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Prix 400 F Cfa N° 2226 Directeur de la publication PaulBiyapromulgue Haman Mana leCodepénal Vendredi
Prix 400 F Cfa
N° 2226
Directeur de la publication
PaulBiyapromulgue
Haman Mana
leCodepénal
Vendredi 15juillet 2016
lejourquotidien@yahoo.fr
http://quotidienlejourcm.com
Tél . : 22 04 01 85 f a i r e s a v
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Affaire Bouba Simala

Leplansecret

r e c o m p r e n d r e Affaire Bouba Simala Leplansecret

del’enlèvement

deCavaye

P. 5

Lutte contre Boko Haram

AmnestyInternationalrecense

lesdérapagesdel’armée

Pp. 2-3

Décryptage AminatouAhidjo,la grandemanœuvre P. 5

Décryptage

AminatouAhidjo,la

grandemanœuvre

P. 5

AmnestyInternationalrecense lesdérapagesdel’armée Pp. 2-3 Décryptage AminatouAhidjo,la grandemanœuvre P. 5

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Atteintes aux droits humains dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. L’Ong, dans son dernier rapport, explique que plus de 1 000 personnes sont détenues dans des conditions « effroyables, voire de tortures à mort ».

A lioune Tine semble bien connaître les autorités ca- merounaises et anticipe

sur leurs réactions au lende- main de la publication du rap- port de Amnesty international sur les atteintes aux droits hu- mains et à la justice dans la cadre de la lutte contre Boko Haram. Au cours de la confé- rence de presse tenue hier, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a, dès l’entame de ses propos fait une mise au point : Amnesty inter- national condamne les exac- tions de Boko Haram au Cameroun, salue les efforts de notre pays à combattre cette secte, note avec satisfaction la libération de 84 enfants retenus arbitrairement dans le cadre de cette lutte, rappelle avoir ren- contré aucune difficulté dans son travail et se dit donc satis- fait de l’ouverture du gouverne- ment du Cameroun. Va pour les bons points.

Bonne cause, mauvais moyens

Alioune Tine prend un ton grave lorsqu’il présente un aperçu du rapport de son orga- nisation. Le contenu est effa- rant. Tenez : selon Amnesty international, plus de 1000 per- sonnes accusées de soutenir

Boko Haram sont détenues dans des conditions « effroya- ble, voire de tortues à mort ». Plus de huit d’entre elles meu- rent chaque jour à la prison de Maroua, construite pour conte- nir 350 personnes et qui en compte à ce jour plus de 1500. Aussi apprend -on que plus de 100 personnes, dont des femmes, ont été condamnées à mort par des tribunaux miliaires. Pour Amnesty, lutter contre Boko Haram (qui a fait 500 morts en 2015 au Cameroun) est une bonne cause, mais l’Etat emploie des mauvais moyens. Pour le démontrer, l’institution rapporte des témoi- gnages, avance des chiffres, ra- conte des faits. Morceaux choisis : un habitant de Limani confie à Amnesty : « Le Bir est venu à Limani et a arrêté de nombreuses personnes dans plusieurs quartiers de la ville. Ils ont rassemblé tous les hommes, sans exception, et nous ont violemment forcé à monter dans leur véhicule (…). Dans le camion, nous avons dû nous allonger sur le ventre et les membres du Bir ont placé une dizaine de motos sur nos dos. Elles étaient si lourdes que l’un d’entre nous est mort en chemin ». Plus loin on lit le té- moignage d’un habitat de Kouyapé, témoin d’une opéra-

moignage d’un habitat de Kouyapé, témoin d’une opéra- tion militaire dans son village : « (…)

tion militaire dans son village : « (…) le chef du village a été hu- milié. Les militaires l’ont me- nacé en lui disant « Nous allons te bruler vif » et ils ont tenté d’in- terrompre son jeûne en lui don- nant du vin ». Des témoignages comme ceux-là fourmillent dans ce rap- port de 55 pages. Disparitions forcées, détention au secret, l’Ong dit avoir recueilli des in- formations concernant 17 cas de disparitions forcées récentes

en plus de 130 habitants des vil- lages de Magdeme et Doublé, dont on reste sans nouvelles depuis décembre 2014. En no- vembre 2014, lors d’une opéra- tion dans le village de Bornori, des hommes du Bir ont exécuté « illégalement » au moins sept civils non armés et ont arrêté 15 hommes, avant de revenir dans les semaines suivantes pour in- cendier des maisons. Pour Am- nesty, les forces de sécurité semblent souvent agir en s’ap-

puyant sur des dénonciations douteuses ou sur des causes indirectes, comme le fait de ne pas avoir de carte d’identité ou de s’être rendu au Nigeria. A Kossa, village accusé d’appro- visionner Boko Haram en nour- riture, 32 hommes ont été rassemblés et arrêtés en février 2015. La plupart d’entre eux ont été libérés plus tard, mais un homme est mort en détention. L’Ong a dénombré 25 cas de personnes ayant subi des actes

de torture lors de leur détention à la base militaire du BIR à Salak, près de Maroua, et au moins quatre autres à la base du Bir à Mora et au siège de la Direction générale de la re- cherche extérieure (Dgre), à Yaoundé. Amnesty a recensé quatre cas de personnes décé- dées en détention à la suite de tels actes de torture. L’on s’inquiète aussi pour le cas de cet étudiant, Fomusoh

Ivo Feh, arrêté après avoir en- voyé un sms sarcastique à des amis, où il plaisantait sur le re- crutement de jeunes diplômés par Boko Haram. Il est actuelle- ment jugé par le tribunal mili- taire et risque la peine de mort, s’inquiète l’Ong. « En cherchant à protéger la population de la violence de Boko Haram, le Cameroun vise

le bon objectif, mais en arrêtant

arbitrairement des gens, en les torturant et en les soumettant à des disparitions forcées, il n’em- ploie pas les bons moyens pour parvenir à l’objectif visé », a in- diquéAlioune Tine, directeur du bureau régional d’Amnesty In- ternational pour l’Afrique cen- trale et de l’Ouest. Il conclut par un ver. « Ô Cameroun, deviens- qui tu es ». Le gouvernement rejette en bloc le rapport et pro- met de réagir. Younoussa Ben Moussa

Un énième rapport

Lutte contre Boko Haram. Ce n’est pas la première fois que l’Ong publie un rapport sur le Cameroun.

fois que l’Ong publie un rapport sur le Cameroun. Fotokol. Des militaires patrouillant dans la ville.

Fotokol. Des militaires patrouillant dans la ville.

E n septembre 2015, le Ca- meroun était déjà sur la sellette, à la suite d’une

investigation de l’Organisation non gouvernementale, qui dé- fend les droits de l’homme dans le monde. Dans un rapport inti- tulé : Cameroun, les droits hu- mains en ligne de mire. Lutte contre Boko Haram et ses conséquences, l’organisation

dénonçait entre autres, le com- portement des soldats came- rounais à l’endroit des

populations civiles. Cette situa- tion avait subséquemment sus-

du

gouvernement. Issa Tchiroma, ministre de communication (Mincom), et porte parole du gouvernement avait estimé que le rapport au vitriol d’Amnesty International manquait de fon- dement et d’objectivité. « En ce qui concerne d’une manière gé- nérale, la question de la préten- due violation délibérée des droits de l’Homme par nos sol-

cité la réaction

S ur le site de cette organisa- tion, l’on apprend qu’Am-

nesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent l'injustice comme une affaire personnelle. « Nous sommes financés par nos mem- bres. Nous sommes indépen- dants de toute idéologie politique, de tout intérêt écono- mique et de toute religion. Aucun gouvernement n'échappe à notre vigilance», peut-on lire. Tout commence en

terrain des opérations, les mili- taires et les policiers camerou- nais ont toujours su faire bon usage de ces enseignements», avait déclaré le Mincom, au cours d’une conférence de presse donné à Yaoundé pour défendre l’armée. Hier, Issa Tchiroma, a dé- noncé un rapport qui attaque l’honneur du Cameroun et la bravoure des militaires, «ce dis- cours est diffamatoire. Il traves- tit la réalité », tranche-t-il. Pour le gouvernement, Amnesty in- ternational veut salir l’image du Cameroun. Le porte-parole du gouvernement dit être en train d’étudier le rapport et promet de réagir officiellement, la semaine prochaine.

Francky Bissal Zé (Stagiaire)

1961, Peter Benenson, un avo- cat britannique, s'est indigné de l'incarcération de deux étudiants portugais qui avait porté un sim- ple toast à la liberté. Il a écrit un article dans The Observer et lancé une campagne qui a pro- voqué une réaction d'une in- croyable ampleur. Retransmis dans des journaux du monde entier, son appel a montré que des personnes pouvaient s'unir pour défendre solidairement la justice et la liberté.

dats, je voudrais tout d’abord dire à l’adresse d’Amnesty In- ternational, que l’obligation du respect des droits de l’Homme, aussi bien en période de paix qu’en période de guerre, fait partie intégrante de la formation de nos Forces de Défense et de Sécurité ; et qu’à chaque fois qu’ils se sont retrouvés sur le

Amnesty en bref

“Ne pas installer une situation d’exception”

Alioune Tine. Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre D’Amnesty international, il invite le gouvernement à agir dans le respect des droits humains.

Quelle appréciation faites- vous des violations des droits de l’homme dans la lutte contre Boko Haram ? D’abord, nous ne comparons pas L’Etat camerounais à Boko Haram. Ce serait une injure. L’Etat camerounais en dépit de tout est un Etat de droit. C’est un Etat qui a des obligations in- ternationales, qui a signé, ratifié des conventions internationales sur des droits humains et doit rendre compte à l’Onu par rap- port à sa politique en matière des droits humains, à la Com- mission africaine des droits de l’homme par rapport à ses obli- gations internationales et régio- nales en matière de droits humains. C’est pour cela que nous nous adressons à l’Etat camerounais. Mais Boko Haram, il rend compte à qui ? Il ne rend compte à personne. D’ailleurs, nous à Amnesty in- ternational disons que si l’Etat camerounais n’avait pas pris les dispositions nécessaires pour protéger les populations civiles, on allait les dénoncer. C’est une obligation que de protéger les personnes civiles par rapport aux attaques de Boko Haram. Nous ne contestons pas ! Nous soutenons fortement ce combat au contraire.

Comment le gouvernement peut-il demeurer un Etat de

Comment le gouvernement peut-il demeurer un Etat de droit dans une situation de terrorisme ? Mais

droit dans une situation de terrorisme ? Mais ce que nous disons, c’est qu’il faut mener ce combat dans le respect des droits hu- mains. Le faire je ne dirai pas avec plus de sérénité mais en sachant que l’Etat a toujours des obligations en matière des droits de l’homme. Il faut le faire dans le respect des droits hu- mains. Et ne pas installer une si- tuation d’exception où vous avez des populations qui sont entre deux feux. D’abord, Boko Haram qui les terrorise. En- suite, l’Etat qui doit les protéger

aussi exerce une violence d’Etat qui, de fois avec excès, crée des gens qui sont innocents ou met en place des lois comme la loi anti-terroriste ou une petite blague de potache risque de vous coûter la peine de mort. C’est ce que nous disons. Il s’agit de le faire avec beaucoup de raison, de conscience. En ne suspendant pas les garanties fondamentales en matière de droit humains. Le droit à la dé- fense est un droit fondamental. Vous ne pouvez pas être arrêté alors qu’il y a aucune charge. Il ne faut pas créer un Etat comme cela. Nous ne disons pas autre chose. Moi, j’étais au tribunal hier, les avocats et les accusateurs, j’ai demandé quel est le problème avec tous ces gens et on était incapable de ré- pondre. Ils étaient incapables de trouver des charges. Alors

que des gens sont gardés de- puis deux, trois ans. De fois tor- turées, dans des conditions exécrables. Il y en a même qui ont perdu leur vie. A partir du moment où nous voulons créer un Etat arbitraire, nous sommes

a priori coupables. Nous devons

combattre Boko Haram qu’il veut détruire les valeurs dans lesquelles nous vivons, l’Etat dans lequel on se retrouve.

Propos recueillis

par Jpn

page 2 - le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016

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E d i t o s r o u n Votre avis Que faut-il faire pour

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Votre avis

Que faut-il faire pour réparer les violations des droits de l’Homme dans le cadre de la lutte contre Boko haram ?

