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Durée de l’épreuve :
1 heure maximum
Le mémoire
Coefficient 4 d’expertise 3
Notation sur 20
comptable 3e éd.
2020
3e éd.
2020
Cyril Degrilart
est expert-comptable, il
enseigne également en tant
que coach mémoire DEC
à l’ENOES. Cyril Degrilart et Thomas Mehani
Thomas Mehani
est diplômé d’expertise
comptable. Il est formateur

d’expertise comptable
Le mémoire
Ce livre est un véritable outil d’acqui- en techniques de gestion de
l’information et de
sition des connaissances pour préparer
la communication.
votre épreuve.
Les auteurs y ont mis l’expérience qu’ils
ont de l’examen pour vous permettre :
– de comprendre les règles et les
d’expertise
étapes pour rédiger votre mémoire et
comptable

Le mémoire
les consulter facilement à tout moment ;
– d’acquérir les bonnes pratiques Ce livre est fait pour :
pour réussir votre soutenance.
– Candidats au DEC
– Experts-comptables, 35 fiches pratiques pour réussir
votre mémoire et sa soutenance
commissaires aux comptes
et collaborateurs des
cabinets d’expertise
comptable

Cyril Degrilart et Thomas Mehani


Prix : 22 €
ISBN 978-2-297-09080-3
www.gualino.fr
3
3e éd.
2020

Cyril Degrilart et Thomas Mehani

Le mémoire
d’expertise
comptable
Cyril Degrilart est expert-comptable. Fondateur ex nihilo et gérant de son cabinet sur Paris, il
enseigne également en tant que coach mémoire DEC à l'ENOES et s'investit dans les thématiques
d'innovation et d'attractivité auprès des instances professionnelles.
Thomas Mehani est diplômé d'expertise comptable. Il est consultant indépendant spé-
cialisé en gestion de projet. Il est également formateur dans divers organismes professionnels,
notamment en techniques de gestion de l'information et de la communication.

Dans la même collection :


– DEC 1 Réglementation professionnelle et déontologie de l'expert-comptable et du commissaire aux
comptes, 8e éd. 2020 (G. Lejeune et J.-P. Emmerich).
– DEC 1 QRC et QCM corrigées – Règlementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable
et du commissaire aux comptes, 5e éd. 2020 (S. Sabbah et K. Meghraoui).
– DEC 2 Révision légale et contractuelle des comptes, 4e éd. 2020 (S. Sabbah et F. Heuvrard).
– DEC 3 Le mémoire d'expertise comptable, 3e éd. 2020 (C. Degrilart et T. Mehani).

© 2020, Gualino, Lextenso


1, Parvis de La Défense Suivez-nous sur www.gualino.fr
92044 Paris La Défense Cedex
ISBN 978 - 2 - 297 - 09080 - 3 Contactez-nous sur gualino@lextenso.fr
ISSN 2269-2304
Sommaire
Introduction 7

PARTIE
1
 omprendre la philosophie de l’épreuve
C

Fiche 1. La note du jury aux candidats : votre point de départ 13

Fiche 2. Quelques statistiques 15

Fiche 3. Quelques remarques de fond 17

Fiche 4. L’esprit du mémoire d’expertise comptable 19

Fiche 5. Se faire accompagner pour réussir son mémoire ? 21

PARTIE
2
O
 rganiser son calendrier

Fiche 6. L’interaction entre les rapports semestriels et le mémoire 27

Fiche 7. Anticipez votre demande d’agrément 29

Fiche 8. Quelle stratégie de rédaction adopter dans le temps ? 33

3
Fiche 9. Passer les trois épreuves d’un coup ? 39

Fiche 10. Organisez votre projet 43

PARTIE
3
C
 hoisir son sujet

Fiche 11. Vous devez apporter à la profession ! 51

Fiche 12. Un sujet qui vous correspond 53

Fiche 13. Cernez votre thème 57

Fiche 14. Affinez votre problématique 61

Fiche 15. Déterminez votre angle d’approche 65

PARTIE
4
C
 onduire sa recherche documentaire

Fiche 16. Une stratégie de recherche documentaire efficace 71

Fiche 17. Point de vue sur le plagiat 75

Fiche 18. Les sources documentaires incontournables 79

4
Sommaire

Fiche 19. Sachez vous entourer… dès le départ 85

Fiche 20. Maîtrisez les réseaux sociaux professionnels 87

PARTIE
5
R
 édiger son plan détaillé pour le dossier
d’agrément

Fiche 21. Méthodologie d’élaboration du plan 93

Fiche 22. La composition du dossier d’agrément 99

Fiche 23. Les différents résultats d’agrément 103

Fiche 24. Les appréciations sur les dossiers d’agrément 107

Fiche 25. Gérez votre relation avec l’examinateur de l’agrément 119

PARTIE
6
R
 édiger son mémoire

Fiche 26. Organisez le contenu du mémoire 123

Fiche 27. Rédigez le fond du mémoire 125

Fiche 28. Les points clés de forme 131

5
Fiche 29. Identifiez votre comité de relecture 137

Fiche 30. Imprimer et déposer son mémoire : ne sous-estimez pas cette étape 141

PARTIE
7
S
 outenir son mémoire

Fiche 31. Avant la soutenance 145

Fiche 32. Le contenu de l’épreuve orale 149

Fiche 33. Quel comportement adopter face au jury ? 151

Fiche 34. Maîtrisez votre communication orale 153

Fiche 35. Après la soutenance 157

Bonus. Maîtrisez les astuces bureautiques 161

Annexe 1. Note du jury aux candidats 175

Annexe 2. Rapport du président du jury 191

Annexe 3. Demande d'agrément du sujet du mémoire 197

6
INTRODUCTION

Vous avez décidé de vous lancer dans l'épreuve du mémoire du diplôme d’expertise comptable, et c'est
tout à votre honneur ! Si vous l’abordez correctement, au-delà de la réussite de la soutenance, vous décou-
vrirez un exercice tout à fait enrichissant, tant en termes de démarche intellectuelle que d’échanges avec
d’autres professionnels.
L’élaboration de votre mémoire et sa soutenance devant un jury est un travail de long terme, qui doit
être entrepris le plus tôt possible. Tout au long de votre stage, vous devez l’avoir constamment à l'esprit :
les problématiques rencontrées lors de vos missions et les réflexions construites au cours de vos
rapports semestriels contribuent à renforcer le comportement professionnel que vous allez pré-
senter dans votre mémoire. Comme dans tout projet de long terme, vous ne devez pas non plus négli-
ger les aspects psychologiques, car vous allez alterner nécessairement périodes de doutes et d'euphorie.
Le mémoire d'expertise comptable est un jeu de piste semé d'embûches. Il est sans conteste l’épreuve la
plus redoutée par les candidats. Ce guide vous donne de précieux indices pour déjouer efficacement les
embuscades de l’épreuve du mémoire d’expertise comptable !

7
Comment utiliser ce guide ?
Afin de vous aider à mettre toutes les chances de votre côté, ce guide vous permet d'appréhender, chapitre
après chapitre, l'élaboration de votre mémoire, du choix du sujet jusqu’à la soutenance. Il est divisé en
sept parties, qui explicitent chaque élément-clé de l’épreuve du mémoire.
1. Comprendre la philosophie de l’épreuve : le mémoire d’expertise comptable n’est pas un mémoire
comme les autres. Il doit se conformer à un ensemble d’exigences et de contraintes qui sont détaillées
extensivement dans la documentation officielle de l’épreuve, mais qui ne sont pas toujours faciles à com-
prendre.
2. Organiser son calendrier : une bonne organisation est la clé d’un mémoire réussi. Au regard de la
charge de travail qui vous attend, vous devez optimiser votre temps, sans négliger vos diverses contraintes
personnelles et professionnelles.
3. Choisir son sujet : tous les sujets sont bons en soi. Ce n'est pas un sujet qui fait la différence mais
plutôt l’approche novatrice que vous adoptez et l’orientation pratique que vous lui donnez. Ces éléments
concrétisent l'intérêt du mémoire.
4. Conduire sa recherche documentaire : il s’agit d’une phase essentielle, pourtant trop souvent
négligée, qui vous permet de structurer, compléter et affiner vos idées en vous reposant sur un socle de
connaissances reconnues par les professionnels.
5. Rédiger son plan détaillé pour l’agrément : cette étape inévitable concrétise votre premier pas vers
la formalisation de votre mémoire. Loin d'être une formalité, elle doit être abordée avec sérieux car elle
préfigure le fond de votre mémoire.
6. Rédiger son mémoire : c’est la phase souvent vécue comme la plus douloureuse. Vous constaterez
qu'en réalité, une bonne préparation en amont et quelques astuces rendent cet exercice fastidieux bien
plus aisé. Votre forme doit être au service de votre fond. Si votre mémoire n’est pas agréable à lire, les
messages passent moins bien, et ce, même si les messages sont bons.
7. Soutenir son mémoire : dernière étape d'un long parcours, la soutenance a pour objectif de démon-
trer que le candidat est capable de défendre ses idées comme un professionnel. Elle se déroule devant un
jury de deux examinateurs pendant une heure maximum.
[Bonus] Maîtriser les astuces bureautiques : votre logiciel de traitement de texte regorge d’outils –
souvent sous-exploités – qui vous font pourtant gagner un temps précieux.

8
Introduction

En bref, l’épreuve du mémoire teste trois compétences : vos capacités de réflexion (choix du sujet, plan
détaillé), votre expertise technique (fond du mémoire) et vos aptitudes commerciales (forme du
mémoire et soutenance).
Vous devez garder en tête que la soutenance n'est que l'aboutissement d’un long processus ; aucune
phase ne doit être négligée, au risque de mettre en danger les étapes suivantes du processus jusqu'à la
soutenance même. En fait, toutes ces étapes n’ont qu’un seul objectif : vous donner toutes les clés
pour convaincre votre jury lors de la soutenance !
Suivre à la lettre ce guide ne vous garantira pas à coup sûr une note de 10 à la soutenance mais il devrait,
au pire, contribuer à lever un certain nombre d’obstacles et, au mieux, vous permettre de gagner de
précieux points à cette épreuve qui représente un coefficient significatif dans la réussite du diplôme d’ex-
pertise comptable.
Vous l'aurez compris, le mémoire d’expertise comptable nécessite un travail personnel non négligeable.
Cet ouvrage propose des outils testés et approuvés pour y parvenir. En résumé, soyez méthodiques !

9
PARTIE 1

COMPRENDRE
LA PHILOSOPHIE
DE L'ÉPREUVE
L’objectif du mémoire d’expertise comptable vise à évaluer le candidat sur sa capacité à appréhender un
sujet théorique par le biais de son expérience professionnelle et y apporter des solutions concrètes et
pertinentes.
Le mémoire d’expertise comptable n’est pas un mémoire comme les autres. Il doit se conformer à un
ensemble d’exigences et de contraintes qui sont détaillées extensivement dans la documentation officielle
de l’épreuve, mais qui ne sont pas toujours faciles à appréhender.
Pour vous sensibiliser à cette épreuve particulière et à estimer les difficultés qui vous attendent, trois types
de documents sont particulièrement utiles : la note du jury à l'attention des candidats, le dossier d’agré-
ment et les rapports du président du jury.
Prenez impérativement le temps de lire ces trois documents avant de commencer votre projet de mémoire.
Ils vous donnent les modalités de l’épreuve mais également de précieux indices sur l’esprit de l’épreuve et
ce qu’attendent les examinateurs d'un mémorialiste.
1
Fiche
LA NOTE DU JURY
AUX CANDIDATS :
VOTRE POINT DE DÉPART
La note du jury est disponible librement sur le site du Services Interacadémique des Examens Comptables
(SIEC). Ce document d'une dizaine de pages détaille un certain nombre d'indications à suivre impérative-
ment dans la rédaction et la soutenance du mémoire. C'est une source d'information utile pour éviter des
erreurs grossières. Elle est mise à jour à chaque session d'examen (semestriel), avec de nouvelles demandes
à chaque mise à jour (forme de la bibliographie, présentation écrite, l’agrément, etc.).

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Épreuve n° 3 : mémoire
Nature : rédaction et soutenance d’un mémoire ayant trait à l’une ou plusieurs des activités relevant de l’expertise comp-
table ou du commissariat aux comptes
Durée de la soutenance : 1 heure maximum
Coefficient : 4
Note éliminatoire < 10/20

I Un sujet portant sur l’expertise comptable


ou le commissariat aux comptes
En termes de sujet, la note du jury précise que le mémoire doit être lié à l’expertise comptable ou au
commissariat aux comptes. Cela appelle deux remarques : d’une part, cela signifie que bien que vous
validiez le diplôme d’expertise comptable, vous pouvez tout à fait développer un sujet traitant unique-
ment de commissariat aux comptes, les deux métiers ayant un certain nombre de similarités ; d’autre part,
vous devez vous efforcer d’exploiter votre expérience dans l’expertise comptable ou le commissariat aux
comptes.

13
Partie 1 - Comprendre la philosophie de l'épreuve

II Un coefficient à ne pas négliger


La note du jury précise que le mémoire fait partie d’un ensemble de trois épreuves permettant de valider
le diplôme d’expertise comptable :
Réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du
Épreuve écrite n° 1 1
commissaire aux comptes
Épreuve écrite n° 2 Révision légale et contractuelle des comptes 3
Épreuve n° 3 Mémoire 4

Au vu des coefficients, il est évident que la note du mémoire est critique pour valider le diplôme puisqu'elle
représente 50 % de la note totale du diplôme.
Mais au-delà, il faut comprendre qu’un bon travail de mémoire vous permettra de compenser les notes
des deux autres épreuves, réputées beaucoup plus difficiles à valider. À titre d’information, la moyenne
de l’épreuve de déontologie tourne autour de 11 et la moyenne de l’épreuve de révision légale tourne
autour de 8.
De plus, à la différence des autres épreuves pour lesquelles la note éliminatoire est de 6, celle du mémoire
à 10 vous laisse beaucoup moins de marge de manœuvre : un mémoire médiocre compromet vos chances
de valider le diplôme en limitant les effets de la compensation des notes.
Autant d’arguments qui montrent que l’épreuve du mémoire n’est pas à négliger.

III Un exercice de réflexion basé sur la pratique


CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
Le mémoire est un exercice de réflexion (qui ne doit pas excéder 100 pages du début de l’introduction jusqu’à la fin de la
conclusion et hors annexes), sur un sujet proposé par le candidat et approuvé par le jury (procédure d'agrément).

Le mémoire est un exercice de réflexion, en ce sens, il se différencie complètement d’un rapport de stage,
comme vous avez pu en réaliser au cours de votre DCG et de votre DSCG. Tout en vous appuyant sur votre
expérience, vous devez mettre en perspective vos constats et en tirer des conclusions plus généra-
les, des modèles ou des positions, susceptibles de faire évoluer la profession.
Qu’il soit un exercice de réflexion ne signifie néanmoins pas qu’il s’agit d’un mémoire de recherche –
comme peut l’être la thèse pour les doctorants –, il devra garder une forte dimension pratique. C’est
là toute la difficulté de l’exercice, le mémoire d’expertise comptable doit s’appuyer sur votre expérience
tout en démontrant une certaine réflexion, mais il ne devra pas tomber dans les extrêmes : ce n’est ni un
rapport de stage descriptif, ni un mémoire de recherche conceptuel.
La note du jury donne les principes directeurs à suivre impérativement pour votre mémoire. Relisez-la
régulièrement.
14
2
Fiche
QUELQUES STATISTIQUES
A

Les rapports du président du jury donnent quelques éclairages en termes de statistiques :


Novembre Mai Novembre Mai Novembre Mai
Session
2016 2017 2017 2018 2018 2019
Nombre de mémoires
844 597 860 616 857 667
soutenus
% de candidats ayant
obtenu la moyenne 74,88 % 79 % 74,3 % 76,3 % 76,6 % 77,96 %
au mémoire
Note moyenne de
10,9 11,00 10,81 11,08 11,05 11,02
l’épreuve du mémoire

Notes maximales 19 [1]


18 [1] 18 [3] 18 [3] 18 [1]
[nombre de candidats 17 [2] 18 [4]
17 [3] 17 [42] 17 [2] 17 [5]
ayant obtenu cette 16 [22] 17 [8]
16 [13] 16 [17] 16 [20] 16 [14]
note] 16 [19]

Source : Rapports du président du jury des sessions 2016 à 2019


Ce tableau appelle plusieurs remarques :
– la session de novembre enregistre toujours plus de soutenances, ce qui est logique car il est
fort probable que de nombreux candidats mettent à profit leurs vacances d’été pour finaliser leur
mémoire ;
– u ne grande majorité (> 70 %) des candidats qui soutiennent le mémoire le valide à chaque
session, ce qui est plutôt rassurant ! Attention cependant, ces statistiques n’isolent pas les candidats
qui passent la soutenance pour la première fois et ceux qui la repassent pour la deuxième ou troi-
sième fois ;
– la moyenne est toujours légèrement supérieure à 10, qui est la note éliminatoire au mémoire.
Certes, avoir la moyenne permet de valider l’épreuve, mais vous comprenez en filigrane que si vous
faites seulement un travail correct, vous aurez autour de 10, ce qui ne vous permettra pas de com-
penser efficacement les notes des autres épreuves ;

15
Partie 1 - Comprendre la philosophie de l'épreuve

– 
depuis plusieurs années, la meilleure note obtenue au mémoire est 18 (la session de novembre
2018 a même enregistré un 19, pour la première fois depuis plusieurs sessions !). À chaque session,
des candidats y arrivent. Pourquoi pas vous ? Choisissez un sujet qui vous passionne et vous
l’atteindrez.
Tout est possible pour votre mémoire, les statistiques le prouvent.

16
3
Fiche
QUELQUES REMARQUES
DE FOND
A

Pour bien comprendre ce qui est attendu de cette épreuve, il est utile de s’intéresser aux critères d’appré-
ciation du mémoire et aux commentaires du jury à chaque fin de session.

I Les critères d’appréciation du mémoire


Le dossier d’agrément vous donne plusieurs clés sur les attentes d’un mémoire de DEC. L’examinateur doit
se prononcer sur un certain nombre d’éléments, tant sur le fond, la structure que sur la forme :
– 
l’originalité dans le choix du sujet et l’existence d’une véritable problématique ;
– 
la qualité de la recherche documentaire, matérialisée par la bibliographie et les informations sélec-
tionnées pour appuyer les développements ;
– 
pour la structure, il juge de l’adéquation du plan général au sujet, de l’adéquation des développe-
ments internes et de l’équilibre entre les chapitres, l’introduction et la conclusion ;
– 
l’intérêt et la richesse des idées exprimées, sous-tendues par une véritable expérience en la matière,
et un apport scientifique, technique et professionnel ;
– 
sur la forme, le style, la qualité de l’expression, l’orthographe et la présentation générale.

II Les observations générales issues de la note du jury


Le jury du diplôme d'expertise comptable se réunit à la fin de chaque session d'examen afin de délibérer
sur les résultats de la session. L'analyse des résultats appelle des observations générales sur la session qui
se termine mais aussi quelques commentaires spécifiques pour chacune des trois épreuves. Leurs rapports
fournissent de précieux indices sur la manière de mener un mémoire correctement.
En faisant la rétrospective sur les cinq dernières années, on se rend compte que les remarques portent
principalement sur un manque d’effort de réflexion de la part des candidats.
Ainsi, certains candidats aiment se rassurer en étayant leur mémoire d’annexes volumineuses sans
réelle utilité. Vos examinateurs ne sont pas dupes, ce n’est pas la quantité d’annexes qui masquera votre
manque de réflexion !

17
Partie 1 - Comprendre la philosophie de l'épreuve

De même, il est souvent fait état du manquement des candidats à réellement prendre en compte les
remarques des examinateurs, que ce soit lors de l’agrément ou en cas de deuxième soutenance. Cer-
tains candidats aiment tenter leur chance, pourtant l’épreuve du mémoire n’est pas un jeu de loterie. Faites
votre travail sérieusement et vous gagnerez à tous les coups.
Le rapport du président du jury déplore également souvent un manque d’actualisation des connais-
sances sur le sujet entre le dépôt de l’agrément, le dépôt du mémoire et la soutenance. Encore une fois,
abordez votre mémoire comme un vrai sujet digne de réflexion et non comme un simple exercice scolaire
qui s’arrête lorsque la cloche sonne.
Les remarques portent également souvent sur le formalisme du mémoire, à savoir la forme de la biblio-
graphie qui doit respecter les normes préconisées, les cas de deuxième soutenance qui implique la rédac-
tion d’une note spécifique à l’attention des examinateurs ou encore les impressions recto verso.
Votre mémoire sera le symbole de votre futur comportement professionnel.

18
4
Fiche
L’ESPRIT DU MÉMOIRE
D’EXPERTISE COMPTABLE
A

Au-delà des documents officiels, l’épreuve du mémoire d’expertise comptable vous permet de mettre en
œuvre un certain nombre de compétences essentielles pour un expert-comptable, qui vous accompagne-
ront tout au long de votre carrière

I Savoir s’appuyer sur vos pairs


Se construire un réseau, c’est finalement savoir s’entourer des meilleurs esprits, qui vous aideront à vous
sortir de toutes sortes d’embûches, y compris votre mémoire d’expertise comptable ! S'appuyer sur ses
pairs, c'est également construire votre réflexion à partir des publications réalisées par d'autres profes-
sionnels et les citer dans votre documentation. Ainsi, s’il est bien un travail individuel, le mémoire n’en est
pas pour autant un travail qui doit être réalisé de manière isolée. Faire appel à vos pairs n’est pas un
aveu de faiblesse, bien au contraire, votre démarche intellectuelle n’en est que renforcée.

II Savoir proposer de nouvelles approches


Être expert-comptable ne se limite pas à appliquer de manière implacable ce que vous avez appris lors
de vos études. Chaque mission que vous menez est spécifique, et vous devez apporter des solutions
adaptées à ces situations particulières à chaque fois. C’est ce qui vous permet de gagner des missions et
de vous différencier de vos confrères.

19
Partie 1 - Comprendre la philosophie de l'épreuve

III Savoir émettre un jugement professionnel


C’est la clé de voûte du métier d’expert-comptable, et vous devez mettre en œuvre cette compétence dès
l’écriture de votre mémoire. Émettre un jugement professionnel, c’est prendre en compte toutes les
informations qui vous sont nécessaires, les hiérarchiser puis prendre une position et l’assumer.
Malheureusement, encore trop de mémorialistes se focalisent sur des questions de forme au détriment de
leur fond, ou s’enferment dans des postures scolaires élèves/professeurs vis-à-vis de leurs examinateurs.
Sachez prendre du recul par rapport à ce que l’on vous dit et assumez vos prises de position. En clair,
occupez votre stature d’expert-comptable et démontrez votre professionnalisme face à vos examinateurs.

IV Savoir se conformer aux règles


Être expert-comptable, c’est conseiller les entreprises sur un ensemble de règles comptables, sociales, et
fiscales : les domaines d'intervention où il doit se conformer à des lois et des règlements ne cessent de
s'étendre.
Vous devez démontrer votre capacité à émettre un jugement professionnel au sein d’un cadre défini.
L’épreuve du mémoire vous impose un certain nombre de conditions (agrément, format du mémoire,
délais incompressibles) que vous devez respecter impérativement mais qui ne doivent pas pour autant
entraver votre capacité de jugement.

V Savoir gérer ses efforts sur la durée


Un expert-comptable gère généralement plusieurs missions de front, de complexité plus ou moins varia-
bles et de durée plus ou moins longues. Il en ira de même pour votre mémoire car, pendant au minimum
un an, vous devrez en parallèle composer avec vos contraintes personnelles et professionnelles.

VI Savoir satisfaire son client


Le métier d’expert-comptable a une composante commerciale car il faut savoir satisfaire ses clients. Pour
le mémoire, vos clients sont vos examinateurs. Pour les satisfaire, vous devez fournir un travail de qualité
et vous devez les en convaincre.

Votre mémoire devra apporter à la profession, se baser sur votre propre expérience tout en étant bien
documenté et construit.

20
5
Fiche
SE FAIRE ACCOMPAGNER POUR
RÉUSSIR SON MÉMOIRE ?
A

L'investissement que le mémoire nécessite représente souvent un obstacle majeur à l’obtention du DEC,
alors même que les candidats ont validé leur stage et les deux épreuves écrites. Il existe pourtant de nom-
breuses solutions d’accompagnement pour vous motiver dans cette épreuve de longue haleine.

I Les formations obligatoires du stage


Chaque année, les experts-comptables stagiaires ont l’obligation de suivre un certain volume de forma-
tions sur différents thèmes (management du cabinet, missions de l’expert-comptable, audit et commissa-
riat aux comptes, examen final).
En deuxième année, une journée est consacrée aux épreuves écrites, y compris le mémoire ; en troisième
année, une journée est dédiée à la préparation au mémoire. Ces deux journées constituent un premier
dépoussiérage de ce que l’on attend de vous. Mettez-les à profit pour poser toutes les questions qui vous
taraudent à votre animateur. On peut seulement regretter qu’elles soient programmées tardivement pour
les stagiaires qui ont bien anticipé les épreuves.
L’ensemble de ces formations sont sous-tendues par des modules de formation à distance. Vous y avez
accès librement tant que vous êtes stagiaire expert-comptable. Si votre stage est terminé, vous pouvez
néanmoins demander à conserver l’accès pour environ 35 euros par an le temps de passer les épreuves.

II Les organismes de formation


Un certain nombre d’organismes de formation proposent en complément des formations de préparation
au mémoire du DEC, outre les organismes officiels de l’OEC que sont le Centre de formation de la profes-
sion comptable (CFPC) et l'Asforef.

21
Partie 1 - Comprendre la philosophie de l'épreuve

Trois formats de formation sont généralement proposés, parfois sous forme de formule globalisée :
– des formations pratiques : elles sont découpées selon les étapes de l’épreuve du mémoire, à
savoir : aide à la rédaction de la demande d’agrément, aide à la rédaction du mémoire et aide à
la soutenance. Elles vous donnent un bon aperçu de l’épreuve, de la méthodologie à adopter, des
astuces et des pièges à éviter ;
– un coaching personnalisé : un professionnel est désigné pour vous accompagner personnellement
dans les étapes que vous choisissez selon votre besoin ou votre avancement : accompagnement
dans la rédaction du dossier d’agrément, aide à la rédaction du mémoire, relecture personnalisée ou
encore soutenance à blanc ;
– une mise en situation pour la préparation à la soutenance : vous effectuez une soutenance à
blanc dans les conditions d’examen avec un jury, qui vous fait ensuite une critique constructive de
votre prestation.

III Les associations


L’ANECS (Association nationale des experts-comptables et commissaires aux comptes stagiaires) organise
régulièrement dans chaque région des journées d’information et des regroupements de mémorialistes.
Cela vous sera d’une aide précieuse pour mieux comprendre les grandes lignes du mémoire et de partager
les solutions apportées avec vos homologues qui vivent les mêmes difficultés. L’adhésion coûte moins de
100 €.
De son côté, l’AMECAR (Association amicale des experts-comptables et commissaires aux comptes
retraités de la région Paris Ile-de-France) propose un service de relecture du mémoire à un tarif relativement
modeste (de 50 à 150 €). Les relecteurs sont sélectionnés parmi un vivier d’experts-comptables et commis-
saires aux comptes expérimentés ou retraités. Le tuteur qui vous est désigné s’engage à vous contacter
régulièrement (10 échanges de 2 heures en moyenne planifiés avec vous) pour vous accompagner dans
votre progression et vous apporter une aide rédactionnelle. En vous inscrivant à ce service, il vous est
demandé de vous engager expressément à réaliser un travail régulier entre chaque rendez-vous. Avec un
coach « sur votre dos », vous constaterez rapidement qu’il est plus facile de se motiver pour écrire !
Il y a généralement une forte demande pour ces services. Dès que vous avez obtenu votre agrément, ne
tardez pas à solliciter une inscription si vous souhaitez faire appel à ces associations.

IV Les forums en ligne


Enfin, vous pouvez vous appuyer sur les groupes de discussion entre candidats de type Compta Online
(www.compta-online.com) ou encore adopteunmemoraliste.com. Ils regorgent de réponses pratiques
intéressant directement tous les mémorialistes. Les forums y sont très actifs, n'hésitez pas à y poser vos

22
Fiche 5 - Se faire accompagner pour réussir son mémoire ?

questions. Ce sont également de bons vecteurs de motivation car ils vous donnent vraiment le sentiment
de ne plus être seul dans votre aventure et, qu’au contraire, plein d’autres candidats sont en train de trimer
sur leur mémoire en même temps que vous.

Vous n’avez que l’embarras du choix alors choisissez la formule qui vous convient le mieux en fonction de
votre budget, vos disponibilités, votre avancement et votre localisation.

23
PARTIE 2

ORGANISER
SON CALENDRIER
Toutes les étapes jusqu’à la soutenance ne peuvent être réalisées correctement que grâce à une gestion
du temps efficace ; elle doit intégrer toutes vos contraintes tant personnelles, professionnelles, que celles
imposées par votre stage d’expertise comptable. Être méthodique est une qualité-clé pour la réussite de
l’épreuve.
Pour le diplôme d’expertise comptable, vous devez jongler entre :
– la rédaction des rapports semestriels ;
– la demande d’agrément ;
– la rédaction du mémoire proprement dite ;
– les délais d’inscriptions ;
– les révisions et le passage des examens.
6
Fiche
L’INTERACTION ENTRE
LES RAPPORTS SEMESTRIELS
A ET LE MÉMOIRE
En tant que stagiaire d’expertise comptable, vous vous engagez, en plus de vos engagements profes-
sionnels, à respecter un certain nombre d’obligations. Vous devez notamment remettre quatre rapports
semestriels en deuxième et troisième années de stage. Si ces rapports ne représentent qu’une quinzaine
de pages, ils nécessitent néanmoins qu’il y soit consacré un minimum de temps.
Ne négligez pas vos rapports semestriels, votre attestation de fin de stage dépend d’eux. Si vous êtes en
retard dans la remise de ces obligations ou s’ils sont refusés par votre contrôleur de stage, votre date de
remise de l’attestation de fin de stage en est reculée d’autant, ce qui impacte par voie de conséquence
votre inscription aux examens, et donc votre soutenance de mémoire. Un retard peut en cacher un autre…
Au-delà de la simple contrainte administrative, vous devez envisager vos rapports semestriels comme un
véritable exercice de préparation à la rédaction du mémoire. Ils vont font acquérir des automatismes
tant en termes de capacité de concentration et de réflexion que de forme. Cela vous fera gagner un temps
précieux lors de la rédaction du mémoire proprement dite.
Les rapports semestriels constituent également un bon moyen d’explorer certaines problématiques,
notamment de mémoire. Servez-vous de ces obligations pour poser les premières pierres de votre mémoire.
Non seulement ils peuvent vous aider à identifier ou affiner votre sujet de mémoire, mais rien ne vous
interdit par la suite de recycler le fruit des réflexions de vos rapports semestriels directement dans votre
mémoire.
Ces rapports permettent même de tester par anticipation la valeur ajoutée potentielle de votre mémoire :
votre contrôleur de stage doit vous faire des commentaires sur vos rapports semestriels. Ces commentaires
sont autant d’éléments qui permettent d’alimenter votre réflexion lors de la rédaction de votre mémoire.
Trop de candidats perçoivent les rapports semestriels comme des obligations administratives liées au stage
à « tirage unique » sans y voir le potentiel qu’ils peuvent représenter pour le mémoire.
Dans cette idée, sachez par ailleurs que l’un des rapports semestriels doit obligatoirement porter sur le pro-
jet de notice du mémoire. Même si ce rapport se différencie de la procédure d’agrément à proprement par-
ler (pour rappel, l'organisation des épreuves du DEC est réalisée par l’Éducation nationale et non l'Ordre
des Experts-Comptables), il n’en constitue pas moins un excellent entraînement, qui maximise vos chances
qu’il soit accepté du premier coup. C’est autant de gagné au moment de vous inscrire aux examens.

