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TOPOGRAPHIEARTICLE SOUMIS AU PRIX DE L’AFT

Repérage d’un système d’inspecti


dans un tunnel-canal
Antoine GUITTET

Cette étude a été réalisée au sein du Laboratoire régional des d’étudier la faisabilité des différents sys-
ponts et chaussées (LRPC) de Strasbourg, faisant MOTS-CLÉS
partie du tèmes selon plusieurs critères : préci-
photogrammétrie,
Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) de l’Est. sion, facilité de mise en œuvre, rapidité,
tachéométrie,
Les services de Voies Navigables de France (VNF) ont exprimé efficacité et automatisation du traite-
centrale inertielle, ment de données.
le besoin de disposer d’un outil à grand rendement afin de
GPS, cartographie
diagnostiquer, par l’image, l’état de la maçonnerie des
mobile, tunnel
tunnels fluviaux. Afin de répondre aux besoins des services Données utilisées
de VNF, le groupe ouvrages d’art et l’équipe de recherche associée (ERA) du
Les données CETEproviennent de
utilisées
de l’Est ont proposé (convention du 7 octobre 2009) d’adapter et de développer,
différents instruments :
dans une démarche innovante, un outil d’inspection basé sur les- Images acquises depuis
connaissances et le système
mis
techniques du système d’imagerie routière développé au sein de ces équipes. en place par le LRPC de
Strasbourg. Le système d’acquisition
La faisabilité d’un tel système pour les canaux est étudiée. Cette phase fait
embarqué sur la barge est composé
suite à une série d’essais préalables menés conjointement par lede LRPC
deux decaméras Marlin (prises de
Strasbourg et le groupe PAGE de l’INSA de Strasbourg dans un tunnel-canal
vues latérales), dede deux caméras Pike
475 m situé à Niderviller en Moselle. Dans un premier temps, il s’agit(prisesde
de vues de la voûte), d’un dis-
mettre en place un système d’acquisition automatique permettant positif
de d’éclairement et d’un ordina-
constituer une cartographie détaillée et géoréférencée de l’ouvrage. teur gérant le déclenchement et l’en-
Ensuite,
registrement des prises de vues
un système de traitement semi-automatique des images destiné à repérer et
(figures 1 et 2). La disposition des
localiser les défauts dans le tunnel sera développé. caméras Pike est modulable afin de
disposer d’images de l’ensemble de la

L
es tunnels navigables sont des essais sont comparées, et les erreurs voûte.
ouvrages peu structurés, d’une lon-(notamment la dérive de la centrale iner- - Résultats de levés topométriques et
gueur variable (47 à 5 681 m), où latielle) estimées. Il est donc nécessaire lasergrammétriques réalisés par le q
trajectoire d’une plate-forme mobile
est difficilement planifiable. De plus, la
plate-forme reposant sur l’eau, ses
mouvements sont très instables. Les
contraintes telles que la longueur, l’obs-
curité et l’impossibilité d’utiliser le GPS
sont également à prendre en considé-
ration. Le système d’inspection, embar-
qué sur un véhicule, doit pouvoir être
repéré dans le tunnel : la connaissance
des positions longitudinale et transver-
sale est nécessaire.

L’objectif du projet est de définir une


méthode de repérage de la barge et plus
précisément des centres de perspective
des caméras (trajectographie). Lors des
deux expérimentations menées en mai
et décembre 2011, plusieurs méthodes
ont été testées : suivi tachéométrique,
photogrammétrie, GPS/centrale iner-
tielle (CI). Les trajectoires obtenues par
les différentes méthodes lors de ces Figure 1. Système d’inspection

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TOPOGRAPHIE

nécessite plusieurs étapes de traite-


ment. Des tachéomètres placés à l’en-
trée et à la sortie du tunnel suivent les
prismes sur la barge, aboutissant par
la suite aux positions du prisme asso-
ciées aux temps de mesure (figure 4).

