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novembre 2004 FRANCE TELECOM Fédération SUD, 25/27 rue des envierges, 75020 Paris tél : 01

novembre 2004

FRANCE TELECOM

novembre 2004 FRANCE TELECOM Fédération SUD, 25/27 rue des envierges, 75020 Paris tél : 01 44

Fédération SUD, 25/27 rue des envierges, 75020 Paris

tél : 01 44 62 12 00, fax : 01 44 62 12 34

www.sudptt.fr, sudptt@sudptt.fr

Le personnel de France Télécom va élire ses représentants. Hormis les élections au Conseil d’Administration qui viennent d’avoir lieu, il aura fallu cinq ans pour obtenir les élections qui permettent la représentation et la défense des droits du personnel. Bien des choses ont changé depuis les élections CAP et CCP de 2000. La situation de l’entreprise d’abord : depuis le vote de la Loi de décembre 2003 puis la vente au 7 septembre 2004 d’une partie du capital de France Télécom, nous sommes désormais dans une entreprise totalement privée. Or, dans une entreprise privée, la pression des actionnaires qui cherchent un rapide retour sur investissement est une donnée de base. Malgré les particularités d’une entreprise comme France Télécom, ancien opérateur historique des télécommunications en France, chargé du service public, ce qui dominera désormais sera bien cette recherche d’un profit immédiat et rapide. Restructurations, réorganisations, qualité et services proposés, et surtout gestion du personnel, seront étroitement liés à la volonté de réduire les coûts : il faudra plus que jamais lutter pied à pied contre les suppressions d’emplois, les mobilités forcées, les fermetures d’activités, la désertification de villes et de régions. Il faudra aussi obtenir de réelles négociations sur la formation professionnelle, les rémunérations, les recrutements, la promotion, les requalifications de compétences, l’égalité professionnelle. Il faudra enfin se battre pour garder une qualité des services rendus au public, une maintenance et un développement du réseau, une égalité d’accès à toutes les technologies. Les institutions représentatives du personnel (IRP) qui vont se mettre en place à l’issue des scrutins du 18 janvier 2005, en même temps qu’elles s’inscrivent dans ces évolutions, doivent permettre d’y faire face. Le patronat qui n’a de cesse de tenter de remettre en cause les prérogatives des CE et des DP sait ce qu’il lui en coûte de voir fonctionner ces instances. Elles peuvent donc être des outils importants face aux directions à tous les niveaux ; elles génèreront de nouveaux droits pour les salariés contre l’arbitraire patronnal. Elles doivent être investies par le syndicalisme le plus revendicatif et le plus intransigeant.

Nouvelle donne pour la représentation du personnel

Le 18 janvier 2005, le personnel de France Télécom maison mère élira ses délégués du personnel (DP), ses repré- sentants dans les Comités d'Etablis-

sements (CE), mais aussi aux Com- missions Administratives Paritaires nationales (CAP) pour les fonction- naires et Commissions Consultatives

Paritaires (CCP) pour les salariés de droit privé. SUD présentera des can- didats à tous les niveaux et dans toutes les instances.

Individuelles ou collectives, nos réclamations au niveau local, celui de notre service, seront entendues et défendues auprès du directeur par nos délégués du personnel. Que nous soyons salarié ou fonctionnaire, cadre ou non cadre, nos délégués du per- sonnel (DP) seront là pour veiller à ce que nos droits soient respectés, tous nos droits. Les restructurations, les réorganisations, les choix stratégiques, économiques, financiers, les recrutements, la forma- tion professionnelle, les suppressions d’emplois, les licenciements, tout cela relèvera des Comités d’établissements (CE) ; et pour toute l’entreprise du Comi- té central d’entreprise.Les règles sont précises et relativement contraignantes pour le patronat.D’ailleurs il n’a de cesse de vouloir remettre en cause ces prérogatives du CE qui l’obligent, quand les élus font bien leur travail, à tenir compte de l’avis des représentants du personnel, à retarder la mise en œuvre de certains projets néfastes pour l’em- ploi, voire à en modifier le contenu. Bien sûr, rien ne remplacera la néces - saire mobilisation pour faire aboutir les

revendications, mais des IRP avec des élus efficaces et combatifs sont un véri- table point d’appui. Enfin, les CE et le CCE géreront désormais les activités sociales et cul- turelles qui devront prendre en compte les demandes du personnel. SUD se présente à toutes ces élec- tions, pour la défense de l’en- semble du per- sonnel quel que soit son statut, quelque soit son niveau, qu’il soit cadre ou non. Plus que jamais, dans cette période d'évolutions rapides, le per- sonnel a besoin d'un syndicat

qui affiche et pratique des valeurs de solidarité, d'unité et de démocratie, qui informe en transparence et analy-

se sans concession, pour contribuer à

organiser un contre pouvoir à tous les niveaux de décision.

un contre pouvoir à tous les niveaux de décision. Le 18 janvier, vous allez voter 5

Le 18 janvier, vous allez voter 5 fois, ne vous trompez pas !

