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Séminaire 6

jeudi 23 novembre

Intégration régionale
et IDE
Lecture dans les chiffres
IDE ?

Les IDE consistent en des achats de titres


d'entreprises par des agents non-résidents
afin d'obtenir "un intérêt durable et la
capacité d'exercer une influence dans la
gestion".
Les formes des IDE

- La création d'une filiale entièrement nouvelle.


- L'acquisition d'une entité étrangère déjà
existante. Cet IDE se matérialise par un transfert
de propriété des titres de la filiale acquise. Les
fusions-acquisitions transfrontalières
appartiennent à cette forme des IDE;
- L’accroissement des capacités de production de
filiales déjà existantes par apport de fonds.
- L'injection de fonds pour soutenir l’activité d’une
filiale en difficultés financières.
Les logiques
• L’IDE horizontal, qui consiste à créer des filiales
produisant des biens identiques. Substitution aux
exportations
• L’IDE vertical, par lequel l’investisseur fragmente les
différentes étapes de conception, de production et
de commercialisation des produits en implantant des
filiales dans des pays différents pour profiter des
facteurs de production à moindre coûts.
Dans ce cas, l’activité à l’étranger est un complément
de l’activité de la maison-mère.
L’IDE vertical relève de la délocalisation (mais il n’en
constitue que l’une des modalités)
Les déterminants de l’IDE
• Les déterminants de l’IDE se situe à
l’intersection de l’Economie internationale (1)
et de l’économie industrielle (2).
• La première (1) est d’ordre géographique :
choix entre commerce de produits et
mouvements des capitaux.
• La seconde (2 ) met plus l’accent sur les
stratégies de développement des firmes et
l’arbitrage entre divers modes d’organisation
de leurs activités.
Les objectifs des IDE
pour les pays d’accueil
l’IDE initie des progrès technologiques

contribue à la formation de capital humain

facilite l’intégration aux échanges internationaux

rend les entreprises locales plus compétitives


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Constatation
les avantages ne sont pas automatiques et ne profitent pas de manière égale aux pays
d’origine et aux pays d’accueil.

La contribution effective des IDE à la croissance économique, à la réduction de la pauvreté


ou au développement économique et social est très dérisoire.

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Hypothèse

Les politiques nationales en


sont, pour une large part,
responsables
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Quelques chiffres sur l’IDE dans le
monde

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une évolution contrastée des IDE
suivant les régions

Augmentation des entrées comme des sorties des IDE est constatée dans les pays
émergents et en développement

Chute des flux des IDE entre pays développés

Chute également des flux des IDE des pays développés à destination des pays en
développement.

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Pays développés Pays en développement

• Recul des flux d’IED en • les flux d’IDE ont augmenté de


provenance des pays 5% vers les dix pays membres de
développés à un niveau au l’ASEAN et de 4% vers les seize
pays négociant un partenariat
plus bas en 2009. régional

• Les entrées mondiales d’IED • Parmi les 10 premiers


ont diminué de 16 % en 2014 bénéficiaires de l’IED au niveau
(CNUCED 2015). mondial, la moitié appartenait
au monde en développement

• Les flux d’IED à destination • Les pays en développement ont


des pays développés sont représenté également une part
restés faibles en 2014 record des sorties mondiales
d’IED, soit 35 % contre 13 % en
2007.
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12
Tendance en 2016
Au niveau mondial
:
Les flux d'investissements directs étrangers (IDE) dans le monde
ont reculé de 13 % en 2016 pour s'établir à 1.525 milliards de
dollars.

Parmi les pays développés, l'Amérique du Nord, grâce aux Etats-Unis,


premier pays d'accueil des IDE (385 milliards de dollars), a
enregistré une hausse des flux. A la différence de l'Union
européenne, qui a subi un recul de 18 % (389 milliards) des siens.

Les pays en développement qui avaient devancé en 2014 les pays


riches ont subi, eux aussi, une contre-performance avec une baisse
des flux de 20 % à 600 milliards de dollars.
Une analyse globale de la situation
montre

Asie du Sud-Est :
fusions-acquisitions au sein de la
Chine, de l’Inde, de la Malaisie et
de Singapour.

Amérique latine : le Brésil est le


pays qui attire le plus d’IDE, Le pays
enregistre le tiers des IDE de la
région.

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Une analyse globale de la situation
montre

Parmi les 10 premiers bénéficiaires de l’IED au


niveau mondial, la moitié appartenait au
monde en développement :
Chine, Hong-Kong (Chine),
Singapour, Brésil et Inde. L’Asie
est la première région qui investit
au monde. .
Une analyse globale de la situation
montre
Les pays en développement ont représenté
également une part record des sorties
mondiales d’IED, soit 35 % contre 13 % en
2007.

Cette expansion mondiale se caractérise


notamment par les investissements réalisés
dans d’autres pays en développement
Et l’Afrique ??

