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‫الجــــمهوريـــة الجـــــزائرية الــديمقـــــراطية الشـــــعبية‬

‫جامعة قاصدي مرباح ورقلة‬

‫كلية المحروقات والطاقات المتجددة وعلوم األرض والكون‬

‫قسم إنتـــاج المــــحــروقـــات‬

‫‪Cours du Module :‬‬

‫‪Sciences des matériaux‬‬


‫‪Troisième année Licence Productions des Hydrocarbures‬‬

‫‪Option : Production Professionnelle‬‬

‫‪Préparé par : Dr/ HADJADJ Sadok‬‬

‫‪1‬‬
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA SCIENCE
DESMATERIAUX
Cours-01
INTRODUCTION et HISTORIQUE
Toute matière entrant dans une construction devient un matériau. Autrement dit:
Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne
pour en faire des objets. A nos jours, il y a environ 50000 à 80000 matériaux
disponibles pour l’ingénieur et 3000 procédés de fabrication et de mise en œuvre de
ces matériaux.

Ces matériaux proviennent soit du sol ou du sous-sol. Tous les matériaux qui
nous entourent sont formés d’atomes et de molécules. L’arrangement et la relation qui
existent entre ceux-ci expliquent certaines de leurs propriétés. Pendant longtemps les
physiciens, en se fondant sur l’apparence immédiate des corps, qui nous entourent,
ont distingué les états solide, liquide et gazeux.

Un matériau est la forme marchande d’une matière première choisie en raison


de propriétés d’usage spécifiques et mise en œuvre par des techniques appropriées
pour l’obtention d’un objet de géométrie donnée à fonction préméditée. Les objets qui
nous entourent, que nous manipulons quotidiennement, sont tous constitués d'une
matière choisie pour sa bonne adaptation à la fonction de l'objet en question et au
procédé utilisé pour conférer à l'objet la forme souhaitée.

La notion de matériau est donc rigoureusement indissociable de l’'intérêt que


peut préser la substance en question pour l'obtention d'un objet fini

. La maîtrise de nouveaux matériaux a été à l’origine de plusieurs révolutions


dans l’histoire des technologies. Les âges de la préhistoire sont d’ailleurs définis par
les matériaux employés :

- Age de la pierre,
- Age du bronze où celui du fer.

Aujourd’hui, le nombre de matériaux ou en tout cas le nombre de références


est considérable et en constante augmentation. En effet, la science des matériaux

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permet d’étudier les matériaux adaptés à chaque nouvelle application. Selon leurs
utilisations, on pourra distinguer deux grandes catégories de matériaux :

(A) Les matériaux de structure, qu'on utilise essentiellement pour leurs capacités
à soutenir des sollicitations mécaniques et thermiques.
(B) Les matériaux fonctionnels, qu'on utilise pour leurs propriétés physiques,
telles que : conductivité ou semi-conductivité électrique, magnétisme, propriétés
optiques. Certains matériaux se trouvent à la frontière entre les applications
mécaniques et physiques, comme par exemple les matériaux piézo-électriques qui
délivrent un effort lorsqu’on les soumet à une différence de potentiel électrique.
Cependant, même en se restreignant aux matériaux de structure, le nombre de
matériaux existant reste considérable. Dans ce cours, nous nous contentons de
donner les éléments de compréhension permettant de trouver pour une application
particulière la solution matériau la plus adaptée. Une solution matériau pour une
application comprend trois volets, le matériau constituant le composant, le procédé de
mise en œuvre du composant, et la tenue en service de ce composant.

I.2. Science des matériaux


Les sollicitations auxquelles sont soumis les matériaux sont complexes et
multiples. Leur comportement pour une utilisation déterminée est représenté par un
ensemble de propriétés. On parle également du comportement des matériaux
pendant leur fabrication ou leur mise en forme (par exemple, la coulabilité, la
déformabilité…). Le concept de la science des matériaux est né de la nécessité
d’acquérir la maîtrise du comportement des matériaux par la connaissance des lois
fondamentales qui déterminent leurs propriétés.
La science des matériaux a pour objectif d’établir les relations existantes
entre la composition et l’organisation atomique ou moléculaire, la microstructure et
les propriétés macroscopiques des matériaux. Cette science est complétée par
le génie des matériaux qui s’occupe des procédés de fabrication, de
transformation et de mise en forme.
Une connaissance fondamentale des matériaux n’était pas nécessaire lorsque
l’homme se contentait de l’argile, du bois et de la laine... pour satisfaire la plupart
de ses besoins. L’approche empirique et l’expérience accumulée par les
métallurgistes et les céramistes depuis des milliers d’années ne sont plus suffisantes

3
pour satisfaire aux besoins contemporains et s’adapter aux exigences complexes de
la technologie moderne.

Une approche unifiée, quantitative et fondamentale de la description du


comportement des matériaux de l’ingénieur est devenue indispensable.

La science des matériaux a un caractère général et une approche


multidisciplinaire qui fait appel aux connaissances du chimiste et du physicien du côté
des sciences de base, et à celles de l’ingénieur (mécanicien, électricien, du génie civil)
du côté des applications et des procédés de fabrication. La science des matériaux
émerge comme un ensemble cohérent. Elle est couplée au génie des matériaux qui a
pour objectif la réalisation de matériaux aux propriétés déterminées. La science des
matériaux traite l’ensemble des matériaux, métaux, céramiques, polymères,
composites de manière unifiée avec les mêmes concepts théoriques et les mêmes
outils expérimentaux.

