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Bois et matériaux associés J.-P. BARETTE C. HAZARD J. MAYER
Bois et matériaux associés J.-P. BARETTE C. HAZARD J. MAYER

Bois et matériaux associés

J.-P. BARETTE C. HAZARD J. MAYER
J.-P. BARETTE
C. HAZARD
J. MAYER
Bois et matériaux associés J.-P. BARETTE C. HAZARD J. MAYER
Bois et matériaux associés J.-P. BARETTE C. HAZARD J. MAYER
Bois et matériaux associés J.-P. BARETTE C. HAZARD J. MAYER

Claude HAZARD Inspecteur Général de l’Éducation Nationale

Jean-Pierre BARETTE Professeur de lycée professionnel «Génie industriel Bois»

Jérôme MAYER Professeur agrégé de «Génie industriel Bois» Chef de travaux de lycée polyvalent

MÉMOTECH

BOIS

et MATÉRIAUX ASSOCIÉS

du Bac Pro aux BTS de la filière « bois »

de travaux de lycée polyvalent MÉMOTECH B OIS et M ATÉRIAUX A SSOCIÉS du Bac Pro

L’éditeur remercie les entreprises et organismes suivants pour leur aimable et gracieuse collaboration :

APECF, Atofindley; Boen Parkett, Cathild Industrie; CEDEO; Celliose; Centre d’Information du Verre Feuilleté; CTBA; Deceuninck; Descours et Cabaud SA; DIFAQ SA; Éditions Delagrave; Éditions Vial; Elbe; Euro Clifal; Fédération Française des Importateurs de Bois du Nord; Ferco International; Fezer FIPEC; Formica S.A.; Guhdo France; Hettich France; Hewi; Institut National de Recherche et Sécurité; Isoroy; Joint Dual; JPM Chauvat SA; Lambiotte; Mage; Michelin; Milesi Vernis; Norton SA; OPPBTP; SARL Charpente Forté; Patrick Bellion SA; Polyrey; Lambert; Rockwool Isolation SA; SOPROFEN; Société SPIT ; Syndicat National des Constructeurs de Charpentes en Bois lamellé collé; Technal; Tramico; WICONA; WOLF Connexion; Wurth SA; Xylochimie; Zuani SRL.

Chez le même éditeur :

Mémotech Développement/Industrialisation Bois et matériaux associés

C. Hazard, J. Mayer, S. Surmely

La CFAO avec TopSolid’Wood et TopSolid’Woodcam

Y. Chavant, S. Surmely

La CAO accessible à tous avec Solidworks Tomes 1 et 2

P. Rétif

Mémotech Commande numérique J.-P. Urso

Mémotech Bâtiment Métal, Aluminium, Verre et matériaux de synthèse

C. Hazard

Formulaire pratique pour les techniciens des métiers du bois

C. Hazard

pratique pour les techniciens des métiers du bois C. Hazard Le logo qui figure ci-contre mérite

Le logo qui figure ci-contre mérite une explication. Son objet est d’alerter le lecteur sur la menace que représente pour l’avenir de l’écrit, tout particulièrement dans le domaine de l’enseignement, le développement massif du photocopillage. Le code de la propriété intellectuelle du 1 er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée dans les établissements scolaires, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée. Nous rappelons donc que toute reproduction, partielle ou totale, du présent ouvrage est interdite sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC, 20 rue des Grands-Augustins, 75006 Paris).

Couverture : dessins réalisés par R. Maraï

ISBN : 978-2-7135-3446-1 ISSN : 0986-4024

© Éditions Delagrave, 2013, 5, allée de la 2 e D.B., 75015 PARIS

PRÉFACE

Au cours de ces deux dernières décennies, les métiers de la filière bois ont évolué avec l’ensemble des métiers du bâtiment et de l’industrie. Les charpentiers, les menuisiers ébénistes sont devenus des professionnels rompus aux techniques modernes et diversifiées des fabrications.

La compétitivité devient aujourd’hui un atout majeur pour les entreprises, elle entraîne la modification des stratégies de production et de construction. Les délais de livraison doivent être performants et garantir le meilleur « rapport qualité/prix » des produits.

La numérisation des machines à bois, l’utilisation d’outils portatifs et électriques modernes apparaissent dans les ateliers et sur les chantiers.

Les réalisations s’appuient, d’une part, sur les méthodes de calculs et d’usinage nouveaux avec l’apport des outils informatiques et d’autre part, sur les résultats obtenus lors des essais menés dans les laboratoires et organismes spécialisés de la filière Forêt/Bois. Elles tiennent compte des normes en vigueur de l’AFNOR et des exigences définies par les cahiers des charges.

La technologie, discipline de culture et d’action, a besoin d’ouvrages de référence, faciles à consulter, toujours à portée de main des étudiants et des professionnels. Ce Mémotech est une véritable banque de données destinée à fournir en temps réel, tous les renseignements utiles et nécessaires à l’exécution d’une tâche dans la production à quelque niveau que ce soit.

Le Mémotech Bois et Matériaux Associés s’efforce de répondre, par son concept, aux exigences du travail contemporain.

En effet, de nombreux thèmes sont abordés dans l’ouvrage que ce soient la connaissance du Bois et des Matériaux Associés, l’usinage, l’assemblage, le contrôle de la qualité, la gestion de production, la maintenance, l’organisation fonctionnelle des chantiers, l’hygiène et la sécurité, tous sont intégrés dans l’exécution d’ouvrages et sont développés avec méthode et clarté.

Des exemples de choix sont fournis, systématiquement classés et répertoriés. Ils facilitent l’accès immédiat aux items.

Outil précieux destiné à faciliter la tâche des enseignants, des étudiants, des techniciens et professionnels de l’industrie du bois, le Mémotech Bois et Matériaux Associés est basé sur les liens utiles qui unissent à la fois les concepts utilisés dans les entreprises et les formations dispensées dans les établissements d’enseignement professionnel, l’objectif étant d’assurer une bonne intégration de nos élèves et étudiants dans le monde du travail. Ce mémotech vient enrichir la bibliothèque de l’Enseignement Technique.

Claude HAZARD Inspecteur Général honoraire de l’Éducation nationale

Aux données technologiques appartenant aux cinq grandes familles des thèmes : « Matériaux », « Matériels », « Méthodes », « Ouvrages », « Chantiers », vient s’ajouter un outil méthodologique, les « Fiches choix ». Ces fiches sont parfaitement adaptées à l’esprit fondamental du Mémotech. Elles entraînent les élèves et les étudiants à choisir une solution technologique ou méthodologique parmi les nombreuses propositions de solutions décrites dans le Mémotech actualisé et complété. Les auteurs ont choisi quelques exemples significatifs dans le cadre des référentiels des niveaux de formation V, IV et III des métiers du bois, ouvrant la possibilité aux enseignants de développer eux- mêmes d’autres fiches adaptées aux besoins des élèves et de leurs enseignements. Ces « Fiches choix » sont en adéquation avec les référentiels et les recommandations pédagogiques des « Méthodes actives » qui permettent aux élèves d’accéder aux connaissances et aux concepts fondamentaux tout en organisant méthodologiquement l’exécution de leur travail.