Une interpolation permet de rattacher


ces positions sur le temps d’acquisi-
tion des images. En y associant les
décalages spatiaux entre les prismes
et les caméras sur la barge, les para-
Figure 2. Disposition des caméras
mètres de transformation sont calcu-
lés et appliqués afin d’obtenir les posi-
q groupe PAGE, ayant permis de posi-
tionner de manière précise un certain
tions des centres de perspective
(figure 5). Deux méthodes ont été uti-
nombre de cibles de référence tout au
lisées pour déterminer ces décalages :
long du tunnel par tachéométrie, d’ef-Figure 3. Test de synchronisation des
un levé tachéométrique de la barge en
fectuer un suivi tachéométrique de la caméras par l’observation d’un disque mis
position quasi-statique et l’orientation
barge et d’établir un modèle 3D de en rotation
d’images du système d’inspection
référence de l’ouvrage par lasergram-
confirment que les quatre caméras (photogrammétrie).
métrie. Ce travail a été effectué grâce à
prennent les photos simultanément.
la présence d’une banquette dans le Ces relevés sont très importants car
Ces tests reposaient sur l’étude des
tunnel qui a permis de réaliser un che- une imprécision de positionnement
signaux d’impulsion envoyés aux
minement polygonal. des différents capteurs sur la barge
caméras et de déclenchement de prise
- Données de positionnement issues entraîne une erreur systématique
de vue et sur l’étude de la position des
d’un système de géoréférencement dans le géoréférencement des camé-
repères d’un disque mis en rotation.
direct utilisant une centrale inertielle ras dans le tunnel. Le type de trans-
Concernant la synchronisation entre les
associée à un GPS et un capteur DVL formation planimétrique est différent
caméras, le système GPS/CI/DVL et les
(Doppler Velocity Log) mesurant le pour les deux expérimentations
tachéomètres, celle-ci a été corrigée
déplacement du bateau par rapport au menées car un ou deux prismes ont
après traitement des données et éva-
fond de l’eau. La mise en place de ce été utilisés. Dans les deux cas, l’alti-
luation des systématismes de position-
système a été effectuée par la société tude est déterminée séparément de
nement. Les corrections temporelles
Cadden. la planimétrie car le nombre de
ont été déterminées en associant les
prismes est insuffisant pour appli-
décalages spatiaux et les vitesses du
quer une transformation 3D. Le déca-
Traitements réalisés bateau à des instants précis.
lage altimétrique calculé suit donc un
axe vertical. L’inconvénient de cette
Optimisation de la Positionnement par suivi
méthode est que les mouvements de
synchronisation des différents tachéométrique
roulis et de tangage du bateau ne
capteurs
La détermination des positions des sont pas pris en compte dans les
Dans le cadre d’un système de carto- centres de perspective des caméras transformations.
graphie mobile, la synchronisation des
différents capteurs est primordiale. Les
différents traitements et tests réalisés
ont permis d’identifier et de corriger les
décalages d’horloge qui peuvent entraî-
ner des erreurs systématiques de posi-
tionnement de la barge. Dans le cadre
de ce projet, une synchronisation par-
faite est nécessaire notamment entre
les caméras de chaque couple stéréo-
scopique (Marlin et Pike) pour un traite-
ment par stéréovision. En effet, au
moment de l’acquisition d’images, la
position et l’orientation de deux camé-
ras homologues l’une par rapport à
l’autre doit être celle définie lors du cali-
brage. Les différents tests effectués Figure 4. Suivi tachéométrique

e
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développé en interne. Il s’appuie sur
deux images prises au même instant
par deux caméras homologues d’un
même couple stéréoscopique. Le cali-
brage de chaque couple stéréosco-
pique (Marlin et Pike) a permis de déter-
miner les paramètres d’orientation des
deux caméras l’une par rapport à
l’autre. A partir de points d’appui
visibles sur un couple d’images, les
positions des centres de perspective
ont été déterminées.

