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la fiche de lecture de Notre part des de Gérard Mordillat

ETAPE I ;

 Nom et prénom de l'auteur, diplômes et profession légitimant le livre : Gérard Mordillat,


romancier et cinéaste né à Paris en 1949. Il publie des poèmes aux Lettres Nouvelles

avant de réaliser La Voix de son maitre, un documentaire sur le discourt patronal, avant
de devenir responsable des pages littéraires du journal Libération. Cependant il quitte le
journal lorsqu’il publie son tout premier roman Vive la sociale !, en 1981. Suite à
l’adaptation de son livre au cinéma, il se consacre exclusivement à ses romans, essais,
films et documentaires.
 Titre du livre : Notre part des ténèbres
 Année d'édition et ou de réédition : 2009
 ISBN : 978-2-253-12636-2

ETAPE II :

1. Indexer le livre sous forme de descripteurs et/ou de mots clés libres (cf les remarques
des professeurs documentalistes en TD) : Roman, économie, sociologie, entreprise,
fonds spéculatifs, capitalisme, licenciement, chômage, détournement, prise d'otages,
tempête sociale, délocalisation, fonds spéculatifs, Inde, action, suspens, vengeance,
Nausicaa.

2. A partir des annexes distribuées qui correspondent aux programmes et aux notions que
les élèves devraient maîtriser à l'issue de chaque niveau d'enseignement :
Rechercher le ou les niveaux auxquels le livre correspondrait
Le livre est accessible à un élève n’ayant pas fait d’économie, cependant les notions et
démarches seront alors plus floues. Il correspond donc plus à un élève ayant travaillé sur le
thème de l’économie. Abordable pour un élève de seconde ayant des notions sur la
délocalisation afin de comprendre d’où part l’histoire. Proportionnellement plus
compréhensible en fonction du niveau d’étude.

Le ou les chapitres du cours qui pourraient être enrichis par la lecture du livre
Le livre s’appuie essentiellement sur le thème général de l’économie en passant par de
nombreuses notions telles que la délocalisation. Nous pouvons voir au cours de la lecture
différentes critiques du système capitaliste d’où le besoin d’avoir quelques connaissances
sur le sujet.

Quelle est selon vous l'apport de ce livre par rapport au cours de SES

C'est un livre qui reformule ce qui a déjà été vu et permet de confronter le cours à une autre
vision grâce à une situation explicite donnée par l’auteur comme des exemples clairs et
représentatifs de certaines notions et démarches économiques.
C'est un complément et un enrichissement qui illustre le cours en particulier au niveau des
démarches théoriques à travers une histoire réaliste faite d’action et de suspens.
Le livre présente la position et la démarche de l’auteur face au chapitre économique vu en
cours.

ETAPE III :Opérez une présentation du livre (l’objectif n’est pas de rédiger un résumé
recopié sur internet) :

1. Présentez la couverture du livre


 Est-elle attrayante ?
 Est-elle représentative du livre ?
Sur la couverture du roman, nous pouvons voir une mer déchainée et une vague gigantesque
sur le point de s'abattre, et, au fond, un ciel très sombre. La couleur dominante de la
couverture est le noir, d'ailleurs utilisé pour peindre cette mer obscure. Les tons sombres sont
en accord avec le titre de l'œuvre, en référence au mot «ténèbres». Ces couleurs obscures et
pourtant si limpides, ainsi que cette vague anormale rendent la couverture très attrayante, très
attirante, ce qui donne envie de lire le livre. Cette présentation est en accord avec le contenu
puisque l'histoire tourne autour du détournement d'un bateau accompagné d'une prise d'otages
dans une ambiance lugubre et dérangeante où règnent le doute et la peur, ce que traduit
parfaitement la mer et le noir intense.

2. Quel est le personnage principal du livre (dressez son portrait en insistant sur ses
caractéristiques sociales et économiques)? Le récit est-il à la première personne ?

Le personnage principal se nomme Gary. C’est un employé qui fut licencié et chassé de son poste au Mondial
Laser. Suite à cet évènement il nourrit une profonde haine envers ses anciens employeurs, ceux qui lui ont fait
perdre son travail, sans doute le dernier qu’il était en mesure de garder, étant donné son âge avancé. Gary fut celui
qui dirigea les opérations lors du détournement du navire et de la centaine de passagers. Récit a la troisième
personne avec narrateur omniscient.

3. Le roman donne t’il une vision réaliste du thème abordé : donnez des exemples et montrez
comment l’auteur obtient l’effet recherché

Oui, tout y est décrit tel que cela pourrait ce passer dans la réalité. Les notions et démarches y sont représentées telles
qu’elles le sont réellement. La prise d’otage est si réaliste qu’elle aurait put être tirée d’une histoire réellement passée.
(stratégie du détournement, explosifs, canots de sauvetage). La vision donnée sur le monde économique par ce
roman est donc tout a fait réaliste et représentative de ce que pense l’auteur.

4. Caractérisez le style utilisé dans le roman ( réinvestissez les démarches et méthodes


étudiées en français) , en quoi est-il approprié au sujet abordé ? L’auteur emploie t’il du
vocabulaire économique et social ?