- Vous allez voter pour des délégués du personnel (DP) de votre

établissement, sur un périmètre spécifique aux DP, au plus proche

du terrain : vous voterez pour une liste de DP titulaires et pour une liste de DP suppléants . Soit deux votes. L’élection DP com- portera deux collèges, un collège cadre et un collège non cadre .

- Vous allez voter pour des représentants au Comité d’Eta blisse-

ment (CE) , pour une liste titulaire et une liste suppléant . Soit encore deux votes. L’élection CE comportera trois collèges, un collège pour les classe 1 et classe 2 (2.1 et 2.2) ou A, B, C; un collège maîtrise, niveau 2.3 ou D, un collège cadre. Ces quatre votes auront lieu dans des urnes réglementaires avec isoloir.

- Vous allez voter pour vos représentants aux CAP (commissions

administratives paritaires pour les fonctionnaires) ou aux CCP (commissions consultatives paritaires pour les salariés de droit privé) dans la commission correpondant à votre grade ou à votre niveau.

Depuis les élections de 2000

Les élections pour le renouvellement des élus aux Commissions Administratives Paritaires (CAP) et Commissions Consultatives Paritaires (CCP) auraient dû avoir lieu le 18 novembre 2003, trois ans après celles d’octobre 2000 comme le prévoit la réglementation. De manière unilatérale et pour des raisons très poli-

tiques, la direction de FranceTélécom a décidé, alors que se discutait le projet de loi de privatisation totale à l’Assemblée, d’annuler le scrutin prévu. Dans cette même période, elle a tout mis en œuvre pour empêcher qu’aboutisse le proces- sus en cours pour l’élection des délégués du personnel des salariés de droit pri- vé. Toutes ces manœuvres ont interdit en pratique au personnel d’exercer son droit démocratique dans une situation riche en évènements. Qu’on se rappelle :

- le dégonflement de la bulle spéculative courant 2001, le gonflement de la det-

te jusqu’à 70 milliards d’euros, les résultats nets négatifs successifs, la chute ver-

tigineuse de l’action en dessous des 10 euros, France Télécom au bord de la failli-

te en juillet 2002;

- l’arrivée de Thierry Breton, le plan TOP, les réductions massives d’emplois, les

restructurations, la baisse des investissements, le rachat des actions d’Orange et

de Wanadoo, les nouveaux défis technologiques et commerciaux;

- la privatisation rendue possible par la loi, et rendue effective 9 mois après sa promulgation, la question du service public mis à mal par les décisions euro- péennes;

A chaque événement : SUD a été présent pour expliquer, pour informer, pour

mobiliser, en toute transparence.

Demain des Comités d’établiss

Au CE d’Orange

Pascal, tu as été élu secrétaire du CE d'Orange France en novembre 2003 en quoi consiste exactement ton rôle ? Quels en sont les différents aspects ?

Je

coordonne les élus et les RSCE (responsables syndicaux auprès du CE)

et

je suis l’interlocuteur de la direction.

L’activité concernant la préparation des « ordre du jour » et la réalisation des procès-verbaux » est primordiale. Elle prend beaucoup de temps et d’énergie, parce qu’il s’agit en permanence d’imposer à la direction des points qui concer- nent le personnel qu’elle ne souhaite pas obligatoirement traiter. J’organise aussi les travaux du Comité d’Entreprise et la gestion interne des quatre salariés du CE et des dix neuf correspondants locaux du CE dans les établisse- ments (qui sont à Orange des salariés de l’entreprise).

Comment conçois-tu de manière plus générale le rôle du Comité d'entreprise d'Orange France ?

Pour moi, le rôle principal du CE est de faire respecter les droits des salariés et

de contraindre la direction à donner les informations sur les projets de réorgani-

sations ou autres. La direction est contrainte de donner beaucoup d’informations

sur ses projets, stratégiques, économiques, sur sa situation financière, ses les

question de l’emploi également

Ce rôle consultatif du CE est essentiel car il

permet d’informer les salariés. Dès que le Comité d’entreprise s’est mis en pla-

ce à Orange, nous avons pris l’habitude de sortir une publication en direction des

salariés pour expliquer ce qui s’était passé au CE et les enjeux à venir. Les acti- vités sociales et culturelles (ASC) sont bien sûr aussi très importantes car c’est

la face visible du CE, pour tout le personnel, surtout quand tout le reste va bien.

Quel est le côté le plus intéressant ?

Le secrétaire du CE est un pivot dans la relation entre les salariés et la direction.

Il doit savoir impulser des démarches consensuelles entre tous les syndicats, ce

qui peut créer des difficultés. Alors il faut faire le point avec les camarades du réseau SUD à Orange pour que cette action soit toujours en lien avec nos valeurs syndicales et nos moyens d’action. Pour nous, le secrétaire fait donc toujours partie de son organisation syndicale, et le lien doit rester très fort.

Quelles sont les tâches les plus complexes ?

