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: TBA1036

Les adjuvants des bétons


Date de publication :
01 décembre 2004

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l'enveloppe du bâtiment

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Les adjuvants des bétons

I – Documents de référence........................................................................ TBA1036 -2


II – Généralités............................................................................................. — 3
III – Actions des adjuvants de béton.......................................................... — 5
IV – Classification des adjuvants selon leur efficacité.............................. — 5
A. Ouvrabilité ........................................................................................... — 5
B. Prise ...................................................................................................... — 6
C. Autres propriétés................................................................................. — 6
V – Modes d’action ..................................................................................... — 6
A. Superplastifiants – Hauts réducteurs d’eau ...................................... — 6
B. Retardateurs de prise.......................................................................... — 6
C. Accélérateurs de prise......................................................................... — 6
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D. Les entraîneurs d’air ........................................................................... — 7


E. Hydrofuges........................................................................................... — 7
VI – Domaines d’utilisation......................................................................... — 7
VII – Nouveaux types de béton réalisables avec les adjuvants............... — 8
VIII – Dosage des adjuvants ....................................................................... — 9
A. Doses d’emploi.................................................................................... — 9
B. Méthodes d’introduction .................................................................... — 9
C. Effets secondaires défavorables ........................................................ — 9
IX – Importance des plastifiants-superplastifiants ................................... — 10
X – Autres types d’adjuvants ..................................................................... — 10
XI – Conclusion ........................................................................................... — 11

fin d’améliorer certaines propriétés du béton, des adjuvants sont ajoutés


A couramment, en très faible quantité, inférieure à 5 % du poids du ciment,
avant ou pendant le malaxage du béton.
Ces substances chimiques sont définies et classées par la modification
majeure apportée aux bétons. Elles impactent essentiellement la rhéologie, la
cinétique d’hydratation et les performances mécaniques. Ainsi, sont présents
dans les familles d’adjuvants des plastifiants, des entraîneurs d’air, des accélé-
rateurs de durcissement ou des fluidifiants. Parmi les effets à relever, celle de
l’ouvrabilité est considérée comme la plus importante, elle permet l’améliora-
tion des conditions de malaxage et de mise en place du béton.
L’article passe en revue l’ensemble des propriétés, des modes d’action et des
domaines d’utilisation de chaque type d’adjuvants. Pour chacun d’eux, le
dosage et les méthodes d’introduction sont également annoncés.
Mais l’ajout d’adjuvants peut entraîner des effets secondaires indésirables,
notamment sur le retrait et la résistance chimique. Il est préférable de les
connaître afin de mieux les éviter.

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

I - DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE • NF P 18-370 d’octobre 1995 - Adjuvants. Produits de cure


pour bétons et mortiers – Définitions, spécifications et mar-
quage.
Document technique unifié – DTU 21.4 et modificatif
d’octobre 1977. Utilisation du chlorure de calcium et des adju- • NF P 18-371 d’octobre 1995 - Adjuvants. Produits de cure
vants contenant des chlorures dans la confection des coulis, pour bétons et mortiers – Détermination du coefficient de pro-
mortiers et bétons. tection.

Normes • P 18-357 de juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et


coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte – Fabrica-
• NF EN 480-1 de mars 1998 - Adjuvants pour bétons, mortiers tion.
et coulis – Méthodes d’essais – Partie 1 : béton et mortier de
référence pour essais. • P 18-358 de juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et
coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte – Mesure
• NF EN 480-2 de novembre 1996 - Adjuvants pour bétons, de la fluidité et de la réduction d’eau.
mortiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 2 : détermina-
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tion du temps de prise. • P 18-359 juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et
coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte – Mesure
• NF EN 480-4 de novembre 1996 - Adjuvants pour bétons, de l’exsudation (stabilité).
mortiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 4 : détermina-
• P 18-360 de juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et
tion du ressuage du béton.
coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte – Essais
• NF EN 480-5 de novembre 1996 - Adjuvants pour bétons, mécaniques flexion-compression.
mortiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 5 : détermina- • P 18-361 de juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et
tion de l’absorption capillaire. coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte – Mesure
• NF EN 480-6 de novembre 1996 - Adjuvants pour bétons, du retrait.
mortiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 6 : analyse infra- • P 18-362 de juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et
rouge. coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte –
Détermination des temps de début et de fin de prise.
• NF EN 480-8 de novembre 1996 - Adjuvants pour bétons,
mortiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 8 : détermina- • P 18-363 de décembre 1986 - Adjuvants pour bétons, mor-
tion de l’extrait sec conventionnel. tiers et coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte –
Détermination de la fausse prise (essai de Tusschenbroeck).
• NF EN 480-10 de novembre 1996 - Adjuvants pour bétons,
mortiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 10 : détermina- • P 18-364 de juillet 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et
tion de la teneur en chlorure soluble dans l’eau. coulis. Coulis courants d’injection pour précontrainte – Essai
d’absorption capillaire.
• NF EN 480-11 de mars 1999 - Adjuvants pour bétons, mor-
tiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 11 : détermination • XP P 18-340 de décembre 1998 - Adjuvants et adjuvants spé-
des caractéristiques des vides d’air dans le béton durci. ciaux pour bétons – Définitions, spécifications et critères de
conformité.
• NF EN 480-12 de mars 1998 - Adjuvants pour bétons, mor-
tiers et coulis – Méthodes d’essais – Partie 12 : Détermination • XP P 18-351d’octobre 1995 - Adjuvants pour bétons, mortiers
de la teneur en alcalins dans les adjuvants. et coulis. Bétons de référence pour adjuvants.