« Pas d’amalgame »

Maximilienne Ngo Mbé, Directrice exécutive Redhac

faudrait dans un premier

I temps que le gouvernement publie la liste des 25 disparus reconnus. Afin que tout le monde sache ce qui s’est réel- lement passé. Ensuite, la Dgre et le BIR ne peuvent pas résou- dre les problèmes des droits de l’Homme dans un pays où on a

du mal à contenir les forces de sécurité normales. Le Redhac propose qu’on crée des centres spécifiques pour la détention personnes présumées apparte-

nir à Boko haram. Que l’Etat ne fasse pas d’amalgame sur la

misère au point où des gens

l

pas d’amalgame sur la misère au point où des gens l noncent les autres pour recevoir

noncent les autres pour recevoir

dé- 10000Fcfa.

«On ne peut pas faire plus»

Colonel Badjeck , Celcom Mindef

N ous refusons ce rapport produit par Amnesty Inter-

national .L’Etat fait déjà suffi- samment avec les moyens disponibles. Je tiens à rappeler que ces moyens appartiennent aux contribuables camerounais. Nous ne pouvons pas faire plus que ça. Il faut juste continuer à implémenter le droit humanitaire et les droits de la guerre et que nos soldats soient nantis de ces connaissances pour faire une guerre propre. Je ne sais d’où viennent leurs informations.

propre. Je ne sais d’où viennent leurs informations. « Qu’on travaille ensemble » faut un travail

« Qu’on travaille ensemble »

faut un travail de synergie

I entre l’Etat et les acteurs de la société civile. Nous en tant que membres de la société civile, nous sommes témoins de la souffrance à l’état brute des po- pulations. Pour les aider, il faut se mettre ensemble. Que le mi- nistre de la justice nous reçoive afin qu’on trouve ensemble des stratégies. Et qu’on ne nous

considère plus comme des en- nemis de la nation.

l

Alice Nkom, avocate

comme des en- nemis de la nation. l Alice Nkom, avocate « Salir l’image du Cameroun

« Salir l’image du Cameroun »

L e président de la République s’investit énormément pour

le bien être des camerounais. Amnesty international qui dé- nonce les violations des droits de l’Homme, quel est son ap- port ? Je ne comprends pas pourquoi, le chef de l’Etat laisse cette organisation propager de telles idées. Ils ne tiennent pas compte de nos frères et sœurs

qui sont tués à l’Extrême-nord chaque jour. Ils osent ainsi pré- tendre que rien n’est fait. Am- nesty veut salir l’image du Cameroun afin d’empêcher que la communauté internationale ne le soutienne dans cette guerre asymétrique contre cette

Haoudja, ménagère

cette guerre asymétrique contre cette Haoudja, ménagère secte. Beaucoup d’efforts sont pourtant déployés.

secte. Beaucoup d’efforts sont pourtant déployés. Propos recueillis par Cécile Ambatinda(stg)

God bless America !

A ux Etats-Unis d’Amérique, ceuxqui prononcent desdis- cours importants en public

soignent sans cesse cette noble tradition, àlafois«bondieusarde» et nationaliste, qui consiste à ter- miner leur moindre allocution par cette pieuse invocation : « God bless America ! » (Que Dieu cou- vre l’Amérique de bénédictions !» C’est une très bonne chose… Au moment où le président Obama est entraindefairesesadieuxàla Maison Blanche, notre souhait le plusardent est devoir desperson- nalités américaines de tout ordre prononcer encore de nombreux discours et de crier, sans relâche, «GodblessAmerica! »Eneffet, le Dieu qui a charge de bénir conti- nuellement l’Amérique ne doit pas se donner, en ces temps critiques où des candidatures à la prési- dence de la République sont ren- dues publiques, un seul instant de distraction ou une seule seconde de répit. Un certain Donald Trump pourrait aussitôt en profiter pour élargir les limites de son territoire et même pour s’installer définitive- ment, sur la plus haute marche du podium. Et pour le monde entier, un tel événement risque d’être le

début d’une périlleuse aventure… Dès ses premiers discours an- nonçant sa candidature, le milliar-

daire immobilier a clairement défini ses positionstranchéeset tranchntes. Ses cou- leurs étaient celles des « tee partys », des Ku- Klux-Klan et des ségrégation- nistes qui, dans les années60, ont tuéJF Kennedy et le Révé-

rend Martin Luther King. Des mois après, elles n’ont pas varié d’un iota. Au contraire, sous l’ova- tion de certains fans incondition- nels, les couleurs de Trump semblent mêmeavoir revêtubeau- coup plus d’éclat. Après les « Ne- groes » qui ne seraient pas des Américains à

part entière, le discours de

Trump

ligne de mire les Chinois dont il faut pratiquement empêcher, à l’aide des taxes démentes, les marchandises d’entrer aux Etats Unis. Il s’en prend aux Iraniens auxquels Trump promet, une fois devenu président, de revoir l’Ac- cord sur le nucléaire récemment signé.AuxArabes, surtout auxmu- sulmans, il réservemillefoudreset jure de les jeter tous hors du terri-

réservemillefoudreset jure de les jeter tous hors du terri- toire des Etats Unis d’Amérique. Donald Trump

toire des Etats Unis d’Amérique. Donald Trump ne fait pas dans la dentelle. A aucun moment, il n’use du fameux lan- gage diplomatique pour dévoiler les plans de son action future. Au contraire, afin que nul n’en

ignore, il vient de s’al- lier les services de Sara Palin, celle-là même qui ne cesse de prêter serment, avec ses fidèles des « tee-par- tys », de rendre un jour l’Amérique uniquement « blanche ». Audébut, beaucoupdegensal- laient aux meetings organisés par

u m p pour

observer

plus

près ce milliardaire immobilier plu- tôt excentrique et rire un bon coup de ses âneries. Mais, le triste ma- nège dure depuis de longs mois déjà. Plusagressif quejamais, tou- jours aussi peu fréquentable, Trump continue de grimper dans les sondages, pendant queles au- tres candidats, pleins de bonnes manières, sages et pondérés, voient leur côte de popularité qui

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juste

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Patrice Etoundi Mballa

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ne parvient pas à décoller… Il y a plus dequatre-vingt ans,Adolf Hit- ler devait paraître aussi décon- necté des réalités de son époque que Trump le paraît aujourd’hui des contraintes et des usages que le monde actuel tient pour incon- tournables. Mais, au fil du temps, Hitler, le petit caporal, de souche autrichienne, qui semblait amuser le public, à Munich, dans les an- nées 33, a commencé à être pris au sérieux. Hystérique et provoca- teur, il est devenu un « Führer » tout puissant. Tout en réalisant de grands travaux pour son Alle- magne, il a voué les Juifs à la vin- dictepopulaireet àl’extermination. Surtout, partant de Pologne, il a ouvert à la terre entière les portes de l’enfer : il a déclenché la 2ème Guerre Mondiale. Des dizaines de millionsd’êtreshumainsyont péri ; des choses immondes ont fait leur apparition : camps de concentra- tion, chambresàgaz, bombesato- miques… C’est l’Histoire, tout cela…Il appartient doncaupeuple américain, en général, et à ses grandsélecteurs, enparticulier, de faire mentir l’adage selon lequel « l’Histoire est un perpétuel re- commencement », en refusant leurs votes à Trump. God bless America !

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Faire savoir - Faire voir - Faire parler - Faire comprendre Directeur de la publication

Faire savoir - Faire voir - Faire parler - Faire comprendre

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Cabinet Voukeng Michel

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le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016 - page 3

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A c t u a l i t é Discours et militantisme d’Aminatou Ahidjo Décryptage. La

Discours et militantisme d’Aminatou Ahidjo

Décryptage. La fille de l’ex-président vit son mariage de raison et d’intérêt avec Paul Biya et le Rdpc.

Les Etats-Unis octroient 16 milliards F.Cfa

Coopération. Une offre supplémentaire pour une réponse humanitaire face aux besoins urgents suite aux exactions de Boko Haram dans le bassin de Lac Tchad.

L es Etats-Unis ne cessent de suivre la crise occasion- née par les attaques de

Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad. Le pays de l’Oncle Sam octroie 27 millions de dol- lars supplémentaires, soit envi-

ron 16 milliards F.Cfa, pour apporter une réponse humani-

taire afin de soutenir les popula- tions déplacées et affectées par

le conflit dans la région du bas-

A u moins trois prises de pa- role d’Aminatou Ahidjo sont à retenir depuis son

adhésion au Rdpc en septem- bre 2013. Il y a sa déclaration à

la presse au sortir de l’audience

à elle accordée le 7 septembre

2013 par le secrétaire général du comité central, Jean Nkuété. Depuis sa nomination au poste de présidente du conseil d’ad- ministration du Palais des Congrès de Yaoundé, le 29 juin 2016, Aminatou Ahidjo a ac- cordé deux interviews à la Crtv :

sur les antennes radio du Poste nationale, puis à la télé comme invitée de l’émission « Prési- dence Actu » consacrée à l’ac- tualité de la présidence de la République. Voilà des tribunes de choix pour la fille cadette de feu Ahmadou Ahidjo, premier président du Cameroun. De toute évidence, le pouvoir de Yaoundé a bien voulu mettre sur la scène sa nouvelle égérie. Elle n’est pas n’importe qui. AminatouAhidjo a donc déroulé son discours. Celui-ci présente des constantes. Cette belle dame est bien rentrée dans les rangs au Rdpc ; et c’est un

truisme de le dire. Mais il est in- téressant de voir combien elle a assimilé le discours structurant du parti au pouvoir : faire une al- légeance totale, voire sacrifi- cielle, au président national, Paul Biya, qui est aussi le prési- dent de la République. Morceaux choisis des propos d’Aminatou Ahidjo : « Je sou- tiens son excellence M. le pré- sident Paul Biya parce que c’est un homme de paix, c’est un homme de sagesse, c’est un vi- sionnaire, c’est un pédagogue, c’est un éducateur, c’est un bâ- tisseur (…) C’est un grand hu- maniste parce qu’il a compris ma détresse, ma souffrance, mes angoisses. » Le ministre Grégoire Owona, secrétaire gé- néral adjoint du comité central du Rdpc, fait bien de noter chez Aminatou Ahidjo un « un enga- gement et un attachement per- sonnels ». On se souvient alors que, parlant de Paul Biya, elle assume la relation « d’une fille

à son père ». Elle ajoute même :

« c’est une personne vers qui tout me ramène ».

même : « c’est une personne vers qui tout me ramène ». et coachs seraient Issa

et coachs seraient Issa Tchi- roma Bakary, ministre de la Communication, Foumane Akame, conseiller juridique à la présidence de la République, et Martin Belinga Eboutou, direc- teur du cabinet civil de la prési- dence de la République. Ce sont là des révélations conte- nues dans une lettre adressée à Aminatou par deux de ses cousines. A ses détracteurs, la cadette des enfants d’Ahidjo répond :

« j’ai ma conscience, je sais ce que je fais, je sais ce qui se passe, je sais pourquoi je le fais, je suis une intellectuelle. Je communique avec mes mots, avec mon émotion, avec ma sensibilité, avec mon énergie. » Il y a lieu de se souvenir qu’elle est présentée comme une spé- cialiste de la communication po- litique. Aminatou n’a certainement pas oublié qui sont ses parents. Son père, Ah- madou Ahidjo, premier prési- dent du Cameroun, est mort en exil, condamné à mort par contumace dans son pays où ses biens ont été confisqués. Malgré la loi d’armistice, la fa- milleAhidjo n’est jamais rentrée dans ses droits, l’ex-président

n’a toujours pas droit à des ob- sèques officielles et sa dépouille demeure dans un cimetière de Dakar au Sénégal. Germaine, veuve du défunt président, et ses deux filles aînées (Fadima- tou et Aïssatou), demeurent dans ce pays et continuent de ruminer la rancœur vis-à-vis du président Biya qu’elles considè- rent comme l’auteur de leurs malheurs.