Au lieu de vous disperser, servez-vous des rapports semestriels pour commencer les réflexions sur votre
mémoire dès le début du stage.
27
7
Fiche
ANTICIPEZ
VOTRE DEMANDE D’AGRÉMENT
A

L’agrément est une procédure imposée par l’Éducation nationale qui oblige que tout sujet de mémoire pré-
senté dans le cadre de la soutenance soit agréé au préalable par un examinateur. La demande d’agrément
est la deuxième contrainte que vous devez intégrer dans votre organisation. En effet, la procédure suit un
certain formalisme qu’il faut absolument respecter sous peine de ne pas pouvoir vous inscrire à
la session d’examen que vous souhaitez.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Le sujet du mémoire a trait à l'une ou plusieurs activités relevant de l'expertise comptable et/ou du commissariat aux
comptes. Le sujet du mémoire doit être proposé à l'agrément du jury national six mois au moins avant la date de début
des épreuves de la session au cours de laquelle le candidat souhaite soutenir.

En théorie, les demandes d'agrément peuvent être faites tout au long de l'année, mise à part pendant les
périodes de congés de juillet et août et de Noël. Néanmoins, un certain nombre de délais incompressibles
sont à prendre en compte.

Le premier élément à connaître est que le règlement de l’épreuve impose un délai minimum de six mois
pour envoyer le dossier d’agrément avant le début de la session au cours de laquelle vous voulez
soutenir votre mémoire.

En parallèle, sachez que les examinateurs doivent répondre à une demande d'agrément dans un
délai de deux mois maximum suivant la réception du dossier de demande d'agrément. Dans les faits, les
résultats sont plutôt obtenus dans un délai d'un mois – même si les examinateurs n'ont aucune obligation
de le faire.

Ne négligez pas non plus le fait que l'agrément puisse être rejeté et que vous soyez obligé de refaire une
demande. Sachez néanmoins qu’en cas de rejet, si vous adaptez votre notice rapidement en fonction des
commentaires de l'examinateur, vous avez généralement une réponse rapide dans les 15 jours (là encore,
ce n'est pas une obligation de la part de l'examinateur).

29
Partie 2 - Organiser son calendrier

Arrêté du 8 mars 2010, art. 2


« Le candidat garde le bénéfice de son agrément pour quatre sessions successives (soit deux ans). Ce délai court à partir
de la première session à laquelle le candidat est autorisé à se présenter, en tenant compte du délai de 6 mois entre la date
de dépôt de la demande d'agrément et la date d'ouverture de la période d'inscription aux épreuves. »

Enfin, sachez que l'agrément a une durée de validité maximale de deux ans. Selon votre avance-
ment, n’envoyez votre demande d’agrément trop tôt dans le but de vous prévenir du délai minimum de
six mois : vous perdriez le bénéfice de cet agrément avant même l'issue de votre stage, vous obligeant à
en représenter un. Partez sur le principe qu'il est inutile d'envoyer un agrément plus d'un an avant la fin
du stage.

À l’inverse, n’attendez pas d’avoir obtenu l'attestation de fin de stage pour envoyer votre demande d’agré-
ment ! Les deux procédures sont indépendantes. Si au moment de l’inscription à l’épreuve de soutenance
vous avez obtenu votre agrément mais que votre stage n’est pas encore terminé (mais qu’il le sera au
moment de la date d’ouverture de la session d’examen), il suffit de demander une attestation provisoire
de la part de l'OEC qui vous demandera de signer un engagement sur l'honneur à finir votre stage avant
le début des examens.

En résumé, pour maximiser vos chances, prenez l’hypothèse que votre première proposition sera refusée
et établissez un rétroplanning en conséquence.

Session 1 Session 2
Étape Durée
Mi-avril N+1 Mi-nov. N+1
Rédaction du rapport semestriel
portant sur le projet de notice +
Comptez 6 mois minimum Début janvier N au plus tard Début août N au plus tard
Rédaction de la première version
de l’agrément
Premier dépôt d’agrément Avant mi-juillet N Avant mi-février N+1
L’examinateur doit
Résultat de l’agrément par un
répondre dans un délai
examinateur => Refusé
de 2 mois maximum
Prise en compte des commen-
Comptez 1 mois minimum
taires
Second dépôt d’agrément Avant mi-octobre N Avant mi-mai N+1
L’examinateur doit
Résultat de l’agrément par un
répondre dans un délai
examinateur => Accepté
de 2 mois maximum
Début de session d’examen
Mi-avril N+1 Mi-novembre N+1
souhaitée

30
Fiche 7 - Anticipez votre demande d’agrément

Finalement, il s’écoule aisément un an et demi entre le moment où vous démarrez la rédaction de votre
agrément et votre soutenance. Il en découle que si vous envisagez de soutenir votre mémoire à la session
suivant directement la fin de votre stage, idéalement votre second rapport de stage devrait déjà
être la demande d'agrément. Au pire, cela doit être le troisième rapport. Vous bénéficierez ainsi des
commentaires éclairés de votre contrôleur de stage qui aura relu votre rapport semestriel.

Anticipez votre demande d’agrément, sans quoi vous serez bloqué pour passer l’examen !

31
8
Fiche
QUELLE STRATÉGIE DE RÉDACTION
ADOPTER DANS LE TEMPS ?
A

Votre planning reste incomplet tant que vous n’avez pas intégré le temps de rédaction du mémoire.
Dans ce travail de rédaction, il est primordial d'être régulier. N'espacez pas trop les périodes de rédaction
car autrement vous aurez besoin d’un temps pour vous réapproprier le sujet. On peut raisonnablement
estimer que chaque page du mémoire, hors annexes, nécessite au minimum quatre heures de tra-
vail en tenant compte du travail de recherche préliminaire, de la rédaction à proprement parler, de la mise
en forme et des relectures (soit 400 heures ou 2 mois pour un travail strictement minimal, sans annexes).
Selon votre façon de travailler et vos contraintes, plusieurs stratégies s’offrent à vous :
– 
étaler votre rédaction sur longue période : par exemple, consacrer l’équivalent d’une journée par
semaine sur une période d’un an (le week-end ou en soirée) ;
– 
regrouper votre rédaction sur une courte période, par exemple en consacrant plusieurs semaines
successives à la rédaction ;
– 
mixer les deux stratégies précédentes pour en retirer le meilleur de chacune.

I La rédaction étalée sur une longue période rédaction


étalée
Rédaction étalée

33
Partie 2 - Organiser son calendrier

La rédaction étalée sur une longue période a l’avantage de vous préserver du stress de l’urgence. Elle vous
permet de prendre le temps de laisser mûrir vos réflexions avec à la clé des développements généralement
plus pertinents. Si votre mémoire présente une partie empirique, cette stratégie vous laisse également le
loisir de mener un certain nombre d’entretiens, d’enquêtes et d’échanges avec d’autres professionnels, ce
qui vous permettra finalement d’être plus structuré et percutant dans vos réflexions. Elle vous donne enfin
le temps de peaufiner la forme de votre mémoire, qui reste importante, car elle peut orienter sensiblement
la perception finale que les examinateurs ont de votre mémoire.
Cette stratégie ne convient cependant pas à toutes les personnalités. En effet, le long terme vous donne
l’illusion que vous avez de toute façon le temps et peut vous amener à reporter constamment votre rédac-
tion. Lorsque vous prenez conscience de ce comportement, vous avez déjà perdu plusieurs mois. Il faut
être particulièrement scrupuleux à respecter le planning que vous vous étiez fixé au départ.
Si vous souhaitez retenir cette stratégie, répondez objectivement au préalable aux questions suivantes sur
vous-même, votre environnement et votre mémoire. Promis, personne ne saura ce que vous avez répondu
alors soyez honnête avec vous-même !
Question OUI NON
Je prends souvent beaucoup de temps à finaliser tous
les moindres détails de mes écrits (je suis perfec-
tionniste).
Je suis capable de mener des travaux sur la durée (je
suis endurant).
J’ai besoin de me fixer un planning pour me rassurer et
avancer (le stress m’immobilise).

J’ai besoin d’avoir le sentiment de maîtriser mon sujet


pour être convaincant.

J’ai peu de contraintes professionnelles et familiales


(pas d’enfants, possibilité de sortir à des heures rai-
sonnables du travail).
Mon mémoire nécessitera un travail de réflexion impor-
tant (développement de concepts).
Mon mémoire comportera une partie empirique (entre-
tiens, enquêtes, etc.).
Total

Si vous avez majoritairement répondu de manière affirmative à ces questions, cette stratégie devrait vous
convenir. Vous aurez de meilleures chances de réussir votre soutenance, tout simplement parce que vous
serez plus à l’aise pour exposer vos réflexions construites sur le long terme. Elles seront nécessairement
plus solides et donc plus difficiles à balayer par vos examinateurs.

34
Fiche 8 - Quelle stratégie de rédaction adopter dans le temps ?

II La rédaction regroupée sur une courte période


Rédaction intensive

Certains candidats optent pour une rédaction intensive pendant les vacances d'été ou d'hiver, soit par
préférence soit par contraintes. Avant de retenir cette stratégie, répondez-vous par l’affirmative à la série
de questions suivantes ?
Question OUI NON
Je prends souvent beaucoup de temps à finaliser tous
les moindres détails de mes écrits (je suis perfec-
tionniste).
Je suis capable de mener des travaux sur la durée (je
suis endurant).
J’ai besoin de me fixer un planning pour me rassurer et
avancer (le stress m’immobilise).
J’ai besoin d’avoir le sentiment de maîtriser mon sujet
pour être convaincant.
J’ai peu de contraintes professionnelles et familiales
(pas d’enfants, possibilité de sortir à des heures rai-
sonnables du travail).
Mon mémoire nécessitera un travail de réflexion impor-
tant (développement de concepts).
Mon mémoire comportera une partie empirique (entre-
tiens, enquêtes, etc.).
Total

35
Partie 2 - Organiser son calendrier

Sachez que rédiger un mémoire sur une courte période est fortement générateur de stress et peut vous
amener à percevoir cette tâche comme impossible au fur et à mesure que le temps file.
Ayez conscience que le temps que vous allez consacrer à votre mémoire sera sensiblement inférieur à
celui que vous auriez pris dans le cadre d’une rédaction étalée, entraînant inévitablement une forme ou
un fond moins aboutis. Si finalement vous vous rendez compte que n’avez pas suffisamment de temps
pour le finaliser, n’essayez pas de bâcler un travail pour le rendre dans les temps. Il est préférable que vous
reportiez votre soutenance.
Ne vous enfermez pas dans l’illusion que vous rattraperez vos écrits médiocres par une soutenance écla-
tante, car c’est tout simplement l’échec assuré ! Avez-vous déjà vu un produit bas de gamme emballé dans
un écrin luxueux ? Et si oui, quelle a été votre impression ?
Par ailleurs, cette stratégie a un effet psychologique pervers : compte tenu de l’intensité des efforts que
vous allez mettre dans ce travail sur une période si courte, vous allez paradoxalement avoir une perception
positive très surestimée de votre travail. En cas d’échec, votre sentiment d’injustice n’en sera que décuplé
et vous en voudrez encore plus fortement à vos examinateurs de ne pas avoir été capables de reconnaître
vos efforts.
Êtes-vous capable d'encaisser l'échec en cas de soutenance défaillante que ce soit sur le fond ou la forme ?
Vous aurez tellement mal vécu cette période, la rédaction en stress, le doute pendant l’attente, et la sou-
tenance déplorable à la fin, que vous aurez beaucoup de mal ensuite à remonter la pente pour repasser
l’épreuve.
Choisissez cette stratégie en connaissance de cause, sans quoi elle peut vous démotiver fortement de
cette épreuve de manière irrémédiable : vous voulez vous débarrasser rapidement de cette épreuve mais
finalement, vous risquez de la traîner plusieurs années, avec un fort risque d’abandon en cours de route.
Vous l’aurez compris, nous la déconseillons fortement !

36
Fiche 8 - Quelle stratégie de rédaction adopter dans le temps ?

III Le mix des deux stratégies


Rédaction alternée

Si aucune de ces deux stratégies ne semble vous correspondre particulièrement, nous vous suggérons
d’adopter une approche mélangée :
– 
travaillez régulièrement sur votre mémoire en formalisant les éléments de réflexion (développement
de concepts, schémas) et les parties empiriques (enquêtes, entretiens) en essayant d'y consacrer au
moins une journée systématique par semaine ;
– 
en parallèle, tout au long de l’année, organisez-vous quelques périodes d’une à deux semaines de
rédaction intensive avec un objectif de nombre de pages à finaliser.
Nous ne pouvons que vous conseiller cette stratégie, qui vous permettra d’introduire une certaine flexi-
bilité dans votre planning de rédaction par rapport à vos diverses contraintes, tout en exploitant l’effet
bénéfique du stress qui vous pousse à finaliser régulièrement un certain nombre de pages.

IV Prévoir des pauses


Dans les exemples précédents, nous avons retenu comme hypothèse une rédaction sur une année, mais
si vous pouvez vous le permettre, nous vous recommandons même d’étaler votre travail de rédaction sur
deux ans. Vous pourrez ainsi plus facilement y inclure des périodes de pause et de relecture :
– prévoir un temps pour la récupération : quelle que soit la stratégie que vous retenez, prévoyez
dans votre planning de rédaction des périodes tampon qui vous permettront de ne pas mettre en
danger votre rédaction en cas d'imprévus (maladie, surcharge de travail). Par ailleurs, outre de servir

37
Partie 2 - Organiser son calendrier

de tampon, ces périodes sont utiles pour prendre du recul par rapport à votre mémoire et récupérer
de l'énergie. Lorsque vous reprenez la rédaction quelques semaines ou quelques mois plus tard,
votre esprit est beaucoup plus frais et vous voyez de nouveaux éléments que vous étiez incapable
de saisir jusque-là ;
– prévoir un temps pour la relecture : dans votre temps de rédaction, n’oubliez pas non plus
d’inclure un temps de relecture. Ayez en tête que vous avez peu d’emprise sur ce temps car les
personnes que vous sollicitez ont leurs propres contraintes personnelles et professionnelles. Même
si vous les connaissez bien, anticipez en les prévenant suffisamment tôt et validez bien avec elles la
période à laquelle vous leur soumettez votre mémoire.
En prenant en compte les recommandations précédentes, le planning suivant est idéal car il alterne des
phases de rédaction étalée et intensive, tout en prévoyant des phases de récupération, de réflexion ou de
recherche ainsi que de relecture, le tout sur une période de deux ans. Les pauses apportent une certaine
souplesse car, en cas de contrainte, les blocs peuvent être facilement avancés ou reculés. Une dernière
remarque : n'oubliez pas de compter le temps de préparation des annexes dans votre temps de rédaction !

Planning de rédaction (en % du total de pages à rédiger)

Sachez doser vos efforts comme un sportif, en alternant des exercices de force et d’endurance et en ména-
geant des périodes de récupération.

38
9
Fiche
PASSER LES TROIS ÉPREUVES
D’UN COUP ?
A

La première fois que vous passez le DEC, vous avez le choix de vous inscrire soit aux deux épreuves écrites
(révision légale et déontologie), soit aux trois épreuves directement. Il n’est pas possible de s’inscrire au
mémoire seul, sauf si vous avez déjà validé les deux autres épreuves.
Pour rappel, l’examen du diplôme d’expertise comptable compte deux sessions d’examens par année
civile : la première se déroule généralement entre le 15 avril et le 15 mai ; la seconde a lieu généralement
entre le 15 novembre et le 15 décembre. Vous pouvez être convoqué à la soutenance de votre mémoire
à tout moment pendant cette période, avant ou après les examens écrits. Consultez le site du SIEC pour
avoir les dates précises chaque année.
Deux stratégies s’offrent à vous. Soit vous décidez de passer les trois épreuves à la fois, soit vous passez les
deux épreuves écrites (indissociables) et vous soutenez votre mémoire à la session suivante.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Si le candidat souhaite passer son diplôme en deux fois il doit, lors de la première inscription, s’inscrire à l’épreuve écrite
n° 1 (réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes) et à l’épreuve
écrite n° 2 (révision légale et contractuelle des comptes) puis, lors d’une session suivante, s’inscrire aux épreuves écrites
non obtenues lors des sessions précédentes ainsi qu’à la soutenance du mémoire.

I Comprendre le mécanisme de compensation et


de report des notes
Arrêté du 28 mars 2014, art. 3, al. 2
« Le diplôme d’expertise comptable est décerné aux candidats qui ont obtenu pour l’ensemble des trois épreuves une
moyenne générale au moins égale à 10 sur 20 sans note éliminatoire. Est éliminatoire toute note inférieure à 6 sur 20
pour les épreuves n° 1 et n° 2 et, pour l’épreuve n° 3, toute note inférieure à 10 sur 20. »

39
Partie 2 - Organiser son calendrier

En clair, toute note inférieure à la moyenne est définitivement perdue pour les sessions suivantes. Cependant, il faut
savoir que le règlement du DEC permet la compensation des notes obtenues dès lors que la moyenne générale aux
trois épreuves est au moins égale à 10 sans note éliminatoire.
Pour clarifier cette règle, illustrons le parcours de deux candidats :
Candidat A – 1re session Candidat B – 1re session Candidat B – 2e session
Candidat B – 3e session
Épreuves simultanées, Épreuves dissociées, Épreuves simultanées,
Épreuves dissociées,
avec notes inférieures avec notes inférieures avec une note élimina-
avec une note reportée
à la moyenne à la moyenne toire
Note inférieure à la Note inférieure à la Note inférieure à la Note inférieure à la
Épreuve n° 1 moyenne sans être moyenne sans être moyenne sans être moyenne sans être
éliminatoire (ex. : 9/20) éliminatoire (ex. : 9/20) éliminatoire (ex. : 9/20) éliminatoire (ex. : 9/20)
Note inférieure à la Note inférieure à la Note inférieure à la
Note éliminatoire
Épreuve n° 2 moyenne sans être moyenne sans être moyenne sans être
(ex. : 5/20)
éliminatoire (ex. : 6/20) éliminatoire (ex. : 6/20) éliminatoire (ex. : 6/20)
Report de note : Note
Note supérieure ou égale à Note supérieure ou égale
Épreuve n° 3 supérieure ou égale à la
la moyenne (ex. : 14/20) à la moyenne (ex. : 14/20)
moyenne (ex. : 14/20)
Moyenne supérieure ou
égale à la moyenne : 10/20
=> Le candidat est ajourné
Moyenne supérieure ou Le candidat ne peut pas Moyenne supérieure ou
pour cause de note
égale à la moyenne : conserver ses notes et égale à la moyenne :
Résultat éliminatoire
10,37/20 devra repasser les épreuves 10,37/20
Le candidat pourra reporter
=> Le candidat est reçu n° 1 et n° 2. => Le candidat est reçu
sa note de l’épreuve n° 3 et
devra repasser les épreuves
n° 1 et n° 2.

Le tableau ci-avant appelle plusieurs commentaires :


– 
le Candidat A valide son diplôme dès la première session, alors même qu’il a deux notes inférieures à la
moyenne ;
– 
le Candidat B en première session a obtenu les mêmes notes que le Candidat A aux épreuves n° 1 et n° 2.
Pourtant, il ne pourra pas les conserver et devra les repasser ;
– 
le Candidat B en deuxième session a obtenu les mêmes notes que le Candidat A aux épreuves n° 1 et n° 3, et la
même note à 1 point près à l’épreuve n° 2. Comme le Candidat A, il a même obtenu la moyenne à l’ensemble
des épreuves. Pourtant, à cause de la note éliminatoire, il est ajourné et ne pourra conserver que la note de
l’épreuve n° 3 ;
– 
le Candidat B en troisième session valide finalement son diplôme. Par rapport au Candidat A, il a dû passer trois
fois les épreuves n° 1 et n° 2 pour l’obtenir, en ayant pourtant au final strictement les mêmes notes.
En résumé, le système de compensation permet de valider des notes inférieures à la moyenne qu’il n’aurait pas été
possible de reporter autrement. Utilisez-le à votre avantage !

40
Fiche 9 - Passer les trois épreuves d’un coup ?

II La stratégie de compensation des notes


Pour cette raison, certains candidats décident de passer les trois épreuves en même temps. Si vous suivez
cette stratégie, vous avez statistiquement des chances de réussite bien plus importantes que la moyenne
de candidats. Cette option est d’ailleurs fortement recommandée par l’Ordre des Experts-Comptables.
L’inconvénient est bien sûr que vous cumulez la charge de travail de rédaction du mémoire avec la révision
des épreuves écrites. Mais si cette stratégie est ambitieuse, elle n’est pas pour autant insurmontable !
Faisons un calcul rapide : si vous obtenez les notes à la limite de l’élimination aux deux épreuves écrites,
soit 6/20, il vous faudra seulement un 14/20 au mémoire pour les compenser !
Note obtenue Coefficient Note pondérée
Épreuve n° 1 6/20 1 6
Épreuve n° 2 6/20 3 18
Épreuve n° 3 14/20 4 56
Total 8 80

80/8 = 10
Aussi étonnant que cela puisse paraître, vous n’avez pas besoin de viser plus haut que 14/20 au mémoire
pour valider votre diplôme ! Nous ne sommes pas en train de dire que dans ce cas, il faut faire le minimum
d’effort sur le mémoire ; bien au contraire, si la moyenne chaque année est de 10, est-ce que cela ne
vaudrait pas le coup de mettre tous ses efforts pour grappiller 4 points en plus au mémoire afin d’avoir au
minimum 14 ?
Autrement dit, chaque point en plus obtenu au mémoire compense un point en moins aux deux autres
épreuves :
– 
un 14 au mémoire vous permet d’avoir 6 aux deux épreuves écrites ;
– 
un 13 au mémoire vous permet d’avoir 7 aux épreuves écrites ;
– 
un 12 au mémoire vous permet d’avoir 8 aux deux épreuves écrites ;
– 
un 11 au mémoire vous permet d’avoir 9 aux deux épreuves écrites.
Ainsi, si vous obtenez une note en dessous de 12 au mémoire, il vous sera difficile d’obtenir le diplôme
sachant que chaque année la moyenne générale aux deux autres épreuves ne dépasse pas 9.
En résumé, si vous souhaitez optimiser vos efforts pour le diplôme, vous devez viser une note entre 12
et 14 au mémoire. Sachez néanmoins que chaque année, l’Ordre des Experts-Comptables décerne le prix
des meilleurs mémoires parmi les mémoires ayant obtenu plus de 14 : soyez ambitieux !
Certes, passer vos épreuves en dissocié à l’avantage de vous permettre de focaliser sur chaque épreuve,
mais elle prend nécessairement plus de temps pour obtenir le diplôme (au minimum deux sessions) et la
compensation n’est pas possible avec le mémoire, ce qui amoindrit statistiquement vos chances d’avoir le
diplôme et risque de vous décourager à long terme.

41
Partie 2 - Organiser son calendrier

Même si elle demande plus d’efforts, nous vous conseillons de privilégier la stratégie des trois épreuves en
même temps, avec une inscription à la session de novembre, afin de mettre à profit l’été précédent pour
votre rédaction et vos révisions.

Avec un peu d’organisation et en appliquant la méthodologie décrite dans ce guide, vous devriez être
suffisamment armé pour réussir votre diplôme en une seule session !

42
10
Fiche
ORGANISEZ VOTRE PROJET

Maintenant que vous avez clairement en tête les différents jalons de votre stage d’expertise comptable, il
est temps d'organiser vos tâches.
Pour faire un parallèle avec la gestion de projet, vous devez justement envisager votre mémoire comme
un projet. Vous avez à prendre en compte d'une part des contraintes de délai et de ressources, et d'autre
part l’interdépendance entre les différents jalons. Certaines étapes peuvent être menées en parallèle,
d’autres sont sur le chemin critique. Tout au long de ce projet, vous avez également besoin de solliciter
diverses personnes, qui ont elles-mêmes des contraintes.

I Construisez votre rétroplanning


Logiquement – comme dans tout projet – un planning prenant en compte toutes ces dimensions vous
permet d’y voir plus clair.
Ce planning doit être établi dès le début de votre stage. Même si l'échéance vous parait lointaine,
vous vous rendrez compte en construisant ce planning qu’entre vos obligations de stage, vos obligations
professionnelles et vos révisions, le temps vous est compté pour la rédaction de votre mémoire dès votre
entrée en stage. Si, de surcroît, vous souhaitez passer la soutenance de votre mémoire à l'issue des trois
ans de stage, le respect de ce planning devra être implacable.
Le point de départ de ce planning est votre date d’entrée en stage, qui conditionne directement la pre-
mière session d’examen à laquelle vous pouvez vous inscrire et soutenir votre mémoire. Ainsi pour un
stage commençant en janvier, vous pouvez vous inscrire en première session à celle de mai ; pour un
stage commençant en juin, votre première session est celle de novembre. Cela n’est pas forcément sans
conséquence si vous souhaitez mettre à profit vos vacances d’été pour la rédaction de votre agrément et
de votre mémoire.

43
Partie 2 - Organiser son calendrier

Pour vous aider, complétez ce modèle de rétroplanning avec vos propres dates :
Exemple de
planning avec
Session 1 Session 2 Vos propres
Obligation # Étape un début de
Mi-avril N+3 Mi-nov. N+3 dates
stage en juin
2020
Date d’entrée
STAGE 1 Le 1er jour du mois de l’inscription 1er juin 2020
en stage
Remise du 1er rapport Avant la fin du 1er semestre de la 1er décembre
STAGE 2
semestriel 2e année 2021 au plus tard
Remise du 2e rapport Avant la fin du 2e semestre de la 1er juin 2022
STAGE 3
semestriel 2e année au plus tard
Prévoir 6 mois Prévoir 6 mois
minimum avant minimum avant
Début de rédaction
la fermeture des la fermeture des À partir de
MÉMOIRE 4 de l’agrément et
inscriptions inscriptions juillet 2022
du mémoire
=> Avant mi-août => Avant fin
N+2 février N+3
Remise du 3e rapport Avant la fin du 1er semestre de la 1er décembre
STAGE 5
semestriel 3e année 2022 au plus tard
6 mois minimum 6 mois minimum
avant le début avant le début
de la session + de la session +
Premier dépôt
MÉMOIRE 6 3 mois en cas 3 mois en cas 1er février 2023
demande d’agrément
d’agrément refusé d’agrément refusé
=> Avant mi-juil- => Avant mi-fé-
let N+2 vrier N+3
Résultat de la
MÉMOIRE 7 première demande 2 mois maximum après le dépôt 1er avril 2023
d’agrément
6 mois minimum 6 mois minimum
Si agrément refusé, avant le début de avant le début de
MÉMOIRE 8 second dépôt la session la session 30 avril 2023
demande d’agrément => Avant mi-oc- => Avant mi-mai
tobre N+2 N+3
Résultat de la
2 mois maximum après le dépôt (dans
MÉMOIRE 9 seconde demande 30 juillet 2023
les faits, généralement 15 jours)
d’agrément
Avant la fin du 2e semestre de la 1er juin 2023
STAGE 10 4e rapport semestriel
3e année au plus tard

44
Fiche 10 - Organisez votre projet

Attestation de fin de À partir du 1er juin


STAGE 11 3 ans après l’inscription en stage
stage 2023
Environ 2 mois Environ 2 mois
Fermeture des avant le début de avant le début de
EXAMENS 12 31 août 2023
inscriptions la session la session
=> Mi-février N+3 => Fin août N+3
Révision des examens
Sep. / Oct. / Nov.
EXAMENS 13 écrits + Préparation à 1 mois minimum
2023
la soutenance
Examens écrits + Session 1 : Session 2 :
À partir du 15
EXAMENS 14 Soutenance du Mi-avril / Mi-mai Mi-nov. / Mi-déc.
novembre 2023
mémoire N+3 N+3
Session 1 : Juillet Session 2 : Janvier
EXAMENS 15 Résultats 15 janvier 2024
N+3 N+4

Si les 18 premiers mois de stage sont relativement calmes en termes d’obligations de stagiaire, les dif-
ficultés commencent par la remise du premier rapport semestriel au bout d’un an et demi. Le rythme va
s’intensifier progressivement avec une dernière année en apothéose pendant laquelle vous devez jongler à
la fois entre vos deux derniers rapports semestriels, votre demande d’agrément, votre rédaction et vos révi-
sions. Anticipez cette accélération en rendant dès la première année plusieurs rapports semes-
triels (cela n’est pas interdit) et en débutant la rédaction de votre agrément et de votre mémoire
dès la deuxième année.
Par ailleurs, si vous souhaitez obtenir votre diplôme dès la première session qui suit la fin de votre stage,
vous n’avez pas d’autre choix que d’inverser certains séquencements logiques : vous déposerez
probablement votre demande d’agrément avant même de soumettre votre rapport semestriel portant sur
le projet de notice à votre contrôleur de stage ; plus encore, vous devrez certainement débuter la rédaction
de votre mémoire avant même d’avoir le résultat de votre agrément.
C'est certes un pari risqué au cas où votre demande d’agrément serait refusée ; mais paradoxalement, si
vous arrivez à estimer objectivement que votre sujet est valable, cela renforce au contraire vos chances
d'obtenir votre agrément car cela vous aide à structurer le plan et à expliciter les justifications de votre
agrément. Gardez cependant en tête que tant que l'agrément n'a pas été obtenu, rien n'est acquis.
Finalement, vous constaterez que les trois années passent bien vite au vu des différentes contraintes et
obligations qui sont attendues de vous.
Plus spécifiquement sur le mémoire en termes de charge, vous pouvez raisonnablement considérer que la
rédaction de votre agrément, si vous menez un travail abouti, prend la même charge que la rédaction du
mémoire à proprement parler. En parallèle, un temps suffisant consacré à votre recherche documentaire
vous permet de réduire d’autant la charge utilisée pour la rédaction du dossier d’agrément et du mémoire,
car vos idées sont déjà fixées.

45
Partie 2 - Organiser son calendrier

Répartition de la charge estimée (en % du total de temps à consacrer au mémoire)

II Ordonnancez vos tâches


Nous vous conseillons d'utiliser des outils de gestion de projet simplifiés, de type Trello (trello.com). Cet
outil d'ordonnancement des tâches vous permet d'organiser vos tâches sous forme de cartes que vous
pouvez déplacer d'une liste à l'autre.