• NF EN 934-2 d’avril 1998 - Adjuvants pour bétons, mortiers et Glossaire – Sigles


coulis – Partie 2 : Adjuvants pour béton – Définitions et exi- • BAP : béton autoplaçant ne nécessitant pas de vibration pour
gences. sa mise en place.
• NF EN 934-4 de mai 2000 - Adjuvants pour bétons, mortiers • BHP : béton dont la résistance mécanique est comprise entre
et coulis – Partie 4 : adjuvants pour coulis pour câbles de pré- 60 et 100 Mpa.
contrainte – Définitions, exigences et conformité.
• BTHP : béton d’une très haute résistance mécanique, supé-
• NF EN 934-6 de mai 2000 - Adjuvants pour bétons, mortiers rieure à 100 Mpa.
et coulis – Partie 6 : échantillonnage, contrôle et évaluation de
la conformité, marquage et étiquetage. • Compacité : rapport entre le volume théorique sans vide, et le
volume apparent.
• NF P 18-350 de décembre 1986 - Adjuvants pour bétons,
mortiers et coulis. Ciments de référence. • Coulis : mortier très liquide.
• Fines : éléments fins de dimension inférieure à 0,063 mm.
• NF P 18-352 de décembre 1986 - Adjuvants pour bétons,
mortiers et coulis – Détermination de la quantité d’eau de • Fluage : déformation lente et irréversible du béton sous son
gâchage des bétons et mortiers adjuvants soumis aux essais propre poids ou sous charge.
d’efficacité à maniabilité constante.
• Fluidifiant : produit permettant, à même ouvrabilité, une forte
• NF P 18-353 de juin 1985 - Adjuvants pour bétons, mortiers et réduction de la teneur en eau du béton (d’où augmentation de
coulis – Mesure du pourcentage d’air occlus dans un béton frais la résistance du béton) ou qui, à même teneur en eau, aug-
à l’aéromètre à béton. mente notablement cette ouvrabilité.

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

• Superplastifiant : adjuvant permettant la fluidification du Utilités – L’adaptation du béton aux exigences technologiques
mélange de béton par dispersion rapide des particules de (fort ferraillage) et ambiantes d’un chantier (temps chaud,
ciment. temps froid, gel...) a montré les limites de ce matériau. Il est
parfois impossible, compte tenu des constituants disponibles
• Ressuage : remontée d’eau en surface d’un dallage en cas de (ciments, granulats), de trouver une formulation de béton qui
manque de cohésion du béton, notamment si la formule est puisse, soit convenir aux problèmes de bétonnage posés sur
mauvaise. le chantier, soit s’adapter à certaines techniques modernes.
• Rhéologie : étude de la déformation, de la viscosité, de l’élas- Les adjuvants peuvent être :
ticité et de la plasticité de la matière sous l’action de contrainte.
• des substances chimiques organiques (plastifiants, plasti-
• Ségrégation : séparation des constituants du béton par gra- fiants-réducteurs, fluidifiants, entraîneurs d’air) ;
vité.
• des substances inorganiques (accélérateurs de prise et de
• Slump : valeur (en centimètre) de l’affaissement d’un cône de durcissement).
béton réalisé à l’aide d’un cône métallique appelé « cône
d’Abrams ». Ils permettent simultanément de ;
Organismes impliqués dans le domaine des adjuvants • modifier la rhéologie des bétons avec des teneurs en eau net-
tement inférieures aux bétons non adjuvantés ;
• SYNAD : Syndicat des producteurs d’adjuvants, 3, rue Alfred-
Roll, 75849 Paris Cedex 17. • accélérer ou retarder la prise, selon les exigences ambiantes
du chantier.
• CERIB : Centre de Recherche de l’Industrie du Béton, BP 59,
rue des Longs-Réages, 28231 Épernon Cedex. Ces qualités justifient qu’ils soient considérés comme un des
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constituants du béton au même titre que les éléments de base


• École Française du béton : Cimbéton, 7, place de la Défense,
(ciment, granulats, eau et air occlus) et donc comme un
92974 Paris-La Défense Cedex.
« cinquième » élément à part entière.
• AFNOR : Association française de Normalisation, 11, avenue
Parmi d’autres avantages, ils permettent :
Francis-de-Pressensé, 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex.
• d’optimiser le rapport qualité/prix lors de la formulation des
Bibliographie sur les adjuvants et les bétons – J. Baron et
bétons ;
J.-P. Ollivier : La durabilité des bétons, Presses des Ponts et
Chaussées. • d’étendre la gamme d’utilisation des bétons.
Y. Malier : Les bétons à hautes performances. Si ces produits offrent des moyens supplémentaires pour amé-
liorer les caractéristiques de la qualité du béton, ils n’apportent
La corrosion et la protection des aciers dans les bétons.
aucune solution valable à une mauvaise formulation de béton
CIMBETON : Construire avec les bétons. Ouvrage des Édi- ou à une mise en œuvre déficiente.
tions du Moniteur.
Classification – La classification des adjuvants est basée sur
G. Dreux et J. Festa : Nouveau guide du béton. Éditions leur fonction principale :
Eyrolles.
• plastifiant ;
M.Venuat : La pratique des ciments, mortiers et bétons. Édi-
tions du Moniteur. • plastifiant-réducteur d’eau ;
• fluidifiant ;
• entraîneur d’air.
II - GÉNÉRALITÉS
Un adjuvant commercial peut être un produit « pur » ou un
Définition – L’adjuvant est un produit ajouté en très faible mélange de plusieurs produits permettant la réalisation d’un
quantité aux bétons, avant ou pendant le malaxage. La dose compromis acceptable.
est inférieure à 5 % du poids du ciment. Normalisation des adjuvants – Les prescriptions générales
Le but est d’améliorer certaines propriétés du béton, qu’il soit de la nouvelle norme NF EN 934-2 (mentionnée ci-dessus)
à l’état frais, pendant la prise et le durcissement, ou à l’état recense 11 caractéristiques générales pour chaque adjuvant :
durci. • homogénéité, évaluée par examen visuel. Une ségrégation
Chaque adjuvant est défini par sa fonction principale (la ou les de l’adjuvant peut être tolérée. Les limites fixées par le fabricant
modifications majeures apportées aux bétons, telles l’état frais doivent être respectées ;
et/ou durci), même s’il a plusieurs actions secondaires. • couleur, évaluée par examen visuel. Elle doit être uniforme et
Techniquement parlant, ce sont des substances chimiques similaire à la description fournie par le fabricant ;
organiques ou inorganiques qui, ajoutées aux bétons, mortiers • composant actif analysé par infrarouge selon la norme NF
ou coulis, modifient : EN 480-6 (mentionnée ci-dessus). Le spectre du composant
• la rhéologie ; actif doit être reconnaissable ;