Les auteurs

TABLE DES MATIÈRES

1

Le bois

6

1.1 La forêt française

6

1.2 L’arbre

7

1.3 Essences et spécificités

11

1.4 Anatomie du bois

15

1.5 Propriétés physiques et facteurs influents

17

1.6 Propriétés mécaniques

19

1.7 Propriétés chimiques

26

1.8 Exploitation et débits des bois

26

1.9 Séchage et stockage

29

1.10 Défauts et parasites

36

1.11 Traitement des bois

42

1.12 Emploi des bois

50

1.13 Dimensions commerciales et classes des bois

54

1.14 Bois du Nord

59

2

Dérivés des bois

62

2.1 Panneaux contreplaqués

62

2.2 Panneaux de particules

68

2.3 Panneaux de fibres

74

2.4 Poutres composites

77

2.5 Panneaux lamellés trois couches (triply)

82

2.6 Panneaux de fibres de bois de densité moyenne

84

2.7 Panneaux de stratifié

88

2.8 Panneaux composites

92

2.9 Panneaux de cloison et décor

93

2.10 Panneaux mélaminés

98

2.11 Bois profilé

99

3

Matériaux associés

101

3.1 Aluminium

101

3.2 Plastiques PVC

105

3.3 Verre

106

3.4 Matériaux d’isolation

110

3.5 Produits d’étanchéité et de calfeutrement

117

4

Quincaillerie

123

4.1 Vis

123

4.2 Boulons

127

4.3 Rondelles

129

4.4 Pointes et clous

130

4.5 Organes d’immobilisation et de condamnation

131

4.6 Assemblages et ancrages métalliques

136

4.7 Les fixations

146

4.8 Organes de rotation

168

4.9 Organes de préhension et de manœuvre

187

4.10 Organes auxiliaires de montage définitif ou provisoire

189

4.11 Composants « Système 32 »

192

4.12 Compas d’abattant

196

4.13 Habillage en ameublement

197

4.14 Glissières pour tiroirs

199

5

Collage

200

5.1 Principes et réalisation d’un collage

200

5.2 Colles

204

6

Systèmes de représentation

205

6.1 Types de dessins

205

6.2 Dessins en perspective

209

6.3 Représentations analytiques

211

6.4 Règles de représentation des dessins techniques et éléments associés

214

6.5 Signes usuels d’établissement des bois

259

6.6 Tracés

260

6.7 Lecture de plan

263

6.8 Géométrie descriptive

266

7

Dossier des méthodes

275

7.1 Processus de conception et de réalisation

275

7.2 Documents techniques

276

7.3 Gamme d’usinage

277

7.4 Contrat de phase

280

7.5 Cotes de fabrication

284

7.6 Symboles d’usinage

286

7.7 Symbolisation des prises de pièces

290

8

Schématisation

291

8.1 Schématisation des mécanismes

291

8.2 Schématisation des machines-outils

294

8.3 Étude générale des machines-outils

307

9

Gestion de production

311

9.1 Codification

311

9.2 Nomenclature par niveaux

315

9.3 Planning des phases

318

9.4

Ordonnancement

323

9.5

Organisation du poste de travail

327

10

Contrôle de qualité

329

11

Usinage

336

11.1

Outils de coupe « Bois »

336

11.2

Lois d’usinage

342

11.3

Réglage méthodologique des machines-outils

351

11.4

Principe de l’isostatisme

355

11.5

Isostatisme et commande numérique

357

11.6

Montages d’usinage

359

12

Finition des ouvrages

361

12.1

Abrasifs

361

12.2

Produits de finition

367

13

Liaisons-Assemblages

373

13.1

Analyse combinatoire des assemblages de 2 pièces

373

13.2

Assemblages tenon et mortaise

383

13.3

Assemblages modifiés

384

13.4

Assemblages de panneaux de particules et panneaux de fibres.

386

14

Éléments du confort

387

14.1

Confort acoustique

387

14.2

Isolation acoustique

389

14.3

Correction acoustique

390

14.4

Isolation thermique

391

15

Agencement et ameublement

398

15.1

Ergonomie

398

15.2

Volumes de rangement

399

15.3

Cuisines

400

15.4

Salles de bains

401

16

Ouvrages

402

16.1

Charpentes

402

16.2

Charpentes assemblées à 2 pans

404

16.3

Types de charpentes

407

16.4

Structures en bois lamellé-collé

408

16.5 Escaliers

411

16.6 Parquets en bois

417

16.7 Menuiseries extérieures

429

16.8 Garde-corps et rampes

451

16.9 Chantiers

453

17

La maintenance

458

18

Hygiène et sécurité

460

18.1

Organisation et sécurité

460

18.2

Dispositifs de sécurité sur machines

465

18.3

Sécurité en atelier et sur chantier

468

19

Mémotech et pédagogie :

 

les fiches «choix » :

470

19.1

Intervention de maintenance

471

19.2

Concevoir un montage d’usinage

473

19.3

Étude ergonomique d’un poste de travail

475

19.4

Choix d’une colle

478

19.5

Préparation d’un poste d’assemblage

480

19.6

Préparation d’un usinage – choix d’une machine

482

19.7

Préparation d’un chantier de pose

484

19.8

Aide à l’organisation d’un poste d’usinage

486

20

Outils d’analyse et de résolution des problèmes

488

20.1

Étude des systèmes

488

20.2

Algorithmes

et algorigrammes

493

20.3

Étude des automatismes séquentiels 497

20.4

Circuit mécanique

501

20.5

Analyse combinatoire

503

20.6

Analyse de la valeur

506

20.7

Analyse fonctionnelle

508

20.8

Cahier des charges fonctionnelles

510

20.9

Diagramme de Pareto

514

20.10 Diagramme de causes-effet

515

Index

517

Les extraits de normes sont reproduits avec l’autorisation de l’AFNOR. Seules font foi les normes originales dans leur édition la plus récente.

