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LES ACCIDENTS THERMIQUES

Les 5 dangers de la fumée:

COMIX
 Chaude,
 Opaque,
 Mobile,
 Inflammable (voir explosive),
 Toxique,
L’ADDITION DE CES DEUX PARAMETRES

L’alimentation en air frais ou non

+
La nature et la présence de combustible

Va principalement concourir à l’apparition d’un


risque d’accident thermique
après le déclenchement d’un incendie .
Explosion des Fumées
ou
« Backdraft »
C’est désormais le débit d’arrivée d’air frais
(présence et taille des ouvertures)
qui va orienter l’évolution de l’incendie .

Soit vers une situation Soit vers une situation

d’explosion de fumées D’embrasement généralisé éclair

 BACKDRAFT  FLASH-OVER
Explosion des Fumées
ou
« Backdraft » .

 Explosion de fumées :

Fumées surchauffées, accumulées


dans un volume clos,
explosant lors d’un apport
d’air frais.
Paramètres d’apparition du phénomène
Déclenchement d’un foyer dans un
volume clos

FUMEES ET GAZ CHAUDS

AIR

AIR
L’apport d’air frais est très faible, générant une
combustion incomplète .
Les fumées et les gaz chauds
remplissent le volume
de la pièce

Les échanges d’air sont


quasi - inexistants

AIR

AIR
AIR

AIR

1. Le feu s’étouffe

2. Les fumées et la chaleur produites par le foyer initial s’évacuent


difficilement du volume.
3. Sous l’effet de l’accumulation de la fumée et de la chaleur, une
mise sous pression dans le volume s’opère.
AIR

AIR

4. Une chaleur intense règne a l’intérieur du volume


5. Tous les éléments nécessaire a la combustion sont donc
présent a l’exception du comburant (l’O2 de l’air)
6. Il suffit qu’une entrée d’air se produise pour que le mélange
combustible puisse rentrer dans sa zone d’inflammabilité
L’arrivée d’air peut survenir de différentes
manières. Une vitre cède sous l’effet de
la chaleur. Les sapeurs pompiers cassent
Zone
dangereuse
une vitre , ouvrent une porte, etc. ….
Nous entrons donc dans la zone explosive.

Zone explosive

3
AIR
2 Trop de gaz
Pas assez d’air (O2)

O2 en
1 excès
0 % GAZ
100 % GAZ

% inconnu
LIE LSE
Le résultat est fulgurant une violente explosion se produit,
le local s’embrase et
une boule de feu apparaît dans l’ouverture créée

Ainsi que des effets cumulatifs de blast, de blessures par


des effets missiles et de surpression.
Les signes d’alarmes annonciateurs de l’explosion de fumées

Les fumées : denses, grasses Les portes, poignées de portes, huisseries sont très chaudes
(chargées), colorées… au toucher.
Selon les matériaux Les sons sont amortis (pas de crépitements habituels)
décomposés elles sont
généralement foncées mais
peuvent aussi être : jaunâtres,
brunâtres, verdâtres parfois plus
clair (grises ou blanches)

Les fumées sortent par bouffées par les interstices à intervalles Les vitres sont noires et opaques
réguliers similaire à une soupape : « le feu respire ». recouvertes de suies.
Elles peuvent sortir par le bas des portes, autour des fenêtres… Aucunes flammes visibles de
Les fumées peuvent être ré-aspirées à intervalle régulier. l’extérieur (seul des lueurs rouges)
Pour éviter cela !!

Il faut :
1. Se méfier de tout feu en volume clos ou semi-ouvert.
2. Connaître les signes annonciateurs du phénomène.
3. Effectuer une lecture précise du feu.
4. Connaître la technique de progression.
5. Avoir en tête les règles de sécurité.
L’observation des signes d’alarme de l’imminence
d’une explosion de fumées doit concerner l’extérieur
du volume sinistré
(qu’il s’agisse d’un bâtiment entier ou d’une pièce seule ).

Toute ouverture du volume , peut


déclencher le phénomène.
Embrasement généralisé éclair
ou
Flashover.

Dans un volume semi-


ouvert,
passage instantané d’une
situation de feu
localisé à un
embrasement généralisé
des matériaux
combustibles
qui s’y trouvent.
• Situation :
– Le feu se développe dans un milieu semi-ouvert :
• Les échanges entrées / sorties existent.
• Le feu étant suffisamment alimenté en air, il se développe et la
quantité de fumées produites augmente rapidement.
• Les fumées s’accumulent en partie haute du volume et la chaleur
provoque une augmentation de la production des gaz de distillation.
• Les flammes sont vives.

AIR
Les fumées et les gaz chauds
augmentent

AIR

Ils favorisent
la production
des gaz de
pyrolyse
• Chaleur.
– Une importante chaleur se dégage et s’accumule en partie
haute du volume, dans la couche de fumées provoquant un
réchauffement très important des parois.

• Fumées.
– Bien que des fumées s’échappent par les ouvertures du local,
une partie se retrouve piégée dans le haut du volume
augmentant le potentiel calorifique.
– Les fumées s’accumulent au plafond et se stratifient, créant
un « matelas de fumées ».
 La couche de fumées combustibles stratifiées,
qui s’est créée en partant du plafond lors de la
phase de croissance, va jouer un rôle essentiel
dans le déclenchement de l’embrasement
généralisé éclair.
Les fumées et les gaz issus d’un incendie ne sont pas de
simples déchets, sous-produits de combustion mais un
mélange de combustibles qui occupe tout le haut du
volume, au dessus des intervenants...
Il importe d’intégrer la dangerosité de ce ciel gazeux
décrit comme étant :
 comparable à du carburant.
A ce stade, la situation est la suivante :

I. La couche chaude de fumées et de gaz au plafond et les


parois surchauffées émettent un rayonnement thermique.
II. L’énergie ainsi dégagée accentue l’action du foyer initial
augmente à son tour la pyrolyse et la chaleur ambiante.
 L’ambiance gazeuse du volume est hautement inflammable et la
chaleur est maximale.
 Des petites flammes apparaissent dans la couche de fumées, à
l’interface avec l’air, lorsque la température d’auto -
inflammation des gaz est atteinte.
 Celles-ci s’intensifient en rouleaux de flammes courant dans les
fumées proches du plafond (roll - over).

Roll- over
 La couche de fumées s’épaissit en s’abaissant assez
brutalement, emplissant de combustibles gazeux hautement
inflammables la presque totalité du volume sinistré.

Roll- over

Température élevée dans le volume


Cette situation annonce l’imminence (quelques
secondes) de l’embrasement généralisé éclair (flash –
over).

Les combustibles présents dans le local (surfaces,


objets), ont été chauffés jusqu’à atteindre leur point
d’auto-inflammation.

L’embrasement généralisé éclair peut se produire à


partir de 500 C.
C’est alors le passage brutal d’un
feu localisé à un feu généralisé.
Le volume se retrouve
entièrement embrasé pendant un
très long moment.
La température « ambiante »
atteint environ 1000 °C.
L’incendie, localisé dans une seule partie du volume transforme
celui-ci en un brasier considérable risquant de
« Piéger mortellement les intervenants et les victimes et de
propager l’incendie ».

Aucun équipement
de protection
individuelle de
sapeur-pompier ne
peut être conçu pour
résister durablement
à ces ambiances
thermiques.
Les rouleaux de flammes est un des éléments précurseurs de
l’embrasement généralisé éclair.

Attention :
Les rouleaux de flammes peuvent se cacher sous les
différentes stratifications des fumées.