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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Saad Dahleb – Blida1

Faculté de technologie Département de sciences de l'eau et l'environnement

Spécialité : hydraulique

Étud e d 'ino nd a tio n e t c o m m e nt p ro té g e r c o ntre le s Ino nd a tio ns

Présenté par :
Moussa sihem
Ghettas faiz
Chergui billel

Pg. 1
Sommaire  :

Chapitre 1  : généralités sure les inondations pg.3

Chapitre 2  : les causes et les conséquences des


inondations gp. 10

Chapitre 3  : les moyens de lutte et protection


contre les inondations pg.13

Chapitre 4  : conclusion pg.18

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Pg. 3
Chapitre 1  : Généralités sur les inondations

Introduction  : dans le monde, les inondations représentent plus de 50%


des catastrophes naturelles et causent en moyenne de 20 000 morts par an.
La question qu’on doit se pose, c’est quel sont les moyens qui sert de ce
protéger dans la présence de ce phénome naturel

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I. Définition

Une inondation est un recouvrement d’eau qui déborde du lit


mineur ou qui afflue dans les talwegs ou les dépressions lorsque le
débit et le volume d’eau d’une crue sont importants.
Ce terme est fréquemment utilisé pour décrire :
 Le débordement d’un cours d’eau, en crue;

 Le ruissellement très important en zone imperméable


urbanisée ;

 Le débordement ou les conséquences de la rupture


d’ouvrages artificiels hydrauliques tels que retenues d’eau,
digues, canalisations (agricoles, d’eau potable,
d’assainissement) provoquant une inondation soudaine ;

 La remontée émergente d’une nappe phréatique ;

 L’envahissement temporaire par la mer d’une zone côtière


lors d’une submersion marine.

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II. Les types des inondations :
1. L'inondation à monter lente :
Les inondations de plaine se produisent lorsque la rivière sort lentement de
son lit mineur et inonde la plaine pendant une période relativement longue.
La rivière occupe ensuite son lit moyen et éventuellement son lit majeur.
Après une ou plusieurs années pluvieuses, il arrive que la nappe (masse
d’eau contenue dans le sol) affleure le terrain et qu’une inondation
spontanée se produise. On parle alors d’inondation par remontée de nappe
phréatique. Ce phénomène concerne les terrains bas ou mal drainés.

Illustration Gardoise : la crue du Rhône en 2003

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2. L'inondation à monter rapide : Lorsque des précipitations intenses,
telles des averses violentes, tombent sur tout un bassin versant, les eaux
de ruissellement se concentrent rapidement dans le cours d’eau
engendrant des crues rapides (torrentielles sur les cours d’eau à fortes
pentes > à 6 %), brutales (rapides) et violentes (vitesse et charriage de
matériaux). Généralement le temps de concentration est inférieur à 12h
ce qui rend parfois difficile l’information de la population.
Le cours d’eau transporte de grandes quantités de sédiments et de flottants
(bois morts…) ce qui se traduit par une forte érosion du lit et un dépôt de
matières transportées. Ces dernières peuvent former des barrages, appelés
embâcles, qui s’ils viennent à céder, libèrent une vague pouvant être très
dangereuse voire mortelle.

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3. L'inondation par ruissellement pluvial : L’imperméabilisation du
sol due aux aménagements (bâtiments, routes, parkings…) limitent
l’infiltration des précipitations dans le sol et accentuent le ruissellement.
Ceci occasionne souvent la saturation et le refoulement du réseau
d’assainissement des eaux pluviales. Il en résulte des écoulements plus
ou moins importants et souvent rapides dans les rues. Lorsque ce
dernier se produit en milieu urbain on appelle cela le ruissellement
urbain.
Par ailleurs, il existe un type de ruissellement que l’on pourrait qualifier de
« ruissellement pluvial organisé » dans des talwegs ou cadereaux.

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4. L'inondation par submersion marine : Cela désigne une inondation
temporaire de la zone côtière par la mer dans des conditions
météorologiques extrêmes, pouvant cumuler dépression
atmosphérique, vent violent, forte houle, associés aux phénomènes
marégraphiques provoquant une élévation du niveau moyen de la mer,
aggravés lorsque ces phénomènes se conjuguent à l’occasion d’une
tempête.