• la cinétique d’hydratation (temps de prise et de durcisse- • densité relative, mesurée selon la norme ISO 758 (novembre
ment) ; 1976) – Produits chimiques liquides à usage industriel –
Détermination de la masse volumique à 20 °C. Elle doit être
• les performances mécaniques. encadrée dans une moyenne définie ;
L’efficacité de la fonction principale de chaque adjuvant peut • extrait sec conventionnel, mesuré selon la norme EN 480-8
varier selon son dosage et sa compatibilité avec les matériaux (mentionnée ci-dessus). Il représente le taux de matières
utilisés. sèches comprises dans l’adjuvant ;

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

• valeur du pH, mesuré selon la norme ISO 4316 (août 1977) – • teneur en chlorures solubles, mesurée selon la norme EN
Agents de surface – Détermination du pH des solutions 480-10 (mentionnée ci-dessus). Elle doit être ≤ 0,1 % en masse
acqueuses – Méthode potentiométrique. Il détermine le carac- ou à la valeur indiquée par le fabricant ;
tère acide ou basique à ± 1 près de l’adjuvant ;
• teneur en alcalins, exprimée en Na2O équivalent. Elle est
• effet sur le temps de prise au dosage maximal recommandé. mesurée selon la norme NF EN 480-12 (mentionnée ci-
Les résultats doivent être indiqués dans le rapport selon EN dessus) ;
934-2 (mentionnée ci-dessus) ; • comportement à la corrosion. Un adjuvant ne doit pas favo-
riser la corrosion de l’acier enrobé dans le béton.
• teneur en chlore total, mesurée selon ISO 1158 (avril 1996) –
Plastiques – Homopolymères et copolymères de chlorure de Paramètres des bétons adjuvantés – Les prescriptions
vinyle – Dosage du chlore. Elle doit être ≤ 0,1 % en masse ou complémentaires définissant les paramètres du béton adju-
à la valeur indiquée par le fabricant ; vanté sont rassemblées au tableau I.

Prescriptions complémentaires définissant les paramètres du béton


Tab. 1 – Prescriptions complémentaires définissant les paramètres du béton

Famille d’adjuvants Propriétés Prescriptions complémentaires

Réduction d’eau Pour le béton adjuvanté : ≥ 5 % par rapport au béton témoin

Plastifiant Résistance à la compression À 7 jours et à 28 jours : béton adjuvanté ≥ 110 % du béton témoin
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Réducteur d’eau
Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté : ≥ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance égale)

Réduction d’eau Pour le béton adjuvanté : ≥ 12 % par rapport au béton témoin

Résistance à la compression À 1 jour : béton adjuvanté ≥ 140 % du béton témoin


À 28 jours : béton adjuvanté ≥ 115 % du béton témoin

Teneur en air dans le béton frais Pour le béton adjuvanté : ≥ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance égale)

Augmentation de la consistance Augmentation de l’affaissement ≥ 120 mm par rapport aux (30 ± 10) mm
Superplastifiant initiaux
Haut réducteur d’eau Augmentation de l’étalement ≥ 160 mm par rapport aux (350 ± 20) mm
initiaux

Maintien de la consistance 30 min après l’ajout, la consistance du béton adjuvanté ne doit pas tomber
au-dessous de la valeur initiale de la consistance du béton témoin

Résistance à la compression À 28 Jours : béton adjuvanté ≥ 90 % du béton témoin

Teneur en air dans le béton frais Pour le béton adjuvanté : ≤ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à rapport E/C égal)

Ressuage Pour le béton adjuvanté: ≤ 50 % de celui du béton témoin

Résistance à la compression À 28 jours : béton adjuvanté ≥ 80 % du béton témoin d’eau Teneur en air du
Rétenteur d’eau béton frais

Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté : ≤ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance égale)

Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté : ≥ 2,5 % en volume au-dessus du béton témoin
Teneur en air total : 4 à 6 % en volume

Entraîneur d’air Caractéristiques des vides d’air dans Facteur d’espacement dans le béton adjuvanté : ≤ 0,200 mm
le béton durci

Résistance à la compression À 28 jours : béton adjuvanté ≥ 75 % du béton témoin (à consistance égale)

Temps de début de prise À 20 °C : pour le mortier adjuvanté : ≥ 30 minutes


À 5 °C : pour le mortier adjuvanté : ≤ 60 % de celui du mortier témoin

Résistance à la compression À 28 jours : béton adjuvanté ≥ 80 % du béton témoin


Accélérateur de prise
À 90 jours : béton adjuvanté ≥ au béton adjuvanté à 28 jours

Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté : ≤ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance égale)

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

(Suite) Prescriptions complémentaires définissant les paramètres du béton

Famille d’adjuvants Propriétés Prescriptions complémentaires

Résistance à la compression À 20 °C et 24 heures : béton adjuvanté ≥ 120 % du béton témoin