1. LE BOIS 1.1 LA FORÊT FRANÇAISE Richesse écologique très diversifiée, espace d'accueil et de
1.
LE BOIS
1.1
LA FORÊT FRANÇAISE
Richesse écologique très diversifiée, espace d'accueil et de loisirs, la forêt française joue un
rôle économique essentiel.
La production biologique annuelle de bois en forêt correspond à l’accroissement de matière bois pro-
duit par la croissance des arbres pendant une période donnée (ici 2006-2010).
Région
Production
0,8
administrative
(en Mm 3 /an)
Al s ace
2,7 ± 0,2
A q uitaine
9,6 ± 0,5
2,2
1,5
Auvergne
5,5 ± 0,3
1,3
Ba ss e-Normandie
1,3 ± 0,1
5,9
1,4
Bourgogne
6,2 ± 0,3
4,6
2,7
2,6
Bretagne
2,6 ± 0,2
Centre
5,5 ± 0,2
Champagne-Ardenne
4,6 ± 0,2
2,5
PRODUCTION
5,2
Cor s e
0,9 ± 0,1
5,5
6,2
BIOLOGIQUE
Franche-Comté
5,2 ± 0,3
millions
ANNUELLE
de m 3 /an
Haute-Normandie
1,5 ± 0,1
6
île-de-France
1,4 ± 0,1
2,4
4
Languedoc-Rouss illon
3,7 ± 0,3
2
4,5
Limou s in
4,5 ± 0,3
0
5,5
Feuillus
Conifères
9,1
Lorraine
5,9 ± 0,3
Midi-Pyrénée s
5,7 ± 0,3
Nord-Pa s -de-Calais
0,8 ± 0,1
9,6
Pay s de la Loire
2,5 ± 0,2
5,7
2,7
Picardie
2,2 ± 0,2
Poitou-Charentes
2,4 ± 0,2
3,7
PACA
2,7 ± 0,2
Rhône-Alpe s
9,1 ± 0,4
France
86,5 ± 1,2
0,9
Source : www.ign.fr (site de l’Institut Géographique National)
Répartition des essences (bois vivant sur pied) en France
Autre s conifère s
Chêne pédonculé
Dougla s
5 %
12 %
4 %
Pin maritime
5 %
11 %
Pin s ylve s tre
Conifères :
Chêne rouvre
6 %
880 millions de m 3
RÉPARTITION
EN FRANCE
Épicéa commun
7 %
Hêtre
Feuillus :
11 %
1 594 millions de m 3
7 %
S apin pectine
5 %
Châtaignier
14 %
4 %
4 %
Autre s feuillu s
Chêne pube s cent
4 %
Charme
Frêne
Source : www.ign.fr (site de l’Institut Géographique National)
Le bois 1.2 L'ARBRE Élément fondamental de son environnement, l'homme a fait de l'arbre un
Le bois
1.2
L'ARBRE
Élément fondamental de son environnement, l'homme a fait de l'arbre un végétal productif
jouant un rôle économique. Il en extrait la matière première pour de nombreuses industries
(chimiques, papetières, de seconde transformation du bois).
cime
coupelle
branches
couronne
tige
redent
tronc
fourche
fût
patte
CONSTITUTION
racines
souche
PHYSIQUE
DE L'ARBRE
tronc
patte
souche
Cime
Sommet de la tige.
Houppier
Ramifications (branches et rameaux) et partie
du tronc non comprise dans le fût.
Branche
Ramification importante de la tige.
Coupelle
Branche assez forte pour un débit secondaire.
Couronne
Région correspondant à l'insertion sur le
tronc de plusieurs grosses branches.
Tige
Partie constituant l'axe plus ou moins ramifié
de l'arbre.
Fût
Partie du tronc dépourvue de branches.
Tronc
Partie inférieure de la tige principale.
Redent
Diminution brusque de grosseur de grume.
Fourche
Région correspondant à la division en deux
tiges du fût.
Patte
Partie inférieure du tronc, renflée, où le bois
offre certaines caractéristiques particulières
de structure, dues à l'insertion des racines
principales.
Souche
Ensemble de la base du tronc et des grosses
racines qui s'y insèrent.
Racines
Partie souterraine par laquelle l'arbre se fixe
au sol et se nourrit.
grume
Grume
Tronc d'un arbre abattu, ébranché et recou-
vert ou non de son écorce.
Grume d'œuvre
Grume destinée à la production de bois
d'œuvre.
Bille
Tronçon découpé dans une grume appelée
GRUME
« tronce » pour les bois de pays
« rondin » pour les bois tropicaux.
culée
Billon
Bille courte.
1 re bille
Dans le cas d'une grume de grande longueur
(bois tropicaux), celle-ci est tronçonnée en
plusieurs billes nommées : 1 re , 2 e , 3 e bille
bille de pied
surbille
houppier

Propriétés mécaniques

1.6.2

CONCEPTION ET CALCUL DES STRUCTURES : EUROCODE 5

 

Les Eurocodes sont les normes européennes de conception, de dimensionnement et de justification des structures. Ils jouent un rôle important dans les différents secteurs d’activités du génie civil, des travaux publics et autres. Un classement normalisé par familles est donné en fonction des actions, des conceptions et calculs des structures.

Pour la filière bois, les études et calculs de structures adopteront l’Eurocode 5 « Conception et calcul des structures en bois (EN 1995). »

NORMES SUR

Ils ont également pour rôle d’harmoniser les techniques de construction en Europe et de permettre le libre accès des entreprises de travaux ou des bureaux d’études techniques sur les marchés des autres États membres.

LES

EUROCODES

La présence des Eurocodes dans les bureaux d’études et méthodes apparaît de plus en plus néces- saire face aux nombreuses exigences imposées par les échanges nationaux et internationaux pour la qualité des produits et la sécurité des personnes.

Ils sont appelés, maintenant, à devenir de plus en plus le principal moyen de conception des ouvrages et des structures de bâtiments, d’ouvrages de Génie Civil et autres domaines. Dix familles existent actuellement. Leur prise en compte est essentielle, dès qu’il s’agit de concevoir, de dimensionner et de justifier les caractéristiques des ouvrages.

 

On compte 60 Eurocodes, regroupés en 10 familles :

• Eurocode : Bases de calcul des structures (EN 1990)

• Eurocode 1 : Actions sur les structures (EN 1991)

• Eurocode 2 : Calcul des structures en béton (EN 1992)

• Eurocode 3 : Calcul des structures en acier (EN 1993)

• Eurocode 4 : Calcul des structures mixtes acier-béton (EN 1994)

• Eurocode 5 : Conception et calcul des structures en bois (EN 1995)

• Eurocode 6 : Calcul des ouvrages en maçonnerie (EN 1996)

FAMILLES

• Eurocode 7 : Calcul géotechnique (EN 1997)

D’EUROCODES

• Eurocode 8 : Calcul des structures pour leur résistance aux séismes (EN 1998)

• Eurocode 9 : Calcul des structures en aluminium (EN 1999)

Chaque famille est constituée d’une partie générale (partie 1-1), d’une partie concernant l’incendie (partie 1-2), d’une partie 2 concernant les ponts (si d’application) et d’autres parties spécifiques.

Les Eurocodes sont développés et publiés par le CEN (Comité européen de normalisation). L’AFNOR, membre du CEN, gère ces travaux sur le plan français.

CALCUL DES STRUCTURES EN BOIS – EN 1995-1-1- 2005 Le bois L’application de l’ Eurocode
CALCUL DES STRUCTURES EN BOIS – EN 1995-1-1- 2005 Le bois L’application de l’ Eurocode
CALCUL DES STRUCTURES EN BOIS – EN 1995-1-1- 2005 Le bois L’application de l’ Eurocode

CALCUL DES

STRUCTURES

EN BOIS – EN 1995-1-1-

2005

CALCUL DES STRUCTURES EN BOIS – EN 1995-1-1- 2005 Le bois L’application de l’ Eurocode 5

Le bois

L’application de l’Eurocode 5 est destinée à faciliter la communication technique, à harmoniser les méthodes de calculs des structures en bois dans l’ensemble de la communauté européenne. À partir de 2010, l’Eurocode 5 doit se substituer aux règles CB 71 jusqu’alors utilisées. Il intervient dès la conception pour le calcul des bâtiments et des ouvrages de Génie Civil en bois (bois massif, bois Lamellé Collé, bois rabotés, bois assemblés par des organes d’assemblage ou par des adhésifs).

