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Transferts de Chaleur 1/2020-2021 Chapitre 2 Prof. M.

GUELLAL

VIII- ETUDE ANALYTIQUE DES PROBLEMES DE CONDUCTION EN REGIME PERMANENT


Nous considéronsdes milieux isotropes, homogènes, de caractéristiques thermophysiques  et a constantes
et la génération interne P indépendante de la température. Le problème fondamental de la conduction
consiste à trouver, dans un tel milieu, limité, de volume V et de frontière S, la fonction température T(M,t)
satisfaisant à l’équation de la chaleur et aux conditions spatiales et temporelles :
1 ߲ܶ ܲ(‫ ܯ‬, ‫)ݐ‬
⎧Δܶ − + =0, M dans V et t > 0
ܽ ߲‫ݐ‬ ߣ 
⎨ ܶ(‫ ܯ‬, ‫ܶ = )ݐ‬଴(‫) ܯ‬, ‫ =ݐ‬0
⎩ ܶ(‫ ܯ‬, ‫) ܯ(݂ = )ݐ‬, ‫ >ݐݐ݁ ܵݎݑݏ ܯ‬0

En régime permanent, la température en chaque point du milieu est indépendante du temps, l’équation de la
chaleur se réduit à l’équation de POISSON dans le cas où le milieu comporte des sources internes, ou
l’équation de LAPLACE pour un milieu sans sources.

VIII-1- Murs simples (ou plaques planes)


Le mur simple (ou plaque plane) est un milieu limité par deux plans parallèles, dans lequel la chaleur se
propage uniquement suivant la normale à ces plans. Le gradient de température est par conséquent porté par
cette normale. Les isothermes sont des plans parallèles aux faces. Un tel champ thermique est
unidimensionnel : la température n’est fonction que de x.

Un mur en béton de grande surface correspond à cette définition. Si l’on isole, dans ce mur, un cylindre dont
l’axe est confondu avec la direction du gradient (Figure), le flux transversal est nul. Ainsi tout corps
cylindrique dont la surface latérale est adiabatique peut être considéré également comme un mur ou plaque
plane.

VIII-1-1-Mur simple à faces isothermes


Les parois sont maintenues à des températures Tp1 et Tp2 uniformes, constantes et connues (Figure).

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Figure. Mur simple à température imposée

Le système fondamental donnant la température s’écrit :



⎧߲ ܶ = 0
⎪߲‫ݔ‬ଶ

⎨ ܶ(‫ = ݔ‬0) = ܶ௣ଵ à ‫ = ݔ‬0
⎪ ܶ(‫ܶ = )ܮ = ݔ‬
⎩ ௣ଶ à ‫ܮ = ݔ‬

En intégrant une première fois on obtient le gradient de température :


߲ܶ
= ‫ܣ = ݁ݐܥ‬
߲‫ݔ‬
ܶ(‫ ݔܣ = )ݔ‬+ ‫ܤ‬
La solutionܶ(‫ ݔܣ = )ݔ‬+ ‫ ܤ‬fait intervenir deux constantes qui sont déterminée à l’aide des conditions aux
limites, d’où :
ܶ௣ଶ − ܶ௣ଵ
ܶ(‫ܶ = )ݔ‬௣ଵ + ‫ݔ‬
‫ܮ‬

Calcul de la densité de flux de chaleur ()


Le vecteur ߮ ሬሬሬሬሬሬሬሬሬሬሬሬሬ⃗est opposé au gradient :
ሬ⃗ = −ߣ݃‫ܶ݀ܽݎ‬
ܶ௣ଵ − ܶ௣ଶ
߮
ሬ⃗ = ߣ ଓ

‫ܮ‬
Si ܶ௣ଵ > ܶ௣ଶ (cas de la figure) ߮
ሬ⃗ est positif suivant l’axe ‫ݔ‬
⃗ qui est l’axe de propagation de la chaleur.

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Calcul du flux de chaleur (ou puissance thermique )


Le flux de chaleur traversant une surface d’aire S du mur s’écrit :
߶ = ߮. ܵ
ܶ௣ଵ − ܶ௣ଶ
߶=ߣ .ܵ
‫ܮ‬
ߣܵ
߶ = ൫ܶ௣ଵ − ܶ௣ଶ൯
‫ܮ‬

Calcul de la résistance thermique du mur


‫ܮ‬
൫ܶ௣ଵ − ܶ௣ଶ൯= Δܶ = ߶
ߣܵ
On définit la résistance thermique par la relation : Δܶ = ܴ. ߶
On obtient l’expression de la résistance thermique conductive du mur :
‫ܮ‬
ܴ=
ߣܵ

