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Résumé Gestion Financière [Allali 2017]

Chapitre I : L’analyse du risque financière


Le risque financier est lié à l’utilisation de l’endettement, en fait, le poids et le cout de ce dernier ont un
impact direct sur la rentabilité des fonds propres de l’entreprise qu’ils peuvent soit améliorer soit les
détériorer. Le risque correspond à un degré d’Incertitude à une difficulté ou incapacité de prévoir le futur,
On distingue le risque économique lié à l’investissement des capitaux dans un projet économique et le
risque financier qui dépend du choix de la structure financière de l’entreprise, c’est-à-dire sa répartition
entre capitaux propres et capitaux empruntés.
Section I : L’effet de levier financier
1. Signification : L’effet de levier mesure l’incidence positive ou négative de l’endettement sur la
rentabilité financière de l’entreprise.
2. Le Principe d’effet de levier : L’effet de Levier est une mesure comptable de l’importance de l’utilisation
d’apport de capitaux empruntés par rapports aux capitaux propres à l’entreprise, cela permet au financier
de l’entreprise de mesurer à quel point il peut accepter l’endettement ; c’est-à-dire la dégradation du ratio
de la solvabilité.
Synthèse : pour conclure, on peut dire que le recours à l’endettement à un impact décisif sur la rentabilité
financière de l’entreprise :
-Lorsque cet impact se traduit par le renforcement de cette rentabilité, Il s’agit d’un effet de levier TRE>TCE
-Lorsque cet impact détériore, pénalise cette rentabilité. Il s’agit d’un effet de massue LTRE<TCE
Section II : La solvabilité de l’entreprise
La solvabilité est l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses échéances de court et de long terme. Elle
dépend de l’importance de l’endettement et des frais financiers.
I. Poids de l’endettement :
A. Le taux d’endettement : Le taux d’endettement à long terme traduit la structure du capital de
l’entreprise, Ce ratio qui exprime le degré de dépendance de l’entreprise vis-à-vis de ces créanciers de
long terme, plus il est élevé plus le risque de l’entreprise est élevé.
B. Capacité de remboursement : Ce ratio indique en années le délai théorique minimal nécessaire pour
rembourser la totalité des capitaux empruntés.
C. Capacité d’endettement : ce ratio indique la capacité d’endettement à long et à moyen terme
II. L’importance des charges financières : c’est pour apprécier la solvabilité de l’entreprise.
Section III : L’analyse de la liquidité
1. Signification: La liquidité d’une entreprise mesure son aptitude à faire face à ses obligations à court terme.
Une insuffisance de la liquidité a plusieurs répercussions :
-Sur l’entreprise : manque de développement, perte de contrôle
-Sur les créanciers : mécontentement du au retards de paiements.
-Sur les clients : les conditions des crédits peuvent être modifiées.
2. Les ratios de liquidité :
a. Le ratio de liquidité générale : montre dans quelle mesure les actifs circulent couvrent les dettes à court
terme.
b. Le ratio de liquidité réduite
c. Le ratio de liquidité immédiate