À 20 °C et 28 jours : béton adjuvanté ≥ 90 % du béton témoin
Accélérateur
À 5 °C et 48 heures : béton adjuvanté ≥ 130 % du béton témoin
de
durcissement
Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté : ≤ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance égale)

Temps de prise Début de prise : pour le mortier adjuvanté : ≥ à celui du mortier témoin + 90
min
Fin de prise : pour le mortier adjuvanté : ≤ à celui du mortier témoin + 360
min
Retardateur de prise
Résistance à la compression À 7 jours : béton adjuvanté ≥ 80 % du béton témoin,
À 28 jours : béton adjuvanté : ≥ 90 % du béton témoin

Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté : ≤ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance égale)
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Absorption capillaire Essai sur 7 jours, après 7 jours de conservation : pour le mortier adjuvanté :
≤ 50 % en masse du mortier témoin
Essai sur 28 jours, après 90 jours de conservation : pour le mortier
adjuvanté : ≤ 60 % en masse du mortier témoin
Hydrofuge de masse
Résistance à la compression À 28 jours : béton adjuvanté ≥ 85 % du béton témoin

Teneur en air du béton frais Pour le béton adjuvanté ≤ 2 % en volume au-dessus de celle du béton
témoin, sauf indication contraire du fabricant (à consistance ou E/C égal)

III - ACTIONS DES ADJUVANTS DE BÉTON • la perméabilité ;


• les facteurs climatiques ;
Amélioration des conditions de mise en œuvre – Ouvra-
bilité – À L’origine, les premiers adjuvants ont probablement • les agressions chimiques ;
été utilisés afin d’améliorer le malaxage, la mise en place et • la survenue possibles de fissures.
la finition du mélange plastique. Cette dernière considération
est importante pour l’architecte car elle permet de réduire ou Les adjuvants servent à limiter grandement ces risques,
d’éliminer : notamment avec les effets suivants :
• le ressuage ; • augmentation de la compacité des bétons ;
• la ségrégation ; • protection des armatures par un meilleur enrobage (à
l’exemple de la faible perméabilité des BHP et leur liaison par-
• la formation de nids de cailloux ; faite aux armatures) ;
• les défauts superficiels disgracieux pouvant résulter du • « cure » des bétons amenant une limitation des pertes d’eau
manque de plasticité du mélange. trop rapides par la surface.
La plupart des adjuvants utilisés, qu’ils soient agents entraî-
neurs d’air, retardateurs de prise ou réducteurs d’eau,
améliorent l’ouvrabilité. Bien que cette amélioration soit consi- IV - CLASSIFICATION DES ADJUVANTS
dérée comme un effet secondaire, c’est souvent la principale
raison pour laquelle on recourt aux adjuvants. SELON LEUR EFFICACITÉ

Amélioration des performances mécaniques – La résis-


tance des bétons a longtemps été limitée car on ne peut A. Ouvrabilité
augmenter indéfiniment les dosages de ciment sans prendre
d’autres risques. Avec l’aide des adjuvants, la teneur en eau Plastifiant – Cet adjuvant est introduit dans l’eau de gâchage.
des bétons peut baisser considérablement tout en hydratant Sa fonction principale, pour une même teneur en eau, est de
mieux le ciment disponible. Le résultat est une augmentation provoquer une augmentation de l’ouvrabilité du béton, mortier
des résistances finales. ou coulis, sans en diminuer les résistances mécaniques.
Amélioration de la durabilité – Bien qu’étant un matériau Fluidifiant – Pour la même ouvrabilité, ce produit permet :
dont la robustesse est unanimement reconnue, la surface de
contact du béton avec le milieu extérieur nécessite une grande • une forte réduction de la teneur en eau du béton, ce qui
attention si on veut lui conserver un rôle esthétique. Cette entraîne une augmentation de la résistance du béton ;
surface est susceptible de se dégrader sous l’influence de cer-
tains facteurs : • une augmentation notable de cette ouvrabilité, pour une
même teneur en eau. L’affaissement ou l’étalement est accru
• le manque de compacité ; de façon significative ;

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

• les effets simultanés dus à la réduction d’eau et à l’augmenta- Les forces ainsi créées étant supérieures aux forces d’attrac-
tion de l’ouvrabilité. tion des grains de ciment entre eux, la fluidification se produit
sous l’influence du malaxage du béton.
Ce produit n’augmente pas de façon appréciable la teneur en
air. L’hydratation du ciment est en conséquence beaucoup plus
poussée (rendement cimentaire de 80 % au lieu de 60 % pour
un béton classique), ce qui explique le gain de résistance.
B. Prise Réduire les excès d’eau – La maniabilité du béton condi-
tionne la réussite de sa mise en œuvre et donc sa compacité.
Accélérateur de prise – Ce produit diminue, dans un délai
compatible avec la mise en œuvre, le temps de passage de Cette compacité est étroitement liée à la composition du béton
l’état plastique à l’état solide des bétons. mais surtout à sa teneur en eau.