VIII-1-2-Mur simple à en contact avec deux fluides


On considère un mur en contact avec deux fluides de températures ܶஶ ଵet ܶஶ ଶ.
Entre les parois et les fluides s’établit un échange convectif.
Le problème étant unidimensionnel, la conservation du flux se traduit par l’égalité des flux :
Flux cédé par le fluide chaud au mur = Flux traversant le mur = Flux reçu par le fluide froid

Figure. Mur simple en contact avec deux fluides

ܶ௣ଵ − ܶ௣ଶ
߶ = ߮. ܵ = ൫ܶஶ ଵ − ܶ௣ଵ൯ℎଵܵ = ߣ ܵ = ൫ܶ௣ଶ − ܶஶ ଶ൯ℎଶܵ
‫ܮ‬

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൫ܶஶ ଵ − ܶ௣ଵ൯ ܶ௣ଵ − ܶ௣ଶ ൫ܶ௣ଶ − ܶஶ ଶ൯


߶= = =
1/ (ℎଵܵ) ‫ܮ‬/ (ߣܵ) 1/ (ℎଶܵ)
On définit ainsi des résistances thermiques convectives Rc , semblables à la résistance thermique

conductiveܴ = , telles que :
ఒௌ

ܴ௖ଵ = 1/ (ℎଵܵ)etܴ௖ଶ = 1/ (ℎଶܵ)

Résistance thermique globale, Coefficient global d’échange:


Le flux de chaleur échangé entre les deux fluides en fonction des températures des fluides :
(ܶஶ ଵ − ܶஶ ଶ)
߶=
ܴ௖ଵ + ܴ + ܴ௖ଶ

Cette équation traduit la loi d’OHM (߶ = ∆ܶ/ ܴ௧௛௘௥௠ ↔ ‫ ܷ∆ =ܫ‬/ ܴ௘௟௘௖௧ ) pour les trois résistances
ܴ௖ଵ, ܴ ݁‫ܴݐ‬௖ଶ en série.
‫ܮ‬
ܴ = ܴ௖ଵ + ܴ + ܴ௖ଶ = 1/ (ℎଵܵ) + + 1/ (ℎଶܵ)
ߣܵ
On définit également le coefficient global d’échange entre les deux fluides :
1 1
‫=ܭ‬ =
(ܴ௖ଵ + ܴ + ܴ௖ଶ)ܵ 1/ ℎଵ + ௅ + 1/ ℎଶ

Température en un point d’abscisse x dans le mur:


Le flux de chaleur échangé entre le fluide (1)et un point d’abscisse x dans le mur est donné par :
(ܶஶ ଵ − ܶஶ ଶ) (ܶஶ ଵ − ܶ(‫))ݔ‬
߶= =
ܴ௖ଵ + ܴ + ܴ௖ଶ ܴ௖ଵ + ܴ௫
Rx est une résistance conductive d’un mur d’épaisseur x :
‫ݔ‬
ܴ௫ =
ߣܵ
(்ಮ భି்ಮ మ) (்ಮ భି்(௫))
Donc : ߶ = = ೣ
ோ೎భାோାோ೎మ ோ೎భା
ഊೄ

‫ܶ( ݔ‬ஶ ଵ − ܶஶ ଶ)
ܶஶ ଵ − ܶ(‫ = )ݔ‬ቀܴ௖ଵ + ቁ
ߣܵ ܴ௖ଵ + ܴ + ܴ௖ଶ
‫ܶ( ݔ‬ஶ ଵ − ܶஶ ଶ)
ܶ(‫ܶ = )ݔ‬ஶ ଵ − ቀܴ௖ଵ + ቁ
ߣܵ ܴ௖ଵ + ܴ + ܴ௖ଶ

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VIII-1-3- Murs accolés en contact avec deux fluides


On considère maintenant plusieurs murs simples accolés, d’épaisseur Li, de conductivité i, en contact
parfait. Les faces extrêmes sont en contact avec deux fluides de températures ܶஶ ଵet ܶஶ ଶ.

