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aux

K’eskon attend ?

Profs, séries, Notre-Dame, menuisier.

Juin 2019

n° 64

Au sommaire

p.3 : Notre Dame de Paris p.4 : Local « jeunes » p.5 : Salon de thé p.6-7: Les secrets de la salle des profs/ Chorale p.8-9 : Guerre d’Algérie p.10 : Vendeur de jeux vidéo P.11 : Accro aux séries p.12 : La K-Pop

Couv ©K’eskon attend Imprimé à 900 exem- plaires par Jouve, 733 rue St Léonard, 53100 Mayenne ISSN : 2107-5190 Collège René Descartes, 98 bd Blossac, 86 106 Châtelle- rault. Directeurs de publica- tion : Jacques Arfeuillère et Séverine Lenhard. Juin 2019 Projet soutenu et fi- nancé exclusivement par la ville de Châtelle- rault et Grand- Châtellerault. Merci à eux ! Partenariat avec le « 4 », pour des ate- liers vidéo avec José Bourdon et des ateliers images avec Aïssa Kandila. Merci !

p.13 : CM2, bientôt en 6e P.14 : Etre maire p.15 : Etre menuisier p.16 : Traditions imaginaires p.17 : Journée solidarité p.18 : Reconversion p.19-20 : les pièges à éviter sur la plage.

Journalistes : Jasmine Ahmed Mousta- fa, Farah Belarbi, Emma Besnault Jolly, Matis Billard, Manon Bonneau, Emilie Brard, Hugo Bruneau, Thylane Cornuau, Joaquim Da Graca, Maëlys Delaunay, Loubna Derouiche, Margot Grillet, Rémi Joly, Baptiste Lac, Alice Milotic, Louisa Noiret, Ulysse Polvet, Salomé Poupeau, Marie Puchaud, Ma- thias Rabier, Solène Raffoux, Yoni Rivault, Robin Kim, Pablo Rolland Achmet, Anaëlle Sivault, Kélia Touzalin et Lucas Drouhin.

Edito

Christian Quesada est un homme qui a participé à plusieurs émis- sions de jeux TV. Sa dernière, celle qui l’a fait le plus connaître est « Les douze coups de midi » diffusée

sur TF1. Il a fait sa première appari- tion dans ce jeu le 4 juillet 2016 et

a été éliminé le 14 janvier 2017

après 193 participations et 809 392€ gagnés. On peut dire que cet homme de 54 ans avait plutôt bien triomphé. Et qu'il a acquis ici une vraie notoriété ! Sa descente aux enfers a été tout aussi rapide ! Le 27 mars 2019 Christian Quesada est placé en garde à vue pour détention d’images pédopornographiques. Ce

dernier reconnaît les faits, les gen- darmes se rendent immédiatement

à son domicile pour faire une per-

quisition. Des milliers d’images et

vidéos compromettantes ont été retrouvées par les gendarmes dans son ordinateur ce jour là.

Depuis ce jour, énormément de victimes ont témoigné. Il y a égale- ment un homme qui

a participé avec lui au jeu « Des

chiffres et des lettres », il y a une vingtaine d’années, qui confie que, Christian Quesada se vantait de fréquenter de très jeunes filles. Apparemment, il ne s’en cachait pas, mais il rappelait quand même sur le ton de l’humour qu’il vérifiait toujours que ces jeunes filles avait au moins 15 ans et 3 mois pour qu’elles aient la majorité sexuelle, (drôle façon de rigoler). Ces faits font réfléchir et posent la question du poids de la notoriété sur ces sujets. On se rappelle les questions autour des cinéastes pé- dophiles ou harceleurs, beaucoup excusant leur comportement du fait de leur talent ! Pour ma part, je trouve ça dommage qu’il ait fait tout ça et peine à l'imaginer. Cet

homme avait tout pour réussir. J'espère qu’il sera puni pour ce qu’il

a fait car c’est très grave. Il faut aussi savoir que cet homme a des enfants.

Kélia Touzalin

Notre Dame de Paris en feu Il y a trop d’argent ! Lundi 15 avril,

Notre Dame de Paris en feu

Il y a trop d’argent !

Lundi 15 avril, la cathédrale Notre Dame de Paris est en feu :

cet incendie serait lié aux travaux de rénovation. Beaucoup sont tristes de voir ce monument ravagé. Le lendemain même de l’incendie, une cagnotte à été créée pour réparer Notre Dame et cela a beaucoup fait réagir. « Des millions d’euros récoltés en quelques heures, pour une cathédrale, c’est n'importe quoi ! Surtout que des millions de gens n’ont même pas de toit » disent les uns tandis que d'autres ne sont pas du même avis : « Il faut reconstruire Notre Dame, c’est un grand monument français ». Pour moi, il est important pour la France de faire ces tra- vaux et de retrouver la cathédrale. Cependant, il n'y a pas besoin d'autant d’argent ! La cagnotte a dépassé les 1 mil- liard et cela est beaucoup trop sachant qu'on n'a pas besoin de se précipiter. 1 milliard alors que même pas la moitié aurait suffi : je pense alors qu’il faut reconstruire Notre Dame mais que l’argent qui reste devrait servir pour venir en aide à la population qui en a besoin.

Emilie Brard

Réactions

Pas plus d'émotion que ça

Je dois reconnaître que, en tant que jeune, l'incendie de Notre Dame ne m'a pas plus affecté que ça. J'imagine que, si j'habitais Paris et que je passais devant tous les matins ou, en tout cas, si je la voyais tous les jours, là, le fait de ne plus la voir aurait été grave, comme le disent beaucoup de Parisiens. Par exemple, même la Main Jaune m’a plus affecté parce que j’habite Châtellerault et que je la voyais souvent. Ce qui me fait réagir, en fait, c'est le milliard de vœux de dons qui a été obtenu en une journée : c'est incroyable parce que, en re- vanche, d’autres problèmes majeurs comme la pauvreté ou même d’autres monuments historiques français qui, eux, ont besoin de réhabilitation, n'obtiennent que très difficile- ment l'intérêt de ceux qui possèdent ces for- tunes. Ulysse Polvet

n'obtiennent que très difficile- ment l'intérêt de ceux qui possèdent ces for- tunes. Ulysse Polvet
Un local pour les jeunes ? Lors de la journée « Parole aux jeunes »,

Un local pour les jeunes ?

Lors de la journée « Parole aux jeunes », plusieurs idées ont été proposées pour amélio- rer la ville de Châtellerault. Parmi celles-ci, la création d’un local pour jeunes, chantier en cours de réflexion. Indiscrétions d'une participante à cette réflexion.