Pardonner pour exister

Al’évidence,Aminatou est en rupture. Elle l’assume mais re- jette toute trahison. « Je crois qu’on n’est esclave de rien, ni de personne, ni de la mémoire, ni de l’histoire. Je trace ma route », martèle la benjamine de la famille. Amina a fait le pas, comme son demi-frère, Moha- madou Badjika. Et même qu’elle dit avoir tout pardonné. Aux autres, elle adresse cette leçon : « le pardon est un maître si on veut être ses élèves pour la vie. Le pardon n’est pas hâtif. Il se fait par étapes successives. On a tendance à réduire le par- don à un fait ponctuel. Ça de- mande plutôt le courage d’aller

chercher au fond de nous le coin où se cachent les ressenti-

ments, d’essayer d’éclairer ces ressentiments et de les faire dis- paraître. Il y a trop de messages porteurs de vérité. C’est mon cas. Je ne désespère pas que d’autres me rejoignent. » Aminatou Ahidjo a suivi le chemin du pardon et trace sa route au Cameroun, au sein du Rdpc. Le parti au pouvoir n’a guère dévoilé la stratégie der- rière le recrutement en grande pompe d’une Ahidjo et le poste

à elle donné. Mais personne

n’ignore qu’elle peut permettre au régime de Yaoundé de se ré- concilier avec la frange des Ca- merounais meurtris par le passé douloureux autour du président Ahidjo. Surtout, la fille d’Ahidjo peut aussi servir à contrecarrer le discours vengeur et accusa- toire de Germaine dont le seul

nom reste un caillou dans la chaussure du régime. Mais ce ne sont que des conjectures, car la vérité viendra du terrain politique. Pour le moment, le militan- tisme d’Aminatou se manifeste davantage par son discours d’allégeance à Paul Biya, ses appels à la mobilisation géné-

rale derrière lui, enfin ses ap- pels au travail et à la persévérance lancés en direc- tion des jeunes. « Le militan-

pas

automatiquement le fait d’être toujours sur le terrain. Je me tiens au courant, j’écoute, je m’interroge, je réfléchis, j’anime de petites discussions avec

ceux qui m’entourent, c’est déjà militer. » Voilà donc sa dé- marche actuelle ; hormis le fait qu’elle revendique une partici- pation à la campagne du Rdpc

à l’occasion des élections cou-

plées municipales et législatives de 2013. Et Grégoire Owona fait en- core bien de dire : « il appartient aux instances dirigeantes du parti et au président national de faire appel aux talents et apti- tudes de Mme Ahidjo pour des missions qu’ils voudront bien lui confier. Elle a des talents et des atouts à mettre à la disposition de son parti. » De toutes les fa- çons, il y a bien eu mariage de raison et d’intérêt entre Amina- tou Ahidjo d’une part, et Paul Biya et le Rdpc, d’autre part.

tisme

n’est

Assongmo Necdem

et le Rdpc, d’autre part. tisme n’est Assongmo Necdem le genre et l’exploitation des abus sexuels,

le genre et l’exploitation des abus sexuels, ainsi que le main- tien de l’accès à l’asile et la pré- vention au refoulement. Ce financement soutiendra l’aide alimentaire urgente pour atteindre des centaines de mil- liers de familles dans le nord du Nigeria et du Niger. Les contri- butions du service aérien huma- nitaires des Nations unies au Tchad et au Cameroun assure- ront le transport sécurisé et fia- ble des travailleurs et du cargo humanitaire. C’est environ 9,2 millions de

personnes qui souffrent du dé- placement, de la privation et de la maladie comme consé-

quences du conflit armé provo- qué par Boko Haram, dont 2,6

millions de déplacés internes et des réfugiés. Des récentes éva- luations humanitaires ont trouvé des cas de famine dans certains endroits du Nigeria, qui néces- sitent une aide immédiate pour empêcher une plus grande dé- térioration et la mort. Environ 3 million de réfugiés sont classés comme en situation d’insécurité alimentaire aigue dans la région du Bassin du Lac Tchad. Selon les Nations unies, le nombre de personnes déplacées a triplé durant les deux dernières an- nées. Pourtant, cette crise ma- jeure est encore « la moins médiatisée, la moins financée et la moins abordée ».

Moïse Moundi

sin

du Lac Tchad et dont les vies

ont

été affectées par la violence

de

Boko Haram. L’annonce a

été

faite par la sous-secrétaire

d’Etat pour la Population, les

Réfugiés et la Migration, Anne C. Richard. Ce nouveau finan- cement porte à 280 million de dollars, le total de l’assistance américaine à la réponse huma- nitaire dans le bassin du Lac Tchad pour l’année fiscale 2015- 2016. Le financement annoncé per- mettra de renforcer les efforts

du Haut Commissariat des Ré-

fugiés (HCR), visant à fournir aux réfugiés nigérian une aide essentielle, tel que l’accès à l’eau potable, des installations

sanitaires, les services médi- caux, des articles ménagers es- sentiels, des abris, des programmes qui protègent les enfants et des activités pour empêcher et répondre à la vio-

lence basée sur le genre. Celui-

ci soutiendra également les

efforts de protection du HCR au Tchad et dans les pays voisins,

y compris le traitement des

questions de violence basée sur

Comment sortir de la navigation à vue

Aviation civile. Des experts ont été formés sur l’élaboration d’une feuille de route pour le développement de ce secteur au Cameroun.

L ’état des lieux de l’aviation au Cameroun présente des défaillances en termes

de formation et de nombre de

personnel. En effet, d’après nos informa- tions, malgré la centaine de structure de formation en cette

filière, le domaine de l’aviation demeure dans une insuffisance

de personnel. Ceci, apprend-

on, étant dû à l’inexistence

d’une feuille de route propre à

ce secteur d’activité.

C’est dans le but de remédier à cette situation qu’un atelier de formation en aviation civile s’est tenu du 12 au 14 juillet dernier à Yaoundé. L’objectif visé ici était de « poser les bases de l’élaboration de la feuille de route du développement des compétences nationales dans le

secteur de l’aviation civile » ; ceci afin d’obtenir « des res-

sources humaines aptes, aux compétences avérées et aux profils pertinents ». Pendant trois jours, les ex- perts ont passé en revue toute

la problématique de la formation

en aviation au Cameroun et

dans le monde, la vision et les plans potentiels de développe-

ment, ainsi que les profils et les types de formation utiles en aviation civile. Pour le Directeur général de l’autorité aéronautique, cet ate-

lier est une opportunité de l’exis-

tence au Cameroun non seulement d’un enseignement

tence au Cameroun non seulement d’un enseignement supérieur développé et à l’écoute des besoins, mais

supérieur développé et à l’écoute des besoins, mais aussi de composantes complémen- taires et exhaustives du secteur de l’aviation civile. « Je suis heureux d’avoir ap- pris cette méthodologie qui per- mettra de mettre sur pied ce plan directeur qui est capital pour l’évolution de notre avia- tion. Il devra être approuvé par

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le ministre des Transports et va- lidé par le gouvernement parce que ça impact sur l’ensemble de l’économie du Cameroun. Il nous permettra de sortir de cette navigation à vue qui date de très longtemps », indique Pierre Kouogueu, le porte pa- role des participants.

Bravo Tchundju

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S’effacer pour exister

En bonne militante du Rdpc, Aminatou sait témoigner sa gra- titude à qui de droit : « Merci M. le président. Merci mille fois. Merci encore et encore. Merci de me faire confiance. Merci d’avoir accepté que je revienne au Cameroun. Merci d’avoir cru en moi » Tout ce qui lui arrive est la bonne volonté du même homme. Elle a bien compris qu’il ne faut laisser poindre la moindre velléité d’émancipation vis-à-vis du président.Aminatou affirme donc qu’elle n’a rien de- mandé, n’attendait, et se satis- fait de sa nomination au poste de Pca. Seuls les autres voient que c’est « rien du tout ». Agée de 50 ans et considérée comme une jeune, la militante de base ne revendique aucune ambition. Seul Paul Biya sait ce qui est bon pour elle. Le discours d’Aminatou Ahidjo fait penser à tant de per- sonnes dans le Rdpc et au sein du gouvernement. Ses mentors

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A c t u a l i t é A l’épreuve du test de Vih/Sida Yaoundé.

A l’épreuve du test de Vih/Sida

Yaoundé. Les patients apprennent à vivre avec la prescription systématique de cet examen dans les hôpitaux.

H ôpital Central deYaoundé.

14 juillet 2016. 11h17. Cet

peu surprise que pour une grippe, on me demande de faire

un test de Vih. Mais bon, le mé- decin m’a fait savoir que c’est une mesure du ministre de la Santé Publique… C’est une bonne initiative parce que ça va

permettreàunmaximumdeper-

sonne de connaître leur sérolo- gie et permettre en même temps de réduire le taux d’infection na-

Alasalledeconsultationl’Oto- tional », déclare la jeune femme.

établissement sanitaire

connaît son affluence habituelle.

Deshommeset desfemmesfont desva-et-vient auniveaudel’en- trée principale. Dans les diffé- rentessallesdeconsultation, des

patients pour la plupart assis sur des chaises, attendent d’être reçus par leur médecin.

Rhino laryngologie (Orl), Nadine Ebongue vient de sortir de l’un desnombreuxbureaux. Entreles mains, elletient uneordonnance. Dans celle-ci, l’on peut lire dans la liste des prescriptions faites le

test du Vih/Sida. « J’ai été un

Droits de l’Homme

D’après nos informations, l’application de cette mesure à l’hôpital Central a pris effet au lendemain de la publication des

lettres circulaires d’André Mama Fouda, le ministre de la Santé Publique, portant sur les nou- velles orientations de la lutte contre le Sida au Cameroun. En effet, dans l’une de ces let- tresayant pour objet ledépistage du Vih dans les formations sani- taires, le ministre de la Santé pu- blique demande au corps médical de « proposer systéma- tiquement et enroutine, letest de dépistage du Vih à toute per- sonneenconsultationdansleurs services, quel quesoit lemotif de consultation». Mal perçupar une tranche de l’opinion publique, plusieurs ont estimé que cette décisiondeMamaFoudaest une

« atteinte aux droits de l’homme

». Al’hôpital Jamot oùnousnous sommesrendus, lespatientsdis- sent désormais voir figurer sur leur ordonnance, le test de dé- pistage du Vih. « Lorsque je suis arrivée avec ma mère malade, c’est le premier test qui nous a été prescrit et avant de nous diri- ger ici (hôpital Jamot), nous étions dans un Centre de santé. Là-bas aussi, on nous avait déjà recommandé de faire ce test. Je pense cette décision a même tardé à être prise. Pour moi, elle doit même être obligatoire », suggère Denis Onana. Flore Edimo

“Le test du Vih/Sida n’est pas obligatoire”

Dr Jean Bosco Elat Nfetam. Selon le Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre le Sida, le personnel de la santé doit proposer ce test à tous les patients.

Dans une lettre circulaire, le ministre de la Santé a de- mandé aux responsables des hôpitaux de « proposer systé- matiquement le test de dépis- tage du Vih/Sida. Est-ce à dire que ce test est obligatoire? Je crois que la circulaire de monsieur le ministre a été assez explicite. C’est une circulaire qui est adressée aux responsables de formations sanitaires et qui demande au personnel de pro- poser systématiquement aux patients le test du Vih. Mainte- nant au patient de dire oui ou de dire non. Donc le test du Vih, contrairement à ce qui est dit dans certains médias, n’est pas obligatoire. Mais le personnel de la santé doit proposer ce test aux malades.

Le patient a-t-il vraiment le droit de refuser le test ? Le conseil que je donnerai, simplement c’est de faire le test de Vih parce que c’est votre santé.

de faire le test de Vih parce que c’est votre santé. En termes de ressource hu-

En termes de ressource hu- maine et technique, le Came- roun a-t-il les moyens de sa politique ? Déjà le test qui est utilisé au Cameroun c’est ce que nous appelons le test rapide. On pré- lève juste le sang sur le bout du doit et puis, on fait le test. C’est un test rapide et en 15 minutes, vous avez votre résultat. On n’a

pas besoin d’un équipement lourd pour faire ce test. On n’a pas besoin de grands spécia- listes pour faire ce test. De plus en plus nous pensons à étendre le test vers la communauté pour former les gens à faire ce test. Mais on n’en est pas encore là. En termes de ressources hu- maines tout le personnel de la santé peut faire le test de dépis- tage. Pour les ressources fi- nancières, je crois que les stocks de tests sont suffisam- ment importants. Je peux vous rassurer que nous avons les moyens pour assurer cette nou- velle décision.