Comme le schématise la (Figure 1) la science et le génie des matériaux


comportent quatre pôles principaux : synthèse, fabrication et transformation,
composition et structure, propriétés et performances. Les différents comportements (à
la fabrication comme à l’utilisation) ainsi que les facteurs économiques qui y sont
associés caractérisent la performance d’un matériau.

Figure I.1: Les quatre pôles de base de la science et du génie des matériaux.

Ces quatre pôles sont étroitement associés. Le matériau est élaboré au cours de
sa synthèse (polymère) ou de sa fabrication (métaux, alliages, céramiques, etc.). La
transformation a comme objectif de mettre en forme le matériau élaboré et d’en

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préparer un objet fini caractérisé par son comportement. La transformation se fait, en
règle générale, en plusieurs étapes. Par exemple, la préparation d’une pièce de
carrosserie fait intervenir successivement le laminage de la tôle à partir du lingot
d’acier, l’emboutissage de la tôle pour former la pièce et une série d’opérations
annexes de finissage (peinture, etc.). Pour atteindre des propriétés optimales, il est
indispensable de maîtriser la structure et la composition du matériau et il faut par
conséquent posséder une série de techniques d’analyse très sophistiquées.

Ce sont les contributions multiples de la science et du génie des matériaux qui


ont complètement remodelé le monde qui nous entoure en libérant l’homme d’un
grand nombre de contraintes liées à notre environnement. Notre mode de vie s’est
radicalement transformé en quelques décennies et en majeure partie grâce à l’apport
de la science et du génie des matériaux qui ont permis la création des outils de la vie
moderne: voitures, avions, ponts, téléphériques, ordinateurs, équipements de
télécommunications, satellites, substituts biomédicales…

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GENERALITES SUR LES MATERIAUX

I. INTRODUCTION
Les matériaux sont omniprésents dans notre quotidien. Il n'est pas de
structures, d'infrastructures sans matériaux. Il n'est pas de transport ni de production
d'énergie sans matériaux. On les dit aujourd'hui nanostructures, architecturés ou bien
encore intelligents. Ils occupent une place fondamentale dans l'activité économique
mondiale et sont également l'objet d'une attention particulière de la part des acteurs
académiques qui n'ont de cesse de les améliorer, de les adapter et de les optimiser
pour répondre aux exigences technologiques, environnementales et sociétales
croissantes.

I. 1.Définitions d’un matériau


Un matériau est tout produit (naturel ou artificiel) qui peut être utilisé pour
fabriquer des objets. C’est aussi toute substance, ou matière pouvant destinée à être
mise en forme. Il peut être:
✓ D’origines naturelles comme :
• les minéraux : ils sont extraits du sol (eau, terre, sable…)
•les organiques d’origine végétale (bois, coton, lin…)
• les organiques d’origine animale (laine, viande, lait, corne…)
✓ d’origines artificielles : ils n’existent pas dans la nature ; il faut donc un travail
humain ou animal pour transformer des matériaux naturels afin de créer de nouveaux
matériaux.
C’est ce qu’on appelle les matériaux de synthèse.
• les métaux que l’on extrait à partir des minéraux (cuivre, zinc, argent, aluminium,
plomb...)
• les alliages qui sont des mélanges de plusieurs métaux (bronze, laiton, zamac…)
• les plastiques que l’on crée à partir d’éléments naturels comme le bois, le charbon et
le pétrole... (PVC, caoutchouc, polystyrène, polyamide, Nylon…).
Les composites réalisant généralement une combinaison de ces différentes
propriétés, optimisée selon l’emploi du matériau considéré. La figure 1.3 montre
quelques possibilité ou combinaisons pour l’obtention des matériaux composites.

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Les grandes classes de matériaux
Les matériaux peuvent être classés, selon leurs natures, en plusieurs classes.
Les matériaux sont classés suivant différents critères tels que leur:
 Composition
 Structures atomiques et nature des liaisons
 Propriétés

FigI.2 : Classification des matériaux

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A la gauche tableau périodique des éléments les métaux (70) a la droite les non
métaux, au milieu les semi conducteur (Si, B et C)

FigureI.3: Tableau périodique des élements

Ces matériaux peuvent être regroupés en grandes familles selon l’organigramme


suivant :

Figure I. 4: Les grandes familles des matériaux

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Cours-02
I.2.Les grandes classes de matériaux
Les matériaux peuvent être classés, selon leurs natures, en plusieurs classes.

I.2. 1. Les métaux :


Les métaux sont des matériaux dont les éléments chimiques ont la particularité
de pouvoir former des liaisons métalliques et perdre des électrons pour former des
cations (exemple : Fe → Fe2+ ou Fe3+). Ils peuvent être caractérisés aussi bien de
manière physico-chimique que de manière électronique.

Les métaux se caractérisent par plusieurs particularités physiques. Ils sont de


bons conducteurs électriques, cette caractéristique se mesure soit grâce à la
conductivité soit grâce à son inverse, la résistivité.

Ils sont aussi de bons conducteurs thermiques et possèdent un éclat lumineux.