Positionnement
avec le système GPS/Centrale
inertielle/DVL
Figure 5. Calcul des positions des caméras par suivi tachéométrique
Lors de l’expérimentation menée le
Positionnement par 1er décembre 2011, le dispositif sur le
le modèle ne peut être prise. Afin de
photogrammétrie bateau comprenait le système de prises
quantifier cette courbure, une zone de
de vues, un récepteur GNSS relié à une
L’objectif est de déterminer la position 100 m a été orientée. Les écarts sur les
base au sol, une centrale inertielle et un
et l’orientation des centres de perspec-points d’appui ont révélé que la plani-
capteur DVL. Les décalages spatiaux
tive des caméras à l’aide du logiciel métrie est davantage affectée (écart
entre les différents éléments ont été
PhotoModeler Scanner (PMS). Le géo- maximal de 30 cm) que l’altimétrie
déterminés par levé quasi statique. Le
référencement a tout d’abord été effec-(écart maximal de 2 cm).
but de cette expérimentation est d’éva-
tué en s’appuyant sur des photos prises
Afin de corriger cette courbure, il est luer la précision de positionnement que
à des instants différents depuis une
donc nécessaire d’insérer des points l’on peut atteindre avec un tel système.
caméra latérale en raison de la pré-
d’appui et surtout de les fixer en utili-
sence de points d’appui sur les pié- Le GPS ne fonctionnant qu’à l’entrée et
sant le mode “Imported Object”.
droits. Un recouvrement de 75 % a été à la sortie de tunnel, il s’agit notamment
Néanmoins, les valeurs de tolérance
choisi afin de diminuer le nombre de d’estimer la dérive de la centrale iner-
sur ces points doivent rester adaptées
photos tout en conservant une préci- tielle. C’est pourquoi le suivi tachéomé-
afin de limiter les contraintes géomé-
sion suffisante. Sous PMS, le module trique d’un prisme placé sur la barge a
triques sur le modèle qui provoquent
“SmartMatch” permet une orientation été réalisé. Dans un premier temps, la
une instabilité de l’altitude des camé-
relative automatique des photos. trajectoire de la CI a été calculée à partir
ras. Les nombreux tests réalisés sur la
Néanmoins, ces premiers essais de des positions du prisme au cours du
bande de photos latérales ont permis
géoréférencement ont montré une trajet. Elle peut ensuite être comparée à
de définir une méthode d’orientation et
déformation et plus particulièrement celle calculée par la société Cadden,
de géoréférencement des centres de
une courbure du modèle, malgré un obtenue à partir des mesures de la CI.
perspective des caméras. Dès le départ,
plus fort résidu de 2,1 pixels (environ Dans un second temps, en fusionnant
le modèle a été défini dans le système
6 mm) (figure 6). Ce problème est récur- toutes ces données, une méthode de
de coordonnées Lambert I ou Lambert
rent concernant les ouvrages linéaires calcul des positions des centres de
93. Il s’est ensuite construit progressi-
où la fin du modèle est déviée par rap- perspective est étudiée.
vement par l’orientation relative de
port au début. Ces petites erreurs sur
nouvelles photos et géoréférencé grâce
quelques photos deviennent impor-
à la présence de points d’appui. Résultats atteints
tantes sur l’ensemble du modèle en rai-
L’intégration de photos de la voûte a
son d’un recouvrement qui s’applique
permis de compléter le modèle et de Photogrammétrie
d’une photo à l’autre. En raison d’une
géoréférencer les caméras Pike.
distance trop faible entre la caméra et le La capacité mémoire de PMS étant
piédroit, aucune photo avec un recou- Un traitement stéréoscopique a égale- limitée, la décomposition en de nom-
vrement global permettant de rectifier ment été effectué en utilisant le logicielbreux sous-modèles a dû être effec-
tuée. Par exemple, le tunnel a été
décomposé en 9 modèles associant
une caméra Marlin à une caméra Pike.
Cela pose donc problème pour la conti-
nuité du modèle global. Les points
Figure 6. Problème de déformation du modèle : vue de dessus d’une partie du tunnel
homologues sont détectés automati-
après l’orientation relative et la mise à l’échelle quement par le descripteur SIFT q
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TOPOGRAPHIE

