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B&A cours 4 2/3/07

Content :
N états
1 états sans perte
n-1 états de perte
x1 = 0 < x2 < x3 < ... < xn
Richesse avec assurance :
Wi = W0 − P − Fi = on perd seulement la partie déductible une fois assurée
Fi =franchise choisie par l'individu
Le contrat d’assurance :
Ii = xi − Fi
L’individu peut choisir son niveau de couverture (de franchise).
n
Prime P = (1 + λ )∑ qi ( xi − Fi )
j= 2

n
P = ∑ pi ( xi − Fi )
j =2

C’est un contrat d’assurance qui passe par une franchise.


n
⎡ n

EU = ∑ q jU ⎢W0 − ∑ pi ( xi − Fi ) − F j ⎥
j =1 ⎣ k =2 ⎦
L’individu va maximiser EU
sous contraints la franchise doit être inférieur ou égale à xi : x j ≥ F j j = 2,3,...n

Max EU F2 , F3 ,..., Fn sc : x j ≥ F j j = 2,3,...n


n n n
L = ∑ q jU (W0 − ∑ pk ( xk − Fk ) − Fj ) + ∑ μ j ( x j − Fj )
j =1 k =2 j =2

CPO :
∂L n
= pi ∑ q jU ' j − qiU 'i − μi = 0
∂Fi j =1


EU '

Implication :
μi ≥ 0 ⇒ pi EU ' ≥ qU
i 'i i = 1,2,..., n
Par ailleurs, U '1 ≤ U 'i ∀i

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1e cas :
λ = 0 ⇒ pi = qi
⇒ EU ' ≥ U 'i i = 1,2,..., n
et U '1 ≤ U 'i ∀i
Donc, le contrat optimal est tel que :

⎧ I *i = xi = 1contrat d'assurance complète



⎩ F *i = 0 ∀i
2e cas :
λ >0
pi > qi
⇒ pi EU ' ≥ qiU 'i i = 1,2,..., n
Pour l’état 1 :
U '1 ≤ U 'i ∀i
On suppose qu'il n'y a pas de sur-assurance
Si l’individu s’assure en l’état i :
pi EU ' = qiU 'i
et xi > Fi : L’individu ne s’assure pas la totalité de la perte,

et μi = 0 (contrainte non saturée)


Si l’individu s’assure en l’état k (un état de perte quelconque):
pk EU ' = qkU 'k
pk EU ' qkU 'k
pk EU ' = qkU 'k ⇒ = ⇒ (1 + λ ) Eu ' = U 'k ( puisque pk = (1 + λ )qk )
qk qk
et pour les états de rang supérieur :
EU ' ≥ ql .U 'l
soit encore : (1 + λ ) EU ' ≥ U 'l

Par conséquent : U 'k > U 'l

D’où : Wk ≤ Wl

Du fait de la décroissante utilité marginale, la richesse de l’état k est inférieure à la richesse de


l’état l.

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Si l’individu s’assure dans un état quelconque k, il doit aussi s’assurer dans tous les états de
rang supérieur.
Le fait que l’individu s’assure dans l’état k, l’utilité marginale k est supérieure à l’utilité des
états de rang supérieur à k.
Donc la richesse de l’état k doit être inférieur à la richesse de l’état du rang supérieur :
Wk ≤ Wl
Comme xl > xk
nécessairement , il y a couverture d'assurance pour tout état l (l > k)
Il va donc s’assurer dans tous les états de rang supérieur.
Donc :
(1 + λ ) EU ' = U 'k = U 'k +1 = ... = U 'n


xk < xk +1

La perte dans l’état k est inférieur à celle dans l’état k+1 (xk=perte)
⇒ Wk = Wk +1 = ... = Wk
xk +1 − xk = assuré à100%


différentiel de perte

Quand l’individu souscrit à une assurance, les supplémentaires de risque vont être assuré à
100%.
Cela caractérise le contrat de franchise :
Contrat de franchise = la couverture complète au-delà d'une franchise.
λ > 0 : Assurancecomplète généraliséeest sous optimale
pi EU ' = qU
i 'i ∀i : IMPOSSIBLE
Si l’individu s’assure dans l’état k, il va s’assurer dans tous les états de rang supérieur.
xk +1 − xk = assuré à100% = tout supplément de risque est complétement assuré


différentiel de perte
Si un état k n’est pas assuré, tous les états de rang supérieur ne le sont pas.
Au total, on aura un contrat de franchise :
Pour les états de rang inférieur à un certain m :

Fm* = xm : la franchise = la perte : Pas d'assurance I=0

Pour j ≤ m, Fj* = x j : Pas d ' assurance

Pour j ≥ k , Fj* = Fk*

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Un contrat d’assurance franchise est caractérisé par la fonction d’indemnisation I :

⎧0 pour j ≤ s avecs = k −1
I =⎨
⎩x j − F * pour j > s :Quand la perte dépasse le seuile F*, on a recours à l'assurance

Lorsque il existe un chargement positif ( λ > 0 ), lorsque l’assurance n’est pas actuarielle :
1, l’assurance complète généralisée est sous-optimale
2, l’optimum de l’assuré passe par une couverture complète au-delà d’une franchise.