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Chapitre 2  : Les causes et les conséquences des
inondations :

 Les causes que l’inondation provoque :

Les inondations ont fondamentalement deux causes (le plus souvent


cumulables) : les causes naturelles et les causes humaines (directes et
indirectes).

 Causes naturelles : liées aux aléas climatiques et


phénomènes météorologiques (pluie torrentielle) attendus ou
à un événement naturel (glissement de terrain) qui empêche
l’écoulement habituel de l’eau ; tsunami, ouragan, orage et
autres.

 Causes humaines directes : établissements d’écluses, de


barrages permettant certes la navigation et le transport
fluvial, mais diminuant la pente naturelle du cours d’eau,
absence de gestion et de coordination des barrages. Aussi, le
drainage, l’irrigation, l’imperméabilisation et la dégradation
des sols, certaines pratiques agricoles intensives peuvent
accélérer le ruissellement de l’eau et en limiter l’infiltration.

 Causes humaines indirectes: liées aux modifications


climatiques globales (émissions de gaz à effet de serre qui
entraînent la fonte des glaciers et qui provoquent une
montée du niveau des océans, des cours d’eau, ou qui
pourrait entraîner des cyclones plus intenses).

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 Les conséquences :

Les inondations touchent tous les pays du globe mais avec des effets très
diversifiés. Ces catastrophes naturelles ont un impact important sur notre
société. Il est donc primordial d’analyser leurs impacts sur la vie et la santé,
sur l’économie, mais aussi sur l’environnement et l’écologie.

 Les conséquences des inondations sur la santé : sont multiples


elles concernent les maladies, les blessures physiques et la malnutrition.
Les maladies infectieuses (choléra, malaria, dengue, leptospirose, fièvre
jaune, infections cutanées ou respiratoires, etc.) peuvent être
provoquées directement après la catastrophe ou à la suite d’un manque
d’hygiène. Ce manque d’hygiène et l’incapacité de se rendre dans un
centre de soins ou une pharmacie peuvent conduire à une augmentation
du nombre de cas d’autres maladies.
1) Les maladies psychologiques résultent d’une aggravation
mentale qui peut être observée au sein d’une population, des
suites de divers événements causés par les inondations (perte
de proches, de leur maison, etc.). Ces maladies se
caractérisent de multiples façons (perte de la réalité,
cauchemar, etc.) et peuvent jouer un rôle prépondérant dans
la dégradation de l’état physique de la personne.
2) Les blessures physiques sont essentiellement des membres
brisés ou des amputations. Enfin, la malnutrition est causée
par les pertes de cultures et la contamination des réserves
d’eau potable.
3) De nombreuses pertes humaines résultent soit directement
de l’inondation, soit des éléments développés ci-dessus, à
divers niveaux d’intensité
 Conséquences sur l’économie :
1) Les inondations ont de nombreuses conséquences pour le
secteur socio-économique  :
2) Difficultés d’aller et venir car les routes sont impraticables,

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3) Perturbations dans l’assiduité et la ponctualité au travail et
à l’école
4) Les coupures d’eau et d’électricité rendent les conditions de
vie plus difficiles
5) La migration vers d’autres hébergements entraîne des
dépenses supplémentaires,
6) Les maladies entraînent des dépenses imprévues et
affaiblissent davantage le pouvoir d’achat des familles (déjà
assez bas)
7) Les activités économiques sont paralysées jusqu’à ce que les
eaux ne se retirent ou s’évaporent
8) La destruction des récoltes, des séances et des champs
accentue l’insuffisance alimentaire des populations

 Les conséquences des inondations sur l’environnement : sont


nombreuses. On peut retenir succinctement:
1) Insalubrité accentuée due au mélange ordures
ménagères, eaux de pluie, eaux sanitaires (fosses
septiques) avec des odeurs fortement nauséabondes.
2) La destruction des champs, des espaces verts, la mort des
animaux domestiques en résumé un déséquilibre
écologique notoire,
3) Migration de certaines espèces aquatiques,
4) Pollution des sols et sous-sol par infiltration de polluants,
etc.