Etre élu et responsable de salariés (ceux qui ont été embauchés par le CE) pré- sente des contradictions. Le temps n’est pas forcément facile à gérer et il ne faut pas tomber dans le piège de la gestion d’activités qui occulterait le rôle plus poli- tique de la fonction.

Comment définirais-tu l'approche spécifique de SUD sur l'ensemble des questions que traite le CE ?

A SUD, nous contestons l’institutionnalisation quelle qu’elle soit, mais parfois

nous sommes comme les autres et tombons dans les travers ; l’important c’est qu’il y ait débat dans le collectif syndical et des militants qui aient du recul et permettent de retrouver une voie plus syndicale.

du recul et permettent de retrouver une voie plus syndicale. 38 C omités d’ E tablissement

38 Comités d’Etablissement

DR Alpes , DR Alsace, DR Aquitaine , DR Besançon, DR Bourgogne , DR Bretagne, DR Centre Val de Loire , DR

, DR Corse, DR

Guadeloupe, DR Hauts de Seine, DR Ile de France Est,

de France Ouest, DR Ile de France Sud,

Roussillon, DR Limousin Poitou-Charentes,

Lyon, DR Martinique-Guyane : Guyane, DR Martinique-

DR Marseille, DR Midi Pyrénées, DR

Nord Pas de Calais, DR Normandie,

Loire, DR Picardie, DR Provence Côte d’azur,

DR Rhône Durance,

Entreprises, Division Services de Communication Résidentiels, État Major de la Division Ventes et Services France, Division

Réseaux Opérateurs & Système d’Information

Recherche & Développement, Division Finance , France Télécom Siège (International, Secrétariat Général, Ressources Humaines, Communication externe, Animation des réseaux de management et communication interne, Achats, Intégration des contenus).

Guyane : Martinique,

Champagne Ardennes, DR Clermont-Ferrand

DR Ile

DR Languedoc

DR Lorraine, DR

DR Paris, DR Pays de

DR Réunion,

Division Services de Communication

, Division

Les DP seront du niveau des unités autrement appelées établissements secon- daires (ou plus petit quand des sites importants ont été définis au niveau local). Les CHSCT existeront sur ces mêmes périmètres. Les CE seront élus dans les DR et divisions (voir liste jointe), autrement appe- lées établissements principaux. Il y a des délégués syndicaux (DS) pour chaque syndicat dans les établisse- ments secondaires, principaux et au niveau national. Le CCE sera de niveau national. Les CAP seront de niveau national pour les fonctionnaires. Les CCP seront de niveau national pour les salariés de droit privé.

Les attributions des CE :

rôle économique et activités sociales et culturelles

Le rôle des comités d’établissement

Les comités d’établissement sont consti- tués d’élus du personnel (en nombre

proportionnel selon les effectifs) et d’un représentant syndical par organisation syndicale. A France Télécom, ils sont présidés par le directeur régional ou directeur de la division nationale (la DR et la division sont appelés «établisse - ment principal»). Les CE ont un double rôle :

- la gestion des affaires sociales et cul-

turelles.

- l’information et la consultation sur les

questions économiques, l’emploi, les évolutions technologiques, la forma- tion professionnelle. Il doivent obligatoirement être infor- més et consultés sur les modifications de l’organisation de l’établissement, sur les effectifs, la durée du travail, les conditions de travail, la formation pro- fessionnelle du personnel, etc. Le CE doit notamment être consulté avant toute déci- sion importante sur la marche générale de l’en- treprise.

Pour SUD, ce rôle essentiel doit être pris au sérieux. Cela impose que les élus s’engagent à faire des comp- te-rendus réguliers, à infor- mer voire consulter le per- sonnel quand des décisions importantes vont être prises. Le comité d’établissement se réunit au moins une fois par mois. Des réunions extraordinaires peuvent se tenir à la demande des élus ou de l’employeur. Une fois en place, les dif- férents CE élisent en leur sein les membres du comi- té central d’entreprise (CCE) dans le cadre d’une élection au second degré.

Le comité central d’entreprise (CCE)

Le comité central d’entreprise exerce les attributions économiques qui concer- nent la marche générale de l’entrepri- se France Télécom maison mère ou qui excèdent les limites des pouvoirs des chefs d’établissement (directeurs régio- naux ou de division). Il est obligatoi- rement informé et consulté sur tous les projets économiques et financiers concer-

nant l’entreprise.

