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REPUBLIQUE DU BENIN

MINISTERE DE LA SANTE

CLINIQUE JOHN HOLT DE TOKPA

EXPOSE SUR LE DOSAGE DE LA


PSA
Présentée par : AGBOMENOU Christelle
Plan
INTRODUCTION
I. Définition du PSA
II. Intérêt de la mesure du PSA
III. Dosage du PSA
IV. Avantages et inconvénients à faire un
dosage de la PSA
CONCLUSION
REFERENCES
Introduction
La prostate est une glande sexuelle masculine située sous la
vessie. Sa fonction est de produire un liquide qui participe à la
composition du sperme sain. Elle entoure le tube (appelée
l’urètre) qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur à
travers le pénis. Le PSA est aussi présent dans l’urine et le sang. Il agit sur
le liquide séminal pour le fluidifier et augmenter la mobilité des
spermatozoïdes,la mesure du taux de PSA permet de détecter l’apparition de
métastases ou la persistance de la maladie après traitement d’un cancer de la
prostate.
Les troubles de la prostate peuvent avoir une incidence sur la
manière dont vous urinez et parfois aussi modifier votre fonction
sexuelle.

I. Définition
PSA est un sigle anglais qui signifie « Prostate Specific
Antigen », ce que l’on peut traduire par antigène spécifique
de la prostate. C’est une protéine naturellement produite par
la prostate, cette glande masculine située sous la vessie et
qui entoure la partie initiale de l’urètre. . C’est aussi une
molécule secrétée exclusivement par la prostate. Le PSA
se retrouve essentiellement dans le sperme, mais une partie
passe dans le sang. Elle a un rôle dans la liquéfaction du
coagulum séminal. Le dosage du PSA est devenu l'un des
examens essentiels pour le dépistage et le suivi du cancer
de la prostate. Elle est présente dans le sang à la
concentration de l’ordre du ng/mL, soit une concentration
un million de fois plus faible que sa concentration
prostatique. Le PSA est un marqueur tumoral, utilisé dans
toutes les étapes de la prise en charge du cancer de
prostate : dépistage, diagnostic, suivi post-traitement,
diagnostic de récidive.

II. Intérêt De la mesure du PSA


Les troubles de la prostate peuvent avoir une incidence sur
la manière dont vous urinez et parfois aussi modifier votre
fonction sexuelle. Une élévation du taux de PSA par
rapport aux valeurs normales pouvait être le signe d’une
anomalie au niveau de la prostate. Cette anomalie n’est pas
nécessairement un cancer. D’autres maladies touchant la
prostate, comme une infection (prostatite) ou une
augmentation de la taille de la prostate (adénome) peuvent
également se traduire par une augmentation du taux de
PSA. Sa mesure fait ainsi partie des examens qui
permettent de dépister un cancer de la prostate.
Par ailleurs, chez les hommes qui ont un cancer de la
prostate diagnostiqué, il a été montré que le taux de PSA
est un bon indicateur de l’efficacité des traitements et de
l’évolution de la maladie.
La mesure du PSA est donc essentiellement utilisée dans
deux circonstances : le dépistage du cancer de la prostate et
la surveillance de ce cancer.

III. Dosage de la PSA


Le dosage du PSA est mesuré en nombre de nanogrammes
par millilitre de sang. Les symboles utilisés sont ng/ml.
Pour comprendre les résultats, il convient de distinguer la
situation du dépistage et celle de la surveillance d’un
cancer.
• Si l’examen est effectué pour un dépistage, un résultat
inférieur à 4 ng/ml est considéré comme une valeur
normale. Si le taux est supérieur à 4 ng/ml, il existe un
risque de cancer et d’autres examens sont nécessaires pour
confirmer ou infirmer le diagnostic.
• Si le taux de PSA est mesuré dans le cadre de la
surveillance d’un cancer, l’important est de voir comment il
évolue : augmente-t-il, baisse-t-il ou reste-t-il stable ? Cela
constitue une indication utile pour votre médecin
concernant l’évolution de la maladie.
S’il baisse après le début d’un traitement et qu’il reste à un
faible niveau, cela témoigne d’une bonne efficacité. À
l’inverse, s’il remonte, cela peut-être le signe d’une
récidive. En sachant toutefois que le taux de PSA peut
fluctuer modérément sans signifier pour autant une
évolution de la maladie.
L’antigène spécifique de la prostate est un des éléments de
surveillance du cancer de la prostate.

 Après prostatectomie radicale le PSA doit redescendre


à un taux de 0,1 ng/ml ou moins (PSA indosable ou
indétectable) au bout de 6 semaines. La périodicité du
suivi se fait tous les 6 mois pendant 3 ans puis tous les
ans au moins pendant 5 ans. La récidive est fixée à un
seuil supérieur à 0,2 ng/ml (augmentation constante
du PSA sur 3 prises à 6 semaines d’intervalle au moins).
 Après traitement par radiothérapie externe, le taux
de PSA doit être inférieur à 0,5 ng/ml dans les deux ans.
La périodicité du suivi se fait tous les 6 mois pendant 3
ans puis tous les ans au moins pendant 5 ans.
La récidive est fixée à un seuil de 2 ng/ml + le nadir
(point du PSA le plus bas obtenu) constatée par une
élévation successive du PSA sur 3 prises à 6 semaines
d’intervalle au moins.
 Après traitement par radiothérapie interne
(curiethérapie), le taux de PSA doit être inférieur à 0,5
ng/ml dans les quatre ans. La périodicité du suivi se fait
tous les 6 mois pendant 3 ans puis tous les ans au moins
pendant 5 ans. La récidive est fixée à un seuil de 2 ng/ml
+ le nadir (point du PSA le plus bas obtenu) constatée par
une élévation successive du PSA sur 3 prises à 6 semaines
d’intervalle au moins.
 Après traitement hormonal, le taux de PSA redescend à
des valeurs basses, variables selon chaque homme en 1 à
3 mois. Idéalement, le PSA devrait se situer en dessous de
1 ng/ml. Le dosage de la testostérone est également un
outil de surveillance.
En cas d’élévation du PSA, il faut savoir que :