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Chapitre 3  : Les moyens de lutte contre les inondations  :

 La prévision  : La première démarche à entreprendre est de procéder à


un inventaire des observations de terrain, la seconde est de mettre en
place un service d’annonce de crue.

a) Les observations de terrains : Il s’agit d’analyser, aux différents


endroits des bassins versants susceptibles de subir une crue ou une
inondation, les paramètres suivants:
 La délimitation précise des secteurs inondables et
ce, pour chaque type de crue ;
 La typologie des inondations (pointe, durée,
récurrence, intensité) ;
 L’ampleur de l’inondation possible ;
 La période de retour ;
 L’évaluation des dommages à craindre, sur les
plans matériels et humain.
b) La mise en place d’un service d’annonce de crues : La prévision porte
sur la collecte et la transmission des données pluviométriques et
hydrologiques. Bien entendu, l’efficacité des systèmes d’alerte dépend
de leur qualité et donc des moyens mis à la disposition des spécialistes
mais aussi de l’ancienneté des chroniques disponibles. Il est très
important de multiplier et d’accumuler des données dans la plupart
des cas. Les délais, souvent, pour alerter les populations se réduisent à
quelques heures voir moins. Cependant l’apparition de capteurs et des
systèmes de transmission a permis d’améliorer l’annonce des crues.
Deux aspects de la prévision peuvent être distingués :

 La prévision immédiate : Avec l’alerte des populations quelques heures


avant que la crue n’intervienne. Ce rôle était joué par des observateurs
chargées de suivre la montée des eaux et de transmettre les
informations par les moyens de communication. Les mesures sont

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progressivement automatisées et les services ont même la possibilité
d’interroger les stations en cas de besoins que ce soit sur la pluie, les
débits, les volumes d’eau des retenues, l’onde de crue, etc…
L’implantation d’un réseau de radar météorologique qui mesure la pluie
tombée, avant son accumulation au sol, permet d’anticiper au mieux et
peut représenter un véritable outil d’aide à la décision. Cependant la
prévision notamment pour les phénomènes brutaux, n’est pas facile, car
même le recours aux documents, radars et satellitaires, ne permet ni de
localiser avec précision les points d’impacts majeurs des phénomènes de
grande ampleur, ni d’évaluer leur importance réelle.

 La prévision à long terme :

Elle peut se faire en utilisant les documents historiques et les cartes à


risques. L’analyse sur réseau hydrographique peut être d’un grand
intérêt quand la prévention. Un ‘’chevelu’’ dense concentré, des pentes
fortes sur terrain imperméables, une incision importante, l’absence
d’une couverture végétale dense, sont autant de facteurs favorables à la
production d’une crue importante. Aussi, la cartographie de l’occupation
du sol, base d’une analyse de vulnérabilité des biens, obtenus par
traitement des données multiples, permet d’évaluer la densité du
couvert végétal et d’estimer la proportion du ruissellement des
différentes parcelles. La pertinence d’une cartographie
géomorphologique spécialisée est largement démontrée. Elle permet de
situer les ouvrages et travaux susceptibles de modifier le fonctionnement
hydro Morphologique de base (freinage ou d’accélération de
l’écoulement des eaux, amplification des crues etc…). A partir des
analyses effectuées, l’action devrait se tourner prioritairement vers
l’aménagement du bassin versant.

 Procédés de protection contre les inondations :