Accélérateur de durcissement – Ce produit accélère le Un béton fluide s’obtient généralement en ajoutant une quan-
développement des résistances initiales des bétons. La durée tité d’eau nettement supérieure à celle nécessaire à
de prise est fréquemment raccourcie à un délai compatible l’hydratation du ciment. Cet excès d’eau est indésirable car les
avec la mise en œuvre. vides remplis d’eau du mélange initial se transforment en
espaces libres dès que l’eau superflue s’évapore et que le
À noter que le dégagement de chaleur résultant de son emploi béton durcit. Le matériau béton devient vulnérable aux diffé-
facilite le bétonnage par temps froid. rentes agressions chimiques, et ces inconvénients s’ajoutent
aux caractéristiques mécaniques nettement amoindries.
Antigel – Ce produit abaisse notablement le point de congé-
lation de l’eau des bétons sans agir sur la vitesse de prise et La recherche sur la qualité et la durabilité du béton passe donc
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de durcissement. Cet effet est consécutif à sa présence en toujours par l’amélioration de la maniabilité et par la diminution
solution ou en mélange dans l’eau de gâchage. de la teneur en eau.
Retardateur de prise – Ce produit accroît le temps de Même dans les conditions les plus favorables, le système de
passage entre l’état plastique et l’état solide, sans influencer vides reste considérable et les dégradations consécutives à
notablement le développement ultérieur des résistances, cet excès sont nombreuses :
souvent supérieures aux résistances du témoin au-delà de
28 jours, et même dans un délai plus court. • retrait, gonflement, création de réseaux capillaires lors de la
prise ;
Le début de prise correspond au moment où l’on constate une
brusque augmentation de la viscosité de la pâte puis son • diminution des performances mécaniques (cf. Fig. 1) ;
échauffement.
• plus grande sensibilité au gel à cause de la porosité ;
La fin de prise correspond au moment où la pâte devient tota-
lement rigide. • accroissement des risques de certaines dégradations chimi-
ques (carbonatations, corrosions) ;
• encrassement rapide des surfaces par les diverses moisis-
C. Autres propriétés sures à la recherche de porosités…

Entraîneur d’air – Ce produit entraîne et stabilise un nombre


élevé de bulles d’air petites et séparées, réparties uniformé- B. Retardateurs de prise
ment dans la masse. Il peut améliorer l’ouvrabilité et la
cohésion des mélanges frais. Sa fonction est d’augmenter la Ralentir la cristallisation – Le procédé consiste à ralentir la
résistance au gel des bétons durcis. croissance des cristaux qui se forment lorsque le ciment com-
mence à prendre. Un faible dosage de molécules est incorporé
En revanche, la présence de bulles peut entraîner une chute
afin de ralentir la diffusion des ions calcium à l’intérieur du
des résistances mécaniques.
mélange. En formant une enveloppe imperméable autour des
Hydrofuge – Ce produit peut réduire, seules ou ensembles : grains de ciment, la formation des cristaux, et donc la prise,
est beaucoup plus lente à se produire.
• la perméabilité des bétons durcis aux fluides sous pression ;
Une trop forte dose peut bloquer définitivement la prise.
• la capacité d’absorption par capillarité des bétons durcis.
L’efficacité dépend du type de ciment, de la teneur en eau et
de la température extérieure.

V - MODES D’ACTION
C. Accélérateurs de prise

A. Superplastifiants – Hauts réducteurs d’eau Favoriser la cristallisation – Ce procédé, inverse du précé-


dent, consiste à favoriser la diffusion des ions calcium en
Améliorer la plasticité – Le procédé consiste à fluidifier le augmentant sensiblement la concentration sous forme de sels
mélange de béton par dispersion rapide des particules de (généralement des chlorures ou nitrates).
ciment, qui ont normalement tendance à rester agglomérées
La cristallisation ainsi provoquée favorise :
au seul contact de l’eau.
• l’accélération du durcissement du mélange ;
Cet effet dispersant est obtenu grâce à la répulsion électros-
tatique créée par la présence de molécules « plastifiantes » de • la dissolution des éléments actifs (chaux, alumine...) ;
signes identiques venant se coller à la surface des grains de
ciment. • l’hydratation de silicates.

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS


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Fig. 1 : Évolution des résistances en fonction du rapport E/C.

Leur utilisation est fréquente en hiver car la prise est ralentie • plasticité du béton ;
par le froid, et le gel nocturne détruit les premiers hydrates
formés. • vitesse et durée du malaxage ;
• vibration lors de la mise en place.
D. Les entraîneurs d’air
E. Hydrofuges
Augmenter la plasticité du béton – Pour limiter les dégâts
dus aux cycles hivernaux de gel/dégel, on réalise un réseau
Réduire la capillarité du béton – Le procédé consiste à
régulier de fines bulles d’air qui augmentent la plasticité du
réduire la capillarité des bétons avec des produits qui
béton. Ainsi, lorsque le béton est durci, le réseau forme un
agissent :
grand nombre de petits « vases d’expansion ». L’eau les
pénètre juste avant de geler au moment de sa dilatation. • soit physiquement, en bouchant les capillaires grâce à leurs
Certains additifs tensioactifs, dont la particularité est de pos- particules hydrophobes à surfaces spécifiques élevées ;
séder une extrémité ayant une affinité avec l’air et l’autre avec • soit en créant des précipités insolubles par réaction avec la
l‘eau, vont stabiliser le réseau dense de très fines bulles en chaux. Ces cristaux légèrement expansifs bouchent les capil-
leur évitant de se regrouper (on dit « en évitant la coalescence laires.
de ces bulles »).
En revanche, le seul emploi d’air entraîné dans le béton ne
garantit pas la résistance aux dommages dus au gel. Une VI - DOMAINES D’UTILISATION
résistance élevée aux conditions hivernales peut s’acquérir
avec un béton dense, bien compacté, et dont le rapport eau/
ciment est faible. Plastifiants – Les plastifiants sont utilisés dans les cas
suivants :
La quantité d’air entraîné dépend des caractéristiques
suivantes : • béton pour dallages (béton pompé, etc.) ;
• dosage de l’adjuvant ; • béton maigre (blocs manufacturés) ;
• quantité des éléments fins ; • béton routier ;