DEMANDE D’ASSURANCE ET MULTIPLICITE DE SOURCES DE RISQUES


En pratique, la couverture d’assurance idéale n’est pas réalisée par le fait qu’on a plusieurs
sources de risque. Les marchés d’assurance se caractérisent par une spécialisation des risques.
On n’assure pas directement les états mais les risques.
La santé
L’automobile
Habitation

Pour chacun de ces risques, on a un contrat d’assurance spécifique. Donc, un contrat
spécifique à chaque source de risque. Donc, les contrats ne sont pas en fonction des états de
nature, tandis que la théorie a été développée pour chercher le contrat optimal en fonction des
états de nature et pas en fonction des risques.
Du fait que les marchés d’assurance sont organisés par risque et pas par les états, en pratique,
on peut atteindre par le biais des contrats d’assurance, l’optimum de 2e rang.

Exemple :
Dans le modèle en haut, le contrat optimum est selon les états de nature et tel que :

⎧0 pour x i ≤ F *
I =⎨
⎩ xi − F *pour x i > F *
I est le contrat de franchise
Pourtant, ce contrat n’est pas réaliste parce que du fait de la spécialisation par risque, on ne
peut pas réaliser cet optimum parce qu’il est en fonction des états de nature et pas en fonction
des risques.

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Exemple :
4 états de nature
q 0 x0 = 0 x = perte
q1 x1 = x
q2 x2 = x
q3 x3 = 2 x
Supposons que le contrat optimal est tel que : F * = x
On va supposer 2 sources de risques : 2 biens de même valeurs qu’on peut perdre le bien 1 et
le bien 2, ou on peut perdre les 2 biens simultanément (état 3).
L’individu va acheter une quantité x, donc il va se couvrir uniquement pour l’état 3.
Si on a 2 sources de risque + spécialisation des contrats :
2 sources de risque : 2 biens risqués de valeur identique x.
On aura
4 états :
Une probabilité pas de perte q0 x0 = 0
Une probabilité q1 de perte x1 = x Perte du bien n° 1
et une probabilité q2 de perte x2 = x Perte du bien n° 2
et une probabilité q3 de perte x3 = x + x = 2x Perte des 2 à la fois
2 contrats : F1 , F2

I1 = x − F1
I 2 = x − F2
Etat 1 : Indemnité I1 = x − F1

Etat 2 : Indemnité I 2 = x − F2

Etat 3 : Indemnité I1 + I 2 = 2 x − F1 − F2
Donc
Etats Indemnité
q 0 x0 = 0
q1 x1 = x 0
q2 x2 = x 0
q3 x3 = 2 x x ( F * = x)

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Le contrat pour l’état 3 est optimal mais il n’est pas disponible, donc l’individu doit combiner
les contrats pour obtenir le 2e-optimal. Donc, quand les contrats sont spécifiés selon les types
de risque et pas selon les états de nature, on n’a pas le contrat optimal mais sous- optimal.