Comment l’anonymat du pa- tient et la prise en charge psy- chologique du patient sont organisés dans ce cas ? Quand le test vous est pro- posé, quand vous l’acceptez, le test est fait dans un cadre précis et les résultats sont rendus dans le respect de la plus grande confidentialité. On ne

fait pas le dépistage dans la rue. On fait le dépistage dans un la- boratoire où toutes les condi- tions sont réunies pour l’accompagnement psycholo- gique. Et on vous remet votre résultat. La décision du ministre va même un peu plus loin pour dire que dans le strict respect du conseil de dépistage c’est-à- dire que qu’il y’a un conseil pré- test et un conseil post-test lors de remise des résultats. Je crois que c’est une décision qui a un peu encadrée tous les aspects du test de ce dépistage du Vih/Sida. Nous avons recruté des personnes que nous appe- lons les accompagnateurs psy- cho-sociaux qui accompagnent les personnes qui vont faire les tests de dépistage.Aussi le per- sonnel médical a une formation dans ce sens. Il est formé sur comment amener le patient à accepter son test. Propos recueillis par Elsa Kane et Aurélien Kanouo (stg)

La montée des marches ce soir

Ecrans Noirs. « Les couilles de l’éléphant » ouvriront la 20ème édition au palais des Congrès de Yaoundé.

H ier au quartier Anguissa où se trouve le siège des Ecrans Noirs, l’équipe du

festival était au four et au mou- lin. Dans son bureau, Olga Tiyon, la responsable de la communication ne quitte pas son Smartphone. Depuis, le matin, elle reçoit de nombreux coups de fil surtout ceux des médias qui veulent tout savoir sur les derniers réglages du fes- tival. Tout en répondant aux diffé- rentes sollicitations, la jeune femme donne des consignes à sa jeune et dynamique équipe. Voilà un trio de demoiselles qui embarquent pour le centre-ville où elles doivent vendre des bil- lets valable pour deux per- sonnes à raison de le 5000 F Cfa. Très tôt le matin, un autre groupe est partie pour le musée national. L’ancien palais prési- dentiel servira de cadre pour le village du festival et il est ques- tion d’achever l’aménagement des stands. « Nous sommes prêts pour la fête du cinéma africain. Le gros

sommes prêts pour la fête du cinéma africain. Le gros de nos 60 invités est arrivé

de nos 60 invités est arrivé ainsi que tous les films de la sélection officielle. Cette année est parti- culière parce que nous célé- brons aussi les 20 ans du festival. Pour cela contrairement aux éditions précédentes, Ecrans Noirs dure 9 au lieu de 7 jours », explique Olga Tiyon tout en précisant qu’une qua- rantaine de médias nationaux et internationaux a été accrédité pour la couverture médiatique. La soirée de ce vendredi ré-

serve de belles surprises, « le Master of cérémonie » sera le talentueux comédien gabonais Serge Abessolo. Après la mon- tée des marches, les festivaliers pourront redécouvrir le long métrage gabonais « Les Couilles de l’éléphant ». « Ce film a été choisi dans le cadre du concept « les films des 20 ans ». Le but de cette rubrique est d’amener le public à la redé- couverte des films qui ont mar- qué l’aventure Ecrans Noirs

d’une façon ou d’une autre », dit Olga Tiyon. 58 films sont à l’affiche de ce rendez-vous cinématogra- phique le plus couru d’Afrique centrale. Ils sont en compétition dans quatre catégories. La compétition internationale re- groupe les films de réalisateurs venant de toute l’Afrique. La sé- lection films étrangers récom- pense les films traitant d’un thème sur l’Afrique mais réali- sés par des cinéastes d’Eu- rope, d’Amérique ou d’autres continents. La compétition ca- merounaise regroupe quant à elle 20 films 6 documentaires, 6 longs métrages et 8 courts mé- trages. La dernière sélection est réservée aux films d’Afrique Centrale. Les films seront diffu- sés dans quatre lieux : au Cen- tre culturel camerounais, à la salle Sita Bella, à l’Institut Goethe et à l’Institut français. Les lauréats des compétitions ouvertes dans 13 catégories se- ront connus au soir du 23 juillet.

Elsa Kane

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Le plan d’enlèvement de Cavaye

Affaire Bouba Simala. D’après les témoins de l’accusation entendus hier au Tribunal militaire de Yaoundé, la direction de la sécurité présidentielle serait impliquée.

L e Tribunal militaire de Yaoundé a ouvert les dé- bats hier, 14 juillet 2016

dans l’affaire ministère public et Cavaye Yéguié Djibril contre le

capitaine Bouba Simala. Deux témoins de l’accusation ont été entendus. Bouba Simala, an- cien chef de la sécurité du pré- sident de l’Assemblée nationale

(Pan) est détenu depuis août 2015 à la prison militaire de Yaoundé. Il est accusé de me- naces simples, outrage à corps constitués et violation de consignes. Les faits qu’on lui re- proche se seraient déroulés le 13 juin 2015 à la résidence du Pan. La troisième personnalité de la République s’apprêtait à aller faire le sport au parcours vita. Mais c’est plutôt sur la route de Mfou que le Pan s’est retrouvé ce jour-là. Le premier témoin à être au- ditionné est l’inspecteur de po- lice Ekobo. Ce policier commis pour la sécurité du Pan a donné

sa version des faits sur ce qui

avait été considéré comme une tentative d’enlèvement de Ca- vaye Yeguié. « Ce samedi 13

juin 2013, nous étions en train de nous préparer pour conduire

le président de l’Assemblée na-

tionale pour faire sa séance de sport. Lorsque le capitaine Bouba Simala est arrivé, il a de- mandé à Abena qui était le chauffeur du Pan s’il avait changé la plaque d’immatricula- tion du véhicule. Il demande en- suite avec un ton autoritaire qu’on appelle l’adjudant Hami- dou. Il a ensuite dit qu’il a déjà appelé le général Ivo pour que celui-ci lui fournisse les élé- ments pour procéder à l’enlève- ment du Pan. Le capitaine ajoute que pendant l’enlève- ment, les éléments de sécurité doivent rester tranquilles et qu’il sera le seul responsable. Je suis retourné au poste de police situé à 50 mètres du domicile du Pan ». Après ces déclarations, le commissaire du gouvernement prendra la parole. « Quelles dispositions avez-vous prises après avoir suivi de telles décla- rations, vous qui avez la charge d’assurer la sécurité du Pan, sa-

chant qu’à tout moment il pou- vait être enlevé ? Avez-vous noté ces déclarations dans un registre de consigne ? Que fai- siez-vous au poste de police une fois que le capitaine Bouba Simala a révélé sa stratégie ? » L’inspecteur Eboko n’a pas pu répondre à ces questions.

Plaque d’immatriculation

L’inspecteur de police Ma- neyong auditionné en second lieu a fait presque les mêmes déclarations que le premier té- moin. Il fera savoir que ce 13 juin 2015, « le capitaine Bouba Simala nous a demandé de ne pas ouvrir le feu sur les élé- ments de la Dsp qui allaient pro- céder à l’enlèvement du Pan ». S’agissant des plaques d’imma-

triculation, il précise que le pré- sident de l’Assemblée nationale

a l’habitude de se déplacer

avec trois types de véhicules.

Les plaques « Pan » pour les missions, « An » et parfois les plaques d’immatriculation ordi- naires pour les autres déplace- ments. Dans le souci de bien com- prendre cette affaire, la prési- dent du Tribunal a tenu a posé quelques questions à ce té- moin. « Qui a dit au Pan qu’on voulait l’enlever ?», interroge-t- elle. L’inspecteur de police ré- pond : « Je ne sais pas ». Une réponse que n’a pas appréciée la présidente du Tribunal. « C’est très facile de dire que je ne sais pas. Mais cela ne nous avance pas. Depuis plus d’un an que cette affaire a eu lieu, vous, étant proche du Pan vous aviez la possibilité de venir dire au Tribunal qui lui a dit qu’on voulait l’enlever ». Furieuse des réponses de ce policier, la pré- sidente du Tribunal insiste pour avoir des clarifications. « A quel moment le président de l’As- semblée nationale a appris qu’il allait être enlevé ? », demande- t-elle. Selon le policier, pendant que Cavaye Yeguié effectuait sa marche sportive, il a entendu le Pan s’exclamer : « Ce Bouba pense qu’il peut m’enlever ! ».

« Quelle type de plaque d’im- matriculation avait le véhicule du Pan pendant qu’il se rendait au sport ? », demande à nou- veau la présidente du Tribunal. « Je ne sais pas », répond l’ins- pecteur de police. La présidente du tribunal s’est montrée encore plus agacée face aux réponses vagues de ce témoin. « C’est très facile de dire je ne sais pas devant la barre mais cela com- plique davantage le travail. Vous, entend que pièce essen- tielle de la sécurité de notre pré- sident de l’Assemblée nationale vous êtes incapables de nous dire quelle type de plaque son véhicule avait pendant qu’il se rendait au sport. C’est regretta- ble. Cela veut dire qu’on peut enlever notre président à tout moment sans que vous ne fas- siez quelque chose. En tant qu’autorité, j’ai la possibilité de lui dire que ces gens qui sont autour de lui n’assurent vrai- ment pas sa sécurité ». Selon les témoins de l’accu- sation, ce 13 juin-là, la voiture du président de l’Assemblée na- tionale avait comme chauffeur un certain Richard Abena, dé- cédé. C’est l’adjudant chef Ha- midou qui était le garde de corps de service (il est au- jourd’hui le chef de sécurité du Pan, Ndlr). C’est en cours de route que le très honorable au- rait été informé de cet enlève- ment. Le capitaine Bouba Simala, apprend-on, était resté à la résidence du Pan. Les au- tres agents de sécurité suivaient le véhicule du Pan dans deux différents véhicules. Ce même jour, le capitaine Bouba Simala quittera le domicile du Pan quelques heures après le dé- part du cortège pour Mfou. Il ne reviendra qu’au cabinet de son patron le lundi 15 juin, racontent les témoins auditionnés hier.

Prince Nguimbous

le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016 - page 5

890 milliards de recettes au premier semestre Direction Impôts. En conclave depuis hier à Garoua,

890 milliards de recettes au premier semestre

Direction Impôts. En conclave depuis hier à Garoua, la structure scrute des résultats positifs qui sanctionnent une période économique pourtant morose.

L a réunion mensuelle de coordination des ser- vices centraux et décon-

centrés de la direction générale des impôts se tient depuis hier à Garoua et du- rera jusqu’au 16 Juillet. Cette réunion a lieu dans un contexte marqué par la per- sistance de la baisse dras- tique des recettes des matières première notamment du pétrole et des défis sécuri- taires importants. D’où l’impératif à la Direc-

tion Générale des Impôts, premier poste pourvoyeur des ressources de l’Etat, d’être plus imaginatif pour tenir le cahier de charges à elle pres- crit par le gouvernement. Déjà lors des deux années précédentes, la structure avait mobilisé dans un contexte quasi similaire des recettes de 1549 milliards et 1709 mil- liards au titre des exercices fiscaux 2014 et 2015 soit des taux de réalisation respectifs de 107% et 110%. Cette année encore, elle semble être repartie sur de bonnes dispositions.

Au-delà des attentes

repartie sur de bonnes dispositions. Au-delà des attentes Mopa Modeste Fatoing, le Directeur ge ne ral

Mopa Modeste Fatoing, le Directeur ge ne ral des Im- pots.

au titre des recettes fiscales non pétrolières et de 33 mil- liards représentant le premier tiers de l’impôt sur les socié- tés pétrolières. Les recettes fiscales non pétrolières de 857 milliards sont en dépassement de 42 milliards par rapport à l’objec- tif de 815 milliards qui était assigné à la DGI par la loi de finances au terme du premier semestre de l’exercice 2016. Ce qui représente un taux de réalisation de 105%. Par ail- leurs, à titre de comparaison, la DGI avait mobilisé à la fin du premier semestre 2015,

830 milliards au titre des re- cettes fiscales non pétro- lières. Ainsi, en glissement annuel, la DGI affiche une progression de 27 milliards en valeur absolue et de 3,2 % en valeur relative. De manière générale, au 30 juin 2016, ce sont toutes les structures opérationnelles de la DGI à savoir la Direction des Grandes Entreprises et les Centres régionaux des Im- pôts, qui auront réalisé et dé- passé leurs objectifs. Par ailleurs, la DGI collecte aussi des ressources pour le compte des organismes au- tres que l’Etat. Ainsi, au terme du premier semestre 2016 elle a mobilisé de 102,2 mil- liards au bénéfice des collec- tivités territoriales décentralisées et de certains établissements publics. Outre ces chiffres encoura- geants, le conclave de Ga- roua qui consacre la décentralisation des sites de rencontres des responsables des Impôts permettra aussi d’évaluer la poursuite des ré- formes de modernisation de l’administration fiscale afin de renforcer ses capacités opé- rationnelles mais également et surtout d’améliorer la qua- lité de service offert aux contribuables.