Indiscrétions d'une participante à cette réflexion. e projet d'une construc- tion d'un local pour jeunes

e projet d'une construc- tion d'un local pour jeunes n’est pas encore abou-

ti, car il n’a pas encore été fini de penser. Cependant, pour le moment, ce qui est sûr, c’est que ce local sera en plein centre-ville (ce qui facilitera l’accès des collégiens, des ly-

céens

être, éventuellement, sous le kiosque, à la place de la com-

pagnie de bus TAC.

).

Il pourrait même

En ce qui concerne l’aménage- ment intérieur, on sait qu’il y aura de quoi s’asseoir, de quoi

manger core sûr car la discussion est

Mais rien n’est en-

ouverte sous la férule de Zoé Bonnet, qui travaille pour la ville et qui anime les ren- contres des jeunes intéressés. Ceux-ci proposent, explorent ce qui est souhaitable et ce qui est possible, donnent quelques idées pour ce qu’il y aura à faire à l’intérieur du local : par exemple, proposer des films à certaines heures, proposer des débats, discuter, proposer des activités

En ce qui concerne les ho- raires, les participants ont pro- posé que le local soit ouvert le plus souvent l’après midi après les cours, à la sortie des collé-

giens, lycéens

Donc vers 16h.

Il sera peut-être également ouvert le mercredi après midi et le samedi ou le dimanche. Mais, encore une fois, rien

n’est sûr. Pour surveiller ce local, les « initiateurs du pro- jet »ne savent pas s’ils doivent laisser le local « libre », puis jeter un coup d’œil de temps en temps pour voir si tout se passe bien, ou alors engager quelqu’un pour le surveiller. En tout cas, pour le moment, la construction du local pour jeunes aura bien lieu mais il faut d’abord continuer à réflé- chir comment il faudra l’amé- nager. On vous tient au cou-

rant

DEROUICHE Loubna

On a nos sources !

à réflé- chir comment il faudra l’amé- nager. On vous tient au cou- rant DEROUICHE Loubna
« I’m a lemon girl « Un salon de thé a ouvert ses portes à

« I’m a lemon girl «

Un salon de thé a ouvert ses portes à Châtellerault, un endroit très cosy pour pouvoir se retrouver en familles ou entre amis, autour de délicieux gâteaux faits maison… et de spécialités Irakiennes. Car la particularité de l’endroit, c’est qu’il a été créé par une réfugiée irakienne, Lana Asaad, ancienne journaliste. Rencontre.

irakienne, Lana Asaad, ancienne journaliste. Rencontre. ana Asaad, une Irakienne ayant la tête pleine d’idées

ana Asaad, une Irakienne ayant la tête pleine d’idées dont une qu’elle avait depuis plu- sieurs années, a eu un parcours difficile et compliqué, pour enfin réaliser son rêve à Châtellerault. Elle a décidé de s’installer ici, car elle était épuisée des grandes villes et voulait se poser et cons- truire quelque chose. Elle a choisi d’ouvrir un salon de thé, parce qu’elle adore ça et elle fait hon- neur à son pays d’origine où il y en a plus d’un. « Comme je voya- geais beaucoup, la première chose que je cherchais dans la ville ou l’endroit où j’allais, c’était un salon de thé ». C’est pour elle un endroit « peaceful », c’est tranquille et calme.

Un chemin depuis l’Irak

Etant journaliste, elle a écrit un article contre l’excision en Irak, mais elle était menacée car là-bas, c’est un sujet tabou. « On ne pou- vait pas parler de l’excision, mais maintenant, depuis, c’est pos- sible, » explique-t-elle. Elle a tra- versé plusieurs pays en commen- çant par quitter l’Irak pour partir en Egypte, puis au Liban, en Jor- danie pour finalement s’installer en France. « C’est très difficile de recommencer la vie, plusieurs fois, dans plusieurs pays, dans différentes cultures, c’était très compliqué pour moi. » Après être arrivée en France, elle a donc dû apprendre la langue, en plus des autres qu’elle connait

déjà comme l’anglais ou l’allemand. « Les personnes qui par- lent déjà 2, 3, 4 langues, pour eux c’est facile d’ap- prendre une autre

langue ; pourtant, c’était difficile pour moi parce que la langue française n’est pas fa- cile. » Elle a donc commencé avec une professeure particulière, pendant environ six mois. Puis a ensuite continué dans une organisation qui apprend le français aux étran- gers, pour finalement aller à la Fac de Poitiers où elle a pu se perfec-

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Fac de Poitiers où elle a pu se perfec- ©k’eskon_attend ©k’eskon_attend tionner. Pour réussir à monter

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tionner. Pour réussir à monter ce projet, elle était accompagnée de A à Z. Elle a été aidée par la Chambre des Métiers, ainsi que par l’inser- tion de la Vienne et par la mairie de Châtellerault. Sans oublier sa famille et ses amis qui la soutien- nent dans ce projet.

Un salon de thé unique

Lana Asaad propose dans son sa- lon, des gâteaux faits maison, qu’elle a appris à cuisiner dans des livres ou encore en regardant des cours sur internet, puis en pratiquant beaucoup et chaque jour pour trouver la bonne re-

cette. Bien sûr, le salon est unique sur Châtellerault, de par ses couleurs, le vert d’eau et le rose pâle, qui rappellent un côté vintage, qu’elle adore. « Je me suis dit : Un jour j’ouvrirais un salon de thé, avec ces couleurs-là. Et maintenant elles sont là ! », raconte-t-elle. Elle a également choisi un nom, « Citron et cerises » car elle ap- précie la combinaison entre le citron et la cerise et parce que le citron est l’un des ingrédients qu’elle utilise le plus dans ses gâ- teaux, et c’est l’un de ses préfé- rés. Elle le résume en une for-

mule :

Thylane Cornuau et Kim Robin

«

I’m a lemon girl ».

Citron et cerises,

51 Rue

Bourbon,

86100 Châtellerault

Qu’y - a - t - il derrière nos profs ? La réponse se trouve
Qu’y - a - t - il derrière nos profs ? La réponse se trouve

Qu’y-a-t-il derrière

nos profs ?

La réponse se trouve derrière la porte de la salle des profs, porte que les élèves ont peu l'occasion de franchir. Nous avons pris l'exemple de notre collège pensant que ce que l'on découvre derrière, n'est pas loin de ce qu'on peut découvrir dans d'autres collège. Enquête en terre inconnue.

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Nous avons donc poussé cette porte et quelques profs nous ont accordé de leur temps précieux entre treize heure et quatorze heures, le moment de détente, de rigolade, de réunion et de « café ». Avant d’ouvrir la porte, nous savions pas trop com-

ment ils allaient réagir. A notre grande surprise, les profs était très détendus même plus à l’aise que nous et c’était plus difficile d’attirer leur attention que d'attirer, pour un prof, dans sa classe, celle des enfants ! Comme quoi, les profs ne sont pas des « démons » comme un sixième nous l’a dit. Nous avons posé nos questions, et beaucoup ont parlé volontiers. Cécile Talarmein, prof d'espagnol, Co- rinne Zanette, prof de SVT, Laure Sanchez, prof de lettres, Fabien Sacriste, prof d’histoire, Hélène For- get, prof d'Anglais, Laura De Man, prof d'anglais, notre panel était à peu près complet. On a pu par-

mais aus-

ler amitié , vacances, pause café, repas si « sieste » !