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 Recalibrage du cours d’eau : Le principe du recalibrage consiste
à augmenter la débitante du lit mineur en augmentant la section
d’écoulement par élargissement du lit, approfondissement ou les
deux.
1) La rectification du lit mineur ;
2) La protection des berges contre l’érosion ;
3) La suppression de la ripisylve (systématique sur au moins
l’une des deux berges) ;
4) L’endiguement « rustique » (merlon réalisé avec les déblais
du recalibrage)
 Les digues de protection contre les inondations : Les digues de
protection contre les inondations sont des ouvrages dont au moins
une partie est construite en élévation au-dessus du niveau du terrain
naturel et destinés à contenir épisodiquement un flux d’eau afin de
protéger des zones naturellement inondables. Les digues de
protection contre les inondations constituent le deuxième grand type
de digues. On trouve ces digues essentiellement le long des cours
d’eau, parfois positionnées directement en contact avec la berge, ou
éloignées de plusieurs mètres, ou plus (quelques centaines de
mètres).
 Recalibrage des systèmes d’évacuation de l’eau : Cette
opération consiste à modifier les capacités d’écoulement des
systèmes d’évacuation des eaux pluviales pour éviter que leur
engorgement ne provoque des inondations dues aux précipitations
sur une zone urbanisée. Il peut également s’agir de modifier un
défaut des systèmes d’évacuation qui n’empêche pas l’eau du cours
en crue de refouler. L’effet est essentiellement local
 Protection de l’aval – Période de retour de protection : La
démarche de conception des ouvrages de ralentissement dynamique
est habituellement fondée sur un objectif de protection d’enjeux
localisés à l’aval. Cet objectif se construit en identifiant, pour les
zones à protéger :

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 Les débits à partir desquels les inondations provoquent des dégâts
gênants (ce qui va fixer le débit maximal du pertuis) ;
 La période de retour des événements contre lesquels on souhaite se
protéger (ce qui va fixer le volume de la retenue)
 Mesures de protection contre les inondations:
La classification des zones vulnérables établie selon la typologie des
inondations et permis d'orienter le choix des mesures palliatives nécessaires
aussi bien structurelles que non-structurelles:
Mesures structurelles:
Les mesures structurelles sont des mesures techniques de protection contre
les crues. Elles sont bien connues et cohérentes dans les travaux d'ouvrages
de génie civil dans le lit des cours d'eau et sur les versants. Elles visent à
influer sur les conditions d'écoulement des crues et leur hydrologie pour
réduire le risque d'inondation. La correction des lits, l'emploi judicieux des
barrages et la construction des digues, la protection et l'aménagement des
bassins sont les principaux aspects de la lutte contre les crues. Ces mesures
n'ont d'ailleurs pas toujours eu une optique environnementale. Il convoitait
autrefois d'agir sur la nature alors qu'aujourd'hui il s'agit d'un avenir
meilleur pour la protection et le besoin en restaurant ses équilibres.
Mesures non structurelles:
Ces mesures concernent les composantes suivantes:
 La délimitation du domaine public hydraulique:
Elle constitue l'une des principales composantes permettant d'instaurer une
meilleure prévention. En effet, les empiètements sur le domaine public
hydraulique constituant souvent des obstacles et changent la section
d'écoulement et par conséquent favorisent les risques d'inondation.
 Le contrôle et la réglementation de la mise à niveau des zones
inondables:
La prévention du risque d'inondations passe en priorité par la maitrise de
l'extension souvent anarchique de l'urbanisation dans les zones inondables.

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 L'amélioration de la prévision et de l'annonce des crues :
Cette disposition peut être concrétisée à travers la modernisation et
l'extension du système d'annonce des crues afin de couvrir tous les bassins
versants de la zone et particulièrement les zones les plus menacées. Il
signale que l'efficacité d'un système d'annonce dépend de la typologie des
inondations, qui permet ou non de mettre en place des dispositions pour
l'atténuation des impacts négatifs des crues

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CHAPITRE 4 : CONCLUSION

Différents types d'inondation: les inondations par débordement Les


inondations sur plusieurs aspects, en effet, il existe directement, les
inondations par débordement indirecte et les inondations par ruissèlement.
Ces inondations sont déclenchées par différents facteurs tels que la quantité
de pluie ou bien encore l'état des sols, Ensuite, les inondations peuvent
avoir diverses conséquences: elles entraînent de nombreux dommages, les
principaux types de dommages Sète lésé. Beaucoup d'aménagements sont
détruits suite aux inondations, et de nombreuses personnes trouvent la
mort. Enfin, de nombreuses mesures ont été prises dans le but de lutter
contre les inondations comme la délimitation des zones inondables et la
préservation des champs d'expansion des crues. De plus, de nombreux
travaux de protection ont été réalisés par différents organismes pour faire
face aux inondations. L 'État est lui aussi assez actif dans ce domaine car
c'est en partit lui qui prend ces mesures, il a aussi un rôle préventif envers la
population.

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