ceux qui formaient Je Trou­
peau de BrebiS étaient en faveur de celle conclusion; mais aiors
lin Ange, qui se tenait entre les deux. Tl'Oupeaux, cria·:111 Trou­
peau de hrebis: "Ne les éCOUlez point, car ils n'ont pas renoncé
le
ft leur ancienne foi;» et il cl ivisa Trour~au de Brebis en rleux.
-Troupeaux, et il dit aux brebis de la gauche: li Joiguez-\'ous aux
boucs, mais je vous prédis qu'il viendra un loup qui l'es ravira·, et
vous avec eux. " Alors il fut fait une recherche pour savoir 'corb­
ment ils entendent que la Foi produ:t lès bonnes œuvres comme.
l'Arbre produit les frili!s; ~t il· ful découvert que leùr perception

.~-------------~------ -~-
RELIGION CHRÉTIENNE, 4.71
~ur la conjonction èe la foi et de la charité est absolument opposée
à cetle conlpal'aison, et qu'ainsi c'était une locution captieuse. LèS.
iroupeaux. de brebis ayant compris cela se réunirent comme an­
par..... ant en un seul troupe:lU,. atlquel s'adjoignirent quelques-uns
des boucs, en confessant que l:t charité est l'essence de la foi, et
qu'ainsi la foi séparée d'avec la c11arité est seulement natu­
f_elle, mais que conjointe avec la charité elle devient spirituelle,
N° 506 , -r;, ~ '"lI i"""-y- 5 1
{UV. Conversation avec des Anges sur les trois Amours qui sont
u;rv;rsels, et par suite chez chaque homme, à savoir: L' A~IOUR
I)U PROCHAIN ou AMOUR DES USAGES, qui en soi est spirituel, L'A­
MOUR DU MONDE ou AMOUR DE POSSÉDER LES RICHESSES, qui en
soi est matériel, et L'AMOUR DE SOI OU AMOUR DE DOMINER SUR
LES AUTRES, qui en soi est corporel; quand ces trois Amours Ollt
été chez l'homme convenahleIl)ent subordonnés, l'homme est vé­
ritablement homme; et ils ont été convenablement subordonnés,
alors que l'amour du prochain fait I~ tête, l'amour dn monde le
corps, et l'amour de soi les pieds; il en est tout autrement quand
chez l'homme ils ont leur siége contre l'ordre; et il fut montré
quel est l'homme, quand l'amour du l'fonde fait la tête, et quel il
est quand c'est l'amour de soi; que lui alors est un homme ren­
yersé, une bête féroce quant aux intérieurs de son mental, et un
histrion quant aux extérieurs du mental et par suite quant à ceux
du corps. Enmite je vis monter des enfers un diable d'une face
noire avec un cercle blanc autour de la tête; et il dit qu'il était
Lucifer, quoiqu'il ne le fût pas; il dit aussi qne dans ses internes
il était i1iable, mais que dans ses externes il était Ange de lu­
mière; et il ajouta que lorsqu'il est dans les externes il est moral
parmi ceux qui sont moraux, rationnel parmi ceux qui sont l'a­
t.ionnels, et même spirituel parmi ceux qui sont spirituels, et que,
lorsqu'il était dans le !\fonde, il avait prêché, et alors déclamé contre
les malfaiteurs d"8 tout genre, et que c'était à cause de cela qu'il
J

avait été appelé fils de l'Aurore; que ce qui l'avait étonné lui­
même, c'est que lorsqu'il était dans la chaire, il p('rcevait que les
ch'oses étaient telles qu'il les d~~ait, mais qu'il en était tout autre­
ment quand il était hors du Temple; il en donna la raison, c'est
que dans le Temple il était dans s,es Externes, et alors seulement
4,72 LA VRAIE
dans l'Entendement, tandis que hors du Temple il était dans ses
Internes et alors dans la Volonté, et qu'ainsi l'Entendemenll'éle­
vait dans le Ciel; mais que la volonté l'entraîne dans l'Enfer, et que
la Volonté l'emporte sur l'Entendement, parce qu'elle le dispose en
sa faveur et à son gré. Après cela, ce diable, qui se donnait pour
Lucifer, fut précipité dans l'Enfer, N° 007. 'f::,--7E. /";y- 5g
Ci::SU Je vis un Temple de forme circulail'e, dont le Toit était à
l'instar d'une Couronne;· les Murailles étaient de continuelles Fe­
nêtres de Cristal; la Porte, d'une substance de' perle; -il y. avait­
dans ce Temple une Chaire sur laquelle était la Parole enta-urée
d'une sphère de lumière; dans le milieu du Temple élait le Sanc­
tuaire, devant lequel il y avait un Voile, mais alors soulevé, où se
tenait un Chérubin, ayant à la main une épée qui se tournait de
côté et d'autre: après que j'eus vu ces choses, leur signification
me fut donnée, comme on peut le voir dans le l\Iémorable ; sur la
Porte il y avait cetle Inscription: MAINTENANT IL EST PEIIAlIS, ce
qui signifiait que maintenant il est permis d'entrer inlellectuelle-~
ment dans les Mystères de hi foi; et il me fut donné de percevoir
qu'il était très-dangereux d'entrer par l'entendement dans les
dogmes de la foi, qui proviennent de la propre intelligence, et sont
par suil.e dans les faux, et qu'il éfait encore plus dangereux de les
confirmer d'après la Parole; et que c'est à cause de cela que, d'a­
près la Divine Providence, la Pal'ole a été enlevée aux Catholiques­
Romains, et que chez les Protestants elle a été fermée par leur
dogme, que l'Entendement doit être mis sous l'obéissance de leur
foi; mais que, comme les Dogmes qui appartiennent à la Nouvelle
Église sont tous conformes à la Parole, il est permis d'entrer en
eux par l'Entendement, parce qu'ils sonl une chaine de Vérités
tirées de la Parole, lesquelles aussi brillent devant l'entendement.
C'était h ce qui est entendu par l'Inscription sur la Porte: MAIN­
TEi\'A~T IL EST PER~IJS, et aussi par cela que le Voile du sanctuaire
devant le Chérubin était soulevé. Ensuite il me fut apporté un pa­
pier par un enfant, qui était un Ange du troisième Ciel; sur ce
papier était écrit: ENTREZ DEsomlAls DANS LES MVSTERES DE LA
PAROLE JUSQU'A PRÉSENT FERMEE, CAR TOUTES SES VERITES SONT AU-­
'TANT DE MIROIRS DU SEIGNEUR, N° 508. -r9~ "TT ~ b () .
1LVI' Je fus saisi d'une maladie grave, causée par une fumée­

--~=-=:...==--_:::.--......- :..==--------------::--=====::-3:=~
RELIGION CHRÉTIENNE. 473
provenant de la Jérusalem qui, dans l'Apocalypse, XI. 8, est ap­
pelée. Sodome et Égypte; et je fus vu comme mort par ceux qui
étaient dans cette Ville, et qui alors dirent entre eux que je n'étais
pas digne de la sépulture, de même qH'il est dit des deux Témoin:;
dans ce Chapitre de l'Apocalypse; et pendant ce temps là j'enten­
dis les habitants de la ville prononcer une foule de blasphèmes,
parce que j'avais prêché la pénitence et la foi ail Seigneur Jésus­
Christ; mais comme le jugement sur eux élait proche, je vis que
{oute cette ville s'écroulait et était inondée d'eaux; et ensuite je
vis les habitants courir parmi des monceaux de pierres, et se la­
menter sur leur sort, en disant que cependant ils ~e croyaient re­
nés par la foi de leur Église, et par conséqnent justes; mais il leur
fut dit qu'ils n'ét:lient rien moins qUfl justes, puisqn'ils n'avaient
jamais fait aucune pénitence, et qu'ainsi ils ne connaissaient pas
un seul mal damnable chez eux: ensuite il leur fut dit du Ciel,
que la foi au Seigneur et la pénitence sont les denx l\Ioyens de ré­
génératjon et de salvation, et que cela est très-connu d'après la
Parole, el eu outre d'après le Décalogue, le Baptême et la Sainte­
Cène; voir dans le MEMORAIlLE, N° 567. 'Îo~"::1!: ~ "18
ILVII! Tous cwx qui viennent après la mort dans le Monde spi­
rituel sont temls au commencement dans les Externes, dans les­
quels ils ont été dans le Monde naturel: et comme la plupart,
lorsqu'ils sont dans les Externes, vivent moralement, fréquentent
les Temples et prient Dieu, ils croient que certainement ils vien­
dront dans le Ciel; mais on leur apprend que tout homme après la
mort dépouille successivement l'homme Externe, et que l'homme
Interne est ouvert, el qu'alors l'homme est connu tel qu'il est en
lui-même, puisque l'homme est homme- d'après la Volonté et l'En­
tendement, et non pas seulement d'après l'Action et le Langage;
~t que de là -résulte que l'homme peut d:1IIs les Externes se mon­
trer comm~ une Brebis, quoique dans les Iilternes il soit comme
un Loup; et que leI il est dans san homme Interne, s'il n'examine
pas les maux de sa volonté et par conséquent de son intention, et "CI>UL-ri
n'en fait pas pénitence; outre plusieurs autres ehoses, N° 568. J..~ e. /iJ'2..
ILVm! Chaque Amour exhale un plaisir; tomefois les PLAISIRS
OtiSAMOURS sont peu sentis dans le "Monde naturel, mais ils le sont
manifestement dans le Monde spirituel; et là, ils sont quelquefois
LA VRAIE
changés en odeurs, et alors on pèrçoit quels sont les plaisirs, et à
quel amour ils appartiennent; les plaisirs de l'amonr du bien, tels
qu'ils sont dans les Cieux, sont perçus comme les odeurs suaves
dans des jardins et des bosquets, et au contraire les plaisirs d~
l'amour du mal, tels qu'ils sont dans les Enfers, sont perçus comme
des odeurs fétides et puantes d'étangs et de lalrines ; et comme
les enfers et les cieux sont opposés, les diables sont tourmenlés
quand ils senleut quelque odeur suave du ciel, et vice versâ les
~nges le sont quand ils sentent quelque odeur fétide de l'enff\r: il
a élé confirmé par deux exemples que cela est ainsi. C'est d'après
cette raison que l'Huile d'onction était préparée avec des aroma-,
tes, et qu'il est dil de Jéhovah qu'il odorait l'odeur agréable des
holocaustes; et que, vice ve1'sâ, il :lVai t été commandé aux fils d'Is­
raël de porter hors du camp ce qui était immonde, et de faire un 7;,,,,
trou en terre pour leurs excréments; car leur camp représentait le -rr'
Ciel, elle désert hors du camp représenlait l'Enfer, N° 069. 1<:>'1-­

--1LlX! Un Esprit novice qui, dans le Monde, avait beaucoup mé­


.
dit sur, le Ciel et sur l'Enfer, désirait savoir quel est l'un et quel
est l'autre; et il lui fut dit du Ciel: CHERCHE CE QUE C'~ST QUE
LE l'LA.1S1R ET TU CONNAITRAS; il partit douc pour chercher; mai-s
chez les esprits purement naturels il chercha en vain. Il fut alors
conduit successivement vers trois Assemblées; vers la première,
~ù les Esprits examinaient les Fins, et par suite étaient appelés
les Sagesses; vers la seconde, oû ils recherchaient les Causes, et
par suite élaient appelés les Intelligences; et vers la troisième, oil
ils scrutaient les effets, et par suite étaient appelés les Sciences;
~t il fut iristruit par les uns et par les aulres, que chaque ange,
chaque esprit et chaque homme, a la vie d'après le plaisir de son
amour, et que la volonté et la pensée ne peuvent mouvoir un pas,
si ce n'est d'après le plaisil' de quelque amour, et que c'est là pour
chacun ce qui est appelé le Bien; et qu'en outre le plalsil' du Ciel
est le plaisir de faire le bien, et le plaisir de l'Enfer le plaisir de
faire le mal. Pour qiJ'il fût encore inslruil, il monla, d'après une
Prévision Divine, lin diable qui décrivit devant lui les plaisirs de
l'Enfer, disant que c'étaient .Ies plaisirs de se venger, de COIl1­
meUre scorlalion, de voler et de blasphémer; et que ces plaisirs.
lorsqu'ils y sont sentis comme odeurs, sont sentis comme des

~-~ _._--­
·

RELIGION CHRÉTIENNE. .
q: l'O''''':?!:
1J G
475
;-. +
parfums, aussi les appelait-il les délices Qe ses narines, N° 570. .-/
(LX) Je vis nue Assemblée d'Esprits, priant Dieu de leur- en­
voyer des Anges pour les instruire snI' différentes choses, qui ap­
partiennent à la foi, et sur laplupart desquelles ils étaient dans
le doute, parce que les Églises ne s'accordent pas entreellés sur
ces points, et que lous les ministres de ces Églises disent: èROYEZ­
NOUS, NOUS SOMMES LES MINISTRES DE DIEIJ, ET NOUS POSSÉDONS
LA SCIENCE: et. il apparut des Anges Qu'ils interrogèrent sur la
Charité et la Foi, sur la Pénitence, snI' la Régénération, sur Dieu,
sur l'Immortalité de l'âme, et sur le Baptême et la Sainte-Cène; à
chacune de ces questions les Anges firent des réponses qui pou­
vaient tomber dans leur entendement, disant en outre que tout
ce qui ne tombe pas dans l'entendement, est comme ce qui a été
semé dans le sable, et qui, quoiqu'arrosé par la pluie, se flétrit
toujours; et que l'Entendement fermé pal' la religion ne voit plus
rien dans la Parole d'après la lumière qni est li! par le, Seigneur,
et que même, si on lit la Parole, il devient de plus en plus aveugle
dans les choses de la foi et du salut, N° 621. -r;,~ -:E ~ 1':)4­
[tiI! Il est montré comment, après avoir été pl'éparé pour le Ciel,
l'homme y entre, li savoir, qu'après la préparation, il voit un chemin
qui conduit dans l~ Ciel vers la société dans l;lquelle il doit vivre
éternellement, _et près de la société il y a une port.e qui s'ouvre;
après qu'il est en"tré, on examine s'il y a en lui la même lumière et
la même chaleur, c'est-il·dire, le même vrai et le même bien que
chez les Anges de celte société; lorsque l'examen est satisfaisant,
il va de côté et d'autre dans la société et cherche où est sa maison,
car pour chaque Ange novice il y li une nouvelle maison; et, après
l'avoir Iro'uvée, il est reçu et complé comme un parmi eux. Quant
à ceux chei qUI il. n'y.a ni lumière ni chaleul', c'est-à-dire, ni le
vrai ni le bien ou Ciel, leur sort est trisle ; dès qn'ils entrent, ils
sont misérablement tGurmentés, et leur tourment les force à se
précipiter eri bas; éela leur arrive. parce que la sphère <le ·la lu­
mière et de la chaleur du Ciel est opposé à celle dans laquelle ils
sont et ceux":ci dans la suite ne désirent plus le Ciel, mais sont ils
consociés avec leurs semblables dans l'Enfer: par là on voit clai­
rement qu'il est frivole de penser que le Ciel est seuleme.nt une
admission par grâce, et que res admis y jouissent de joies comme
476 LA VRAIE
ceux qui, dans le Monde, entrent dans une maison de noces, N°
622. -ro~ -rI r~ 1 ~1
1LXIII Plusieurs Esprits, qui croyaient que le Ciel était "seule­
ment une admission par grâce, et après l'admission une joie éter­
nelle, monlèrenl par permission" dans le Ciel; mais comme ils ne
pOllvaient pas y supporter la lumière et la chaleur, c'est-à-dire,
la foi et la charité, ils s'élancèrent prfcipitamment en bas, et alors
ils furent vus comme des Chevaux morts par les Esprits qui étaient
ali-dessous: parmi ceux qui étaient au-des~olJs et qui les virent
ainsi, il y avait des enfants avec leur maître; et celui-ci les instrui­
sit de ce que signifiait l'apparition d'un Cheval mort, et leur dit
alors qui sont cellx qui de loin apparaissent ainsi, à savoir, que
ce sont cel:x qui, lorsqu'il lisent la Parole, pensent matérielle­
ment et non spiri tuellemen t à Dieu, au Proehain et au Ciel; et
qu'on pense matériellement à Dieu, quand on pense à l'Essence
d'après Ja Personne; matériellement au Prochain, quand on pense
à Ja qualité d'après la face et le langage; et matériellement au Ciel..
quand on pense à l'élat de l'amour du Ciel d'après le lieu; mais
qu'aÎl COli traire on pense spirituellement à Dieu, quand on pense
d'après l'Essence et par suite à la Personne; spirituellement au
Prochain, quand on pellse d'après la qualité et par suite à la face
et au langage; et spirituellement au Ciel, quand on pense d'après
l'état de l'amour dans le Ciel el par suite ail lieu: et ensuite il leur
apprit que le Cheval signifie J'Entendement de la Parole; et que,
comme la Parole chez ceux qui peflsent spirituellement, qlland ils
la lisent, est une Lettre vive, c'est pour cela qlle de loin ils appa~
raissent comme des Chevaux vivants; et qu'au contraire, comme
la ~arole chez ceux qui pensent matériellement, quand ils la lisent
est une Lettre morte, c'est pour cela que ceux~ci de loin apparais­
sent comme des Chevaux morts, N° 623. --J;,r.4.-1f r. ri
1LXllI~ Je vis descendre du Ciel dans le Monde un Ange tenant
à la main un Papier, sur lequel était écrit: MARIAGE DU BIEN ET
Dt: Y~AI; et je" vis que ce Papier dans le Ciel resplendissait, mais
qu'en descendant il brillait peu à peu de moins en moins, jusqu'à
ce qu'enfin le Papier et l'Ange n'apparurent plus, excepté devant
quelques Esprits sans instruction, qui étaient simples de cœur,
devant lesquels l'Ange expliqua ce qu'enveloppe le Mariage du
RELIGION CHRÉTIENNE. 477
Bien et du Vrai, c'est-à-dire que toutes et chacune des choses
dans le Ciel enLier et dans le Monde enti~r contiennent le bien et
le vrai en même temps; et cela, parce que le bien et le vrai font
un dans le Seigneur Dieu Créat~ur, et qu'en cons~quence Il n'y a
nulle part aucune chose qui soit seulement le bien, ni aucune
chose qui soit seulement le vrai, qu'ainsi dans toules et dans cha~
cune il yale l\Jariage du bien et du vrai, et dan~ l'Église le 1\Ia­
riage de la Charité et de la Foi, puisque la Charité appartient au
bien, et la Foi ail vrai, N° 624. -}Ôr>YL JI: ~. 1 C4­
of LXIVI Pendant que j'étais dans une profonde pensée sur le Se­
cond Avènement du Seigneur, je vis le Ciel lumineux de l'Orient à
l'Occident, et j'entendis llne Gloritication el une Célébration du
Seigneur par les Anges, mais d'après la Parole, tant d'après la
Parole Prophétique de l'Ancien Testamen t que d'après la Parole
Apostolique du Nouveau; quant aux passages mêmes de la Parole,
par lesquels se faisaient les Glorifications, voù' le l\IEMORAlll.E,
N° 625. --r?JP"W'.-'E f-' l{;b
\LXV: Dans la Plage septentrionale-orientale il y a des LIEU
D'INSTRUCTION, et ceux qùi là reçoivent intérieurement les ins­
tructions sont nommés disciples du Seignenr. Un jour, pendant
q!Je j'étais en esprit, je demandai aux l\'laitres s'ils connaissaient
.les Universaux du Ciel et les Universaux de l'Enfer; et ils répon­
dirent que les Universaux du Ciel sont ces trois Amours, l'Amour
des usages, l'Amour de posséder les biens du Monde d'après l'a­
mour de faire des usages, et l'Amour vraiment conjugal; et que
les Universaux de l'Enfer sont les trois Amours opposés à ceux-là,
à savoir, l'Amour de commanqer d'après l'amour de soi, l'Amour
de posséder les biens des autres d'après l'amour du Monde, et
l'Amour scortatoire. Il est ensuite décrit quel est le pre miel' amour
infernal, à savoir, L'AMOUR DE DOMINER n'APRÈS L'AMOljR DE SOI:
Cet amour est tel chez les Laïques, que quand les freins lui sont
lâchés ils veulent dominer sur toutes les choses du Monde, et le l
chez les Ecclésiastiques, que ceux-ci veulent dominer sur toutes
les choses du Ciel. Qu'il y ait une telle fantaisie chez ceux qui sont
dans cet amour, cela fut confirmé par leurs semblables dans l'En­
fer, où dans une certaine "allée sont ensemble ceux qui metlent
leur plaisir dans les fantaisies qu'ils son t les empereurs des em­
478 LA VRAIE
pereurs ou les rois des rois; et, dans un autre eD~roit, ceux qui
se délectent dans la fanlaisie qu'ils sonl des Dieux; el même à
l'aspect de ceux-ci, on villes premiers, qui étaient d'un caraclère
si orgueilleux, tomber fi genoux et les adorer. Ensuite je conver­
sai avec denx Anges, dont l'un était le Prince d'une société dans
le Ciel, et dont l'autre en était le grand Prêtre; ils me dirent que
chez eux, dans celte société, touLesl magnifique et resplendis­
saDI, parce que leur amour procède non de l'amour de soi mais
de l'amour des usages; qu'ils sont enlourés d'honneurs, el qu'ils
les acceptent non- pour eux-mêmes mais pour le bien de toMis­
sarice. Alors je leur fis celle qu~sljon: Comment quelqu'un peut­
(1

il sa\"OÏI' s'il fait les usages d'après l'amour de soi ou du monde,


ou s'HIes fait d'après l;amour des usages, pu,isque ces amours font
lous les trois des lisages? qu'on suppose qu'il y ail une Société
entièrement composée de Sat3ns, et IIne Société entièrement com­
posée d'Anges, et je peux conjecturer que les Salans dans leur
Société feront d'après l'amour de soi et du monde autant d'usages
que les Anges dans la leur; qui donc· peut savoir de quel amour
proviennent les usages? Il A cela le Prince et le Prêlre répondi­
rent: Les salans fonl les usages pour la réputation afin d'être
K

élevés aux honneu!'s et d'acquérir des richesses, mais les Anges


font les usages pour les usages; or les uns sont distingués des au­
tres principalement par cela, que quiconque croit au Seigneur, et
fuit l~s maux comme péeh(s, fait les usages d'après le Seigneul',
et ainsi d'après l'amour des usages; mais que quiconque ne croit
pas, et Ile fuit pas les maux comme péchés, failles usages d'après
soi-même el pour soi-même, ainsi d'après l'amour de soi ou du
monde, II N° 661 . --ro nvL.-:!E. ,... 1tjfj
(LXVI! J'entraÎ dans un Bois, et je vis deux Anges qui causaient
en'Sëmbïe; je m'approchai, et ils parlaient de LA CONVOITISE DE
POSSÉDER TOUTES LES CHOSES DU MONDE. Ils disaient que plusieurs
qui apparaissent moraux dans leurs actions, et rationnels dans
leur làngage, sont dans la folie de cette convoili~e, et que cette
convoitise se change en des fantaisies chez ceux qui s'abandon­
nent à leurs idées sur elle; el que, comme il est permis fi chacun
dans le Monde spirituel de se plaire dans sa fantaisie, pOlJrvu
qu'on ne fasse pas de mal à autrui, il y a aussi des réunions de ces
RELIGION CHRÉTIF.NNE. 479
Esprits dans la Terre inférieure; et comme il nou~ fut donné de
connaître où ils étaient, no'us descendîmes et entrâmes vers eux,
et nous les vîmes assis à des tables sur lesquelles il y avait une
grande quantité de pièces d'or; ils disaient que c'étaient là les ri­
chesses de tous ceux dl) Royaume; mais ce n'était qu'une vision
imaginaire, qu'on appelle fantaisie, par laquelle ils produisaient
cette apparence; quand nous leur'llîmes qu'ils étaient extrava­
gants, ils l'avouèrent après s'être détournés de leurs tables; mais
ils dirent qllé, comme celle vision les réjouissait au suprême de­
gré, ils ne pouvaient s'empêcher de venir là de temps en temps,
et de s'abandonner à la séduction de leurs sens. Ils ajoutèrent que
si Cluelqu'un d'entre eux dérobe ce qui appartient à' uri autre, ou
lui fait quelque mal, iltombr. dans une prison au-dessous d'eux, et
qu'il y est obligé de travailler pour la nourriture, le vêtement et
quelques petites pièces de monnaie; et que là aussi, s'ils font du f",......-:JJ:
mal, ils sont privés de ces pièces de monnaie et sont punj~-f 'ls,t;;
\1!i!f.1 J'entendis une discussion entre un Diplomate et deux
Prêtres sur ce sujet: L'fNTELLIGENCE ET LA SAGESSE, ET PAR CON­
SÉQUENT AUSSI LA PRUDENC~, VIENNENT-ELLES DE DIEU, ou VIEN­
NENT-ELLES DE L'HO;\(l\Œ; le Diplomate soulenait qu'elles viennent
de l'homme, et les Prêtres, qu'elles viennent de Dieu; mais des
Anges perçurent que.les Prêtres en dedans d'eux-mêmes croyaient
de la même ma,nière que le Diplomate, à sa~oir, que l'Intelli­
gence et la Sagesse et par suite la Prudence venaient de l'homme;
(j'est pourquoi, Jlfin que cela fùt manifesté, le Diplomate fut prié
de quiller les vêtements de sa Charge, et de prendre des vête-.
merits du Ministère Sacf.rdotal, ce qui ayant été fail, le Diplo­
mate se mit à confirmer de plusieul's manières que toute In­
telligence, et aLlssi tonte Prudence, vient de Dieu: ensuite les
Prêtres furent aussi priés de quiller leurs vêlements, et de pren­
dre des vêtements de Ministres politiques, et cela ayant été fait.
les Prêtres parlèrent d'aprè:o: leur intérieur, en disant que toute
Intelligence et aussi toute Prudence vient de l'homme. S'ils parlè­
rent ainsi, c'esl parce qu'un Esprit se croit tel qu'est le vêtement
qu'il a sur lui. Après cela, ces trois Esprits devinrent amis de
cœur, et ils prirent ensemble, en causant, le chemin qui condui .
sait en Enfer; mais ensuite je les en vis revenir, N° 663. f. eJ-1
- . .. 1""t?~;I
480 LA VRAIE
r LxvnD Il s'agit de ceux qui, dans la Parole, sont appelés ÉLUS;
cc sont ceux qui, après la mort, sont reconnus avoir vécu de la vie
de la Charité et de la Foi, et sont sépar6s de ceux qui n'ont pas vécu
de cette vie, et ainsi ceux qui alors sont ÉLUS et préparés pour le
Ciel; c'est pourquoi, croire que quelques -uns seulement, avant
.!lu après la naissance, sont élus et prédestinés pOllr le Ciel, et non
tous puisque tous ont été appelés, ce sel'ait accuser Dieu d'impuis­
sànce dp. sauver, et aussi d'injustice, N° 664. ---ro~:!: l' 'l-II
! LXIX? Il fut dit dans le Ctel pal' un nouveau venu que, dans le
Monde Chrétien, il n'y avait personne qui-sùt ce que c'est que la
COSSCIENCE; èomme les Anges ne le croyaient pas, ils dirent à un
Esprit de convoquer avec ulle trompeLLe les Intelligents, pour :,'en­
quérir d'eux s'ils savent ce que c'est que la Conscience; et cela fut
fait, et ils arrivèrent, et parmi eux il y avait des Politiques, des
Érudits, des Médecins et des Prêtres; et alors on demanda, d'a­
bord aux POLITIQUES, ce que c'est que la Conscience; ils répondi­
. rent que c'est la douleur provenant d'une crainte, soit préconçue.
soit prise plus tard, des périls de l'honneur et des richesses, on
provenant d'une humeur mélancolique produite par des matières
indigestes dans l'estomac; outre plusieurs autres choses. Ensuite
on demanda aux ERUDITS ce qu'ils savaient de la Conscience; il&
répondirent que c'est un chagrin et une anxiété qui infestent le
corps et par :,uite la tête, ou la tête et par suite le corps, d'après
diverses causes, et priucipalement d'après celle-ci, qu'on ne s'at­
tache qu'à une seule chose, ce qui arrive surtout quand l'amoul"
régnant souffre; de là, parfois des fantaisies et des délires, el
.chez quelques-uns dans les choses religieuses des affections céré­
brales, qu'ils appellent remords de conscience. Après eux, les
MEDECINS furent interrogés sur ce que c'est que la Conscience; et
ils dirent que c'est ~eulement une douleur qui a son origine dans
diverses maladies qu'ils énumérèrent en foule; et qu'eux-mémes
en avaient guéri plusieurs par des médicamcnls ; voir dans le­
1'fEMOI\AllLE l'énumération des maladies d' où ils dérivaient les­
douleurs, qu'on appelle douleurs de conscience. Enfin on demanda
aux PRETRES ce que c'est que la Conscience; ils dirent que c'est
la même chose que la Contl'ition qui précède la Foi, et qu'ils l'a­
vaient guéris par l'Evangile; et ils ajoutèrent qu'il y a dans toute
RELIGION CHRÉTIENNE. 481
Religion, vraie ou fanatique, des hommes d'une conscience timorée
qui se font des scrupules dans les choses de salut, même dans des
choses indifférentes. Après avoil' entendu ces réponses, les Anges
perçurent cetLe vérité, que personne ne 'sait ce que c'est que la
Conscience; c'est pourquoi ils envoyèrent d'entre eux un Ange
pour le leur apprendre; celui-ci, se plaçant au milieu d'eux, leur
dit: « La Conscience n'est pas une douleur, comme vous tous l'a-
vez cru, mais c'est la vie selon la Religion, et celle vie est princi-
palemen t chez ceux qui son t dans la foi de la Charité; et ceux qui
ont de la conscience-disent de cœur ce qu'ils disent, eL font de
cœur ce qu'ils font.» C'est même ce qu'il illustra par des exem-
pies; ainsi. lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il a de la conscIence,
on entend aussi qu'ii est juste, et réciproquemellt. Après celle
instruction, les convoqués se partagèrent en quatre phalanges;
dans la première passèrent ceux qui avaient compris les paroles
de l'Ange, et les avaien t approuvées; dans la seconde. ceux qui
ne les avaient pas comprises, mais qui néanmoins les appuyaient;
dans la troisième, ceux qui n'avaient ras voulu les comprendre,
disant entre eux: « Que nous importe la Conscience? et dans la
quatrième, ceux qui s'en moquaien t, disant: « Qu'est· ce que la
Conscience, sinon' un souffle? Après cela, je vis les deux der-
1)

nières phalanges se retirer vers la gauche, et les deux premières


vers la droite, N°S 665, 666. j;;~ 7I' ft 't,/2-., IJ-/~
. \LXX) Je fus conduis dans le lieu où habitaient les anciens sages
qui ont vécu dans la Grèce, lieu qu'ils appelaient Parnasse; et il
me fut dit que parfois ils envoyaient des leurs pour chercher quel-
ques Noùveaux venus du Monde, et apprendre d'eux quelque
chose de l'état où est aujourd'hui la sagesse sur la terre; et, en ce
moment, ils en avaient trouvé deux d'entre les Chrétiens, et quand
jl~ les eurent amenés, on leur demanda aussitôt: « Qu'y A-l'-IL DE
NOUVEAU DE LA TERRE? » El ils répondirent, qu'il y avait de nou-
veau, qu'on avail trouvé dans les bois des hommes, sans doute
abandonnés là dans la première enfance; que d'après 1:1 face ils
paraissaient, à la vérité, être des hommes, mais que néanmoins
il~ n'élaient point hommes; et que d'après eux on avait conclu
dans le Monde que l'homme n'était pas plus que la bête, que seu-
lemenl il pouvait articuler le son et par conséquent parler, et que
Il. 3i
482 LA VRAIE
la bête pourrait comme l'homme avoir de la sagesse, si eUe pou­
vait produire le son d'une manière articulée, etc. Les Sages, après
:woil' entendu cet exposé, en tirèrent plusieurs conclusions rela­
tivement il la sagesse, quant aux vicissitudes qu'elle avait subies
depuis leur temps, principalement en ce que l'on ne connaît pas la
diffél'ence entre l'état de l'homme et l'état de la bête? que même
on ne saiL pas que l'homme naît seulement forme d'homme, et
que pal;' les instructions il devient homme, et homme selon les in­
structions qu'il reçoit; qu'il devient sage d'après les \Tilis, insensé
d'après les faux, et intérieurement bête féroce d'après les maux;
et qu'il naît seulement faculté de savoir, de 'comprendre et de de­
venir sage, afin qu'il soit un sujet, dans lequel Dieu pourrait ins­
pirel' la sagesse depuis son prelilier jusqu'à son suprême degré:
ils ajoutèrent que d'après ce qu'avaient dit les Nouveaux venus,
ils compl'enaient qlle la sagesse qui, dans leur temps, était il l'o­
rient est aujourd'hui il l'occident. Ensuite ils appriren.t aux Nou­
veaux venus comment l'homme créé forme de Dieu a pu être
changé en forme du diable: mais, SUI' ces divers sujets, voir le MÈ­
MonABLE, N° 692. '--ro~ 7I f . '2-(..-0
I:1!!i! Une Assemhlée fut de nouveau indiquée dans le lieu où
étaient les anciens Sages, parce qu'ils avaient appris par leurs
émissaires qu'ils avaient rencontré tl'ois Nouveaux venus de la
terre, dont l'un avait élé Prêtre, l'autre Politique, elle troisième
Philosephe; dès que ceux-ci eurent élé amenés, on leur demanda:
.. Q'y Â-T-IL DE NOuVEAU DE LA TERRE? " Et ils répondirent, qu'il
y a de 'TlOUVeall, qu'ils onl appris qu'un certain homme prétend
con l'erse l' avec les Anges et les Esprits; qlle cet homme donne
plusieur~ délails sur leur état; qu'entre aull'es choses il dit que
l'homme est également hO'11me après la mort, al'ec la seule diffé­
rence qu'alors il est enveloppé d'un corps spirituel, el qu'aupara­
vant il l'était d'un corps matériel. Cet exposé entendu, on de-­
manda au PRÊTRE ce qu'il avait pensé de cela sur la Terre; il ré­
pondit que, comme il avait cru que l'homme ne vivrait pas de
nouveau homme avant le jour du Jugement Dernier, lui, avec tous
les autres de son ordre, avait pensé que ces récits étaient des vi­
sions, ensuite que c'ètaient des fictions, et qu'enfin il avait hési­
té; on lui demanda si les habitants de la terre ne pourraient pas,
RELIGION CBRÉT1ENNE. 483
d'après là R~json, voir qtie l'homme vit homme àprès la mort,. et
ajns~dissiper les paradoxes sur l'état des âmes jusqu'au jour du
Jugement Dernier, c'est à savoir, que les âmes pendant cet inter­
valle doivent voltiger comme des vents dans l'UnIvers, et auendre, .
pOlit se réunir à .leurs corps, le Jugement Dernier, ce qui serait
UJtsortpire que celui d'une bête quelconque: le Prêtre répondit
qu'il y Iln a qui font ces observalions, mais sans convaincre~ et.
qU'OD .anribue a la Toule-Puissance de Dieu la réunion des âmes
avec leurs cadavres et leurs squelettes d;ms le lombeau, et quand
OIUlOmme la Toule-Puissance et aussi la Foi,: toute raison est­
bannie. Puis, le POLITIQUE fUL interrogé sur ce qui avait élé ex­
p.osé ;' il répondit que dans le Monda il ri'avait pas pu croire que
l'holi1me vivrait homme après la mort, puisque le tout de l'homme.
est étŒdu mort dans le tombeau: qu'ainsi cet homme-là avait vu>
des fanlômes; et avait cru qlle c'était des anges et des esprils: que.
quant li lui maintenant il était convaincu par les sens eux-mêmes
que l'homme vil.comme précédenJment, . et qu'en conséqnence il­
avait honte de ses pensées antérieures. Le PHILOSOPHE raconta sur
lui et sur quelques-uns de son École des choses presque semblables; _
et il.ajoutâ que les choses qu'on disait avoir été vues et entendues.
par cet homme, il les avait mises au nDmbre des Opinions et des
Hypothèses qu'il avait recueillies dès Anciens et des Modernes.
Les Sages, ayant entendu ces réponses, furent stupéfaits, prinçi­
paiement d.e Cl: que les Chrétiens qui, d'après la Révélation, sont
plus que les autres dans la lumière, étaient dans lIne teUe obscu­
rité sUl'leur Vie après la mort, tandis qu'eux et les sages de leur
temps avaient connu et cru celte vie; ils dirent, outre cela, qu'ils
remarquaient que la Lumière de la sagesse, depuis le siècle oi! ils
vi\'aient, s'était abaissée de!l intérieurs du Cerveau jusqu'à la
bouche au-dessous du nez, où cette lumière se montre comme
éclat de la lèvre, et par su:te le langage de la bouche comme sa- .
gesse. A ces mots lin des élèves~dtl leur école ajouta: «( Oh ! com­
bien sont stupides aujourd'hui les MentaIs des habitants de la
terre? Oh ! si nous avions ici des disciples de Démocrite qui riait
(le tout, et des disciples d'Héraclite qui pleurait de tout, que de
rires et de lamentations nous entendrions! » Après la séance on.
donna aux Nouveaux ·venus des lames de cuivre sur lesquelles des
484 LA "VRAIE '1Î;~ "if ; . 2.~~
Hiéroglyphes avaient été gravés; et ils s'en allèrent, N° 693J
!LXXII! D'autres Nou~eaux venus du Monde furent tfouvés,et·
furent am~nés à la Ville qui est au bàs du Parnasse, et O!l leur de­
manda: " Qu'y a-T-IL DE NOUVEAU DE LA TERRE?» Et ils répon­
dirent, qne dans le Monde ils avaient cru qu'après la mort il y
aurait un Repos complet sans travaux, el que cependant ils avaient
appris, en venant dans ce Monde, qu'ici il y a des Administra­
tions, des Fonctions et des Occupations comme dans le Monde
précédent, et qu'ainsi il n'y a .point de Repos. Les sages qui étaient
là leur répondirent: " Ainsi, vous avez cru que vous deviez main­
tenant vivre dans une complète oisiveté, lorsque cependant de
l'oisiveté résultent pour le ~lelJtal et par suite pour tout le Corps
la langueur, l'engourdissemenf, la stupeur et l'assoupissement; et
c~est.là la mort, et iJOn la vie. » Et alors on les conduisit dans toute
b. Vjl)e, et auprès des Administrateurs et des Ouvriers; après qu'ils
eurent tout. vu, ils s'étonnèl:ent qu'il yeût de telles choses, quand
cependant ils avaient cru aussi que ce sel'ait dans quelque chose
de vide que vivraient les Ailles jusqu'à ce que le Nouveau Ciel et
la Nouvelle Terre fussent créés: et ils furent instruits que toutes
les choses qui apparaissent maintenant devant leurs yeux sont
substantielles, et sont appelées spirituelles; et que toutes celles
du Monde précédent sont matérielles, et sont appelées naturelles;
et qu'il y a entre elles celle différence, parce qu'elles sont d'une
origine différente, .c'est-à·dire que toutes celles qui sont dans le
!\-londe spirituel existent et subsistent d'après un Soleil qui est
ptlr Amour, el que toutes celles qui sont dans le l\Iollde naturel
elistent et subsistent d'après un Soleil qui est pur Feu: et en ou- .
tre, ils furent instruits que dans le Monde où ils étaient mainte-_
nant il y avait· non·seulement des Administrations, mais même
des Études de tout genre, et aussi des Écritures et des Livres. Ces
instructions firent. beaucoup de plaisir aux Nouveaux venus, et
lo.rsqu'ils se retiraient, quelques Vie gcs vinrent avec de la Bro­
derie et du Filet, ouvrage de leurs mains, et leur en firent présent;
et elles chan Lèrent devant eux une Ode, par laquelle elles expri­
maient avec une mélodie angélique l'affection des œuvres de l'u­
sage avec ses charmes, N° 694. --01'Vt-"'JE Î" t,ço
jLxxml Je fus introduit dans une Assemblée, où. se trouvaient
RELIGIONCRRÉTIENNE.
aùssi quelques-uns des anciens Philosopbes, et je fus interl'o[é
sur ce que, dans mon Monde, l'on sait de l'INFLUX; je répondjs
'qu'on n'en connaît pas d'autre que l'Influx de la lumière et de la
chaleur de son soleil dans les choses qui appartiennent à la na­
ture, tant dans celles qui sont animées que dans celles qui sont
inanimées; et qu'on ne sail absolument rien de l'Influx du Monde
spirituel dans le Monde naturel, lorsque cependant c'est de cet
'Influx que proviennent toutes les merveilles qu'on y voit tant dans
le Règne animal que dans le Règne végétal, - ces merveilles sont
,en partie rapportées dans le MÉMORABLE; - et comme les hommes
'ne connaissent point cet Influx, ils se confirment pour la Nature,
tlt deviennent Naturalistes, et enfin Athées, N° 695."1;~'tl' F f..54­
(i.XXIvl Je conversai avec des Sectateurs d'Aristote, de Des­

cartes et de Leibnitz, sur l'I~FLlJX PHYSIQUE, sur l'INFLUX OCCA­

SIONNEL, et SUI' l'HARMONIE PRÉÉTABLIE; et j'entendis comment

chacun confirmait son Hypothèse; et comme ils ne purent pâS

examiner la chose par l'entendement au-dessus des confirmations,

·mais seulemen t au-dessous, ils vidèrent le débat par le sort, qui

sortit pour l'Influx spirituel, lequel coïncide en partie avec l'In­

-11ux Occasionnel, N° 696. -r;~:!!- r .2.5"+


}LXXV! Je fus conduit dans un Gymnase, où des jeunes gens
-étaient initiés dans diverses choses qui appartiennent à la sagesse-;
cela ~e faisait·par la discussion d'un sujet qui était proposé pa1'
le Président; et alors le sujet de lâ discussion était ce problème:
QU'EST-CE QUE L'AME, ET QUELLE E~ EST LA.. QUALITÉ? Il Y avait
une Chaire dans laquelle montaient ceux' qui devaient répondre;
et aussitôt le PREMIER monta, et il diL que personne, depuis la
.création du Monde, n'a pu découvrir ce que c'est que l'Ame, i
quelle en est la qualité; mais que, comme on savait que l'Ame
-était dans l'homme, on a recherché où elle était, et qu'il y en
-.a qui avaient prétendu que c\l.ez l'homme elle résidait dans une
petite Glande, qui est appelée Pinéale et est située dans la Tête
entre les deux Cerveaux, et que lui-même avaient aàmis d'abord
:cette opinion, mais que comme elle avait été rejetée par plusieurs,
II l'avait aussi plus tard abandonnée. A.pr~s lui, le SECOND monta,
tlt dit qu'il croyait que le siége de l'Ame était dans la Tête, puis­
~ue là est l'Entendement; mais que n'ayant pu deviner dans queUe
[{86 LÀ 'VRAIE'
partie de la Tête elle était, ,Havait penché lantot pO~Jr ceux qui pla­

çaiept son siége' dans les trois Ventricules du Cerveau, tantôt pour

ceux qui le plaçaient'là dans.les Corps striés, tantôt pour ceux qui

le plaçaient dans la Substanèe médullaire, ou dans la Substance

corticale, et tantôt pour ceux qui le plaçaient dans la Dure-Mère,

ajoutant qu'il laissait à chacun de décider selon son gré. Le Tnol­

SIÈME, étant monté, dit que le Siége de l'Ame était dans le Cœur'

et par suite dans le Sang, et' il, confirma son sen liment d'après la

Parole, où il est dit-le Cœur et l'Ame. Le QUATRIEme; étant en­

suite monté, dit que dès l"en'fance il avait cru, avec les Anciens,

. ,que l'Ame n'était pas dans une partie, mais qu'elle était dans le
tout, parce que c'est unestibstance spirituelle, à laquelle peut s'ap­
pliquer, non pas le lieu, mais l'implélion; puis, parce que par
l'âme il est aussi entendu la vie, et que la vie ést dans' 'le tout. Le
f:INQUIÈUE, élant monté, dit qu'il croyait que l'Ame était quelque
chose de pur, semblable' à l"éther ou à J'air, et qu'il avait cru cela,
parèe qu'on jugeait que l'Ame serait telle, après sa séparation d'a­
'vec le corps. Mais comme les sages, qUi étaient dans J'Orches­
-l.re, perçurent qu'aucun d'eux ne savait ce que c'est que )'Ame,
ils prièrent le Président, qui aVilit proposé ce Problème, de des­
cendre et d'instruire ; celui-ci donc, ~tlnt descendu, di t :- (1 L'Ame
est l'Essence même de rhomme ; et comme l'Essence saris la Forme
n'est rien, l'AIlle est la Forme des formes de l'ho'mme, et celle
forme est la Forme vérilahlem'ent humaine, dans laquelle la Sa­
gesse 'avec ses perceptions, et· J'Amour avec ses' afl'e'c ti ons, rési­
dentuniversellemsnt; et, comme vous avez cru dans '.Je Monde
que vous seriez desAmes après la mort, vous êtes maintenant' des
Ames. Il Il dit; en 'oulre, plusieurs autres choses '; el' cela' fut'con-
-firmé pa,t' ce passage dans le Lh're de la 'Créàtion: « J éhovah-Die_u
souffla 'dans les narines d~Adain une' A~IE DE' VIE, et Illt fait
l'Homme 'en AME VIVANTE.,,;'- Gen. Il. 7. - N° 697.'!' .~Cc9 -r~e.
.fLXX VI~ Je \lis un Ange avec; une trompette au son de laqlielle ­
il cbnvoquales pl'us ,Célèbres en érudi,tion parmi les Chrélièll&,
pour qu'ils déclarassent ce'qu'ils avaient précédemment cru _dans
le Monde au sujet des Joies du, Ciel, et de lâ FELICLTÈ· ÉTERNELLE '~
-cela avail lieu ,parce qu'il avait été dit dans ,le',Ciel, 'que per~
sonne dans le Inonde Chrétien' ne, savait la, moindre chose au su­
RELIGION CHRÉTIENNE. 487
jet de ces joies et de cette félicité; et après une demi-heure, je
vis arriver six cohortes. composées de Chrétiens érudits, qui fu­
rent interrogés sur ce qu'ils savaient des Joies du Ciel, et de la fé~
licité éternelle. La PREMIÈRE COHOHTE diL qu'ils avaient cru que ce
serait seulement l'Admission dans le Ciel, et ensuite dans les ré­
jouissances du ciel, comme lorsqu'on est admis dans une salle de
noces et dans les réjouissances qui s'y fon t. La SECONDE COHORTE
dit qu'ils avaien t cm que c'étaient des Réunions très-joyeuses
avec ies Anges, et des Conversations très-agréables avec eux. La
_TROISIÈME COHORTE dit qu'ils avaient cru que c'étaient des Ban­
quets avec Àbraham, Isaac et Jacob. La QUATRIÈ~IE COHORTE dit
qu'ils avaient cru que c'étaient des Délices Paradisiaques. La CIN­
QUIÈME COHOIITE, que c'étaient des Dominations su.'-éminentes,
des Trésors immenses, et une Magnificence pJus que royale. La
SIXIÈ~IE COHORTE, que c'était la Glorification de Dieu, et une Fêle
qui durait éternellement. Afin donc que ces Érudits connussent si
ces chQses, ql.!'ils avaient crues, étaient les Joies du Ciel, il leur fut
donné d'entrer dans leurs Joies, et il chaque cohorte séparément,
afin que par une vive expérience ils apprissent si c'étaient des
Joies imaginaires ou des Joies réelles; cela arrive il la plupart
de ceux qui passent du Monde naturel dans le Monde spirituel,
N°S 731,732,733. -Jo'""-! '1I' r ,1..43, z."jç/ 't.-9:).
- Et alors la cohorte qui avait cru que les Joies du Ciel étaient
des Réunions très-joyeuses avec les Anges et dés Conversations
très-agréables avec eux, fut introduite dans les joies de son ima~
~ination ; mais comme c'étaient des joies externes et non inter~
nes, après quelques jours ils furent affectés d'ennui, et ils se re~
-tirèrent, N° 734. "/tlr>"J-7!:, f. . 2qf5
_ - Ensuite, ceux qui avaien t cl'~ que les Joies CélesLes élaient des.
Banquets avec Abraham, Isaac et Jacob furent intl'oduits dans de
semblables joies; mais comme ils perçul'en t que. ces joies étaient
seulement externes et non internes, l'ennui s'empara d'eux, eL ils
s'en allèrent, N° 135. -r::""-f.-]T F .z9'~
- Il en arriva de même à ceux qui avaient cru lJ.ue les Joies du
Ciel et la Félicité éternelle, consistaient dans des Dominalions sur­
éminentes, dans des Tréso.'s immenses, eL dans une Magnificence
plus que royale, N° 736. 'T~..-...L '1f r' '3 ~~
488 LA VRAIE
- De même aussi à ceux qui avaient cru que les Joies Célestes
~t la Félicité éternelle étaient des Délices Paradisiaques, N°
- 737. -r;.-.A.- "JI if" 3 '-r
Q