Collègues et amis ?

L'amitié entre collègues peut-elle exister comme elle existe entre élèves ? La réponse de tous est positive. Mais avec des degrés divers. Pour Cécile Talarmin qui argumente sur la question : « C’est comme pour les élèves, on se fait évidemment des amis ». Mais Corinne Za- nette tempère en reconnaissant qu'avec cer- tains, c'est possible alors que cela ne l'est pas avec d'autres tandis que Laure Sanchez parle d'amitié, bien sûr, mais pas « d'ami proche. » Alors, passer des vacances avec ses collègues, ce n'est pas vraiment fréquent de l'avis quasi- général. Seule Mme Talarmein raconte une de ses vacances avec des collègues.

Cantine ou pas cantine ?

Entre midi et 14 heures, la pause méridienne, comme on dit, il y a plusieurs écoles. Il y a ceux qui mangent en salle des profs, les plus nom- breux parmi nos témoins, pour « être tran- quilles » ou peut-être aussi pour manger leur propre cuisine. Séverine Lenhard, la documenta- liste, est la seule qui mange au self mais avec sa propre nourriture : il n'y a pas d'autre solution pour une végétarienne. Pour les autres, c'est can- tine tous les jours ou seulement parfois : en fonc- tion du menu ?

Pause café

Pour se détendre, pour papoter

C'est Mme Zanette qui le révèle, la pause café, pour certains, c'est « Pour fumer des clopes. » Mais c'est aussi pour parler. « De tout et de rien, » explique Fabien Sacriste. « Mais surtout des élèves ! ». Pour aider à la convivialité , il y a un mi- cro- ondes, deux machines à café, un petit salon. Mais Cécile Talarmein souligne que ce n'est pas seulement pour papoter : « On fait des réunions ! » (…)

et pour fumer.

Sieste ?

A la question, « Ça vous est déjà arri-

vé ou connaissez-vous des profs qui

on déjà fait une sieste dans l’établis- sement ? », les témoins n'esquivent

pas

Deman raconte : « J’ai déjà connu un collègue dans mon ancien établisse- ment qui, après les repas, allait dans sa voiture, dormait puis revenait. » Quant à Mme Talarmein, elle révèle :

« Une fois j’ai voulu aller à l’internat

avec une lampe torche sauf que ça fait peur, c’était tout noir. » Enfin, nous apprenons qu'un prof aurait un matelas dans sa salle. On ne vous dit

pas qui.

mais parlent des autres. Mme

Chouchoux, pas chouchoux ?

Bien sûr que non. La première ré- ponse est unanime et c'est Laura De Man qui résume : « Non, je n’ai pas d’élève préféré parce que, à la base, on est là pour le taf.». Laure Sanchez précise pourtant : « Des préférés non, mais des détestés, à force, ça peut arriver. »

Travail

Là, on apprend pêle-mêle que les punition s'imaginent avec le cerveau, que la préparation des cours, ça se fait sur ordi, avec manuels et inter- net, comme le souligne Fabien Sa- criste. Et que la pré-rentrée, journée

spéciale interdite aux élèves, est une journée assez fournie. On y fait les bilans de l'année d'avant (Mme Za- nette) ; on y découvre son emploi du

temps

chez) ; on y découvre les « nouvelles têtes » (Mme Forget) ; et on cons- truit les projets de l’année à venir Pas le temps de faire une sieste ! Bon , connaissons-nous réellement mieux nos profs même après cette interview ?! Peut-être y-a-t-il encore beaucoup à découvrir

et on s'en plaint (Mme San-

Farah Belarbi, Jasmine Ahmed- Moustafa

Disney

l'enchanteur

Disney est venu tout dernièrement sur scène à Châtellerault. Grâce à trois collèges, un or- chestre et un magicien, le tout formant chorale. Ça se passait à l'Angelarde. Nous y étions.

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Ils avaient emprunté le thème les réunissant au cinéma. Il faut dire que les chansons Disney, c'est un thème très demandé par les élèves lors des années précédentes. Alors, on est tombé d'accord pour faire de ce projet an- nuel un panorama des grands dessins animés. Florence Rousseau, professeure d'éducation musicale au collège Descartes, est une des maîtresses d’œuvre de l'ensemble. Elle explique que la chorale est désormais un enseignement obligatoire dans tous les établissements, mis en place par le professeur de musique et pouvant d'ailleurs apporter un bénéfice à l'examen. C'est donc le travail d'une année. Pour le collège René Descartes, les élèves venaient tout les lundi entre 13h et 14h depuis le mois de septembre. Pour le reste, c'est Florence Rousseau qui est chargée de mettre tout en cohérence : elle est également la direc- trice de la collaboration avec les trois collèges (René Des- cartes, Georges Sand et Bellevue) et le Conservatoire. L'année d'avant, les élèves avaient chanté de le pop dans un spectacle intitulé : Pop'n school, et ce sont eux qui ont choisi le thème et les chansons de cette année. Le Conservatoire a permis une rencontre entre les choristes et les instrumentistes ainsi que d'avoir un partenaire artistique : car la magie était sur scène aussi ! Ce qui est sûr, c'est que le concert, haut en couleurs, a fait ressortir les souvenirs d'enfance.

Thylane, Kim et Margot

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©k’eskon_attend ©k’eskon_attend Ancien combattant ! Nous avons tous déjà entendu parler de l'indépendance de

Ancien combattant !

Nous avons tous déjà entendu parler de l'indépendance de

l'Al-

gérie dans l'histoire de la France et de l'Algérie. Une guerre en-

core proche des mémoires, en particulier parce que nombre de ceux qui y ont été envoyés sont encore parmi nous. Nous avons donc eu envie d'en apprendre plus sur cette guerre par le témoignage. Rencontre avec Jean-Claude Delavault, qui livre le sien, comme jeune appelé qui n'a pas eu le choix. Il raconte sa vie quotidienne, sans prendre vraiment parti. Une vie violente et rude qui laisse dans la mémoire de nombreux détails qu'il n'a jamais pu oublier.

de nombreux détails qu'il n'a jamais pu oublier. ean Claude est arrivé en Algérie le 31

ean Claude est arrivé en Algérie le 31 octobre 1958 à l'âge de 21ans. Il est resté là-bas jus- qu'au 24 février 1960. Il était obligé de partir, cons- crit comme beaucoup. En France, il a pris le bateau à Marseille. En Algérie, il a d'abord débarqué à Oran puis à Reliziane et à Tiaret où le trajet a conti- nué en train. Pour pouvoir aller jusqu'à Aflou, sa destination, le trajet se faisait en camion car il n'y avait plus de chemin de fer. Pendant le trajet en camion, il a eu son baptême du feu : ils se faisaient tirer dessus par des fellagha (Fellagha était le nom donné aux combattants algériens).

mais il me dit qu'il ne peut plus tenir et il boit. Comme moi et nous n'en sommes pas morts. » Il faut dire que, quand il buvait, il ne buvait que la valeur d'un bouchon pour ne pas gaspiller car l'eau leur manquait beaucoup.

