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Nom  : Bekkali

Prénom  : jihad
Filière  : audit et contrôle de gestion
Numéro d’inscription : 5600
Matière  : méthodologie de communication

Thème : l’intelligence émotionnelle


Longtemps, on avance que les émotions et les sentiments sont une faiblesse,
et sont aussi considérées comme néfastes, les mentalités commencent cependant à
surpasser cet idée grâce premièrement aux différentes études et recherches des
intellectuels et des psychologues sur l’importance des émotions dans notre vie privé
et professionnelle, et deuxièmement grâce à la démonstration faite aujourd’hui sur la
présence d’une corrélation positive entre cacher les émotions et les maladies cardio-
vasculaires.
La notion d’intelligence émotionnelle (IE) est apparue au début des années
1990 avec les études menées par Peter Salovey et John Mayer. Mais ce n’est qu’en
1995 que ce concept fut popularisé par la publication du best seller de Daniel
Goleman.
Ce psychologue a su susciter l’intérêt d’un grand nombre de personnes à
travers son ouvrage intitulé Emotional Intelligence. Il aborde le sujet de l’IE avec
simplicité et optimisme et démontre à travers diverses études le rôle prépondérant
de l’intelligence émotionnelle par rapport au quotient intellectuel.  

Donc, quelle est la place des émotions dans le corps humain  ? et pourquoi
avoir une intelligence émotionnelle est aussi importante qu’avoir une intelligence
intellectuelle ? quelles sont les capacités selon le modèle de Daniel Golman que
doit approuver toute personne pour procurer d’une intelligence émotionnelle élevé  ?
et finalement quelle sont les actions qui nous permettre d’éviter de cacher nos
émotions mais plutôt les reconnaitre et les gérer  ?
Bien qu’un individu puisse apparaitre constitué d’un seul tenant, il est en réalité
constitué de trois dimensions indissociable et complémentaires que sont la tête,le
cœur et le corps, la tête pour penser, le cœur pour sentir et le corps pour agir.

Pour gérer ces dimensions, l’être dispose d’une instance de décision composé
de 3 cerveaux : le reptilien ou « cerveau d’animal » qui a pour mission de nous
protéger il gère les organes vitaux à la survie de de notre corps telles que respirer,
boire, manger, le limbique « ou cerveau émotionnel », est en charge de gérer nos
émotions. Il traite notre affectivité, avec ce qu’elle comporte d’émotions et de
sentiments. Selon le type de personnalité, le limbique cherchera à se procurer les
affects nécessaires à son plaisir ou à les éviter.Et enfin le néocortex ou le « cerveau
rationnel » qui nous permet d’analyser, d’évaluer, de tempérer les affres du cerveau
émotionnel en apportant un éclairage rationnel.
Tout événement exprimé par le monde extérieur passe d’abord par la
perception que reçoit le cerveau reptilien, il est le premier filtre et se pose
immédiatement la question du danger potentiel de cet événement et il analyse son
impact sur l’intégrité et le confort physique du corps, si le cerveau reptilien ne reçoit
aucun danger d’un évènement externe, ce dernier va poursuivre son chemin, monter
un étage et va être traiter par le cerveau limbique ou émotionnel L’objectif du
limbique est de gérer au mieux l’environnement de façon à y associer les émotions
de plaisir, recherchées par le cœur pour son plus grand confort affectif. À cette fin, il
est donc attiré par ce qui lui procure du plaisir, ce qui le rassure, le valorise, et non
par ce qu’il ressent comme un danger ou une prise de risque. L’intensité d’une
émotion varie selon les croyances et les pensées, ce sont elles qui donnent un sens
à un évènement, Ainsi un même déclencheur peut produire des effets affectifs
différents selon les individus. Après la sécurité et le plaisir associés aux deux
cerveaux précédents, le rôle de néocortex est maintenant de traiter l’information
avec lucidité afin de nous permettre la prise de décision.