Ils sont généralement paramagnétiques voire ferromagnétiques. Leur température de
fusion et de vaporisation sont en général élevées. Les métaux sont pour la plupart
ductiles et relativement tenaces et l’association de leur ténacité et de leur ductilité est
un atout majeur pour leur mise en forme. Par contre, après mise en forme, on peut
facilement donner aux alliages métalliques une bonne résistance mécanique par des
traitements thermiques appropriés grâce à la précipitation de phase durcissantes
(durcissement structural). Du fait de leur plasticité, leur tenue à la fatigue peut poser
des problèmes et ils sont de plus souvent sensibles à la corrosion. Enfin, les métaux
sont en général des matériaux lourds et denses ce qui est parfois un handicap. Du
point de vue mécanique, ils se caractérisent par des propriétés telles que leur module
d'élasticité (généralement élevé, de l'ordre de plusieurs GPa), leur dureté, leur
ductilité, etc. Sur Terre, on ne trouve quasiment les métaux que sous forme d'oxydes.
Cependant, ils sont peu utilisés sous cette forme (sauf dans le domaine de la
microélectronique). On préfère les utiliser purifiés (exemples du cuivre et de
l'aluminium) ou sous forme d'alliages. L'aluminium est le métal le plus abondant dans
la croûte terrestre, suivi du fer, qui est très souvent utilisé sous forme d'acier ou de
fonte après ajout de carbone.

Du point de vue économique, on note deux secteurs extrêmement importants,


celui de l'acier et celui de l'aluminium. En 2007, la production mondiale d'acier

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s'élevait à 1,3 milliard de tonnes soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2006.
Ce secteur est actuellement dominé par l'entreprise Mittal Steel. Le secteur de
l'aluminium est quant à lui dominé par Rio Tinto Alcan. En 2008, la production
d'aluminium s'est élevée à 3,1 millions de tonnes soit une augmentation de 11,5 % par
rapport à 2006. Certains métaux s’associent pour former des alliages.

I.2.1.2. Alliages à base de fer


Les alliages à base de fer (aciers et fontes) ont un rôle capital sur le plan
technologique. Ils constituent en masse près de 90 % de la production
mondiale de matériaux métalliques. Plusieurs facteurs expliquent cette
importance : les alliages ferreux se prêtent facilement à une production en
masse, ils sont bon marché et on peut les acquérir sous des formes très variées
grâce à la diversité des traitements thermiques et des éléments d’addition. Ils
ont un fort module d’élasticité et une forte limite élastique. On peut distinguer:
✓ les aciers d’usage général,
✓les aciers de traitement thermique,
✓ les aciers à outils,
✓ les aciers inoxydables,
✓ les fontes.
L’acier est un alliage de fer et de carbone renfermant au maximum 2,1 % de
ce dernier élément. La fonte contient, quant à elle, de 2,1 à 6,69 % de carbone.
Contrairement à cette dernière, l’acier est un métal ductile : il peut subir des
changements de forme par compression ou extension à chaud ou à froid. Il est
caractérisé par une propriété fondamentale : il «prend la trempe», c’est-à-dire
qu’il est susceptible d’acquérir une grande dureté lorsqu’il est chauffé à une
température suffisamment élevée et refroidi à une vitesse assez grande. Un des
défauts majeurs des aciers ordinaires est l’altération par l’action de
l’atmosphère et, plus encore, par l’action des divers produits au contact
desquels ils peuvent se trouver. La rouille est la première manifestation de
cette altération, mais des attaques beaucoup plus profondes peuvent se
produire par l’action de gaz ou de liquides plus réactifs.
I.2 .1.3. Alliages non ferreux

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Ils ne représentant que 10 % des matériaux métalliques utilisés dans
l’industrie, mais ils les n’en restent pas moins utilisés pour certaines de leurs
propriétés spécifiques : masse volumique faible, propriétés électriques,
résistance à la corrosion et à l’oxydation, facilitée de mise en œuvre. Ces
avantages l’emportent dans certaines applications, malgré le coût de revient
plus élevé de ces alliages.

I.2.2. Polymères : matières plastiques


Un polymère est une substance composée de macromolécules
organiques (ou parfois minérales)5. Les macromolécules sont constituées d’un
enchaînement répétitif d’au moins un type de monomère. Les monomères sont
reliés entre eux par des liaisons covalentes. Les chaînes de polymères
interagissent entre elles avec des forces plus faibles comme les liaisons de van
der Waals. Les propriétés des polymères dépendent notamment du type de
monomère(s), de la nature de leur assemblage et du degré de polymérisation.
On distingue les polymères naturels, les modifiés (polymères artificiels) et les
synthétiques. On peut aussi les classer selon leur architecture. On distingue par
exemple les polymères linéaires, branchés (avec des ramifications) ou non, les
dendritiques (ramifications dans les trois dimensions) et les réticulés ou
tridimensionnels qui forment un réseau. Les polymères peuvent être fabriqués
de diverses façons. On peut citer :
• les homopolymères : fabriqués avec le même monomère ;
•les copolymères: fabriqués avec des monomères différents.
Un autre type de classification des polymères est aussi selon leurs
propriétés thermomécaniques. On distingue :
• les polymères thermoplastiques : ils deviennent malléables quand ils sont
chauffés, ce qui permet leur mise en œuvre et les recycler ; Dans ces
polymères linéaires, ou ramifiés, obtenus par addition, les macromolécules ne
sont liées entre elles que par des liaisons de faible intensité (liaisons de Van
der Waals).
Le comportement global du matériau dépend alors de la mobilité des chaînes
les unes par rapport aux autres et de la rotation autour des liaisons C-C.
L’élévation de température facilite le déplacement des chaînes les unes par

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rapport aux autres, le comportement d’abord vitreux, devient caoutchoutique
entre la température de transition vitreuse (Tg) et la température de fusion Tf.
La réversibilité de comportement permet la mise en forme de ces matières à
l’état fondu ou caoutchoutique.