PRINCIPES UTILISÉS PAR LES RÈGLES CB 71 ET EUROCODE 5 (COMPARAISON)

Pour le CB 71, on utilise un coefficient de sécurité K S (par convention égal à 2,75) et on vérifie la rela-

tion :

σ (contrainte admi ssible)

σ (contrainte de rupture)

K s (coefficient de s écurité)

Pour l’Eurocode 5, on prend en compte la dispersion des matériaux avec les valeurs caractéristiques. On applique des coefficients partiels que l’on applique aux matériaux et aux actions sur les structures.

LECTURE DE LA NORME

 

EN 1995 = Eurocode 5 – Conception et calcul des structures en bois.

Partie 1 : Généralités.

Section 1 : Règles communes et règles pour les bâtiments.

des structures en bois. Partie 1 : Généralités. Section 1 : Règles communes et règles pour

EN 1995 1-1

 

EN 1995 = Eurocode 5 – Conception et calcul des structures en bois.

Partie 1 : Généralités.

Section 2 : Calcul des structures au feu.

Conception et calcul des structures en bois. Partie 1 : Généralités. Section 2 : Calcul des

EN 1995 1-2

 

ACTIONS APPLIQUÉES AUX STRUCTURES BOIS

Les différents types d’actions résultent de l’ensemble des forces appliquées sur la structure en bois. Des textes, normes AFNOR et règlements apportent et précisent les conditions de vérification, d’uti-

lisation conformes au cahier des charges et de sécurité des personnes et des biens pendant toute la durée d’exploitation de la structure.

Propriétés mécaniques CLASSES DE RÉSISTANCE DU BOIS MASSIF SUIVANT EN 338 ■ VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES

Propriétés mécaniques

CLASSES DE

RÉSISTANCE

DU BOIS

MASSIF

SUIVANT

EN 338

DE RÉSISTANCE DU BOIS MASSIF SUIVANT EN 338 ■ VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES BOIS MASSIFS RÉSINEUX

VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES BOIS MASSIFS RÉSINEUX

Désignation

Symbole

C14

C16

C18

C22

C24

C27

C30

C35

C40

Unité

Contrainte de flexion

f

m,k11

14

16

18

22

24

27

30

35

40

MPa

Contrainte de traction axiale

f

t,0,k

8

10

11

13

14

16

18

21

24

MPa

Contrainte de traction perpendiculaire

f

t,90,k

0,4

0,5

0,5

0,5

0,5

0,6

0,6

0,6

0,6

MPa

Contrainte de

f

16

17

18

20

21

22

23

25

26

MPa

compression axiale

c,0,k

Contrainte de

                     

compression

f

c,90,k

2,0

2,2

2,2

2,4

2,5

2,6

2,7

2,8

2,9

MPa

perpendiculaire

Contrainte de

f

1,7

1,8

2,0

2,4

2,5

2,8

3,0

3,4

3,8

MPa

cisaillement

v,k

Module moyen axial

E

0,mean

7

8

9

10

11

11,5

12

13

14

kN/mm 2

Module axial au 5 e pourcentile

E

0,05

4,7

5,4

6,0

6,7

7,4

7,7

8,0

8,7

9,4

kN/mm 2

Module moyen

E

0,23

0,27

0,30

0,33

0,37

0,38

0,40

0,43

0,47

kN/mm 2

transversal

90,mean

Module de

                     

cisaillement

G mean

0,44

0,50

0,56

0,63

0,69

0,72

0,75

0,81

0,88

kN/mm 2

Masse volumique

 

290

310

320

340

350

370

380

400

420

kg/m³

caractéristique

ρ

k

Masse volumique

 

350

370

380

410

420

450

460

480

500

kg/m³

moyenne

ρ meam

VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES BOIS MASSIFS FEUILLUS

Désignation

Symbole

D30

D35

D40

D50

D60

D70

Unité

Contrainte de flexion

f

m,k

30

35

40

50

60

70

MPa

Contrainte de traction axiale

f

t,0,k

18

21

24

30

36

42

MPa

Contrainte de traction perpendiculaire

f

t,90,k

0,6

0,6

0,6

0,6

0,6

0,6

MPa

Contrainte de compression axiale

f

c,0,k

23

25

26

29

32

34

MPa

Contrainte de compression perpendiculaire

f

c,90,k

8,0

8,4

8,8

9,7

10,5

13,5

MPa

Contrainte de cisaillement

f

v,k

3,0

3,4

3,8

4,6

5,3

6,0

MPa

Module moyen axial

E

0,mean

10

10

11

14

17

20

kN/mm 2

Module axial au 5 e pourcentile

E

0,05

8,0

8,7

9,4

11,8

14,3

16,8

kN/mm 2

Module moyen transversal

E

90,mean

0,64

0,69

0,75

0,93

1,13

1,33

kN/mm 2

Module de cisaillement

G

mean

0,60

0,65

0,70

0,88

1,06

1,25

kN/mm 2

Masse volumique

 

530

560

590

650

700

900

kg/m³

caractéristique

ρ

k

Masse volumique moyenne

ρ meam

640

670

700

780

840

1080

kg/m³

CLASSES DE RÉSISTANCE DES BOIS LAMELLÉS- COLLÉS SUIVANT EN 338 Le bois ■ VALEURS CARACTÉRISTIQUES

CLASSES DE

RÉSISTANCE

DES BOIS

LAMELLÉS-

COLLÉS

SUIVANT

EN 338

DES BOIS LAMELLÉS- COLLÉS SUIVANT EN 338 Le bois ■ VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES BOIS LAMELLÉS

Le bois

VALEURS CARACTÉRISTIQUES DES BOIS LAMELLÉS HOMOGÈNES

   

Lamellés-collés homogènes

Lamellés-collés panachés

 

Désignation

Symbole

GL24h

GL28h

GL32h

GL36h

GL24c

GL28c

GL32c

GL36c

Unité

Contrainte de

f

24

28

32

36

24

28

32

36

MPa

flexion

 

m,g,k

Contrainte de

f

16,5

19,5

22,5

26,0

14,0

16,5

19,5

22,5

MPa

traction axiale

t,0,g,k

Contrainte

                   

de traction

f

t,90,g,k

0,40

0,45

0,50

0,60

0,35

0,40

0,45

0,50

MPa

perpendiculaire

Contrainte de

                   

compression

f

c,0,g,k

24

26,5

29

31

21

24

26,5

29

MPa

axiale

Contrainte de

                   

compression

f

c,90,g,k

2,7

3,0

3,3

3,6

2,4

2,7

3,0

3,3

MPa

perpendiculaire

Contrainte de

f

2,7

3,2

3,8

4,3

2,2

2,7

3,2

3,8

MPa

cisaillement

 

v,g,k

Module moyen

E

11,6

12,6

13,7

14,7

11,6

12,6

13,7

14,7

kN/mm 2

axial

0,g,mean

Module axiale au 5 e pourcentile

E

0,g,05

9,4

10,2

11,1

11,9

9,4

10,2

11,1

11,9

kN/mm 2

Module moyen

E

0,39

0,42

0,46

0,49

0,32

0,39

0,42

0,46

kN/mm 2

transversal

90,g,mean

Module de

G

0,75

0,78

0,85

0,91

0,59

0,72

0,78

0,85

kN/mm 2

cisaillement

 

g,mean

Masse

                   

volumique

 