46
Fiche 10 - Organisez votre projet

Voici une proposition d'organisation :


– d ans la colonne « À faire », notez au fur et à mesure toutes les tâches auxquelles vous pensez. Sachant
que c'est un outil en ligne, vous pouvez y accéder de n'importe où pour noter les idées qui émergent ;
– d ans la colonne « En cours », vous déplacez les tâches sur lesquelles vous souhaitez travailler cette
semaine ;
– au fur et à mesure que les tâches sont terminées, vous les déplacez dans la colonne « Fait ». Idéalement,
vous créez une nouvelle colonne « Fait » pour chaque semaine de travail. Cela vous permet de constater
le travail accompli régulièrement et vous motive à continuer dans cette direction.

Commencez votre réflexion sans tarder ! L’épreuve de soutenance s’anticipe à long terme, sous peine
de se retrouver empêché par les règles strictes de l’épreuve tant sur les dates butoirs que sur les délais
incompressibles !

47
PARTIE 3

CHOISIR
SON SUJET
Le point de départ du mémoire est bien évidemment de choisir son sujet. Étape apparemment aisée, elle
constitue en réalité une des difficultés majeures de l’exercice.
De la bonne orientation du sujet dépendent toutes les autres étapes. Un choix mal avisé a des répercus-
sions sur l’ensemble de votre travail. Si vos examinateurs jugent que votre sujet n’est pas digne d’intérêt
pour la profession, vous avez peu de chance d’avoir la moyenne malgré de bonnes qualités rédactionnelles.
11
Fiche
VOUS DEVEZ APPORTER
À LA PROFESSION !

En réalité, tous les sujets sont bons en soi. Ce n'est pas un sujet qui fait la différence ; c'est l’approche
novatrice que vous adoptez, et c'est l’orientation pratique que vous lui donnez, qui concrétisent l'intérêt
du mémoire.
Vous devez vous demander en permanence : « Est-ce que ce que je suis en train d'écrire apporte à la pro-
fession ? » Cette question doit vous poursuivre tout au long de la rédaction du mémoire.
Il faut faire le lien avec la profession. Elle peut être autrement formulée ainsi : « Est-ce que ce que je
suis en train d'écrire concerne spécifiquement la pratique des experts-comptables ou des commissaires
aux comptes ? » Si la réponse à cette question est non, réfléchissez et trouvez un angle d'approche qui
s’applique à un expert-comptable ou un commissaire aux comptes.
Ce que vous écrivez doit être novateur pour le métier. Il doit introduire de nouveaux éléments de
réponse à la profession qui n’ont pas été traités dans des études précédentes. La nouveauté n'est pas
forcément liée au sujet que vous traitez, elle peut être dans l'approche originale que vous allez suivre pour
développer votre sujet. Votre sujet doit être tourné sur l’avenir : a-t-il un intérêt pour l’année prochaine ?
Cet impératif d’apport à la profession a d’autres implications majeures

I Priorité à l’analyse
Votre mémoire doit être essentiellement analytique. Cela signifie qu’il ne doit pas se contenter de
décrire statiquement un ensemble de règles ou de théories applicables. Vos examinateurs sont désignés
par rapport à leur connaissance de la discipline ou du secteur d’activité que vous traitez, ce n’est pas une
modeste synthèse documentaire qui va les impressionner.
Vous pouvez évidemment inclure des parties descriptives nécessaires (historique, explication d’un dispo-
sitif), mais elles doivent rester limitées. Au total, nous vous conseillons de limiter vos parties descriptives
au maximum à 25 % du mémoire. De même, il est tout à fait possible de faire référence à des concepts
théoriques en les rappelant brièvement à condition qu’ils viennent appuyer votre démonstration.

51
Partie 3 - Choisir son sujet

Imaginez-vous valider l’épreuve avec un sujet tel que : « Les spécificités fiscales et comptables de la bou-
cherie-charcuterie » ? Un tel mémoire ne serait a priori que la compilation d’informations disponibles dans
les livres ou les documentations techniques. Il serait essentiellement descriptif et n’offrirait que peu d’in-
térêt pour vos examinateurs… à moins qu’il ne développe une problématique très spécifique non résolue
dans les textes, pour laquelle vous proposeriez une solution exploitable pour d’autres clients ; auquel cas,
il serait judicieux de mieux préciser votre titre !

II Démarquez-vous de vos pairs


Évitez de choisir un sujet qui a déjà été traité par un autre candidat lors d’une session précédente. Vous
pouvez aisément vérifier cela en parcourant les mémoires publiés sur la base de données documentaire en
ligne de l’Ordre des Experts-Comptables (www.bibliobaseonline.com).
Si le sujet a déjà été traité, ne vous découragez pas : n'abandonnez pas un thème qui vous tient à cœur,
au contraire, recherchez un sujet encore plus original. Rappelez-vous qu’à travers l’histoire des hommes,
les contraintes ont souvent été à l’origine de démarches innovantes qui n'auraient jamais été envisagées
autrement.
Pour vous aider, parcourez le plan de votre « rival », voire achetez son mémoire, vous y trouverez forcé-
ment des éléments de divergence à exploiter. En effet, votre expérience – parce qu’elle est personnelle –
vous permettra d’identifier des approches qui n'ont pas été traitées dans le mémoire concurrent.
Si malgré tout, l'approche vous semble fortement similaire et que vous ne voyez pas de moyen de vous
démarquer, seulement alors, changez de sujet, et posez-vous la question « Est-ce que le sujet que j’avais
choisi se basait suffisamment sur mon expérience personnelle ? ». Normalement, si un sujet est tiré de
votre expérience spécifique, vous devriez toujours trouver un moyen de vous démarquer.
Par exemple, un sujet portant sur « Comment déterminer la provision pour grosses réparations ? » peut
paraître tout à fait banal et déjà vu, mais si vous l’illustrez avec une typologie spécifique de clients issus
de votre portefeuille (ex. : compagnie aérienne, mutuelle, blanchisserie industrielle, etc.), votre mémoire
prend un tournant bien plus orignal.

III Applicable en pratique


Pensez en termes de « réemployabilité » de votre mémoire. Votre mémoire doit apporter à la pro-
fession, dans le sens où il doit pouvoir être réutilisé par vos futurs confrères qui souhaiteraient développer
une mission correspondant à votre sujet de mémoire. Pour pouvoir l’apprécier, posez-vous simplement ces
questions : « Un confrère serait-il en mesure de développer une mission en ayant à sa seule disposition
mon mémoire ? » « Votre sujet est-il susceptible de mobiliser 30 experts-comptables lors d’un congrès ? »

Abordez votre mémoire comme s'il s'agissait d'une thèse : votre mémoire doit faire avancer la connais-
sance dans la profession comptable !
52
12
Fiche
UN SUJET QUI
VOUS CORRESPOND

Écrire un mémoire est un travail de longue haleine. Si vous le vivez comme un exercice imposé, si le sujet
que vous avez choisi ne vous intéresse que modérément, vous avez de grandes chances de ne jamais
arriver au bout de ce mémoire. Personne n’est capable de tenir un effort longtemps s’il n’y a pas de moti-
vations autres qui le poussent à se dépasser

I Un sujet qui vous passionne


La première clé pour vous motiver naturellement est de choisir un sujet qui vous passionne. Vous n’allez
pas écrire un mémoire pour le plaisir de l’écrire, mais pour le plaisir de mener une démarche intellectuelle.
Si vous devez passer 400 heures – au grand minimum – sur votre mémoire, autant que vous soyez motivé
par votre sujet !
Attention cependant, le fait que le sujet vous passionne ne doit pas vous faire perdre de vue qu'il doit
également intéresser les lecteurs du mémoire. Trouvez le juste milieu entre votre intérêt et celui de vos
lecteurs. Il faut au passage souligner que votre jury est composé, autant que possible, d’un professeur
et d’un professionnel de la comptabilité (expert-comptable ou commissaire aux comptes). En ce sens, le
mémoire doit satisfaire les deux publics, c’est-à-dire développer une approche technique, complétée
par un apport pratique.
Par ailleurs, vos examinateurs ont potentiellement dix à trente ans de plus que vous, avec l'expérience
qui va avec, ils ne sont pas forcément sensibles aux mêmes éléments que vous. Évitez les sujets trop
futuristes pour la profession. Malgré leur intérêt certain, si vos développements sont mal amenés, vos
examinateurs risquent plus facilement de ne pas adhérer et de recaler votre mémoire.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Le sujet choisi doit être limité : les candidats ont souvent une tendance à choisir des sujets trop vastes, ce qui les rend
évidemment difficiles à traiter en cent pages et ce qui les rend aussi souvent superficiels puisque les développements à
faire deviennent très longs. Le sujet du mémoire ne doit pas être strictement descriptif.

53
Partie 3 - Choisir son sujet

Ne soyez pas non plus trop présomptueux : ne choisissez pas un sujet trop vaste ou trop ambitieux.
Lorsque l'on démarre un projet d'écriture, on peut facilement s’auto-convaincre que son sujet fera toute la
différence. Puis, au fur et à mesure de l'écriture, on se rend compte que l'on n'a pas tellement d'éléments
et l'on commence à faire l'impasse sur certaines parties à cause du temps ou autre. Finalement, on se
retrouve à rendre un travail médiocre qui ne fait que survoler le sujet sans vraiment l’approfondir.

II Un sujet en lien avec votre expérience


CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
Le sujet choisi est généralement beaucoup mieux traité par le candidat s’il a fait l’objet de travaux pendant son stage
professionnel. Quelles que soient les conditions dans lesquelles ce stage a été effectué, il est presque toujours possible
de trouver un sujet de mémoire parmi les activités traitées pendant le stage. Ainsi, de nombreux sujets peuvent être pro-
posés à partir de missions menées dans des entreprises d’un secteur (bâtiment, restauration, etc.) car, à partir de thèmes
généraux (difficultés comptables ou fiscales, guide de révision, etc.), il y a souvent un sujet, basé sur une expérience
personnelle, qui expose les solutions apportées par le candidat aux problèmes rencontrés.

La deuxième clé est de vous appuyer sur votre expérience. Vos examinateurs maîtrisent généralement
mieux que vous les aspects théoriques. En revanche, ils ne connaissent pas forcément les difficultés et
écueils spécifiques auxquels vous avez été confronté sur le terrain et les solutions concrètes que vous y avez
apportées. Ils sont ainsi davantage intéressés par un sujet qui développe le raisonnement, les hypothèses et
les choix que vous avez retenus dans le cadre de vos missions. Votre mémoire en est d'autant plus concret,
percutant, et spécifique. Ce point est d’ailleurs mis en avant dans le dossier d’agrément puisque vous
devez justifier en quoi votre expérience professionnelle apporte à votre sujet.
Idéalement, il faut pouvoir se baser sur plusieurs expériences, qui vous permettront de faire des
extrapolations et des comparaisons entre vos différentes missions. N'avoir qu'une seule expérience sur le
sujet peut s'avérer trop limité.
Dans les cas extrêmes, certains étudiants décident d'écrire un mémoire sur un sujet qu'ils ont rarement
traité dans la vie réelle. Si ces initiatives – louables – ne doivent pas être découragées car elles font état
d'une véritable ouverture d'esprit de la part des candidats, gardez néanmoins à l’esprit le fait que leur
travail en est d'autant plus ardu. Il ne faut pas sous-estimer la courbe d'apprentissage qui implique
qu’il faille nécessairement plus de temps pour assimiler chaque nouveau concept. Le mémoire est déjà un
travail long et difficile, pourquoi le rendre plus ardu encore ?

54
Fiche 12 - Un sujet qui vous correspond

III Partagez avec d’autres professionnels


Vous avez encore peur que votre sujet ne soit pas assez original ? Étonnamment, vous n’êtes peut-être
pas le mieux placé pour juger de l’originalité de votre sujet. Vous avez tellement l’habitude de travailler sur
tel ou tel dossier qu’un phénomène de banalisation a pu s’installer. Vous n’êtes plus capable de percevoir
l’originalité du sujet puisque c’est votre quotidien.
Pour cette raison, ne restez pas dans votre coin : il est toujours judicieux d’échanger sur le sujet que vous
envisagez de traiter avec d’autres experts-comptables stagiaires, vos associés, vos collègues de travail,
votre maître de stage ou encore votre contrôleur de stage. Ils ont forcément des points de vue extérieurs
et plus objectifs qui vont conforter, nourrir et affiner votre réflexion.

Un sportif ne souffre pas pour le plaisir de souffrir, mais pour le plaisir de s’améliorer. Un sportif n’est pas
bon dans toutes les disciplines sportives, il est meilleur dans celles pour lesquelles il s’est entraîné. Appli-
quez ces principes à vous-même !

55
13
Fiche
CERNEZ VOTRE THÈME

Vous avez potentiellement une infinité de choix de sujets tant dans l’expertise comptable pure que dans
d’autres domaines tels que le droit, l’économie, la gestion, la finance, sur tout type d’entités (privé, public).
Seuls les thèmes trop théoriques sont exclus (par exemple, la macroéconomie).
Toute la difficulté consiste à circonscrire le thème dans lequel vous développez votre mémoire.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Les sujets possibles pour le mémoire sont très nombreux voire infinis. Ils peuvent en effet porter sur toutes les questions
qui intéressent la gestion, au sens large, notamment des entreprises et autres organisations finalisées, privées, publiques
ou à but non lucratif. Ne sont vraiment exclus que les sujets d'ordre macroéconomique (l'inflation, la politique monétaire,
la monographie d'une branche économique, etc.). Un sujet juridique peut être un sujet de mémoire, s'il est traité du point
de vue du gestionnaire (c’est-à-dire avec une analyse opérationnelle, une méthodologie pratique d’utilisation).

I La discipline et le secteur d’activité


Dans le dossier d’agrément, les candidats doivent indiquer les disciplines et les secteurs d’activité auxquels
leur mémoire se rattache. C’est un bon point de départ pour identifier son thème de prédilection.

57
Partie 3 - Choisir son sujet

58
Fiche 13 - Cernez votre thème

Si les tendances évoluent chaque année, sachez qu'assez logiquement les disciplines « Audit et Commis-
sariat aux comptes », « Comptabilité de gestion et Contrôle de gestion » et « Stratégie, marketing et
organisation du Cabinet » sont systématiquement dans le top 3.
Concernant les secteurs et branches, la répartition est plus variable selon les années, même si les caté-
gories « Entreprises (PME/TPE) », « Industries (PMI, groupes industriels...) », « Professions libérales » et «
Associations » sont souvent sélectionnées.
Si vous souhaitez vous démarquer, choisissez parmi les disciplines et les secteurs les moins représentés.

II Trouvez votre thème


Vous avez toujours du mal à identifier un thème qui vous correspond ? Voici quelques méthodes pour
vous aider !

A Listez vos missions


Une première méthode consiste à lister et classer les missions sur lesquelles vous êtes intervenu pendant
votre stage autour de trois critères :
– le secteur d’activité : agriculture, associations, assurances, etc. ;
– la discipline concernée : commissariat aux comptes, contrôle de gestion, organisation du cabinet,
etc. ;
– comment cette mission s’inscrit dans des thématiques qui vous intéressent.
Dans la plupart des cas, vous remarquerez rapidement qu’un secteur et une discipline reviennent plus
régulièrement que les autres. Cela signifie que vous avez probablement une bonne matière dans vos dos-
siers pour pouvoir traiter ces thèmes. Ce sont ces thèmes que vous devez envisager en priorité.

B Listez vos motivations


Une deuxième méthode, moins systématique, consiste à inverser la réflexion : listez ce qui vous motive
réellement dans la vie – au-delà des considérations professionnelles – puis imaginez une façon de l’ap-
procher via l’expertise comptable et les missions que vous avez réalisées.
Ce sont en effet les intérêts personnels qui déterminent parfois le choix du thème. À ce titre, le témoignage
de la lauréate du premier prix 2015 du mémoire d’expertise comptable, Amélie Van Elst, est particulière-
ment éclairant. Elle avait initialement choisi d’écrire un mémoire sur l’audit des organismes de formations
OPCA car elle avait plusieurs clients de ce type dans son portefeuille, comme conseillé dans la première
méthode. Pourtant, la motivation lui a rapidement manqué, car elle traitait de ce secteur pendant toute sa
semaine de travail et devait s’y repencher le week-end pour son mémoire. Elle a finalement décidé d’étu-

59
Partie 3 - Choisir son sujet

dier un thème la touchant plus directement – le stress au travail – et a cherché à l’aborder sous l’angle de
la profession. Finalement, elle a été récompensée du premier prix pour son mémoire « Le capital humain :
diagnostiquer, mesurer et agir sur le stress en cabinet » (interview d’Amélie Van Elst, premier prix 2015 du
mémoire DEC, disponible sur www.enoes.com).

C Suivez l'actualité
La troisième voie, moins personnelle, pour débusquer votre thème consiste à s’appuyer sur l’actualité.
Il y a en permanence des nouveautés légales ou réglementaires, tant en France qu’au niveau européen
et international. Il y a très probablement matière à travailler un sujet sur ces thèmes. Attention, ce type
de sujets requiert généralement une approche théorique, appuyée par une proposition d’implémentation
pratique.
Au-delà de suivre l’actualité, vous pourriez même chercher à la provoquer. Ainsi, chaque année, une poi-
gnée de mémoires très techniques proposent des points de vue déroutants, sinon visionnaires. Si vous vous
engagez dans cette voie – à la limite de la polémique – vous devez avant tout être un rare expert du sujet,
mais bien défendu lors de la soutenance, ce type de mémoire peut vous rapporter gros.
Enfin, le CSOEC (Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables) contribue au travers de ses commis-
sions, ses comités et son congrès annuel à la recherche sur la profession. Il publie périodiquement de
nombreuses études sur des sujets d’actualité intéressant directement les experts-comptables. Le congrès
annuel avec ses nombreuses conférences peut également être une grande source d’inspiration pour iden-
tifier un thème « brûlant ».

Un mémoire d’expertise comptable peut couvrir un éventail de thèmes très large, qui ne sont pas forcé-
ment en lien direct ni avec l’expertise comptable ni même avec la comptabilité. Vous pouvez choisir de
traiter des sujets de niche comme des sujets plus transversaux.

60
14
Fiche
AFFINEZ VOTRE PROBLÉMATIQUE

Si plus de mille personnes arrivent à proposer un sujet chaque année, avec un peu d’imagination, vous
devriez pouvoir trouver le vôtre. Pour ce faire, soyez attentif à votre environnement professionnel, aux
dossiers sur lesquels vous intervenez et aux évolutions réglementaires

I Bonne question !
On fait souvent la distinction entre le thème et le sujet : ce qui les différencie fondamentalement est la
formulation d’une problématique que le candidat cherche à résoudre. Le thème est le terrain de recherche
tandis que la problématique est l’objectif de recherche, la conjonction des deux forme votre sujet. Vos
examinateurs vont expressément rechercher la problématique dans votre sujet.
Sans question centrale, vous ne pouvez pas apporter de réponse et logiquement vous ne pouvez rien
démontrer. Par exemple, si votre thème recouvre les sociétés à objet sportif, un sujet correspondant pour-
rait être « L’évaluation d’une société à objet sportif : quelles missions pour l’expert-comptable ? ».
S’il n’est pas possible d’associer une question claire au sujet, c'est qu'il est probablement trop descriptif
ou pas assez affiné. Par exemple, un mémoire dont le sujet serait « Les aspects fiscaux et comptables dans
l’hôtellerie » a toutes les chances d’être recalé car il ne semble pas avoir de questionnement sous-jacent.

II Transformer son sujet en problématique


Certains sujets se prêtent plus facilement à la forme d’un mémoire d’expertise comptable que d’autres.
Votre première intuition de sujet peut être la bonne, mais vous aurez peut-être à le remanier pour qu’il
réponde véritablement à une problématique, par exemple :
– « L’audit de la société A » est plus adapté pour un rapport semestriel. Pour un mémoire, vous allez
plutôt rechercher s’il existe un modèle plus général en comparant et en analyser les similitudes et les
divergences d’un ensemble de sociétés de même secteur d’activité que la société A ;

61
Partie 3 - Choisir son sujet

– 
« Les aides aux Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) » concernerait plutôt une fiche technique à des-
tination d’une Chambre de commerce. Pour un mémoire, il s’agirait de s’éloigner de la dimension
descriptive en cherchant à définir par exemple une véritable méthodologie pour développer une
mission d’accompagnement des JEI à destination des experts-comptables ;
– 
« Les enjeux de la protection des données personnelles : proposition d’un guide de sensibilisation
des PME / PMI » conviendrait mieux à un document de travail de l’Ordre des Experts-Comptables.
Pour un mémoire, le sujet peut être conservé tel quel à condition que le mémoire réponde réellement
à une question précise, de type « compte tenu de leurs moyens limités, quels outils simples mais
efficaces les PME/PMI pourraient-elles mettre en place ? ».

III Titre et problématique


Bien sûr, vous pourriez avancer que les différents exemples cités ci-avant vous apparaissent essentielle-
ment descriptifs. Si le titre du mémoire donne généralement de bons indices quant à l’existence d’une
problématique sous-jacente, ayez conscience que cette dernière n’est vraiment amenée avec précision que
dans l’introduction du mémoire. Pour éveiller l’intérêt du lecteur, essayez d’expliciter au maximum votre
problématique directement dans votre titre. Pour la rendre plus claire encore, vous pouvez même formuler
votre titre directement sous forme de question.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Le titre du mémoire doit être court mais néanmoins explicite.

Pour une raison obscure (peut-être par mimétisme), les titres de mémoire d’expertise comptable sont sou-
vent très longs. Ce n’est pourtant en aucun cas une obligation. De notre avis, les titres trop longs dénotent
d’emblée de la part du candidat soit un manque d’esprit de synthèse, soit un besoin de survalorisation de
son travail.
Nous recommandons plutôt de faire le contraire : privilégiez un titre lisible, concis et percutant qui
soit vendeur pour votre mémoire. Vous aurez tout le loisir de vous étendre sur votre sujet dans les
développements internes de votre mémoire. Si vous avez tout de même le besoin de circonscrire plus pré-
cisément votre sujet, envisagez l’usage d’un sous-titre pour raccourcir votre titre principal.
Ainsi, si votre titre fait plus de 20 mots, essayez de le simplifier. Par exemple, les titres des mémoires sui-
vants, même s’ils ont valu à leur auteur de valider l’épreuve, n’ont, à notre sens, pas été assez travaillés :
– « L’énergie solaire, en réponse à une vision novatrice de l’expert-comptable. Aide à la mission de
conseil de l’expert-comptable dans la mise en œuvre d’une unité de production photovoltaïque » ;
– « Choix des énergies renouvelables, stratégie économique et financière pour nos très petites entre-
prises – proposition d’outils d’aide à la décision, rôle et mission de l’expert-comptable » ;

62
Fiche 14 - Affinez votre problématique

– 
« Les sociétés de transport et de services maritimes exploitant des navires sous immatriculation RIF :
particularités juridiques du secteur de transport maritime et impact sur les missions sociales de l'ex-
pert-comptable dans le cadre de la prévention de mise en cause civile et pénale » ;
– 
« Le rôle de l'expert-comptable mandaté par le comité d'entreprise lors d'une procédure de licencie-
ment collectif dans le cadre de la loi de sécurisation de l'emploi : nouvelles opportunités de mission
et évolution des modalités opérationnelles d'intervention ».
Si l’on passe en revue ces titres, on remarque qu’ils contiennent :
– 
des concepts proches (exemple : « rôle » et « mission » sont des termes voisins, est-il utile de garder
les deux ?) ;
– 
des concepts imbriqués (exemple : « énergie solaire » est contenu dans « unité de production
photovoltaïque », « procédure de licenciement collectif » est contenu dans « loi de sécurisation de
l’emploi », il faut choisir l’un ou l’autre) ;
– 
des répétitions (exemple : « expert-comptable » répété à plusieurs endroits du titre) ;
– 
des mots de liaison qui alourdissent la compréhension (exemple : « aide à », « en réponse à ») ;
– 
des juxtapositions qui alourdissent la compréhension (exemple : « modalités opérationnelles d’inter-
vention » peut-il être remplacé par « modalités opérationnelles » ou « modalités d’intervention » ?) ;
– 
des éléments qui ne concernent pas directement la problématique (exemple : « particularités juri-
diques du secteur de transport maritime » annonce une partie descriptive. Au vu du sujet, il semble
évident qu’il est présenté avant de répondre à la problématique. Nul besoin de le préciser dans le
titre).
Vous pouvez ne pas respecter ces conseils, votre mémoire n’en sera pas recalé pour autant. Mais il s’agit
d’une question de perception, si vous souhaitez obtenir la meilleure note possible, n’est-il pas préférable
que vos examinateurs aient une première impression positive de votre mémoire dès la lecture du titre ?
Une dernière remarque, ne figez pas votre titre dès le départ. Il est fort probable que le titre de votre
mémoire évolue plusieurs fois au cours de votre recherche documentaire et de votre rédaction, soit pour
élargir le sujet, soit pour le préciser. Par contre, une fois votre agrément validé, il n’est plus possible de
modifier votre titre.

En résumé, demandez-vous si votre mémoire apporte une réponse concrète à une question claire, précise
et utile à la profession.

63
15
Fiche
DÉTERMINEZ VOTRE ANGLE
D’APPROCHE

Vous avez défini le sujet que vous souhaitez explorer. Vous devez maintenant définir votre angle d'ap-
proche pour traiter votre sujet. Choisissez-le judicieusement car c’est lui qui va particulièrement insuffler
le côté innovant de votre mémoire.
Votre mémoire doit être à la fois stratégique, technique et méthodologique, c’est-à-dire qu’il doit répondre
aux trois questions suivantes : Pourquoi l’expert-comptable est-il le professionnel le plus adapté pour réa-
liser cette mission ? Pourquoi cette mission est-elle intéressante à mener pour un expert-comptable ?
Comment un expert-comptable peut-il réaliser cette mission ?

I Quelques typologies
Votre approche doit toujours s’attacher à apporter une aide à l’expert-comptable dans l’exercice de son
activité. En ce sens, votre mémoire doit fournir des clés pratiques. De nombreux agréments sont
refusés chaque année car jugés trop théoriques. Si vous manquez d’inspiration, voici quelques exemples
de format que votre mémoire pourrait prendre pour intégrer cette dimension pratique.

A Guide méthodologique
C’est l’approche la plus simple pour aborder un sujet de mémoire. Ce type de mémoire est destiné aux
confrères afin de leur permettre de déployer avec succès une démarche de travail donnée sur un secteur
d’activité particulier. Le candidat détaille concrètement ce qu’il a observé, conseillé et mis en place auprès
de ses différents clients et en déduit une ou plusieurs méthodologies générales. Il est intéressant de noter
qu’environ 20 % des mémoires déposés portent la mention « guide », preuve que les candidats ont com-
pris l’importance de développer une dimension pratique directement utile aux cabinets.
Par exemple, un sujet comme « Déployer un dispositif de contrôle interne dans les petits groupes de
sociétés » est un bon sujet, dans le sens qu’il apporte des réponses concrètes à des situations complexes.

65
Partie 3 - Choisir son sujet

B Conception d’outils
Le candidat construit un ensemble d’outils prêt à l’emploi permettant aux cabinets la prise en main
directe d’un sujet donné. Les outils peuvent par exemple prendre la forme de questionnaires préétablis, de
modèles de dossiers de travail, des arbres de décisions, des listes de vérification ou encore d’outils infor-
matisés (Excel, VBA).

C Comparaison de comparables
L’objectif est d’étudier un échantillon significatif d’entités afin d’en extrapoler les similitudes,
les divergences et les tendances (spécificités comptables, ratios, points d’attention, etc.). Les positions
retenues sont chaque fois étayées par des éléments factuels (états financiers, rapports des commissaires
aux comptes, études du syndicat ou de la fédération d’un secteur donné). Le mémoire propose ensuite
une proposition de modèle général intégrant les différentes dimensions. Dans un tel sujet, soyez minutieux
dans votre recherche documentaire car vous ferez vite face à une documentation technique foisonnante.
Cet angle d’approche est particulièrement adapté pour les candidats qui viennent par exemple de quitter
leur cabinet et qui n’ont plus accès aux dossiers client.
À titre d’exemple, ce type d’approche se justifie lorsque les règles comptables laissent le choix entre plu-
sieurs options, que les textes sont eux-mêmes imprécis, ou que plusieurs textes (PCG, IFRS, administration
fiscale) proposent des solutions divergentes. Ainsi, un sujet tel que « La reconnaissance du chiffre d’affaires
dans le cadre du négoce des droits audiovisuels » est intéressant car le candidat doit comparer les textes à
des pratiques d’entreprises et en tirer des positions argumentées sur les options à retenir alors même que
les textes divergent.

D Synthèse de positions
Dans ce cas, le candidat s’entretient avec un certain nombre de spécialistes sur un domaine donné pour
identifier les prises de position qui font consensus et celles qui sont plus discutées. Ce genre d’exer-
cice constitue généralement une excellente opportunité pour échanger avec de nombreux profes-
sionnels et, ce faisant, pour se créer un réseau.

II Combiner les angles d’approches ?


Vous pouvez bien sûr combiner tout ou partie de ces différents angles d’approches si vous trouvez que
chacun se complète et apporte à votre problématique. Par exemple, dans une première partie de votre
mémoire, vous pourriez réaliser une comparaison de comparables, corroborée par une synthèse de

66
Fiche 15 - Déterminez votre angle d’approche

positions. Dans une seconde partie, à partir des points saillants identifiés dans la partie précédente, vous
proposeriez alors un guide méthodologique pour développer une mission sur le sujet, en fournissant des
outils prêts à l’emploi pour ce faire.
Attention cependant à bien gérer votre nombre de pages dans ce cas, car plus vous multipliez les angles
d’approches, plus vous limitez le nombre de pages consacrées à chaque angle. Exploitez pour cela vos
annexes en y déportant, par exemple, le recueil des différentes prises de position des personnes ren-
contrées et les outils fournis, tout en réalisant une synthèse dans le cœur de votre mémoire et en appelant
le lecteur à consulter le détail dans les annexes.