• les polymères thermodurcissables : ils durcissent à chaud et/ou par ajout d’un
durcisseur en faible proportion. Ce durcissement est en général irréversible qui les
rendent non recyclables; Ces matières plastiques obtenues par condensation de
monomères sont constituées d’un réseau tridimensionnel de macromolécules. Ce sont
des matériaux amorphes et infusibles, il ne peut y avoir aucun déplacement de chaînes
les unes par rapport aux autres. Lorsque la température augmente, le matériau ne
devient pas visqueux, mais il conserve sa rigidité jusqu’au moment où il se dégrade.
On appelle ces plastiques thermodurcissables car, en général, une élévation de
température favorise la réaction de polymérisation et le degré de réticulation, donc la
rigidité.
• les élastomères : ils présentent en général un allongement réversible très important
et une température de transition vitreuse inférieure à l’ambiante. Ils sont des
matériaux aux propriétés bien particulières. Ce sont des polymères de haute masse
moléculaire et à chaînes linéaires. Le déplacement de leurs chaînes les unes par
rapport aux autres n’étant limité que par une légère réticulation, on peut obtenir de
grandes déformations élastiques totalement réversibles. Lorsque la contrainte est
nulle, ces matériaux sont amorphes, leurs chaînes tendant toutefois à s’aligner au
cours de la déformation, il se produit une augmentation de la rigidité. Pour obtenir un
tel comportement, il faut utiliser ces matériaux à une température supérieure à leur
température de transition vitreuse. Malgré un ralentissement dû aux effets des chocs
pétroliers et à la récession économique qui s’en est suivie, la production mondiale de
matières plastiques n’a cessé de croître. Ce domaine demeure porteur On peut classer
les polymères en deux types, en fonction de leur comportement à la chaleur et sous
pression :

• Les thermoplastiques se trouvent à l’état fondu (état fluide ou déformable) s’ils sont
portés à une température suffisante, et sont donc susceptibles de s’écouler sous
l’action d’une contrainte. Cela permet leur mise en forme par les techniques
d’extrusion, d’injection, de thermoformage, etc. C’est le cas des polyoléfines (PE, PP,
PMP, etc.), du PVC, du polystyrène, etc. ;

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• Les thermodurcissables durcissent par réaction chimique. On peut citer les résines
phénoplastes, poly-époxydes, certains polyuréthanes. Du fait de leurs propriétés
intéressantes, les polymères ont peu à peu envahi les industries et la vie quotidienne
en remplaçant les matériaux traditionnels.

I.2.3. Céramiques:

Celles-ci sont composées d'éléments métalliques et non métalliques. Elles sont


généralement des oxydes, des nitrures, ou des carbures. Le groupe des céramiques
englobe une vaste gamme de matériaux, comme les ciments, les verres, les
céramiques traditionnelles faites d'argile, etc. oxydes, des nitrures, ou des carbures. Le
groupe des céramiques englobe une vaste gamme de matériaux, comme les ciments,
les verres, les céramiques traditionnelles faites d'argile, etc. La structure cristalline
des céramiques est plus complexe que celle des métaux, car au moins deux éléments
chimiques différents sont présents. Il existe des céramiques ioniques, composées d'un
métal et d'un non-métal (par exemple: NaCl, MgO) et les céramiques covalentes,
composées de deux non métaux ou d'éléments purs (diamant, carbure de silicium,
etc.). La structure des joints de grain est également plus complexe car des interactions
électrostatiques entraînent des contraintes d'équilibre supplémentaires. Les ions de
signes contraires ne doivent donc pas se toucher. C'est pourquoi la céramique présente
une certaine porosité (environ 20 % en volume). Elles sont caractérisées par des
liaisons fortes, ce qui se traduit dans la pratique par une très bonne tenue en
température et une excellente rigidité élastique. La faible tendance à la plasticité qui
en résulte rend ces matériaux fragiles, peu tenaces, peu ductiles, mais en revanche,
résistants à l’usure. Ces matériaux ont de hauts points de fusion et une bonne
résistance à la corrosion. Les céramiques techniques de qualité ont tendance à être
chères
Les céramiques ont de nombreux avantages :
propriétés mécaniques : elles présentent, comme les métaux, un module de
Young bien défini, c'est-à-dire que le module reste constant pendant l'application
d'une charge (contrairement au polymère dont l'élasticité n'est pas linéaire). De plus,
elles ont la plus grande dureté de tous les matériaux, et sont d'ailleurs utilisées comme
abrasifs pour couper (ou polir) les autres matériaux ;
• résistance aux chocs thermiques en raison d'un faible coefficient de dilatation

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• bonne résistance chimique ;
• résistance à la corrosion ;
• isolations thermique et électrique. Par contre, leur principale faiblesse est
d'être prédisposée à rompre brutalement, sans déformation plastique en
traction (caractère fragile) ; les porosités « affaiblissent » le matériau en
entraînant des concentrations de contrainte à leur voisinage. La fragilité des
céramiques rend impossible les méthodes de laminage ou de forgeage utilisées
en métallurgie.