« J'ai perdu 11 kilos »

Pendant cette période, il n'a pas vraiment ressenti d'émotions négatives. Pour la nourriture, il man-

geait ce qu'il avait, c'est à dire des boites de con- serve qui avaient tendance à exploser sous la cha- leur quand on les ouvrait. « Il y avait des boites qu'on jetait car ça faisait trop lourd dans le sac à dos et, donc, de temps en temps, on ne mangeait pas » ex- plique-t-il. Il a donc perdu 11 kilos. Dans

leur sac à dos il y avait la nourriture, des balles

puis tout un bazar. Il avait un ceinturon où il y avait des char- geurs puis deux bidons d'eau : « ça faisait mal aux hanches, c'était lourd ! » Il avait le droit de recevoir du courrier et d’écrire. Son arme était un pistolet mitrailleur. Hors combat, il ne faisait pas grand chose : "On lavait notre linge et puis on le mettait à sécher au soleil et il faisait tellement chaud que ça servait de fer à repasser". (…)

chaud que ça servait de fer à repasser". (…) En Algérie il était chef d'équipe, il

En Algérie il était chef d'équipe, il dirigeait 2 équipes d'éclaireurs de pointe, c'était lui qui marchait en avant. Une section était composée de 25 à 30 soldats. Jean Claude se souvient :

"C'était très dur menta- lement pour certains de se retrouver là. Moi ça ne me faisait pas grand chose". De temps en temps, il partait pen- dant 15 jours sans ren- trer au camp et les conditions de vie étaient alors dures. Il se souvient de l'importance de l'eau :

"Une fois, je n'avais plus d'eau depuis la veille. Sur un rocher, j'ai trouvé une grande flaque mais il y avait des crapauds morts dedans. J'ai quand même rempli mon bidon d'eau, ce que n'a pas voulu faire le lieutenant. Un peu plus loin, il vient me voir et me demande de l'eau. Je lui rappelle les crapauds

Les combats

Quand il combattait, il n'était pas vraiment proté- gé, les gilets pare-balles n'existaient pas et il portait juste veste et casquettes, sans casque. Pour dormir, en opération, il dormait par terre sur des cailloux et même dans la neige. Les conditions n'étaient pas bonnes : " Les toilettes, c'est quelque chose ! Une pelleteuse faisait un grand trou d'au moins 5-6 mètres. Par dessus, il y avait des plaques et il y avait quatre trous. On était "fesse à fesse" et quand c’était trop plein, ils le recouvraient et faisaient d'autres trous ail- leurs. Il y en avait qui n'y allaient pas car ils trou- vaient ça trop sale".

Le champs de bataille se trouvait un peu partout. Et il se souvient du « feu », bien sûr. "Le 11 décembre quand on a voulu passer la nuit, il y avait trois pitons. Le lieutenant a voulu aller voir pour trouver un coin pour dormir. Il est monté sur un, mais il a dit qu'on allait monter sur un autre, plus haut. Les fellaghas étaient là et ils nous ont tiré dessus : on a eu un mort et cinq fellaghas de tués. Ce jour-là, une balle a atterri à mes pieds » Il nous dit aussi qu'il a vu des coéquipiers se faire tuer à côté de lui.

Quand il est revenu en France, il est retourné chez ses parents. Il a reçu trois médailles : deux qui prou- vent seulement qu'il est allé en Algérie et que tous les anciens combattants ont, mais aussi la croix de la va- leur militaire qui est, pour lui, la plus importante. Milotic Alice et Solène Raffoux

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Mémo

La guerre d'Algérie est un sujet délicat à aborder. On le voit déjà à la difficulté que les manuels ont pour nommer les événe- ments : on peut trouver « Guerre d’Algé- rie » ou « Révolution algérienne » ou « Guerre d'indépendance d’Algérie, ou « Guerre de libération nationale » ou en- core, « Événements d'Algérie ». En fonc- tion des adversaires en présence, les points de vue étaient évidemment très

différents puisqu'il était question de sortir de cette époque coloniale qui a marqué de nombreuses régions du continent afri- cain. Entre 1954 et 1962, 250 000 algé- riens seront tués et 25 000 militaires fran- çais trouveront la mort. Après les accords d'Evian le 18 mars 1962, l'indépendance du territoire est reconnue le 5 juillet

1962.

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©k’eskon_attend Vendeur dans un magasin de jeux, un rêve ? icromania se situe dans la galerie

Vendeur dans un magasin de jeux, un rêve ?

Vendeur dans un magasin de jeux, un rêve ? icromania se situe dans la galerie d’Auchan

icromania se situe dans la galerie d’Auchan à Châtellerault. Cela fait environ 8 ans qu’Adrien a commencé à vendre des jeux vidéo ainsi que des accessoires pour jouer (casques, ma- nette, etc.). Il reconnaît qu’il y a des avantages dans son travail. « On peut avoir des remises sur les jeux dans le magasin mais aussi les éditeurs des jeux offrent de plus en plus de cadeaux et de ré- compenses », révèle-t-il. Pour lui, Micromania est une boite qui laisse beaucoup de liberté grâce à des horaires fixes et satisfaisants. Financièrement, le vendeur débutera en touchant le SMIC, puis peu de temps après, son salaire évoluera malgré son impression d’être bien payé pour ce qu’il fait. Pour travailler dans ce domaine, il ne faut pas spé- cialement de diplôme. Les dirigeants cherchent des personnes passionnées, qui savent en quoi consiste ce travail et qui connaissent la majorité des jeux vidéo. Mais il faut principalement une en- vie de travailler débordante dans ce domaine. Son rôle dans le magasin est partagé en trois parties :

tout d’abord, il est vendeur, mais il s’occupe égale- ment du magasin (entretien, mise en rayon, caisse) et de toutes les livraisons.