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

• béton coulé sous l’eau pour diminuer le délavage ; • les ouvrages exposés au gel et à l’action des eaux agressives.
• béton très ferraillé ; Hydrofuges – Les hydrofuges sont utilisés pour :
• sables manquant de fines ; • les mortiers pour enduits ;
• injection (coulis et mortiers). • les chapes étanches pour cuvelage ;
Superplastifiants – Ils sont préconisés dans le cas de : • les citernes ;
• bétons à compacité, et donc durabilité, élevée (pour les • les réservoirs ;
ouvrages d’art par exemple) ;
• les piscines ;
• bétons à haute performance (BHP) ;
• les fosses ;
• bétons autoplaçants et autonivelants (tels ceux pour chape
fluide) ; • les tuyaux ;
• bétons destinés à la préfabrication lorsque l’on veut aug- • les galeries ;
menter leur résistance à court terme en réduisant le dosage de
l’eau. Cette méthode permet aussi de réduire les cycles d’étu- • les tunnels ;
vage sans avoir recours aux accélérateurs de prise ;
• les travaux souterrains ;
• béton avec recherche d’un parfait enrobage des armatures.
• tout béton destiné à l’assainissement et restant en contact
Retardateurs de prise – Les retardateurs de prise sont uti- prolongé avec l’eau (surtout s’il est sous pression) ;
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lisés pour :
• les bétons apparents décoratifs lorsque l’on veut éviter les ris-
• les bétons mis en place sur de fortes épaisseurs (ouvrages ques d’efflorescences.
d’art, barrages...). La diminution de la chaleur d’hydratation
ainsi dégagée réduit les risques de fissures qui en
découleraient ;
VII - NOUVEAUX TYPES DE BÉTON RÉALISABLES
• tout bétonnage par temps chaud ;
AVEC LES ADJUVANTS
• transports de béton sur de longues distances ;
Bétons autoplaçants – Ces bétons sont très fluides,
• bétons injectés en continu ;
homogènes et stables. Ils peuvent être mis en place dans les
• parois moulées dans le sol ; moules et les coffrages sans l’utilisation de vibration.

• reprises de bétonnage (pour coulages effectués par tranches Ces nouveaux bétons n’ont pu voir le jour qu’avec l’apparition
décalées de plusieurs heures) ; des superplastifiants de nouvelle génération. Ces produits
augmentent beaucoup la maniabilité des bétons, sans risque
• mortiers stabilisés utilisables plusieurs jours sur chantier ; de ségrégation des éléments.
• graves ciment que l’on veut garder maniables plusieurs Les avantages induits sont nombreux, tant pour la rapidité de
heures. mise en place que pour la suppression des nombreux défauts
L’effet secondaire est l’amélioration des résistances de surface, et concernent tous les intervenants :
mécaniques à long terme car l’hydratation des grains de • adoptés en usine de préfabrication, ils permettent la suppres-
ciment est meilleure. sion des nuisances sonores ;
Accélérateurs de prise – Les accélérateurs de prise trouvent • sur chantier, ils permettent de confectionner des bétons auto-
leur utilisation dans : nivelants pour les dallages.
• décoffrage rapide (réduction du temps de prise) ;
À l’avenir, leur utilisation par injection dans les coffrages ver-
• bétonnage par temps froid ; ticaux s’intensifiera.

• mise du béton hors gel ; Bétons haute performance – Nés dans les années 1980, ces
bétons étaient destinés aux ouvrages d’art et à certaines struc-
• en préfabrication : augmentation de la rotation des coffrages ; tures exceptionnelles (Pont de l’Île de Ré, Grande Arche de
La Défense, Pont de Joigny, Pont de Normandie, viaducs,
• travaux d’étanchement, travaux à la mer (entre deux
TGV, etc.). Le principe est d’exploiter les dernières innovations
marées) ;
techniques (fumées de silice, et nouveaux superplastifiants)
• réparations rapides, remise en circulation rapide des routes afin de réduire la teneur en eau tout en hydratant mieux les
ou des pistes d’aéroports ; particules de ciment. Les avantages sont multiples :

• scellements. • la fluidité de départ permet une bonne mise en place, même


en présence d’une forte densité de ferraillage ;
Entraîneurs d’air – Les entraîneurs d’air sont utilisés pour :
• le béton peut être facilement pompé, sans nuire, par la suite,
• les routes ; à une montée en résistance rapide (jusqu’à 60 à 100 Mpa en
• les barrages ; fin de prise) ;

• les ponts ; • la compacité du béton est améliorée de façon spectaculaire ;

• les travaux maritimes ; À l’avenir, les experts pensent que ce type de matériau per-
mettra d’alléger les structures, et d’engendrer une réduction
• les travaux en montagne ; des coûts de construction pouvant aller jusqu’à 20 %.

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

VIII - DOSAGE DES ADJUVANTS • les effets secondaires sont acceptables ;

• les dosages requis sont compatibles avec la précision du


matériel de dosage fourni ;
A. Doses d’emploi
• la compatibilité ciment-adjuvant est bonne, ce qui dépend de
plusieurs paramètres, tels :
Indications générales – Les doses d’utilisation sont très
diverses. Les indications générales sont :
– la teneur en C3A ;
3
• plastifiants : 0,2 à 0,5 % du poids de ciment au m de béton ; – la finesse de mouture ;
– le degré de sulfatation pour le ciment ;
• superplastifiants : 0,5 à 3 % ;
– pour les adjuvants : la longueur de chaîne du polymère, la
teneur en sulfate résiduel, etc.
• accélérateurs : 0,5 à 3 % ;
Les fabricants d’adjuvants disposent désormais de techniques
• retardateurs : 0,15 à 2 % ; de laboratoire, telles la méthode MBE (mortier de béton équi-
valent). Elles peuvent faire économiser beaucoup de temps
• hydrofuges : 0,2 à 2 % ; lors de la mise au point des formules de béton adjuvanté. Des
formules variées sont rapidement testées sur de très petites
• entraîneurs d’air : 0,02 à 0,2 %. quantités de matière afin de suivre l’évolution rhéologique et
thermique, qui est ensuite transposée fidèlement à la formu-
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lation de béton définitive.