calibrage in situ. La mise en place d’unrésultats en planimétrie. Néanmoins,


tel dispositif peut cependant s’avérer en cas de dérive constante, il est pos-
complexe. sible de recaler la trajectoire de la
caméra obtenue à partir de mesures
Comparaison tachéométrie/ inertielles grâce à l’intervention
PhotoModeler Scanner d’autres techniques comme la photo-
grammétrie ou la tachéométrie. Pour ce
Les premiers résultats sur les positions
recalage, nous sommes cependant en
des caméras Marlin ont montré que les
présence de deux inconnues : la dérive
écarts planimétriques étaient assez
de la centrale inertielle et le décalage
Figure 7. Extrait du modèle importants. Ces écarts (maximum de
d’horloge du système GNSS/CI/DVL
photogrammétrique 52 cm), de même direction que l’avan-
avec les autres appareils.
cement du bateau et variant en fonction
de la vitesse du bateau, peuvent donc Afin de contourner ce problème, le
q (figure 7) mais cette détection n’est pas
toujours facile. On remarque notam-
être traduits en erreur temporelle sys- recalage de la trajectoire s’est basé sur
tématique, représentant le décalage une zone d’arrêt du bateau et plus par-
ment des zones sans point homologue
d’horloge entre l’ordinateur gérant les ticulièrement sur la position imd.560
entre les deux bandes, s’expliquant par
caméras et les tachéomètres. de la caméra obtenue par
un faible recouvrement inter-bandes
PhotoModeler Scanner (figure 9). Une
(25 %). Une saisie manuelle de points La correction de ce décalage nous per-
translation de la trajectoire a tout
est nécessaire afin d’éviter que la met d’obtenir des écarts plus faibles
d’abord été effectuée sur ce point.
bande Pike diverge par rapport à la (entre 0 et 5 cm), dont les valeurs et
Ensuite, l’utilisation des autres points
bande Marlin géoréférencée : on peut les directions sont variables. En alti-
de recalage a permis de faire tendre la
donc qualifier cette méthode de semi- métrie, on constate une grande insta-
dérive en X et Y vers 0, grâce à une
automatique. Cette intervention bilité de la méthode sous PMS par
rotation et une mise à l’échelle de la
manuelle est beaucoup moins fré- rapport à la tachéométrie (figure 8). En
trajectoire de la caméra.
quente lorsque l’on traite uniquement effet, en photogrammétrie, la pré-
les images latérales. sence de points d’appui entraîne des Les zones à dérive constante sont inté-
contraintes géométriques importantes ressantes car elles ne nécessitent pas
La détermination des centres de pers-
sur le modèle qui provoquent une d’aide extérieure. Par exemple, sur une
pective à partir des couples stéréosco-
imprécision altimétrique (variations zone de 470 mètres, le système CI/DVL
piques a été rendue plus difficile. Un
d’environ 15 cm sur l’ensemble de la aurait pu fonctionner de manière auto-
décalage d’environ 4 pixels entre la
traversée du tunnel). Ces points sont nome, avec simplement un recalage
ligne épipolaire et la position du point
néanmoins nécessaires afin de limiter aux extrémités de la zone. Sur environ
sur l’image a été constaté. Une modifi-
la courbure du modèle en planimétrie. 500 m, cinq points de recalage auront
cation des paramètres des caméras
été nécessaires en planimétrie et trois
entre le calibrage et l’expérimentation
Système GNSS/Centrale points en altimétrie.
dans le tunnel est à l’origine de ce pro-
inertielle/DVL
blème. Cela concernait plus particuliè- Après le recalage, la précision de posi-
rement les positions et orientations desLes résultats ont permis d’évaluer la tionnement sur les caméras est compa-
deux caméras l’une par rapport à rable aux autres techniques (écarts
dérive de la centrale inertielle. En raison
l’autre, modifiées probablement lors dude l’impossibilité d’utiliser le GPS, cetted’environ 8 cm en planimétrie et 8 cm
transport sur le lieu de l’expérimenta- dérive est inévitable. Elle est moins en altimétrie). De plus, à l’approche du
tion. Un des inconvénients de cette forte en planimétrie (environ 1 m entretunnel, le GPS en mode RTK, permet-
technique réside donc dans la difficultél’entrée et la sortie du tunnel) qu’en alti-
tant une précision de positionnement
de réaliser un calibrage et d’éviter les métrie (environ 2 m). L’utilisation du centimétrique, était rarement dispo-
mouvements de caméra lors du trans- capteur DVL, mesurant la vitesse du nible en raison de l’encaissement de la
port de celle-ci. Une des pistes d’amé- bateau par rapport au fond de l’eau, zone. Le GPS en mode naturel était
lioration envisagée est d’effectuer un explique probablement ces meilleurs alors employé, expliquant ainsi les

Figure 8. Altitudes par méthodes photogrammétrique (PMS) et tachéométrique

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en valeur absolue, un contrôle devra
s’effectuer à partir de références indé-
pendantes telles que les points de réfé-
rence situés sur le piédroit. Cela néces-
site donc de connaître les six éléments
d’orientation externe de la caméra, afin
qu’un point situé sur au moins deux
photos puisse être connu en XYX dans
le système de coordonnées terrain. A
l’avenir, il sera donc nécessaire de com-
pléter les positions XYZ obtenues lors
de cette étude par les trois angles
d’orientation ω, φ et κ (seul PMS a per-
mis cette détermination).