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CHAPITRE 2 : FONCTIONNEMENT ET ORGANISATION DES MARCHES


D’ASSURANCE
Ce qui structure les marchés d’assurance, c’est le fait qu’il y a un défaut, qu’il y a une
organisation particulière des assurances.
On peut insister sur l’aspect d’antisélection. Lors qu’il y a l’antisélection, les assureurs vont
avoir recours à des méthodes de chercher des informations. Quand il y a l’antisélection, on ne
peut pas adapter les tarifs aux caractéristiques individuels. Toute l’organisation du marché va
être amené à pallier ces références.
Face à l’antisélection, on peut recourir à des informations corrélées aux risques. On peut
déduire que certaines caractéristiques de l’individu nous renseignent sur les risques.
Ex : Le risque de santé est corrélé avec l’âge des individus.
Si on n’a pas l’information sur le risque des individus, on peut créer des catégories de risque.
En assurance automobile, on peut gérer l’âge du conducteur ou l’ancienneté du permis comme
des signaux. Donc, on va créer des catégories de risque à partir de ces informations.
En bref, lorsqu’il y a un défaut en matière de risque (antisélection), les marchés vont avoir
recours à des mécanismes spécifiques pour mieux gérer ces risques.
Ex : Aléa moral. Dès qu’il y a un contrat d’assurance, il y a l’aléa-moral. L’aléamoral est
présent dès que le contrat d’assurance est signé. L’individu va modifier son comportement.
L’assuré pouvait dans certains cas être ramené à acquitter de toutes actions préventives.
Quand l’individu diminue son niveau de prévention, le risque va augmenter, cela rapporte
plus d’aversion au risque à l’assureur et l’assureur va demander un prime plus important pour
couvrir le risque.
L’aléamoral peut être ex ante = avant la survenance de dommage.
L’aléamoral peut être ex post, après la survenance de dommage.
En cas de sinistre, l’individu peut choisir un niveau de taux d’assurance non optimal. Ex :
Assurance d’automobile, en cas de sinistre, l’assuré peut ne pas chercher le prix minimal pour
la réparation.
L’aléamoral peut aussi être la création de dommage. L’individu peut créer volontairement un
dommage pour être indemnisé.
L’aléamoral peut aussi être une fausse qui consiste à maquiller les défauts avant la signature
du contrat d’assurance. Ex : Un individu qui prépare à se suicider avant de signer le contrat ne
le dit pas à son assureur.
Pour tous ces risques, on a les mécanismes qui permettent aux assureurs d’y faire face. L’un
de ces mécanismes est la rassurance. La rassurance est l’assurance des assureurs par les

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assureurs. C’est l’assurance au deuxième niveau, réservé seulement pour les assureurs
professionnels.

1, Marché d’assurance et antisélection :


Lorsqu’il y a plusieurs types d’individu sur le marché d’assurance, le 1e mécanisme
d’assurance est la franchise d’assurance.
L’intuition : Un individu qui a une probabilité de sinistre importante aura davantage crainte
par rapport à un individu qui a une probabilité de sinistre moins important.
Donc, on va sélectionner les clients sur le marché d’assurance. On peut proposer plusieurs
types de contrat, en fonction des indemnisations. On peut recourir à des contrats de franchise.
On offre des contrats avec des franchises importants et des franchises faibles. Les individus
qui ont une faible fréquence de sinistre ont moins de crainte et sont attirés par les contrats de
grandes franchises (déductibilité).
Donc, les clients sont sélectionnés selon les niveaux de franchises.

Equilibre de concurrence dans le cas où il n’y a pas d’antisélection (pas d’hégénéoité des
individus):
On a un marché pour lequel les individus sont tous identiques.
W0 , q, x, même fonction d ' utilité U (U ' > 0,U '' < 0) : Individu typique.
Cet individu va maximiser son espérance d’utilité.
Du côté des assureurs :
Les frais de gestion sont négligeables. Le marché est parfaitement concurrentiel (libre entrée,
pas d’opportunité…).
Donc, l’assurance est actuarielle : Pas de chargement ( λ = 0 )
Avec l’absence de profit à l’équilibre : Les assurés vont être incité à égaliser les primes reçus
et indemnités versés.

∑[ Primes reçus] = ∑[ Indemnités versé]


Donc, pour chaque individu, l’assureur va égaliser la prime avec l’espérance d’indemnisation.
P = Espérance d'indemnisation =q.I avec q=probabilité de sinistre
P
P=q.I ⇒ q =
I
Le revenu des individus pour les 2 états de nature :

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Assuré :
Etats Probabilités Revenu sans Revenu avec Richesse
Comment [TTA1]: Par le biais
assurance assurance générée du contrat d’assurance ou échange
une quantité de richesse
W1 1-q W0 W0 – P -P W1 contre une quantité de

W2 Q W0 – x W0 – P – x + I I-P richesse W2
Il existe un taux d’échange entre W1 et W2

Comme il y a concurrence, donc à l’équilibre, la prime P est :


P = q.I
Le taux d’échange entre W1 et W2 ?

P = q.I ⇔ (1 − q ) P = q ( I − P )
Donc le taux :
I − P 1− q
=
P q
1− q
= taux d ' échange
q
Ici, on considère les 2 richesses W1 , W2 comme 2 biens distingues.

MaxW1 , W2 EU = (1 − q )U (W1 ) + qU (W2 )


souscontraint (1- q)W1 + qW2 = W0 − qx



Réagencement de richesses espérance


1− q mathématique
W1 etW2 au taux de richesse
q