En outre, le comité central d’entrepri-

se peut exercer des attributions en matiè-

re d’activités sociales et culturelles, si par un accord spécifique, les différents CE lui redistribuent certaines de leurs responsabilités en la matière (ce qui pourrait être le cas pour les vacances des enfants pas exemple). Il est créé au sein du comité central d’entreprise une commission écono- mique chargée notamment de l’étude des documents économiques et finan-

ciers, une commission d’information et d’aide au logement et une commission de la formation professionnelle. Par ailleurs trois commissions spécialisées sont instituées à titre permanent : une commission spécialisée du réseau et du système d’information, une commis- sion spécialisée de la recherche et du développement et une commission spé- cialisée marketing vente et services. Le comité central d’entreprise se réunit 4 fois par an. Il peut en outre, dans le cadre de ses prérogatives, se réunir en session exceptionnelle soit à l’initiati- ve du Pdg ou de son représentant, soit à la demande de la majorité des membres titulaires et suppléants. De la même façon que pour les CE, nous concevons notre rôle dans le futur CCE com- me celui d’élus du personnel, responsables devant celui-ci et donc chargé de lui res- tituer l’ensemble des informations.

chargé de lui res- tituer l’ensemble des informations. Droit d’alerte Lorsque le CE a connaissance de
Droit d’alerte
Droit d’alerte

Lorsque le CE a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoc- cupante la situation économique de l’en- treprise, il peut demander à l’employeur de lui fournir des explications. Cette demande s’inscrit de droit à l’ordre du jour de la séance suivante du CE.L’em- ployeur doit donner des explications suffisantes aux représentants du per- sonnel. Le CE peut demander l’assis- tance d’un expert pour argumenter sa requête.

Délit d’entrave

Ce délit condamne tout obstacle mis par l’employeur à la constitution, la dési- gnation des membres ou le fonctionne- ment régulier des institutions repré- sentatives du personnel (IRP), donc des CE, CCE et des CHSCT tout particu- lièrement.Le délit d’entrave est répri- mé d’une peine de prison d’un an et d’une amende de 25000 euros.

peine de prison d’un an et d’une amende de 25000 euros. Assurer une restauration pour chaque

Assurer une restauration pour chaque agent

La remise en cause de la restauration collective, telle qu’elle était orga- nisée par les associations en 1999, a laissé le personnel sans moyens de peser sur un élément essentiel de ses droits.Force est de constater que de nombreux restaurants ont fermé, que des collègues de plus en plus nombreux n’ont aucun moyen de restauration. Pourtant, des engagements avaient été pris en 1999 par la direction et les entreprises de restauration d’assurer un service de qualité à tout le personnel sans fermer de points de restauration.De plus, de nombreux systèmes existent qui devraient permettre que tout le monde se nour- risse dans des conditions correctes : restaurants administratifs ou inter- entreprise, conventions passées avec des restaurants, remboursements de frais pour les agents qui travaillent à l’extérieur, système de tickets restaurants Pour l’instant, nous sommes favorables à une gestion assurée par l’en- treprise mais contrôlée par les CE. Dans tous les cas les enjeux financiers sont importants : la restauration ne concerne pas aujourd’hui tout le personnel, si nous voulons que cela change demain, il faudra en gagner financièrement les moyens.

sement et d’entreprise

Les activités sociales et culturelles d'hier à demain

moyens que nous aurons obtenus pour permettre au personnel de faire ses choix.

Un peu d'histoire

Les activités sociales et culturelles telles que nous les avons connues ces der- nières années sont issues des PTT de l'après guerre. Comme dans d'autres grandes entreprises d'Etat, les activités ont été organisées de façon particuliè- re par des associations nombreuses, avec des financements et des moyens maté- riels importants. Mais ces activités se sont aussi construites sur la base d'un consensus social qui laissait l'essentiel des moyens de décision à la direction :

voix prépondérante en matière de déci- sions, directions des associations spor- tives données à des cadres de France Télécom ou de la Poste Avec l'évolution liée à la privatisation de l'entreprise, un tel système a donné le meilleur et le pire : poursuite d'acti- vités culturelles et sociales importantes (dont certaines n'existent pas dans de nombreuses entreprises); mais aussi incapacité des organisations syndicales et des associations (elles-mêmes empé- trées dans des compromis mortifères avec la direction) à résister aux remises en cause des activités par les direc- tions ;l’absence totale de transparence et de démocratie n’a jamais permis au personnel de se prononcer sur les grands choix en matière de social.

Ce qui va changer

La mise en place des CE et la gestion selon le code du travail des activités sociales et culturelles ne règlera pas par un coup de baguette magique les pro- blèmes. Cela permettra néanmoins deux choses qui n'existaient pas jusqu'à pré-

deux choses qui n'existaient pas jusqu'à pré- sent : - il y aura monopole des CE,

sent :

- il y aura monopole des CE, donc des

élus du personnel, sur ces activités, ce qui veut dire que ce sera à eux seuls de décider,

- l'élection directe des membres des CE

permettra à chacun d'exprimer ses choix sur des orientations proposées. Nous pensons qu'il faut se saisir réso- lument de ces nouveaux instruments. Le personnel doit se réapproprier ses activités culturelles et sociales et doit

pouvoir faire les choix qu'il souhaite.

Gagner la bataille du budget

Pour que tout cela fonctionne, il y a évi- demment aussi un enjeu majeur à gagner la bataille du budget social, car la direc-

tion a déjà largement réduit celui-ci ces

dernières années et souhaite à l'évidence mettre sur la table le budget le plus bas possible.