Hiondi Nkam IV

En effet, la DGI a mobilisé des recettes fiscales de 890 milliards au terme du premier semestre de l’exercice 2016. De façon détaillée ce montant est constitué de 857 milliards

Les allemands prospectent au Cameroun

Investissement. Une délégation de10 investisseurs allemands séjourne dans le pays depuis le 11 Juillet dernier.

séjourne dans le pays depuis le 11 Juillet dernier. L'industrie allemande est l'une des plus prospe

L'industrie allemande est l'une des plus prospe re au monde

O rganisée par l’Associa- tion économique ger- mano-africaine cette

visite de prospection placée sous le thème « « Infrastruc- ture et BTP au Cameroun:

prospection du marché et du potentiel pour les entreprises allemandes » vise à explorer les opportunités d’investisse- ments au Cameroun. Conduits par l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne dans le pays, Hans-Dieter Stell, ces hommes d’affaires opèrent principalement dans les sec- teurs des infrastructures et de la construction. Ils viennent

s’enquérir des opportunités d’investissement au Came- roun et identifier de nouveaux débouchés et contacts locaux pour leurs produits, services et technologies qui sont parmi les meilleurs au monde. Il s’agit de secteurs aussi variés que la production du gaz, des énergies renouvela- bles, la mise en place des in- frastructures de production d’eau potable, ou encore la construction des infrastruc- tures routières ainsi que d’au- tres ouvrages y afférents. A Yaoundé comme à Douala, des rencontres, échanges et conférences sont prévus avec

les autorités camerounaises ainsi qu’avec les organisa- tions et entreprises opérant dans le secteur des infrastruc- tures.

S’informer pour investir

Elles permettront aux hommes d’affaire allemands de s’informer entre autres sur les conditions cadres dans l’industrie du bâtiment et des infrastructures au Cameroun, du climat des affaires et de la fiscalité au Cameroun et de nouer des partenariats pour des projets et investissement futurs. Au ministère de l’Energie et de l’Eau, où la délégation des investisseurs allemands a été reçue en audience, le ministre Basile Atangana Kouna a sou- haité voir ses hôtes s’intéres- ser au développement du secteur gazier camerounais, ainsi qu’au projet de construc- tion de 10 000 forages dans le pays, qui fait partie du pro- gramme d’urgence gouverne- mental. L’Association Economique Germano-Afri- caine (Afrika-Verein der deut- schen Wirtschaft e.V.) est l’association des entreprises allemandes manifestant un in- térêt pour les pays africains. L’association procure des in- formations sur les différents pays et marchés africains, établit des contacts et repré- sente les intérêts de ses 700 entreprises membres en Alle- magne et à l’étranger. H.N.IV

Des entrepreneurs camerounais au Maroc

L e Centre national de pro- motion des échanges

(CNPE), en collaboration avec le gouvernement came- rounais et l’ambassade du Maroc au Cameroun, orga- nise, du 2 au 5 novembre pro- chain dans la ville marocaine de Casablanca, des «jour- nées camerounaises au Maroc», annonce un commu- niqué du ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouellé Kombi .

BIP, on consomme un peu plus

Les inscriptions se font au- près du CNPE au plus tard le 15 septembre 2016. Selon les statistiques du ministère ma- rocain de l'Industrie, du Com- merce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, les échanges commerciaux entre le Royaume chérifien et le Ca- meroun ont atteint 51 millions de dollars (environ 25,5 mil- liards de francs Cfa) en 2013, contre 24,2 millions de dollars (environ 12 milliards de francs Cfa) en 2007 ; en augmenta- tion de plus de 100% en 6 ans. Conjoncture. Au 30 juin 2016, le taux des engage- ments déjà effectués par les

services centraux de l’Etat sur l’enveloppe budgétaire dé- passe 50% (en 2014, on en était à 36% au 3ème trimes- tre). Selon des sources internes au ministère de l’Economie, relayées par le site investirau- cameroun.com, ce taux a cul- miné à 59% à fin juin, en hausse de 7,4% par rapport à la période sous revue l’année dernière. L’Etat camerounais reven- dique des engagements fi- nanciers destinés à l’investissement pour un mon- tant de plus 800 milliards de francs Cfa, sur l’enveloppe globale du BIP 2016 qui est de 1526 milliards de francs Cfa. Selon le site d’informations économiques, l’analyse, ce léger mieux dans la consom- mation du BIP au Cameroun est à mettre sur le compte de l’accélération des projets d’in- frastructures liés à l’organisa- tion du championnat d’Afrique de football féminin que le pays abrite entre novembre et décembre 2016, puis des pro- jets contenus dans le plan d’urgence triennal du gouver- nement, qui a pris du retard à l’allumage en 2015. F.E

Le Nigéria, hub de l'automobile d'ici 2050

F.E Le Nigéria, hub de l'automobile d'ici 2050 A scension. Le Nigéria de- vrait devenir le

A scension. Le Nigéria de- vrait devenir le prochain

hub de l'automobile en Afrique, révèle une récente étude publiée par la firme d'audit et d'analyse Pricewa- terhouseCoopers. Les ana- lyses ayant conduit à cette conclusion reposent sur l'agrégation d'un ensemble de données et les estimations de la firme d'audit. Elles mettent en avant les reformes structu- relles effectuées par le gou- vernement et ayant eu un impact positif sur le secteur. « Nous nous attendons à une progression réelle du parc automobile à plus de 25 millions de véhicules, malgré des prévisions de croissances moins vigoureuses entre

5,4% et 4,6% à l'horizon 2050. Cette évolution sera tirée par une hausse de la de- mande, impulsée par l'aug- mentation du nombre de personnes actives et un im- portant marché en pleine croissance », explique la firme. PwC estime aussi que les réformes effectuées par le gouvernement du Nigéria fa- ciliteront le développent des mécanismes locaux de pro- duction, d'assemblage et de vente de pièces détachés et,

selon divers scénario d'évolu- tions de la croissance écono- mique, on devrait arriver à une élimination des véhicules d'occasion entre 2035 et 2045. La production locale d'automobile n'est pas une première au Nigéria. Mais des coûts de facteurs important et des défis structurels (énergie, transport) ont contribué à af- faiblir le secteur. Le Nigéria ne sera pas seul en dans cette course visant à devenir un hub automobile en Afrique subsaharienne. L'in- dien Tata a annoncé son in- tention d'accroître sa présence en Afrique en im- plantant une base d'assem- blage au Kenya. Le constructeur allemand BMW a récemment indiqué sa volonté de renforcer sa présence en Afrique du sud, pour en faire une base de conquête du marché africain. Au Maghreb, le Maroc est déjà un important pool d'assemblage et de fabri- cation de pièces détachés, pour certains constructeurs européens, et l’Egypte est également une importante base pour plusieurs construc- teurs automobiles.

Source :

agenceecofin.com

page 6 - le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016

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Série : Les réussites économiques camerounaises

Série : Les réussites économiques camerounaises

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La richesse des idées

Paul Kammogne Fokam. Les milliards ne sont pas indissociables de la maîtrise de la science.

ne sont pas indissociables de la maîtrise de la science. sité des Montagnes et de l’Uni-

sité des Montagnes et de l’Uni- versité catholique d’Afrique cen- trale, sont formés dans des domaines pointus comme l’ingé- nierie, le management, l’informa-

tique,

Il les envoie par la suite

aux Etats-Unis parfaire leurs connaissances. Ce qu’on ne fait

pas ailleurs, c’est que lorsqu’il en

a le temps, il leur professe sa

manière de voir le monde depuis l’Afrique.

Doctrinaire

Un projet original, pour un homme qui voit les choses diffé- remment. Il ne porte pas de cos-

tume occidental, encore moins de cravate. A l’image d’un Mo- butu Sese Seko, ses « abacost » [à bas les costumes] sont le signe même d’une « dignité afri- caine » qu’il faut défendre. Il re- connaît que le contexte est peu favorable à une prise de conscience de ses congénères. « En publiant cet ouvrage, j’avais

à cœur de sonner le tocsin pour

sortir l’Afrique de sa profonde tor- peur.Au regard des maladresses

et des errements que je décrivais

alors, il allait de soi qu’elle était plongée dans un profond som- meil proche du coma. Treize ans après, force est de constater que

le comateux continue de ronfler

(…) Peut-on sortir notre cher continent de cette léthargie ? J’ai peur de ne pas être aujourd’hui à mesure d’apporter de bonnes ré- ponses à ces questions, tant les lignes de l’époque n’ont pas bougé ». (Préface à la nouvelle édition de 2016 de « Et si l’Afrique se réveillait »). Critique des politiques imposées par les institutions de Bretton Woods, ses idées pourraient inspirer ces Etats qui bradent leur souverai-

neté, pendant que les popula- tions s’appauvrissent. Le retour à l’Afrique et à ses valeurs, voilà ce que propose cet homme né en 1948 à Boukué (Baham), un village du départe- ment des Hauts-Plateaux, dans la Région de l’Ouest. Avant de commencer à accumuler les mil-

liards, il fut adjoint au chef d’agence de la Cameroon Bank entre 1976 et 1979. Là où d’au- tres s’embourbent, il va gravir les échelons, réussissant à bâtir un empire financier qui étend chaque jour ses tentacules. Di- plômé de gestion économique du Cnam de Paris et docteur en sciences de gestion de l’Univer- sité de Bordeaux en 1989, il fonde deux ans plus tôt la Caisse commune d'épargne et d'inves- tissement (Ccei-Bank). En 1993,

il est maître de conférences à l'Institut technique de banque du Conservatoire national des arts

et

Avec la Société africaine de participation (Sapa), il va saisir de nombreuses opportunités ju-

teuses, grâce à des montages fi- nanciers osés. Pkfokam est le président du conseil d’adminis- tration de cette entreprise à capi- taux privés qui a pu se constituer un portefeuille diversifié de 10 Pme, réparties dans des sec- teurs d’activités à fort potentiel de croissance. Sa fortune, éva-

luée à plusieurs milliards, lui per- met de financer la chaîne de télévision Vox Africa, qui émet à partir de Londres. Bien que pré- sent dans les cercles du parti au pouvoir, on le trouve dangereux.

A défaut de prendre le pouvoir,

des caciques racontent qu’il est

le financier de Maurice Kamto,

originaire du même village que

lui. L’on n’oublie pas la rumeur de complicité entre l’homme d’af- faires, Guillaume Soro et Djibril

Bassolé dans le coup d’Etat mili- taire qui a paralysé le Burkina Faso, en novembre 2015. Un long document sonore avait cir- culé sur Internet, rendant compte

d’une prétendue conversation entre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et le dernier ministre burkinabè des Affaires étrangères sous Blaise Compaoré. La voix attribuée à Guillaume Soro proposait une aide financière à Bassolé pour mobiliser des rebelles, déstabili- ser l’armée et assurer la victoire des insurgés avec le concours de Paul Fokam Kammogne. Il avait tout nié.

Franklin Kamtche

métiers de Paris.

D ans le microcosme singu- lier des nantis originaires de l’Ouest, Pkfokam fait fi-

gure d’intrus. S’il y existait une réunion de ces gens dits riches, il occuperait la fonction peu courue de secrétaire. Il a visiblement de l’argent, sait parler de l’argent et écrit sur l’argent. Chez lui, aucun doute sur l’itinéraire intellectuel ou le parcours professionnel. Il a fait l’école et y croit. Il y est même resté puisqu’il enseigne et est promoteur d’un établissement

scolaire réputé. Les couleurs d’Afriland First Bank imposent le respect au-delà des frontières nationales mais les MC² (mu- tuelles communautaires de crois- sance), des coopératives de microfinance autogérées sont encore plus visibles. L’idée de cet outil de financement du monde rural, dit-on, remonte à une thèse d’économie, qu’il a écrite en 1989.Aujourd’hui, le ré- seau d’une centaine de MC² est sorti des villages pour côtoyer l’espace global du microcrédit. Assurément, les Mutuelles Com- munautaires de Croissance constituent une innovation ma- jeure dans le système de collecte de l’épargne paysanne et de la distribution du crédit chez ces laissés-pour-compte. Les as- semblées générales, nom- breuses ces jours-ci, sont des grands moments d’apprentis- sage où l’Adaf, un organisme consultatif mis en place pour ac- compagner ces structures, pro- cède à l’encadrement des conseils d’administration. En 2014, on estimait à 145 milliards Fcfa les sommes investies dans le tissu économique de l’Afrique centrale par le canal de ces « greniers de la communauté ». Mais au-delà de la banque, Paul Fokam a créé des entre- prises dans l’assurance, le lea- sing ou le voyage.Si sa figure est très visible sur Afriland First Bank, on sait moins qu’il est le promoteur du fonds d’investisse- ment Cenainvest, la compagnie d’assurances SAAR, le fabri- quant de papier hygiénique Si- tracel, la télévision Vox Africa, la maison d’édition Afrédit et d’au- tres choses moins connues. En plus de faire des affaires qui mar- chent, il laisse une bonne place à la pensée.Ala P. K. FokamIns- titute, un institut supérieur situé dans la banlieue nord de Yaoundé, les jeunes bacheliers qui ont les moyens de payer l’une des scolarités les plus élevées du Cameroun, à côté de l’Univer-

OFFRE DE VENTE AUX ENCHÈRES DES VÉHICULES,CAMIONS ET ENGINS DE BTP PAR LA SOCIÉTÉ FOKOU

La Société FOKOU organise une grande vente aux enchères publiques des véhicules, camions et engins divers de travaux publics, le samedi 23 juillet 2016 à 8 heures au site du Garage FOKOU de SOA à Yaoundé.