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C CHAP II : La Gestion du trésorerie
La Gestion Budgétaire : est une technique de l’administration de l’entreprise et de la gestion interne,
s’appuie sur des prévisions.
Le budget de trésorerie : c’est le principal instrument de prévision financière à court terme, il permet
d’établir pour des périodes plus ou moins langues, les prévisions des flux financière et d’envisager les
ajustements nécessaires pour combler les insuffisances ou pour placer les excédents de trésorerie.
Section I. La gestion de la trésorerie
Le plan de trésorerie est l’outil de base utilisé en gestion de trésorerie, c’est un état périodique qui
reprend toutes les dépenses et toutes les recettes d’une entreprise pendant une date déterminée.
▪Rôle du budget :
Un instrument d’aide à la décision ; un instrument de motivation ; Un instrument de décentralisation et de
cohérence ; Un instrument de contrôle.
▪L’objet de la gestion de trésorerie : Le budget de trésorerie a pour objet de faire l’inventaire des recettes
et des dépenses prévues afin de vérifier l’équilibre de la trésorerie, ou sinon de décider des actions à
mener pour le réaliser.
L’objet de la gestion de trésorerie est donc de prévoir les flux de trésorerie dans le but de déterminer Un
besoin de trésorerie ou un Excédent de trésorerie.
▪Contenu du budget de trésorerie :
-Le budget des encaissements ; le budget de la TVA ; le budget des décaissements ; et la situation
prévisionnelle de trésorerie.
▪L’interprétation des soldes de trésorerie
Deux cas peuvent se présenter : Excèdent ou déficit de la trésorerie.
I. L’excédent de trésorerie :
▪ Excédent temporaire: C’est un déséquilibre entre recettes et dépenses pendant certains mois.
▪ Excédent permanent: Pendant tous les mois du plan de trésorerie, l’entreprise dégage un excédent de
recettes sur les dépenses.
-Si l’excèdent est minime, on peut considérer que l’entreprise dispose d’un P.T bien géré.
-Si l’excédent est important, on peut penser que l’entreprise n’optimise pas de façon rationnelle la gestion
de sa trésorerie.
II. Le déficit de trésorerie : Trouve son origine soit dans :
-La politique commerciale de l’entreprise et plus précisément dans sa politique de crédit (Frs, clients)
- Les opérations hors exploitation (Exemple : un programme d’investissement important)
1. Déficit permanent: Pendant tous les mois, l’entreprise dégage une trésorerie négative. Cette situation a
pour origine :
-Soit une insuffisance du fonds de roulement (F.D.R)
-Soit une importance du besoin en fonds de roulement (B.F.D.R)
▪Actions correctrices sur le F.D.R : Augmentation l’autofinancement en favorisant une politique de
conservation des bénéfices ; Augmenter les apports des actionnaires ; Augmenter l’endettement à moyen
et long terme.
▪Actions correctrices sur le B.F.D.R : Réduction du délai crédit clients et allongement de la durée crédit
fournisseurs ; Amélioration de la gestion des stocks.
2. Déficit temporaire : Situation équivalente à l’excédent temporaire.

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▪ Moyens susceptibles d’améliorer la gestion des liquidités
Parmi les moyens pour améliorer la gestion des liquidités :
-L’accélération du recouvrement des créances
-La centralisation des fonds
-L’implantation d’un système de décaissements
-la gestion du surplus de trésorerie et de la marge de crédit
-L’accélération du recouvrement des créances.

▪ La trésorerie au jour te la trésorerie ‘zéro’


.L’objectif majeur visé par le système de gestion de la trésorerie au jour le jour est de permettre
l’élaboration d’un solde en date de valeur.
Ainsi, la gestion de trésorerie au jour le jour a pour objectif, soit de minimiser le cout global de
financement à court terme, soit d’obtenir la meilleure rémunération possible en cas de trésorerie positive.
Elle fait intervenir plusieurs types de décisions :
-La modulation des flux d’encaissement et de décaissement
-Les arbitrages entre les banques
-le choix des modes de financement à court terme ou des formes de placement
.La gestion de trésorerie au jour le jour qui a pour but d’améliorer la rentabilité de l’entreprise passe
souvent par une gestion de trésorerie à niveau zéro et même négative.
On entend très souvent parler du concept de trésorerie Zéro, C’est la position par laquelle une entreprise
apporte très exactement les fonds dont elle a besoin, sans avoir jamais d’encaisse disponible ni de crédit à
court terme.
Cette position serait l’idéale pour l’entreprise, puisqu’elle n’aurait pas d’intérêt à payer, ni d’argent gelé.

▪ Modélisation de la gestion de la trésorerie ou le calcul du niveau optimal d’encaisse.


Son principe est d’éviter les ruptures de la trésorerie par l’ajustement quotidien des flux financiers, c’est-à-
dire minimiser le cout et le volume des financements utilisés, en optimisant le placement des excédents de
trésorerie.
Il existe plusieurs modèles mathématiques pour déterminer le solde d’encaisse optimal à choisir et
maintenir.
Nous allons présenter deux de ces modèles : le modèle de Baumol et le modèle de Miller et Orr.
•Le modèle de Baumol : il a été pour proposer des méthodes de régulation automatiques du niveau de
l’encaisse.
•Le modèle de Miller-Orr : Ce modèle est plus réaliste que le premier puisqu’il suppose que les
fluctuations des encaisses sont entièrement imprévisibles. Le principe de base de ce modèle est de laisser
fluctuer le solde d’encaisse entre une limite supérieure et une limite inférieure.