Donner le pouvoir de décision aux CE

Nous pensons qu'il ne s'agit pas de fai- re table rase sans prendre en compte ce qu'ont été les activités sociales et cul- turelles toutes ces dernières années. Au contraire, il faudra dans chaque CE et au CCE, où certaines attributions seront éventuellement prises au niveau natio- nal, définir avec toutes les associations existantes quelle sera la reprise des acti- vités et dans quelles conditions elle se fera. Il s'agira pour nous d'utiliser les

elle se fera. Il s'agira pour nous d'utiliser les Des choix importants Des activités sociales et

Des choix importants

Des activités sociales et culturelles

sujet est vaste. Cela peut recouper les vacances des enfants, des billets de ciné- ma, un club de philatélie, la restaura-

tion, la solidarité avec des collègues en difficulté, les handicapés, l'aide à la gar-

Les domaines concer-

nés sont très divers, et ils ne concernent

pas obligatoirement, sur tous les sujets, la totalité du personnel. Mais pour nous chaque agent de France Télécom, quelque soit sa situation, sa région, son niveau hiérarchique doit pouvoir bénéficier d’activités sociales, de façon égalitaire et de façon solidaire.

de des enfants

le

Des activités pour tout le personnel

SUD proposera dans les CE que les grandes activités qui constituent un «plus » pour la totalité du personnel figurent en bonne place dans le bud- get : cela concerne les vacances des enfants, les vacances des adultes, la pra- tique du sport, les spectacles, mais aus- si d'une autre manière la restauration ou la garde des jeunes enfants Une négociation a lieu aujourd’hui au plan national entre l’ensemble des fédé- rations syndicales et l’entreprise dans

Les négociations : où en est-on ?

La négociation a commencé fin septembre entre France Télé- com et les organisations syndicales.Cette négociation a pour objet d’établir le montant de la contribution patronale aux activités sociales et culturelles, de définir le périmètre des activités, et d’organiser la période intermédiaire de transfert de gestion entre France Télécom et les CE demain. SUD, comme lors de la négociation sur la mise en place des nouvelles instances, s’attache à participer au mieux à la dis- cussion, dans l’unité avec les autres organisations syndi- cales. Nous sommes conscients de la nécessité absolue de se battre ensemble pour imposer de véritables droits sociaux.

Sur le budget

- Les 3 années précédant la mise en place des CE sont prises

en compte pour établir le budget des activités sociales. Nous nous battons pour que l’année 2001 soit prise en compte sachant que cette année a été charnière du point de vue de la réorganisation du social et que des baisses importantes ont eu lieu entre 2001 et 2002.

- De plus, dans la réorganisation du social, suite à un audit

indépendant demandé par les organisations syndicales, il apparaît nécessaire de prendre en compte des éléments non comptabilisés aujourd’hui : arbres de noël, personnel de France Télécom qui travaille pour le social, locaux, coûts liés au site Agora, titres restaurants non comptabilisés Ces différents éléments militent dans le sens d’une aug- mentation significative du budget social par rapport à son existence actuelle.

- Il faut de plus prendre en compte le fait que la mise en pla- ce des CE arrive au moment où le patrimoine utilisé pour le social a été, dans les faits, soit vendu, soit cédé aux asso- ciations, qui pour certaines se sont très largement autono- misées, et existent indépendamment du personnel de Fran-

ce Télécom.Ce qui, de façon traditionnelle, aurait pu tom-

ber dans les biens des CE, leur échappe totalement et consti- tue donc une véritable perte.

- De plus, de nombreux projets sont en panne en raison de

l’attente de la mise en place de CE.C’est le cas notamment des vacances adultes, largement demandées lors de la consul- tation organisée il y a deux ans par la direction des affaires sociales en lien avec les organisations syndicales, projet coû- teux s’il en est.

Les retraités

- Dernier élément important, de façon traditionnelle, les acti-

vités sociales et culturelles bénéficient aux retraités de Fran-

ce Télécom.Le budget social est calculé en pourcentage de la masse salariale.Ce mode de calcul exclut de fait les retrai- tés. Nous devons donc, conformément à la tradition de Fran- ce Télécom, faire que les retraités puissent continuer à béné- ficier des activités, et donc imposer un budget social qui prennent en compte cette donnée.

Pour l’ensemble de ces raisons, nous revendiquons un bud- get de l’ordre de 200 millions d’euros : montant du budget 2001, augmenté des différents éléments non comptabilisés et de clés correctrices.Ce chiffre correspond à un projet social cohérent avec ce qu’est la richesse de l’entreprise. C’est un montant supérieur de 25% par rapport à la propo- sition de France Télécom faite à la date du 10 novembre !

Une commission des activités sociales et culturelles

Nous demandons que chaque CE et le CCE aient comme le code du travail le permet, sa commission des activités sociales et culturelles, avec des moyens humains et matériels néces- saires à son fonctionnement.

l’optique d’un accord unanime qui per- mettrait de répartir les activités entre les CE et le CCE ; ces propositions devant être validées par les CE en der- nier ressort.Il s’agit de savoir si cer- taines activités seront directement orga- nisées et gérées au niveau national. Pour nous, cela est souhaitable pour certaines d’entre elles comme les vacances enfants où un catalogue et une pratique de plu- sieurs années permettent des proposi- tions assez satisfaisantes au niveau natio- nal.