Vous pouvez venir voir ces véhicules, camions et engins tous les jours ouvrables sur place, où vos offres peuvent être déposées dès à présent dans l'urne prévue à cet effet.

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Le bulletin SergeAlain Godong Epaisbrouillardsur lesplansindustrielsduprésident F aisant montre d’optimisme et de
Le bulletin
SergeAlain Godong
Epaisbrouillardsur lesplansindustrielsduprésident
F aisant montre d’optimisme et de bonnes intentions dans la plu-
part de ses prises de paroles publiques de trois dernières an-
nées, le président de la République du Cameroun a, de façon
insistante, parlé de la nécessité pour son pays de parvenir à l’in-
dustrialisation – chemin indispensable, rappelle-t-il souvent, sans
lequel aucune « émergence » ne sera possible en 2035. Sauf que,
comme dans la plupart de ses autres prescriptions économiques
et même politiques, le président ne donne absolument aucune
orientation précise sur le chemin à suivre, le cap directeur qui lui
vient d’intuition et bien sûr, les méthodes qu’il sera loisible au Ca-
meroun d’emprunter. Nul ne sait donc à ce jour de quelle « indus-
trie » parle Paul Biya. Nul n’en connaît la couleur, l’orientation, la
forme des produits, le modèle de référence. En dehors des mots,
personne ne peut dire avec clarté ce que le président camerou-
nais veut, et quelles sont les ressources intellectuelles et histo-
riques sur lesquelles il s’appuie pour parvenir à ses prescriptions.
Essayons cependant, pour notre part, de lui en rappeler les évi-
dences. Lui dire que, à ce jour, la plupart des modèles d’indus-
trialisation des pays en développement ont été formalisés, et qu’il
suffit au Cameroun de se déterminer pour l’un des principales
écoles existantes. La première école est celle de « l’import-subs-
titution » : en clair, remplacer progressivement les produits ache-
tés de l’étranger par une production interne. Dans le cas du
Cameroun, il s’agirait de déterminer une série de biens à techno-
logie relativement faible mais à usage courant, que le pays ferait
fabriquer sur place – ça pourrait être des chaussures, des ventila-
teurs, des réchauds à pétrole, des assiettes et des cuillères, les
cure-dents et même les vêtements. Cette école a été historique-
ment suivie par les pays d’Amérique latine dans les années 50, 60
et 70. Toujours dans ce groupe « import-substitution », une sous-
école est formée par ceux qui préfèrent l’industrie non pas de pro-
duction de biens à usage de consommation courant, mais plutôt,
de matériaux lourds. Cas de l’Inde qui – à l’exemple de la Russie
léniniste et stalinienne – se lança avec engagement dans l’indus-
trie lourde, en faisan notamment naître une branche de sidérurgie
et de métallurgie. Dans la première sous-école comme dans la se-
conde, les échecs furent patents.
La deuxième grande école est celle qui fut suivie par les pays
d’Asie du Sud-Est – les fameux « dragons ». A leur tête, Singa-
pour, le champion toutes catégories. Leur approche : se fonder sur
les investissements directs étrangers et s’appuyer sur un excel-
lent coût des facteurs (notamment, sur le plan de la ressource hu-
maine) pour stimuler une industrie locale totalement destinée à
l’exportation.
Ainsi, alors que le premier modèle vise les marchés internes, le
second vise les marchés externes. Sur ces deux écoles, quelle est
donc le choix de Paul Biya. Que veut-il, au juste ? Quelles sont les
chances et les capacités de ses équipes en charge des questions
économiques de conduire l’une ou l’autre de ces deux politiques,
avec efficacité ? Aces questions initiales, ni le président ni aucun
de ses ministres n’a jamais pu répondre. Préférant poursuivre
dans l’imprécation de ces mots totalement vidés de sens quand
vient le temps de leur confrontation au bon sens.
quand vient le temps de leur confrontation au bon sens. La citation La vigilance est une

La citation

La vigilance est une économie ; deux clous plantés à point font gagner vingt écus.

Henri-Frédéric Amiel

à point font gagner vingt écus. Henri-Frédéric Amiel Le chiffre 50 milliards de francs Cfa La

Le chiffre

50

milliards de francs Cfa

La Cobac révèle des détournements de plus de 50 milliards de francs Cfa à la BICEC. Pendant 12 ans, un réseau de détourneurs de fonds a sévi à la Banque internationale du Cameroun pour l'épargne et le crédit. Citation

le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016 - page 7

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M e s s a g e COMMUNIQUE DE PRESSE L’Ecole Supérieure de Commerce et de
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M e s s a g e COMMUNIQUE DE PRESSE L’Ecole Supérieure de Commerce et de

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Ecole Supérieure de Commerce et de Gestion de Yaoundé (ESCGY) et sa tutelle aca- démique l’Institut Supérieure des sciences Techniques et Economie Commercial de Paris (ISTEC) portent à l’attention des parents, élèves, étudiants, et professionnels qu’elles organisent deux (02) concours à l’Institut Français de Yaoundé (IFC ex- CCF).

Ces concours auront lieu le 30 juillet et le 17 septembre 2016, pour les cycles de Ba- chelor, Master et Programme Grande Ecole (filières: Marketing, Management, Com- munication Finance, Digital…). Des formations qui débouchent sur l’obtention des Diplômes Français. Contact : 222 21 92 91 / 242 60 53 14/ 651 44 30 55 www.escgc.com ou www.istec.fr

Le Directeur

ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE ET DE GESTION Campus de Nkol-Eton et Nkol-Bisson B.P. 7872 Yaoundé - Cameroun

Tél. : (237) 222 21 92 91 / 651 44 30 55 E-mail : infos@escgc.com / escgc@yahoo.fr Siteweb: http//www.escgc.com

OBSEQUES DE MAMAN NKOUADJOUO Christine épouse NANA Victor (Menkwa)

La grande famille NANA Victor à Loum La famille MBA’TCHUIKEPDEP à Bangou La grande famille NJILA TCHAKEP à Bangou La grande famille MA’guepnang La grande famille MEUNI NANA à Bangou La grande famille TATCHA NIEUH à Baloumgou La famille CHETCHO à Douala (cité des palmiers) MBEUH NANA NJOMENI Jean Pierre à Loum MEKEP WEGAP MBADIE Prosper et sa famille Mme NJILA née NGOGANG NANA Emillienne

Mme NGUEPNANG Berthe à Abong bang

à Loum MEKEP WEGAP MBADIE Prosper et sa famille Mme NJILA née NGOGANG NANA Emillienne Mme

Mme NJIMELI née NJOMOU Jeanne à douala Mme DJOMOU née NANKEP justine à Douala M.NJANPOUOP Roger à Yaoundé

M.

KEPDEP Augustin à Yaoundé

M.

TCHANSEU Lazare censeur au lycée de Loum

Maître NGOGANG Emile à Douala M.ZEGANG Bertrand à Yaoundé

Mme JOUOMOU née WANDJI Anne à douala

M.

DIMOU Alain à Yaoundé Soa

Mme TCHOUFACK née TCHOUNANG Marceline Mme ZEMEU née TCHOUANGUE NANA Hélène à Douala

M.

NANMEGNI Emmanuel à douala

Les petits fils, les arrières- petits fils vous annoncent le décès de maman NKOUADJOUO Christine épouse NANA Victor survenu le 07 juin 2016 à Yaoundé

PROGRAMME

Vendredi 19 juillet :

Du 14 au 16 juillet : Soirée de prière chez le fis de la défunte à Yaoundé Odza (entrée du collège Adventiste) Mercredi 17 juillet :

Veillée avec corps à Baloumgou (lycée de Baloumgou) Samedi 23 juillet :

19H : Grande veillée au domicile de M.BADIE Prosper à Odza (entrée collège adventiste) Jeudi 18 juillet :

13H : levée de corps à la morgue de Loum 19H : veillée avec corps au domicile de la défunte sis au quartier Ma- nengwassa

09H00 : Début de cérémonies Messe Témoignages Chorale 11H00 : Inhumation dans l’intimité à Poutswe Baloumgou

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Philemon Yang exige plus de célérité Infrastructures Can 2016. Le chef du gouvernement a conduit
Philemon Yang exige plus de célérité Infrastructures Can 2016. Le chef du gouvernement a conduit

Philemon Yang exige plus de célérité

Infrastructures Can 2016. Le chef du gouvernement a conduit une descente interministérielle dans les chantiers de Yaoundé hier, alors qu’on est rendu à 10 jours de la visite d’une mission de la Caf.

rendu à 10 jours de la visite d’une mission de la Caf. Yaounde , le 14

Yaounde , le 14 juillet 2016. Le Premier ministre (en casquette) se fait expliquer l'e tat d'avancement des travaux du stade militaire.

N ous sommes rendus à

10 jours de l’arrivée au

Cameroun d’une mis-

sion de la Confédération afri- caine de football (Caf). La délégation composée de cinq membres séjournera à Yaoundé, Limbé et Buéa du 25 août au 31 juillet 2016. Il sera question pour celle-ci de porter un regard sur l’état d’avancement des travaux des infrastructures devant abriter le 10ème Champion- nat d’Afrique des nations de football féminin. Une compéti- tion qui se tiendra au Came- roun du 19 novembre au 3 décembre 2016. Accompagné de plusieurs ministres, le chef du gouvernement a fait une descente dans les chantiers de constructions et de réhabi-

litation des infrastructures sportives de Yaoundé. Le stade militaire de Yaoundé a été le point de dé-

part. Un site retenu pour abri-

les séances

d’entraînements des diffé- rentes équipes. Sur place, le chef du gouvernement a été briefé par Emmanuel Nga- meni, le responsable de Louis Berger, le maître d’ouvrage du chantier. De ce court échange, on retiendra que les travaux sont achevés à 87%. Le nouveau stade militaire comprendra des tribunes de 1000 places chacune, des vestiaires, des boutiques ainsi que des sanitaires. Une pe- louse verdoyante sort peu à peu de terre. « Certains tra- vaux tardent à finir à cause de la pluviométrie. Il ne manque

ter

plus que la clôture, les voiries et l’aménagement des par- kings. Le secteur de l’électro-

nique

des

télécommunications sera fait en septembre », nous a-t-il in- diqué.

et

Ça traîne à l’Omnisports

Le stade Omnisports Ah- madou Ahidjo a été la deuxième escale de Philemon Yang. Le stade censé accueil- lir le match d’ouverture de la compétition n’affiche pas en- core fière allure. Sa réhabili- tation connaît une avancée de 66%. Même la présence du Premier ministre n’a pas empêché les ouvriers de s’at- teler à l’ouvrage ; tellement il y a encore à faire de ce côté. Une nouvelle pelouse est déjà

visible sur l’aire de jeu mais, les buts n’ont pas encore été installés, la tribune présiden- tielle n’a pas encore pris corps et la pose des sièges ne sera terminée qu’en fin juil- let. La piste d’athlétisme tarde à sortir de terre. Si les ou- vriers affichent un certain doute quant au respect des délais, Thomas Bièche, le di- recteur général d’Egis, est resté optimiste quant au res- pect des délais fixés entre 13 et 17 octobre prochain. « La plus grosse partie du gros-œuvre est déjà terminée. Nous allons maintenant dé- marrer une nouvelle phase avec les travaux de finitions. Notamment, l’installation des vestiaires, des climatisations. Nous avons trois mois pour terminer les travaux et chaque entreprise a son mar- ché. Le nôtre s’achèvera d’ici le 17 octobre. Nous allons tout faire pour respecter ces délais. La mission de la Caf trouvera que les travaux sont déjà bien engagés », a ras- suré le directeur. Le directeur général d’Egis

a également soulevé la ques- tion de la promiscuité dans le chantier pour expliquer le re- tard. « Il y a plusieurs entre- prises mobilisées dans un site très restreint. Vous avez plus de 800 personnes qui travail- lent sur un stade qui n’a pas les dimensions requises. Donc, cela exige une coordi- nation dans toutes les branches des activités entre les entreprises. C’est cette promiscuité qui rend ce chan- tier complexe. Il y a le maté- riel qui est dans le bateau. Nous sommes dans la phase d’achat de ce matériel. Ils se- ront installés au mois d’août », a conclu le Dg. Caristan Isseri à Maben

Le Cameroun gagne cinq places

Classement Fifa. Celui du mois de juillet a été rendu public hier.