Figure. Murs accolés en contact avec deux fluides


Par un raisonnement identique au précédent on obtient :
(ܶஶ ଵ − ܶஶ ଶ)
߶=
ܴ௖ଵ + ∑௡௜ୀଵ ܴ௜ + ܴ௖ଶ
௅೔
Où : ܴ௜ =
ఒ೔ௌ

௫ (்ಮ భି்ಮ మ)
et : ܶ(‫ܶ = )ݔ‬ஶ ଵ − ቀܴ௖ଵ + ∑௜௜ିଵ ೔
ୀଵ ܴ௜ + ఒ ௌቁோ ೙
೔ ೎భା∑೔సభ ோ೔ାோ೎మ

Application :
Le mur d’un four est composé de deux couches. La première est en brique réfractaire d’épaisseur 0.2 m et de
conductivité 1.38 W/m.°C. La température à l’intérieur du four est de 1650 °C et le coefficient d’échange sur
la paroi intérieure vaut 70 W/m2.°C. La température de l’air ambiant est de 25 °C et le coefficient d’échange
sur la paroi extérieure vaut 10 W/m2.°C.
Calculer les pertes de chaleur par m2 de surface du mur, les températures des faces intérieure et extérieure,
celle de l’interface des deux couches de briques et déterminer le pente des droites T(x).

VIII-1-4- Murs composites


C’est le ca du mur de façade d’un bâtiment constitué de béton et d’isolant (air et/ou polystyrène).
Le transfert de chaleur à travers ce type de mur n’est certainement pas unidimensionnel, mais le modèle
unidimensionnel donne ne pratique des résultats satisfaisants. En tenant compte des axes de symétrie qui
permettent de définir le mur à partir d’éléments identiques de hauteur b, le schéma équivalent s’obtient en
combinant les résistances en série et les résistances en parallèle d’après les relations classiques de
l’électricité. Pour une longueur unité et une hauteur b = b1 + b2 + b3, la résistance thermique équivalente
s’écrit :

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1
ܴ = ܴ௖ଵ + ܴଵ + + ܴଶ + ܴ௖ଶ
1/ ܴଷ + 1/ ܴସ + 1/ ܴହ
Avec :
௅మ ௅భ ௅భ ௅భ
ܴ௖ଵ = 1/ (ℎଵܵ) , ܴ௖ଶ = 1/ (ℎଶܵ) , ܴଵ = = ܴଶ , ܴଷ = , ܴସ = , ܴହ =
ఒమ௕ ఒభ௕భ ఒమ௕మ ఒభ௕య

Le flux traversant la surface correspondante est :


(ܶஶ ଵ − ܶஶ ଶ)
߶=
ܴ

1

2

1

Figure. Mur composite

VIII-2- Cylindre creux à surfaces latérales isothermes


On considère un cylindre creux de très grande longueur par rapport aux rayons intérieur r1 et extérieur r2 et
dont les surfaces cylindriques sont à des températures uniformes et constantes T1 et T2 (figure). Les
isothermes sont des surfaces cylindriques coaxiales, le gradient de température est radial. La température
n’est fonction que du rayon r. Le système fondamental s’écrit :
߲ଶܶ 1 ߲ܶ
⎧ + =0
߲‫ݎ‬ଶ ‫ݎ߲ ݎ‬ 
⎨ ܶ(‫ݎ = ݎ‬ଵ) = ܶଵ à ‫ݎ = ݎ‬ଵ
⎩ ܶ(‫ݎ = ݎ‬ଶ) = ܶଶ à ‫ݎ = ݎ‬ଶ
Ce qui donne après intégration :
ܶ(‫ܥ = )ݎ‬. ݈݊‫ݎ‬+ ‫ܤ‬

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Figure. Cylindre creux à surfaces latérales isothermes


Les constantes B et C sont déterminées par les conditions aux limites sur r1 et r2 :
Ce qui donne finalement :
ܶଵ − ܶଶ ‫ݎ‬
ܶ(‫= )ݎ‬ ௥
݈݊ + ܶଵ
݈݊ ቀ௥భቁ ‫ݎ‬ଵ

డ் (்భି்మ) ଵ
On déduit de la loi de Fourier la densité de flux : ߮௥ = −ߣ డ௥  ߮௥ = −ߣ ೝ
௟௡ቀ భቁ ௥
ೝమ

Puis le flux thermique ߶ traversant chaque surface cylindrique de longueur L :


(்భି்మ) ଵ
߶ = −ߣ ೝ .ܵ Avec : ܵ = 2ߨ‫ܮݎ‬
௟௡ቀ భቁ ௥
ೝమ

(்భି்మ)
Ce qui donne : ߶ = 2ߨ‫ߣܮ‬ ೝ
௟௡ቀ మቁ
ೝభ


(்భି்మ) ௟௡ቀ మቁ
ೝభ
D’où la résistance thermique :ܴ = =
థ ଶగ௅ఒ

VIII-3- Sphère creuse à surfaces isothermes


Ce problème est semblable à celui du cylindre creux. Une sphère creuse de rayons intérieur r1 et extérieur r2 ,
a ses surfaces limites à des températures uniformes et constantes T1 et T2 (figure). Les isothermes sont des
surfaces sphériques concentriques. La température n’est fonction que du rayon r. Le système s’écrit :
߲ଶܶ 2 ߲ܶ
⎧ + =0
߲‫ݎ‬ଶ ‫ݎ߲ ݎ‬ 
⎨ ܶ(‫ݎ = ݎ‬ଵ) = ܶଵ à ‫ݎ = ݎ‬ଵ
⎩ ܶ(‫ݎ = ݎ‬ଶ) = ܶଶ à ‫ݎ = ݎ‬ଶ