La solidarité

Nous proposerons aussi que les activi- tés qui relèvent de la solidarité soient maintenues. Cela concerne par exemple des activités qui existent de longue date comme le soutien aux enfants handica- pés ou aux travailleurs handicapés, mais aussi l'encouragement à l'activité et le soutien aux secouristes, donneurs de sang Même si cela ne concerne pas tout le monde, nous sommes favorables à ce

que la tradition de solidarité existant à France Télécom par le biais de ces acti- vités soit maintenue et que les salariés

y

prennent leur part quelle qu’en quel-

le

qu’en soit la forme.

Qui fait quoi ?

Les CE ont le monopole des activités sociales et culturelles. Au niveau natio- nal, le budget est calculé en pourcentage de la masse salariale, mais l’ac - cord IRP de juillet 2004 prévoit sa répartition entre les différents CE selon le nombre d’agents, ainsi, cela devrait permettre d’éviter qu’il y ait des CE riches et des CE pauvres. Les CE peuvent déléguer un certain nombre d’ac- tivités. Différentes possibilités sont envisagées, et un accord formalisé devrait trancher certaines décisions ou faire des propositions aux futurs CE :

- France Télécom propose de reprendre à sa charge la restauration, certaines

des activités liées à la solidarité.Nous sommes, quant à nous, favorables à ce que la direction assume ses responsabilités sur plusieurs aspects : sur la restauration, sur l’aide financière des parents à la garde des jeunes enfants. Ce sont pour nous des éléments décisifs pour permettre aux agents de tra- vailler dans de bonnes conditions. France Télécom serait prêt à prendre la restauration mais pas la garde des enfants (qui ne lui coûte pas cher aujour- d’hui mais pourrait lui coûter plus demain s’il y avait du recrutement et un rajeunissement). Si c’est France Télécom qui a la gestion déléguée de ces activités, il faut que les CE aient un droit de regard.

- S’agissant des actions de solidarité, avec les salariés malades ou les enfants

handicapés notamment, France Télécom s’est déclaré favorable à prendre en charge certaines de ces activités sous la forme d’une « fondation».Nous pensons qu’il serait positif que les CE, voire le CCE, gardent sous leur res- ponsabilité directe les actions de solidarité.Ce serait un signe de la volonté de faire que le social, ce soit aussi de la solidarité, de prendre en charge

toutes les ativités de solidarité, sans en écarter a priori, comme le fait aujour- d’hui l’entreprise.

- L’autre élément de la discussion concerne la proposition de répartition de

certaines activités entre les CE et le CCE. Différentes possibilités sont envisa- gées : vacances pour enfants (@toukolo a une activité centralisée), billete -

rie, activités sportives, vacances pour les adultes

taines activités nécessitent une forte centralisation (c’est le cas notamment

Nous pensons que cer-

des vacances pour enfants).En revanche, hormis quelques activités cultu- relles, nous pensons que l’offre locale demeure importante, et doit permettre de prendre en compte la diversité des demandes des personnels.

- S’agissant des départements d’Outre Mer, nous sommes favorables à ce que

leurs spécificités soient prises en compte sur les activités sociales et cultu - relles afin de permettre que le personnel des DOM puisse bénéficier de tous ses droits au niveau local, sauf demande contraire, évidemment.Cela a aus- si été le sens de notre insistance pour qu’il y ait quatre CE pour chacun des DOM, c’est à dire deux CE séparés pour la Martinique et pour la Guyane, ce que nous avons obtenu dans les accords IRP de juillet.

Une nouvelle représentation du personnel, à quoi ça sert ?

Délégués du personnel

Réclamations individuelles

ou collectives

Les délégués du personnel sont élus pour 2 ans. Ils présentent à leur direc- tion, lors de la réunion mensuelle obli- gatoire avec l’employeur, les récla- mations individuelles ou collectives sur toutes les questions qui les concer- nent (voir encadré). La réponse aux questions posées par les DP lors de la réunion mensuelle est obligatoire. Les prérogatives concernent quasi- ment tout ce qui relève de la vie au travail y compris le respect des droits des personnes, des libertés, du res- pect de la santé physique ou mentale des personnels dans l’entreprise, du respect du principe de non-discrimi- nation ; à ce titre, ils disposent d’un droit d’alerte (voir à la page précé- dente) auprès du chef d’établissement.

Elus du personnel de proximité

Les délégués du personnel sont pré - sentés par les différentes organisa- tions syndicales et sont élus par les salarié-es qu’ils représentent. Ils ont un rôle d’arbitre, de relais des préoc- cupations des salarié-e-s : contrôle du respect des accords et du code du tra- vail, défense de tous les salariés, (doi-

vent être pris en compte aussi les inté- rimaires et sous traitants. C’est dire si leur tâche est importante. Pour SUD, ils doivent être un lien permanent entre sala- riés et entre les salariés et l’entreprise.