Fifa. Celui du mois de juillet a été rendu public hier. L e Cameroun est désormais

L e Cameroun est désormais 53ème au classement Fifa

du mois de juillet 2016, rendu public hier. Les Lions Indomp- tables ont ainsi gagné cinq places par rapport au classe- ment du mois de juin. C’est le 7ème pays africain derrière l'Algérie (32ème), la Côte d'Ivoire (35ème ) le Ghana (36ème ), le Sénégal (41ème), l'Egypte (43ème) et la Tunisie (45ème). Le Maroc (54ème), la RDC (59ème) et le Mali (61ème) complètent le top 10 africain. Les dernières prestations des Lions In- domptables ont milité pour ce bond vers l’avant dans ce

classement Fifa d’hier. No- tamment, la dernière victoire (1-0) face à la Mauritanie à Nouakchott, le 3 juin 2016 et la bonne prestation face aux Bleus de France, le 29 mai dernier, malgré la défaite (2-

3). Le Top 5 du classement reste inchangé avec dans l’or- dre l’Argentine, la Belgique, la Colombie, l’Allemagne et le Chili, récent vainqueur de la Copa America. Le Pays de Galles réalise une forte pro- gression de 15 places de plus et se classe à la 11ème place.

A.C.

Les Bleus accusés de dopage

Euro 2016. La presse allemande a révélé que les joueurs de l’équipe nationale de football de France avaient consommé du Guronsan.

de football de France avaient consommé du Guronsan. France - Allemagne “Payer les prestataires à temps”

France - Allemagne

“Payer les prestataires à temps”

Philemon Yang. Le chef du gouvernent a prescrit quelques recommandations au Comité d’organisation ainsi qu’aux différentes entreprises.

d’organisation ainsi qu’aux différentes entreprises. V ous devez tout faire pour que la Caf nous dise

V ous devez tout faire

pour que la Caf nous

dise « bravo ». Sachez

que le Cameroun n’oubliera jamais tous les acteurs étran- gers ou non qui travaillent pour la réussite de cet évène- ment. Nous sommes à votre écoute pour tous vos pro- blèmes, rapprochez-vous du ministre Bidoung Mkpatt. Aux entreprises, je vous demande une accélération des travaux pour tenir compte des délais de la Caf. Il faut mettre un ac- cent particulier sur la sécurité des chantiers. A la mission de contrôle, une plus grande

L es Allemands seraient-ils très mauvais joueurs?

Dans un article paru ce mer- credi intitulé "Des stimulants dans le vestiaire français!", Bild accuse l'équipe de France de dopage. Photo à l'appui, les journalistes du quotidien expliquent avoir re- trouvé un tube de Guronsan, un médicament de type anti- asthénique, dans le vestiaire des Bleus, après leur demi-fi- nale contre l'Allemagne au stade Vélodrome de Mar-

proximité dans le suivi et l’exécution des travaux. Aux administrations, une plus

grande célérité dans le traite- ment et le paiement des dos- siers. Il faudra tout régler désormais sur les 48 heures. Nous demandons aux entre- prises de bien travailler mais,

il

est aussi question de les

seille.

payer à temps. Il faut sensibi- liser les entreprises pour que la mission de la Caf qui arrive le 25 juillet reparte satisfaite.

Dans son article, le quoti- dien allemand fait intervenir le professeur Fritz Sörgel qui avance clairement que la

 

Propos recueillis

prise de Guronsan équivaut à du dopage. "Selon le code

par C.I.M

anti-dopage, chaque moyen utilisé pour augmenter les

performances autrement que par la puissance du corps est considéré comme du dopage, explique-t-il. L'amélioration des performances sportives grâce à la caféine a été prou- vée. Cela améliore aussi les capacités cognitives, dont la rapidité de réaction." Sauf que le Guronsan n'est pas considéré comme un pro- duit dopant et sa consomma- tion est même fréquente dans le monde du sport. Ce médi- cament, composé notamment de vitamine C et de caféine, aide principalement à lutter contre la fatigue. En vente libre, le Guronsan ne figure pas non plus sur la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage.

A.C. avec Maxifoot

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S p o r t s Canon inquiète ! Mfou. En perdant hier, 1 but à

Canon inquiète !

Mfou. En perdant hier, 1 but à 2 contre Unisport de Bafang, le Kpa-Kum a ainsi enregistré sa 5ème défaite en neuf matchs depuis le début de la phase retour.

défaite en neuf matchs depuis le début de la phase retour. Mfou, le 14 juillet 2016.

Mfou, le 14 juillet 2016. Stade municipal. Canon - Unisport (1-2) .

D epuis le début de la

phase retour du cham-

pionnat de Ligue 1, les

statistiques de Canon sportif de Yaoundé ne sont pas les meil- leurs. Sur neuf matchs disputés, le Kpa-kum totalise deux vic- toires, autant de matchs nuls et cinq défaites. La dernière a eu lieu hier à domicile contre Uni- sport de Bafang. Canon a perdu ce match de la comptant pour la 26ème journée sur le score d’un but contre deux. La particularité dans ce match s’est d’abord si- tuée au niveau des buts, tous inscrits par Unisport. L’équipe du département du Haut-Nkam, s’est fait peur en ouvrant le score par un but de Jonathan Ngwem (40ème) contre son

camp. Sur cette action de jeu, Thierry Tangouatio, le gardien de buts d’Unisport n’a pas été exempt de tout reproche. Lui qui est sorti sans avertir, alors que son défenseur latéral gauche lui faisait une passe retour. C’est ainsi que le ballon est allé ter- miner sa course dans les filets. « On a encaissé ce but sur un manque de communication entre notre gardien et le défen- seur », nous a expliqué William Tchuameni, le capitaine d’Uni- sport de Bafang. Revenu à la deuxième mi- temps, on a ressenti une envie des visiteurs de rétablir l’équili- bre. Leur stratégie a consisté à jouer haut pour prendre d’as- saut le camp de Canon de

Yaoundé. C’est tout logique- ment que l’égalisation est arri- vée. Un but de William Djengue Essadjo (56ème), consécutif à un corner. Le ballon l’a retrouvé au deuxième poteau et tout seul, il ne s’est pas posé de question pour le propulser au fond des filets. Patrick Yon Loa, sera auteur du « but qui a fait mal ». Parti sur une chevauché des 35m balle au pied, Jona- than Ngwem a réussi son cen- tre en retrait au sol. Son coéquipier n’a pas eu de la peine à accompagner le ballon (79ème) pour la seconde fois dans les buts de Jean Konguep Efala, le gardien de buts de Canon de Yaoundé. Lui qui avait en face dans les buts

d’Unisport Thierry Tangouatio, son coéquipier de la cuvée des Lions juniors de 2011, vice- champions d’Afrique et mondia- listes de la catégorie en Colombie. Au coup de sifflet final, de Christopher Nde, l’arbi- tre, ce sont des supporters de Canon fous furieux, qui en vou- laient aux joueurs et au staff technique. « Quand vous avez vu les deux équipes sur le terrain, il y avait une équipe plus engagée et une autre qui jouait comme si la victoire était acquise d’avance. C’est ce qui explique ce résultat. Mais, je dois dire qu’il y a eu des joueurs indispo- nibles. Nous avons joué sans avant-centre et on a été obligé de faire des adaptations à cer- tains postes. Je crois qu’au pro- chain match, on aura récupéré certains joueurs qui n’ont pas été de cette partie et peut-être que ça ira nettement mieux », espère Joseph Atangana, l’en- traîneur de Canon. Sinisa Jova- novic, le coach d’Unisport, très excité sur son banc de touche, fait cette analyse : « On a sim- plement joué au football et la victoire est arrivée. Je retiens aussi que nous avons marqué trois buts et ça fait 3-0 pour Uni- sport ». Canon affronte Cosmos de Bafia, le dernier au classe- ment, dimanche prochain lors de la 27ème journée. Un match qui s’annonce « électrique », au regard de l’histoire entre les deux équipes. Pendant ce temps, Unisport sera face à Yong sport, le dauphin, à Ba- menda.

Achille Chountsa

Festival offensif de New stars

Stade de la Réunification. Cosmos de Bafia n’a pas supporté la charge à lui imposée par son adversaire dans ce match de la 26ème journée du championnat de Ligue 1.

ce match de la 26ème journée du championnat de Ligue 1. Douala le 14 juillet 2016,

Douala le 14 juillet 2016, 26e me journe e de Ligue1 une phase de match New star- Cosmos.

Q uatre buts à zéro. On a enregistré le raté le plus insolite de Ligue 1 dans

ce match.Aligné en lieu et place de Grégoire Nkama malade, Acha Leonard Acha idéalement servi par Thierry Makon, qui a

effacé le portier de Cosmos, seul devant les buts, a mis la balle dans le décor. S’en suivent alors une succession d’actions offensives de New stars, en- rayées par un excellent gardien de buts de Cosmos. Il a fallu at-

tendre la 30ème minute pour voir Thierry Makon reprendre de vollée un centre de Nandjou Nganle. La barre transversale s’y est mêlée, mais Tocke Thierry l’assistant n° 2 a bien suivi. La balle a traversé la ligne

de buts. Les deux équipes vont

à la pause sur ce score d’un but

à zéro en faveur des hôtes. Joël Koffana, ancien capi- taine de Cosmos, et aujourd’hui milieu de terrain de New stars de Douala, ne peut pas suppor- ter l’émotion. Il est remplacé par Nsangue Nsia dès le retour des vestiaires. Le buteur de la pre- mière mi-temps prend le jeu à son compte, et est irrégulière- ment stoppé par le gardien de Cosmos pour un pénalty indis- cutable. Nsangue ne tremble pas. Il prend à contre pied Ju- lien Kouta Mballa pour New stars 2, Cosmos 0. Un slalom d’Embolla Dipoko sera conclut par une passe au filet. New stars mène alors 3 buts à 0. Mais, Faustin Domkeu, le prési- dent de New Stars, continue de mettre la pression sur ses joueurs. James Olufade vien- dra donner le coup de grâce, et toute la tribune saura donc pourquoi le président de New stars voulait absolument le 4ème but : « Avec une diffé- rence de 4 buts ce soir, nous passons devant l’union sportive de Douala au classement », nous dira Faustin Domkeu.

David Eyengue

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Réactions

“Nous n’avons pas douté”

Robert Tamatieu, milieu de terrain d’Unisport

a plié mais on n’a pas

rompu. Tactiquement nous

avons été plus au point et c’est

à ce niveau que nous avons fait

la différence dans ce match. Il y

a aussi l’état d’esprit. On sentait

une équipe qui en voulait, qui avait besoin des trois points, peut-être plus que ceux de Canon. Nous sommes vraiment fiers de nous pour cette victoire. Nous n’avons pas douté, même comme nous avons été mené à la suite d’un but contre notre camp. Nous étions confiants et savions qu’on venait faire le ré- sultat. Le prochain match, c’est contre Yong sport, qui est une très bonne équipe et qui déve-

O n

sport, qui est une très bonne équipe et qui déve- O n loppe bien le jeu.

loppe bien le jeu. Nous avons travaillé par rapport à ce match.

“Un excès de jeunesse”

Emmanuel Ndébi, défenseur central de Canon de Yaoundé

O n

a manqué de réalisme.