- De même ensuite à ceux qui avaient cru que les Joies Cé­
lestes et la Félicité éternelle étaient une perpétuel1e Glorification

de Dieu, et une Fête qui durait· éternellement : ceûx-ci furent

jnstruits de ce qui est entendu dans la Parole parla Glorification


de Dieu. N° 738. "';~JI r' 3"1­
- Enfin il en arriva de même à ceux qui avaient cru. qu'ils

viendraient dans les Joies Célesles et dans la Félicité éternelle,

pourvu qu'ils fussent admis dans le Ciel. et qu'alors leurs Joies se­

raient comme If\s joies de ceux qui entrent dans UDe salle de noces'

. et qui sont alors dans les réjouissances; mais comme il leur fut
montré, par de vives expériences, que dans le Ciel il n'y a des
Joies que pour ceux qui ont vécu la vie du Ciel, c'est-à-dire; la
vie de la charité et de la foi, et que vice versâ le Ciel est un tour­
Illent pour ceux qui ont mené une vie contraire, ils se retirèrent
et se consocièrent avec leurs semblables, N° 739. -ro~:I. f' ~.J
Les Anges ayant perçu que nul dans le Monde naturel ne savait
encore quelles sont les Joies du Ciel, ni par conséquent .quelle
est la Félicité éterpelle, il fut dit à l'Ange de la trompetle de c!loi­
sir dix des convoqués. et de les introduire dans une Société du
Ciel, afin qu'ils vissent de leurs yeux et per/tussel1l par leurs men­
taIs ce que c'est que le Ciel, et quelles y sont les joies j et if fut
.fait ainsi; et, après l'admission, il leur. fut d'abord donné d'y voir

;;Je Palais magnifique du Prince de celle sociélé, N° 740; puis le

-.lardin-Paradis près du Palais, ND 741 ; ensuite le Prince lui-même

"et les Grands de sa cour en habits resplendissants, N° 743. In­

vités à la Table du Prince, ils y virent des choses qu'aucun œil

n'avait vues sur la terre; et à Table, ils entendirent le Princequi

Jes instruisit au sujet des Joies Célestes et de la Félicité éternelle,

·en leur montrant qu'elles con5istaient essentiellement dans la béa­

titude interne, et, d'après cette béatitude, dans des Plaisirs ex­

ternes, et que la béatitude interne tire son essence de l'affection

-de l'usage, N°S 742, 744. Après le dîner, on fit venir par l'ordre

1CJu Prince quelques sages de la Société, qui leur enseignèrent

pleinement ce que c'est que la béatitude interne, qui est la Féli­


RELIGION CHRÉTIENNE. 48.9
~ité éternelle, et d'où elle vient, et que celle béatitude fait que les
Plaisirs externes sont de& Joies; ils leur apprirent en outre plu.­
sieurs au Ires choses sur ces divers sujets, N°S 745, 746. Ensultë
il leur fut donné de voir des Noces dans ce Giel, N°S 747 à 749; et
enfin d'y entendre une Prédication, N°· 750, Î 5L Ayant vu et en­
tendu toutes ces choses, pleins de la connaissance du Ciel, et
joyeux de cœur, ils descendirent, N°S 75l!. -Jè~ -.r fI' 30 -- 5 2-~
1LXXVII! Là, il s'agit de LA RÉVÉLATION: il a plu au Seigneur

-de Se manifesler à moi et d'ouvrir les intérieure de mon Mental,

et ainsi de me donnel' de voir les choses qui sont dans le Ciel et

dans l'Enfer; et de celle manière il a découvert des Arcanés, qui

surpassent en excellence ët en dignité les Arcanes révélés jusqu'à

,présent; les voici: I. Que dans toutes et dans ëhacline des choses

{le la Parole il y a un SENS SPIRITUEL, qui ne se mon Ire point

dans le sens de la lettre; et que c'est pour cela que la Parole a été

écrite au moyen des Conespondances des choses Spirituelles avec

les choses Naturelles. Il. Que les CORRESPONDANCES elles-mêmes

Ollt élé découverles telles qu'elles sont. III. Il a aussi été fait des

révélàtions sur LA VIE DE L'HOMME APRÈS LA MORT. IV. Sur LE

CIEL, et sur L'ENFER, quel est l'un et quel esll'aulre; et aussi sur

LB BAPTBME et sur LA SAINTE-CÈNE. V. Sur LE SOLEIL dans 1

Monde Spirituel; que c'est le pur Amour procédantdu Seigneur.

qui est au milieu de ce Soleil, dont la Lumière est la Sagesse, et la

Chaleur l'Amour, et qu'ainsi de là procèdent la Foi et la Charité,

et que par suite toutes les choses qui en procèdent sont Spirituelles

et par conséquent vives; que le Soleil du Monde naturel est pur

feu, et que par suite toutes les choses qui procèdent de ce Soleil

<'iont naturelles, et par conséquent mortes. VI. Qu'il y a trois De­

gres, jusau'à présent inconnus, VII. El, en outre, sur LE JUGEMENT

DERNIER: sur LE SEIGNEUR SAUVEUR, qu'il est LI': DIEU DU ClEL ET

DE LA TERRE: sllr LA NOUVELLF. ÉGLISE, ~t sur sa Doctrine: sur

LES HABITANTS DES PLANÈTESo, el sur LES TERRES dans l'Univers,

- VO 846, - VIII. De plus. sur l'AMOUR CONJUGAL; q·U'il est- spirituel


chez les spirituels, naturel chez les naturels, et charnel chez les
adultères, N° 847. - IX. Les Ang~s découvrirent par leur propre
vue que, q'uoique ees Arcanes fussent bien au-dessus des Arcanes
dévoilés jusqu'à présent, ils sont cependant considérés aujollr­
:490 LA VRAIE
d'hui par plusieurs comme n'ayant aucune importance, N° 848. ­
X. Il fut entendu un murmul'e venant de· quelques-uns qui étaient
dans la Terre inférieu~e; ils ne voulaient y ajouter foi qu'autant
qu'i! serait fait des MmACLES ; mais illenr fut répondu que par les
-Miracles ils ne croiraient pas· plus que Pharaon et les Égyptiens,
ni plus que les descendants de Jacob quand ils dansaient autoUl'
du Veau d'or dans le désert, ni plus que les ,Juifs eu -nièmes
quand ils virent les Miracles faits par le Seigneur Lui-Même,
N° 849. - XI. Enfin, pourquoi le Seigneur m'a révélé ces Arcanes,
et ne les a pas de préférence révélés à quelqu'un de l'ordre Ecclé­
siastique, N° 830. "/O/'7UZ-7T~!> l.,. a';J. ~'-t-I "L.
- Que les cho~es qui sont dans les MÉMORAllLE~ placés à la
suite des Chapitres sont vérilables, et que de semblables choses
ont été vues el entendues par les Prophètes avant l'avènement du
Seigneur, et de semblables aussi par les Apôtres avant l'avènement
du Seigneur, pal' exemple, par Pierre, par Paul, et surtout par
Jean, dans l'Apocalypse ; l'énumération en est faite, N° 831. f' 4-/'!...
'Jo!""U<..-7!

THÉOR.ÈME PROPOSÉ PAR UN DUC-ÉLECTEUR D'ALLEMAGNE, QUI


AUSSI AVAIT ÉTÉ HEVÊTU D'UNE SUPRÊME DIGNITÉ ECCLÉSIAS­
TrQc E.

Un jour, dans le Monde spil'ituel, je vis un certain Duc-Électeur


d'Allemagne, qui àvait" aussi été revêtu d'une suprême Dignité
dans l'État Ecclésiastique, et près de lui deux Évêques et aussi
(Jeux Ministres; et j'entendis à une certaine distance ce qu'ils di­
saient entre eux. Le Duc-Électeur demandait aux quatre assistants
s'ils savaient ce qui fait la tète de la Religion dans le Christianisme;
les Évêques répondirent: Cl La tête de la Religion dans le Christia­
nisme est LA FOI SEULE JUSTIFIANT ET SAUVANT; " il les interrogea
de nouveau, en disant: « Si vous savez ce ~lIi est caché intérieu­
rement dans celle Foi, ouvrez-la, regardez dedans, et dites-le. »
Ils répondirent qu'il n'y a de·caché intérieurement en elle rien
autre chose ((ue. LE MÉRITE ET LA JUSTICE DU SEIGNEUR SAUVEUR;
à ces mots leDuc-Électeur dit: « Est·ce qu'alors en elle n'est pas
"!:lELIGION CHRÉTIENNE. 491
caché le Seigneur Sauveur dans son Humain, dans lequel il est
appelé JÉSUS-CHRIST, puisque Lui-Même dans son Humain a été
Seul la Justice? » A cette question ils répondiren t : Il Cela en ré5ul te
d'une'manière certaine et .indivisible.» Le' Duc-Électeur insista,
en disant:" Ouvrez cetLe Foi, regardez encore dedans, et rechir­
chez bien s'il n'y a pas quelqu'autre chose: » Et les Ministrës
dirent: « LA GRACE DE DIEU LE PÈRE Y est aussi cachée. » Alors
]e Duc-Élect,e,ur. dit: " Méditez, et percevez bien; et voils verrez.
QUE C'EST LA GRACE DU FILS CHEZ LE PÈRE; car c'est Lui qui de­
mande et inLercède: c'est pourquoi, je, vous dis: Puisque vous
confessez, vénérez et erpbrassez cette Foi Seule qui est vôtre, vous
confesserez, vénérerez èt embrasserez iout à fail le Seigneur 8au­
'veur Seul dans son Humain; car, ainsi qu'il vient d'être dit, Lui­
Même dans son HJ.lmain .a été et est la Justice. Que Lui-Même
dans cet Humain soit.Jéhovah el Dieu, je l'ai vu dans les Saintes
Écritures d'après ces passages: Voici, les Jour'S viendront que
je sustitel·ài '41)avid un Germe juste, qui rèqnel'a Roi, et pros­
pèr:()~'a,. et voici le Nom par lequel on l'appellera: JÉHOVAH
NonE ;JUSTICE. ~ Jérém', XXTII.!S, 6. .xXXIII. 1~, 16. - Dans
Paul: Dans jésus-C'hl·is(. TOl:TE LA' PLÉNITUDE DE LA .J;hVINlTÉ
habite corjJOretlement. - Coloss. II. 9..- Et dans Jean: Jésus­
Christ est te Vrai Dieu et la Vie éternelle. - 1 Épît. V. 20,
21 : - c'èst pourquoi il est même appelé DI/iu DE LA. Fm. " ­
Philipp.1II: 9. .
OBSERVATION AU SUJET DE LA TABLE ANALYTIQUE

On sait que Swedenborg a laissé en manuscrit deux Index, ou Tables


-analytiques qui ont été imprimés à Londres, l'un en ~8~3 et l'autre en
Ut 5. Il était par eonséquent de notre devoir de les prendre pour modèles
dans la composition des Tables analytiques que nous joignons aux traduc­
tions de tous ses autres l'l'ailés; 01' l'examen de ces Index nous a fail con­
naître que l'Auteur, en les dressant, a suivi deux méthodes absolument
opposées; en elfet, dans l'index des AnCAt'iES CÉLESTES les extraits sont
pl'ésentés selon la série des numéros de l'Ouvrage, sans aucun égard POUl"
tout autre ordre; et dans l'Index de l'ApoCAI.YPSE- RÉVÉLÉE, ils sont ran­
- gés suivant un ordre rationnel sans avoir égard à la sél'ie des numél'os. Il
nous fallait donc faire un cboix entre ces deux méthodes; mais il n'y
avaiL pas à hésiter, ct nous avon~ adopté la dernière comme plus avanta­
.geuse pour le lecteur.
Maintenant se présente celle qu<,>stion : Pourquoi Swedenborg, dans l'In­
dex des AnCAt'iES CÉLESTES, a-l-il suivi de préférence la série des numéros?
Voici noIre réponse: Cet Index n'é~ail que provisoire, et l'Auteur l'avait
établi pour son usage particulier et pour ses travaux ultérieurs. Il est
même à présumer qu'il le commença dès la composition du ~e. volume
des Arcana Cœlestia, et qu'il le continua ainsi successivement à mesure
qu'il avançait dans son travail, ce qui d'ailleurs explique comment il a pu,
tians tant d'articles, faire de si nomlJreuses citations d'articles precédents.
Il est de même à présumer qu'il était muni de cet Index, lorsqu'il com­
posa ses autres Traités, dans iesr!uels il cite si souvent les AnCANES CÉ­
LESTES; car combien de temps ne lui aurait-il pas fallu, s'il eût été 'obligé
de se reporter il. l'ouvrage même ~ D'après ces considérations on voit clai·
rcment que Swedenborg, en formant cet Index, devait suivre la série des
numéros, Don-seulement parce que celle marche était la plus facile et
exigeait le moins Je temps, mais encore parce que c'était la seule qui
convint à l'usage qu'il en voulait faire. De plus, nous avons la conviction
que si Swedenbol'g avait publié lui-même un Index des AnCAN,\ CLELESTIA,
il aurait refondu celui-là, c'est-à-dire qu'au lieu de suivre la série d!'s nu­
méros, il aurait, dans chaque article de quelque importance, placé les
extraits selon l'ordl'e qu'il aurait jugé le plus con·venable pour le lecteur,
commé il l'a fail, dans l'Index de l'AI'Oc.unsE nÉVÉLÉE.
Du reste, l'Index des AncANA C..-ELESl'IA, tel qu'il est, n'en est pas moins
d'un grand prix, et les éditeurs ont rendu un service éminent en le pu­
bliant. .

NOTA. A l'Article Anima, S'wedenborg cite, il est vrai, l' .Ipocalypsis Ex­
plicafa, et le Traité De Novd flierosolymâ, ce qui, au premicr àbord,
pou l'rait faire présumel' que l'Index est postérieur à la composition de ces
deux Traités; mais, d'après ce qui vient d'être dit, on voit que l'Auteur,
ayant continuellement cet Index sous la main, pouvait à chaque instant
y faire les intercalations qu'il jugeait convenables.
TABLE-ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE

Les chiffres renvoient aux Numéros et non aux Pages. Sig. es


l'abréviation de signifie ou de ·signiflent.

A. Dans le troisième Cip.l, ou Ciel ABUS de~ vél'Ïtés pour confirmer la


intime, on rail un très-grand usage justificiition pal' la foi seule, ~ 62.
Abus que fonl certains esprits de la
de celle voyelle, parce qu'elle donne
un son plein. 278. communication avec les cieux par
ABADDON, ou le roi de l'abîme, la lectul'e de la Parole, 235.
sign. le destructeur de l'Église par AccÈs (l') de l'homme auprès de
les faux, 628. Les Abaddons sont Dieu est perpétuel, lorsqu'ou s'a­
ceux qui perdent l'Église par une to­
dresse immédiatement au Seigneur
Lui-l\1ême, puisque le Seigneu)' est
tale falsilication de la Parole, 182 ;
et ceux qui détruisent les âmes par dans ln Père, et que le Père est en
les faux, 3W. Lui,16-1.
ABEILLES (merveilles des), 42, AccomIODA'f10N (l') doit précédel'
335. l'application, qui elle-même pré­
ABIMIl (1') sign. l'enfer où sont les
cède la conjonction, 370.
faux,628. . ACTE. La volon lé ou l'effort est
ABLU'f10N SPIJUTUELLE (1') est la pu­
l'acle en soi, ou l'acte interne, parce
rification des maux et des faux, 670que c'est une conlinuelle tendance à
agir, qui devient acte dans les exter­
à 673. Chez les fils d'Israêl Jes ablu­
nes, lorsque la· détermination arrive,
tions naturelles représentaient et si­
gnifiaient cette purification, 670 à387. - Actes dc la Rédemption; en
673. qlloi ils ont consisté, 95. -:- Acte de
ABOMI NAT}ON DE LA DÉSOLATIO)l (1')
lajustification, ou la foi en acte; ce·
sign. l'infestation du vrai pal' lesqu'est ce prétendu acle, 505. - Ac­
, faux, jusqu'à ce qu'il ne resle plus tes de la pénitence; ce sont tous
• aucun vrai qui n'ail été falsiHé et ceux d'où il résulte que l'homme ne
consommé, 180. Elle consiste en ce veul plus les maux, qui so-nt des pé­
chés contre Dieu, el par suite ne les
qu'on a divisé Dieu 'en TI'ois, et que
sur ces Trois on a fondé toute la fait plus, 510.
doctrine de l'Église, el qu'ainsi l'on ACTIF (l') chez l'homme procède
a falsitié la Parole, 135, 179 àt 8-1.
nen pas de l'âme par le corps, mais
La croyance en trois Dieux dans le du corps d'apl'ès l'âme, 188. Le Sei­
Monde chrétien est la source même gneur est seul actif cbez l'homme,
d'où est sorti celle abomination, et l'homme par lui-même est pure­
~81. ment passif; mais, par l'influx de la'
ABÉGER LES JOURS, - Mallh. XXIV. vie qui procède du Seigneur, l'homme
22. ~ sign. mettre fin à l'Église, et aussi est actif, HO. C'est une loi de
en inslaurer ·une nouvelle, ~ 82. la création, que là où il y a.des ac­
- 494­
tifs, il Y ait aussi des passifs, el que qui adulLèrent la Parole du Seigneur,
ces deux se conjoignent comme un, ~22. Commettre adultère sign. dans
~72, 576. _ le sens spirituel, adultérer les biens
ACTION (toule) de l'homme part de de la Parole et en ralsifier les vrais;
sa volonté, et lout langage part de et, dans le sens céleste, nier le Divin
sa' pensée, 593. Toute action de du Seignenr et profaner la Parole,
l'bomme procède de la région infé­ 236,314,315. Toute foi qui recon­
rieure du mental dir<'ctemenl, et de naît trois Seigneurs d'une seule Église
sa région supérieure indirectement, sort d'un lit adultère, 380. Le Sei­
parce que la région inférieure du gneur, dans beaucoup de passages,
menlal est plus près des sens du appelle adulLères ceux qui profcssenl
corps, et que la région supérièure celte fQi, 380.
en est plus 'éloignée, ~20. L'action OBS. En général, arJultérer se dit des
qui procède de l'homme est l'bomme hiens, et f~lsifier se dit des vrais.
lui-méme, 778. Dans Ioule action AFFECTION. Toutes les choses qui
il y a un actif et un passif, c'est-à-:" appartiennent à J'amour sont appe­
dire que l'agent agit et que Je patient lées affections, 697 ; ainsi les affec­
agit d'après l'ugent, de là il se fait tionssont des dérivations tie l'amour;
d'après l'un et l'autre une seule ac­ 386, 697. L'affection a pour forme
tion, 576. - Action et réaction, 37~. la pensée, 386. L'affection sonne et_
- Action et coopérai ion, 577. la pe!1sée parle, 386. L'affection sans
ACTIVITÉ (1') de l'amour l'ail le sens la pensée n'est rien, ni la pensée
du plaisir, 570. - Activité de l'a­ sans l'affection. ni, l'lllTection et la
mour et de la sagesse, considérée en pensée sans l'opél'ation; mais dans
elle-même, 47·1. - Activité inté;­ l'opération elles sont quelque ehosç,
rieure de la nalure, 35. 387. L'all'ection esl dans IJespaee
ACTUALITIl (en), 89, 316, 37~, 387. sans espace, ct dans le temps sans
08S. Cetté expression a été elJlployée temps, 6~. L'affection homogène
pour distinguer Â.citlfllitel· de Realite,. conjoinl, et l'affection hétérogène
dont l'Auteur se sert aussi, 381 ; ·ainsi sépare, 622. L'affection-de Pamour
eutre en actualite et en "ealite il y a la dans le ciel esl chaleur, 385. L'affec­
même disLinetion qu'entre actuel, pris lion purement nalul'elle n'est aulre
dans le sens philosophique, et ,·éel. ebore que la convoitise, 386.
Aoul (par) et sou épouse il est en­ AFl\rcAI~S (les) sont intérieurs plus
tendu une très-ancienne Eglise sur que tous les autres Genlils, 835.
cette terre, 466, ~69, 470, 520. Tous ceux qui reconnaissent et ado­
ADMI:'iISTRATIONS. JI y a des admi­ rent un seul Dieu créateur de l'-uni­
nistrations dans Je ciel', et des digni­ vers, /liment à avoir <le Dieli l'idée
tés y sont allachées ; mais ceux; qui d'un I:lomme; ils disent que per­
exercent ces fonctions n'aiment rien sonne ne peut avoir dl!, Dieu une
plus que de faire des usages, ~03, aulre idée, 836. Ils jouissent plus
6\M. que tous leSiïillres de la vie inlé­
AOOLESCE:'iT. Dans le' l\Ionde des rieul'e, 839. Il se fait chez eux au­
esprits, à mesure que l'adolescent jourd'hui une Révélation qui, com­
commence à penser d'après son men­ mencée dans un lieu, va de ce lieu
tal, il e~t pol'lé du cùté du midi, à l'enlour, mais non jusqu'aux mers,
~76. 8~0. Ils disent qu'il n',}' a aucun
ADULTÈRE. S'abstenir de l'adultère homme, ayant un culte quelconque,
seulement par craintc de la loi civile, qui ne vive selon sa religion; et que
ou d'après quelque loi naturelle ou s'il ne le rail pas, il ne peut 'que de­
morale, et non en même temps d'a­ venir stupide et méchant, parce
près la, loi spiriluelte, c'est toujours qu'alors 'il ne reçoit rien· du ciel,
cependant être adultère inlérieul'e­ 840.
men.t, 316. Par les adulLères, dans la .AGATE ·(1') sign. re bien nalurel,
Parole, sont entendus ceux qui fonl 609. . .
violenceà PÉglise, c'esl-à'-dire, ceux AGE. Les quatre âges du monde, J
- ~95-

762; d'où les anciens sa~es les ont' et donnés du ciel par le Seigneur à
conclus, 762. Les qualre âges de Lous selon les usages que l'on fail,
l'bomme, ~4a. 284. Les aliments, dans le sens spi­
AGENT et PATIENT. floir ACTION. rilUel, sign. le bien de l'amouret
AGNEAU (l') sign. l'innocence, 200. de la charité, et les boissons sign.
t'Agneau que Jean vit sur la mon­ le nai de la sagesse el de la foi,
lagnedeSion,- Apoc. XIV.4,­ 367.
élaitla répl'ésenlalion de l'innocence ALLIANCIl. Pourquoi le Décalogue
du ~eigneur, U4. est appelé l'alliance, 285. '-Alliance
AIGLES (les) représenlent ceux qui, ancienne; alliance nouvelle; sang
aussilôt qu'ils enlendent Je Hai, per­ de la nouvelle alliance. 706, 730.­
çoivent que c'est le Vl'ai, ~2· Pal' les Alliance du peuple, 730. - Dans la
aigles, dans Mallh. XXIV. 28, sont Parole, l'alliance sign. la conjonc­
enlendus les principaux de l'Église Lion, 285.
eomme lynx, 634. . ALPHA (1') el l'OméO'a. Pourquoi
AUIER les aulres hors de soi est Dieu est âppelé ainsi, 19,84,280.
l'essence de l'amour, 43. Aimer le ALPHABET (1') dans le Monde spiri­
Seigneur, c'esl vivre selon ses Divins tuel; chaque lettre y signifie quel­
Vrais, 23/. Aimer le prochain, c'est que sens, 280.
vouloir et faire du bien non-seule­ AMAUROSIl. La foi IJouchée ou aveu­
ment au parent, à l'ami et au bon, gle peut êlrecomparée à l'amaurose,
mais aussi à l'étranger, à l'ennemi 3~6, 620.
el. au méchant, 407. Aimer le pro­ A~IE (1') est l'essence même de
chain, ce n'est pas, considéré en i'ho:nme, et le corps en est la forme,
soi, aimer la persoilne, mais c'est HI. Elle est dans l'homme tout en­
aimer le bien qui est dans la pel'­ tier, el dans chaque panie de l'hom­
sonne, 417 à ·149. Aimer le bien mû, H2. Elie est l'homme lui-même,
dans un autre d'après le bien en soi, parce qu'elle est l'homme intime,
c'est l'amour réel à l'égard du pro- c'est pourquoi sa forme est pleine­
chain, .!l18. Aimer le prochain comme. ment et parfaitement la forme bu­
soi-même, c'est ne pas le mépriser maine, 697, 8. Elle est la forme de
en le comparanlà soi, agirjnstement toutes les choses qui apparliennent
avec lui, et ne point porler sur lui à ['amOlli', et de toules celles qui ap­
de mauvais jugement, 4·1,. partiennent à la sagesse, 697. Elle
AIR. Aucune des qualités de l'air est la forme humaine de laquelle
ne peut être élevé à l'une des quali­ rien ne peut être ajouté, et elle est'
lés de l'éther. 32. roir ÉTHER. la forme intime de toutes les formes
;ÂLLÉGRESSE. roir .IOlE. du corps enlier, (i97. Ihns l'homme
ALI"DIAGNE. ·164, 81::l. l'âme n'est point la vie, mais elle
ALLEMANDS, Leur cal'aclèrc, 814. esi un récipient cie la vie, 25. Elle
Ils donnent peu d'allenlion aux cho­ est le plus proche réc:eplacle de la
ses de jugement, mais ils se livrent vie procédant de Dieu, el. ainsi l'ha­
aux choses de mémoire, 814. Ils hilacte de Dieu. L'ûme de l'enfant
liennent gravés dans la mémoire les vient du pèl'e, el son COI'PS vient de
choses dé l'Église, elles é:èvenl ru­ la mère, H2. C'esl d'après l'lime que.
rement dans l'entendement supé­ le COl'pS existe, 82. L'âme est dans
rieur, mais ils les meltent se:l!ement la semence du pèl'e, el elle est re­
dans l'entendement infét'ieul' d'a­ vêtue d'un corps chez la mère, . 92.
près lequel ils en rais'onnent, ainsi L'homme a son COmmencement par
tout autrement que les nalions Ji­ l'âme, qui est "essence même de la
bres, 8·15. - Allemand, nalif de semence; l'âme non-seulemenl com­
Saxe, H2. mence, mais encore produit dans
ALIlIENTS. Dans le monde des es­ leur ordre toules les choses qui ap­
prils les aliments sont semhlables parLiennent .àu coros, ~66. DansPu­
au x aliments dans notre monde, lérus de la mère, il n'y a de produit
mais ils sont d'origme spirituelle, que le corps conçu et dérivé de l'âme a
- 496­
Hî7. Les âmes humaines créées dès d'amour ne peuvent pas, comme les
le commencement du monde sont autres, être séparés selon l'm'dl'e, ni
des fables des anciens. ~ .1. L'âme être attacbés à fa société correspon­
el le corps sont distincts, mais réci­ dante à leur vie, car ils sont înté­
proquement unis; l'âme agit dans rieurement liés quant à l'Esprit, el
le COl'pS et sur le corps, mais non par ne peuvent pas être détachés, parce
le corps, et lecorps agit de soi-même qu'ils sont comme des branches gref­
et d'après l'âme; pourquoi? ~54. fées dans d'autres branches, U8. Il
L'âme qui vient du pèl'e est l'homme en est lout autrement de ceux qui
- lui-même, et le corps qui vient de aiment le bien dans aulrui, car s'ils
la mère n'est pas l'homme en soi, ne découvrenl pas le bien dans la
mais il est d'aprèf> l'homme; c'est personne après la mort, ils se reti­
seulement son vêtement tissu de rent aussitôt de l'amitié avec elle,
choses qui sont du monde naturel, 449. L'amitié d'amour entre les mé­
tandis que l'âme est composée de chants esl une baine intestine entre
choses qui sont dans le monde spi­ eux, 454,455. I.'amiliéenlrevoleurs,
rituel, W3, Tout homme après la brigands et pit'ates; ce qu'elle est,
mort dépose le naturel qu'il a reçu 455. L'amitié enlre ceux qui ont
de la mère, et retient le spirituel qui mené une vie civile-morale, sans ce­
lui vient du père, et en même temps pendant réprimer les convoitises qui
autour de ce spirituel une sorte de résident dans l'homme interne; ce
limbe tirée des parties les plus pures qu'elle est, 455 bis. - Voir aussi
de la ·nature, ~03. Mais ce limbe 44.
chez ceux qui vont au ciel est en bas, AMMON (les fils d') sign. l'adulLé­
et le spirituel en haut, tandis que raLion du Yl'ai, 200;
chez ceux qui vont en enfer ce limbe A~IOUR (1') dans son essence est le
est en haut, et le spirituel en bas, feu spirituel, 35. L'amour, lirant son
~03. Quelle est la foi d'aujourd'hui origine du Seigneur comme Soleil,
sur l'état des âmes après la mort, est la chaleur de la vie des anges et
769,770. des hommes, ainsi l'être de leur vie,
AMEN sign. que c'est la vérité, 572. 386, 4·1. L'essence de l'amour est
. Amén dans la langue hébraïque est d'aimer les au\l:es hors de soi, de
la vérité, 777. C'est pour cela que le vouloir être un avec. eux, et de les
Seigneur a tant de fois employé ce rendre heureux parsoi, 43à 45. L'a­
mot, et s'est appelé Lui-Même Amen, mour esl non-seulement l'essence
572, 777. qui fOI'me toules choses, mais est
AMITIÉ (l') est une conj mction na­ aussi celle qui les unit et les con­
turelle, et l'amour est une conjonc­ joint, et ainsi les conLient formées
tion spirituelle, 446. Une amitié d'a­ dans un enchaînement, 37. L'amour
mour contractée avec l'homme, quel est le complexe. Je toutes les bonlés,
qu'il soiL quant à l'esprit est préju­ 38. L'amoul' absll'aiL de forme n'est
diciable après la mort, 4!,6 à 449. En pas possible; il opère dans la forme
quOi consisle l'amitié d'amour, 446. et par la forme, 3i. L'amour n'est
L'amitié d'amour, qui est une ami­ rien sans la sagesse, mais dans la
tié intérieure, est lIistinguée de l'a­ sagesse il esl formé par quelque
mitié exlerne qui concerne la per­ chose, cl ce quelque cbose pour le­
sonne seule, et qui a lieu pour di­ quel il est formé esll'usage, 387. Les
vers plaisirs du corps et des sens, dériva/ions de l'amour sont appelées
et en raison de diverst's relations, affecLions, et par elles sont produites
446. L'amitié externe pcut être con­ les perceptions, etainsi ·les pensées,
tractée avec qui que ce soH, 446. 386. L'amour dans la volonté est la
Les amis qui diffèrent quant à l'Es­ Un, et dans l'entendement il cher­
prit se séparent peu à peu dans l'au­ cbe les causes par lesquelles il s'a­
trlil vie, ce qui se fait insensiblement, vance vers l'cil el , 658. L'amour
447; mais ceux qui dans le monde sonne et la pensée parla, 388. L'a­
odt contracté entre eux des amitié.. mour produit une cbaleur ,à laquelle
- .497­
correspond une chaleur naturelle, 598, 6(H, 822. Ceux qui sonl dans
.496, Chaque amour chez l'homme l'amour de soi désirent ardemment
exhale un plaisir par lequel il se fait dominer sur l'univers, et mêOle en
sentir, et il l'exhale premièrement étendre les limites, afin de rendre
dans l'esprit, el par suite dans le plus grande la domination, 662. Les
corps, 569. L'amour nalurel, qui ap­ maux, cbez ceux qui sonl dans l'a­
parlienl à la hète, ne peut ètre élevé mour de soi, sont en ~énéral le mé­
à l'amour spiriluel qui par la crèa­ pris pour les autres, l'envie,l'inimi­
tion a élé mis dans l'homme, 32. lié contre ceux qui ne sont pas fa­
Yoir DIVIN AMOUR. vorables, l'hostilité qui en provicnt,
AMOUR A L'EGARD DU PROCHAIN' (1') les haines de tout genre, les ven­
est l'influx de l'amour de Dieu à l'é­ geances, l'astuce, les fourberies,
~ard des hommes, et la réception de l'inllUmanilé, la cruauté; ct là où
. cet influx par l'homme, et la coo­ sont de lels maux, il y a aussi le
pération chez lui, 458. - l'air CHA­ mépris pour [)jeu et pour les biens
RITÉ, AMOUR ENVEIIS LE SEIGNLUR ; PRO­ et les vrais de l'Église, 400, 405',
CHAIN. L'homme dominé par l'amour de soi
AMOUR C01<JUGAL (1') correspond à se regarde lui-OIême commc ullDieu,
l'Amour du Seigneur el de l' ~glise : rcg~rde le monde romme un Ciel, ct
toutes les béatitudes, toules les fé­ pervertit tout vrai de l'Église, 754.
licilés ellous les plai&irs, qui puis­ AMOUR DOMIi'iAè'lT. C'est cet amour
senl jamais èll'e donnés par Ic Sei­ qui fait la vie de l'homme, 399. L'a­
gneur, onl été rasscmblés dans cet mour dominant a sous sa dépendance
amour, 847. L'amour vraimenl con­ plusieurs amours, qui sonl des déri­
jugal vient uniquemenl du Seigneur, vations, et font avel: lui un rr.éme
et est donné à ceux qui sonl régéné­ royaume, dont il est le roi, 399. Ce
rés par lui, 847. L'amour conjugal qui appartient à l'amour uuminant
est chez l'homme selon la religion; est ce qui est aimé par-dessus toules
spiriluel chez les spiriluels, nalu­ choses; el cela est sans ce~se pré­
rel chez les nalurels, et entièrement sent dans la pensée de l'homme,
charnel chez les adulLères, 847. parce qlie cela esl dans sa volonlé
AMOUII DE SOI (l'), c'est le bien­ et fait sa vie mêr.Je, 399. L'homme
vouloir pour soi seul, et non pour est absolument tel qu'est le Domi­
autrui, si ce n'cst il cause de soi, nant de sa vie; c'est par ce Domi­
754. 1100. L'amour de soi est non­ nant qu'il est distingué des anll'es ;
seulement l'amour de l'honneur, de c'est lui qui fail son ciel, s'il est bon,
la gloire, de la répulation, de la su­ et son enfer, s'il est mauvais, 399.
prématie, mais aussi l'amoqr de mé­ Après la morl l'amour dominijnt ne
riter et de LJrigiJet les fonclions, el peUL être changé, parce qu'il cst
ainsi de régner sur les autres, 39!l. l'homme lui-même, 399.
L'amour de soi, quand il est domi­ A)!OUR DU CIEL (par l') il est en­
nanl, esl opposé à l'amour envers lendu l'amour envers le Seigneur,
le Sei~neur, 754, 400. Considéré en el. aussi l'amour à l'égard du pro­
lui-même, l'amour de soi est la chain, 394. L'amour du ciel peut
haine; l'homme qùi est dans l'a­ être appelé l'amour des nsages, 394.
mour de soi n'aime per;onne hors Voù' USAGES. Quand l'amour du ciel
de lui, et il veul êlre conjoint aux est inlérieurement dans l'amour du
autres non pour faire du bien, mais monde, el par lui dans l'amoul' .le
seulement pour s'en faire à lui­ soi, l'hommê fait des usages duns
même,45. L'amour de soi est lei, chaque amour d'après Il; Dieu du
que, aulant on lui lâche les freins, ciel, 395. L'amour céleste cousisl,~
aulanl il s'élance jusqu'à vouloir do­ à aimer les usages et les biens, et à
miner non-seulement sur lout le êl re affeclé du plaisir du cœur quand
globe, mais encol'e sur Je ciel, el on lcs tait à l'Eglise, à la paIrie, il
su l' Dieu même; il n'y a jamais pour une sociélé humaine, et au conci­
lui aucun lerme, ou aucone Jin, 400, toyen',400.
II 32
AMOUR DU MONDE (1') consiste à lui appartenaient, 46f. Autant l'a­
vouloir attirer à soi les richesses des mour et la sagesse sont conjoints
autres par quelque moyen que CP­ chez l'homme,.autant l'homme de­
soit, et à les convoiter, 400. L'amour vient l'image dG Di~u, 4f. Il Y a
du monde est non-seulement l'a­ trois degrés d'amour et de sagesse,
mour des richesses et des posses­ et par suile trois degré!' de vie, llL
sions, mais encore l'amour de toutes L'amour et la sagesse·n'existent que
Jes choses que !e monde fournit et d'une manière idéale, lorsqu'ils ne
qui plaisent aux sens, 394. L'amour sont que dans l'affec\.ion et dans la
du monde n'est pas opposé à l'amour pensée du mental; mais dans l'u­
céleste au même degré que l'amour sage ils existent en réalité, parce
de soi, 400. Quand il est dominant, qu'ils sont en même temps dans
il est opposé à l'amour à l'égard du l'acte et dans l'œuvre du corps, 744,
prochain, 7;')4. L'amour du monde Tout ce qui procède de l'ameur est·
est d'une grande variété, et d'autant appelé bien; et tout ce qui procède
plus mauvais qu'il toul'De vers J'a­ de la sagesse ·est appelé vrai, 3S.
varice, 404. Ceux qui sont dans l'a­ AMOURS liNIVERSELS. Il y a trois
mour du monde désir'ent ardem­ amours universels; l'amour du ciel,
ment posséder tout ce qu'il renf€ r me, l'amuur du moude et J',tluour de soi,
et ils sont en proie .au chagrin et à 394, 403. Ces trois amours consli­
l'envie, s'jl y a ries trésors renfer­ 1uent les fondements de lous les
més chez d'autres, 562. Si l'homme autres amours, 394. Ceslrois amours
dont l'amoul' dominant est l'amour sont dans chaque homm~ par eréa­
du monde adore Dieu, il place lp. Lion et ainsi par naissance; ils per­
mél'ile dans tout cuILe; et s'il fail fectionnent l'homme 10i'S4U'ils onL
du bien au prochain, c'est pour en été régulièrement subordonnés, mais
être récompensé. 404. ils le pervertissent, lorsqu'ils onl ~lé
A~IOIJR EWE.IlS LE SEIGNEUR (1') est irrégulièrement subordonnés, 395,
l'amour universel, et est par consé­ 403. Ils onL ét~ régulièrement su­

quent dans toutes et dans chacune bordonnés, alors que l'amour du ciel

des choses de la vie spirituelle. et l'ait la tête, l'amour du monde la

aussi dans toute~ et dans chacune poitrine et le venll'e, et l'amour de

des choses de la vie nalurelle. 4·16. soi les pieds et les plantes des pieds,

l.a première chose de l'amour envers 395, 403, 405, 507.

Je Seigneur el de l'amour à l'égard A)[I'H1THÉATIIE changé en un etang


du prochain est de ne pas faire le de feu, 388.
mal, et la seconde est de faire le ANATO~(fQUES (délails), 60.
bien, 329, 435 à 438. De l'amour A"ICIEN ilES JOI:IIS (l'): Pourquoi.
envers le Seigneur et de l'amour à d:ms Daniel, VI!. 9, il est dépeint
l'~gat'd du prochain découlent lous quant aux cheveux, 223.
les biens el tous les vrais, 399. Ces ANCIENS. Les Très-Anciens et les
deux amours font le Ciel et aussi Ancif\ns adoraient un seul Dieu qu'ils
n~glise chez l'homme, 399; ils nommaient Jéhovah. 9. Le Sei~neur
ouvrenl et fOl'menl l'homme inleme fut vu Lui-Même chez les Ancien!',
spirituel, parce qu'ils l'~sident dans mais alors il élait représenté par un
cet homme, 399. - Voir A~IOUR DU ang;p., ~09. La science des correspon­
(;IEL. dances était bien connue dans les
AMOUR ET SAGESSE. L'amour et ·la temps très-anciens, 20 f • Les hommes
sagesseen Dieu fonl un, 4~. L'amour de la (l'ès-ancienne Église, qui ~xista
et la sage~se sont les deux essenliels avant le délu:;e, étaient d'un génie
auxqueCs se réfèrent tous les infinis si céleste, qu'ils pouvaient parler
qui sont en Dieu et qui procèdent de avec les anges du ciel par les corres­
Dieu,37. L'amour et la sagesse sont pondance!>, 202. De la sagesse des
les deux choses qui constiluent la Anciens a découlé ce dogme, que
"ie; elles innuent de Dieu et sont l'univers et taules et chacune des
reçues par l'homme comme si elles choses qui le composent se réfèren!
- .499­
au bien el au vrai, 336. L'abomina- cbe- pOur: prononcer le mol bieui;,
hie persuasion que Dieu s'est trans- car l'aure céleste dans laquelle ils
fusé ct Iranscrit dans les hommes. vifenl s'oppose avec effort à celle
a exislé cbez les hommes de fa très- prononciation, 6, 8,25, 173. Un ange
ancienne Ép;lise à la fin de celle peul être en un instant en présence
Église, quand elle eut été consom- d'un autre, pourvu qu'il vienne dans
méc, .470. une semblable affection de l'amour,
A~GES (les) sont des hommes suhs- ct par suite dans une semblable pen­
lantiels et vivent entre eux, comme sée, 64. Tout ange a le Seigneur de­
les hommes du Monde naturel, sur vanl ses regards, dans quelque con­
des espaces el dans des temps qui version de corpsetde face qu'il soit j
sonl déterminés selon les élats de pourquoi? 767.
leurs mcnlals, 29, 240. Il n'y a pas ANGLAIS (des) dans le monde sriri­
un seul ange qui n'ail précéilem- luel, 806 à 812. Les meilleurs d en­
ment été homme, ~21. Les anges ne tre eux sont au centre de tous lèS
sont pas purs devant Dieu, ,121. Les chréliens, parce qu'ils ont une lu­
an~es n'auraient pas pn subsister mière intellectuelle intérieure, 807.
dans l'élat, d'intégrité, si la rédemp- Ils lirenl celle lumière de la liberté
lion n'avail, pas été faile pal' le Sei- de parler et d'écrire, elllar consé­
gneur, H9. Lcs anges ont été rem- quenl de penser, 807. Il Y a enlre
plis du Seigneur, et le Seigneur cst eux une ressemblance de caractères
cn eux; mais chaque angé parle el (animi), d'après laquelle ils" se lienl
agit selon 1 élat de son mental, ~ 54. familièrement avec des amis qui sont
Entre l'homme d'une parlel les an- de leur patrie, et raremenl avec
ges el les esprits de l'autre part, il d'autres; ils sc porlent aus~i se­
y Il une lelle union, que si les anges cours mUluellement, el ils aimenlla
et les espritssereliraient de l'homme, sincérité, 808. - Voir 8:lssi 72,
l'homme lomherait mort comme une ~61.
souche, et que de même les anges el ANIMAUX. Comment les animaux
les esprits ne pourraient subS"ister, de lout genre ont été produits par
si les hommes leur élaient soustraits Dieu, 7R. Merveilles dans les pro- .
H 8. Les anges spirituels sont ceux duclions ries animaux, n. L'hommc
qui sont dans la sagesse d'aprè<; la nalurel séparé de l'homme spirituel
Parole, et les anges célesles ceux est purement animal, 673, 566.
Qui sont dans l'amour d'après la L'homme sensuel et corporel, consi­
Parole, 224, Sont appelés Esprits déré en lui-même, esl lout à fait
angéliques ceux qut, dans le monde animal, el il ne diffère de la brule,
spirituel, sont préparés p'our leciel, qu'cn ce qu'il peut parler el raison­
387. JI Y a consocialion oes anges ner, 296. Les animaux vus dans
avec les hommes, pal' le sens de la l'aulre mo.nde ne sont pas des ani­
leUre de la Parole; poul'quoi ? 23[, maux, mais ce sonl les correspon­
à 239. Comment les an~es spirit uels <lances des affections el des pensées
perçoivenl le sens spirituel, el. les de ceux qui sont là, 506. Les ani­
anges célestes le sens eéle~te. quand maux qui apparaissent dans le ciel
l'homme fit la Parole, 236. Les au- sont les ressemblances des affections
~es perçoivent par une seule action de l'amour des anges, 66. - Voir
de l'homme quelle est sa volonté, et BÊTES.
par une seule parole quelle esl sa' ANIMUS. Par le men laI (animus) de
pensée, soit infernale, soil céleste; l'homme, il est enlendu l'affection de
par là ils connaissent l'homme lout son amour, et par suite sa pensée,
enlier, 593, 778. Les anges peuvent 373. 11 n'y a pas un seul homme qui
voir tout ce qui se passe clans l'en- ail un earaetère(animlt.ç)absolument

fer, mais les esprits de l'enfer ne semblable à celui d'un autre, 32. ­

peuvent voir la moindre ehose de Voir MENTAL.