On obtient après intégration : Figure. Sphère creuse à surfaces isothermes


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‫ܤ‬
ܶ= ‫ܣ‬+
‫ݎ‬
Les constantes A et B sont déterminées à l’aide des conditions aux limites sur r1 et r2 :
૚ ૚
ቀ − ቁ
࢘ ࢘૚
ࢀ(࢘) = ࢀ૚ + (ࢀ૚ − ࢀ૛) ૚ ૚
ቀ − ቁ
࢘૚ ࢘૛

VIII-4- Barre à surface latérale non isotherme


C’est le problème type de conduction dans un solide, avec échange latéral vers le milieu extérieur
généralement fluide (problème de refroidissement d’ailette par exemple).

VIII-4-1- Analyse du problème


On considère une barre de section constante et de longueur supérieure à ses dimensions
transversales, chauffée en permanence à une extrémité. Le matériau de la barre est un bon conducteur
(métal par exemple). La chaleur se propage selon l’axe de la barre et perpendiculairement à celui-ci, avant
d’atteindre le milieu ambiant.
On définit les paramètres suivants:
m : Périmètre,
S : Aire de la section droite
 : conductivité thermique (supposée constante)
h : coefficient d’échange convectif (supposé constant)
T : Température du milieu ambiant (supposée uniforme et constante).

Pour une barre cylindrique :


డ்
- la densité de flux radial est donnée par : ߮௥ = −ߣ
డ௥

- la dissipation radiale est faible


- la barre étant constituée d’un matériau bon conducteur  -les sections droites peuvent être
- la longueur de la barre est supérieure à ses dimensions  supposées isothermes
transversales (barre fine)  - le problème est alors unidimensionnel
(selon la direction axiale x)

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Figure. Schéma et formulation globale du problème de la barre

VIII-4-2- Equation générale


On écrit le bilan énergétique pour un élément de volume de longueur dx, couvrant la section totale Sde
la barre.
D’après le premier principe de la thermodynamique, le flux total échangé par l’élément de volume (S.dx)
est égale à sa variation de l’énergie interne par unité de temps (égale à zéro en régime permanent) :

Flux total échangé par l’élément de volume (S.dx) =


Flux thermique traversant la section droite d’aire S aux abscisses x et x+dx
+ Flux relatif aux échanges latéraux.

ࣘ ࢞ = ࣘ ࢞ାࢊ࢞ + ࣘ ࡸ
߲ܶ
߶௫ = ൬−ߣ ൰ .ܵ
߲‫ ݔ‬௫
߲ܶ
߶ ௫ାௗ௫ = ൬−ߣ ൰ .ܵ
߲‫ ݔ‬௫ାௗ௫
߶ ௅ = ℎ. ܵ௅. (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ ) = ℎ. ݉ . ݀‫ݔ‬. (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ )
డ் డ்
ቀ−ߣ ቁ . ܵ = ቀ−ߣ ቁ . ܵ + ℎ. ݉ . (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ )݀‫ݔ‬
డ௫ ௫ డ௫ ௫ାௗ௫

డ் డ்
ߣ. ܵቂቀడ௫ቁ − ቀడ௫ቁ ቃ− ℎ. ݉ . (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ )݀‫ = ݔ‬0
௫ାௗ௫ ௫
ങ೅ ങ೅
ቂቀ ቁ ିቀ ቁ ቃ ௛௠
ങೣ ೣశ೏ೣ ങೣ ೣ
 − . (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ ) = 0
ௗ௫ ఒௌ

ങ೅ ങ೅
డమ் ቂቀ ቁ ିቀ ቁ ቃ ࢎ࢓
ങೣ ೣశ೏ೣ ങೣ ೣ
On a : = et on pose : ࢻ = ට
డ௫మ ௗ௫ ࣅࡿ

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ࣔ૛ࢀ
ࣔ࢞૛ − ࢻ૛. (ࢀ(࢞) − ࢀஶ ) = ૙

C’est une équation différentielle du deuxième ordre à coefficients constants dont la solution générale est de la
forme :
ࢀ(࢞) − ࢀஶ = ࡭. ࢋ࢞࢖(−ࢻ࢞) + ࡮. ࢋ࢞࢖(ࢻ࢞)
Ou encore :

ࢀ(࢞) − ࢀஶ = ࡭૚. ࢉࢎ(ࢻ࢞) + ࡮ ૚. ࢙ࢎ(ࢻ࢞)

Rappel :
௘௫௣(ఈ௫)ା௘௫௣(ି௫) ௘௫௣(ఈ௫)ି௘௫௣(ି௫)
ܿℎ(‫= )ݔ‬ ‫ݏ‬ℎ(‫= )ݔ‬
ଶ ଶ

Les coefficients A, B ou A1 et B1 dépendent des conditions aux limites de la barre.