I.2. 3. 1. Les verres :


Ils sont essentiellement des solides obtenus par figeage de liquide
surfondu. Les quatre principales méthodes de fabrication du verre sont le
pressage, le soufflage, l'étirage et le fibrage. Les verres sont des silicates non
cristallins qui contiennent d'autres oxydes (CaO, par exemple) qui en
modifient les propriétés. La transparence du verre est l'une de ses propriétés
les plus importantes. Ceci est dû à sa structure amorphe et à l'absence de
défauts de taille supérieure à la fraction de micromètre. L'indice de réfraction
d'un verre est d'environ 1,5. Pour ce qui est de leurs propriétés mécaniques, les
verres sont des matériaux fragiles, mais des traitements thermiques ou
chimiques peuvent y remédier.

Cours - 03
I. 3. 2. Quelques applications des céramiques

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I. 3. 2. a. Céramiques dans l’automobile
Cette utilisation se réduit à des composants du moteur. Leurs buts sont
d’améliorer l’isolation thermique, la résistance à l’usure par frottement,
d’alléger les pièces en mouvement. L’isolation thermique est l’un des points
forts des céramiques, ainsi la préchambre de combustion (moteur diesel), la
tête de piston et les soupapes d’échappement sont revêtues d’écrans
thermiques en céramique. Pour améliorer le rendement du turbocompresseur,
certains fabricants ont envisagé la conception du conduit
d’échappement ainsi que la turbine en céramique. On utilise pour ces
applications des inserts en zircon (ZrO2) et de titanate d’aluminium
(Al2TiO5). La résistance à l’usure par frottement est une des propriétés
remarquables des céramiques. Ainsi les culbuteurs, les guides et les sièges de
soupapes sont en céramique (association de zircone et de nitrure de silicium
(Si3N4)). Par souci d'allègement des masses en mouvement, on peut utiliser
du nitrure de silicium pour les axes des pistons, les soupapes.

I. 3. 2. b. Céramiques pour les outils de coupe


Dans ce cas, on utilise principalement les propriétés de dureté et de
tenue à haute température. Ainsi l’usinage des fontes, des aciers et des
superalliages à base de nickel et de cobalt peuvent être exécutés avec des
plaquettes en céramique. Pour les premiers, on utilisera l’alumine (Al 2O3),
pour les seconds, le nitrure de silicium. Le taux d’enlèvement est nettement
amélioré (2 à 5 fois par rapport aux plaquettes carbures) même si le volume
enlevé reste du même ordre. Le tournage continu est résolu par l’utilisation
des céramiques mais le fraisage pose le problème des chocs.

I. 3. 2. c. Céramiques en biomécanique
La chirurgie et l’art dentaire font de plus en plus appel aux nouveaux
matériaux pour une bonne biocompatibilité, une bonne tenue à la fatigue et
une résistance élevée à la corrosion. Les céramiques utilisées comme
remplacement des tissus durs (os, dents) peuvent être classés en trois groupes
selon leur réaction avec le milieu physiologique :
✓ les céramiques inertes ou biodégradables (alumine)

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✓ les céramiques bioactives (bio verres...) qui permettent une liaison entre le
tissu et l’implant,
✓ les céramiques bio résorbables (phosphate de calcium) qui permettent la
repousse des tissus.

I. 3. 2. d. Céramiques dans le nucléaire


Dans le nucléaire, les céramiques sont utilisées comme combustible :
céramiques à base d’uranium, produits remplaçant l’uranium métallique pour
les réacteurs à haute puissance. On les utilise aussi comme barre de contrôle.
Matériau très absorbant neutronique, il sert à contrôler la réaction de fission
nucléaire. Les céramiques servent globalement à la protection thermique et
neutronique.

I.2. 4. Matériaux composites


Un matériau composite est un matériau qui associe deux ou plusieurs matières
différentes, appartenant parfois à deux classes différentes, pour obtenir une
combinaison de propriétés qui tire avantage de chacun. C’est aussi un mélange de
deux matériaux (ou plus) de base, distincts à l'échelle macroscopique, ayant des
propriétés physiques et mécaniques différentes.

Ce mélange est effectué de manière à avoir des propriétés optimales,


différentes et en général supérieures à celles de chacun des constituants. Un
composite est constitué au moins d'une matrice (liant) et d'un renfort.

La figure montre la possibilité pour l’obtention des matériaux composites.