Ce qui se passe àavs le ciel, 61. Les OBS. L'Animus est une sorte de men­

ange~ ne peuvent pas ouvrir la bou- lal extérieur, formé par des affections

- 500­
et des inclinations externes résultant pour y prêcb~r l'Évangile, 79j, 4,
principalement de l'éducation, de la 108, Une régIon a éléassi"néeà
société et de l'habitude. Voir AH. C. chaque Apôtre, et ils eXécute~t cet
246. o.rdre avpc tout le zèle et le soin pos­
ANNÉE (l') commence par le prin­ Sible, ·108, Envoyés par le Seigneur
temps, 762. Année ~757, époque du vers Swedenborg pendant qu'il écri­
Jugement dernier dans le monde spi­ vail, 339. Les apôtres ont ensei!mé
rituel, 772, 796, 818, Année n70 et écrit chacun scion son inlelli­
: convocation 4es douze disciples pa; genee; le Seigneur les a tous l'em­
le Seigneur dans le monde spirituel plis de son esprit, mais chacun en a
-pour prêcher l'Évangile, 7!H ' -1 pris une mesure selon la qualité de
-t08.·. ' , sa pcrception, et ils ont agi, chacun
ANTECHRISTS.' Ceux qui ont divisé selon la qualité de sa puissance
- Dieu en trois. et le Seigneur Sauveur j54. '
en deux, ont été des antechrists ApPARENCES d'espaces el de temps
rH. ' dans le monde spirituel; pourquoi?
- ANTIPATHIES. Les sympathies et 'Ies '19 ; ce sont des apparences réelles,
antipathies ne sont autre chose que parce qu'elles sont constantes selon
des exhalaisons d'affections prove­ les états des esprits et des anges, 29.
nant des mentaIs, lesquelles affec­ Sans l'apparence du lieu, dans le
tent un autre selon les ressemblan­ monde spirituel, il n'y aurait pas
ces, et.prodllÎsent de l'aversion se­ d'habitations ni de demeures distinc­
lon les dissemblances, 365, 33/. ­ tes, 739; l'apparence du lieu est s~­
Voir SnIPATHlES, Ion l'état de l'amour et de la sa"esse
ANTIQUITÉ (la première) a yu que ou de la cbarité el de la foi~ 739:
l'Arnoul' et la Sagesse sont deux Es­ Les apparences, dans la monde spi­
sentiels auxquels se réfèrent tous les rituel, sout des correspondances et
Infinis qui sont en Dieu et qui pro­ représentent les sp:riluels qui appar­
cèdent de Dieu, 37. ' liennent à l'aO'ection eL à la pensée,
ANTROPOPHAGES SPIRITUEI,S, 380 f. -162. Les apparences du vrai, dans le
APOCALYPSE (1') a été écrite par de sens de la lelll'e de la Parole, sont
pures correspondances, H6. Il Y est accommodées à la conception des
décrit, depuis le commencement simples qui n'élèvent pas leurs pen·
jusqu'à la tin, quelle est l'Église sé~s au-dessus des choses <;u'ils
Chrétienne aujourd'hui ct aussi que VOient, 226 25-1,256, 650. Si, dans
le Seigneur doit venir de nouveau, la Pal'Ole, les apparences du vl'ai
qu'il subjuguera les enfers et fera un qui sont des vrais vêtus, sont prise~
nouveau Ciel Angélique, et qu'ensui­ pour des· vrais nus, et si elles sont
te il instaurera une nouvelle Église confirmées, elles deviennent des
dans les terres, H 6. Pourquoi loules illusions, qui en elles-même sont
les choses qui y sont prédites n'ont des faux, 254, 258. Illusions .pro­
été dévoilées qu'aujourd'hui, H6. ­ venant des apparences, 470 à
roil' les deux Traités de l'Auteur: -li3.
t'APOCALYPSE RÉVÉLÉE et l' ApOCALYPSE Oss. On appelle Appm'ences les cho­
EXPLIQUÉE ses qui dans le monde spirituel,' se
ApOLLON, n, 58, ~59, 292, 655. présentent à la vue des esprits et des
ApOLLYO'<, ou le Roi de l'abîme, anges: ces choses sont nommées ap­
parences, pa.'ce. que, correspondant
sign. le destructeur de l'Église par aux intérieurs des esprits et des an­
les faux, 628. Les Apollyons sonl ges, et les représentant, elles varient
ceux qui perdent l'Église par une lo­ selon J'état de ces intérieurs. 1\ y a
tale falsification de la Parole, 482; des apparences réelles, et il y a des
et ceux qui détruisent les âmes par ap'parenc~s non réelles j' les apparen­
les faux, 3W. ces non l'celles sont cel es qui ne co....
respondent pas aux intérieurs. Voir C.
ApOTRES (les douze), convoqués par E. No 115.
le Seigneur, le 19 Juin n70, et en­
voyés par Lui dans lemonde spirituel ApPENDICE à la Praie Religion
-- 504 -
Chrétienne. Il est promis, ~77, 344, l'homme qui croit vivre par lui-
485, 627,758. même. 48 ; sign. l'homme non dans
. OBS. Il a été trouvé dans les manus- le Seigneur, mais dans son propre,
, crits laissés par l'Auteur, et a été pu- 466; sign. la foi que l'intelligence
bUé à Londres en \780 ; mais il était et la sagesse viennent de l'homme,
incomplet; toutefois l'esquisse eutiè- 663. Manger de cet arbre sign. s'ap-
re de cet opuscule existe, eta été im- proprier le mal, 466; sign. recevoir
primée dans la 7" partie du Dim'ium. la damnation, 48. Ceux qui disent
Voù' la traJuction de l'ApPE!I'DICE à la
Vraie Religion C/l1'étie.mé; Saint- des faux par fourherie ou à dessein,
Amand, 1850. . et les prononcent d'un ton qui si-
ApPLICATIO~ (1') doit suivre l'ac-
mule l'affection spirituelle, et plus
commodation, et, précéder la con- encore s'ils y entremêlent des vrais
jonction, 370. L'application du cûlé \ÏI'és de la Parole, ont élé nommés
de Dieu est perpétuelle, en tant que serpenls de l'arbre de la science du
l'homme s'applique réciproquement, bien et du mal, 324 ; puis aussi, ceux
370. . qui raisonnent d'après les sensuels
ApPROCHER (s'). Autant l'homme seuls et conlre les vrais réels de. la
s'approche du Seigneur, autant le Parole et de l'Église, 402, 565. -
Seigneur, s'approcbe de l'homme, Ces deux Arbres, conduisant l'un à
~OO. Tout homme doit, de son côté,
la vie, l'autre à la mort, représentent
s'approcher de Dieu, et autant de le Libre Arbitre de l'homme dans les
son côté Dieu entre, 426. choses spirituelles, 469, 489.
. ApnÈs (d'). ARC (l') sign. la doclrine d'après
la Parole, combattant contre les faux
OBS. Cette locution proposilive est 217 ; sign. le vrai qui combat, 86.
souvent employée pour rendre la pré- ARCANE sur l'âme, 403. - Sur
p05ition latine ex; elle est principale-
llleut employée lors~ue notre prépo- l'cnvoi de l'Esprit Saint, ~53. - Sur
sition de dounerait heu à une équivo- la consommation de l'Église d'au-
que, et pour éviter ta trop fréquente jourd'hui, 182. Grand Arcane sur ce
répétition de ces mots qui p,'ocède de que, sans l'instauration d'unc nou-
ou 'lui provient de; et aussi, du reste, velle Église par le Seigneur, aucune
pour se conformer à la briéveté du chair nc peut êtl'e sauvé,182: Grand
texte. Arcane sur la différence entre la foi
ARAIGNÉE (Merveilles de 1'),335. et la charité naturelles et la foi et la
ARBRE (1') .ngn. l'bomme, 48, 468. charité spirill:elles, 360. Arcane ve-
Var lire, quant à sa semence, corres- nu du Seigneur pour ceux qui se-
pond il la volonté de l'homme; quant ront de sa nouvelle Église, 454 Ar-
Ji ses branches et à ses feuilles, à canes dn ciel dévoilés, et cependant
l'entendement; et quant à ses fruits, regardés sur la terre comme n'ayant
.aux bonnes œuvres, 371. Toutes les aucune importance, 8~8; leur ex-
choses qui appartiennent à l'arbre cellence, 846.
correspondent aux vrais, et les fruits ARCHITECTONIQUE. Dans le ciel l' Art
aux biens, 106. Ressemblancedcl'ar- ar..:hitectonique est dans son art
hreavecl'bomme,4t,406.374,585 - même, et de lui sont dérivées toutes
VARBRE DE vlE.sign. l'homme vi- les règles de cet art dans le monde,
vant par Dieu, 48 ; sign. le Seigneur 740.
dans l'homme, et l'homme dans le ARDEUR (1') de l'Amour Divin est
'Seigneur ,466 ; sign. la foi que l'in- si grande, que si elle n'était pas mo-
telligence et la sagesse vienneut de difiée et tempérée par de perpétuelles
Dieu, 663. Manger' de. cet arbre, c'est températures, les anges eL les
d'cccvoir la vie éternelle, 48. Le che- hommes seraientconsumés, 691,370,
min de l'arbre de vie sign. l'enlrée 641, 83fL
vers le Seigneur, entrée que les hom- ARGENT (1') sign. le bien spirituel,
mes trouvent par les vraisdl1 sens spi~ 609. ,
rituel de la Parole, 260. - L'ARDRE ARIANISME. D'où il provient, 9.4.
DE LA SCIENCE DU BIEN ET DU MAr. sign. En quoi il consista,437 339,380,79:>.
-:- 502 ­
ARISTIPPE, 692.
de l'aure, 32. Voir DEGRÈs. Il y a
ARISTOTE, 9, 273.692,696.
aussi Irois atmosphères spirituelles
ARISTOTÉLICIENS, 696.
qui en elles-mêmes sont substan­
ARlUS,437, 159,414,380,732,637.
Lielles, el selon les degl'és discrets;
AR~IAGEDDO:V, .~ign. l'élat et l'inten­ elles ont élé créées au moyen de la
tion de combaLlre d'après des vrais chaleur et de la lumière du soleil
falsifiés afin de dominer, H3. spi l'il uel,. comme les atmospbères'
ARTÈRE. Sa composition, U7. Sa nalurelles l'ont élé au moyen d~ la
coopération avec l'e cœur, 577. lumière d,u soleil naturel, 76, 64~.
ARTISTES dans le monde spiriLuel, - Foi?' aussi 36 \.
694. . ATIlOPHIE de l'œil (1') comparée à
ASPECT réciproque du Seigneur et la foi hypocrite ou pbarisaïque, 346,
de l'homme, 287. Aspcctdu Seigneur 663.
dans quelque conversion de corps ATTRIBUTS Dlvlxs, 26, 623. Chan-'
que l'on soit, 667. gés en autant de Dieux par les Gen·
ASSEOIR (s') à la droile de Dieu. Ce lils, H, 275, 623.
qui est entendu par là, ~36. AIJGl!STIN d'Hippone, 840.
ASSURANCE (1') que celui qui vil AUJOUIl[)'I:\U1, Psaum. II. 7, sign.
tiien et cl'oit selon les règles est sau­ non pas de toule élernité, mais dans
vé pa~ le Seigneur Dieu Jésus-Christ, le Lémps, ~ 81. ,
est l'Etre de la Foi et de la Nouvelle AURE. Voü' AT:lfOSPI:\ÈIlES. Aucnne
Église, 3.14, Voir CONFIANCE.. des qualilés de l'élber ne peUL être
As cu UR OU l'ASSYRIE sign. le ration­ élevée à l'une des qualités dê l'aure,
nel, 200; sign. la rationalité et par 32.
suile l'intelligence, 467. AUROI\E, ~ 12.
AsnRoTH, 292.
AvbE~IE~T. Avant que le Seigneur
ATAXIE, 496, 66'5.
vînt dans le monde, à peine quel­
ATUANASE (le symbole d'). Com­
qu'un connaissail-i1 ce que. c'est
m'ent il peut être concilié avec la Pa­ que l'homme inlerne, etcequec'est
role, 98, '101. Il enseigne que Je Père que la charilé, 409. Sans le premier
et le Fils sonl unis comme 1'1Îme et le avènement du Seigneur dans le
corps, H2, ~36, ~37, ~88. La Tl'ini­ monde, nul n'aurait pu être sauvé,
té des Divines Personnes de toute 3 ; comment cela doit êlre entendu,
éternité, enseignée par ce symbole, 579. Personne ne peut pas non plus
est dans les idées de la pensée une aujolll'd'hui être sauvé. si le Seiftneul'
TriniLé de Dieux, ~72, 632,633. De ne vient de nouveau dans le Divin
ëeUe Trinité est sortie la foi qui a VraI, 3. C'est aujourd'hui le second
perverti toule l'Église CllI'élienne, avènement du Seigneur pour établir
177, 631. ~ une nouvelle Église, H5; eL non
ATHÉE. Celui qui regarde comme pour déLruire le ciel visible et la
rien les adullères, les dépl'édations terre ha!Jilahle, 768 à 17~; mais
et les blasphèmes, est un Atbée de pour sauvel' ceux qui depuis le pre­
calOl', 612. Les Athées qui sont dans mier avènement ont cru en Lui, et
la gloire de la renommée d'apr(~s ceux qui dilns !a suile y croil'onl,
l'amour de soi, et pal' suite dans le 772. Sans cet avènement aucune
faste de la propre intelligence, jouis­ chair ne pouvait être conservée, 7n
. sent d'une ralionalilé plus sublime à 775. TI a lien non pas en pel'SOnJlP"
que beaucoup d'au Ires; pourquoi? ,mais dans la Parole l'/ui vient du Sr.i­
507. - Voir aussi 693. :;meul' et est le Sei:;meur lui-même,
ATHÉNÉE, 692, 693, 694. 776 à 778. Si le Seigneur apparaît
ATMOSPHÈRES. Il Y a trois atmos­ dans la Parole et non en personne,
pbères naturelles, Paure, l'éther et c'est parce que, depuis son aScen­
l'air, aucune des qualités de l'air sion dans le ciel, il est dans son Hu­
ne peut êlre élevée à l'une des qua­ main glol'ilié, et quedanscel Il urnai n
lités de l'éther, ni aucune des qua­ il ne peut appilraîll'e à Hvcun homme,
lités de l'éther à l'unu des qualités à moins' qu'al!paravant il ne lui ou­
vre les yeux de l'esprit; et cela ne à mesure qu'ils grandissent, les an­
peut être fait chez aucun de 'ceux ges leurs tuteurs les abandonnent,
qui sont dans les maux et par suite et ils s'adjoignent eux-même~ à des
dans les faux, 771. Ce second 8vè­ esprits qui font un avec leur vie et
fiement est fait par l'intermédiaire avec leur foi, 677. Sans le signe
d'un homme, devant lequel le Sei­ chrétien, qui. est le Baptême, quel­
gneur s'est manifesté en personne, que esprit mabométan ou idolâtre
et qu'il a rempli de son esprit, pour pourrait s'auacber à des enfants
enseigner d'après Lui les Doctrines chrétiens nouveau-nés, et aussi àdes
de la ~ouvelle Église au moyen de enfants du second âge, et leur in­
la Parole, 779,780, 831. Cela est en­ suftler un pencbant pour sa rel1gion,
tendu par le Nouve1\u Ciel et la Nou­ 678. Le second usage du Baptême
velle Terre, et par la Nouvelle Jéru­ est que le chrétien connaisse et re­
salr.m descendant du Ciel, 781 à 785. connaisse le Seigneur Jésus-Christ
- Quel est chez l'homme le premier Rédempteur et Sauveur, et qu'il le
avènement du Seigneur, ;66. SUIve, 68i à ~83. Le troisième usage
BAAL, 292, 655. du Baptême, qui est l'usage final,
BABYLO)!IE (la),' ce sont les chefs c'est que l'homme soit régénéré, 684
du catholicisme-romain, 7:>.1, 759. à 687, Ces trois usages du Baptême
BAIN DE LA RÉGhÉRATION. Pourquoi se suivent en ordre et se conjoignent
le Baptême est appelé ainsi, 68:i. dans Je dernier, 685. Celui qui ne
BA~QUETS (les) ou festins, que les croit point au Seigneur ne peut être
!ils d'Israël faisaient près du taber­ régénéré, quoiqu'il ait été baptisé,
fiacle avec les restes des sacrifices, et la cérémonie du Baptême s,,-ns la
ne signifiaient pas autre chose que foi au .Seigneur ne fail absolument
l'unanimité dans le culte de Jéhovah, rien, 685. Par le Baptême de Jean a
727. été préparé Je chemin pour que Jé­
BAPTÊME (le) sign. la régénération hovah le Seigneur plU descendre
et la purification, ~44, 530, 670 à dans le monde, el aebever la Ré­
673, 687. Le Baptême a seulement dellption, 688 à. 691. Le Baptême.Je
été donné en signe et en mémol'ial, Jean représentailla purification de
afin qu'on soit pUl'ifié des maux,676; l'homme externe; mais le Baptême
c'est Je siKnc oe l'introduction dans chréticn représente la purification de
l'Eglise, 677. C'est un signe devant l'bomme interne, 690.: EfJet.; du Bap­
les an~es que l'bomme est de l'É­ tême de Jean, 691. Il était appelé
glise; 621, 680; c'est un sacrement Baptême de pénitence; pourquoi?
ùe pénitence, 567. Par l'ablution, 5.W. Pourquoi le Seigneur a été bap­
qui est appelée Baptême, il est en­ llsé par Jean, 684.
tendu l'ablutiou spirituelle, qui est BAPTISER d'esprit saint et de feu,
la purification des maux et des faux, c'est rpgénérer par le Divin vrai qui
él. ainsi la régénération, 5·10, 62~, appartient à la foi, et pal' le' Divin
. 670,673. Pourquoi le Baptême a été Bien qui appartient. à la cbarité, U4,
institué à la place de la cir'concision, 684, 686. Pourquoi Jean baptisait
674 à 676. Dans l'institution du Bap­ dans le Joul'dain, 5~0.
têmeil y a un Divin qui a été caché BATAIIDE.Charitébâtarde, 45'1,457.
jusqu'à présent, parce' que le sens Foi bâtardr.. 345,380.
spirituel de la Parole n'avait pas en­ BÉEJ,zÉBuTR, 292,630.
core été révélé, 688. Le premier BERGERIE. Entrer dans la Bergerie,
usage du Baptême est l'introduction c'est entrer dans l'É~lise. et c'est
dans l'Église Chrétienne. et en même aussi entrer dans le Ciel, 380.
temps l'Insertion parmi les Cbrétiens BÊTES (les) sont des organes créés
dans le mOl1tlc spiriluel, 677 à 680. pour recevoÎl' la lumière et la cha­
Dès que les enfants ont été baptisés, leur du monde nalurel, et en même
ils sont sous Iii. dil'ection d'anges, temps du monde spirituel, l,73. Cha­
pal' lesquels ils sont tenus dans l'état, que espèce est une forme de quelque"
de recevoir la foi au Seigneur; mais 1amour naturel, et reçoit la lumière
- 504­
et la chaleur du monde spiriluel tuel, et le bien naturel, et l'un et
médiatement par le ciel et l'enfer, l'autre ont r.té conjoints dans le bien
les hêtes douces par le ciel, et les moral réel. 398. L'homme doit être
bêtes féroces par l'enfer, .$73. Les aimé selon la qualité du bien qui est
bêles diffèrent de l'homme, en ce en lui; c'est pourquoi le bien lui­
que l'homme reçoit la lumière et la mêmeestessentiellementleprocbain,
chaleur, c'est-à-dire, la sagesse et 4'(0, 417 à ,H9; voir PRocIIAIN. Le
l'amour, immédiatement du Sei· bien est dans l'homme, et toute œu­
gneur, 473. Dans chaque bête, cha­ vrequi procèdede luiestbonn'e,quand
que oiseau, chaque poisson, chaque le Seigneur, la charité et la foi sont
reptile et chaque insecle, il y a son dans son homme interne, 373. Chaque
amour naturel, sensuel et corporel, bien chez l'homme a une conjonction
dont l'habitation est le cerveau, par avec ceux qui, dans le ciel, sont dans
lequel le monde spirituel influe im­ un sem blable bien, '613. Le bien, seu­
médiatemcnt par les sens du corps, lement dans la forme externe, n'est
et ainsi détermine les actes, 335. Les pas le bien en lui-même, 655. Ceux
bêtes naissent dans toutes les scien· qui nient Dieu ne veulent et par con­
ces des amours de leur vie, .$8. L'er­ séquent ne peuvent recevoir aucun
reur qu'il y a des idées chez les bêles bien d'autre parI que de leur prupre,
ne proflue pas d'autre part que de la et tout ce qui procède du prupre de
persua~ion qu'elles pensent comme t'homme est spÏl'ilueliement le mal,
les hommes, et que le langage seul quoique naturellement il se présente
fail la différence, 335. Pourquoi la comme le bien, 382. Le miol et le
bête vient au printemps dans l'ins­ bien ne peuvent être enseml.le,et au­
tinct de la prolification, 496. Les tant est éloigué le mal, autant est vu
bêtes qui apparaissent dans les cieux et senti le bien, 33·1. - Voir DIVIN
sont les ressemblances des affections BIEN.
des amours des anges, 66. Les bêtes 08S. Quand il est dit simplement le
qui apparaissent dans l'enfer sont bien, c'est toujours du bien spirituel
les formes représentatives des cupi­ qu'il s'agit; s'il est question d'un autre
dités des esprits infern'lux, 312. bien, il est dit, ou le bien naturel, ou
Dans la Parole, les bêtes féroces.oign. le bien moral, ou le bien civil.
les esprits infernaux, ~23. - Voir BII;N ET VRAI. Le 'bien réside dans
Al'ôIMAUX. la volonté, et le vrai dans l'entende­
BIBLIOTHÈQUES dans le monde spi­ ment, 87,219. Le bien appartient à
riluel, 692,694. la volonté, et le vrai à l'entendement,
Blt:N. Est appelé bien tout ce qui 660. Le bieu est l'essencc du vrai, eL
procède de l'amour, 38. Le plaisir le vrai estlaformeduoien,etlesdeux
par lequel l'amour se manifeste est sont dans toules et dans chacune des
pour chacun le bien, 38. Tout bien choses qui existent esseniÏellemenl,
sr. forme par des vrais, s'e!} revêt 367, 397, 39il. Il est selon l'ordre Di­
aussi et se distinl,(ue ainsi d'un au­ vin que le bien elle vrai soient con­
tre bfen, 38. Le bien sans le vrai ne joints, et non séparés, de telle sorte
peut pas opérer, 87. Tout le bien de qu'ils soient un et non deux, 398. Le
Pamour et de la charité vient de Dien, Seigneur veut continuellement im­
,H, 69. Dicu est le Bien Même, 38. planter le vrai et le bien, ou la foi et
Dieu est tout présent dans le bien, la charité, dans chaque homme, 145.
il frappc et presse continuellement Mariage du bien et du vrai; ce que
afin d'être reçu; et, s'il n'est pas cela signil1e, 624. Mariage du bien et
reçu, il ne se reliré pas cependant, du vrai dans chaque chose de la Pa­
(Jar s'il se relirait l'homme mourrait role, 249; chez l'homme, 249. Le
à l'instant, 490, 766, 774. Personne bien aime le nai, el réciproquement
ne peut faire aucun bien d'après l'a­ le vrai aime le bien, et l'uu désire
mour du bien, ~inon d'après Dieu. être conjoint à l'aulre, 398. Le bien
333. Les biens sont de plusieurs sor· seul ou le vrai seul n'est rien, mais
tes; en général, il yale bien spi ri· par le mariage ils existent el devien­
- 505­
nent quelque chose de tel qu'est le Boucs. Séparer les boucs d'avec les
mariage, 624. - roir DIVI:-l BIEN ET brebis, c'est séparer les méchants
D'VIN VRAI • d'avec les bons, 95. Comparaison
.BIEN-FAIRE (le) d'après le bien vou­ avec des boucs qui sentent mauvais,
loir constitue les bonnes œuvres,374. 3~6. .
BIENFAITS (les) de la charité con­ BOURDONS (merveilles des gros).
~istent à donner aux pauvres et à ~e­ 335.
courir les indigents, mais avec pru­ BOURSES (grandes) pleines d'argent
dence. 429 à 428. Par le,; bienfaits de sign. le~ connaissances du vrai en
la charité sont entendues ces assis­ grande abondance, 277.
tances qui sont faites en dehors des BlIEBlS (la) sign. la charité. 200.
exercices rle la charité, 425. Il Y a CA()AVRE. Quand Dieu est nié,
des bienfails directs, et des bienfaits l'homme devient. un cadavr~ spiri­
indirects; en quoi consistent les uns tuel, 34.
les autres. 407. - roir CHAIIITÉ. CALVIN, ~37, ~54, 486, 768.
BLASPHÈME. Par le blasphème de CALYIKISME. D'où il provient, 9il.
l'esprit, - l\Iallh. XII. 3-1, 32, - il CALVITIE (la) sign. la stupidité,
~st entendu le blasphème contre la 74.
Divinité de l'Humain du Seigneur, et CAMP (le) des fils d' Israêl représen­
confre la Sainteté de la Parole, 299. lait le ciel, 6U.
BUSPHÈMER le Seigne!}r et la Pa­ UANAAK (la terre de) représentait
role, c'est chasser de l'Eglise la vé­ l'Église, 975, 677.
rité elle-même, 223. CAROTIDES (artères), 697.
BOCAGE (le) sign. l'intelligence, CARTÉSIE 'S, -697
200,205. • CATARACTE (la) compal'ée à la foi
BOEUF (le) sign. l'aITection 'nalu­ erratique ou vagabonde, qui est la
relie, 200; sign. les aITeclion et les foi en plusieurs Dieux, 346.
forces de l'homme naturel, 20:5. CAT'ÉCHISMIl ou Décalol;ue, expliqué
BOIRE de l'eau de la fonlaine, c'est quantàson ~ens exteme et à son sens
être instruit des vrais. 693. Boil'e interne, 282 à 33~, 567.
dans la même' coupe, en la paEsant CATHOLIQUES-Ro~('\INS. Dans le
de l'un à l'autre, représentait la con­ monde spirituel, ils apparaissent au­
jonction, 433. tour el au-dessous des ProtestanLs,
BON. L'homme est bon, si sa vo­ 817. Tous ceux flui, dans le monde
lonté est bonne, et plus encore, si précédent, ont plus pensé à Dieu qu'à
son entendement favorise sa volonté, la l'apauté, èl ont fait les œuvres de
601. la charité d'après un cœur simple,
BO:-li'ms OEUVRES (les) sont III bien­ sont facilement détournés des su­
faire d'après le bien-vouloir, 374. La pel'stitionsde leur religion, 82l.
chl1rité et la foi sont ensemble dan;; Ceu~ qui, lorsqu'Ils ont vécu dans
les bonnes œuvres, 373 à 377. La le monde, onl al'demment désiré êLre
charité et les bonnes œuvres sont fails saints après la mort afin d'être
deu~ choses distinctes comme le invoqués, tombent dans des délires
bien-vouloir et le bien-faire, 420, fantastiques et infernau-,:, 823. Le
42~. - roir OEUVRES. . culle des saints est une telle abomi­
BO~TÉ. La bonté naturelle appar­ naLion dans le ciel, qu'il ,;umt qu'on
tient à la chair seule, ayant été re­ en entende parler pour être saisi
~ue des parents'; mais la bonté spi­ d'borreur, parce que,"autantuncu\te
rÎluEllle appartient à l'esprit, élant est décerné à un homme, aulant le
née de nouveau par le Seigneur, 537. culle est enlevé au Seigneur, 824.
{;eux qui font le bien par bonté na­ CAUSE (la) est le toul dans l'eITet,
turelle seulemellt, et non en n.ême 420. La cause principale et Id cause
temps par religion, ne sont pas ac­ instrumentale apparai5:"'ent devant
ceptés après la mort, ;537. l'homme comme élant une, 442. La
Bossu. Comparaisons avec un hom­ cause principale est toul dans toules
me bossu, 404, 507. les choses de la cause instrumentale,
= 5"06 =
Jlll2. Les causes de t.oules cho::,es sont proprement dit. et l'occiput ou cer­
formées dans l'homme interne, et velet j dans le cervelet habite l'a­
tous les elft:ts se font par suite dans mour de la volonté, et dans le
l'homme externe, 37-". Les fins sont cerveau la pensée de l'entendement,
dans le royaulOe célesle, les causes 160. Le cerveau a été destiné
dans le ruyaume spirituel, et les ef­ à l'entenllement et à la sagesse de
fels dans le roy~ume. naturel, 236. l'enlendement, et le cervelet à la vo-·
- Causes de la création de l'univers lonlé el à l'amour de la vOlODté,564.
et de sa conservation, 116. - Causes CERVELET. Voir CEIlVEAU. Les in­
des déchirements et dps séditions limes du cervclet en eux-mêmes sont
qui ont eu lieu dans l'Église, 378. célestes,160.
- J70ir FIN et EFFET. CHAIR (la) sign. le bien de l'amour·
CAUSTICITÉ (Je la) dn feu procède et de la charité, 367; sign. le Lien
)a chaleur, et de la splendeur du feu spirituel, 70').
procède la lumière, 39. La causticité CHAIRE. Ce qui esl prêché et dé­
du feu correspond à ce quelque chose claré aujourd'hui le plus fréquem­
de l'amour qui affecle intimement la ment dans les chllires, 132. Chaire
volonté de l'homme, 39. dans un temple du monde spirituel,
- CAVER~ES de l'enfer, 281. Qui sont 508,750.
ceux qui font du temple une caverne Cn,ILEl'R ET LUMIÈRE. Du Soleil du
de voleurs? 342. monde spirituel procèdent une cha­
CÈ~nE (le) sign. le bien ralionnel leur qui dans son essence est l' Amour.
de l'Eglise, 200 ; sign. le bien et le et une lumière qni dans son essence
vrai ralionnels, 205. est la Sagesse, 39. La Chaleur et la
CENDIIÉE (substance) du cerveau, Lumière spirituelles, qui procèdent
351. du Sei:;neul' comme Soleil, contien­
CENTRE de la nature et de la vie, nent dans lem' sein toutes les infinités
35, 1 qui sont dans le Seigneur, la chaleur
CEl' (le) sign. le bien et le vrai spi­ toules les infinités de son Amour, et
rituels de l'Eglise, 200 ; sign. le vl'ai la·lumièl'e Ioules Irs infinités de 5&
ti'après le bien de l'amour, 205. Le Sa~essc, 365. La chaleur et la lu­
fruit du cep, - Mil!.l.h. XXV. 29, ­ mière exislent Jans lemonde uaLurel,
sign. le vrai de la Nouvelle Église et pat'ce qu'elles correspondentau Divin
du Ciel. 708. Amour et à la Divine Sagesse, 37. La
CERCLES des choses, 756. Le Soleil chaleur et la lumière. naturelles ser­
spirituel est le cel'cle le plus proche vent d'enveloppe et de !lupport il 11\
qui enlonre le Sei~neul', 365. Cercles chaleuret à lalumièl'espil'ÏLUelle pour
aul.Olll' lie lalête, 507. qu'elles pénètrent jusqu'à l'homme,
CÉRÉ~IONIES (les) sont des vêle­ 75,360. La chaleur et la lumière spi­
menls, 55. Les cérémonies ne sont ritucllesdans lesquelles sont lesanges
saintes que par Ics choses Divines ne sonl autre cbose que l'affection de
dont elles sonl les vêtements, 667 l'amou (' el la vérité de la sagesse, 385.
CERVEAU nU~I.IIN (le) est une forme La chaleul' spil'iluelle est aussi dans
liu Divin Vrai et du Divin Bien spi­ son essence le bien, 392. La chaleur
rituellement el. naturellement ol'ga­ du monde spiriluel ne respirequegé­
nisée, 224. Le cerveau est une sub­ nération, cl par elle conlinuation de
stance orlranisée. dans laquelle ha­ création, 585. La chali~ur spirituelle, .
hite le menlal, 351. O"ganisation du qui est l'amour, produit chez les hom­
cerveau, 3;;1, 697. Si dans 1'00'ga­ mes une chaleur nalul'elle, au point
nisme spirituel du cerveau il n'y avai!. d'échauffer el d'enflammer leu rs faces;
pas action et coopération avec la vie et leurs memhres, 35. La chaleur du
qui inl1ue, ta pensée et la volonté ne sang on la chaleur vitale ries hommes,
pourraient pas existcr, 577. Cet or­ el en général des animaux, n'a pas
ganisme eons(ste. en hélices perpé­ d'autre ori~ine que l'amour qui' fait
tuelles .78. Le cervaeu se divise en leur vie, 3;), 1196. - Chaleur de l'a­
deux parties, le sinciput ou cerveau mour polygamique. 8M,
-507 ­
CHAMP (le) dans la Parole sign. la l'Ïvati<;n, 459 ; elle réside dans
Doctrine, 350. l'homme interne, et par suite dans
CHANGEMENTS de lieux ou de situa­ l'homme externe, ~ 10. L.a charité
tions dans lemonde des esprits, 476. n'est pas la charité, si elle n'est pas
Les changements de position dans conjoinle à la foi, 336, 35:5, 367,
le monde spirituel sont des change­ 377, 311ï, 450. L.es vérités de la foi
ments d'état du mental, n. non-seulement éclairent la chal'ité,
CIIANOC (Hénoc). Ceux de la so­ mais encol'e elles la qualifient, et de
ciété, désignée par ce nom, ont re­ plus elles la nourrissent, 377. La
cueilli de la bouche des Très-An­ charité et les œuvres sont distinctes
ciens les Corrèspondances, et en ont entre elles, comme la volon lé et
transmis la Science à la postérité. l'action, 374, 420, -i2L La charilé à
202. l'égard des méchants doit être exer­
CIIANTS dans le ciel, 745, 746. cr.e selon l'é'luité nalurelle, el à l'é­
CHAOS. Avec l'idée du chaos, il esl gard des bons selon l'équité spiri­
impossihle de rien conclure sur la tuelte, 413. La première chose ùe/la
création de l'univers, 76,79. charité esl d'éloign el' les maux, eL
CHAR (le) dans la Parole sign. la ta seconde de faire les biens qui
doctrine d'après les vrais spirilUels, sont utiles au prochain. 435, :>35.
203. Chars sculptés en forme de dra­ Chez ceux fllli~ont dans la charité­
gon, Hl5. Char de feu, 661 l' réelle il yale zèle pour le bien, el
CHARIOT NEUF (le) - 1 Sam. Chap. ce zèle dans l'homme exteme peUL
V 'et VI - sign. la doctrine naturelle êtrA vu comme une colère et un fen
de l'Église, 203. enflammé; mais il CeSse d'être en­
CHABI'fÉ (la) n'est aulre chose que flammé el s'apaise, dès que l'adver­
la hODlé, 142 ; "Voir aussi 459. AVllnt saire vient à résipiscence, 408. Les.
que le Seigneul' vint datls le Monde, bienfaits de la charité consistent à
li. peine quelqu'un connaissait-il ce donner aux pauvres et à secourir les
que c'est que la charité. 4119. La indil1;enls, mais avec prudenèe, 425
cbal'ilé ODnsisle 11 bien-vouloir et pal' à 428. Ceux qui placent la charPté
suite à bien-agir, 413, 374,408,444. même dans ces bienfaits ne peuvent
La charité est l'affection <le l'amour faire autrement. que de placel'le mé­
de faire du bien au prochain à cause rite dans ces œuvres, 425. Il Y a les
de Dieu. du salut et de la vie éter­ delles de la cbarité, les unes publi­
nelle, 388. La ehal'Ïté est tout bien ques, d'aulres domestiques, et d'au'­
dont l'homme, d'après le Seigneur, Ires privées, 429 à 432. Les bienfaits
est affecté, et que par suilA il veut de la charité et les delles de la cha­
et l'ail, 365. Elle est la· chaleur de rité sont des choses distinctes enlre
la vie de l'homme, 367. La charité elles, comme celles qui sont fllile-s
même est d'agir avec justice et fidé­ pal' li bl'e arbitre et celles qui le sont
lité dans l'office, le travail et l'ou­ par nécessité, 429. Les dettes pu­
vrage qu'on Il à exercer, et avec ceux bliques de la cbarité sont principa­
avec qui l'on a quelque commerce. lement les tributs et les impôts;
422 à 424. L'homme qui exerce ainsi ceux qui sont spirituels les paient
la charité devient de plus en plus la d'un autre cœur que ceux qui sont
charité dans la forme; car la justice purement nalurcls, 430. Les delle'>.
et la fidélité en forment le mental, domestiques de la charité sont celles
et les exercices le corps, et succes­ du mari à l'é:;ard de l'épouse, el de
sivement d'après sa forme, il ne veut l'épouse à l'égard du mari; du père
et ne pense que des choses qui ap­ el de la mère à l'égard des enfants,
partiennentà la charité, 423. La (in et des enfants à l'égard du père et
pour laquelle on agit montre s'il ya de la mère; du maîlre et de la maî­
charité ou non, 407. Comment on tresse à l'égard des domestiques des
peut voir la charité dans son lype, deux sexes, et de ceux-ci à l'égard
445. La charité est spirituelle dans du maître et de la maîtresse, 431.
son origine, et nalurelle dans sa dé- Les delles des parents à l'égard des.
- 508­
enfants sont intérieurement autres 1La charité et la foi ne sont que des

chez ceux -qui sont dans la charité. choses mentales et caduques, si,

et autres chez ceux qui ne sont pas quand cela est possible, elles ne sont

dans la charité; mais extérieure- pas déterminées en des œuvres, et

ment elles paraissent semblables, n'y coexistent pas, 375, 376, 387.

43~. Les deltes privées de la charité La charité seule ne produit pas de

sont en grand nombre;parexemple, bonnes œuvres, et bien moins en­

payer aux o']vriers leur salaire, sol- core la f9i seule, mais la cbarité et

der l'intérêt des emprunts, e.xécuter la foi réunies en produisent, 377.

les conventions, etc., 432. Ces delles La eharilé est le complexe de toules

sont acquillées par ceux qui sonl les choses du bien que l'homme fait

dans la charilé avec un ault'e espl'it au prochain, ct la foi est le com­

.~ue par ceux qui ne sont pas ùans plexe dé toules les choses du vrai

la charilé, 432. Les délassemenls de que l'homme pense concernant Oieu,

la charilé sont les dîners, les sou- et les Divins, 392.

Ilers et les réunions, 433, 431,. Les CHAR~IES (les) font la vie des vrais,

festins de la charilé existent seule- et .Jes plaisirs font la vie des biens,

ment chez ceux qui sont dans un 38. Les charmes sont de deux genres,

amour mutuel d'après une foi sem-- les charmes de la foi du vrai, et les

blahla, 433. Il ya une charilé btt- charmes de la foi du faux, 38.


larde, une charité hypocrile et une CUASTE. S'abstenir de faire ne
charité morte, 450à 453. Toute cha· rend pasl'hommechasle, maiss'abs­
rilé, qui n'a pas élé conjointe à la tellil' de vouloÏl' quand on peut. faire,
foi en un seul Dieu, en qui esl la 1parce que c'est un péché, voilà ce
Divine Trinilé, est bâtarde, 451. La qui rend l'homme chaste, 3~6.
charité hypocrite est chez ceux (lui, CHATS. Leurs yeux brillent comme
en paraissant rendre avec vénéra- des chand~lIes quand Us poursuivent
lion un culLe à Dieu, tournent ce- les rats dans les celliers; pourquoi?
pendant de cœur vers eux-mêmes le ~62, 334, 386.
culle, 452. La charité morte est chez CIIATS-HUANTS (par les) sont repré­
ceux dont la foi est morte, 453. Chel senlées les paroles de ceux qui ne
~eux qui mettent la nature à la place veulent pas et ne peuvent pas per­
de Dieu la charilé est nulle, 413. cevoir le vrai, mais qui perçoiveltt
CHAI\lTÉ ET Fol. La charité et la seulemenl le faux, 42.
foi sont les deux essentiels dn l't- CIIAt:VE. Ceux qui méprisent la Pa­
glise, 38. Tous les biens de l'Église role deviennent chauves dans le_
appartiennent ft la charité et sonl. monde spiriluel, 223.
.apyelés chari~é, etlous les vrais de CIIE~IIN (le) de l'arbre de vie sign.
l'Eglise appal'tiennent à la foi (Ù l'entrl'e vers le Seigneur par les vrais
- sont appelés foi, 38. La charité ap- du sens spiril uel de la Parole, 260.
partienl à l'af1eclion et la foi il la - Chemins dans le monde spirituel,
pensée, 386 ; la foi est formée d'a- 62-1, 622. Chemin au septentrion,
près la chari:é, comme le langage par lequel passent tous ceux qui sor­
est formé d'après le son, 38U. La lent clu monde naturel, 460.
charité el la foi sont dislinctement CHÉ)IOS, 292.
deux, mais néanmoins sont un dans CHI::!\"E (le) sign. le bien et le vrai
l'homme pOUl' qu'il soit homme de sensuels de l'Église, 200.
l'Église, c'est-à-dire, pour que l'É- CHÉRUBINS (les) sign. les gardes de
glise soit dans l'homm~, 336. La la Parole, afin que personne n'entre
foi est le Premier par le lèmps, m'lÎs dans le sens spirituel, et ne perver­
la charité esl le Premier par la fin tisse le vrai réel qui appartient à ce
(le bUl) 336. Séparer la charité d'a- sens, 208, 220, 260, 69j ; sign. le
vec la foi, c'e;t comme séparer l'es- sens de la lettre cie la Parole comme
sence d'avec la forme, 367. La cha- garde, 260, 508, 776.
rilé et la foi sont ensemble dans les CHEVAL (le) .<ign. l'enlendemenl
bonnes œuvres, 373, 387, 442, 6~3. 'de la Parole, 4 ~ 3; 623, 776. Le cbe­
- 509 ­
val blanc sign. l'entendcment de tête de l'Église dans les terres, le
la Parole quant au bien et au vrai; Seigneur étant l'âme même de l'un
le cheval roux, l'entendement de la et de l'autre, W. Former un ciel an­
Parole déiruit quant au bien; le che- gélique avec le genre humain a été
val noir, l'entendement de la Parole la fin ou le out de la création, ·13,
détruit quant au vrai, H 3. Le che- 66, 773. Le ciel angélique a été coor­
val mort sign. l'entendement du donné en sociélés selon toules les
vrai devenu nul, 277. - VOÙ' Pt- variétés de l'amour du bien, ~5, 32,
GASE. . 447. Tout le ciel angélique est dis-
CHEVAUCHER sign. instruire dans posé dans sa forme, et contenu en
les Divins Vrais d'après la Parole, elle, d'après le Divin Amour par la
776. Chevaucher sur les chérubins, Oivine .Sa~esse. 37. Toutle ciel sous
c'cst sur le dernier sens de la Pa- l'aspect du Seigneur est comme un
role,260. seul bomme, 65, 68, ~ ~9, 268, 354,
CHEVEUX (les) sign. le vrai dans ()o8. Il ya une complète correspon­
les derniers;ainsi le sens de la lettre dance entre le ciel et l' bomme, 65.
de la Parole, 223. Il Y a trois cieux; le suprême ou
CHIMÈRES dans l'Église; d'où elles troisième, le moyen ou second, et
viennent, 57. La doctrine de la jus- l'infime ou premier, ~19, 2,12, 580.
tificalion par la foi seule est une cbi- Ils sont dislincts enlre eux selon les
mère, ~8~, 379, trois degrés de l'amoul' et de la ~a-
CHINOIS, 279. gesse, 608. Les trois cieux sont
CHRÉTIEN. Par le nom de chrétien comme la tête, le corps et les pieds
il est entendu qu'on possède par le dans l'homme; le ciel suprême fait
Christ la foi au Chrisl et la charité la lête, le ciel moyen fait le corps,
à l'égard du prochain, 682. Prendre et le premier ou dernier ciel fait les
le nom de chrétien ou de di~ciple pieds, 60S. L'essence des cieux est
du Christ, et ne pas rtJconnaitre eL l'amour, ct l'existence des cieux est
suivre le Christ, à savoir; ne pas la sagesse, 386. Le Seigneur aujour­
vivre selon ses commandements, d'hui forme un nouveau ciel Ilngé­
. 'c'est prendre un nom aussi inulile lique, el le compose de ceux qui
que l'ombre, 68·1. Chréliens primi- croient au Seigneui' Dieu Sauveur,
lifs ou avant le concile de Nillée, et s'adressent immédiatement à Lui,
636 à 639. ChréHens depuis ce con- -lOS, 7S~ à 784. Les plaisirs du ciel
cHe, 206. Chrétiens d'aujourd'hui, sonLles plaisirs de l'amour à .1'.é­
6~9. gard du prochain et de l'amour en-
CHRÉTIENNE (l'Église) dès son en- vers Dieu, 455. Si quelque impie esL
fance a été infestée et déchirée pal' introduit dans le ciel, les ténèbrcs
des schismes et des hérésies, 378. s'emparent de ses yeux, le vertige et
C'est aujourd'hui le dernier Lemps la fulie saisissenl son mental, la dou­
de l'É~~lise Chrétienne, 757 à 763. leUl' et la torlure envahissent son
CHRIST. VoÏ/' JÉsus. corps. et il devient comme privé de
CHRISTlA~ISl1E (le) se lève mainle- vie, 6101. Il ya des administrations
nant pour Ja première fois; jusqu'à dans le ciel, et des dignités y sont
présent il n'a existé que de nd1l1 ; il allachées; mais ceux qui les cxer­
.y en a eu seulement une om!JI'c cent n'aimcnt rien plus .que de faire
chez quelques-uns, 700. État du des usage~, pal'ce qu'ils sont spiri··
chrislianisme alljourd'hui dans le lucls,403, 694. 736, Il y a dans les
monde spirituel, 619. cieux de très-agréables réunions,
CIlRYSALIDES, ·12. 73", 745 ; des festins, 73:> ; des fêles,
CU,YLE, 237. oes jeux, des spectacles, 745. - Ciel
. CiCÉRON, 273. oriental, ciel méridional; dans le
CIEL (le) fait le corps du Seigneur, ciel oriental sont ceux qui par le Sei­
7~9, Le ciel dans sa plus grande gneur sont dans l'amour; et dans le
effigie est la forme de l'Ordre Divin, ciel méridionai, ceux qui par le Sei­
65. Le ciel angélique est COnlme la gneur sont dans la sagesse, 386. ­
- 5to­
Ciel des enfants, 729. - Ciel des 1 COd:RE. Pourquoi elle est aLLribuée
l\faholnétans, b32. - Cieux arlili- à Dieu. 256. Le Seigneur ne regarde
. ciels, 818. 1personne avec colère,65L Pourquoi,
CINQ sign. une partie, ~99. dalls l'Apocalypse; il est diL la co-
CIRCOi\'CISIOi\' (la) de la chair rc- Ure de l' /Jgneau, 64~.
présentait la circoncision du cœur, COLLIi\'E (la) sign . . Ie ciel qui est

675; elle signifiait le rejet des con- au-dessous du ciel suprême, 205;

voitises de la chair, el ainsi la puri- sign. les i-nfCrieurs de l'Église, 200.

tication des maux, 67j. Ce principal COLL!SION entre la foi de la précé­

si~l1e de l'Église Israélite a. été in- c!enle E~lise et la foi de la nouvelle

lérieurement semblable au baptême, Eglise, 641.

signe de l'Église Chrétienne, 674. COLOMBE (la) sign. la régénération

ClIIcmIFÉREi\'CES dans Je monde spi- et la purification, U4. Les colombes


rituel, 268. qui apparaissent dans le ciel sont
CIRCUr.ATION du sang, 5i7. -- Voil' des correspondances d'aft'ecLions et
COEUR. de pensées sur la régénéralion et la
CLIM!TS dans le monde spirituel, purification, U4.
~85. Action du climat SUI' l'homme, COr.ONi\'ES (les)du Tabernaclesign.
835. les derniers de la Parole, qui sont
COCCÉIENS, 803. les biens et les vrais du sens de la
COEUR ET PomlOi\'. Le cœur et le leltre, 220.
poumon sont les deux essentiels et Co~mAT du Seigneu·r contre les en­
les deux universaux, par lesquels fers, lorsqu'il a fait la Rédemption,
les C9rpS humains existent et sub- ~~6, ~24. Ce combat n'a point été
-sistent, 3i. Ils opèrent dans toutes un comlJat oral, comm~ entre ceux
et dans chacune des choses du corps, qui l'abonnent et disculenl, mais il
parce que le cœur conespondà l'a- a été un combat spiriluel,c'est-à­
mour, et le poumon à la sagesse, 37. dire, le combat du Divin Vrai d'a­
I.e cœur correspond à la volonté, et près le Divin Bien, ~24; à l'influx
par suile aussi à III charité et au bien, de ce Diyin par l'intermédiaire de
et la respiration du poumon cor- la vue, personne dans les enfers ne
respond à l'entendement, et par peut résister, ~24. Pourquoi le Sei­
suile aussi à la foi et au vrai, 87, gneur a exécuté ce combat d'après
367,'60-1. Le cœur sans la respira- l'Humain, ~24. Les combats du Sei­
_lion du poumon ne produit aucun gne"",)' contre les enfers, et ceux de
mouvement ni aucun sens, mais la l'homme contre les maux elles faux,
respiration du poumon produit l'un sontl'epréSenlés par les six jouçs de
et l'autre d'après le cœur, 8i, ·154, travail, 30-1, 302. Combat entre
3()7. Conjonclion du cœur avec le l'homme interne et l'homme ex­
lJoumon, et .du poumon avec le terne, 596 à 900.
cœur, 37·1. Le cœur agit, eL l'artère .COMBATTRE. Le hien ne peut pas
d'après ses enveloppes ou tuniques de lui-même combattre. maisil com­
coopère, de là la circulation; il en bat par les vrais, et le mal ne peut
est de même du poumon, rail' agit pas d,e lui-même combatlre, mais il
d'après la pression selon la hauteur com6at pal' ses faux, 596. L'homme
de.son atmosphèrc, et les côles coo- doit combatlre absolument comme
pirent d'abord avec le poumon, et par lui-même; pourquoi? 596 : mais
bientôt ensuite Ic pOil mon avec les c'est le Seigneur Qui combat dans
eûtes, de là la respiration de chll- l'homme, pour l'homme contre l'en­
que membrane dans le corps,577. fer, 596, 599.
Dans la Parole, le cœur sign. l'a- COllllllANJ>ElIIEXTS. Voir PnÉcHTEs.
mour; le cœur de chair c'est l'amour COMlIIENCEllENTS (les) de l'espace
du bien, 705; le CQ'lur sign. la vo- et du temps viennent de Dieu,
.Ionté; un cœur nouveau, c'est une 3~.