Ce roman à suspens traduit parfaitement le sujet abordé dans le sens où on ressent ce


coté sombre, lugubre donné par les personnages, les lieux, ou les actions. L’auteur
n’emploie pas beaucoup de vocabulaire économique, on le trouve peu à peu tout au
long du roman. Ce vocabulaire est introduit délicatement et avec parcimonie à travers
les tensions présentes entre les personnages, les situations déroutantes.

5. Comment la littérature permet-elle de parler d’économies ou de sociologie,

La littérature permet, par son coté aérien, de donner au roman une ampleur
impressionnante relativisée par le fait qu’il s’agisse pourtant d’une histoire inventée.
En effet, le fait de construire une histoire de toute pièces permet d’y intégrer n’importe
quelles actions, n’importe quels évènement et donc d’introduire les notions choisies au
moment choisie. La contrainte de retracer une histoire déjà vécue, sans pouvoir y
apporter une touche d’imagination, ne permet pas le choix des démarches. La
littérature, qui plus est grâce a ses développements, n’a si elle ne décrit pas un
déroulement réel aucune limite pour parler d’économie ou de sociologie.

ETAPE IV :

Opérez une critique personnelle de ce livre :

1. Quels sont les points forts de ce livre selon vous :

Le livre, cependant désavantagé par son fort nombre de pages, est très accessible,
même pour des personnes n’ayant pas fait d’études économiques et sociales, étant
donné qu’avant d’être un livre économique, c’est tout d’abord un roman. Les termes
employés sont simples. Ce livre est réparti en sortes de chapitres courts et nombreux
afin de faciliter la compréhension ainsi que les séparations entre chacun (souvent
noms des lieux). L'analyse de ce livre se rapproche clairement au chapitre du cours sur
l’économie, en abordant des faits d’actualité et pourrait également en servir d'exemple.
En effet les licenciements et les tentatives de vengeance des anciens employés sont de
plus en plus fréquents.

La forme romanesque ici présente permet de traduire les notions du cours par des
exemples et des situations claires et précises suffisamment explicitées par l’auteur. De
plus, les personnages du roman, ayant des personnalités fortes, permettent également
grâce à leurs actes de se rendre compte de certaines choses, d’une manière différente,
sous un autre point de vu plus clair et concis.

2. Quelles sont les limites de ce livre selon vous :

Un des principaux désavantages de ce roman repose tout d’abord dans sa forme. En effet
un livre de près de 700 pages décourage facilement. Certes l’histoire est captivante, mais
trop longue, elle finit par lasser. Car, comme dans tout bon roman, les développements sont
très longs et souvent fastidieux. De plus, étant dans un roman, les points économiques sont
parfois implicites et peu détaillés. C’est donc au lecteur d’effectuer un effort de
compréhension et d’analyse. Enfin, un point d’un tout autre genre est la forte présence
d’actes obscènes indécents, voir choquants pour quelqu’un ne s’attendant pas à en faire la
découverte inopinément. Il est vrai qu’il n’est pas rare de trouver dans un roman quelques
scènes libertines, mais certaines passions retombent, ici, trop souvent sur des fantasmes
charnels déroutants.

ETAPE V :

1. Rédigez une notice qui permettra aux élèves opérant une recherche sur BCDI de
comprendre quels sont les apports de ce livre . Pour cela :

La nuit du 31 décembre, Gary et d’autres membres d’un grand groupe de recherche


mécanique appelé Mondial Laser ayant été licenciés suite à la délocalisation en Inde dirigée
par un fond spéculatif américain, détournent le navire de luxe dans lequel les plus grand
dirigeants de l’entreprise ont été convié a passer la nuit. Alors que les invités fêtent gaiement
l’année riche en profits, une action se préparent. En pleine nuit, le paquebot Nausicaa dévie de
sa trajectoire et se dirige rapidement vers le Nord et la Norvège afin de faire connaitre aux
actionnaires la peur et le froid. Aucune issue n’est possible : le navire est entouré d’une
charge importante d’explosifs. Les anciens employés de la société délocalisée sont alors
déterminés à faire souffrir leurs employeurs. Les rôles s’inversent alors : les employés mis de
force au chômage, tiraillés par la peur et les conditions de vie déplorables deviennent les
maîtres face aux employeurs devenus subitement craintifs et obéissants. La vie des uns va
alors se jouer contre la vie des autres.
Etant un roman d’action, ce livre est accessible pour n’importe quel lycéen. Bien entendu, les
notions seront plus facilement repérables par un élève de ES, proportionnellement à son
niveau d’étude.

2. Recherchez les livres et les ressources traitant le même sujet au CDI :

Les livres en rapport avec ce roman sont ceux parlant de licenciement d’une population
désormais trop âgée, s’exilant dans de la société travailleuse. De plus, ce livre parle de
détournement donc de vengeance faite par les employés envers leur patron. Il est question
dans ce livre d’une délocalisation d’une entreprise vendu par des fonds spéculatifs américains.
Nous pouvons y apercevoir également un rejet du monde capitaliste.