 cette réascension est presque toujours lente et ne signifie


pas obligatoirement qu’il faille changer de traitement,
 le traitement d’un homme atteint d’un cancer de la
prostate ne doit pas être modifié uniquement sur une
variation du dosage du PSA qui resterait modérée. En cas
de traitement hormonal, la réascension du taux
de PSA peut être due soit à une reprise de la maladie, soit
à un effet secondaire au traitement anti-androgène.
 Dans ce cas, lorsque l’on supprime le médicament en
cause, le PSA peut redescendre.
Ce dosage est fait dans la majorité des laboratoires d’analyse.
Il se fait à partir d’une prise de sang banale, ne nécessitant pas
d’être à jeun (si toutefois vous ne dosez que le PSA).
Si vous ne pouvez pas vous déplacer, une infirmière pourra
venir à votre domicile faire cette prise de sang.

Fiabilité du dosage
Le PSA peut fluctuer au cours du temps : il est donc important
de faire un second dosage afin de valider (ou non) une
élévation de PSA.
Dans le cas de PSA élevés (confirmés par 2 dosages), des
dosages supplémentaires peuvent être proposés pour améliorer
la performance diagnostique du PSA. Le plus répandu est la
mesure du PSA libre.
Le PSA libre est une fraction du PSA (PSA = PSA libre +
PSA lié). Plus le taux de PSA libre est faible, plus le risque de
cancer est élevé.

 Interprétation du dosage
Le taux de PSA dans le sang est exprimé en nano
grammes par millilitres (ng/ml) et le résultat est
habituellement considéré comme normal si le taux est
inférieur à 4ng/ml. Cette limite n’est cependant
qu’une indication statistique : un chiffre inférieur à 4
n’exclut pas toujours un cancer et un chiffre supérieur à 4
n’est pas une indication certaine de cancer
 Situations qui interfèrent avec le résultat
Dans certaines circonstances,
Il faut attendre avant de faire un examen sanguin. Les
situations suivantes peuvent, dans certains cas, augmenter le
taux de PSA dans le sang et donc fausser l’interprétation :
- toucher rectal (attendre trois jours)
- infection uro-génitale récente (attendre deux mois)
- éjaculation récente
Ces derniers sont en effet susceptibles de provoquer une
augmentation du taux de PSA. Dans ce cas, il est recommandé
d’attendre environ une semaine avant le prélèvement de sang.

IV. Les avantages et les inconvénients à faire un


dosage de la PSA
A. Avantages
 Il permet de détecter le cancer avant que les symptômes
ne se développent.
 Il permet de détecter le cancer à un stade précoce, ce qui
pourrait permettre de démarrer un traitement plus tôt.
 Si le traitement est efficace, il peut permettre d’éviter les
conséquences d’un cancer métastatique ou une mort
prématurée.
B. Inconvénients
 Le test peut être faussement négatif et rassurer à tort celui
qui le fait
 Il peut détecter des cancers d’évolution lente ou des
formes tardives pour lesquels, aucun soin n’aurait été
nécessaire.
 Les traitements du cancer ont des effets secondaires qui
peuvent affecter la vie quotidienne.
 Le traitement peut, dans certains cas, ne pas être efficace.
Conclusion
Le PSA total est le marqueur tumoral de référence du cancer
de prostate. Le dosage du PSA intervient à toutes les étapes de
la prise en charge du cancer de prostate. Le dépistage du
cancer de prostate comprend un toucher rectal et un dosage du
PSA sérique total une fois par an, et concerne les hommes de
50 à 75ans ou ayant des facteurs de risque de cancer de
prostate dès 45ans. Le taux de PSA au moment du diagnostic
rend compte du stade de progression du cancer de prostate et
intervient dans l’argumentation du choix du traitement. Quelle
que soit la technique de traitement ou le stade du cancer de
prostate (localisé ou métastatique), le dosage régulier du PSA
est l’examen biologique de référence pour évaluer la réponse
au traitement et diagnostiquer une récidive. Le PSA reste
cependant un marqueur de pathologie prostatique et non un
marqueur spécifique du cancer de prostate. De nouveaux bio
marqueurs sont en cours d’étude pour améliorer la sensibilité
et spécificité du PSA sans le diagnostic du cancer de prostate.
REFERENCES
« Prostate cancer screening: Should you get a PSA
test? » Sur MayoClinic.com, 6 mars 2010.
« Prostate cancer test gets another look », The Boston
Globe, 15 août 2005
« Cancer de la prostate : le dépistage pas vraiment
efficace ? »] www.rtl.fr
http://www.mon-partenaire-sante.com/revues-de-
presse/2012/05/27/pour-le-depistage-systematique-du-cancer-
de-la-prostate
Mes connaissances antérieures