'nouvelle volonté, 601 ; ou la volonté COlnm PAR SOI-MÊME (faire le bien),

du bien, U3, - roir PO\;MIlN. c'est le faire d"après le Seigneup,

-5H
~2L Faire par soi· même appartient d'avoir éloigné de la volonté le
à Dieu seul, 62~. ruai, 435,436. .
COM)lERCE mutuel dt' l'âme et du - Bien (le) méritoire, 44~.
corps, ~54. - Bienfaisance (la) imprudente,
COMMUN (le) dispose les partlcu- 428.
Iiers en forme, afin' qu'ils concor· - Caractères (les) témoiltnages el
dent. 47. Les particuliers pris en- indIces de la vraie foi. 379.
semblent s'appellent le commun, 60. - Charité (la) et 1:l foi, comme
Dans l'homme tout enlier il y a des choses seulement mentales, 375,
communs et des particuliers, el les 376.
~ommuns enveloppent les particu­ - Charité (la) bâtarde, 45'1 ; - by­
. Iiers, et ils s'arrangent dans un lei pocl'Île, 452; '- morte, 453;­
entrelacement, que l'un appartient nulle, 454.
à l'autre, 60. - Combat (le) du Seigneur contre
COMMUNICATION. Par la lecture de les enfers. ~23.
la Parole dans le sells de la lettre - (onjonction (la) avec le Seigneur
il se fait une communication avec' par la Sainte Cène, 727.
les cieux, 235, 258, '2.72. L'homme - Co~ionction (la) avec Dieu invi­
~ommunique par ses intérieurs avec sible, 787. _
tes esprits, et par ses extérieurs - Co~ionclion (/a) réciproque,3U.
avec les hommes; par ceLLe commu­ - Consommation (/a) du siècle,
nicalion l'homme perçoit les choses, 756.
et il les pense analytiquement, 475. - Contrition (/a) sans la pénitence,
Communication récipl'oque des af­ 5~5.
lec:ions, 662. Avant l'avènement du - Conve1'sion (/a) des catholiques­
Sei"neur l'enfel' s'était acc)'û au romains dans l'autre monde, 8~.
poi7It d'i~tercepter par son interpo­ - Coopération (la) de l'homme et
sition entre le ciel el le monde la la conjonction avec le Seigneur 'T'
(Jommunicalion du Seij:neur avec les 457.
homrues de la terre, 579. - Créa,ble.ç (les choses) et les choses.
ComlUlVIO:'/. Ce que c'est qu'être non cl'éables, 472.
dans la communion des saints dans - Degrés (les trois) dans lesquelS.
les terres, el dans la communion des sonl les cieux et le mental bu-
a~nges dans les cieux, ~5, 347. L'.t:­ main, 609.
g1ise sur tout le globe est appelée la - Délivrance (la) du monde spiri­
communiondessaints, 4 16. L'homme tuel et de l'Église (l'une damna­
régénéré est en communion avec les tion universelle. ~22.
anges du ciel, et le non régénéré - Discordances (les) entre ta nou­
est en communion avec les e~prils velle Elllise et l'É::;lise précédente,
de l'enfer, 607 à 6/0. 6~8, 649.
, COMPARAISONS (les) dans Iii Parole - Dhin Bien (le) et le Divin Vrai. 89.
sont.en même lemps des cOI'l'espon­ - Division (la) de l'homme natu­
dances, 2~5. l'fil en deux formes, 593.
Comparaisons concel'Oant - Eglise (l')apostplique. 63R.
- Ablution (1') seule du baptême, - Eglise (les quatre) qui ont existé
673. sur la terre, 462.
- Amitié (1') d'amour liée avec - Eq1,ilibl'e (l') spirituel, 478'.
l'homme, 448; el entre le mé­ - Etat (1') de spiritualité et l'élaL
chants, 455,4:>:> (Lis). opposé, 361.
- Amour (1') de soi, 1,0:>, :;33. - Etats (les deux) de réformation
- Amour (l') du mon~e, 404,533'1 et de régénél'alioD, ~O(), 571. _
- Baptême (le) comme régénéra- - Fin (la) première et la fin der-
lion, 687. - Le premier usage du Ilière; Hj2. ._
baptême, 680. - Foi (la) de l'Église, H7, ~78,346.
- Beauté (la) de la foi, 353. .- Foi (la) au Seigneur comme
- Bien (le) que l'homme fait avaDt homme seulement, 380.
- 5~2-

- Foi (la) à trQis personnes divines, - Libre arbitre (le), 482.

~~6,~33,U~,~65,n~,n3. -Mal (le) et la vraie foi qui ne

- Foi (la) séparée de la charité et peuvent être ensemble, 383,657.


la foi conjointe à la cbal'ité, 3l18, - Mental humain (le), 350.
3Ii7.· -Marque (la). ou le sceau de la
- Foi (la) vive et la foi morte, 385. Sainle Cène, 730.
- Foi (la) affreuse de la prédesti­ - Ordre (1') le plus universel, 679",
nation, 488. 680.
- Habitude (1') de faire pénitence, - Paix (la) céleste, 30ll,
563. - Parole (la) sans le sens de la let­
- Homme (1') régénéré, 603. tre, 213.
- Homme (1') non régénéré, 595, - Parole (la), si l'bomme n'avait
6~2. pas le Iibrearbilre dans les cboses
- Homme (1') interne régénéré sans spit'ituelles, -<l83.
que l'homme externe le soit, 600. - Passion (la) du Seigneur, ~26.
- Homme (1') qui nie le libre ar-. - Péchés (les) retenus chez l'bomme
bitre et la coopération dans la ré­ impénitent, 524.
génération, 617. - Pénitence (la) qui est la première
- Homme (1') avant et après la pé­ cbose de l'Eglise cbez l'bomme,
nilence, 53~. 5·IL
- Homme (1') qui Lire de Dieu la - Réception (la) des spirituels d'a­
sagesse, et celui qui la tire de lui- près la liberté, 496.
même, 69. - Réception (la) selon les formes,
- Homme (1') dont l'entendement 366.
a été élevé sans que l'amour de la - llédemption (la), 84, H9, ·125.
volonté ail été élevé pal' l'enten­ -' Régénération (la) non possible
demenl, 590. sans les vrais, 620.
- Homme (1') moral extérieurement - Rémission des pécbés (la), 614•
.U3, 662. - Sacrements (les deux), le Bap­
- Homme (l') lei qu'il est par nais­ lême et la Sainte Cène, 669,72-f •
. sance, 57l1, 575. - Sainteté (la) du sacrement de la
- /Jommes (les) qui font les biens Cène, ïO·I.
par religion avaut d'avoit' adopté - Seignelll' (le) opérant de Lui-
la doctrine de la nouvelle Église Même, d'après le Père, el non
sur le Seigneur, 537. vice vel'sâ, ~5!'. .
- Hommes (les) qui savent beau­ - Sens (le) de la lellre de la Parole,
coup de chose d'après la doctrine, ~92. ,
et qui ne -s'examinent pas, 527, - Sens (le) spil'Hucl de la Parole
234. dans son sens littéral, ~92, ~93.
- Hommes (les) inlernes et les - Sllbjugation (la) des enfers, 1'01'­
hommes externes, 839. dinat.i6n ~es cieux, el l'instaura­
- Homme.ç (les) de l'É~lise alta­ lion de l'Eglise, H7, ~23.
cbés à la foi d'aujourd'hui, 582, - Subtilité (la) de CE'UX qui veu­
48i. .. lent démontrer que trois sont un,
- Hommes (les) qui s'approchent ~8~.
dignement de la Sainte Cène, 72~. - Toute-Science (la) du Seigneur>
- Hypocrite (l'), 381. 61.
- Hypocrites (los) qui font seule­ - Union (1') de l'Humain avec Je
menl une confession de lèvres,5,19. Divin, ·131.
- Jml)l~tation (1'), 660. - Volonté (la) du Seigneur c\'im­
- Liberfé (la) de parler el d'écrire, planIer le vrai el le bien, ·145.
814,815. CONCEPTIO:,/ de l'bomme; comment
- Liberté (la) que le Seig-neur a .elle s'opère, 584.
mise non-seulement dans l'homme, CO:-'CILES, ~ï2, ~74 il. ~77. Ne point
mais aussi dans chaque bêle, lI9~, croire aux conciles, 634, cf.,. nll,
~99. n6, 488. - Concile de Nicée, 94,
:... 5f3 ­
~36, ~72, 474, ~86. ~77, ::06, 338, a confirmé chez soi sur Dieu, HO.
632. - Concile convoqué par le Sei- La vraie cause de cela, c'est que la
gneur dans le monde spirituel, ~88. confirmation entre dans la volonté,
CONFESSION (la) consiste à voir, à et que la volonté estl'bomme même
connaîlr~ et reconnaître ses maux, et dispose l'entendempnt à son gré,
et à se tenir pour un inisérable pé- m~is la connaissance nue n'entre que
cheur, 539. La seule confession de dans l'entendement et l'entendement
lèvres qu'on est pécbeur n'est pas la n'a aucun droit sur la volonté, 255.
pénitence, 5~9 à 549. Une confes- Quiconque est dans le mal et par suite
sion générale sans distinction de pé· dans le faux d'aprèl- la eonlirmatlon
ehé.. a été· acceptée par les Réfor- et la vie, ne peut savoir ce que c'est
més à la place de la pénitence ac- que le bien et le vrai, parce qu'il eroit
tuelle, 5·16. Il faut que la confession que son mal est le bien, et qu'après
soil faite devant le Seigneur Dieu cela il croit que son faux est le vrai;
Sauveur, et qu'il y ait alors suppli- mais quiconque est dans le bien el
cation pour le secours et pour la par suite dans le vrai d'après la con·
puissance de résister aux maux ,538; firmation et la vie, peut savoir ce
voir SUPPLICATION. Devant le Sei- que c'est que le mal et le faux, 398.
gneur il n'est pas iJesoin de l'énumé- CONFIRMER. Cbacun par les choses
ration des péchés, parce quel'bomme visibles dans la nature peut se con­
Ics a examinés el vus cbez lui, et firmer pour le Divin, 42. Ceux qui
que le Seigneur l'a dirigé dans l'exa- se confirment pour le Divin font
men, les lui a fait découvrir, et all.ention aux merveilles qu'ils aper­
lui a inspiré une profonde douleur, çOlVent tant dans les productions
et avcc celle douleur le dessein de des végétaux que dans celles des ani.
s'en désister, et de commencer une maux, ~2. Ceux qui par les cboses
nouvelle vie, 539. Il n'est pas nui- visibles se sont confirmés pour la
sible d'énumérer !>es péchés devant natu.re, jusqu'à devenir athées, ap­
un ministre de l'Église, en vue d'ab· paraissent dans la lumière spiri­
solution, parce qu'ainsi l'bomme est tuelle avec un entendement ouvert
inlroduit dans l'habitude de s'exa- par le bas, mais fermé par le baut
miner, et de réflécbir sur ses maux ~2. Le génie bumain peut confirme;
journaliers; mais celle confession lout ce qu'il veut, 62L Le ralionnel­
. est naturelle, landis que la confes- naturel peut confirmer le faux aussi
sion devant le Seigneur est spiri- bien que le vrai, et après la conlir­
tuelle, 539. - La confession du Sei· rualion l'un et l'autre se montre
gneur et d'un seul Dieu conjoint les dans une semblable lumière, 758.
esprits (animi), 828. La confession Le (aux confirmé resle et ne peul
orale d'un seul Dieu ne peul pas être extirpé, 254. Il est très-danue­
effacer l'idée de trois dieux, 473. reux de confirmer d'après la Par~le
CONFIANCE (la) au Seigneur Dieu les dogmes de la foi, qui ont été
Sauveur Jésus-Cbris!. est PEtre de la forgés d'après la propre intelligence
Fui de la Nouvelle Église, 34.<\. Sans el par suite d'après les faux, 508. '
la confiance l'amour n'est point l'a- CONFRÈRES dans le ciel, 438.
mour, 727. - Voir ASSURANCE. CONJONCTION. Il Y a avec Dieu une
CONFIR~IATEURF. Sont appelés ainsi conjonction par laquelle l'bomme a
dans le monde spirituel ccux qui ne le salut et la vie éternelle, 369,726.
peuTent 'nullement voir si le vl'ai est Aucune conjonction n'est possible
vrai ou non, et qui cependant peu- avec Dieu invisible, 786, 787 .. La
vent faire que tout ce qu'ils veulent conjonction est donnée à l'bomme
apparaisse comme vrai, 334. uniquement par l'Union du Divin et
CONFIRMATION (la) du faux est la de l'Humain dans le Seigneur, 98,
négation du vrai, 758. Ce ~ue cba- 370, 787. Il n'existe aucnneconjonc·
cun a imprimé en soi par confir- tion enlre deux à moins que réci­
mation reste gravé et ne peut être proquement l'un ne s'approcbe de
effacé après la mort, surtout ce qu'on l'autre, 99. La conjonction n'est pas
Il
- 1tI~ ­
possible, à moins qu'elle ne Soi~é-I jonction dn bien et du vrai est ap­
ciproque, et elle devient réciproque' pelée dans le ciel mariage céleste,
lor"que l'homme agit d'après sa li· 398. - Conjonction des hommes
berté, et que cependant d'après la avec les anges et les esprib par les
foi il allribue au Seigneur tout l'ac affections de l'amour; celle conjonc­
tif, HO. - Conjonction réciproque, tion est si étroite, que si elle élait
99, WO, ·126, 37~, 485. La conjonc­ rompue entièrement, les hommes
tion réciproque est perpétuelle, c'est expireraient, 607. - La conjonction
celle par laquelle l'homme a le sa­ est représentée pat rompre le pain
lut et la vie éternelle, 484. La con­ et le distribuer, et par boire dans la
jonction avec le Seigneur est réci­ même coupe, en la passant de l'un
proque; l'homme doit se conjoindre à l'autrc, 433. Uamitié est une con­
avec le Seigneur, pour que le Sei­ jonction nafurelle, mais l'amour est
gneur se conjoigne avec lui, 37·1, une conjonction spirituelle, 446.
484; 588,726, 787. La conjonction CONNAISSAl\'CIl. Sans révélation, il
du Seigneur avec l'homme est la ne peut pas y avoir connaissance de
conjonction du spirituel dans le na­ Dieu, ~ ~. Il est. inutile de VOUloir
turel, et la conjonction de l'homme qonnaîlre quel esl Dieu dans son
. avec le Seigneur est la conjonction Blre ou dans sa Subslance, il suffit
du naturel d'après le spirituel, 369. de le l'econnaîlre d'après les choses
C'est pour celte conjonction-ci, que créées, dans lesquelles il est d'une
l'homme a été créé indigène du ciel, manière infinie, 28. La foi de Dieu
et en même temps indigène du entre par le chemin antérieur, qui
monde; comme indigène du ciel il va de l'âme dans les supérieurs de
ebt spirituel, ct comme indigène du l'entendement, mais les connaissan­
monde il est naturel, 369. Celle con­ ces sur Dieu entrent par le chemin
jonction réciproque du Seigneur et posiérieur, parce que l'entendement
de l'homme se faU pai' la charité et les puise par les sens du corps dans
par la foi, 372. La COD:jonction de la la Parole révélée, ~ ~. La connais­
charité et de la foi, ou du Seigneur sance sur le Seigneur surpasse en
et de l'homme, consiste en ceci, excellence toules les connaissances
que l'homme fasse les biens comme qui existent dans l'Eglise, 81. Si les
par lui-même, mais croie que c'esl connaissances manquent,l'entende-.
d'après Je Seigneur qu'ils sont chez ment est incapable de se former un
lui et t'aits par lui, 3. La conjonction jugement sur Dieu, 24. Le Seigneur
qui se fait par la chariLé et par la enseigne chacun par la Parole, et il
foi est une conjonction spirituelle, emeigne d'après les connaissances
372. La conjonction spirituelle ne 'lui sont cbez l'homme, et n'en in­
peut être dissoute, 448. Par la Pa· fuse pas immédiatement de nouvel~
l'ole il y a conjonction avec le Sei­ les, 208. Sans quelques connais­
gneur; celle conjonction n'est pas sances générales sur la création,
apparente pour l'homme, mais elle l'homme est exposé à lomber dans
est dans l'affection du vrai et dans le naturalisme, 75. Les connaissan­
sa perception, 234. Il Y a conjonc­ ces du vrai et du bien sont enten­
lion avec le Seigneur par les lenta­ dues dans la Parole par les étoiles,
tions, ~26; par la vie selon les pré­ ~98. - La connaissance du péché,
ceptes du Décalogue, 285, 484; par et l'examen d'un péché chez soi,
la Sainte Cène, 725, 726, 727..JI n'y commencent la pénitence, 525 à
a pas de. conjonction possible a vcc 527. .
le Ciel, s'il n'y a quelque part SUl' la CONSCIIlNCIl. Considérée en elle­
terre une É~lise qui soil en posses­ même la conscience n'est pas une
sion de la Parole, et qui par elle douleur, c'est une bonne volonté spi­
connaisse le Seigneur, 267. - Con­ rituelle d'agir selon ce qui appar­
jonction du bien et du vrai; de la lienl à la religion et à la· foi, 666.
cbarifé et de la foi; de l'interne el La douleur du menlal, que l'on croit
de l'exLerne, ~05, 442, 654. La con­ être la conscience, n'est point la
.::. 545 =
siècle sign. la lin de i'~gIi8e d'au-
conscience; mais c'est une tenta-
tion, qui est le comhat entre l'esprit jourd'hui, ~82, ~98, 753 à 759,784.
et la chair; et quand celte lenlation CONSTANTIN-LE-GnANo, 632, 636,
est spirituelle, elle lire sa source de 637.
la conscience,' mais si elle est seule- CONSONNES. Dans le troisième ciel,
ment naturelle. elle lire son ori- les anges . ne peuvent pron!>ncer
gine des' maladies, 666. Tous ceux qu'avec douleur certaines consonnes
qui onl de la conscience disent de dont l'arliculalion est dure, 278.
cœur ce qu'ils disent, et font de CONTRADICTION. Dans la Parole,
cœur ce qu'ils font, 666. - Voir considérée dans sa lumière spiri-
665. tuelle, il n'y a aucune contradiction,
CONsEn'vATION (la) est une perpé- 236. Il n'y a point contradiction à
tuelle création, 46, 224. L'unité fait agir tout-puissamment selon les lois
la conservation du tout, qui autre- de la justice avec jugement, ou se-'
ment s'écroulerait, 679. Ion les lois inscl'Ïtes dans l'Amour
CONSISTANCE (la) de toutes choses d'après la Sagesse; mais c'est une
dépend de l'ordre, 679. contradiction que Dieu puisse agir
CONSOCIATION. Tout homme est en contre les lois de sa Justice et de son
consociation avec les anges du ciel Amour; et ce serail sans ju~ement
ou avec les csprits de l'enfer, 607. ni sa~esse, 74. - Propositions con-
La consociation de l'homme avec les tl'adicloires, ~72, 393. ,
al1lles se fait par le sens littéral de CONTIIITION (la) qu'on dit aujour-
la Parole, 239. Tout homme, quant d'hui pr~céder la foi, et êlre suivie
à son esprit, est consocié à ses sem- de la consolati-on de l'Évangile n'est
blables .dans le monde spirituel, et pas la pénitence, 5~2 à 5~5, 665.
il est pour ainsi dire un avec eux, Par conséquent elle n'est d'aucunn
U,. ~37. Toutes les consociations valeur, 5U. Elle n'est . pas non plus
dans le monde spirituel se font se- la tentation, 597. L.es Réformé~ ont
lon les affections, 365. pris la conlrition à la place de la pé-
08S. Ce mut est employé pour ren- niLence, afin de romprc eatièrement
dre exar.tement l'expression latine avec les Catholiques-Romains, qui
Consociaiio; le mot Association ne insistent pour la penitence el en
conviendrait pas; "il ya une différence même temps pour la cbariltl, 515.
très-sensible entre Consociniion et CO~ERSION. L.'bomme esl conli-
Association. nuellemE\nt tenu daus un étal possi
CON~O~UJATJON du iècle est le der- ble de pénitence el de conversion,
nier temps ou la fin de 1'J<.,glise, 753 720_ Pour que la conversion se fasse,
à '759. La consommation d'une il faut auparavant ôler le féroce el
Église se fait quand il n'y reste. plus le nuisible, et implanlcr 11 la place
aucun vrai Divin, à moins qu'il ne le vériLablement humain et le nun
soit falsifié ou rejeté, 753. Quand le nuisible, 642, - Conversion de
vrai est consommé dans une Église, corps et de face: lout homme en qui
le bien y est aussi consommé, 753. eSll'Église a, quanl à la vue de wn
Le bien qu'on croit. alors êlre le esprit, leSeigneurdcvant ses regards,
bien, est seulemenl le bien naturel dans quelque conversion de corps
que la vic morale produit, 754. Cau- et de face qu'il soit, 767.
ses de la consommation d'une Église, CONVOITISE (la) el le fait sonl co-
754. La vaslation, la désolation et la hérents comme le sang et la chair,
décision signifient la même chose comme la fiamme el l'huile, 328.
que la consommation; mais la dé- La convoilise devient le fail, quand
solation si~nifie la consommalion elle est dans la volonté; car l'at-
du vrai, la vaslalion la consomma- trait seulement entre -dans \'enlen-
lion du bien, ct la décision la con- qemeut, mais Pintention enIre dans
sommation de l'un et de l'autre, la volonté, et l'intention de la con-
755. Dans les Évangélistes et dans voitise est le fait, 3·13. Chacun esl
I~Apocalypse, Ili consommation du dans la couvoitise intérieurement
-- 5~6-.

par naissance; voir le MÉMORABLE, el resplendissants dans les cieux


602. sont les correspondances des affec­
COOPÉRATION du passif avec l'actif, tions de l'amour du bien et du vrai,
~57. Coopération de l'homme avec et les objets difl'ormes el immondes
le Seigneur dans la régénération, dans les enfers sonl les correspon­
37~, 576, 580; illustrée par des dances des affeclions de l'amour du
exemples, 576, 577, 578. Par celle mal el du l'aux, 77, 78. Les corres­
coopération il est entendu l'action ponJa:lces sont les réceptacles elles
de l'homme concordante avec l'ac­ habitacles du vrai réel, 2J 5. Les cor­
lion du Seigneur, 576. respondanC8s dévoilent le sens spi­
CORPS (le) est un organe de la vie, rituel de la Parole, 702. Comme les
35. Le corps vient de la mère; il Divins dans le monde se présentent
n'est pas l'homme en soi, mais il dans des correspondances, voilà
est d'après l'homme; c'est seule­ pourquoi la Parole a été écrite par
ment son vêtement, tissu de choses de pures correspondances, 20~. Ce
qui sont dans le monde naturel, qui a été écrit par des correspon­
~03. Cpmment il est formé dans l'u­ dances a été écrit, dans le dernier
térus dela mère, et pourquoi il peut seDS, d'un style lei que celui des
être fait, ou à la ressemblance du Propbètes, des Évangélistes et de
père, ou à la ressemblance dc la l'Apocalypse, lequel, quoiqu'il sem­
mère, ~03. Toutes les choses qui ble vulgaire, renferme néanmoins _
sont dans le corps sont des appen­ en soi toule la Sagesse Divine et
dices du mental et reçoivenl de lui toute Sagesse Angélique, ·194. Le
la vie el l'action, 224. Le corps ma­ Seigneur, quand il était dans le
tériel dont l'esprit de l'homme a été monde, a parlé par correspondances,
revêtu dans le monde naturel est ainsi spirituellement aussi lorsqu'il
un accessoire pour les procréations parlait naturellement, ~99; 20·1. ­
et pour la formation Je l'homme in­ Chez l'homme il y a une perpélue\le
terne: car celui-ci est formé dans correspondance entre l~s choses qui
le corps naturel comme l'arbre dans se l'ont naturellement et celles qui
la terre, et la semence dans le fruit, se font spirituellement, ou entre ce
~5~. Les plaisirs de l'amour et les qui se fait par le corps et ce qui se
charmes dc la pensée ne sont sentis rait par l'esprit, 583. Il y a corres­
qu'obscurément par l'homme, tant pondance de toutes les choses de
qu'il vil dans le corps naturel, parce l'homme avec le Irès-grand homme
que ce cops les absorbe et les ou le ciel, 65. If y a une correspon­
émousse; mais après la mort ils dance entre toules les choses du
sont pleinement sentis et perçus, mental et toutes celles du corps, 38.

569, Le corps agit non de soi-même, - Correspondances, 201 à 207; du

mais d'après l'esprit, ~ 56. Le corps cœur et du poumon, 37; entre la vue

spirituel doit être forrp.é dans le spirituelle et la vue naturelle, 34Ô;

corps matériel au moyen des nais entre les effets et les usages procé­

et des biens, 583. Corps suhstantiel dant du soleil du monde spirituel;

des esprits et des ange3, 79~, 793, et les effets et les usages procédant

798. - L'Église est appelée le corps du soleil du monde naturel, 70;

du Chrisl, 37.2, ~~6,608, 728; pour­ de l'arbre avec l'homme, 374, 584,

quoi? 379. Elre dans le corps du 585.


Seigneur, c'est être dans le ciel, CORRESPONDANCES (SCIENCE des),

7·19. 20~ à 207, 833. Chez les Anciens

CORRESPONDANCES (les) sont les re­ celle science était bien connue; elle

présentatiûns des spirituels et des élail la science dps sciences el si

céle~tes dans les naturels, 204. Il Y universelle, que tous leurs livres onl

a une correspondance entre les cho­ été écrits par correspondances, 20~,

ses qui sont dans le monde spiriluel 279, 833, 846. Quand les riLes re­

et les choses qui sont dans le monde présentatifs de l'Église, qui étaient

naturel, 75. Les objets magnifiques des correspondances', eurent com­


.
-= 517-=
mencé, par le laps de Lemps, à être Esquisse de la création, 76. Type
changés en idolâtrie et aussi en ma- particulier de la création univcl'-
gie, celle science, par la Divine Mi- selle, 78. La création de l'univers a
séricorde du Seigneur, tomba snc- élé faite d'après le Divin Amour par
ces~ivement daus l'oubli, ct chez la la Divine Sagesse, 27. La seule fin
Nation Israélite et Juive elle fuL en- de la création de l'univers a été Je
tièrement oblitérée, 204. Elle esL ciel angélique formé du genre hu-
restée chez plusieurs Orientaux jus- main, ·13,773. Les trois essentiels
qU'à l'avènemenL du Seigneur, 205. <.lu Divin Amour ont été la cause de
Si elle n'a pas été dévoilée aux ch ré- la création de l'univers, et sont aussi
liens dans la primitive Église, c'esL la cause de sa conservation, li6;
parce qu'en raison de leur simpli- voir AMOUR. Sans quelques connais-
cité elle ne leur aurait été d'aucun sances générales sur· les choses spi-
usage. et n'aurait pas été comprise, riluelles, l'homme ne peut pas se
206. EII~ a été révélée aujourd'hui, former une idée jU5te da la création,
parce que maintenanL les Divins 75. L'univers n'a pas éLé créé de
'Vrais de l'Église sont misen lumière, rien, car rien ne se fail de rien;
207. mais la création a éLé faite par le
CORTICALE (substance) du cerveau, soleil du ciel angélique, 76. Cela a
251, 697. été fait selon les lois de la corres-
COTÉ du Seigneur. La hlessure qui pondance, 78. Aucune création n'a
lui fut faile signWail qu'on avait dé· été possihle sans l'Ordre, 500. Tou-
truit et profané toute la Parole, tes les choses qu'on voit dans le
~30. . monde spirituel sont créées en un
COUPE (la) sign. le vrai de la p~­ moment selon la correspondance
l'ole, 2~5; sign. la passion de la avec les intérieurs des anges et des
croix, - Marc, XIV. 36. Jean, XVIII. esprils, c'est-à-dire, selon leurs af-
H. -704. fections eL leurs pensées, tandis que
COURONNE J)'ÊPINE (la) mise sur toutes celles qu'on voit dans le monde
la tête du Seijl;neùr, sign. qu'on avaiL nalurel exislent ct croissent <.l'après
falsifié el adultéré les Divins Vrais, une semence, 78, 79li. La création
~30. dans le monde naLurel a été sem-
. COUVERTURE (la), - Ésaïe, IV. 5. blable à celle du monde spiriluel,
Ezéch. XXVIII. ~3, - sign. le sens lorsque Dieu a créé l'univers, 78.
de la leUre de la Parole el1vel<,ppanl Les animaux et les productions nui-
son sens spirituel, 213, 219. sibles n'ont pointélé créés par Dieu,
CRANE, 213. • cal' toutes le!' choses que Dieu a
CIIK!BLES. La vie, l'amour et la créées el qu'il crée onl été bonnes et
sagesse, le bien el le vrai, la chaleur sonL bonnes; mais ils ont eu leur
eL la lumière, ne sont pas créables, origine sur Iil tenc en même lelllps
mais il a éLé créé des formes qui les que l'enfer a été formé par les bom-
reçoivent, 40, 364, 471. L'aclivité mes, 78. Les choses naturelles ont
elle-même, considérée en soi, n'est été créées pOUl' envelopper les cho-
pas non plus créable; le son, qui ses spirituelles, 78. L'homme élant
esL l'activité de l'atmosphère, n'esL la prlllcipaie fin de la création, lou-
pas créahle ; mais son orl!;ane, qui tes choses en général et en parLicu-
est l'oreille, est créable, 472. C'cst lier ooL été créées pour l'homme;
une loi de la créaLion, que là où il ct par suite loutes et chacune des
ya des aCIHs, il y ait aussi des pas- choses de l'ordre ont été concen-
sifs, eL que ces dcux sc conjoignent trées en lui, alin que par lui Dieu
comme en un, 472,576. Si les actifs fasse les usages principaux, 67. La
étaienl. créables comme les passifs, su hsistance est une perpétuelle ex is-
il n'y auraiL.pas besoin de soleil, ni Lence, el la conservation une per-
par conséquenL de chaleur et de lu- pétuelle cl'éation, 22~. - roir CRF..\-
mièl'e, 472. BLES; SOLEIL:
CI\ÉATION. Idée de la création, 33. CnÉATUI\E. L'homme spirituel est
-5~8 ­
une nouvelle créature, 57~. Toute - Culle de Dieu dans le ciel, 750.
créature, - Marc, XVI. ~5, - sign. - CulLe des catholiques-romains
tous ceux qui peuvent êlre régéné­ dans le monde spirituel, 819, 824.
rés, 573. La nouvelle créature sign. DAGON représenle la reli~iosité de
le régénéré, fi87. ceux qui sont dans la foi séparée
CRÈCHE (la) dans une étable, sign. d'avec la charilé, 203, 7~, 283, 614.
la nourriture spirituelle pour l'en­ DAMNATIllN totale (la) qui mena­
tendement, 277. çait tout le 'genre humain, parce
CRÉ.ER sign. former pour le ciel, que la puissance du mal l'emportait
773. Elre créé sign. être régénéré, SUI' la puissance du bien, a été dé­
573. tournée par l'avènement du Seigneur
CnoCODILES (les) représentant des dans le monde, 3, ~21, 579. Le Sei­
cupidités de l'amour diabolique, gneur a délivré d'une damnation
45. ' . universelle le monde spirituel, et
CROIRE au Seigneur, c'esl non­ par ce monde il en délivrera l'É­
seulemcnl le reconnaître, mais aussi glise,J22.
faire ses préceptes, ~M; croire en DUINEIl. Vine mal et confirmer'
Lui, c'est avoir la contiance qu'il les faux jusqu'à délruire le vrai réel,
sauve; el comme il n'y a que celui c'est là ce qui damne, 25<1, 256.
qui vit bien qui puisse avoir celle DANEMAIlCK, ~6'1.
contiance, il en résulle que par DAPHNÉ,58.
croire en Lui il est enlendu aussi [\AVID. Par David, dans la Parole,
vivre dans le bien, 2. Croire au Fils, il est enttmdu le Seigneur, ~7~.
c'est croire au Père, ~07. Croire, DÉBAUCHÉE (la femme) sign. la fal·
voir et connaître font un, i5fl. sification, 277.
CROIX (le signe de la) est le signe DÉCALOGUE (le) a élé la sainlelé
de l'inauguration dans la reconnais­ même de l'Église Israélite, 283 à
salice et dans le culte du Seigneur, 286. Dans le sens de la leure il con-'
682. tient les préceptes communs de doc­
CRUCIFIER le Seigneur, c'esl se trine el devie, et dans le sens spi­
mellre témérairement en colère con­ riluel et le sens céleste il conlien t
tre Lui, l'avoir en haine, ct vouloir. universellement tous les pl'éceptes,
détruire son nom, 3~ L 287 à 290. Les dix préceples du Dé­
CRUCIFIXION (la) du Seigneur sign. calogue conli~nnent lout ce qui ap­
qu'on avait détruit el profané toule partient à l'amour envers Dieu, et
la Parole, ~30; loul ce qui appartienl à l'amour à
CULTE (le) par les sacrifice,; a été l'~gard du prochain. 329, 456. Quoi·
connu avant la Parole donnée par que les lois du Décalogue fussent
Moïse, 264, Le culte avant l'avène­ universellement connues sur la lerre.
ment du Seigneur a consisté en ty­ elles furent promulguées du haut
pes et en figures qui représentaient de la montagne de Sinaï par Jého­
le culte nai, 409, 488, 201, 670, 'vah, afin que l'on sû~ qu'elles étaient
67<1 ; alors Jéhovah Dieu se rendait non-seulement des lois civiles el
vi5ibte, au moyen d'un ange. sous morales, mais aussi des lois Divines,
une forme humaine représentative 282, <I.oU. Les préceptes du I)écalo­
du Sri::meur qui devait venir dans gue ont été les prémices de la Pa­
le monde. ~88. Les riles représenta­ role, 283. I\s renferment sommai­
tifs de l'É~lise ont été, par le laps rem~nl loutes ll's choses dé reliltion,
du temps, changés en idolâtrie, 204, par lesquelles il ya conjonction de
27;). Les choses les plus saintes du Dieu avec l'homme el ete l'homme
culte sont Je Bap1ême el la Sainte avec Dieu, 283. C'est pour cela qu'ils
Cène. considérés dans le sens spi­ sonl appelés Allianceet Témoignage,
riluel, 667. Le culte des saints eSI 285, <156. Ils ont été écrits s ur deux
une tclle abomination clans le ciel, Tables, dont l'une contient dans le
qu'il suffil qu'on en enlende parler complexe loutcs les choses qui re­
pour être saisi d'horreur, 8:.11.­ gal'dent Dieu, eL l'autre loutes celles
qui regardent l'homme, 286, 456.
= =