On voit clairement que le cerveau émotionnel est une dimension primordiale


dans notre instance décisionnelle, les personnes qui ont un niveau d’intelligence
émotionnel élevé peuvent facilement persister aux évènements imprévisibles que ce
soit des évènements négatifs ou positifs car ils savent gérer leurs émotions pour ne
pas tomber dans le stress suite aux demandes externes négatives d’une part et de
ne pas être beaucoup optimistes pour un avenir incertain d’autre part.

Si on suit le processus décisionnel de l’individu cité auparavant, on constate


que le cerveau qui gère nos émotions vient bien évidemment avant le cerveau
rationnel, c’est-à-dire que toute analyse d’un déclencheur interne ou externe passe
d’abord par nos gènes émotionnels ce qui a été montré par une étude menée par
Daniel Goleman sur la différence entre l’intelligence intellectuelle et l’intelligence
émotionnel, cette étude a révélé en fait des résultats pour le moins étonnants.
L’analyse de ces données a démontré que les compétences techniques telles que
les aptitudes cognitives et l’esprit de synthèses se révèlent primordiales. toutefois
cette étude a prouvé que les compétences relatives à l’intelligence émotionnelle
notamment la capacité de contrôler nos propres émotions, nous aide à rester calme
sous pression et à éviter l’optimisme absolue face à un évènement agréable - ce qui
signifie que nous pouvons penser rationnellement et prendre les bonnes décisions,
et donc cet effet se propage alors vers nos entourages qui restent alors eux aussi
calmes et efficace, capable de prendre des décisions efficace et rationnel.
Un bon quotient intellectuel et des aptitudes et compétences pertinentes
demeurent importants, mais peu de personnes travaillent et vivent seules ainsi on vit
pour un avenir incertain qu’on en ne peut pas appliquer des lois de probabilité. C'est
la raison pour laquelle le EI est si important pour une réussite professionnelle et
personnelle.

A ce niveau, l’intelligence émotionnel peut simplement être considéré comme


une compétence sociale : la capacité à comprendre ce que ressentent les gens y
compris vous-même et utiliser ensuite cette connaissance pour obtenir de meilleurs
résultats, Daniel Golman a définit ainsi L’IE comme un ensemble de compétences
sociales et émotionnelles qui détermine les relations avec les autres et soi-même, la
capacité à identifier ses propres sentiments et ceux des autres ainsi que l’aptitude à
se motiver, son modèle se base sur 4 concepts, ces 4 capacités regroupent 20
compétences,
La première capacité c’est avoir une conscience de soi c’est-à-dire savoir
localiser nos émotions, reconnaitre leurs influences sur nos soi, et en parler
ouvertement, les personnes dépourvues de cette capacité ont des difficultés à
comprendre ce que ressentent les autres étant donné qu’ils ne savent même pas
détecter les leurs.
La deuxième capacité c’est la maitrise de soi en effet, les personnes
conscientes de leurs émotions peuvent agir sur celles-ci afin de ne pas se laisser
envahir, cette capacité contient un ensemble d’actes tels que savoir reconnaitre ses
erreurs, rester imperturbable face à une situation pénible.
La troisième capacité consiste à détecter et à comprendre les émotions des
autres et donc faire preuve d’empathie, c’est savoir écouter attentivement et créer un
climat émotionnel favorable.
Et la dernière capacité dégagée par Daniel Golman est l’aptitude à inspirer et
à influencer les autres et donc faire avancer les autres dans la bonne direction.