B. Méthodes d’introduction
C. Effets secondaires défavorables
Les nombreux systèmes de doseurs mis à la disposition des
utilisateurs d’adjuvants permettent une utilisation rationnelle et
fiable des produits. Les adjuvants peuvent avoir certains effets secondaires
indésirables.
Les doseurs récents font largement appel à l’électronique.
Sur le retrait – Durant le durcissement du béton (particuliè-
rement lors de l’emploi des fluidifiants, des entraîneurs d’air,
On distingue deux types principaux : les doseurs électroniques des accélérateurs et des hydrofuges). Tels les effets exercés
à débitmètres et les bascules à adjuvants. par le rapport eau/ciment sur le retrait, les adjuvants qui aug-
mentent les besoins en eau du ciment augmentent le retrait,
Doseurs électroniques à débitmètres – Ce sont des et ceux qui en diminuent les besoins diminuent le retrait :
doseurs volumétriques où une pompe centrifuge est associée
à un compteur volumétrique. Un débitmètre, situé en aval de – dans le dosage le plus utilisé en tant qu’accélérateur (2 %
la pompe, décompte à chaque tour une certaine quantité de en poids de la quantité de ciment), le chlorure de calcium peut
produit. augmenter le retrait dû au séchage jusqu’à 50 % ;
– l’effet d’ensemble produit par l’emploi de béton à air occlus
Cette gamme de doseurs peut être mono ou multiproduits.
n’est pas une augmentation du retrait ;
Sa précision est d’environ 1 à 2 % et fonction du choix du
débitmètre. La dose minimale de produit est généralement de – utilisés dans des proportions plus fortes qu’initialement
50 ml dans les doseurs standard. Toutefois, pour des appli- prévu, certains adjuvants peuvent augmenter considérable-
cations spécifiques, il existe des doseurs atteignant une ment le retrait.
précision de 5 ml.
Une grande attention doit donc être apportée aux proportions
Bascules à adjuvants – C’est un système pondéral qui fait utilisées.
partie intégrante de la centrale à béton. Il peut être intégré au
calculateur gérant les composants du béton. Un réservoir est Sur les résistances – En perturbant le développement normal
suspendu à une jauge de contrainte fonctionnant par traction de la résistance finale du béton. Ceci concerne particuliè-
ou par compression. La vidange du produit est commandée rement les entraîneurs d’air, les hydrofuges et les
par une vanne électropneumatique. La précision de cette accélérateurs.
bascule est d’environ 20 g.
Sur l’effet – Il peut être inverse à l’effet voulu sur la prise selon
Ces systèmes de dosage comportent de nombreuses la quantité ajoutée (particulièrement lors de l’emploi d’entraî-
sécurités permettant d’alerter l’utilisateur en temps voulu en neurs d’air et d’hydrofuges) ;
cas de fonctionnement défectueux.
Sur la résistance chimique
Précautions d’emploi – Il est indispensable, lors de l’utilisa-
tion d’un adjuvant, de s’assurer que : – résistance amoindrie aux eaux et aux sols ayant une agres-
sivité chimique ;
• l’efficacité, ou la fonction annoncée, est bien confirmée par – risque de corrosion des armatures augmenté (cas où l’adju-
des essais ; vant contient des chlorures...).

• les caractéristiques de l’adjuvant ne sont pas trop pointues, Les problèmes survenant lors de l’utilisation d’un adjuvant
afin d’essayer d’anticiper les risques encourus sur le chantier peuvent provenir de l’incompatibilité du ciment et de l’adjuvant,
par tout écart de dosage ou de qualité des matériaux ; ou d’une erreur de dosage (cf. Tab. 2).

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

Tab. 2 – Origine des problèmes potentiels

Origines probables
Problèmes potentiels que l’on peut
rencontrer
Béton Adjuvant

Faible dosage, incompatibilité de l’adjuvant avec le ciment

Fluidification faible, voire nulle Ciments très actifs (52,5 R ; 42,5 R ; C3A
élevé, finesse élevée, granulats chauds,
température élevée)

Adjuvant sans effet retard


Perte rapide de slump Dosage insuffisant en adjuvant

Fausse prise du ciment liée à un excès de Adjuvant non inhibiteur de la fausse prise
Raidissement au lieu de fluidification
sulfates solubles ou un déficit en sulfate (donc non compatible)

Composition granulaire discontinue, excès Excès ou manque d’adjuvant


Ségrégation, ressuage d’eau
Manque de fines
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Beaucoup de fines, ciment riche en alcalins, Excès d’adjuvant de type naphtalène


Entraînement d’air important
excès d’eau, béton à slump élevé

Béton à base de ciment aux laitiers, cendres Excès d’adjuvant type fluidifiant et/ou
Retard important volantes retardateur ou adjuvant perturbant le réseau
de bulles d’air