III Quelques exemples d’approches


Pour vous aider à identifier votre propre approche, voici une liste de quelques sujets qui ont été soutenus :
– « L’organisation d’une trésorerie de groupe – Une opportunité de développement pour
l’expert-comptable ». C’est un sujet intéressant car :
• il est spécifique : il se focalise sur les trésoreries de groupe,
• vous pouvez réaliser une étude comparative entre vos différents clients en termes d’organisation,
• vous avez développé des missions spécifiques en fonction de l’organisation de vos clients,
• les différentes démarches que vous avez menées peuvent être généralisées à d’autres clients ayant
une organisation similaire ;
– « Quels sont les meilleurs indicateurs de performance dans les HLM ? ». C’est un sujet inté-
ressant car :
• il est spécifique : il se focalise sur les HLM,
• vous pouvez comparer les nombreux indicateurs possibles applicables aux HLM,
• vous avez construit des indicateurs pertinents selon les besoins de vos clients,
• les indicateurs que vous avez développés peuvent être généralisés à d’autres clients ;
– « La mise en place d’une comptabilité de gestion dans une ferme éolienne ». C’est un sujet
intéressant car :
• il est spécifique : il se focalise sur les fermes éoliennes,
• vous pouvez réaliser une étude comparative entre les différentes organisations de comptabilité de
gestion adaptées à ce type d’organisation,
• vous avez aidé votre client à choisir l’organisation la plus adaptée à sa situation,
• votre démarche peut être généralisée à d’autres clients ;

67
Partie 3 - Choisir son sujet

– 
« L’évaluation financière d’une start-up dans le secteur des biotechnologies : mission d’ac-
compagnement de l’expert-comptable ». C’est un sujet intéressant car :
• il est spécifique : il se focalise sur le secteur des biotechnologies,
• vous pouvez réaliser une étude comparative entre les différentes méthodes d’évaluation adaptées
à ce secteur,
• vous avez aidé votre client à choisir la méthode la plus adaptée à sa situation,
• votre démarche peut être généralisée à d’autres clients.
Maintenant que vous avez compris la logique, essayez de réfléchir en quoi les sujets suivants sont égale-
ment de bons sujets :
– « L’appréhension du risque qualité-sécurité-environnement par le commissaire aux comptes dans les
sociétés de production de viande de volailles ayant mis en place un système intégré »
– « Pertinence, étude de faisabilité et analyse du projet d'acquisition d'un aéronef d'affaires par une
PME française »
– « Détecter et accompagner les entreprises à fort potentiel de développement »
– « Le regroupement de pharmacies d'officine : enjeux et rôle de conseil de l'expert-comptable »
– « L'épilogue d'un contrat de concession - cas des ports de plaisance »
– « De quelles manières améliorer la gestion des petites maisons d’édition compte tenu des spécificités
et des évolutions du secteur ? - Proposition d’outils adaptés »
Un thème, une problématique, un angle d’approche… Félicitations, vous avez trouvé votre sujet !

68
PARTIE 4

CONDUIRE
SA RECHERCHE
DOCUMENTAIRE
La recherche documentaire, fondamentale pour bâtir un développement robuste, est souvent le maillon
faible des mémoires soutenus.
Cette phase est pourtant cruciale car elle est l’occasion de réaliser un état de l’art sur le sujet choisi et de
rassembler les idées qui apportent des éléments de réponse à la problématique.
Une bonne recherche documentaire est utile sur l’ensemble de votre mémoire, du choix du sujet jusqu’à
la soutenance.
16
Fiche
UNE STRATÉGIE DE RECHERCHE
DOCUMENTAIRE EFFICACE

La phase de recherche documentaire est cruciale pour nourrir l’argumentation de votre mémoire, encore
faut-il qu’elle soit correctement organisée.

I Pourquoi mener une recherche documentaire ?


Une recherche documentaire efficace renforce votre argumentation. Elle permet d’identifier des cas
concrets qui alimentent vos développements. En parallèle, elle permet d’élargir votre champ de vision en
vous fournissant de nouvelles perspectives mais également en vous permettant d’ajouter des limites plus
précises à votre sujet.
Une recherche documentaire efficace apporte de la crédibilité à votre production. En tant que
futur expert-comptable, vous ne pouvez pas vous contenter d’analyser dans votre coin les spécificités de
vos dossiers. Vous devez vous intéresser aux travaux de vos pairs. Ne pas faire de lien avec des auteurs
connus vous expose à des critiques mettant en doute votre légitimité sur le sujet : le candidat a passé
plusieurs centaines d’heures à écrire un mémoire qui réinvente des concepts déjà connus. Pire, cela peut
même questionner votre honnêteté intellectuelle : l’absence de références peut suggérer que vous vous
êtes approprié les idées d’autres auteurs sans les mentionner.

II Quand mener une recherche documentaire ?


La phase de recherche documentaire ne s’arrête jamais ! En réalité, elle commence lors de votre entrée en
stage et s’achève avec votre soutenance :
– pendant le stage, commencez à réfléchir à votre mémoire dès le premier jour. Dès que vous avez
délimité votre thème, et même si votre sujet n’est pas complètement arrêté, votre recherche docu-
mentaire peut débuter : archivez les éléments intéressants rencontrés sur le terrain lors de vos mis-
sions, parcourez régulièrement les revues professionnelles disponibles à votre cabinet, etc. Anticiper
votre recherche documentaire vous aide d’ailleurs à affiner votre problématique au fur et à mesure
que vous creusez la réflexion ;

71
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

– lors de l’élaboration du plan détaillé, votre recherche documentaire vous permet d’explorer les
parties où vous manquez encore de matière. Sachez par ailleurs que vous devez fournir une biblio-
graphie détaillée dans le dossier d’agrément que vous soumettez ; il est donc impossible de faire
l’impasse dès ce moment-là sur la recherche documentaire ;
– pendant la rédaction du mémoire, le travail de recherche continue pour détailler plus avant
les développements. Attention, même si vous avez dû fournir par anticipation une bibliographie
détaillée dans votre dossier d’agrément, la phase de recherche documentaire ne s’arrête pas pour
autant : toutes vos lectures postérieures doivent être ajoutées à la bibliographie de votre mémoire ;
– jusqu’à la soutenance, vous devez poursuivre une veille documentaire. Elle ne s’arrête pas avec le
dépôt du mémoire. En effet, lors de la soutenance, vous devez démontrer à vos examinateurs que
vous êtes un expert du domaine en phase avec l’actualité la plus récente, même si la situation était
différente au moment de l’écriture du mémoire.

III Comment s’organiser ?


Lorsque l’on travaille sur le dossier d'un client ou sur un document, tous les éléments paraissent clairs et
limpides sur le moment. On se dit que l’on reconsultera le dossier au moment de la rédaction du mémoire
et que tous les détails reviendront en un instant.
En réalité, nous avons souvent tendance à surestimer nos propres aptitudes :
– notre capacité de mémorisation : nous avons une mémoire sélective, c’est-à-dire qu’elle fait
naturellement le ménage des informations peu importantes ou trop anciennes. C’est pourquoi vous
ne devez pas faire confiance outre mesure à vos capacités de mémorisation. Laissez plutôt des
notes à vous-même pour quand vous travaillerez sur votre rédaction dans quelques mois. Cela vous
empêchera d'omettre certains détails précis qu'autrement vous auriez inexorablement oubliés avec
le temps ;
– notre rapidité de traitement : décrypter des informations est fortement consommateur de temps,
avec un effet multiplicateur lorsqu’il y a plusieurs dossiers à parcourir. Un dossier client contient par
définition tous les éléments concernant ce client, sans distinction de ce qui a trait spécifiquement à
votre sujet. Pour cette raison, autant réaliser une pré-sélection des informations utiles au moment
même où vous travaillez sur ce client plutôt que de traiter à nouveau l’information au moment de
l’écriture du mémoire.
Fort de ces aveux de faiblesse, nous vous conseillons de maintenir un dossier dédié pour consigner
au fur et à mesure tous les documents dignes d’intérêt (rapports, tableaux, schémas, articles de presse,
extraits de dossiers client) se rapportant au thème que vous envisagez de traiter dans votre mémoire,
même si vous n’avez pas encore une idée claire de votre sujet. Maintenez également dans ce dossier toutes
les idées qui vous viennent (prémices de plan, arguments à développer, outils à proposer). Selon votre
préférence, ce dossier peut être sous format papier, électronique ou les deux.

72
Fiche 16 - Une stratégie de recherche documentaire efficace

Nous vous conseillons d'emblée de conserver tous vos documents sur un espace en ligne sécurisé afin d’y
avoir accès depuis n’importe quel endroit, que ce soit de chez vous, au bureau ou même dans le métro. Si
certains documents sont papier, prenez le réflexe systématique de les scanner pour les ajouter immédiate-
ment dans votre espace. Les outils gratuits de stockage pour vos notes et documents sont légion : Google
Drive, OneDrive ou DropBox, faites votre choix ! Nous vous recommandons plus particulièrement box.com
qui propose une solution de stockage gratuite hautement sécurisée.
Sachez par ailleurs que vous pouvez dorénavant tout gérer depuis votre téléphone. D'une part, ces outils
de stockage ont tous des versions sous forme d'application pour un usage facilité depuis votre mobile.
D'autre part, il existe de nombreuses applications gratuites qui permettent de scanner n'importe quel
document avec l'appareil photo de votre téléphone (parmi les plus reconnues, Office Lens et Adobe Scan).
Vous n'avez donc plus aucun prétexte : passez au tout numérique !
Pour maintenir ce dossier, il est important d’être discipliné :
– organisez préalablement l’arborescence de votre dossier par grands thèmes (par exemple :
histoire, concepts-clés, textes réglementaires, modèles de rapport, etc.), qu’il soit papier ou électro-
nique. Pensez également à séparer la documentation qui servira à la rédaction du mémoire et celle
informative sur votre sujet ;
– alimentez votre dossier dès la survenance des documents ou des idées. Ne perdez pas de
temps à les remettre en forme, vous risqueriez tout simplement d’être happé par d’autres activités
autrement plus urgentes, puis d’oublier ;
– prenez soin de noter systématiquement toutes les références (source, date, auteur, dossier
client) directement sur chaque document au cas où vous auriez besoin de retrouver son contexte
ultérieurement. S’il s’agit d’un fichier électronique, prenez le réflexe de lui attribuer un nom explicite
directement. C'est particulièrement valable lorsque vous réalisez des photocopies, des scans ou des
impressions écran car l’origine du document n’y est pas toujours apparente. Cela vous évitera une
énorme perte de temps pour retrouver les sources de vos documents, notamment au moment de
l’établissement de la bibliographie.
Cette pré-sélection vous fait gagner un temps considérable sur le travail de recherche, de décryptage et
de tri des informations. Vous avez à votre disposition un dossier prémâché, avec un certain nombre de
documents clé-en-main à exploiter.

73
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

IV Quel lien entre recherche documentaire et


bibliographie ?
Il est expressément exigé des candidats qu’ils fournissent une bibliographie exhaustive et actualisée. Une
bibliographie liste tous les documents sur lesquels vous vous êtes appuyé pour développer votre mémoire.
Elle doit suivre une logique de présentation organisée avec au minimum ouvrages, articles, mémoires, sites
internet. De ce fait, votre bibliographie est le témoin de votre recherche documentaire. Si vous avez
mené votre travail de recherche sérieusement, cela transparaît directement dans la bibliographie.
Anticipez l‘étape de rédaction de la bibliographie dès la phase de recherche documentaire car elle prend
un certain temps à établir si vous devez rechercher toutes les références après coup. Aussi, nous vous
conseillons de mettre à jour votre bibliographie régulièrement au fur et à mesure de l’avance-
ment de votre recherche documentaire.

Une recherche documentaire bien menée vous fournira une matière première de qualité sur laquelle vous
pourrez tailler le diamant que sera votre mémoire.

74
17
Fiche
POINT DE VUE SUR LE PLAGIAT
A

Le rapport du Président du jury épingle à chaque session la question du plagiat dans l’épreuve du mémoire
du diplôme d’expertise comptable. Ce n’est pas anodin : l’omniprésence du numérique et la profusion des
informations disponibles en ligne amènent couramment les candidats à débuter leur recherche documen-
taire sur internet et parfois à réutiliser les informations directement sans citer de références. Si, de nos
jours, le plagiat est majoritairement issu de sources trouvées sur internet, il concerne aussi des sources plus
traditionnelles de type ouvrages ou revues professionnelles.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


L’attention des candidats est également attirée sur le fait que, dans le cadre de la rédaction du mémoire, les emprunts à
des sources extérieures, quelles qu’elles soient, doivent nécessairement faire référence avec précision à la source qui est
citée ou reprise. Dans le cas contraire, il s’agit d’une faute (plagiat) qui pourrait le cas échéant exposer le candidat à des
poursuites de nature disciplinaire et/ou judiciaire.

I Le plagiat, quèsaco ?
Le dictionnaire Larousse définit le plagiat comme suit : « Acte de quelqu’un qui, dans le domaine artistique
ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre. » Transposé à l’épreuve du mémoire, cela
signifie qu’un candidat se réapproprie la production d’autrui dans son propre mémoire, sans le créditer
dans la bibliographie. Autrement dit, c’est tromper les examinateurs en faisant croire que l’on a entière-
ment rédigé le mémoire présenté alors même que tout ou partie a été emprunté ailleurs.
Il existe à notre sens deux formes de plagiat : le plagiat de textes et le plagiat d’idées. Le premier
consiste à reprendre mot pour mot un texte et l’affirmer comme sien ; le second consiste à reprendre les
idées d’un auteur et les affirmer comme siennes. Si le plagiat de textes est facilement repérable et sanc-
tionnable, ce n’est pas le cas du plagiat d’idées ; néanmoins, que vous repreniez des textes ou des idées,
il est attendu de vous – en tant que futur confrère – une certaine honnêteté intellectuelle : dans tous les
cas, vous devez référencer leurs auteurs.

75
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

Dans le cas d’un mémoire d’expertise comptable, la tentation de plagier vient souvent dans la première
partie, où l’on introduit un certain nombre de concepts généraux. S’agissant souvent de passages des-
criptifs, le candidat estime que les textes repris correspondent assez justement à ce qu’il aurait formulé
lui-même. Pour autant, le fait que les éléments copiés soient purement « descriptifs » ne constitue aucu-
nement une circonstance atténuante au plagiat.
Internet aggrave ce sentiment car il met à la disposition de tous des ressources en libre accès. Pourtant, ce
n’est pas parce qu’une information est librement accessible qu’elle est librement réutilisable. La propriété
intellectuelle s’applique tout autant.

II La surveillance du plagiat
Sachez qu’il existe des outils pour repérer le plagiat qui peuvent tout à fait être utilisés par les exami-
nateurs, aléatoirement ou en cas de doute important. C’est une des raisons pour laquelle vous devez
remettre une version électronique de votre mémoire en plus des versions papier.
Ces solutions sont généralement très puissantes car elles comparent votre mémoire avec un certain nombre
de sources et retournent un taux de plagiat pour l’ensemble du document, mais également section par
section. Dès qu’il y a soupçon, l’outil fournit le détail de chaque source vraisemblablement plagiée. Ne
reste alors qu’à l’examinateur de constater le vol de propriété intellectuelle, quitte à mettre en défaut le
candidat au moment de sa soutenance en lui présentant les documents originaux.
D'ailleurs, une fois votre mémoire terminé, nous vous encourageons à tester vous-même par anticipation
votre taux de plagiat en soumettant votre écrit sur le site www.compilatio.net. Le service est payant mais
le coût reste raisonnable : un forfait « un mois » coûte moins de 30 euros. Ne vous inquiétez pas si votre
taux n'est pas de 0 % : à titre d’exemple, les universités considèrent généralement que, pour un document
de recherche, un taux de plagiat inférieur à 15 % est acceptable (notamment du fait des citations). En
tant qu'écrit professionnel, nous vous conseillons de ne pas dépasser un taux de 7 % pour votre mémoire
d'expertise comptable.
De manière plus indirecte, à la simple lecture du mémoire, différents indices peuvent permettre de penser
qu’il y a plagiat dans certains passages et inciter vos lecteurs à effectuer des investigations plus poussées :
– les ruptures de style : chacun a sa propre maîtrise de la langue. Des variations brutales dans les
constructions syntaxiques, le champ lexical employé, le respect de la grammaire ou de l’orthographe
attirent inévitablement l’attention de l’examinateur ;
– la propre connaissance du sujet par les examinateurs : ne sous-estimez pas le fait que votre
jury est constitué de spécialistes de votre sujet. Ils sont tout naturellement au fait de ce qui s’écrit
dans ce domaine. Il ne leur est pas difficile d’identifier la patte d’un confrère, si ce n’est leur propre
production (avant la soutenance, vous n’avez le nom que d’un examinateur sur deux, celui qui vous
accorde l’agrément) ;

76
Fiche 17 - Point de vue sur le plagiat

– le propre aveu du candidat : il arrive qu’un candidat, acculé sur une position qu’il a du mal à jus-
tifier, se défende en derniers recours en expliquant innocemment que les arguments soutenus dans
le mémoire sont issus directement d’un ouvrage ou d’un article… qui ne sont pas référencés dans
le mémoire.
En tous les cas, si le plagiat est avéré, votre mémoire n’aura assurément pas la moyenne.

III Des risques significatifs en cas de plagiat avéré


Le plagiat est considéré comme un cas de fraude à l’examen. Outre le fait que la commission d’examen va
adapter sa notation, en fonction de l’ampleur du plagiat, en retirant un certain nombre de points pouvant
mener jusqu’à la note éliminatoire voire zéro, les conséquences peuvent ne pas s’arrêter là.
D’une part, des sanctions administratives peuvent être décidées si le plagiat est caractérisé. Dans
ce cas, les examinateurs peuvent demander au service interacadémique des examens et concours, par le
biais du jury national, d’engager une procédure de fraude aux examens à l’encontre du candidat. Dans le
respect du principe de la procédure contradictoire, le candidat doit alors présenter sa défense lors d’une
audition ou par écrit auprès d’une émanation du jury. L’éventail des sanctions dépend de l’ampleur du
plagiat et peut aller de l’annulation de l’épreuve jusqu’à l’interdiction de se présenter à tout examen
et concours de l’enseignement technique (pas uniquement ceux de l’expertise comptable) pendant une
période maximale de cinq ans.
Pour la petite histoire, lors d’une session, un candidat a obtenu la note de zéro au mémoire pour avoir
copié un mémoire rédigé une dizaine d’années auparavant. Le plagiat était caractérisé car le candidat avait
tout simplement oublié de modifier certains montants en francs et des taux de TVA.
D’autre part, des sanctions pénales peuvent s’ajouter. Conformément aux dispositions du Code de
l’éducation et de la loi du 23 décembre 1901, les fraudes commises dans les examens et les concours
publics constituent un délit et sont réprimées par le Code pénal. Plagier peut également être considéré
comme un délit de contrefaçon : le Code de la propriété intellectuelle prévoit des peines jusqu’à trois ans
d’emprisonnement et jusqu’à 300 000 € d’amende.

IV Comment éviter le plagiat


Pour vous prémunir contre le risque de plagiat de textes, plusieurs solutions s'offrent à vous : s'il s’agit de
citer une phrase ou une formulation de l’auteur telle quelle, vous recourez alors à une citation, qui devra
être placée entre guillemets ; sinon, vous pouvez reformuler les idées de l’auteur avec vos propres mots
– tout en expliquant d’où viennent ces idées – il s’agit alors de recourir à la paraphrase.

77
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

Malgré tout, que vous ayez repris à l’identique ou non les mots d’un auteur, il convient de respecter cer-
taines règles de loyauté. Une solution simple est d’utiliser les notes de bas de page : qu’il s’agisse d’une
reprise de textes ou d’idées, ajoutez systématiquement un renvoi à une note de bas de page contenant
toutes les références nécessaires pour retrouver la source. Une autre solution, utilisée couramment par les
doctorants dans leur thèse, est de préciser entre parenthèses le nom de l’auteur et l’année de publi-
cation. Dans tous les cas, la bibliographie en fin de mémoire donne une liste exhaustive de l’ensemble des
sources exploitées.

Exemple de citation à l’intérieur du texte (la référence complète étant listée dans la bibliographie) :
L’étude d’Ernst & Young (2012) souligne que l’importance des prévisions a clairement augmenté depuis la
crise. Des changements dans les hypothèses peuvent mettre en danger l’entreprise et affecter la confiance des
investisseurs. Cela illustre bien la portée de l’outil que le comptable a en main (Sigurdsson, 2006).

Vos examinateurs ne sont dupes et ils ont plus d’expérience que vous : ils savent très facilement si les idées
viennent de vous ou si vous les avez reprises. Privilégiez l’honnêteté intellectuelle en citant absolument
toutes vos sources et passez plutôt votre temps à affiner votre angle d’approche. Rien de pire comme mau-
vaise impression que d’avoir un candidat qui soutient mordicus avoir inventé la roue.
N’oubliez pas de vous conformer aux prescriptions de la note du jury pour mettre en forme vos
références. Par exemple, pour un site internet, il faut non seulement indiquer l’adresse de la page mais
également la date de dernière consultation (au cas où le contenu aurait changé entre-temps).
Un expert-comptable doit adopter un comportement irréprochable, encadré par un ensemble de règles
déontologiques. Il est attendu la même probité de la part des futurs experts-comptables.

Soyons francs, vous n’aurez pas d’idées qui révolutionneront la profession. Ce n’est pas pour autant que
vous devez vous approprier celles des autres pour mieux briller ! Consacrez-vous plutôt à apporter un éclai-
rage personnel au regard de votre expérience tout en vous appuyant sur des références solides.

78
18
Fiche
LES SOURCES DOCUMENTAIRES
INCONTOURNABLES

Aucun document n’est à proscrire dans le cadre d’une recherche documentaire. Au contraire, il faut puiser
les idées dans les ouvrages professionnels, les revues académiques, les mémoires et même les articles en
ligne, qu'ils soient en français ou en anglais.

I Bibliotique
Bibliotique est le centre de documentation des experts-comptables et des commissaires aux comptes. Il a
été créé par le Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables (CSOEC).
En premier lieu, la base de données en ligne Bibliobase (www.bibliobaseonline.com) rassemble plu-
sieurs milliers de mémoires d’expertise comptable. Ces mémoires ont obtenu une note minimale de 13/20
et l'autorisation de leur auteur d’être disponibles en téléchargement sur le site. Sachez que la cotisation
annuelle des experts-comptables stagiaires inclut de base un accès en téléchargement illimité aux mémoi-
res du DEC. Pour les autres, les mémoires sont téléchargeables individuellement au prix de 21 euros HT.
Bibliobase ne se limite pas uniquement aux mémoires d’expertise comptable et recense une grande variété
de documents utiles à votre recherche documentaire (mémoires d'expertise comptable, ouvrages, publi-
cations officielles, articles, etc.). Par exemple, vous y trouverez en quelques clics des articles tirés de revues
variées (Revue Française de Comptabilité, Revue Fiduciaire Comptable, Option Finance, la Lettre du Tréso-
rier, etc.). Vous pouvez également y consulter un certain nombre d’ouvrages comptables et financiers de
toutes maisons d’éditions (Lextenso éditions, Economica, Vuibert, Foucher, Dunod, etc.).
Le service comprend aussi la plateforme de téléchargement Bibliordre (www.bibliordre.fr) qui met à
disposition gratuitement en téléchargement les principaux ouvrages et guides édités par le CSOEC. Vous
y retrouverez de nombreux modèles de dossiers de travail, des outils pratiques et des revues portant sur
des thèmes intéressant la profession. Les documents sont toujours mis à disposition dans leur version la
plus récente.
Enfin, le service de veille de la profession comptable Bibliovigie (www.bibliovigie.com) permet de
suivre au quotidien l’actualité comptable et juridique. Il est également disponible en mode application sur
votre téléphone. Il vous permettra d’être au fait des dernières évolutions concernant votre sujet.

79
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

II La Boutique Experts-Comptables Services


En complément des services précédents, le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables dispose
de sa propre boutique (www.boutique-experts-comptables.com) où il propose un grand nombre de publi-
cations dans les domaines de l’exercice professionnel, la comptabilité, le social, la fiscalité, l’entreprise et
le secteur non marchand.
Vous y trouverez notamment une collection d’analyses sectorielles qui peuvent être utiles pour débuter
votre recherche documentaire sur un secteur d’activité particulier. Des analyses ont été établies notamment
pour des activités telles que la bijouterie, les maisons de retraite, la maçonnerie, la boulangerie-pâtisserie,
le café-tabac-presse, le prêt-à-porter, etc. Elles donnent une vision générale de l’activité et détaillent les
principales données sectorielles, l’environnement réglementaire, les principales spécificités comptables,
fiscales et sociales, les principales zones de risques, et recensent un certain nombre de références utiles.
Un abonnement permet également d’avoir accès aux actualités du secteur.

III Les mémentos


S’il n’est pas déconseillé de s’appuyer sur des mémentos ou des codes dans votre mémoire, citez-les à bon
escient. Rappelez-vous que votre mémoire doit avoir une forte dimension analytique, il ne doit pas être un
simple rappel des règles en vigueur.

IV L’institut national de la statistique et des études


économiques (INSEE)
La base documentaire de l’INSEE est une source incroyablement riche en statistiques. Elle couvre des
thèmes variés comme la démographie et la création des entreprises, les caractéristiques des entreprises,
la mondialisation, la compétitivité et l’innovation et des analyses détaillées sur tous les secteurs d’activité.
Avec un peu d’effort de recherche, de sélection et d’analyse de l’information, vous identifierez des statis-
tiques et des études corroborant efficacement les arguments développés dans votre mémoire.

V Les associations professionnelles


De nombreuses associations publient périodiquement des revues, des études, des enquêtes ou des ouvra-
ges et organisent régulièrement des conférences. Recherchez les associations professionnelles en lien avec
la discipline ou le secteur d’activité de votre sujet. Elles ont généralement toutes un site internet avec

80
Fiche 18 - Les sources documentaires incontournables

un certain nombre de ressources téléchargeables. Leur intérêt majeur est que les associations profes-
sionnelles sont au plus près des sujets d’actualité récente. Leurs revues professionnelles regorgent
d’ailleurs de points de vue particulièrement fertiles qui ne demandent qu'à être exploités.
Ne vous limitez pas aux associations françaises : il existe probablement des associations professionnel-
les traitant de votre thème dans d’autres pays comparables (notamment Belgique, Suisse, États-Unis,
Canada, Royaume-Uni ou Australie) où le secteur d’activité est parfois en avance sur le marché français.
Vous en tirez souvent des arguments que vous ne trouvez pas dans les documentations françaises. Votre
mémoire est ainsi en lien avec l'actualité brûlante et également plus précis.
Pour les disciplines génériques, on peut citer :
– pour la compatibilité : l’Académie des Sciences et Techniques Comptables et Financières (France),
European Accounting Association (Europe), The American Accounting Association (États-Unis), The
Canadian Academic Accounting Association (Canada) ;
– pour la finance et le contrôle de gestion : Association des Directeurs Financiers et de Contrôle
de Gestion (France), Financial Executives Institute of Belgium (Belgique), Association for Financial
Professionals (États-Unis) ;
– pour l’audit interne et le contrôle interne : l’Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne
(France), Chartered Institute of Internal Auditors (Royaume-Uni) ;
– sur la trésorerie : l’Association Française des Trésoriers d’Entreprise (France), Association of Corpo-
rate Treasurers (Royaume-Uni) ;
– pour l’informatique : Association française de l'audit et du conseil informatique (France).

VI Les enquêtes de grands réseaux de cabinets


Les cabinets d’audit et de conseil internationaux publient très régulièrement en ligne des études et des
enquêtes sur des sujets intéressant directement la profession. Parmi les principaux, on peut citer ceux que
l’on appelle couramment les « Big 5 » à savoir, Deloitte, Ersnt & Young, KPMG, Mazars et PwC.
Certes, ces enquêtes sont généralement longues et techniques, avec une orientation qui n’est pas forcé-
ment celle de votre mémoire, mais prenez le temps de bien les assimiler. Bien exploités, les résultats de ces
études sont souvent utiles pour corroborer vos conclusions en apportant des chiffres précis et
mesurés à grande échelle. N’hésitez pas à parcourir les rubriques « Publications » de leur site internet et
à ratisser votre moteur de recherche pour les trouver.

81
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

VII Les ouvrages de référence


Une recherche documentaire équilibrée ne peut pas se contenter d’articles issus de revues professionnelles,
de thèses et de ressources en ligne. Il est important d’avoir également dans sa documentation des ouvra-
ges de référence touchant votre sujet.
Les ouvrages de référence vous permettent de structurer vos idées et de les intégrer dans des concepts
connus et reconnus par les professionnels. Lier votre sujet avec des théories ou des courants de pensées
existants ne donne que plus de valeur à vos écrits. Cela démontre votre capacité à vous appuyer sur les
réflexions de vos pairs pour mieux les approfondir.
Vous pouvez débuter votre recherche d'ouvrage avec le moteur de recherche Google Books
(books. google.fr) pour identifier les livres les plus intéressants pour votre mémoire. Il propose générale-
ment la possibilité de consulter gratuitement des extraits assez extensifs de ces livres. Ne vous limitez pas
aux ouvrages français et étendez votre recherche aux publications anglo-saxonnes.
Une fois que vous avez identifié les livres qui vous intéressent, vous pouvez soit les acheter, soit les emprun-
ter dans une bibliothèque. Malheureusement, les livres coûtent cher alors que seules quelques pages
viennent appuyer votre argumentation.
La meilleure solution dans ce cas est de se rendre dans une bibliothèque universitaire : elles sont souvent
ouvertes au public et pour une somme modique, il est possible d’emprunter de nombreux ouvrages. Pen-
sez à consulter leur catalogue en ligne avant de vous y rendre pour vérifier qu’elles disposent d’ouvrages
touchant votre sujet.

VIII Les bases de données techniques et scientifiques


Les publications techniques et scientifiques regorgent d'informations reconnues et approuvées qui crédi-
bilisent votre mémoire. Les articles sont disponibles sur des bases de données généralement ouvertes et
gratuites. Ces bases sont souvent méconnues des étudiants d'expertise comptable et de ce fait, peu exploi-
tées dans les mémoires. Google Scholar (scholar.google.fr) est votre première source pour rechercher
des articles scientifiques car il référence lui-même de nombreuses bases de données. Il classe les articles
par nombre de citations et la plupart sont téléchargeables gratuitement. De même que pour les ouvrages,
étendez vos recherches aux articles en anglais.

82
Fiche 18 - Les sources documentaires incontournables

IX Les thèses
Les thèses des doctorants en économie et en finance sont une source d’information extrêmement riche,
qui ont en plus l’avantage d’être déjà traitées avec un angle académique. Pourtant, elles sont rare-
ment citées dans les mémoires d’expertise comptable, peut-être justement à cause de la profusion d’infor-
mation ou la peur de plagiat qui déroute les candidats. Si vous les citez avec honnêteté, il n’y aura aucun
problème à ce que vous vous appuyiez sur ces documents.
Pour rechercher une thèse en France :
– le site theses.fr donne accès au texte intégral à plus de 6 000 thèses soutenues en France depuis
2006 dans les établissements qui ont adopté le dépôt de thèse sur support électronique ;
– Sudoc est un catalogue collectif des bibliothèques universitaires donnant accès aux informations
bibliographiques et de localisations de toutes les thèses soutenues en France.