Contact
Antoine GUITTET
guittet@atgt.fr

Figure 9. Recalage de la trajectoire de la caméra (obtenue par mesures ABSTRACT inertielles) sur
le point imd.560 de la trajectoire obtenue par PhotoModeler Scanner
Key words: photogrammetry,
tacheometry, INS, GPS, mobile mapping,
écarts importants avec les autres logues facilite cette tâche. Les points
tunnel
méthodes à l’approche du tunnel. d’appui doivent être en nombre suffi-
sant (tous les 10 m environ) afin d’éviterFrench Waterways Services expressed
Conclusion et perspectives une dérive du modèle. La tachéométriethe need for a high-performance tool to
est une méthode sûre mais pénalisée analyse by the picture, the state of the
Ce projet a permis d’évaluer la préci- par les décalages d’horloge que les masonry of the canal-tunnels. The Civil
sion que l’on peut atteindre pour le appareils peuvent avoir avec le systèmeengineering works Group and the
repérage d’un système d’inspection de prises de vues et par une portée limi- Associate Research Team of the Eastern
dans un tunnel-canal. Les différents trai-
tée qui rend son application difficile Centre of Technical Studies on
tements effectués et résultats obtenus pour les tunnels longs, courbés et sans Equipment have therefore proposed to
nous montrent que la synchronisation banquette (la mise en place de consoles adapt their knowledge for road imaging
temporelle entre les différents instru- dans le tunnel peut être une solution). to canal-tunnel. The study is in the
ments doit être optimale dans le cadre phase of implementation of an
Le système CI/GNSS/DVL a donc été automatic acquisition system in order to
d’un système de cartographie mobile.
testé. Cette expérimentation nous provide a detailed and georeferenced
Les erreurs de positionnement sont
montre la nécessité d’associer ce sys- mapping of the tunnel. The
principalement dues à ces décalages
tème aux autres méthodes. Un recalage experimental tunnel, 475 m long, is
d’horloge. Sachant que le bateau
de la trajectoire a en effet permis d’ob-located between Niderviller and Arzviller
avance à 1 m/s, un décalage d’une mil-
tenir une bonne précision de position-in France (57). The project objective is to
liseconde entraîne une erreur de posi-
nement. develop a method for positioning the
tionnement d’un millimètre. Il sera donc
intéressant à l’avenir de synchroniser A l’issue de cette étude, nous pouvons barge in the tunnel and more precisely
tous les instruments sur une base de en conclure qu’aucune méthode en the cameras centers (trajectography).
temps commune, sachant qu’il est diffi-fonctionnement autonome ne permet- For this project, several methods are
cile d’obtenir un décalage d’horloge tra d’obtenir le repérage du système tested: tacheometry, photogrammetry,
inférieur à 0,5 s pour des appareils se d’inspection de manière précise et effi- GPS / inertial unit. Trajectories obtained
basant chacun sur leur propre horloge. cace. La fusion de ces méthodes s’im- by the different methods in these tests
pose alors en exploitant les avantages are compared, and the errors (including
La constitution du modèle photogram- the inertial drift) are estimated. It is
de chacune.
métrique est une méthode qui permet therefore necessary to study the
de s’affranchir de ces décalages. A ce stade du projet, les méthodes ont feasibility of the different systems
Néanmoins, elle demande beaucoup été comparées les unes aux autres. according to several criteria: accuracy,
de temps dans le levé des points d’ap- Chaque méthode générant des erreurs, ease and speed of implementation,
pui ainsi que dans le traitement et la précision du positionnement de la efficiency and automation of data
l’orientation des photos, même si la caméra n’a été déterminée qu’en valeurprocessing.
détection automatique de points homo-relative. Afin d’évaluer cette précision

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