ρ g,k

380

410

430

450

350

380

410

430

kg/m³

caractéristique

 

CLASSEMENT DES LAMELLES CONSTITUANT LES POUTRES EN BOIS LAMELLÉ-COLLÉ OU

PANACHÉ

Classe du bois lamellé-collé

GL36

GL32

GL28

GL24

Bois des lamelles de lamellé-collé homogène

C40

C35

C30

C24

Bois des lamelles de lamellé-collé panaché ou combiné

       

Bois des lamelles extérieures

 

C40

C30

C24

Bois des lamelles intérieures sur deux tiers de la hauteur

 

C30

C24

C18

Les autres propriétés de résistance mécanique, de rigidité et de masse volumique, des différentes classes de bois sont données en MPa dans les tableaux des normes AFNOR.

Remarque : La valeur de la résistance des bois et des produits dérivés dépend de l’humidité moyenne

H %, de la durée d’application des charges et de la grande dispersion des caractéristiques méca-

niques. Un facteur modificatif K mod , fixé par l’Eurocode 5 tient compte de ces critères pour les calculs. On précisera que les matériaux doivent être conformes aux normes citées ci-dessous :

• Bois massif : NF EN 14081-1

• Bois lamellé : NF EN 14080

• Lamibois (LVL) : NF EN 14374 de mars 2005, NF EN 14279 de juin 2005

• Contre-plaqué : NF EN 14374

1.7

PROPRIÉTÉS CHIMIQUES

 

NF B 51-001

Les propriétés chimiques du bois découlent de sa composition chimique et de la nature de ses constituants.

 

La composition chimique centésimale du bois varie peu ; quelle que soit l'essence, on retrouve, pour du bois anhydre, à quelques centièmes près, la composition suivante :

La cellulose est un hydrate de carbone de

formule (C 6 H 10 O 5 ) n , plus condensé

don ; il y a dans le bois différentes celluloses, de propriétés variables, qui constituent l'es- sentiel des parois des cellules.

que l'ami-

– carbone

50 %;

azote

1 %;

– hydrogène

6 %;

cendre

1 %.

La lignine est une matière complexe qui s'ap- parente aux tannins et à l'alcool coniférylique. C'est une substance dure et colorée qui « incruste » les parois des cellules ; on dit que ces parois se « lignifient ». Celluloses et lignine forment les membranes ou les parois des éléments cellulaires et, en particu- lier, des « fibres » du bois. Ces éléments sont collés les uns aux autres par la « lamelle moyen- ne », constituée par de la lignine souvent asso- ciée à des hydrates de carbone moins condensés que la cellulose et sont appelés hémicelluloses.

oxygène

– 42 %;

 

COMPOSITION

La constitution du bois varie suivant sa nature ; il comprend les constituants suivants :

– cellulose

50 % environ ;

 

– lignine

20 à 30 %.

On rencontre parmi les constituants moins abondants : les hémicelluloses, les sucres, les albuminoïdes, les résines, les tannins, l'ami- don et les matières minérales que l'on trouve dans les cendres.

 

Deux types de méthodes permettent d'obtenir les produits du bois.

 
 

On isole les groupes de constituants du bois sans en changer la nature et en conservant, au moins partiellement, l'organisation cellulaire.

Fabrication de la cellulose (pâtes chimiques).

EXTRACTION

SÉLECTIVE

Extraction des tannins.

EXTRACTION

Extraction des résines.

 

On tire des produits nouveaux par transformation complète de ses constituants et par destruction des tissus ligneux.

Distillation du bois.

EXTRACTION

Fabrication de l'acide oxalique.

 

DESTRUCTIVE

Fabrication du glucose, etc.

 

On est amené à distinguer les caractéristiques principales suivantes :

 

composition centésimale du bois ;

 

PRINCIPALES

CARACTÉRIS-

TIQUES

composition en cendres ;

teneur en cellulose ; en distinguant les différentes variétés ;

teneur en lignine ;

 

teneur en résine, huiles essentielles, tannins, gommes, etc.

DURABILITÉ

La durabilité est la propriété naturelle ou conférée des bois à résister à un degré plus ou moins grand aux atteintes des organismes destructeurs, champignons, insectes, etc. Elle dépend :

de la présence de matières protectrices dans la constitution chimique du bois ;

 

des matières antiseptiques injectées artificiellement ;

 

de la présence ou non de réserves alimentaires que recherchent les organismes.

 

1.8

EXPLOITATION ET DÉBIT DES BOIS

NF B 50-002

1.8.1

OPÉRATIONS DE PRODUCTION

 

L'arbre, avant de devenir une matière d'œuvre de seconde transformation, doit subir différentes opérations.

ABATTAGE

Coupe de l'arbre sur pied.

   

Après vérifications visuelles et électro- niques (présence de métaux ferreux), l'écorce, le sable et les cailloux sont retirés.

BLANCHIS-

Les bois de la périphérie de l'arbre abattu sont enlevés (branches, excroissances…).