Adrien est un ven- deur chez Micro- mania. Beaucoup pourraient rêver faire son métier :

est-ce qu’un ven- deur de jeux joue toute la journée ? Que faut-il faire pour vivre ça ? Nous sommes al- lés poser la ques- tion !

mercialiser ? » A cette question, la réponse est oui. Les vendeurs peuvent tester les jeux 2 jours avant la sortie en magasin. Mais ça n’a pas décuplé chez lui l’envie de jouer. Notre vendeur interrogé jouait beaucoup aux jeux vidéo avant d’aller travailler dans ce magasin. Mais l’accumulation de jeux vidéo dans le magasin, dans les discussions avec les clients, lui a fait passer l’envie de jouer constam- ment. De toute façon, le travail ne donne pas le temps également pour jouer. Pour nous qui voyons ce type de vendeur faire un métier facile, nous nous apercevons au fil de l’entretien que c e n’est pas si évident que ça. Il faut passer du statut de joueur à celui de spécialiste. Il faut connaitre l’histoire du jeu, en quoi il consiste, sa qualité, sa limite d’âge, etc. Le rôle de vendeur est très important au sein d’un magasin car son boulot est essentiel pour que les clients soient satisfaits du jeu et du conseiller. « Ils ne reviennent que si le conseil est bon ! ». De nombreuses plaintes peuvent avoir lieu, surtout après l’achat, qui retombent sur le magasin à cause d’une mauvaise qualité de jeu, du but du jeu qui ne leur convient pas, etc. Bref, la différence entre le joueur et le vendeur, c’est le canapé et le professionnalisme.

Les jeux

Matis et Lucas

« Est-ce que vous découvrez le jeu avant de le com-

Séries : un phénomène mondial ! Regardez - vous des séries ? Pourquoi ? Pourquoi

Séries :un phénomène mondial !

Regardez-vous des séries ? Pourquoi ? Pourquoi la série prend-elle une place aussi importante dans la vie des jeunes de maintenant ? Quelle est la pre- mière série regardée, et pourquoi a-t-elle marché ? K'eskon Attend a interro- gé ce phénomène des séries regardées au kilomètre en rencontrant des in- conditionnels.

Cathy Chazal a 19 ans. Elle regarde ses séries sur Netflix, usant indiffé- remment de son téléphone ou de

son ordi « ça me permet de me vi- der la tête, » confie-t-elle. « Je ne pense plus à rien en regardant » La dernière qu'elle a visionnée : Lucifer. Elle fait partie de ses préférées, avec

« Zombie ». Mais elle aime aussi les

séries policières comme « Les ex- perts à Miami ». Quand elle a com-

mencé, c'était pour comprendre de quoi les gens parlaient tant. C'était le moment où il y avait des séries populaires comme « Héros ».

« L’avantage d’une série, c'est que

ça dure longtemps », explique-t-elle.

« Ça explique tout dans les détails,

les personnages sont fouillés. Les films ne durent qu'un peu plus d'une heure. Quand c'est fini, c'est fini. , elle Dans les séries, quand l'épisode est terminé on veut absolument savoir la suite et c'est ça qui est bien ». Et c'est la raison pour laquelle, elle pense ne jamais arrêter d'en regarder tant qu'on lui en propose.

Maxime Olivet est plus jeune. A 16 ans, il fréquente aussi Netflix et trouve ça « cool et distrayant ». Sa série préférée, c'est « Orange is the new black ». « La série raconte plu- sieurs histoires de femmes qui sont en prison, ce qui est intéressant, » explique-t-il. En ce moment, il re- garde « Riverdale » et « Osmosis ». Ce qui lui fait préférer les séries au

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cinéma, c'est le format et la variété :

« Les films durent moins longtemps et on peut regarder les séries par petits bouts. Elles apportent plu- sieurs visions du monde et diffé- rentes façons de construire des his- toires. » En tout cas, ça le décon- tracte et « lui fait passer le temps ». Même âge, même revendication de distraction, Swaty Ruchet, regarde surtout son écran de télévision :

TF1, France 3, France TV replay. Fan de « Skam France », elle y trouve les sujets d'actualité qui l'intéressent et aime l'univers d'ados qu'elle ra- conte. « Les intrigues sont cool », dit -elle. Elle regarde aussi DNA et PBLV.

Sabrina Besnaut est la preuve qu'on

peut être adulte (Elle a 39 ans) et aimer les séries. Elle aime ça ! «Je regarde Riverdale, Shadow Hunters, et j'attends avec impatience la sai- son 9 de The Walking Dead, « ré- vèle-t-elle. «Ma série préférée est The Walking Dead, ainsi que La casa de papel. » Elle a commencé à re- garder des séries depuis qu'elle a pris l'abonnement à Netflix. « On a le choix, ça apporte une vraie dis- traction. » Pour elle la série est plus captivante que le film : « Il y a une continuité, à chaque épisode un fait nouveau, ce qui me donne encore plus envie de savoir la suite. » Tant qu'on lui en propose, elle n'est pas prête d'arrêter.

Emma Besnaut.

Pas chinois, mais Coréen Depuis les années 1990, la Kpop existe, et se propage de

Pas chinois, mais Coréen

Depuis les années 1990, la Kpop existe, et se propage de plus en plus. La Kpop est un style de

musique Coréen, qui est maintenant un phénomène mondial. Mais qui peine à pénétrer les cours de récréation où les avis sont partagés. Il faut dire que quand on prend la définition de l'Institut national de l'audiovisuel, on voit qu'il est difficile de définir le genre : ce serait une "musique de synthèse accompagnée de chorégraphies calibrées au millimètre, portée par des chanteurs séduisants, à la pointe de la mode". Les chansons sont la plupart du temps des mé- langes de pop, rock, hip hop, R&B et de genres musicaux électroniques. Bon, il reste qu'on

et des moins fans.

trouve des fans

©Montage k’eskon_attend
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Les uns, comme Coralie ou Coline, disent l'adorer. Pour la première : « J'adore la Kpop et je trouve que c'est un style très développé. » et pour la seconde :

« J’aime la culture asiatique. J'aime beaucoup m'ins-

truire sur la culture musicale. Niveau musique, j'aime beaucoup la KPOP, la Jrock et la Jpop, et j'aime le groupe BlackPink. Je trouve que ce style de musique n'est pas comme la musique française, niveau clips par exemple, les chorégraphies sont originales. »

Les autres sont plus mesurés pour ne pas dire opposés à ce style. Jasmine n'aime que « leurs sweats » : « Je n'aime pas leur style et leurs chorégraphies. Je n'aime pas grand-chose au final. » Alice, elle, dit même

« détester ça » même si elle semble connaître BTS.

Marie renchérit : « Je n'aime pas, car ce n'est pas mon style de musique. » Et c'est Isaac qui explique ce qu'on

peut ne pas aimer : « je trouve que c'est trop surjoué et que le rythme est toujours le même ». Quant à Ma- this, c'est le style qu'il rejette.