X Les évènements professionnels


Les salons, les conférences et les congrès professionnels sont des lieux particulièrement riches pour
échanger avec des professionnels du domaine de votre sujet. Il existe des salons pour quasiment tous les
domaines d’activité. Pour éviter toute perte de temps, vous pouvez consulter la liste des exposants sur le
site de l’organisateur avant de vous y rendre.
Par exemple, si votre sujet porte sur l’agriculture, n’hésitez pas à aller à la rencontre des exposants du Salon
de l’Agriculture et parlez-leur de votre sujet de recherche. Questionnez-les sur leurs problématiques pro-
pres en lien avec votre sujet, prenez des contacts. Certains seront absolument ravis de vous aider, même
après le Salon.
Dès lors, votre mémoire n’en sera que plus percutant grâce aux exemples concrets et véridiques
sur lesquels vous vous appuierez pour étayer vos arguments.

XI Les entretiens
Les entretiens sont une source documentaire sous-exploitée. Échanger avec des professionnels du
secteur vous apporte une vision pratique des éléments théoriques collectés au cours de vos
recherches. Que votre sujet ait fait l’objet de nombreuses publications ou non, n’hésitez pas à compléter
les fruits de votre recherche en collectant des informations secondaires via ces entretiens auprès de spé-
cialistes de votre sujet.
Adaptez votre discours aux personnes que vous rencontrez !

83
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

La sensibilité du destinataire de l’entretien est-elle plutôt théorique ou pratique ? Un expert-comptable


est plus sensible aux apports pratiques du mémoire, tandis qu’un enseignant-chercheur est davantage
intéressé par la construction théorique du mémoire.
Si le destinataire de l’entretien a une vision pratique, s’agit-il d’une vision client ou d’une vision prestataire
de services ? Il est intéressant de bénéficier d’une vision du sujet selon différentes positions professionnel-
les pour en comprendre toutes ses subtilités : un expert-comptable, un avocat, un notaire, un prestataire
de services non réglementé, un directeur financier du secteur d’activité.
Le destinataire de l’entretien est-il élu dans une instance, un syndicat, une organisation publique ? Un élu
représente à la fois une profession et une fonction au sein de son organisation. Ces entretiens développent
la vision institutionnelle du mémoire.
Une fois, ces entretiens passés, il faut en laisser une trace dans votre mémoire. Pour cela, rien de mieux que
de rédiger des comptes rendus, pourquoi pas sous la forme d’articles de presse, que vous annexez à votre
mémoire. Attention cependant, si vous souhaitez citer des personnes que vous avez rencontrées, ayez
toujours le souci de leur demander leur accord préalable et de leur faire relire l’exhaustivité du document
avant publication.

XII Les réseaux de la profession comptable


En tant que membre et futur expert de la profession, ne manquez pas de suivre les actualités des réseaux
qui vous concernent. L’ANECS et le Club des Jeunes Experts-comptables et Commissaires aux comptes
(CJEC) organisent régulièrement des conférences, des réunions ou des manifestations.
Dans votre région, les instances professionnelles (CRO et CRCC) et les syndicats professionnels (ECF et
IFEC) organisent régulièrement des réunions d’information et des conférences sur l’actualité de la profes-
sion. Ce sont à nouveau d’excellentes occasions de parfaire sa bibliographie et de rencontrer vos pairs.
Une recherche documentaire ne se limite pas simplement à une recherche sur papier enfermé dans votre
bureau. Ajoutez une dimension plus vivante à votre mémoire en partant à la rencontre des professionnels
de votre sujet. Profitez de la chance extraordinaire d’être un « mémorialiste » pour consolider votre réseau,
alimenter vos bonnes idées et identifier les mauvaises pistes. Vous n’êtes pas encore un professionnel
indépendant en exercice ni un commercial, les autres professionnels vous ouvrent plus naturellement les
portes car il n’y a pas de sentiment de défiance vis-à-vis de vous (prospection ou espionnage industriel).

Vous pensiez avoir du mal à réunir de la documentation sur votre sujet ? Vous voilà rassurés !

84
19
Fiche
SACHEZ VOUS ENTOURER…
DÈS LE DÉPART

La constitution d’un cercle dédié à la préparation et à la rédaction du mémoire est essentielle. Chaque
membre de ce cercle apporte son point de vue et contribue à apporter de la valeur ajoutée dans votre
mémoire.
Organisez vos soutiens ! Du choix du sujet à la rédaction de votre mémoire, en passant par l’élaboration
de vos travaux d’études et de la collecte d’informations, vous allez avoir besoin de nombreux soutiens pour
mener à bien votre projet.

I Le comité « technique »
Composé de professionnels spécialistes du domaine sur lequel porte le sujet de votre mémoire, ce pre-
mier comité vous permet de vous confronter à la réalité du terrain. Il est important de bien choisir des
professionnels qui ont du temps à vous accorder. Ceux-ci sont généralement votre maître de stage,
vos directeurs de missions, des associés de cabinet, et plus globalement des membres de votre réseau
professionnel. Ce soutien technique prend généralement la forme d’entretiens plus ou moins réguliers.
Ces personnes vous apportent des informations sur l’actualité liée à votre sujet, une aide dans l’approche
de votre sujet et plus globalement ils vous permettent de combler votre manque d’expérience sur certains
aspects techniques de votre sujet.

II Le comité « psychologique »
Composé de personnes non spécialistes de votre sujet qui vous suivent tout au long de votre aventure, ce
comité a pour objectif de vous remotiver régulièrement tout au long de l’épreuve.
Le premier cercle reste votre entourage direct, c’est-à-dire votre famille, vos amis et vos collègues pro-
ches : ils contribuent à maintenir un équilibre par rapport à votre situation studieuse de mémorialiste.
Véritable soutien du quotidien face aux aléas et aux difficultés rencontrées, ne les négligez pas car il est
indispensable de vous déconnecter de temps en temps de votre mémoire pour mieux vous y replonger

85
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

ensuite. De plus, qu’ils soient ou non en rapport avec la profession, ils sont de bons cobayes pour vous
permettre d’exprimer et de défendre simplement vos idées.
Un deuxième soutien peut venir de l’Association nationale des experts-comptables et commissai-
res aux comptes stagiaires (ANECS). Cette association a pour objectif de renforcer les liens entre les
mémorialistes et les stagiaires. Elle est un véritable atout psychologique pour ne pas se sentir isolé dans
cette épreuve. Vos sections régionales organisent différents événements sur l’épreuve du mémoire, mais
aussi sur les épreuves écrites du DEC. Renseignez-vous sur le site de votre section régionale ANECS pour
connaître les dates et lieux des événements. Le fait de participer à ces réunions répond à deux objectifs :
connaître le point de vue d’un professionnel spécialiste et rencontrer des mémorialistes qui sont « dans le
même bateau ».

III Le comité « relecture »


Composé de deux profils de personnes, les unes plutôt littéraires et les autres plutôt spécialistes de votre
sujet, ce comité vous aide à finaliser vos travaux et à vous donner confiance dans la qualité de
votre ouvrage. Les profils littéraires se concentrent sur les corrections syntaxiques et la mise en forme de
votre mémoire tandis que les profils spécialistes vérifient la logique du raisonnement et la cohérence des
développements.
N’hésitez pas à constituer ce comité dès le démarrage de la rédaction de votre mémoire, les membres
de ce groupe doivent se préparer à l’avance à lire un mémoire technique et spécifique de plus de 100
pages. Considérez également ce temps de relecture dans votre rétroplanning : il est indispensable de
laisser le temps à vos relecteurs de lire votre ouvrage, puis de vous accorder du temps à retranscrire leurs
recommandations.

Ne manquez pas une occasion de parler et de défendre votre travail : vous devez vivre votre mémoire !

86
20
Fiche
MAÎTRISEZ LES RÉSEAUX
SOCIAUX PROFESSIONNELS

Les réseaux sociaux à but professionnel ou privé sont d’excellents médias pour vous tenir informés sur la
profession, ses tendances et les nouveautés. Vous pouvez participer à des groupes de discussions et parta-
ger vos opinions sur un sujet. C’est ainsi que vous pouvez vous faire connaître de professionnels en dehors
de votre réseau de relations directes.
Lorsque vous travaillez sur votre mémoire, les réseaux sociaux représentent un excellent outil pour tester
votre travail. N’hésitez pas à avancer vos points de vue et les arguments de votre mémoire. Si vous le faites
de manière pertinente et adaptée, et que votre réseau virtuel est bien construit, vous recevrez en retour
des avis encourageants et constructifs pour développer votre mémoire. Vous pourriez même y gagner des
arguments et des points de vue décisifs qui porteront votre travail à un niveau supérieur.

I LinkedIn : le réseau social professionnel international


LinkedIn est le réseau social professionnel par excellence. Vous y retrouvez en premier lieu vos relations
personnelles et professionnelles directes à partir desquelles vous pouvez étendre votre réseau de façon
ciblée. Connectez-vous avec vos proches, vos confrères de formations, vos collègues. Ne négligez per-
sonne !
Sa fonction initiale est un recueil de CV en ligne, mais il est devenu aujourd’hui également un outil de par-
tage de sujets professionnels. De nombreux professionnels postent régulièrement sur les problématiques
qui les occupent. Vous y trouverez des articles d’experts et de néophytes, des occasions d’exposer vos
remarques et de débattre sur vos idées.
Ce réseau permet de suivre les entreprises influentes dans le secteur d’activité de votre mémoire,
ainsi que les groupes de discussions. D’ampleur internationale, ceux-ci vous offrent un point de vue sur
l’actualité de la profession, du secteur dans lequel votre mémoire se situe et les tendances partout dans
le monde.

87
Partie 4 - Conduire sa recherche documentaire

Voici quelques exemples de groupes LinkedIn qu’il peut être intéressant de suivre (liste non exhaustive) :
– Conseil supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables ;
– Compagnie Nationale des Commissaires aux comptes ;
– Accounting & Audit ;
– International Federation of Accountants (IFAC) ;
– Commissaire aux comptes et Expert-comptable.
N’hésitez pas à faire quelques recherches pour trouver des spécialistes proches de votre sujet de mémoire.
Lorsque vous travaillez sur votre mémoire, solliciter ces relations vous prépare efficacement à l’épreuve du
jury en vous aidant à corriger, à argumenter ou à enrichir vos propos.
Vous pouvez recourir à un second réseau professionnel, sous le nom de Viadeo, qui est sensiblement iden-
tique à LinkedIn à la différence que son implantation, quoiqu’internationale, est moins étendue.

II Utiliser Facebook pour capter son réseau personnel


À l'origine centré sur la sphère privée, Facebook s'est progressivement ouvert au monde professionnel. Cet
outil est le premier réseau social mondial en termes de nombre d’utilisateurs. Vous y êtes d’abord connecté
à vos proches, votre famille, vos amis, vos collègues mais aussi aux entreprises qui y sont de plus en plus
nombreuses, y compris les cabinets d’expertise comptable !
N’hésitez pas à vous connecter aux pages des instances professionnelles et des influenceurs de votre sujet.
Vous y trouverez également des groupes d'entraide entre mémorialistes, toujours utile si vous sentez votre
motivation faiblir : rejoignez les groupes « DCG - DSCG - DEC : entraide entre étudiants » ou encore
« Adopte un mémorialiste » créé par l'ANECS. Ces groupes regorgent de conseils et d’astuces sur toutes
les questions que vous pourriez vous poser. À consulter sans modération !

III Les atouts de Twitter


La force de Twitter consiste à réaliser du microblogging, c'est-à-dire une communication réduite à 140
caractères. En tant que mémorialiste, ce réseau social vous permet de collecter des informations en temps
réel à partir du spectre spécifique de la profession et de votre sujet de mémoire.
Les contributions sur Twitter y sont concises et abondantes. Nous vous conseillons de vous connecter aux
influenceurs de la profession et aux membres influents concernant votre sujet de mémoire. Pour vous aider
dans cette démarche, nous avons sélectionné pour vous quelques suggestions de comptes Twitter à suivre
(liste non exhaustive… bien entendu) :
– instances professionnelles : régionales et nationales, les instances qui animent et représentent
la profession sont présentes sur ces réseaux sociaux. Vous pouvez retrouver sur leurs profils des

88
Fiche 20 - Maîtrisez les réseaux sociaux professionnels

publications techniques et les actualités de nos métiers. Nous vous suggérons de vous connecter aux
instances ordinales (@CSOEC / @CNCC_Audit) et aux syndicats professionnels (@SyndicatECF / @
IFECSyndicat) ;
– associations professionnelles : les sections régionales et nationales de l’ANECS et du CJEC pos-
sèdent également leurs propres profils. Vous y retrouverez les dates des dernières manifestations et
des publications qui pourraient vous être utiles dans votre collecte d’information. Connectez-vous
aux associations de jeunes experts-comptables (@ANECSNational / @CJECnational) ;
– presses spécialisées : les revues telles que Les Échos, le Figaro y sont également représentées. Vous
pouvez retrouver sur leurs pages des articles de presses liés à votre sujet. Bien souvent, ces orga-
nismes utilisent le système de « hashtags » pour catégoriser leurs publications. Cela vous sera utile
lors de vos recherches de mots-clés. Ajoutez les comptes @lemondefr / @Le_Figaro / @LesEchos / @
CourrierInter / @AlterEco_ / @mondeduchiffre ;
– influenceurs liés à votre sujet : ce sont des prescripteurs qui relayent et rédigent des articles spé-
cialisés et adaptés à un domaine en particulier. Nous vous conseillons de vous connecter aux influen-
ceurs de votre sujet de mémoire, telles que les associations en lien avec le métier que vous abordez,
les représentants institutionnels, ou encore les médias et journalistes référents dans le domaine.
Repérez également les hashtags utilisés régulièrement en lien avec votre sujet : #ExpertComptable, #Fisca-
lité, #CommissaireAuxComptes. L’étape suivante consiste à contribuer à votre tour de façon pertinente à
ces discussions pour vous rendre visible !

IV Google : une connexion utile sur le monde


Google est le premier moteur de recherche utilisé dans le monde. En paramétrant vos coordonnées publi-
ques dans votre compte, vous pouvez être plus facilement identifié et contacté par des professionnels en
lien avec votre sujet.
En bref, la communication digitale permet d’étendre son réseau au-delà d'un secteur géographique donné,
de se construire une réputation sur internet et d'ouvrir des portes via de nouveaux modes de communica-
tion encore peu usités par les professionnels de l’expertise comptable.

Utilisez l'atout digital que vous avez en main pour vous démarquer !

89
PARTIE 5

RÉDIGER SON
PLAN DÉTAILLÉ
POUR LE DOSSIER
D’AGRÉMENT
Une fois la recherche documentaire bien avancée, vous pouvez attaquer la structuration de vos idées et
la construction de votre plan. Un plan détaillé bien mené vous garantit une construction cohérente qui
contribue de manière significative à votre réussite dans l’épreuve.
21
Fiche
MÉTHODOLOGIE
D’ÉLABORATION DU PLAN

La rédaction du plan détaillé, si elle est menée avec sérieux, représente une part importante du travail de
rédaction. C’est même du temps gagné sur la rédaction : une fois que les idées sont fixées dans les plus
fines ramifications du raisonnement, ne reste plus alors qu’à les rédiger.

I Listez vos arguments


Votre premier travail consiste à lister les arguments qui vont nourrir la problématique de votre mémoire.
Ces éléments ont généralement trois origines : ce que vous avez lu, ce que vous avez vécu et ce que vous
avez pensé. C’est le rassemblement de ces trois sources qui vont bâtir le raisonnement de votre mémoire.
À ce stade, il n’est pas besoin ni de sélectionner les arguments ni de les trier. Essayez au contraire d’être
le plus exhaustif possible : dès qu’un argument entre dans le champ de votre problématique, de près ou
de loin, ajoutez-le. Utilisez ces trois catégories lu/vécu/pensé pour stimuler votre réflexion et aller au fond
du sujet.
Si vous avez monté un dossier pour consigner toutes vos idées comme conseillé lors de l’étape de recherche
documentaire, il vous suffit de le reprendre et de replacer chaque argument à sa place respective.
Pour vous aider, vous pouvez tracer un tableau comme dans l’exemple suivant.
Ce que j’ai lu Ce que j’ai vécu Ce que j’ai pensé
Argument A Argument E Argument G
Argument B Argument F Argument H
Argument C Argument I
Argument D

93
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

II Structurez votre logique


Votre plan n’est pas une simple suite d’arguments à développer. La deuxième étape a pour but de
structurer de manière cohérente votre argumentation. Pour cela, nous vous conseillons de recourir à
une carte heuristique, ou « mind map ». Il s’agit là d’un outil extrêmement efficace pour analyser des piles
d’informations. Il consiste littéralement à cartographier votre raisonnement, en imitant le mécanisme de la
pensée humaine : il va transformer votre longue liste déstructurée d’arguments en un diagramme logique
et organisé. Ce type de visualisation graphique puissante va vous permettre de débrider tout le potentiel
de votre réflexion.
Pour comprendre le principe de cette carte mentale, le plus simple est de faire une analogie avec un
plan de ville : si le centre-ville représente votre problématique, alors les rues principales partant du centre
représentent les grands arguments qui répondent à cette problématique ; ensuite, les rues issues des rues
principales représentent les idées secondaires qui alimentent ces grands arguments, et ainsi de suite.
Par exemple, voici la carte heuristique (partiellement dépliée) pour ce présent livre :

94
Fiche 21 - Méthodologie d’élaboration du plan

Pour construire cette cartographie, nous vous proposons la méthodologie suivante :

A Construisez votre arbre


Définissez votre problématique.
Ajoutez les grands arguments qui répondent à cette problématique.
Ajoutez les idées secondaires qui alimentent les grands arguments, et ainsi de suite jusqu’à ce que vous
n’ayez plus d’idées. Ne vous limitez pas en nombre de niveaux.

B Nettoyez votre arbre


Parcourez votre arbre et rassemblez les doublons d’idées.
Pour les idées proches, cherchez à les découper de manière à ce que chaque idée soit élémentaire.

C Ordonnez votre arbre


Vérifiez la hiérarchie de vos idées : une idée imbriquée dans une autre doit toujours être hiérarchiquement
inférieure à cette dernière.
Ordonnancez vos idées de même niveau dans un ordre logique de raisonnement.
À ce stade, ne réfléchissez pas en termes de plan : ne cherchez pas à donner un titre formel à vos idées
ou à leur attribuer une codification particulière. Assurez-vous simplement à la fin de l’exercice d’obtenir
un arbre nettoyé et ordonné.
Vous pouvez réaliser ce graphique sur une feuille de papier, un tableau blanc ou un simple logiciel de pré-
sentation, mais nous vous conseillons de vous appuyer sur un logiciel de ming mapping. Il vous permettra
une plus grande flexibilité puisque vous pouvez ajouter, déplacer et supprimer à votre gré vos idées, plier
et déplier vos développements, et sans contrainte de taille de support. À ce titre, nous vous conseillons
d’utiliser le logiciel gratuit FreePlane (www.freeplane.org).

III Formatez votre plan


La troisième étape vise à faire entrer votre structuration dans un format de plan rigidifié. Géné-
ralement, un mémoire d’expertise comptable suit un plan thématique, c’est-à-dire que chaque partie
développe une idée bien précise. En ce sens, il n’est pas dialectique (thèse, antithèse, synthèse), analytique
(problèmes, causes, conséquences) ou chronologique (avant, maintenant, demain).

95
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

Un plan se compose généralement de deux à trois parties, avec un équilibre entre les parties en
nombre de pages et en poids d’idées. Chaque sous-élément devrait ensuite se décomposer selon la même
logique : une partie contient deux ou trois chapitres, contenant eux-mêmes deux ou trois sections, conte-
nant eux-mêmes deux ou trois arguments.
Ces recommandations ne sont pas dogmatiques et n’ont pas pour objectif d’être respectées à la lettre mais
essayez au maximum de vous rapprocher de cette organisation. Encore une fois, il s’agit là d’une question
de perception : un plan qui tombe parfaitement annonce généralement une réflexion qui a été poussée
jusqu’au bout. Rappelez-vous l’adage « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » !
À partir de ces recommandations et en partant de votre carte heuristique, détaillez un squelette sur six
niveaux et où chaque niveau se décompose en deux ou trois éléments :
I. Partie
I.1. Chapitre
I.1.1. Section
§ Paragraphe
• Argument
– Exemple
Estimez également un nombre de pages nécessaires pour chaque élément. Rappelez-vous cependant que
votre mémoire ne doit pas dépasser 100 pages, en prenant en compte que l’introduction et la conclusion
comptent pour au moins 10 % du mémoire. Votre développement s’étale donc au maximum sur 90 pages,
c’est-à-dire une quarantaine de pages pour un plan en deux parties, et une trentaine de pages pour un
plan en trois parties.
Il est souvent difficile d’estimer un nombre de pages de but en blanc, c’est pourquoi nous vous conseillons
d’explorer votre plan jusqu’au niveau des exemples pour donner une estimation au plus près de la réalité.
En parallèle, veillez à respecter les règles de proportionnalité : que votre plan soit en deux ou trois parties,
chacune doit être équivalente en taille. Si ce n'est pas le cas, vous devriez revoir votre structuration.
Une fois cette ossature établie, vous n’avez plus qu’à lui donner corps par votre rédaction.

L’étape décisive du plan détaillé pose les fondations de votre investissement. Plus les fondations sont pro-
fondes, plus la construction finale est stable.

96
Fiche 21 - Méthodologie d’élaboration du plan

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


La confection d’un plan détaillé est un travail minutieux et long mais qui, une fois achevé, représente une part importante
du travail d’ensemble. En effet, un plan suffisamment précis ne demande plus que des efforts limités de rédaction : les
idées sont fixées et ne sont plus alors à imaginer ou à trouver. Il est donc normal, voire essentiel, que le candidat passe un
temps important à la confection du plan avant de le soumettre à l’agrément du jury.
Il y a plusieurs façons d’organiser un plan. Dans le cadre du mémoire, elles peuvent se ramener à deux :
– faire un plan en deux (ou trois) parties, elles-mêmes divisées en deux ou trois chapitres : les parties ont un contenu
bien distinct, elles ne se chevauchent pas et aboutissent chacune à une conclusion partielle qui est surtout un résumé du
contenu de la partie ; s’ajoute une introduction dont le but est, d’une part, de situer le sujet dans la réglementation et/ou
la gestion et, d’autre part, de présenter les parties et les intentions du rédacteur, auteur du mémoire ; puis une conclusion
qui est surtout un résumé des conclusions partielles ;
– faire un plan en cinq (ou six) parties et, dans ce cas, chaque partie est le développement continu de l’idée centrale du
mémoire ; la première partie expose une idée, la deuxième la reprend brièvement et la prolonge, la troisième reprend le
point d’arrivée de la deuxième et la développe un peu plus… ; le plan est linéaire et poursuit une construction pas à pas ;
dans un tel plan, l’introduction et la conclusion peuvent se fondre dans les parties.
En tout état de cause, un plan est avant tout un travail de construction avec pour chaque partie, chapitre, section ou
paragraphe une réflexion sur la logique et la cohérence du découpage retenu. Une liste d’idées ou de points à traiter
n’est pas un plan. Pour atteindre cet objectif, il est clair que l’élaboration du plan nécessite du temps de façon à pouvoir
travailler et améliorer progressivement la construction. Un plan ne s’élabore pas dans la précipitation.

97
22
Fiche
LA COMPOSITION
DU DOSSIER D’AGRÉMENT

Le dossier d’agrément peut être considéré comme un contrat entre le candidat et son jury. Comme vous le
feriez avec un client, vous lui proposez un format de livrable que vous vous engagez à produire s’il accepte
votre offre

I La procédure d’agrément est votre alliée


Certains perçoivent la procédure d’agrément comme une contrainte administrative particulièrement
agaçante car elle fige d’emblée toute la structure du mémoire (titres, nombre de pages). En réalité, si vous
avez mené sérieusement chaque étape (recherche documentaire, choix du sujet, plan détaillé), cette per-
ception ne devrait pas être la vôtre. Au contraire, vous verrez la procédure d’agrément comme une étape
salvatrice qui vous permettra de formaliser plus avant vos idées et de sonder les zones d’ombres de votre
mémoire.

II L’orientation « business plan » de la notice


Au-delà d’un document à destination du jury pour valider la pertinence du sujet et la cohérence du plan,
la notice peut être utilisée comme une véritable étude de faisabilité, à la manière d’un entrepreneur
qui établirait un business plan pour présenter son projet à des tiers et faire adhérer à sa cause de futurs
partenaires.
Utilisez ce document comme un outil de communication dans vos échanges avec d’autres professionnels.
Ils peuvent, à travers ce document, comprendre plus rapidement votre approche et ainsi enrichir plus effi-
cacement vos travaux.

99
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

III Avant la demande d’agrément, le choix du sujet


Rappelons que le choix de votre sujet est décisif. Il impacte directement la validation de votre dossier
d’agrément. Un sujet mal circonscrit vaudra pour son auteur un avis de type « 4.3 » de la part de l'exami-
nateur, c’est-à-dire que le candidat devra réécrire intégralement son dossier d’agrément en changeant de
sujet. Pour un sujet bien choisi mais mal développé, un avis de type « 4.2 » peut être attribué, demandant
à l’auteur de corriger certaines lacunes. Ne brûlez pas les étapes !

IV Le dossier d’agrément et la rédaction du mémoire


sont intrinsèquement liés
Vous devez absolument garder à l’esprit que le plan validé par votre examinateur dans le cadre de l’agré-
ment doit être impérativement respecté lors de la rédaction du mémoire.
Ainsi, une notice ne se rédige pas de manière isolée par rapport au mémoire. Vous devez considérer que la
notice fait partie intégrante de votre mémoire. Trop souvent, les candidats rédigent une notice sans forcé-
ment réfléchir aux conséquences qu’elle aura sur leur mémoire. Au moment de la rédaction du mémoire,
ils se retrouvent alors piégés par des paragraphes où il n’y a rien à dire ou au contraire, des idées qu'ils
aimeraient développer plus mais auxquelles ils n’ont pas alloué suffisamment de pages dans la demande
d’agrément.
Prenez l'exercice de la notice au sérieux. Votre mémoire doit être déjà suffisamment creusé en termes de
recherche documentaire et de structuration avant que vous n'envisagiez d'écrire la notice. Si ce n'est pas
le cas, il est peut-être prématuré d'écrire une notice. En voulant gagner du temps, vous en perdez irrémé-
diablement au moment de la rédaction (vous vous êtes imposé un cadre trop strict dans la notice et vous
êtes obligé de la respecter, ce qui nécessite un effort supplémentaire) ou de la soutenance (votre sujet est
mal structuré ou développé, vous êtes donc moins convaincants).

V Exemple de format d’une notice


À titre d’exemple, voici un plan de dossier d’agrément que vous pourriez suivre :
A. Page de garde : titre du mémoire, vos coordonnées
B. Sommaire : plan du dossier d’agrément
C. La notice explicative doit faire apparaître les éléments suivants :
− intérêt du sujet : amorce, définition des termes-clés, actualité du sujet, annonce de la problématique,
annonce du plan ;

100
Fiche 22 - La composition du dossier d’agrément

− objectifs poursuivis et apport pour la profession : explicitez pourquoi vous avez choisi ce sujet et ce
que vous pensez que cela va apporter à la profession ;
− limites du mémoire : précisez ce dont votre mémoire traite exclusivement et ce dont il ne traite pas ;
− lien entre le sujet et les travaux effectués : démontrez que votre expérience professionnelle vous
donne une légitimité suffisante pour traiter ce sujet ;
− sources d’information et conseils : détaillez votre démarche de recherche documentaire.
D. Plan du mémoire :
− plan synthétique : ce plan doit tenir en une seule page. Il doit traduire en un coup d’œil le raisonne-
ment et la méthodologie que vous avez suivis. Il doit mentionner le nombre prévisionnel de pages en
face de chaque partie et de chaque chapitre ;
− plan détaillé : sur 5 pages environ, détaillez les titres des parties, chapitres et sections que vous envi-
sagez de développer, avec en face de chaque élément, une estimation du nombre de pages.
E. Bibliographie indicative
Listez les documents de référence sur lesquels vous allez vous appuyer. Au stade de l’agrément, men-
tionner une trentaine de documents est suffisant :
− textes officiels ;
− ouvrages ;
− articles de presse ;
− rapports ;
− mémoires ;
− site internet.
Enfin, sachez que l’ANECS organise régulièrement dans chaque région des journées de préparation à la
notice (recherche de sujet, méthodologie à appliquer, structuration des idées, recherche documentaire).
Elle propose également un recueil – mis à jour chaque année – de cinq exemples de notices ayant été
accepté et un exemple ayant été refusé, accompagnés de la réponse reçue de l’examinateur.

Le dossier d’agrément constitue le tout premier contact avec votre examinateur. Faites bonne impression,
que ce soit sur la forme que sur le fond !

101
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


La demande d'agrément du sujet constitue une étape importante de la procédure d'inscription à l'épreuve de soutenance
du mémoire.
Un candidat ne peut en effet s'inscrire à cette épreuve sans avoir au préalable obtenu l'agrément de son sujet de mémoire
par un examinateur. En revanche, un candidat peut tout à fait s'inscrire aux deux autres épreuves du diplôme sans s'être
inscrit à la demande d'agrément, ou sans avoir obtenu l'agrément de son sujet de mémoire.
Le candidat qui souhaite s'inscrire à la demande d'agrément du sujet de mémoire doit dans un premier temps télécharger
un dossier d'inscription sur le site Internet suivant : http://www.siec.education.fr. Le dossier est en ligne toute l'année ;
néanmoins, les demandes d'agrément doivent être reçues au plus tard une semaine avant la date de fermeture adminis-
trative du SIEC (congés de Noël et congés d'été). Aucune demande d'agrément ne pourra être traitée durant les périodes
de fermeture administrative du SIEC.
Le candidat doit envoyer la version électronique de la demande d'agrément accompagnée du document disponible sur le
site internet du SIEC par courrier électronique à l'adresse suivante :
expertcompta@siec.education.fr
La demande d'agrément du sujet doit comprendre :
– une page de garde ;
– une notice explicative : celle-ci comporte environ cinq pages et expose les raisons du choix du sujet proposé, la problé-
matique retenue ainsi que les objectifs du mémoire, les apports recherchés par le candidat et les possibilités qu'il a de les
atteindre ainsi éventuellement que les limites du mémoire (domaines non abordés, aspects volontairement exclus, etc.) ;
– une proposition de plan synthétique : le plan proposé ne fait apparaître que les parties et chapitres (en mentionnant le
nombre prévisionnel de pages) ;
– une proposition de plan détaillé : le plan proposé doit comporter environ cinq pages et doit faire apparaître pour chaque
section, chapitre ou partie du mémoire, de même que pour l'introduction et la conclusion, le nombre prévisionnel de
pages ;
– une bibliographie (v. supra page 9).

102
23
Fiche
LES DIFFÉRENTS RÉSULTATS
D’AGRÉMENT

La réponse à la demande d’agrément doit être reçue dans un délai maximal de deux mois après son dépôt,
mais dans les faits, l’examinateur répond souvent plus vite.