Pour montrer l’importance de cet ensemble de 4 capacités de Daniel Golman


que doivent être doter par tout manager, on peut donner l’exemple d’un manager qui
se dote de ces 4 capacités de l’intelligence émotionnel et qu’il a une mission de
mener un changement au sein d’une organisation, donc si on revient au processus
décisionnel de l’être humain, une décision de changement déclarée par la direction
va certainement passer en premier lieu par le cerveau reptilien là où l’individu va se
poser la question sur sa sécurité est ce que ce changement va me sortir de ma zone
de sécurité, si le manager sait que l’individu sent la peur de perdre la sécurité qu’il a
construit dès son premier jour de travail, il va agir en le rassurant que c’est un
changement à son faveur etc.si le manager réussit à contrecarrer le sentiment de la
peur chez l’individu la demande de changement va poursuivre son chemin et être
traiter par le cerveau émotionnel qui va relier ce changement par rapport au degré
de valorisation qu’il sentait depuis son entré à l’organisation, et donc là le rôle du
manager qui se dote des 4 capacités de Daniel Golman est de le valoriser et le
motiver tout en lui montrant que la réussite de changement va lui procurer plus de
plaisir, de valorisation et d’estime, donc avec toutes ces interventions du manager
dans le processus décisionnel individuel la demande de changement peut être facile
à calculer et à synthétiser par le cerveau rationnel.
C’est tout un exemple illustratif qui montre qu’avoir une intelligence émotionnel
forte ça nous permet de dévoiler nos émotions, les maitriser, comprendre ceux des
autres et enfin inspirer et mener des grands changements ou faire face aux hauts et
bas de la vie quotidienne.

La question maintenant est : « entreprenons-nous des actions pour canaliser ses


émotions » pour répondre à cette question il convient de décrire les actions mises en
place afin de gérer nos émotions, en effet chaque individu a une solution qui lui est
propre, comme le révèle de nombreuses études, les personnes qui sont sujets à un
fort taux de stress et d’émotions durant leur journée de travail. Ils éprouvent donc la
nécessité en fin de journée ou en fin de semaine d’évacuer toutes ces émotions et
de se retrouver dans des lieux calmes ou effectuer des activités leur permettant de
décompresser, de faire le vide dans leur esprit ou même de méditer. Toutefois ces
activités seraient encore plus efficaces si les personnes étaient conscientes des
effets physiques que provoquent leurs émotions.les personnes éprouvent
passablement de difficultés à localiser les effets physiques provoqués par leurs
émotions. S’ils savaient détecter physiquement leurs émotions, ils pourront plus
facilement adapter leurs activités et donc la façon de les canaliser.  
Il existe plusieurs manières d’évacuer les émotions ressenties durant la
journée. Il n’y a donc pas d’activité miracle. Il suffit de trouver une activité adaptée à
sa personnalité afin de se ressourcer et de refaire le plein d’énergie.  
En conclusion, le risque correspond à des événements connus, répétés à l’identique,
sur lesquels on est donc capable de constituer des statistiques, lesquelles
deviennent des probabilités que l’on peut utiliser pour anticiper l’avenir, cependant
l’incertitude, telle que définie par Frank Knight, correspond en revanche à un futur
dont la distribution d’états est non seulement inconnue, mais impossible à connaître.

La distinction entre risque et incertitude permet de comprendre la différence


entre la grippe et le coronavirus,  La grippe est une maladie qui revient chaque
année elle est bien connue, son impact aussi. Elle fait partie du domaine du risque,
c’est un événement malheureux, certes mais puisqu’il se répète, nous savons le
gérer, sa répétition fait que malgré sa morbidité forte, elle est devenue routinière,
nous nous y sommes habitués.
Le coronavirus, lui, est inédit. Nous ignorons encore beaucoup de choses à
son sujet. Avec lui, nous faisons face à l’incertitude, notamment sur sa létalité, Ce
qui fait naitre le sentiment de la peur, le stress et la panique, l’homme par sa nature
craint l’inconnu.
Cette perturbation de nos activités quotidiennes met à l’épreuve le système
d’exploitation et le fonctionnement émotionnel et social de chacun, mieux connu
sous le nom d’intelligence émotionnelle, c’est pendant cette pandémie bouleversante
que l’homme doit interpeller ses capacités à orienter, inspirer et à faire preuve
d’empathie. Comme l’a supposé Darwin Charles, ceux qui survivent « ne sont
pas les plus forts ou les plus intelligents, mais les plus adaptables au
changement »

Les webographies

https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2020/03/29526-ce-que-le-coronavirus-
nous-apprend-sur-la-gestion-de-lincertitude/

http://admin.itteconsulting.com/uploads/livres/8dbced367a7a9aab16328ffa98dfa2f3.
pdf