ÉCORÇAGE

SEMENT

Le bois Réalisation d'un sciage longitudinal pour obtenir un découvert. LAVAGE découvert Consiste à laver
Le bois
Réalisation d'un sciage longitudinal pour obtenir un
découvert.
LAVAGE
découvert
Consiste à laver une bille sur quatre faces sensible-
ment d'équerre afin d'obtenir un parallélépipède rec-
tangle, légèrement pyramidal sur la longueur.
Grumes après importation
ÉQUARRISSAGE
équarrissage
DÉBITS
Débit de scierie
Déroulage
Tranchage
}
Voir définitions
des procédés de débits (page 28)
fendage
FENDAGE
Débit d'une pièce en provoquant la séparation des
fibres dans le sens de la longueur (sans sciage).
● Tronçonnage :
sciage transversal perpendiculaire aux fils.
● Délignage :
dédoublage
élimination du bord d'un plot.
trait haut
▼▼
Tronçonnage
▼▼
Délignage
SCIAGES
● Dédoublage :
division des avivés en deux ou plusieurs éléments
dans le sens de la hauteur (trait haut).
délignage
▼▼
● Diviser de largeur :
traits bas
division perpendiculaire au côté le plus large (trait
bas).
▼▼
▼▼
SÉCHAGE
Opération consistant à éliminer partiellement l'eau
contenue dans le bois.
DESSÉVAGE
Elimination partielle ou totale de la sève et de
matières de réserve d'eau sous l'effet de la vapeur
d'eau saturée.
Empilage de bois dans un séchoir
FLOTTAGE
Faire séjourner le bois dans l'eau pour le conserver
ou le transporter.
ÉTUVAGE
Stérilisation des bois sous l'action de la vapeur d'eau
saturée.
Cette opération est réalisée avant les déroulages, tran-
chages et cintrages afin de ramollir les tissus du bois.
Exploitation et débit des bois 1.8.2 DÉBITS Les utilisateurs du matériau « bois » ont
Exploitation et débit des bois
1.8.2
DÉBITS
Les utilisateurs du matériau « bois » ont besoin d'éléments pré-débités (en épaisseur pour les
plots, avec une section précisée pour les avivés).
Un premier débit longitudinal est réalisé en scierie.
dosse
Eléments de choix d'un débit :
contre-dosse
– propriétés propres des essences,
fausses dosses
– aspect souhaité (flammé, maillé),
faux quartiers
– matériel de débit disponible,
EN PLOT
quartier
– économie de la matière (optimisation).
■ DÉBIT EN PLOT
● Le plus courant, d'exécution facile et rapide.
● Plots sur quartier : aspect maillé.
● Plots sur fausses dosses : aspect flammé.
dosse appelée
SUR DOSSE
déballe
■ DÉBIT SUR DOSSE
● Également très usuel, en particulier pour
les résineux et les bois à forte proportion
d'aubier inutilisable.
● On obtient des planches avivées.
banc de sciage
■ DÉBIT SUR LISTE
MOREAU
Débit aux dimensions spéciales à la demande
pour menuiseries industrielles.
■ DÉBIT MOREAU
● Obtenu par sciages successifs perpendi-
culaires.
HOLLANDAIS
faux quartier
● Selon l'emplacement de la planche ou plot
obtenu, flammages ou maillures.
● Manutention très importante.
quartier
■ DÉBIT SUR QUARTIER
DIT HOLLANDAIS
DÉBITS PEU
UTILISÉS
● La majorité des pièces obtenues sont
maillées.
● Peu usité du fait de son prix de revient.
sur mailles
(théorique)
■ DÉBIT SUR MAILLES
Débit radiant pour obtenir de belles maillures.
cantibey
CANTIBEY
colonial
La majorité des pièces obtenues sont flam-
mées.
COLONIAL
DÉROULAGE
Utilisé pour certains bois exotiques de gros
diamètre (n'est pratiquement plus utilisé).
TRANCHAGE
DÉROULAGE-TRANCHAGE
déroulage
tranchage
Débit d'obtention de placages et d'éléments
constitutifs de panneaux (contre-plaqué,
latté
1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est

1.9

1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié
1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié

SÉCHAGE ET STOCKAGE

1.9.1

SÉCHAGE DU BOIS

1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié

Le bois

1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié
1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié
1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié
1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié
1.9 SÉCHAGE ET STOCKAGE 1.9.1 SÉCHAGE DU BOIS Le bois Le séchage du bois est lié

Le séchage du bois est lié à des phénomènes internes physiques (l'eau dans le matériau bois) et à des facteurs externes (humidité de l'air).

EAU DANS

LE BOIS

FACTEURS

INFLUANTS

L'eau libre se déplace facilement dans le bois ; elle remplit les vides cellulaires.

L'eau liée, appelée également « eau d'imprégnation » ou « eau de saturation » imprègne les membranes cel- lulaires. Sa disparition est la cause principale du retrait du bois.

L'eau de constitution est l'un des éléments chimiques du bois. Elle disparaît à la destruction du matériau (Ex. : charbon de bois).

évaporation

évaporation

Les mouvements de l'eau dans le bois

circulation décrochage de l'eau circulation
circulation
décrochage de l'eau
circulation

EXTÉRIEUR

Facteurs influant sur les phénomènes de circulation et d'évaporation de l'eau.

TEMPÉRATURE DE L'AIR

Bois à 20 °C Bois à 80 °C

Bois à 20 °C Bois à 80 °C (A (autres) paramètres égaux)

(A (autres) paramètres égaux)

 
 

Vitesse de circulation X 5

DEGRÉ HYGROMÉTRIQUE DE L'AIR

air humide

augmentation de l'évaporation
augmentation
de l'évaporation

air sec

CIRCULATION DE L'AIR

de l'évaporation air sec ■ CIRCULATION DE L'AIR L'air se charge de l'humidité du bois Renou-

L'air se charge de l'humidité du bois

Renou-

vellement

de l'air

faible

Renou-

vellement

important

de l'air

Temps de

séchage

CARACTÉRISTIQUES DU BOIS

Temps de séchage ■ CARACTÉRISTIQUES DU BOIS Vitesse de circulation plus grande dans la direction axiale

Vitesse de circulation plus grande dans la direction axiale que dans les deux autres directions.

Densité
Densité

Vitesse de

circulation

de l'eau

Densité Vitesse de circulation de l'eau Bois venant d'être abattu Début du séchage +
Densité Vitesse de circulation de l'eau Bois venant d'être abattu Début du séchage +
Densité Vitesse de circulation de l'eau Bois venant d'être abattu Début du séchage +
Densité Vitesse de circulation de l'eau Bois venant d'être abattu Début du séchage +
Densité Vitesse de circulation de l'eau Bois venant d'être abattu Début du séchage +
Densité Vitesse de circulation de l'eau Bois venant d'être abattu Début du séchage +
Bois venant d'être abattu Début du séchage