I Qu’attend un examinateur ?
L’agrément du sujet de mémoire n’est pas une épreuve en tant que telle. Pour autant, il est nécessaire de
répondre à certaines attentes si l’on veut se voir octroyer le droit de soutenir son mémoire.
L’examinateur doit fournir des commentaires détaillés nécessaires pour aider le candidat, notamment en
cas de rejet. Il doit pour cela remplir un document au format prédéfini où il devra porter des observations
sur le fond (originalité du sujet, qualité de la bibliographie, connaissance du sujet, apport à la profes-
sion), sur la structure (adéquation du plan au sujet, enchaînement logique entre les idées, équilibre entre
les différentes parties) et sur la forme (présentation générale, qualités rédactionnelles, orthographe et
grammaire).
L’examinateur cherche notamment à déterminer les points suivants :
– Le candidat a-t-il bien explicité une problématique ?
– Le candidat propose-t-il un sujet original ?
– Le candidat a-t-il la légitimité suffisante pour traiter ce sujet ? Le candidat apporte-t-il réellement à
la profession ?
– Le candidat a-t-il inclus une dimension pratique ?
– Le candidat sait-il respecter le cadre qui lui est imposé ?
Si vous démontrez ces qualités, l’agrément de votre sujet devrait être obtenu sans difficultés.

103
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

II La conclusion de l’examinateur
Cela amène l’examinateur à formuler trois types d’avis sur les dossiers d’agrément qu’il a reçu :
– 4.1 : le sujet est accepté mais avec certaines observations : le candidat a obtenu l’agrément
pour soutenir l’épreuve du mémoire pendant les quatre sessions successives qui suivent la réponse
à l’agrément. Attention, même si l’avis est favorable, le candidat doit obligatoirement prendre en
compte minutieusement les observations de l’examinateur lorsqu’il rédige le mémoire ;
– 4.2 : le sujet peut être conservé, mais le candidat doit modifier sa notice : le candidat doit
soumettre une nouvelle version de son dossier à l’examinateur, prenant en compte ses diverses
demandes de modification. C’est souvent le cas lorsque la problématique formulée par le candidat
n’est pas assez explicite. En cas de nouveau dépôt faisant suite à un 4.2, le délai des 6 mois ne court
plus ; c’est la date du premier dépôt qui fait foi. Attention, dans ce cas, la nouvelle demande d’agré-
ment doit comporter une page détaillant les modifications apportées par rapport à la précédente
demande, entre la page de garde et la notice explicative ;
– 4.3 : le sujet est refusé : le candidat doit choisir un autre sujet. Dans ce cas, le candidat repart de
zéro, avec un nouveau délai minimal de 6 mois avant la session d'examen. Attention, cela signifie
que le candidat doit changer de sujet mais il n'est pas obligé de changer de thème pour autant.
Généralement, il est demandé au candidat de pousser la réflexion pour transformer son thème en
véritable sujet, avec une problématique réelle.
Il est important de bien comprendre ce qui est recherché par votre examinateur de manière à obtenir
rapidement son feu vert.

104
Fiche 23 - Les différents résultats d’agrément

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Le jury donne un avis motivé sur la demande d’agrément :
– approbation avec nécessité pour le candidat de tenir compte des remarques et conseils formulés (décision 4.1) ;
– possibilité de conserver le sujet mais nécessité de déposer une nouvelle demande d’agrément tenant compte des modi-
fications demandées sur le sujet et/ou la notice et/ou le plan et/ou la bibliographie (décision 4.2) ;
– ou rejet du sujet et donc du plan proposé (décision 4.3).
Lorsque la décision est favorable (décision 4.1), le candidat obtient l’agrément de son sujet de mémoire pour quatre ses-
sions successives (soit deux ans). Ce délai est décompté à partir de la première session à laquelle le candidat est autorisé
à se présenter compte tenu des dispositions de l’article 2 de l’arrêté du 28 mars 2014 (délai de 6 mois entre la date de
dépôt de la demande d’agrément et la date de début des épreuves de la session au cours de laquelle le candidat souhaite
soutenir). Cette durée de validité de l’agrément interdit dans les faits d’obtenir un agrément plus de deux ans avant la
fin du stage.
Lorsque la décision est défavorable (décision 4.2 et 4.3), deux cas se présentent :
– le sujet peut être conservé mais le candidat devra modifier son plan (décision 4.2) ;
– le sujet est refusé (décision 4.3).
Ces deux cas entraînent obligatoirement une nouvelle inscription à l’agrément du sujet de mémoire. Cependant, si le
candidat le souhaite, cette dernière peut se faire immédiatement après la date de l’obtention du premier résultat.
Il est précisé qu’une décision de type 4.2 n’a pas pour effet de faire courir un nouveau délai de 6 mois (article 2 de l’arrêté
du 28 mars 2014). À l’inverse, une décision de type 4.3 donne lieu à ouverture d’un nouveau délai de 6 mois à compter
de la date de dépôt de la demande d’agrément du mémoire remanié.
Suite à l’obtention d’un 4.2, la nouvelle demande d’agrément devra présenter, en préambule et sur une seule page (entre
la page de garde et la notice explicative), les changements apportés par le candidat par rapport à sa précédente demande
d’agrément.
Les résultats de la demande d’agrément seront communiqués dans un délai de deux mois maximum à compter de l’envoi
du mail par le candidat, hors périodes de fermeture du SIEC.

105
24
Fiche
LES APPRÉCIATIONS SUR
LES DOSSIERS D’AGRÉMENT

L’examinateur peut ajouter une page de commentaires complémentaires s’il le souhaite sur la dernière
page du document de réponse. Si les commentaires qui vous sont donnés sont longs et fournis, n'en soyez
pas découragés car c'est une bonne chose ! L’examinateur ne cherche nullement à vous rabaisser ; au
contraire, cela signifie que l'examinateur est intéressé par votre sujet et cherche à vous donner des pistes
pour développer vos idées
La Revue française de comptabilité a publié dans l’édition de septembre 2015 un florilège des observations
couramment formulées par les examinateurs sur les dossiers d’agrément.
« Le sujet n’est pas en lui-même très original. »
« Ce que vous proposez n’est pas un mémoire, mais un rapport de stage, un
Sur le choix du sujet compte rendu, une compilation… »
« Vous voulez voir trop de problèmes ou vous vous fixez trop d’objectifs ; vous ne
ferez que les aborder superficiellement. »
« Vos propos laissent à penser que vous n’avez qu’une expérience ; un mémoire
Sur l’expérience du candidat requiert de nombreuses expériences dont vous devrez tirer la quintessence afin
de les modéliser. »
« Les apports que vous annoncez sont très attendus, ils permettront de mesurer
l’originalité de votre sujet. »
Sur l’apport à la profession « Vous faites un mémoire d’expert-comptable, or celui-ci ne parait que très rare-
ment. Si vous dites ce qu’il fait – ce que tout le monde sait –, vous ne dites pas
comment il le fait – ce qui intéresse la profession. »
« Votre plan n’est pas quantifié au niveau des parties, chapitres, sections. »
« Un mémoire en 2 parties ne doit pas conduire à faire 2 mémoires de 45 pages
; pas plus qu’un mémoire en 3 parties ne doit conduire à écrire 3 mémoires de
30 pages. »
Sur la structure du plan « Le nombre de pages du plan, partie par partie, doit être en rapport avec le
nombre de pages prévu au mémoire. »
« On peut traiter le même sujet en 1, 10, 100, ..., pages ; le travail obtenu ne dira
pas la même chose et surtout pas de la même façon. Votre plan doit être calé sur
la norme de 100 pages hors annexes. »

107
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

« Dans la bibliographie, évitez de citer les ouvrages de fond que l’on trouve dans
Sur la bibliographie les cabinets. Il est peu probable qu’il y ait matière à un apport mémoire dans un
mémento annuel. »
« Attention à la présentation de votre dossier ; revoyez les normes rappelées dans
la note du jury aux candidats. »
Sur le formalisme « Attention à l’orthographe ! La notice de 5 pages présente 10 fautes de français
et/ou d’orthographe. Faut-il s’attendre à 200 fautes dans le mémoire ? Le cas
échéant, cela conduirait probablement à une note éliminatoire ! »

Considérez la procédure d’agrément comme votre alliée : elle maximise vos chances de réussir la soute-
nance en vous alertant par anticipation sur les failles de votre sujet !

108
Fiche 24 - Les appréciations sur les dossiers d’agrément

Exemple de réponse d’agrément de type 4.1

109
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

110
Fiche 24 - Les appréciations sur les dossiers d’agrément

111
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

Exemple de réponse d’agrément de type 4.2

112
Fiche 24 - Les appréciations sur les dossiers d’agrément

113
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

114
Fiche 24 - Les appréciations sur les dossiers d’agrément

Exemple de réponse d’agrément de type 4.3

115
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

116
Fiche 24 - Les appréciations sur les dossiers d’agrément

117
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

118
25
Fiche
GÉREZ VOTRE RELATION AVEC
L’EXAMINATEUR DE L’AGRÉMENT

Beaucoup de candidats craignent leurs examinateurs. Il est pourtant intéressant d’anticiper le contact dès
le moment de l’agrément.

I Comment sont désignés les examinateurs ?


Vos deux examinateurs ne sont pas désignés au hasard. En fait, lorsque vous déposez votre agrément, vous
devez sélectionner les disciplines, secteurs économiques et branches éventuelles auxquels votre mémoire
se rattache dans une liste préétablie de disciplines et de secteurs ou branches. Vous devez cocher au
minimum une discipline et un secteur/branche, et quatre au maximum. De leur côté, les examinateurs
potentiels ont fait de même pour déclarer leur domaine de spécialité. Le Service interacadémique des
examens et concours (SIEC) effectue un rapprochement entre les deux listes pour vous attribuer deux exa-
minateurs adaptés au dossier déposé. Un examinateur garde la possibilité de refuser le dossier si malgré
ces précautions le sujet proposé ne correspond pas à son domaine de compétences (la liste de disciplines
et de secteurs n’est pas toujours très précise).
Sachez que vos examinateurs sont généralement désignés de manière à ce qu’ils fassent partie de corps de
métier différents, par exemple un expert-comptable et un professeur des universités. Ils ont ainsi des sen-
sibilités différentes pour apprécier votre travail. Cette règle n’est cependant ni obligatoire ni systématique.
L’intérêt d’avoir deux examinateurs s’explique par le fait qu’en général ils ne peuvent individuellement pas
être experts sur l’ensemble de votre sujet. En associant leurs spécialités, ils peuvent, conjointement, maîtri-
ser la majorité de votre mémoire et vous questionner de façon précise. Par exemple, si votre sujet porte sur
l’audit légal des sociétés portuaires, vous pouvez tout à fait avoir un examinateur commissaire aux comptes
et l’autre spécialiste du monde maritime.
Enfin, sachez qu’il ne vous est communiqué que le nom d’un examinateur sur deux, celui qui répond à
votre demande d’agrément. Vous n’avez que son nom, parfois sans son prénom. Une rapide recherche sur
Google ou LinkedIn vous éclaire peut-être sur son domaine de spécialité ou sa profession, mais ce n’est
même pas garanti.

119
Partie 5 - Rédiger son plan détaillé pour le dossier d’agrément

De l’autre examinateur, vous ne savez absolument rien, vous le rencontrez uniquement lors de votre sou-
tenance. Ces deux examinateurs eux-mêmes souvent ne se connaissent pas et se rencontrent pour la pre-
mière fois le jour de la soutenance. Partez sur l’hypothèse que vous avez en face de vous deux spécialistes
pointus sur votre domaine et préparez-vous en conséquence.

II Ai-je intérêt à contacter mon examinateur ?


CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
Si après réception des résultats de la demande d’agrément, le candidat souhaite contacter l’examinateur ayant instruit la
demande, il peut le faire mais les échanges ne peuvent s’étendre au-delà de la date de dépôt du mémoire.
Pour tout échange avec le service ou l’examinateur dans le cadre de cette épreuve, le candidat doit utiliser exclusivement
une adresse électronique personnelle.

Sachez que l'examinateur doit au minimum indiquer son e-mail dans la réponse d'agrément. Si vous esti-
mez que vous avez besoin de plus d'informations, n'hésitez pas à le contacter.
Si peu de candidats ont le courage de le faire, c'est pourtant une démarche bien perçue par les examina-
teurs car cela démontre un certain comportement professionnel de la part du candidat. Si un client
vous demande une proposition de mission et que vous n'êtes pas sûr de certains éléments, n'allez-vous pas
contacter le client rapidement pour repréciser certains points avant de faire votre proposition définitive ?
Que vous le contactiez par téléphone ou par e-mail, essayez aussi de maintenir une position d’égal à égal
avec votre examinateur. Évitez de vous justifier et écoutez attentivement toutes les remarques de votre
examinateur en demandant des précisions si besoin mais sans jamais les contredire. Demandez-lui de pré-
ciser ce qu’il attend de vous mais ne lui demandez pas des conseils : ce n’est pas votre examinateur qui va
rédiger votre mémoire, mais c’est bien vous ! Encore une fois, imaginez que votre examinateur est votre
client : vous échangez avec lui pour bien cerner son besoin mais vous n’allez pas lui demander des conseils
puisque c’est votre client !
Enfin, sachez que cette première prise de contact est bénéfique pour les deux parties en termes de per-
ception. De votre côté, vous appréhendez moins la soutenance car vous savez à quel comportement vous
attendre de la part d’un des examinateurs. Qu’il soit expansif ou sur la défensive, vous n’êtes pas pris au
dépourvu et vous vous serez préparé en conséquence. Du côté de l’examinateur, ce premier contact lui a
montré votre sérieux. De même, l’absence d’effet de surprise le rend inconsciemment plus indulgent avec
vous lors de la soutenance.

Votre examinateur est un professionnel comme vous. Il n’est ni votre ami ni votre ennemi.

120
PARTIE 6

RÉDIGER
SON MÉMOIRE
Pendant la phase de rédaction, vous êtes assailli de difficultés qui vous freinent dans votre rédaction :
fatigue, contraintes, temps de rédaction plus long que prévu, mise en forme chronophage, etc. Une bonne
organisation dans votre rédaction doit vous permettre de déjouer ces pièges.
26
Fiche
ORGANISEZ LE CONTENU
DU MÉMOIRE

Au-delà des développements à proprement parler, votre mémoire se compose d’un certain nombre d’élé-
ments, non compris dans le décompte des 100 pages.
Elle contient la mention « Mémoire déposé en vue de l’obtention du diplôme d’ex-
Page de couverture pertise comptable ». Le titre du mémoire doit être strictement identique à celui de
(obligatoire) votre demande d’agrément. La page de couverture ne contient pas de numéro de
page.
Note de confidentialité Si votre mémoire contient des informations confidentielles, vous pouvez y préciser
(facultatif) les conditions de diffusion.
En cas de modification significative du plan du mémoire par rapport à l’agrément
validé, cette note détaille et justifie l’ensemble des modifications effectuées. La
notion de « significatif » dépend de votre jugement professionnel : est-ce que le
Note à l’intention remplacement d’un mot par un autre mot de sens équivalent vous paraît être un
des membres de changement majeur ? (A priori non.) Est-ce que le remplacement d’un chapitre
la commission d’examen par un autre chapitre ne traitant pas de ce qui était prévu initialement vous paraît
(obligatoire en cas être un changement majeur ? (A priori oui).En cas de deuxième soutenance, cette
de modification note doit détailler l’ensemble des modifications apportées au mémoire suite aux
significative du plan ou remarques des examinateurs lors de la première soutenance.Même si elle n’est pas
de deuxième soutenance) obligatoire dans les autres cas, il est tout de même recommandé d’inclure systéma-
tiquement une note à l’intention des membres de la commission d’examen pour
expliquer comment les observations reçues lors de l’agrément ont bien été prises
en compte.
Il est intéressant d’afficher que votre mémoire n’est pas le fruit d’un travail isolé.
Vous avez été capable de vous appuyer sur un certain nombre de professionnels.
Cela donne de la légitimité à votre mémoire : il devient plus difficile pour vos exami-
Remerciements nateurs de remettre en cause le fond de votre mémoire (s’il est correctement écrit !)
(facultatif) car ce serait alors remettre en cause les arguments des professionnels qui vous ont
aidé. Si vous êtes jeune, c’est une façon de prévenir une critique sur votre manque
d’expérience en démontrant qu’elle a été compensée par celles de professionnels
en poste depuis plus longtemps que vous.

123
Partie 6 - Rédiger son mémoire

Elle résume en deux ou trois pages maximum les éléments principaux de l’introduc-
tion jusqu’à la conclusion. Ce n’est pas une accroche mais véritablement un résumé
Note de synthèse de votre mémoire.
(obligatoire) Pour cette raison, rédigez votre note de synthèse en dernier, lorsque tout le reste du
mémoire est finalisé. Pour l’établir, n’hésitez pas à copier/coller tels quels des pas-
sages de votre mémoire de type introductions/conclusions partielles de vos parties.
Il est similaire à la table des matières, à la différence qu’il descend moins profon-
Sommaire synthétique
dément de manière à tenir sur une seule page. Il peut éventuellement être utilisé
(obligatoire)
comme quatrième de couverture.
En 100 pages, il introduit, développe et tire des conclusions sur la problématique
Corps du mémoire
donnée.
Elle liste l’ensemble des références sur lesquelles vous vous êtes appuyé pour déve-
lopper votre argumentation. Elle doit être actualisée à la date de dépôt du mémoire.
Bibliographie
Elle doit contenir au minimum une trentaine de références, présentées selon la hié-
(obligatoire)
rarchie des sources : textes officiels, ouvrages, articles, rapports, pages internet. Les
références généralistes ou sans lien direct avec le sujet sont à proscrire.
Acronymes
Cette page liste les acronymes utilisés dans le mémoire.
(facultatif)
Si vous souhaitez pousser la perfection jusqu’au bout, ajoutez un index alphabé-
Index tique : il liste toutes les pages où les termes importants de votre mémoire sont abor-
(facultatif) dés. Il existe généralement des fonctionnalités dans les traitements de texte pour
les créer facilement, mais ne perdez pas de temps dessus si vous n’y arrivez pas.
Elles comprennent un ensemble de documents judicieusement choisis permettant
de donner une dimension pratique à vos développements. Pensez à inclure un
sommaire au début de vos annexes.
Les annexes généralistes ou sans lien direct avec le sujet sont à proscrire. Les
annexes doivent rester accessoires au corps du mémoire, c’est-à-dire que le corps
du mémoire doit pouvoir se suffire à lui-même, sans qu’il y ait besoin de consulter
les annexes.
Annexes Les annexes sont une bonne solution lorsque vous dépassez la limite des 100 pages
(obligatoire) dans le corps de votre mémoire : vous pouvez passer un certain nombre d’infor-
mations en annexe pour ne garder que l’essence du message dans le corps du
mémoire. Pour autant, l’information est toujours consultable dans les annexes.
Si vos annexes sont volumineuses, séparez-les dans un tome dédié qui permettra à
votre lecteur de tenir plus facilement le mémoire dans ses mains. De plus, si votre
mémoire fait régulièrement référence à vos annexes, avoir un tome séparé permet-
tra à votre examinateur de les consulter en parallèle sans faire d’allers-retours entre
les pages.
Le niveau de détail doit être au minimum Partie/Chapitre/Section. Vous pouvez des-
Table des matières cendre à un niveau encore plus bas si besoin. Préférez l’utilisation des sommaires
(obligatoire) automatiques, ils se mettront à jour automatiquement en cas de changement de
titre ou de pagination.

Comme le dit l'adage, ce qui se conçoit bien s'énonce clairement !

124
27
Fiche
RÉDIGEZ LE FOND DU MÉMOIRE

Si vous n’avez pas des talents naturels de conteur, la clé pour bien maîtriser la rédaction de votre mémoire
est d’appliquer une logique formelle implacable.

I Éviter le syndrome de la page blanche


La meilleure façon de commencer la rédaction de votre mémoire est d’adopter une bonne organisation de
travail propice à la concentration :
– fixez-vous un espace de travail dédié à la rédaction de votre mémoire. Si vous avez la possi-
bilité, isolez-vous dans une pièce. Votre entourage sait ainsi que lorsque vous êtes dans cette pièce,
il ne faut pas trop vous solliciter. Cela vous évite également d’avoir à ranger toute votre documenta-
tion après chaque session de rédaction ;
– définissez des plages horaires dans la journée dédiée à la rédaction. Elles doivent être adap-
tées à votre capacité de travail et aux moments de la journée où vous vous sentez le plus efficace.
Ne vous fixez pas 8 heures de rédaction successives dès 8 h du matin, si vous êtes plutôt du soir et
que vous flanchez facilement au bout de 2 heures de rédaction ! Ménagez-vous tous les jours des
plages de repos ou de loisir pour pouvoir tenir ce rythme sur la durée, et définissez une journée par
semaine sans rédaction ;
– commencez par rédiger le plus facile. Ne cherchez pas à suivre l’ordre de votre plan détaillé ;
au contraire, en débutant par les parties que vous préférez ou qui vous semblent plus faciles, vous
gagnez en confiance car vous voyez votre mémoire en devenir grossir de page en page. Si le che-
minement logique du mémoire est clair dans votre tête, vous pouvez même rédiger d’emblée toutes
vos introductions et vos conclusions partielles, quitte à les affiner plus tard ;
– laissez courir votre plume. Écrivez au fur et à mesure que viennent vos idées, sans chercher for-
cément à les formuler parfaitement. Les efforts mis dans une reformulation immédiate risquent de
vous fatiguer et in fine de tarir le cheminement de votre pensée. Vous effectuerez dans un second
temps une relecture minutieuse pour trouver les mots et les tournures les mieux adaptés.
Si vous manquez d’inspiration pour tourner vos phrases, vous trouverez ci-dessous une courte liste de
verbes dynamiques qui ajouteront du style à vos écrits :

125
Partie 6 - Rédiger son mémoire

affirmer, communiquer, dévoiler, éclairer, exposer, exprimer, expliciter, énoncer, émettre,


Dire évoquer, formuler, indiquer, révéler, présenter, rapporter, souligner, suggérer, traduire,
transmettre, renseigner sur
Estimer apprécier, considérer, évaluer, juger, peser
Examiner approfondir, décomposer, étudier, explorer, inspecter, observer, sonder
accréditer, affirmer, attester de, confirmer, conforter, démontrer, établir, illustrer, justifier,
Prouver
révéler, mettre en évidence, mettre en exergue
Participer apporter, aider à, concourir à, contribuer à, favoriser

II Savoir mener une introduction


Si vous vous souvenez de vos cours de français au lycée, une introduction qui respecte le format académi-
que contient généralement trois temps :
– une accroche, qui évoque un élément facilement appréhendable pour le lecteur ;
– la présentation du sujet suit l’accroche pour la lier plus directement avec le sujet qui nous intéresse ;
– l’annonce du plan guide le lecteur pour la suite de la lecture.
– Ces principes peuvent s’appliquer à toutes les introductions de votre mémoire, de l’introduction
générale aux introductions de section. Si vous avez des difficultés pour les rédiger, nous vous conseil-
lons de respecter le format suivant en termes de volume :
– pour l’introduction générale :
• accroche : en quelques paragraphes, vous pouvez par exemple partir d’une citation éclairante d’un
personnage ayant une autorité particulière dans son domaine (philosophe, économiste), puis faire
un rapide rappel historique sur un évènement majeur, ou faire une rapide description de contexte
en lien avec votre thème,
• présentation du sujet : en quelques paragraphes, vous définissez les termes-clés, vous faites le
lien avec la profession comptable et vous annoncez la problématique, qui va circonscrire plus
avant votre sujet en explicitant les contours du questionnement auquel le mémoire va tenter de
répondre. Vous énumérez ensuite les hypothèses et les limites retenues pour la suite du mémoire,
• annonce du plan : en quelques paragraphes, vous détaillez l’objectif de chaque partie du mémoire.
Astuce : pour vous aider à construire votre introduction générale, n’hésitez à reprendre tels quels
des éléments rédigés dans la partie « Notice explicative » de votre dossier d’agrément. Vous en êtes
l’auteur, ce n’est donc pas du plagiat : ce sont vos idées, ce sont vos mots ;
– pour les introductions de partie :
• accroche : en un paragraphe, vous pouvez soit faire un rappel de contexte, soit faire le lien avec la
partie précédente,

126
Fiche 27 - Rédigez le fond du mémoire

• présentation du sujet : en un paragraphe, vous justifiez l’intérêt de développer cette partie,


• annonce du plan : en un paragraphe, vous annoncez la logique des chapitres qui la composent ;
– pour les introductions de chapitre : limitez-vous à une phrase pour présenter l’intérêt du chapitre
et une phrase pour l’annonce des sections, sachant que l’accroche n’est plus forcément nécessaire
à ce niveau de détail ;
– pour les introductions de section : une phrase devrait suffire pour présenter l’intérêt de la section.
En bref, assurez-vous d’avoir systématiquement rédigé une introduction pour chaque partie, chaque cha-
pitre et chaque section ! Vous gagnerez en clarté, au bénéfice du lecteur.

III Savoir mener un développement


Un développement construit de manière académique contient une suite d’arguments, chacun appuyés par
un ou plusieurs exemples pratiques. À un paragraphe correspond une et une seule idée.
Appliqué à votre mémoire, nous vous recommandons de construire l’argumentaire au sein de vos sections
de la manière suivante :
– un paragraphe ne concerne qu’un seul argument ;
– chaque argument est sous-tendu par un ou plusieurs exemples, soit dans le même paragraphe s’ils
sont courts, soit dans le paragraphe directement suivant ;
– pour faciliter la lecture, utilisez les connecteurs logiques lorsque vous passez d’un argument à l’autre
(« par ailleurs », « enfin », « de même », « également », etc.) ;
– ordonnez vos arguments, du moins important au plus important ;
– n’hésitez pas à mettre en gras l’idée principale de votre argument ;
– adoptez un vocabulaire positif et optimiste.

IV Savoir mener une conclusion


Si l’on respecte les règles académiques, une conclusion peut être perçue comme un entonnoir inversé :
on commence par résumer les idées principales évoquées dans la partie, puis on ouvre la réflexion vers un
sujet connexe ou on annonce une transition vers le sujet suivant.
Vous pouvez suivre cette même logique concernant votre mémoire :
– pour la conclusion générale : en plusieurs paragraphes, vous rappelez la problématique du
mémoire, vous reprenez les conclusions partielles des parties et vous répondez de manière explicite à
la question posée. C’est l’équivalent d’une synthèse managériale que vous feriez dans le cadre d’un
rapport destiné à votre client. Puis, vous ouvrez la réflexion vers une problématique connexe ; cette
ouverture pourrait par exemple être traitée par un autre mémorialiste qui prolongerait le mémoire ;

127
Partie 6 - Rédiger son mémoire

– p our les conclusions de partie : en plusieurs paragraphes, vous résumez les conclusions des chapi-
tres et ouvrez sur la partie suivante ;
– pour les conclusions de chapitre : en un paragraphe, vous résumez les conclusions des sections et
ouvrez sur le chapitre suivant ;
– pour les conclusions de section : en une phrase, vous résumez les messages-clés et ouvrez sur la
section suivante.
Soyez systématique, ajoutez des conclusions partielles à chaque changement de section, chapitre et partie.
Cela facilite la compréhension générale du mémoire.
Votre mémoire est un écrit professionnel. À ce titre, privilégiez la lisibilité et la logique du raisonnement
aux prouesses stylistiques :
– soignez particulièrement les introductions et les conclusions (partielles et finales) de votre
mémoire car si votre examinateur n’a pas le temps de lire la totalité de votre mémoire (cela peut
arriver), il se concentrera sur ces éléments pour se forger un jugement ;
– contentez-vous de faire des phrases simples, courtes et directes. D’ailleurs, n’hésitez pas à
copier/coller les mêmes phrases entre vos diverses introductions et conclusions, puisqu’elles sont
souvent le jeu d’imbrications successives.
L’argumentation de votre mémoire doit fonctionner comme un système de poupées russes : les paragra-
phes sont encadrés par les sections, elles-mêmes encadrées par les chapitres, eux-mêmes encadrés par les
parties, elles-mêmes encadrées par l’introduction et la conclusion générales du mémoire.

128
Fiche 27 - Rédigez le fond du mémoire

En résumé, nous vous proposons de suivre la structure suivante pour construire votre mémoire :

129
28
Fiche
LES POINTS CLÉS DE FORME

Si les qualités de fond sont primordiales, elles ne sont pas suffisantes : votre mémoire doit démontrer cer-
taines qualités de forme indispensables.

I Privilégiez la lisibilité
Votre mémoire doit être agréable à lire car la lisibilité de la forme impacte directement la compré-
hension du fond. Les efforts – même inconscients – qu’un examinateur met en œuvre pour lire un
mémoire peu lisible sont autant d’efforts perdus pour comprendre les concepts évoqués sur le fond. Les
publicitaires l’ont bien compris : plus un texte est lisible, mieux son message sous-jacent est assimilé.
Ainsi, gardez toujours à l’esprit que la mise en forme du mémoire n’est pas destinée à montrer vos
talents sur un traitement de texte mais à faciliter la lecture du contenu. Certains candidats surjouent
d’ailleurs cette étape au détriment du fond, en bariolant leurs titres de couleurs, en ajoutant des icônes
à profusion (de type « pouce » ou « ampoule ») et des encadrés au milieu du texte qui interrompent la
lecture logique. Si, en soi, ces solutions sont de bonnes idées pour dynamiser la lecture, elles doivent être
utilisées avec parcimonie pour ne pas encombrer la compréhension.
Imaginons par exemple que vous ayez retenu un jeu de trois couleurs pour vos titres (bleu, rouge et vert).
Certes, cela est attrayant pour vos yeux mais, d’une part, cela ne l’est pas forcément pour vos examina-
teurs – voire cela les distrait – et, d’autre part, pensez-vous que vos titres nécessitent réellement cet artifice
graphique pour être plus lisibles ?
En résumé, réfléchissez systématiquement en termes de lisibilité et privilégiez toujours la simpli-
cité sur la sophistication !

131
Partie 6 - Rédiger son mémoire

II Anticipez votre mise en forme


Tous les diplômés le disent, mettre en forme son mémoire prend du temps certain et sa durée est
souvent sous-estimée. Qui plus est, la tendance naturelle est de la réaliser au tout dernier moment, une
fois que l’ensemble du mémoire est rédigé. Cette phase peut engendrer un stress assez important, même
pour les candidats qui maîtrisent bien un traitement de texte, car elle implique de vérifier minutieusement
la cohérence et l’harmonie de la charte graphique de votre mémoire sur chacune des pages.
C’est pourquoi nous vous conseillons d’inverser la vapeur et de commencer votre mémoire par la mise
en forme ! Vous gagnerez un temps précieux. Avant même d’avoir débuté la rédaction, préparez toute la
mise en forme dans votre document vierge :
– emplacement de la pagination : en haut ou en bas ? À gauche, à droite ou au milieu selon que
la page sera recto ou verso ? ;
– police : Arial ? Times ? Autre police ?
– format de la numérotation des niveaux : liste numérotée simple ? Liste hiérarchique ? ;
– style des titres pour chaque niveau : taille de police ? Retrait du texte progressif ? ;
– en-têtes et pieds de page : titre du mémoire apparent ? Titre du niveau en cours apparent ? Autres
mentions ? ;
– marges : marges identiques sur les quatre côtés ? Marge plus importante à l’endroit de la reliure ?
À la manière d’un peintre qui prépare ses outils avant de commencer son œuvre, préparez votre mise en
forme avant de commencer votre rédaction.