VIII-4-3- Cas d’une barre très longue


 ࢀ(࢞) − ࢀஶ = ࡭. ࢋ࢞࢖(−ࢻ࢞) + ࡮. ࢋ࢞࢖(ࢻ࢞)

- Si la barre est très langue (x ), la température à son extrémité non chauffée tend vers celle du milieu
ambiant T.
- En plus, comme  est positif, si x  la température ne peut en aucun cas prendre des valeurs infinies,
donc le coefficient B ne peut être que nul : B = 0.
 ࢀ(࢞) − ࢀஶ = ࡭. ࢋ࢞࢖(−ࢻ࢞)
- A l’extrémité chauffée (x = 0), la température est constante et égale à T0, d’où : ࢀ૙ − ࢀஶ = ࡭
On obtient finalement la solution :
ࢀ(࢞) − ࢀஶ = (ࢀ૙ − ࢀஶ ). ࢋ࢞࢖(−ࢻ࢞)

ࢀ(࢞)ିࢀಮ ࢎ࢓
 = ࢋ࢞࢖(−ࢻ࢞) avec ࢻ=ට
ࢀ૙ିࢀಮ ࣅࡿ

Le paramètre  a la dimension inverse d’une longueur (m-1). Il caractérise la rapidité avec laquelle
l’échauffement s’atténue le long de la barre pour des abscisses croissantes.

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Le flux local traversant une section d’abscisse x :


߲ܶ
߮(‫ = )ݔ‬−ߣ൬ ൰ = ߣߙ(ࢀ૙ − ࢀஶ ). ࢋ࢞࢖(−ࢻ࢞) = ߣߙ(ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ )
߲‫ ݔ‬௫
ࢎ࢓
߶ (‫)ݔ( ߮ = )ݔ‬. ܵ = ߣߙܵ(ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ ) = ߣܵට (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ )
ࣅࡿ

ࣘ (࢞) = √ࢎ࢓ ࣅࡿ(ࢀ(࢞) − ࢀஶ )

Le flux de dissipation sur toute la surface latérale de la barre :


Il se calcule soit :
- par remplacement de x par x = 0 dans l’expression de ߶ (‫)ݔ‬, puisque dans le cas régime permanent ce flux
est égal au flux transféré par conduction dans la section de la barre d’abscisse x = 0 :
߶௣௘௥௧௘௦ = ߶ (‫ = ݔ‬0) = √ℎ݉ ߣܵ(ܶ(‫ = ݔ‬0) − ܶஶ )

߶௣௘௥௧௘௦ = √ℎ݉ ߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )

- ou par intégration du flux de convection local :


ஶ ஶ
߶௣௘௥௧௘௦ = ∫଴ ℎ݉ (ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ )݀‫ݔ‬߶௣௘௥௧௘௦ = ∫଴ ℎ݉ (ܶ଴ − ܶஶ ). ݁‫(݌ݔ‬−ߙ‫ݔ݀)ݔ‬

ଵ ஶ ࣅࡿ
߶௣௘௥௧௘௦ = 
− ℎ݉ (ܶ଴ − ܶஶ ). ݁‫(݌ݔ‬−ߙ‫)ݔ‬ቚ ߶௣௘௥௧௘௦ = −ට ℎ݉ (ܶ଴ − ܶஶ ). [−1]
ఈ ଴ ࢎ࢓

߶௣௘௥௧௘௦ = √ℎ݉ ߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )

VIII-4-4- Cas d’une barre dont l’extrémité non chauffée est adiabatique
ࢀ(࢞) − ࢀஶ = ࡭૚. ࢉࢎ(ࢻ࢞) + ࡮ ૚. ࢙ࢎ(ࢻ࢞)
Pour une barre de longueur L, si l’extrémité non chauffée est isolée, la puissance traversant cette extrémité
est nulle :
డ் డ்
߮ (‫ = )ܮ = ݔ‬−ߣቀడ௫ቁ = 0ቀడ௫ቁ ‫ܣ‬ଵ. ߙ. ‫ݏ‬ℎ(ߙ‫ )ܮ‬+ ‫ܤ‬ଵ. ߙ. ܿℎ(ߙ‫ = )ܮ‬0
௫ୀ௅ ௫ୀ௅

