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Après une forte diminution depuis 15 ans, les émissions de CO2 des voitures repartent à la hausse en

Europe. En cause l’augmentation des consommations (plus 3 % 2017), corrélé aux rejets de gaz à effet
de serre. La pollution est l’exemple typique d’externalités négatives : lorsque les voitures rejettent du
gaz elles infligent des dommages aux habitants de la région. Pour lutter contre ces externalités, une
solution est l’incitation.
Si cette incitation pécuniaire prend la forme de subventions le rôle incitatif de l’État peut aussi prendre
la forme de taxes. Il cherche à influencer le comportement des agents économiques en utilisant la
méthode de la carotte et du bâton. Ainsi l’Etat pourra remédier aux externalités négatives générées par
la défaillance du système. Car là où la production ou la consommation de l’un affecte et le bien-être
de l’autre sans qu’aucun des deux ne paye ou reçoive, on peut y voir une priorité du bien-être
individuel sur le bien-être collectif,et malheureusement des scandales comme le dieselgate. Lors de la
création d’externalités qu’on la pollution de l’air, les incitations de l’État permettent-elles de limiter
les défaillances du marché ? Nous allons voir que ces incitations peuvent se révéler efficaces mais
qu’elles ont tout de même des limites.

I. Les politiques incitatives d’internalisation des effets externes permettent en apparence de


remédier à la pollution automobile
A. Le calcul rationnel des individus crée des externalités négatives

Les voitures ne sont pas créées pour polluer et c’est pourtant ce qu’elles font. Nous avons ici un bon
exemple d’externalités négatives. Les entreprises cherchent à produire un grand nombre de voitures
mais cela génère des contreparties négatives sur l’environnement. Comme l’air pollué n’appartient à
personne il est très difficile de déterminer qui est à l’origine de la pollution. L’air devient de plus en
plus pollué suite à l’augmentation du secteur de l’automobile. Les voitures éjectent les fumées nocives
et consomment des énergies fossiles.
Cette pollution entraîne par an en France 48 000 morts sans compter la mortalité due à la pollution de
l’air extérieur dans d’autres pays du monde. Par exemple, le taux de mortalité pour 1 million
d’habitants en Russie est passé de 890 à 1099 morts dus à la pollution de l’air. La pollution génère
aussi un coût social qui n’est pas pris en compte par l’agent économique à l’origine : la pollution
entraîne des coûts sanitaires tangibles (prise en charge des pathologies, hospitalisation). Il y a aussi les
coûts intangibles qui n’ont pas de valeur économique : ce sont les aspects humains et psychologiques.
L’État doit donc intervenir.

B. La solution : l’internalisation des effets externes

L’individu est un homo économicus rationnel et égoïste à la recherche de profit maximum. Lorsqu’on
propose une somme d’argent un homo économicus à la recherche du profit en échange une action il va
réaliser un calcul coût bénéfice. Celui rapporte plus que ce que ça lui coûte. Ainsi, si une personne
cherche acheter une voiture et qu’il voit que l’État propose des primes pour l’achat d’une voiture
électrique car elle pollue moins ; il va faire un calcul coût bénéfice et acheter une voiture électrique.
Par exemple l’État français a mis une prime sur l’achat de voitures électriques car elles polluent moins
que les voitures à essence. On observe une augmentation de l’achat des voitures électriques grâce aux
primes car le consommateur gagne de l’argent tout en dépensant moins. Le ministère évalue déjà une
économie de CO2 équivalente à 10 000 allers-retours Paris New York grâce à ses primes
Dans le sens inverse, lorsque l’on décide d’une taxe sur quelque chose pour une raison quelconque
afin d’inciter un individu d’adopter un comportement différent, on observe le même principe. En effet
l’individu reste un homo économicus à la recherche du profit maximum. Si l’on taxe quelque chose
qu’il veut acheter il va orienter son choix sur autre chose. Ici lorsque l’État met en place une taxe sur
l’achat de véhicules diesels le consommateur qui se souhaitait acheter le véhicule vase rabattre sur un
autre véhicule moins taxé. C’est donc un principe de bonus malus, sanction récompense qui fonctionne
sur les automobilistes français qui sont plus attirés par les voitures de part la gratuité de certains
parkings en cas de véhicules électriques ou la gratuité d’autoroute. Cette attractivité permet une baisse
des émissions néfastes. . la consommation totale d’essence a baissé de 1 % en 2016 pour les
voitures particulières.
II. Les incitations ne sont pas suffisantes

A. Des effets pervers

La baisse de consommation de CO2 pour les véhicules permet une baisse du coût pour les ménages
qui en profitent pour améliorer leur confort. Ces économies faites sont donc utilisées pour d’autres
consommations comme la consommation énergétique : c’est l’effet rebond. Ainsi pour les voitures
particulières, même si la consommation unitaire a baissé de 1,3 % 2016 la consommation totale a
augmenté de 0,1 %
La fraude ne cesse d’augmenter. Certaines entreprises truquent leur voiture pour que lors des tests les
émissions d’oxydes d’azote soient diminuées et que les voitures puissent être vendues.. Ces mesures
incitent à frauder et donc à duper les consommateurs. C’est le cas de Volkswagen qui avoue en octobre
2015 l’avoir fait : c’est le diesel gate

B. Nécessitent l’application de politiques contraignantes

L’État doit donc adopter la solution de la réglementation.. La réglementation permet une surveillance
faible et permet aussi de modifier le comportement des agents cette réglementation doit faire baisser le
niveau de pollution
L’État doit obliger les entreprises automobiles à moins polluer en mettant en place ou en modifiant
des normes, comme l’euro six qui vise à réduire la pollution des véhicules diesels . Elle peut aussi
mettre en place des règles pour les marchands voitures de luxe : vendre obligatoirement des voitures
électriques

Laisser les incitations financières ne sont pas suffisantes pour remédier aux externalités négatives dues
à la rationalité individuelle. Certes elles favorisent le développement des voitures électriques afin de
diminuer les pollutions du passé, car l’intérêt personnel certain s’opère au détriment de l’ensemble
collectivités. Les types de mesures prises ne sont pas l’auteur des enjeux. Il faut donc que l’État
prenne des mesures plus drastiques. Les effets générés par la pollution sur l’environnement sont
irréversibles. Les effets la pollution s’accumulent et frapperont les générations futures.