5~9

sign. les collisions des faux entre


- Poir PRÉCEPTES. eux, et aussi les collincs du faux ct
DÉCISION (la), dans la Parole, sign. du vrai,402.
la consommation complète du hien DERNIER. Le premier et le moyen
et du vrai, 755, ~ 80. - Pair CON- sont ensemble dans le dernier; ainsi
'SOMMATION. dans le dernier est le tout, 2W. Le
DEGRÉS. Dans chacun des deux derniel' est la base, le contenant et
mondes, le spirituel et le naturel, l'affermissement dû" tout, 2W. Le
il y a trois degrés qui sont nommés dernier de l'entendementestle scien­
degrés de hauteur, 75. Ces trois de- tifique naturel, el. le dernier de la
grés sont entre eux comme la fin, la volonté est le plaisir sensuel, 565.
cause'et l'effet, 32. Chaque degré DESCARTES. 696.
est susceplible de progression à Pin- DÉSOLATION (la), dans la Parole,
fini, mais le premier, qui est appelé sign. la consommation du vrai, 755,
naturel, ne peut être élevé à la per- ~86, 634. - Pair CONSOMMATION.
fection du second qui est appelé spi- DESTITUTION des chers dans le
rituel, ni celui-ci à la perfection du monde des esprits, 28~.
troisième qui est appelé céteste, 32. DETTES de la charité, 429 à 432.
Les trois cieux ont été formés d'a- En quoi elles consislenL, 429; les
'près les trois degrés d'atmosphères unes sont publiques, 430; d'autres
spirituelles, 76. Ils sont dislincls, domestiques, 43~ ; et d'autres privées,
entre eux selon les trois degrés de 432. Ces dettes sont aus:.i acquittées
l'amour et de la sagesse, 608, 609. par ceux qui ne sont pas dans la
En touLe chose il y a trois degrés, charité, mais tout autrement que
33, 42. Dans chaque homme il y a pal' ceux qui sont dans la charité,
d'après la création trois degrés de 432. - Pair CHARITÉ.
vie, 239. L'homme est dans le de- DEUCALION et PYRRfiA, 58,
gré naturel tant qu'il est dans le DÉVASTATION de l'Église d'aujour­
monde, et alors seulement dans le d'hui jusqu'à la destruction com­
degré spirituel angélique, en tant piète, 635. '
qu'il est dans les vrais réels, et seu- DIAULES. Sont appelés diables ceux
lement dans le degré céleste, en tarit qui ont été dans lcs maux et par suil~
qu'il est dans la vie selon ces vrais, dans lesraux2S~ ;ceuxquiontconlir­
239; il ne vient dans le spiJ'Ïtuel mé les maux par la vie, SO ; ceux
même et dans le céleste même qu'a- qui ont vécu dans les crimes, et ont
près la lIIort, parce que le spirituel ainsi rejeté de leurs cœurs, la recon­
et le céleste son t cachés et l'en rer- naissance de Dieu, 35. Consi,dérés
més dans ses idées naturelles, 239. dans leur essence, les diables ne sont
DÉLASSEMENTS de la charité, 433, autre chose que des maux el des
434. En quoi ils consistaient dans la t'aux, 87. Un diable n'agite el ne
primitive Église chez les Chrétiens, médite que des choses infernales,
433, 434. - Pair CHARITÉ. U?î. Tout diable peut comprendre
DÉLICE (le) de l'âme vient de l'a- le vrai, lorsqu'il l'entend prononcer,
mour et de la sagesse qui procètlent mais il ne peut le rctenir, parce que,
du Seigneur; ce délice descend par quand revient l'affection du mal,
les supérieurs el par les inrérieurs elle chasse la pensée du vrai, 388,
du mental dans tous les sens du !'81. Chez les diables, la rationalité
corps, et il s'y complète, 737, Il Y a vient de la gloire de l'amour de soi,
dans la chaleur et dans la lumière 507. Aucun diahle ne peut pronl'n­
du ciel un délice ineffable qui est cer le nom de Jésus, 299. Il est per­
communiqué, 622. mis à ehllque diable d'être dans son
DÉMOCRITE, 693. plaisir, même le plus immontle,
DÉMosTniiNEs\ 693. pourvu qu'il n'infeste ni les bons
DENTS. Le raisonnement d'apl'ès csprils ni les an~es; mais comme
les illusions des sens correspond aux les diables d'après leur plaisil' ne
dents, 462. Le grincement de dents peuvent faire autrement que de les
- 520­
infester, ils sont jetés dans des ca­ bien, 56. Il est le Même d'éternité
chots, où ils souffrent cruellement, à éternité, nonle Mêmesimple, mais
570, 664. - Vail' SATANS ; ENFER. infini; el toute variété vient du su­
DIANE, ~7, 58, 159. jet dans lequel il est, 366, 25. Il est
DIEU est un en Personne et en Es­ l'Ordre, et à l'inslant de la créalion
sence, 2. Toute l'Écriture-Sainte en­ il a introduit l'ordre tant dans l'uni·
seigne qu'il y a un Dieu, el qu'il est vers que dans loutes et dans cha­
un, 6, 7. L'influx universel dans les cune des choses de l'univers, 52. Il
âmes des hommes est qu'il y a un perçoit, voit et sail toutes les cboses
Dieu, ct qu'il est un, 9, 40. Toutes qui sont failes selon l'ordre, et au~si
les nations, ayant une religion et d'après celles-ci loutes celles qui
uhe raison saine, reconnaissen t Dieu, sont faites contre l'ordre, 59, .62. Il
et que. Dieu est un, 9, 4 O. Les na-. est TOUI- Présent depu.s les premiers
lions el les peuples ont eu el ont, jusqu'aux derniers de son ordre, f3,
d'après plusieurs causes, des opi­ 64, - Dieu, qui est un, esl des­
nions différentes sur la qualité de ce cendu el a élé fait Homme dans le
Dieu un, H. La raison humaine peu t but d'opérer la Rédemption, 83, 224.
percevoir, si elle le veut, qu'il ya Dieu, qui cal dan~ les inlimcs, et
un Dieu, et qu'il est un, 42. L'exis­ ainsi dans les cboses les plus pures,
tence et l'unité de Dieu sonl éviden­ ne pouvaiL pas passer autrement jus-.
tes d'après les phénomènes de l'u­ qu'aux derniers, 294. Dieu Créateur
nivers, ·12. Dieu habite dans cba­ de l'univers est Lui-Même descendu
cuo des usages, parce qu'il esl dans pour devenir Rédempleul', et ainsi
la fin, -f3 ; voir USAGES. Dieu èsl le de nouveau Créateur, 637. Quoiqu'il
lout de l'Église, H, no, 297. llieu soit descendu comme Divin Vrai, Il
est fa Substance Même et la Fo'rme n'a pas cependant séparé le Divin
Même, 20, 76. Sa Formeest Il).forme Bien, 88. Il a pris l'Humain selon
humaine même, 20. Il est l'Etre en l'Ordre Divin, 89. Il est venu comme·
Soi et l'Exister en Soi, 2~. Il est le Parole dans le monde, el par l'Hu­
Soi-Même, l'Unique et le Premier, main, qui éla~t le Divin Vrai, il s'est
22. Un Dieu engendré de Dieu ou revêlu de toule la puissance, 224. Il
procédant de Dieu n'est pas admis­ a été faiL Homme, el l'Bomme Dieu
sible, 23, 488, 3M. Dieu est Iufini, en une seule l'ersonne, W·l, 838.
puisqu'il Est et Exisle en Soi, et que Dans lc Cbrist l'Homme est Dieu et
loules choses dans l'univers sont et Dieu est Homlpe, ~Ol. ~02, ~70.
existent d'après Lui, 28. Dieu avanl Excepté le Seigneur Jésus-Christ il
la créaI ion du monde, 29, 31,67. n'y a point de Dieu, 294. Jésus­
Il est .inutile de vouloir connaître Chrisl est Dieu visible dans lequel
quel est Dieu dans son Êlre ou dans est Dieu invisible, 339, 647, 786.
sa Subslance, il suffit de le recon­ Tous ceux qui re,:onnaissent el ado­
naÎlre d'après les linis, c'e~t-à-dire, rent un seul Dieu Créaleur de l'uni­
d'après les cbose~ créées, dans les­ vers aiment à avoir de Dieu l'idée
quelles il est d'une manière infinie, d'un Homme, 836. Celui qui se
28. Depuis que le monde a été fail, forme de Dieu l'idée qu'il est le So­
Dieu esl dans l'espace sans espace. leil spirituel de l'univers, voiL et re­
et dans le temps !Yans temps, 30, 280. connaît sa Toule-Présence, sa Ton le­
Il est l'Amour Même et la Sagesse Science et sa Toute-Puissancc, 837.
Même, 37; par conséquent il est le Dieu ne se mel en colère contre per­
Bien Même et le Vrai Même, 38; sonne, ne se venge de personne, nc
ainsi il est la Vie Même, qui est la tente, ne punit, ne jelle en enfer,
Vie en Soi, 39. Il est Tout-Puissanl, ne damne personne; ces aclions
Toul-Sacbant et Tout-Présent par sont aussi éloignées de Di~1I que
la sa::re5se de sbn amOllI', 50. Son l'cnrer l'esl du ciel, el inlinimenl
pouvoir et son vouloir sont un, el plus, 435. La Grâce de Dieu esl in­
comme il ne veut que le bien, il ne (inie et élernelle, 461. Il est la Mi­
peut par conséquent faire que le séricorde Même, 256. - Chacun ob··
- 524­
ticnt sa place dans lcs cieux selon faisceaux, 354. Disposition de
son idée de Dieu, ~63, 62L Celle l'homme pour la réception de Dieu,
idée est comme la pierrc de touche W5.
avec laquelle on éprouve l'or et l'ar­ DISSIMULATION. Origine de toute
gent, c'est-à-dire, le bien et le vrai dissimulation, 592, H·I.
tels qu'ils sont chez l'homme, ~63. DISTINCTION (la) enlre une chose
Si dans la pensée on ne s'adresse et une autre vient des espaces et
pas à Dieu comme Homme, toute des telI'ps, 29.
idée de Dieu périt; elle tombe de DIVIN, Ce qui est de Dieu n'est pas
même que la vue dirigée dans"le appelé Dieu, mais est appelé Di­
vaste univers, ainsi dans IJne sorte vin, 25. Le Divin qui procède
de vide, ou dans la nature, 538, 62~, immédiatement de Dicu n'est pas
787. En Dieu et par Dieu nous vi­ dans 'l'espace, quoiqu'il soit tout­
vons, nous nous mouvons et nous présent, 30. Du Seigneur procèdent,
sommes, 679. l'un après l'autre, le Divin Céleste,
DIEUX (les) des nations ont été des le Divin Spirituel et le Divin Natu­
bommes, dont quelques- uns furent rel, ~ 95; est a!>pelé Divin Céleste
d'abord adorés comme sainls, puis tout ce qui pl'Ocède de son Divin
comme déilés, etenlln comme dieux, Amour; est appelé Divin Spirituel
202. tout ce qui procède de sa Divine Sa-­
DI'FÉRE'ICE entre le spirituel ct le gesse; le Divin Naturel vient de l'un
naturel ,280, 607,846 ; entre l'homme ct de l'autre, il en est le complexe
dans le monde naturel et l'homme dans le dernier, ~95. Dans toul Di·
dans le monde spirituel, 793,; entre vin il y a un premier, un moyen et
l' homme et la bête', 4n, 473, 574 ; un dernier, et le premier va par le
entre la foi et la charité naturelles moyen jusqu'au dernier, 2~0. Les
et la foi et la charité spirituelles, Divins dans le monde se présentent
460, 46~ ; entre les choses qui sont dans des correspondances, 20~.
vues dans le mondespirituel et celles DIVIN ANOUR ET DIVINE SAGESSE. Ce
que l'on voit dansle monde naturel, sont les deux choses qui procèdent
79.4. du Seigneur, ~ 94. L'univers a été
DIGNITÉS. L'amour de soi est prin­ créé d'après le Divin Amour par la
cipalement l'amour des dignités, Divine Sagesse, 76. Le Divin Amour
403. est avec la Divine Sagesse dans tous
DILECTION (la) est la charité, 409. et dans chacun des sujets créés, 37.
DrNERs (les), qui sont des délasse­ Dieu dans son essence est le Divin
ments de la charité, existent· seule­ Amour, 838. Le Divin Amour forme
ment chez ceux qui sont dans un la vie, comme le feu formc la lu­
amour muluel d'après une foi sem­ mière,39. La Divine Sagesse esl pro­
blable, 433. - Voir FESTINS. p"ement la vie, et la vie e~t propre­
DIPLOMATE, 663.
ment la lumière qui procède du
DIOGÈNE, 693. .
Soleil spiriluel, au milieu duquel est
DIRECTION des intérieurs du men­
Jébovab Dieu, 39. Le Divin Arnoul'
lai dans un sens opposé; ce qu'elle ne tend à autre chose qu'à, s'unir à
produit, 613, 692. l'homme, et à unir l'homme à lui,
DISCIPLES (les douze) du Seigneur 838. Tout le ciel angéliquc est dis­
envoyés par Lui, le ~9 juin ~771J, posé dans sa forme et contenu en
dans le monde spiriLuel pour prê­ elle d'après le Divin Amour par la
cber l'Élangile, 791, 4, ~08. - Voir Divine Sagessc, 31.
, ApOTRES. DIVIN BIEN ET DIVIN VRU. Ils cons­
DISPOSITION (la) vient de l'affection tHuent l'essence de Dieu, 85. Dans
de l'amour de la volonté; le plaisir la Parolp., par Jéhovah il est entendu
de cet amour dispose, ~ 55, Telle est le Divin Bien ou le Divin Arno,ur, et
la disposition, lelle est la réceptiop, par Dieu le Divin Vrai ou la Divine
8. DisposiLion des vérités de la foi Sagesse, 85. Par le Messie ou le
en séries, ainsi comme' en petits Christ, par le Fils de l'homme, par
- 522­
le Paraclet, et par PEsprit Saint, il cobérent, 'déterminant, formant, et
est entendu le Divin Vrai, 85. Jé­ en même temps élevant, 36.
hovah-Dieu est descendu dans le DIVIN HUMAIN. - Voir HU~IAIN.
monde comme Divin VI'ai pour opé­ 'DIVIN MÊ~Œ (le) est l'Être et l'Exis­
rel' la Rédemption, 85 ; quoique ter en soi, 23. Le Divin Même, qui
Dieu soit descendu comme Divin est ineffable et non perceptible, est
Vrai, il n'a pas cependant séparé le devenu dans la Parole adéquat à la
Divin Bien, 88; il a op15ré la Ré­ perception des hommes, ~93.
demption par le Divin VI'ai d'après DIVISER. Toute chose divisée, à
le Divin Bien, 86. moins qu'elle ne soit sous la dépen­
DIVINE ESSENCE (la) se compose du dance d'une unité, se dissipe de soi­
Divin Amour et de la Oivine Sa~esse, même, ~O. Tout est divisible à l'in­
37; ou du Divin Bien et du Divin fini, 33. Le divisé devient non pas
Vrai,37. Dieu n'a pu et ne peut di­ de plus en plus simple, mai.. de plus
viser son Essence, car elle est une en plus multiple, parce qu'il appro­
et indivisible, 36~. Où le Seigneur che de plus en plus de l'infini, dans
est présent, il est avec toute son Es­ lcquel toutes choses sont infiniment,
sence, et il lui est impossible d'en 280. L'homme peut diviser son cœur,
détacher quelque chose, et d'en don­ el en contraindre la superficie à s'é­
ner une partie à l'un et une partie lever en haut, tandis que sa chair
à l'aulre ; mais il la donne lout en­ se tourne en bas, 45~ .
tière, et il donne à l'homme la li­ DIX sign. toutes choses, 286.
berté d'en prendre peu ou heaucoup, DOCTEUIl. Il n'est pas permis d'ap­
36.-1. Comme le Seigneur ne peut peler quelqu'un doctcur dans le sens
être reçu par aucune créature tel spirituel, mais cela esl permis dans
qu'il est en soi, il apparaît tel qu'il le sens naturel, 226.
est dans son Essence comme Soleil DOCTRIXE (la) de l'Église doit être
au-dessus des cieux angéliques, 25. puisée dans le sens de la leUre de
- Voir ESSENCE. la Parole, et êlre confirmée par ce
DIVIN ÊTRE (le ) est Jéhovah, ~8 à sens, 225 à 230. La doctrine du vrai
2.11. C'est l'Être en soi, et en même réel peut même être puisée pleine­
temps l'Exister en soi, 2~ ,22. Le Di­ ment dans le sens IiUéral de la Pa­
vin Être et Exister en soi ne PC!!t role, car la Parole dans ce sens est
produire un autre Divin qui soit l'E­ comme un homme vêtu, dont la face
tre et l'Exister en soi, 23. La plura­ et les mains sont nues; toutes les
lité des dieux dans le!' siècles an­ choses qui apparliennent à la foi el
ciens, et aussi de nos jours, n'a à la vie 'de l'homme, ainsi celles qui
existé que parce qu'on n'a pas cqm­ apPllrtiennent à son salut, y sonl
pris le Divin Être, 2.11. Le Divin Etre nues, 229. La Parole sans la doctrine
est Un, le Même, te Soi··Même, et n'est point comprise, 226. La Pa­
indivisible, 25. - Voir MRE. role par la doctrine est non-seule­
DIVIN ÊTRIl ET DIVINE ESSENCE. Au ment comprise, mais même elle
Divin Être appartiennent l'inlinité, Ilrille dans l'entendement, 227. La
l'immensité et l'éternilé, et à la Di­ vraie doctrine est comme un nam­
vine Essence appa rtiennent la tou le­ beau dans l'entendement, 227. Ceux
puissance, la toute-science et la qui lisent la Parole sans la doctrine
toute-présence, .119.- Entre Je Divin sont dans l'obscur au sujet de toute
Être et la Divine Essence, il semble vérité, el leur menlal est v~ue et
qu'il y ait une idenlilé parfaite, mais incertain, enclin à l'erreur, et faci­
toujours est-il que l'Être Je Dieu esl lement disposé aux hérésies, 228.
plus universel que l'Essence de Dieu, Le point le plus essenliel de la doc­
car l'Esse!lce suppose l'Être, et c'est tri.ne de l'Église, c'est que Jéhovah
d'après l'Etre qu'il y .a l'Essence, Dieu esl descendu et a pris l'Bu­
~8, 36; non pas que l'Elre de Dieu main, 98. La doctrine n'est pns
préexiste, mais parce qu'il entre acquise par le sens spirituel de la
dans l'Essllnce comme un adjonctif Parole, mais elle estseulement iIlus­
~ 523­
trée et corroborée par ce sens, 231. jourd'hui, et se propagent, ont pour
Le vrai réel, qui doit appartenir à la origine les souffies des esprils du
doctrine, ne se montre dans le sens dragon, 619 ; voir aussi 3·12, 388.
de la leure qu'à ceux qui sont dans DURE-MÈRE et PIE-MÈRE, 213.
l'illustration pal' le Seigneur > 23~, É. Dans le troisième ciel, les an­
231. Ce n'est pas la.doctrine qui ins­ ges ne peuvent pas prononcer la
taure et fait l'Eglise chez l' homme, voyelle é, ils la remplacent par eu,
mais c'est la foi et la vie selon la 278.
fo'i, 245. Toutes les choses de doc­ EAU (l') sign. le vrai dans l'homme
trine et de vie se réfèrent à l'amour naturel ou eXlernè, U4, 572. L'eau
envers Dieu et à l'amour à l'égard vive sign. le vrai de la Parole, 190.
du prochain, 287. . Les eaux dans le monde spirituel
DOCTRINAUX (les) de la nouvelle sont des. correspondanees, 567.
Eglise sont une chaîne de vérités ÉCARLATE (1') doublr.-teint sign.
que le Seigneur a dévoilées par la le bien spirituel, 220.
Parole; les confirmations de ces vé­ ECCLÉSJ,\STIQUES. L'illustration et
rites par les rationnels font que l'en­ l'instruction sont spécialement chez
tendement est ouvert par le haut de les ecclésiastiques, parce qu'elles
plus en plus, et est ainsi élevé dans appartiennent à leur fonction, et
la lumière dans laquelle sont les an­ que l'inauguration dans le ministère
ges du ciel, 508. La foi est le prin­ les porte avec elle, 146 ; il Y a aussi
cipe, et les doctrinaux sont les prin­ entre ces deux la perception et la
cipiés, H'7. disposition; ainsi, chez les ecclé­
DOGMES. Il est trèscdangereux siastiques, ces quatre choses. l'illus­
d'entrer par l'entendement dans les tration, la pereepLion. la disposition
dogmes de la foi des Églises chré­ et l'instructiun, se suivent en ordre,
tiennes d'.,uJourd'hui, et encore plus 155. Chez les ecclésiastiques; l'a­

da.ngereux de les confirmer par des mour de dominer d'après l'amour

passages de la Parole, 508. Mais dans de soi, quand les freins lui sont lâ­

h Nouvelle Église il est permis d'en­ chés, monle jusqu'au point qu'ils

trer et de pénétrer pal; l'entende­ veulent être des dieux, 405. - Voir

ment dans tous les secrets de la Pa­ PRÊTRES.

role, et aussi de les confirrn-er par . ÉCHELLE de Jacob, 2~.

la Parole, 508. Écosss,812. .


DORDRECHT (synode de),586, 487, ÉCRITllRE clans le ciel, 2~~, 278.
750. 280; dans le monde spirituel, 79~.
DOR~ilR sign. la vie de l'homme ÉCRITURE SAINTE (1') ou la Parole
dans le monde, ~99. est le Divin Vrai Même, 189 à 192.
DOUBLE. Homme double, U7. Men­ Elle enseigne qu'il y a 'un Dieu, et
tal double, U 3 . · . qu'il est un. 6. Toute l'Écriture
DOULEUR. Quand l'homme souffre Sainte a prophétisé sur le Seigneur,
quant au corps, son âme nc souffre et a prédit son avènement, 205.
.pas, mais elle est seule.-Jent dans la Toute l'Écriture Sainte, qui a été
douleur, 126. Dieu essuie la douleur dictée par le Seigneur, est dans le
après la tentai Ion, comme si quel­ commun et drlns la partie le ma­
qu'un essuyait les larmes des yeux, riage du bien et du vrai, 624. L'Écri­
~26. ture Sainte est comme un miroir,
DOUZE sign. toutes les choses du dans lequel l'bommevoit Dieu, mais
vrai d'après le bien, 2H, 2·18. cbacun le voit à sa manière, 6; elle
DRAGON. Par le dragon, dans l'A­ est la plénitude de Dieu, 6.
pocalypse, sont entendus ceux qui ÉDEN (le jardIn d') sign. la sagesse
sont dans la foi de l'Église d'aujour­ et l'intelligence d'après la Parole;.
d'hui, 182, -<18; el aussi ceux qui 2f9, 466) 467.
rcjettent le sens spirituel de la l'a­ ÉDOM sign: le naturel, 2001'
l'ole, 207. Les sphères spirituelles EFFETS (tous lcs), qui se font dans
qui effiuent du christianisme d'ilu­ l'homme externe, résultent de causes
- 524­
qui sont formées dans l'homme in­ membre de ce corps, 372, 379,416,
terne, 374. - Voir CAUSE. 608. L'Église où la Parole est lue, et
EFFLCX (à l') s'adapte à l'inflUX, où le Seigneur est connu, est comme
814. - Voir INFLUX. le cœur ou comme le poumon de ce
OIlS. Est appelé Efilux ce qui coule grand homme, 268 L'Église, qui
de ; Afflux, ce qui coule sw'; et Influx est par le Seigneur dans les Divins
ce qui coule dans. L'EfOux se dit or­ Vrais, prévaut sur les enfers, 224.
dinairement de ce qui vient de bas La foi de chaque Église est comme
en haut, et l'Influx se dit de ce qui unc semence, d'où sorlent lous ses
vient d'en haut. dogmes; quand donc on connaîlla
EFFORT (1') OU la volonté est l'acte foi principale d'une Église, on con­
en soi, parce que c'est une conti­ naît ccLLe Église, 178. Il ya l'Él-(lise
nuelle tendance à agir, qui devient interne et l'Église exlerne; et l'É­
dans les externes, lorsque la déter­ glise inteme fail un avec l'É~lise
mination arrive, 387. dans le Ciel, 784. - L'Église Chré­
ÉGLISE (1') existe d'après la Parolc, Lienne avail été fondée uniquement
et tel est l'entendement de la Parole sur le culte de Jéhovah dans l'Hu­
chez I~homme, telle est l'Église chez main, par conséquent sur Dieu
lu!, 243 à 247. Les trob essentiels da Domme, 94. Celle Église a parcouru
l'Eglise sont Dieu, la charité el la ses ,îges, de l'enfance à l'extrême
foi, 712. Le tout de l'Église dépend vieillesse, 4. Ses déclins successifs
de l'idée de Dieu, et de l'idée de la el ses corruptions successives onL
Rédemption Qui fait un avec JaSal­ été écrits dans lesÉvan~élistes, 180,
vation, 133. Une juste idée de Dieu 378,761. Fondée pal' le Seigneur,
est dans l'Église·comme le sanctuaire quand il était dans le monde, l'É-·
et l'autel dans un .temple, 163. La glise Chrétienne est maintenant pour
co.njonction du bien et dll vrai fait la première fois édifiée par Lui, 674.
l'Eglise, 398. Les vrais et les biens, C'est )llaintenant que commence
contenus dans le sens spirituel de la celle Eglise telle qu'elle esl en elle­
. Parole, fon t essentiellement l'Église, même, la précédente Église ayant
244. La communion, qui est appe­ été chrétienue de nom seulement,
lée Église, est composée d'autant roais non pas en réalité, ni en es­
d'hommes dans lesquels est l'J<:glise ; sence, 668, 700. Le Seigneur aujour­
et l'Église entre chez l'homme, quand d'hlli instaure une nouvelle Église,
il est régénéré, 510. L'homme qui dans laquelle il y aura, comme dans
est dans la foi au Seigneur, et dans le Ciel, le culte du Seigneur seul.
la charité à l'égard du prochain, est H3, 182,786,787. Celle Église, qui
l'Église dans le particulier, et l'É­ est entennue dans l'Apocalypse par
glise dans le'commun est composée la Nouvelle Jérusalem, descend du
de pareils hommes, 767. L'entende­ Seigneur ()al' lé Ciel, 107, 113. Une
ment et la volonté chez l'homme nouvelle Église ne peut être insl i­
doivent faire un, Jlour que l'homme tnée à moins d'êlre précédée de la.
sail homme dc l'Église, 249. L'É­ subju~alion des enfers et de l'ordina­
glise enseigne les moyens qui con:­ tion des cieux, H 5. Celle nouvelle
duisent il la vie éternelle, et elle in­ Église durera dans les siècles des
troduit dans celte vie, ·H 5. L'Église siècles, et sera la couronne de toutes
ne serail rien sans le libre arbitre les Églises qui onL été avant elle,
dans les choses spirituelles, 483. La 787,788. Le Seigneur pourvoit à ce
pénitence est la première chose de qu'il yait tOlljours sur la terre une
l'Église, 510; voir PtNITENCE. Église où la Parole soit lue, et où
L'homme est inilié dans la vie spi­ pa~ elle le Seigneur soil connu, 270.
r'ouelle par l'Église, 415. L'Église L'Eglise est appelée mère, parce
devant le Seigneur apparaît comme que, de même qu'une mère nourrit
un seul homme, 762. L'Église fait le ses l'nfanls d'aliments naturels, de
corps du Christ, rot. tout homme, en même l'Église les noul'I'it d'alimenls
q~i est .l'Église, est dans quelque spil'Îluels, 306.
.- 525­
ÉGLISES. Toutes les Églises avant primitif, tous dans le monde chré­
l'avènement du Seigneur ont été des lien ont reconnu que le Seigneur
Églises repré~entatives, qui n'ont pu Jésus-Christ était Dieu, à qui a été
voir les vrais que dans Ilombre, 409, donné tout pouvoir dans le ciel et
786,843. Toules les choses de l'É­ sur terre, 637. Celle Église élait en
glise étaient représentatives, parce actualité commc une étoile nouvelle
que le Seigneur était représenLé par apparaissant dans le ciel astral, 476.
des anges, 409. Sur cette terre, ae­ - Voir FILS DE DIEu.
puis la création il y a eu quatre EGLISE GRECQUE. L'erreur de celte
Ëglises dans le commun, qui ont Eglise, c'est que Dieu le Père envoie
succédé l'une à l'autre: la Très-An­ immédiatement l'Esprit Saint, tandis
cienne Église avant le dél1!Pe, l'An­ qne le vrai doctL'Ïnal, qui vient du
cienne après le déluge, l'~glise (s:­ ciel, c'est que le Seigneur l'envoie
raélile, et l'Église Chrétienne, 760, de Lui-Même, d'après Dieu le Père,
762,786. Le dernier temps de l'É­ 453, 647. .
glise Chrétienne a été la nuit dans EGYPTE (1') sign. le scientifi'lue,
laquelle onL fini les Églises précé­ 200. Par l'Egypte il est entendu une
de,11 les, 761. Les états successifs de Eglise qui, dans son commencement,
l'Eglise dans le commun et dans le élait d'une exceilence supérieure,
pal'liculier sont décrits dans la Pa- 635. .
l'ole par les quatre saisons de l'an­ EKRONITES, 630, 694.
née el par les quatre temps du jonr, ELECTIOJl. Il n'y a aucune élec­
764. Pourquoi il y a eu qualre Égli­ tion avant la naissance, ni après la
ses, 775, 786. Comme toutes les naissanee, mais tous sont élus pour
Églises dépendent de laconnaissance le ci(;'l, p.arce que tous ont été appe-.
et de la reconnaissance d'un seul lés, 664.' Après la mort. le Seigneur
Dieu, avec lequel l'homme de l'É­ choisit ceux qui ont bien vécu et
glise peut être conjoint, et qU'au­ sainement cru, 664. Le dogme de
cu ne de ces quatre Églises n'a élé l'Église sur l'élection est pel'llicieux
dans celle vérité, iJos'ensuït qU'à ces et conduit à la prédestination. 486,
quatre Églises doil succéder une 629.
Eglise, qui connaîtra el reconnaitm ÉLIE a représenté toute la Parole
un seul Dieu, 786. La Très-Ancienne prophétique, 222. .
Église a adoré un Dieu invisible, - ËLISÉE représentait l'Église quant
avec lequel aucune conjonction n'esl à la doctrine d'après la Parole, 223.
possible; il en a éLé de même de )<~LUS. Dans la Parole, sont appelés
l'Ancienne Église, 786; l'Église Is­ Élus ceux qui vivent selon l'ordre
raélile a adoré Jéhovah, qui en soi introduit par la création, 434. As­
est Dien invisible, mais sous une sembler.les élus, - Mauh. XXIV.
forme humaine l'ue Jéhovah Dieu 34, - sign. formel' un nouveau Ciel
revêtait au moyen' d'un ange, 786; at une nouvelle EgLise avec ceux qui
l'Église Chrétienne a reconnu de ont la foi au Seigneur et vivent se­
bouche, il est vrai, un seul Dieu, mais Ion ses préceptes, 498. - Voir ELEC­
en trois personnes, donl chacun en nON.
particulier ou par clle-même était ELYSIlES (champs), 693.

Dieu, ainsi une Trinité divisée et E~mRYONT, 87.

non, pas unie en uneseule Personne, ENCENS (1') sign. le bien spirituel,

786. 205.
ÉGLISE ApOSTOLIQUE (l') n'a pas ENCHANTEURS. Qui étaient ceux que
su la moindre chose de la Trinité les Anciens appelaient enchanteurs?
des Personnes, ou des trois Person­ 324.
nes de toute élem.ité; on le voit E~FANCE (1') de l'Egli5e Chrétienne
clairement par le symbole des Apû­ rUl à l'époque où les Apôtres vivaient
tres, 474,475, 636. Elle n'a point et prêchaient dans tout Je monde la
connu la foi imputatlve du mérite repentance et la foi au Seigneur
du Christ 636 à 639. Dans ce temps Dieu Sauveur, 4.
ENFANTS, Comment se forme la ils portaient la confusion dans le
pensée et comment existent les idétls dem ier ciel, mais qu'ils allaquaient
chez les enfants, 335. Ceux qui meu­ aussi le. second ciel en l'infestant
rent enfants ont, d'après l'hérédi­ de mille manières, 42,', 423, 224,
taire, une inclination pour les maux, 579. Il en a été de même au second
ainsi ils les veulent, mais ils ne les avènement du Seigneur, 42·', Les
font pas, car ils sont élevés dans le diables et les satans dans l'enfer sont
monde spirituel sous l'auspictl du des meurtriers spirituels avec les­
Seigneur et sont sauvés, 52L Le Sei­ quels sont conjoints ceux qui, dans
gneur leur assigne des anges '-lui le monde, violent et prostituent les
prenncnt soin d'eux, 677. Les en­ saintetés de l'r..glise, 340. L'homme
fant~, nés hors de l'Eglise Chré­ qui nie Dieu est exclu de la commu­
tienne, reçoivent dans le monde spi­ nion avec les anges du ciel, et se
rituel la foi au Seigneur, et sont in­ met en communication avec les sa­
troduits dans le ciel désigné à leur lans de l'enfer, U. Dans l'enfer sont
j'eligion, 729. Les enfants dan~ les tous ceux Qui se sont aimés et ont
cieux ne connaissent pas d'autre aimé le monde par-dessus toutes
père, ni d'autre mèrr., que le Sei­ choses, 293. L'enfer est au-dessous
gneur et 1 Eglise, 306. L'amour· des des terres du monde spirituel, qui
parents pour les enfants 'existe éga­ aussi sont d'origine spirituelle, et
lement chez les méchants comme est ainsi non pas dans l'étendue,
chez les bons, et est parfois pl us mais dans l'apparence de l'étendue,
fort chez les méchants, 431. - Voir 475. Il consiste en dés cavemes, Qui
S'fORGE. sont d'éternels bagnes, 28·'. La fu­
ENFER (1') a élé formé .par les méevue dans les enfers sort des
hommes qui, en· se détournant de faux connl'més par les raisonne­
Dieu, sont devenus après leur mort ments, et le feu est la colère s'em­
des diahles et des salans, 78. Ainsi portant contre ceux qui contredi­
composé de tous ceux qui, depuis la sent, 459. Le féu de l'enfer est le
création du monde, se sont dètour­ feu de la haine et de la vengeance,
nés de Dieu par les maux de la vie 309.
et par les faux de la foi, l'enfer con­ ENGENDIIÉ (être) d'eau et d'esprit,
siste en des myriades de myriades sign. être régénéré par les nais de
d'esprits, 423. lia élé divIsé en d'in­ la foi, et par la vic selon ces vrais,
nombrables sociétés selon toules les 572.
variétés de l'amour du mal, 32, 68, ÉNONCÉS PROPHÉTIQUES, 265, 279.
447. Il est toul entiel' devant Dieu Tous les énoncés et toutes les ré­
comme un seul homme monstrueux, ponses du ciel ne se font jamais Que
68, 423. Ceux qui sont dans· l'enfer par les demiers, tels qu'ils sont dans
ne reconnaissent point Dieu, mais le sens de la lettre de la Parole,
ils reconnaissent pour dieux ceux· 222 .
Qui surpassent les autres en pouvoir, .ÉNORMITÉS Qui ont influé dans
45. Tous ceux qui sont dans l'enfer l'~glise, par cela que le Seigneur a
ont élé des hommes, 589. Dans l'en­ été appelé communément Fils de
fer, la plupart excellent dans des Marie,94, .
artifices inconnus dans notre monde, ENS ou Premiel' Etre; sa défini-
et s'y exercent entre eux sur la ma­ tion,28. ,
nière d'allaquer, de surprendre, ENSEIGNER. Le Seigneur enseigne
d'assiéger el d'assaillir ceux qui sont chacun par la Parole, el il enseigne
du ciel, 423. Quand le Seigneur r.st d'après les connaissances qui sont
venu dans le monde, la puissance de chez l'.homme, et n'en infuse pas
l'enfer l'emportait sur la puissance immédialement de nouvelles, 208.
du ciel,3, 579. Alors les enfers s'é­ ENTENDEMENT (1') de l'homme vient
taient accrus pal' le haut au point de la lumière du Soleil spirituel, 35.
qu'Hs remplissaient lout le monde C'est l'un des deux universaux de
des esprits, et que non-seulement la yie de l'homme; il est le récep­
- 527­
tacle et la demeure de son intel\i- ÉPÉE (1') du chérubin, qui se tour­
gence, 778. Il est le réceptacle d~ nai! dans sa main, sign. que le sens
la sagesse et de la foi, 37, 362. Il Y de la lettre de la Parole peut être
. a chez l'homme un entendement tourné de différentes manières,
supérieur et un entendement inré­ pourvu que cela soit fait en l'appli­
rieur, S~5, L'entendemrnt reçoit la quant à quelque vérité, 50S.
foi par le chemin antérieur, et les EPHOD (1') sign. la Parole dans le
connaissances par le chemin poslé­ sens de la lettre, 2~8.
rieur; la rllncontre des influx se ÉPllIlAïM rign. l'entendement de
fail dans son milieu, el la foi nalu­ la Parole dans l'Eglise, 2il7.
relie, y devient foi spirituelle; ainsi ÉPI. Prendre des épis et les man­
l'entendement humain est comme ger, - l\'Iauh. XII. ~ à 9, - sign,
un bureau de cban~e, dans lequel se êlre instruit dans les doctrinaux,
fait la permutation, H. L'entende­ 30L
menl même, dans son essence, esl EPICVRE, 693.
la perception du bien et du vrai, du EPI~E ET CHARDON, - Gen. nI. 5,
juste et du drOit dans les choses ci­ S, - sign, toul mal el loul faux,
viles, 482. L'entendement n'a aucun il9~,
droil sur la volonté, 255. Il a été EPITRES des Apôtres, 355. Epîlre
soumis à la volonlé, car il enseigne de Paul, non publiée, 70L
et montre seulemenl ce qui doit ÉPOUSE (1') sign. Je vrai de la foi,
êLre fait d'après la volonté, 273. 377, L'Épouse de l'Agneau esl la
L'entendement peul être élevé au- Nouvelle Eglise, el non l'Eglise pré­
dessus des convoitises de la volonté, cédente, 1307. L'épouse chaste sign.
el non-seu.lementles voir, mais aussi la conjonclion du bien et du vrai,
les modérer, 574. Il peut s'élever 271.
presque dans la· lumière dans la­ ÉQUlLlBRE (1') spirituel de l'homme
quelle sont les anges, 602. Tel esl est le libre arbitre, 393, il75 à HS.
l'enlendement de la Parole chez Dans l'univers tout lend à l'équili­
l'homme, telle esl l'Église chez lui, bre, !l96.
2~3 à 2!l7. L'entendement mis sous ERREUR fondamentale de l'Eglise
l'obéissance de la foi, el fermé ainsi d'aujourd'hui sur la Rédemplion,
par Ilueligion, esl a"eugle comme ·132,.5S~ ; sur l'Esprit Saiot. ~53.
une laupe, 623. - roir VOLONTÉ. ERUDITS, 77, ~59, 333, ·641.
Er."TnouslAsTES (les) sont saisis ESCLAVES (les) dans Is Parole sont
d'un zèle ardent quand ils prêchent, ceux qui ne sont pas conjoinls au
et ils se persuadcnt que dans leur Seigneur, W6.
cœur il y a la divine opération, U6. ESPACE ET TEMPS. Ce sont les deux
La plupart des enlhousii:lsles, après propres, du monde naturel, qui font,
la mort, tombent dans la folle fan- que loutes choses y sonl finies, 27.
Laisie qu'ils sont eux-mêmes l'Esprit Les espaces el les Lemps ODt élé
Sainl, ~3R. créés avec le monde, cl tirenl leur
ENTRÉE (l') du Seigneur chez origine de ('immensilé et de l'éter­
l'homme avec les divins vrais el les nilé, 27, 3~. Il n'y a rien de l'espace
divins biens est par la région su­ dans l'immensité, ni rien du temps
prême (JU menlal, !l94. Enlrée de dans l'éternité, 3L Ils ont été in­
l'homme dans le monde des esprits, lroduits dans le Monde afin qu'il y
120; ordinairement le trOIsième jour eûl distinction enlre une chose et
après la mort, ~3S. une auLre, 29. Le monde spiriluel
ENVBLOPPE. Aulour de chaque n'e~l pas, comme le monde nalurel,
membre il y a une enveloppe. com­ dans l'espace et le Lemps, mais il
mune, et celle enveloppe s'y insi­ e,;t dans l'apparence de l'espace et"
nue dans chacune des parties qui le du Lemps, 280. Les apparences d'es­
composent, pour qu'elles fassent un paces et de temps, dans le monde
dans chaque fonction et dans cha­ spirituel, som selon les différences
que usage, 60. des états dans lesquels y sonl les
- 528­
mentaIs des esprils et des anges, 29. ment, par la raison que, dans le
ESPRIT (l') de l'homme est le ré­ monde spirituel, l'entendement re­
ceptacle de la vie du mental, ~70. vêl chacun, 663. - Par être en es­
C'est le mental de l'homme qui vit prit, il est entendu l'élat du mental
après la mort, et qui alors est ap­ séparé ~'avec le corps, ~57. Dans la
pelé espril.; s'il est bon, esprit an­ Parole, l'esprit sign. le mental de
gélique, et ensu ite ange; s'il est l'homme, ct les choses qui appar­
mauvais, esprit satanique, ct ensuite tiennent au mental, 156. - Voir
satan, ~ 56. L'esprit de l'homme a MENTAL.
été créé de choses finies, qui sont ESPRIT SAINT (l') n'cst pas Dieu par
des substances spiriluellcs, ~70. Les soi; mais, dans la Parole, par lui
choses finies, dont il est composé, il cst entendu la divine opération
sont dans le monde spirituel, etont procédant de Dieu Un et Tout-Pré­
anssi été transportées dans notre sent, ~3S. ~39. La divine opération
terre, et y ont été renfermées. 470. est, en général, la réformation et la
La vie de l'esprit est l'affection de régénération, H2. Par l'Esprit Saint
l'amour et par suite la pensée, 622. il est proprement signifié le Divin
L'esprit, après avoil' été séparé' du Vrai, par conséquenl aussi la Pa­
corps, vient dans la pleine liberté l'ole; el, dans ce sens, le Seil(neur
d'agir selon ses ail'ections et selon Lui-Même est aussi l'Esprit Saint,
les pensées qui en proviennent, 66·1. ~39. Le Seigneur opère Lui-Même
Alol's l'esprit pense ce qu'il veut, et l"s choses qui sont aujourd'hui attri­
veut ce qu'il aime, c'est là le plai­ buées à l'Esprit Saint comme Dieu
sir desa vie,56S. L'esprit de l'homme par soi, ~ 53. Il n'est nu Ile part ques­
est conlinuellement en société avec tion de l'E~prit Saint dans la Parole·
ceux qui sont semblables à lui dans de l'ancien testament; il est dit
le monde spirituel; et cet esprit, seulement l'Esprit de Sainteté dans
pal' le corps matériel dont il est en· trois endroits, ~5S. Il y eut pour la
veloppé, esl avec les hommes dans première fois un Esprit Sainl, alors
le monde naturel, 475. Si l'homme que le Seigneur vint dans le monde,
ne sait pas qu'il est au milieu Jes ~58. La Vie procédant du Seigneur
. esprits quant h son menlal, c'est est appelée l'Esprit de Dieu, et dans
parce que les esprils avec lesquels la Parole l'Esprit Saint, 461. - Pur
il est en société pensent et parlent l'Esprit de prophétie il est entendu
. spirituellement, au lieu que l'esprit le vrai de la doctrine d'après la Pa- .
de l'homme, lant qu'il est dans le l'ole, - H9. - L'esprit qui vivifie
corps matériel, pense et parle natu­ la lettre est le sens interne on spi­
rellement, 475, 607. Chaque homme riluel, 192. .
aUil'e à lui un esprit semblable à l'af­ ESSENCE)I') suppose l'Être, et c'est
fection de sa volonté et à la percep­ d'après l'Etre qu'il y a l'Essence,
lion de son entendement, 380. Après ·IS, 2~. L'Essence se dit de la subs­
la mort, les hommes S'lnt appelés tance et de )a forme, 37. L'Essence
E'sprits, parce qu'alorsils sont hom­ et la forme font un, comme l'êtreet
mes spirituels, 570. Tous ceux qui l'exister, H'I, Une essence sans
sont dans le monde des esprits ont forme n'esl autrc chose qu'nn être
été consociés à des hommes sem­ de raison, 697. L'essence sans la
blables à eux dans le monde natu­ forme et la forme sans l'essence ne
rel, ·137. Les esprits ne sont pas vus sont rien; l'essence n'a de qualité
par l'homme; pourquoi? ~75. Sont 'lue par la forme, et la forme n'est
appelés esprits angéliques ceux qui, un être subsistant que par l'essence,
dans le monde des esprits, sont pré­ 367. Le' bien est l'essence du vrai,
parés pour le ciel, 387. Les esprits et le vrai est la forme du bien; la
de ['enfer ne peuvent voir la moin­ charité est l'essence de la foi, et la
dre chose de ce qui se passe dans le foi est la forme· de la charité, 367.
ciel, 6·1. Un esprit s'imagine être le L'essence de l'amour est d'aimer les
P!lrsonnage dont il a sur lui le vête­ autres hors de soi, de vouloir' être
-529 ­
un avec eux, et de les rendre heu­ temps, 415. Élernellement sè dit
reux par soi, 43. L'essence de la foi des cboses qui progressent sans fin,
de la Nouvelle Église est la vérité lesquelles sont mesurées par les
d'après la Parole, 344. Les externes temps,3L
lirentleur essence des internes, et ÉTERNITÉ de Dieu, 27 à 35. L'é-·
les uns et les autres lirenl la leur ternité a été l'origine des temps, 27.
des inlimes, 220. C'est d'après son Relativement au~ temps l'infini lé
essence que chacun fait ce qu'il fait, est appelée é(èrnilé, 31. l'al' l'éler­
~ 45. L'essence ou la nalure que cha­ nilé les anges p.erçoivont la Divinité
cun s'est appropriée dans le monde fJuant à l'exister, et aussi quant à la
ne peut pas être changée après la sagesse, 31. - ' Yoü' fMMENSITÉ ET '- ,
mort, WH. - Pair DIVI:'lE ESSENCE. INFINITÉ.
ESSEN'rIELS (les trois), qui sont ap­ ÉTHIlR. Dans les terres el dans les
pelés Père, Fils el Esprit Saint, sont eaux il y a l'éther par lequel le globe
un dans leSeigneur,~39, 167,170, lerraqué est contenu et mis en mou­
172. Le Seigneur, la charité et la vement, 30. .L'éther ne peut influer
foi sont les trois essenliels du salut, dans les bronches des poumons à
"50. Ils sont aussi les trois essen­ moins qu'il ne soi! entouré d'ail', et
liels de l'Église, 712. Tous les essen­ ne devienne ainsi convenable, 833.
tiels de l'Église sont dans la lumière L'élher influe et effiue sans affecter,
spirituelle, ~65. Il Y a pour une 339. Aucune des qualités de l'éther
même chose des essentiels communs ne peut êlre élevée à l'une des qua­
et aussi des essentiels particuliers, Iilés de l'aure, 32. - l'où' ATllIOS­
qui tous font une seule essence, 166. l'HÈRES.
Les essentiels communs d'un homme ETOILES (les) sont aulant de soleils,
sont son âme, son corps et son opé­ et par suite autant de monde,;, 32.
ralion, ~ 6ti, Chaque société du ciel brille parfois
ÉTANG (1') de feu et de soufresign. comme ulle éloile devant ceux qui
l'enfer, 635. sont au-dessous du ciel, 160. Com­
ÉT.lT (1') sc dit de l'amour, de la paraisons avec une éloi le nouvelle
vie, de la sagesse, des il ffeclions, qui apparaît dans le ciel aslral, el
des joies; el, en ,général, dU,bien qui avec le lemps s'obscurcil, 176,
et du vrai, 30. Il Y a deux élals de 348. Les éloiles sign. les connais­
la pensée chez l'homme, l'élat exlé· sances du vrai et do bien, ~98. L'é­
rieur etl'élat intérieur; dans l'état toile qui allai! devant les sages de
extérieur l'homme est dans le monde l'orienl, lors de la naissance d-u Sei·
naturel; dans l'état intérieul' il est gneur, signifiait la connai~sance ve~
dan,; le monde spiriluel, 806. Les na!)l du ciel, 205.
deux étals du' Seigneur dans le l):'l'IlE (1') en soi est Jéhovah. 21.

monde onl élé l'élat de son exinani· L'Elre en soi-ou l'.c.lre de Dieu ne

lion el l'élat de sa glorification, 404. peul êll'e décril, parce qu'il esl 8U­

Les deux élals de l'homme, qui de dessus de loul e idée. de la pensée­

naturel devienl spiriluel, sonll'élat humaine, ~ 8, 28. L'Eire Jjivin est

de réfol'malion ét l'élat de régéné­ l'Être m()rne d'après lequel loutes

ration, 105, 106, 571. - De l'élal choses sonl, et qui doil êlre dan"

des hommes, en général après la Ioules ,cboses pour qu'elles soient,

morl, 28,'. De l'étal des nations ou 18. L'Eire de la Subslance de Dieu

gentils dans "aulre vie, ï95. De l'é­ esl le Divin Bien, 62". L'Êlre de la

lal de ceux qui viendront dans la ,:ie de J'homme esl la volonté, 418.

nouvelle Eglise du Seigneur, 354 Eire, devenir et exisler sonl, entre

ETENDUE (l') exisle d'après le cen­ eux cOll)me la fin, la cause et l'dfct,

tre, et non vice ve7'sd, 35. Le monde 210. L'Elre, à moins qu'il n'y ait

spirituel est, non pas dans l'élen­ subslance, est un être de raison, 20;

due, mais dans l'apparence del'élen­ c'esl-à-dire, quelque chose de pure­

duc, 475. ment idéal, 505. Entre l'êlre el J'es­

ÉTEIINEL (l') est infini quant au sence il faut distinguer comme entre

II. 34
térieur,2L - Voir DWIN ETRE.
---
l'ant6rielU' et le poslérieur; el Pan­
térieu.r est pLu~ universel ql!e le pos­
EXINANITION (l'état d') du Seigneur
a été aussi son él.at d'humiliaLion de­
bommJl, de quelque nation qu'il soil,
a la faculté de recevoir le don da la
Rédemption, 729. B'où vient à
l'homme la facuILé de savoir, de
comprendre et de parler rationnelle·
vant le Père, ~04. Cet état était aussi ment, 7~9.
celui de sa progression vers l'union, FAillE PAR SOI-MÊME appartient à
HO. Sans cel état le Seigneur n'eût Dieu seul, 62~.
pu être crucifié, W4; - Voir GLO­ FALSIFIER la Parole, c'est en pr.en­
RIFICUION. dre des vrais, et los employer à con­
EXISTENCE. - Voir EXISTER. firmer des faux, 162. Exemples de
EXISTER (l'), il moins qu'il ne soit vrais falsillés, ~ 62.
d'après l'Être, n'est pas quelque FAMILLES (les) peuvent être distin­
chose, 21. Entre l'exister et l'exis­ guées d'après une commune res­
tence il faut aussi distinguer comme semblancl' Qu'elles tiennent de leur
entre J'antérieur et le postérieur, 2~ ; premier père, W3, 52~. - Familles
voir Etre. L'Exister de la substance spirituelles, an.
de Dieu es.t le Divin Vrl}i, 6U. Dieu FANATI~~IE. Origi.ne de pl·usieurs
est non-seulement l'ELre en soi, idées et erreurs. fanatiques dans le
mai.. aussi l'Exisler en soi, 21. christianisme, 58, 94, 628.
EXPIATION (1') sign. l'éloignemenl FAISCEAUX. Dans le mental les biens
des péchés ddns lesquels l'homme se sonl liés en faisceaux par les vrais,
précipilerail, s'il s'approchai! de et les maux par les faux, 38.
Jéhovab non revêtu de l'Humain, FAUTE. C'est la faute de l'homme,
~35. s'il n'est pas sauvé, 580,720.
EllTERNE. - 1!'oir INTERNE. ·FAUSSETÉS (les) houchentl'enlen­
FABLES (cerlaines) étaient des cor­ demenl, 508. Origine de plusieurs
respondances, d'après lesquelles s'ex­ faussetés horribles dans l'Église d'au­
primaient les hommes de l'anLiquilé, jourd'hui, 581, 582.
693, 20~, 202, 275. Fables des 1\ n­ Fmx (tous tes) viennent de l'en­
ciens sur les âmes dcs bommes, n~. fer, 68. Quiconque est dans le faux
FABULEUX. Il est plus que fabult'ux d'après le mal est en actualilé, quant
que Dieu ail engendré un Fils de à son esprit, avec les diables dans
toute éternilé, 82. Foi fabuleuse des l'enfer, 69. D'un seul faux décou­
chrétien~ sur trois Personnes divi­ lent des faux en série continue,
nes de toute éternité, et sur la Pas­ ,132. Dans la lueur naturelle sépa­
sion du Seigneur comme· élant la rée de la lumière spirituelle, les
Rédemption, ~2L . faux se montrent.comme vrais et les
FACULTÉ (la) de savoir, de com­ vrais comme faux, 40. Par les faux
prendre et d'être sage est innée chez les vrais non-seulement sont cou­
l'homme, 3~5. L'hommcnaîl facullé verts, mais sont même oblitél'és et
pour savoir et inclination pour ai­ rejetés, 246. Chez ceux qui lisenl la
mer, 48. Dieu conserve toujours cbez Parole d'après le doctrine d'une re­
l'homme, même chez le méchant, ligion fausse, les vrais de la Parole
la faculté de comprendre et l'incli­ sont comme dans l'ombre, et les
nation à aimer, 70. Il Y a deux fa­ faux comme dans la lumière dujour,
.Qultés ou deux parLies du mental, 232. Le faux de religion, confirmé
la volonté et l'enlendemen'l, 601, par l'homme, reste et ne peut être
~58. Description des propriétés que extirpé, 254. Les maux accompa­
c~llcune de ces facultés a par elle­ gnent les faux, et les faux s'alla­
même, 658. Chez tout bomme il ya chent aux maux, 284. Le faux, qui
la fal:ulté de recevoir la sagesse et n'est pas te faux du mal, peul être
l'amoul' qui procèdent du Seigneur, conjoint au bien, 3i8. Lorsque le
U8. L'homme Il la faculléde se CGn­ faux touche le vrai, c'est comme
joindre au Seigneur, et de conjoin­ lorsque la pointe d'une aiguille tOIl­
4rj) le Seigne»r à lui, 7~8. Toul che une fibrille de nerf, 258. Le
faux ne voit pas le vrai, mais le vrai FEUILLES (les) dans les v~élaux
voit Je faul, 759. - Yoir MAL ET font l'office des poumons dans les
FAUI. animaux, 585.
FIANÇAILLES dans les cieul, i47,
OB5. Il cst .dit taux au pluriel, quoi­
que ce mot pris substantivement n'ait
748.
pas de pluliel; mais l'Autem em­
FIANCÉ. Oans la Parole JeSeigneur
ployant les deux expressions fa/sa et
est appelé Je Fian~é, et l'Eglise l'l
falsitates, la première a été traduite
Fiancée, ~22, 252, 783. Une fiancée
par [es faux et la seconde par les
parle continuellement à la vue de
. faussetés. li faut distinguer entre les
son esprit quelque chose de l'image
faux et les faussetés comme entre
de son fiancé, 76;.
l'antérieur elle postérieur; l'antérieur
FIBRILl.AIRE (la substance) du cer­
est plus univ.ersel que le postérieur.