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Section II. Les moyens de financement et de placement à court terme.
L’importance des besoins issus de l’exploitation dépend essentiellement de la durée de fabrication, de la
gestion des stocks, de la politique de crédit consentit aux clients et des délais de paiement des
fournisseurs.
Partie I : Les moyens de financement des besoins de trésorerie
A. Crédit-Fournisseur : C’est le délai de règlement accordé par un FRS à son client après la livraison.
B. Mobilisations des créances commerciales :
1. L’escompte : Si l’entreprise ressent des besoins de trésorerie, elle peut sous réserve de l’autorisation
accordée par la banque, mobiliser auprès de celle-ci les titres de créances à échéance, qu’elle détient sur
ses clients ; on dit qu’elle escompte les effets.
2.Affacturage ‘factoring’ : Consiste à transférer les créances commerciales à un organisme financier ‘factor’,
qui en assure le suivi, l’encaissement, et les contentieux. Une commission est prélevée en contrepartie.
3. Loi Dailly : Prévoit la possibilité par simple remise d’un bordereau de procéder à la cession ou au
nantissement d’un ensemble de créances, à la banque qui accorde le crédit.
C. Les crédits de trésorerie bancaire
C’est une avance d’argent consenti & par la banque pour financer des déficits temporaires de trésorerie.
1. La facilité de caisse : est un concours bancaire ‘crédit bancaire’ de très court terme qui permet à
l’entreprise de combler les décalages qui se produisent entre ses recettes et ses dépenses.
2.Le découvert bancaire ou avance en compte courant : C’est l’opération du crédit par laquelle une banque
autorise son client à prélever sur son compte des fonds pour un temps et moyennant un taux d’intérêt
déterminé d’avance.
3. Billets de trésorerie : Titres de créances négociables à échéance fixe.
4. Le crédit de compagne : Les crédits de campagne sont destinés à financer les stocks et le cycle de
fabrication des entreprises à activité saisonnières.
5. Crédit relais ou crédit de soudure : C’est un crédit à court terme qui sert de relais à une opération financière.
6. Crédit sur marchandise : Crédit finançant les stocks moyennant l’affectation en gage des marchandises le
composant.
7. Le crédit documentaire : C’est un contrat par lequel une banque s’engage pour le compte d’un acheteur, à
régler au vendeur le prix d’une marchandise contre remise des documents faisant preuve de leur
propriété.
8. Les obligations cautionnées : Il s’agit de crédits ou l’administration fiscale joue le rôle de banquier en
accordant le report de paiement de droits fiscaux contre paiement d’un intérêt.
Partie II. Les principaux modes de placement à court terme :
I. Les placements sur produits bancaires : Les dépôts à terne des dépôts rémunérés sur des durées variables
de 3, 6, 12 et plus de 12 mois à des taux négociables.
II. Les placements sur le marché monétaire : Ces placements font à travers l’acquisition des titres financières
émis par différents opérateurs..
III. Placements sur le marché financier : Il s’agit d’un placement de fonds par acquisition directe sur le
marché financier des valeurs mobilières.
1. L’action : C’est un titre de propriété représentant une partie du capital d’une entreprise.
2. Obligation : C’est un titre de créance émis par une entreprise privée ou publique, Etat ou collectivité
locale.
IV. Les placements indirects à travers des OPCVM : Ces placements transitent par les OPCVM : SICAV et FCP.
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: Chapitre III : Décisions et choix d’investissements