16
Figure 1.5 : Les différentes possibilités d’obtention des matériaux composites

Les constituants sélectionnés (certains sont multifonctions) peuvent améliorer


les propriétés suivantes : rigidité, résistance thermomécanique, tenue à la fatigue,
résistance à la corrosion, étanchéité, tenue aux chocs, au feu, isolations thermique et
électrique, allègement des structures, conception de formes complexes.
• la matrice est un liant qui protège les fibres et transmet également les sollicitations
aux fibres ;

• le renfort ou les fibres apportent la tenue mécanique et supportent les sollicitations ;


• les charges et additifs améliorent les caractéristiques du matériau. Les charges
abaissent souvent le coût de la matière (effet de dilution). Exemples d'additifs : anti-
UV, fongicides, antioxydants.

Figure 1.6 : Exemple de matériau composite

17
2. Le choix d’un matériau
Le choix d’un matériau, dans une utilisation, dépend de plusieurs critères :

✓ Caractéristiques mécaniques : limite élastique, dureté, résilience, ténacité,


ductilité…
✓ Caractéristiques physico-chimiques : masse volumique, point de fusion,
conductibilité électrique et conductibilité thermique, comportement à la corrosion,
vieillissement…
✓ Caractéristiques de mise en œuvre : usinabilités, soudabilité, trempabilité…
✓ Caractéristiques économiques : prix, disponibilité, expérience industrielle.

Figure I.7: Cout de différents types matériaux

Le classement entre grandes familles de matériaux repose en grande partie sur


le type de liaison entre les atomes. Il faut le considérer comme indicatif, le passage
d’une catégorie à l’autre pouvant se faire en fonction de la composition chimique et
des conditions de mise en œuvre (exemple des verres métalliques). Le tableau I.1
donne une indication des principales propriétés usuelles des polymères, des
céramiques et des alliages métalliques.

18
Tableau 1.1 : Quelques propriétés usuelles des grandes familles de matériaux

Propriétés des matériaux


Caractérise la réaction du matériau à une sollicitation extérieure (3types)
Propriétés mécaniques ( reflètent le comportement des matériaux soumis à des
systèmes de forces
Propriétés physiques mesurent le comportement des matériaux soumis à l’action de
la température, des champs électriques ou magnétiques, ou de la lumière
Propriétés chimiques, caractérisent le comportement des matériaux soumis à un
environnement chimique plus ou moins agressif.

Figure I.8: Le choix du matériau est déterminé par sa fonction

19
Matériaux et Environnement
Ressources
d’un élément sont la quantité de cet élément disponible dans l’écorce terrestre, les
océans et l’atmosphère
Gisement
est la zone où la concentration en minerai est importante
Recyclage
des matériaux facile pour les métaux difficile pour les polymères organiques.

Figure I. 9: Cycle des matériaux (d’après Materials and man’s Needs, 1974 et A.
Kelly, 1994

Structure et organisation des matériaux (Architecture atomique)


Un m a t é r i a u cristallin est un corps solide qui a une structure réticulaire : les
atomes se disposent suivant une configuration à trois dimensions dans laquelle on
peut identifier des rangées orientées dans diverses directions sur lesquelles les
atomes sont régulièrement orientés. Les matériaux métalliques à l’état solides sont
des corps cristallin.

21
C‘est le mode de répartition des atomes ou des molécules dans le matériau
solide et les relations géométriques existant entre les positions de tous les atomes

Deux types d’arrangements ont été observés:


Matériaux cristallins (arrangement régulier, ordre à grande distance)
Matériaux amorphes ou non cristallins (arrangement non régulier, ordre à
courte distance)

FigureI. 11: Schémas bidimensionnel : (a) SiO2 cristallin, (b) SiO2 amorphe.

21
Cours-04

I- 4. Les liaisons atomiques


La classification actuelle repose sur la structure atomique des matériaux et
ne considère plus que deux états principaux : l’état désordonné et l’état ordonné
(Figure 1).

Figure I.12 : Etat désordonné (amorphe) du gaz et des liquides. État ordonné (cristallin) des
solides à l’exception des verres et de certains polymères

Dans l’état désordonné, les atomes ou molécules constituant la matière sont


disposés de façon essentiellement aléatoire. Les gaz et les liquides de l’ancienne
classification appartiennent naturellement à cette catégorie, mais aussi les solides
amorphes, tels que les verres ou certains polymères, qui peuvent être en fait
considérés comme des liquides de viscosité très élevée. A l’opposé, dans l’état
ordonné ou cristallin, les éléments constitutifs (atomes, ions ou molécules) sont
répartis de façon régulière suivant les trois directions de l’espace. Ces matériaux
sont parfois qualifiés de « vrais solides ». La plupart des objets qui nous
entourent relèvent de cette catégorie. Dans certains cas, peu fréquents, les solides
cristallins apparaissent sous la forme de monocristaux : quartz, pierres précieuses,
etc. L’ordre tridimensionnel se manifeste ar(lors par leur aspect géométrique : faces

22
planes se coupant suivant des arêtes vives et faisant entre elles des angles bien
déterminés.

La disposition des atomes ou des groupes d’atomes dans un solide cristallin,


c’est-à-dire la structure cristalline de l’ensemble, dépend de plusieurs facteurs, en
particulier du type de liaison entre les atomes. (Les liaisons atomiques)) et du nombre
de premiers voisins, ou nombre de coordinence, que chaque atome peut accepter. Le
nombre de premiers voisins est le nombre d’atomes en contact avec un atome pris
comme origine.