132
Fiche 28 - Les points clés de forme

III Respectez les règles


Pour permettre une certaine homogénéité dans l’évaluation des candidats, un ensemble de règles de forme
sont détaillées dans la note du jury aux candidats. Nous les avons récapitulées dans le tableau suivant :

Élément Recommandations Ok
Papier format A4 (21 cm x 29,7 cm) ❒
Impression recto-verso ❒
Papier non transparent, de minimum 80 grammes (pour éviter que le texte imprimé

au verso ne soit visible par transparence sur le recto)
Général
Marge de la reliure : 3 cm / Autres marges : 4 cm ❒
Les reliures par spirales ou anneaux plastiques sont proscrites (utilisez une reliure

thermocollée).
Orthographe, grammaire et style corrects ❒
Page de couverture mentionnant : NOM – Prénom – adresse de l’auteur, (pour les
femmes mariées : nom de naissance) / Diplôme d’expertise comptable – Session de ❒
Page de couverture mai ou novembre 20XX / MÉMOIRE / TITRE en majuscules pour tous les mots du titre
Toute référence (nom, logo, …) au cabinet dans lequel le candidat exerce son activité

est formellement interdite
100 pages (+/- 5 %) ❒
Interligne 1,5 ❒
1 800 à 1 900 signes, espaces compris par page ❒
Pages numérotées de la première à la dernière ❒
Corps du mémoire
Tout document (figures, annexes) rempli avec des données (mêmes factices) ❒
Tout tableau, graphiques et figures comportent un titre, de préférence numéroté et

font mention de leur source
Notes de bas de page numérotées de 1 à X et non page à page, imprimées en carac-

tères plus petits que ceux du texte
Les références bibliographiques sont présentées de la manière suivante :
– pour un ouvrage : NOM Prénom, Titre de l’ouvrage, Éditeur, n° édition, Année,
Nombre de pages.
Bibliographie – pour un article : NOM Prénom, (Année), Titre de l’article, Titre de la Revue, numéro, ❒
pages.
– pour un site internet : Nom de la page, adresse de la page (Date de dernière
consultation).
Les documents de plus d’une page sont renvoyés en annexe ❒
Annexes
Annexes précédées d’une liste des annexes et numérotées (1, 2, ...) ❒
133
Partie 6 - Rédiger son mémoire

IV Ne vous enfermez pas


S’il est indispensable de respecter ces quelques règles de mise en forme, pour le reste, vous êtes libre de
présenter votre mémoire comme vous le souhaitez.
Lorsqu’il n’y a pas de règles clairement définies, faites preuve de bon sens et de flexibilité. On ne le rappelle
jamais assez, le mémoire est une épreuve qui doit mettre en valeur votre capacité à juger et votre bon sens
sur tous les plans. Encore une fois, adoptez un comportement professionnel, ne vous auto-enfermez pas
dans une approche trop scolaire !
Par exemple, si les interlignes 1,5 prennent trop de place pour la bibliographie, rien ne vous empêche de
les réduire si cela vous paraît plus cohérent. Certes, la note du jury parle bien d’appliquer un interligne
1,5 mais sans préciser les parties concernées, il semble donc logique de considérer que cette règle ne
s’applique que pour les pages entrant dans le décompte de 100 pages, car cette règle n’aurait aucun sens
ailleurs.
Malheureusement, sur ces questions, certains candidats vont dans l’extrême : ils sont obsédés par le
respect de la forme au détriment de la réflexion. Cela les rassure de s’enfermer dans des considérations
de forme. Ils ont l’impression de répondre à la lettre aux exigences de l’épreuve alors que le mémoire du
diplôme d’expertise comptable est avant tout un exercice de fond. Pourtant, si vous pouvez avoir une
bonne note grâce à un fond excellent et une forme simpliste, l’inverse n’est pas vrai : si votre fond ne vaut
rien et que votre forme est irréprochable, vous n’aurez assurément pas la moyenne !

La forme de votre mémoire doit contribuer à mieux véhiculer le fond. En aucun cas, elle ne doit prendre
le dessus sur lui.

134
Fiche 28 - Les points clés de forme

V Exemple de page respectant les règles de


présentation

135
29
Fiche
IDENTIFIEZ VOTRE COMITÉ
DE RELECTURE

Il est nécessaire que votre mémoire subisse une relecture, réalisée par des personnes de confiance, dont
vous savez qu’elles s’impliqueront réellement dans l’exercice.
Une double relecture est nécessaire : d’une part, une relecture du fond pour identifier les incohérences ou
les imprécisions dans le raisonnement ; d’autre part, une relecture de forme pour repérer les problèmes de
lisibilité ou de respect des consignes (orthographe, grammaire, syntaxe, mise en page). Nous l’avons déjà
souligné, un fond excellent peut pâtir d’une mauvaise forme.

I Vous êtes votre premier relecteur !


Dans l’étape de relecture, comptez d’abord sur vous, d’une part parce que vous êtes le plus apte à traquer
les moindres erreurs tant sur le fond que sur la forme, et d’autre part parce qu’il est malvenu de soumettre
un projet de mémoire bourré d’erreurs basiques à vos relecteurs.
Outre les fautes classiques d’orthographe et de grammaire, profitez notamment de votre relecture pour
simplifier votre expression et ainsi améliorer la lisibilité des messages véhiculés. À ce titre, nous
vous proposons d’appliquer les vérifications suivantes :
– vérifiez les cohérences de temps : votre mémoire est-il formulé au présent, passé ou futur ? Pour plus
de clarté, privilégiez le présent de narration ;
– repérez les phrases qui s’étendent sur plus de trois lignes : n’y a-t-il pas un moyen de les découper
en plusieurs phrases, par exemple en séparant les propositions subordonnées ? ;
– passez en revue les périphrases verbales et les verbes suivis de l’infinitif (« permet de + infinitif », « va
+ infinitif » ; « vient + infinitif », « doit + infinitif », « peut + infinitif », etc.). Simplifiez les construc-
tions qui sont inutiles ;
– passez en revue les connecteurs logiques (« ainsi », « donc », « c’est pourquoi », etc.). Si vous les
supprimez, est-ce que cela change le sens de la phrase ? ;
– repérez les phrases successives qui ont un sens similaire et simplifiez votre expression en consé-
quence.

137
Partie 6 - Rédiger son mémoire

Phrase initiale Phrase simplifiée Commentaire


La relecture est importante. La relecture est importante.
Elle rendra votre mémoire plus Elle rend votre mémoire plus Les temps ont été mis au présent.
digeste. digeste.
L’utilisation de la construction
La relecture peut constituer une La relecture constitue une étape « pouvoir + infinitif » n’est pas
étape essentielle. essentielle. nécessaire pour la compréhen-
sion.
L’utilisation de la construction
L’étape de relecture permet L’étape de relecture améliore la « permettre de + infinitif » n’est
d’améliorer la lisibilité. lisibilité. pas nécessaire pour la compré-
hension.
La relecture doit être double en La relecture doit être double :
identifiant d’un côté les incohé- d’un côté, elle doit identifier les
rences dans le raisonnement et incohérences dans le raisonne-
de l’autre en repérant les problè- ment ; de l’autre, elle doit repé- La longue phrase a été découpée
mes de lisibilité car un excellent rer les problèmes de lisibilité. Un en plus petites phrases plus
fond peut pâtir d’une mauvaise excellent fond peut pâtir d’une digestes.
forme s’il n’est pas procédé à mauvaise forme s’il n’est pas pro-
une relecture minutieuse du cédé à une relecture minutieuse
mémoire. du mémoire.
Ainsi, il est important de souli-
gner que le mémoire doit pas- Le mémoire doit passer une
Les structures inutiles à la com-
ser une étape de relecture. C’est étape de relecture. Vous devez le
préhension ont été supprimées.
pourquoi vous devez le sou- soumettre à différents relecteurs.
mettre à différents relecteurs.
Il est important de relire votre
mémoire. C’est pourquoi la
La même idée « la relecture de
phase de relecture est une étape Dans la partie suivante, nous
votre mémoire est importante »
essentielle. Dans la partie sui- expliquerons en quoi vous ne
est répétée trois fois. Les deux
vante, nous allons vous expliquer devez pas négliger l’étape de
premières phrases ont été suppri-
en quoi vous devez ne pas négli- relecture de votre mémoire.
mées.
ger l’étape de relecture de votre
mémoire.

138
Fiche 29 - Identifiez votre comité de relecture

Un conseil : chaque fois que vous réécrivez une partie de phrase, prenez le réflexe systématique de relire
ensuite la phrase en entier, voire l'intégralité du paragraphe. On a tôt fait d'oublier des accords, des
concordances de temps ou une logique de construction lorsque l'on réécrit par petits morceaux.
Enfin, complétez votre relecture en vérifiant l’adéquation de votre mémoire avec l’ensemble des exi-
gences de la note du jury et l’ensemble des observations formulées par votre examinateur lors
de la réponse à la demande d’agrément.

II Quels relecteurs ?
Il est intéressant d’avoir des relecteurs venant d’horizon divers car ils ne sont pas sensibles aux mêmes
éléments.
Votre famille est votre premier supporter. Elle accepte sans trop rechigner toutes les tâches que vous
lui confiez. En général, vous pouvez lui confier la relecture de la forme, car elle n’a pas besoin d’être
experte de votre sujet pour effectuer cette tâche.
Vos collègues sont de bons appuis pour la relecture du fond. Il est recommandé de faire appel à un
professionnel expert du domaine traité par le sujet et un professionnel extérieur au domaine : le premier
est capable de challenger la réalité du raisonnement avec précision ; le second est plus sensible à la clarté
du raisonnement. Néanmoins, ne perdez pas de vue qu’ils ont les mêmes contraintes professionnelles que
vous. Prévoyez suffisamment de délais pour leur soumettre vos écrits. Vous ne pouvez pas leur demander
une relecture à la dernière minute entre deux missions.
Si vous avez du mal à recruter dans votre famille ou vos collègues, vous pouvez vous faire accompa-
gner dans le cadre d’un « Coaching Mémoire » personnalisé. Des organismes reconnus tels que
l’AMECAR (association constituée de retraités experts-comptables), l’ASFOREF (organisme de formation
de l’OEC Paris-Ile-de-France) ou encore l’ENOES (école spécialisée sur les diplômes d’expertise comptable)
proposent de tels services : un expert-comptable expérimenté est désigné pour relire votre mémoire, à la
fois sur le fond et sur la forme.
Éventuellement, pour la relecture de la forme, vous pouvez faire appel à un relecteur professionnel ou un
écrivain public. Il vous en coûtera de l’ordre de 3 à 5 euros par page. C’est une bonne solution si vous
manquez de temps et que vous pouvez vous le permettre.

139
Partie 6 - Rédiger son mémoire

III Quelle stratégie de relecture ?


La complexité de la phase de relecture tient au fait qu’elle dépend d’autres personnes sur lesquelles vous
n’avez pas le contrôle. Pour cette raison, il est important de définir en amont avec eux les modalités de
relecture.
Proposez à vos relecteurs de les alimenter au fur et à mesure de votre avancement pour lisser la charge.
S’ils préfèrent recevoir le mémoire en une seule fois, assurez-vous que des marges sont possibles en cas
de délais. En effet, en période de finalisation du mémoire, il est courant que des imprévus vous amènent
à décaler la date à laquelle vous aviez prévu de remettre votre projet à vos relecteurs. Prévoyez éventuelle-
ment d’avoir des relecteurs de remplacement.
Certains relecteurs vous envoient des scans. D’autres préfèrent corriger directement dans le fichier
envoyé (pensez à activer la fonctionnalité de « Suivi des modifications » dans Word dans ce cas !). En cas
de correction directe dans le fichier, prenez garde à ne pas vous retrouver submergé de versions relues par
tel ou tel correcteur. Ne repartez jamais de la version envoyée par un relecteur ; gardez plutôt une version
centralisée de votre fichier sur votre ordinateur, que vous corrigez au fur et à mesure des remarques. Même
si cela est plus long, vous êtes plus sûr de maîtriser ce qui est écrit et que des effets de bord n’apparaissent
pas (par exemple, des modifications de formats involontairement causées par le relecteur).

La relecture est un filet de sécurité indispensable pour repérer les dernières scories qui subsisteraient dans
votre mémoire.

140
30
Fiche
IMPRIMER ET DÉPOSER
SON MÉMOIRE : NE SOUS-ESTIMEZ
PAS CETTE ÉTAPE
Savoir gérer les délais de dépôt de mémoire est une épreuve en soi !

I Imprimer son mémoire


Il vous est demandé d’envoyer deux versions imprimées de votre mémoire ainsi que trois versions électro-
niques. Si vous n’avez pas à votre disposition de graveur de lecteur CD, vous pouvez tout à fait transmettre
ces versions sur trois clés USB.
Chaque examinateur reçoit une version papier et une version électronique de votre mémoire. La troisième
version électronique est destinée au service Bibliotique qui le dépose dans sa base de données si vous
obtenez 13 ou plus et que vous lui en donnez l’autorisation.
Repérez plusieurs jours avant où sont les points de reprographie près de chez vous et assurez-vous qu’ils
sont ouverts le jour et aux heures où vous comptez venir l’imprimer, surtout au mois d’août.
Le jour J, commencez par ne lancer l’impression que pour un seul exemplaire de votre mémoire, de
manière à vérifier que l’impression correspond à vos attentes (transparence du papier, qualité de l’encre,
rendu des couleurs sur les graphiques, solidité du thermocollage).
Outre les deux versions papier destinées au jury, pensez à imprimer une version de votre mémoire pour
vous-même. Lors de la soutenance, vous avez ainsi exactement la même version que celle qu’a reçu le jury
(important en termes de rendu, de pagination, etc.).

II Poster son mémoire


L’envoi de votre mémoire se fait en même temps que le dossier d’inscription aux autres épreuves, dans la
même enveloppe. Dans la précipitation et le stress, vous n’êtes pas à l’abri d’un oubli dans votre dossier.
Prévoyez un peu de marge pour ne pas avoir à passer le mémoire à la session suivante pour une simple
erreur de logistique.

141
Partie 6 - Rédiger son mémoire

C’est le cachet de la poste qui fait foi pour prouver la date de votre envoi. Ne vous prenez pas la dernière
journée pour déposer votre mémoire à la Poste (généralement, mi-février pour la session de mai et fin août
pour la session de novembre). Pour plus de sécurité, préférez l’envoi en lettre recommandée avec accusé
de réception.

III Une dernière vérification ?


Stop. Vous êtes sur le point d’envoyer votre dossier ? Vérifiez que vous avez réuni tous les documents dans
l’enveloppe !

Éléments Ok
Le dossier d’inscription complété, imprimé uniquement en recto ❒
2 exemplaires papier de votre mémoire et de ses annexes ❒
3 supports informatiques contenant votre mémoire et ses annexes ❒
2 exemplaires de la demande d'agrément relative à votre mémoire ❒
2 photocopies du feuillet du résultat d'agrément ❒
50 euros, payables en chèque à l’ordre du Trésor public (si vous vous inscrivez uniquement à

l'épreuve du mémoire)

Vous venez de déposer votre mémoire ? Bravo, vous pouvez être fier de vous !

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Le mémoire doit être déposé accompagné du dossier d’inscription aux épreuves au Service interacadémique des examens
et concours (SIEC), et ce en deux exemplaires papier plus trois exemplaires sous format électronique. Les candidats doi-
vent joindre à leur envoi deux exemplaires de la demande d’agrément du mémoire ainsi que deux photocopies du feuillet
de résultat d’agrément :
– chacun des deux évaluateurs recevra un exemplaire du mémoire sous format papier et un exemplaire sous format élec-
tronique. Le jour de la soutenance, le candidat et les évaluateurs disposent du mémoire sous le format de leur choix. Le
candidat doit se présenter à la soutenance avec son propre exemplaire, identique aux exemplaires déposés ;
– le troisième exemplaire sous format électronique (PDF exclusivement) sera destiné à l’éventuel dépôt au Centre de docu-
mentation des experts-comptables et des commissaires aux comptes. Ce dépôt n’est pas automatique : le dépôt est en
principe réservé aux mémoires qui ont reçu une note ≥ 13 /20 et pour lesquels le jury estime que le dépôt en Bibliotique
peut présenter un intérêt pour la profession. À titre exceptionnel, un mémoire qui obtient une note comprise entre 10
et 13 peut être déposé si le sujet traité présente (par son originalité par exemple) un intérêt certain pour la profession.
Remarque : dans le cas d’une seconde voire d’une troisième soutenance, la clé USB destinée aux évaluateurs devra
contenir le (ou les) mémoire(s) précédent(s) avec mention sur le nom du fichier « 1re soutenance » ou « 2e soutenance ».

142
PARTIE 7

SOUTENIR
SON MÉMOIRE
La soutenance est l’ultime épreuve d’un long parcours, elle doit être préparée tout aussi minutieusement.
À quoi devez-vous vous attendre ? Comment va-t-elle se dérouler ? Que devez-vous préparer ? Autant de
questions auxquelles nous allons répondre.
31
Fiche
AVANT LA SOUTENANCE

Tout comme un examen classique, une soutenance de mémoire se prépare.

I Restez en veille
Ce n’est pas parce que vous avez déposé votre mémoire que le travail de recherche documentaire est ter-
miné. Dès le dépôt du mémoire, vous entrez dans la phase de veille active. En effet, lors de la soutenance,
vous devez être au fait de l’actualité la plus brûlante concernant votre sujet si vous voulez légitimer le fait
que vous en êtes un expert.

II Relisez votre mémoire


Lors de la soutenance, vous devez être capable de répondre à la moindre question en faisant référence à
ce que vous avez écrit dans votre mémoire et en indiquant en quelques secondes à vos examinateurs les
pages qui y répondent précisément.
Trop souvent, le candidat farfouille dans son mémoire à la recherche de l’information, donnant la mauvaise
impression qu’il ne le maîtrise pas, voire pire, qu’il ne l’a pas écrit. Nous avons tendance à penser que,
parce qu’on a passé des centaines d’heures à écrire son mémoire, on se souviendra de tout. C’est un leurre
parce qu’on se rappelle certes des concepts mais beaucoup plus difficilement des emplacements exacts
dans le mémoire.
La bonne pratique est de prendre le temps de relire de manière approfondie votre mémoire, de l’annoter et
d’y ajouter des post-it pour repérer rapidement l’emplacement des différentes parties et idées principales,
comme vous le feriez pour la documentation de l’épreuve de révision légale.

145
Partie 7 - Soutenir son mémoire

III Préparez une présentation


Pendant les 10 premières minutes de la soutenance, vous devez présenter votre parcours et les idées essen-
tielles de votre mémoire. Préparez cette présentation minutieusement car vous avez peu de temps pour
détailler un certain nombre d’informations : le contenu doit être détaillé et clair, et respecter le schéma
logique de votre mémoire en abordant les points clés et en les illustrant d’exemples concrets. Évitez autant
que possible d’apprendre un texte à réciter car cela rendrait votre présentation trop rigide.
Si vous n’arrivez pas à respecter cette durée imposée, ayez en tête qu’il vaut toujours mieux qu’elle dure 8
minutes plutôt que 12 minutes. Dans le premier cas, les examinateurs ne s’en aperçoivent pas et enchaî-
nent avec les questions, tandis que dans le second cas, ils vous coupent sans ménagement au bout de 10
minutes et vous retrouvez pris au dépourvu pour répondre aux questions.
Si vous le souhaitez, il n’y a pas de contre-indication à vous appuyer sur un diaporama pour cette présenta-
tion. Par contre, réfléchissez bien à la valeur ajoutée que votre présentation apporte à votre fond ? Au-delà
de l’aspect moderne » auquel les examinateurs ne sont pas forcément sensibles, quel est son intérêt ?
Est-ce que la présentation facilite la compréhension ? Est-ce qu’elle vous aide à mieux présenter vos idées ?
Si vous retenez cette solution, veillez à ne pas être dépendant de votre tablette ou de votre ordinateur.
Soyez bien rodé pour lancer votre logiciel pour éviter toute perte de temps (de démarrage, de lancement
par exemple) et ayez toujours sous la main des versions papier en cas de problème.

IV Imaginez les questions que l’on vous poserait


Pour la partie questions-réponses, faites une liste de toutes les questions les plus déstabilisantes que vous
n’aimeriez pas que l’on vous pose, et préparez vos réponses en conséquence ! Vous devez considérer votre
soutenance comme un rendez-vous client. Pour vous mettre en condition, imaginez votre client le plus
pointilleux – celui qui remettait en cause tous vos arguments et détournait tous vos propos. De la même
manière, vous devez convaincre vos clients (vos examinateurs) que votre produit (votre mémoire) va leur
apporter quelque chose. C’est le meilleur moyen de ne pas être déstabilisé face à vos examinateurs lors de
la soutenance.

V Réalisez des simulations de soutenance


N’hésitez pas à solliciter un ou deux amis pour vous aider à faire des soutenances à blanc. L’objectif de
recréer les conditions de l’examen de manière à ce que vous soyez plus à l’aise lors du vrai examen.
Dans un premier temps, faites votre présentation de 10 minutes et ajustez vos propos si elle est trop courte
ou trop longue. On est toujours surpris de constater que les quelques idées essentielles du mémoire ont
besoin des 10 minutes complètes pour être exposées.
146
Fiche 31 - Avant la soutenance

Dans un second temps, passez à la phase de questions. Votre ami ne doit pas hésiter à poser des questions
déstabilisantes. Regardez comment vous réagissez naturellement. Cela vous aidera à prendre conscience
et à anticiper certains problèmes pour vous ajuster.

VI Offrez-vous un coaching personnalisé


Vous pouvez soit opter pour une session en groupe ou un coaching personnalisé. Ces formations vous
donnent les clés pour apprendre à défendre vos idées et mettre en valeur votre mémoire, avec généra-
lement une mise en situation face à un jury. Si vous avez choisi une formation en groupe, elle est aussi
l’occasion d’observer activement les soutenances des autres participants pour repérer comment certains
comportements peuvent être perçus du côté des examinateurs.

VII Repérez les lieux


Les épreuves de soutenance ont généralement lieu à la Maison des Examens à Arcueil ou sur le site de
Rungis. Il est toujours bon de faire un repérage. Ce n’est pas parce que vous habitez à Paris que c’est plus
simple pour vous y rendre. Identifiez le trajet principal, les trajets alternatifs en cas d’imprévus et les temps
de transport.
Nous vous conseillons vivement de prendre une nuit dans un hôtel accessible à pied depuis le lieu de sou-
tenance (même si vous habitez à Paris), cela vous épargnera tout imprévu de dernière minute, notamment
à cause des transports en commun. Certes, cela représente un coût mais que vaut-il par rapport au risque
de rater votre soutenance parce que vous n’êtes pas arrivé à l’heure ou parce que vous étiez trop stressé ?

VIII Préparez votre tenue


L’habit ne fait pas le moine mais il y contribue ! Vous devez considérer vos examinateurs comme vos
clients. En conséquence, respecter les normes vous aidera à vous sentir à l’aise, à concentrer l’attention de
vos examinateurs sur votre mémoire et non votre tenue, et globalement à renvoyer l’image attendue d’un
expert-comptable, à savoir un complet costume-cravate pour les hommes et un tailleur pour les femmes.
Dites-vous que lorsque vous serez diplômé, vous aurez tout le loisir d’afficher votre originalité vestimen-
taire.

100 % des soutenances réussies étaient des soutenances préparées !

147
32
Fiche
LE CONTENU DE
L’ÉPREUVE ORALE

L’épreuve de soutenance a pour objectif de démontrer que le candidat est l'auteur du mémoire mais qu'il
est également capable de défendre ses idées, comme un professionnel. Elle est l’occasion pour le candidat
d’échanger avec son jury de deux examinateurs.
En théorie, la soutenance dure une heure et se déroule en trois temps devant deux examinateurs, dont un
est celui qui vous a donné l’agrément :
– pendant les dix premières minutes, vous déroulez votre présentation ;
– ensuite, pendant quarante minutes, les examinateurs vous posent des questions variées sur le
mémoire. Par exemple, il peut vous être demandé des précisions sur un point particulier, des ques-
tions amenant à un débat sur les positions soutenues dans le mémoire, ou encore plus de détails sur
votre expérience professionnelle en lien avec le sujet ;
– on vous demande enfin de sortir et pendant les dix dernières minutes les examinateurs débattent de
votre mémoire et de votre présentation orale pour décider d’une note.
Ce format n’est cependant pas systématique, ne soyez pas déstabilisés si on vous demande de procéder
différemment. Après tout, si les rendez-vous client n’ont pas de format prédéfini, il en va de même pour
votre soutenance. L’objectif est avant tout d’instaurer un dialogue respectueux entre professionnels, peu
importe le format adopté.
Sachez par ailleurs que les examinateurs ne sont généralement pas vus avant, ils n’ont l’occasion de dis-
cuter de votre mémoire que quelques minutes avant votre entrée, puis une dizaine de minutes après votre
passage. Tout se décide très vite !
Votre soutenance ne peut pas faire basculer unilatéralement votre épreuve dans un sens ou dans l’autre.
Votre écrit pèse autant que votre soutenance orale.

Soyez flexible et adoptez un comportement professionnel en toutes circonstances !

149
Partie 7 - Soutenir son mémoire

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Le candidat présente son mémoire devant deux examinateurs pendant une durée d’une heure au maximum. L’un des
deux examinateurs est en principe celui qui a donné l’agrément du sujet mais cette disposition ne peut toutefois être
garantie. La soutenance a pour but de montrer que le candidat est à la fois l’auteur du mémoire et le défenseur des idées
qui y sont exposées.
La soutenance débute par un exposé du candidat d’environ dix minutes pendant lequel il présente son travail : l’essentiel
de l’exposé doit être consacré aux apports du mémoire. Si l’exposé tourne court, les examinateurs peuvent abréger l’en-
tretien sans que ceci constitue une cause de nullité de l’épreuve. Pour son exposé, le candidat a la faculté, s’il le souhaite,
d’utiliser un ordinateur portable autonome ou une tablette tactile pour présenter son travail ou un outil s’y rapportant.
Néanmoins, le candidat doit être totalement autonome du point de vue matériel (pas d’alimentation secteur et présen-
tation directe sur l’écran).
Pour la suite de la soutenance, les examinateurs posent des questions au candidat sur le contenu du mémoire et veillent
à ce que la partie questions/réponses occupe la majeure partie du temps de la soutenance. Les examinateurs n’ont pas à
donner de conseils au candidat sur la manière de traiter le sujet.
Au terme de l’épreuve, et en dehors de la présence du candidat, les examinateurs procèdent à l’évaluation du mémoire
et de sa soutenance en attribuant une note globale au candidat. Cette note ne peut en aucun cas lui être communiquée
avant la délibération finale du jury national.
Les examinateurs doivent porter sur la feuille de notation les appréciations générales sur le mémoire et la soutenance et
en particulier, dans l’hypothèse d’une note inférieure à la moyenne, les éléments qui justifient cette évaluation (non-res-
pect du plan agréé ou des consignes données lors de l’agrément, défaillances importantes au niveau de la forme, absence
de réponse, ou erreurs dans les réponses aux questions posées, absence d’apport personnel évaluable…). Si le candidat
n’obtient pas la moyenne au mémoire, la feuille de notation des examinateurs comporte des instructions ou conseils pour
une nouvelle présentation :
– possibilité de conserver le sujet mais nécessité de modifier en tout ou partie la rédaction (dans ce cas, le délai de validité
de l’agrément pendant quatre sessions (v. supra, p. 10) ne trouve plus à s’appliquer) ;
– possibilité de conserver le sujet mais il est conseillé au candidat de redéposer une nouvelle demande d’agrément ;
– possibilité de conserver le sujet mais obligation de faire une nouvelle demande d’agrément ;
– demande au candidat de changer de sujet.

150
33
Fiche
QUEL COMPORTEMENT ADOPTER
FACE AU JURY ?

I Ne vous précipitez pas


Ayez une attitude posée et polie et attendez tranquillement que l’on vous demande de présenter votre
mémoire ou que l’on vous pose des questions. Ayez un débit de parole normal, ne vous précipitez pas pour
donner un maximum d’arguments car moins vous en dîtes, plus vous allez naturellement à l’essentiel. Ne
parlez pas trop et soyez attentifs au comportement de vos examinateurs. N’hésitez pas à faire des pauses
afin qu’ils puissent vous poser des questions. Rappelez-vous que la soutenance est un dialogue et non un
monologue !

II Oubliez votre ego


Ne vous sentez ni inférieur ni supérieur à vos examinateurs, gardez une attitude professionnelle comme
vous le seriez avec vos clients. Qu’ils émettent des compliments ou des critiques, restez maître de vous-
même : ne vous confondez pas en remerciements ou à l’inverse, ne vous enfermez pas dans une attitude
vengeresse de justifications. De même, évitez de donner l’impression que sans vous, votre cabinet ne s’en
sortirait pas. N’émettez pas de jugement de valeur quant à la taille de votre cabinet – qu’il soit petit ou
grand –, car ce qui est important c’est ce que vous y avez appris, et non que vous y soyez. Sachez rester
humble et valorisez le travail des autres collaborateurs autant que le vôtre.

III Adressez-vous de manière égale à vos deux


examinateurs
Maintenez le contact visuel avec vos deux examinateurs, même si l’un des deux vous paraît moins avenant.
Si l’un des examinateurs est plus incisif à votre égard, ce n’est pas forcément qu’il veut vous « saquer », au

151
Partie 7 - Soutenir son mémoire

contraire, c’est peut-être qu’il est le plus intéressé par votre sujet. À l’inverse, un examinateur absent n’est
pas forcément négatif, il écoute simplement avec attention tout ce que vous dites. Ne cherchez pas une
corrélation entre leur attitude et leur degré d’appréciation de votre sujet, il n’y en a pas ! N’essayez pas
non plus un jeu de connivence avec celui que vous pensez être l’expert-comptable car vous pouvez vous
tromper et cela vous serait forcément préjudiciable.

IV Adoptez une attitude positive et ouverte


Même si vous vous sentez acculé, recevez leurs réponses, commentaires et réactions à leur juste poids,
sans pour autant vous laisser perturber. Ils n’ont pas forcément raison ni n’ont forcément tort. Rappe-
lez-vous que l’important est de maintenir un dialogue cordial et détendu entre professionnels sur un sujet
intéressant. On a trop vite fait de se faire emporter dans une spirale négative. Il est alors difficile d’en sortir
sans laisser une mauvaise impression durable. Évitez les formulations de type « vous ne comprenez pas »,
« c’est ce que je viens de vous expliquer », « vous avez mal lu », et ce même si vos examinateurs vous
le disent à vous ! Si par malheur votre soutenance prenait un mauvais tournant, brisez la dynamique en
prenant une pause de quelques secondes, puis demandez à votre examinateur de reformuler sa question
et tentez de dévier la réflexion sur un domaine que vous maîtrisez mieux.