2i. veau, ou substance médullaire, con­


siste en de perpétuelles confascicu­
FÉLICITÉ de la vie éternelle, 73~ laLions de fibrilles qui sortent des
et suiv. La féLicité éternelle n'appar­ glandes de la substance corticale,
lient pas au lieu, mais elle appar­ 3'H.
tient à l'état de la vie de l'homme, FIGUES (les) sign. les biens de la
739. Les plaisirs de l'âme avec les charité, et par suite les biens de la
pensées du mental et les sensations foi dans l'homme naturel, 46~. .
du corps constituent la félicité éter­ FIGUIER (le) sign. le bien naturel,
nelle, 744. La félicité qui ne résulte 609. Les feuilles de figuier sïgn. les
que des sensations du corps n'est. vrais de l'homme naturel, 638.
pas éternelle, c'est une félicité lem­ FILS DE DIEU (le) est Jéhovah Dieu
poraire qui fiait et passe, et parfois dans son Humain, 92 à 94, ~35. La
devient infidélité, 74L reconnaissance que le Seigneur est
FRSTINS (les) qui sont des délasse­ le Fils de Dieu est le premier point
ment~ de la charité existent seule:" de III foi en Jésus-Christ, ainsi la
ment chez ceux qui sont dans un foi dans son origine, 342, 379. Il
amour mutuel d'après une foi sem­ est contre le naturel et le l'alionnel
blable, 433. Les repas ou festins de penser que quelque Fils soit né
dans les Anciennes l€ :dises étaient de Loute éternité de Dieu, 26; et
tles repas de la charité; principale­ qu'il soit descendu et ait pris l'lIu­
ment dans la primitive Église Chré­ main; c'est Jéhovah Dieu qui est
Lienne, 727. Dans celte primitive descen!lu et a élé fail Hamme, 83,
Eg\.ise les. festins ~vaient été insti­ 637. L'Église Ap,'stolique n'a Jlas
tués pour qu'on se livrât ensemble reconnu un Fils de Dieu de toute
à l'allégres.;e du cœur, et aussi pour éternité, mais seulement un Fils de
qu'oll fût conjoint, 433. La' sphère Dieu né dans le temp~, 636. - Dans
spil"iluclle qui régnait dans ces fes­ la Parole, les régénérés sonl appe­
tins était la sphère de l'amour en­ lés fils de Dieu, 572,729.
vers le Seigneur, et de l'amour""à Fn.s 'DE L'no~nIE (le) est le Sei­
l'égal'd du prochain, 433. Feslins I!neur quant à la Parole, 92, 27~.
darrs les çieux, 742, 744. Par le signe du Fils de l'homme dans
FIlU (le), dans le sens spirituel de le Ciel il esl enLE:ndu l'apparition
la Parole, sign. J'amour; le feu de du Divin Vrai dans la Parole d'a­
l'autel et le feu du chandelier dans près Je Seigneur, ~98.
le tabernacle, chez les Israélites, ne FILS DE MARIE (le) est proprement
représentaienl pas autre chose que l'f1umain que le Seignèur a pris,
1" Divin ArnOUl', 35. Le feu sign. le 92. Celui qui croit que le SeigReuf
Divin Bien de l'amour, 68~, 686. est seulement le fils de Mal'ie, im­
Le feu infernal sign, les plaisirs planle en soi différentes idées qui
dont brlJlentles infernaux, 455. Le Sont dangereuses eL· destructives de
feu vu dans les enfers est la colère son salut, 342, De ce nom commnn
s'emporlant contre ceux qui contre· de Fils'de Marie, qui est dans la
disent, t59. .bouche de tous, ont influé dans l'E,".
- 532­
gHse plusieurs énormités, 9~. Il est FLA~IBE~U (le). de la Parole est la
vrai que le Seigneur a été fils de Doctrme, 227, 228. .
Marie, mais il n'est point vrai qu'il FLAMME (la) de l'épée qui se tourne
le lIoit encore, ~02. de côlé el d'au Ire, - Gen. III. 24, ­
FIN (la) est l'intention, ce qu'on sign. le divin vrai dans les derniers,
se propose, 374,523. Il ya Irois qui peut être lourné de la même ma·
choses· qui se suivent en ordre, la nière, 260. La namme est le tout dans
lin, la cause et l'effet. 67. La fin la lumière, 388. La Damme n'est au­
n'est rien, si elle n'a en vue la cause Ire chose que de la fumée embrasée,
eCficiente, et la fin et CllUe cause ne H9.
sont rien, ll'i1 n'en résulte un effet, FLATTERIE. Origine de toulc DaUe·
67, 387. La fin et la cause peuvent rie.592,H~,H7.
être agitées abslractivement dans le FLEURAlSO~ (la) dans le menlal hu·
mental. mais toujours p Jur quelque main est faite par la chaleur et la
effet que la fin a en .vue et que la lumière spirituelles; celle fleuraison
causc procure, 67. Dans toute chose est la sagesse et l'intelligence, 392.
complète il y a fin, cause el effel, FLEUIlS (les), dans les végétaux,
140. La lin, la cause et l'effel sonl sonl les moyens de décanler le suc,
aussi appelés fin première, fin qui en est le sang, el d'en séparer
moyenne el fin dernière, 2·10. La les parties gro~sières d'avec les par­
fin première el la fin dernière con­ Ues pures, 585. Certaines fleurs
tiennenl en elles les fins moyennes, s'ouvrent au lever dusoleil,et sefer­
~52. La fin par les causes moyennes ment au coucher du soleil; pourquoi?
produit les effets, 374. Gelui qui 308.
aime la fin aime aussi les moyens, FOI (la) est la forme de la charité,
43. Quiconque est dans la fin est 367, 386. La foi dans son essence
aussi dans les moyens; car dans est la vérité, H2, 3~7, 348, 377,
lous les moyens il y a intimement 385; c'est la vérité dans sa lumière,
la fin, qui met en acHon et dirige 349. La foi est la vue spirituelle que
les moyens, ~3. Dans l'univers lcs Dieu est, :22, M4, 3&6. Elle n'est au­
fins, les causes et les effets sont con· Ire cbose que le complexe des véri­
lenus dans un enchaînement indis­ lés qui bl'Îlient dans le menlal. de
soluhle, 47, 2~0. L'effel ne peut pas l'hollllne, 346. Elle consiste Il pen~
êlre perfectionné de manièrfl à de­ sel' sainement de Dieu et des choses
venir comme sa cause, ni la cause essenlielles de l'Églse, 621. La foi
de manière à devenir comme sa fin, est le vrai que l'hQmme croit d'après
32. La fin de la créalion a été le ciel le Seigneur, 7~2. Par elle il est en­
angélique d'après le genre humain, tendu tout vrai que l'homme, d'après
par conséquent l'bommp., 66, 773. le SeignoCur, perçoit, pense et pro­
La fin première el fin dernière du nonce, 365,392. Elle est la conjonc­
Seigneur est le salut et la vie éter­ lion ave,; l)ien par les vrais qui ap­
nelle des hommes, ~52. - Voir partiennent à l'entendement el
CAUSE; EFF.t:TS. par suite à la pensée, 369. La
FINI. TOUL cc qui a élé créé est foi et le vrai font, une seule
appelé fini respeclivement à Dieu cbose; le bien de la foi esl comme
qui ~st inlini ou non fini, 29, 33, l'âme, et les vrais en font le corps,
470. L'infini ne peut créer autre 618. La foi de l'Eglise sur Dieu est
chose que le fini, 470. Comme comme l'âme du corps, et les doc­
l'homme est fini ot pense d'après Irinaut en sont comme les membres,
des choses finies, si le fini qui esl 177. La foi de chaque Eglise esl
adhérenl à sa pens~eétait enlevé, il comme une semence d'où sortent
percevrait comme si le l'esle n'élail Ions ses dOl/mes, ~78, 338. Telle est
rien, 29. Le fini·esttoul. à faiL inca­ la foi d'une Eglise, telle est sa doc­
pable de voir l'Infinité de Dieu, 28. trine. ~77.. La foi entre dans Ioules
Los finis sont les réceptacles de l'In­ et dans cbacune des parties du sys­
fini,33. tème tbéologique, comme le sang
-- 533 ~

entre dans les membres du corps, vient du Seigneurseul, 359. L'homme


343. La foi vraie et unique, c'est la peut s'acquérir la foi, 3:J6. - Poir
foi au Seigneur Dieu Sauveur Jésus- CHARITÉ ET FOI.
Christ; et elle demeure chez ceux FOI DE LA VIEILLE ÉGI.ISE, ou
qui croient qu'il est Fils de Dieu, le ÉGLISE D'AUJOURD'HUI. Dans celle foi.
Dieu du ciel et dc la!erre, et un avec qui dans sa f-ormeinlerneesten trois
le Père, 378,379. La foi en un seul aieux, et dans la forme externe en
et vrai Dieu fait que le bien est aussi lin seul, il ya des fausseté~ en foule
- dans la forme interne, et la foi en un ,178. Par l'introduction de celte foi
faux dieu fait que le bien est le bien dans les Églises Chrétiennes, tout
seulement dans la forme externe, ce bien de la charilé et tout vrai
qui n'est pas Je bien en lui-même, de la foi Qnt été bannis, car ce
652. La foi salvifique est la foi au bien et ce vrai ne séjournent en au- _
Seigneur Dicu Sauveur Jésus-Christ, cune mani'ère avec le culte menlal
337 à 339. 38-1.' Lit vie el J'essence de Irois dieux joint au culte oral
de la foi soutle Sei~neur, ainsi vicn- d'un seul Dieu, 634. La foi d'aujour-
nent du Seigneur, iS47. C'est une loi d'hui empêche de voir' avec clarté
de l'ordre, que l'homme doive s'in- les vérités qui sont dans la Parole,
troduire dans la foi par les vérilés 648. L'idée de trois lJieux introduit
d'après la Pa'role, et dans les biens une foi stupide, 483. La foi en un
de la charité par les bonnes œuvres, Dieu invisible est en actualité unc
74. Les vérités, dont se compose la roi aveugle, parce que le mental hu-
foi au Divin Humain du Seigneur main ne voïl pas son Dieu, 339. La
Dieu Sauveur, sont toules comme foi d'aujourd'hui a pour conséquence
des éloile~ qui par leurs lumières que Dieu est la c3,use du mal, 489.
se manifestent et lui donnent une - La foi sans la charité n'est point
forme. 437. L'homme lire celle t'oide la foi, 392. La foi n'est pas la foi, si
la Parole au moyen Je sa lucul' na- elle n'est pas conjointe à la charité,
turelle, dans laquelle elle est science, 336, 355, 367, 377, 387. La foi sé-
pensée et persuasion; mais le Sei- parée de la charilé est comme la lu-
gneur, chez ceux qui croient en Lui, mière de l'hiver, et la foi conjoinlë
fait qu'elle devient conviction, assu- il la charité est comme la lumière
rance et confiance, 437. ' Comment du primtemps, 385,648. La doctrine
la foi naturelle, l/ui n'f\st qu'une que la foi seul" sauve, et que per-
persI;lasion, devient la foi spirituel le, sonne ne peut faire le bien par lloi-
qui estla reconnaissance elle-même, même, empêche qu'il n'y ait péni-
-li. La foi est formée par cela que lence chez les RMormés, 561. La
l'homme s'adresse au Seigneur, s'ins- Foi; l'Impulatiou et le Mérile du
Iruit des vérité d'après la Parole, et Christ, dans l'Église d'aujourd'hui,
vit selon ces vérités, 347, 348. L'a- sont un, etpcuventêlreappeléslriun,
bondance des vérités, Iiée~ ensem- cal' ~i l'un des trois élait Mé, la théo-
ble comme en un faisc"au, exalte et logie d'aujourd'hui deviendrait nulle,
perfeclionne la foi, 349. Les vérilés 626, 627. Celle foi n'est pas la foi
d" la foi, quelque nombrcuses chrétienne, parce qu'elle n'est pas
qu'elles soient, et quelque dilférenles d'accord avec la Parole, et l'imputa-
qu'elles soient, font un pal' le Sei- lion de celle foi est vainc, pnrce que
bneur, 354. Dans son essence la foi le mérite du Christ n'est pas imputa·
est spirituelle, mais dans sa forme elle ble, 627. Celle foi est'décrite dans
est naturelle, 339. Quand l'homme l'Apocalypse par le Dragon, et la foi
est dans la foi spirituelle, il es\. alors <le la Nouvelle Église par la femme
aussi dans la fOI naturelle. car la foi enveloppée du soleil, sur la lèle de
spirituelle cst intérieurement dans la laquelle il y avait douze tiloiles, 61,8.
foi naturelle, 360. C'est la foi atla vie - La foi purement naturelle. ou la
selon la foi qui instaurent et font rE- foi privée de' l'essence spÎl'il uelle,
glise chez l'homme, 2";). Rien de la 1n'est point la. foi, c'est ~eulrmenl
foi ne vient de l'h~mme, mais tout une persuasion ou delascience,339,
- 534 ..,­
345. L'homme purement naturel, eL gneur, c'est la ·reconnaissance qu'il
morL quanL à la foi, peuL penser, eslle Fils de Dieu, 342; voir FILS
parler eL ens':ligner sur la chariLé eL DE DIEU. La foi de la Nouvelle Église
sur Dieu, mais non d'après la foi, est que de loule éLernité il n'y a eu
ni d'après la c!)arité, ni d'après Dieu, qu'une seule Personne Divine; qu'il
384. Un langage habiLuel d'après la ya une Divine Trinité unie dans une
mémoire, quoique non d'après la Seule Personne; celle foi esL diri­
'pensée eL l'.inLelligence, produiL, une gée vers Dieu visible eL accessible,
espèce de foi, 77. Si lafoiesLfausse, dans lequel il y a, comme l'âme est
elle se prostiLue avec 10uL vrai de dans le corps, [lieu invisible el inac­
l'Église; elle le ~ourne à gauche el cessible; elle Lui altribue Loule puis­
le falsifie, eL elle rend l'homme in­ sance d'impuler, et aussi d'opérer
sensédans leschosesspÜ"iLuelles,~77. les effets du saluL ; elle Le reconnaît
- Il Y a la foi vraie, fa' foi bâlarde loutàlafoiscommeCréateur,Rédemp·
el la foi hypocrite. La foi bâlardeesL leur el Sauveur; elle.enseignela péni­
celle dans laquelle les faux ont élé tence, la réformalion, la régénéra­
mêlés aux vrais, 345, 346, 380. La lion, eL ainsi la rémission des pé­
foi hypocrite ou pharisaïque esL la chés, l'homme y coopéranL; une
foi de la bouche el non du cœlll', impulation du bien et du mal, et en
345,346,381. La foi prostiluée esl même Lemps de la foi; que Jé~us­
celle qui provienl des vrais falsifiés, Christ est Dieu Rédempteur et Sau­
345, 346, 380. La foi adultère est veur; que l'homme a le libre arbi­
celle qui provientdesbiensadulLérés, lre dans les choses spirituelles; ct
3~5, 346, 380. La foi bouchée ou elle conjoint la foi au Seigneur et la
aveugll' esL la foi des choses mysti­ charilé à l'égarllduprochain,comme
ques, que l'on croit, quoiqu'on ne deux choses inséparables, eL cons­
sache pas si elles sont des vrais ou tilue ainsi la religion. En Lout cela
des faux, ou si elles sonl au-dessus elle est enlièrement opposée à la foi
lie la raison ou contre la raison, de la précédente Église, 6H. Il esL
345, 346. La foi erralique ou vaga­ maintenant permis d'entrer intellec­
bonde esL la foi en plusieurs Dieux, tuellemenL dans les arcanes de la
345, 3~6. La foi louche est la foi en foi, 50S. - Voir NOUVELLE ÉGLISE.
un autre Dieu que le vrai Dieu, eL FOIE (1.::) élabore librement le sang,
chez les chrétiens, en un autre Dieu 496.
que le Seigneur Dieu Sauveur, 345, FONCTIONS. Il y a dans le Seigneur
3~6. La foi visionnaire ou à rebours deux fonclions, la fonction saèerdo­
esL l'apparence {lu faux comme vrai laie eL la fonction royale; lout ce
d'après une ingénieuse confirmalion, que le Seigneur a fait et opéré d'a­
345, 346. Il n'y a aucune foi chez ~rès le Divin Amour ou le Divin
les méchants, 382 à 384. Bien, il l'a faiL eL opéré d'après sa
FOI VE LA NOUVELiE ÉGLISE. Elle fonction sacerdoLale, el loul ce qu'il
esL comme la pol'le par laquelle il y a fait d'après la Divine Sagesse, il
a eutréc dans leTempleduSeigneur, l'a fait el.opél'é d'après sa fonction
L - Forme universelle de celle I:oi, royale, ~ ·(4. Il Ya des foncLions daqs
2. - Forme sin~ulière, 3 - L'Etre le ciel, 694.
lie la Foi de la Nouvelle Église est: FOXDEME, TS (les) de la muraille de
·Iu La conliance au Seigneul' Dieu la Nouvelle Jél'usalem sign. les doc­
Sauveur Jésus-Christ, 2° L'assul'Unce lrinaux de la Nouvelle Église d'après
que celui qui vil bien eL croit selon le sens de la leUre de la Parole, 209,
les rèF(les esL sauvé pal' Lui. L'Es­ 2n.
sence de celte foi est la vérilé d'a­ FORÊT (la) ,~ign. la science, 200.
près la Parole. Son ExisLence est, FORMATIONS. Commenlelles se fonl,
.(0 la vue spirituelle; 2° l'accol'û des 28. Formation de la foi, 347,348.
vérités; 3u la conviction; 4° la re­ FORME (la) unique, la Formemême,
connaissance ~ravée dans le menlal, la forme première, c'est Dieu, et
3H. Le ~cr pOllll de la foi au Sei­ celle Forme esL la forme humaine,
- 585­
20, 37. La: forme huma'me ,n'est pas ,les vrais c1îrétienss'appelaienHrères
autre chose que l'iIilàge du Ciei, 739. dans le Christ, 434, 636.
Le Ciel angéliquedanssaplusgl'ande FROMENT (le), - Malth. VIII. 29,
effigie est la forme de ('Ordre Divin, 30, - sign. les vrai's et les biens de
65. L'homme a été crée fOl'mede 1'0,·­ la Nouvelle Église, 784.
dre Divin, 65. L'amour opère dans la FRUCTIFICATION perpéluelledù bien,
forme el, parlaforme37, lIaéLécréé et conséquemmeut de l'amour, 7·18.
des forroes pour recevoir l'amour et FRUITS (Ies~ sont les bonnes reu­
la sagesse, la charité et la foi, le bien qoUe I-e Seigneur fait par l'homme, et
etlevrai,qui nesont pointcréal>les; les que l'homme fait de soi-même d'a­
mentais humains et angéliques sonl près le Seigneur, 462.
ces fOI'mes, 40. Chacun reçoit. selon. FUIR les mau·x est la première ChOSll
sa forme la vie qui procède de Dieù, de la charité, 535.
366. Celle forme, par laquelle il esL FU~IÉ:E (la), vue dans les enfers,
entendu l'état de l'hamme quant à sort des faux confirmés pat' les rai­
sonamouretàsasagessè,produitles sonnemenls, ~59, 504. - Voir
variations,366. La forme de l'hom me. rLAmm.
·qui a éLé introduite par les états de sa GABRIEL et !\fIcHEL ne sont pas les
vie, varie les opérations, 366. L'bom­ noms de deux personlnes dans le
me qui divise le Seigneur, la charité ch?l; mais par ces noms sont enten­
el la foi, n'est pas une forme qui re- dus tous ceux qui, dans le ciel, sont
Çoil, mais il esl une forme qui déLI'uil, da ns la sagesse concernanl le Sei­
367. La forme n'est unêtresubsistant gneur etl'ado'rent, 300.
que par l'essence, 367. Sans la GÉNÉRATION des nommes, 92, -103;
forme, il n'y a pas de qualité, 753. voù· AME. Dans la Parole les géné­
La ql1àlité ne vieilt pas d'ailleurs quI' rations naturelles sign. des gériéra­
cie la forme, 53. - ,,"oir ESSENCE; tions spirituellp.s, 583. Tout ce qui
SunsTANcE. se dit de ~a génération naturelle,
FORMULE DE CONOORDE' (la) établil peut se dire de la génération spiri­
solidement que la nature humaine du t.uelle, 584.
Christ a été élevé à la Divine MajesLé, GENÈSE. Les ~ ers ChapHres ont été
~Of ; et que dans le Christ Dieu est extraits de l'Ancienne Parole- par
Homme el l'Flomme est Dieu, H2, Moïse, 279.
~37. !\fais celle Formule de concor­ GENEv~8~3.
de, sur l'ort.hodoxie de laquelle ju­ IlNIE céleste es honimes de la
rentaujourd'hui lesProteslants-Évan­ Très-Ancienne Église. 202: Il règne
géliques, ense:~ne que l'homme n'a toujours partout un génie commun
-pas le librearbitredansleschosesspi­ parmi les peùple! d'une même lan­
rituclles, 356,463,484,503. 811e met gue,813.
la confession de lèvres à Ill: place de GENTILS (les anciens) ont reconnu
la pénitence actuelle, Elle déclare une Déité suprême, qli'on nomma
que c'est une damnabl~ iclolâtl'ie, si Jupiter (lavis), mot dérivésansdoute
la confiance et la foi du cœur sonl de Jéhovah, 9, 275; comme ils pen­
placées aussi sur la nature humaine saient matériellement à Dieu, et par
du Christ, 798. Et enfin elle admet conséquent aussi au: attributs de
le dogme exécrable de la prédestina­ Dieu, ils ont fait non-seulement Irois
tion,798. , dieux, mais une multitude dc dieux,
FONTAINE (la) de Jacob, sign. la jusqu'à plus de cent; car de chaque
Parole, ~90. Boire des eaux de la aLlrrbut ils faisaient un Dieu, 623.
fontaine, c'est être instruit des vrais, Tous ceux qui croient en un Dieu et
et des biens au moyen des vrais, et vivenl ~clon les préceptes de leur
ainsi avoir la sagesse, 693. religion sont sauvés, ~07. Les Gen'·
FRATERNITÉCHRI\ni'NNE(veille),459. tils, de quelque culte qlie ce soit,
Fraternité spirituelle, 434. Î'·raterni· ont en aversion le Christianisme
té avec les salans. 380. uniquement à cause de la foi en 1rois
FlIÈRES. Dans l'Église Apostolique_ Dieux, ~83. Des nations ou Genlils
- 536­
dans le monde spirituel, 835. - Voir GOUTTE SEREINE. La Foi bouchée
NATIONS ET PEUPLES. ou aveugle peut être comparée à la
GÉOMÈTRIE (la) enseigne qu'il n'y a goutte sereine, 3116, 620, 6~5. .
rien de complel; ni de parfait, qui ne GOUVERNEMENT (le) da trois Per­
soillrine, 387. Il Y a dans la géomé­ sonnes Divines dans le Ciel, serait
trifl différentes séries qui vont jus­ semblable au gouvernement de trois
qu'à l'infini, 3l. rois dans le même royaume, UL
GERMINATION. D'où pr.oviennent son GRACE U\VINE (la) est un. attribut
commencement et sa perpétuité, de l'Essence Divine, ~6~. Elle est in­
.499. finie et éternelle; du côté de 'Dieu
GUNDE PINÉALE 697. elle demeure éternellement; du côté
GLANDULAIRE (substance) du. cer­ de l'homme elle peut être perdue, si
veau,3iH. l'homme ne la reçoit pas, ~61.
GLAUCOME, 3116. GRÈCE, 202, 275.
GLOBE TERRAQUÉ. ~n quoi il con­ GRECQUE (l'~lise) son erreur, ~53,
siste, 33. Par quoi il est contenu et 647. - Voir iGLISE GRECQUE.
mis en mouvement, 30. - Voir GRÊLE (la) sign. le faux infernale,
ÉTHER. 635.
GLOIRE (la) sign. le sens spirituel GRENOUILLES (les) sign. les raison­
de ·Ia Parole, ~98, 27~, 770; et la nements qui proviennenl de la cupi­
transparence de ce sens par le sens dité de falsifier les vrais, 635.
de la lettre, 27,1. Quand il s'agit du GUERRES (les) de Jéhovah sign. les
Seigneur, la Gloire sign. le Divin combats du Seigneur contre les en­
Vrai uni au Divin Bien, U8. La fers et les victoires qu'il remportait
Gloire, dans laquelle le Seigneui' doit sur eux, quand il viendrait dans le
venil', sign. le Divin Vrai dans sa Monde, 265. C'était Je 'nom d'un des
lumière, dans laquelle est le sens livres de J'Ancienne Parole, 279.
spirituel de la Parole, 7~0. I)ourquoi GYMNASES dans le Monde spirit uel,
il est dit, dans Esaïe,IV.5,s1!.rtoute 35,~32,~36,1I59,69~,697.
gloire une couverture, 2~ 3. H. La leure H, ajoutée aux noms
GLORIFICATION (la) du Seigneur a d'Abram et de SJraï, sign: J'Infini et
été l'unj,on de son Humaiu avec le l'Éternel, 278. .
Divin de son Père, union qui a été HABITUDE (1') fuit une seconde na­
successivemcnt faite, et· a été pl(ü­
ture; 563. L'habitude de ne pas faire
nement acbevée par la passion de la s'invélère cbez l'homme, etamène un
croix, ·126, ~28, 97. État de glorifi­
non-vouloir, 56~.
cation du Seigneur, W4; voi?' EXI­ HAINE (la) pousse à la vengeance,
NANITION. Le Seigneur était dans cetqui intérieurement fomenle le meur­
état quand il fut transfiguré devanttre, 6·12. L'homme qui n'est pas ré­
se<; Irois disciples, ~O~. Glorificalion
généré n'est que haine contre toutes
ou célébration du Seigneur, 625, les cboses qui apparliellnent à lachu­
738. rilé,593. .
GLORIFIER, c'est faire Divin par l'u­
HAMllOURGEOIS,8·16 .
nion avec soi, HO. Le Seigneur a HARMONIE PRÉÉTABLlE,696.
~Iorj(jé son Humain et l'a rendu HÉBRAIQUES (leUres), 2111,278.
Divin de la même manière. qu'il HÉLICES perpétuelles dont se com­
régénèl'e l'homme et le rend spi­ pose l'organismespirituel du ceneau,
rituel, ~05, 684. Rendre l'homme 578.
spirituel, c'est le glorifier, 599. I~ÉLICON, 692, 693.
GODESCHAl.K, .486.
~IÉMIPLEXIE, 367.
GOG sign. le culte externe sans
1JÉ~IORROlbES (les) sign.lesamours
l'int(~rne,200. naturels Ijui, séparés de l'amour spi­
GOUFFRE immense entre le ciel cl rituel, sont impul'l>, 203. .
l'enfer, 56, 1155, 569. En quoi il 1:1 ÉRACI.i'fE, 693.
consiste, 1175. Pourquoi ce gouffre HÉRÉDIT.\IRE (pal' l') lout homme
exisle, 74. lient de ses parents de faire le bien
- 537­
et le juste pour soi et pour le monde, n'a eu aucune connaissance juste
et nullement pour le bien et pour le du Seigneur j 30 la passion de la
juste, 423, Le mal héréditaire vient croix il été pl'ise pour la Rédemption
des parenls, qui transmellent aux elle-même, 378. C'est de la foi en
enfanls l'inclination au mal dans le­ trois Personnes Divines que sont
. quel ils ont été eux-mêmes, 469, sorties tant d'énormes hMésies sur
520, 52~. 822; mais il dépend de Dieu, 23.
chacun de s'adonner à ce mal, ou HÉRITIERS (les) du Seigneur sont
de s'en reti rel', 469. Ce ma 1agil ùans ceux qui ont la foi en Lui, et qui ne
l'homm~.et sur l'homme, s'il agissail sont pas dans les maux de la vie,
par l'homme, l'homme ne serail pas 729.
réformable, el il ne serait pas coupa­ HÉROS. Le Seigneur est appelé Hé­
ble, ~ 54. Les maux héréditaires dans ros, ct Héros Ile guerre, - .Ésaïe,
lesquels l'homme naît sont princi­ XLII. ~ 3. IX. 5, - parce qu'il a vain­
palement sortis de l'amoul' de domi­ cu seul les enfers sans le secours
ner sur lous, et de l'amour de pos­ d'aucun ange, l16.
séùer les richesses de lous, 49R, 662, HÉTÉROGÈNE. Ce qui est hétérogène
822, 823. C'est dans ces deux amours cause des lourments, au diable dans
que le mal héréditaire habile dans le ciel, et à l'ange dans l·enfer,
sa plénilude, 822. L'homme naît non 622.·
pas dans les maux eux-mêmes, mais HIBOUX (les) représentent les pen­
seulement dans l'inclination aux sées de ceux qui ne veuleilL pas et
maux, mais portée plus ou moins ne' peuvent pas pel'cevoir le vrai,
vers ùes maux particuliers; c'est mais qui perçoiventseulementlefaux
pourquoi, après la marI, uul n'est <12­
jugé d'après quelque mal héréditaire, HIÉROGLYPHES des Égyptiens. Ils
mais chacun est jugé d'après les provenaient de 1;1 science des corres­
maux actuels qu'il a lui-même com­ pondances, 201, 205, 833.
mis, 52~. Ce penchant au llIul est HOLLANIJAIS (les) sont plus que tous
brisé uniquement par la nouvelle le·s autres dans l'amour du commerce
naissance qu.e donne le Seigneur, comme fin, l'argent élant seulement
sans laquelle il s'accrOîLdanscbaque le moyen, et cel amour'est spiriLuel,
général ion successive, 521 . Tous les 80·1: Ils tiennent plus fermement que
maux vers lesquels l'homme incline les autres aux principes de leur re­
par naissance ont élé inscrils dans Iil!ion, et ils ne s'en écarlent point,
la volonté de son homme naturel, 202. Ceux qui ont mené dans le
659; ces maux, en tanlquel'homme monde quelque vie de la charité sont
en tire de celle volonté, inOuent préparés pour Je ciel, lorsqu'il& sont
dans ses pensée" 659. - Voir dans le monde· spirit.uel, et devien­
MAL. nent ensuite plus constants que les
HÉRÉSIES (toutes les), qui ont élé autres, 802; voir aussi, 72, ~61.
et sont encore dans le monde ch ré·· HO~lICIDE. Par les homicides, dans
tien, sont nées de ce que les appa· un sens naturel large sont entendues
rences du vrai- ont été prises pour les inimitiés, les haine et les ven­
des vrais réels, et ont confirmées, geances, qui respirent la mort, car
25<1. Les hél'ésies elles-mêmes ne en elles est caché l'homicide, 309.
damnent pas; mais ce qui damne, Dans le sens spirituel, par les homi­
c'est quand on confirme les fausse­ cides sont entendues toutes les ma­
tés qui sont dans l'hérésie, et qu'on nières de tuer et de perdre les âmes
a une vie mauvaise, 25<1. Les lJéré­ des hommes, 310. Dans le sens cé­
sies ont principalement proOué de leste, il est enlendu se meUre témé­
gens sensuels, 1,02. Les causes de rairement en colère contre le Sei­
lant de déchirements et de sédiLions gneur, l'avoir en haine et vouloir
dans l'Église, dès mn enfance, ont détruire son nO!1l, 3H.
été principalement ces trois: ,1 0 La HOMME (1') a été créé forme de 1'01'­
Trinité n'a pas été comprise j 20 on dre divin, 65 à 67. Il n'est point la
- U88
vie, mais il esl un réceptacle de la oxlel'lle est l'enfer dll'ns la f0ttne la
vie qui procède de Dieu, 470 à 474, plus peLile, 612. L'homme inlerne
692. Il esl ainsi le réceptacle de l'a­ chez les méêhants a élé conjoint aux
mour et de la sagesse, et à propor­ dia:bles dans l'enfer, et chez les bons
lion qu'il les reçoit, il devient l'i­ il a été conjoint aux anges dans le
magc dc Dieu, 48, 692. L'homme ciel, 45:>,607, 6-10. La conjonction
est un organe récipienl de Dieu; el entre les hommes et les anges el es­
il e!:l organe selon la qU'alité de la prils csl très-étroile ..607. Si les an­
réception, 34. L'homme tout entier ges el les esprits se reliraient de
n'est autre chose qu'une forme 01'­ l'homme, l'homme tomberait moN
ganisée pour réception de la cha­ comme une souche, H8, 607. Dieu
feul' el de la lumière, tant du monde opère continuellem.ent la conjonc­
nalurel que du monde spirituel, 472. lion de l'amour et de la sagesse chez
-L'homme est homme, non d'après l'homme; mais l'homme, s'il ne
sa face humaine el son corps humain, tourne pas ses regards vers Dieu, et
mais d'après la sagesse desonenlen­ ne croit pas en Dieu, opère conti­
demeRt et la bonté de sa volonté, nucllemenl la division, .H. Dieu est
417. Par création l'homme est en dans toul homme, tant méchanl que
très-petit l'effigie, l'image cl le type bon; mais l'homme n:'esl pas dans
du grand ciel, 739. Par ses paTents Dieu, s'il ne vit pas selon l'ordre,
il naît dans les maux de lout genre 70, 74. Dieu ne peul pas plus être
570. Quand il naît, il est plus bruIe ausent de l'homme, que le soleil ne
qu'aucun animal, mais il devient peut l'êlre de la lel're par 13 chalear
homme par les instruclions, qui à et la lumière, '70. L'homme seul rc­
mesure qu'elles sont reçues forment çoit immédiatement du Seigneur la
son menlal, .H7. L'homme esl né lumière et la chaleur spiriluelles,
afin qu'il vive non pour lui seul, c'est-à-dire, la sagesse el l'amour,
mais pour les autres, 406. Tout 473. L'homme a la faculté de fermel'
homme n'est composé que de choses et d'ouvrir la porte entre les pensées
qui sont dans la terre, et d'après la et les paroles, el. entre les intentions
Lerre dans les atmosphères, 470. et les actions, 566. Toules les choses
L'homme. dans l'élat terrestre peut que l'homme veut, et Ioules celles
être compal'é à un ver, et dans l'état qu'il comprend, influent du deQors,
céleste à un papillon, '12, 4.9, 362; les biens qui appartiennenL à
571. L'homme a été créé de lelle l'amour eL il la charité, et les vrais
sorte qu'il esL en mêml': temps qui appartiennent il la sagesse et à
dans ·Ie monde spirituel et dans la foi, influent du Seigneur. el. tout
le monde naturel, 401. Il a par ce qui est contre ces biens et ces
con.,équcnt un .inteme par lequel il vrais influe de l'enfer, 362. Chaque
est dans le monde spirituel, et qui homme jouit de la puissance de
e<.t appelé l'homme interne, et un comprendre les vrais et de vouloir
externe par lequel il est dans le les biens, 417. De lui-même l'homme
)'Oonde naturef, et qui est appelé ne veut comprendre aulre choseque
l'homme externe, 40·1, ·14. L'interne ce qui procèdl': du propre de sa vo­
constitue l'homme qui èst appelé lonté, 273. L'homme peul. s'acqué:..
Esprit, el qui vit après la morl,. U. l'il' la foi. 356; il peut s'acquérir la
Tout hnmme quant à son esprit est charité, 357 ; il peut aussi s'acqué­
consocié à ses semblables dans le l'il' la vie de la foi et de la charit~,
monde spirituel, et il est pour a-insi 358; cependill\L rien de la foi, rien
dire un avec eux, U, 454,607. L'es­ de la charité, ni rien de la vie de
pdt de l'homme est son mental et l'uneetclel'autl'enevientdel'homme,
-tout ce qui en procède, 156, 157. mais tout vient du Seigneur seul,
vuir MENTAL. t'ho:l:me quant aux 3:>9, L'homme a été créé pour rece­
intérieurs de son mt)nlal esl né spi­ voir de \)ieu l'an:our et la sagesse,
rituel, par conséquent pour le ciel, et cependant en toule ressemulance
et cependant son .homme naturel ou comme de lui-même; et ceta ,-à cause
-î):W ­
de la réception et de laconjonction; tuel, et par suile il re~arde les
et, en conséquence, l'homme nenaîl choses spirituelles comme des chi­
dans aucun amour, ni dans aucune mèl'es, ~33, 276, 381, 474. Il ne
science, ni même dans aucune puis­ peut être persuadé que la Parole
sance d'aimer et d'être sage par lui· est le Divin Vrai même, l'enferment
même; c'est pourquoi, s'il attribue la Sagesse Divine et la Vie Divine,
tout bien de l'amour et tout vrai de parce qu'il la considèl'e d'après le
la sagesse à Dieu, il devient Homme slyle, dans lequel il ne voit ni celle
vivant; mais s'il se les attribue 11 sagesse ni celle vie, ·19-1, 200, 40-1.
lui-même, il devient homme mort, L'homme purement naturel nepense­
48. Tout homme après la mOïtvient aux Divins Vraisqucd'aprèslesmon­