II- 3. Les liaisons atomiques


Lorsque deux atomes se lient, ils peuvent former une molécule. Cette liaison est
appelée liaison primaire. En fonction du degré d’interaction entre les atomes, un des
trois états peut se former : gaz, liquide ou solide. Dans l’état gazeux, il y a peu ou pas
de résistance au mouvement des atomes ou molécules, dans l’état liquide, la résistance
est beaucoup plus importante mais les molécules peuvent se déplacer avec aisance.
Par contre, dans l’état solide, le mouvement des atomes et des molécules est restreint
à des vibrations localisées, bien que certains mouvements soient possibles par
diffusion.
I-1.La molécule
Les éléments (atomes) se combinent entre eux pour former des molécules ; il se
crée entre les éléments des liaisons de différentes forces. L’évolution d’un système
est une évolution tendant non seulement vers un état de moindre énergie (facteur
enthalpique : ΔH°) mais aussi vers un état plus probable ou état de plus grand
désordre (facteur entropique : ΔS°). Dans la plupart des réactions chimiques existe
un compromis entre facteur enthalpique et facteur entropique.
ΔG° = ΔH° - TΔS°.

ΔG°: variation d’énergie libre standard

Tout système mécanique tend vers un état d’énergie inférieur. Deux à


plusieurs éléments s’associeront entre eux pour former une MOLECULE à condition
que cette dernière réalise une entité chimique plus stable que les éléments de départ.
La spontanéité thermodynamique n’est toutefois pas le seul facteur à envisager
pour expliquer le devenir d’une réaction chimique ; encore faut-il notamment que la

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réaction puisse se faire à une VITESSE (cinétique) appréciable. La MOLECULE
représente, à l’échelle microscopique, la plus petite partie d’un corps susceptible
d’exister à l’état libre dans la nature tout en détenant l’ensemble des propriétés
caractéristiques de la substance originelle. Il y a des corps simples = molécules
constituées d’éléments identiques (ex. H2, N2, O2, F2, Cl2,…). Et des corps
composés = molécules formées d’éléments de nature différentes (H2S, H2O,
CH3COOH, …).

I-2. Origine Des Liaisons Interatomiques


Toutes les LIAISONS ont une origine commune : l’attraction électrostatique
entre les charges positives du noyau atomique et les charges négatives des
électrons. Il y a des attractions et des répulsions entre les charges électriques des
électrons et des noyaux. L’équilibre entre cette force de répulsion et la force
d’attraction électrostatique conduit à l’existence d’une distance d’équilibre entre
deux atomes, caractéristique de la liaison considérée.

Ex : Na+ et Cl- forme un cristal de chlorure de sodium. S’il n’y avait pas de force
(ou des forces extrêmement faibles) entre les atomes, il n’y aurait pas de molécule.
C’est ce qui se passe avec les gaz rares (Ar, Kr, Xe, Ne), ils ne se combinent à rien.
Et des forces qui se développent entre molécules donnent naissance à un solide ou un
liquide. L’énergie de liaison interatomique est l’énergie qu’il faut fournir pour briser
la liaison. Elle s’exprime généralement en électrons-Volts (eV) par atome.

I-3.Type de liaisons: On distingue deux types de liaisons

I-3.1. Les liaisons chimiques


I-3.1.1- Principe : Règle de l’octet
On a remarqué que certains gaz (Ne, Ar, Kr, Xe) ont tous, sur leur couche
périphérique, 8 électrons et sont chimiquement inertes. Et, dans leurs diverses
combinaisons, les atomes ont tendance à acquérir la configuration électronique du gaz
rare le plus voisin c’est-à-dire à avoir 8 électrons sur leur couche périphérique. 8 e- :
inertie ; < 8 e- : la molécule réagit. Les atomes réagissent pour obtenir ces 8 électrons
soit par : perte ou gain d’électrons : liaison ionique, mise en commun d’électrons :
liaison covalente, cas intermédiaires (covalent + ionique), liaison métallique.

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I-3.1. 2- La liaison ionique
La liaison ionique = métal fort + non-métal fort, La liaison ionique est basée sur
le transfert effectif d’un à plus d’un électron de la couche périphérique du métal fort
sur la couche périphérique du non-métal fort ; le métal est donneur potentiel
d’électron(s), le non-métal, accepteur.Une combinaison ionique est une combinaison
constituée d’un cation et d’un anion, ions qui se maintiennent au voisinage l’un de
l’autre, quasi au contact, par attraction coulombienne c'est une force d'attraction qui
agit à très petite distance (de l'ordre du fentomètre (10-16 m).

La seconde est une force de répulsion appelée interaction coulombienne, c'est


à dire qu'elle caractérise la répulsion/attraction entre 2 charges électriques
identiques/différentes. La troisième est la force d'interaction faible, qui si le bilan
énergétique le permet, transforme un proton en neutron et un positron.

Ex : Na a 8e- au total et 1e- sur la couche périphérique, le Cl a 7 e- sur la couche


périphérique. Ce qui donne le NaCl (chlorure de sodium, sel de cuisine). Il se
constitue un édifice très stable, très compact (Figure 2).

FigureI.13:Liaison ionique – NaCl

I-3.1. 3- La liaison covalente


La liaison covalente = un non-métal + un non-métal, La liaison covalente
est basée sur un échange bilatéral d’un à plus d’un électron célibataire entre les deux
non-métaux concernés, ayant la même électronégativité, chacun d’eux étant à la fois
donneur et à la fois accepteur d’électron(s) (Figure 3 et Figure 4).