Inspection du travail

Pour les réclamations dont ils sont porteurs, ils peuvent saisir les services de l’Inspection du travail. Il sont infor- més des visites de l’inspecteur du tra- vail et peuvent librement l’accompa- gner au cours de celles-ci.

Des droits

Les délégués du personnel peuvent prendre tous les contacts nécessaires à l'accomplissement de leur mission. Pour l’exercice de leurs fonctions, les délégués du personnel peuvent, pen- dant leurs heures de délégation, se déplacer dans l’établissement et hors de l’entreprise. Les délégués du personnel sont des “salariés protégés”.Il y a interdiction d'imposer à ces salariés, sans autori- sation de l’inspection du travail, une modification substantielle du contrat de travail ou des conditions de tra- vail, quels que soient les motifs invo- qués. De la même façon il y a pro- tection contre les licenciements. Cela

concerne les salariés de droit privé.

Nombre

Les effectifs sont comptabilisés sur le périmètre de l’élection, y compris les CFC (et personnel mis à disposi- tion). Par exemple de 100 à 124 : 4 titulaires + 4 suppléants ; de 500 à 749: 8 titulaires + 8 suppléants; etc.

Compte-rendu syndical

SUD accorde une grande importance à l’information des salariés. Les DP peu- vent rendre compte du contenu de la réunion mensuelle à leurs collègues en participant à la rédaction d’un tract ou d’un compte rendu avec l’aide du syndi- cat. Le tract retrace les questions/pro- blèmes posés, les réponses de la direc- tion, les commentaires critiques le cas échéant. Les DP disposent d’un local et de pan- neaux d’affichage qui sont réservés à leurs communications. Les DP doi- vent avoir accès à toutes informations leur permettant d’exercer leur rôle (répartition des augmentations sala- riales et des parts variables, accès au registre unique du personnel, aux recrutements de personnel, aux contrats passés avec les entreprises d’intérim et les entreprises sous traitantes, …).

Réclamations

- sur les salaires et les indemnités diverses,

- sur l'application du code du travail (durée du tra-

vail, conditions de travail, égalité professionnel-

le…),

- sur des lois et règlements concernant la protec-

tion sociale, l'hygiène et la sécurité,

- sur des conventions ou accords collectifs de tra- vail applicables dans l'entreprise.

Les Délégués syndicaux

(DS)

Les délégués syndicaux représentent le syndicat auprès

de l’entreprise. Ils sont également les interlocuteurs

obligatoires de l’employeur pour négocier et

éventuellement signer des accords collectifs (ils sont

les seuls habilités à le faire) : temps de travail, égalité profesionnelle, mobilité ou autre

Interview de Lucile, DP à Cegetel

Je suis élue déléguée du personnel depuis janvier 2001. Dès l'élection des premiers DP de SUD à Cegetel, nous avons suivi une formation avec Solidaires Paris, pour nous don- ner une première idée de la fonction et être opérationnelle rapidement. Cette formation, nous a mis le pied à l'étrier pour ensuite développer nos propres pratiques. L'Article L422-1 ducode du travail définit clairement le rôle des DP. Ils ont pour mission :

« - de présenter aux employeurs toutes les réclamations

individuelles ou collectives relatives aux salaires, à l'appli - cation du code du travail et des autres lois et règlements concernant la protection sociale, l'hygiène et la sécurité, ainsi que des conventions et accords collectifs de travail applicables dans l'entreprise ; - de saisir l'inspection du travail de toutes les plaintes et observations relatives à l'application des prescriptions légis - latives et réglementaires dont elle est chargée d'assurer le contrôle».

Le délégué du Personnel est, pour nous, le relais naturel entre les salariés et l'employeur. Nous avons pris une position de prin- cipe dès le départ que nous appliquons toujours : celle d'as- sister tout salarié qui nous sollicite dans un entretien disci- plinaire en vue de sanction ou de licenciement. Dans notre entreprise, les entretiens disciplinaires sont une activité fré- quente pour les DP SUD. L'accompagnement aux entretiens incombe aux PD et fait par- tie intégrante de leur rôle même si le code du travail prévoit que n'importe quel salarié puisse assister un collègue. En fonction du dossier, après avoir expliqué au salarié ce qu'il risque et l'avoir préparé, nous nous investissons différem- ment car la défense apportée n'est pas la même si on lui

un vol de plusieurs

reproche un 1/4 d'heure de retard ou

milliers d'euros ! Dans tous les cas, nous exigeons des preuves

sur la réalité des faits reprochés, vérifions que la procédure est bien respectée (par exemple qu'on ne reproche pas au salarié des fautes antérieures à deux mois) ; nous dévelop- pons enfin une contre argumentation. Si le salarié le sou- haite nous faisons un compte-rendu d'entretien qu'il peut verser à son dossier aux prud'hommes. Le Délégué du Personnel est l'institution représentative du personnel qui est la plus simple dans son fonctionnement