On a eu des occasions

qu’on n’a pas pu concrétiser. Nous allons continuer à travail- ler pour le maintien. Unisport est une très bonne équipe. Je crois

qu’elle mérite sa victoire et son rang au classement. Le pro- chain match est à prendre très au sérieux, parce qu’il sera dé- terminant pour notre maintien. Cette défaite est passée et je crois que dès aujourd’hui, nous allons commencer à préparer ce match. Le problème de Canon, c’est un excès de jeu- nesse. On a eu trop de jeunes joueurs et à un moment donné on s’est vu trop beau et ça com- mence à peser sur nous (…) Je navigue toujours entre Canon et

à peser sur nous (…) Je navigue toujours entre Canon et Tonnerre, c’est vrai. C’est là

Tonnerre, c’est vrai. C’est là où je me sens bien.

Propos recueillis par A.C.

Réactions

“Une supériorité sur le plan physique”

Clément Nzeko, entraîneur de New stars

N ous avons eu une victoire

éclatante aujourd’hui. Avec

une énergie du désespoir, on peut réaliser l’exploit. Il fallait tout faire pour empêcher Cos- mos d’actionner cette énergie- là. On a essayé de les pousser dans leurs derniers retranche- ments. Malheureusement, nous n’avons pas été très adroits. Cela nous a rendu un peu la

tâche difficile en première pé- riode.Après, nous avons eu une supériorité sur le plan physique,

nous avons eu une supériorité sur le plan physique, qui nous a permis de gagner fa-

qui nous a permis de gagner fa- cilement.

“Nous battre jusqu’à la fin”

Djomo Evariste, entraîneur de Cosmos de Bafia

N ous avons un problème que nous impose notre dernière

place au classement. Nous nous entraînons tous les jours, mais il n’y a plus de régularité absolue. Certains viennent quand ils veulent, d’autres ne viennent plus. Cela dérange un peu dans le travail. Mais, on ne peut pas vous dire que c’est fini. Nous allons nous battre jusqu’à la fin du championnat.

Propos recueillis par D.E.

battre jusqu’à la fin du championnat. Propos recueillis par D.E. le jour n°2226 du vendredi 15

le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016 - page 11

S

p

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S p o r t s On a frôlé le forfait Douala. Les Astres sont arrivés

On a frôlé le forfait

Douala. Les Astres sont arrivés à 10 minutes du coup d’envoi de la rencontre qui les opposait à Apejes de Mfou, pour un résultat nul (0-0).

les opposait à Apejes de Mfou, pour un résultat nul (0-0).   26e me des jun-

 

26e me

des jun-

journe e de Ligue 1 a Douala, L'e quipe

iors de Astres, pre ̂te a remplacer leurs aîne s.

D epuis lundi dernier, les joueurs des Astres de Douala observent une

grève. Pas de présence aux en- traînements, pas d’interviewes accordées non plus, ni par les joueurs, ni par les dirigeants. « Dites ce que vous voulez », nous lance un des dirigeants approché en semaine. Pour des

mois de salaires et des primes de matches impayés, les joueurs auraient refusé de venir assister à des séances collec- tives d’entraînement. Sous ano- nymat, un joueur nous a répondu : « Nous nous entraî- nons individuellement, parce qu’à tout moment, on peut nous appeler pour régler la situation.

Une situation qui s’est aggra- vée, quand la presse a annoncé que les présidents de clubs ac- quis à la cause de Franck Happi sont passés voir Dieu- donné Kamdem, le président du Conseil d’administration desAs- tres pour encaisser chacun cinq millions FCfa. Les joueurs de l’équipe ont donc menacé de ne pas jouer ce match face à Apejes de Mfou. Une menace qui a emmené les dirigeants à inviter une quinzaine de joueurs juniors de l’équipe pour éviter le forfait. Arrivés en pièces déta- chées, quelques dix minutes avant le match, les 11 joueurs titulaires desAstres de Douala ont rejoint la pelouse pendant que l’entraîneur remplissait la feuille de match. Une situation qui n’a pas profité aux visiteurs. Après plusieurs accélérations en début de match, les coéqui- piers d’Oum Gouet n’ont pas trouvé le chemin des filets de Haschou Kerrido, le gardien de buts des locaux. Un match nul vierge, presque fade à mettre aux oubliettes.

David Eyengue

“Un point, mieux que la défaite”

David Eyengue “Un point, mieux que la défaite” Charlemagne Mbongo, entraîneur des Astres J e ne

Charlemagne Mbongo, entraîneur des Astres

J e ne peux pas vous dire ici le vrai problème de notre équipe. Il faut le voir avec

les dirigeants administratifs. Je sais simplement que nous sommes arrivés ici pour éviter le forfait. A un moment du match, je me suis retourné vers le

banc, et j’ai dit : c’est mieux en- core un match nul qu’un forfait. Vous savez quand on joue une équipe qui est dans la zone de relégation, ce n’est jamais fa- cile. On ne crache pas sur ce point.

“C’est très compliqué”

ne crache pas sur ce point. “C’est très compliqué” Sokba Oumarou, entraîneur d’Apejes V oilà huit

Sokba Oumarou, entraîneur d’Apejes

V oilà huit matches que

nous livrons, et qu’aucun

attaquant n’a marqué.

C’est très compliqué d’avoir à accompagner une équipe comme celle-ci. Mais, nous al- lons continuer à travailler. Nous avons demandé à nos joueurs

d’accélérer dans les premières minutes, mais nous avons man- qué de baraka. Après le match s’est emballé et nous partons de Douala avec un point. Ce n’est pas mal.

Propos recueillis par D.E.

Classement à l’issue de la 26ème journée

Rang

Equipes

Pts

J

G

N

P

Bp

Bc

Gd

1er

Ums

50

26

14

8

4

28

11

+17

2ème

Yong sport

44

26

12

8

6

23

18

+6

3ème

Coton sport

43

26

11

10

5

34

20

+14

4ème

Unisport

41

26

10

10

6

25

22

+3

5ème

New stars

40

26

10

10

6

29

18

+11

6ème

Union

40

26

9

13

4

29

15

+12

7ème

Racing

36

26

9

8

8

20

18

+2

8ème

Aigle

36

26

8

12

6

20

19

+1

9ème

Astres

34

26

8

10

8

22

24

-2

10ème

Bamboutos

34

26

10

4

12

22

29

-7

11ème

Lion Blessé

33

26

9

7

10

22

22

0

12ème

Eding

32

26

7

11

8

19

20

-1

13ème

Panthère

32

26

7

12

8

19

21

-2

14ème

Canon

31

26

8

7

9

27

28

-1

15ème

Apejes

28

26

6

10

10

25

26

-1

16ème

Dragon

27

26

7

6

13

20

31

-11

17ème

Botafogo

26

26

6

8

12

17

27

-10

18ème

Cosmos

15

26

3

6

14

11

41

-30

Le Dg de Panthère bagarre

Bangangté. Le match nul (1-1) obtenu par Nzui Manto face à Botafogo, a occasionné une joute dans les vestiaires.

L es forces de maintien de l’ordre ont massivement quitté les abords de l’aire

de jeu pour aller séparer la ba- garre entre les supporters de la même équipe hier à Bangangté. Ceux de Panthère du Ndé. C’était à l’issue du match qui a opposé Panthère à Botafogo au stade municipal de Bangangté. L’adrénaline est montée d’un cran à la fin du match, lorsque certains supporters de l’équipe locale, n’ont pas supporté que leur équipe s’en tire encore avec un (autre) match nul de justesse, après avoir été mal- menée tout au long du match. Quelques uns parmi eux se sont mis à huer et à solliciter la dé- mission du directeur général de Panthère du Ndé, Calvin Djapa. Ce dernier, n’a pas pu s’abstenir lorsque certains sont venus lui crier dessus et en face, rappe- lant qu’il est pire que ses prédé- cesseurs. L’un d’eux lui a carrément craché dessus. De la riposte verbale, les coups de poings en ont suivi. Par effet d’enchaînement, la bagarre entre deux personnes est deve- nue une opposition entre deux camps de supporters de la

même équipe. «Je dépense quasiment seul pour cette équipe. A tout moment, je cède aux pressions. C’est sous la pression que j’ai recruté l’entraî- neur qui m’a été imposé. Mais, lorsqu’il n’y a pas de victoire, ce sont des idiots qui ne payent même pas le billet pour accéder au stade, qui viennent m’insul- ter et se mettre à me taper des- sus », fulmine le directeur général de Nzui Manto.

Depuis l’aire de jeu, les sup- porters de Botafogo, obser- vaient la scène avec amusement. C’est l’équipe de Douala qui s’est en tiré à bon compte. Ils peuvent tout de même se mordre les doigts, après avoir dominé ce match de bout en bout. Une domination qui va rester stérile pendant toute la première mi-temps. Le réalisme va être du côté de Bo- tafogo lorsque Nelson Tata Nfor transforme en but l’occasion la moins probable du match. Il va profiter à la 60e minute, d’une mésentente de la défense de Panthère, pour battre dans un face à face, Mengue Paul Va- lentin, le gardien de buts de

Panthère du Ndé. Ce but en- caissé, réveille enfin les verts et jaunes de Bangangté. La ri- poste intervient à la 66e minute par l’entremise de Francis Atanga, qui d’une frappe sèche, oblige le gardien Serges Ro- drigue Mietchop à aller chercher

le ballon dans ses filets. Après

l’égalisation, Panthère retombe dans sa torpeur et subi la domi- nation de Botafogo. Irritée de voir un adversaire plus engagé

que leur propre équipe, le public

a commencé à s’en prendre

d’abord au coach Dieudonné Nké, et au directeur général de cette équipe ensuite. La suite

sera une bagarre dans les tri- bunes, entre les supporters de Nzui manto. Honoré Feukouo

Résultats complets de la 26ème journée

Bamboutos – Union : 3-2 Coton sport – Dragon : 2-0 Astres – Apejes : 0-0 Panthère – Botafogo : 1-1 Canon – Unisport : 1-2 Eding – Lion Blessé : 1-0 Yong sport – Racing : 0-0 New Stars – Cosmos: 4-0 Ums – Aigle: 1-0

Des matchs pour former des officiels

Futsal. Le premier regroupement de la compétition a démarré hier au stade du complexe multi-sport d’Etoudi.

démarré hier au stade du complexe multi-sport d’Etoudi. Yaoundé, le 14 juillet 2016. Une phase de

Yaoundé, le 14 juillet 2016. Une phase de match du championnat de Futsal.

P our cette première jour- née, deux matchs consti- tuaient l’affiche. National

Nfandena était opposé à Mara- natha en première rencontre et

Cefkom Fc jouait contre Tafi

Futsal au complexe multi-sport d’Etoudi. A l’issue du premier

match, National Nfandena s’est

imposé 3 buts à 1 contre Mara- natha au terme d’une rencontre

équilibrée en première mi-

temps. Des réalisations Djebi, le capitaine, et Bilong ont per- mis à National Nfadéna de creuser l’écart dès la reprise. Les vingt dernières minutes

vont permettre à Djebi, et ses

camarades de conserver leur avance et s’imposer au coup de sifflet final. Ces rencontres marquent la première édition du champion- nat départemental de futsal, une compétition récemment lancée par la Fédération came-

rounaise de football (Fécafoot). Elle permettra à la Ligue dé- partementale du Mfoundi de mettre en lumière des jeunes joueurs susceptibles d’intégrer les sélections nationales. De plus, ce championnat entend être une vitrine pour la com- mission départementale de fut- sal, nouvellement mise sur pied. L’accent ici est aussi mis sur la formation des officiels qui di- rigeront les matchs. Des forma- tions assurées par les responsables de la nouvelle Ligue. « Nous sommes cinq membres dans le Comité d’or- ganisation. Nous nous occu- pons aussi de la supervision du championnat ainsi que de la formation des arbitres et offi- ciels de table », a confié Jean Pierre Assila, un membre du comité d’organisation. Désiré Nkonda, Mohamadou

Sahabo, Anicet Olinga et Rigo- bert Tchouan ont été les pre- miers arbitres en formation. Ils ont dirigé les premières ren- contres sous le regard très at- tentif des membres du comité d’organisation. A chaque fois, ces derniers n’ont pas manqué de donner des consignes et des recommandations. Le championnat départemental en pleine croissance a débuté avec six équipes à savoir, Tafi Futsal, National Nfandena, Ma- ranatha, Cefkom Fc, Sotransfer

et Sianga. La compétition mixte

car étant aussi réservée aux équipes féminines et minimes. Elle se déroule sous la supervi- sion de Mathias Sankar, le pré-

Ligue

sident

départementale de Futsal du Mfoundi.

de

la

Emmanuel Ekobena (stg)

page 12 - le jour n°2226 du vendredi 15 juillet 2016

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