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La liaison covalente H-H réalise un judicieux compromis entre les forces
d’attraction entre noyaux et électrons et les forces de répulsion entre noyaux comme
le montre la figure 3.

Figure I.14 : Liaison covalente - H2

FigureI.15 : Liaison covalente - F2

Une liaison covalente dative équivaut à une liaison covalente établie entre
deux partenaires dont l’un apporte l’ensemble de la paire liante qu’il partage avec
l’autre qui l’accepte pour moitié.Les deux atomes ont des électronégativités
différentes, le plus électronégatif donne une paire d’électrons. Le non-métal le plus
souvent impliqué dans ces liaisons est l’oxygène– Exp. HClO2

I-3.1. 4- La liaison intermédiaire:


La liaison ionique et la liaison covalente constituent les deux types extrêmes
de liaison. Le modèle de liaison le plus répandu - et notamment en chimie organique-
est intermédiaire entre ces deux extrêmes : c’est la liaison covalente polaire ou
polarisée ou hétéro polaire. Elle est partiellement covalente et partiellement ionique.
Une molécule covalente polaire résulte de la mise en commun d’électron(s) dans un
échange bilatéral d’au moins un électron en provenance de chacun des deux
partenaires accusant une différence d’électronégativité comprise entre 0,5 et 1,7.
Exemples : HCl - L’hydrogène a 1 e- et le Chlore 7. L’H ne donne pas son e-
sinon il n’en a plus. Il met a disposition son e- et il y a mise en commun d’un doublet

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entre l’hydrogène et le Chlore. Ce doublet statistiquement n’est pas au milieu, la
probabilité est beaucoup plus grande de trouver le doublet près du chlore.
L’hydrogène est fortement positif. Pour le NaCl (liaison ionique), la probabilité est de
100% autour du chlore.

FigureI.16 : Liaison intermédiaire ou covalente polaire ou polarisée ou hétéro polaire -HF(acide


fluor hydrique)

Électronégativité
C’est la tendance plus ou moins grande d’un atome à attirer les électrons dans un
édifice moléculaire. Ceci entraîne une polarisation de certaines molécules. La
molécule se comporte alors comme un dipôle, c’est-à-dire comme deux charges
opposées. Lorsque l’un des deux atomes est beaucoup plus électronégatif que l’autre,
la polarisation de la molécule est si importante que l’on est en présence de deux ions
(ex : NaCl). Tout se passe comme si le sodium avait perdu son électron périphérique
en devenant un ion positif Na+ et le chlore avait gagné cet électron, en devenant un
ion négatif.

I-3.1. 5- La liaison métallique


La liaison métallique concerne des atomes possédant un faible nombre d’électrons
sur la couche externe, situation rencontrée dans le cas des métaux. Ces électrons sont
faiblement liés au noyau et ils peuvent facilement en être arrachés. Les atomes sont
alors transformés en ions positifs. Les électrons arrachés aux atomes sont mis en
commun entre tous ces atomes. Ils constituent un « nuage » ou « gaz » électronique
qui assure la cohésion de l’ensemble (Figure 6). Tous ces atomes ont perdu au moins
un électron. Comme le cristal est neutre (ils restent dans le cristal, ils ne peuvent pas
en sortir sinon le cristal devient positif et attire les e-). La liaison métallique est donc
un ensemble d’ions +. Chaque charge + est entourée par une charge.

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Figure I.17 : Représentation schématique de la liaison métallique

Nuage d’électrons entourant les noyaux. En pratique, ces sphères se touchent en


permanence (mobilité très forte) et cela se passe en 3D.

I-5.2. Les liaisons physiques


I-5.2. 1- Les liaisons de Van der Waals
Ce sont des interactions de faibles intensités entre atomes ou molécules. Ce sont
des liaisons électriques comme toutes les liaisons mais ce sont des liens physiques
entre molécules. Les charges vont se repousser et s’attirer = Liaisons secondaires.
Une molécule peut donc être représentée par: (+q > − p) avec d, la distance entre
les 2 barycentres. D’un point de vue électrique, c’est un dipôle électrique. Une
molécule deviendra un dipôle en présence d’une molécule dipolaire. Toutes ces forces
sont des forces de Van der Waals. Elles sont faibles mais suffisantes pour créer un
état liquide.

I-5.2. 2- La liaison hydrogène


Elle est parfois classée parmi les liaisons chimiques mais elle ne crée par un
nouvel état. Lorsque, déjà uni à un premier élément très électronégatif dans une
liaison covalente polarisée, tout hydrogène peut établir un second lien avec un
élément très électronégatif et peu volumineux : Le Fluor ou l’oxygène ou l’azote. Ce
second lien, symbolisé par un trait interrompu, s’appelle liaison ou pont hydrogène.
Le terme « pont » voulant signifier qu’il s’agit d’un lien moins fort qu’un lien de
covalence normale.

Exp: L’oxygène étant électronégatif et l’hydrogène ne l’étant pas. Les


molécules d’eau s’attirent entre elles (ce que ne font pas H2Se et H2S qui restent des
gaz à t° ambiante).

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