V Acceptez de ne pas tout savoir


Si l’on vous pose une question à laquelle vous n’avez pas la réponse, ne vous liquéfiez pas, ne répondez
pas platement « je ne sais pas » ou n’inventez pas une justification à la va-vite. Adoptez une attitude pro-
fessionnelle en justifiant par exemple que c’était un parti pris assumé de ne pas traiter cet angle pour telle
ou telle raison, ou que votre expérience ne vous a pas permis de creuser ce point, et indiquez que vous en
prenez bonne note pour vous renseigner à l’issue de l’entretien. Après tout, c’est le type de réponse que
vous feriez auprès d’un client !

La soutenance doit être un échange cordial entre professionnels.

152
34
Fiche
MAÎTRISEZ VOTRE
COMMUNICATION ORALE

Gérer sa communication orale, ce n’est pas seulement contrôler les mots que l’on utilise, c’est aussi maî-
triser ses attitudes face au jury.

I Gérez votre stress


Juste avant la soutenance, vous attendez en petit nombre dans le couloir. Le stress est communicatif entre
les candidats. Domptez-le avant qu’il ne vous attrape !
Analysez vos indicateurs de stress. De nombreuses techniques existent pour vous aider à diagnostiquer
votre stress. À ce titre, nous vous conseillons d’utiliser les outils de la PNL (programmation neurolinguis-
tique) : elle vous permettra d’identifier et neutraliser les facteurs aggravants de votre stress liés à vos
croyances limitantes, vos ressentis et vos comportements. Vous trouverez des guides sur ces méthodes
dans toutes les bonnes librairies.
Soyez acteur de votre diminution du stress. Utilisez les techniques d’automassage pour réduire vos
tensions musculaires (visage, bras, mains, etc.). Pratiquer quelques exercices de respiration est également
excellent pour vous détendre : mettez une main sur votre ventre, inspirez profondément par le nez en relâ-
chant le ventre, tenez cette position pendant 3 secondes, puis expirez doucement par la bouche en vidant
tout l’air de votre ventre. Répétez ce mouvement 4 fois de suite, les pieds bien posés au sol, en relâchant
votre bassin et vos épaules et… laissez circuler ! Enfin, la visualisation positive peut vous aider : repensez à
des moments réussis de prise de parole et imaginez une situation identique pour votre soutenance.
Vous pouvez compléter ce travail par des exercices de méditation pour ne pas être envahi de pensées
négatives : bien droit sur une chaise ou debout, concentrez votre pensée sur le mouvement de votre ventre
et le trajet que suit l’air lorsqu’il entre et sort de votre bouche. Si des pensées négatives viennent malgré
tout, nommez-les pour mieux les identifier et les neutraliser (« ceci est une pensée culpabilisante », « ceci
est une pensée stressante », etc.).
Si le stress vous saisit pendant la soutenance, apprenez à désamorcer. En cas d’évènement perturbateur,
ne résistez pas, au contraire, accueillez-le, puis laissez-le passer : par exemple, si votre téléphone sonne
pendant votre soutenance, au lieu d’ignorer la sonnerie ou de vous précipiter pour la couper puis de res-

153
Partie 7 - Soutenir son mémoire

sasser intérieurement l’impression désastreuse que vous avez donnée pendant le reste de la soutenance,
excusez-vous calmement auprès de vos examinateurs, coupez tranquillement votre téléphone, oubliez cet
évènement et reconcentrez-vous sur votre soutenance. Plus facile à dire qu’à faire, mais dites-vous que
c’est surtout un état d’esprit à adopter : rien n’est grave !

II Maîtrisez votre communication paraverbale


La communication paraverbale porte essentiellement sur la maîtrise de votre voix. Votre voix est le medium
qui rendra votre message audible, travaillez-la :
– ajustez le volume de votre voix : adaptez votre volume à l’espace où vous prenez la parole de
manière à ne pas être inaudible ou à ne pas parler trop fort. Variez l’intonation de votre voix pour dyna-
miser votre prise de parole : accentuez certains arguments pour donner vie à votre discours ;
– maîtriser votre débit de parole : l’accélération est une tendance négative du stress qui vous rend
moins compréhensible. Aussi, chaque fois que vous comprenez que vous êtes dans une situation diffi-
cile, faites l’effort de ralentir votre débit et prenez le temps de parler ;
– accentuez votre articulation : il y a une notion de respect envers les autres dans une bonne articu-
lation. Faites l’effort d’articuler et si vous avez la possibilité de vous isoler quelque part juste avant la
soutenance, n’hésitez pas à pratiquer quelques exercices pour échauffer votre prise de parole (étirement
des lèvres, de la langue, de la mâchoire et gymnastique cérébrale) ;
– jouez sur la modulation : insistez sur les mots importants dans votre discours pour les mettre en valeur.
Par exemple, le message n’est pas le même selon que vous dites « il ouvre la porte » / « il ouvre la porte »
/ « il ouvre la porte ». Dans le même ordre d’idée, exploitez votre respiration pour introduire des pauses
dans votre discours, elles valorisent le contenu.

III Maîtrisez votre communication non verbale


La communication non verbale concerne tous les éléments de langage véhiculés par le corps qui ne sont
pas directement liés à la parole. Votre jury est inconsciemment influencé par votre attitude, même si ce
n’est pas le sujet du mémoire :
– gérez vos postures. Tenez-vous droit, les mains en extension vers vos examinateurs pour induire votre
ouverture. Évitez de croiser les bras car cela dégagerait une impression de rejet. Essayez de modifier de
temps en temps vos postures (mains levées, mains appuyées sur la table, corps en avant) pour ajouter du
dynamisme à votre prestation ;

154
Fiche 34 - Maîtrisez votre communication orale

– maîtrisez votre gestuelle. Les gestes parasites sont autant d’entraves à votre message : par exemple,
un stylo manipulé dans tous les sens pendant votre prise de parole trahit votre stress. À l’inverse, si vous
êtes à la fois souple et précis dans votre gestuelle, cela véhicule un sentiment de confiance vis-à-vis de
vos examinateurs, ce qui les conforte inconsciemment sur votre professionnalisme ;
– adaptez vos expressions faciales. Vos mimiques doivent être en congruence avec votre message,
sinon vous perdez en crédibilité. Par exemple, si vous dites que vous avez pris beaucoup de plaisir à écrire
votre mémoire, souriez ! N’hésitez pas même à trop sourire car le stress nous donne l’impression d’être
aimable alors que vu de l’extérieur on paraît plutôt froid. Si vous êtes stressé de l’intérieur mais que vous
souriez de l’extérieur, que pensez-vous que vos examinateurs perçoivent, le stress ou le sourire  ? Un
visage expressif vous rend plus humain et vous attire naturellement plus de sympathie de la part de vos
examinateurs ;
– affirmez votre regard. Pendant votre prise de parole, adressez-vous l’ensemble de votre audience, tout
en posant régulièrement votre regard de temps en temps, de manière à donner de l’attention à chacun
de vos examinateurs, individuellement.

IV Maîtrisez votre communication verbale


Une bonne communication verbale n’est certes pas suffisante mais elle est en tous les cas nécessaire :
– rappelez-vous que l’attention d’une personne est d’environ 20 minutes. Variez les moments d’inte-
ractions avec vos examinateurs régulièrement pour dépasser ce seuil. Par exemple, si vous avez
le sentiment que vous parlez depuis un bon moment du même sujet, essayez de réorienter adroitement
la conversation pour redynamiser l’échange ;
– développez une véritable écoute active. Laissez parler vos examinateurs jusqu’au bout, reformulez
leurs questions, confirmez votre bonne compréhension et incitez-les à préciser leurs pensées. Cela vous
permet d’établir un lien de confiance rapide avec vos examinateurs car ils comprennent vite que vous
ne cherchez pas à étaler tout ce que vous savez mais au contraire à répondre précisément à leurs inter-
rogations ;
– véhiculez des messages clairs. Employez un langage professionnel et non connoté. Faites des phrases
courtes. Évitez les mots péjoratifs ou les formulations négatives. Repérez vos tics de langages. Supprimez
les « euh » ;
– enfin, entraînez-vous ! N’hésitez pas à vous faire coacher et à vous entraîner devant un miroir pour
travailler votre discours pendant les semaines qui précèdent votre présentation, afin de mieux maîtriser
vos mots le moment venu.

Inutile d’être un orateur hors pair pour réussir sa soutenance, en appliquant ces quelques principes sim-
ples, vous vous démarquerez déjà de vos pairs !

155
35
Fiche
APRÈS LA SOUTENANCE

Votre soutenance est maintenant terminée et vous allez pouvoir souffler ! Soyez fier de vous, car peu
importe le résultat, cette expérience valait le coup d’être vécue. Vous avez appris tellement de choses
durant ce long parcours, tant sur plan professionnel que personnel : vous en sortez grandi !
Après des mois passés à plancher sur votre sujet, à restreindre vos temps libres et à vous couper du monde
extérieur, le retour à une vie plus paisible est appréciable. Détendez-vous et changez-vous les idées ! Sortez
avec des amis, lisez, voyagez. Toutefois, gare aux excès, la bataille n’est pas encore terminée tant que vous
n’avez pas reçu les résultats définitifs.

I Quand les résultats sont-ils publiés ?


Les résultats sont communiqués directement par le site du SIEC. Ils sont généralement publiés début jan-
vier pour la session de novembre et début juillet pour la session de mai.

II Vous devez repasser l’épreuve du mémoire ?


La sentence est tombée : vous n’êtes pas admis pour l’épreuve du mémoire d’expertise comptable. Vous
êtes déçu. Votre ego en prend un coup. Vous êtes frustré des efforts que vous avez fournis. Vous allez
devoir retravailler votre sujet.
Devoir repasser l’épreuve du mémoire est très difficile à accepter pour la plupart des mémorialistes. Ne
vous isolez pas. Partagez votre frustration avec vos amis et d’autres mémorialistes, ils seront de bon conseil.
Analysez les raisons de votre échec puis remettez-vous au travail : vous transformerez l’essai en succès dès
la prochaine session. Ne partez pas défaitiste.
Prenez en compte toutes les recommandations du jury et faites évoluer votre mémoire en conséquence.
Listez les modifications réalisées dans une « note du candidat à l'attention du jury » de manière à justifier
comment votre mémoire a évolué de manière significative, tant sur le fond que sur la forme pour répondre
à leurs demandes.

157
Partie 7 - Soutenir son mémoire

Dans le cas où vous devez une troisième fois passer cette épreuve avec le même sujet, un des examinateurs
du jury est le président du jury. Une partie de la discussion porte alors sur les raisons de vos échecs précé-
dents et comment vous avez su les analyser et les prendre en compte positivement.

III Puis-je révoquer le jury de l’épreuve du mémoire ?


Le SIEC offre la possibilité de demander expressément de conserver ou de révoquer votre jury.
Si vous conservez vos examinateurs et que vous démontrez que vous avez pris en compte toutes leurs
remarques lors du second passage, ils seront probablement plus enclins à vous donner la moyenne.
À l’inverse, si vous demandez la révocation du jury, de nouveaux examinateurs vous sont désignés, ceux-ci
ont probablement une sensibilité à votre sujet différente de vos anciens examinateurs, ce qui peut jouer en
votre faveur comme en votre défaveur.
Quoi qu’il en soit, le nouveau jury reste attentif aux raisons des précédents refus, vous devez quand même
prendre en compte les remarques du précédent jury et les justifier dans votre « note du candidat à l’atten-
tion du jury ». N’imaginez pas proposer un mémoire identique devant un jury différent !
La décision de révocation vous incombe et n’est le fruit que d’une réflexion personnelle en fonction de
votre ressenti par rapport aux examinateurs lors de votre soutenance. Il n’y a pas de bon ou de mauvais
choix, seule votre appréciation de la situation compte.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Si le candidat doit effectuer une nouvelle présentation de son mémoire :
– il doit impérativement tenir compte des observations indiquées sur sa fiche de notation ;
– il a la possibilité de demander que les examinateurs pour sa nouvelle soutenance soient, ou non, les mêmes que ceux
de la première soutenance de façon à garantir une appréciation objective du travail du candidat.
À l’issue de la soutenance, le candidat :
– doit impérativement attendre la notification des résultats définitifs de la session à laquelle il s’est présenté avant d’enta-
mer toute démarche auprès du service gestionnaire du diplôme (dépôt d’une nouvelle notice, etc.) ;
– ne doit pas chercher à contacter les membres de la commission d’examen, directement ou par le biais d’une personne
interposée.

IV Vous êtes admis à l’épreuve du mémoire ?


Votre mémoire n’est que le commencement d’un long processus. Votre sujet de mémoire pourrait bien
constituer les bases de votre future activité et plus précisément être le socle de vos premières interventions
en tant qu’associé dans un cabinet d’expertise comptable.

158
Fiche 35 - Après la soutenance

Utilisez les réseaux sociaux pour parler de vos recherches et de vos apports. Ces canaux de communication
sont une excellente voie pour être au fait d’éventuelles opportunités et de débouchés professionnels pour
un diplômé. Si vous avez réussi votre mémoire, faites-le savoir !

Félicitations, vous avez réussi l'épreuve du mémoire !

159
Bonus
MAÎTRISEZ LES ASTUCES
BUREAUTIQUES
A

Si le fond est essentiel, il ne faut pas pour autant négliger la forme. Une présentation facilitant la lecture
renforce indéniablement la compréhension du contenu.
Lors de la rédaction de votre mémoire, vous devez consacrer deux moments forts en « technicité bureau-
tique » : l’un avant d’entamer l'écriture afin de poser le format de votre document, l’autre à l’issue de la
rédaction pour les finitions. Prévoyez ces phases dans votre planning.
Avant même de vous lancer dans la rédaction, nous vous conseillons ainsi de définir les bases de votre
document. Il est plus simple de modifier quelques paramètres sur l’ensemble du document si nécessaire
plutôt que de le faire au fur et à mesure de l'écriture.
Anticiper votre mise en page vous permettra également de structurer plus facilement votre mémoire,
notamment via une table des matières mise à jour à partir des styles de titres au fur et à mesure de votre
rédaction.
Enfin, préparer les éléments essentiels de votre mise en page vous évite de perdre du temps dans les
derniers moments de stress où votre priorité est le fond de votre mémoire et ses éventuelles corrections.
Pour cela, nous vous proposons quelques astuces pratiques pour optimiser votre utilisation d'un traitement
de texte, à savoir Microsoft Word et OpenOffice Writer (version 4). Nous passons en revue quelques fonc-
tions essentielles à connaître pour respecter les prérogatives de la note du jury. Pour autant, n’hésitez pas à
vous former plus avant sur les fonctions avancées et à vous faire aider par des spécialistes en bureautique,
afin que la forme de votre ouvrage soit à la hauteur de la qualité du fond !
Utilisez les fonctionnalités intégrées des logiciels de traitement de texte pour la mise en forme générale.
La note du jury prévoit plusieurs éléments de forme généraux, que nous vous conseillons de paramétrer
avant le démarrage de l’écriture.

161
Bonus

I Les marges
CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
Impression recto verso, en laissant une marge intérieure de 3 cm et une marge extérieure de 4 cm en vue d’une « impres-
sion en miroir » ou « pages en vis-à-vis ».

Sur Microsoft Word, le paramétrage des marges suit le processus suivant :


1. Cliquez sur le ruban « Mise en page ».
2. Dans le groupe « Mise en page », cliquez sur « Marges » puis sur « Marges personnalisées ».
3. Dans l’onglet « Marges », dans « Afficher plusieurs pages », sélectionnez « Pages en vis-à-vis ».
4. Définissez la marge extérieure à 4 cm et la marge intérieure à 3 cm.
5. Vérifiez le format A4 dans l’onglet « Papier » afin que votre format d’impression corresponde.

162
Bonus - Maîtrisez les astuces bureautiques

6. Validez les modifications en cliquant sur « OK ».

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Dans le menu en haut, cliquez sur « Format » puis « Page ».
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur l'onglet « Page ».
3. Dans le pavé « Marges » en bas à gauche de l'onglet, modifiez les marges.
4. Dans le pavé « Paramètres de mise en page » en bas à droite de l'onglet, modifiez le paramètre « Mise
en page » en « En vis-à-vis ».
5. Cliquez sur « OK ».

II Les interlignes
CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
Interligne 1,5, soit 1 800 à 1 900 signes, espaces compris par page.

Sur Microsoft Word, voyons comment définir les interlignes :


1. Cliquez sur le ruban « Accueil ».

163
Bonus

2. Dans le groupe « Style », cliquez droit sur le style « Normal » puis sur « Modifier ».

3. Dans la section « Mise en forme », sélectionnez la police et la taille désirée (nous recommandons Arial
12 ou une police de format équivalent).
4. Pour modifier l’interligne et les options de police, cliquez sur le bouton « Format » dans l’angle inférieur
gauche de la boîte de dialogue puis sur « Paragraphe ». Ce module vous permettra également de modifier
l’espacement.
5. Dans la section « Général », vérifiez que l’alignement soit justifié.
6. Dans la section « Espacement », sélectionnez un interligne de « 1,5 ligne » et un espacement de 0 avant
et après.
7. Validez les modifications en cliquant sur « OK » sur les deux boîtes de dialogue.

164
Bonus - Maîtrisez les astuces bureautiques

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Dans le menu en haut, cliquez sur « Format » puis « Styles et formatage ».
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez droit sur le style que vous souhaitez modifier et cliquez sur
« Modifier ».
3. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur l'onglet « Retraits et espacements ».
4. Dans le pavé « Interlignes » en bas de l'onglet, sélectionnez « 1,5 ligne ».
5. Cliquez sur « OK ».

III L’orientation de la page (portrait/paysage)


Certains documents illustrant votre mémoire sont plus simples à lire en format paysage.
Microsoft Word autorise le changement de mise en page tout en gardant la continuité de votre mémoire
pour en garder l’intégralité en un document unique. Cela s’avère judicieux selon le contenu.
1. Positionnez-vous sur la page qui précède celle où vous insérez l’annexe en format paysage.
2. Cliquez sur le ruban « Mise en page ».
3. Cliquez droit sur « Sauts de pages » puis sur « Page suivante » situé sous « Saut de section ».

165
Bonus

4. Positionnez-vous sur la nouvelle page créée puis, de nouveau dans le ruban « Mise en page », cliquez
sur « Orientation » et sélectionnez « Paysage ».
5. Pour repasser à une orientation portrait sur la page suivante, suivez la même méthode et sélectionnez
« Portrait » à l’étape 4.

Vérifiez que vos en-têtes et pieds de page sont bien suivis afin de ne pas perdre votre pagination. Si ce n’est
pas le cas, effectuez la méthode suivante :
1. Positionnez-vous sur la page orientée en mode paysage et double-cliquez sur le pied de page.
2. Les en-têtes et pieds de pages sont actifs et le ruban « Outils en-têtes et pieds de page – Création »
s’ouvre automatiquement.
3. Dans le groupe « Navigation », cliquez sur « Lier au précédent ». Cette action est à répéter pour l’en-
tête ou le pied de page.

IV L’en-tête de page
L’en-tête ne doit pas inclure une abondance d’informations. Nous vous conseillons d’indiquer le titre de la
partie concernée, ce qui aura pour objectif de faciliter la lecture du mémoire.
Sur Microsoft Word, pour inclure un champ en fonction du titre, la procédure est la suivante :
1. Cliquez sur le ruban « Insertion ».
2. Dans le groupe « En-tête et pied de page », cliquez sur « En-tête » puis sur « Modifier l’en-tête ».
3. Dans la section « Insérer », sélectionnez « QuickPart » et « Champ ».
4. Dans la liste « Noms de champs » de la boîte de dialogue, sélectionnez « RéfStyle ».
5. Dans « Nom du style », sélectionnez « Titre 1 ».

166
Bonus - Maîtrisez les astuces bureautiques

6. Validez les modifications en cliquant sur « Ok » puis sur « Fermer l’en-tête et le pied de page ».

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Dans le menu en haut, cliquez sur « Format » puis « Page ».
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur l'onglet « En-tête ».
3. Cochez « Activer l'en-tête ».
4. Décochez « Contenu identique gauche/droite » si besoin.
5. Cliquez sur « OK ».

V Le pied de page
Le pied de page indique généralement le numéro de la page en cours.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Pages numérotées depuis la première jusqu’à la dernière.

167
Bonus

La pagination est à inclure dans le pied-de-page de votre mémoire. Assez simple à mettre en place, il
convient néanmoins de veiller à ce que la numérotation soit du côté de la marge extérieure de chaque
page. Rappelez-vous que votre impression est en recto verso, la marge extérieure des pages impaires est à
droite, tandis qu’elle est à gauche pour les pages paires. La pagination doit en tenir compte.

Sur Microsoft Word :


1. Cliquez sur le ruban « Insertion ».
2. Dans le groupe « En-tête et pied de page », cliquez sur « Pied de page » puis sur « Modifier le pied de
page ».
3. Dans la section « Options », sélectionnez « Première page différente » (il est inutile d’indiquer le numéro
sur la première de couverture même si celle-ci est comptée dans la pagination).
4. Sélectionnez également « pages paires et impaires différentes ».
5. Positionnez-vous dans un pied de page paire.
6. Dans la section « En-tête et pied de page », cliquez sur « Numéro de page » et sélectionnez « Bas de
page » puis le « Numéro normal » aligné à gauche.

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Dans le menu en haut, cliquez sur « Format » puis « Page ».
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur l'onglet « Pied de page ».
3. Cochez « Activer le pied de page ».
4. Décochez « Contenu identique gauche/droite » si besoin.
5. Cliquez sur « OK ».

VI L’utilisation des styles


Votre mémoire n’est pas construit que d’un seul texte linéaire. Il est essentiel d’y inclure des parties et
chapitres afin de segmenter vos informations et hiérarchiser le contenu.
La construction de votre table des matières dépend des styles que vous définissez. Il est préférable de
définir vos styles dès le début de la rédaction afin de suivre facilement l’élaboration de votre mémoire et
répartir efficacement les informations que vous souhaitez développer.
Vous pouvez paramétrer autant de styles que vous le souhaitez en fonction de l’architecture de votre
mémoire.
Voici une liste des styles dont vous avez besoin :
– Titre : ce style vous servira uniquement sur la page de couverture pour y indiquer le titre de votre
mémoire. La note du jury indique que celui-ci devra être en majuscules pour tous les mots ;

168
Bonus - Maîtrisez les astuces bureautiques

– Titre 1 : il s’agira du titre de chacune de vos grandes parties, ainsi que l’introduction et la conclusion.
Vous pouvez par exemple faire ressortir vos titres par une couleur définie, en restant sobre, avec une
police de taille légèrement plus grande et en gras ;
– Titre 2 : ce style est utilisé pour vos chapitres ;
– Normal ou Corps de texte : utilisez l’un ou l’autre pour la rédaction du contenu de votre mémoire ;
– Citation : Vous pouvez également définir un style pour vos citations. Celles-ci sont habituellement
en italique, avec des marges plus étroites ou non, encadrées ou non.
Dans le paramétrage de vos styles « Titre 1, Titre 2 », etc., pensez à sélectionner le style du paragraphe
suivant. Le dernier style de titre est suivi du style « Normal » ou « Corps de texte ».
Il est inutile de définir un style dédié pour une liste suivie, qu’elle soit numérotée ou avec des puces. Si vous
manquez d’inspiration, nous proposons le paramétrage suivant pour les styles de votre plan :
Couleur
Typologie titre Style Police Taille Format Alignement
de police
Titre de partie Titre 1 Arial 18 Couleur sobre Gras Centré
Titre de chapitre Titre 2 Arial 16 Couleur sobre Gras Gauche
Titre de section Titre 3 Arial 14 Couleur sobre Gras Gauche
Titre
Titre 4 Arial 12 Couleur sobre Gras Gauche
de paragraphe
Paragraphe Normal Arial 11 ou 12 Noir Aucun Justifié

VII Le sommaire automatique


Définir vos styles dès le début de la rédaction facilite la création automatique de votre table des matières,
celle-ci s’étoffe au cours de la rédaction et est un outil précieux pour visualiser d’un coup d’œil votre plan
et votre progression.
La table des matières reprend les titres et sous-titres de vos parties, indique les numéros de pages et crée
les hyperliens vers celles-ci. Pensez simplement à la mettre à jour, car si la table des matières est réalisée
de façon automatique, elle doit être mise à jour manuellement afin que les contenus et les numéros de
pages correspondent.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Table des matières détaillée et paginée, disposée à la fin du mémoire.

169
Bonus

Sur Microsoft Word, la procédure est la suivante :


1. Positionnez-vous sur la page souhaitée pour votre table des matières.
2. Cliquez sur le ruban « Références » puis sur « Table des matières ».
3. Sélectionnez le type de table des matières souhaitée. Celle-ci s’insère automatiquement en incluant tous
vos titres, à condition qu’ils aient été mis en forme à partir des styles.
4. Indiquez le niveau de détail de la hiérarchie souhaitée en sélectionnant le niveau dans le champ « Affi-
cher les niveaux ».

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Dans le menu en haut, cliquez sur « Insertion » puis « Index et tables » puis à nouveau « Index et tables ».
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquez sur l'onglet « Index ».
3. Sélectionnez le type « Table des matières ».
4. Cliquez sur « OK ».

170
Bonus - Maîtrisez les astuces bureautiques

VIII Les illustrations clés


Tout tableau ou figure doit s’expliquer dans le texte. Pensez à en faire une analyse, même succincte. La
légende doit rester claire et concise.

CE QUE DIT LA NOTE DU JURY


Tout tableau quelconque avec un titre, de préférence numéroté, avec mention de son origine (source dont il est éven-
tuellement extrait).
Tout document rempli (et non laissé en blanc), les documents de plus d’une page étant renvoyés en annexe.
Figures numérotées avec mention, le cas échéant, de leur origine.

Sur Microsoft Word :


1. Cliquez sur le tableau ou la figure concernée.
2. Cliquez sur le ruban « Références » puis sur « Insérer une légende ».
3. Sélectionnez dans « Étiquette » s’il s’agit d’un tableau ou d’une figure.
4. La numérotation se fait automatiquement. Dans le champ « Légende », notez une brève description.

Nous l’avons dit, il est important de citer vos sources. La méthode est simple pour cela :
1. Positionnez-vous à la suite de la légende pour un tableau ou de votre citation.
2. Cliquez sur le ruban « Références » puis sur « Insérer une citation » et « Ajouter une nouvelle source ».
3. Dans la boîte de dialogue, sélectionnez le type de la source et complétez les informations. Une fois une
source enregistrée, vous pouvez simplement la sélectionner sans avoir à la saisir de nouveau.
4. Validez les modifications en cliquant sur « OK ».

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Cliquez sur l'image.
2. Dans le menu en haut, cliquez sur « Insertion » puis « Légende ».
3. Dans la fenêtre qui s'ouvre, indiquez votre titre pour l'illustration.
4. Cliquez sur « OK ».

171
Bonus

IX Les notes de bas de page


CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
Notes de bas de page numérotées de 1 à x et non page à page, imprimées en caractères plus petits que ceux du texte.

Les notes de bas de page vous permettent d’indiquer des informations secondaires, mais importantes, sans
interrompre la lecture de votre mémoire ni insérer de longues parenthèses :

Sur Microsoft Word :


1. Positionnez-vous après le dernier caractère de la partie relative à la note que vous souhaitez insérer.
2. Cliquez sur le ruban « Références » puis sur « Insérer une note de bas de page ». La numérotation se
fait de façon continue. La mise en page est automatiquement dactylographiée et en caractère plus petit
que ceux du texte.

Sur OpenOffice Writer, les étapes sont les suivantes :


1. Dans le menu en haut, cliquez sur « Insertion » puis « Notes de bas de page/de fin ».
2. Dans la fenêtre qui s'ouvre, sélectionnez « Automatique » pour la numérotation.
3. Cliquez sur « OK ».

X Afficher le nombre de caractères


CE QUE DIT LA NOTE DU JURY
1 800 à 1 900 signes, espaces compris par page.

Dans Microsoft Word, pour vérifier rapidement le nombre de signes présents sur une page :
1. Sélectionnez le contenu d'une page.
2. Cliquez sur « Nombre de mots » en bas à gauche de la fenêtre.
3. Une nouvelle fenêtre s'ouvre avec les statistiques, avec notamment la ligne « Caractères (espaces com-
pris) » pour la sélection.

172
Bonus - Maîtrisez les astuces bureautiques

Dans OpenOffice Writer :


1. Sélectionnez le contenu d'une page.
2. Dans le menu en haut, cliquez sur « Outils » puis « Statistiques ».
3. Une nouvelle fenêtre s'ouvre avec les statistiques, avec notamment la ligne « Sélection active – Carac-
tères » pour la sélection. Les espaces sont compris dans le comptage.

173
1
Annexe
NOTE DU JURY AUX CANDIDATS
A

175
Annexe

176
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

177
Annexe

178
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

179
Annexe

180
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

181
Annexe

182
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

183
Annexe

184
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

185
Annexe

186
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

187
Annexe

188
Annexe 1 - Note du jury aux candidats

189
Annexe

190
2
Annexe
RAPPORT DU PRÉSIDENT
DU JURY
A

191
Annexe

192
Annexe 2 - Rapport du président du jury – session novembre 2018

193
Annexe

194
Annexe 2 - Rapport du président du jury – session novembre 2018

195
Annexe

196
3
Annexe
DEMANDE D'AGRÉMENT DU
SUJET DU MÉMOIRE
A

197
Annexe

198

numérique
Impression & brochage - France
uméro d'impression : N21275200105 - Achevé d'imprimer: Janvier 2020
Dépôt légal : Janvier 2020

IMPRIM'VERT•
3 3
Durée de l’épreuve :
1 heure maximum
Le mémoire
Coefficient 4 d’expertise 3
Notation sur 20
comptable 3e éd.
2020
3e éd.
2020
Cyril Degrilart
est expert-comptable, il
enseigne également en tant
que coach mémoire DEC
à l’ENOES. Cyril Degrilart et Thomas Mehani
Thomas Mehani
est diplômé d’expertise
comptable. Il est formateur

d’expertise comptable
Le mémoire
Ce livre est un véritable outil d’acqui- en techniques de gestion de
l’information et de
sition des connaissances pour préparer
la communication.
votre épreuve.
Les auteurs y ont mis l’expérience qu’ils
ont de l’examen pour vous permettre :
– de comprendre les règles et les
d’expertise
étapes pour rédiger votre mémoire et
comptable

Le mémoire
les consulter facilement à tout moment ;
– d’acquérir les bonnes pratiques Ce livre est fait pour :
pour réussir votre soutenance.
– Candidats au DEC
– Experts-comptables, 35 fiches pratiques pour réussir
votre mémoire et sa soutenance
commissaires aux comptes
et collaborateurs des
cabinets d’expertise
comptable

Cyril Degrilart et Thomas Mehani


Prix : 22 €
ISBN 978-2-297-09080-3
www.gualino.fr