On a aussi comme dans le cas précédent : ܶ(‫ = ݔ‬0) = ܶ଴


ܶ଴ − ܶஶ = ‫ܣ‬ଵ
Ce qui donne : ‫ܤ‬ଵ = −(ܶ଴ − ܶஶ ). ‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬
On obtient finalement la solution :
ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ = (ܶ଴ − ܶஶ ). ܿℎ(ߙ‫ )ݔ‬− (ܶ଴ − ܶஶ ). ‫ݐ‬ℎ (ߙ‫)ܮ‬. ‫ݏ‬ℎ (ߙ‫)ݔ‬
்(௫)ି்ಮ ்(௫)ି்ಮ ௦௛(ఈ௅)
 = ܿℎ(ߙ‫ )ݔ‬− ‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬. ‫ݏ‬ℎ(ߙ‫)ݔ‬ = ܿℎ(ߙ‫ )ݔ‬− . ‫ݏ‬ℎ(ߙ‫)ݔ‬
்బି்ಮ ்బି்ಮ ௖௛(ఈ௅)
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்(௫)ି்ಮ ௖௛(ఈ௅).௖௛(ఈ௫)ି௦௛(ఈ௅).௦௛(ఈ௫)
 =
்బି்ಮ ௖௛(ఈ௅)

்(௫)ି்ಮ ௖௛[ఈ(௅ି௫)]
 =
்బି்ಮ ௖௛(ఈ௅)

Le flux de dissipation sur toute la surface latérale de la barre :


Il se calcule comme précédemment :
߲ܶ ‫ݏ‬ℎ[ߙ(‫ܮ‬− ‫])ݔ‬
߮ (‫ = )ݔ‬−ߣ൬ ൰ = ߣߙ(ܶ଴ − ܶஶ ).
߲‫ ݔ‬௫ ܿℎ(ߙ‫)ܮ‬

‫ݏ‬ℎ[ߙ(‫ܮ‬−‫])ݔ‬
߶ (‫)ݔ( ߮ = )ݔ‬. ܵ = ߣߙܵ(ܶ଴ − ܶஶ ).
ܿℎ(ߙ‫)ܮ‬

‫ݏ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬ ࢎ࢓
߶௣௘௥௧௘௦ = ߶ (‫ = ݔ‬0) = ߙߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ ). ܿℎ(ߙ‫ܵߣ = )ܮ‬ට ࣅࡿ (ܶ଴ − ܶஶ ). ‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬

߶௣௘௥௧௘௦ = √ℎ݉ ߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬

Remarque :
Si L (Cas précédent d’une barre très longue) : ‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬ 1 ߶௣௘௥௧௘௦ = √ℎ݉ ߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )

VIII-4-5- Cas d’une barre avec échange convectif à l’extrémité non chauffée
ࢀ(࢞) − ࢀஶ = ࡭૚. ࢉࢎ(ࢻ࢞) + ࡮ ૚. ࢙ࢎ(ࢻ࢞)
Lorsque la barre est courte, tout le flux n’est pas dissipé par sa surface latérale, et sa section extrême (x=L)
est traversée par un flux convectif.
On a donc :
߲ܶ
߮ (‫ = )ܮ = ݔ‬−ߣ൬ ൰ = ℎ[ܶ(‫ )ܮ‬− ܶஶ ]
߲‫ ݔ‬௫ୀ௅
௦௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )௖௛(ఈ௅)
‫ܤ‬ଵ = −‫ܣ‬ଵ [௖௛(ఈ௅)ା(௛/
ఒఈ )௦௛(ఈ௅)]

Et à l’extrémité chauffée (x = 0) comme précédemment :


ܶ(‫ = ݔ‬0) = ܶ଴ܶ଴ − ܶஶ = ‫ܣ‬ଵ
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௦௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )௖௛(ఈ௅)
Ce qui donne : ‫ܤ‬ଵ = −(ܶ଴ − ܶஶ ) ௖௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ)௦௛(ఈ௅)

D’où la solution :
‫ݏ‬ℎ(ߙ‫ )ܮ‬+ (ℎ/ ߣߙ)ܿℎ(ߙ‫)ܮ‬
ܶ(‫ )ݔ‬− ܶஶ = (ܶ଴ − ܶஶ )ܿℎ (ߙ‫ )ݔ‬− (ܶ଴ − ܶஶ ) ‫ݏ‬ℎ(ߙ‫)ݔ‬
ܿℎ(ߙ‫ )ܮ‬+ (ℎ/ ߣߙ)‫ݏ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬

்(௫)ି்ಮ ௖௛[ఈ(௅ି௫)]ା(௛/ ఒఈ )௦௛[ఈ(௅ି௫)]


 =
்బି்ಮ ௖௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )௦௛(ఈ௅)

Le flux de dissipation sur toute la surface latérale de la barre :


Il se calcule comme précédemment :
߲ܶ ‫ݏ‬ℎ[ߙ(‫ ܮ‬− ‫ ])ݔ‬+ (ℎ/ ߣߙ)ܿℎ[ߙ(‫ ܮ‬− ‫])ݔ‬
߮ (‫ = )ݔ‬−ߣ൬ ൰ = ߣߙ(ܶ଴ − ܶஶ ).
߲‫ ݔ‬௫ ܿℎ (ߙ‫ )ܮ‬+ (ℎ/ ߣߙ)‫ݏ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬
௦௛[ఈ(௅ି௫)]ା(௛/ ఒఈ)௖௛[ఈ(௅ି௫)]
߶ (‫)ݔ( ߮ = )ݔ‬. ܵ = ߣߙܵ(ܶ଴ − ܶஶ ).
௖௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )௦௛(ఈ௅)

௦௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )௖௛(ఈ௅)
߶ ௣௘௥௧௘௦ = ߶ (‫ = ݔ‬0) = ߙߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )
௖௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )௦௛(ఈ௅)

௧௛(ఈ௅)ା(௛/ ఒఈ )
߶ ௣௘௥௧௘௦ = ߶(‫ = ݔ‬0) = ߙߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )
ଵା(௛/ ఒఈ )௧௛(ఈ௅)

VIII-5- Ailettes, surfaces ailetées


Les résultats présentés précédemment sont applicables à des ailettes de différentes formes de section :
cylindrique, annulaire, carrée, … Ces ailettes peuvent être utilisées dans les échangeurs de chaleurs, les
radiateurs de véhicules, le chauffage central et pour le refroidissement des montages électroniques. Elles
permettent d’augmenter l’échange thermique entre un corps solide et le milieu environnant.

VIII-5-1- Efficacité d’une ailette


Pour déterminer la qualité d’une ailette on compare sa performance effective à celle d’une ailette
idéale de température uniforme égale à la température de sa base. Une telle ailette devrait être réalisée en un
matériau de conductivité thermique infinie.Le flux échangé est dans ce cas :
߶௠ ௔௫ = ℎ݉ ‫ܶ(ܮ‬଴ − ܶஶ )

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T
base
On définit alors l’efficacité de l’ailette, notée , par le rapport :

߶௥é௘௟é௖௛௔௡௚é
ߝ=
߶௠ ௔௫௜௠ ௨௠ é௖௛௔௡௚௘௔௕௟௘

- Cas d’une une ailette à extrémité non chauffée adiabatique (flux nul) :
On a dans ce cas :
߶ = √ℎ݉ ߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬
Ce qui donne :

߶௥é௘௟é௖௛௔௡௚é √ℎ݉ ߣܵ(ܶ0 − ܶ∞ )‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬ ߣܵ ‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬ ‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬


ߝ= = =ට =
߶௠ ௔௫௜௠ ௨௠ é௖௛௔௡௚௘௔௕௟௘ ℎ݉ ‫ܶ(ܮ‬0 − ܶ∞ ) ℎ݉ ‫ܮ‬ ߙ‫ܮ‬

‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬
ߝ=
ߙ‫ܮ‬
- Cas d’une une ailette à extrémité non chauffée en échange convectif :
On a dans ce cas :
‫ݐ‬ℎ(ߙ‫ )ܮ‬+ (ℎ/ ߣߙ)
߶ = ߙߣܵ(ܶ଴ − ܶஶ )
1 + (ℎ/ ߣߙ)‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬

Ce qui donne :
‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬+(ℎ/ ߣߙ)
߶௥é௘௟é௖௛௔௡௚é ߙߣܵ(ܶ0 − ܶ∞ )
1+(ℎ/ ߣߙ)‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬
ߝ= =
߶௠ ௔௫௜௠ ௨௠ é௖௛௔௡௚௘௔௕௟௘ ℎ݉ ‫ܶ(ܮ‬0 − ܶ∞ )
‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬+(ℎ/ ߣߙ)
ߝ =
ߙ‫ܮ‬+(ℎ‫ܮ‬/ ߣ)‫ݐ‬ℎ(ߙ‫)ܮ‬

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VIII-5-2- Efficacité des surfaces ailetées