par rapport au Comité d'Entreprise ou au CHSCT, mais elle n'est pas à négliger. Elle reste l'institution de base en cas de carence des autres. Les questions des DP permettent de pou- voir discuter des problèmes du moment, de régler quelques situations, d'essayer de faire respecter la convention collec- tive. Notre employeur refuse en général la discussion sur les cas individuels, il faut souvent lui rappeler que nous avons aussi vocation pour ce type de réclamation. Il n'y a pas de procès verbal de réunion et avec l'expérience, nous savons qu’il faut re-poser des questions d'une réunion sur l'autre, mettre des questions fermées où il ne puisse répondre que par oui ou non. Ce sont des techniques pour obtenir une réponse , d'autant plus que, les réponses sont parfois diffé- rentes entre la réponse écrite de la direction, «l'officielle», et celle apportée en cours de réunion. Nous avons aussi une pratique propre à SUD sur Cegetel pour l'assistant DP prévu par le code du travail. Nous avons décidé, systématiquement, de faire venir des adhérents ou de futurs candidats DP en les invitant en tant qu'assistant pour qu'il découvre par eux même les réunions de DP. Nous faisons après les réunions un «tract compte-rendu» sur les questions les plus importantes qui ont été débattues et sollicitons les salariés pour qu'ils nous transmettent aussi les leurs, car il ne suffit pas de faire le travail, il faut aussi le faire savoir.

La représentation avant et après

Les nouvelles instances vont remplacer des instances qui existaient auparavant et qui sont pour partie supprimées :

Le comité paritaire et les comités territoriaux sont remplacés par les CE

et le CCE qui auront des attributions beaucoup plus importantes et plus enca- drées par la loi (voir encadrés sur le délit d’entrave et le droit d’alerte). Un conseil paritaire est mis en place pour la consultation des organisations syn- dicales sur les questions statutaires concernant les fonctionnaires.

Les commissions administratives paritaires sont maintenues avec l’ensemble

de leurs prérogatives, néanmoins dans les faits, en raison de la suppression des CAP locales, nous avons des doutes sur le fait qu’elles se réuniront demain pour examiner les situations individuelles des fonctionnaires autres que la discipline. SUD s’est battu pour le maintien des CAP locales.S’il est souhaitable que les délégués du personnel jouent pleinement leur rôle, beaucoup de choses dépen- dront du fait que l’entreprise décide de jouer réellement le jeu de la négociation sur les situations individuelles.Nous étions donc favorables au fait que les CAP locales soient maintenues pour que d’éventuels recours soient possible (ce qui est toujours le cas) mais examinés dans de bonnes conditions.

Les commissions consultatives paritaires sont maintenues pour ce qui est de

la discipline.Nous étions favorables à ce maintien pour permettre un frein aux licenciements individuels, par l’expression de représentants du personnel contre ces licenciements.

de représentants du personnel contre ces licenciements. Comités hygiène sécurité et conditions de travail Les
de représentants du personnel contre ces licenciements. Comités hygiène sécurité et conditions de travail Les

Comités hygiène sécurité et conditions de travail

Les CHSCT sont saisis de toute question relative à l’hygiène, la sécu- rité et les conditions de travail par le chef d’établissement, le comité d’établissement, les délégués du personnel et les salariés du secteur pour lequel ils sont compétents. Les CHSCT sont constitués au niveau des unités (appelées établissements secondaires) ou à un niveau infé - rieur si leur « compétence géographique est trop étendue ». Les CHSCT des unités pourront se coordonner au niveau de l’établissement secon- daire (DR ou division). Le CHSCT a une fonction de prévention en matière de risques professionnels, en particulier en matière d’accident du travail et de maladie professionnelle. Il est informé et consulté, notamment, sur les modifications de l’organisation et des conditions de travail et sur les mutations technologiques importantes ayant des incidences sur les conditions de travail des personnels, conformément aux dispositions légales ou conventionnelles. Le CHSCT est chargé de contribuer à l’amélioration des conditions de travail au sein de l’enti- té. Les représentants du personnel aux CHSCT sont désignés par un col- lège constitué des membres titulaires du CE de référence et des DP titulaires du périmètre du CHSCT concerné. Un Comité National Santé Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CNSHSCT) est maintenu à France Télécom. Le CNSHSCT est char- gé d’examiner les questions générales relatives à la santé et à la sécu- rité au travail concernant l’ensemble de l’entreprise, et d’émettre des recommandations. Il est composé du président du CCE ou de son repré- sentant qui préside les débats et de 9 membres titulaires et 9 membres suppléants désignés par les organisations syndicales parmi les person- nels de l’entreprise. Il se réunit trois fois par an. Demain comme nous le faisons aujourd’hui, et avec les moyens nouveaux qui seront les nôtres (recours à l’inspection du travail notamment), nos repré- sentants travailleront sur ces questions décisives pour la santé et les condi- tions d’existence au travail avec tous les agents concernés en toute trans- parence.