Enfin, il y a les amateurs « de loin » du genre coréen. Flavy ne peut pas s’empêcher de trouver ça un peu « spécial ». « J'aime certains groupes », dit-elle. « J'en écoute de temps en temps mais pas trop souvent. » Pour Léonie, il n'y a qu'un groupe, c'est BTS. Le reste, elle n'en est pas vraiment curieuse. Quant à Maëlle, elle fait partie des naïfs, ceux qui aiment sans savoir. Mais c'est sans doute ça qui est le plus sincère : pas de préjugés, par de parti-pris : « Le groupe BTS et j'adore mais je ne savais pas que c'était de la KPOP.

Hugo et Emma.

Peur ou pas peur ? En mai, nous avons rencontré une classe de CM2 qui

Peur ou pas peur ?

En mai, nous avons rencontré une classe de CM2 qui venait visiter notre éta- blissement pour mieux préparer leur rentrée en 6 ème . Pour mieux comprendre leurs états d’esprit nous sommes allées à leur rencontre.

états d’esprit nous sommes allées à leur rencontre. approche s’est déroulée au café philo. Nous avons

approche s’est déroulée au café philo. Nous avons passé une heure avec eux à discu- ter de leurs appréhensions, leur doutes mais aussi nous avons cherché à savoir si ils avaient hâte de venir au collège. Nous avons commencé par nous présenter, puis ils nous ont posé quelques questions, par exemple sur le harcèlement s’il était beaucoup présent, leurs craintes…

Les petits papiers

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sent-ils presque tous. Là, c'est facile de les rassurer :

ce n'est quand même ni le Sahara, ni les grands plaines américaines. Ils ne faut pas s’inquiéter ; certes le collège est plus grand que l’école élémentaire mais il y aura toujours des « adultes » présents et à l’écoute pour eux. En tout cas, c'est ce qu'on leur dit.

Après le temps des questions, nous leur avons donné des petits morceaux de papiers. Le but de l’exercice était qu’ils écrivent plu- sieurs mots en rapport à leur ren- trée en 6 ème . Les mots qui sont

sortis la plupart du temps sont « la peur, le harcèlement, les moqueries des 3 èmes et le stress » mais sur ses mêmes papiers, il y avait aussi du positif : « On est pressés » ou « On est contents » d’arriver au collège. Ce qui est sûr, c'est que les CM2 étaient assez timides et n’osaient pas vraiment pren- dre la parole : l'effet 3ème !

Les punitions

Suite à l’épisode des petits papiers, leur instituteur nous a demandé quels types de punitions nous pou- vons trouver au collège. Et ça, avait l'air de les intéres- ser vraiment. On leur a donc expliqué les différentes sanctions comme les heures de retenue, les mots dans le carnet de liaison ou même les exclusions de cours ou de l’établissement en fonction du degré de l’acte produit. Rien de bien nouveau pour les « petits » qui semblaient déjà, finalement très au cou- rant !

Les « au revoir »

L’heure étant terminée, les CM2 repartirent dans leur école. Et c'est l'occasion pour nous de philosopher un peu : en fait, quel que soit l'âge, tous les élèves ont le même état d’esprit c’est-à-dire l’envie de changer d’établissement mais en même temps l’appréhension du changement. ET c'est sans doute ce qui va nous arriver, à nous, en fin d'année de 3ème, au moment d'envisager sérieusement de partir de ce collège, fina- lement pas si grand que ça quand on envisage ce qui nous attend.

Y’aurait-il un plan ?

La plupart des élèves, en fait, ont surtout peur du bâ- timent et de l'espace. « On a peur de se perdre » di-

Manon Bonneau, Anaëlle Sivault, Salomé Poupeau et Kélia Touzalin

« Être maire. C’est rendre service! Paul Puchaud est maire d e La Puye durant

« Être maire.

C’est rendre service!

Paul Puchaud est maire d e La Puye durant trois mandats, mais élu au con-
Paul Puchaud est maire d
e La Puye durant trois
mandats, mais élu au con-
seil municipal depuis
1983. A l'heure où com-
mencent à s'organiser les
élections municipales de
2020, il témoigne et parle
de la « mort des petites
communes ».
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Paul n'avait pas d'ambition pour lui-même. Quand on lui demande pourquoi il a voulu devenir maire, il dit simple- ment : « C'était pour rendre service à la population et pou- voir aider les autres ! » Il faut dire que pendant toutes ses années en temps que maire, il a eu beaucoup de responsabilités ! « C'était éga- lement beaucoup plus difficile qu'avant, quand j'étais simple élu municipal, parce qu'il fal- lait plus de temps et de dispo- nibilité de ma part », constate -t-il. « Il faut consacrer beau- coup beaucoup de temps en réunion, en présence sur le terrain et on n'a plus de vie de famille». Quand il regarde l'évolution

de la fonction, il est très cri- tique sur la réforme des col- lectivités territoriales, la loi NOTRE. Il trouve que cette réforme n'est pas bien : « Elle coûte trop cher et elle risque de faire mourir les petites communes. » Celles-ci n'ont plus assez de finances, plus assez de choses à décider.

Un bon moment : le mariage de ses enfants

Il gardera cependant de bons souvenirs de sa fonction. L'un de ses moments inoubliables, c'est lorsqu'il a eu la possibili- té de marier ses trois enfants. « Un vrai privilège de l'élu municipal ! » Et il n'oublie pas non plus quand il réussit à

mener à bien de beaux pro- jets. Dans sa commune, il est ainsi fier d'avoir pu rendre service à la population en ap- portant et en conservant de la vie commerciale mais surtout d'avoir sauvé l'école de La Puye. Quand on lui demande ce que sont les moments embêtants, il répond qu'il ne faut pas s'en soucier et ne se souvenir que des bons moments. Aujour- d'hui, il ne souhaite plus se présenter au poste de maire car il est fatigué, parce qu'il a envie de profiter de sa famille et de sa retraite. Il y aura-t-il quelqu'un pour vouloir de son siège ? Réponse bientôt

Marie Puchaud

Menuisier, dès 14 ans Depuis les années 70, Philippe Boux est menuisier. Il a com-

Menuisier, dès 14 ans

Depuis les années 70, Philippe Boux est menuisier. Il a com- mencé comme apprenti, maintenant à la retraite, il n'a ja- mais quitté ses outils. Rencontre d'un homme qui a tou- jours aimé le travail du bois.

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a tou- jours aimé le travail du bois. ©k’eskon_attend ar la définition du métier de menuisier

ar la définition du métier de menuisier est simple : ça con- siste à faire des ouvrages en bois, c'est à dire du parquet, des volets, des fenêtres, des meubles et tout ce qui peut être créé avec du bois. Le rôle d'un menuisier a donc pour but d'usiner le bois, autrement dit de scier aux dimensions souhai- tées, de raboter, de réaliser les assemblages et enfin d'installer le résultat sur le chantier. D'après Philippe, le métier a cependant beaucoup évolué jusqu'à mainte- nant : « Aujourd'hui beaucoup de machines modernes transforment les tâches et de nouveaux maté- riaux on été introduits dans la mé- tier, tel que le PVC ou l'alumi- nium ».