IX - IMPORTANCE DES PLASTIFIANTS-SUPERPLASTIFIANTS X - AUTRES TYPES D’ADJUVANTS

Les plastifiants-superplastifiants représentent près de 70 % Antiretrait – Le retrait est dit « plastique » car il se produit
des adjuvants utilisés. dès que le béton commence sa prise. Les mécanismes mis
en œuvre sont complexes.
En personne bien informée, l’utilisateur de bétons est attiré par
les gains de temps et d’argent que procure l’utilisation des La première raison est liée à la tension superficielle de l’eau
adjuvants. du béton :
Sans oublier les autres familles de produits destinés à • lorsque l’eau contenue dans les pores du béton de très faible
résoudre des problèmes spécifiques, celle des plastifiants- diamètre (2, 5 à 50 nm) commence à s’évacuer, il se forme des
superplastifiants peut s’appliquer à une grande majorité des ménisques incurvés qui tirent sur les parois de ces pores ;
formulations usuelles.
• en revanche, ces forces deviennent négligeables si le dia-
Chaque prescription est dictée par une exigence de résultats : mètre des pores est supérieur à 50 nm ;
Sur la mise en place du béton frais • des pores encore sont plus petits ne laissent pas le ménisque
– une ouvrabilité fortement améliorée, donc une parfaite mise d’eau se former.
en place dans les coffrages ;
Les adjuvants agissent chimiquement en réduisant la tension
– une meilleure pompabilité ; superficielle de l’eau pour contrer ce mécanisme de départ qui
– un temps de vibration écourté et un ressuage limité car la provoque le retrait du béton.
quantité d’eau est moindre ;
– une plus grande cohésion, avec temps réduit de Ses domaines d’utilisation sont :
déchargement du camion ;
– un bon maintien de la plasticité (slump), même par climat • tabliers de ponts ;
chaud.
• cuvelages divers ;
Sur le béton durci
• sols de parking ;
– une amélioration de la finition ;
– un gain de résistance à tous les âges du béton ; • tout type de sol à haute performance où les fissures sont
– des bétons plus durables, plus denses, et moins particulièrement indésirables.
perméables.
Inhibiteurs de corrosion – Dans un béton récent, les arma-
Au niveau économique tures d’acier sont protégées de l’oxydation car elles se
trouvent dans un milieu basique (pH d’environ 11, 5 à 12,5).
– la possibilité d’économies de ciment ; L’acier ainsi recouvert d’une sorte de couche protectrice est
– des frais d’entretien réduits. dit « passivé ».

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LES ADJUVANTS DES BÉTONS

Par la suite, à cause de la porosité interne et de la présence Additifs pour béton léger – Ces agents moussants très puis-
d’humidité, ce pouvoir passivant s’amenuise et la corrosion sants produisent une mousse abondante qui se stabilise dans
des aciers commence. La rouille étant expansive, il peut se le béton. La densité ainsi abaissée autorise diverses
créer des éclatements localisés aux endroits où les épaisseurs applications :
d’enrobage sont trop faibles. Par le passé, ce phénomène de
corrosion était aggravé car le manque de connaissance • formules de bétons allégés destinés à la réhabilitation de
engendrait de grossières erreurs de conception (mauvais planchers (par ex. : les colloïdes pour stabilisation de billes de
dosage de ciment, mauvaise vibration, mauvais enrobage des polystyrène) ;
armatures, etc.).
• faibles teneurs en ciment permettant de remplacer des rem-
Dans le béton précontraint, la corrosion peut être plus grande blais de tranchées, facilement réexcavables ultérieurement ;
et surtout plus grave que dans le béton armé ordinaire. Les
raisons sont les suivantes : • autres formulations...

• le diamètre des armatures utilisées étant plus faible, celles-ci Produits de cure – Bien que souvent cités parmi les adju-
sont soumises à de fortes tensions ; vants, ces produits ne sont pas incorporés à la masse du
béton mais pulvérisés à leur surface. Le film protecteur continu
• la structure et l’état de surface des armatures sont différents ainsi formé va limiter le risques de fissuration par retrait d’eau
(aciers spéciaux). rapide (effets du vent et de la chaleur).
Le respect de certaines règles essentielles permet d’éviter ou Ils sont fabriqués par les sociétés qui fournissent les adjuvants
de retarder au maximum la corrosion : traditionnels et sont normalisés.
• recouvrir et enrober suffisamment les armatures d’acier avec Leur rôle est particulièrement important dans les conditions
le béton (au moins 2 cm) ;
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extrêmes de vent et de chaleur ambiante.


• utiliser un liant assez fin (meilleure imperméabilité), à faible
ressuage, stable, contenant assez peu de sulfates et très peu
de chlorures (électrolytes) ; XI - CONCLUSION
• réaliser un béton compact, imperméable, homogène, à faible
rapport E/C (mais plastique) ; Intérêts des adjuvants dans l’industrie du béton – L’utili-
sation des adjuvants dans l’industrie du béton a révolutionné
• conserver l’humidité après gâchage et pendant plusieurs
la technologie de ce matériau. Ils permettent :
jours (meilleure résistance, vitesse de carbonatation moins
rapide). • un contrôle de l’ouvrabilité du béton afin de pallier les pro-
Les adjuvants dits « anticorrosion » parviennent à maintenir la blèmes engendrés par les délais de transport ou de mise en
couche protectrice passivante à la surface des aciers de ren- œuvre ;
fort. Ces produits prolongent la vie des structures et sont très • une mise en œuvre par pompage ;
conseillés en zones humides.
• une accélération de la rotation des coffrages ;
Agents de cohésion – Ces adjuvants présentent de multiples
avantages : • un temps de mûrissement restreint, etc.
• facilitation du pompage des bétons (réduction de la pression L’implantation des adjuvants sur le marché a permis la nais-
nécessaire) ; sance d’une nouvelle génération de bétons (plus durables,
• augmentation des possibilités d’espacement des pompage ; pratiquement exempts de porosité) et une plus grande facilité
de mise en œuvre des bétons conventionnels.
• réduction de la ségrégation des bétons désactivés ;
La nouvelle norme européenne confirme et rationalise leur
• réduction des risques de délavage du béton coulé sous l’eau. usage au meilleur profit de l’utilisateur final.

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