Bois venant

d'être

abattu

Début

du séchage

Bois venant d'être abattu Début du séchage + 1 r e étape 2 e étape Fin

+

1

re étape

2

e étape

Fin du

séchage

+ 1 r e étape 2 e étape Fin du séchage Sens de migration de l'eau

Sens de migration de l'eau

Partie

Partie

+

humide

humide

Partie

Partie

chaude

froide

ÉPAISSEUR
ÉPAISSEUR

EXTÉRIEUR

évaporation

évaporation

Séchage et stockage 1.9.2 ÉQUILIBRE HYGROSCOPIQUE DU BOIS Le degré d'humidité du bois se stabilise
Séchage et stockage
1.9.2
ÉQUILIBRE HYGROSCOPIQUE DU BOIS
Le degré d'humidité du bois se stabilise sous l'influence de la température et de l'état hygro-
métrique de l'air.
Après sa stabilisation, le bois est dans un état d'équilibre hygroscopique avec l'air, il a atteint
son humidité limite.
Le taux d'équilibre hygrométrique est donné par la lecture des graphiques.
Courbe de l'humidité d'équilibre du bois en %
COURBES
D'ÉQUILIBRE
HYGROSCOPIQUE
DU BOIS
Température en °C
Exemple :
Le bois est placé dans une atmosphère où la température est de 30 °C.
L'état hygrométrique de l'air est de 72 %.
L'équilibre hygroscopique sera obtenu quand le bois aura une humidité de 13 % environ.
Etat hygrométrique de l'air en %
Le bois 1.9.3 CONDITIONS D'UN BON SÉCHAGE Les conditions d'un bon séchage naturel ou artificiel
Le bois
1.9.3
CONDITIONS D'UN BON SÉCHAGE
Les conditions d'un bon séchage naturel ou artificiel sont primordiales pour obtenir un bois
propre à l'usinage. Les deux tableaux suivants présentent une étude analytique des conditions
optimales de séchage.
SÉCHAGE
NATUREL
Vents
Dominants secs – Piles parallèles
Orientation
Soleil
Protection – Ensoleillement maximum sur les allées
Intempéries
Pentes drainantes pour éviter les eaux stagnantes
Sec
Résistance – Perméabilité – Propreté
IMPLANTATION
Nature du terrain
Humide
Drainage
Longitudinal
Accès
Circulation d'engins – Manutention – Pont roulant – Pare-feu – Passage pompier
Transversal
Orientation
Alignement – Direction vent dominant sec
Supports
Disposition
Plan d'inclinaison – Hauteur des supports
Nature
Contraintes mécaniques – Béton – Bois – Acier protégé (galvanisé)
Classement
Gestion des stocks – Accès – Dimensions – Qualité – Essences
Espacement
Circulation de l'air – Largeur maximum – Intervalles
EMPILAGE
Agencement du
parc à bois
Sécurité
Manutention – Stabilité – Liens
Dimensions
Choix – Longueur – Largeur – Epaisseur
Nature
Essences – Réactions chimiques (tâches) – Résistance
Baguettage
Espacement
Flexion des débits – Déformations linéaires
Positionnement
Déformation – Aplomb – Planéité
Humidité
Pourritures – Tâches – Nettoyages sciures – Traitements – Étuvage
Climatique
Température
Fentes de surface, en bout – Couverture – Peinture – Protections en bout
Insectes
PROTECTION
Biologique
Contamination – Extension – Traitements préventif et curatif
Champignons
Manutentions
Accidents – Stabilité des piles – Méthodes de manutention
Sécurité
Incendie
Prévention – Intervention – Propreté – Règles de sécurité
Air
Humidité relative – Température – Possibilités de ventilation forcée
Hygrométrique
Bois
Équilibre hygroscopique – Mesures périodiques
Vitesse de séchage
CONTRÔLE
Qualitatif
Déformation – Fentes – Surveillance périodique – Dates de stockage
Altérations
Quantitatif
Gestion
Identification – Datation– Humidité initiale – Nomenclature
Séchage et stockage SÉCHAGE ARTIFICIEL Électricité Résistance – Infrarouge – Haute fréquence Température

Séchage et stockage

SÉCHAGE

ARTIFICIEL

Séchage et stockage SÉCHAGE ARTIFICIEL Électricité Résistance – Infrarouge – Haute fréquence Température
Électricité Résistance – Infrarouge – Haute fréquence Température Générateur thermique Combustible Vapeur
Électricité
Résistance – Infrarouge – Haute fréquence
Température
Générateur thermique
Combustible
Vapeur – Eau chaude – Gaz chaud
Générateur d'humidité
Eau – Vapeur
CONDITIONNEMENT
Humidité relative
DE L'AIR
Groupe de déshumidification
Condensateur
Ventilation
Générateur à air
Débit – Vitesse– Principes physiques ou mécaniques – Inversion
Éléments fixes
Palettes, claies
Bois massif – Placage –Ébauches
Supports
Éléments mobiles
Chariot, tapis, grille
Parallèle
Baguettage normal
Disposition
EMPILAGE
Orientation du courant d'air
des piles
Baguettes adaptées (ajourées)
Perpendiculaire
Hauteur
Puissance
Dimensions
Largeur
Système de ventilation
des piles
Longueur
Dimensions
Implantation
Dimensions
Choix, longueur et épaisseur selon : largeur des débits, épaisseur des débits
Nature
Baguettage
Espacement
Bois ou aluminium
En fonction des épaisseurs des débits (flexion)
Positionnement
Limiter les risques de déformation
Accès
Implantation
Type de séchoir – Moyens de manutention – Aire de déplacement
Manutention
A cases
CELLULE
Rendement – puissance – Puissance d'évaporation
Capacité
Tunnel
Étanchéité
Air et vapeur ou prise d'humidité extérieure
Conception
Isolation
Fiabilité
Thermique (parois et portes)
Matériaux de base (corrosion – érosion – usure)
Température
Séchage discontinu
Air ambiant
Humidité
Tables de séchage – Psychromètre – Thermomètre
Gestion informatique
Séchage continu
Homogénéité
Déflecteurs – Chicanes
Répartition de l'air
Évacuation
Admission
Tubes condenseurs
CONTRÔLE
Éprouvette témoin
Sondes
Plots
Humidité initiale
État hygrométrique
Listings informatiques
Humidité finale
Avivés
Équilibrage fin de séchage
Produit
Placages
Déformation
Éprouvettes en fourche
Tensions
Ébauches
Fentes internes et externes
Le bois 1.9.4 EMPILAGE Lors de l'empilage de bois à sécher, il est important d'apporter
Le bois
1.9.4
EMPILAGE
Lors de l'empilage de bois à sécher, il est important d'apporter un grand soin au baguettage.
Les planches avivées ou plots sont empilées par couches séparées les unes des autres par des
baguettes, des liteaux ou des épingles et forment ainsi la pile ou le parquet de bois.
Les baguettes seront
saines et sèches.
Elles devront être tirées
dans une essence la
plus neutre possible du
point de vue chimique.
Pin par exemple.
Les rangées de baguettes
du bout des piles doivent être
le plus près possible des
extrémités.
BAGUETTAGE
L'épaisseur des baguettes
est en rapport avec celle
des sciages.
L'écartement des rangées
de baguettes est en rapport
avec l'épaisseur des sciages.
Épaisseur
Épaisseur
Épaisseur
des
Écartement
Chaque rangée de baguet-
des sciages
des sciages
baguettes
(mm)
(mm)
(mm)
tes doit reposer sur un
(mm)
bois du type chevron à la
< 30
18
à 20
< 30
400
à 600
partie inférieure de la pile.
30
à 55
22
à 27
30
à 55
600
à 1000
Des éléments en béton
sont parfois utilisés (chan-
55
à 80
32
à 35
55
à 80
800
à 1500
tier).
Les baguettes auront une
largeur suffisante pour ne
pas « poinçonner » les bois
tendres mais ne seront pas
trop larges afin d'éviter le
risque de taches. Elles
sont généralement carrées.
> 80
35
> 80
1000 à 1500
« S » métallique
PROTECTIONS
D'EXTRÉMITÉS
Afin de limiter les formations
de fentes en bout de plot, il
est conseillé de poser ou
d'appliquer :
{ ●
Peinture
Agrafes
Latte clouée
EMPILAGE HORIZONTAL (Séchage)
■ EMPILAGE VERTICAL (Ressuyage)
Protection
supérieure
Organisation
de courants
d'air
EXEMPLES
D'EMPILAGE
Vent dominant
Chantier béton
Séchage et stockage 1.9.5 TAUX D'HUMIDITÉ Pour garantir une bonne qualité de mise en œuvre
Séchage et stockage
1.9.5
TAUX D'HUMIDITÉ
Pour garantir une bonne qualité de mise en œuvre et de stabilité, la connaissance du taux d'hu-
midité du bois est nécessaire.
Éprouvette « humide »
La peser
Obtention de la masse humide Mh
Éprouvettes
L'éprouvette n° 1 servira à la mesure de
l'humidité moyenne de la planche sur la
largeur et l'épaisseur.
Perte d'eau
La sécher
MESURE
PAR PESÉE
Le poids ne varie plus
La peser
Obtention de la masse anhydre Mo
Le taux d'humidité est obtenu par la formule :
H % = Mh – Mo x 100
Mo
L'éprouvette n° 2 servira à mesurer la
répartition de l'humidité dans l'épaisseur
après l'avoir découpée comme ci-dessus.
vers
l'hygromètre
MESURE
ÉLECTRIQUE
L'eau dans le bois conditionne sa résistivité.
Plus il y a d'eau, plus il conduit le courant.
Pour mesurer le taux d'humidité, planter deux
électrodes dans le bois, faire passer un courant
et mesurer sa résistance.
sens d'implantation
des électrodes
TAUX D'HUMIDITÉ ET EMPLOI DES BOIS
Humidité en %
3
4
Placage
5
collage
phénolique
6
Placage
7
collage
urée-formol
Instruments
8
de musique
9
Parquet
mosaïque
10
Parquet
11
Meubles
Menuiserie
traditionnel
Charpente
label NF
intérieure
12
combles
habitables
13
Charpente
lam.
14
collée
15
16
Menuiserie
Charpente
Caisserie
17
extérieure
tradition.
18
19
Charpente
(fermette)
20
50
1
1
(cm)
21
22
 