« Depuis mes 14 ans

Philippe Boux, possède aujourd'hui son propre atelier ainsi que son

»

propre magasin. A la retraite, il n'a pas pu quitter son univers. Il tra- vaille donc chez lui, sans aucun employé. Parfois, cela peut lui arriver d'aller sur les chantiers, au domicile de ses clients pour rem- placer des fenêtres par exemple. Durant sa carrière, la réalisation qu'il a préférée faire était un esca- lier totalement en bois, de très grande taille : « C'était une réalisa- tion très complexe ». Une de celles dont on se souvient avec fierté ! Philippe n'a pas eu l'occasion de suivre un enseignement classique à l'école. Il s'est donc rendu à l'âge de 14 ans dans une entreprise de menuiserie qui se trouvait dans sa commune. Il raconte : « Nous y sommes allés avec mes parents et il m'ont pris comme apprenti pour 4 ans. Depuis ce temps, je n'ai pas arrêté. » Bien qu'il soit à la retraite, il conti- nue de faire son métier mais à un rythme plus inférieur. Il fait des meubles ou des jouets. Mais pas seulement pour des clients. Désor- mais, il travaille aussi pour lui et pour sa famille. Il dit avec satis-

faction : « je me suis déjà fait un meuble de télé ainsi qu'une table à manger ».

Un métier dangereux

Le métier de menuisier peut être assez dangereux, Philippe, lui, a déjà perdu des bouts de doigts dans une de ses machines, il y a 39 ans. C'est d'ailleurs assez difficile pour un menuisier de ne pas avoir au moins un doigt coupé à la fin de sa carrière. Dans sa boutique, on peut retrou- ver pleins de jouets pour enfants comme des chevaux à bascule. C'est le premier jouet qu'il a réali- sé. Il fait aussi des tirelires, des jeux éducatifs ou bien encore des stylos entièrement en bois. Pour l'instant, il ne vend qu'à sa bou- tique qui se situe au 16 route de Chauvigny à Vouneuil sur Vienne. Mais il reprendra sûrement dès décembre prochain les marchés de noël. Pour faire profiter encore les enfants de la passion de sa vie.

Margot Grillet

les marchés de noël. Pour faire profiter encore les enfants de la passion de sa vie.

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les marchés de noël. Pour faire profiter encore les enfants de la passion de sa vie.
les marchés de noël. Pour faire profiter encore les enfants de la passion de sa vie.
Des traditions imaginaires mais de notre temps ! Les œufs en chocolat à Pâques ou
Des traditions imaginaires mais de notre temps ! Les œufs en chocolat à Pâques ou

Des traditions imaginaires mais de notre temps !

Les œufs en chocolat à Pâques ou les galettes des rois en janvier, y en a marre. C'est toujours la même chose et on s'ennuie ferme. Nous nous sommes donc de- mandés pourquoi ne pas en inventer de nouvelles. Pour renouveler le genre ! Des traditions de notre temps, quoi ! Voici ce que nous proposons.

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Offrir un pull en avril !

Comme le dit le dicton : « En avril, ne te découvre pas d'un fil ! » C'est bien joli, mais il faut assu- mer : le premier jour du mois, il faudrait donc offrir un pull à la première personne à qui tu parles afin qu'elle ne soit pas malade.

Un jour férié écologique

Pour fêter le printemps, le 21 Mars, il faudrait que tout le monde fasse un geste écolo- gique : prendre le vélo au lieu de la voiture ou organiser des marches pour récupérer les dé- chets au sol par exemple. Une tradition, à défaut d'une révolu- tion ! Le barbecue de l'été

Bon, celle-là, elle ne devrait pas avoir de mal à se mettre en place. Au lieu de faire barbecue dans son coin, chaque premier jour de

l'été, les villageois se réunissent en centre-ville pour organiser un grand barbecue. Ils partagent tous ensemble des grillades réalisées par le maire de la commune ou de

la ville.

Le mars

A la fin du mois de Mars, tous les

élèves mangent une barre choco- latée Mars. A condition que Mars

s'engage à abandonner vraiment l'huile de palme !

Les douze premiers pays de l'union européenne

A chaque mois de l'année serait

attribué un nom de pays de l'union européenne et le dernier vendredi du mois, chaque restau- rant devra proposer un plat ty- pique des pays concernés. Exemple : Janvier : il faut propo- ser un plat allemand. Vive la choucroute !

Une journée pour les retraités

Une journée où tout est gratuit pour les plus de 70 ans, c'est une occasion pour passer une journée avec ses grands-parents. Mais un seul jour, hein !

La journée du verlan

C'est une journée où tout le monde parle en verlan comme son nom l'indique. Même à l'école et on pourrait en profiter pour inverser les rôles et prendre la place des profs.

Les changements d'heure

Les élèves arrivent en retard, le lendemain du changement

d'heure. Bon, c'est vrai que celle-

ci

fera long-feu si on abandonne

le

changement d'heure. Dans ce

cas, on pourrait instaurer la jour-

née où on ne se lève pas !

Voilà, il n'y a qu'à faire son mar- ché dans nos petites idées. Pour fabriquer des traditions d'avenir !

Rémi, Pablo et Yoni

La solidarité, l'espace d'une journée Pour la deuxième année consécutive, le collège Descartes de

La solidarité, l'espace d'une journée

Pour la deuxième année consécutive, le collège Descartes de Châtellerault organise une journée dite « de la solidarité », journée banalisée où tous les élèves sont invités à courir pour une cause d'utilité publique. L'an dernier, l'action visait à recueillir des fonds pour « Action contre la faim » : un succès qui a conduit l'établissement à reconduire l'expérience. Cette année, ce serait sur le thème du handicap et l'association bénéficiaire.

L'organisateur Maître d’œuvre de l'événement, Matthieu Fougeret, prof d'alle- mand et initiateur de la journée de solidarité, explique le dérou- lement et le contenu. « Cette année, le thème est celui du han- dicap, et beaucoup d'associa-

tions sont au rendez-vous : il y en

a 8. Le CDSA, le comité départe-

mental du sport adapté; Autisme Vienne; UNADEV, qui fédère les déficients visuels, 2LPE ( 2 langues pour une éducation qui renvoie à la langue des signes); l'UNAFAM qui travaille dans le champ du handicap psychique; la PEEP, l'association des parents d'élèves qui a animé 2 ateliers, un sur les troubles dys (dyslexie) et un autre sur le handicap vi- suel. Et nous recevons aussi Phi- lippe Croizon, devenu athlète après avoir perdu ses quatre membres, une célébrité que l'on ne présente plus. Enfin, nous avons une sophrologue qui parle de la souffrance liée à la situa- tion du handicap et de la ma- nière d'y faire face. » Sur le temps course, Matthieu

Fougeret, reconnaît que l'organi- sation est lourde mais le résultat vaut les efforts consentis. "Chaque élève vit un temps de course, un temps avec une asso- ciation et un temps d'activité en classe", explique le professeur.