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La part des flux entrants
a doublé en cinq ans
mais ne représente que
3,7% du total mondial

•Une chute en provenance des pays développés a été


de 20% depuis le commencement de la crise
•Sur la même période, les montants d'investissements
en provenance des pays émergents ont augmenté de
21 %.

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Afrique
• Les montants d'investissements en
provenance des pays émergents ont
augmenté de 21 %.
• L'Inde arrive en tête de ces nouveaux pays
investisseurs (237 projets), suivie de l'Afrique
du Sud (235) et de la Chine (152).
• Les investissements inter-africains ont connu
aussi une augmentation considérable (33%)
sur cette même période. C’est le cas de
L'Afrique du Sud, du Nigeria et du Kenya.
Afrique
Le Nigeria est en tête de ces pays en termes
d’attractivité et de volume des IDE,
suivi du Kenya,
de la Tanzanie,
de la Zambie,
du Mozambique,
de l'Île Maurice
et de l'Afrique du Sud.
Secteurs d’activité
Ces investissements concernent essentiellement
des projets d'infrastructure liés à l'énergie
dans 37 % des cas et aux transports pour 41 %
(Ernst & Young, étude 2014).

Tandis qu’on assiste à une stagnation, voire une


chute des IDE vers l’Afrique du Nord
Secteurs d’activité
• La production manufacturière et les services
ont connu aussi une forte augmentation des
investissements. Entre 2008 et 2012, la part
de ces secteurs d’activité dans la valeur des
projets d’investissement de création de
capacités est passée de 7 % à 23 % du total (le
rapport sur l’investissement dans le monde,
CNUCED 2013).
Mauritanie,

Mozambique
industries
extractives l’Ouganda

République
démocratiqu
e du Congo
Secteurs d’activité
• Les flux d’IED vers les pays les moins avancés
(PMA) ont fortement augmenté (20% en
2012). Les services financiers représentent le
plus grand nombre de projets de création de
capacités. Ce sont des pays en développement
comme l’Inde qui sont derrière ces
investissements.
Comment expliquer
cette attractivité
croissante des pays
émergents et des pays
en développement ? 25
•La fragilité de l’économie mondiale
•les nouveaux investissements ont été
contrebalancés par des désinvestissements
importants
•l’existence de risques géopolitiques
élevés
•l’incertitude des investisseurs au sujet des
orientations de politiques

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Pourquoi les pays émergents et
les pays en développement ont
échappé à cette situation et ont
marqué même un rebond en
termes d’entrées et de sorties
d’IDE ?
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•L’Afrique est un continent peu attractif pour les investisseurs étrangers
•Malgré
•capital humain

•ressources naturelles
•coûts de production très faibles

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investissements
internationaux réalisés
La dans les infrastructures
hausse l’émergence d’une classe
des moyenne qui a boosté les
IDE secteurs de l’alimentation,
de l’informatique, du
tourisme

la finance et du
commerce de détail
Les premiers pays
l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe qui ont
bénéficié de plus d’IDE.

L’Afrique du Sud, le Mozambique, le Kenya et


l’Ethiopie sont en tête de pays à haut niveau
d’attraction.
L’attractivité est une condition
nécessaire mais pas suffisante

la profitabilité est nécessaire pour


pouvoir réduire la pauvreté, créer des
emplois, améliorer les infrastructures et
accéder au développement.
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La situation
L’investissement transfrontalier intra-régional en Afrique
demeure limité. Sur la période de 2003 à 2010, les
projets intra-régionaux représentaient 5 % de la valeur
totale des projets pour le continent africain.

Le chiffre est similaire en termes de nombre de projets


d’IDE intra-régionaux qui ne représente que 12% du
total des projets d’IDE en Afrique.

Par exemple, en 2008, l’IDE intra-régional dans les pays


de l’Association des nations de l’Asie du Sud-est
(ANASE) était estimé à 30 % des afflux totaux d’IDE.
L’Afrique peu
attractive pour
cause

Le manque
d’infrastructure
Le tissu économique
notamment les
est très peu développé
réseaux ferroviaires
et routiers

Les grandes entreprises


locales sont presque
inexistantes
Autre
• Les échanges commerciaux avec le reste du
monde sont peu diversifiés.
• 80% des exportations sont des matières
premières agricoles, pétrolières et minérales.
• Les prix de ces produits sont très instables, ce
qui fait que Les revenus peuvent varier
considérablement d'une année à l'autre.
L’Afrique dispose de 12% des
réserves mondiales de pétrole,
80% des réserves de coltan, 1/3
des réserves minérales mondiales,
et 60% des réserves mondiales en
terres cultivables.
Le paradoxe

Le continent africain, un grand


importateur de denrées
alimentaires, connait des épisodes
de crises alimentaires. En même
temps et paradoxalement, les
accords étrangers de leasing de
terres sont en hausse depuis 2001.
Le paradoxe
Les pays asiatiques placent
l’Afrique, en priorité, comme un
moyen d'assurer la sécurité
alimentaire à long terme.