Le bois

 

Ordre de grandeur du taux d'humidité des bois sur pied

 

Résineux

Feuillus

TAUX D'HUMI- DITÉ SUR PIED

Sapin

100 à 120 % 120 à 150 % 100 à 120 %

Peuplier

Châtaignier

120 à 200 % 90 à 100 %

Tropicaux tels que :

 

Épicéa

acajou, sipo Tropicaux tels que :

60 %

 

Pin sylvestre

Chêne, érable

80 à 90 %

Pin maritime

100 à 120 % Bouleau, hêtre

azobé, ébène

25 %

Mélèze

90 à 100 %

Platane, noyer

80 à 90 % 70 %

 

1.9.6

SÉCHAGE ARTIFICIEL

 

De plus en plus, on recourt au séchage artificiel afin d'optimiser cette opération. Il permet de mieux maîtriser les facteurs climatiques et de descendre à des taux d'humidité plus bas.

   

Æ

Æ

Stabilisation Æ

Préséchage

Séchage

Température et humidité élevées Température et humidité diminuées Température et humidité constantes

 
 
Haute température Air chaud et humide
Haute température
Air chaud et humide
 

Séchoir à cellule Séchoir à tunnel

Æ

Æ

Discontinu

   
 

Continu

Évacuation de l'humidité par condensation

 

MOYENS

DE SÉCHAGE

 

Ø

 
Basse température Déshumidification
Basse température
Déshumidification

Recyclage de l'air

 
 
 

Séchoir à cellule

Æ

Température de 20 à 30° C

   

Sous vide

 

Évacuation de l'humidité par dépression

   
 

Séchage par autoclave

  Séchage par autoclave
 

Faible température

Oxydation

Neutralisation de la sève
Neutralisation de la sève

Par un gaz

Æ

Ozone

 

Par l'électricité

Æ

Électrolyse

   
 

SÉCHOIR CELLULE À BASSE TEMPÉRATURE (20 À 40°)

SÉCHOIR CELLULE À HAUTE TEMPÉRATURE (70 À 90°)

entrée d'air

 

sortie d'air

chauffage ventilateur condenseur chauffage ventilateur

chauffage

ventilateur

condenseur

chauffage

ventilateur

EXEMPLES

 
humidi- ficateur
humidi-
ficateur

DE PRINCIPES

DE SÉCHOIRS

SÉCHOIR DÉPLAÇABLE

 
DOC CATHILD vidange

DOC CATHILD

vidange

Défauts et parasites

 
 

SÉCHOIR DÉPLAÇABLE (suite)

 

DOC CATHILD

■ SÉCHOIR DÉPLAÇABLE (suite)   DOC CATHILD EXEMPLES DE PRINCIPES DE SÉCHOIRS Extraction par le
■ SÉCHOIR DÉPLAÇABLE (suite)   DOC CATHILD EXEMPLES DE PRINCIPES DE SÉCHOIRS Extraction par le

EXEMPLES

DE PRINCIPES

DE SÉCHOIRS

Extraction par le sol (en coupe longitudinale ci-dessus) et en coupe transversale ci-contre)

1.

Bouches d'extraction. 2. Canalisation d'extraction.

3.

Ventilateur et cheminée d'extraction.

 

(suite)

 

SOUS VIDE

1. Plaques chauffantes 2. Plaques froides 3. Vide 1. Ventilateurs 2. Triple paroi avec eau

1. Plaques

chauffantes

2. Plaques

froides

3. Vide

1. Plaques chauffantes 2. Plaques froides 3. Vide 1. Ventilateurs 2. Triple paroi avec eau chaude

1. Ventilateurs

2. Triple paroi

avec eau chaude

et air chaud

3. Vide 1. Ventilateurs 2. Triple paroi avec eau chaude et air chaud 1. Pompe à

1. Pompe à vide

2. Refroidissement

3. Ventilation

4. Turbo-guidage

1.10

DÉFAUTS ET PARASITES

 

1.10.1

ANOMALIES ET ALTÉRATIONS DU BOIS

NF B 51-001 et NF B 50-002

Le bois présente parfois des anomalies (ou vices) qui modifient ses propriétés. Cette modification de la qualité du bois influe sur sa mise en œuvre.

 
   

SECTION SUR NŒUDS

 

Cette notion est étroitement liée à l'utili- sation et conditionne le classement quali-

DÉFAUTS

■ Cette notion est étroitement liée à l'utili- sation et conditionne le classement quali- DÉFAUTS

té des grumes et sciages.

ALTÉRATIONS

Anomalies générées par la dégradation chimique du bois.

NŒUDS

 

DÉFAUTS

Nœuds vivants : produits par une branche vivante, continuité des tissus

CLASSEMENT PAR CATÉGORIES DES NŒUDS

 

avec la masse du bois, déviation du fil du bois.

 
 

Très petits nœuds appelés œils de perdrix

 

Nœuds morts : appelés également « nœuds noirs » produits par une branche morte, discontinuité entre les tissus des nœuds et ceux du tronc. Ils peuvent se détacher à la suite du

Diamètre < à 5 mm

 

Petits nœuds

Δ de 5 à 15 mm

 

Nœuds moyens

Δ de 16 à 25 mm

 

séchage (nœuds bouchons ou nœuds sautés).

 

Gros nœuds

Δ de 26 à 40 mm

 

Très gros nœuds

Δ > à 40 mm

 

Le bois

 

Nœuds sains : nœuds secs dont les tissus ne sont pas altérés.

  – Nœuds sains : nœuds secs dont les tissus ne sont pas altérés.
  – Nœuds sains : nœuds secs dont les tissus ne sont pas altérés.
  – Nœuds sains : nœuds secs dont les tissus ne sont pas altérés.

DÉFAUTS

Nœuds vicieux : nœuds dont les tis- sus sont affectés de pourriture (exem- ple : Nœud gouttière).

(suite)

Nœuds vivants