dans le monde des esprits, et est ab­ dains, ainsi d'après les illusions des
solument semblable 11 ce qu'il était sens, 297,402,1,70. Il regarde comme
auparavant, -120 ; il est en parfaite des folies leschoses quiappartiennent
forme humaine, 792, 793. Après lil à l'esprit ou les spirituels, 38-1, Il
mort, l'homme régénéré vient d:UIS voit à con Ire-sens -tout ce qui est
le ciel vers le Seigneur lui-même; spirituel, 50L Il peut voir les maux
quoiqu'il soit mort vieux, il revient et les biens chez les autres, mais il
dans le matin de son âi-{e, 769_ ne \'oit aucun mal chez lui, 561,. Le
Ho~nlE INTERNE ET HOmlE EXTEI\~E, vrai, qui en soi est le vrai, ne peut
L'homme interne e~t celui qui est être niconnu ni reconnu par l'homme
appelé homme ~pirituel, parce qu'il purement naturel, et ne peut êll'e
est dans la lumière du -ciel, lumière donné par Dieu à cet homme, parce
qui est spirituelle ;' et l'homme ex­ que ce vrai tombe dans un récepta­
lerne est celui qui est aopelé homme cle reloul'llé, el devient le faux,754.
natJrel, parce qu'il est: dans la lu­ L'homme naturel avant la régénéra­
mière du monde, lumière qui est tion est divisé en interne-et externe,
naturelle, 401, L'homme inlernedoit 592. L'homme interne naturel doit
d'abord être réformé, et par lui d'abord être régénéré, et par lui
l'homme exlerne ; et ainsi l'homme l'homme externe, 593. L'bommena­
est régénéré, 591. à 595. L'homme Lurel avec ses convoitises doit êtl'e
externe ne devient interne, 011 ne dompté, suhjugué et retourné, 574.
fait un avec l'inlerne, que quand les HO~IME SENSUEL (1') est hon:me na­
convoitises ont élé éloignées, 326. turel au plus has degré, 402. Est ap­
Quand l'homme inlerne veut bien, pelé sensuel celui qui juge toutes
et que l'homme externe agit bien, choses d'après les sens du corps, et
alors l'un el l'auLre font un, 310. qui ne croit que ce qu'il peut voir
Les causes de toules choses sont for­ -des yeux et toucher des mains, !'02.
mées dans l'ho_mme inlerne, el tous ~65. L'homme serisuel et corporel,
les eUets se font par sllite dans considéré en lui-mêmc, est tout à
l'homme exleme, 473. L'homme est fait animal, il ne diffère de la brUie
en soi Lel qu'il est quant 11 son que parce qu'il peut parler et rai­
homme externe, !'54, sonner, 296,328, 566. Les intérieurs
HO~IME NATUREL (l'), con&idéré en du mental, qui voient d'après la lu­
lui-mème, quant à sa nature ne dif­ mière du ciel, ont été fermés dans
fèr!' en rien de la nature des bêles, l'homme sensuel, de sorte qu'il ne
il est pareillement féroce, 57!', 566. l'oit rien du vl'ai qui appartient au
Il ne peut rien percevoil' de ce q-ui Cie_l et à l'Église, 402, 565. Les
concerne Dieu; il ne perçoit que ce hommes sensuels raisonnent avec
qui concerne le monde, ~ l. Il attrI­ rigueur et avec ad-l'esse, paree que
bue tontes choses à la natul'e, et leur pensée est si près du langage,
ainsi il pense sensuellement et ma­ qù'el1e est presque dedans et comme
tériellement, n. D'apl'ès sa raison dans leurs lèvres. et parce qu'ils
il ne peul saisir que ce qui appar­ placent Ioule l'intelligence dans le
tienl à la nature, 22. Il agit conti­ langage qui provient de la mémoire
nuellement contre l'homme spiri­ seule, 402, 565. Les -savants et les
- 540­
érudits, qui se sont profondément autrement que d'être conçu, d'être
conlirmés dans les faux, sont sen­ élevé, d'apprendre successivement
suels plus que tous les autres, 402, les sciences, et d'être par elles in­
565. Les hommes sensuels sont plus troduit dans l'intelligence et dans la
rusés et ont plus de malice que tous sa~esse, 89. C'est pour cela que,
les autres, 56:>. Ceux qui l'aisonnent quant à l'Humain, il a été pelit en­
d'après les sensucls seuls étaient ap­ fant comme un pelit enfant, enfant
pelés par les anciens les serpents de comme uu enFant, et ainsi de sui le,
l'arbl'e de la science, 565, 402. Tous avec la seule différence qu'il ache­
. ceux qui sont dans l'amour de do­ vait celle prcgression plus vile, plus
miner d'après l'amour de soi sont pleinemenl et plus parfaitement que
des hommes sensuels, 405. . les autres, 89. Pal' les acles de la
HOMOGÈNE (l'affection) conjoint, el Rédemption le Seigneur a dépouillé
l'affeclion hétérogène sépare, 622. l'Humain provenant d'uncm~re, et
HONORER (par) SO!l père et sa mère, il il revêtu l'Humain procédant du
il est entendu aussi dans un !lens Père; de là l'Humain du Seigneul'
plus large, honorer' les magistrats est Divin, et en Lui Dieu est !Jomme
publics, parce qu'ils pourvoient aux et l'Homme cst Dieu, ~02, Le Oivin
besoins de tous d'lllS le commun, du Père est l'Arne du Fils, et l'Hu­
comme les parents dans le parlicu­ main du Fils esl le Corps du Père,
lier; el, dans un sens encore plus ~'2. Oieu TOUL-Puissant n'aurait pu
large, aimer la partie, parce qu'elle enlreprendre le combat conlre les
nourrit et défend les ciloyens, 305 : enfers, s'il n'eût. pas auparavant "e­
dans le scns spiritucl, par le pèrc il vêtu l'Humain, -12~. Le Seigneur a
est entendu Dieu, qui es~ le père de soulrert, non quant au Divin, mais
lous, el par la mère, l'Eglise, 306 ; quant à l'Humain, ~26. Par son Hu­
dans le sens célesle, par le père, il main, le Seigneur est dans les der­
esl entendue noIre Seigneur Jésus­ niers comme dans les premiers,136.
Christ, et par la mère son tglise ré­ Le Divin du Père élant l'Ame de
pandue sur tout le globe, 307. l'Humain du Seignenr, et l'Humain
HUILE (l') sign. les choses qui ap­ étant son Corps, l'Humain ne de­
parliennent Il l'amOlli', 606. mande pas à son Divin ce qu'il doit
HUMAIN. Lc Seigneul' de tontc éter­ prononcer el opérer, puisque le
nité, qui est Jéhovah, est venu dans corps ne demande pas à l'ftme ce
Je monde pour subjuguef'les enfers et qu'il faut qu'il fasse, ,154. Il faut
pour glorifier son I-Iumain, 2. -Cct donc s'adresser au Seigneur quant
Humain était le Divin Vrai, qu'il,! au Divin Humain; el c'est ainsi et
uni au Divin ~ien, 3, ~26, 5i9. non aulrement qu'on peut s'adresser
Commc le Divin Même, qui a été de au Divin qui est appelé Ic· Père, ~ 88,
toule élernité vit en soi, de même 538. Le Dieu unique, qui esl invisi­
l'HQmain qu'il a pris dans le temps ble, est venu dans le monde, et a
vit aussi en soi, 40, Dieu n'a pu ren­ _pris l'Humain non-seulement pour
dre Divin son Humain, sans que son racheter les hommes, mais encore
Humain Fût d'abord comme l'hnmain pour devenir visible et conjongible,
d'un enfant, puis comme l'humain 786: Cet· Humain est ce qui est ap­
d'un adolescent, et sans qUtl l'Hu­ pelé le Fils de Dieu, et c'cst là ce
main se formât ensuite en récepla­ qui opère médiation, intercession,
cie et habitacle dans lequel cntrel'ail propitialion et expiation, ~35, 538,
son Pèrl\, 73, 89. L'lIumain qu'il a Sur le DrvlN HU~I~IN, voir aussi, 444,
pris ~ans le temps n'était pas le Di­ 691. Le Seil{neur élant ressuscité du
vin Etre, 8~. Vàme de cet Humain Sépulcre avcc tout son - corps, el
ou le Seigneur était Je Divin Même n'ayant rien laissé dans le sépulcre,
ou Je."hovah Dieu, 82, 538. Dieu a il a empor.té avec Lui l'Humain na·
pris l'Humain selon les lois de son turel même depuis les premiers de
Ordre; ainsi, pour devenir aussi cet Humain jusqu'aux derniers, 109.
Homme en aCl'ualité, il n'a pu faire L'Humain glorifié du Seigneur estle
- 5.4·1-
Divin Nalurel, dans lequel le Sei- dans le monde, mais cela se mani-
gneur est présent chez les hommes, feste après la mort, 881.
et d'après lequel il illustre non-seu- HYPOTHÈSES sur la foi, et sur le fi-
lemen( l'homme interne spirituel, Lre arbitre, 3ï·l.
mais aussi l'homme externe natu- I. Dans le troisième ciel les anges
rel, 109. ne peuvent pas prononcer la voyelle
i, ils la remplacent par y, 278.
OBS. L'expression D1VINUM HUMANUM, IDÉE (l') appartient à la pensée;
employée très-souvent par l'Auteur là où il n'y a pas de pensée, il n'y a
dans ses Traités, avait d'abord été pas non plus d'idée, 335. L'idée pu-
rendue en français par DIVINE HUMA-
NITÉ, et cette locution était .assez gé- rement naturelle est formée de cho-
néralement admise; mais un substan- ses qui sont dans le monde, et dans
tif précédé d'un adjectif est loin de celle idée il y a l'espèce et le temps,
rendre exactement la locution latine 30, '31, 280. L'idée spirituelle ne
qui, composéè de deux mots pris subs- tire rieR- de l'espace; mais tout ce
tantivement, marque l'union récipro- qui lui appartient, elle le tire de
que des deux Essences, c'est-à dire, l'étal, 30. Les idées spirituelles sont
l'union du Divin &vec l'Humain et de
l'Humain avec le Divin; et, outre ce- surnaturelles, inexprimables, ineffa-
la, cette expre.ssion DIVINE HUMANITÉ, bles et incompréhensibles pour
si on l'employait toujo.urs dans les di- l'homme naturel, 280. Sans une
vers Traités de l'Auteur, aurait l'in- jusle idée de la relation entre le
convénient de jeter de la confusion monde spiriluel et le monde naturel,
dans beaucoup de passages. Par con- l'homme tombe facilement dans le
séquent, pour éviter cet inconvénient, naturalisme qui nie Dieu, 75. Au-
et aussi pour plus d'exactitude, au lieu
de la Divine Humanité il est dit le Divin cune. idée de la pensée naturelle
Humain partout où dans le texte il y n'est adéquate à une idée de la pen-
. a Divinum llumanum. sée purement spirituelle, 280. Une
seule idée naturelle est le contenant
HUMILIATION (l') du Seigneur de- d'un grand nombre d'idées spiri-
vant le fère est ce qui est appelé tuelles, et une seule idée spirituelle
son état d'ex inanition, 104. Voir est le contenant d'un grand nombre
EXINANITION. d'idées célesles, 280. Les idées se
HYACINTHE (l') sign. le vrai d'ori· Oxent dans le mental et y restent
gine céleste, 220. selon qu'elles ont été acceptées et '
HYPOCRISIE dans le culte, 5·17 à conlirmées, 351. Les idées de la
51.9. Origine de Ioule hypocrisie, pensée deviennent les 'mols du lan-
111,592. gage, 280. Les idées de la pensée,
HYPOCRITE. Tout homme qui n'est qui découlent de la reconnaissance,
pas inlérieurement conduit pal' le tont un avec les paroles de la langue
Seigneur est dissimulé, trompeur, chez ceux qui sont dans le monde
hypocrite, 662. Entre les hommes spirituel,HL - Idées innées; il n'y
naturels,. l'hypocrite est naturel au en a aucul1e chez les hommes, ni
plus ba~ degré, car il es.! sensuel, chez les bêtes, 335. - L'idée de
381. Si l'homme interne veut mal, trois dieux ne peut être effacée par
et 'lue cependant l'homme exlerne la confession orale d'un seul Dieu,
agisse bien, l'un et l'aull'e néan- 172, 173. Idée qu'on doit se former
moins agissent d'après l'enfer, car de Dieu, 20, 62·1. 837. Chacun ob-
alors le vouloir vienl Ile l'enfel'. ct tient sa place dans les cieux selon
les fails sont hypocrites; et dilllS son idée de Dieu, 163.
chaque fait hypocrite le vouloir IDENTITÉ. Dans l'univers créé, il
qui est infernal est intérieurement n'y a pas deux choses qui soient
caché, 3<10. Chez ceux qui sont pro- identiques; l'identité absolue entre
fondément hypocritl's, il y a une deux choses n'existe nulle part, 32.
inimitié intestine contre les hommes L'identité des trois Essences Di-
vraiment spirituels; ils ne s'en aper- vinesest le scandale de la raison,
çoivent pas pendant qu'ils vivent 23.
- 542­
IDOLATRIES (origine des), H, 205, correspondaient aux choses célestes,
233, 275, 29~, 833. et qui les signifiaient, 205.
IDOLES (culle des). D'où il est pro- IMMENSITÉ (1') est I"origine des es-
venu, 291. paces, 27. L'infinité relativement
ILLUSIONS répandues' dans l'Église. aux espaces est appelée immensité,
Leur originl', 57. Les apparences du 31. Dans le ciel, par l'immensilé de
vrai, prises pour des vrais nus, de- Dieu les anges. perçoivent la Divi­
viennent des illusions, qui, en elles- nité quant à l'Etl'e, 34.
mêmes sont des faux, 254. ImlORTALITÉ DE L'AME (1') résulte
hLUSTRATION (1') vient du Seigneur de cc que l'homme peut être con­
seul,et elle est chez ceux qui aiment joint à Dieu par l'amour el par la
les vl'ais parce qu'ils sont des vrais, foi, 1\24 ; voir en outre le MÉMORA­
et qui les font usages de la vie, ,234, BLE, N° 697.
Ce que c'est qu'être dans l'illustra- hrpOSSIBLE. Il est impossible à
lion en lisant la Parole, 234. Lors- Dieu de damner quelqu'un qui vit
qu'on ne s'adresse pas immédiate- bien, et qui croit selon lès règles, et
m.enl au Seigneur, l'illustr"tion, qui il est impossible à Dieu de sauver
par tui est spirituelle,devient de plus quelqu'un qui 'vit mal et par suile
en plus naturelle et sensuelle, 476. croiL les faux j cela est contre la
L'illustration qui vient du Seigneur Toute·Puissance de Dieu, 3..\4. Il
se change en différentes lumières et était impossible à Dieu d'opérer Ja
en difl'érentes chaleurs chez chacun, Rédemption sans prendre l'Humain,
selon J'état de son menlal, ·155. 84. roi?' TOUTE-PUISSANCE.
L'illustration chez ceux. qui vien- IMPUTATION (l') concerne ceux qui
dront dans la Nouvelle tglise du ont connu, et non ceux qui igno­
Seigneur, 354. rent, 407. L'imputalion du mérite et
Ons. Entre l'illustration et l'illumi- de la juslice du Christ est impossi­
nation, mots qui exprimfnt l'action ble, 434, 640 à 642, 649. Le Sei­
d'éclairer. il y a la même 'différence gneur n'impule les péchés à per- .
qu'entre lumière et lueur. Illustration sonne, parce qu'il est l'Amour Même·
est un dérivé de lux. lumière j ft iIlu- et le Bien Même, 409, 65,1, 652,
mination est un dérivé de lumen, Sans la conjonction réciproque de
lueur; soiL pour exemple: Lumière l'homme a\'ee le Seio"neur et du
du soleil; lueur de la IUDe.
. Seigneur avec l'homme, il n'y au-
ILLUSTRER. Le soleil du eiel angé- rait aucune imputation, 485. Sans
Iique illustre l'entendement de tous, le libre arbitre dans les choses spi­
tant celui des anges que celui des rituelles, Dieu serail cause du mal,
hommes, 59. el ainsi il n'y aurait aucune imputa­
tion, 489 à 492. - L'imputation
Ons. Le mot illustrer est pris, en d" l'h" à l'h
général, dans l'acceptiun d'éclairer, de aUJourc Ul ute' omme toule
mettre en lumière. puissance provenant de quelque Ii­
hre arbitre dans les choses spiri-
IMAGE ET RESSEMRLANCE DE DIEU. Ce tuelles, 630. La foi de l'Église d'au­
qui est entendu par là, 48. L'infini jourd'hui, qui seule est "dite justifier,
est dans les hommes comme dans et l'imputation, font un, 626, 627.
ses imal!;es, 33, 34. Les hommes Cette imputation est double, l'une
sont appelés images elressemblan- du mérite du Christ, et l'autre du sa­
ces de Dieu, 20, :U, 44,48, 65, 74, lut qui en résulte, 628 à 631. Si
692. Chaque bien de l'amour est l'erreur de l'impulation n'était pas
l'image du Seigneur. 767. L'image détruite, J'athéisme envahirait tout
du père est en plein dans la semen- Je· christianisme, 628, La foi impu­
ce, 403. Dans le monde spirituel lative du mérile du Christ n'a point
quand la vue intime est ouvel'te, ()~ été comme dans l'Église Apostoli·
connait son image dans les objets que, ct elle n'est entendue nulle
d'alentour; pourquoi? 66. Les an- part dans la Parole, 636 à 639: elle
eiens s'étaient fait dp-s images qui est sortie des décrets du concile de
- 5.43­
Nicée sur les trois Personnes Di­ ceptes de leur religion, sont sauvés
vines de toute étdnilé, 632 à 635. d'après leur foi el leur vie, 407.
Quand celle foi eul été inlroduite, INDIGENTS (secourir les) esl un
el eul parcouru tout le monde chré­ bienfait, mais n'esl pas la charité,
tien, Ioule aulre foi fui rejetée dans 425, 542, 459'.
les ténèbres, 639. Cette foi seule a INFIMES. Dans le mentaldel'homme
emprullté une lumière telle qu'est les infimes ont élé, tournés en bas
celle d'un incendie pendant la nuit, vers le corps, el c'esl pour cela que
lumière d~après laquelle celle foi fut l'homme pense absolument comme
vue comme le vrai théologique d'après lui-même, quoique cepen­
même, 644. Si les chefs pensaienl à danl ce soil d'après Dieu, 507.
une autre foi, celle lumière avec OBS. Infime se dit de ce qui est le
toule leur théologie s'éteindrait, et plus bas, par opposition à Supr~me,
il s'élèverait des ténèbres dans les­ ce qui est fe plus haut.
quelles l'Église' Chrétienne loul en­
tière disparaîlrait, 644. - Quand il INFINI. Dieu esl infini, paree qu'il
, esl question d'imputation dans la est el existe en soi, 28; el parce
Parole, il s'agil de l'imputalion du qu'il a été avanl avanl le monde,
hien el du mal, et en même temps a,insi avant l'origine des espaces et
de la foi, 643. Il n'y a poinl eu d'au­ des temps, 29. L'infini ~t dans les
tre loi de l'imputation dans le com­ finis comme dans des réceptacles,
mencemenl de l'Église, et il n'yen' et dans les hommes comme dans ses
aura poinl d'au Ire dans sa fin, 643. images, 33,34.
Le bien, qui esl la charilé, el le INFINITÉ .(1') et J'Éternité s'appli­
mal, qui esLJ'iniquité, sonl imputés quenl au Divin Elre,2-1. L'infinité
après la morl, 646. La foi el l'impu-. comprend et l'immensité ell'éterni­
lation de la Nouvelle Église ne peu­ té. 27, 3L Relativement aux espaces
vent nullemenl être de compagnie l'inlinité esl appelée immensité, et
avec la foi et l'imputation de la pré­ relativemenl aux temps est appelée
cMenle Église, sans que le tout de éternité, 3·1. L'infinité de Dieu est
l'Église chez l'homme périsse, 647 perpétuellen,enl représenlée dans
à 649. Le Seigneur impule à tout les universaux de la création; huil
homme le bien, el l'enfer impute à exemples, 32. Commenl Dieu a fini
toul homme le mal, 650 à 653. La son infinité, 33. Commenl l'êlre de·
pensée n'esl imputée à personne, Dieu esl plus universel que l'essencè
mais la volonté esl imputée, 658 à de Dieu, pareillement J'infinité de
660. - L'imputation correspond à Dieu est plus universelle que l'amour
l'estimation et au prix, 660. - Sur de Dieu, aussi l'inti ni devienl-i1 un
l'imputation, voir aussi le MÉ~IORA- adjectif des essentiels el des atlri­
BLE, N° 72. buts de Dieu, qui sonl tous infinis,
INCLINATION (1') au ' mal est lrans-' 36. La chaleur el la lumière, qui
mise des parenls au,", enfants, 469, procèdenl du Seigneur comme 80­
52·1, 612. L'homme nait, non pa~, leil, contiennenl dans leur sein tou­
dans les maux eux-mêmes, mais tes les infinités qui sonl dans le Sei­
seulement dans l'inclination aux gneur. la chaleur loutes les infini­
maux, portée plus on moins vers tés de son amour, el la lumière
des maux particuliers. 52·1. Tous les Loutes les infinilés de sa sagesse,
maux vers lesquels on incline pal' 365. Dans toutes les parftes de la
naissance onl éLé inscl'its dans !a Parole il y a l'infinité, c'esl-à-dire
volonté de s,on homme naturel, 52·'. qu'il y a des choses innombrables
INDES. C'est. d'après l'Ancienne que les anges ne peuvenl pas même
Parole el la Parole Israélite que les épuiser, 290. '
notions religieuses se sonl répan­ INFLUX (1') universel, procédanl de
dues dans les Indes el dans leurs Dieu dans les âmes des hommes', esl
ile~. 275. Les Indiens qui croienl en qu'il y a un Dieu el qu'il esl un, 8.
un Pieu, et qui vivent selon les pr.é· Si un grand nombre peIl;5enl que la
- 544­
Divinité a été divisée en plu~ieurs 1doivent leur exis,ence à l'influx du
de même Essence, c'est parce que monde spiriLuel nans le monde na­
cet influx, quand il descend du su-Iturel, 695. L'influ:t s'adapte à l'rf­
prême de l'bomme dans' les cboses flux, 8U. - roi,' EFFI.UX.
qui sont au-dessous, tombe dans NFR.HAI'SAIRES, 486.
des formes non correspondanles, et INIQUITÉ '), une fois enracinée,
que la forme elle-même diversifie, passe dans la postérité, et ne peut
8, Comment le Seigneur influe dans être extirpée que par la régénéra­
tout l'univers, 641. Chez cbaque lion, 756. Par porter les iniquités,
homme il influe avec lout ~on Divin il est enlendu dans la Parole, non
Amour, avec loute sa Divinc Sa- les ôler, mais représenter la profa­
gesse, ainsi avec Ioule sa Divine nalion des vérilés de la Parole, ~30.
Vie, 364; par conséquent avec Ioule INNOVATION. Elle est opérée par le
l'essence de la foi et de la charité, Seigneur chez ceux Qui croient en
365; mais ces cboses sont reçues Lui, et qui se préparent el sc dis­
par l'homme selon sa forme, 366. posenl à lui servir de récipienl et
Dieu influe chez 10uL homme avec de demeure, U2.
la reconnaissanc,~ de Lui dans les INSECTES (merveilles chez les), ~2,
connaissances que l'homme a sur 335. .
Lui, et en même temps avec Son INSITEII. Inclinai ion et effort insi­
amour à l'égard des hommes. 457. lés en l'bomme, 707.
L'h0':r:lm~ qui reçoit ~eulemen,1 le Ons. Insiter, c'est greffer, enler. Ce
premIer mflux, le reçOlI dans 1en- qui dans l'homme vient de l'influx
lendemenl, el reste dans les con- commun est dit lnsité en lui. - Apoc.
naissances sans la reconnaissance Expl. 995. - L'influx commun est le
inléricure· de Dieu· mais l'homme continuel cffort du Seigneur dans tout
'lui reçoil le premie~ influx et le se- ce qui appartie~t.à la .vie de l'hom~e,
cond reçoit l'influx dans la volonlé pour que celUI-Cl agIsse selon 101'­
et p~r suite l'entendemenL, ainsi dre. .
dans tout le menlal, 457. Le plaisir INSPIIIATIO~ (l') est l'insertion dans
du mal est exhalé de l'enfer et in- les sociélés angéliques, HO, Le
nue chez Lout homme, mais dans les souffle élait le signe représenlalif
planles des pieds, le dos el l'occi- externe de la Divine .inspiration,
. put; s'il e$l re~u pal' la lête dans le H7. Inspiration donnée à Sweden­
sincipul, et pal' le corps dans la poi- borg, ~35.
Irine, l'homme est asservi à l'enfer, INSTINCT (1') des animaux vient de
564. Si le plaisir de la cbarité el le l'influx du monde spirituel cbez
charmc de la fùi inlIuaient chez eux; cet influx est appelé instinct,
ceux qui sont dans le plaisir du parce qu'il exisle sans l'inlerroé­
mal et du faux, ceux-c! par l'intl'u- diaire de la pensée, 335. Les acces­
sion de ces plaisirs et de ces char- 'soires de· l'instinct proviennenl de
mes seraient tourmentés ct torturés, l'habitude 335. L'instinct de chaque
578. Chez les' animaux le monde animal est conforme à son essence
spirituel influe immédiatemenl dans ou à sa nature, U5. Si chez l'homme
les· sens de leur corps, et par ces la volonté n'avaiL pas pu êlre per­
sens. détermine les acles, 335; voù' feclionnée par son entendement, il
INST~CT. On ne connaîL aujourd'bui n'aurail pas pu agir d'après la rai­
aucun il1'Oux du monde spiril.uel son, mais il aurait agi d'après l'ins­
dans le monde naturel, mais on tinct, 588.
parle de l'influx de la nature dans INSTIlUCTION (l'), pri'lcipalement
les choses provenant de la nature, cbez les ecclésiastiques, est un elfet
695, Les philosophes raisonnent de résultant de l'illustration, de la per­
divcrses manières sur l'influx de ceplion et de la disposiLion, ~55,cfr.
l'âme dans le corps et du corps dans H6. Chaque hommc, après la mort,
l'âme, el sont divisés sur ce sujel en est instruit par les anges, et ceux
trois partis, 695. 696. Merveil es qui qui. voient les vrais, et d'après les
- 545­
vrais, les faux, sont reçu5; mais INTENTION (1') entre dans la vo­
ceux-là seuls qui ne se sont pas con­ lonté, el l'ail rait entre seulement
firmés dans les faux voient les vrais, dans l'entendement, 3~3. Tout ce
2'i5. Ceux qui, après l'instruction qUi appartient à l'mtenlion appar­
dans le monde spiriluel, se retirent lient aussi à la volonté, et ainsi en
de la foi que l'Esprit-Saint est Dieu soi au fait, 309. Par l'intention, la
par soi, sont instruits à l'égard de lin qui appartient à la volonté en­
l'unité de Dieu, et sont ensuite pré­ tre dans l'entendement, et le pousse
parés pour recevoir la foi du nou­ à tourner el retourner les moyens,
veau Ciel, ~3g. L'homme sans l'ins­ et à conclul'r, des choses qui !t;ndent
truction n'est ni un homme ni une aux effels, 658. Dans le M-onde spi­
bête; mais il est une forme qui peut rituel les bons sont distingués des
recevoir cn soi ce qui fait l'homme, méchants d'après le propos délibéré,
692. l'intenlion el la fin, 523. L'homme
INSTRU~lENTAL (l') et le principal examine les inlenliùns de sa volonté,
sont un en agissant, 576. L'inslru­ quand il exumine ses pensées, car
menlal sent le principal comme c'est en ellp.s que les intentions se
sien, ~73. manifestent, 532.
INTÉGIlITÉ (l'état d') des anges n'au­ INTERCESSION (1') siltnifie une per­
rait pu ,subsister sans la rédemption, péluelle m,6dialion, ~35. - Pair MÉ­
H8, H9, 579. Intégrilé de l'uni­ DlATIClN.
vers conservée depuis la création, INTÉIlIEUIlS (les) de l'homme se
7U. prolongent et sont continués dans
INTEI.LIGENCE (1') vient du Seigneur, ses extérieurs, et jusque dnns ses
et non de l'homme; l'homme n'a ex 1l'êmes, pOUl' produire leurs effets
que la facullé' de la recevoir, 663. et op(rer leurs œuvres, ~62,
L'intelligence réside dans l'enten­ INTERXE ET EXTERNE. Dans lc
dement, 658. Elle est la lumière de !\fondc, en toule chose créée, lant
la vie, ~ ~. Ceux' chez qui l'homme vivante que morte, il y a un interne
interne spirituel a été onvert du côlé et un exteme ; il n'y a pas l'un sans
du ciel vers le Seigneur, sont dans l'autre, comme il n'y a pas d'effet
)a lumière du ciel, et dans l'illumi­ sans cause, 595, 785. L'exteme dé­
nation par le Seigneur, et par suile pend de l'interne comme le COi'pS
- dans l'intelligence et dans la sa­ dépend de son âme, 785. L'interne
gesse, ~O·l. Ceux-là voient le vrai doit être formé avanl l'externe. et
d'après la lumière du vrai, et per­ ensuite l'exlerne cst formé par l'in­
çoivent le bien d'après l'amour du t.eme, 781,. L'interne est comme
bien, '\01" Chacun a de l'intelligence l'âme dans l'externe, 5!}3. Dans toule
selon l'affection des sciences, U94, volonlé et dans toute pensée, et par
L'intelligence bumaine, qui est vrai­ suile dans toute 'action et dans lout
ment intelligence, vient des Divins langagl) de l'homme, il ya un in­
Vrais examinés analytiquement dans lerne ct un externe, -147. L'inteme
lles'formes au moyen de la lumière èt l'externe sont distinels, mais né­
procédant du Seigneur, .350. Par la anmoins réciproq!lempnt unis, ·1:)".
propre intelligence l'homme ne peut L'intcl'Ile ngit dans l'exlernc cl SUI'
pas s'ucquérir des connaissances sur l'externe, mais il n'ngit pas pal' l'ex­
Dieu, sur le ciel et l'enfer, ni sur les Icme; car l'inleme agile des mil­
spiriluels qui apparliennent il l'E­ liers de choses, dont l'externe prend
glise, 276. - Pair SAGESSE. seulement celles qui sont con vena­
INTELLIGE~T. Pouvoir confirmer bles pOllr l'usage, 1;;". Pal' l'interne
10ut ce qui plaît n'es!. pas le fail l' homme est dans le Monde spil'ituel,
d'un homme intelligent; mais pou­ ct par l'exleme il est dans le l\Jonde
voir voit' que ce qui est vrai est vl'ai naturcl, ~O~, ~54. Chez les hons
et que ce qui est faux est faux, el l'interne est dans le ciel et dans lu
confirmer ceh, c'e;;t.là le fuit de lumière du ciel, ct l'externe est dans
l'homme intelligent, 33~. le monde et dans la lumière du
II 34
- 5.16­
monde; et chez eux l'interne et Seigneur notre Sauveur est Lui­
l'externe font un comme la cause et Même Jéhovah le Père dans une
l'elfet, ,101. Chez les méchants l'jn­ forme humaine, 370, Jéhovah est
terne est dans l'enfel' et dans la lu­ Homme aussi bicn dans les derniers
mière de l'enfer, qui, relativement que dans les premiers, 102, Jéhovah
à la lumière du ciel, est une ohscu­ a pris l'F1umain pour racheter et
rité, 401. Cet interne et. cet externe san ver les hommes, 82 à 84,101,
sontl'inleme et l'exteme de l'es­ 188, 370, 641,786. Il est descendu
pl'it dû l' homme. son COl'pS est seu­ comme Divin Vrai, qui est la Parole,
,Jemellt. un exlerne 'sur-ajouté en cependant il n'en a pas séparé le
dedans rl.uquel exi~tent cet interne Divin Bien, 85, 86. Il n'aurait pu
ct cet ext.el'lle. 401, 420. racheter les bommes, c'est-à-dire,
l "'Tlms (les) de loutes choses dans les )'etirer de,la damnation, sans
l'univers sonl dans l'ordre, 70. Pal' prendre l'Humain, 8L Il a été fait
l'intime le Seigneur gouveme les homme, afin qu'il pût approcher de
choses tlui sont en dehors, 65. l'homme, et quc l'homme pût ap­
08S. Intime se dit de ce qui est le procher de Lui, el qu'ainsi il y eût
l)lu~ en dedans; par opposition il y conjonction, et pal' la conjonction
a l'Exlime, ce qui est le plus en de­ salul et vie éternelle pOllr l'homme,
hors. 370. Oaus la Parole, par Jéhovah il
1YrllOIlUCTION dans l'Eglise Clné­ esl signifié le Divin Amour ou le Di­
tienne par Je baptême, 1;77 "à 6S0. vin Bien, et pal' Dieu la Divine Sa­
Introd ncl ion dans le ciel par la gesse ou le Divin Vrai, 85, 253. _
Silinie Cène, 719 à 72-1. JEHUflAH sign. l'Église Céleste,
Ix VOCA'l'Io:\"s des Saints (les) ne 200. '
sont que des choses ridicules, 825, h'1I);SAl,E~[ sign. l'É~lise. 78~: Oe­
560. Voi1' CATHOLIQUES-Ro~I.\INS, puis le Jugement elle signifie l'E::lise
ISIIAEL sign. l'Eglise spiriluelle, quant 11 la doctrine, dans la1luelle le
200. Par la terre d'Israël il est en­ Seigneur seul est adoré, 841. La
tendu lEglise, 594, sainle Jérusalem nouvelle, décrite
ITALIE, 275. dans l'Apocalypse, sign. la Nlluvelle
ivRAIE (1') dans l\Iatth. XlII, sign. Église, 789. - Voir NOUVELLE Jf:RU­
les faux et les maux de l'Église pré­ SALE~1.
cédente, 784. JÉ~UITES, 146.
JACOB sign. l'Église naturelle, Hsus (le nom de) est si saint, qu'il
200. ne peut êlre prononcé par aucun
.lAlIDIN (le) sign. la sagesse, 200 ; diable dans l'Enfer, 297. Le nom de
sign. l'intelligencc, 461, 467. Jésus signifie le lout de la salvation
JEAN-BAPTISTE, :>-10,688 à 691, par la rédemption, el le nom de
JÉHOVAH DIEU est l'Amour Même Chl'Îsl le tout de la salvation par Sa
et la Sagesse Même. ou le Bien Même cloctl'Îne. 2r-8, no, 72t Le Seigneur
et le Vrai Même, 3. 37. C'est le ['ieu d'après sa fonclion sacerdotale a été
lIIiique, le Seigneur Dieu Sa,)veur appelé Jésus, cl d'après sa fonction
.l(>sus-Chl'Îst, en qui est. la Divine royale, Cbrist, 111,.
Trinité, 3, Cc Dieu, un est appelé JÉSUS-CURIST esl Jéhovah le Sei­
Jéhovah d'après l'Eire, parce que gneur, de toule éternité Créateur,
seul il Est, il a Ét( et il Sera, 19. dans le temps Rédempteur, el pour
Jéhovah signilie l'Etre supt'ême ct l'éternité Régénérateur, en même
unique de qui procède tout ce qui temps Père. Fils et Saint-Es­
est et exisle dans l'univers, 9. Il est prit, 26, 188, '294 à 296, 683. On
la Subslance Même et la Forme ne doil adorer d'autre Dieu que le
Même, et les anges et les hommes Seigneur Jésus-Chl'ist, 294. Il faut
sont des substances et des formes avoir la foi en Dieu' Sauveur Jésus­
d'après Lui, 20. Dans le Nouveau Christ,parce que c'est la foi en unDieu
Testament Jéhovah est appelé le visible,en qui.est Dieu invisible,339.
Seigneur, 8i; pourquoi? 297. Le Le premiel' pûint de celte foi, c'eslla
- 547­
reconnaissance qu'il est le Fils de le monde spirituel, a été changé au
Dieu, 342. Le corps du Christ est le 'point qu'il n'est plus permis de s'as­
Divin Bien ct le Divin Vrai, 372. sembler en masses comme aupara­
Dans la Parole, par le nom de Jé- vant; mais il a été disposé pour
sus-Christ, il n'est pas entendu au- chaque amour, soit hon, soit man­
tre chose que la reconnaissance du vais, des chemins dans lesquels
Seigneul', et la' vie selon ses pré- ceux qui arrivent du monde naturel
ceptes, 682. entrent aussitôt et vont vers les so-
JEUX lillér'ait'es dans le monde ciétés cOl'I'espondantes à leur amour,