La notion d’efficacité d’une ailette peut être étendue à une surface ailetée.
On augmente la surface d’échange d’un corps, d’aire initiale Sb, en lui adjoignant un certain nombre
d’ailettes identiques d’aire totale d’échange Sa.
On définit alors l’efficacité  de la surface d’échange ailetée par le rapport du flux effectivement échangé par
la surface totale Stdu corps pourvu de ses ailettes (St = Sa + Sb) au flux maximum que pourrait échanger cette
même surface St si tout le corps était à une température uniforme égale à la température de la base de
l’ailette.
߶௥é௘௟
ߟ=
߶௠ ௔௫
߶௠ ௔௫ = ℎܵ‫ܶ(ݐ‬0 − ܶ∞ )
߶௥é௘௟ = ߶௦௨௥௙௔௖௘ ௜௡௜௧௜௔௟௘ ௌ௕ + ߶௦௨௥௙௔௖௘ ௔௜௟௘௜௧௧௘௦
߶௥é௘௟ = ℎܾܵ(ܶ0 − ܶ∞ ) + ߝℎܵܽ(ܶ0 − ܶ∞ )

ℎܾܵ(ܶ0 −ܶ∞ )ାఌℎܵܽ(ܶ0 −ܶ∞ )


ߟ =
ℎܵ‫ܶ(ݐ‬0 −ܶ∞ )

ℎܾܵାఌℎܵܽ ࡿ࢈ାࢿ(ࡿࢇ/ ࡿ࢈)


ߟ = ࣁ =
ℎ(ܵܽ+ܾܵ) ૚+ࡿࢇ/ ࡿ࢈

Application
Un tube cylindrique de rayons intérieur r1 et extérieur r2 est pourvue sur sa paroi extérieure de N ailettes
identiques de hauteur L et d’épaisseur e, disposées régulièrement le long du tube.
Le tube est parcouru par un fluide chaud de température T1. Le coefficient d’échange fluide-paroi étant h1.
Extérieurement le tube est en contact avec un fluide froid de température T2 avec un coefficient d’échange
h2. Donner l’expression du coefficient d’échange global et calculer le flux transmis du milieu 1 au milieu 2,
pour une unité de longueur de la paroi d’échange.

Figure. Tube aileté


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On définit le coefficient d’échange global K relatif à la totalité d’une surface d’échange S :

߶ = ‫ܶ( ܭ‬ஶ ଵ − ܶஶ ଶ)

Et ‫ܭ‬ =
ோ೎భାோାோ೎మ
Rc1 : Résistance thermique relative à l’échange convective sur la paroi intérieure du tube.

ࡾ ࢉ૚ =
ࢎ૚૛࣊࢘૚
R : Résistance de conduction dans la paroi du tube sans ailettes.

࢒࢔ ቀ ૛ቁ
࢘૚
ࡾ=
૛࣊ࣅ
Rc2 : Résistance thermique relative à l’échange convective sur la surface ailetée (tube + ailettes).
Elle est déterminée à partir de l’expression du flux échangé par convection entre la paroi et le fluide froid :

߶ = ߟ߶௠ ௔௫ = ߟℎ2 ܵ‫ݐ‬൫ܶ‫݌‬2 − ܶ∞2 ൯


߶ = ߟℎ2 (ܵܽ + ܾܵ)൫ܶ‫݌‬2 − ܶ∞2 ൯ = ߟℎ2 ܾܵ൫1 + (ܵܽ/ ܾܵ)൯൫ܶ‫݌‬2 − ܶ∞2 ൯

߶ = ߟℎ2 2ߨ‫ݎ‬2 ൫1 + (ܵܽ/ ܾܵ)൯൫ܶ‫݌‬2 − ܶ∞2 ൯puisqueܵ௕ = 2ߨ‫ݎ‬ଶ

ܶ‫݌‬2 −ܶ∞2
Or : ߶ =
ܴܿ2

૚ ࡿ࢈ାࢿ(ࡿࢇ/ ࡿ࢈)
On déduit donc : ࡾࢉ૛ = Avec : ࣁ=
ࣁࢎ૛૛࣊࢘૛൫૚ା(ࡿࢇ/ ࡿ࢈)൯ ૚+ࡿࢇ/ ࡿ࢈

࢚ࢎ(ࢻࡸ) + (ࢎ/ ࣅࢻ)


ࢿ=
ࢻࡸ + (ࢎࡸ/ ࣅ)࢚ࢎ(ࢻࡸ)

ࡺ (૛ࡸ + ࢋ)
ࡿࢇ/ ࡿ࢈ =
૛࣊࢘૛

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