« Ce sont les différents profes-

seurs D'EPS qui se sont chargés d'organiser le déroulement de la course. Une grande arche gon- flable sert à indiquer le départ et elle a été obtenue via l'UNSS qui l'utilise fréquemment pour pa-

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reillement indiquer le départ et l'arrivée. Les barrières pour déli- miter le circuit ont été prêtées par la mairie et le rubalise a tout simplement été acheté. L'eau et les jerricans ont été donnés par le SIVEER, le syndicat de l'eau. Le principe est simple : chaque élève, dans une équipe de trois qui se relaient, accomplit le nombre de tours qu'il peut. Il a auparavant cherché des parrains qui acceptent de rémunérer l’association support selon le nombre de tours parcourus. 50 centimes, 1 euro le tour ou plus, tout est possible. L’essentiel est de se mettre ensemble pour faire progresser la cause. Là, il s'agira de participer à l'achat

d'un véhicule servant à transpor- ter les sportifs en situation de handicap sur les lieux des com- pétitions. Une manière de favori- ser l'inclusion, le thème de la journée. »

Ulysse Polvet

Côté associations

Ils ont découvert le Torball

Présent au collège, le torball faisait partie de ce que les collégiens ont pu découvrir lors de cette journée ci- toyenne. Le Torball est un sport pra- tiqué par des sportifs avec des défi- cients visuels. C’est l’équivalent du foot. C’est un sport qui se joue en trois contre trois, le but est de faire rouler un ballon et de le faire passer entre les joueurs adverses afin de marquer un but. Le ballon est spécial car à l’intérieur on peut trouver des petites billes qui font du bruit au con- tact du ballon. Donc, dans ce jeu, il faut être à l’écoute car l’unique moyen de s’en sortir est l’ouïe et le temps de réaction. Car ce qu'il faut préciser, c'est que tous, déficients visuels ou non sont aveuglés de la même façon : des sensations tout à fait inédites et passionnantes !

Rémi

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«Ilsontdit»

Emma, pour la classe « Science et sport » qui a

participé à l'organisation de la journée. « C'est très divertissant et ça change des cours. Ça permet d'aider des gens qui sont en difficulté, de manière éducative et lu- dique. Aider à organisa- tion est une manière de se mettre à la place des profs. C'est très compli- qué, mais ça permet de connaître de nouvelles personnes. La 4°3, classe

« science et sport », a or-

ganisé parce que nous avions travaillé sur ce su- jet : le handicap. Et pour

montrer aux autres per- sonnes à quel point ça peut être compliqué mais nécessaire de pouvoir accéder à toutes les disci- plines. »

Kilian et Adrien

« C'est sympa car c'est

une journée de solidarité. C'est vraiment cool de faire ça, de tester plein de choses et de découvrir d'autres sports. Et que tout le monde puisse être partie prenante ».

Céline Beligot, prof d'EPS

« C'est une bonne jour-

née. J'espère qu'elle sensi-

bilisera les jeunes face au handicap. Chaque niveau de classe peut participer et voir différentes organi- sations. Ainsi que diffé- rents handicaps. C'est une bonne manière d'aborder le sujet. » Emma Besnaut.

une bonne manière d'aborder le sujet. » Emma Besnaut. D’un métier à un autre… On en
une bonne manière d'aborder le sujet. » Emma Besnaut. D’un métier à un autre… On en

D’un métier à un autre…

On en rencontre de plus en plus et on dit souvent aux jeunes, qu'il leur faudra faire comme eux, montrer sa capacité à changer. Eux, ils ont choisi des reconversions radicales, changeant de métier, devant re-

Et tout ça, à n’im-

porte quel âge ! Rencontre avec Anne Marzet qui est passée de l'hôpi- tal à l’Éducation Nationale. Elle raconte son parcours. Rencontre.

prendre les études à zéro, repasser les concours

prendre les études à zéro, repasser les concours nne Marzet a 53 ans. Elle est aujourd'hui
nne Marzet a 53 ans. Elle est aujourd'hui instit à l’école Maurice Carême de Châtellerault.

nne Marzet a 53 ans. Elle est aujourd'hui instit à l’école Maurice Carême de Châtellerault. Elle en est d'ailleurs la directrice. Sa particularité ? C'est qu'elle a été in- firmière jusqu’à l’âge de 36 ans. Jus- qu'au jour où elle a décidé de chan- ger d’orientation. En fait, Anne a choisi de changer en découvrant la réalité de son métier dans une petite ville comme Châtellerault. « Avant,

j'étais dans des services infirmiers qui bougeaient beaucoup plus. A Châtellerault, c’était moins intéres- sant, moins captivant. Il fallait trou- ver autre chose.» Ce changement de métier a été com- pliqué car ça exigeait beaucoup d'énergie et d'organisation. « Cela a été assez difficile parce que je conti- nuais à travailler, je préparais le con- cours pour devenir maîtresse et je devais m’occuper de mes trois en- fants, encore petits », se souvient- elle. Elle a finalement réussi à obte- nir ses concours, est devenue instit

dans la foulée, puis directrice. Ses proches pensaient que dans ses nouvelles fonctions, elle allait moins travailler. Mais, le pire, c'est que, dans ce métier d’instit, en fait, elle travaille plus. Ce qui ne l'empêche pas de reconnaître les aspects posi- tifs de sa reconversion : « Le travail de maîtresse apporte aussi des pe- tites joies comme par exemple, quand j’arrive à apaiser les tensions entre les parent et les élèves, » con- fie-t-elle. En ce qui concerne son ancien mé- tier, elle ne le regrette pas du tout mais en garde de bons souvenirs comme par exemple, « lorsqu’un patient est en danger de mourir mais que je réussis à lui sauver la vie ou quand tu as une bonne équipe et que tu rigoles bien avec eux ». Les mauvais souvenirs ? Lorsque les chi- rurgiens piquent de grosses colères en salle d’opération. Mais tout cela est de l'histoire ancienne, désormais. Maëlys Delaunay, Emilie Brard, Manon Bonneau

crème

la attention

De

oui !

solaire

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Eviter

les maillots trop moulants….

les claquettes .et chaussettes

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Ce qu’il faut éviter à la plage

C’est les vacances, alors on va vous donner en image des conseils pour assurer !!!!

Les

châteaux

pour apprendre Trop tard à nager ….

petite de sœur

sable

à faire

seulement

avec

une

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Partez léger !!!