A. Investissement : Définition et types


1. Définition de l’investissement :
Définition Comptable : Au niveau comptable, l’investissement est une immobilisation. Il s’agit d’une
dépense affectée à l’actif immobilisé.
Définition économique : En économie, investir, c’est acquérir ou créer un capital fixe.
Définition financière : sont des déboursés immédiats en vue d’encaissements futurs supérieurs à la mise
initiale.
En général, On appelle investissement, l’engagement d’un capital dans une opération de laquelle on
entend des gains futurs, étalés dans le temps.
2. Types d’investissement :
Il n’y a pas un classement des investissements mais plusieurs selon leur nature, leur objectif et leur risque
ou suivant la stratégie de l’entreprise.
Suivant leur nature : Il s’agit des investissements corporels, financiers et incorporels
Suivant leur objectif et leur risque :
-renouvellement : Maintien du potentiel ; Modernisation : Amélioration du potentiel ; Expansion :
Accroissement du potentiel ; Diversification : positionnement sur un marché non connu ; Innovation :
Création activité et produits inexistants sur le marché.
-Financièrement, un investissement est acceptable dans la mesure où les gains attendus sont supérieurs
au capital investi. Evaluer un projet d’investissement consiste donc à comparer ces deux éléments : gains
futurs et capital investi.

B. Les caractéristiques d’un projet d’investissement


Un projet d’investissement se caractérise par une dépense initiale en capital, des rentrées nettes de
trésorerie ou cash-flow et une valeur résiduelle à la fin de sa durée de vie.
Dépense initiale (capital investi) : c’est celle que doit supporter l’entreprise pour réaliser le projet ; elle
comprend : le prix d’achat, les frais accessoires et les dépenses secondaires liées, et les besoins
supplémentaire en fonds de roulement.
Les flux nets de trésorerie ou cash-flow : Un aspect fondamental de l’étude d’un projet d’investissement
est l’estimation des liquidités nettes ou cash-flow engendrés chaque année par l’exploitation du projet.
La valeur résiduelle(VR) : Généralement, c’est la valeur du projet à la fin de la durée de vie. Le produit de
cession, net d’impôt.
La durée de vie (n) : C’est-à-dire sur l’ensemble de la période pendant laquelle l’investissement est
effectivement utilisé par l’entreprise et engendre des cash-flows.

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C. Critères de choix des investissements
Généralement, on distingue deux grandes catégories de techniques d’évaluation des investissements :

1. Les méthodes traditionnelles qui n’utilisent pas la technique de l’actualisation :


On peut citer dans cette catégorie :
-Le taux de rendement comptable
-Le délai de récupération de capital (pay-back) : Consiste à déterminer le délai nécessaire au bout duquel
les flux nets de trésorerie permettent de récupérer le capital investi.
-Indice de profitabilité : Il s’agit de rapporter l’ensemble des cash-flows dégagés par le projet à la dépense.

2. Les méthodes qui prennent en considération le facteur temps au moyen de l’actualisation :


L’actualisation est l’opération par laquelle on détermine en fonction du taux d’actualisation la valeur
actuelle d’une somme à partir de sa valeur future.
Il s’agit de la VAN, IP, TIR
-La valeur actuelle et la valeur future : la valeur actuelle correspond à ce que vaut à l’instant présent une
somme déjà versée ou à verser plus tard ; La valeur future correspond à ce que vaudra une somme dans
instant futur.
-La valeur actuelle nette (VAN) : se définit comme la différence à la date de réalisation du projet entre les
cash-flows actualisés et le montant du capital engagé3
-L’indice de profitabilité : c’est le quotient de la somme des cash-flows actualisés par le montant du capital
investi.
-le taux interne de rentabilité : c’est le taux pour lequel il y a équivalence entre le capital investi et
l’ensemble des cash-flows.
-Délai de récupération de capital.

3. VAN et TIR intégrés ou globaux :


Dans certains cas particuliers les critères de la VAN et du TIR n’aboutissent pas à un classement identique
des projets évalués
Les deux critères mènent à des choix divergents. Il ne pourra éliminer cette divergence qu’en modifiant les
critères de la VAN et du TIR en adoptant une hypothèse de réinvestissement des CFt à un taux de
capitalisation. Il calculera alors la VAN dite globale ou intégrée et un critère de TIR intégré ou global.

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