spirituel, li94. Jeux et spectacles 8~8 .

•(ans Ics cieux, 74:5. JUGES consciencieux, 422, 459.

Jon (le livre de), qui pst un Livre Juges iniques, 317. 332, 666. .

de l'Ancienne .:glise, est plein de JUIFS (les) ont été appelés par le

cOlTespondances, 201, 8'.li. Seigneul' nation ac!ultèl'e, parce

JOIE ET ALLÉGRESSE. Ces deux ex- qu'ils avaienl a·jultéré la Parole,

pressions sont employées ensemble ·122. La commune image de Jacob et

dans la Parole, parce que la joie se de Judah demeure encore chez les

dit du hien et aussi de l'amour, et Juifs, pal'ce que ceux-ci ont été jus­

.que l'allégresse se dit du vrai et qu'ici fermement attae-hésà leur re­

aussi de la sagesse, cal' la joie ap- ligiosité, W3, 5 1. Leur culte con­

J,url ient au cœur ou à la volonté, et sistait en de pures conespondances,

l'allégresse il l'esprit ou à l'entende- et par suite était représentatif des

ment, 252. Joie céleste' et félicité choses célestes; mais ils n'avaient

. éternelle, 73·) et suiv. La Joie céleste aucune connaissance de la science


est le plaisir de faire quelque chose des correspondances, 204, 205.
t;ui soit utile il soi-même et aux au- L'héréditaire par le laps de temp~ al
tJ'es, 731. élê tellement au"menlé chez cux,l
JOOI\ (le) de Jéhovah ,çign. l'avè- qu'TISn-e-p-éllVenl pas emordSSëF la {
nement du Seigneur, ~98', 761. Le religion cl1"élienne pal' la foi du J
premier avènement du Seigneur chez cœur; la volonl6 intérieure du men­
l'homme est appelé le point du jour, t Ls' op..l!.Qte,~ Les Juifs n'o­
76ri. saient pas prononcel' le nom de
jOUI\D!\l~. (le) sign. l'introduction Jéhovah à cause de sa 5ainleté, 81.
dans l'Eglise, parce que ce fleuve La nation juive est représentée par
était l'entrée dans la terre de Ca- le riche dans la parabole de Lazare,
naan, 510, 675, 677. - Voir CA- parce qu'elle était en possession de
NUN. la Parole, dans laquelle sont les ri-
JUDAS représenlailla nalionJuive; ch esses spil'ituelles, 215, 246. AVllnt
sa lrahison sign. que le Seigneur le Jugemen.l demier, les Juifs dans
était trilhi' pal' cel.le nalion chez la- le monde spiriluel ap'pal'Ui!'saient
quelle étail 11{ Parole, ~ 3·1. dans· une vallée sur le cillé gauche
JUGE~IEYr; voir JUSTICE ET JUGE- du milieu chrétien; apr-ès ce Jügë­
)IEI'iT. T01Jtjugement, auquel l'homme ment ils fl;rent tl'an3férés au sep­
est soumis apl'ès la mOI't, est con- tentrion, et lout commerce leur fut J
forme à ~'usage qu'il a fait' du libre interdit avec les chrétiens, 8B.
arbitre dans les choses spirituelles, Q~<@.es·uns d'eux se laissent irls­
1,97. Par le Jugement, dans la Pa- truire sur le Christ; ceux·ci pour la
l'ole, il est entendu 1'0 jugement plupart sont d'cntre les Juifs nom­
pour l'eufer, c'est-à·dire. la damna- més Portu~ais, 8'.2, 343. Les Juifs
lion; mais il l'égard de la salvation, savent mOins que tous les aulres
il est dit la résurrection à la vie, qu'ils sont dans le monde spirituel,
652. ils se croieut encOl'e dans le monde 1
J\jGEME~T DERNIER (le) a été fail naturel; et cela, parce qu'ils sont l
dans le monde spil'Ïluel en l'Année entièrement hommes externes, et \
H57 : l15, 772, 796, S18, 841. De- qn lJ_~ensen nu ement sur la
puis cJell~ époque l'état d~ to_us,dans r~igl.Qp.--!!:arèSP1iiïefieur. 844. All~
- 548­
dessus d'eux, à une moyenne hau­ rituelles. et par suile la mort de
teur, il leur-apparait un ange avec l'Ame, ·'82. - Voir les MÉ:uonAIILEs.
un bâton à III main; il leur donne N°s 389 et 505.
à croire qu'il est Moïse, et les ex­ KonAN (le), 833.
borte à renoncer à Icur folie SUI' LAIQUES (chez les) l'amour de do­
l'allente du Messie, 8a. miner d'après l'amour de soi va
JUNON, n, 178.
jusqu'au point qu'ils veulent être
. JUPITEII, 9, n, 275.
des rois, 405.
Jl'STES (par lp.s), dans la Parole. LAMPES (les) sign. les chc,ses qui
sont entendus ceux qui ont vécu se­ apparliennent à la foi, ~99, 396;.
lon l'ordre Divin, 96. sign. les choses qui appartiennent
JUSTICE du Seigneur. Par les actcs à l'éntendement. 401),
de la Rédemplion le Seigneur s'est LA:'<GAGE (le) n'est autre chose que
faiL la Justice, 9:>, 96, 6~0. La Jus­ la forme du son; le son correspond.
Lice du Seigneur consiste à fail'e à l'affection, et le langage corres­
toutes choses selon l'ordre Divin. et pond à la pensée, 385. Si du lan­
à remeltrc dans l'ordre celles qui se gage on ôte le son, il ne reste rien
sont échappées de l'ordre, car l'or· du langage, 386. Le langage spiri­
drc divin même est la Justice, 95. luel embmsse des milliers de choses.
Elle ne peut être attribuée, inscrite, que le langage naturel ne p~ut ex­
adaptée ni conjointe à l'homme, au­ primel', 386. Dans le monde natu­
trement que comme la lumière à rel l'homme a un double langage,
l'œil, le son à l'oreille, etc., 96. parce qu'Il a une double pensée, la
Mais elle est acquise à l'homme en pensée externe et la pensée interne~
tant quc l'homme exerce la justice, HL - Voir LANGUE.
et il exerce la jusliee en Lant qu'il L.~~GUE. Il y a une langue univer­
agit avec le prochain d après l'amour selle dont se servent tous les anges.
du juste et du vrai, 96, dans le bien et lous les esprits, et qui n'a rien
même, ou Jans l'usage même qu'il de commun avec aucune langue des.
fait, habile la justice, 96. Les lois hommes dans le monde, 19, 280.
de la Justice sont ùes vérités qui ne Tout homme après la mort possède
pe\lvent être changées, 31,'. cette langur; c'est pourquoi dans le
JUSTICE ET JUGEMENT. La Justice se monde spil'ituel chacun peut com­
dit de l'amour, et Je Jugement se gre~dre ce que dit uo autre, ~9,
dit de la sagesse, 50, 51. Il n'est :.80. Tout espl'Ît et lout ange qui
conforme ni à la justice ni au juge­ parle avec un homme, parle la lan­
Dlent que l'un prenne sur lui le gue propre de cet homme, 280. Le
crime de l'autre, ~ 34. Tout amour son même de la langue spirituelle
de 1'1 justice avec le jugement ne diiTère tellement du son de la langue
procède pas d'autre part que du naturelle, qu'un son spirituel, même
Dicu ùu ciel, qui est la Justice, et élevé, n'est pas du tout entenJu par
de Qui l'homm~ rClioit tout juge­ l'homme naturel, ni un son naturel
mcnt, 1,59. par l'homme spirituel, 280.
JUSTIFICATION par la foi seule. L.~RF.S (I,~s), dieux domestiqnes;
. D'où elle Lire son origine, 206. La cfl'. 205.
doclriue de la justification par la foi LAZARE. pauvre, sign. les nations,
seule rend ceux qui l'adoptent parce qu'elles n'avaient pas la Pa­
comme des hommes i-vres; et les l'ole; Lazare, étendu vers le vesti­
empêche de voit' le point le plus es: bule du ,'iche, sign. qu'elles étaient
sentie) de l'Église, 98. Bicn qu'elle méprisées ct rejClécs pal' les Juifs;
soiL une chimère, elle obtient tous LaZ6re. couvert d'ulcères, sign. que
les suffrages dans les Églises Chré­ les nations d'après l'ignorance du
tiennes, ~ 3,', 389. Celle doctrine er­ vrai étaient dans un grand nombre
ronnéè, et même absurde, introduit de faux. Les nations sont entendues
.la sécurité, l'aveuglement, le som­ par Lazare, parce que le Seigneur
meil et la nuit dans les choses spi­ aimait ·Ies nations (ou gentils) ,
- 549 - ­
comme il aimait Lazare, qu'il a res­ LmEI\TÉ (Libe7·tas), Dans l'état de
suscité des morts, 245. réformation, l'homme esl dans la:
LEIBNITZ, 90, 336, 696. pleine liberté d'agi~lo!1 [e ralionet
LÉOPARDS (les) rept'ésentent des cu­ de son imteildement; de mêùieàüSsi
pidités de l'amour diabolique, ~5. d-ans l'élat de regénération, mai.!>
LUTRE ALPHABÉTIQUE· (chaque), alors il veur~git d:apr~s u~u- 5
dans le monde' spirituel, sign. quel. vel amour,_qUl Vient du SelgneJlr,
<iue chose, 49. Dans le troisième W!). Quand la Iibêl'Ié de parler et
~iel, l'écriture consiste en lettres al'· d'écrire a été restreinte, la liberté
quées el lIiversement courbép.3, d(\nt de penser;-c'esI-a-dîrê, de voir clai­
~hacune conLient un certain sens, rement les choses dans leur éten­
278. Les lellres, chez les an~es du due, est en même temps tenue aussi
royaume spirituel, sont semblables en restriclion, 81~. --.
aux lettres typographiques oe notre LmUE ARBITRE (Liberum arbi·­
monde; et les .Iellres, chez les an­ t?'ium). Le libre arbitre est de P(\U­
.ges du royaume céleste, sont sem­ voir vouloir et faire, penser el par­
blables chez quelques-uns aux let­ ler en loute appal'ence comme par
tres arabes, chez d'autres aux au­ soi-même, 489. L'homme, tant qu'il
~iennes lellres hébraïques, mais re­ vit dans le monde, esl tenu dans le
.courbées en dessus et en dessous, milieu entre le ciel et l'enrer, et là
avec des signes dessus, cnlre et au dans l'équilibre spil'Îtuel. qui est le­
dedans, dont chacun enveloppe libre arbitre, 4ï5 à ~78. L'origine
aussi un sens enlier, 2~4. du libre arbitre vient du monde spi­
LÉVIATHAN, 74, 482. rituel, où le men laI de l'homme esL
LhREs. La seule confession de tenu par Je Seigneur, 1,75. Dieu est
lèvres qu'on est pécheur, n'est pas perpétuellement pl'éseht et agil con­
la pénitence, 5·16 à 519. tinuellement dans l'homme, el lou­
LIBERTÉ (Libermn). LaJ!~lé ap­ che aussi son libre arbitre, sans
partient à l!l. volonté, et par consé­ néanmoins l'e violenter, H, ;SOll.
<iuent. aussi à-ra-mour, 493. Toute C'est d'après le libre arbill'e que
[ liberté qui vient duseigneur l'st la l'homme est un homme et non une
lihel'lé même, mais celle qui vient bête, ~69. Sans le libre arbitre dans
l de l'enfer, et de là chez l'homme,
est l'esclavage, t95. Tout spirituel
chaque chose, ct même dans les
plus petites choses, l'homme ne l'es·
de l'Église. (tui entre dans la Iiberlé pirerait pas plus r;u'une statue, ~80.
et est reçu d'après la liberté, resle ; L'homme a le libre arbilre daus les
mais non, quand il en est aulre­ choses spirituelles, ~7!1 à 482.
menl, 493 à ~96, 500. La libel·té de L'homme n'a le libre arbitre dans
l'homme est ce dans quoi le Seigneur les cho!o-es naturelles que d'après
hahite chez lui dans son âme, 498, son libre arbitre dans les choses
580. Quand le libre arbitre dans les spirituelles,. ~8f, 48'2. Le libre ar­
r choses spirituelles est nié, la liberté bifre et la volonlé ensemble peuvent
) spirituelle est changée en une li­ dans l'homme Mre appelés l'effort
l berlé purement naturelle, et enfin
en une liberté infernale, ~9J,.
vif. car la volonté cessant, l'effort
cesse, et le libre arbitre cessant, la
volonté cesse, 1,82, Salis le libl'e ar­
OSSo Dans tout ce Traité Liberum a
bitre dans les choses spiriluelles, I;l
été traduit par Libe,'/é, parce qu'on a Parole ne se-rail d'aucuD usage, par
craint de n'être pas compris en le
traduisant par le Lib,'e; mais entre conséquent l'Église ue semit rien
le Libre et [a Liberté il y a la même non plus, 483 à ~85. Sans le libre
distinction qu'entre l'antérieur ct le arbitre dans les choses spirituelles,
postérieur: or l'antérieur est plus il n'y aurait rien rie l'hommr., par
universel que le postérieur, 24. On quoi il pourrait'se conjoindre réci­
:peut aussi considérer le Libre comme proquement au Seigneur, ~85. C'esL
principe, et la Libel'Lé comme dériva· pour qu'il y ait conjonction réûipro­
tion.
que. qu'il a été donné à l'homme ua
--550 _.
libre chùix, d'après lequr.l il peul LOI (la) spirituelle est celle loi du
entrer dans le chemin qui conduil Seigneur: « Toules les choses que
au ciel, ou dan!! celui qui mène en vous voulez que vous fassent les
enfer, 37~. L'homme peul tourner hommes, de même aussi, vous, fai­
le libre arbitre vers un bon usage tes-Ie!!-leur, " 44<1, <11·1. Celle même­
ou vers un mauvais usage, 763. loi esl la loi univimelle de la vie
Sans le libre arbitre dans les choses morale, <lU. Le point 'pl'Ïncipal d'e
spirituelles Dieu .serail cause du la loi divine esl que l'homme pense
mal, et ainsi il n'y aurait aucune à la loi, la fasse et y obéisse d'apl'ès
imputai ion, <189 à .492. L'homme, en lui-même, quoique ce soit d'après le
observant seulement sa pensée, peul Seigneur, <197. La loi ulliversell'e
savoir que cbacun est dans le libre dans le monde spidluel, et pal' suile
arbilre dans les choses spiriluelles, dans le monde naturel, est que, au­
<197. Le libre al'bilre même dans les tant quelqu'un ne veul pas le mal,
choses spirituelles réside en Ioule aulant il veut le bien,·<l37. Les lois.
perfection dan!! l'ilme de l' homme; de la justice sont des vérilés qui ne
de là il influe dans le menlal, el par p"euvenl être changées, 3':'1. Dans un
le menlal dans les sens du corps et Etat les lois de la justice sont au
dans les parole$ ct les actions, 498. premier ran!?, les lois politiques au­
Si les hommes n'avaient pas le libre second, el les lois économiques au
arbitre dans les choses spil'ituelles, troisième, 55. Si aucune crainte des
ils pourraient tous su~ le globe en­ peines infligées par les lois ne rele­
tier en un seul jour être amenés à nait les hommes, loul le genre hu­
croire au Seigneur, 300 à 502. main serait détruit, <198. - Lois de
LIBRES (les), dans la Parole, sign. l'ordre, 55, 56, 71, 73, 8i; elles
ceux qui sont conjoints au Seigneur, sont en aussi gl'and nombre (lu'i1 y
-/06. - Voir ESeL.IVES. a de vél'ilés dans la PU!'ole, :>:j. Ll
LIEU. Dans le mondc spirituel, le loi de l'ordrcest que, aulantl'hommc
lieu, n'est pas un lieu', mai!! c'est va vers Dieu et s'en approche, C<J
l'apparence d'un lieu selon l'éta~ de qu'il doit fairc absolument comme
l'amour et de III sagesse, 739. Etl'e de lui-même, aulanl Dieu va vers
transpol·té d'un lieu dans un autre l'homme el s'en approche, et se con­
quant à son esp"il, -1;'>7. Tout joint à lui au milieu dc lui, 89,100,
homme, depuis l'enfance jusqu'à la HO. - La Loi g'l'avée sur Ir.s deux
vieillesse, change de lieux ou de si­ tables.sign. la Parole, 220, 262. Par
luations dans le monde des esprils, la Loi il esl entendu taule l'Écriture
476. Lieux d'instruction dans le Sainte, 262, 288. Pal' la Loi il est
monde des esprits, 661. entendu dans le !!ens strict le Déca­
.LIMBE (le) que l'homme retienlau­ logue, dans un sens pins large le!!
lour de son spiriluel, après la mort, statuts donnés pal' Morse aux fils
est tiré des pal'lies les plus pures de d'Israël, el dans le sens le plus large
la nature, ·103. loute la Parole, 288. La Loi el les
LIN (le fin) sign. le vrai d'originr. Prophètes sign. toute la ParolE' ..
spirituelle, 220 ; sigl~. le Hai de la 287.
Parole, 21.); sigT/,. I('s I..livins Vrais, Lo:mIlES. Deux grandes villes ap­
686. pelés Londres d'ans le monde spi ri­
LIT. Prendr~ son lit et marcher, luel, 809, 811.
- Mallh. IX, 6. - sign. être ins­ Loups (les) représentcnl des cupi­
truit dans les doctrinaux, 301. dités tle l'amour diaboligue, 4:).
LIVIlE (le) tle vie de l'agneau sign. LUCIFER, - dans Ésare, X1V,
la Parole qui vient du Seigneur et sign. ceux de Babel, quand ils sonl
qui lraile du Sl'-igneur, W7. Les li­ saisis de leur zèle qui vie .. t d'un
vres des anciens ont tous été écrits amour infernal, H6, 276, 507.
par correspondances, ~&·t. Il Y a des LU:IIlÈRE (la) du Ciel est, dans SOIl
livres (Jans le monde spil'iluel, essence, le Divin Vrai, d'où les
79<1. Anges el les hommes tirenltoule in­
- 551­
telligence et Ioule sagesse, 269. Jé­ comme Dieu paT 'son I\-Iacro-urane
hovah Dieu habite dalls une Lu­ ou monde spirituel gouverne pal' le
mière inaccessible; mais, ayant pris Macl'ocosme ou monde naturel
l'Humain, i! est accessible dans cet dans l'ensemble et 'dans chaque par­
Humain, et îlest devenu la Lumière lie, 7~, .
du Monde, ~76, ~88. La lumière du .l\I.\HOMET fut d'abord, dans le
ciel découvre la qualilé de chaque monde spirituel, à la tête des Maho­
forme, ~ 87 ; elle est la Divine Sa­ métans; mais parce qu'i! avàil
/-tesse, 242. La lumièrc du ciel, dans voulu dominer sur toutes tes choses
laquelle est le sens spirituel de la de leur religion comme un dieu, i!
l?arole, influe dans la lumière natu­ fut. chassé de S(JIl siége, 830, voi1'
'relle dans laquelle est le sens de la M.uIOMÉTANS. .
lelli-e, et éclaire l'intellectuel ou ra­ M.HJO)tÉTANS (les), dans le monde
tionel de l'homme, 2,15, 334,40-1. spil'Ïluel, apparaissent del'l'ière les
Parla lumièl'e spil'ituelle l'entende­ Catholiques-Romains dans l'occi­
ment voit et perçoit analyliquement dent, et rormenl un cercle autour
les rationnels, comme l'œil voil et d'eux, 828, 618. Ils sont en hosLililé
pel'çoit symétriquemenlles naturels, contre les Chrétiens à cause cie la
365. La lumière qui procède du so­ croyance en trois personnes Divines,
lei!- du monde naturel n'est pas el par suite it cause du culte de trois
créable, mais il a élé créé des for­ Dieux, lous trois Créateurs; el de
mes qui la reçoivent, 40. La lumière plus, contre les Catholiques-Romains
chimérique n'est point en elle­ à cause de leurs ~énuflexions devant
même une lumière, elle n'est qu'obs­ des simulacres, 831. Les l\lahomé­
curité relativement il la lumière tans ont leur ciel, comme toutes les
vraie, 334, 385 ; cellp. lumière chi­ nalions qui reconnaissp.nt .un seul
mérique est la lumière de la confit,­ Dieu, aiment le juste et font le bien
malion du faux, el elle cOl'l'espond pal' religion; mais il est en dehors
à la lumièl'e dans laquelle sont les du ciel chrétien, 832. I.eur religion
hiboux et les chauves-souris, ~62_ accommodée au génie des Orientaux
Par la 1umière dans la Parole i! est a été suscitée p1l.r la Divine Provi­
entendu la Divine Sa~esse, 59, 76 ; dence, afin de détruire les iclolàtries
et aussi le Divin Vrai, 85. - roù' d'un grand nombre de nalions, et de
CIIALElJlI ET LumÈRE. leur donnel' quelque connaissance
LUTHER a mainlenant rejelé ses du SeigneUl', avant qu'ils vinssent,
erreurs sur la justilicalion pat' la foi après la mort., dans le monde spi­
en trois pet'sonnes divines de toule rit.uel, 833. Celle religion n'aurait
élernité, et a été transporté parmi pas élé reçue pal' eux, si la polyga­
les heureux du' nouveau ciel, ~37. mie n'l',üt pas été permise, 833. Un
Quand il arriva dans le monde spi­ Mahomet est toujours placé dans le
l'Îluel. il futun très-ardent propaga­ monde spirituel en p'résence des
teur et défenseur de st7S dogmes; .l\Iahométans; ce n'est plus Maho­
cependant comme la foi de la justi­ met qui a écrit l'Alcoran, mais c'est
fication n'avait pas été cnracinée un autre qui en remplit la fonction;
chez lui dans son homme interne ce n'est pas non plus toujours le
spirituel, parce que dans sa jeunesse m~me, mais il est changé, 829,
il s'élait imbu du dogme de la pré­ l\IAHO~IÉ'fISME. Fausse et infâme
éminence de la charité, i! a reçu la accusation de Mahométisme, -137,
foi du nouveau ciel, 796. page 232.
I\fACRUVÉLISTES. Leur société dans MAI:". La droite de Dieu, dans la
-le monde spirituel, 462. Parole, sign. la Toule-Puissance,
MACRO-URANE et MACROCOSME. C'est ~36. Les deux mains sont les der­
une loi de l'ordre, que l'homme par niers de l'homme; les intérieurs
son micro-urane ou petit monde sont continués jusqu'à elles, 462.
spirituel, doive gouverner son mi­ I\IAIsoli (une), semblable à celle
crocosme ou petit monde naturel, qu'ils avaient dans le monde, es'
- 552­
préparée dans le monde spirituel l'homme devient d'abord naturel,
pour la plupart des nouveaux venus, ensuite sensuel, et enlin corporel,
797. 5M. Il Y a d'innombrables convoi­
MAITRE. Il n'est pas permis d'ap­ tises qui sont attachées comme en
peler quelqu'un maîlre dans le sens peloton à chaque mal, 539, 6H- Si
spÎl'ituel, mais cela est permi~ dans les maux ne sont pas mis dehors
le sens naturel, 2"26. Dans le monde l'un après l'autre, et cela jusqu'à ce
spirituel les enfanll; sont instruils que la ligue ait été brisée, ('homme
par des maltres, 623. ne peut pas devenir nouveau, 6H.
MAL (le) doit son origineàl'homme; Chaque mal chez l'homme a une
penser que le mal a été créé par conjonction al'ec ceux qui, dans
Dieu, est une cbose abominable, l'enfer, sonL dans un semblable mal,'
490. Tout mal vient de l'enfer,383. 6~3. Tout mal, que l'homme s'esL
Les m••ux qui sont de l'enfer doi­ approprié, reste. 6U. Le mal el la
vent être éloignés, avant qu'on puisse foi en un seul et vrai Dieu ne peu­
vouloir les biens qui sont du ciel, vent être ensemble, car le mal est
329, 435, 436, 520, 524. 6U. Le mal contre Dieu ct la foi est pour Dieu,
a son siége dans la volonté de 657. Le mal efface peu à peu le vrai
l'homme dès la naissance, 435. Les et introduille faux, 77. Il n'est im­
maux dans lesquels l'homme naît puté à l'bomme aucun del> maux
ont été engendrés dans la volonté de qu'il pense, 659.
l'homme naturel, 587. L'homme par !\JAL ET FAlIX. Tous les maux et
naissance incline vers les maux de tOllS les faux viennent de l'enfer,
tont genre, et d'après l'inclination 68. Toutes les choses qui sont con­
il les convoite, 612; 'l:oil' HÉnÉDI­ tre l'ordre Divin se réfèrent au mal
TATRE. Tous les maux sont conta­ et au faux, 398. Le mal aime à être
gieux, 120. Les maux de tous gen­ conjoint au faux; leur conjonction
res s'élèvent de la chair, 675. Dieu considérée intérieurement n'est pas
ne tient pas l'homme dans le mal, :ln mariage, c'est un adultère, 398.
mais il le détourne du mal. 6~. Toule solLise et toute folie naissent
Vbomme doit lui-même se purifier de la conjonction du mal et du faux,
des maux. et n'aLlendre point que le 398. Le vrai ne peut pas être con­
Seigneur l'en purifie immédiatement, joint au mal, ni le bien au faux du
33~, 436. L'bomme change en mal mal; si le vrai est adjoint au mal,
le bien qui influe continuellement il n'est plus le vrai, mais il est le
de Dieu, par cela qu'il se détoume faux; et si le bien esl adjoint au
de Dien et se tourne vers lui-même, faux du mal, il n'est plus le bien,
490. Le mal et le bien ne peuvent mais il est le mal, 398.
p,tre ensemble, 331. Autant esl éloi­ l'tUAIlIES, 665; - lcntes, 527;­
gné le mal, autant est vu et senti le aii(uës, 534.
bien, 331. Kutant quelqu'un ne veut l'hLKlsÉnEcK a représenté le Sei­
pas le mal, autant il veut le bien, gneur, 7~5.
.437. Vouloir le mal et faire le'bierr MAmloN. Les anciens appelaient
sont en eux-mêmes deux opposés, Mammons ceux chez qui l'amour
435. Le mal ne peut pas être dans du monde était l'amour régnant,
l'homme interne, et le bien dans 404.
l'bomme externe; si cela a lieu, le !\)ANDUCATIO:-l (la) sign. l'appro­
bien est dans l'homme externe priation, 702. La Sainte Cène est une
comme une plaie qu'un palliatif il manducation spirituelle, 716, 728.
guérie, el dont l'intérieur est rem­ MANGER de l'arbre de la science
plie d'une sanie corrompue, 435. Le du bien el du mal, sifln. s'appro­
mal que l'homme ne voit pas, ne prier le mal, 466. - Voir AnBRE.
connaîl pas et ne reconnaît pas, de· MARI (le) sign. le bien de la cha­
meure, el ce qui demeure s'enracine ri lé, 377. L'amour ou la chariLé esL
de plus en plus jusqu'à obstruer les comme le mari. et la sagesse ou la
intérieurs du men lai, ce qui fail que foi est comme l'épou~e, 41. Après le
- 553-
mariage, le mari représente la sa- d'un simple homme, 9~ ; et l'on im-
gesse, et l'épouse représente l'amour plante en soi différentes idées qui
de la sagesse du mari,748. sont dangereuses et dest.'uctives du
MAillAGE. La conjonciion du bien salut, 342. Le Catholicisme-Romain
et du vraiest appelée dans le ciel a sanctifié Marie au-dessus de tous
Mal'iage célcsttl, 398. Toute intelli- le5 autres, et l'a placée comme
gence et toute sagesse, que possè- Déesse ou comme Reine à la tête de
dent les anges, viennent de ce ma- tOUi> ses sainls, lorsque cependant
riage, 398. Toutes les choses qui le Seiçneur, quand il a glorifié son
existent dans le ciel, et tou tes celles HumalD, a depouillé tout ce qu'il
qui existenl dans le monde, ne sont tenait de la mère, ct rcvêLu~tout ce
par création que le mariage du bien qui appartenait au Père, ~. Marie
et d.u vrai, ti24. Dans chaque chose dil elle-même, dans le ci u'elle
de la Parole il yale mariage du Sei- L'adore maintenant comme son Dieu,
gneur et.de l'Église, et par suile le el qu'elle ne veut point que qui que
maria"e du bien et du vrai, 248 à ce soit Le reconnaisse pour son Fils,
253. 'Les lignées spil'il uelles, qui parce qu'en Lui tout est Dh'in, 402,
naissent du mariage du Seigneur et 82'7.
de l'Eglise, sont les biens de la cha- MATÉRIEL (le) tire son ori~ine du
rilé et les vrais de la foi, 307, 380. substantiel. 694. Les choses subslan-
Mariage de l'amour et de la sagesse tielles flont les commencements des
dans l'usage; 737. Les noces dans choses matérielles, 280. Dans le
le cicl représentent le mariage du monde spirituel toute~ les choses
Seigneur avec l'Église, le fiancé re- sont sub~tantielles et non matél'iel··
présente le Seigneur, et la fiancée les, 694. Le matériel n'entre pas
l'Eglise, 748. Mais après le mariage dans le spirituel, mais le spirituel
tous deux ensemble, Ip, mari et l'é- entre dans le matériel, 623. Ce que
pouse, représentent l'Églisc, 748. Le c'est que penser spirituellement. et
consentement est l'essentiel du ma· ce que c'est que penser matérielle-
riage, et les autres choses qui sui· ment, 623, Les esprits et les anll:es
vent en sont les formels, 748. sont hommes spil'jtuels, parce qu'ils
MARIE. UEspl'it Saint, ou le Divin sont substantiels et non matériels,
Vrai procédant de Jébovah, le l'ère, 280,694. - l'où' SURSTANTIEL ; SPI-
est la vertu du Très-Haut qui om- RITUEL. .
bragea l\Iarie, HO. Rien n'est plus MATIÈRE (la) est une aggloméra-
ridicule que de dire que l'âme de tion de subsLances, 280. Les matières
notre Seigneur est venue de Marie viennent originairement des subs-
sa mère, 82. On croit q.ue le Sei- tances, 694. - roil' SliBSTA('(CE.
gneur, quant à l'Humain, non-seu- MATIN (le), ·dans la Parole, est
lement a été mais esl encore fils de l'avènement du Seigneur, 76~, Le
Marie; mais en cela le Monde chré· malin sign. le premiel' temps de l'É-
tien est dans une grande erreur; il glise, 76~. L'Église pal' la foi en trois
est vrai que le Seigneur a été Fils personnes divines a précipité de son
de Marie, mais il n'est point vrai matin dans la nuit, ~77.
qu'Hie soil encore, '102, 827. Le MAXIME (la) de la Nouvelle Église'
Seigneur n'a jamais appelé Lui- est, que les fausselés boucbent l'en-
Même Marie sa mère, 402. Il est né tendement,. et que les vél'ilés l'ou-
d'elle, mais ayant été fait Dieu, il vrent, 508. - roir RÈGLE.
s'cst dépouillé de tout l'Humain qu'il MÉCHANT est l'bomme, si sa vo-
tenait d'elle, 402, 827. Par Fils de lonté est mauvaise, et plus méchant
Marie il est entendu proprement cet si son entendement favorise sa vo-
humain qu'il tenait d'elle, 92 ; voir lonté, 601. Les méchants par leurs
FILS DE MARIE. Ea considél'ant le convoilises bouchent le chemin et
Seigneur seulement comme fils de ferment la porte, ali n que Dieu n'en-
Marie, on ne peut concevoir et em- tre point dans les inférieurs de leur
brasser une idée de Lui que comme mental, 366.
- 554 -
MÉDECli\"S. Opinions de cerlains ·cultés, qui font la vic de l'homme,
médecins sur la conscience, 665. sont un, elles sont appelées le men-
MÉDIATION (la) est un des allribuls tal, 397. L'entendement élanl le re­
de l'Humain de Jéhovah Dieu, index ceplacle du Divin Vrai, et la. volonlé
des MbIOR. XIX. Elle signifie que le réceplacle du Divin Bien, le men­
cet Humain est l'inlcrmédiaire par lai humain n'est autre chose que la
lequel l'homme peul s'approcher de forme du Divin Vrai et du Divin Bien
Dieu le Père, et Dieu le Père s'ap- spil'Ïluellement et naturellement 01'­
procher de l'homme, et ainsi \'en- ganisée,2:H. Le menlal humain a
seigner et le conduire pour qu'il sail été organisé inlérieuremellt de subs­
sauvé, ·135. lances spil'ituelles, et extérieurement
MÉDITEI\. Ce que c'est que médi- de subslallces naturelles, et enlin
ter spil'Ïtuellement et méditer maté- de subslances malérielles, 38. C'est
riellement d'aprrs la Pal'ole 623. u-n OI'~anisme spirituel se terminant
I\fÉDuLUIRE(subslance)ducerveau, dans un organisll'e nalurel,. 351. Il
35·1. a été formé en Irais régions selon les
!\IÉLA)iCTHON. Dès qu'il fut entré trois degrés, 3~, 42, 69, ·11,7,35·',
damle'monde spil'iluel, il continua 395, 603, ~1,6; comme une maison
à écrirc sur la juslUJcaLion par la à trois éta~es, el comme les habita­
foi seule, en rejellanl Jacharitéetles tians des anges en tl'ois cieux, ·186,
bonnesœuvres;maisaprèsquelenou- La région suprême du mental est
veau ciel eut commencé à être ins- nommée céleste; la moyenne, spi ri­
tauré par le Seigneur, il se mit li Inelle; ct l'inlime, n~lurelle. U7,
penser, d'apl'ès la lumiè.re prove- 603; comment s'ouvrentces régions,
Hant de ce ciel, qu'il était peut-être 1,2, Le mental humain, organisé se­
dans l'erreur; el, enfin il vil, que la Ion ces lrois degrés, est le rtlcepta­
Parole était entièremenl. remplie de cIe de l'influx Divin, 34, Le mental
l'amour envers L>ieu el de la charité de l'homme croît comme son corps,
à l'égard du prochatn, 797, mais celui-ci en stature, el celui-là
MblOlI\E (la) de l'homme est t'hu- en sagesse, ·152, Il est élevé de l'é­
mus des science!', de l'intelligence eion en région, et celle élévation ie
el de la sagesse, 32. Tout homme lait selon que l'homme s'acquiert
pense d'apr('s les choses qui sonl. des vrais, el les conjoint au IJÏcn,
dans sa mémoire, H3. La mémoire 152, Le mental de cbaque homme
chez les hommes est comme l'esta- est son homme interne, qui en ac­
mac ruminatoire chez les oiseaux tualité est homme el est au-dedans
et chez les bêles, el l'entendement del'hommeexternequifailsoneorps,
humain esl. comme l'estomac même ·151\. Ce mental est intél'ieurement
où les alimenls sont' digérés, ~73. spirituel, mais .extél'ielll'emetli na­
Tout'ee qui n'est pas reçu par l'eo- turel, 415, Le mental spiril.uelre­
lendemenl ne s'allache pas il la mé- garde pl'incipalement dans le monde
moire quant 11 la cbose; il s'y at- spiriluel, et a pour objets les choses
tache seulcinent quant aux mots, qui y sont, soit celles qui sont dans
62~, - La foi de mémoil'c, 34·1. le ciel, soit celles qui son 1. dans
MbIOR.IBLES (les) placés à la suife l'enfer; et le mental naturel re­
des Chapitres ne sont pas des inven- garde principalement dans le monde
lions de l'imaginalion, 851. Ils ont naturel, et a pour objets' les c.hoses
été rapportés d'après un commandc- qui y sont, soit bonnes, soit mau­
ment, 188. vaises, 420, Le mental vit après la
Mf.)IOIt'\~Dml, 791, mort, il est en pleine forme humaine,
MÉNI)iGES, 60.. 'et est alors appelé esprit; s'il est
I\1ENSO)iGE (le), dans la Parole, sig, bon, esprit angélique, et ensuite
le faux et Je langage fallx, 322. ange; s'il est m·l.uvais, esprit sata-
ME:>;TAL (le) de l'homme se com- nique, et ensuile satan, ~56, Dans le
pose de l'entendement et de la vo- mental de l'homme, les suprêmes
Jonté, ~51, 658 j quand ces deux fa- .ont été lournés en haut vers Dieu"
les moyens en dehors vers lemonde, mérile dans les œuvres, lorsqu'il
et les inHmes en bas vers le corps, croit que IOlll bien vient du Seigneur,
:>07. Le mental humain est comme 439 à 442. Placer le mérite dans les
un humus, dans lequel les vrais spi~ œuvres, qui sont failes en vue du
l'iluels et naturels sont implantés salUl, est Ilernicieux; en cela se
comme des semences, et pellvent cachent des maux dant celui qui
être multipliés sans fin, 350. Le men­ agit ainsi ne se doule nullement,
tal humain, même le plus analyti­ . . 39. Énumération de ces maux,
que el le plus élevé, est fini; et le 439. Penser qu'on vient dan~ le ciel,
lini dans ce menlal ne peut êlre et qu'il faut pour cela faire le bien,
écarté, 28. Les menlals de tous les ce n'est pas.reganJer la récompense
hommes qui nient la sainteté de la comme fin, ni placer le mél'Île dans
Parole, et la Divinité du Seigneur, les œuvre~, 440. Ceux qui pensent
pensent dans la région infime, 42. ainsi ne sont pas dans la cori fiance
Chez les fourbes, les flalleurs, les de la récompense d'après le mérite, .
menleurs et les hypocrites, le men­ mais ils sont dans la foi de la pro­
tal a été divisé en deux parties dis­ messe d'après la gl'âce; chez eux le
cordantes, 443. plaisir de faire du bien au prochain
Ons. Le Mental (llfens) se compos'l esl la récompense, 440. Le mérite
des deux faculté:; qui font que l'homme est facilemeut efl'acé par le Seigneur
est homme, à savoir, la volouté et chez ceux qui s'imbibenl de charité,
l'entendement. 11 v a un mental na­ pal' cela qu'ils agissenl avec justice
turel et un mental'spirituel, parce que el l1r1élité dans l'ouvrage, le travail
chez l'homme il ya volonté naturelle ct l'ornee qu'ils onl à exercel' ; mais
et volonté spirituelle, entendement il est diffieHement enlevé chez ceux
naturel et entendement spirituel. Le qui croient que la charité s'acquiert
mental spirituel est l'homme interne;
il enveloppe l'homme intime ou l'Ame par nes aumônes cl des secours aux
(Anima), et il est enveloppé par le indigents, 4~2. - Le mérite du Sei­
mental naturel; cell1,i-ci, avec une gnetll' notre Sauveur esl la RéJemp­
sorte de mental plus externe ou exté­ lion, qui a été une œuvre purement
rieur appelé l'Animus, lequel est formé Divine, 640. Ce mél'Îte n'est appli­
par des affections et des inclination:; cable, addicable, ni imputable il au­
externes résultant principalement de cun homme, pas plus que la crr<i­
l'éducation, de la société et de l'habi­
tude, est t'homme externe. Le tout, lion ct la conservation de l'univers,
organisé eD parfuite forme humaine, 640,6.U.
est appelé Esprit (Spi1'ilus). L'esprit, MERVEILLEUSES (choses) 200, 2-36,
dans Dotre monde .. est enveloppé d'un 24~, 3bO, 38·1, 3S.), 535,567, M5,
corps terrestre, qui le rend i Dvisibte ; 767.
mais, dégAgé dc ce corps par la mort MÉSENTlIiRE, 496.
naturelle, il entre dans le monde spi­ MESSES des catholiques-romains,
rituel, où son corps spirituel est par­
faitement visible et tactile. n9.
MEssiE (le) élait Jéhovah Dieu dans.
MERCENAIRES .(par les), auxquels une fOl"me humaine, 69·1. Le~ Jùifs
aVAienl élé donnés les err.plois les voulaient un Messie qui les éleviH
plus vils dans les panis du Temple, au-dessus de lontes les nations du
il est enlentiu ceux qui demandenl monde, et non un Messie qui pOUI'­
une récomppnse d'après le mérite vlÎt à leul" salut éternel, 205. Ils ne
dans les choses du salul, 4td.­ l'econnurl'Ilt point le Messie, quoi­
Poir MÉRITE. que tous les prophétes eussent an­
MERCURE, ·17. noncé son avènement; pourquoi?
MiRE (la) sign.l'Église; pourquoi? 246. Messie ou Chl'ist sign. le Divin
306; sign. la communion dessainls, Vrai, 85.
par laquelle il est entendu l'Église MÉTAPHYSIQUE, ~7, 388. Les choses
répa~due sur loul le globe, 307. métaphysiques sont dans l'obscurilé,
MERITE. L'homme dans les exer­ 52.
ciees de la charité, ne place pas le MÉTEMPSYCOSE JVIVE, ~7~.
- 556­
MÉTÉORES dans le monde spirituel, de Jacob dans le déserl, 849. - Foi
335,697. miraculeuse, 344.
MEULE (la) sign. la recherche, d'a­ MIROIR. Devant quiconque a formé
près la Parole, de ce qui sert à la d'après Dieu l'état de son mental,
doctrine, 461. l'Écriture Sainle est comme un Mi­
MICHEL ,çign. une sociélé dl). ciel, roir'dans lequel il voit Dieu; mais
H3; - sign. ceux qui, dans le ciel. chacun le voit à sa manière, 6. Les
sont dans la sagebse concernant le vérités qu'on apprend par la Parole
Seigneur et l'adorcnt, 300. - Voir et dont on s'est imbu en y confor­
GABRIEL. mant sa vie, composent ce miroir,
MICRO-UR .\.NE et MICROCOS~It:. Voir 6. Toutes les vérilés de la Parole
MACRO-UIlANE et l\IACIlOCOS~IE. Pour­ sont aulant de miroirs du, Seigneur,
quoi l'bOml'1e a été Ilppelé micro­ 508,767. Les connaissancéssur Dieu
urane et microcosme par les anciens, sont des miroirs de Dieu, 4 i. Les
74,604. œuvres, bien considérées, sont
I\lIJ.KOM, 292. comme les miroirs de l'homme, 373_
MltlEu. Tant que l'homme vit dans l\IISÉRlCOllDE. Dieu est la Miséri­
le monde. il est tenu et marche dans corde même et ia Clémence même,
un milieu entre le ciel et l'enfcr ; et parce qu'il est l'Amour même et le
là, il ost dans un équilibre spirituel, Bien même, ~32.
qui est son libre arbitre, 383. MOAB sign. l'adultéralion du bien,
MINEllVE, ·17, ·159. 200.
l\1i~iSTRES de l'Egli~e; comment MOINES. Des moines dans le monde
chacun d'eux parle, 454. - Minis­ spirituel, SH ; quand ils y arrivent,
tres hypocriles, 381. - Ministres ils cherchent les saints, surIout le
politiques, 663. - Voir PRÊTRES. saint de leur ordre; mais ils ne les
MIRACLES. Il Y a des Miracles Di­ trouvenl pas, 824. Il Y a aussi des
vins, et il y a des miracles magi­ moines convertis, 820.
ques, 9·1. Les Miracles Divins onl MoïSE, VOLT JUIFS, Moïse sign. la
élé faits selon l'Ordre Divin, c'est­ Parole hislorique, 322.
à-dire, selon l'O.'dre de l'influx du MONDE SPI\UTUIlL ET ~IONDIl NATU­
monde spirituel dans le monde na­ REL. Il Y a deux mondes, le monde
turel, 9·1, Le Seigneur était dans l'é­ spirituel où sont les an~es elles es­
tat de glorification ou d'union avec prils, et le monde naturel où sont
le Père, quand il fit des miracles, les hommes, 75. Dans l'un et l'autre
404. Il ne se fait pas de miracles monde il y a un soleil; celui du
aujourd'hui comme autrefois, parce monde spirituel esl le pur amour,
que les miracles contraignent et et celui du monde naturel est le pur
ôlent le libre arbitre dans les choses feu, '75; roil- SOLEIL SPIRITUEL. L.e
spirituelles, et font de l'homme spi­ monde spiriluel el le monde nalu­
rituel un homme nalurel ; et parce rel sont tellement liés, qu'il~ ne
que, depuis J'avènement du Seigneur, peuvent être séparés, H 8. PAr le
tout homme dans le monde chré­ monde spirituel il est. entendu et le
tien peut devenil' spirituel, et de­ ciel el l'enfer, 454. Toutes le,s choses
vient spirituel, uniqu"ment d'après qui sont dans ce monde sont spiri­
le Seigneur par la Parole, 501. Si, tuelles el afTectent l'homme interne,
avant l'avènement du Sei~neur, il a et consliluenl sa volonté et son en­
été fait des miracles, c'est parce tendement, 24. Il Y a deux propres
qu'alors les hommes de l'Église du monde nalul'cl, qui font que
élaient des hommes nall1l'els, aux­ toules choses y sont finies; l'un est
quels les choses spiriluelles ne pou­ l'espace, el l'autre le lemps, 27. Le
vaient pas être ouvertes, sans qu'il monde spiriluel n'est pas, comme
y eÎlt profanation, 501, Ceux qui ne le monde naturel, dans l'espace et
veulent pas croire la Parole du Sei­ le temps; mais il est dans l'appa-:
gneur,ne cl'oiraient pas, d'après les l'ence de l'espace 4.'t du lemps. 280.
mil'actes, plus que les descendants Celle apparence est selon la difTé­
- 557­
rence des élals dans lesquels y sont monde, 475. Dans ce mondes'exhale
les menlals des esprils el des anges, de l'enfer le mal en lonle abondance,
29; voir ApPARENCES. Il n'y a rien et influe du ciel le bien aussi en
dans le monde naturel, qui ne soil touLe abondance, 475. Toul homme
aussi dans le monde spirituel; mais depui<; l'enfancejusfju'à la vieillesse
les choses diffèrent d'origine, 185, y change de lieux et de siluations,
209,693,694,794. Les plages dans 476. Dans ('orient hahitent ceux qui
le mondcspiriluel ne sont pascomme sont dans le bien par le Seigneu.r;
les plages dans le monne naturel, et dans le seplenll'ion, ceux: qui sont
les habilalions selon les plages sont dans l'i~norance ; dans le midi,
des habita lions selon la réception de ceux qui sont dans l'inlelligence;
la foi el de l'amour; ft l'orient sont eL dans l'occident, ceux qui sont
ceux qui excellent en amour, ct au dans le mal, 476. Tous ceux quisont
midi ceux qui excellent en inlelli­ dans le mondedes esprits ont, quant
gence, 800. Oans le monde spirituel à leurs inLérieurs, été conjoints ou
toules les choses apparaissent de avec Les anges du ciel, ou avec les
loin selon les correspondances, et diables de l'enfer, 477. Tout homme,
quand elles apparaissent dans des après la mort, enlre daus le monde
formes, elles sont appelees représen· des esprils, el alors il est absolument
talions des choses spirituelles dans semblable à ce qu'il était aupara­
des objeLs semblables aux choses vant; et, en y entranl, nuL ne peut
nalurelles, 388. Toules les choses êlre empêché de convel'sel' avec ses
qu'on voit dans le monde spiriLuel parenls, ses l'l'ères, ses alliés, et ses
sont créées en un moment par le amis, morLs avant· lui , no. Dans le
Seigneur, landis. que touLes celles monde des esprits, depuis le juge­
qu'on voit dans le monde na lu rel ment dernier faiL en n57, il n'est
existent el croissenl d'après une se­ pas permis anx catholiques-romains
mence, 794. Le monde spirituel de s'assembler en milsses comme
opère et actionne, par l'inLérieur, auparavant, ni de sc former des
toutes eL chacune des choses qui cieux artificiels comme auparavant,
existenl eL sont formées dans le 8·18,
monde de la naLure et sur la Lerre MONNAIES. Dans le monde spil'Ï­
naturelle, et agit de même que tuel, il y a aussi des monnaies d'or
le mental humain dans les sens) et d'argent, 78.
et les mouvemenLs du corps, 695. MONTAGNE (la) sign. le ciel su­
L'homme est dans le monde spiri­ prême, 205. Par les mon Lagnes sont
tu el par son homme inlerne, et dans entendues les choses supérieures de
le monde natul'el par son homme l'Église, 200. III
exteme, 454. MONTER par un aulre endroit, ­
MONDE DES ESPRITS (le) tient le mi­ Jean, X, 1, - sign, que l'homme
lieu elilre le ciel el l'enfer, '160,281, ne doit pas s'adl'esser à Dleu le Pèl'e,
475,570.622. Là, Ioules les sociélés, pArce qu'il est. invisible, et. pAr suite
qui sont innombrables, ont été mi­ inaccessible et inconjongible, 538,
ses en ol'dre d'une manière admi­ HI" n7.
racle s'3lon les alrections naturelles MORAL. Il ya l'homme moral spi­
bonnes et tIliluvaises; les sociéLés rituel, et il y a l'homme mOl'al pu­
mises en or(lre selon les affeclions rement nl).lurel, et l'un n'esL pas
naturelles Lonnes communiquent distingué de l'auLre dans le monde,
avec le ciel, eL les sociélés mises en 5M. Celui qui vit selon les lois hu­
ordre selon les affections mauvaiscs maines, et en même Lemps scion les
communiquent avec l'enfer, 281. lois Divines est vérilablement homme
ÉLats divers par lesquels passent les moral, 445. La vie morale, 101's­
esprils novices avant de se rendre qu'elle esl en même temps spiri­
soit dans le ciel, soil dans l'enfer, luelle, est la charilé, 1,43 à 445,
28·1. Le monde des esprits apparaît Dans la première période de l'âge,
à ceux qui y sont comme un gran<l la vie morale est la vic de la cha­
- - 558-­
ritp. da.ns les extrêmes, 443. tes MYIIIlHE {la) sign. le bien naturel,

choses morales, théoriquement exa- 205.

minées et perçues, se placent tians MYSTICITÉS de la foi d'aujoul'd'hui

la région moyenne du mental chez 803.

ceux qui aiment le vl'ai, ~86. D'\I1s N.HSSHCE (par) l'homme incline

le biell moral réel ont éle conjoints vers les maux de lout genre, et d'a­

Ie bien spirituel et le bien nalurel, pl'ès l'inclinalion il les convoile, 612

398. Par la premièl'e naissance l'homme


. MOIIALITÉ (la) purement naturelle est l'enfer dans la forme la plus pe­
est morlc en elle-même, 381. De la lite, mais par la seconde naissancc
moralité de l'homme externe on ne il est le ciel dans la forme la plus
peut pas conclure à la moralité de pelile, 613. Dans la Parole, les nais­
l'homme interne, H3. sances natul'elles sign. les naissances
Mo liT (la) est, non pas l'exlinclion spiriluelles, qui sont celles du bien
mais la conlinuation de la vie, et ei du vrai 583.
c'est seulement uo passage, 792. NATIO)lS ET PEUPLES. Dans la Pa-·
L'enlrée dans le monde des esprils l'ole, par les nalions. sont entlmdus
il ordinairement lieu le troisième ceux qui sont dans le bien, et dans
jour après la mort; ·13R, 281. En y le sens opposé ceux qui sont dans le
entranl, l'homme s'imagine vivre mal, et par les peuples ceux 'lui
encore dans le monde, 792. Il y est sont dans les vrais, et dans le sens
préparé pour sa c1emeure dans le opposé ceux qui sont dans les faux;
ciel ou dans l'enfer 1.47 .H8 568· par conséquent ceux qui sont du
'l'oir ~IO"IJE DES ESP~ITS. '- L; mort royaume spirituel du Seigneur sont
spirituelle, considérée en elle-même, nommés peuples, el ceux qui sont
est la viè naturelle sans la vie spiri- du royaume céleste du Seigneur sonl
tuelle,369, . nommés nalions, 251. Poul'quoi les.
MOT. Dans la Parole, chaque mol Juifs onl élé appelés nation adullère,
est te contenant et le support des ~ 22. Des nations ou gentils dans le
spil'Îluels et des célestes. 226. monde spil'jluel, 835. Parmi les na­
l\lOUIJIIE sign. rechercher d'après tions les unes sonl intél'Îeures, et les
la Parole ce qui sel'l à la doclrine, autres exlérieures, 835.. Il n'y a au­
~ 6t. cune nation sur tout le globe, qui
I\fOUII1R. L'homme ne peut pas ne puisse être sauvée, si elle recon-·
mourir dans J'éternité, 697. naît Dieu', et vit bien, 729. Toules
l\fouvmIE"'T (dans tout) il y a un les nations qui reconnaissent un seul
actif el un passif, 576. Dieu, el qui aimenl le juste el
!\fOYE:-i. Dans toulr, chose il y a font le bien par l'eligion,onlleurciel,
_premier, moyen et demier, et le pre- 832.
miel' par le moyen tend et va à son NATUIIALISME, 75, 94, 342, 77L Ori­
dernier, 214, 210. Le pl'emiel' et le gine du naturillismequirègneaujour­
moyen sonl ensemble dans le del'- d'hui, 4. '173339.
nier, comme la lin et la cause sont N,\HR.\LISTES, 35, ~78, 333, 639.
dans l'effel, 210. Naturalistes-athées,' 77, 159, 382,
MOYENS (les) de salut sont nom- 759. .
bl'eux, 340, 362, 477, 68~, 722. Ils NATURE (la) est le réceptacle par
ont été dOllnés par le Seiglleul' aux lequel l'amour et la sagesse opèrent
Chrétiens dans la Parole, et aux leurs ellels ou les usages, 35. La na­
Gentils dans leur religion, 580. Lure pal' elle-même n'opère rien,
MULTIPLIC11'IO~pel'pétuelledu vrai, mais c'est Dieu qui opèl'e par la na­
et conséqnemment de la sagesse, Lure,n. Elle a élé cl'éée pour ser­
718. vil' d'instrument à la vie qui procède
MUSCLE. Sa composition, U7, 351, de Dieu, 77. Elle a été séparée de
Puissance unanime des mus.:lles dans Dieu, et cependant Dieu est lout­
les actions, 353. présent en elle, 30. En elle-même
MUSIQUE dans les cieux, 745, elle est morle, et par elle-même elle
::- 559 =­
n'a aucune activité, mais est mise Fibrille de nerf, 258. Nel'f opLique,
en action par la vie, 77. Quand on 37~
croit que la nalure est créatrice de NÉRoiX, 73. '
l'univers, les collséqliences de cette NÉs DE DICO. Sonl appelés ainsi,
foi sont, que l'univel's,esl ce qu'on dans la Parole, ceux qui ont été ré­
appelle Dieu, eL que la natul'e en générés, 572; ceux qui sont par le
est l'essence, ns. La nature avec Seigneur dans les biens eL les vl'ais
son temps el son espace 11'a pas pu de la foi, 583,692,729.
ne pas commencer, mais il n'en est NICÉE (concile de). Il fut convo­
nas de même de Dieu qui esl Sans qué atin de rejcter l'hérésie perni­
le lemps el sans l'espace; c'esl pour- cieuse d'Arius, H~, 632, 636, 637.
quoi la nalul'e vient de Oieu,' non pas La convoca ion de ce concile a eu
de toute éternité, mais dans le Lemps lieu d'après la Divine Providence du
avec son temps et SOli espàce, 280. Seigneur, parce que SI lâ DiviniLé du
_Toules et chacune des choses qui Seigneur est niée, l'Épi ise C\lI'étienne
sont dans la nalure correspondent à expire, 636. Les' éveques imaginè­
des choses spirituell~s, 201. Le monde rent un Fils de Dieu de toute éLer­
spirituel agit dans le mondedelapa- nilé, qui. esl descendu et a pris l'Hu­
Lure, comme le mental humain dans main, croyanl par là revendiquel'
les sens et les mouvements du corps, et rc"tiLuer au Seigneur la Divinité,
695. Toutes Jes choses de la nature ne sachant pas que Dieu Créateur
sonL comme des tuniques,desgaînes de l'univers élail Lui-Même descen­
et des chemises qui enveloppent des du pour devenii'Rédempleur,elainsi
choses spirituelles, eL produisent le de nouveau Créateur, 637, cfr. 9~.
plus prèsleselfetscorrespondanlsàla Les hérésies avant le concile de Ni­
fin que Dieu Créateur s'est proposé, cée, et les hé,l'ésies provenues de ce
695. La nalure du monde spirituel concile et après ceconcile,ontéteint
di/l'ère de la naluredu monde naturel, la lumière dans la Pal'ole, el éloigné
,'lutanl que le substanLieJ di/l'ère du de l'Église le Seigneur, 177, 206.
malél'iel, ou le spirituel du naturel, C'est le concile de Nicée qui a in­
ou l'anlél'ieul' du postérieur, 79. Ceux troduil la doctrine delrois Personnes
qui reconnaissent la nature pour Dieu Divines .de taule éternité, ~36, 489,
onl bouché les inlél'ieurs deleurrai- 632,634. La foi d'aujourd'hui surla
son, 9. Ceux qui sesontdétoul'llésàu justification est sortie des délibél'a­
~Divin ne peuvent pas, au sujet de la ,tions el des décrets de ee concile
nalure, penser rationnellement, ni à sur les lrois Personnes Divines, 206,
plus forle raison spil'ituellement; ·12. 338. Ceux qui éLaient dans ce con­
Ils sedépouillentdel'humaineLrevê- cile n'ont pas enlendu d'autre Tri­
lenL le bestial, ·13. - L'e~sence ou la nité qu'une Trinité de Dieux.' 172"
naLure, que chac!Jn s'el>t appropriée ,177,632. - Ne se Oer à aucun con­
dans le mondl:), ne !>eut pasèlre chan- cile, mais se Oer à la Parole du Sei­
'>ée après la mort, 6:; 1. - Merveilles gneul' qui est au-dessus des conciles,
delilllalure,U. <'189,634. L'Église Chrélienne a eu
NATUREL (le) a élé créé pOlir cnve· deux époques; l'une depuis le temps
lapper lespiriwel, 78. - Voir MONDE; du Seigneur jusqu'au concile de Ni­
HomlE NATLI\EL. - Ceux qui pensenL cée, cl l'autre depuis ce concile jus­
d'après les illusions du corpssonl na- qu'à ce jour, 760, H6. Depuis le
lu reis-sensuels, 839. Tous ceux qui concile de Nicée, nul n'a été admis
sont dans l'enfer sonL nalurels-inH- dans aucune lentation spirituelle;
mes ·t2.i pourquoi? 597. - Voir ATIJANASE;
N~ZIRÉ~NS (les) ont. représenlé la SnlBoLE.
puissance de la Parole dans les der- NOCES (les), dans la Parole, sign.
niers, 223 le mariage du Seigneur avec le Ciel
NÉGOCIANTS consciencieux, 422, el l'Église par le bien de l'amour el
NEPTUNE, n, ~;;9, H8, 292. par le vrai de la foi, ~99. L'habil de
NERF. Sa composition, 447, 35L noces, - l\olallh. XXII, H à U,
- 560­
sign. la foi au Seigneur com:r.eFils le ~lobe terrestre, 786 à 790. Elle est
de Dieu, comme Créaleur du ciel et la couronne de loutes les Églises,
de la lerre, et un avec le Père, 380. parce qu'elle a,dorera un seul Diell
- Noces dans le ciel, 746 à 746. ­ visible, dans lequel est Dieu invisi­
Yoir MARIAGE. ble, comme l'âme est dans le corps,
NOM (le) sam la chose n'est qu'un 787. Tous ceux qui ont mené la vie
vain mlt, 683. Le nom sign. III qua­ de la charité, et, de plus, ceux qui
liLé de la personne; pourquoi? 682. ont aimé le vrai parce que c'est ·le
Le Nom de Jéhovah Uieu est saint; vrai, se laissent instruire dans le
pareillement le Nom de Jésus, 297 ; monde spil'iLuel, et acceplent les
vui?' JÉsus; JÉSUS~CHRIST. Le Divin doctrinaux de la Nouvelle É~lise,
. Humain du Seigneur est le Nom du 799.

Père, H3; CJ nom est s:lUctifié, - Voir DOGlIES ; ÉGLISE; FM DE U.

quanl le Père estreconuudansl'Hu­ NOUVELLB ÉGLISE; !\fAXIME; RÈGLE.

main du Seigneur, H2. La Parole, NOUVELLE JÉIlUSALEM. C'est la Nou­


en ce qui de là apparlient à l'Église, velle )<,glise"qui doit être instaurée
et ainsi tout culle, est le nom de par le Sei~neur, ~97, 781 à 781, ; voir
Dieu, 298 ; voir PRÉCEPTES" Dans la NOUVELLE ÉGLISE. Pourquoi celle
Parole, par les noms de personnes Église est entendue par la Nouvell~
et de lieux, il est entendu non pas Jérusalem, 782.
des personnes ni des lieux, mais des NrÉEs (les) du ciel sign. la Parole
choses de l'Églis~, 300. Dans le dans le sens de la leltl'e, 776. C'est
monde spirituel, aucun homme ne aussi ce quesignifiailla nuée brillante
retient le nom qu'il a reç.l au qui couvrit les disciples, quand le
baplême, ni son nom de famille, Seigneur fut transfiguré, 222. Il est
plais chacun y est nommé se­ vain dè croire que le Seigneur appa­
lon sa qualiLé; les anges y sont railn dans une nuée du ciel en per­
nommés selon leur vie morale et spi­ sonne; mais la vél'ilé est qu'il ap­
riluelle, 300, 682. paraîtra dans la Pal'ole qui procède
NOURRITURE (la) céleste, dans son de Lui, 777. Danslemondespiriluel,
essence, n'est autre chose que l'a­ le~ nuées brillantes au-dessus des
mour, la sagesse et1'usage ensemble, cieux angéliques sign. l'obscurilé
735. Dans le ciel, il est donné à cha­ dans· ces cieux d'après le sens IiLlé­
cun une nourriture pour le corps se­ l'al de la Parole; et quand elles sont
lon l'usage qu'il fait, 735; voir OI­ dissipées, elles signillent que les an­
SIFS. L'Ame n'a pournourriLured'au­ ges sont dans la clarté d'après le
tres aHments que des choses spiri­ sens spiriLuel ; mais les nuées noires
tuel.les, .~94. sur les enfel's sign. la falsification
NOl'VELlE ÉGLISE. Le Seigneur a et la profanation de la Parole, 776.
prédIt qu'il viendrait, et qu'il fon­ N(;11' (la) sign, le dernier lemps de
derait. une nouvelle r.glise, qui est l'É"lise. 761.
la Nouvelle Jérusalem, 779. Il est NYCTALOPIE (à la) peut être com­
conforme à l'Ordre Divin qu'un nou­ parée la foi visionnaire et à rebours,
veau Ciel soilfol'méavant qu'une nou­ qui est l'apparence du faux comme
velle Ézlise le soit SUI' la lelTe, 78~. vrai d après une ingénieuse confir­
Aujourd'hui le Seigneur forme un malion, 683 .
nouveau Ciel de chrétiens qui dans . O. Dans le troisième ciel, ou ciel
le monde ont reconnu, el, après leur intime, on fait un très-grand usage
sortie du monde, ont pu reconnaîlre de celle voyelle, parce qu'elle donne
quc le Sei<.(neul' est le Dieu du ciel un son plein, 278.
et de la